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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

Message annuel du président Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale. Le 4 décembre 2014. Article repris sur "la voix de la Russie".

4 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #La France, #La nation ., #La guerre, #La paix

Aujourd'hui à 12:14

Message annuel du président Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale
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© Photo: RIA Novosti/Aleksej Nikolskij Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

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Par La Voix de la Russie | Aujourd'hui le 4 décembre le président de Russie Vladimir Poutine a prononcé au Kremlin un message à l'Assemblée fédérale (parlement) de Russie. Son intervention a commencé à 12H00 heure de Moscou.

Vladimir Poutine a prononcé son 11e message à l'Assemblée fédérale.

Diaporama : Message annuel de Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale

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© Photo : RIA Novosti/Mikhail Konovalov Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

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Mise à jour : 14:02 (heure de Moscou)

Une substitution aux importations raisonnable sera une priorité durable de la Russie, en toute circonstance, a déclaré le président russe. L'enjeu des programmes de substitution aux importations et de créer " une large couche de compagnies de production qui soient compétitives non seulement à l'intérieur du pays, mais aussi sur des marchés internationaux ", a-t-il dit. Ces compagnies existent déjà en Russie, mais elles éprouvent une pénurie de capitaux, de technologies, de main-d'æuvre et d'équipements. " Il faut lever toutes ces contraintes ", a ordonné le chef de l'Etat. Pour ce faire, il faut un " ascenseur d'investissements " que devraient créer l'Agence des initiatives stratégiques, la Vnesheconombank, le Fonds russe des investissements directs et d'autres agences encore. Une fois ce système mis au point, il faudra " réaliser dès l'année prochaine le premier projet pilote de soutien aux compagnies qui ne font pas partie du secteur des matières premières ".

Mise à jour : 14:00 (heure de Moscou)

Les sanctions et restrictions encouragent à atteindre les objectifs posés, a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans son message au parlement. " Les prétendues sanctions et restrictions imposées de l'extérieur sont une incitation à progresser plus vite et de manière plus efficace vers les objectifs assignés ", a-t-il dit. Beaucoup de choses restent à faire en Russie : développer de nouvelles technologies et des produits compétitifs, former une marge de sécurité dans l'industrie, le système financier et la formation des personnels. " Nous disposons pour ce faire d'un vaste marché domestique et de ressources naturelles, de capitaux et de réalisations scientifiques, nous possédons des gens talentueux et intelligents qui sont capables d'apprendre, et vite ", a noté Poutine. " L'essentiel est de laisser les gens s'épanouir ; la liberté dans l'économie et la sphère sociale, ainsi que dans les initiatives civiques est la meilleure réponse aux restrictions imposées de l'extérieur et à nos problèmes intérieurs, estime le président. Plus les gens s'investissent dans l'édification de leur vie, plus ils sont indépendants économiquement et politiquement, plus grand est le potentiel de la Russie ".

Mise à jour : 13:59 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine est certain que son pays est capable de relever n'importe quel défi de l'heure et d'en sortir vainqueur. " Nous sommes prêts à relever n'importe quel défi de l'heure et à vaincre ", a-t-il déclaré à la fin de son message annuel au Parlement.

Mise à jour : 13:58 (heure de Moscou)

" Ce n'est pas de la politicaillerie, mais l'assistance à l'économie ukrainienne qui s'impose d'urgence, mais les collègues occidentaux ne sont pas pressés d'intervenir ", a déclaré le président. Evoquant l'Ukraine, le chef de l'Etat s'est demandé : " Pourquoi le coup d'Etat ? Pourquoi les tirs qui ne discontinuent pas et qui tuent ? L'économie, les finances, le secteur social sont en fait en ruines, la nation est ruinée ". " Ce n'est pas de la politicaillerie, des promesses retentissantes mais creuses qui s'imposent, mais l'assistance urgente à l'économie ukrainienne, à la condition, sans aucun doute, de la réalisation des réformes ". " Mais je ne vois pas nos partenaires occidentaux brëler du désir d'intervenir, pas plus que Kiev de se charger des problèmes de ses citoyens ".

Mise à jour : 13:55 (heure de Moscou)

Le président Vladimir Poutine propose d'unir les efforts de différents centres de recherche et d'inviter des spécialistes étrangers pour travailler sur des développements technologiques de pointe. " Nous devons réfléchir à la façon, dont nous devrons nous acquitter des problèmes à l'avenir. Je propose de réaliser une initiative technologique nationale. Sur la base de prévisions à long terme il faudra cerner les tâches que la Russie devra résoudre dans 10-15 ans, les solutions de pointe qui seront nécessaires pour assurer notre sécurité nationale, un niveau de vie élevé de la population, le développement des branches technologiques ", a déclaré le président Poutine.

Mise à jour : 13:39 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a chargé le gouvernement et les autorités locales de durcir le contrôle des prix des produits alimentaires, des médicaments et des articles de première nécessité. " Il convient de défendre les intérêts des citoyens premièrement de ceux à revenus bas ", a-t-il déclare". Le gouvernement et les régions se doivent d'assurer le conträle des prix des produits alimentaires, des médicaments et des articles de première nécessité. Il faut le faire obligatoirement ", est convaincu M.Poutine.

Mise à jour : 13:27 (heure de Moscou)

Poutine fixe pour objectif de porter le niveau des investissements à 25 pour cent du PIB national d'ici à 2018.

Mise à jour : 13:22 (heure de Moscou)

La souveraineté nationale réelle est la condition sine qua non de l'existence de la Russie. "Nous serons souverains ou nous nous dissoudrons, nous nous perdrons dans le monde", a déclaré le président Vladimir Poutine. D'aucuns cherchent à persuader la Russie que la présente politique en Ukraine est "correcte et pondérée et que nous devrions nous y soumettre aveuglement, sans réfléchir". "Il n'en est pas question", a martelé le président. "Si pour certains pays européens la fierté nationale est une notion oubliée depuis belle lurette et la souveraineté, un luxe inabordable, pour la Russie la souveraineté nationale réelle est une condition sine qua non de son existence", a déclaré Vladimir Poutine en ajoutant que "nous devrions nous rendre à l'évidence". "Nous serons souverains ou nous nous dissoudrons, nous perdrons dans le monde, les autres puissances doivent le comprendre", a-t-il conclu.

Mise à jour : 13:19 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose d'abandonner un contrôle total et gênant des activités privées et de rendre publique chaque vérification. Dans son message annuel à l'Assemblée fédérale il a prêté attention à " la nouvelle position sur les activités des administrations de contrôle. " Ceci dit, il a avoué que les changements " se produisaient lentement " et que les administrations de contrôle " rendaient difficiles les activités des hommes d'affaires dociles à la loi. " Dans cette optique il a exigé de " faire échapper à un contrôle gênant " les activités privées. " Chaque vérification doit être publique ", a-t-i souligné en ajoutant que cela concernait les établissements publics mais aussi les organisations à but non lucratif. Il a jugé nécessaire d'abandonner " le principe du contrôle total " et de lancer des vérifications là oé il y avait des violations ou des indices de violation.

Mise à jour : 13:16 (heure de Moscou)

L'économie russe doit s'extirper de la zone de croissance zéro pour adopter des rythmes de croissance supérieurs à la moyenne mondiale, a dit Vladimir Poutine en présentant son message au parlement. Dans cette optique, il a posé l'objectif d'atteindre une croissance de productivité du travail de 5% par an et de ramener l'inflation sous la barre des 4%. Le président insiste sur le maintien de la stabilité macroéconomique, mais la répression de l'inflation ne devrait pas se faire au détriment des activités économiques. "Il faut apprendre enfin à marier harmonieusement la modération de l'inflation et l'encouragement des activités économiques", a-t-il dit.

Mise à jour : 13:14 (heure de Moscou)

La Russie a beaucoup d'amis et de partenaires stratégiques dans le monde, a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Ces dix dernières années la région Asie-Pacifique s'est développée de façon impétueuse. La Russie, qui fait partie de cette région, va utiliser cet immense potentiel de façon multiforme. On connaît bien les leaders, les locomotives du développement économique global. Parmi eux il y a beaucoup d'amis sincères et de partenaires stratégiques de la Russie, a déclaré le leader russe.

