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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

« Du jamais vu ! 2028 CRS en arrêt maladie un jour de manif… La France part à vau-l’eau ! » L’édito de Charles SANNAT

22 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Services publics, #L'armée française, #l'horreur économique

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Quand un État est en faillite, la dernier chose que les dirigeants ont intérêt de faire c’est de donner des sous, ou enfin ceux qu’il reste, aux gus qui portent des armes et qui sont susceptibles de faire durer le régime et de protéger ses représentants de la fureur des peuples.

Cela se passe ainsi, depuis la nuit des temps, des chefs de clans aux chefs de tribus, des rois aux empereurs, de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Afrique, il est une loi humaine de l’exercice du pouvoir : il faut toujours payer ses centurions, sinon, quand centurions pas contents, centurions pas protéger Macron (béni soit son saint nom pour l’éternité et les siècles des siècles, il faut que je faillotte pour me faire bien voir).

Nos dirigeants, ici-bas, semblent avoir du mal à intégrer parfaitement cette règle de base du bon sens absolu et nécessaire à toute survie.

Remarquez, de deux choses l’une : soit Collomb comprend vite et les CRS seront vite payés, soit ils ont la « comprennette difficilette » au gouvernement, et le principe de sélection naturelle à la Darwin va vite se mettre en route, et ne survivront que les hommes politiques suffisamment adaptés à la nature actuelle, autant dire aucun, vu qu’être homme politique de haut niveau vous rend globalement inapte à toute prise avec le réel.

Les CRS protestent contre les nouvelles règles liées à la fiscalisation de leurs primes de déplacement

« La levée de boucliers des CRS s’amplifie à un très mauvais moment pour le gouvernement. Au moment où ce dernier doit faire face à une deuxième journée de manifestations contre la réforme du Code du travail, un grand nombre de compagnies vont manquer à l’appel. ”Près de 80 % d’entre elles ont débrayé”, affirment des sources syndicales qui ont recensé à 11h15 près de 2028 CRS ”consultants” qui se sont fait porter pâles sur le terrain. ”Du jamais vu dans le milieu du maintien de l’ordre”, concède un responsable de la Direction générale de la police nationale qui grimace à l’idée de tenir le service d’ordre de jeudi. »

Avouez tout de même que cela fait désordre… Je sens que cela va être assez difficile de modérer les demandes syndicales des CRS ces prochains mois, vu le sale boulot que le gouvernement compte leur faire faire, à savoir taper sur la tête des Français qui seraient opposés à certaines mesures, bien que parfois, certains méritent tout de même de recevoir quelques baffes étant donné les caillasseries régulières à chaque fin de manif.

C’est une vielle affaire qui remonte à Bernie les beaux costards payés avec des sous qu’on connaît pas à qui ils sont, puisque personne n’a le droit de poser des questions sur ses costards à Bernie, donc, alias Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur.

Grand seigneur, il avait accordé une revalorisation de cette indemnité portée à 39 euros. Un complément de salaire exonéré d’impôt et jusqu’alors versé par chèque par un régisseur.

« Bercy, qui y a vu une niche fiscale, a décidé d’assujettir ces versements perçus à la contribution sociale généralisée (CSG) ainsi qu’à la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) »…

Comme quoi, il n’y a pas de petites et mesquines économies !

Bref, l’État commence tout de même à trembloter des genoux… Remarquez, il y a de quoi !!

« Les CRS, dont les revendications sont portées par les principaux représentants policiers réunis de manière assez rare en intersyndicale. Ils en appellent à l’arbitrage de Gérard Collomb et prophétisent, en cas d’échec des négociations, une généralisation de la grogne à toute la police »…

Je crois surtout que vu ce que l’on demande aux policiers, aux gendarmes et de façon générale à l’ensemble de nos personnels de sécurité, payés au lance-pierre, il est justement à craindre une extension du conflit si les CRS ont gain de cause.

Et de vous à moi, ce ne sont pas les médecins, eux-aussi en colère, qui risquent d’y aller mollo sur les arrêts maladie !!

Ce pays part à vau-l’eau car les courroies de transmission des décisions ne fonctionnent plus ou de plus en plus mal et que les leviers ne répondent plus ou de moins en moins bien.

Notre pays est dans le même état que l’ex-URSS, et retenez bien cette comparaison. Jusqu’au dernier moment ou presque, l’URSS donnait l’illusion de la puissance et de la force. Il n’aura fallu que quelques semaines pour que cet immense empire ne s’effondre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Figaro ici

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Pétition - Santé. Le Docteur Alain Joseph à la ministre de la santé Agnès Buzyn: L’aluminium dans les vaccins : expliquez-vous Madame la Ministre ou démissionnez !

21 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La santé

Pétition - Santé

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Pétition : L’aluminium dans les vaccins : expliquez-vous Madame la Ministre ou démissionnez !

L’aluminium dans les vaccins : expliquez-vous Madame la Ministre ou démissionnez !

Auteur : Docteur Alain Joseph

Créé le 17/09/2017  

 

À l'attention : de Agnès Buzyn, Ministre de la Santé

Madame Agnès BUZYN, vous persistez à vouloir vacciner des enfants contre 11 maladies et vous ne tenez compte d'aucune mise en garde de médecins compétents. Vous persistez à dire (comme les laboratoires qui vendent les vaccins), que l'adjuvant à base d'aluminium n'a aucun effet secondaire et vous faites fi des travaux de chercheurs reconnus dans leur domaine, tel Monsieur le Professeur Romain GHIRARDI, qui prouvent que l'aluminium des vaccins est responsable de la Myofasciite à macrophages.

Cette négation de faits scientifiques prouvés par des chercheurs indépendants qui ne sont pas du tout des "antivaccins" bafoue le Principe de Précaution. Quelle est la raison qui vous pousse à les ignorer ? Pourquoi madame la Ministre voulez-vous imposer des vaccins à l'aluminium qui sont dangereux ?
Nous savons que vous avez longtemps travaillé pour l'industrie pharmaceutique. La suspicion de conflits d'intérêts est donc très forte.

Nous ne pouvons pas accepter une telle situation et demandons l'ouverture rapide d'une enquête sérieuse. Que ce soit les "provaccins" ou les "antivaccins", personne ne peut y trouver à redire puisque cette recherche de conflits d'intérêts ne peut qu' éclaircir le débat et ne met pas en cause le principe même de la vaccination. 

Vous qui allez signer cette pétition, prenez la peine de visionner les deux liens joins à celle-ci.
Je sais que vous connaissez ces témoignages Madame la Ministre, pourquoi les ignorez-vous ? Quels sont vos motifs ?

Si vous ne demandez pas la suppression de l'aluminium comme adjuvants des vaccins et des études sérieuses sur les effets secondaires de ceux-ci dans les plus brefs délais, nous demandons votre démission.

Dr Alain JOSEPH

En savoir plus sur www.vaccinssansaluminium.org


 
 
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Baisse des APL de 60 euros : Macron détruit le logement social

19 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Le syndicalisme, #Politique intérieure

Bonjour

 

Le règne de jupiter commence sous des bons auspices pour les 0,1% des plus riches, c’est merveilleux !

Cependant ces fainéants, ces illettrés, ces arriérés qui refusent les réformes et n’accordent plus la faveur des sondages à monsieur 17%, sont dans l’œil du cyclone. Les français vont donc être confrontés à une onde de choc sans précédent.

 

La réforme du code du travail, la disparition de la démocratie de proximité (les communes et départements) sont des atteintes graves à notre modèle social.

 

La privatisation de la Sécurité Sociale est En Marche. La publication par la cour des comptes sur la Sécurité Sociale ce 20 septembre 2017, accusée- excusez du peu – de falsifier les comptes !!! C’est vrai que Didier Migaut (socialiste) et ses acolytes sont des experts et ne font pas de politique.

 

 

J’oubliais l’attaque contre les bénéficiaires de l’APL. Tout le monde se souvient de la baisse de 5 euros du montant de l’APL , mais la mesure contre les locataires de HLM est-elle moins médiatisée. Il est vrai que baisser le montant de l’allocation de 60,00 euros est très violent.

 

Il me semble que chaque décision du locataire actuel de l’Elysée est portée par les vents mauvais et porte son lot de régressions.

 

La vidéo ci-après est tout à fait explicite sur ce sujet précis

 

Cordialement

Lucien Pons

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Régis Debray : «L'idée d'un monde réconcilié est parfaitement utopique». Par Vincent Tremolet de Villers

19 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique


Régis Debray : «L'idée d'un monde réconcilié est parfaitement utopique»

 

 

ENTRETIEN - «Nouveaux pouvoirs et nouvelles servitudes», tel est le sujet du dernier numéro de l'excellente revue Médium que dirige Régis Debray. Il s'agit moins de détailler la dernière élection présidentielle que de décrire, selon les mots de Philippe Guibert, «les transformations silencieuses qui l'ont préparée».

