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Le blog de Lucien PONS

la france

Le parquet de Paris est saisi de l'affaire Alstom. Par Martine Orange

29 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France

Le parquet de Paris est saisi de
l'affaire Alstom
Par

Olivier Marleix, ancien président de la commission parlementaire sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, a saisi le parquet de Paris sur l’affaire Alstom. Le député LR s’interroge sur les conditions de vente qui ont abouti au démantèlement du groupe industriel. Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque, est clairement visé.

L’ancien président de la commission parlementaire sur « les décisions de l’État en matière de politique industrielle », Olivier Marleix, a saisi le parquet de Paris, le 17 janvier, au titre de la procédure de l’article 40 du code de procédure pénale, sur l’affaire Alstom. Dans une lettre, révélée par Le Monde, le député LR, qui s’était beaucoup interrogé dans le cadre de la commission d’enquête sur les conditions de vente d'Alstom à GE en 2014, a décidé de signaler au parquet certains faits au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Cet article oblige toute autorité ou tout fonctionnaire à informer la justice de tout fait qui pourrait s'apparenter à un crime ou un délit.

Olivier Marleix s’interroge d’abord sur l’étonnante impunité judiciaire dont a bénéficié le groupe en France, alors qu’Alstom avait reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. En l’absence de poursuites pénales en France, le département américain de justice (DoJ) s’était emparé du dossier. Cette action judiciaire avait servi de levier pour permettre à son concurrent américain GE de s’emparer de la branche énergie d’Alstom, comme nous l’avions raconté à l’époque.

 

Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015
Un ancien cadre d’Alstom, Frédéric Pierucci, emprisonné pendant plus de 3 ans aux États-Unis, revient dans un livre, Le Piège américain, sorti cette semaine, sur les circonstances de cette vente et sur la façon dont la justice américaine a été utilisée comme outil pour démanteler le groupe français.

 

Dans sa lettre au parquet, Olivier Marleix s’interroge aussi sur l’existence d’un possible « pacte de corruption » au bénéfice du ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron, qui a signé l’autorisation de rachat de la branche énergie Alstom par GE.

Lors d’une première commission parlementaire en 2015 sur les conditions de vente d’Alstom, Emmanuel Macron avait alors déclaré que « le gouvernement avait été mis devant le fait accompli » et « s’était trouvé face à un projet totalement ficelé ». En bref, le gouvernement n’avait rien pu faire pour arrêter le projet de démantèlement d’Alstom conçu entre les dirigeants des deux groupes.

Dans les faits, la commission d’enquête parlementaire de 2018 a mis en lumière, à la suite de l’audition de David Azéma, alors responsable de l’Agence des participations de l’État (APE), qu’un projet de démantèlement avait bien été étudié directement par AT Kearney dès décembre 2012.

Celui-ci prévoyait notamment la vente de la branche énergie à GE et la création d'« un Airbus du rail » avec Siemens. Ce projet avait été remis à Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, mais avait été gardé secret, comme notre enquête l’a démontré. Aucune alerte n’avait été donnée ni aux ministres ni à l’administration sur les risques de démantèlement encourus par Alstom.

« Le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [Alstom, Technip, Alcatel…] ne peut qu’interroger, souligne le député dans son courrier. S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. »

Au moment où l’affaire Alstom rebondit, ce qu’il reste des activités industrielles d’Alstom en France est clairement menacé. Bien que GE n’ait tenu aucun des engagements contractés auprès du gouvernement français au moment du rachat, notamment en termes de création d’emplois, le gouvernement et Alstom ont abandonné au groupe américain le contrôle complet des co-entreprises qui avaient été constituées en 2015, et particulièrement celui sur les brevets industriels liés à la turbine Arabelle qui équipe toutes les centrales nucléaires et les sous-marins français.

La nouvelle direction de GE, qui considère désormais qu’elle a fait une mauvaise affaire en reprenant les activités énergie d’Alstom, a déprécié de 23 milliards de dollars la valeur de ce rachat qui ne lui en avait coûté que 10 milliards. Une opération comptable lourde de conséquences pour la branche énergie d’Alstom : aux yeux de GE, celle-ci ne vaut plus rien.

Quant à l’Airbus du rail, il semble être sur le point de dérailler. De nombreuses autorités de la concurrence, notamment britannique et allemande, ont fait savoir que le rapprochement entre Siemens et Alstom leur paraît nuire à la concurrence du ferroviaire en Europe. La direction de la concurrence de la Commission européenne a déjà fait savoir combien elle n’était pas convaincue par l’argument de la concurrence chinoise avancé pour justifier ce mariage entre les deux groupes.

Elle estime en outre que les « remèdes »  – en d’autres termes les cessions ou abandons d’activités – proposés par les deux groupes ne lui paraissaient pas suffisants pour supprimer les situations de monopole dans lesquelles pourrait se retrouver le nouvel ensemble.

Très inquiète, l’intersyndicale d’Alstom redoute que le projet n’aboutisse à un démantèlement complet des activités ferroviaires d’Alstom, puisque c’est Siemens qui a clairement la main sur le projet de fusion. L’ensemble des syndicats du groupe demande donc l’abandon total d’un projet qui à leurs yeux n’a qu’un seul motif : verser 1,8 milliard de dividende exceptionnel aux actionnaires, dont Bouygues.

Pour l’instant, le gouvernement se tait, le dossier devenant de plus en plus encombrant .

 

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Retrouver nos principaux articles sur Alstom

 

Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom

 Vente d’Alstom : l’enjeu caché de la corruption 

Macron rattrapé par son bilan à BercyAlstom ou l’histoire d’une faillite industrielle à la française

Alstom Siemens : un projet de fusion qui prend des airs de liquidation.

 

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Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic

27 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #La France, #Europe supranationale, #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic
Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic
 
Ancien orateur national de la France insoumise, Djordje Kuzmanovic lance, avec un collectif de citoyens, ce samedi 23 mars un mouvement : République souveraine. Il nous expose son contenu politique.

La France connaît une situation de crise profonde : sociale, économique, politique, morale et existentielle. La désindustrialisation et le chômage rongent le pays, et le travail – considéré aujourd’hui comme une chance – ne permet plus à de nombreux salariés, artisans et agriculteurs de vivre dignement.

La France n’est plus libre de choisir sa politique économique et sociale, désormais subordonnée aux diktats de la Commission européenne et aux traités de libre-échange.

Cette situation est la conséquence des choix des gouvernements de droite comme de gauche qui, depuis trente-six ans, nous imposent les mêmes politiques néolibérales : austérité, destruction des services publics, faveur donnée aux intérêts financiers au détriment de ceux qui travaillent, aux grands au détriment des petits. Les Français en sont conscients, et à la crise sociale s’ajoute une crise de légitimité du pouvoir. La défiance à l’égard des dirigeants et des institutions est devenue la norme. Elle corrode l’esprit public et aggrave la démoralisation et le repli sur soi que provoque la violence économique. Le mouvement des gilets jaunes rend visible l’exaspération des Français et montre l’urgence de la situation. Il rend également possible un large rassemblement – la grande angoisse de l’oligarchie qui fait feu de tout bois pour délégitimer ce mouvement populaire.

Face au naufrage que nous vivons, il ne suffit pas de prôner plus de justice sociale, plus de partage, plus de solidarité, car les mêmes gouvernements ont progressivement transféré l’autorité politique au niveau supranational. La France n’est plus libre de choisir sa politique économique et sociale, désormais subordonnée aux diktats de la Commission européenne et aux traités de libre-échange. La capitulation de nos élites devant ces forces destructrices, présentée comme une fatalité, sape non seulement la prospérité des Français, mais tout ce qui fait la grandeur de notre Nation : les valeurs de la République et l’identité culturelle de notre pays.

Nous n’acceptons pas cette étrange défaite. Comme nos glorieux ancêtres du Conseil national de la Résistance (CNR), nous appelons les citoyens à un grand rassemblement, à une union sacrée, à un sursaut patriotique pour mener la reconquête de notre souveraineté perdue et "rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle".

Si des détails nous séparent, l’essentiel nous rassemble : la volonté de refonder la Nation, de faire la République sociale par la France souveraine.

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C’est à cette fin que nous nous proposons de constituer un mouvement politique fédérateur, République souveraine (RS). Dans la lignée du CNR, dont les membres sont parvenus à s’entendre malgré la diversité de leurs parcours politiques, nous voulons fédérer le plus grand nombre de Français autour d’un projet d’urgence nationale qui fait consensus auprès d’une vaste majorité.

Les divergences d’opinion sur des questions secondaires doivent cesser de nous diviser. Nous voulons unir, sans uniformiser, tous ceux qui veulent rebâtir la justice sociale, réaffirmer la primauté de la République sur les intérêts privés, réanimer la démocratie abîmée par le non-respect de la volonté populaire, réguler l’économie devenue folle et préparer notre pays au choc climatique qui se profile – tous ces objectifs ayant pour condition impérative le plein rétablissement de notre souveraineté.

