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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

"Le syndrome d’hypnose capitaliste." Par Mathias Demain

20 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Agriculture, #Economie, #Ecologie, #Culture, #la terre

Un texte magistral comme je n'ai que très rarement eu la chance d'en lire...

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"Le syndrome d’hypnose capitaliste."


Pour bien comprendre le syndrome d’hypnose capitaliste il est utile de bien comprendre sa sœur jumelle qui errait entre les lignes de front de la première guerre mondiale et qu’on désignait comme “hypnose des batailles”.
Lors des offensives françaises de 14-18, des soldats emportés dans la tourmente des combats se retrouvaient au centre d’un chaos indescriptible, les obus explosaient, les balles sifflaient, les corps amis ou inconnus volaient autour d’eux démembrés, les yeux, les oreilles saturés d’une réalité abominable à laquelle la conscience n’était pas préparée. Certains soldats perdaient alors pied et développaient l’hypnose des batailles au milieu des combats. Ils pouvaient alors errer hébétés, chantant ou riant, sans orientation… Cette perte de la raison, du sens commun, et surtout du sens de la guerre, cette “hypnose des batailles” fut parfois considérée comme un refus volontaire de combattre et valut à certains soldats d’être condamnés à mort en conseil de guerre et envoyés au peloton d’exécution pour être fusillés par leur propre régiment sous la visée de fusils souvent amis.
L’hypnose des batailles pouvait perdurer quelquefois après la guerre sous forme de névrose, ou s’en aller avec le temps grâce aux traitements de l’époque.
Pourquoi donc faire un parallèle entre “l’hypnose des batailles” et sa sœur désignée comme “l’hypnose capitaliste” ?
Maintenant que nous sommes remontés à la racine du syndrome, nous allons commencer à comprendre que les tableaux ont des points communs.
Souvenons-nous des soldats partant la fleur au fusil, sous les hourras du peuple, dans des halls de gare bondés et des trains chargés jusqu’à la gueule de cette chair à canon joyeuse. Il est question alors d’une conscience toute orientée par des croyances communes, orchestrée par un modèle politique, médiatique et culturel dominant auquel personne ne songerait de se détourner.
La norme c’est la guerre. La promesse c’est la victoire. Le moyen c’est la chair humaine.
Pourtant avec un soupçon de conscience, peut-on se réjouir de la guerre ? Comment ne pas imaginer que l’ennemi lui aussi, vit de la promesse dans la victoire. Or la guerre est toujours triste et la victoire jamais acquise, et dans toutes les hypothèses jamais pour les deux protagonistes à la fois. Le travail culturel est donc passé par là pour nettoyer le chemin vers la guerre.
Voici les liens qui apparaissent entre le champ de bataille boueux et un capitalisme tout aussi crasseux.
La norme c’est la guerre économique, la promesse c’est la victoire, le moyen c’est nous.
Et nous partons tous les matins pour faire la guerre économique, au début, dès la sortie de l’école, diplôme en poche par wagons entiers pour défourailler sur le marché de l’emploi et prendre position au travers d’une entreprise et mener la bataille des parts de marché la fleur au fusil. “Nous sommes une équipe” a dit le chef de service, “à l’attaque” disait le sergent.
Pourquoi partir si joyeusement à la guerre capitaliste ? Parce qu’elle est la norme et la culture commune. Il n’existe simplement pas d’autres réalités dans la tête de chacun. Les politiques, les médias, la culture c’est la guerre économique, tout fait norme pour le groupe et pour le peuple.
Cette norme possède un cœur battant qui est une promesse, la promesse d’un avenir radieux pour chacun, à condition qu’il se donne corps et âme à la norme et à la bataille.
Promesse d’une belle maison, d’une voiture possiblement neuve, d’écrans nombreux et souvent renouvelés pour suivre et être suivi, pour assimiler et être assimilé par la norme au plus près et au plus vite. Promesse d’avoir toujours à manger, promesse d’un avenir encore meilleur pour nos enfants.
