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Le blog de Lucien PONS

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La Croix (Gammée) et la Bannière (Orthodoxe) par Laurence Guillon

18 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE

blanche à Laurence GuillonLa Croix (Gammée) et la Bannière (Orthodoxe)

1455



Au début du conflit ukrainien, quand on en était seulement à l’Euromaïdan, un cosaque avait écrit une lettre pour préciser que les cosaques zaporogues n’avaient rien en commun avec les Ukrainiens de l’ouest ni les uniates galiciens, qui cherchaient à s’approprier leur gloire, les uniates n’étant rien de plus que des renégats, et que si un cosaque pouvait éventuellement épargner un polonais, il ne faisait pas grâce à un uniate, traître par définition. En effet, l’Eglise gréco catholique ou uniate a été le résultat d’une politique de conversion forcée des serfs orthodoxes des nobles polonais. Si je fais mémoire de cette opinion cosaque sévère et de cet événement historique, c’est que j’ai d’abord lu un article sur la déclaration pleine de retenue du Métropolite Onuphre, chef de l’Eglise Ukrainienne orthodoxe Canonique, et que m’est tombé sous les yeux, dans la rubrique « articles connexes » d'un site, celui de la Croix consacré au chef des Uniates d’Ukraine, Mgr Sviatoslav Shevchuk

Je vous invite à comparer les deux articles, l’exercice étant plein d’enseignements.

Nous n’avons pas le droit de justifier la guerre par des slogans religieux, proclame le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne canonique. Et sans faire référence ni au pseudo patriarche Philarète autoproclamé qui va réclamer des armes aux USA, ni au monseigneur des Uniates, ni aux persécutions réelles dont sa propre Eglise est l’objet, il cite en exemple deux princes de ce qui n’était alors ni l’Ukraine ni la Moscovie, mais la Rous originelle dont sont issues toutes les Russies, la grande Russie, la petite Russie et la Biélorussie, Boris et Gleb, qui se sont laissé assassiner par leur frère félon plutôt que de se dresser contre lui au prix d’une guerre civile. Il appelle à la paix, à la réconciliation, sans un mot de reproche à l’égard des formations « concurrentes » :

La mort abrupte efface toutes les différences entre les vivants. Dans les tombes, il n’y a ni hommes de droite, ni hommes de gauche. Dans les tombes reposent aujourd’hui les enfants de notre Église, tant dans l’est, que dans le centre, ou dans l’ouest de l’Ukraine. Si nous n’arrêtons pas la guerre dans nos cœurs, elle éclatera à l’extérieur. En ces jours, le Seigneur nous donne la possibilité d’éprouver notre foi et notre attachement à l’enseignement du Christ. Je suis convaincu que ce n’est que dans le service de la paix et de l’amour qui pardonne tout, que nous trouverons la force pour la renaissance rapide de notre Patrie sous la protection de la sainte Église orthodoxe.


1662
Le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine


« L’Europe doit tout faire pour ramener la paix en Ukraine » dit Monseigneur Viatcheslav Shevchuk, le primat des Uniates, à la Croix, qui lui offre une tribune. «Tout », c’est-à-dire quoi, monseigneur, dans le contexte ? Le métropolite Onuphre a-t-il déclaré que « Moscou devait tout faire pour rétablir la paix en Ukraine » ? Non, il n’en a pas parlé, lui, il a parlé de ramener la paix dans le cœur de chacun, afin de la ramener aussi dans le pays, ce qui est une démarche plus spirituelle et plus chrétienne, convenons-en.
1663
Monseigneur Viatcheslav Shevchuk, primat de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine


Monseigneur Viatcheslav Shevchuk dénonce une « persécution ethnique ». Où ça, au Donbass, où les gens prennent des bombes sur la tête depuis des mois, où l’armée ukrainienne vise systématiquement les églises, les monastères, les hôpitaux et les écoles, où les enfants vivent dans des caves, où les prisonniers novorussiens sont crucifiés et brûlés vifs par des néonazis en goguette ? Non, pas du tout, des persécutions ethniques en Crimée ! Les Ukrainiens uniates sont persécutés en Crimée ! Ah bon. Première nouvelle, heureusement qu’il est venu la révéler à la Croix. Cette publication a-t-elle, soit dit en passant, vérifié l’info ? En Crimée, et au Donbass lui-même, a-t-il le front de dire, où les uniates fuient épouvantés les persécutions des russophones ! Pourtant le Donbass n’est pas précisément l’endroit où, traditionnellement, grouillaient les populations uniates, principalement galiciennes et situées dans la partie occidentale de l’Ukraine, autrefois polonaise et autrichienne, et principal soutien des nazis de Bandera lors de la seconde guerre mondiale, et des néonazis de Kiev, aujourd’hui. Mais il nous l’affirme, dans ce conflit, c’est l’Ukraine, qui souffre, enfin la sienne, l’uniate. Les sous-hommes orthodoxes du Donbass comptent pour du beurre.
Pour Monseigneur, le patriarcat de Moscou est « enfermé dans le déni et l’agression verbale ». Le Métropolite Onuphre fait preuve d’une « attitude de repli et de surdité à l’égard de la société ukrainienne ». D’après lui le pape sait que ce qu’il dit « correspond à la réalité et n’a rien d’idéologique ».
Quand des politicards et des journaleux faux-culs ordinaires mentent effrontément, c’est répugnant mais on s’y fait. Quand une publication appelée « la Croix » répercute les menteries d’un prélat retors, ça fait drôle…


Parlons-en, des persécutions ethniques et religieuses :
J’aborderai maintenant un troisième article instructif publié par le blog « Parlons d’orthodoxie » qui n’est pas particulièrement « pro Poutine ». Cet article, intitulé « Réflexions sur l’Eglise Gréco-catholique d’Ukraine et la déclaration de Balamand », permettra à toute personne ignorante des tenants et aboutissants de la question uniate en Ukraine de se faire une idée : Réflexions sur l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine et "La déclaration de Balamand"

Voici quels furent les débuts de l’Eglise uniate :
L'Eglise "uniate" d'Ukraine fut créée en 1596 quand l'Ukraine faisait partie du royaume Lituano-polonais; sous la pression des autorités catholiques, le métropolite de Kiev et 6 évêques sur 8 signèrent l'Union de Brest-Litovsk qui reprenait les conclusions du Concile unioniste de Florence-Ferrare (1439-1440), rejetées par Moscou et Constantinople. Les Orthodoxes réfractaires (clergé paroissial, monastères, Cosaques qui créèrent un éphémère état indépendant (1646) avant de passer sous protectorat russe en 1654) furent privés de tous droits religieux et une sévère répression s'abattit sur ceux qui résistaient; les églises, monastères et biens de l'Eglise, passèrent aux "Uniates". Ces persécutions contre les Orthodoxes devinrent alors un abcès permanent entre Rome et l'Orthodoxie.
Cette Eglise fut supprimée par Staline, nous informe l’article, sous l’accusation d’avoir collaboré avec les nazis et encouragé les revendications nationalistes. Puis elle fut rétablie et reconnue par Gorbatchev en 1989, et reprit ses vielles habitudes :
Dès leur reconnaissance par les autorités en 1989 (M. Gorbatchev, Secrétaire général du PCUS), les communautés gréco-catholiques s'emparèrent de leurs anciennes églises, où officiaient des communautés orthodoxes, souvent avec violence, et les Orthodoxes se retrouvèrent sans lieux de culte. En effet, de nombreuses églises et monastères avaient été confisqués après l'annexion et durant les répressions Khrouchtchéviennes (7) et les Orthodoxes officiaient donc dans les églises qui leur avaient été laissées. Ce sont à elles que les Gréco-catholiques s'attaquèrent en premier, avec la complicité des autorités, et non à celles, transformées en ¨divers établissements laïcs, que les autorités protégeaient.