Mise à jour : 13:12 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose de figer le système fiscal existant pour quatre ans. "Je propose de figer les conditions fiscales en vigueur pour les quatre années à venir pour ne plus revenir sur ce sujet", a-t-il dit. Et de rappeler que les hommes d'affaires "ont raison d'insister sur une législation stable et des règles prévisibles, notamment en ce qui concerne les impôts". "Je suis absolument d'accord", a-t-il confirmé.

Mise à jour : 13:09 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'hypocrisie les dissertations au sujet des droits de l'homme justifiant le coup d'Etat opéré en Ukraine. " La Russie a condamné le coup d'Etat, l'usurpation violente du pouvoir effectué à Kiev en février dernier ", a-t-il rappelé. " Tout ce que nous sommes en train d'observer à présent en Ukraine, notamment la tragédie du sud-est, confirme la justesse de notre prise de position ". Les décisions prises par Yanoukovitch pour parfaire le Traité d'association avec l'UE " relevaient parfairement de la compétence de chef d'Etat légitime et reconnu par la communauté internationale ". " Comment aurait-il été possible d'appuyer l'usurpation armée du pouvoir, la violence et les meurtres ? Comment est-il possible de souscrire à cela et disserter en même temps sur la défense du droit international et des droits de l'homme ? C'est du pur cynisme ".

Mise à jour : 13:05 (heure de Moscou)

L'utilisation à mauvais escient des fonds budgétaires alloués aux commandes militaires est une menace directe pour la sécurité nationale.

Mise à jour : 13:04 (heure de Moscou)

Les exportations des produits hautement transformés doivent augmenter de moitié en trois ans.

Mise à jour : 13:02 (heure de Moscou)

Le rouble commence à remonter la pente à la Bourse de Moscou: le dollar redescend sous la barre des 53 roubles.

Mise à jour : 13:02 (heure de Moscou)

La dépréciation du rouble aggrave les risques d'inflations - Poutine.

Mise à jour : 13:01 (heure de Moscou)

Il faut échapper au piège de la croissante à taux zéro pour dépasser le taux de croissance mondial.

Mise à jour : 12:58 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose une amnistie fiscale totale pour les capitaux, placés dans les zone offshores, à condition que ceux-ci soient rapatriés en Russie ". Je propose une amnistie fiscale totale pour les capitaux à rapatrier sur le territoire national, a-t-il déclaré dans son message annuel à l 'Assemblée fédérale ce jeudi. Bien sûr, il convient d'expliquer aux personnes censées prendre une décision en ce sens ce que veut dire l'amnistie totale. "

Mise à jour : 12:55 (heure de Moscou)

Poutine propose de ne pas vérifier les activités des PME à condition que rien ne soit à reprocher à celles-ci en l'espace de trois ans (TASS).

Mise à jour : 12:52 (heure de Moscou)

Poutine exige de lever les obstacles aux activités privées et de les faire échapper à un contrôle gênant.

Mise à jour : 12:51 (heure de Moscou)

La Russie n'entend pas s'embarquer dans une coûteuse course aux armements. Cela étant, elle assurera pleinement sa sécurité, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine dans son message annuel à l'Assemblée Fédérale. " Nous n'avons pas l'intention de nous embarquer dans une coûteuse course aux armements. Cela étant, nous assurerons fiablement la sécurité de notre pays dans les nouvelles conditions ", a-t-il déclaré. " Nous le ferons. Nous avons les moyens et des solutions originales " pour le faire, a-t-il résumé.

Mise à jour : 12:41 (heure de Moscou)

" Suite au retrait unilatéral des Etats-Unis du Traité sur ABM en 2002, l'équilibre stratégique des forces est menacé, ce qui est préjudiciable pour les Etats-Unis eux-mêmes ", a rappelé le président russe Vladimir Poutine " Suite au retrait unilatéral en 2002 des Etats-Unis du Traité sur ABM, qui était la pierre angulaire de la sécurité internationale, de l'équilibre stratégique des forces et de la stabilité, les Etat-Unis poursuivent avec insistance leurs activités pour créer leur système global ABM ". " Ces activités ne menacent pas que la sécurité de la Russie, mais du monde entier suite à une éventuelle rupture de l'équilibre stratégique des forces ". " Cette situation nuit aux Etats-Unis eux-mêmes, je présume, parce qu'elle crée une illusion d'invincibilité ", a fait remarquer le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:39 (heure de Moscou)

La Russie n'a pas l'intention de suspendre ses relations avec l'Europe et l'Amérique, a indiqué le président russe Vladimir Poutine. "Nous n'allons, sous aucune circonstance, suspendre nos relations avec l'Europe et l'Amérique, nous allons rétablir et multiplier les liens traditionnels avec le sud du continent américain, nous poursuivrons de coopérer avec l'Afrique, les pays du Proche-Orient", a-t-il déclaré.

Mise à jour : 12:36 (heure de Moscou)

La Russie gardera ses portes ouvertes au monde entier pour drainer des investissements étrangers et réaliser des projets communs, a déclaré le président Vladimir Poutine. "Pour concrétiser tous nos projets de manière inconditionnelle, pour honorer tous les engagements sociaux de l'Etat, formulés dans les décrets présidentiels de mai 2012, il faut donner une réponse à la question de savoir ce que nous allons faire dans l'économie, les finances et la sphère sociale. Quelle sera notre ligne stratégique? Je répète: la Russie restera ouverte au monde entier, à la coopération, aux investissements, à la réalisation de projets communs", a dit le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:35 (heure de Moscou)

La Russie a résisté aux tentatives de la pousser dans la voie de la dislocation suivant le scénario yougoslave, comme elle avait résisté à Hitler, a déclaré le président Vladimir Poutine en présentant, jeudi, son message au parlement. "On aurait aimé nous faire emboîter le pas à la Yougoslavie en nous imposant le scénario de démantèlement et dislocation avec toutes les conséquences tragiques qui en découleraient pour les peuples de Russie. Ils n'ont pas eu gain de cause. Nous leur avons résisté", a-t-il fait valoir.

Mise à jour : 12:33 (heure de Moscou)

"Il est insensé de parler à la Russie en jouant des muscles", a déclaré le président. Cela est aussi vrai pour les situations lorsque le pays est confronté à des difficultés intérieures, comme c'était le cas dans les années 1990 ou au début des années 2000. " Nous n'avons pas oublié qui et comment a soutenu, presque ouvertement, le séparatisme et la terreur chez nous, a indiqué le président. Les assassins qui avaient du sang jusqu'au coude étaient traités en insurgés et pas autrement, ils étaient reçus au plus haut niveau ". Ces " insurgés " se sont déjà manifestés en Tchétchénie. " Je suis sûr que les gars là-bas, les forces de l'ordre locales, s'acquitteront de leur tâche... Appuyons-les ", a ajouté le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:32 (heure de Moscou)

Les sanctions sont nuisibles pour tous, y compris pour ceux qui optent pour elles.

Mise à jour : 12:29 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la politique de dissuasion à l'encontre de la Russie ne date pas d'hier. "La politique de dissuasion ne date pas d'hier. Elle est appliquée à notre pays depuis des années, des décennies ou des siècles, voire de toute éternité. Bref, à chaque fois que d'aucuns commencent à penser que la Russie est devenue trop forte et indépendante, ces instruments sont actionnés d'urgence", a dit le chef de l'Etat (TASS).

Mise à jour : 12:26 (heure de Moscou)

Pour la Russie, la Crimée a une immense importance civilisationnelle et sacrale.

Mise à jour : 12:17 (heure de Moscou)

Chaque peuple a le droit inaliénable à choisir sa propre voie de développement. La Russie le respectera toujours, concernant l'Ukraine également, a déclaré Vladimir Poutine. " La Russie a non seulement soutenu l'Ukraine et les autres républiques sœurs de l'ancienne Union Soviétique dans leur aspiration à la souveraineté, mais aussi a considérablement contribué à ce processus au début des années 1990. Depuis, sa prise de position n'a pas changé. Chaque peuple a le droit inaliénable et souverain à choisir sa propre voie de développement, ses alliés, les formes d'organisation politique de la société et de développement de son économie, à assurer sa sécurité ", a souligné le président Poutine. " La Russie l'a toujours respecté et le respectera à l'avenir ", a -t- il assuré.

Mise à jour : 12:15 (heure de Moscou)

Poutine a qualifié d'historique la réunification de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie (TASS).
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Ukraine: une américaine nommée ministre des finances ! Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #La France, #La guerre, #Le capitalisme;, #La mondialisation

Ukraine: une américaine nommée ministre des finances !

Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014

Les USA ne se cachent plus en Ukraine, malgré le démenti concernant toute implication dans cette nomination

Les USA ne se cachent plus en Ukraine, malgré le démenti concernant toute implication dans cette nomination

Difficile ne pas y voir un pied de nez à la russie de Poutine. En nommant, 3 étrangers à des postes clés., le Premier ministre ukrainien n'a pas peur d'innover pour sortir son pays de la crise. L'Ukraine s'est dotée mardi d'un nouveau gouvernement incluant une Américaine, un Géorgien et un Lituanien censés aider le pays à sortir d'une grave crise économique et à faire face au sanglant conflit armé dans l'Est.

Ces nominations surviennent alors que, sur le terrain, des trêves ont été annoncées dans les combats entre les séparatistes prorusses et l'armée ukrainienne dans la zone de l'aéroport de Donetsk et dans la région de Lougansk, les points les plus chauds.«Nous devons intégrer dans notre gouvernement les meilleures compétences internationales», a déclaré le président Petro Porochenko.

Les Etats-Unis démentent toute implication dans les nominations

Natalie Jaresko, une Américaine d'origine ukrainienne ayant travaillé pour le département d'Etat américain et pour un fonds d'investissement ukrainien financé par le Congrès des Etats-Unis, se retrouve ainsi ministre des Finances.Interrogée sur cette nomination, la porte-parole du département d'Etat à Washington a assuré que les Etats-Unis «n'avaient rien à faire du tout avec cela». «C'est le choix du peuple ukrainien et de leurs représentants élus», a affirmé Marie Harf.

Le Lituanien Aivaras Abromavicius, co-dirigeant d'un fonds d'investissement suédois, devient ministre de l'Economie, et le Géorgien Alexander Kvitachvili, ex-ministre de la Santé en Géorgie, hérite du ministère de la Santé. Le président Porochenko a indiqué leur avoir octroyé la citoyenneté ukrainienne mardi matin, juste avant leur nomination.

La semaine dernière, le président avait déjà proposé qu'un étranger soit nommé à la tête du nouveau bureau de lutte contre la corruption, un mal endémique dans cette ex-république soviétique, en estimant qu'un étranger aurait un avantage considérable: "l'absence de liens avec l'élite politique ukrainienne".

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UKRAINE: La vérité sur MAÏDAN [par Jacques Sapir]

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La nation ., #La France, #L'OTAN., #La Russie, #La guerre, #Europe supranationale, #AMERIQUE

UKRAINE: La vérité sur MAÏDAN [par Jacques Sapir]

Les événements survenus du 18 au 20 février 2014 sur la place Maïdan à Kiev sont à l’origine de la crise actuelle, non seulement en Ukraine mais aussi entre les pays de l’OTAN et la Russie.

Le gouvernement actuellement au pouvoir à Kiev, et les principaux dirigeants de l’UE, soutiennent la thèse que la manifestation pacifique fut l’objet d’un massacre provoquant la mort d’environ 100 personnes par les forces du gouvernement de M. Yanoukovitch, Président régulièrement élu. Dès le début du mois de mars, on a pu avoir des doutes extrêmement forts sur cette version des faits, ainsi que sur l’explication qui fut fournie par les opposants à M. Yanoukovitch, selon qui ce dernier aurait fui Kiev, abandonnant ses fonctions. La possibilité d’une provocation était manifeste, et ce carnet s’en est fait l’écho dès le 5 mars [1]. Par ailleurs, les conditions de la « fuite » du Président Yanoukovitch n’étant pas éclaircie, cela posait le problème de la continuité, ou non, de l’ordre constitutionnel en Ukraine [2]. Cette question est importante. Si l’on considère que Yanoukovitch a quitté Kiev de son plein gré, ceci est assimilable de fait à une démission, et le changement de gouvernement ne constitue pas une rupture de l’ordre constitutionnel. Si l’on établit que Yanoukovitch a quitté Kiev sous la menace, qu’elle soit réelle ou imaginaire, et qu’il a été démis par un parlement-croupion, on est alors en présence d’une révolution qui implique la rupture de l’ordre constitutionnel ancien, et qui légitime alors les différents référendum tenus tant en Crimée que dans l’est de l’Ukraine.

Les travaux du professeur Katchanovski

En l’absence de volonté sérieuse du gouvernement actuel au pouvoir à Kiev de faire la lumière sur ces événements, des chercheurs en science politique se sont mis au travail. Un document a été présenté lors d’un séminaire le 1er octobre 2014 par le professeur Katchanovski [3], du département de Science Politique de l’Université d’Ottawa au Canada. On sait que réside dans ce pays une importante communauté ukrainienne. Après une analyse très exhaustive des sources disponibles, sources qui proviennent quasi-exclusivement du camp des « pro-Maïdan » et des télévisions locales (Espresso TV, Hromadske TV, Spilno TV, Radio Liberty, et Ukrstream TV), Katchanovski aboutit à la conclusion irréfutable que des « snipers », des tireurs, ont opérés depuis le camp des manifestants et que les forces fidèles au Président Yanoukovitch n’ont fait que riposter. Une majorité des personnes tuées l’a été dans les tirs croisés qui sont alors survenus ou ont été victimes de tir dans le dos, alors qu’ils faisaient face aux forces de l’ordre [4]. Il fait aussi mention de brutalités et d’exactions commises par les unités spéciales « Bierkut » qui assuraient la sécurité du Président, mais ces exactions sont survenues après les premiers tirs. Les événements tragiques survenus sur la place Maïdan, qui mettent en marche le processus de dislocation de l’Ukraine et de guerre civile que l’on connaît aujourd’hui, sont donc bien le résultat d’une provocation délibérée. Cette provocation a été montée par le groupe d’extrême droite Pravy Sekhtor, avec une possible complicité de Svoboda et des forces d’auto-défense de la manifestation [5]. Il conclu alors :

« The massacre of the protesters and the police represented a violent overthrow of the government in Ukraine and a major human rights crime. This violent overthrow constituted a nondemocratic change of government. It gave start to a large-scale violent conflict that turned intoa civil war in Eastern Ukraine, to a Russian military intervention in support of separatists in Crimea and Donbas, and to a de-facto break-up of Ukraine. It also escalated an international conflict between the West and Russia over Ukraine. The evidence indicates that an alliance of elements of the Maidan opposition and the far right was involved in the mass killing of both protesters and the police, while the involvement of the special police units in killings of some of the protesters cannot be entirely ruled out based on publicly available evidence. »[6].

[Le massacre des manifestants et de policiers a représenté un renversement du gouvernement de l’Ukraine et un crime majeur contre les droits de l’homme. Ce renversement violent a constitué un changement de gouvernement par des moyens non-démocratiques. Il a donné lieu à un violent conflit qui a tourné à la guerre civile dans l’Est de l’Ukraine, à une intervention russe en soutien aux séparatistes de Crimée et du Donbass, et à l’éclatement de facto de l’Ukraine. Il a aussi été la cause d’une escalade internationale entre l’Ouest et la Russie au sujet de l’Ukraine. Les évidences indiquent qu’une alliance entre les mouvements d’opposition de Maïdan et l’extrême-droite est impliquée dans le meurtre de masse de manifestants et de policiers, tandis que l’implication des forces spéciales de la police dans le meurtre d’autres manifestants ne peut être exclu sur la base des évidences publiquement disponibles.]

Les travaux du professeur Katchanovski ont évidemment soulevé beaucoup de questions, et provoqués une polémique. Il y a répondu dans un court papier que l’on trouvera ici.

L’enjeu de la vérité

On comprend bien les enjeux qui se nouent autour de la révélation de la vérité sur ce qui est advenu place Maïdan du 18 au 20 février 2014. Si les travaux du professeur Katchanovski sont vérifiés, et s’ils sont considérés comme globalement fiables, il devient dès lors impossible de continuer à soutenir que ce qui est survenu à Kiev fut le départ d’un Président corrompu sous la colère d’une manifestation. Que Yanoukovitch ait été corrompu est une évidence, et les officiels russes qui ont négocié avec lui à la fin de 2013 ne se cachent pas pour le dire. Mais, il était le Président régulièrement élu du pays. Dès le moment où des groupes minoritaires ont décidé de réaliser ce qu’il faut bien appeler un putsch, il ne pouvait être question de continuité constitutionnelle en Ukraine. De ce fait, la rupture de l’ordre constitutionnel, en vertu du principe que le peuple est le seul dépositaire de la souveraineté, autorisait des fragments de ce peuple de tenir des référendums quant à leur inclusion ou leur exclusion de la nation ukrainienne. Nul n’avait le pouvoir de décréter que ces référendums étaient “illégitimes”.

