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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #le nazisme, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

Dois-je vraiment employer encore le mot “énorme” ?…

Les masques tombent…

La 3e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une intéressante résolution le 21/11/2014 (l’AG elle-même n’a pas encore voté, on en est encore au travail préparatoire, mais il ne manque qu’une vingtaine de petits pays…).

Présenté entre autre par le Brésil et la Russie, il est ici :

Résolution L56 publié par les-crises

Il prévoit entre autres :

Lutte contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen -SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l ’édification de monuments et d ’ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites , selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949;

8. Prend note avec inquiétude de la multiplication des incidents à caractère raciste partout dans le monde, en particulier de la montée en puissance des groupes de skinheads, qui sont responsables de nombre de ces incidents, ainsi que de la résurgence des violences racistes et xénophobes visant, entre autres, les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques;

10. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste;

11. Se félicite que le Rapporteur spécial a it demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les États à prendre des mesures, notamment législati ves, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l ’Holocauste;

12. Engage les États à continuer de prendre des mesures adéquates, notamment par le biais de leur législation nationale, afin de prévenir les incitations à la haine et à la violence à l ’encontre des membres de groupes vulnérables, dans le respect du droit international des droits de l’homme;

14. Souligne que les pratiques susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes contre l ’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi, et ont une influence néfaste sur les enfants et les jeunes, et que les États qui ne s’attaquent pas effectivement à ces pratiques contreviennent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles qui sont liées aux buts et principes de celle-ci;

15. Souligne également que de telles pratiques alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et contribuent à la propagation et à la multiplication des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance a ccrue;

16. Constate avec inquiétude que les dangers que représentent les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes pour les droits de l ’homme et la démocratie sont universels et qu’aucun pays n’y échappe;

17. Insiste sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux pratiques susvisées et engage les États à adopter des mesures plus efficaces, dans le respect du droit international des droits de l ’homme, pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques;

19. Prend note de la recommandation du Rapporteur spécial concernant la responsabilité des dirigeants et partis politiques eu égard aux messages qui incitent à la discrimination raciale ou à la xénophobie;

20. Constate avec préoccupation que le profilage ethnique et les actes de violence policière dirigés contre les groupes vulnérables font naître chez les victimes un sentiment de méfiance à l’égard du système juridique qui les décourage de demander réparation et, à cet égard , engage les États à accroître la diversité au sein des services de maintien de l ’ordre et à imposer des sanctions appropriées contre les membres de la fonction publique reconnus coupables de violence à caractère raciste ou de propagande haineuse;

21. Rappelle la recommandation du Rapporteur spécial qui invite les États à incorporer dans leur droit pénal une disposition prévoyant que les motivations ou les objectifs racistes ou xénophobes d’une infraction sont des circonstances aggravantes qui emportent des peines plus lourdes, et encourage les États dont la législation ne comporte pas une telle disposition à tenir compte de cette recommandation;

22. Souligne que les racines de l’extrémisme ont de multiples aspects et qu ’il faut s’y attaquer en adoptant des mesures adéquates comme l ’éducation, la sensibilisation et la promotion du dialogue et, à cet égard, recommande le renforcement des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes;

24. Appelle l’attention sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa soixante-quatrième session dans laquelle il a fait valoir l ’importance des cours d’histoire pour la sensibilisation aux événements tragiques et aux souffrances humaines nés d’idéologies telles que le nazisme et le fascisme ;

26. Invite les États à continuer d ’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre autres, afin de faire évoluer les mentalités et de corriger les idées de hiérarchie et de supériorité raciales défendues par les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes et d ’en contrer l’influence néfaste;

29. Réaffirme également que, comme cela est souligné au paragraphe 13 du document final de la Conférence d ’examen de Durban, toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, que toute propagation d ’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine raciale, ou l ’incitation à la discrimination raciale ainsi que les ac tes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigés en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations internationales des États, et que ces interdictions sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

47. Encourage les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les acteurs concernés à diffuser le plus largement possible, notamment, mais non exclusivement, par l’intermédiaire des médias, des informations concernant la teneur de la présente résolution et les principes qui y sont énoncés;

[PS : Mission accomplie pour DiaCrisis ]

Les votes :

Vote résolution L56 publié par les-crises

J’ai pris le G20 (-UE + Ukraine) :

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

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La vidéo de l’aveu! – Les Français vont payer la facture de l’Ukraine!

22 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #La République, #La France, #La guerre, #La Russie

Français et Allemands, à vos porte-feuilles! La France est grande, elle est généreuse sur le dos des contribuables!

Alors que l’oligarque Arseni Iartsienouk, inféodé à Washington, vient d’être reconduit à son poste de Premier Ministre par Pietro Porochenko qui remporte les élections en Ukraine d’une très courte tête devant lui, ce n’est pas Washington qui paiera la note de gaz d’une Ukraine corrompue jusqu’à la moelle, mais bien les Français et les Allemands!
Les Ukrainiens vont donc se chauffer sur notre compte! C’est peut-être ce que voulait dire Ségolène Royale lorsqu’elle déclarait que les augmentations de la facture EDF ne concernaient pas la transition vers les énergies renouvelables… Mais alors que concerne-t-elle cette augmentation de 2,5% (ENOOORME!)?

Parmi les gabegies, le cadeau que nos gouvernants viennent de faire à l’Ukraine pour les beaux yeux de Washington, est-il compris dans la note ? Il faut craindre que non! Nous ne sommes pas au bout des augmentations!

Vidéo fort éloquente de ce qui nous est soigneusement caché, de l’aveu même de Iartseniouk et du ministre des affaires étrangères de Russie: Sergeï Lavrov, avec une petite entrée en matière par un journaliste allemand! A vos porte-feuilles!

E.D.

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[Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé. Encore un élément mis à nu de la tactique de déclenchement d'un conflit contre la Russie.

22 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie, #La France, #La guerre

22 novembre 2014.

J'ai assisté hier à Nice à une conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz sur les liens étroits qui ont existé et qui existent toujours entre le Vatican, l'empire allemand et l'empire américain. A travers l'examen des archives d'origines diverses, en particulier les archives allemandes et les archives du quai d'Orsay, elle a démontré la continuité des donneurs d'ordres, depuis les années 1850 environ, de soumettre les slaves et de coloniser leurs territoires et ce en dépit des défaites allemandes aux deux guerres mondiales.
La situation actuelle en Ukraine n'étant pas l'objet précis de la conférence, le parallèle entre les situations tragiques du passé et la situation actuelle (en utilisant l'église uniate en particulier) a tout de même été évoqué.

Merci pour toutes les informations données par Olivier Berruyer.

La course contre la montre pour enrayer le conflit majeur qui se profile et que d'aucuns aimeraient provoquer n'est pas chose facile. Seule l'information peut éviter le pire. Je vous invite à visiter le site d'Annie Lacroix-Riz (il s'appelle "Histoire"), vous y trouverez de nombreux articles et aussi de nombreuses vidéos de ses conférences.

Lucien PONS

[Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé.

Un regard intéressant – à prendre comme toujours avec recul et esprit critique…

Une nouvelle insolite m’a récemment incitée à réfléchir une fois de plus à l’histoire de la prétendue mission de l’OCDE [en Ukraine] au mois d’avril dernier : un général allemand a été nommé chef d’État-major de l’armée US en Europe.

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Comment en suis-je venue à faire un lien entre les deux? Eh bien, ledit général était auparavant chef d’État-major des troupes allemandes en Afghanistan et vient des divisions blindées. Et un autre personnage avait lui aussi servi dans l’État-major du commandement afghan et les blindés : justement Axel Schneider, le colonel allemand, qui a été fait prisonnier fin avril à Slaviansk.