 

Paul Soriano cherche ainsi les nouvelles figures de l'autorité. Régis Debray, lui, tente de saisir ce que peut être le nouveau pouvoir. Interrogation qu'il prolonge dans un court, vif et savoureux «essai d'intervention» publié aux Éditions du Cerf. On y retrouve sa distance moqueuse qui dissimule une véritable profondeur, son œil qui saisit le basculement d'une époque et sa langue plus vivante que jamais. Elle s'amuse, cabriole, mais toujours pour illustrer la cohérence d'une pensée. Les lecteurs du Figaro auront le plaisir de retrouver Régis Debray le 16 octobre à la Salle Gaveau pour une grande rencontre qui promet d'être passionnante.

LE FIGARO-. Votre essai qui succède à Civilisation s'intitule Le Nouveau Pouvoir. En quoi la victoire de Macron est-elle «neuve»? Ne peut-on pas y voir plutôt un succès balzacien ou stendhalien?

Régis DEBRAY-. Rastignac et Julien Sorel, disons le jeune à talents que les scrupules n'étouffent pas est une figure constante. Ce qui m'intéresse, en tant que médiologue, ce sont les variations climatiques de cet invariant romanesque, les voies et moyens de l'ascension. Pour aller vite, en 1910, l'ambitieux sans fortune qui veut narguer et coiffer l'ordre établi fait Normale Sup ; en 1960, il fait l'ENA ou Polytechnique ; en 2010, il fait HEC, lance une start-up et va en stage aux États-Unis. Il n'a plus besoin d'apprendre le latin et le grec ni les causes de la crise de 1929, mais la gestion comptable et financière. C'est cela le nouveau. Le numérique permet tous les raccourcis. Avant, qui voulait parvenir commençait par servir l'État et pantouflait ensuite dans les affaires. Maintenant, on commence par le business et ensuite on devient député ou ministre. C'est le triomphe de ce qu'on appelle pudiquement la société civile. «Nouveau Pouvoir» n'est qu'un article de la revueMédiumsur nos dernières servitudes technologiques. La stratégie de carrière de notre jeune président s'inscrit dans une nouvelle formule de civilisation, où le smartphone et le réseau ont changé les règles du jeu.

Et quelle est cette nouvelle formule?

Une formule où la clé de la réussite, c'est l'argent plus l'image. Le couple indispensable. Le chiffre est sec et froid, l'image réchauffe et sourit. Le calcul célibataire, cela manque d'aura. Trop rebutant. D'où l'importance stratégique de Paris Match et Elle.

Les nouveaux héros, écrivez-vous, nos Bayard, Du Guesclin, la Pérouse, sont Larry Page, Zuckerberg, Jeff Bezos… Quelle vision du monde incarnent-ils?

L'empire de la techno-économie sur la Cité, ce qui venant des empereurs de cette nouvelle économie est tout à fait naturel. Les idées dominantes sont celles de la classe dominante, disait Marx. Nos mythes d'identification viennent logiquement du pays dominant. La gloire n'est plus militaire, elle n'est plus politique, elle est entrepreneuriale.

Quant à leur vision, c'est d'abord celle d'un monde où chaque jour est le dayone. L'innovation est permanente et nous n'avons pas de dette envers un quelconque héritage. C'est un monde fluide, avec primauté des flux sur les stocks, rapide, atomisé où il n'y a pas de place pour la négativité, ou la contradiction, le devoir étant d'être positif et performant. Il ne peut y avoir de groupement que d'intérêts, notamment autour d'une marque, les brand communities. C'est un univers lisse et glissant, où chacun est invité à surfer sur la dernière vague. Le dogme, c'est l'absence de dogme, le consommateur remplace le citoyen, le marché est ouvert à tous, en libre accès. Cela peut donc s'appeler démocratie…

C'est un peu glaçant…

Non. Ces inventeurs, je leur tire mon chapeau, parce qu'ils fabriquent les outils de leur idéal et ils ont l'idéal de leurs outils. Ils intronisent non seulement une vision mais une pratique du monde. Karl Marx serait fier d'eux à double titre: d'abord parce que pour eux c'est l'infrastructure économique qui commande et parce qu'ils appliquent le mot d'ordre: le monde n'est plus à interpréter mais à transformer. Un brin de marxisme, décidément, cela peut aider à comprendre ce qui se passe.

Vous êtes «siliconisé»?

J'aimerais bien, mais ce n'est pas possible. Je suis interdit d'accès aux USA et nul en informatique. Et je n'oublie pas que le monde californien est dur aux faibles et aux perdants. Une entreprise se juge à ses résultats et liquide ceux qui ne rapportent rien. Pascal y chercherait en vain sa distinction des ordres, les corps, les esprits et la charité. Malgré le charity business, un monde-entreprise est sans justice ni charité.

Doit considérer que les GAFA sont d'ores et déjà plus puissants que nos vieilles formes politiques, notamment celle de l'État-nation?

Je l'ignore mais il est probable qu'on sait beaucoup plus de choses sur les Français, leurs désirs et leur conduite chez Google qu'à l'Élysée. Et quasiment tout ce qui vient nous frapper l'œil et l'esprit, à domicile, est issu des GAFA.

La question clé, c'est celle de la transplantation culturelle. Est-ce qu'une personnalité historique comme la France a assez de défenses immunitaires pour maintenir sa différence?

Un pays centraliste qui se fédéralise, une nation façonnée par un État qui se désétatise, une république unitaire qui se morcelle en ethnies et communautés: le socle bouge. Peut-on, cela dit, se refaire un ADN, je ne le pense pas. On va sans doute vers un montage composite que j'appellerais gallo-ricain, comme il y eut des Gallo-Romains. Regardez le Pilier des Nautes qu'on a exhumé sous le chœur de Notre-Dame. C'est une stèle élevée par les bateliers de Lutèce sous le règne de Tibère. Elle est dédiée à la fois aux divinités romaines et gauloises. Une formule mixte, fifty-fifty. On peut se recommander à la fois de Paul Ricœur et de Jeff Bezos, ce n'est pas contradictoire. La force de l'empire américain, comme jadis romain et islamique, c'est l'aptitude au trait d'union. Indo-musulman, italo-américain, gallo-ricain. Un empire mondial sait s'acclimater aux cultures régionales qui s'acclimatent à lui.

Notre société latine, dites-vous en substance, est en train de basculer dans un modèle scandinave. Les Français parviendront-ils à s'acclimater à cette nouvelle morale?

Dans la société latine, la première figure de l'autorité, c'est le père. Chez les catholiques, on dit le Saint-Père, «mon père» au prêtre, et nous avions des Pères de la nation. Dans le modèle scandinave, la figure de l'autorité, c'est le juge et la société protestante est une communauté de frères qui n'a de Père qu'au Ciel. Nous avons perdu le Père et le Juge, vu nos antécédents plutôt fâcheux, ce n'est pas pour demain. Problème. De toute façon, le Scandinave est une feuille de vigne utile pour nous cacher le devenir anglo-saxon d'une culture latine, qui d'ailleurs s'est mise à parler le globish, buzz, task-force et prime time.

En quoi la transparence peut-elle devenir tyrannique?

Est-ce que la société de la transparence ne va pas devenir une société de surveillance? Ne va-t-elle pas abolir la frontière entre le privé et le public qui est le postulat républicain? Va-ton vers la dictature du «On» sur le «moi-je» et sur le «nous»? Les grands opérateurs de la transparence sont soucieux, comme personne, du secret de leurs procédures. Qui va contrôler les contrôleurs? À voir. En tout cas, le centre du panoptique est opaque.

La politique elle-même est menacée?

La comédie, certainement pas, et d'autant moins que la politique n'est plus qu'une comédie. Le grand drame héroïque, lui, a pris congé. Peut-on avoir des héros dans une société toutes tripes à l'air où chacun est le valet de chambre de chacun? L'ivrognerie de Churchill lui aurait été fatale. Prenons une anecdote au hasard: lors d'une réception à Buckingham, il était un peu saoul. Une dame de la cour s'en indigne à haute voix. Churchill lui répond: «Vous avez raison, chère Madame, mais moi demain je serai sobre tandis que vous vous serez toujours aussi moche qu'aujourd'hui.» Imaginez cela en tweet ou sur Facebook. Notre grand homme serait mort.

Est-ce à dire que l'hypocrisie bourgeoise est un facteur de stabilité sociale et politique?

À sa manière oui, mais ne me faites pas plaider pour l'ordre moral victorien. Les mufles et les butors sont des gens sincères et spontanés, c'est-à-dire sauvages, obscènes et pulsionnels. Après tout, la courtoisie vient de la cour et les rituels nous empêchent de nous entre-tuer. La civilisation, c'est aussi éviter ou refréner le premier mouvement (qui, comme disait Talleyrand, est toujours le bon). Si l'hypocrisie, c'est la politesse, le protocole, le savoir-vivre, je vote pour. Si c'est l'inauthentique, le frelaté, la duplicité, je vote contre. C'est une question pour l'écrit du bac. On pourrait y répondre par un dialogue au théâtre entre Jean-Jacques Rousseau et Marc Fumaroli, et je risque d'être d'accord avec les deux…

Le retour des bonnes manières…

Un éloge des bonnes manières serait mal vu, mais j'aime beaucoup le costume de scène. Je trouve très bon que le juge ait une robe, le militaire un uniforme et que chaque lycée en ait un ne me gênerait pas du tout. C'est précieux, le personnel impersonnel. C'est la leçon de l'État et du monde catholique. On ne demande pas à un prêtre ou à un gendarme son nom de famille. Que la fonction dépasse la personne, c'est le début de la civilisation. L'extrême de la transparence, c'est la désublimation: vous n'êtes que ce que vous êtes, c'est-à-dire la liste de vos derniers achats. Triste, non?