Il est à cet égard tragique que les gouvernements des pays de l’Union Européenne, et en particulier de l’Allemagne et de la France ait décidé de fouler aux pieds le principe fondamental sur lequel ils reposent. Il est tout aussi tragique qu’ils se soient engagés dans une logique de confrontation avec la Russie au sujet de l’Ukraine, logique qui n’a pas de bases de Droit et qui s’avère, de plus, faire peser un grand danger sur la logique des relations internationales. Ces gouvernements ont cédé à la logique des émotions sur une question qui nécessitait au contraire que l’on applique le principe de raison. L’interview d’Henry Kissinger accordé au Spiegel le 13 novembre 2014 ne dit pas autre chose

Jacques SAPIR

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[1] Sapir J., « Provocation à Kiev ? », note publiée sur RussEurope, le 5 mars 2014,http://russeurope.hypotheses.org/2051

[2] Sapir J., « La Crimée et le droit », note publiée sur RussEurope, le 7 mars 2014http://russeurope.hypotheses.org/2062

[3] Ivan Katchanovski enseigne à la School of Political Studies and the Department of Communication à l’Université d’Ottawa. Il fut Visiting Scholar au Davis Center for Russian and Eurasian Studies à l’Université Harvard, et Visiting Assistant Professor au Départment of Politics à l’Université de l’Etat de New-York à Potsdam, Post-Doctoral Fellow at the Department de Political Science à l’Université de Toronto, ainsi que Kluge Post-Doctoral Fellow au Kluge Center à la bibliothèque du Congrès (Washington D.C.). Il a soutenu sa thèse à la George Mason University.

[4] « Various statements by medics, videos, photos, and media reports confirm that

dozens of protesters were shot precisely in necks, heads, thighs, and hearts, the most lethalplaces, and that many entry wounds were from the top, side, or back.This is consistent withlocations of shooters on the roofs or top floors of all specified buildings. Precise and deadlygunshots and the 7.62mm KalashnikovAKMS type assault rifles and various hunting weaponsand ammunition used also indicate that shooters were positioned within several dozen metersfrom the places where both the police and the protesters were killed or wounded » cité p.25, Katchanovski I., The “Snipers’ Massacre” on the Maidan in Ukraine, 1er octobre 2014.

http://www.academia.edu/8776021/The_Snipers_Massacre_on_the_Maidan_in_Ukraine

[5] « The evidence indicates that the Right Sector was one organization involved in the massacre,while names and identities of other organizations and leaders remain not sufficiently unclear. Asthe research indicates, they might include Svoboda and the leadership of the Maidan Self-Defenses. Their leaders and many top activists were offered or occupied top positions in thenewly-formed government after the massacre and threat of more violence that ousted Yanukovych.» cité depuis le texte publié à :

http://www.academia.edu/9092851/The_Snipers_Massacre_in_Kyiv_A_Response_to_Critics

[6] Katchanovski I., The “Snipers’ Massacre” on the Maidan in Ukraine, 1er octobre 2014, op.cit., p. 29.

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Le cri du cœur de Michel Etievent.

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes, #la liberté, #Le socialisme, #Le capitalisme;, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #Le syndicalisme

Le cri du cœur de Michel Etievent.

Le cri du cœur de Michel Etievent.

A VOUS MES AMIS...

Quand je vois la crise s'approfondir, les usines tomber, grossir le flot des pauvres, le racisme ravager l'avenir, la haine sourdre, quand je vois des copains fatigués déserter le front de résistances, des intellos bidons faire du fric avec du vide, prêcher le renoncement ou la ringardise à longueur de livres ou d'antenne, quand je vois le décor de nos vies s'enfoncer dans la télé "déréalité", des fois moi aussi j’aurais envie de tout laisser tomber, de sauter du train de la résistance, de m'effondrer dans mon canapé chaud, une pile de livres aimés comme futur, ou me perdre à tout jamais sur la beauté de mes sentiers, ne plus rien voir, ne plus rien entendre, "jouir de la vie" comme ils disent!

Et bien non, ça ne dure jamais longtemps, parce qu' aussitôt je repense à tous ces copains de misère, ces traîne la faim de dignité qui, au long des siècles, malgré les désespérances les plus noires, ne se sont jamais laissé aller, ces enfants des mines qui nous livraient l'énergie du syndicalisme, ces communards écrasés qui se relevaient et montaient pour nous à "l'assaut du ciel", ces copains comme Croizat, Paul , Semard tous ces anonymes des luttes qui se faisaient casser la gueule dans une Europe minée par le fascisme, qui désespéraient eux aussi devant l'allongement des files de chômeurs, d'affamés aux crises de 29, mais qui se relevaient sans cesse, nous livrant nos grands conquis du front populaire...

Quand je repense à tous ces jeunes Moquet, à tous ces résistants qui auraient pu eux aussi déserter le combat clandestin ou les maquis et se réfugier dans le confort d'une France collabo ou indifférente, ces jeunes du CNR qui réalisaient une fabuleuse utopie dans une France assaillie par la répression et les ruines et nous livraient la sécurité sociale, la retraite et un héritage social considérable.. oui quand je pense à tout cela... alors je me relève, certes je chancelle, mais je suis debout et je repars sur le chemin des luttes et des conférences, gonflé de l'espoir de ceux qui ont nourri mon Histoire de dignité.

Michel Etievent,

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L’UE survivra-t-elle à la mèche qui allume la bombe ? Le site "dedefensa".

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #La nation ., #La République, #Politique étrangère

L’UE survivra-t-elle à la mèche qui allume la bombe ?

La Lettonie présidente de l'UE de janvier à juillet 2015... la flamme s'approche dangereusement de la mèche...

Le 24 novembre 2014, dissertant sur “notre guerre” qui fait rage, – entre la Russie et le bloc BAO, – nous mentionnions ces déclarations de madame Dalia Grybauskaité à la radio lithuanienne LRT, selon lesquelles “la Russie conduit une agression contre l’Ukraine”, “le président Poutine a l’intention d’occuper d’autres pays et régions et de bouleverser radicalement le système de sécurité mondial”, – pour conclure : «Nous sommes dans une situation où nos voisins sont en train de devenir un État terroriste» ... Nous traduisons en l’adaptant à l’esprit manifeste de la chose la phrase dont la traduction anglaise à partir du lithuanien est maladroite ou maladroitement ambiguë, ou volontairement ambiguë c’est selon («We’re facing a situation in which some of our neighbors are becoming a terrorist country»). C’est bien ainsi (“Russie, État terroriste”), que Nicolai Kolomeitsev, adjoint au chef du groupe parlementaire communiste à la Douma, a compris l’intervention de la présidente lithuanien, lorsqu’il a déposé une motion demandant au moins des sanctions économiques contre la Lithuanie, et peut-être même une rupture des relations diplomatiques entre la Russie et la Lithuanie. Par chance, ce n'est pas la Lithuanie mais bien la Lettonie qui, le 1er janvier 2015, assure, jusqu’au 1er juillet, la présidence du Conseil de l’Union Européenne, – mais on peut être assuré que c'est presque la même chose, et que le même esprit de ces pays baltes antirusses animera les relations entre cette présidence de l'UE et la Fédération de Russie

Les dieux font bien les choses. Vous auriez voulu approcher une allumette enflammée de la mèche d’une bombe qui ne demande qu’à exploser que vous ne vous seriez pas pris différemment... Nous parlons bien en mode familier (vous avons nos accointances) “des dieux”, suggérant quelque force puissante hors de notre compréhension et bien entendu de notre contrôle, car lorsque la calendrier des rotations des présidences du Conseil de l’UE fut poursuivi, avec la Lettonie pour la présidence de la première moitié de 2015, nul, parmi nos terrestres experts et devins, n’eût pu imaginer que la situation entre la Russie et l’UE fût à ce degré de tension, d’incompréhension, de fureur aveugle et de déchaînement pathologique. (On choisira de quel côté surtout, sinon essentiellement, tous ces diagnostics s’appliquent précisément.) Il semble bien que les dieux, eux, en étaient informés comme s’ils avaient eux-mêmes influencé les faiseurs de calendrier, car l’on sait bien que leur but est de tout faire pour que la cohésion du bloc BAO vole en éclat et accélère la crise finale, – et c’est bien l’issue la plus probable parmi les issues possibles que cette situation d’un si proche avenir pourrait alimenter, voire accélérer, voire provoquer jusqu'à son terme qui sait...