Récapitulons toute l’affaire : à l’époque il a été dit qu’une troupe d’observateurs de l’OCDE sous commandement allemand avait été faite prisonnière le 25 avril à un barrage de la milice à Slaviansk. Deux jours après ces personnes ont donné une conférence de presse. Au bout d’une semaine de négociations, elles ont été libérées.

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Cette histoire comportait cependant quelques points bizarres. Tout d’abord il ne s’agissait pas d’observateurs de l’OCDE. C’est l’OCDE elle-même qui l’avait déclaré, dès le 25 avril. Et de fait le colonel Schneider, qui commandait la mission, avait déclaré le 23 avril sur la Bayrische Rundfunk (Radio bavaroise) que sa tâche consistait à vérifier les capacités d’intervention de l’armée ukrainienne. Ce qui faisait plutôt penser à du conseil militaire.

Officiellement cette mission s’inscrivait dans le cadre du document de Vienne sur le contrôle des armements et l’instauration d’un climat de confiance [adopté en 1990 par les 57 États-membres de l'OSCE et fortement remanié en 2011, NdT]. Schneider officie au Centre pour les tâches de vérification de la Bundeswehr (ZVBw) qui emploie au total 140 personnes, et où il est chef de section de ce genre de missions ; le directeur du Centre est le général de brigade Jürgen Beyer. Ce dernier commandait auparavant la Centrale de renseignement de la Bundeswehr, destiné par la Bundeswehr à devenir son propre service de renseignements, mais qui a été dissouteen 2007, ses tâches étant transférées au BND (Bundesnachrichtendienst, le SDECE allemand). Au sein du ZVBw on trouve, selon la Süddeutsche Zeitung, une « filiale » du BND. Axel Schneider , « l’otage » de Slaviansk , avant d’être muté au ZVBw, était colonel de l’État-major en Afghanistan où il était chargé, d’après un article paru dans la revue suisse ASMZ, du renseignement militaire: une activité que l’on peut qualifier de proche des services secrets. Ajoutons que le seul supérieur de Schneider, dans son nouveau poste, est le général de brigade Beyer ; il semble peu probable qu’il soit allé en Ukraine pour compter les blindés de l’armée.

Le groupe fait prisonnier à Slaviansk se composait de quatre Allemands, un Polonais, un Tchèque, un Suédois, un Danois, et cinq officiers ukrainiens. D’après un article du Neues Deutschland, ils étaient accompagnés de véhicules de la police. Et pourtant cette troupe est allée droit dans un barrage routier à 4 km de Slaviansk, bien qu’ils aient été en possession d’une carte des barrages. Et tous les membres du groupe étaient en civil.

À l’époque la situation à Slaviansk n’était rien moins que détendue, même si rien n’indiquait de quelle férocité les Ukrainiens se montreraient capables. Le massacre d’Odessa n’avait pas encore eu lieu. Les premiers ballons d’essai de la junte pour lancer les unités spéciales de la police, les « Alpha », à l’assaut de la ville s’étaient heurtés à un refus de celles-ci. Tous les jours des escarmouches se produisaient aux barrages, à Izioum on avait déjà rassemblé des moyens considérables en hommes et en matériel, à Slaviansk des intrus isolés membres du Secteur Droit avaient été fait prisonniers. Les hélicoptères des milices avaient effectué des sorties et le 25 à Kramatorsk un hélicoptère ukrainien avait été abattu. La veille, des avions de l’armée ukrainienne avaient largué sur Slaviansk des tracts expliquant à la population comment se comporter en cas d’assaut sur la ville. Les jours suivants on redouta en permanence cet assaut. Vu de loin, on aurait pu à juste titre s’attendre ce que les choses tournent autrement lorsque le prétendu groupe de l’OCDE tomba sur les milices au barrage.

À peine la première nouvelle de l’arrestation du groupe fut-elle apparue sur les écrans que déjà les médias allemands déversaient un flot démesuré de propagande. Ces « terroristes capables du pire » avaient pris des « otages » dont plusieurs Allemands. La conférence de presse du 27 avril où ils avaient été présentés, « tait un “véritable show” » ; Vyacheslav Ponomarev, le maire de Slaviansk, fut décrit sous les traits d’un demi-fou sanguinaire, dont on pouvait attendre n’importe quoi. Les « observateurs de l’OCDE », des gens au-dessus de tout soupçon, étaient en si grand danger qu’il fallait songer à envoyer les troupes du KSK (Unité de forces spéciales de la Bundeswehr).

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Ce fut cette conférence de presse qui me troubla. Très exactement l’attitude physique de Schneider, qui durant toute la conférence a semblé extrêmement tendu ; il se tenait raide comme s’il avait avalé une canne. Graham Philips a enregistré la conférence dans son intégralité ; tout le monde peut la visionnersur Youtube (voir ici) et s’en faire une idée. Ceux qui l’entourent ont tous l’air plutôt détendu, y compris les autres membres du groupe. On peut les comprendre ; en définitive la présence des nombreuses caméras crée un espace sécurisé, non violent, où ils ont davantage le contrôle de leur situation que les jours précédents. Pourquoi Schneider avait-il un comportement à part ?

J’ai pensé à deux états d’âmepouvant engendrer cette attitude ; l’une : la panique, l’autre : la fureur contenue. J’ai écarté la panique (de façon un peu précipitée, je sais) ; elle me semblait invraisemblable parce que je pensais que sa profession l’avait habitué à des situations dangereuses, et qu’en outre (voir plus haut) il ne courait effectivement aucun danger immédiat. Restait donc la fureur. Mais contre quoi ? Et pourquoi pendant la conférence de presse ? Le moment et le lieu excluaient qu’elle soit dirigée contre les gens de Slaviansk. En conséquence elle était dirigée contre la presse. La colère de Schneider s’adressait à l’Allemagne.

Revenons une fois de plus sur le moment même de l’arrestation. Un petit détail revêt une grande importance : tous les membres du groupe étaient en civil. Or si nous admettons que toutes les personnes impliquées considèrent qu’à cet instant l’on est déjà en guerre (nous savons bien que le numéro de la lutte contre le terrorisme est un petit jeu destiné au FMI), la présence de militaires sur la ligne de front ou en territoire ennemi a de très lourdes conséquences. Selon le droit de la guerre, il s’agit alors d’espions, même si on ne peut prouver à ce moment précis qu’ils se livrent à une activité d’espionnage. Les juger et les fusiller ne constitue pas un crime de guerre. Cela fait partie des connaissances de base de tous les membres de la Bundeswehr. Il est probable que Schneider, qui avait fait du renseignement, n’avait pas oublié cette règle. Il serait invraisemblable qu’il ait changé de tenue seulement parce qu’il faisait beau. En définitive, le document de Vienne lui-même précise que les missions doivent être accomplies en uniforme. Il est probable que quelqu’un lui a suggéré ainsi qu’à tout le groupe de se mettre en civil pour une raison quelconque. Si c’était le cas, on les a envoyés sciemment dans un piège sans doute mortel. Ce qui expliquerait sa colère.

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Cet aspect juridique explique aussi pourquoi Ponomarev a parlé au début de « prisonniers », mais ensuite d’hôtes. Les médias allemands ont présenté cette dénomination comme une façon de se moquer des « otages » ; or en fait Ponomarev délivrait un message : nous savons ce que nous serions en droit defaire. Et nous vous informons que nous le savons, mais que nous ne le ferons pas. L’accent mis sur la parole d’honneur au cours de la conférence de presse renforçait encore ce message. Derrière cette forme de communication, nettement trop subtile au moins pour la presse allemande on peut supputer la main d’Igor Strelkov [alors chef des forces d'autodéfense du Donbass, accusé par Kiev d'être un agent actif du GRU, le service de renseignements militaires russe, entretemps disparu de la scène, NdT]. Schneider savait en tout cas qu’on l’avait jeté dans la gueule du loup. Lui et tous les autres membres du groupe. Il devait aussi être bien conscient que son apparition en public était la seule chose à même de le sécuriser ; c’est seulement à ce prix qu’il devenait impossible de les tuer lors d’une attaque lancée contre la ville et de déclarer ensuite qu’ils avaient été assassinés par les « séparatistes ». Et en déclarant que cette conférence de presse avait été demandée par ses « hôtes », Ponomarev devait dire la vérité.