"L’uniatisme a commencé une expansion active en Ukraine, cherchant à dépasser les limites de l’Ukraine occidentale et à s’implanter dans les régions orientales où il n’était guère présent auparavant. La preuve la plus triste de cette orientation fut le transfert en 2005 de l’archevêché majeur des gréco-catholiques de Lvov à Kiev et le projet de l’élever au rang de patriarcat qu’elle n’a jamais eu dans l’histoire. Ainsi, l’uniatisme n’est pas seulement un fait douloureux du passé qui, pendant des siècles, a divisé l’Orient et l’Occident, mais demeure un grave obstacle sur le chemin du rétablissement de l’unité perdue entre les Églises" écrit Mgr Hilarion en 2009 (ibid. note 1).
Car, nous dit l’article : « Les Gréco-catholique d’Ukraine considèrent que leur Eglise est élue par Dieu pour apporter la vraie foi aux Eglises d'Orient, avec une vision messianique qui s'affirma particulièrement entre les deux guerres. »

Nous apprenons qu’un accord a été conclu à ce propos entre le Vatican et les Eglises orthodoxes : l’accord de Balamand :
Le dialogue théologique entre les Églises, qui se développait après la première "rencontre au sommet" de 1964 (6) et la levée des anathèmes un an plus tard, fut consacré au sujet de l'uniatisme pendant la dernière décennie du siècle à la demande des délégués orthodoxes; les assemblées plénières de la Commission mixte à Freising (Allemagne, 1990), Balamand (Liban, 1993) et Baltimore (États-Unis, 2000) ont adopté plusieurs déclarations importantes à ce sujet dont la "Déclaration de Balamand", particulièrement importante puisque Rome admet pour la première fois que l'uniatisme pose problème et ne doit pas s'étendre (voir Conférence du Professeur Michel Stavrou pour l'analyse détaillée de ce texte). "Ce texte est intitulé « L’uniatisme, méthode d’union du passé, et la recherche actuelle de la pleine communion », et comporte 3 grandes décisions :

  1. La démarche de l’uniatisme est condamnée par les deux Eglises catholique et orthodoxe en tant que méthode d’union et en tant que modèle d’unité ;
  2. Les deux Eglises se reconnaissent mutuellement comme Eglises Sœurs ;
  3. Les orthodoxes s’engagent « par économie » à respecter les communautés uniates existantes.


Cet accord, nous dit-on, devait mettre fin au prosélytisme des uniates, mais il n’a jamais été signé. Et le prosélytisme actif des uniates n’a fait que croître et embellir, soutenu qu’il était par toutes sortes de forces nationales ou étrangères qui avaient intérêt à éradiquer ce qui était russe, russophone et orthodoxe en Ukraine.  
« L'Église gréco-catholique d’Ukraine se livre à des activités politiques directes, malheureusement, en utilisant des slogans russophobes tranchants et en lançant de durs jugements contre l'Église orthodoxe russe dans ses déclarations publiques » a déclaré le patriarche Cyrille, estimant qu'un tel comportement « russophobe jette une ombre très mauvaise » sur les relations entre l’Église russe et le Vatican. Il faut aussi souligner que l'Église gréco-catholique joue sur les dissensions internes à l'Orthodoxie Ukrainienne en menant des actions conjointes avec l'Eglise Orthodoxe Ukrainienne (soi- disant patriarche [b]Philarète). "Le chef de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et le chef du soi-disant Patriarcat de Kiev ont arpenté les cabinets du Département d’état des États-Unis, incitant les autorités américaines à intervenir et à mettre de l’ordre en Ukraine" accuse Mgr Hilarion de Volokolamsk.[/b]
C’est clair, n’est-ce pas ? L’expansion politique importe beaucoup plus que la charité chrétienne et la compassion, comme on l’a vu aussi avec les exactions des catholiques croates contre les Serbes pendant la seconde guerre mondiale. C’est sans doute pour cela que monseigneur Viatcheslav Shevchuk vient demander le secours de l’Europe en se gardant bien d’évoquer les massacres commis au Donbass par son armée. On pourrait penser, au vu de la déclaration de Balamand, que les catholiques normaux, occidentaux, modernes, démocrates et œcuménistes n’encourageraient pas la conversion à coups de bombes sur la tronche, la conversion musclée du croisé ou du conquistador, si souvent stigmatisée quand elle s’exerce en tout autre endroit du monde que les pays slaves. Mais non, la Croix abonde dans son sens, couvre ses mensonges, met le pape dans le bain. Au fait, qu’en pense-t-il, le pape ? Eh bien, nous dit l’article de « Parlons d’orthodoxie »,  « le Vatican a toujours eu une attitude assez ambiguë vis-à-vis des gréco-catholiques. Ainsi, il ne leur accorde pas d'autonomie canonique et ne donne pas suite à leurs demandes d'érection en patriarcat, mais les Papes successifs soulignent à plusieurs reprises leur attachement à cette Eglise, ce qui provoque régulièrement des crises dans les relations avec l'Eglise russe (annulation d'une rencontre de théologiens orthodoxes et catholiques à Odessa en 1979, absence de la délégation de l'Eglise russe à la 4ème réunion de la Commission Théologique mixte à Bari en 1986 …) »
Evidemment…

 

Pour ce qui est des épurations ethniques, s’il reste un soupçon de conscience à la Croix qui n’est peut-être pas encore complètement gammée, que ses journalistes aillent se renseigner sur ce qui se passe vraiment en Ukraine et que couvre le monseigneur uniate :
  • Voici ce qu’il reste du monastère orthodoxe de la Vierge d’Ibérie et de son cimetière, après les bombardements ukrainiens :
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  • Voici l’un des nombreux témoignages de civils, auxquels la presse occidentale ne donne aucun écho :

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  • Et plus généralement, une rétrospective de ce forfait commis avec l’assentiment occidental et la bénédiction du monsignore :

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  • Et enfin, le témoignage d’un Français qui sauve l’honneur de notre triste France
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Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