À vous lire, tous les chemins mènent au protestantisme. Le pape François participe-t-il de ce mouvement?

L'aggiornamento de l'Église depuis Vatican II se fait dans un sens qu'on peut dire protestant. Déconcentration, désacralisation du prêtre, réduction liturgique, etc. François a tout d'un pape anticlérical, mais je ne vois pas Billy Graham (le pape protestant) épouser l'option préférentielle pour les pauvres, dénoncer l'économie liquide et l'argent comme le premier des terrorismes, prêcher pour l'intégration des exclus. La centralité du pauvre, comme pour Léon Bloy, c'est absolument étranger aux religions de la prospérité et de la réussite. François l'Argentin, le Latin résiste de son mieux à ce moment néo-protestant.

Comment définir «ce moment protestant»?

Je l'appellerais plutôt évangélique, sinon pentecôtiste. Le protestantisme est plastique et multiple et sa diversité est un atout. Et comme il est né au XVIe siècle de la première sécularisation de l'Occident, il se marie mieux que le catholicisme avec un monde pleinement sécularisé. Le protestantisme venu du Nord commercial est passé à l'Ouest américain et nous revient par le Sud afro-antillais, ce qui apporte un certain réchauffement climatique des froidures calvinistes. J'ai longtemps cru que la civilisation de l'image devait donner au catholicisme un avantage sur son rival iconoclaste, mais j'avais sous-estimé le protest-song, la World Music, le retour de l'émotionnel et l'éclatement des institutions.

 

 

 

- Crédits photo : Medium

Sommes-nous définitivement sortis de l'Histoire?

Tout dépend de ce que vous mettez dans ce nous. Si c'est l'Européen de l'euro, oui, il a déjà beaucoup donné au tragique et jouit d'une retraite bien méritée. L'Europe officielle est devenue un Dominion: on peut vaquer à nos affaires intérieures, mais pour les choses sérieuses, la guerre ou la paix, c'est l'Otan qui décide, donc Washington. Quant à la France «en marche», qui rêve d'un pays bien managé, apaisé, sans débat de fond, où une pure gestion technique viendrait dissoudre les contradictions de classe et de convictions, oui, elle a dételé, elle aussi. Mais si le nous, c'est l'humanité, alors non. L'uniformisation techno-économique a provoqué en contrecoup une formidable fragmentation politico-culturelle du monde, où chaque peuple se raccorde à ses racines pour se redonner une appartenance et qui retrouve ses racines, notamment religieuses, a toutes les chances de retrouver ses vieux ennemis. On peut le regretter mais ce phénomène, la post-modernité archaïque, couvre les cinq continents. C'est en quoi l'idée d'un monde réconcilié est parfaitement utopique, tout comme celle des États-Unis d'Europe. Au point qu'on peut se demander si notre marche actuelle vers un État-nation transformé en holding et des responsables en managers ne revient pas à prendre l'air du temps à rebours ou l'autoroute à contresens.

 Vincent Tremolet de Viller

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« Pour l’ONU, les emplois qualifiés sont menacés dans les pays développés » L’édito de Charles SANNAT

19 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le débat sur les conséquences de la « robolution », c’est-à-dire de la révolution robotique qui en est à ses balbutiements, n’est pas près de se terminer ! Au contraire, il va s’amplifier et devenir de plus en plus violent, entre ceux qui pensent que les robots prennent le boulot, et ceux qui pensent qu’il n’y a rien de grave, que c’est aussi vieux que le monde, qu’il ne faut craindre ni les progrès ni le changement !

Que finalement les Canuts avaient déjà peur pour leur travail… Alors, pensez donc, les robots n’empêcheront pas l’homme d’avoir du travail.

En termes philosophiques, je reste persuadé que depuis que l’homme a été « chassé du paradis » et qu’il a été contraint au travail après avoir mangé une pomme… qu’il n’aurait pas dû croquer ou quelque chose de ce genre d’après quelques légendes partagées, tout le génie humain a été mis au service de son confort, avec à chaque fois comme objectif d’adoucir ses peines.

Il est donc logique, normal, et même souhaitable, qu’à un moment de notre évolution, nous n’ayons plus besoin de travailler pour produire ! C’est cela… le paradis perdu.

Le confort matériel sera assuré inévitablement par les machines. Cela n’est pas un problème, il n’y a pas à le redouter, il y a même à le souhaiter.

La question à mon sens n’est pas de savoir si les robots vont nous supprimer notre travail. Il faut que les robots suppriment le travail, car c’est le sens du progrès humain depuis la nuit des temps.

La véritable question porte sur les modes de partage des richesses quand cela ne peut plus passer par le salaire lié au travail… Voilà la véritable question.

L’une des réponses est le revenu universel. Idée séduisante, mais prématurée pour le moment. Il n’en demeure pas moins qu’un jour, il faudra soit réduire drastiquement la population humaine, soit donner à chacun les moyens de sa subsistance dans la dignité. Et cela passera par des modes de partage très différents.

D’ici-là et de manière plus prosaïque, nous vivons une période transitoire.

L’inconfort de la période transitoire

Durant cette période où l’on voit finir le monde ancien hérité de la révolution industrielle et de ce système de consommation de masse nécessitant des masses de bras pour assurer les productions nécessaires, et le passage au nouveau monde qui verra le règne absolu des machines, de l’intelligence artificielle pour assurer les tâches de production, les choses seront de plus en plus difficiles.

D’ailleurs, le dernier rapport de la CNUCED recommande « qu’une politique industrielle numérique soit mise en œuvre pour veiller à ce que la robotique contribue à un développement inclusif et non à l’entraver »…

Je ne sais pas ce que vous avez compris de cette phrase… Moi, rien !

« Dans son dernier rapport, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) plaide en faveur de l’usage de robots collaboratifs dans l’industrie.
Les travailleurs qualifiés vont-ils se faire remplacer par des robots ? À l’heure où une compagnie d’assurance japonaise a remplacé 34 de ses salariés par des robots et des banques américaines testent des agences automatiques sans employés, les emplois qualifiés pourraient être de plus en plus menacés par l’automatisation du travail. Selon le dernier rapport de la CNUCED, ”la menace que fait peser la robotisation sur les bons emplois s’étend à certains pays en développement”. Le secrétaire général de l’organisation Mukhisa Kituyi a ajouté :

”L’utilisation de robots menace les emplois aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents, mais comme pour toute nouvelle technologie, cette situation offre des possibilités autant qu’elle présente des risques.” »

Tout le monde sait que ce sera un carnage sur l’emploi y compris qualifié !

Demain, plus d’ouvriers certes, mais plus non plus d’assureurs du coin ou de banquiers, tout se passera sur Internet, en ligne, et sur ces sujets, nous sommes déjà demain !
Après-demain, les femmes de ménage seront des robottes, les voitures et les camions se piloteront seuls, etc., etc. ; même les pilotes de ligne disparaîtront au profit de machines autonomes, de « drones » et les technologies sont déjà là.

L’agence de l’ONU pointe la notion de répartition

« La CNUCED pointe le risque d’une répartition inégalitaire des revenus issus de la production robotique. ”Si rien n’est fait, les effets distributifs de la robotisation accroîtraient la part du revenu revenant aux propriétaires des robots et aux détenteurs des droits de propriété intellectuelle qui y sont associés, ce qui aggraverait les inégalités existantes.” Elle recommande donc une certaine vigilance.
”Pour éviter cette situation, on pourrait mettre en place des dispositifs par lesquels les revenus des employés seraient liés à la rentabilité de leur entreprise et proviendraient donc pour une part substantielle de la détention de capital et non du travail.” »

Aïe, voici encore un changement de fiscalité qui se profile. Va-t-on taxer les robots ? Et si l’on taxe les robots chez nous, mais pas le voisin et que nous restons dans un monde sans frontière avec la libre circulation des biens… où les entreprises iront-elles produire ?

Il sera donc impossible de taxer unilatéralement les usines de robots dans un monde ouvert…

Il s’agit donc là de redoutables questions, non pas sur les décennies qui viennent mais entre aujourd’hui et demain… La robolution c’est maintenant et le carnage sur l’emploi a déjà commencé, vous en voyez les conséquences tous les jours.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source La Tribune ici

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Les enfants de M. Séguin Par Alexandre Devecchio

18 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République

Les enfants de M. Séguin
Par Alexandre Devecchio

lundi 18 septembre 2017, par Comité Valmy

Les enfants de M. Séguin

REPORTAGE - Un livre, Philippe Séguin, le remords de la droite, vient de paraître sur cet homme politique atypique et singulier. L’ancien président de l’Assemblée nationale a influencé toute une génération, et sa philosophie continue de hanter la famille gaulliste.