Quoi qu’il en soit, le fait est que la très prochaine présidence de la Lettonie est aujourd’hui le sujet principal, et de plus en plus préoccupé jusqu’à une inquiétude qui ressemble presque à de la panique, des conversations de couloir dans les divers bâtiments et labyrinthes des institutions européennes ... Que va-t-il se passer entre l’UE et la Russie avec une présidence lettonne ? Des trois pays baltes, la Lettonie est, avec la Lituanie, le pays le plus en flèche, le plus viscéralement antirusse, l’Estonie restant un peu en retrait. (Qui plus est, la Lettonie compte près de 30% de sa population composée de Russes, dont une partie ayant le curieux statut de non-citoyen [epsiloni], puisque non-naturalisé Lettons et n’étant pas Russes puisqu’installés directement ou par filiation en Lettonie depuis les années 1940, – bref, un sujet de plus de discorde et d’hostilité avec la Russie.) On peut dire que le trio Lettonie-Lituanie-Pologne, avec une mention particulière pour le tintamarre de communication hystérique pour les deux pays baltes, est le relais direct, nous ne dirions même pas de Washington D.C., mais directement du cœur de la fraction purement neocon de Washington D.C. (La Pologne a cette position antirusse en flèche mais, semble-t-il, avec des projets plus concrets, ce qui peut parfois tempérer la communication hystérique antirusse par tactique. Dimitri Panine, dans Strategic-Culture.org, développe le 1er décembre 2014, l’idée que la Pologne a comme projet géopolitique de faciliter la partition de l’Ukraine pour pouvoir récupérer une partie de ce pays pour faire avancer son rêve de Grande Pologne. La “fuite” très vite mise en échec de l’ancien ministre des affaires étrangères Sikorski sur l’idée de la partition, mais dans ce cas mise au débit des Russes [voir le 29 octobre 2014], est pour Panine une démarche dans ce but.) Bref, la Lettonie est cette allumette-là déjà enflammée qui sera plus qu’aucune autre, plus furieuse et plus proche de la mèche de la bombe en attente d’explosion entre la Russie et l’UE, parce que ce pays n’est conduit que par cette hystérie de communication qui engendre aujourd’hui les grands événements et précipite les situations instables vers le pire possible.

L’UE est une drôle de machine. Comme d’autres machines décervèlent, l’UE, elle, a comme principal effet d’éradiquer systématiquement les souverainetés et de massacrer les principes structurants. A côté de cela, les pays continuent à avoir leur mot à dire, – souverainement mais pas nécessairement pour leurs intérêts nationaux, pour les plus responsables d’entre eux, qui se paient le luxe de penser “en Européens” plutôt qu’“en nationaux”, – tout cela, temporairement, durant leur présidence du Conseil pendant six mois. L’effet sur les grandes orientations de l’UE, et sur son “fédéralisme rampant”, prédateur des souverainetés et des principes, courant négatif et déstructurant au service de la globalisation, cet effet est quasi-nul ; par contre, l’effet conjoncturel, essentiellement au niveau de la communication à partir des mesures bureaucratiques (calendrier des réunions et des rencontres, thèmes imposés, légitimité très-temporaire et très-fragile de parler directement au nom de l’Europe, etc.), est très loin d’être négligeable. On comprend, après ce qu’on a dit précédemment, que c’est un terrain idéal pour un pays comme la Lettonie, qui va se trouver investi du vertige de jouer comme si elle était du point de vue de la communication l’Europe à elle seule, qui est complètement irresponsable par les pesanteurs de la géopolitique et sa tradition diplomatique, qui a une histoire récente chargée d’antagonisme avec l’URSS avec des atrocités diverses où elle trouve sa part pour la justifier de son attitude présente, qui a enfin un os formidable à ronger avec le soutien actif du monstre américaniste qui est en Lettonie comme s’il était chez lui. Ainsi le monstrueux dinosaure qu’est l’UE va-t-il se trouver mené par une “souris qui rugissait” et qui va continuer à rugir de plus belle avec une idée fixe qui occupe la totalité de son cerveau. Ainsi en est-il, – exemple proche de la perfection, – de cette magnifique construction européenne qui assure la postmodernité éternelle et constitue l’achèvement de notre civilisation, – et combien les Pères Fondateurs doivent s’agiter de contentement et de gloussements satisfaits dans leurs tombes, – “et comme je les ai bien eus, les sapiens postmodernistes”, dit le diable qui en rit déjà... Devant ce spectacle du monstre-diplodocus européen conduit par “la souris qui rugissait”, on se demanderait, comme Montesquieu faisait à propos des Persans, – mais comment diable peut-on être eurosceptique, – lorsque l’Europe se montre si bien faite ?

Or, cette situation en théorie la pire qu’on puisse imaginer pour les rapports UE-Russie dans la situation explosive où l’on se trouve, va s’installer alors que l’UE se trouve de plus en plus dans cette situation d’incertitude, de soupçon, d’interrogation, définie par nous comme “l’énorme poids du rien” (voir le 13 novembre 2014). A cela, il faut ajouter des situations nationales qui reproduisent ce trouble à leur échelle, dans des sens divers (on doit avoir à l’esprit le cas allemand [voir le 1er décembre 2014] et le cas hongrois [voir également le 1er décembre 2014]). On pourrait ajouter à cela, pour ne pas oublier nos “cousins” américanistes, la cerise sur le gâteau du nouveau Congrès boutefeu et va-t’en-n’importe-quelle-guerre (voir le 10 novembre 2014), opérationnel dès le 1er janvier 2015, en parallèle quasiment parfait et pratiquement surnaturel (ah, les dieux !) avec la petite Lettonie.

Voilà le décor planté pour ce qui a tout pour devenir la présidence de l’UE la plus provocatrice dans un contexte de crise mondiale, et éventuellement la présidence de l’UE la plus catastrophique pour l’UE elle-même. En effet, il nous semble que la Russie, malgré toute la prudence et le désir de calmer le jeu de Poutine, a moins à craindre de la présidence lettone de l’UE que l’UE elle-même. Avant que “la souris qui rugissait” ait atteint son but secret d’assurer enfin sa sécurité en suscitant une hostilité déclarée, affirmée et opérationnelle du bloc BAO contre la Russie qui débouche sur une défaite totale de l’empire-des-tsars-reconstitué de Poutine, – la fleur de rhétorique la plus sexy de la fantasy-narrative du bloc BAO, – il nous semble que cette présidence pourrait avoir semé une zizanie telle au sein de l’UE qu’elle y aurait installé une crise ouverte. En ce sens, le risque de la présidence lettone n’est pas tant une aggravation de la crise ukrainienne et de la crise Russie-bloc BAO, qui sont déjà bien assurées, qu’une crise interne majeure au sein de l’UE, avec de multiples conséquences déstabilisantes, sinon déstructurantes, pour le lien transatlantique qui nous tient si fort attachés à nos “cousins”... Si c’était le cas, eh bien l’on pourrait avancer que la Lettonie a rencontré un véritable destin historique, et que l’étrange machinerie de l’UE des Pères Fondateurs a fait son office surréaliste, mettant un ensemble de 507,4 millions d’habitants, avec en son sein les plus vieilles puissances de l’histoire de la civilisation occidentale, à la merci d’un pays de 2 023 825 habitants (au 1er janvier 2013), dévoré d’obsessions historiques, dont on peut admettre qu’elles sont à la fois, et fort curieusement, justifiées en partie par ce qu’il a subi, et extraordinairement inverties en une recette pour une extraordinaire catastrophe de notre temps présent. Cette opportunité de voir le Système ainsi frappé au cœur de lui-même n’est pas à dédaigner ... Les dieux savent ce qu’ils veulent.

Mis en ligne le 2 décembre 2014 à 11H21

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Communiqué du collectif de défense des civils syriens victimes des agissements de Laurent Fabius. Par Jacques Henno sur "Le Monde.fr".

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La guerre, #L'OTAN., #La France, #La nation ., #La République, #Politique étrangère

Communiqué du collectif de défense des civils syriens victimes des agissements de Laurent Fabius

Laurent Fabius. Ministre des affaires étrangères.