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Trois indices étayent cette théorie. Le premier, c’est que l’on aurait tiré sur la voiture qui emportait les « observateurs » vers la liberté sur le trajet convenu en territoire ukrainien (je pars du principe qu’ils étaient de toute façon dans un autre voiture empruntant une autre route). Le deuxième, c’est le curieux silence qui s’est abattu dès que l’affaire a été terminée. Que la presse n’ait pas davantage exploré les coulisses de l’événement n’est pas étonnant. Mais qu’on ait aussitôt cessé de l’utiliser à des fins de propagande, que le colonel Schneider n’ait pas été promené de talk-show en talk-show pour y discourir sur les affreux « séparatistes », voilà qui est plus surprenant. Une si magnifique occasion de jeter de l’huile sur le feu, d’habitude, ça ne se rate pas.

Le troisième indice, c’est le seul cas où les médias allemands ont effectivement rompu le blocus de l’information. Début mai, est sortie une information selon laquelle le BND faisait état de la présence de mercenaires US en Ukraine. Cette information est malheureusement restée sans suite. Ce n’était donc pas une tentative sérieuse de changer de cap. Mais ce pourrait être un petit signal indiquant que quelque chose clochait. Comme le ZVBw est en relation étroite avec le BND, on peut envisager que cette nouvelle soit en lien avec l’affaire de « l’OCDE ». Le but de toute la manœuvre semble avoir été d’impliquer directement et aussi vite que possible l’Allemagne dans le conflit. Vu la manière dont les évènements réels ont été exploités, on peut s’imaginer ce qui se serait passé si les « observateurs de l’OCDE » avaient été fusillés, ce qui était sans doute le plan prévu. Le tabloïd Bild aurait sûrement hurlé à la vengeance en première page, en termes dignes des âges farouches et exigé une attaque immédiate sur Moscou.

Pourtant un jour quelqu’un, dans le vaste paysage médiatique allemand, aurait bien dû demander : qui a pu faire en sorte que ce groupe soit en civil ?

Ce qui suit est pure spéculation. D’accord, ce qui précède interprète les évènements comme une sorte « d’opération sous faux pavillon ». Mais c’était encore fort vraisemblable. Maintenant nous nous aventurons dans des sables mouvants. Mais cette version explique de manière logique deux étranges histoires d’un seul coup (et bien sûr je dis ça pour ne pas risquer de suites judiciaires, car finalement il est ici question de graves délits).

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Qui aurait pu faire en sorte que le groupe soit en civil ? On peut sans doute exclure que l’ordre ait été donné directement. Bien sûr je ne connais pas l’armée, mais je connais bien l’administration publique, et elle exige que toute consigne soit expressément documentée. Je pars du principe qu’il en va de même pour les ordres militaires, surtout quand ils constituent une infraction aux règles en vigueur. Il est donc peu probable que le supérieur direct du colonel Schneider lui ait donné l’ordre de se promener en civil.

Il est assez peu probable qu’une telle idée de ce type ait pu être agréée, si elle avait été suggérée par les officiers ukrainiens ou leurs supérieurs. Finalement c’est Schneider qui commandait la mission et les officiers allemands ne sont franchement pas incapables d’attitudes colonialistes. La suggestion d’un Allemand, sous forme d’un conseil amical venant de milieux bien informés, avait les plus grandes chances d’être acceptée. Le personnel militaire ayant tendance à se regrouper également sur le plan privé par rang hiérarchique et armes, le candidat idéal pour transmettre ce conseil amical aurait été un officier des blindés, un grade ou tout au plus deux au-dessus de Schneider et entretenant avec lui des relations amicales (si tel est le cas, cette amitié doit maintenant appartenir au passé). Au-dessus des colonels, il n’y a que les généraux, et comme leur nombre dans la Bundeswehr ne dépasse pas les 200, on a vite fait le tour des candidats potentiels.

Et maintenant passons à la deuxième histoire étrange. Le nouveau général allemand dans l’État-major de l’armée US en Europe vient des blindés et son grade est immédiatement supérieur à celui de Schneider- toutefois depuis deux ans seulement.

Nous l’avons dit : il s’agit là de pures spéculations. Je n’ai aucun moyen de vérifier que Schneider et Laubenthal se soient jamais rencontrés. Il est simplement troublant qu’une personne dont le profil répond le mieux à celui de « l’homme qui a tendu le piège » se retrouve à un poste qui pourrait être la conséquence de cette action (cette mutation étant somme toute assez insolite pour avoir soulevé quelque indignation aux USA).

Admettons qu’il existe un personnage X, qui a donné ce coup de téléphone prétendument amical. Nous avons alors deux possibilités : ou cet appel - et donc toute la manœuvre - était connu et approuvé par une partiedu gouvernement allemand, ou il était télécommandé par une puissance étrangère. Dans le dernier cas, on pourrait tranquillement supposer que notre X aurait connu une fin rapide et discrète, même si l’idée émanait d’une puissance amie. Nous parlons après tout d’une chose qui correspondrait parfaitement au §80 du Codé pénal, préparation d’une guerre d’agression, et en plus par le biais d’une conjuration, et donc d’une organisation terroriste (dès que plus de deux personnes sont impliquées) et par suite d’une trahison d’envergure conséquente. Ou bien ça déclenche une crise au niveau de l’État ou bien on passe discrètement l’éponge.

Or qu’en serait-il, si cette seconde version était la bonne ? Si donc il s’agissait d’une conjuration où sont impliqués des membres du gouvernement et où notre X n’a été que l’exécuteur ? Notre X est alors bien difficile à manier. S’il faisait partie de la Bundeswehr (ce qui est pour le moins logique), il est exclu qu’il y reste. Toute cette histoire est somme toute fort peu édifiante et ne devrait pas vraiment accroître la confiance mutuelle au sein des gradés de haut rang. Parallèlement la solution qui serait de mise dans le deuxième cas est dans celui-ci pour le moins malavisée. Qui peut savoir si notre X n’a pas déposé quelque part une assurance-vie comportant tous les détails, peu ragoûtants, de l’histoire? Et comment conserver le minimum de confiance mutuelle requis pour exécuter de telles manœuvres ?

La solution idéale serait une mutation à un poste en-dehors de la Bundeswehr. Par exemple : dans l’État-major de l’armée US en Europe.

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Je l’ai dit : c’est une spéculation. Et normalement il existe des instances étatiques qui devraient se consacrer à de telles questions dès qu’elles prêtent à suppositions. À dire vrai, la question décisive, restée sans réponse, que pose l’ensemble de l’affaire des « observateurs de l’OCDE » relève des services du procureur fédéral allemand. Mais nous savons, au moins depuis l’affaire du NSU, que d’éventuelles manœuvres anticonstitutionnelles au sein de l’appareil d’État ne sont pas poursuivies. Il s’agissait alors de fonds publics alloués volontairement par les services secrets à des néo-nazis pour leur permettre d’édifier leurs structures. Malgré l’instauration de nombreuses commissions d’enquête, cette affaire n’a jamais été traitée comme elle l’aurait dû. Dans le cas présent il pourrait s’agir d’une conspiration contre la Constitution émanant du gouvernement,qui ne sera jamais poursuivie.