18 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

on: mai 18, 2015

J’ai eu la chance colossale de me rendre dans le Donbass et à Donetsk pendant plusieurs jours, d’accomplir ainsi un devoir qui aurait été celui de notre gouvernement dans des temps normaux. Avec des moyens très faibles, avec le soutien extraordinaire de quelques personnalités de Donetsk (et d’ailleurs), j’ai donc pu venir voir de mes propres yeux ce qu’il se passe dans cette région de l’Europe dont tout le monde parle mais que quasiment aucun français ne saurait placer sur une carte. J’ai accompli quelques milliers de kilomètres pour y parvenir et désormais je peux accuser le gouvernement français, plus fortement, plus justement. Ne rien dire serait un crime, ne rien dire serait déshonorer mon nom de Français. Je t’accuse gouvernement de France, je t’accuse par ton soutien indirect d’être responsable de la mort de milliers de personnes dans le Donbass, de favoriser la disette et les conditions de vies déplorables de la population, je t’accuse de participer à une propagande mensongère, injuste, sale et scandaleuse dont des millions de gens sont victimes, je t’accuse d’avoir trahi toutes les traditions françaises issues de la Révolution et même de l’Ancien régime, visant à supporter les faibles, à les défendre, à les libérer des oppressions à la manière des milliers de volontaires nationaux de l’An II qui marchèrent contre toute l’Europe pour arracher leur liberté et celle d’autres peuples.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Je t’accuse gouvernement de France d’avoir abandonné ta souveraineté, en la laissant dans un caniveau appelé Union européenne, je t’accuse de ne plus utiliser les droits et les devoirs de La voix française qui intiment l’ordre à nos gouvernants d’user de notre diplomatie et de l’impact de notre aura dans le monde pour faire le bien, en toute indépendance et hors des cercles d’influence étrangers contraire à l’intérêt de la Nation. Je t’accuse gouvernement de France de mentir aux Français, par une propagande de masse criminelle qui consiste depuis de longs mois à saper, à attaquer et à salir la Russie par tous les moyens en sa possession. Cette politique russophobe dangereuse, frayant avec le racisme, le nationalisme est à ce point effrayante pour notre pays que nous avons refusé de défiler aux côtés de nos frères russes pour la Victoire du 9 mai 1945, victoire contre le nazisme. Pendant ce temps en Ukraine, nous supportons un régime s’appuyant sur une frange néonazi, nous avons versé plusieurs milliards d’euros par le biais de l’Union européenne avec les impôts des Français, argent qui sert à armer et équiper des soldats de bataillons de massacreurs et de violeurs tels ceux de Svoboda ou Aydar.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Je t’accuse gouvernement de France, avec tous les journalistes ou presque de notre pays, de participer à un mensonge dramatique dont les gens meurent dans le Donbass : le mythe de l’armée russe ayant agressé l’Ukraine. Je suis allé dans le Donbass, j’y suis rentré en passant par deux postes frontières différents, à Novochakhtinsk et Matveev-Kourgan. S’il y avait les 50 000 soldats russes annoncé par des activistes pro-ukraine qui ont désormais du sang sur les mains de manière indirecte, telle l’infâme Nathalie Pasternak, s’il y avait plusieurs divisions, j’aurais nécessairement vu des centaines de chars, de camions, les forces de soutien, d’intendance etc. Je n’ai vu aucune force militaire russe massée à la frontière et il est difficile de cacher autant d’hommes de troupes dans un pays où la steppe des cosaques est l’apanage du paysage et de la morphologie du terrain. Je n’ai pas vu pendant tout mon voyage, ni soldat russe, ni régiment, ni brigade, ni division ou armée de la Fédération de Russie. Partout où je me suis rendu, dans les villes que j’ai traversé, comme par exemple la ville des Cosaques d’Antratsyt, petite ville de 54 000 habitants au sud de Lougansk, je n’ai pas vu de forces militaires russes. J’ai pu interroger tous les habitants que j’ai pu rencontrer, toutes les personnes ici présentent, même opposées au projet de la Novorossia (car j’en ai rencontré !) ont déclaré qu’il n’y avait pas d’Armée russe dans le Donbass. J’ai pu le vérifier moi-même pendant tout mon séjour et je n’ai découvert que les soldats républicains des forces des deux républiques, habillés et armés de manière très hétéroclite.

Je raconterais dans d’autres temps ce que j’ai vu et entendu dans le Donbass. Il aurait suffi au gouvernement français d’envoyer un seul diplomate, un seul observateur pour constater, vérifier et faire un rapport objectif à notre ministre des Affaires étrangères et à travers lui à notre Président de la République. Notre gouvernement français ne l’a pas fait, au contraire il s’entête à charger la Russie. Ce que j’ai vu dans le Donbass, ce sont de simples gens, jeunes, moins jeunes, femmes et hommes, enfants et vieillards. C’est une population certes russophone mais elle ne souhaite que sa liberté. Elle a déjà choisi l’indépendance par un référendum. Elle a déjà hissé à Donetsk et à Lougansk le drapeau de la liberté. Cette population est soutenue et encore de manière relative par la Russie qui a accueilli 1,7 millions de réfugiés sans aucune aide extérieure, sans que la France, pays des Droits de l’Homme ne verse un seul centime pour aider tous ces gens en détresse. C’est la Russie au contraire qui a été montré du doigt, sanctionnée injustement. C’est la population du Donbass qui souffre et meure. Sans la solidarité incroyable des gens du Donbass, des milliers d’entre eux seraient déjà morts, mais d’autres vont mourir, soldats ou civils. Et cela parce qu’ils veulent être libres, ils veulent être maîtres de leurs destinées, ils veulent vivre.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

J’appelle donc, en mon nom unique et quoi qu’il puisse m’en coûter, même l’oppression et la prison, tous les Français, de quelques origines qu’ils soient, sans distinction de couleurs de peau, d’orientation politique, à sanctionner le gouvernement français par toutes les résistances possibles, électorales ou non, en pratiquant la résistance passive, en se dressant, en cessant de vivre à genoux. Les populations du Donbass nous montrent l’exemple, nous pouvons renverser ce régime présidentiel inique, d’oligarques repus et suffisants. Nous pouvons pacifiquement les pousser hors de nos murs, la force du Peuple comme le disait Danton est sans limite, il suffirait juste d’une étincelle pour que la France réapprenne sa force populaire, se réapproprie la Démocratie pour que plus jamais des mensonges et des falsifications de l’histoire ne soient soutenus par la France, surtout quand des gens meurent sous les bombes, assassinés et même faute de soins médicaux ou de nourriture. Pour moi ma décision est prise. Comme l’ambassadeur français à Prague en 1939 demandait la nationalité tchèque alors que les divisions allemandes forçaient la frontière, je demande la nationalité du Donbass. Je préfère partager le sort de braves gens que de me taire et suivre tacitement des politiques qui déshonorent leurs charges et à travers elle la France chaque jour qui passe.

Laurent Brayard

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Une massive manifestation de l’opposition se déroule à Skopje

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La Yougoslavie, #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Grèce, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Bonjour.

Aujourd'hui 17 mai 2015, le renversement de régime en Macédoine est en marche. Les manifestations seront d'abord pseudo-pacifiques, puis très violentes avec des morts comme à Kiev, le mode opératoire est connu. Tout cela orchestré par les armées secrètes de l'OTAN que sont les groupes de djihadistes et de nazis. La brutalité de ces barbares sauvages risque de semer chaos et désolation une fois de plus. L’Europe est à nouveau dans l’œil du cyclone, et cette fois par le sud.

Les rues de la capitale macédonienne accueillent des dizaines de milliers de personnes qui se sont rassemblées pour tenir la manifestation la plus importante jamais vue en Macédoine contre le gouvernement actuel.

La suite. http://francais.rt.com/international/2421-direct-massive-manifestation-macedoine.

Cordialement

Lucien Pons

Une massive manifestation de l’opposition se déroule à Skopje

La manifestation à Skopje
La manifestation à Skopje

Les rues de la capitale macédonienne accueillent des dizaines de milliers de personnes qui se sont rassemblées pour tenir la manifestation la plus importante jamais vue en Macédoine contre le gouvernement actuel.

Cette manifestation est l’aboutissement de mois de querelle entre le Premier ministre Nikola Gruevski et ses adversaires de centre-gauche qui ont déjà déclenché des affrontements dans les rues de la capitale.

Les manifestants réclament la démission de l’ensemble du gouvernement suite à des scandales de mise sur écoute, révélés en début d’année et qui semblent être le signe d’importants abus de pouvoir commis par les membres du gouvernement. 

En outre, les opposants accusent les autorités d’avoir organisé, le weekend dernier une opération policière dans la ville de Koumanovo, à 40 km de la capitale Skopje – qui s’est soldée par 22 morts, dont huit policiers – en vue de détourner l’attention du public des scandales de corruption qui ont secoué le gouvernement ces derniers mois. 