Il y avait comme un « un écho lointain et assourdi de la mort du général de Gaulle », dira Jean-Louis Bourlanges. Ce 11 janvier 2010, un cercueil recouvert du drapeau tricolore entre dans la cour d’honneur des Invalides, au son de la Marche funèbre. Malgré le froid polaire, les plus hauts dignitaires de l’État ont fait le déplacement. Trois présidents de la République – Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing -, cinq premiers ministres – François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Laurent Fabius et Pierre Mauroy. Tous sont venus rendre hommage à l’homme du « non » à Maastricht, décédé subitement d’un arrêt cardiaque le 7 janvier.

 

Quelque part là-haut, dans un brouillard de fumée, Philippe Séguin enchaîne les gauloises. Avec ses yeux de Droopy, le colosse à la barbe mal taillée observe la scène. L’enfant de Tunis, l’orphelin dont le père est mort en héros à la guerre ne peut être que bouleversé par les honneurs de la République. Mais, comme toujours avec ce sentimental atrabilaire, la colère chasse l’émotion. Soudain, le volcan entre en éruption : son cendrier vole dans les nuages, sa voix caverneuse fait trembler le ciel. Sa rage est d’abord dirigée contre lui-même. Est-il passé à côté de son destin ? Par ses faiblesses, a-t-il privé la France de sa stature d’homme d’État ? Elle est aussi dirigée contre ses pairs qui le célèbrent après avoir combattu et marginalisé ses idées. « La politique est comme la vie : chacun porte sa part de mauvaise conscience. Et Philippe Séguin, assurément, était la mauvaise conscience de la droite. En mourant, il est devenu son remords », écrit Arnaud Teyssier dans une biographie appelée à faire référence, qui vient de paraître aux Éditions Perrin : Philippe Séguin, le remords de la droite . Avec empathie et distance, il y dresse le portrait contrasté d’une personnalité hors du commun. Aussi massif physiquement qu’il était fin d’esprit. Aussi incommode et impétueux qu’il pouvait être doux et chaleureux. Orateur de génie qui emportait les foules et intellectuel de la politique capable de percées conceptuelles.

 

Philippe Séguin était « une voix, un ton, un style ». Mais derrière la figure d’exception, Arnaud Teyssier fait également le récit et le bilan de trente ans de vie politique française. À travers le destin inachevé de Séguin, il nous raconte la « dégaullisation », puis la décomposition de la droite française. Et, plus largement, la dégénérescence de nos institutions et de notre démocratie. Sept ans après la mort de Séguin, la question est désormais de savoir s’il était le dernier homme politique de son espèce, l’ultime représentant d’un monde ancien ou si son héritage est encore fécond, sa vision, souvent jugée prophétique, susceptible d’éclairer l’avenir. « Philippe n’a pas écrit de Petit Livre rouge. Le séguinisme, c’était d’abord une tempête », avait déclaré son ami Jean de Boishue, peu après sa mort.

« Il aimait le football, mais ce n’était pas un avant-centre »

« Séguin était un astre solitaire comme aurait pu le rester Clemenceau ou le général de Gaulle s’il n’y avait pas eu la guerre », analyse aujourd’hui l’essayiste Nicolas Baverez, qui fut son stagiaire à l’ENA, puis l’un de ses plus proches collaborateurs. Pourtant, entre 1990 et 1997, il y eut « un moment Séguin ». Malgré son aversion pour les courtisans et les « écuries », le maire d’Épinal avait su entraîner et inspirer toute une génération de jeunes gens brillants qui s’étaient rangés spontanément derrière son panache. Parmi eux, des militants et des politiques, mais aussi des journalistes et des intellectuels. On peut citer, parmi beaucoup d’autres, Henri Guaino, François Fillon, Roger Karoutchi, Paul-Marie Coûteaux, Jean-Christophe Comor, Éric Zemmour. Tout a commencé le 11 février 1990, dans l’immense hall bondé du Bourget, lors des assises du RPR. Le discours de Séguin ce jour-là a fait date. David Desgouilles, aujourd’hui chroniqueur politique, s’en souvient comme si c’était hier. Il avait 18 ans. « J’ai tout de suite senti que c’était derrière cet homme-là que je devais me battre », explique-t-il.

 

Cependant, c’est un autre discours qui fera entrer Séguin dans l’histoire. Celui du 5 mai 1992, à la tribune de l’Assemblée nationale. Pendant près deux heures trente, Séguin va se battre pour convaincre les députés des risques économiques, sociaux et politiques liés au traité de Maastricht. Vingt-cinq ans plus tard, pour la France du « non », ce discours sonne comme une prédiction d’oracle. « C’est la plus belle campagne que j’ai faite de ma vie. C’était celle qui avait le plus de signification, qui ressemblait le plus à la politique à laquelle je crois, se souvient Henri Guaino, qui a contribué à la rédaction du discours de Maastricht, son premier. Il ne s’agissait pas du destin des uns ou des autres, mais de gagner ou de perdre pour une idée que nous nous faisions de notre pays. » Le 3 septembre 1992, Séguin, sans doute trop respectueux du vieux président très malade, rate son face-à-face avec François Mitterrand. La campagne se termine néanmoins en apothéose le 12 septembre, avec le meeting du Zénith de Paris. Devant 6 000 personnes, les « trois conscrits de Maastricht » – Villiers, Pasqua, Séguin – se succèdent à la tribune comme des rock stars. Le 20 septembre, le « oui » l’emporte à 51 %. C’est, malgré tout, un succès inespéré pour Philippe Séguin qui, l’année suivante, est élu président de l’Assemblée nationale. Il devient une personnalité politique incontournable.

 

« Il avait tout pour finir dans la cour des grands,
il a fini à la Cour des comptes » Philippe de Villiers

Puis, entre la nomination de Juppé à Matignon en 1995 et le discours d’Aix-la-Chapelle en faveur de la monnaie unique, la démission fracassante de Séguin du RPR et sa campagne « sacrificielle » pour la mairie de Paris, ses fidèles se découragent un par un. Jean-Christophe Comor, fondateur du mouvement des jeunes séguinistes, le RAP (Rassemblement pour une autre politique), qui a compté jusqu’à 1 500 adhérents de moins de 25 ans, se souvient du jour où il a claqué la porte. Séguin était venu annoncer, sur le plateau du dernier « 7 sur 7 » d’Anne Sinclair, qu’il allait « mettre de l’eau de son vin ». « Moi qui suis vigneron je peux vous dire que ce n’est pas possible ! », s’amuse celui qui a aujourd’hui troqué la politique pour les vendanges. Dans sa lettre de démission, il rappelle à Séguin l’une de ses propres formules : « Ne transigez sur rien. » En 2002, Philippe Séguin fait ses adieux à la politique et retourne à la Cour des comptes, son corps de sortie de l’ENA, dont il deviendra le premier président en 2004. Il n’adhérera jamais à l’UMP qu’il considère comme une coalition d’intérêts dépourvue de toute vision. « Il avait tout pour finir dans la cour des grands, il a fini à la Cour des comptes », se désole Philippe de Villiers. Pour Paul-Marie Coûteaux, Séguin est l’homme des occasions manquées. « Il aimait le football, mais ce n’était pas un avant-centre », ironise-t-il.

 

Orphelins, comme leur père spirituel, les enfants de Séguin ont fini par tracer leur propre chemin. Dans un best-seller écrit au scalpel, La France qui tombe, Nicolas Baverez a analysé avec une précision d’entomologistes les conséquences du traité de Maastricht. Henri Guaino est resté l’un des plus fidèles à la philosophie politique de Séguin. Mais, comme le souligne Arnaud Teyssier, le président de l’Assemblée nationale était un vrai homme politique tandis que Guaino, malgré diverses aventures électorales, est resté avant tout un intellectuel. Ironie du sort, il a achevé, comme Séguin, sa carrière politique dans une élection parisienne qui a viré à la farce. Lui aussi est retourné à la Cour des comptes.

 

François Fillon et Philippe Séguin – Crédits photo : Elodie GREGOIRE/REA

François Fillon a réussi là où Séguin avait échoué : devenir premier ministre. Cela s’est fait au prix d’une nette prise de distance avec les idées sociales et souverainistes de son mentor. En 1995, il avait choisi Balladur contre Chirac et Séguin. En 2017, le candidat des Républicains à la présidentielle s’est davantage inscrit dans la filiation de Thatcher que dans celle de Séguin. « Si Philippe Séguin avait vu le débat de la primaire où François Fillon et Alain Juppé ont débattu un long moment pour savoir s’il fallait supprimer 500.000 ou 300.000 fonctionnaires, il aurait probablement été hors de lui, analyse Teyssier. Bien qu’il fût président de la Cour des comptes, il considérait que lorsque la France était dans une situation difficile sur le plan de la solidité de la société, ce qui est le cas aujourd’hui, les discours comptables n’étaient pas primordiaux. » Cet économisme sans âme a peut-être coûté son élection à François Fillon. Car les catégories populaires lui ont préféré Marine Le Pen qui se présentait comme une candidate souverainiste.