Des rapprochements avec la République de Weimar ne sauraient être que pertinents.

Matériel utilisé

Source : Dagmar HENN, Tlaxcala, 10/10/2014 – traduit par Michèle Mialane.

Une réponse à [Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé

  1. Le 22 novembre 2014

    Euh pourquoi avoir remplacé partout dans le texte “OSCE” par “OCDE”. J’ai regardé, le texte d’origine ne fait pas cette erreur…

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Ceux qui ne supportent pas les Etats qui défendent leur souveraineté : du "Monde" à "Libération" le déchainement contre ce qu'ils appellent " les réseaux Poutine en France", par Jean LEVY.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Ukraine, #La guerre

Vendredi 21 novembre 2014

Ceux qui ne supportent pas les Etats qui défendent leur souveraineté : du "Monde" à "Libération" le déchainement contre ce qu'ils appellent " les réseaux Poutine en France", par Jean LEVY

Du "Monde" à "Libération"...

La campagne se développe

contre la Russie de Poutine

International

Les réseaux français de Poutine :

une intelligentsia hétéroclite

LE MONDE | 18.11.2014

Au rang des défenseurs de Vladimir Poutine, une galaxiehétéroclite qui fédère des penseurs progressistes et réactionnaires, des gaullistes, des mitterrandistes et des souverainistes. Leur point commun ?

L’historien Emmanuel Todd, un « national-républicain » qui fut longtemps proche du Parti communiste puis de Jean-Pierre Chevènement, défend la même approche : « La Russie est une puissance d’équilibre, explique-t-il dans un entretien accordé en août à la revue en ligne Les Crises.fr. Son arsenal nucléaire et son autonomie énergétique font qu’elle peut jouer le rôle de contrepoids aux Etats-Unis. » Les Crises.fr, dirigé par Olivier Berruyer, un « économiste » à la formation d’actuaire, affiche une ligne pro-Kremlin outrancière, défendant mordicus la thèse d’un coup d’Etat fasciste à Kiev pour désigner la révolution de Maïdan.


Toute cette petite famille prorusse partage également un souverainisme intransigeant et le rejet des valeurs dites « libérales ». « Pour Moscou, les réserves européennes face à la politique de Poutine en Ukraine mettent en relief la conviction profonde de supériorité civilisationnelle de l’Occident. Et les Russes rejettent à juste titre cette idée de supériorité occidentale », confie le Britannique John Laughland, eurosceptique militant et directeur des études à l’Institut de démocratie et de coopération (IDC), un think tank russe, situé à Paris, à 5 mètres de Matignon, rue de Varenne.

Ces défenseurs d’une Russie puissante, que l’on retrouve tant à gauche de la gauche qu’à droite de la droite, défendent l’hégémonie de Moscou par antiaméricanisme obsessionnel. « Si les Etats-Unis ont leur zone d’influence, la Russie a le droit d’avoir la sienne », explique Djordje Kuzmanovic, conseiller défense de la direction du Front de gauche, le parti de Jean- Luc Mélenchon.

D’autres, à droite, se font les chantres d’une « Grande Europe allant de l’Atlantique à Vladivostok » – le fameux eurasisme défendu à Moscou par le philosophe Alexandre Douguine, qui se présente comme l’idéologue du président Vladimir Poutine, et que l’un des cadres du Front national, Christian Bouchet, a traduit récemment en français.

Des passerelles avec l’extrême droite

L’IDC, créé en 2008 à Paris, est financé par des entreprises russes, dont une banque du Tatarstan et une entreprise de machines-outils. Il est dirigé depuis six ans par une ancienne députée à la Douma (Parlement), Natalia Narotchnitskaïa, proche de Dmitri Rogozine, le vice-premier ministre russe visé par les sanctions américaines depuis l’annexion de la Crimée, organisateur de colloques à l’Assemblée nationale parrainés par la Droite populaire (UMP) et de conférences sur la géopolitique ou les valeurs traditionnelles.

L’économiste Jacques Sapir et l’académicienne Hélène Carrère d'Encausse, grands défenseurs de la Russie poutinienne et habitués des colonnes duFigaro, y sont régulièrement conviés.

C’est également le cas de Jean-Pierre Chevènement, envoyé spécial du Quai d’Orsay en Russie pour la diplomatie économique, qui fait souvent la navette entre Paris et Moscou.

Pour diffuser le modèle poutinien, la diaspora russe en France n’est pas en reste.

  • De son bureau du boulevard Lannes, dans le XVIe arrondissement, l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexandre Orlov, est le véritable chef d’orchestre des réseaux pro-Poutine en France et suit de près l’action des cercles religieux orthodoxes et du Comité de coordination du forum des Russes de France (CCFRC), dirigé par Dimitri de Kochko, un ancien journaliste de l’AFP. La mission du CCFRC est de promouvoir l’image de la Russie en France. Le prince Alexandre Troubetskoï, un Russe blanc proche de la Droite populaire, est également un membre actif du CCFRC.

Radio

Côté français, les passerelles sont nombreuses avec l’extrême droite. Le Club Idées-Nation a ouvertement épousé les thèses de Vladimir Poutine. Créé en 2011 par le vice-président du FN, Louis Aliot, député européen depuis les élections du 25 mai 2014, ce club a l’oreille de Marine Le Pen, bien qu’il soit en sommeil depuis un an et demi. Emmanuel Leroy, la « plume » de la présidente du FN durant la campagne présidentielle de 2012, a aussi œuvré – sans grand succès – à établir des contacts de haut niveau entre Marine Le Pen et les dirigeants russes, par l’entremise de sa femme russe, proche de l’IDC et de l’ambassade de Russie à Paris.


Le Kremlin contrôle enfin la radio « La Voix de la Russie », dont le site Internet héberge tout un petit monde de blogueurs et de journalistes pro-Poutine, comme son correspondant à Paris, Yvan Blot, ex-député RPR puis FN aujourd’hui proche de la Droite forte (UMP).

Ou encore Pierre Gentillet, l’un des chefs de file de la Droite populaire et proche du « Printemps français ».Aymeric Chauprade, député européen du FN, ancien directeur des éditions Ellipses, a pris le relais avec son site Realpolitik.tv, une plate-forme géopolitique pro-Moscou. Xavier Moreau, un ancien officier des forces spéciales françaises qui dirige aujourd’hui le Sokol Group (« faucon »,en russe), une société de sécurité privée basée à Moscou, y contribue régulièrement.

Pour lui, « la Russie de Vladimir Poutine produit aujourd’hui un modèle alternatif fondé sur la restauration des valeurs familiales et patriotiques ». Aymeric Chauprade s’est rendu en Crimée, le 16 mars 2014, en tant qu’observateur du référendum de « réunification à la Russie ».

Cette radio d’Etat a lancé, en 2012, un journal télévisé sur Internet, ProRussia.tv, relayant les messages du Kremlin et la propagande de l’extrême droite française.

Le logo de ProRussia.tv ? Un ours surmonté d’un drapeau tricolore, comme celui de Russie unie, le parti de Poutine ; mais le « blanc, bleu, rouge » de la Russie s’est transformé en fanion « bleu, blanc, rouge ».

Cela n’a pas suffi à assurer son succès. Le site de ProRussia.tv, en sommeil depuis plusieurs mois, doit fermer définitivement le 27 novembre.

"canempechepasnicolas" :

Ainsi, la campagne médiatique est lancée.

Ces médias veulent déconsidérer les Français qui défendent l'idée de souveraineté, idée qu'ils voudraient restaurer dans notre pays, alors que le pouvoir PS s'aligne en tous points sur les Etats-Unis.