Si des détails nous séparent, l’essentiel nous rassemble : la volonté de refonder la Nation, de faire la République sociale par la France souveraine. Face à l’unification du bloc élitaire, incarné par l’actuel pouvoir, il faut dépasser les vieilles identités partisanes. Ce bloc est minoritaire, mais il peut continuer son œuvre de déprédation si les forces d’opposition restent prisonnières des stéréotypes de gauche et de droite qui les empêchent de s’entendre sur un socle commun.

Nous proposons à tous les républicains qui veulent lutter contre le bloc ultralibéral, européiste et atlantiste de se fédérer au sein d’un mouvement politique ouvert et structuré de façon à concilier efficacité de l’action et démocratie du fonctionnement (RIC interne) pour ensemble bâtir de nouveaux "jours heureux".

"En avant pour le combat, en avant pour la victoire, afin que VIVE LA FRANCE !" (CNR)

Réunion publique de lancement :

Samedi 23 mars à 18h00

IPAG. 184, bd Saint-Germain 75006 Paris

M° : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) - Rue du Bac (ligne 12)

Plus d’informations sur la République souveraine.

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Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...Par Hélène Richard-Favre.

25 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #Ukraine, #La Russie

25/03/2019

Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...

Capture d’écran 2019-03-25 à 10.52.07.png

                                                                                      capture d’écran Tripadvisor

Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.

Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.

Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.

Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d'exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.

Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.

Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

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Centrales hydrauliques bradées. Le démantellement industriel de la France continue! Par Jean Claude MEYER 

24 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Europe supranationale

Centrales hydrauliques bradées. Le démantellement industriel de la France continue!
Macron va vendre 150 barrages hydrauliques. Bon toutou européiste, il répond à l'injonction de la commissaire européenne Westager qui a, depuis longtemps, l'industrie énergétique de la France dans le collimateur! Le plus "amusant" c'est qu'à travers cette privatisation on va devenir, pour ce qui concerne les centrales hydraulique un cas particulier en Europe... L'exception française façon Macron!
Macron, en bon serviteur des puissances d'argent qui gouvernent l'Europe répond à leurs dictats... Il est juste dans la lignée des escrocs qui nous ont gouvernés depuis soixante ans. C'en est fini de tout ce qui, en France, constituait notre force.

Nous avions les meilleurs réseaux ferroviaire et routier: fini. Une industrie lourde (métallurgie, filature): fini. Un modèle d'école primaire: fini. Une médecine de pointe et accessible: fini. Une agriculture très variée de moyennes exploitations permettant l'autosuffisance pour notre territoire: fini. Eau et énergie nationalisées: fini. Une recherche scientifique que tous nous enviait: fini. Une banque de France forte qui chapeautait, contrôlait les banques privées: fini.

En ces temps lointains la solidarité voulait dire quelque chose: les dispensaires dispensaient la santé et quoiqu'on en dise l'écart entre les très riches et les très pauvres, dans notre pays était bien moins important qu'il ne l'est aujourd'hui. Boloré, le nullard inculte, touche chaque seconde 700 euros, soit presque l'équivalant de ma retraite (790 euros)!

Il nous reste les trucs les plus kitches qui soient et qui bientôt seront complètement dépassés (si ce n'est déjà le cas): l'industrie de luxe (parfums et crèmes à ravaler, mode hors-sol, cravates macronniennes), l'industrie des armes (qui fait de notre pays l'allié objectif des pires dictateurs), l'aéronautique (fortement concurrencée par celle des pays émergents), le tourisme (dont nous nous gargarisons sans nous rendre compte qu'il existe partout sur Terre des beautés qui valent bien les nôtres), idem pour la "gastronomie". En industrie de pointe aussi nous excellons dans le secteur de l'animation... Et puis il a le nucléaire, hyper dangereux, hyper polluant et qui va continuer de blesser les paysages quand la guerre nucléaire, qui s'approche, nous aura anéantis.

Pour ce qui est  de la création artistique notre déclin est encore plus spectaculaire et l'exception française a fait son temps...

Et nous nous pâmons en parlant de la grandeur de la France!!! Sixième économie mondiale dites-vous??? Peut-être, mais quel est le pourcentage du PIB qui sert à financer le "corps vivant" de la société par rapport à celui qui est confisqué les rouages du marché boursier? Et comment ce rapport a-t'il évolué depuis 1970?

Quoi d'autre sur lequel nous puissions relever la tête???

En tout cas, pas grand chose qui "nourrisse" le péquin ordinaire!

Bref ce qui constitue le nécessaire, le réel de chaque être humain, à égalité, où nous excellions il y a soixante ans, tout a été bradé (agriculture, eau, énergie, santé, éducation...) depuis, aux puissances d'argent, aux requins d'un capitalisme forcené qui, non contents de priver les populations des biens fondamentaux, de rendre démentielles les inégalités, pollue et saccage la planète...

 

barrage-de-tignes
 

 

Alors la privatisation des barrages hydrauliques, dans ce contexte, constitue la cerise sur le gâteau! Vraiment c'est un coup de folie de ce gouvernement, de Macron et de Nicolas Hulot qui accepte celà...

Évidement dans l'ambiance lèche-cul qui prévaut dans les médias personne ne soulèvera la question de cet enjeu fondamental!

Car enfin les 150 barrages hydrauliques (sur 433) qui vont être "ouverts à la concurrence sous la pression bruxelloise" (Libération) relèvent des activités d'importance vitale, de la sécurité nationale au même titre que les centrales nucléaires. Et ces 150 barrages qui vont être bradés sont, de plus, les plus puissants et les plus modernes. Ils produisent une énergie propre, dont on dispose au moment opportun et qui est renouvelable! En les mettant en vente Macron trahit son pays... Je sais, l'expression semble exagérée. Pourtant, elle ne l'est pas!

Chacun sait que les centrales hydrauliques constituent un élément régulateur lors des pointes de consommation électrique. On fait tourner les turbines lorsque la production à flot continu et constant des centrales nucléaires ne suffit pas... C'est de l'électricité de réserve.

Les repreneurs potentiels de ces magnifiques constructions tournent déjà autour de la proie: Total et Engie (français), EON et Vattefall (allemand), Iberdrola (espagnol), Enel (italien), Statkraft (norvégien), Alpiq (suisse), Hydro-Qhébec (canadien) et d'autres que l'on sortira du chapeau au moment de l'exécution. Tous sont de vils boutiquiers qui n'auront de cesse que de faire monter le prix du KWH!

Ces 150 barrages représentent 12% (25 GW) de la production d'électricité nationale et, tenez-vous bien, 70% de la réserve "tampon" d'électricité pour pallier aux pointes de consommation.

"4,3 GW d’hydraulique - l’équivalent de trois réacteurs EPR - seraient mis aux enchères" dans un premier temps.

Cette promesse de privatisation (pour ne pas dire "de vente") met à mal EDF (surtout son PDG, Jean-Bernard Levy qui navigue le cul entre deux chaises) et bloque ainsi tout projet de construction de nouveau barrage (voire de rénovation des anciens).

 

a-verte

 

On peut comprendre que les acheteurs de barrages veuillent les rentabiliser au maximum... Que se passerait-ils si ceux-ci bloquaient la production d'électricité durant les heures de consommation maximale en exigeant un relèvement du coût du KWH? En exigeant qu'EDF s'aligne sur les prix qu'ils exigent??? Sans compter les autres moyens de pression dont je parlerais pas.

Si les barrages constituent le seul moyen à l'heure actuelle de mettre des KWH en réserve... Ils n'ont pas que cette fonction. Et c'est là que le bât blesse!

On oublie souvent que ces barrages forment des retenues d'eau et donc constituent aussi des réserves pour les périodes de sécheresse, pour l'approvisionnement en eau potable et pour l'irrigation... Le chantage à la distribution pourrait aussi être fait par les "propriétaires" pour toujours engranger plus de pépettes

Mais surtout, et c'est là le point crucial, les réserves d'eau que constituent les barrages servent aussi en cas de pénurie d'eau à refroidir les centrales nucléaires. A travers la vente des centrales hydrauliques on touche à une activité d'importance vitale pour le pays, à un point d'importance stratégique!

Soit le président en est informé et la privatisation des barrages constitue un tort à la nation caractérisé. Soit il n'en est pas informé et alors son incompétence justifierait aussi qu'il démissionne de ses fonctions. Là dessus il n'y a pas d'alternative!

 Et le plus extraordinaire c'est l'acquiescement immédiat de notre cher (très très "cher") président Macron à la commissaire européenne Westager qui de longue date en a gros sur la patate de ne pouvoir préempter sur la production d'énergie française!!! Le 7 février on a appris, via les conseillers "énergie" du premier ministre que la France avait cédée aux exigences de la grosse commission...