 

La dernière figure du monde d’hier

« La droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste, l’Europe »

S’il a combattu Jean-Marie Le Pen durant toute sa carrière, Séguin avait pressenti très tôt que la « dégaullisation » du RPR conduirait le FN à recueillir jusqu’à 40 % des suffrages. Il ne se doutait pas, en revanche, qu’il deviendrait lui-même une référence pour ce parti longtemps antigaulliste. « Il y a eu le piratage d’un héritage gaulliste dont Séguin était le représentant le plus brillant depuis de Gaulle, analyse encore Teyssier. Lorsqu’il y a piratage, il y a les pirates et ceux qui se laissent pirater. Quand vous laissez vos trésors sur la plage, les pirates n’ont pas besoin de prendre d’assaut le vaisseau. » L’effondrement de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux-tours montre que l’appropriation de l’héritage gaullo-séguiniste par le FN reste superficiel. Cependant, l’élimination des Républicains dès le premier tour et la relative percée du Front national marquent un tournant inédit dans le paysage politique.

 

La victoire de Macron dans le lexique séguiniste signifie « la disparition pure et simple de la politique diluée dans la gouvernance ». « La droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste, l’Europe », prédisait-il, bien avant la victoire du candidat En marche !. Marie-France Garaud abonde dans ce sens : « Dans une démocratie, le pouvoir appartient au peuple. On s’imagine aujourd’hui qu’on peut façonner le peuple de manière extérieure à sa propre volonté. » Dans le nouveau monde, Séguin serait condamné à n’être qu’une nostalgie. La dernière figure du monde d’hier. À moins qu’un néo-séguinisme ne soit précisément le négatif du projet économico-européen d’Emmanuel Macron. Arnaud Teyssier note que, dans la nouvelle génération, « les 25-30 ans, qui ne l’ont pas connu, sont fascinés par lui ». Nés après la chute du mur de Berlin, ces enfants de la globalisation « sont orphelins d’un certain gaullisme ou d’une certaine conception de la nation et de l’histoire ». Rien à voir avec ces barons de la politique qui invoquent la figure de Philippe Séguin comme un signe extérieur de gaullisme populaire et social.

 

« La doctrine gaullienne n’a probablement jamais été aussi actuelle depuis la fin des années 1950-1960. C’est sans doute dans cette philosophie politique qu’il faut aller chercher les réponses aux défis de notre temps, veut croire Henri Guaino. C’est tout le paradoxe de cette famille politique qui s’est dissoute dans l’UMP et qui a complètement disparu au moment où ce qu’elle portait était le plus en accord avec les circonstances : l’époque, les désordres du monde et les défis du moment. » Ce que résume Louis de Bonald, cité par Arnaud Teyssier au début de son ouvrage : « Il y a des hommes qui, par leur sentiment, appartiennent au temps passé et, par leurs pensées, à l’avenir. Ceux-là trouvent difficilement leur place dans le présent. »

 

Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro
le 15 septembre

Source : cet article du Figaro est repris sur le site
Gaullisme.fr

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En août dernier, 93 Rohingyas hindous ont été massacrés par des terroristes islamistes rohingyas

18 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La guerre, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

En août dernier, 93 Rohingyas hindous ont été massacrés par des terroristes islamistes rohingyas

 
Le nom « Rohingya » ne signifie pas celui d’une ethnie particulière mais d’une minorité parlant la langue bengali. Selon les critères communément accepté par les éthnologistes, une ethnie correspond à un groupe d’humains parlant une langue spécifique donc nous pouvons affirmer sans risques que les Rohingyas sont d’ethnie bengali. L’ethnie bengali est majoritaire au Bengladesh et dans l’Etat du Bengale Occidental situé en Inde. Ces deux entités étatiques ont été séparée lors de l’indépendance de l’Inde en 1947, la majorité des Musulmans se retrouvant dans ce qui était alors le Pakistan Oriental et qui est devenu le Bengladesh suite à la guerre d’indépendance de 1971, tandis que la majorité des Bengalis de religion hindou se retrouvait dans ce qui est l’Etat indien du Bengale Occidental dont la capitale est Calcutta. Mais, bien évidemment, il était quasiment impossible de réunir les membres d’une même religion dans un même ensemble étatique en se contentant de tracer une ligne frontalière et aujourd’hui, tandis que le Bengale Occidental possède une importante minorité musulmane, le Bengladesh possède quant à lui une importante minorité hindou.

Lors de la colonisation de la Birmanie au XIXème siècle, les Anglais se sont aperçu que l’immense majorité des Birmans refusaient de collaborer avec leur administration coloniale. Ils ont donc « importé » des Bengalis dans ce pays pour leur servir de flics. Vu que l’actuel Bengladesh est frontalier de la Birmanie, ce qui n’est pas le cas de l’Etat indien du Bengale Occidental, la grande majorité de ces « bengalis/rohingyas » anciens collaborateurs des colonialistes anglais étaient de confession musulmane. La majorité mais pas tous. Une minorité d’entre eux étaient de religion hindoue. Et ces derniers ont évidemment refusé de s’intégrer aux mouvements armés islamistes se revendiquant de l’Etat islamique ou d’Al Qaïda

Les 24 et 25 août 2017, 93 membres minoritaires hindous du village de Kha Maung Seik situé dans le district de Maungdaw, ont été abattus par des musulmans rohingyas, 8 jeunes femmes hindoues et 10 enfants, forcés de se convertir à l’Islam pour avoir la vie sauve, ont été kidnappés et conduits au Bangladesh à travers la frontière. Les 93 personnes qui ont été assassinées n’ont pas été classées comme tuées dans les annonces gouvernementales birmanes.

Les tueurs ont ensuite traversé la frontière pour se rendre au Bangladesh, se sont réfugiés dans un camp de réfugiés se trouvant là-bas, ont été soignés, et se promènent actuellement en portant les vêtements qu’ils ont volés aux victimes du massacre.

Ces « Bengalis/Rohingyas » hindous ont été massacrés par une foule musulmane de plusieurs centaines de personnes aux visages masqués, portant des armes à feu, des machettes, des haches et d’autres armes entre leurs mains. Les assassinats se sont produits dans les hameaux hindous des villages de Ye Bauk Kyar et Taung Ywar Anauk Kha Maung Seik les 27 et 28 août.

56 villageois hindous ont été tués dans le massacre du village de Ye Bauk Kyar qui s’est produit vers 4 heures de l’après-midi le 24 août, tandis que 37 autres Hindous ont été abattus dans le village voisin de Taung Ywar vers 10 heures du matin le 25 août. Le nombre des victimes de ces deux massacres correspond à 93. En regardant le calendrier des événements, le premier massacre du village de Ye Bauk Kyar a été lancé moins d’une demi-journée avant les attaques coordonnées nocturnes contre 30 avant-postes de sécurité par les terroristes islamistes rohingyas.

Une femme « bengali/rohingya » hindoue, Daw Khalwani, a témoigné sur ce massacre.

Daw Khalwani, une femme hindoue de 40 ans originaire de Ye Bauk Kyar, se dirigeait vers son village sans savoir que les musulmans « bengalis/rohingyas » y étaient en train de commettre un massacre. Alors qu’elle remarquait une agitation en se rapprochant du village, elle s’est cachée dans les buissons et a dû supporter l’horreur de voir ce qui se passait. A part son fils, qui était en voyage au Bangladesh à ce moment-là et elle-même, les six autres membres de sa famille ont été assassinés devant ses yeux.

Sous le choc et poussée par la peur, elle s’est furtivement dirigé vers le petit village hindou le plus proche, Taung Ywar, et a passé la nuit là-bas. Elle a raconté aux villageois ce qui venait de se passer au village de Ye Bauk Kyar, et cela a terrorisé ses interlocuteurs. S’enfuir pendant la nuit n’était pas une option raisonnable pour eux, car leur village était entouré de grands villages « rohingyas/bengalis » musulmans et ils savaient n’être pas en mesure de les traverser. Étant donné que la population totale du village, cette nuit-là, y compris les enfants et les vieilles personnes, ne comptait que 54 habitants, toute lutte était totalement impossible.

Dans la peur et l’impuissance, ils ont passé la nuit à prier car ils ne pouvaient pas sortir. Toutes les connexions téléphoniques étaient déjà mortes depuis trois jours. Ils ont essayé de se rassurer en pensant que ces musulmans « rohingyas/bengalis » étaient peut-être satisfaits de l’extermination d’un village hindou et qu’ils ne s’en prendraient pas à eux. (Pendant cette soirée sans sommeil, des terroristes « rohingyas/bengalis » ont lancé des attaques coordonnées contre une trentaine d’avant-postes de sécurité dans les cantons de Maungdaw, Buthidaung et Rathedaung).

Mais le lendemain, à 8 heures du matin, des centaines d’attaquants habillés en noir et portant des masques noirs, tous armés de fusils, de haches et de machettes se sont pointés à Taung Ywar. Ils ont commencé par piller les maisons et ont ensuite rassemblé les villageois. Tous les téléphones portables des villageois leur ont été confisqués. Ensuite, la foule armée les a conduit hors du village, vers le sud-ouest jusqu’à une petite vallée située près du village musulman de Baw Taw Lar. Sur place, il y avait une grande fosse sur le sol prête à servir.