Rien de mieux, en effet, que de s'en prendre à la Russie, l'ennemi désigné comme tel par Washington, et, d'abord, à tous ceux qui, en France, refusent de se considérer "en guerre contre Moscou".

Pour déconsidérer ceux-ci, rien ne vaut l'amalgame en pointant du doigt "l'extrême-droite", jugée pro-russe : "Vous voyez avec qui les souverainistes de gauche s'acoquinent ? "

Et de nous reservir le thème des "rouge-bruns"...

La virulence des propos tenus par les deux quotidiens rappellent les campagnes antisoviétiques, du temps où Le Monde, alors "neutraliste" entre les deux blocs, était traité en "agent de Moscou"...

C'est dire l'inquiétude de l'oligarchie qui nous gouverne, face à la marée montante de la colère populaire contre ce gouvernement inféodé à l'Union européenne, qui fait fî

Et Libération reprend le même thème !

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Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme, #La nation ., #La France, #La République

Vendredi 21 novembre 2014

Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

Le Figaro

Quand la CGT défend

la langue française

Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

Il y a vingt ans, le Parlement votait la loi Toubon qui stipule que le français est la langue du travail et des échanges.

La CGT d'un Carrefour interpelle la direction du groupe

sur son utilisation systématique de mots anglais.

La défense de la langue française, même si elle n'a jamais été l'apanage d'un clan ou d'un bord politique, est souvent considérée comme un combat conservateur incarné par l'Académie française.

Les temps changent. Le syndicat CGT du magasin Carrefour Nîmes-Sud lance une campagne contre la politique marketing de Carrefour qui privilégie les mots anglais pour nommer ses produits: First line, Blue Sky, Top Bike, Bootstore, Ooshop, Powder Flash, Carrefour Discount, Tex Baby, Energy Drink, Ananas Juice, Carrefour Light, Carrefour on line, etc.

Le syndicat fait circuler une pétition qui demande à M. Georges Plassat, président-directeur général du groupe Carrefour, «de faire le nécessaire pour que le caractère anglicisant de Carrefour cesse, afin de ne plus polluer l'environnement francophone de notre pays».

Il réclame pour cela «que les produits Carrefour soient nommés en français, que les noms “drive”, “market”, “city”, “property”... soient changés par des appellations respectueuses de notre langue, que la musique d'ambiance des magasins ne soient pas majoritairement en anglais, que les annonces de sécurité qui y sont données, si elles sont traduites en anglais, le soient également dans, au moins, une autre langue étrangère, que les slogans publicitaires ne soient pas en anglais comme le fameux et humiliant Monday, happy day, etc.»

Il demande aussi «qu'une commission de terminologie soit créée à Carrefour, afin d'éviter l'emploi abusif et systématique de termes anglais chaque fois qu'apparaît un nouveau concept (le cross-marchandising, le remodeling, la supply chain, le e-learning, le self-scanning, par exemple)».

Et rappelle enfin, non sans humour, «que la langue du commerce, c'est celle du client et pas forcément en priorité et systématiquement, celle de Mickey».

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'Pep) ont apporté leur soutien à l'initiative du syndicat CGT. D'autre part, à l'occasion des vingt ans de la loi Toubon qui définit «le français comme un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France» et pose que le «français est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics», un collectif des associations de défense et de promotion de la langue française et des langues nationales en Europe a écrit une lettre ouverte aux parlementaires. Ces associations s'inquiètent de la façon dont la langue française est marginalisée dans l'espace public en France.

Elles proposent notamment aux députés et aux sénateurs de refuser le projet de substituer l'anglais au français dans l'enseignement supérieur, projet avalisé par la loi Fioraso en 2013. Elles mettent également en garde contre le projet de ratification par le Parlement de la Charte européenne des langues minoritaires et régionales: «Avec la langue nationale, c'est l'unité de la Nation elle-même qui est menacée».

Pour accéder à la pétition de la CGT: «Non à l’anglicisation de Carrefour, de la France et de l’Europe!»

L’intégralité de l’article du figaro est disponible ici : http://www.lefigaro.fr/culture/2014/11/14/03004-20141114ARTFIG00355-quand-la-cgt-defend-la-langue-francaise.php

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Mistral: 78% des Français estiment que Paris doit honorer le contrat (sondage Le Figaro).

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La nation ., #La République, #Economie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre

Mistral: 78% des Français estiment que Paris doit honorer le contrat (sondage Le Figaro).

La France doit livrer les navires Mistral commandés par la Russie, estiment 78% des participants à un sondage en ligne lancé vendredi par le journal français Figaro.

22% des personnes sont contre la remise des porte-hélicoptères à Moscou.

183.935 internautes se sont déjà exprimés à ce sujet.

Le groupe français de construction navale DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral pour la Marine russe. Le premier navire, le Vladivostok, doit être remis à la Russie en novembre 2014 et le second navire, le Sébastopol, en 2015.

Le président français François Hollande a subordonné la livraison des Mistral au règlement politique de la crise en Ukraine. Début septembre, l'Elysée a annoncé que les conditions de la remise du BPC à Moscou n'étaient pas réunies.

Un responsable haut placé russe a déclaré vendredi que Moscou attendrait jusqu'à la fin du mois de novembre pour formuler d'importantes réclamations financières si la France ne livrait pas le premier BPC.

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Porochenko promet la terreur à l’Ukraine de l’Est : une confrontation militaire entre la Troïka Ukraine-Otan-USA et la Russie devient de plus en plus probable. Par Jean-Paul Baquiast dans Le Saker le 19 novembre 2014.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #La France, #La guerre

Porochenko promet la terreur à l’Ukraine de l’Est : une confrontation militaire entre la Troïka Ukraine-Otan-USA et la Russie devient de plus en plus probable. Par Jean-Paul Baquiast dans Le Saker le 19 novembre 2014.

Comme l’explique Vera Graziadei dans un article de Russia Insider paru le 17 novembre [1], Porochenko en vient maintenant à affirmer ouvertement son intention de terroriser les populations civiles et il semble convaincu du soutien inconditionnel de l’Union européenne :

« La semaine dernière, dans un discours plein de candeur, adressé à des nationalistes ukrainiens assemblés à l’Opéra de Kiev, le président Petro Porochenko a présenté son plan pour gagner la guerre en Ukraine de l’Est :

« Nous (les Ukrainiens) garderons nos emplois. Eux (les habitants du Donbass) non. Nous garderons nos retraites. Eux non. Nous continuerons à prendre soin de nos enfants, de nos concitoyens, de nos retraités. Eux ne le pourront pas. Nos enfants pourront aller à la crèche. Les leurs se cacheront dans les sous-sols. Parce qu’ils ne seront capables de rien. Et c’est ainsi que nous gagnerons cette guerre. »

Porochenko sur la Novorossia : « Leurs enfants resteront dans les caves ! »
(sous-titrée en anglais et français, par Thalie Thalie)

Porochenko sur Novorossia: "Leurs enfants resteront dans les caves!" (eng.& français)

Le Roi du Chocolat, avec le soutien de Bruxelles et de Washington, n’a désormais plus peur d’admettre que l’armée ukrainienne cible délibérément des bâtiments civils, pour obliger les habitants du Donbass et leurs enfants à se réfugier dans les sous-sols et les forcer à évacuer la zone, ou à se rendre.

La semaine dernière les Ukies ont même attaqué directement une maternité, [2] et, la semaine d’avant, ils ont tué deux enfants en tirant au mortier sur une école [3].