Mais ce n'est pa la fin. L'opposition accuse également M. Gruevski de dérive autoritaire et de mégalomanie dénonçant notamment un projet pharaonique d'embellissement de la capitale macédonienne, dont le coût est estimé à des dizaines de millions d'euros dans un pays où 28% de la population est au chômage.

En savoir plus : Bilan des tensions en Macédoine : 22 personnes tuées, 30 accusées de terrorisme

Mais sur la chaîne de télé pro-gouvernementale Sitel, Gruevski a déclaré qu’il «n’avait pas l’intention de quitter son poste ou d’accepter un gouvernement transitoire».

Les autorités macédoniennes ont déclaré qu’un service de renseignement étranger effectuait les écoutes et que l’opération policière à Koumanovo visait des membres d’un groupe terroriste albanais qui essayait de s’infiltrer sur le territoire du pays en vue d’organiser des attentats contre le gouvernement.

M. Gruevski, chef du gouvernement depuis 2006, et son parti (VMRO-DPMNE) ont été reconduits au pouvoir pour un mandat de quatre ans lors des législatives anticipées d'avril dernier.

Néanmoins, depuis, l'opposition refuse de participer aux travaux du Parlement et dénonce des «fraudes» commises durant le scrutin.

 

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Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Daesch, #ISIL, #Europe supranationale, #La France, #L'Italie., #l'immigration, #Terrorisme, #L'OTAN.

Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

17 mai 2015 10:33

Source: Reuters

Les migrants libyens à la côte italien

Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

Les trafiquants de migrants en Méditerranée permettent aux terroristes de Daesh d’atteindre l’Europe en les transportant dans leurs bateaux, estime Abdul Basit Haroun, un conseiller du gouvernement libyen dans une une interview à la BBC.

D'après le conseiller du gouvernement libyen, des terroristes se cachaient au milieu des réfugiés venus de Libye qui essaient d’atteindre la côte italienne. Les opérations des contrebandiers sont contrôlées par Daesh qui encaisse la moitié de leurs bénéfices et envoie ses combattants en Europe dans ces bateaux.

Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

Cette tactique a un succès croissant car on ne peut pas distinguer les terroristes des vrais réfugiés. «L’Etat islamique utilise les bateaux pour les combattants qu’il veut envoyer en Europe car la police européenne ne sait pas qui est un membre de Daesh et qui est un réfugié normal», a averti Abdul Basit Haroun.

Alors que les experts confirment qu’il est très difficile de vérifier l’exactitude de ces allégations, le conseiller se base sur les conversations qu’il a eues avec des trafiquants dans les régions d’Afrique du Nord contrôlées par les terroristes. De plus, les gouvernements italien et égyptien ont déjà averti qu’il était possible que Daesh se livre à de telles opérations.

Les quotas sont loin de faire l'unanimité

Une thèse qui inquiète au moment où l’Europe connaît une crise de migrants sans précédent et où l’Italie peine à contenir l’afflux incessant de réfugiés venus de la côte libyenne. En outre, la proposition de la Commission européenne d’introduire des quotas à l’échelle communautaire, c’est-à-dire de répartir ces immigrés de manière équitable entre les différents pays membres de l’Union européenne (UE) ne permet pas d'atteindre un compromis.

En savoir plus : la France apporte sa contribution à la dispute migratoire

La France, par exemple, par la voix de son Premier-ministre était la dernière à s’opposer fermement à l’introduction d’un système de quotas qui contrevient à la politique française d’immigration traditionnelle. Cette proposition «n’a jamais correspondu aux propositions françaises», a déclaré Manuel Valls hier à Menton.

Le Royaume-Uni et la Hongrie sont aussi de grands opposants à ce projet et elles ont à plusieurs reprises exprimé leur répugnance à accueillir de nouveaux réfugiés dans leurs pays. A l’autre bout du spectre, l’Allemagne et l’Italie, qui accueillent déjà le plus grand nombre de demandeurs d’asile, sont très favorables à la proposition de la Commission européenne.

Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

Source: Reuters

Demandeurs d'asile dans l'Union européenne

Des chiffres record

De manière générale, l’opposition à cette proposition de la Commission européenne provient de chiffres encore jamais vus : selon les estimations de l’ONU, au moins 60 000 migrants ont déjà essayé de traverser la Méditerranée depuis le début de l’année. La plupart d'entre eux vient d'Afrique du Nord, région touchée par les différents printemps arabes et l'intervention de l'OTAN en Libye qui ont joué un rôle très important pour expliquer l'afflux actuel de migrants.

Pour la moitié d’entre eux, la tentative a échoué mais quelque 33 000 réfugiés ont atteint l’Italie et essayent de rester en Europe. Cela représente une hausse de 15% par rapport à la même période en 2014. Et aujourd’hui, personne n’est en mesure de dire combien d’entre eux sont des membres présumés de Daesh.

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Pourquoi ce déchaînement contre la Russie ?

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europesupranationale

samedi 16 mai 2015

Pourquoi ce déchaînement contre la Russie ?

 
 
 
 
Depuis un certains temps le traitement médiatique infligé à la Russie et à son dirigeant Vladimir Poutine fait plus figure de déchaînement que de véritables informations.
 
D'emblée il nous faut clarifier les choses, nous ne soutenons pas la Russie en tant que telle, il s'agit ici simplement de remarquer à quel point les informations sont disproportionnées à contrario d'autres Etats. 
Bien sûr que nous pouvons critiquer tel où tel Etat, aucun pays n'est parfait d'un point de vue politique mais il est clair que certaines nations bénéficient d'un meilleur traitement médiatique que d'autres. 
 
Dès la chute de l'URSS, en 1991, les Etats-Unis avaient tenté de mettre la main sur les ressources naturelles russes. Mais l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine a très vite contrecarré les plans de l'impérialisme américain.
Il est alors simple de constater à quel point les pays ne se pliant pas aux ordres du FMI et de l'OTAN, sont décriés et critiqués à tout bout de champ. Et cependant le président russe n'est ni socialiste, et encore moins communiste, il entend juste défendre les richesses de son pays en ne les laissant pas accaparer par l'occident. 
 
La Russie fait peur aujourd'hui, pas à cause de son imposante armée, mais bien à cause de son potentiel économique. Le leadership américain est désormais menacé, et laissera sans doute sa place dans quelques années au pays émergents tels que la Chine, le Brésil, l'Argentine, l'Inde où bien la Russie. 
La création par les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) d'une banque de développement destinée à financer les projets des pays émergents illustre ce déclin du monopole américain et des institutions financières telles que le FMI où la Banque mondiale. Cela se rajoutant au fait que les propositions toujours plus libérales de ces financiers ne trouvent presque plus preneur au sein des pays du Sud. A l'image des pays d'Amérique latine qui ont réussi à s'émanciper de cette tutelle. 
 
La Russie a donc aujourd'hui un poids économique mondial qui, s'il n'est pas comparable à celui de l'URSS en son temps, est suffisant pour obliger les pays occidentaux le prendre en considération. 
 
Il y a aussi l'épineuse question de l'Ukraine où, là encore on entend à peu près tout et n'importe quoi de la part des médias, dont les versions diffères. 
En admettant que la Russie a peut-être aidé les indépendantistes, encore faudrait-il des preuves concrètes à cet engagement, il ne faut en revanche ne pas perdre à l'esprit que les forces de l'OTAN soutiennent le gouvernement fasciste ukrainien. Ce dernier qui n'hésite pas à bombarder des civils dans les zones de combats au mépris des droits les plus fondamentaux, pourtant les médias n'en font pas part, comme si cela était parfaitement légitime, comme si ces populations ne valaient rien.
De surcroît, alors que nous avons des preuves de l'envoi par la Russie de convois humanitaires destinés aux populations civils, nous avons également des preuves de l'implication militaire américaine et de l'OTAN. 
 