Et peu importe si la promesse est bidon en réalité, elle est une croyance quasi religieuse, un dogme, une norme.
La maison, la voiture et tout le reste ne sont bien souvent pas à nous, mais à la banque qui nous vend notre existence à crédit (souvent pour le double de son prix avec de la monnaie produite pour l’occasion) pendant que l’entreprise nous vend l’espoir d’avoir la possibilité de nous endetter grâce à elle et à la “sécurité de l’emploi” qu’elle nous procure.
Comme le soldat est l’outil et le moyen de la violence déchaînée, nous sommes l’outil et le moyen du capitalisme déchaîné. Sans nous, ni la bataille ni le capitalisme n’existeraient.
L’hypnose des batailles c’est le soldat au milieu du chaos qui prend conscience en même temps qu’il perd conscience de ce qu’il vit, de ce qu’il produit et de cette insupportable réalité d’être au centre de cela. Par un acte inconscient, le soldat refuse de participer au chaos tout en acceptant d’en rester là, quitte à mourir, car même s’il meurt ça sera sans lui. Le soldat qui vit l’hypnose des batailles n’est plus là par l’esprit, il a abandonné son corps sur le champ de bataille pour vivre sa réalité intime, dernier refuge face au désastre et à l’épouvante.
L’hypnose capitaliste est moins visuelle, moins spectaculaire dans le sens ou l’épouvantable désastre n’est pas rassemblé sur un même champ que nous pourrions saisir d’un seul regard. Non, les champs de batailles capitalistes sont si multiples et disparates qu’il est impossible de les saisir tous ensemble du regard. De plus ces champs de batailles capitalistes ne sont pas souvent orientés directement vers la destruction des hommes, ce travail est bien souvent indirect et dirigé contre la nature et s’en prend à la vie.
Si nous pouvions voir dans leur ensemble les scènes de destructions directes et indirectes orchestrées par le capitalisme nous serions probablement saisi d’effroi si profondément que cela provoquerait en nous un effondrement moral et psychologique quasi immédiat tant ce déchaînement terrifiant serait insoutenable.
Le capitalisme avant de s’en prendre à nous, s’en prend à la nature, à la vie et donc à nous finalement puisque nous sommes vivants. Si nous pouvions contempler du regard une seule journée d’extractivisme ou de déforestation ou de pêche planétaire alors nous pourrions comprendre de quoi il est question, mais le champ de destruction est bien trop vaste pour nos yeux et seuls les mots parviennent à la conscience, et les mots ne pèsent pas lourd face au déferlement du divertissement capitaliste orchestré par nos multiples écrans qui nous plongent dans la méconnaissance et l’oubli instantanés.
Le pire est peut-être de comprendre aussi que lorsque que l’épouvantable désastre des conséquences économiques est filmé sous forme documentaire, il ne nous parvient alors que sous la forme d’un spectacle audiovisuel réduit à la taille d’un écran. Cet écran qui verse sans discernement des images de tous types, informations, désinformation, séries, publicités, divertissements, et ce, 24h sur 24h. De fait, tout ce qui passe au travers d’un écran est susceptible d’être égalisé dans sa nature au niveau d’un simple clip vidéo.
Car avant la stupeur de l’hypnose capitaliste, il y a une hypnose lente et douce distillée par nos écrans, 6 heures par jour en moyenne, une incroyable morphine qui nous appelle à la norme culturelle, à la croyance radieuse des jours meilleurs grâce à la technologie et à la consommation.
De fait, les écrans nous éloignent de la réalité du champ de bataille économique et cette mise à distance masque toute la violence et les crimes perpétrés contre la vie, le noyant finalement dans le flot distrayant d’autres images plus attrayantes mille fois renouvelées.