Bien que Kiev soit toujours prompte à désigner les rebelles comme responsables de ces incidents (une suggestion absurde dans la mesure où elle sous-entend que les forces d’autodéfense du Donbass, qui sont largement composées d’éléments provenant de la population locale, en viendraient à essayer d’assassiner leurs propres enfants), le discours de Porochenko confirme que ces attaques font partie d’un plan délibéré des forces ukrainiennes.

Le fait que le bombardement sans discrimination d’immeubles publics ou civils constitue un crime de guerre ne semble pas effrayer Porochenko, qui est certain qu’avec le soutien de l’Union européenne et des USA, il peut mener à bien cette stratégie, en toute impunité.

Depuis le 15 novembre, toutes les provinces orientales en rébellion ne sont plus protégées par la Convention européenne des droits de l’homme [4], suite à l’annonce de sa suspension par Porochenko, qui a cité une clause qui permet de déroger à certains articles de la Convention par l’un de ses signataires, en cas de guerre ou en cas d’autre danger public menaçant la vie de la nation.’

Officiellement seuls le droit à la vie, la prohibition de la torture et de l’esclavage, et le droit de ne pas être soumis à une punition illégale seront respectés (bien que le bombardement de civils soit une violation de ces droits), alors que tous les autres droits, notamment le droit à la liberté et la sécurité, le droit à un procès équitable, le droit au respect de la vie privée et de la vie familiale, ne seront plus respectés.

L’article 15 a été cité pour justifier la publication d’un décret par le Conseil de défense et de sécurité nationale ukrainien, qui ordonne la suspension de tous les services publics [5], notamment des écoles, des jardins d’enfants, des hôpitaux, des services d’urgence et des maisons de retraites, et l’interruption de tous les services bancaires pour les entreprises et les particuliers durant les prochains mois.

Il s’agit donc d’un blocus économique, qui menacera la vie même de la population locale durant les mois d’hiver froids et rigoureux. Le gouvernement local a qualifié ce décret d’acte de génocide. Porochenko considère qu’il s’agit de se battre pour les valeurs européennes [6]. »

Porochenko a les poches remplies d’étoiles européennes, mais pas d’argent

Porochenko a les poches remplies d’étoiles européennes, mais pas d’argent

Mais sur le plan économique, l’avenir ne s’annonce pas rose non plus pour l’Ukraine de l’Ouest, comme l’explique Pepe Escobar dans un court article paru également le 17 novembre dans Russia Insider : En un mot, l’Ukraine a du souci à se faire… également [7] :

« Les réserves en devises étrangères de Kiev se sont effondrées le mois dernier d’un allègre 23,2 %, pour atteindre la somme dérisoire de 12,6 milliards de dollars. D’ici la fin de l’année, la situation empirera certainement. Kiev devra payer une facture de gaz de 3,1 milliards de dollars à Gazprom, sinon… la banque centrale devra vendre encore plus de devises étrangères pour maintenir le cours du hrvynia. Et de nouvelles factures de gaz se profilent avec l’avancée du Général Hiver.

Peuvent-ils compter sur une Union européenne dévastée par l’austérité pour leur prêter ne serait-ce qu’un euro ? Bien sûr que non. Ils doivent se tourner vers le Fonds monétaire international, qui en vient à POSSÉDER l’Ukraine.

Et bien sûr, les « financements d’urgence« ne seront fournis que si Kiev se conforme à ces bons vieux « ajustements structurels« , comme par exemple, transformer l’immense majorité des Ukrainiens en mendiants pour le reste de leur vie.

Voici les faits. Tout le reste n’est que conneries. »

C’est donc dans cette situation économique prometteuse que Kiev annonce urbi et orbi, au plus haut niveau, par la bouche de son président lui-même, se préparer à une grande offensive contre les provinces dites séparatistes, afin de réunifier l’Ukraine, et concentre d’importants moyens militaires sur le terrain.

Et comme par hasard, c’est le moment que choisissent Victoria Nuland, Vice-secrétaire d’État des USA pour les Affaires européennes, et Joe Biden, Vice-président, pour programmer un voyage à Kiev, les 20 et 23 novembre prochains. Les deux incendiaires confirmés, comme les qualifie Philippe Grasset [8], ont bien préparé leur visite, en rencontrant préalablement des parlementaires ukrainiens, et pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit des commandants d’unités d’extrême droite engagées dans la lutte contre les russophones de Novorussie.

Nuland et Biden vont-ils à Kiev pour calmer le jeu ? Vont-ils au contraire inciter Kiev à aller de l’avant ? Vont-ils même promettre une assistance de l’Otan, dans le cas où l’armée ukrainienne rencontrerait une résistance plus forte que prévue de la part des Novorussiens, d’autant plus que ceux-ci n’ont pas caché se renforcer en armement importé de Russie.

Or Poutine a toujours affirmé que la Russie ne laissera pas anéantir la population du Donbass, et il l’a martelé lors de la longue interview qu’il a accordé la chaine allemande ARD, le 13 novembre :

« Aujourd’hui, il y a des combats dans l’est de l’Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes ont envoyé les forces armées là-bas et ils utilisent même des missiles balistiques. Est-ce que quelqu’un en parle ? Pas un seul mot. Et qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela nous dit ? Cela souligne le fait que les autorités centrales ukrainiennes veulent anéantir tout le monde là-bas, tous leurs ennemis et opposants politiques. Est-ce que c’est ce que vous voulez ? Nous certainement pas. Et nous ne laisserons pas cela se produire. » [9]

De toute façon, Poutine n’a guère le choix : s’il laissait tomber les Novorussiens, il signerait sa mort politique en Russie.

Or si des troupes russes interviennent directement, et sans se cacher, au secours des Novorussiens, tout le monde sait que Kiev ne tiendra pas huit jours.

Que fera alors l’assistance militaire de l’Otan, composée de troupes au sol venues de Pologne ou d’autres pays européens, assistées le cas échéant de contingents de l’US Army ? Faute de moyens suffisants en Europe pour livrer des batailles conventionnelles, l’Amérique fera-elle appel à des armes nucléaires tactiques ?

Le bon sens voudrait que Nuland et Biden aillent à Kiev pour calmer le jeu, pour dissuader Porochenko de toute offensive généralisée contre la Novorussie, pour inciter les parties à négocier pour fédéraliser l’Ukraine. Le bon sens voudrait que la diplomatie européenne hausse la voix pour pousser dans le même sens. Mais Obama, poussé par un Congrès de plus en plus belliciste, ne fera pas appel au bon sens. Il suivra la politique qui a toujours été la sienne, laisser faire ceux qui parlent le plus fort. Quant à l’Europe, nous pourrions dire d’elle, en paraphrasant Ezéchiel : Tyr, on te cherchera, mais on ne te trouvera pas.

La fin de l’année 2014 risque d’être intéressante à observer… pour ceux qui seront encore en état d’observer quelque chose.