Tous les prisonniers ont été attachés avec des cordes. Les prisonniers qui allaient être exécutés avaient les yeux bandés. Le massacre des prisonniers a été fait sans qu’il n’y ait eu de désordre, et les corps ont été jetés dans la fosse. Avec le meurtre de chaque malheureux prisonnier, les bourreaux criaient « Allah Akbar ».

Les bourreaux disaient aussi: « Vos bâtards recourent au peuple Rakhine et à l’armée birmane. Maintenant, allez demander à votre peuple Rakhine et à votre armée birmane de venir ici. Vous adorez des idoles de pierre. Vous méritez d’être tué. »

Témoignage de Daw Khalwani, une survivante du massacre (en langue bengali):

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Les Serbes oubliés du Kosovo – Campagne terroriste contre les Serbes [2/3] Par Marc Jean — 17 septembre 2017

18 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'Allemagne, #Yougoslavie, #La guerre, #Le fascisme, #Politique étrangère

Les Serbes oubliés du Kosovo – Campagne terroriste contre les Serbes [2/3]

 Les Serbes oubliés du Kosovo – Campagne terroriste contre les Serbes [2/3]   Par Marc Jean — 17 septembre 2017

Hashim Thaci et Joe Biden célèbrent l’indépendance du Kosovo


[Partie 1]

Campagne terroriste contre les Serbes

L’opinion publique a oublié un épisode important qui va être le facteur déclenchant du trafic d’armes dans la région. A la suite de scandales financiers gigantesques en Albanie en mars-avril 1997, de violentes insurrections secouent le pays. (1) Les émeutiers en profitent pour piller dans les armureries de l’armée près d’un million d’armes de guerre ! L’UCK va bien entendu en profiter pour s’armer à bon compte et lancer au printemps 1998 ses premières offensives d’envergure. Cette organisation terroriste s’était déjà fait la main entre 1996 et 1997. Le 11 février 1996, l’UCK pose des bombes contre cinq camps de réfugiés serbes de Krajina : bilan, plus d’une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés. Une quinzaine d’attentats seront commis au Kosovo ainsi qu’en Macédoine, visant la police serbe, les « traîtres », c’est-à-dire les Albanais qui collaborent avec la police ou qui travaillent dans des centres d’écoute des services serbes. Sur l’ensemble de l’année 1998, on recense 1885 attaques albanaises contre la police et les civils. Durant ces attaques, 173 civils et 115 policiers sont assassinés, 403 policiers et 358 civils sont blessés, et de 239 personnes sont enlevées dont des femmes et des enfants. La Serbie décide enfin de réagir et « dans la deuxième moitié de l’été 1998, les Serbes, grâce aux efforts conjugués de la police et de l’armée, réussissent, au prix d’immenses sacrifices, à briser complètement l’UCK et à faire revenir la population albanaise dans ses foyers… » (2)

La grande manipulation en marche

Les officines de propagande vont mettre tout en œuvre pour persuader l’opinion publique que l’armée serbe et ses supplétifs commettent des crimes de guerre et mettent en œuvre une politique d’épuration envers les Kosovars. Le « carnage de Raçak »’ va indigner le monde entier et achèvera de diaboliser à jamais les Serbes, présentant les combattants de l’UCK comme des « combattants de la liberté », des victimes suscitant la compassion populaire médiatisée. Dans son livre « Guerres contre l’Europe » (1) Alexandre Del Valle relate avec précision les dessous de cette sordide affaire.

Nous résumerons les faits : les forces de l’ordre yougoslaves, après en avoir averti les inspecteurs de l’OSCE (3) et en représailles à une vague d’attentats antiserbes, avaient lancé, le 14 janvier 1999, une opération antiterroriste contre le village de Raçak, fief de l’UCK, qui avait depuis plusieurs mois rompu les accords de cessez-le-feu. Une équipe de l’agence américaine APTV avait même été autorisée à filmer les combats ! A 15 heures précises, les forces serbes contrôlaient le terrain. Le nombre de victimes variait du simple au double, entre 15 et plusieurs dizaines selon Belgrade, 37 selon l’OSCE, 45 pour les Américains, 51 selon les Albanais. Les observateurs de l’OSCE, restés sur place après le retrait des forces serbes, trouveront des morts dans certaines maisons, et quelques blessés, auxquels ils porteront secours. Mais aucune trace d’une quelconque « tuerie ».

C’est, en réalité, le lendemain matin, que les journalistes et observateurs, encadrés par des combattants de l’UCK, subitement réapparus au cours de la nuit, seront dirigés vers un fossé rempli de cadavres de « présumé » civils albanais. Désormais la version d’un massacre commis envers des civils désarmés sera la thèse défendue par le chef de la mission de l’OSCE dirigée par William Walker, (3) avant toute enquête impartiale.

En 2001, dans un article du Toronto Star, (4) Peter Worthington, sur la base de nombreux rapports d’experts présents sur place, démonte le mensonge de Walker : les insignes militaires (de l’UCK) avaient été arrachés des vêtements des cadavres, les corps avaient été empilés mais il n’y avait pas de mare de sang, ce qu’il aurait dû y avoir s’il y avait eu un massacre, les experts en balistique ont prouvé que le Albanais avaient été touchés de loin, d’angles et de lieux différents, et surtout, les victimes avaient quasiment toutes des traces de poudre sur le mains, signifiant qu’ils avaient tiré récemment avec des armes. En 2008, neuf ans près les faits, la Finlandaise responsable de la troisième équipe de médecins légistes, le docteur Helena Ranta, (5) avouera finalement qu’elle avait subi de fortes pressions à l’époque pour charger son analyse contre les Serbes, par le ministère finlandais des Affaires étrangères et par William Walker.

Hélas, la vérité vient toujours trop tard, et le mensonge de Raçak fera le tour du monde. Certains faussaires en ajouteront encore dans la diabolisation. Madeleine Albright, à l’époque secrétaire d’Etat américaine, inventera des détails que même Walker n’avait pas osé inventer, en parlant de « douzaines de personnes avec la gorge tranchée», le ministre des Affaires étrangères canadien parle d’une « écœurante persécution de civils », et le ministre allemand des Affaires étrangères, le social-démocrate Joschka Fischer, déclarera que le massacre fut le tournant pour lui et que « la guerre était la seule réponse ». Quant au président Clinton, il déclarera, le 24 mars 1999, dans son discours à la nation américaine justifiant la guerre : « Maintenant ils [les Serbes] ont commencé à aller de village en village, bombardant les civils et brûlant leurs maisons. Nous avons vu des personnes innocentes enlevées de leur maisons, forcées à s’agenouiller dans la poussière et criblées de mitraille. » Joseph Lieberman, sénateur du parti démocrate ira jusqu’à dire : « Les Etats-Unis d’Amérique et l’Armée de libération du Kosovo représentent les mêmes valeurs humaines et principes…Se battre pour l’UCK, c’est se battre pour les droits de l’homme et les valeurs américaines. » (6)

Le plan diabolique de l’OTAN

La Serbie désormais diabolisée, il fallait maintenant encore trouver les motifs de l’intervention militaire. La stratégie infernale va se dérouler en deux temps. D’abord « truquer » les négociations qui allaient s’ouvrir à Rambouillet, en accusant les Serbes de refuser de signer les accords. L’opinion publique fut tenue dans l’ignorance totale de ce qui se tramait. Dès le départ, les Serbes sont désignés d’office comme les uniques responsables de l’échec en refusant de signer un texte sans amendements possible, sous menace d’être ipso facto bombardés ! Or, le gouvernement serbe accepta les principaux points du volet politique de ce projet d’accord, mais refusa, ce qui était inacceptable pour tout Etat souverain, le volet militaire qui prévoyait la présence des forces de l’OTAN en Serbie, et le droit de passage illimité des troupes étrangères en ex-Yougoslavie. Alors que les Européens n’étaient pas opposés à la poursuite des négociations, les Américains mirent les Serbes au pied du mur : « Signez ou vous êtes bombardés » !

Du 23 mars au 10 juin 1999, l’OTAN lance l’opération « Ange miséricordieux » ! et bombardera la Serbie sans cesse, nuit et jour, pendant presque 3 mois, à un rythme moyen de quatre cent quatre-vingts sorties aériennes par jour. 82 ponts sont détruits, toutes les raffineries pétrolières, 14 centrales thermoélectriques, 13 aéroports, 20 gares ferroviaires et 121 usines sont anéantis (7).

Pour justifier un tel acharnement envers un pays sans défenses, en violation de la charte de l’ONU, sans aucun accord du Conseil de Sécurité, les dirigeants politiques vont déverser les mensonges les plus sordides pour gagner l’opinion publique et faire taire ses réticences. Rudolf Scharping, ministre social-démocrate allemand de la Défense, va dépasser toutes les bornes. Il va convoquer une conférence de presse le 27 avril 1999 pour présenter des photos de « civils albanais massacrés » par les Serbes dans le village de Rugovo et ânonnera une histoire larmoyante sur le sort des pauvres civils albanais du Kosovo.