La recherche insatiable du plaisir nous fait nous détourner du sens des champs de batailles capitalistes qui détruisent la nature et la vie en notre nom pour produire nos objets pour la plupart inutiles et polluants. Nous avons à loisir le choix entre des objets censés assouvir nos frustrations existentielles et des spectacles sur écrans qui nous divertissent. Le plaisir, même factice et destructeur ou encore virtuel, nous l’acceptons volontiers en guise de réalité.
L’hypnose capitaliste commence dans la douceur des écrans en-dehors de la réalité du champ de bataille économique, et quand celui-ci est évoqué c’est sous la forme d’un spectacle qui prend place au milieu des autres divertissements. Si vous n’aimez pas ce spectacle, il vous suffit de changer de “chaîne” pour quitter l’inconfort de votre conscience face à l’horreur. Dans le monde réel on ne peut pas quitter le champ de bataille. Notre conscience nous poursuit au cœur du réel jusqu’à l’épuisement, jusqu’à l’hypnose des batailles.
Combien d’enfants soldats Français de 18 ans se retrouvèrent en Afghanistan dans la tourmente des balles et des engins explosifs dissimulés sous les routes, appelant en pleurs leurs mères le soir sur Skype en suppliant de pouvoir rentrer à la maison, car la guerre n’était pas comme sur la console de jeux qu’ils avaient l’habitude d’utiliser dans le salon ou dans leur chambre. Bienvenue dans la réalité. Je connais cette histoire véridique d’une mère qui répondit à son fils : “reste en Afghanistan, tu as un bon travail et un bon salaire, en plus tu vas pouvoir t’acheter la voiture neuve que tu voulais !” Il a fini dans le service psychiatrique de l’armée. Retour en France, fin de l’histoire.
Revenons à la guerre économique.
Cela signifie aussi que l’hypnose capitaliste ne peut survenir qu’au cœur de la guerre économique lorsque nous sommes touchés directement sans écran, sans pouvoir fuir, sans pouvoir changer de “chaîne”. Nous sommes alors enchaînés à la réalité de cette bataille économique où nous comprenons que tout ce à quoi nous avons cru nous est maintenant infernal, insupportable, car nous perdons tous nos repères, nos espoirs, nos croyances devant la réalité nue. Voilà, vous êtes viré, anéanti et devrez subir ce chaos car votre heure est venue, et vous resterez planté là au cœur du champ de bataille économique, une bataille qui ne vous concerne déjà plus du tout, tant vous êtes sonné par la déflagration qui vous atteint.
Sur le champ de bataille économique, c’est la stupeur, la perte de repères, le vide intérieur, ce moment où tout ce à quoi nous croyons ne tient plus une seconde devant l’hécatombe et le désastre, et vos amis qui tombent aussi.
Prenons un bataillon décimé, au sein du capitalisme, nous l’appellerions une “entreprise qui licencie”.
Prenons une usine centenaire, où les ouvriers viennent travailler de pères en fils et de mères en filles depuis des générations sous la promesse de jours meilleurs, d’un logis, du boire et du manger, et finalement à notre époque, une promesse d’écrans multipliés de toutes les tailles. Soudain l’entreprise ferme sans faire faillite car elle délocalise sa production vers un pays qu’on disait concurrent… Pays ennemi ? Pays ami ? Qui est l’ennemi ? Où sont les promesses ? Qui payera les crédits ? Où sont passé les jours meilleurs qui justifiaient mon sacrifice quotidien au travail 8 heures par jour ? Et mes enfants ? Et les écrans qui m’absorbent et me montrent que je ne fais plus partie de la norme dorénavant ? Et la consommation réduite aux ersatz et à la contemplation frustrée des publicités faute d’argent suffisant.
Sans travail qui suis-je ? Sans argent qui suis-je ? Qui suis-je hors de la norme ? Et le cancer contracté au travail à respirer des effluves toxiques Qui est responsable maintenant ? Et ma femme, et mon mari qui se détourne au moment difficile de la vie sans travail ? Les distances à parcourir en voiture quand l’essence coûte trop chère ?