Jean-Paul Baquiast (avec l’aide d’Etienne pour les traductions)

Notes

[1] Poroshenko Promises Terror for East Ukraine (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

[2] ВС Украины открыло минометный огонь по родильному отделению #Новости_Новороссии #ЛНР #ДНР #НКН (youtube, russe sans sous-titres, 15-11-2014)

[3] Ukraine: Shelling deaths of children playing football in Donetsk must be investigated (amnesty.org, anglais, 05-11-2014)

[4] La Convention européenne des droits de l’homme [PDF] (echr.coe.int, français)

[5] Ukraine orders closure of state services in rebel-held east (afp.com, anglais, 15-11-2014)

[6] Ukraine crisis: Petro Poroshenko says country is ‘ready for total war’ with Russia (abc.net.au, anglais, 17-11-2014)

[7] Pepe Escobar Explains Ukrainian Economics in 1 Minute (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

[8] Biden-Nuland en visite à Kiev, et autres tambours de guerre (dedefensa.org, français et anglais, 19-11-2014)

[9] Poutine à la TV allemande : « L’important, c’est d’arrêter immédiatement l’effusion de sang et les bombardements et de créer les conditions pour entamer un dialogue politique » (vineyardsaker, français, 19-11-2014)

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A Naples, l’Otan vient de tester sa force d’intervention rapide en vue d’une guerre contre la Russie, le 19 novembre 2014 par The French Saker

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La France, #La guerre, #L'OTAN., #La Russie

A Naples, l’Otan vient de tester sa force d’intervention rapide en vue d’une guerre contre la Russie

19 novembre 2014 The French Saker

Préambule

Tout particulièrement depuis le sommet de l’OTAN les 4 et 5 septembre à Cardiff, au Pays de Galles, l’OTAN enchaîne les manœuvres et tests pour se préparer à une guerre contre la Russie… dans le but de préserver la paix. Ainsi, du 8 au 17 novembre 2014, les groupes d’intervention rapide de l’OTAN ont testé leur capacité à faire obstacle en Europe de l’Est à toute manœuvre politico-militaire de la Russie de Poutine, comme le relate ici Antonio Mazzeo. Cet exercice international, baptisé Trident Juncture 14, a été mené sous la conduite du Commandement interarmées de l’OTAN (Joint Forces Command alias JFC), installé à Naples. Cette agitation est-elle à prendre au sérieux, ou n’est-ce que de la communication ? Les USA jouent-ils à la roulette russe ?, comme le suggère Pepe Escobar.

Le Saker francophone

Les manœuvres se préparent au siège de l’OTAN à Naples

Les manœuvres se préparent au siège de l’OTAN à Naples

Ces complexes jeux de guerre ont pour mission de valider le bon fonctionnement des structures du commandement stratégique allié récemment transféré à Lago Patria (Naples), en tant que Centre de direction et de contrôle de la Force de réaction de l’OTAN (NATO Response Force, alias NRF), la force d’intervention rapide de l’Alliance atlantique, à laquelle ont été attribués 25 000 soldats.

« Trident Juncture a pour but d’accroître les compétences et les capacités de commandement à un niveau opérationnel de guerre, grâce à l’entraînement, la planification et l’exécution des missions dans un contexte politico-militaire complexe », ont expliqué, au cours d’une conférence de presse, l’amiral Mark Ferguson (commandant en chef du JFC de Naples et des forces navales US en Europe et en Afrique) et le général italien Leonardo di Marco. « Cet exercice est le couronnement d’un an d’entraînement d’unités tactiques auxquelles ont été adjointes des petites équipes spéciales terrestres, aériennes et navales, mises à disposition par roulement par des pays membres de l’OTAN. Celles-ci feront partie de la NRF qui, à partir de 2015, se trouvera sous le contrôle du Commandement allié de Naples ».

Au cours de Trident Juncture 14, l’état-major du JFC Naples coordonnera à distance les opérations de nombreuses unités d’intervention rapide, réparties dans toute l’Europe, pour affronter une crise en rapide évolution. « Le scénario prévu dans cet exercice annuel, à savoir l’invasion de l’Estonie par un pays frontalier fictif, pourrait intéresser les pays du flanc oriental de l’OTAN, qui, comme l’Ukraine, ont fait partie de l’Union soviétique et ont une population russophone considérable », ont commenté les officiers du Commandement de l’OTAN à Naples. « Le conflit évolue progressivement, passant d’opérations de stabilisation et de combats irréguliers à une guerre terrestre à grande échelle ». Les activités prévoient des combats hybrides, des attaques de systèmes de missiles, de la cyberdéfense et la protection contre des attaques nucléaires, biologiques et chimiques (NBC).

Le blason du Commandement interarmées de l’OTAN (JFC) de Naples

Le blason du Commandement interarmées de l’OTAN (JFC) de Naples

L’exercice a lieu simultanément dans plusieurs pays européens. O outre les unités et les détachements attribués au JFC Naples de Lago Patria, d’autres entités prennent part à Trident Juncture :

  • le Centre de guerre interarmes (Joint Warfare Center alias JWC) de l’OTAN, à Stavanger, Norvège ;
  • le commandement de la composante aérienne des opérations conduites par la France basé à Lyon (Joint force air component command alias JFACC) ;
  • le quartier général des forces navales espagnoles (HQ COMSPMARFOR), à bord de l’unité de guerre LPD Castilla ;
  • le commandement des forces spéciales polonaises de Cracovie ;
  • le Commandement suprême des forces alliées en Europe (SHAPE) de Mons, Belgique.

Dans l’ensemble, 1255 personnes sont concernées, militaires ou employés civils du secteur de la défense.

« En septembre 2014, le sommet de l’OTAN au pays de Galles a fourni aux autorités militaires un Plan de préparation d’action (Readiness Action Plan) fondé sur un programme d’exercices avancés de défense collégiale, et Trident Juncture 14 fait partie intégrante de cet effort », a déclaré le général Reinhard Wolski, directeur et commandant du Centre de guerre interarmes de Stavanger. Au Pays de Galles a été en particulier décidée la création d’une force d’intervention rapide avec fers de lance (Spearhead), capables d’entrer en action dans un délai de 48 heures, avec le support de l’aviation, de la marine et de forces spéciales. La task force aura à sa disposition des bases permanentes, des dépôts de munitions et de carburant, ainsi que toutes les infrastructures d’appui nécessaires dans les pays de l’OTAN proches de la frontière avec la Russie.

Le général Philip Breedlove

Le général Philip Breedlove

Le 3 novembre 2014, le général Philip Breedlove, commandant pour l’Europe à la fois des forces armées US et des forces alliées de l’OTAN, a présenté au Congrès une demande d’augmentation du nombre des unités US en Europe orientale et des dépôts d’équipements et d’armements militaires, comme « riposte aux continuels mouvements agressifs des forces armées russes ». Breedlove a affirmé que la dimension numérique des forces USA présentes de façon permanente en Europe est suffisante, mais il a ajouté que son commandement aura besoin sur le continent d’une plus grande présence de forces militaires tournantes, en utilisant au besoin des unités de réservistes de l’Armée de terre et de la Garde nationale.

« Étant donné les pressions croissantes que nous percevons aujourd’hui en Europe orientale et les mesures de sécurité que nous avons prises dans la Baltique, en Pologne et en Roumanie, nous avons besoin d’une présence supplémentaire par roulement », a conclu le général US. Les détails sur les unités et sur les équipements destinés à renforcer la présence US en Europe de l’Est sont en discussion au Pentagone. Ils seront ensuite présentés au Congrès, qui devra délibérer sur le budget militaire 2016.

Après le déclenchement de la crise en Ukraine, les USA et l’OTAN ont lancé une série d’exercices multinationaux imposants en Europe de l’Est. Du 15 au 26 septembre dernier, s’est tenue en Ukraine, à l’International Peacekeeping and Security Center de Yavoriv, l’opération Rapid Trident, avec pour objectif de « renforcer le partenariat et l’interopérabilité entre le Commandement des forces armées US en Europe, l’OTAN, les forces terrestres ukrainiennes et les autres pays membres du Partenariat pour la paix (Partnership for peace) ». À cet exercice ont participé en tout 1300 militaires de 15 pays : Ukraine, Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Géorgie, Allemagne, Grande-Bretagne, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Norvège, Pologne, Roumanie, Espagne et USA.