Le lendemain, le quotidien allemand Bild publiera ces images terrifiantes avec en gros titre : « C’est à cause de cela que nous faisons la guerre ». Or ces photos étaient des montages orchestrés par l’OSCE, il ne s’agissait non pas de civils, mais de terroristes de l’UCK morts dans un accrochage avec l’armée régulière yougoslave. (8)

Il serait trop long de relever tous les mensonges déversés par les dirigeants atlantistes et leurs relais médiatiques, pendant cette campagne abominable de bombardement. Mais pour la fin, citons les propos absolument hallucinants de Bernard-Henri Lévy dans les colonnes du Point, tressant des lauriers aux avions de l’Otan : « Merci, malgré tout, aux avions de la démocratie et du droit international : ces avions n’ont pas de couleur -ce sont les avions de la liberté. » (9)

Les dirigeants politiques responsables de ces bombardements criminels, et les médias qui, volontairement, ou par aveuglement anti-serbe, ont diffusé des informations mensongères porteront toujours devant l’Histoire la responsabilité de ces crimes envers un peuple courageux et fier.

MARC Jean

(1) Alexandre Del Valle, Guerres contre l’Europe,Editions des Syrtes,Paris, 2000, p.285

(2) Nikola Mirkovic, Le Martyre du Kosovo, Editeur Jean Picollec, Paris, 2013, p.71

(3) Le président Milosevic avait accepté l’envoi au Kosovo, le 12 octobre 1998, d’une Mission de vérification internationale(KVM) composée de 1380 observateurs de l’OSCE .Malgré leur bonne volonté et l’intégrité de ses membres, son action fut entravée par l’intervention des services spéciaux américains, qui, à travers William  Walker, Chef de la KVM, va orienter les différents rapports dans un sens unilatéralement favorable aux éléments terroristes de l’UCK, déjà étroitement liés aux services américains, anglais et allemands. Rappelons que Walker, de sinistre souvenir, fut adjoint du colonel North dans les opérations spéciales du Nicaragua en soutenant la Contra. Au Salvador aussi, Walker avait envoyé ses recrues faire des stages à Fort Benning. Le 16 novembre 1989, ce furent les stagiaires de Walker, les soldats du « bataillon Atlacalt » qui tuèrent dans leur lit, en pleine nuit, d’une balle dans la tête, six jésuites, leur cuisinière et son enfant de 15 ans. (Pour plus de détails, se reporter au livre d’Alexandre Del Valle « Guerres contre l’Europe » Editions des Syrtes, p.255)

(4) Peter Worthington, Le canular qui a déclenché une guerre. Comment les Etats-Unis, l’Otan et les médias occidentaux ont été trompés au Kosovo, Toronto Sun, 2 avril 2001

On fera remarquer à Peter Worthington que son analyse est erronée, en ce sens que ni les Etats-Unis ni l’Otan n’ont été trompés, mais qu’ils ont sciemment trompé l’opinion par des mensonges. Les médias, quant à eux, ont servilement repris la version officielle. On peut souligner néanmoins que deux journalistes français ont osé douter de la version officielle de Raçak : Renaud Girard dans le Figaro du 20 janvier 1999 « Zones d’ombres autour d’un massacre » et Christophe Châtelot, dans Le Monde du 21 janvier 1999, « Les morts de Raçak ont-ils vraiment été massacrés froidement ? »

(6) Alexandre Del Valle, Guerres contre l’Europe, Editions des Syrtes, Paris, 2000,

(7) « La guerra infinita » (La guerre infinie), reportage du journaliste italien Riccardo Iacona, pour la RAI3,2008, cité dans Nikola Mirkovic, Le Martyre du Kosovo, Editeur Jean Picollec, Paris, 2013p.85

(8) Dans un documentaire allemand, diffusé sur la chaîne allemande ARD le 8 février 2001, « Es begann mit einer Lüge » (Cela commença par un mensonge) de Jo Angerer et Mathias Werth, Henning Hensch, un Allemand détaché auprès de l’OSCE, et auteur d’un rapport concluant qu’il n’y a pas eu de massacre de civils, avouera l’existence de ce document qui avait été classé secret défense (Nikola Mirkovic, Le Martyre du Kosovo, Editeur Jean Picollec, Paris, 2013 p.87)

(9) « Le bloc note de Bernard-Henri Lévy, Retour d’Albanie, Frontière du Kosovo. Impressions », Le Point, 17 avril 1999. Honte à ce journal pour avoir osé publier une telle infamie.

[Partie 1]

Source: http://arretsurinfo.ch/les-serbes-oublies-du-kosovo-campagne-terroriste-contre-les-serbes-23/

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Les Serbes, les oubliés du Kosovo [1/3] Par Marc Jean — 16 septembre 2017

18 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'Allemagne, #Yougoslavie, #Terrorisme, #Politique étrangère, #Le fascisme

Les Serbes, les oubliés du Kosovo [1/3]

Les Serbes, les oubliés du Kosovo [1/3]  Par Marc Jean — 16 septembre 2017

Les soldats de la Force pour le Kosovo [KFOR] regardent le pogrom contre les Serbes au Kosovo en 2004. Crédit photo Nikola Mirkovic


[Partie 1]

Les médias ont tourné la page du Kosovo, oublié comme bien d’autres événements récents faisant la une des médias pendant quelques mois, puis disparaissant, chassés par une actualité sans cesse renouvelée. En 1999 pourtant, ces mêmes médias diffusaient quotidiennement des images dramatiques sur le sort des Kosovars, victimes d’un, soi-disant, génocide commis par les milices serbes. L’opinion, abusée par une manipulation parfaitement orchestrée, prenait fait et cause pour les Kosovars et approuvait l’intervention de l’Otan au Kosovo, totalement illégale en droit international, et contraire même aux propres statuts de cet organisme. Après des bombardements intensifs pendant plusieurs semaines, la Yougoslavie n’a pas eu d’autre choix que de se retirer de ce territoire [Ndlr, les Serbes y étaient alors majoritaires]. La suite fut tragique. Nous allons retracer ces événements et présenter la situation actuelle des Serbes au Kosovo.

L’histoire du Kosovo

Le Kosovo est d’abord une terre ancestrale du peuple serbe. Il serait trop long de raconter en détail l’histoire d’un peuple victime pendant des siècles de l’oppression de l’empire ottoman. Nikola Mirkovic, dans son livre « Le martyre du Kosovo » (1) fournit de nombreux renseignements sur cette histoire faite d’exactions, de massacres et de violence. Les Albanais, d’origine chrétienne, mais convertis à l’islam sous le règne ottoman, n’eurent de cesse d’étendre leurs terres au détriment des Serbes du Kosovo. Ils vouent une haine inextinguible envers leurs voisins chrétiens serbes.

Voici ce qu’écrit en 1913 un Français, le publiciste et historien André Cheradame: « Quant à la plaine du Kosovo, qui fut au Moyen-Âge le centre même de l’empire serbe et qui, il y a seulement quarante ans, était presque exclusivement peuplée de Serbes, les Albanais s’y sont développés en faisant fuir par leurs exactions et leurs meurtres la malheureuse population serbe qui, j’ai pu le constater sur place, il y a seulement deux ans, vivait dans un véritable état de terreur sous l’oppression albanaise ».(2)

Après bien des péripéties, en automne 1918, les troupes essentiellement françaises et serbes, sous le commandement du général français Louis Franchet d’Espèrey, libèrent le sud de la Serbie dont le Kosovo des mains des armées austro-hongroises et bulgares alliées aux Albanais. Les traités de paix de 1919 et 1920 donnent naissance au royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui s’unissent afin de créer un bloc des « Slaves du Sud »(Yougo-Slaves). Malheureusement, le répit fut de courte durée. L’Italie fasciste va conquérir l’Albanie en 1939 et 100 000 Albanais en profiteront pour envahir le Kosovo et s’attaquer, de nouveau, avec une violence inouïe, aux Serbes et à leur héritage. 

En 1941, l’Allemagne, sans déclaration de guerre préalable, bombarde Belgrade et s’attaque à la Serbie. Pour mâter la résistance serbe, une division de Waffen SS musulmans albanais est même créée : la division Skanderberg (3), qui se distingua par des crimes épouvantables contre les Serbes du Kosovo, comme le massacre de Velika à la frontière du Kosovo et du Monténégro. Le diplomate italien Carlo Umilta présent sur place sera écœuré. Il écrit: « Le jour du Noël orthodoxe, les Albanais ont tué des dizaines et des dizaines de Serbes, une multitude a été blessée, et seule l’intervention de nos carabiniers a empêché la poursuite du massacre ». 

Le résistant communiste albanais Saïd Bakali Jakupi est lucide sur le sentiment réel que les Albanais éprouvent pour les Serbes. Il écrit : «Les Shiptars [Albanais] ne veulent nulle coopération avec les Slaves, ils ne veulent pas d’eux ici. Quand ils entendent qu’un malheur quelconque est arrivé aux Slaves, qu’ils soient partisans [communistes] ou tchetniks [monarchiques], ils s’en réjouissent […]. Ils extermineraient jusqu’au dernier Serbe se trouvant au Kosovo, tellement est grande leur haine des Slaves » (4).