La vie et l’espoir sont absents au milieu du chaos de la guerre économique et ni la promesse et ni la croyance en demain ne tiennent la route lorsque le piège capitaliste se referme sur celui qui n’en fait plus partie. Absent à soi-même au milieu du champ de bataille économique, le chaos comme seule référence existentielle.
L’hypnose capitaliste c’est le moment de prise de conscience, puis de la perte de conscience devant le désastre de ce à quoi nous avons participé. Ce désastre nous apparaît malheureusement que lorsque nous sommes touchés directement, ce moment où nous sommes exclus de la norme du travail et de la consommation. Ce moment où sans argent et devant le désastre, la promesse ne tient plus et l’avenir balayé.
Ce moment où tout part en miette emportant souvent la famille et le couple, peut provoquer l’hypnose capitaliste, poussant celui qui en est touché à se retirer en lui-même pour abandonner son corps sur le champ de bataille, la drogue, l’alcoolisme, la folie, les écrans, le suicide, l’addiction venant combler la névrose de se retrouver au cœur que ce que personne ne veut contempler, un champ de batailles dont nous sommes le moyen et l’outil de destruction finalement orientés vers nous-mêmes à la fin de l’histoire.
Ça n’est pas une consolation que de savoir que lorsque nous sommes touchés, cela ne représente presque rien face à l’intensité du combat capitaliste contre la nature et la vie. C’est juste une balle qui nous atteint personnellement et nous touche dans notre conscience lorsque l’équivalent de millions de tonnes de bombes se déversant quotidiennement sur la surface de la terre au travers des activités capitalistes d’extractivisme pétrolier ou de minerais, au travers de l’empoisonnement de l’eau et de la terre par les montagnes de déchets résultat de la méga-machine consumériste. Sans parler des fumées toxiques des usines qui produisent à la chaîne des objets industriels toujours nouveaux qui viennent titiller le désir sans fin de nos regards sans vie rivés à la lueur électrique sur nos écrans bariolés. Faut-il évoquer aussi l’agriculture moderne, donc chimique qui empoisonne la terre, l’eau ainsi que nos corps lentement mais sûrement ? Les écrans publicitaires nous font avaler cette agriculture comme des aliments qui sont des ersatz depuis longtemps sous de fausses promesses trop sucrées, trop salées et trop grasses. Nous savons maintenant ce que valent les promesses capitalistes. Du plaisir frelaté qui empoisonne la vie sous toutes ses formes.
L’hypnose capitaliste se vit seule, car elle est indexée sur notre horloge intime et se déclenche soudainement lorsque c’est l’heure de comprendre, l’heure de l’hébétement et de la panique, l’heure de se réfugier à l’intérieur de soi-même faute de refuge à l’extérieur dans un monde où l’humanité disparaît pour ne laisser place qu’aux vainqueurs du jour, futurs battus de demain à coup sûr, d’un champ de bataille devenu planétaire.
Ceux qui ont été touché par l’hypnose des batailles ont-ils décidé ce que seront dorénavant les futures batailles ?
Ceux qui ont été touchés par l’hypnose capitaliste ont-ils décidé ce que sera dorénavant la vie sur Terre ?
Qui décide la norme ? Qui orchestre la promesse de cet avenir radieux de plaisirs empoisonnés ?
Nous alimentons le champ de bataille tout en parlant de la paix, nous qui détruisons la Terre en parlant d’écologie, nous qui nous aliénons au travail en parlant d’épanouissement, qui possédons la conscience et qui pourtant vivons en dehors de sa révélation.
Pour sortir de l’hypnose il faudra sortir de la norme et accepter la solitude des possibles, l’incongruité créative, la possibilité collective, le sourire et la joie véritable en lieu et place de la promesse factice et argentée d’un avenir radieux si destructeur.
Pour sortie de l’hypnose il faudra voir et comprendre les plaies infligées à la Terre ainsi qu’à nous-mêmes.