Pour résumer la situation, les choses sont assez simples, sans tomber dans une posture "pro-russe", tout ce qu'entreprend aujourd'hui la Russie est décrié, tandis que tout ce qui sera entrepris par les américains sera systématiquement glorifié, quant bien même il s'agit d'intervention militaire qui conduisent à la violation de la souveraineté d'un pays où aux massacres de civils innocents au nom de la lutte contre le terrorisme. 
La Russie n'est pas le modèle que nous, militants communistes, aimerions avoir car il faut garder à l'esprit que Poutine reste un homme politique de droite, de plus certaines lois, notamment celles envers les homosexuels ne peuvent être accepter. 
Toutefois il faut reconnaître à la Russie son mérite, d'une part de s'opposer à l'impérialisme américain, et d'autre part de soutenir les pays progressistes, que nous mêmes nous soutenons, tels que l'Argentine, Cuba, le Venezuela, où plus récemment la Grèce. 
Un nouveau monde se dessine sous nos yeux, un monde où l'unilatéralisme américain n'a plus sa place. 
 
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De EI aux extrémistes albanais, les US pas bégueules avec leurs bâtards.

16 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Yougoslavie, #Grèce, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #ISIL

De EI aux extrémistes albanais, les US pas bégueules avec leurs bâtards*


Le 13 mai 2015 – Source Russia Today

* Le secrétaire d'État de Roosevelt, Sumner Welles, a dit un jour à son président «Somoza est un bâtard!» Roosevelt répliqua: «Oui, mais c'est notre bâtard.»

De État islamique aux extrémistes albanais, les États-Unis soutiennent tous ceux qui sont prêts à se vendre à eux.

La police charge les manifestants devant le bâtiment du gouvernement à Skopje, en Macédoine, le 5 mai 2015

Les États-Unis soutiennent encore le projet Kosovo même s’il a échoué et n’a fait que rendre la région instable, poussant les Kosovars extrémistes à rejoindre l’EI et à revenir pour déstabiliser la Macédoine voisine, nous dit le journaliste spécialisé dans les affaires internationale Marko Gasic.

 

Manifestation sous drapeaux US

Des manifestations anti-gouvernementales agitent à nouveau les rues de la capitale de la Macédoine, Skopje. A la suite de la bataille rangée de samedi dernier qu’a subie la ville de Kumanovo, ville très métissée, où 22 personnes ont trouvé la mort dont huit policiers, les manifestants accusent le gouvernement de couvrir le meurtre d’un jeune homme par la police en 2011 et demandent sa destitution après que l’opposition a fait fuiter une série d’enregistrements qui montrent que le gouvernement a menti au public.

Russia Today : L’ambassade américaine à Skopje, ainsi que quelques diplomates européens, critiquent le gouvernement de Macédoine car il ne veut pas remédier aux causes profondes des manifestations dans la capitale. Quelles sont ces causes et qu’est ce que cela dit sur les pressions que subit la Macédoine?

Clinton Bill en statue,
Hillary, sa femme en vrai.

Marko Gasic : Je pense que les causes profondes sont à chercher à Washington plutôt qu’à Skopje, parce qu’une petite lumière rouge s’allume. Chaque fois que j’entends les Américains critiquer un gouvernement et demander que ce dernier fasse quelque chose pour satisfaire de soi-disant revendications légitimes – bien sûr que la corruption est endémique aux Balkans, rien de nouveau sur ce point –, leurs pressions  servent toujours un intérêt personnel et un but précis, comme en Ukraine, comme en Yougoslavie en 1999, et maintenant en Macédoine. Je pense donc que dans ce cas le problème américain est celui du gazoduc russe qui doit passer par la Turquie et rejoindre l’Europe centrale en passant par la Grèce et la Macédoine. Les États-Unis ont créé un cordon sanitaire efficace pour bloquer l’accès de la Russie à ses partenaires économiques européens. Mais ce cordon est fragile à la frontière de la Turquie. Celle-ci ne joue pas le jeu et les Grecs sont dans une position instable. Les États-Unis ont donc besoin d’un plan B. S’ils doivent bloquer la réalisation de ce gazoduc, cela doit se faire en Macédoine.Et quoi de mieux que d’en faire une région si peu sûre que les Russes ou les Européens y réfléchiraient à deux fois avant d’y installer un gazoduc?

Les États-Unis poussent la Grèce
à rejeter le Turkish Stream (en anglais)

RT: Vous pensez donc que les événements actuels sont directement liés à ce pipeline.

MG: Bien sûr, parce que la question est: pourquoi maintenant? Les extrémistes albanais, qui veulent créer la Grande Albanie, ont toujours été un problème pour la région, depuis longtemps, les Américains les ont toujours soutenus, et c’est encore le cas. La question est donc pourquoi ces évènements maintenant? Le problème de la corruption est historique pour la Macédoine et pour la région, mais la nouveauté est le gazoduc Turkish Stream que le président Poutine espère voir remplacer le South Stream qui passait par l’Ukraine. Mais c’est un problème pour les Américains qui préfèreraient que le gaz du Qatar soit envoyé sur l’Europe, ce qui leur permettrait d’interrompre l’approvisionnement en énergie à l’Union européenne selon leur bon vouloir. Les Américains ne veulent pas voir cet outil de pression sur l’Europe éliminé par le gazoduc russe. De même, ils ne veulent pas que la Russie et l’Europe aient un bon niveau de coopération. Alors l’Europe devrait se tourner à l’Ouest vers les États-Unis, pour acheter le gaz américain et celui de ses alliés du Moyen Orient, ce qui donnerait un veto américain de fait sur les relations entre la Russie et l’Union européenne.

RT : On pense que les fusillades de ce week-end ont été perpétrées par un groupe de Kosovars albanais. L’Occident a soutenu cette minorité quand le Kosovo a fait sécession de la Serbie. La soutient-t-elle encore?

Idôlatrie ?

MG : Certainement. Les Kosovars albanais servaient déjà de levier américain dans les Balkans puisqu’ils formaient la base du Camp Bondsteel, proche de la Macédoine, la plus grande base militaire depuis le Vietnam. On comprend maintenant pourquoi les Américains ont voulu construire une telle base militaire, proche de la route stratégique qui relie l’Europe au Moyen Orient, via la Méditerranée. Donc oui, les États-Unis soutiennent toujours le projet Kosovar même s’il a déjà échoué et même si cela crée une zone de forte instabilité au Kosovo, provoquée par la corruption endémique, et qui a poussé de nombreux Kosovars extrémistes à rejoindre les rangs de l’EI au Moyen Orient et à revenir maintenant pour déstabiliser la Macédoine proche. En fait, pour l’EI au Moyen-Orient comme pour les Albanais extrémistes dans les Balkans, les États-Unis les soutiennent car ils font ce que veulent les États-Unis et quand ils le veulent. C’est l’heure maintenant pour la Macédoine.

Puisqu’on vous dit qu’elles sont spontanées, les manifs.


Note du Saker Francophone

Le Kosovo a été une province de l’Empire ottoman de 1389 à 1912.

Sa population actuelle est d’origine ethnique albanaise à 90 % et à 96 % musulmane.