Macron est un bon toutou.... Il suffit de le caresser dans le sens du poil, de lui faire croire que sa maîtresse, dame Merkel, n'a d'yeux que pour lui et il fait le beau! Rapporte, rapporte les sous-sous!

Macron, sous fifre des capitalistes européen et incompétent!

Le désossement industriel de la France continue.

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LA FRANCE VENDUE À LA DÉCOUPE un livre de Laurent Izard

21 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Les Gilets Jaunes

 LA FRANCE VENDUE À LA DÉCOUPE un livre de Laurent Izard

LA FRANCE VENDUE À LA DÉCOUPE

ENTREPRISES, TERRES AGRICOLES, IMMOBILIER, BREVETS, QUAND LA FRANCE VEND SON AVENIR

Laurent Izard

 

En l’espace de quelques décennies, une grande partie du patrimoine économique, immobilier, foncier et même historique de la France a été dispersé, souvent au profit d’investisseurs internationaux. La plupart des entreprises cotées au CAC40 sont aujourd’hui contrôlées par des fonds de pension, des fonds souverains ou des firmes multinationales, principalement originaires des États-Unis, d’Asie ou du Moyen-Orient.

De nombreuses petites et moyennes entreprises, des terres agricoles, des monuments historiques ou de prestige sont rachetés presque quotidiennement par des personnes physiques ou morales étrangères.

Quelle est l’ampleur de ce phénomène ? Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les risques réels qu’une telle dépossession fait courir au pays ?

Telles sont les questions auxquelles ce livre tente d’apporter une réponse.

Au terme d’une enquête de plus de trois ans, l’auteur propose au lecteur de nombreux éléments d’information techniques, factuels ou analytiques, souvent inconnus du grand public.

 

 

Éditions du Toucan – L’artilleur

320 pages

18,00 euros

 

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La CHINE, Amnesty et les Gilets Jaunes.Par Bruno Guigue.

2 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #Les Gilets Jaunes

2 Mars 2019

Publié par El Diablo

La CHINE, Amnesty et les Gilets Jaunes

https://img.over-blog-kiwi.com/1/44/95/69/20190228/ob_66c3d1_chine-amnesty-gilet-jaune.jpg

Résumé de l’article de Bruno Guigue : Selon Amnesty International, la Chine, pays d'un milliard 400 millions d'habitants, a procédé en 2017 à plusieurs centaines d'arrestations, 30 incarcérations et 20 condamnations pénales pour « trouble à l'ordre public » et « subversion de l'Etat ». En France, pays de 67 millions d'habitants, la répression des Gilets Jaunes s'est traduite en 4 mois par 8 500 arrestations, 1 800 condamnations pénales, 200 incarcérations et 110 blessés graves. Aucun doute : la « démocratie », c'est nettement mieux que la « dictature ».

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/44/95/69/20190228/ob_353b57_frise.jpg

 

Par Bruno GUIGUE

Mardi 26 février 2019

 

Dès qu’on veut traiter la question des droits de l’homme en Chine, le problème qui se pose immédiatement est celui des sources d’information. Si elles sont gouvernementales, les détracteurs habituels de la Chine communiste pointent aussitôt leur partialité. Si elles sont liées aux milieux d’opposition, un reproche identique leur sera adressé. Pour éviter ce genre d’inconvénients, on adoptera la méthode consistant à lire le dernier rapport d’Amnesty International sur la Chine (2017-2018) et à faire comme si les informations factuelles qu’il contient étaient exactes. Cette ONG américaine ne passant pas pour une propagandiste zélée du pouvoir chinois, il sera difficile d’encourir le reproche de complaisance à l’égard de Pékin. Or que trouve-t-on dans ce rapport ? (1) Il consacre d’abord un long développement à Liu Xiaobo, dont le drame personnel fournit à l’Occident un argument-massue contre le gouvernement chinois depuis une décennie. « Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix, est mort en détention d’un cancer du foie le 13 juillet. Liu Xiaobo et sa famille avaient demandé aux autorités de l’autoriser à se rendre à l’étranger pour y bénéficier de soins médicaux, mais elles ont refusé d’accéder à cette demande. À la fin de l’année, sa femme, Liu Xia, était toujours sous surveillance et assignée à résidence de manière illégale. Elle était soumise à ces mesures depuis l’attribution du prix Nobel de la paix à son mari en 2010. Au moins 10 militants ont été arrêtés pour avoir organisé des cérémonies à la mémoire de Liu Xiaobo ».

 

Ce dissident a été arrêté puis condamné à neuf ans de prison pour « subversion » en 2009. Mort d’un cancer en juillet 2017 peu après sa libération - et non en détention -, il avait obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2010 avec l’appui enthousiaste des pays occidentaux. Philosophe iconoclaste, il résumait ainsi sa pensée dans un entretien accordé à la presse en 1988 : « Choisir de vivre signifie choisir le mode de vie occidental. La différence entre le mode de gouvernement occidental et le mode de gouvernement chinois, c’est la même que celle entre l’humain et le non-humain, il n’y a pas de compromis. L’occidentalisation est le choix non pas de la nation, mais de la race humaine ». Pour comprendre – sans la justifier pour autant - la réaction des autorités chinoises, il faut procéder à un exercice de transposition. Remplaçons les mots « occidental » par « aryen » et « chinois » par « juif » : il est clair que ce genre de propos, en France, entraînerait des poursuites judiciaires contre son auteur. Mais ce ne fut pas la seule audace de Liu Xiaobo. Admirateur de la politique étrangère des Etats-Unis, il ne manqua jamais une occasion de féliciter rétrospectivement ce pays pour la guerre de Corée – qui coûta la vie à 600 000 Chinois -, la guerre du Vietnam et l’invasion de l’Irak. Enfin, il affirma que pour connaître les bienfaits de la civilisation occidentale « la Chine devrait de nouveau devenir une colonie pendant 300 ans et qu’elle devrait être divisée en 18 États ». On peut s’indigner du traitement infligé à un intellectuel qui dit ce qu’il pense. Mais lorsqu’il réclame la colonisation de son pays par des puissances étrangères, il doit s’attendre à avoir des ennuis. L’arrestation de Liu Xiaobo montre que les autorités chinoises ne badinent pas avec le patriotisme et qu’il y a des limites à la liberté d’expression dès que l’intérêt national est en jeu. Mais est-ce différent ailleurs ? Quel sort serait réservé à un citoyen français qui déclarerait que les Français ne sont pas des êtres humains et réclamerait ouvertement l’invasion de la France par la Russie ?

 

Après cette ode attendue à Liu Xiaobo, le rapport de l’ONG américaine évoque des évolutions législatives jugées néfastes aux droits de l’homme. « Cette année encore, des lois et règlements répressifs relatifs à la sécurité nationale ont été élaborés et adoptés, conférant aux autorités davantage de pouvoir pour réduire l’opposition au silence, censurer les informations, et harceler et poursuivre en justice les défenseurs des droits humains ». En guise d’illustration, le rapport se livre à une narration qui a le mérite de se référer à des événements précis. L’événement le plus important – le seul à faire l’objet d’une relation détaillée dans le rapport - eut lieu en juillet 2015. « Sur presque 250 personnes qui ont été interrogées ou placées en détention par des agents chargés de la sûreté de l’État à la suite de la vague de répression sans précédent lancée par le gouvernement contre les avocats spécialistes des droits humains et des militants en juillet 2015, neuf ont été déclarées coupables de subversion du pouvoir de l’État, d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État ou d’avoir cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public ». Le rapport précise ensuite que sur ces neuf personnes, cinq sont toujours emprisonnées, trois ont été condamnées à la prison avec sursis et la dernière a été exemptée de condamnation pénale. A ces neuf cas, le rapport ajoute quatre autres cas d’arrestations qui se sont conclues par trois condamnations à la prison et par une libération sous caution.

 

Les autres événements du même ordre mentionnés par le rapport de l’ONG concernent ensuite « onze militants arrêtés pour avoir commémoré la répression de Tiananmen en 1989, pour avoir provoqué des conflits et troublé l’ordre public ». Deux d’entre eux ont été maintenus en détention, et un autre a été condamné à trois ans d’emprisonnement. Le rapport ajoute trois arrestations de « militants en faveur du droit du travail » ayant abouti à une libération sous caution et à une condamnation pénale. S’agissant de la « répression des activités sur internet », douze personnes seraient encore incarcérées, la plupart en attente de leur jugement. Cette partie du rapport d’Amnesty International a l’avantage d’être relativement précise : elle fournit des chiffres, mentionne les noms des personnes concernées et indique le traitement qui leur a été réservé. Si l’on synthétise toutes ces données, on obtient au total 280 arrestations ou interpellations, 22 incarcérations et 10 condamnations pénales, les peines de prison allant d’un an à huit ans. Il y aurait aussi – le rapport emploie le conditionnel – quelques cas de mise en résidence surveillée et un cas énigmatique de « disparition » non résolue sur laquelle l’ONG se montre prudente.