Pour sortir de l’hypnose il sera question de cesser d’obéir à la norme pour s’aligner avant tout sur ses choix intimes, se lier à son destin personnel et collectif en conscience dans le respect des autres, de la nature et de la vie. Inventer une nouvelle culture commune où la vie et son expansion sous toutes ses formes sera centrale.
Bien sûr nous pouvons nous détourner de la vie encore quelques temps, en nous laissant porter par la douce lueur de nos divertissants écrans, mais nous multiplierons alors le nombre de celles et ceux qui viendront à leur heure, à être violemment emportés par la déshérence de l’hypnose capitaliste. Car le champ de bataille ne cesse de s’étendre, l’extraction, l’extension technique, les réseaux repoussent en s’accélérant ce qu’il nous reste de vie et de liberté sur cette Terre et bientôt viendra le temps de rentrer en soi pour y chercher refuge, pour chercher désespérément un lieu de paix et de sécurité pour pouvoir exister quelque part, exister sans la norme, exister à soi, exister dans l’amour lorsque l’amour aura déserté la norme pour ne laisser que des champs de batailles mille fois retournés à la quête obsessionnelle d’une dernière once de pouvoir, ou d’extraire quel qu’en soit le prix une dernière once de matière profitable sous les ongles technophiles des derniers aliénés obéissants, les derniers soldats du capitalisme.
Quittons l’hypnose des écrans, désertons devant l’hypnose capitaliste qui nous est promise. Quittons la norme avec la joie et le sourire en laissant le champ de bataille de la guerre économique pour revenir à l’essentiel, à la simplicité de l’existence en phase avec la vie biologique et organique.
Laissons les objets de consommation et les objets techniques sur les étagères, car nous abandonnons la norme, le travail capitaliste, l’extractivisme, la pollution et les déchets qui nous sont vendus dans le même temps de façon culturellement immorale et décomplexée.
Vivons de peu, ensemble et avec joie. En quittant le champ de bataille, en se détournant de la norme car tout est à inventer. Alors faisons cela en toute simplicité en nous méfiant des solutions techniques qui bien souvent ne sont que des pollutions à la fabrication, à l’usage ainsi que de futurs déchets inextricables et revenons à nos capacités humaines en confiance et en harmonie avec le vivant.
L’hypnose des batailles comme celle du capitalisme font suite à une hypnose culturelle collective insensée, douce et lente, orchestrée par les politiques, les médias et nous-mêmes. C’est une fabrication culturelle à l’origine, possédant un choix et une orientation. Une sorte de mimétisme collectif organisant une norme qui devient dogme, une quasi religion impossible à remettre en question. Que reste-t-il de l’humain au sein d’un tel processus collectif organisé autour de la guerre, de l’aliénation et des déprédations.
Alors que l’hypnose des batailles ne touchait que quelques soldats au cœur de l’épouvante, gardons en tête que les autres, la majorité, continuaient le combat.
Il en est de même pour l’hypnose capitaliste. Ceux qui en sont touchés ont une conscience et une fragilité que les autres, majoritaires et toujours croyants, n’ont pas. La croyance capitaliste, collective, suicidaire et absurde pourra donc perdurer jusqu’à la fin.
Pourtant ce qu’il faut bien comprendre maintenant c’est que les dogmes et obsessions humaines n’auront bientôt plus cours. Que l’activité et la folie des hommes ne tournent plus maintenant sur elles-mêmes comme en 14-18. L’histoire de l’humanité ne s’écrit plus uniquement entre humains au travers de la guerre, avec des obus ou de l’argent.
Non, le temps actuel est un temps nouveau et inédit pour l’humanité ou la guerre économique des hommes a appelé un combattant bien plus fort que lui et que sa culture. Ce combattant pourra tout effacer de lui un jour de grand déséquilibre et le ramener à l’état d’animal errant pour partager ce qu’il refuse de réaliser, la vie tout simplement.