Laurent Fabius. Ministre des affaires étrangères.

Réplique à la défense présentée par le ministre

Le 26 mars 2014, Hnein Thaalab, Talal Salim, Thabet Darwich, Amer Raddah, Mohammed Al Ibrahim, Joumana Al Kassem et Nawar Darwich, civils syriens victimes des agissements de monsieur Laurent Fabius, ont demandé à l’État français une réparation symbolique, pour les fautes personnelles commises par ce ministre à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Cette réparation leur ayant été refusée, ils ont présenté une requête devant le tribunal administratif de Paris.

Les requérants ont été destinataires d’un mémoire en défense par lequel le ministre des Affaires étrangères et du développement international présente des observations, auxquelles le Premier ministre a fait connaître qu’il s’associait.

Le tribunal a laissé jusqu’au 10 novembre aux requérants pour présenter une réplique, l’audience devant se tenir en décembre 2014 ou en janvier 2015.

Le mémoire en défense rédigé par monsieur le ministre des Affaires étrangères lance dans le désordre une bonne dizaine d’arguments.

Pour la clarté du débat, il ne sera pas inutile d’y mettre un peu d’ordre.

Le ministre présente pour l’État une défense en trois temps. Il commence par nier, puis il avoue mais rejette la responsabilité sur l’État, enfin, pour le cas où cela ne fonctionnerait pas, il termine en quittant le terrain du fond et en jouant sa dernière chance sur l’irrecevabilité.

A. – Sur le fond

a) Nier

Le ministre des Affaires étrangères commence par tout nier, successivement : d’abord la faute, puis le dommage, enfin le lien de causalité.

1. Nier la faute

Il commence par nier la faute.

Il ne peut pas nier les faits :
1° de la promesse d’intervention militaire de la France contre le régime syrien, lancée à Paris le 29 mai 2012 ;
2° des paroles prononcées en Turquie le 17 août 2012, selon lesquelles « Bachar Ael-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre » ;
3° des propos tenus le 14 décembre 2012, selon lesquels « le front al-Nosra fait du bon boulot » ;
4° de l’annonce, à Paris le 14 mars 2013, de ce que la France et la Grande-Bretagne allaient livrer des armes aux rebelles ;
5° de l’appel, à Paris, le 22 août 2013, à « une réaction de force » contre le régime syrien.

Alors il nie qu’il s’agisse là de fautes. Il le nie péremptoirement, et en vérité il est très bref sur ce point. S’empressant de tenter autre chose.

2. Nier le dommage

La négation de la faute étant peu crédible, le ministre s’empresse de nier le fait des crimes et des massacres. À l’en croire, depuis trois ans, il ne se passe rien de mal en Syrie. Des attentats ? Des massacres ? Le ministre n’y croit pas. Il demande des preuves !

Il ne croit pas madame Joumana Al Kassem lorsqu’elle dit qu’elle a reçu des menaces ; que le 19 juin 2012, à 3 heures du matin, un groupe d’une dizaine de terroristes, au milieu de tirs massifs, a envahi sa maison ; que son fils blessé a été transporté à l’hôpital, mais qu’à l’entrée de l’hôpital, les terroristes s’attaquaient à eux à nouveau en ouvrant le feu ; que son deuxième fils a été blessé ; que ses deux fils sont morts et qu’aux obsèques, il y eut de nouveau une fusillade. Le ministre n’y croit pas.

Il ne croit pas non plus monsieur Talal Salim lorsque ce dernier dit que le 4 août 2013, à 4 h 30 du matin, des bandes djihadistes ont envahi leur village de Lattaquié, mutilant et tuant ses parents et enlevant sa propre épouse et leurs quatre enfants. Le ministre ne croit pas que le 4 août 2013, dans la région de Lattaquié Nord, les villages d’Hanbouchieh, d’Inbata, de Ballouta, de Barmasa, de Baroudeh et d’al Kharrata aient été envahis par des bandes armées appartenant aux groupes criminels de « Jabhat al-Nosra » et de ladite « Armée syrienne libre » ; il nie que les villages ont été livrés aux flammes et à la destruction ; il nie que l’on a tué ou enlevé hommes, femmes, enfants et vieillards.

Il ne croit pas plus monsieur Hnein Thaalab, habitant de Maaloula, lorsque ce dernier dit que, le 5 septembre 2013 au matin, la ville et les villages avoisinants ont été attaqués de toutes parts par des bandes armées de Jabhat al-Nosra. Monsieur le ministre veut des preuves de ce que cette organisation, qui fait paraît-il « du bon boulot », aurait commis.

Il ne croit toujours pas que le 10 septembre 2013, à Maksar al Hisan, la mère, le frère, la belle-sœur et les deux neveux de Mohammed Al Ibrahim ont été réveillés en pleine nuit par de violents tirs d’armes à feu ; que le village subissait, ainsi que les villages voisins, l’attaque des hordes de Jabhat al-Nosra ; il ne croit pas qu’il y eut ce jour-là un massacre.

Il nie enfin que le 21 octobre 2013, vers 6 h 20 du matin, des bandes armées aient investi en nombre par le sud, l’est et l’ouest de la ville de Sadad, qui dépend de Homs (67 km au sud-est de Homs), au moyen d’explosifs et de tirs intensifs accompagnés du cri « Allahu akbar » ; il nie les séquestrations et les tortures.

Il nie tout. Il veut des preuves. Pour lui, « le préjudice subi n’est pas établi ». Il veut que l’on dénombre les victimes. Il veut des sources publiques qui relatent les différentes attaques.

Mais comme il sent que cette défense ne tiendra pas, subsidiairement, il admet. Il admet les massacres, les enlèvements, les tortures, les mutilations.

Mais il veut qu’on lui prouve que ce sont bien les « bandes de djihadistes salafistes », les « terroristes » de « al-Nosra » qui sont les auteurs de ces attaques. Il veut la preuve de l’identité des auteurs des attaques.

Cela rejoint son attitude depuis le début des événements en Syrie. Le chaos, les massacres, les gaz, « c’est Bachar ».

Ce comportement invraisemblable du ministre français des Affaires étrangères est précisément que ce que les requérants lui portent à faute. Il persévère et réitère jusque dans la rédaction de son mémoire en défense.

3. Nier le lien de causalité direct et certain entre la faute et le préjudice

Finalement, le ministre admet. Il a commis des fautes. Ce sont bien les terroristes qui ont commis les massacres.

Mais il prétend qu’il n’y a pas de relation directe, aucun lien de causalité entre ce qu’il a fait, entre ses fautes et les massacres.

Monsieur le ministre ne voit pas le lien entre le fait de promettre l’intervention militaire de la France contre le régime syrien, lancée à Paris le 29 mai 2012, et les attaques dont madame Joumana Al Kassem a été la victime moins d’un mois après, le 19 juin 2012, de la part d’une dizaine de terroristes, ou encore les massacres commis par al-Nosra à peine plus de deux mois après, le 4 août 2013, à Lattaquié.

Il ne voit toujours pas de lien entre les paroles qu’il a prononcées en Turquie le 17 août 2012, donc précisément après ces derniers faits, selon lesquelles « Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre », ses propos tenus le 14 décembre 2012, selon lesquels « le front al-Nosra fait du bon boulot », l’annonce, à Paris, le 14 mars 2013, de ce que la France et la Grande-Bretagne allaient livrer des armes aux rebelles, l’appel, à Paris, le 22 août 2013, à « une réaction de force » contre le régime syrien et les massacres commis par les « rebelles » à Maaloula le 5 septembre 2013, à Maksar al Hisan le 10 septembre 2013, et à Homs le 21 octobre 2013.

Il y aura débat. Et le Tribunal tranchera.

b) Avouer, mais tout rejeter sur l’État

N’ayant plus rien à nier et toutes ces dénégations ne tenant pas, le ministre, finalement, revendique tout, accepte tout, avoue tout. Il avoue ses fautes, il avoue les massacres, il avoue le lien entre ses fautes et les massacres.

Mais il dit : « Ce n’est pas moi, c’est l’État. » Et il découle de cette invocation de la ratio status que le juge administratif serait incompétent.

L’argument est à la fois logique et casuistique.

Logique. Majeure : le juge administratif ne peut connaître des actes de gouvernement. Mineure : les actes de Laurent Fabius sont des actes de gouvernement. Conclusion : le juge administratif ne peut connaître des actes de Laurent Fabius.