 

La deuxième partie du rapport traite des religions et des minorités qui feraient l’objet de graves discriminations de la part du pouvoir chinois. « Cette année encore, les pratiquants du Fa Lun Gong ont été la cible de persécutions, de détentions arbitraires, de procès iniques ainsi que d’actes de torture et d’autres mauvais traitements ». Mais pour illustrer cette répression généralisée des activités religieuses, Amnesty International ne cite qu’un seul cas : « accusée d’utilisation d’un culte néfaste dans le but de nuire au maintien de l’ordre, Chen Huixia était en détention depuis 2016. En mai, son procès a été reporté après que son avocat a demandé au tribunal de ne pas retenir à titre de preuves des éléments obtenus sous la torture ». Mais c’est surtout la situation des Ouighours et des Tibétains, on s’en doute, qui préoccupe l’ONG occidentale. « Dans le rapport sur sa mission de 2016 en Chine, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté a déclaré que si les progrès en matière de lutte contre la pauvreté étaient généralement impressionnants, la situation des Tibétains et des Ouïghours restait très problématique, et que la plupart des minorités ethniques en Chine étaient exposées à de graves atteintes aux droits humains, notamment des taux de pauvreté particulièrement élevés, une discrimination ethnique et des déplacements forcés ».

 

A l’appui d’un tableau aussi alarmant, on aurait aimé prendre connaissance de faits précis. En guise d’illustration, l’ONG mentionne deux arrestations et six immolations par le feu au Tibet. Les circonstances de ces suicides ne sont guère élucidées par le rapport, contrairement aux deux arrestations mentionnées. Au total, la disproportion entre les faits rapportés et la description apocalyptique qui en constitue la toile de fond est patente. On notera que le rapport ne s’étend guère sur la situation au Tibet. Il y a longtemps que le dalaï-lama ne réclame plus l’indépendance de sa province natale, peu à peu passée sous les écrans-radars de la compassion occidentale. Dans la même veine, l’affirmation des auteurs du rapport selon laquelle « la plupart des minorités ethniques en Chine étaient exposées à de graves atteintes aux droits humains » est complètement surréaliste. La Chine reconnaît officiellement 54 nationalités minoritaires. Les seules à avoir historiquement rencontré des difficultés avec le pouvoir sont les Tibétains et les Ouïghours. Minorité la plus nombreuse (18 millions de personnes), les Zhuang sont parfaitement intégrés, de même que les musulmans Hui. Exemptées de la politique de l’enfant unique - ce fut un privilège énorme - , elles ont bénéficié de mesures en faveur de leur culture et d’investissements dans les régions (souvent déshéritées) qu’elles habitent depuis des siècles. Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme peut toujours polémiquer, rien de concret ne vient étayer ses affirmations.

 

La cause ouïghoure ayant remplacé la cause tibétaine dans le cœur des Occidentaux, la partie du rapport consacrée à cette question est évidemment beaucoup plus longue. Elle insiste – à juste titre - sur la répression impitoyable des « activités extrémistes » par les autorités chinoises. Mais le rapport ne donne aucune source précise et ne fournit aucune donnée chiffrée. On lit même ce genre de choses, qui atteste le sérieux des rédacteurs lorsqu’ils quittent le terrain de la relation factuelle pour celui de l’affabulation par ouï-dire : « Selon des informations parues dans les médias, dans toute la région, les familles ont reçu l’ordre de remettre aux autorités leurs exemplaires du Coran et tout autre objet religieux en leur possession, sous peine de sanctions ». En réalité, le gouvernement chinois a fait retirer de la circulation des livres relevant de la littérature religieuse extrémiste. Faut-il le lui reprocher, dans un pays où les attentats djihadistes ont fait des centaines de morts depuis 2009 ? On s’attendait, enfin, à trouver un développement consistant sur l’abominable répression frappant les Ouïghours. Le rapport mentionne les « centres de rééducation » mis en place par le gouvernement, mais il n’y a pas une ligne sur les « camps de concentration » dans lesquels seraient entassés, selon la presse occidentale unanime, « un million de Ouïghours ». Ayant sans doute peur du ridicule, Amnesty International a observé sur le sujet une prudence salutaire. Il est vrai que pour mettre en prison un million de Ouïghours, il faudrait capturer la moitié de la population adulte masculine d’une minorité qui compte dix millions de personnes. Aucune source sérieuse n’a jamais étayé ces accusations grotesques, et l’énormité du mensonge finira sans doute par tuer le mensonge.

 

En additionnant les données fournies par le rapport d’Amnesty International, on peut conclure que le gouvernement chinois a violé les droits de l’homme en 2017 en procédant à un nombre indéterminé d’arrestations et d’interpellations dont plusieurs centaines sont identifiées et documentées. Au total, Amnesty International dénombre également une trentaine d’incarcérations et une vingtaine de condamnations pénales – avec des peines de prison d’un à huit ans – infligées à des personnes accusées (à tort ou à raison) de trouble à l’ordre public ou d’activité subversive. S’ils sont exacts, ces éléments sont à prendre en considération. Il est clair que le gouvernement chinois exerce une surveillance généralisée, traque les activités subversives et ne lésine pas sur les moyens pour y mettre fin. On peut toujours – surtout de loin - juger cette politique dictatoriale et condamner un régime que ses détracteurs qualifient de « totalitaire ». Mais il n’est pas sûr que les Chinois voient les choses de la même façon. Même s’ils souhaitent qu’elle s’adoucisse au fil du temps, ils jugent cette sévérité indispensable à la stabilité du pays et à la lutte contre l’ingérence étrangère. La répression exercée contre les organisations extrémistes du Xinjiang, par exemple, fait l’objet d’un large consensus, et les événements de Syrie – ou de Libye – ont conforté l’opinion chinoise dans son aversion pour cette idéologie mortifère et suscité l’inquiétude des autorités face à cette menace stratégique.

 

Si l’on accrédite la relation des faits par l’ONG américaine - c’est mon postulat initial - , il est tout aussi clair que la répression, en République populaire de Chine, frappe un nombre extrêmement limité de personnes. Les trente incarcérations et les vingt condamnations qu’a connues la Chine en 2017 sont à comparer, par exemple, avec la répression qui frappe les Gilets Jaunes depuis novembre 2018. Avec 8 500 arrestations, 1 800 condamnations pénales, 200 incarcérations et 110 blessés graves dont 19 personnes énuclées, le bilan de la répression policière et judiciaire qui s’est abattue sur ce mouvement populaire est impressionnant. La population chinoise représentant vingt fois celle de la France, il suffit d’appliquer ce ratio pour avoir une idée de ce que donnerait la répression d’un mouvement analogue en Chine : des dizaines de milliers d’arrestations, 36 000 condamnations pénales et 2 000 blessés graves. Avec les chiffres fournis par Amnesty International, on en est très loin ! La France se targue d’être une « démocratie » et fait la leçon aux Chinois, mais on y arrête des milliers de manifestants, on en mutile des dizaines et les tribunaux envoient en prison des centaines de personnes. Vingt condamnations transforment un pays d’un milliard 410 millions d’habitants en dictature totalitaire, 1 800 condamnations dans un pays de 67 millions d’habitants lui valent le titre de démocratie exemplaire. Comprenne qui pourra !

 

(1)https://www.les-crises.fr/amnesty-international-chine-2017-2018/?fbclid=IwAR0jlMUG3e3JkC_6-0zE8la8fMZDswYAzzBEydaigVuI2YimnGa4gu7siPM

 

 

 

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La France n’a qu’un seul drapeau. Par Henri Guaino.

23 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Comité pour une Nouvelle résistance

La France n’a qu’un seul drapeau
La France n'a qu'un drapeau, celui du milieu
  • par Henri Guaino

Réagissant à la décision de l’Assemblée nationale d’associer drapeaux français et européen dans les classes, Henri Guaino l’affirme : une nation n’a qu’une bannière et personne n’ira mourir pour une organisation comme l’Union européenne.

L’Assemblée nationale a approuvé un amendement qui rendrait obligatoire la présence du drapeau français dans les salles de classe. Curieuse idée à laquelle personne n’avait jamais songé depuis la création de l’école de la République. Il n’est pas sûr que cela suffise à réveiller le patriotisme, mais après tout le drapeau américain est bien présent dans les salles de classes aux États-Unis. 

Ce n’est pas la présence du drapeau français qui pose problème mais la volonté d’associer le drapeau européen au drapeau tricolore comme s’il y avait équivalence entre les deux. C’est devenu une manie du politiquement correct : partout on met la bannière de l’Union européenne à côté du drapeau français comme s’il fallait s’excuser de montrer ce dernier en attendant de le faire disparaître. Ceux qui tiennent à cette association rétorqueront qu’elle est naturelle puisque la France est un pays membre de l’Union européenne.