La Terre ne pourra supporter encore bien longtemps la guerre que nous lui faisons et qui prend maintenant un tour tragique. Les déséquilibres réels dans la biosphère, dans l’eau et dans l’air ne sont pas des spectacles de divertissement pour nos écrans et nos consciences consuméristes. Il est question de notre cadre de vie, le cadre réel de nos existences au moment où nous quittons les écrans des yeux pour vivre pour de vrai.
Sur le champ de bataille les soldats sont liés à des croyances que d’autres ont forgées, ces autres humains qui dirigent existent pour forcer la marche et faire obéir jusqu’au néant, jusqu’à la limite du supportable, jusqu’à l’hypnose des batailles.
La bataille contre la nature est d’un autre ordre, car c’est la nature en dernier recours qui forme les ordres, et ses ordres sont les mêmes depuis toujours, ceux qui permettent à la vie de demeurer et de se répandre depuis la nuit des temps. Qui peut discuter devant la vague de 10 mètres de haut, pas même une centrale nucléaire ? Qui peut parlementer avec des vents de 200km/h ? A quoi sert de voter si la couche atmosphérique est trop fine pour nous protéger du soleil durablement nous promettant un cancer de la peau mondial ou des rayonnements que nos organes internes ne pourraient supporter ? Quel aveuglement absurde.
Les soldats qui subissent l’hypnose des batailles et ceux qui continuent à se battre sans comprendre, peuvent-ils négocier avec un ouragan qui leur tomberait dessus ? Les seules réalités et obsessions humaines n’auront bientôt plus cours sur cette Terre.
Tout n’est pas spectacle et la réalité de la vie existe en-dehors de la culture hypnotique des hommes.
Peut-être faudrait-il entendre le message de la vie avant la dernière bataille qui s’annonce et qui la verra gagner dans le moment le plus épouvantable de l’humanité dans sa chair, mais libérée qu’elle sera dans son esprit des obsessions qui la font se détruire et détruire le monde vivant.
Après des milliers d’années d’évolution, l’humanité s’apprête à quitter l’histoire en une petite centaine d’années à peine. Le ridicule existe, nous vivons en son cœur et c’est le capitalisme technologique qui en écrit le dictionnaire abominable et créatif.
Enfin et pour finir, je voudrais évoquer le fantasme ultime de ceux qui ont depuis toujours la responsabilité des batailles à travers l’histoire et de leurs conséquences. Ceux qui sont à la source du capitalisme guerrier contemporain et qui sont aujourd’hui bien informés sur la fin de l’histoire.
Car ce sont eux qui fondent la culture commune puisqu’ils ont tous les moyens techniques et médiatiques pour forger les nouvelles valeurs mimétiques, la nouvelle inconscience collective, le nouvel aveuglement qui leur est profitable.
Seulement cette élite est mortelle et respire la même eau, le même air et vit sur la même terre qu’elle s’évertue à détruire pour augmenter son pouvoir, son contrôle sur le niveau d’aliénation collectif.
Ces personnes surpuissantes et immensément riches forment le symbole monstrueux et hypertrophié du capitalisme. Elles sont les inventrices de la croyance dogmatique dans la science et la technique pour un soi-disant avenir radieux qui forme des montagnes de déchets ingérables. Nous savons maintenant ce qu’il en est de l’avenir qui se prépare.
Projetons le nouveau champ de bataille et que voyons-nous ? Des robots, mais pour se battre contre qui ? Contre d’autres robots ? Pour finir immanquablement à nouveau dans la boucherie commune faute de robot.
Pourtant la question à résoudre depuis la nuit des temps reste inchangée : Pourquoi donc s’entretuer ? Car la destruction de la planète ou de l’humanité reste profitable. Faut-il en rire tant c’est amoral et cynique ?
La bataille économique prend la même tournure, et sur le champ de bataille sont entrés les robots. Les usines robotisées rivalisent pour gagner en vitesse, en productivité, mais pour quoi faire s’il n’y a plus de clients ? Les clients étant ceux-là même qui travaillaient pour gagner de quoi consommer comme Ford l’avait bien compris.