Fantassins canadiens en action pendant l’opération Épée de fer (Iron Sword)

Fantassins canadiens en action pendant l’opération Épée de fer (Iron Sword)

Du 2 au 14 novembre, dans les grands polygones de tir de Pabrade et Rukla en Lituanie, s’est tenu l’exercice Iron Sword 2014, auquel ont pris part 2 500 militaires en provenance du Canada, d’Estonie, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Lituanie, du Luxembourg, de République tchèque, des USA et de Hongrie. Enfin, dans ce dernier mois, 600 éléments de l’équipe de combat de la 1re Brigade de la 1re Division de cavalerie US cantonnée à Fort Hood, Texas, ont été transférés en Europe orientale pour une mission qui aura une durée au moins égale à 90 jours. Actuellement, ces militaires s’exercent en Pologne, Lettonie, Lituanie et Estonie, avec des chars M-1 Abrams et des véhicules de combat Bradley.

Antonio Mazzeo
Traduit par Rosa Llorens pour Tlaxcala

Source : A Napoli il comando della forza di pronto intervento Nato anti-Russia (antoniomazzeoblog.blogspot.fr, italien, 15-11-2014)

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Pascal Boniface répond à "Libération" : "Ceux qui s’écartent de la voie occidentaliste sont forcément louches." Par Jean Lévy.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #Les Antifafs.

Pascal Boniface répond à "Libération" : "Ceux qui s’écartent de la voie occidentaliste sont forcément louches." Par Jean Lévy.
Pascal Boniface répond à "Libération" : "Ceux qui s’écartent de la voie occidentaliste sont forcément louches." Par Jean Lévy.

L’Iris « sensible aux sirènes de la Russie » ?

Pascal Boniface répond à Libération

Fin octobre, le quotidien Libération a publié une enquête sur les réseaux de Vladimir Poutine en France. Parmi les sept familles de sympathisants identifiées, celle des « universitaires complaisants », où l’Iris est citée. Pascal Boniface dirige l’Institut de recherche et de stratégie internationale, et a répondu dans un texte publié par Le Plus, n’ayant, explique-t-il, par pu répondre de manière satisfaisante dans le quotidien.

Il écrit :

« La journaliste qui a écrit l’article n’a pas pris soin de me contacter avant publication. Elle s’est basée sur ce qu’elle a entendu, dit-elle, de la part d’autres chercheurs. C’est un peu problématique sur le plan déontologique. Mais c’est également révélateur d’un double enfermement.

Le premier est que si on ne reprend pas la vulgate diplomatique occidentale, on est forcément un vendu. La possibilité d’un désaccord intellectuel est automatiquement rejetée. Il y a quelque chose d’anormal de se séparer du grand consensus selon lequel les pays occidentaux sont porteurs de valeurs, défenseurs des droits de l’homme, s’opposant aux dictatures. Ceux qui s’écartent de la voie occidentaliste sont forcément louches.

On peut se demander si “Libération” fera un jour une enquête sur les réseaux atlantistes ou néoconservateurs en France qui, par le biais de l’Otan, de fondations ou de différentes succursales, ont des capacités de financement bien plus importantes que les Russes.

Est-ce que “Libération” enquête pour savoir si l’attitude de ceux qui s’exprimaient le plus violemment contre Poutine n’étaient pas liés à des financements liés à l’intérêt de conserver le plus haut niveau de dépenses militaires ou de redonner une vigueur nouvelle à l’Otan ?

Le second dénote une propension de certains journalistes à se penser au-dessus des autres. Le droit à l’information devient un privilège corporatiste.

La journaliste de “Libération” que j’ai reçue dit que si je veux combattre les rumeurs, je n’ai qu’à publier les comptes de l’Iris. Ces derniers sont publics. Mais elle voulait aller plus loin et que je rende public le montant de la moindre recette de chaque contrat et le commanditaire.

On n’est plus dans la transparence, mais dans l’inquisition. »

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Charles Enderlin : comment Étatsuniens et Israéliens ont nourri l'islamisme contre le communisme et l'OLP Lu sur le blog de Nicolas Maury. Par Jean Lévy.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Palestine libre, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #La France, #Politique étrangère

Jeudi 20 novembre 2014

Charles Enderlin : comment Étatsuniens et Israéliens ont nourri l'islamisme contre le communisme et l'OLP

Réveil Communiste

Mercredi 19 novembre 2014

Charles Enderlin : comment Étatsuniens et Israéliens ont nourri l'islamisme contre le communisme et l'OLP

Lu sur le blog de Nicolas Maury

(mais Américains et Israéliens ne "payent pas le prix" de cette subtitution d'adversaires, bien au contraire ils en tirent bénéfice; les victimes du terrorisme passent par profits et pertes, et sont même nécessaires à la stratégie du chaos poursuivie par leurs gouvernements. Ndrc).

Charles Enderlin : comment Étatsuniens et Israéliens ont nourri l'islamisme contre le communisme et l'OLP  Lu sur le blog de Nicolas Maury. Par Jean Lévy.

Dans son nouveau livre,Charles Enderlin montre comment Américains et Israéliens ont, au nom de leurs intérêts, favorisé la montée de l'islamisme... avant d'en payer le prix

Après plusieurs livres, devenus désormais des références, sur l'histoire des négociations de paix au Moyen-Orient, Charles Enderlin publie aujourd'hui un livre passionnant sur les relations des Israéliens et des Américains avec l'islam.

Dès leur arrivée en Afrique du Nord, en 1942, et pendant toute la guerre froide, les Américains ont utilisé l'islam contre le communisme. Des officiers américains ont même poussé les Algériens à se révolter contre une France dont Washington craignait qu'elle ne tombât entre les mains communistes. Comme ils ont manipulé, dans le même but, en Italie, le Vatican et la mafia, l'un et l'autre en soutiens de la démocratie chrétienne.

Charles Enderlin montre parfaitement comment cette stratégie a conduit, par un terrible engrenage, tant en Afghanistan qu'au Moyen-Orient, à la montée de l'islamisme. Ainsi le dirigeant pakistanais Zia Ul Hak a-t-il islamisé le pays entre 1977 et 1988 avec les dollars de la CIA. Et ainsi est-on passé de quelques centaines de madrasas (écoles religieuses) en 1977 à plus de 8 000 en 1988.

Les Israéliens font de même avec le Hamas, l'une des branches du salafisme; un mouvement entièrement religieux, et non politique comme l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), son antidote, qui parle en fait le même langage laïque que les chefs militaires israéliens.

Tsahal aveuglé par les promesses du Hamas

Dans un premier temps, l'armée israélienne ignore ceux qui ne "tirent" pas, ne vérifie pas ce qui se passe dans les mosquées et prend pour argent comptant les promesses du patron du Hamas, le cheikh Yassine: "Vous n'êtes pas nos ennemis. Nous combattons les apostats de l'OLP et les communistes." Ce n'est qu'après la chute du communisme qu'Américains et Israéliens réalisent le danger du radicalisme religieux.

Mais il est trop tard et ils sont paralysés. Charles Enderlin montre bien que tout dialogue est alors impossible: le Hamas refuse de parlementer avec Israël, dont il veut la disparition. Et les Israéliens comprennent bien tard que ce qui compte, ce ne sont pas les belles paroles des dirigeants politiques palestiniens, installés à Damas, mais les décisions des imams et des cheikhs dans les mosquées de Gaza.

Ainsi, en dix ans, les laïques des deux camps (travaillistes israéliens et Fatah), qui avaient fini par réussir à se parler et même à s'entendre, sont discrédités par les religieux de chaque bord, qui se retrouvent dans le rejet de la rationalité et des valeurs démocratiques ; transforment un conflit territorial en une guerre de religions, rendant impossible toute négociation. On peut faire des compromis sur le tracé d'une frontière, pas sur la nature de Dieu.

Le grand Aveuglement, par Charles Enderlin. Ed. Albin Michel

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/comment-americains-et-israeliens-ont-nourri-l-islamisme_828676.html#PEQKWal9UjUVqJdh.99

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