Dans un vrai drapeau, il y a l’âme d’un peuple, dans l’enseigne d’une organisation il n’y a que de la communication

À ce compte-là, la France étant membre de l’ONU et même membre permanent du Conseil de sécurité, Il serait logique d’associer au drapeau français celui de l’ONU et tout naturellement aussi celui de l’OTAN dont la France est membre fondateur et, contrairement à ce que l’on entend parfois, n’a jamais cessé de l’être depuis sa création. Des soldats français ont bien été, ou sont encore, engagés sous la bannière de l’ONU et celle de l’OTAN. Pourtant on ne voit pas partout dans le pays le drapeau français associé à celui de l’OTAN et de l’ONU. Car c’est une chose de se battre sous un drapeau et une autre de se battre pour un drapeau, de risquer sa vie pour son drapeau. Sous la bannière de l’ONU et de l’OTAN, le soldat français ,comme le soldat américain, reste soldat de son pays et se bat pour lui. Les casques bleus qui sont tués en opération sont morts parce que leur pays leur avait confié une mission. Ils ne sont pas morts pour l’ONU : on meurt pour une patrie, pour un idéal, on ne meurt pas pour une organisation. L’ONU, l’OTAN sont des organisations qui peuvent parfois être les instruments d’un idéal mais elles ne sont pas par elle-même des idéaux ni des patries. Il y a du sacré dans la patrie, il n’y en a pas dans l’ONU ou dans l’OTAN, encore moins dans l’Union européenne sous la bannière de laquelle aucun soldat ne s’est jamais battu, aucun citoyen n’a jamais risqué sa vie.

L’Union européenne n’est pas la civilisation occidentale

Peut-on mourir pour l’Europe comme lord Byron alla mourir pour la Grèce à Missolonghi ? Mourir pour la civilisation européenne, oui. Mourir pour l’idéal humain que l’Europe a forgé et qui, au-delà de la diversité des nations, forme le socle de la civilisation occidentale, oui.

Mais l’Union européenne n’est pas la civilisation occidentale. L’union européenne n’est pas une culture ni un idéal: c’est, elle aussi, une organisation. L’Europe existait avant que cette organisation vit le jour, elle existera après. L’Union européenne n’est pas un régime. On peut mourir pour la République, pour la Démocratie, pour la Monarchie… on ne meurt pas pour une bureaucratie, pour une technocratie, pour une commission. On peut mourir pour la Liberté, mais l’Union européenne n’est pas la Liberté avec une majuscule. On peut mourir pour la Paix, mais l’Union européenne n’est pas la Paix et aucune organisation n’a jamais empêché la guerre. Un État fédéral n’empêche pas les guerres civiles, ni la guerre de sécession aux États-Unis, ni celle de la Yougoslavie, la Société des Nations n’a pas empêché la deuxième guerre mondiale, pas plus que l’espèce de monnaie unique qu’était l’étalon or n’a empêché la première guerre mondiale. Ce n’est pas l’Union européenne qui a donné la paix à l’Europe, c’est la paix qui a permis à l’Union européenne de voir le jour. Les organisations sont passagères, transitoires, elles changent, disparaissent, renaissent en fonction des circonstances. Une patrie, une nation, une civilisation ne sont pas une affaire de circonstances. L’Europe, la vraie, n’est pas une affaire de circonstances. Croire qu’avec une monnaie unique, un droit unique, une enseigne unique on va faire une nouvelle patrie, une nouvelle nation, relève d’une idée bien superficielle de ce que sont les patries, et les nations.

Dans un vrai drapeau, il y a l’âme d’un peuple, dans l’enseigne d’une organisation il n’y a que de la communication. N’importe quel bout de chiffon ne peut pas exprimer un sentiment national. Le drapeau tricolore, lui, «a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie». Il se suffit à lui-même. La France n’a qu’un seul drapeau.

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La genèse du système représentatif a un caractère de classe très précis

23 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #La France

La genèse du système représentatif a un caractère de classe très précis

Je vais tenter de montrer que la genèse du système représentatif a un caractère de classe très précis. D’ailleurs la notion de « démocratie représentative » n’existe pas à l’origine ni durant les années soixante, elle nous vient de Mitterrand en 80-81. La conception courante de la politique en découle.

La structure étatique est conçue comme un organisme spécialisé rendant possible d’assembler les diverses composantes d’un peuple en les mettant en extériorité des processus de cet assemblage, donc en les dépossédant et en les dominant. Ainsi notre premier point commun identitaire nous est donné du haut d’un système vertical. On évoque ainsi les politiques publiques comme un synonyme de l’Etat. Le mot « public » est abusivement assimilé à l’Etat. Pourtant, il suffit de parler d’opinion publique pour mesurer à quel point il n’y a pas de synonymie entre public et Etat. L’Etat se substitue régulièrement au collectif.

Contrairement aux images construites par les vainqueurs -comme toujours- les acteurs de Thermidor qui allèrent du Directoire en 1794 à Napoléon n’eurent de cesse de contenir le peuple en dehors des possibilités d’interventions. Ecoutons Joseph Sièyès, pilier du Tiers Etat déclare durant les séances de la Convention : « le peuple ne peut parler par lui-même parce qu’il n’a pas d’existence politique propre, il ne peut parler que par ses représentants ». Ecoutons Boissy d’Anglas en 17941 : La Constitution de 1793 organise l’anarchie parce que « le pouvoir est trop faible et que les assemblées primaires [de quartiers] livrées au suffrage universel, sont une des principales sources d’anarchie parce qu’elles y concentrent un pouvoir important et que le peuple y est constamment délibérant (…) seuls les meilleurs [éthymologiquement une aristocratie] sont aptes à gouverner. Ceux qui possèdent une propriété sont attachés aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve et qui doivent à cette propriété et à l’aisance qu’elle donne l’éducation qui les a rendus propres à discuter avec sagacité et justesse les avantages et les inconvénients des lois…» Ainsi le peuple est souverain mais dans la mesure où tout se fait en son nom et sans lui : selon Cabanis « le vrai système représentatif où tout se fait au nom du peuple et pour le peuple ; rien ne se fait directement par lui ; il est la source sacrée de tous les pouvoirs mais il n’en exerce aucun… le peuple est souverain mais tous les pouvoirs dont sa souveraineté se compose sont délégués… ». Ce qui faisait dire au Jacobin Pétion que selon eux, on était citoyen juste le temps de désigner à qui on doit obéir ensuite. Pour tous les Thermidoriens, il est grand temps que « la Révolution s’arrête ». Pour saisir le sens profond de qui doit être force de pouvoir, il faut savoir qu’en 1795, le gouvernement a abolit une loi de 1793 qui interdisait la création des société financières.

A la différence de 1793 et de 1848, l’innovation de la, 3ème République, a été de dissocier République et Révolution, faisant de la conflictualité une anomalie, renvoyant le rôle politique du peuple aux seules élections2. Et ce, suffisamment durablement pour que l’association République-Révolution paraisse aujourd’hui incongrue. Toute autre forme d’accès à la politique n’étant que de l’ordre d’un droit strictement individuel à avoir ses opinions. Contrairement à ce qu’avaient exprimé les révolutionnaires de la Commune et ceux de Février 1848 et après l’échec de ces mouvements, la sphère du travail est isolée du politique. On oublie trop vite que Thiers et Mac-Mahon qui participent activement à la fondation de la Troisième République étaient des monarchistes. A ses pairs qui s’étonnent qu’il s’engage sur la voie du suffrage universel masculin, Thiers rétorque : « outre que la demande est trop forte, 1830… 1848… 1871… n’en avez-vous pas assez d’être pris par surprise ? Le droit de vote sera le moyen de prendre régulièrement le pouls des classes dangereuses… ». Il poursuit en précisant que c’est aussi le moyen de dissocier les « élites républicaines » de ces « classes dangereuses ». Il inscrit ainsi dans la durée, la dissociation entre mouvements sociaux et espace institutionnel. Cette dissociation entre social et action politique va perdurer : en 1968, le mouvement impose la reconnaissance de l’action syndicale dans l’entreprise, mais évacue l’activité politique. Ce qui équivaut à intégrer comme normalité qu’on ne peut être citoyen et travailleur en même temps. Et cette normalité s’impose encore aujourd’hui au mouvement démocratique. C’est dire combien la conception de la politique dominante a un contenu de classe précis.