Sources Wikipedia :

http://en.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Demographics

http://en.wikipedia.org/wiki/Islam_in_Kosovo

 

Traduit par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Macédoine : la révolution de couleur est en marche

16 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #L'OTAN., #La Yougoslavie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch, #La Russie

Macédoine : la révolution de couleur est en marche

Wayne Madsen
Wayne Madsen

Par Wayne MADSEN – Le 12 mai 2015 – Source strategic-culture

 

 

Le plan diabolique visant à déstabiliser la Macédoine, ourdi par la Secrétaire d’État assistant Victoria Nuland, l’ambassadeur des États-Unis en Macédoine Jess Baily et les leaders de l’opposition sociale-démocrate Zoran Zaev et Branko Crvenkovski – en quelque sorte les Arseny Iatseniouk et Petro Porochenko de Macédoine – est entré dans une phase critique. Des membres de la soi-disant dissoute Armée de libération du Kosovo (ALK) multiplient en effet leurs incursions terroristes sur le territoire macédonien à partir du Kosovo. 

 

Le projet du Département d’État US et de ses comparses macédoniens Zaev et Crvenkovski vise à chasser le gouvernement élu démocratiquement du Premier ministre Nikola Gruevski et du Président Georgy Ivanov lors d’un soulèvement organisé par des agents grassement payés de George Soros. Les artisans de ce coup d’état, dont ceux que l’on appelle dans toute la Macédoine les Sorosites, espèrent renverser le gouvernement soucieux de l’indépendance de la Macédoine.

Le nouveau gouvernement commencerait par annuler le projet de pipeline Turkish Stream, destiné à acheminer le gaz naturel de Russie en Europe centrale via la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie. Il négocierait également avec la Grèce, l’Union européenne et l’Otan afin d’abolir l’usage du nom Macédoine en vue d’accélérer son adhésion à l’UE et à l’Otan. Enfin, il s’attacherait à répondre aux vœux des nationalistes albanais d’Albanie et du Kosovo dans les régions à majorité albanaise de Macédoine, à savoir, les détacher du pays pour les rattacher à la Grande Albanie.

C’est la montée de l’irrédentisme nationaliste albanais le long de la fragile frontière albano-kosovare qui constitue la plus grande menace pour l’intégrité politique et territoriale de la Macédoine. Les premiers signes de troubles le long de la frontière se sont manifestés en avril lors de l’attaque d’un poste de police macédonien frontalier de Gošince par 40 hommes armés portant l’insigne de l’ALK, prétendument hors-la-loi. Cette opération a eu lieu en même temps que le ministre kosovar des Affaires étrangères Hashim Thaci, ancien leader de l’ALK, mettait les autorités serbes au défi de l’arrêter pour des accusations de terrorisme remontant à 2007, et les menaçait de se rendre à Belgrade pour assister à une conférence organisée par les Sorosites. L’arrestation du ministre kosovar des Affaires étrangères aurait donné prétexte à une confrontation entre l’Otan/UE et la Serbie. Rappelons que celle-ci est un partenaire vital non seulement du pipeline Turkish Stream, mais également du tronçon ferroviaire de la Route de la Soie qui traversera les Balkans pour relier le port grec du Pirée à Budapest, en passant par la Macédoine et la Serbie.

Le 9 mai, des hommes armés venus du Kosovo ont affronté la police macédonienne à la ville frontalière septentrionale de Kumanovo à l’occasion d’une opération de contre-terrorisme. Une fusillade a éclaté entre les membres de l’ALK suspectés de terrorisme et la police. Six policiers macédoniens et un nombre inconnu de terroristes albanais ont été tués dans la bataille qui s’est ensuivie.

L’attaque perpétrée par l’ALK restaurée contre le poste frontière macédonien de Gošince, où des officiers de police macédoniens ont été pris en otage jusqu’à ce que les Albanais auteurs du raid reprennent le chemin du Kosovo, ainsi que la dernière incursion en date de l’ALK à Kumanovo, n’auraient pas été possibles sans que le protecteur militaire du Kosovo, l’Otan, ne soit au courant. Rappelons d’ailleurs que c’est précisément au Kosovo que l’Otan a sa plus grande base militaire, Camp Bondsteel.

En 2001, l’ALK, alliée aux nationalistes albanais macédoniens de l’Armée de Libération Nationale (ALN) de Macédoine, s’est battue contre les forces gouvernementales macédoniennes à Aračinovo, en Macédoine. Lors de cet épisode, des forces de l’armée privée US Military Professional Resources, Inc. (MPRI) étaient impliquées des deux côtés. La MPRI prêtait main forte à l’ALN tout en fournissant des conseillers à l’armée macédonienne. On pense que la MPRI avait transmis des informations relatives à la sécurité nationale de la Macédoine à l’ALN avant l’attaque par l’ALK/ALN à Aračinovo. Les accords d’Ochrid ont vu la Macédoine, généralement pacifique, accorder de généreux droits d’autonomie à sa population albanaise en vue d’éviter la violence qui a détruit le Kosovo et la Bosnie. Ces accords sont aujourd’hui menacés par la pression croissante sur le gouvernement de Skopje exercée par les forces déstabilisatrices de Nuland et Soros.

Comme s’il agissait sur ordre de ses maîtres sorosites, le leader nationaliste albanais Koco Danaj a déclaré à Tirana que l’incident de Kumanovo était la faute de Gruevski [le Premier ministre macédonien, NdT], qu’il comparait à Adolf Hitler. Danaj est le chef d’un groupe nationaliste albanais appelé Plateforme pour une Albanie naturelle dont les adhérents en Albanie, au Kosovo, au Monténégro et en Macédoine ambitionnent de créer une Grande Albanie. Danak a indiqué qu’il a des alliés prêts à se mobiliser dans ce but à Pristina, à Skopje et Ulcinj, cette dernière ville étant le principal centre albanais du Monténégro.
Pour intimider Gruevski, Danaj a déclaré qu’il finirait dans le sang. Il l’a par ailleurs averti de s’abstenir de toute tentative d’étouffer les activités terroristes albanaises en Macédoine. En fait, les membres de l’ALK pris par la police à Kumanovo étaient, selon Gruevski, en train de planifier une série d’attentats contre des bâtiments administratifs de Skopje et d’autres villes macédoniennes.

En même temps que Danaj proférait ses menaces à l’encontre de la Macédoine depuis l’Albanie, membre de l’Otan, les musulmans bosniaques jouaient à Novi Pazar, capitale de la province serbe à majorité musulmane de Sandzhak, une reprise d’un défilé de la division Handzar de la Waffen SS. Pour cet événement, les Bosniaques ont choisi le 9 mai, jour de commémoration de la Victoire sur le nazisme. Cette initiative est à rapprocher des parades de divisions Waffen SS organisées en Lettonie, en Estonie et en Lituanie en vue de mettre les russophones en colère.

Hadj Amin al-Husseini passant en revue une unité de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar (Silésie, novembre 1943).

Les troupes de la Waffen SS bosniaque, reconnaissables à leurs uniformes verts et à leurs fez rouges, faisaient partie des guerriers les plus féroces d’Hitler. Le jour de la Victoire, les Bosniaques de Novi Pazar portaient exactement les mêmes uniformes. Les musulmans bosniaques de Sandzhak et leurs coreligionnaires de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro et de Macédoine sont largement en faveur d’un califat islamique dans les Balkans, qui inclurait les musulmans bosniaques et albanais.