Promettre, en mai 2012, l’intervention militaire de la France contre le régime syrien, avant que madame Al Kassem ne soit la victime du terrorisme contre lequel lutte ce même régime, ou que des massacres soient commis par al-Nosra à Lattaquié constitue un « comportement à caractère diplomatique ».

Dire à la suite de cela, en août, que « Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre », en décembre 2012, que « le front al-Nosra fait du bon boulot », annoncer en mars que la France va livrer des armes aux rebelles, et appeler en août 2013, à « une réaction de force » contre le régime syrien avant que des massacres soient commis par les « rebelles » à Maaloula, à Maksar al Hisan et à Homs constitue des « actes de nature diplomatique liés à la conduite des relations internationales ».

« Reflets de décisions de politique étrangère. »

Quant à la casuistique, sont cités des actes de guerre, entre autres l’engagement de troupes au Kosovo (CE 5 juillet 2000), l’autorisation donnée aux Américains du survol du territoire français pour bombarder l’Irak (CE 30 décembre 2003) ou la reprise par la France d’essais nucléaires (CE 30 décembre 2003).

Le ministre invoque même un autre de ses méfaits, l’interdiction récente de la tenue au consulat de Syrie des élections présidentielles syriennes (CE 23 mai 2014).

Reste que la France n’est pas en guerre avec la Syrie. Il n’y a pas eu de déclaration de guerre, ni de la France à la Syrie, ni de la Syrie à la France. Le gouvernement syrien, son président, son administration, son armée, sont des autorités légitimes.

Sont-ce des manières de conduire la politique étrangère d’un grand pays ? est-ce un comportement de nature diplomatique ? est-ce même une façon de mener une guerre que de lancer des promesses d’intervention militaire contre un régime qui lutte pied à pied pour protéger ses populations d’une agression terroriste internationale ? et que de dire du président légal et légitime de ce pays qu’il « ne mériterait pas d’être sur la Terre » ? Est-ce une conduite des relations internationales de la France, une diplomatie, que de dire d’une organisation terroriste qu’elle fait, en Syrie, « du bon boulot » ? De quelle guerre relève donc l’annonce de livraisons d’armes aux terroristes ? Et est-ce un acte diplomatique de tenter de fomenter une guerre mondiale en appelant à « une réaction de force » dès le lendemain d’une attaque chimique dont il est démontré aujourd’hui qu’il s’agissait d’une manœuvre des terroristes ?

Si ce sont là des actes de gouvernement, et si, par la voix de la juridiction administrative, cette ligne de défense (d’ailleurs curieusement avancée par l’auteur même des fautes personnelles) devait recevoir l’approbation de l’État, la France relèverait de la Cour internationale de justice.

Mais le tribunal ne suivra pas monsieur Fabius dans son argumentation. L’État français ne pourra pas être ainsi exonéré des fautes personnelles commises par son agent, à l’occasion de l’exercice de ses fonctions de ministre. L’État ne peut pas accepter que les actes de terrorisme commis par monsieur Fabius lui soient imputés à lui, fût-ce pour échapper à la juridiction administrative et éviter d’avoir à réparer symboliquement les dommages causés.

B. – Sur la recevabilité

Las, sentant bien que tout est perdu, forcé de reconnaître que la tentative d’invoquer l’acte de gouvernement échouera et que les fautes, les dommages et les liens des premières avec ceux-là sont indéniables, qu’il risque d’entendre une juridiction administrative dire qu’il a commis des fautes personnelles, le ministre se rabat sur de misérables arguties.

Il redouble dans la négation, demandant aux requérants de prouver leur lien de parenté avec les morts et les personnes enlevées (page 6 et 7 de son mémoire). Il demande des pièces. Des documents d’identité ? des livrets de famille ? des extraits des registres d’état civil ? dans un pays qu’il a contribué à mettre à feu et à sang, où même la production des pièces d’identité des requérants a été difficile et a exigé des déplacements à travers le pays qui ont mis leur vie en danger ? Le ministre nie tout lien de parenté entre les requérants et leurs morts et leurs disparus. Il estime que le préjudice n’est pas établi.

Et puis, finalement, il en est réduit à soulever que dans sa demande indemnitaire, l’un des requérants était dit « Monsieur » et non « Madame » ; argument indécent à l’heure de l’égalité des sexes. Le ministre voudrait que cette requête, au moins, soit déclarée irrecevable.

Et aussi celle-ci, où la lettre de demande préalable libellait le nom « Raadah », tandis que dans la requête, il s’agit de « Raddah ».

L’absence des prénoms dans la lettre préalable ne permet pas de savoir de qui il s’agit.

Erreurs matérielles qui tiennent au genre d’une adresse, à un « a » à la place d’un « d ».

Le tribunal appréciera.

Paris, le 3 novembre 2014

LEMONDE.FR


Par Jacques Henno, journaliste aux nouvelles technologies.

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L'ancien ministre de François Mitterrand et ex-président du Conseil constitutionnel livre à Sihem Souid sa vision de la France. Entretien. Article du journal "Le Point ".

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Politique étrangère, #La République, #La France, #La nation ., #AMERIQUE, #L'OTAN.

L'ancien ministre de François Mitterrand et ex-président du Conseil constitutionnel livre à Sihem Souid sa vision de la France. Entretien.

Le Point - Publié le 03/12/2014

Roland Dumas a répondu aux questions de Sihem Souid. © DR

Roland Dumas a répondu aux questions de Sihem Souid. © DR

Sihem Souid : Que pensez-vous de la politique étrangère menée par François Hollande depuis son élection ?

Roland Dumas : Le général de Gaulle tenait à ce que la France soit indépendante. Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing (VGE) et Mitterrand ont été dans cette ligne de conduite qui donnait satisfaction à tout le monde, dire oui avec des réserves mais ne pas entrer dans le commandement intégré de l'Otan. Avec Chirac, des discussions ont eu lieu pour une réintégration, mais les contreparties qu'il voulait n'ont pas été acceptées (le commandement de la zone sud - la Méditerranée). Sarkozy a annoncé que la France réintégrait le commandement intégré de l'Otan. Avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir, la politique étrangère a entériné ce changement de cap avec peu de débats internes et pas de débat public en réintégrant définitivement le commandement intégré de l'Otan, et cela, sans vraie contrepartie. En réalité, aujourd'hui, ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël. Aujourd'hui, nous sommes dans une alliance où la France n'a plus rien à dire. Nous n'avons plus de politique étrangère indépendante.

Quel oeil portez-vous sur le travail mené par Laurent Fabius au Quai d'Orsay ?

Il a été mon Premier ministre, donc je ne peux pas en dire du mal (sourires). Vous connaissez le proverbe anglais "right or wrong, my country is my country". Il a été un très bon Premier ministre, mais il est un moins bon ministre des Affaires étrangères car il ne pousse pas les idées que je viens de vous exposer qui sont les idées traditionnelles de la France. La France a perdu son indépendance en matière de politique étrangère !

Croyez-vous en l'avenir du Parti socialiste ?

Je suis très frappé de voir avec quelle dextérité les partis de droite changent de label, contrairement au Parti socialiste qui n'a changé qu'une seule fois d'étiquette (SFIO). Il est le seul à incarner le socialisme et c'est une grande idée, ce n'est pas quelque chose que l'on change en lisant Marie Claire. C'est une philosophie politique. Le Parti socialiste a deux tendances et elles subsisteront. Une tendance conservatrice et une tendance progressiste. Manuel Valls représente tout ce qu'il y a de plus conservateur dans le Parti socialiste. Manuel Valls est un bon gestionnaire, mais ce n'est pas ma tasse de thé. François Hollande comme Manuel Valls représentent la tendance droitière. Je n'oublie pas qu'il y a 20 ans François Hollande était le précurseur de la droite du Parti socialiste. Il appelait ça l'intercourant. C'est la droite du Parti socialiste qui gouverne et qui trouve son aise et ses habitudes dans son alliance avec l'Amérique.

Selon vous, François Mitterrand a été le président de la République le plus à gauche ?

Le plus à gauche de tous les hommes politiques qui ont gouverné est le général de Gaulle. Sur le plan de la politique étrangère, il a créé avec la Russie l'escadrille de chasse Normandie-Niemen, il fallait du culot tout de même de sa part ! C'est quand même lui qui a fait la paix pour la guerre d'Algérie. On peut raconter ce que l'on veut, mais à l'époque, c'est lui qui a fait la paix et les socialistes qui ont fait la guerre. Il y a des moments où je me sens mal à l'aise !