Après 1871, le regard porté par le mouvement ouvrier sur l’échec de l’insurrection a poussé à un parlementarisme et à un étatisme qui ont finalement dominé lors de la constitution de la Seconde Internationale et la Troisième. Depuis 1871 c’est sur fond de défaite du mouvement ouvrier que la normalité politique se développe. Elle fait de l’étatisation de la politique l’évidence qui va servir de colonne vertébrale à la suite. Héritant de la crainte de l’échec, une part majeure du mouvement ouvrier tend à réduire l’antagonisme avec le Capital à la seule redistribution des richesses, en limitant la question du pouvoir à comment « le prendre », et sans vraiment aborder d’autres formes de pouvoir possibles. Pourtant Marx trouvait qu’un des intérêts de la Commune était de ne pas avoir cherché à prendre le pouvoir d’Etat tel qu’il est mais d’avoir exploré d’autres conceptions, à savoir comment le peuple à travers sa participation à des comités pouvait lui-même se transformer en lieu et donc en force de pouvoir.3

Ainsi nous héritons de la République sans la démocratie. Toute la conception de la politique en découle. Les Partis s’inscrivent dans cette normalité. Le but étant « la prise du pouvoir d’Etat » (même de la part de ceux qui parlent de le rendre au peuple…ensuite) ils reproduisent cette conception délégataire.

Ainsi, il me paraît nécessaire de revoir non seulement nos démarches mais aussi nos outils d’analyse à partir du point de vue de la foule. Cela ne veut pas dire que tout ce qui vient d’elle serait bon à prendre mais que les transformations révolutionnaires de la société ne se produiront pas à partir de concepts et de programmes bien rangés mais à partir des confrontations que le caractère inévitablement chaotique de tels mouvements rend indispensables et possibles.

Bonnets Rouges, Climat, Mouvement des femmes, marches de chômeurs, Gilets Jaunes… autant de mouvements sans leaders, sans répondre à l’appel d’une ou d’organisations précises… Autant de mouvements qui surgissent, non pas de nulle part mais d’ailleurs que dans le cadre des structures lui préexistant. C’est l’expression du refus des « interprètes » qui finissent par parler (et penser) au nom des intéressés mais aussi et surtout à leur place. C’est déjà un acte profondément politique. A ce stade je penserai utile d’avoir une séance sur « conception de l’organisation ».

C’est dans ce cadre que peut devenir pertinente la question du fait électoral ? Que devient-il si l’on refuse toute délégation de pouvoir et toute indépendance des élus ? Ce que nous avons abordé comme système politique soumis à l’Etat et profondément délégataire a fait faire l’expérience douloureuse d’être continuellement floués par les élections. On peut espérer que ce soit parce qu’on a toujours élu les mauvais et pas encore les bons mais l’expérience mondiale fait dire que soit on n’a vraiment pas de chance, soit que c’est définitivement l’échec soit… que ce type d’élections ne débouchera jamais sur autre chose mais que cela ne supprime pas pour autant le vote. Si agir devient consciemment la volonté de prendre du pouvoir sur celui des capitalistes ou de l’Etat, les échéances électorales ne seraient plus de l’ordre de la délégation mais de matérialiser (dans un premier temps) cet arrachage de pouvoir. Il ne s’agit plus de « soutenir » des forces, souvent jugées « les moins mauvaises » et de voter de plus en plus par défaut mais de désigner – non pas de représentants – mais des partenaires porteurs des réalités des mouvements et des exigences populaires ; des porte-parole. Cela ne fait pas des élus de simples éponges passives mais bien des participants aux mouvements et c’est sur la base de cette participation qu’ils sont chargés de mission. Les capacités du mouvement populaire ne devraient pas s’arrêter devant la nécessité d’instituer ses aspirations et volontés pour en confier la responsabilité à d’autres. En incluant le champ institutionnel dans sa volonté d’imposer ses choix, le mouvement populaire peut à partir de ses délibérations locales transformer les lieux du système représentatif en lieu de coordination et de mise en cohérence. Le système représentatif et le monopole des partis sur l’institué peuvent être dépassés. La défiance envers les institutions dit qu’il y a une disponibilité pour engager un tel processus. Proposer que de la même manière que l’on réclame son dû, on crée toutes les conditions politiques et institutionnelles de la réalisation de ce que l’on veut n’est rien d’autre que de rétablir l’unité de l’individu avec lui-même.

Pierre Zarka, 19 janvier 2019


1 Cité par Marc Belissa et Yannick Bosc in Le directoire / La République sans la démocratie, ed. La fabrique

2 Voir Samuel Hayat : Quand la République était révolutionnaire et Michèle Riot-Sarcey : le procès de la Liberté

3 Karl Marx : Les luttes de classes en France. Editions sociales

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Macron ou la tentation puérile du contrôle total de la parole : la parodie dictatoriale. Par Karine Bechet Golovko.

6 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #les Gilets jaunes, #La Russie

mercredi 6 février 2019

Macron ou la tentation puérile du contrôle total de la parole : la parodie dictatoriale
 
 
 
Notre cher Président nous abreuve à l'écoeurement de ses sorties médiatiques, plus profondes les unes que les autres, sans oublier que sa Grande tournée post-électorale s'y prête, faisant pâlir de jalousie le fantôme de Khrouchtchev. Entre monopole de l'écran, tentation de surveillance des journalistes et fantasmagorie complotiste anti-russe, la gouvernance en mode Macron nous présente un mélange malsain de puérilité, logiquement accompagné par une image de soi pour le moins surévaluée. Bref, une statue virtuelle géante d'un gamin capricieux.  Plus sérieusement, tout se prête à une parodie de tentation dictatoriale, car même pour être dictateur il faut de la carrure. Et un Etat.
 
L'enfant-roi. Ces individus qui n'ont pas pu se confronter à des limites et voient le monde comme leur propre terrain de jeu, devant se plier à leur volonté toute puissante. C'est une de ces crises d'infantilisme aiguës que Macron a eu ces derniers jours devant les journalistes, venus recevoir la sainte parole. Mais la digestion fut .... contrariée.
 
Comme le publie Le Point, Macron n'est vraiment pas content du travail des journalistes en France, qui depuis quelque temps, ont la mauvaise idée de ... le critiquer. Non, pardon, de ne pas traiter objectivement l'information, de ne pas la hiérarchiser. Rappelez-vous, il affirmait en juillet que l'affaire Benalla n'intéressait personne. Or, les médias continuent à en parler, font même des révélations ... Quel manque de professionnalisme, c'est incroyable. D'ailleurs Médiapart a eu le droit à une tentative de perquisition. Vérifions les sources très Cher ....
 
Après la fameuse loi sur les Fakes News, qui sont souvent la vérité de l'autre, Jupiter a la bonne idée de vouloir passer les journalistes sous contrôle. La logique est évidente. Dans un monde de l'information, où la gouvernance réelle n'est de toute manière plus vraiment exercée au niveau national en raison des mécanismes d'intégration et de globalisation, celle-ci a besoin de maîtriser le discours pour garder les apparences et préparer les bonnes âmes à des changements, pour lesquels ils ne sont pas forcément ni prêts, ni favorables. Bref, l'information c'est le pouvoir - et la garantie de la paix sociale au prix de l'endormissement collectif. Citons :
« Le bien public, c'est l'information. Et peut-être que c'est ce que l'État doit financer. Le bien public, ce n'est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c'est l'information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s'assurer qu'elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l'information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »
Il n'y a pas d'informations neutres, il y a toujours un choix : traiter ou ne pas traiter un fait, le présenter et ainsi le transformer en information, l'analyser ou éviter de préciser les conséquences / origines. C'est un processus intrinsèquement subjectif. Macron propose donc de mettre les journalistes sous tutelle d'un groupe de "journalistes-élus", qui pourront ainsi contrôler la "vérité d'Etat". Comme le relève, de manière irrévérencieuse (il faudra faire quelque chose ....) le journal Le Point:
Le fantasme macronien de ce service d'information d'État délégué à des journalistes stipendiés à cet effet amusera certainement les amateurs d'histoire soviétique. Le rôle de la Pravda – « vérité », en russe – était aussi de servir de référence aux autres journaux, qui reproduisaient d'ailleurs régulièrement ses éditoriaux... La France n'est, bien sûr, pas l'Union soviétique, mais il faut se souvenir qu'il n'est rien de tel qu'un journaliste pour contrôler d'autres journalistes.
Or, l'autre problème, fondamental, est que l'allégeance journalistique au pouvoir a déjà conduit la profession au discrédit de ce qui se nomme les "médias mainstream". Les gens cherchent des sources alternatives, parfois et souvent folkloriques, mais aussi recourent à d'autres médias, non affiliés au pouvoir. En France, c'est dans cette frange que se placent les médias russes RT et Sputnik et ça marche. Mais comme ça ne peut pas marcher, c'est de la manipulation :
"Les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C'est Russia Today, Spoutnik, etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n'est plus BFM qui est en tête, c'est Russia Today. "
Accusés de manipuler l'opinion publique et de la monter contre le pouvoir, c'est-à-dire contre Jupiter lui-même. Ce qui provoque la hargne de notre cher Président, qui ne les a toujours pas accrédités à l'Elysée. Citons un autre article du journal Le Point, qui, comme nous allons le voir, ne sera pas resté sans conséquence (et je ne parle pas uniquement de la montée soudaine de popularité de Jupiter selon les sondages de la presse) :
Douze semaines après l'embrasement du mouvement des Gilets jaunes, le président de la République pointe la responsabilité des médias, leur « naïveté » face à ce qu'il considère comme une manipulation des extrêmes, avec le concours d'une puissance étrangère. La Russie de Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik, affleure dans son discours. Bien entendu, le président de la République fait la part des choses entre les revendications légitimes de la France des ronds-points sur le pouvoir d'achat (et à laquelle il a consenti dix milliards d'euros) et les « 40 000 à 50 000 ultras violents qui veulent abattre les institutions ». Emmanuel Macron a refusé d'accréditer Russia Today à l'Élysée, considérant comme dangereux cet organe de propagande.
40 à 50 milles ? Ultras violents ? Cela correspond presque aux chiffres officiels pour toute la France ... J'ai comme un doute ... passons.  Rappelons qu'il y avait à peine 100 000 personnes sur le Maidan en Ukraine, que eux étaient réellement violents et que c'est justement la raison pour laquelle l'Etat ukrainien s'est effondré. Ces affirmations de Macron sont totalement hors-sol.
 