Zaev, Crvenkovski et les Sorosites profitent de l’irruption de violence dans les régions à population majoritairement albanaise de Macédoine pour tenter de déloger du gouvernement actuel le parti politique albanais. Celui-ci, l’Union Démocratique pour l’Intégration (UDI), est un partenaire de second plan de la coalition du parti au pouvoir du Premier ministre Gruevski, le VMRO DPMNE,
Les problèmes des régions albanaises de Macédoine font suite aux violentes manifestations antigouvernementales de Skopje, à l’instigation des Sorosites.

Pour monter la population contre le gouvernement, Zaev et Crvenkovski s’appuient sur des accusations infondées, selon lesquelles le gouvernement de Gruevski aurait écouté les conversations téléphoniques de 20 000 Macédoniens. Le fait que seule la NSA et ses partenaires britanniques et allemands sont en mesure de pratiquer une telle surveillance de masse a largement été tu par la presse étrangère. Une question subsiste : qui a communiqué à l’opposition macédonienne les enregistrements des conversations de Gruevski et d’autres leaders du gouvernement avec ceux de l’opposition? La sophistication des interceptions exclut toute initiative des services de renseignement macédoniens.

L’opposition au gouvernement de Gruevski a vu ses rangs grossis par deux des grands médias financés par Soros en Macédoine, les chaînes de télévision Telma et 24 Vesti. Dernièrement, elles ont contribué à enflammer les violentes protestations contre le gouvernement sur la Place de la Macédoine, dans le centre de Skopje. À l’occasion de ces manifestations, 36 des 40 blessés dans les échauffourées devant le siège du gouvernement ont été identifiés comme étant des officiers de police. Radmila Shkerinska, qui fait partie des leaders sociaux-démocrates et alliés de Zaev et Crvenkovski, a été vue dans un café proche des lieux en train de donner des instructions aux manifestants, afin qu’ils forcent l’entrée des immeubles gouvernementaux. Crvenkovski et Zaev ont ouvertement appelé au soulèvement populaire contre le gouvernement macédonien. La Radio Free Europe, également sous l’influence de Soros, n’a cessé de sous-estimer le nombre d’officiers de police blessés par des manifestants sorosites. Elle a également omis de mentionner l’agitation extérieure, à l’arrière des émeutes.

Heureusement, les Macédoniens de tous horizons et de toutes origines ethniques, Slaves et Albanais, Musulmans et Orthodoxes, sont parfaitement conscients des influences sorosites derrière les éruptions de violence dans leur pays, et prêts à se dresser contre elles. Soros et ses agitateurs au sein de l’opposition macédonienne et à l’ambassade US de Skopje doivent toutefois savoir que la Macédoine ne se laissera pas piétiner aussi facilement que l’Ukraine.

Wayne Madsen

Traduit par Gilles Chertier, relu par jj  pour le Saker Francophone.

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Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU

15 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #La paix, #Histoire

Publié par Michel El Diablo

 

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU
Une insulte à l’histoire
 
La cérémonie de samedi était l’hommage à la contribution décisive de la Russie à la victoire contre Hitler. Comme le montre Olivier Berruyer sur son blog, chose oubliée aujourd’hui, la Russie est, de loin, le pays qui a le plus contribué à la défaite du nazisme. D’abord, c’est le premier pays par la contribution du sang, avec plus de 20 millions de victimes, 30% des morts de la Seconde Guerre Mondiale. Quand les Etats-Unis ont perdu 400 000 soldats, l’URSS en a perdu entre 8,7 et 13,9 millions !En 1945, pour 57% des Français, l’URSS était le premier contributeur à la défaite de l’Allemagne, les Etats-Unis pour 20%. L’histoire a été réécrite avec le temps puisque 54% citent Washington et 23% Moscou.
 
Quelque soit ce que l’on pense du régime de Poutine, l’histoire imposait à la France et sans doute aussi aux autres dirigeants européens de se rassembler samedi, dans un message de rassemblement pour défendre la liberté contre l’oppression du totalitarisme le plus barbare. C’était le moins que l’on pouvait faire pour honorer la mémoire des 80 millions de morts provoqués par le conflit, mais aussi la liberté dont nous avons profité par la suite. Il est difficile de ne pas comprendre, en se rappelant ce qu’a été cette guerre, qu’il était indispensable pour les principaux dirigeants européens d’être présents à Moscou samedi pour honorer cette alliance qui a fait tomber Hitler, comme l’a noté Jacques Sapir.
 
Deux poids, deux mesures
 
Bien sûr, certains se boucheront le nez en évoquant la Russie de Poutine. Sa pratique de la démocratie n’est pas conforme à ce que nous pouvons attendre, mais après tout, nous raisonnons aussi avec notre histoire et nos valeurs. Ensuite, les évènements ukrainiens sont plus complexes que la façon dont ils sont trop souvent présentés. Et de toutes les façons, même si la Russie était une dictature, fallait-il ignorer cette cérémonie historique majeure, les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale ? Et cela est d’autant plus vrai que nos dirigeants ne sont aussi regardants avec des dirigeants au pédigré bien plus contestable que la Russie, que ce soit la Chine, l’Arabie-Saoudite ou le Qatar.
 
En effet, les dirigeants absents samedi reçoivent en grande pompe le premier ministre Chinois, alors que les Chinois n’ont pas leur mot à dire sur qui les dirige. La mort du roi d’Arabie Saoudite a vu déflier bien des dirigeants de la planète, dont Barack Obama et François Hollande. Il n’est quand même pas difficile de comprendre que la place des présidents des Etats-Unis et de la France était plus à Moscou samedi dernier pour honorer ce combat commun contre la barbarie plutôt qu’à Riyad pour honorer la mort de l’autocrate d’un pays qui ne partage pas beaucoup de valeurs avec nous… Et que dire du voyage de Hollande dans le Golfe, à des régimes largement aussi critiquable que la Russie.
 
L’effarante décision diplomatique de ne pas aller à la cérémonie des 70 ans de la rédition de l’Allemagne à Moscou révèle la russophobie sans nuance ni recul de nos dirigeants. Et mis en rapport avec les honneurs donnés à certains régimes, elle révèle une totale absence de valeurs.
 
Laurent HERBLAY
 
SOURCE:

 

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La Russie et la Chine renforcent leur unité au sein du CS de l’ONU

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #Ukraine

06.05.2015 URL courte

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les élites occidentales finiront par s’y habituer : la Russie et la Chine ont clairement montré une fois encore leur unité et leur vision commune quant à l’avenir des relations internationales dans un monde multipolaire.

Dernier exemple en date: la Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont bloqué la proposition de résolution française sur le Burundi.

En effet et une fois encore, les élites politiques occidentales n'ont pas été ravies de voir que deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU bloquent communément les visées néocolonialistes de certains autres membres. D'autant plus lorsque cela concerne l'Afrique, un continent martyrisé depuis bien longtemps par les pays occidentaux. Un continent dont de plus en plus de pays privilégient désormais le partenariat avec la Chine, la Russie et les autres pays BRICS.

La République du Burundi connaitra des élections présidentielles fin juin prochain. Le président en exercice, Pierre Nkurunziza, a décidé de se porter candidat pour un troisième mandat présidentiel. Une annonce qui a vraisemblablement déplu aux représentants des élites occidentales, qui avaient déjà un plan bien à eux en ce qui concerne le futur de ce pays. Plus encore, des tentatives évidentes de déstabilisation sont aujourd'hui observées au Burundi (comme dans d'autres pays africains), ou en d'autres termes des révolutions de couleur (déjà en cours ou à venir), made in USA.