Après la guerre, le nouvel homme fort de la Yougoslavie, Tito, croate par son père et slovène par sa mère, n’éprouve aucune sympathie pour la composante serbe de cette nouvelle entité. Bien au contraire, il va s’efforcer de diluer le peuple serbe partout où il se trouve. Pour honorer la promesse faite aux Albanais pendant la guerre, il fait du Kosovo une région autonome de la Serbie en 1946. Ses espoirs chimériques de faire des Albanais des citoyens à part entière de la Yougoslavie restent vains, les Albanais n’ont aucune envie de devenir « Yougoslaves », ils veulent devenir de grands Albanais dans une grande Albanie. Les conditions de vie des Albanais de Yougoslavie sont bien meilleures que celles de leurs compatriotes d’Albanie, ce qui encourage une émigration massive de ces derniers qui s’installent en grand nombre dans le sud de la Serbie, avec la bienveillance du régime communiste yougoslave. (5) 

Progressivement, avec un taux de fécondité des femmes albanaises qui s’envole (avec en moyenne 7 membres par famille), les Serbes deviennent des étrangers sur leur propre terre. La violence envers les Serbes, attaqués, volés, humiliés par les Albanais qui agissent en toute impunité sous le regard complaisant des autorités locales, va provoquer en 1961 et 1981 une vague de départ d’environ 150 000 à 200 000 Serbes. Pendant la même période 200 000 à 240 000 Albanais arrivant d’Albanie, s’installent au Kosovo. A cet égard, on notera que toutes les chancelleries occidentales étaient clairement au courant de la situation et de nombreux médias occidentaux évoquent déjà les revendications sécessionnistes des Albanais et leurs crimes contre les Serbes, tels le New York Times, The Economist, Le Monde, Reuters, etc (6). Avant de modifier radicalement leurs points de vue quelques années après et de devenir les critiques les plus féroces des Serbes et les soutiens des  »malheureux Kosovars » victimes des  »méchants Serbes ».

Enfin, les Serbes du Kosovo s’organisent et manifestent contre la terreur dont ils sont l’objet. Le 23 mars 1989, le parlement du Kosovo adopte des amendements à la constitution de la Serbie proposés par Belgrade et qui reviennent sur les privilèges octroyés par Tito. Un sursaut national traverse le peuple serbe. Le 28 juin 1989, un demi-million de Serbes fêtent le 600 ème anniversaire de la bataille de Kosovo Polje (7), sur les lieux mêmes du combat. Le président de la République fédérale de Yougoslave, Slobodan Milosevic déclare que, si le Kosovo devait être défendu par les armes, il le ferait et que les batailles ne pourront être gagnées sans la détermination, le courage et l’abnégation, ces vertus présentes jadis au Champ des Merles.

Les Kosovars albanais vont alors riposter d’abord par une grande mobilisation organisant des grèves générales et mettant progressivement en place une véritable administration parallèle. Déjà, les médias occidentaux vont colporter l’image d’une Serbie nationaliste, voulant réduire les aspirations du peuple Kosovar et faire taire les voix dissidentes. Le discours de Slobodan Milosevic sera bien évidemment utilisé par les médias pour dénoncer une prétendue dérive xénophobe et guerrière.

Quelques années plus tard, les Kosovars vont créer l’UCK (Ushtria Clirimtare e Kosovës), l’Armée de libération du Kosovo. Utilisant des méthodes de guérilla – d’ailleurs qualifiée d’organisation terroriste par les pays occidentaux – l’UCK va semer la terreur parmi les Serbes, les non Albanais et même les Albanais accusés de loyauté envers Belgrade.

Nous analyserons dans une seconde partie comment les pays occidentaux, principalement les Etats Unis secondés par le Royaume Uni, vont, d’abord attiser, ensuite instrumentaliser, ce conflit dans leurs seuls intérêts géopolitiques, en violation du droit international et en mépris total des droits des Serbes du Kosovo. Nous relèverons aussi le rôle cynique des médias qui, bien avant les épisodes libyen et syrien, seront leurs relais serviles. Dans un troisième volet, nous présenterons la situation tragique des Serbes, parqués aujourd’hui dans des enclaves, au milieu d’une population hostile.

MARC Jean | 15 septembre 2017

 

Les Serbes, les oubliés du Kosovo [1/3]  Par Marc Jean — 16 septembre 2017

(1) Nikola Mirkovic, dans son livre Le martyre du Kosovo. Editions Jean Picollec, 2013, dont sont extraits un certain nombre d’observations de cet article. Nous recommandons vivement sa lecture.

(2) André Cheradame, Douze ans de propagande en faveur des peuples balkaniques, Paris, 1913, p.328-329, cité par Komnen Becirovic, dans Le Kosovo sur le calvaire, p.209, L’Âge d’Homme, 2009

(3) Au même moment, une autre division SS formée de bosniaques musulmans, est créée en Bosnie : la division Handschar, de sinistre réputation. Une troisième division de musulmans SS sera également créée en Bosnie : la division Kamar

(4) Smilia Avramov, Le Génocide en Yougoslavie dans le contexte du droit international, p.208, Belgrade, 1992, cité par Komnen Becirovic dans Le Kosovo sur le calvaire, p.241, L’Âge d’Homme,2009

(5) Nikola Mirkovic, Le martyre du Kosovo, Editions Jean Picollec, 2013, p.62-63

(6) Exodus Of Serbians Stirs Province in Yugoslavia (L’exode des Serbes remue la province en Yougoslavie), Marvin Howe, New York Times, 12 juillet 1982

(7) La bataille entre l’armée serbe commandée par le prince Lazare et le sultan Murat 1er au Kosovo Polje, le  »Champ du Merle », se déroula le 28 juin 1389. La lutte est féroce et laisse les deux armées quasiment anéanties. Le royaume serbe y perd presque toute sa chevalerie aux côtés du prince Lazare, décapité. Cette bataille, et cette date, sont à tout jamais gravées dans le cœur des Serbes et dans leur mémoire collective pour de multiples raisons. Le prince Lazare deviendra un symbole historique pour le peuple serbe, héros de la chrétienté et héraut de la liberté. Autant de valeurs, est-il besoin de le préciser, méprisées aujourd’hui par les mondialistes comme un Bernard Henri Lévy, qui fut, dans ce conflit comme aussi en Bosnie, un des plus farouches pourfendeurs des  »méchants  » Serbes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Kosovo_Polje

Source: http://arretsurinfo.ch/les-serbes-les-oublies-du-kosovo-13/

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L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le 22 septembre 2017 uhne projection/débat autour du film "La Sociale".

17 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La santé, #Services publics

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le 22 septembre 2017 uhne projection/débat autour du film "La Sociale".

Bonjour

 

Les ordonnances contre le droit du travail provoquent un rejet massif de nos concitoyens pour la politique ultralibérale menée par le pouvoir actuel.

Les lois et projets de ce nouveau gouvernement constituent un véritable fléau social et économique. Tout le monde est concerné : actifs, retraités, chômeurs ou étudiants ; salariés du public ou du privé, urbains ou ruraux, citoyens ou élus des petites communes ...

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » poursuit sa mission d’éducation populaire et propose

la projection du film « La Sociale » le vendredi 22 septembre à 18h

à la maison des associations de la place Garibaldi à Nice.

Attention : voir le mode d’inscription dans l’affiche jointe

 

Le modèle social français est très sérieusement attaqué par les  prédateurs autorisés que sont les multinationales*. Les dépenses de santé, les retraites,  etc..., échappent en effet encore partiellement aux convoitises du grand capital.

Le pactole est gigantesque, par exemple 464,5 milliards d’euros de recettes ont été recouvrées en 2014 par la Sécurité Sociale.

 

La Sécurité Sociale est créée à la Libération dans une France ruinée et pillée. Ambroise Croizat trace dès l’été 1943 les moutures de ce qui va devenir l’un des systèmes sociaux les plus enviés au monde. « Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » écrit-il le 14 janvier 1944.

"Les Maîtres de Forges", l'ancêtre du "MEDEF", malgré le choix de la défaite et une collaboration active avec l'Allemagne nazie - ils avaient quasi unanimement préféré Hitler au front populaire - ont combattu cette avancée sociale pour les mêmes motifs qu'aujourd'hui à savoir : « l'impossibilité pour l'économie de supporter ces charges ».

 

L'ultralibéralisme ravage tout sur son passage. Le modèle social français hérité de la Résistance est le dernier rempart contre la barbarie. Le plus beau fleuron de cette révolution sociale, la Sécurité Sociale, est sur le point d'être anéanti.

Les maîtres du monde utilisent le fardeau de la dette, et la soumission de notre état nation aux diktats de la finance mondialisée, pour nous dépouiller de ce bien commun. Nous devons donc retrouver le chemin de la dignité et du courage afin de défendre cette conquête majeure sur la précarité et la misère.

 

Bien cordialement

Lucien Pons  Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

*Dans un éditorial du journal « Challenge » du 4 octobre 2007 Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, écrit :

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! ».

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer. […] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. […]

L’architecture de la Libération s’identifie à des conquêtes sociales qui continuent de marquer la société française : la création de la Sécurité Sociale, la nationalisation des ressources énergétiques et de grands secteurs économiques, le droit de vote des femmes, l’instauration de nouveaux pouvoirs pour le monde du travail, est à l’évidence dépassée, complètement dépassée, inefficace et datée. La France doit s’adapter aux exigences internationales nouvelles.»

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