Peu importe, revenons au fond du problème - l'info incontrôlée. Ainsi, l'affaire Benalla ne vient pas du fait que l'Elysée, sous Macron, ait un comportement mafieux, non, cela vient du "soutien" médiatique étranger. Les Gilets jaunes - pareil. Les Français aiment Jupiter leur Guide En Marche, mais les médias se font manipuler par les réseaux sociaux. Et ne donnent pas les "bonnes" informations. Qui est derrière les réseaux sociaux ?
 "Or, dans l'affaire Benalla comme Gilets jaunes, la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90 % des mouvements sur Internet. De plus en plus, des chaînes d'information disent « ceci est important, ceci est légitime » parce qu'il y a du mouvement sur Internet. Ce mouvement est fabriqué par des groupes qui manipulent, et deux jours après, ça devient un sujet dans la presse quotidienne nationale et dans les hebdos. "
D'où sort ce chiffre ? Aucune idée, mais comme Jupiter l'affirme, ça ne se discute pas. Car c'est évident. Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des fachos ou des "salauds" de Russes, bref cet autre qui ne peut être acceptable, qui n'est pas accepté, car toute contestation est inconcevable, Jupiter est le Bien et le Vrai, il faut être facho ou Russe pour ne pas le comprendre. 
 
Et évidemment, pour continuer le délire complotiste d'un Moi qui part à la dérive, c'est bien la Russie qui est derrière Jojo le Gilet Jaune, quand il en a ras-le-bol de la Macronie. Autrement dit, pas le gentil GJ qui va monter une liste aux européennes, comme on l'attend de lui, qu'il entre dans le jeu et qu'il bouffe comme les autres à la gamelle, mais celui qui veut que les choses changent. Cet agent de Poutine.
 
Dans cet article, Macron a dérapé. Suffisamment pour provoquer, même au sein de la presse largement soumise, un léger sursaut - d'inquiétude plus que d'indignation.
 
En Russie, en revanche, ces déclarations sont très mal passées. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement envoyé une note diplomatique à l'Ambassade de France à Moscou, afin qu'ils précisent quelle est la position officielle de la France quant à l'ingérence russe dans les affaires étrangères françaises, quant aux liens de la Russie avec la "fachosphère" et la "gauchosphère". Mais aussi pour comprendre dans quelle mesure les médias français ont fidèlement reproduit la parole présidentielle - notamment en ce qui concerne Sputnik et RT :
«Ces déclarations ont-elles été faites ? A quoi étaient-elles liées ? Cette publication comprenant les citations des propos du président français doit-elle être considérée comme la position officielle de l’Etat ?» : telles sont les interrogations transmises par la diplomatie russe à son homologue français, selon Maria Zakharova. Le but de Moscou : s'assurer que ces accusations pouvaient être analysés comme la «position officielle de Paris sur la question».
Mais que l'on se rassure, rien n'est perdu et l'Ambassade de France pourra toujours en appeler à l'amour universel. Le Secrétaire d'Etat au numérique propose une loi, après celle des Fakes News, pour mieux contrôler les contenus publiés et rendre le monde meilleur, gommé de tout ce qui dérange.
 
 
Un grand monde d'amour. Avec du contenu positif. Et peu importe que vous vouliez ou non de cet amour, on va vous aimer "de force". Je n'irai pas plus loin dans le parallèle ...
 
Nous voguons toutes voiles sorties vers une parodie dictatoriale. Parodie, car même pour la dictature, notre époque est dépassée, trop faible. Plus d'Etat, plus de chef d'Etat, plus de pouvoir. Il ne reste que la comm avec un acteur, plus ou moins bon, plus ou moins mauvais, qui joue sur un territoire aux contours floutés. Et quasiment plus aucun mécanisme de contrôle non plus. Le seul avantage pour les opposants : les balles réelles ont été remplacées par des tirs de LBD 40. Pour le reste, le contrôle de la parole se porte à merveille !
 
 
1 commentaire:
  1. Depuis 1/2 siècle, les seuls mérites des présidents français sont de nous faire regretter leur prédécesseur; un exploit !

    Après Alstom, les suivants sur la liste des braderies de la quinzaine sont:

    Areva
    Lafarge
    Airbus (au revoir Toulouse...)

    ------- TOUT DOIT DISPARAITRE ! -----------

    DEPECHECHEZ VOUS, ILS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE !

    NB: cette liste est non exhaustive

    Si vous voulez en savoir plus:

    https://www.voltairenet.org/article205016.html

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Macron concède et Merkel empoche : une approche rationnelle et critique du traité d’Aix la Chapelle. Par Emmanuel Maurel.

3 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #l'Allemagne

Les complotistes et l’extrême droite se sont emparés du traité franco-allemand négocié dans l’opacité. S’il faut démentir délires et contre-vérités, il ne faut pas s’interdire de mettre en débat les (nombreux) points problématiques du texte.

« L’amitié franco-allemande » demeure un pilier de l’imaginaire politique de ce côté-ci du Rhin, agissant comme le signal convenu du discours « pro-européen ». « L’Europe c’est la paix », sous-entendu « la paix avec l’Allemagne », et force est de reconnaître que cet argument, au regard des catastrophes humaines des 19ème et 20ème siècles, n’est pas dénué de fondement.

Historiquement, l’idée d’un rapprochement, voire d’une unité politique entre les deux pays remonte d’ailleurs aux avant-guerres mondiales. On oublie par exemple que d’après le grand historien Henri Guillemin, le Chancelier Bethmann-Hollweg avait proposé à la France, à l’orée du 20ème siècle, de mettre fin à son Entente Cordiale avec le Royaume-Uni et d’opérer un renversement d’alliance au profit de l’Allemagne. Ainsi, la domination des deux grands États continentaux sur l’Europe aurait été assurée. Amputée de l’Alsace-Lorraine, la France n’avait pas donné suite.

Puis les enseignements de la Première Guerre mondiale, avec la réconciliation esquissée par Aristide Briand, et évidemment ceux de la Deuxième, avec la montée irrésistible de l’intégration européenne, inscrivirent définitivement l’amitié franco-allemande à l’agenda politique de tous les gouvernements successifs. Mais de « l’amitié » à « l’unité », il y a un long chemin, à ce jour jamais franchi. L’idée revient périodiquement, émise par des émetteurs aussi divers que Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères de Gerhard Schröder en 2000, qui proposa à Chirac et Jospin les contours d’une véritable « FranceAllemagne » dotée d’un Parlement commun ; ou même du… philosophe maoïste Alain Badiou, pétri d’admiration pour le pays de Kant, Hegel et Marx.

En parallèle, l’approfondissement de la politique de « l’amitié » s’opérait au travers du Traité fondateur de l’Elysée de 1963, dont le Traité d’Aix-la-Chapelle constitue une sorte d’actualisation ou de mise à jour (mais, comme on le verra, au plus mauvais moment). La réalisation la plus spectaculaire de ce volontarisme reste bien sûr l’Union Economique et Monétaire décidée en 1992 à Maastricht sous l’impulsion d’Helmut Kohl et François Mitterrand. L’euro est devenu le symbole et le principal vecteur de puissance de la relation franco-allemande.

Mais si la monnaie unique nous fait entrevoir, à nous Français et Allemands, la possibilité d’un pouvoir géopolitique mondial comparable à celui qu’exercent les États-Unis avec leur dollar, il n’est pas complété par les autres attributs incontournables de la souveraineté – et de sa projection à l’échelle globale : la diplomatie et l’armée. Le Traité qui sera signé ce 22 janvier 2019 se veut essentiellement une réponse à cet impensé, tant les autres sujets abordés dans ce court texte paraissent « décoratifs » face à ces deux grands enjeux. Le problème est qu’un tel saut qualitatif dans la relation franco-allemande ne peut s’opérer sans un véritable partage, un donnant-donnant égalitaire de nos atouts respectifs. Si la France peut donner beaucoup – et elle le fait – l’Allemagne doit aussi donner beaucoup – et elle ne le fait pas. Ou pour le dire plus crûment, Macron concède et Merkel empoche.