Nous sommes à la mi-mandat de François Hollande. Quelle différence voyez-vous entre les deux premières années de François Mitterrand et celles de François Hollande ?

Elle est très grande ! François Mitterrand avait créé l'Union de la gauche, c'est moi-même qui avais négocié avec le Parti communiste. Le Front de gauche est un adversaire du gouvernement. Hollande ne sait pas rassembler les gauches et je considère qu'il a du courage, mais pour une mauvaise politique.

Que feriez-vous aujourd'hui si vous étiez encore ministre des Affaires étrangères ?

Je serais déjà toujours resté fidèle à la pensée socialiste. J'aurais rétabli une vraie politique française avec la Russie ! La France doit rétablir une relation privilégiée avec la Russie. Nous traitons mal les Russes, contrairement à ce qui peut se dire dans le monde ! Nous ne tenons compte d'aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L'alliance outre-Atlantique n'a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l'injustice même en politique internationale.

Pensez-vous que la montée des extrêmes est plutôt due à une crise du politique ou de la démocratie ?

Les hommes politiques ont moins d'influence que l'on croit sur la politique, mais ils incarnent à un moment une situation. Le Front national surfe sur la crise économique concernant la politique intérieure et surfe sur la politique étrangère en prenant le relais du nationalisme.

Pourquoi faut-il reconnaître l'État palestinien ? Selon vous, la reconnaissance de l'État palestinien est-elle suffisante pour relancer un processus de paix ayant des chances d'aboutir ?

C'est une question qui n'est pas neuve. La question se pose déjà depuis la fin de la guerre. Ce qui me navre, c'est qu'elle se pose avec répétition et un peu de naïveté, car tous les jours on entend dire où en est le processus de paix, mais tout le monde sait que le processus de paix est mort. Il ne faut pas demander des nouvelles d'un mort, mais ça amuse la communauté internationale. En réalité, les protagonistes de ce conflit ne souhaitent pas la paix, ils veulent le processus de paix, ce qui est différent. La reconnaissance de l'État palestinien n'est pas négligeable, mais tout cela finira dans le ridicule. La France vient de se prononcer avec courage sur cette question, mais un courage qui tape dans un édredon de plumes. Les jeux sont faits de telle façon que ça ne bouge pas, on voit bien que, dès qu'il y a une décision de prise qui condamne Israël, il y a le veto américain ou un autre veto. Les grandes puissances ne veulent pas que ça avance. Aujourd'hui, la Russie est quand même un peu affaiblie et n'a pas le pouvoir qu'elle pouvait avoir autrefois pour peser dans le conflit israélo-palestinien. On se dirige vers une situation qui n'est pas très originale.

Par Sihem Souid*

*Sihem Souid est chargée de mission au ministère de la Justice.

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ENCORE UN « ANTI-AMÉRICAIN PRIMAIRE » ! ROLAND DUMAS, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE FRANÇOIS MITTERRAND PENDANT 9 ANS, MET LES PIEDS DANS LE PLAT.

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Politique étrangère

ENCORE UN « ANTI-AMÉRICAIN PRIMAIRE » !
ROLAND DUMAS, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE FRANÇOIS MITTERRAND PENDANT 9 ANS, MET LES PIEDS DANS LE PLAT. Par François Asselineau.

 ENCORE UN « ANTI-AMÉRICAIN PRIMAIRE » ! ROLAND DUMAS, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE FRANÇOIS MITTERRAND PENDANT 9 ANS, MET LES PIEDS DANS LE PLAT.

L'ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterrand vient de mettre les pieds dans le plat dans un entretien accordé au magazine Le Point, en lançant un véritable réquisitoire contre l'actuelle politique étrangère de la France.

Son constat est cinglant :

« En réalité, aujourd'hui, ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël. Aujourd'hui, nous sommes dans une alliance où la France n'a plus rien à dire. Nous n'avons plus de politique étrangère indépendante. »

« C'est la droite du Parti socialiste qui gouverne et qui trouve son aise et ses habitudes dans son alliance avec l'Amérique. »

« Le plus à gauche de tous les hommes politiques qui ont gouverné est le général de Gaulle. »

« Nous ne tenons compte d'aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L'alliance outre-Atlantique n'a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l'injustice même en politique internationale. »

Source : http://www.lepoint.fr/…/roland-dumas-nous-n-avons-plus-de-p…

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Ces propos ont évidemment de quoi donner des vapeurs à tous les larbins de Washington en France, dans la sphère politique et journalistique. À commencer par l'un des promoteurs de l'OTAN à la télévision publique française, la "journaliste" Léa Salamé, qui m'avait reproché de faire de « l'anti-américanisme primaire » devant 1,55 million de téléspectateurs lors de l'émission ONPC de Laurent Ruquier du 20 septembre 2014.

Quoi qu'il en soit, ces propos de Roland Dumas confirment une partie des analyses de l'UPR et sont l'occasion de souligner à quel point notre mouvement est le seul, sur la scène politique française, à pointer constamment la responsabilité n°1 des États-Unis d'Amérique et de l'OTAN dans le désastre en cours.

On notera au passage que le FN, DLF et autres « souverainistes » de pacotille sont d'une discrétion de violette dès lors que l'on évoque le rôle de Washington sur le sort de la France. Soudain les rodomontades anti-musulmanes de la SARL LE PEN font place à un silence assourdissant.

On doit regretter aussi les silences de Roland Dumas lui-même.

Car il est bien dommage qu'il n'ait pas profité de l'occasion de cet entretien pour rappeler aux lecteurs du Point ce qu'est exactement la prétendue « construction européenne » et la responsabilité écrasante qu'elle porte dans cette disparition de la politique étrangère indépendante de la France qu'il dénonce.

Il faut reconnaître que cette explication serait difficile à faire par Roland Dumas puisqu'il fut le signataire du traité de Maastricht, qui a créé justement une prétendue PESC, la "Politique étrangère européenne et de sécurité commune"...

Comme quoi on ne peut pas vouloir une chose et son contraire.

FA
3 décembre 2014.

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Fabius, Valls et Blummollet s'expliquent sur leurs amitiés politiques. Le blog de "Canaille le rouge".

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #le nazisme, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La guerre, #La France, #La République, #La nation .

A faire circuler jusqu'à temps que

Publié le 2 Décembre 2014

Fabius, Valls et Blummollet

s'expliquent

sur leurs amitiés politiques

Le chef adjoint de la police de l’UVD Oblast de Kiev, Vadim Trojan.

Le chef adjoint de la police de l’UVD Oblast de Kiev, Vadim Trojan.

"In Kyiv officially introduced the new chief policeman of the region

- 35-year-old Colonel Vadim Trojan."

(c'est ce qu'on peut lire sur la version ukrainienne d'une autre photo du même, un peu plus couvert, celle ci-dessus faisant - peut-être - mauvais genre dans les chancelleries.)

Vous souvenez-vous de la déclaration de Fabius (en deux temps) qui d'Ayrault en Valls a été confirmé par Blummollet ?

La première partie disant qu'il n'y avait pas de nazis dans la direction ukrainienne mise en place et soutenue par l'UE.

Et, second temps, au nom de la lutte pour préserver le droit de l'état ukrainien de massacrer dans les bourses du travail via les troupes de leur compère tatoué d'en haut, cette annonce par le même Fabius de livraisons d'armes et d'instructeurs encadrant, pas pour l'armée, oh non , "que" pour la police de Kiev. Voila qui en est le chef.

Quand La canaille a dit "Fabius auxiliaire des nazis", il a reçu des messages particulièrement violent (il va retourner, en service dédicacé, celui ci à ses gardiens de la virginité politique du soutien parisien au porte-Adolf en exibition ).

Il y a des gens, c'est comme les chiots, pour les rendre propre faut leur mettre leur nez dedans. Si vous avez idée d'aller vous ballader entre l'esplanade des Invalides et le pont de la Concorde, prennez vos précautions, prennez l'autre berge, sur la rive gauche il y a des coins où ça pue.

Ce qui est marrant (si on peu dire) c'est que si Ben Ali avait son Alliot Marie, Trojan à son Fabius.

Coup de pot pour Cazeneuve, ça lui laisse des débouchés pour écouler ses stocks de grenades.

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Rédigé par Canaille Lerouge

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