Il n'est pas de notre ressort de commenter si le président en exercice du Burundi, Pierre Nkurunziza, a eu raison ou non de se porter candidat pour un troisième mandat présidentiel. Seuls les citoyens du Burundi sont habilités à faire le choix sur l'avenir de leur nation. Et c'est dans ce cadre, que la Russie et la Chine ont bloqué la proposition de résolution française (soutenue par d'autres pays occidentaux), qui voulait interférer dans le processus électoral burundais, ainsi que dans les questions constitutionnelles. Certains se poseront d'ailleurs la question pourquoi cette proposition était « française » si les principaux intéressés sont outre-Atlantique? Vraisemblablement pour deux raisons relativement simples: francophonie oblige et puis la France d'aujourd'hui se trouve de fait dans une situation de colonie vis-à-vis des USA. Il est donc peu surprenant que la France ait une fois encore joué le rôle du sous-traitant des intérêts étasuniens, d'autant plus que dans le cas de l'Afrique leurs intérêts néocolonialistes se rejoignent de temps à autre.

Pour revenir à la Russie et à la Chine, voici ce qu'a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'Organisation des Nations unies: « Si certains membres du Conseil de sécurité souhaitent discuter avec les citoyens du Burundi la façon d'interpréter la constitution de leur pays, c'est leur droit. Mais le Conseil de sécurité en lui-même n'a aucunement à intervenir dans les affaires constitutionnelles de pays souverains ». Tout est dit.

Pour finir, il serait bon de rappeler que les relations avec l'Afrique constituent l'une des priorités des pays BRICS, aussi bien sur le plan individuel qu'au niveau des actions communes de l'alliance: la Chine est le premier partenaire économique et commercial de ce beau continent et ne cache pas que l'Afrique représente l'une des priorités chinoises en matière de politique extérieure. La Russie revient activement en Afrique et sa présence se fait désormais sentir y compris dans les pays qui n'étaient pas nos alliés même à l'époque soviétique (on pense notamment au Cameroun avec lequel une page très intéressante s'est ouverte récemment dans le cadre des relations bilatérales). L'Inde et le Brésil sont eux aussi des acteurs importants et de plus en plus représentés sur le continent. L'Afrique du Sud est elle-même un pays africain. Continuons d'avancer.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.


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Chuttt…! Une autre grande victoire diplomatique pour la Russie

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre

Chuttt…! Une autre grande victoire diplomatique pour la Russie

The Saker

Par Le Saker original – Le 13 mai 2015 – Source thesaker.is

Sauf si vous lisez le russe ou surveillez la blogosphère libre, vous pourriez ne pas avoir remarqué cela, mais quelque chose de grand vient de se passer en Russie : Kerry, Nuland et une importante délégation du Département d’État se sont déplacés jusqu’à Sotchi, en Russie, où ils ont rencontré le ministre des Affaires étrangères Lavrov et le président Poutine .

Ils ont passé plus de quatre heures avec ce dernier. Non seulement cela, mais Kerry a fait quelques remarques plutôt intéressantes, en disant que l’accord de Minsk-2 était la seule façon d’avancer et qu’il mettait fortement en garde Porochenko contre l’idée de renouveler les opérations militaires.

Poutine : Réveillé John? Bienvenue dans le réel!

Dire que cette évolution est étonnante serait un euphémisme.

Pour commencer, cela signifie que le soi-disant isolement de la Russie est maintenant officiellement terminé, même pour l’Empire indispensable.

Ensuite, et pour autant que je sache, il s’agit de la première reconnaissance officielle des accords de Minsk par les États-Unis. Ceci est plutôt humiliant étant donné que l’accord a été négocié sans eux.

Pour la première fois, les États-Unis ont effectivement mis en garde la junte ukraino-nazie contre une attaque militaire. Ceci à un moment où ces derniers sont dans un état de frénésie belliqueuse et où Porochenko a tout simplement promis de reconquérir non seulement l’aéroport de Donetsk, mais tout le Donbass et même la Crimée. Pour la première fois les États-Unis et Kiev ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Vous ne le verrez pas
aujourd’hui en lisant CN
N

Enfin, les États-Unis ont, pour la première fois, déclaré que si les accords de Minsk étaient mis en œuvre, les sanctions européennes et américaines seraient levées. Fait intéressant, les Russes n’étaient même pas intéressés à discuter de la question des sanctions.

Alors qu’est-ce que tout cela veut dire?

À ce stade, rien de plus.

Les Américains sont des négociateurs farouches, et dans chaque négociation américano-russe sur le conflit en Ukraine, les Russes ont complètement mis hors-jeu à chaque fois leurs partenaires géostratégiques américains (terme russe ironique quasi-officiel pour parler des interlocuteurs occidentaux). Ce qui se passe habituellement, c’est que Kerry s’écrase, puis revient à Washington et change son fusil d’épaule à 180 degrés. Les Russes le savent et les médias russes l’ont souligné dans leurs analyses.

Vous ne le verrez pas non plus
en lisant la BB
C

Pourtant, les États-Unis peuvent zigzaguer autant de fois qu’ils le veulent, la réalité, elle, va tout droit. Quoi qu’il en soit, la présence récente des troupes chinoises et indiennes sur la Place Rouge a montré que l’idée d’isoler la Russie est un fiasco retentissant, que Kerry & Co le veuillent ou pas.

Puis, il y avait le comportement plutôt intéressant de Nuland, qui était avec la délégation de Kerry; elle a refusé de parler à la presse et a levé le camp l’air plutôt malheureux.

Enfin, une vérification rapide sur les organes de presse des oracles impériaux révèle que le Département de la propagande de l’Empire ne sait pas vraiment quoi faire de tout cela.

Donc que se passe-t-il vraiment?

Honnêtement, c’est trop tôt pour le dire et, comme on le sait déjà, les chances d’un autre virage US sont très élevées.

Pourtant, il n’est pas impossible que les Américains aient finalement (?) compris quelques faits élémentaires :

1. La Russie ne reculera pas
2. La Russie est prête à la guerre
3. L'Ukraine occupée par les nazis s'effondre
4. La plupart des pays du monde soutient la Russie
5. L'ensemble de la politique américaine envers la Russie a échoué

Tout ce qui précède est assez évident pour un observateur débutant, mais pour une administration complètement enivrée d’hubris impériale exceptionnaliste, d’ignorance crasse et de déni, ce sont des réalités très très douloureuses à admettre. Cependant, les refuser pourrait, au bout du compte, les atomiser. Comme dit l’expression, si vous avez la tête dans le sable, votre cul est à l’air.

Ainsi, il est possible que ce qui se passe soit juste le premier signe d’un dégrisement US et que Kerry soit venu explorer avec Lavrov et Poutine une sorte d’option pour sauver la face par une sortie honorable. Si tel est le cas, alors ce sont des nouvelles terminales pour Porochenko. Cela signifie que les États-Unis ont essentiellement jeté l’éponge, dégoûtés par les monstres au pouvoir à Kiev.

En outre, cela pourrait être un signe que les analystes militaires américains ont adopté une vue très négative sur les chances de succès ukraino-nazis dans leur Reconquista planifiée du Donbass. En allant en Russie et en endossant officiellement les accords de Minsk, Kerry veut peut-être envoyer un message à Porochenko : oubliez vos rêves de reconquête, ça se fera pas !

Pourtant, je voudrais vivement mettre en garde contre tout optimisme prématuré. Je considère le virage américain comme une quasi-certitude. Mon espoir est que le virage sera limité en amplitude et que quand il arrivera, il s’agira plus de sauver la face d’Obama que d’un déni de la réalité.

Il est cependant certain que la Russie a remporté une autre bataille dans cette longue guerre et que tous les signes annoncent une défaite inévitable de l’Empire.

Le Saker

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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