Quels sont les atouts de la France ? Elle a sa force diplomatique, particulièrement au travers de son siège de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Certes, l’ONU est comme le disait De Gaulle, un « machin » à bien des égards, contourné aussi bien par la Russie que par les États-Unis lorsqu’ils l’estiment nécessaire. Mais l’ONU est l’instance principale du « Grand jeu » et dans cette enceinte, la France occupe une position qui lui permet de jouer un rôle bien au-delà de sa puissance démographique et économique, comme on l’a vu par exemple en 2003 avec le discours de Villepin contre la guerre en Irak.

Le Traité d’Aix-la-Chapelle institue une coordination étroite entre la France et l’Allemagne préalable à toute expression au sein du Conseil de sécurité, et érige même en « priorité » l’accession de l’Allemagne à la qualité de membre permanent, doté d’un droit de veto à notre égal et celui des quatre autres vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale. Ça n’est pas rien que d’opérer une telle coordination, qui pourrait au fil du temps se transformer en véritable « partage » de notre siège. Ce n’est pas rien non plus, de clore ainsi la plus grande catastrophe humaine des temps humains, en promouvant son grand vaincu et grand responsable (au moment même où des nazis reviennent au Bundestag, au passage). Il s’agit même d’un pas énorme pour la France et rien ne dit que les conditions politiques soient réunies dans notre pays pour le faire accepter en toute connaissance de cause par nos compatriotes.

Le deuxième grand atout de la France est bien sûr sa force militaire et notamment son potentiel nucléaire. Le Traité d’Aix-la-Chapelle assoit logiquement la coordination, voire l’unité diplomatique franco-allemande sur la capacité militaire (notamment par l’institution d’un conseil militaire franco-allemand). Sur ce sujet, le Président de la République ne s’embarrasse pas non plus d’un « grand débat national ».

Plusieurs annonces concrètes sur la coopération militaire ont devancé la conclusion du traité. Nous avons été informés coup sur coup, sans plus de formes qu’une notification éphémère sur un smartphone, que la France et l’Allemagne allaient faire ensemble le prochain avion de chasse, destiné à remplacer l’excellent Rafale français et le médiocre Typhoon hispano-anglo-allemand ; et que la même chose arrivera pour le futur char d’assaut (sur lequel le déséquilibre qualitatif entre France et Allemagne est, convenons-en, beaucoup moins prononcé) ! Cela non plus n’est pas rien ; et cela ne se justifie d’ailleurs même pas au regard des ressources financières à mobiliser pour concevoir et mettre en service un très bon avion, comme l’ont prouvé les Russes (même budget militaire que les Français) avec leur Soukhoï SU-57, bien meilleur que la catastrophe industrielle américaine du F-35, qui a coûté 20 fois plus cher et qui n’est toujours pas opérationnel.

Au-delà des chars et des avions, ce sont évidemment les bombes atomiques qui posent question – et donc notre conception de l’indépendance et de la souveraineté. L’article 4 du Traité semble ouvrir la voie à une mise à disposition de notre arsenal nucléaire comme « parapluie » de toute l’Europe. Cette hypothèse prend d’autant plus corps à la lecture du paragraphe suivant et de l’article 5, qui établissent l’OTAN comme cadre d’expression et de mise en œuvre de la coopération militaire franco-allemande. C’est tout simplement inacceptable.

En aggravant les concessions accordées sans aucune contrepartie par Sarkozy et Hollande sur l’intégration de la France à l’OTAN (c’est-à-dire, en clair, son placement sous commandement américain), Macron se soumet à la conception allemande de l’Europe de la Défense, subordonnée aux États-Unis. Nos « amis » n’en font d’ailleurs pas mystère et ne dissimulent rien. Ces derniers mois, la très belliqueuse et néoconservatrice ministre allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, ne se prive pas d’en appeler, pour un oui ou pour un non, à une « confrontation » avec la Russie. Et il faudrait constituer un conseil de défense commun pour discuter avec ça ? Pour notre part, notre conception de l’emploi de la force militaire, et donc de l’indépendance nationale, restent inscrits dans la tradition Gaullo-Mitterrandienne, et certainement pas dans la théorie Hollando-Sarkozienne !

Parmi les concessions de la France à l’Allemagne, avant d’en venir à la principale, celle de la politique économique, tordons au moins le cou à celle que les complotistes et autres nationalistes étroits agitent sur les réseaux sociaux, et qui n’en est pas une (de concession) : la coopération transfrontalière. Non, l’Alsace et la Lorraine ne seront pas « annexées » par l’Allemagne. Le Traité d’Aix-la-Chapelle propose simplement des instances communes et des ressources financières appropriées pour convenir de mesures au bénéfice des populations, particulièrement les travailleurs transfrontaliers, habitant les régions et länders contigus. Il est par exemple question d’approfondir le bilinguisme. Du point de vue de l’admirable langue de Goethe comme de celui de la notre, cela ne fera de mal à personne, bien au contraire.

Non, ce qui déséquilibre complètement le texte, c’est sa partie économique. Alors que la France inscrit noir sur blanc ses efforts pour partager ses atouts diplomatique et militaire, l’Allemagne maintient, avec la complicité active de Macron, le statu quo complet sur la politique économique, voire l’aggrave, puisqu’il est question à présent d’une « zone économique franco-allemande ». On peine à imaginer ce que cette notion pourrait recouvrer, à part certaines harmonisations juridiques d’ailleurs précisées par le Traité. Mais on a beaucoup moins de mal à deviner qui, dans les circonstances présentes (et futures, puisqu’il n’y a pas de remise à plat des conditions de l’échange), profitera de cette « zone », a fortiori dans le cadre d’un « renforcement de l’Union Économique et Monétaire », c’est-à-dire de l’austérité « ordolibérale » allemande.

Tous les économistes sérieux ont calculé depuis longtemps que l’euro était sous-évalué pour l’Allemagne et surévalué pour la France ; et que dans de telles conditions la restauration de la croissance et de la compétitivité de notre pays ne pouvait résulter que d’une « dévaluation sociale », déroulant le tapis rouge au capital par une baisse des salaires, une amputation de la sécurité sociale, une attaque en règle contre le droit du travail et une mise au pain sec de l’État et des collectivités territoriales.  Le Traité d’Aix-la-Chapelle est à cet égard un petit chef d’oeuvre d’hypocrisie, car si son Préambule (non contraignant) évoque la notion de “convergence sociale ascendante”, l’adjectif “ascendant” disparaît dès l’article 1er (qui lui est contraignant). Ce texte pétrifie donc à nouveau la politique désastreuse suivie par Sarkozy, par Hollande et à présent, sous une forme « radicalisée », par Macron. Il est signé « en même temps » que s’ouvre le « grand débat national », ouvert précisément suite au refus spectaculaire des Français de voir se poursuivre cette politique, dont l’une des nombreuses formes est la baisse des impôts pour les riches assortie de hausses de taxes pour les autres.

En signant ce texte, Macron prend donc le risque de faire bientôt passer la révolte des Gilets Jaunes pour un gentil défilé « peace and love », tant le degré de souffrance sociale exigé par l’adaptation de la France à la rigueur allemande sera élevé à l’avenir. Continuer l’austérité en comprimant toutes les dépenses (et ce, sans aucun espoir de faire vraiment refluer la dette) et en faisant peser tout l’effort d’ajustement sur les classes laborieuse et moyenne, comme c’est écrit en filigrane du Traité franco-allemand, nous promet des lendemains compliqués.

Voici la culture des élites françaises : organiser un grand débat, en excluant du champ de la délibération tout ce qui relève des orientations politiques fondamentales ; négocier en catimini des renoncements supplémentaires qui conduiront à accroître l’étau antidémocratique. De quoi Macron a-t-il peur ? Les Français sont suffisamment raisonnables pour discuter point par point d’un tel traité. C’est en mettant en débat les grands enjeux que la conscience démocratique des citoyens s’élève. C’est pourquoi l’organisation d’un référendum concernant ce traité qui engage l’avenir de la nation me semble indispensable.

Un jour peut-être, un fabuliste écrira « donne-moi ta montre et je te donnerai l’heure, disait Angela à Emmanuel, qui s’empressa de lui offrir ses atouts diplomatiques et militaires sans qu’elle ait besoin de céder le moindre euro pour relancer l’Europe et la France ». Mais ce n’est pas une fable ; c’est la triste réalité. Alors que la relation franco-allemande est économiquement déséquilibrée et que la France a un besoin vital de souplesse budgétaire et monétaire, il n’y a rien à l’horizon d’Aix-la-Chapelle sur ces questions, il y a même la confirmation que rien ne changera.

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