La question que nous devrions donc tous nous poser est : Pourquoi et pour qui travaillons nous ? Le microcosme élitiste mondial a-t-il encore besoin de travailleurs finalement ? Probablement que non, les robots suffiront.
Enfin, puisque rien n’arrête la destruction par la technique de notre planète et de notre humanité tout le monde sera en danger assez rapidement maintenant pour simplement se maintenir en vie ou manger à sa faim.
Voici donc que l’élite capitaliste sort son dernier joker, et pas des moindres, résultat de la fusion entre l’humain et la technologie, voici donc le transhumain.
Une incroyable fuite en avant, actant la fin de l’humanité prête à son autodestruction, pendant qu’une poignée d’humains bricolent la génétique et la technique pour respirer l’irrespirable, pour boire l’imbuvable et manger l’immangeable qu’ils produisent à l’échelle planétaire.
A défaut de supporter la vie plus longtemps les transhumains inventent la non-vie de demain sur une planète humainement invivable mais transhumainement supportable.
J’aimerais dire à cette élite qui depuis toujours a perdu l’entendement et qui possède maintenant les moyens du délire parfait à l’échelle du monde que leur hypothèse ne fonctionnera pas pour les mêmes raisons que la guerre contre la nature ne fonctionne pas. Les transhumains sont à l’image des OGM, un délire dangereux.
L’erreur humaine est toujours la même depuis la nuit des temps lorsque l’homme veut se faire Dieu en concentrant les pouvoirs, l’argent, la technologie. Autant dire tous les attributs de la guerre.
La chronologie historique répète inlassablement le même cycle délirant, seule l’échelle de grandeur vient à s’accroître inexorablement avec des conséquences de plus en plus difficiles à calculer, pour arriver à notre époque actuelle, c’est à dire un délire entropique d’échelle planétaire qui nous condamne rapidement à la conscience et à l’action fondamentale en faveur de la vie.
Car à l’échelle contemporaine l’hypnose des batailles, ou l’hypnose capitaliste ne sont même plus de mise tant l’enjeu nous dépasse tous. Car l’heure est venue de former une nouvelle culture collective débarrassée de la guerre, de la technique et du pouvoir autoritaire pour entrer en phase avec la vie pendant que celle-ci nous appelle encore à elle et avant qu’elle nous repousse définitivement et fasse taire notre délire mégalomaniaque planétaire et transhumaniste, au travers de chocs ingérables et impossibles à contrecarrer.
Mes lectures me démontrent malheureusement qu’à travers le temps, de grands penseurs ont vu venir l’époque actuelle bien avant l’heure, présentant le tableau, mettant en garde, avertissant mille fois à la lumière de leurs intelligences visionnaires.
Et je suis au regret de vous dire que ces hommes n’ont éclairés de leur vivant que ceux qui ont pris leur place pour poursuivre l’alerte. Depuis plus de cent ans maintenant l’alerte retentit de plus en plus fort mais rien n’y fait. La trajectoire de nos sociétés collectives délirantes reste invariablement inchangée. Aussi je ne me fais aucune illusion sur la portée de ce texte qui synthétise et développe cette notion nouvelle “d’hypnose capitaliste”. Ce que j’écris viendra au mieux égayer quelques temps le spectacle permanent alimenté sur les écrans. Ce texte n’est que l’écho de temps plus anciens qui ne parvient pas à l’oreille du monde.
Et pourtant il est question d’un champ de bataille bien réel sur lequel nous sommes tous de gré ou de force, volontairement ou à notre corps défendant. L’enjeu collectif est d’une telle dimension que je peux comprendre qu’on puisse se sentir désemparé dans la prise de conscience de notre trajectoire actuelle.
Quoi faire ? A défaut d’une œuvre politique collective, d’une nouvelle culture inspirée et reliée à la vie qui viendrait en lieu et place du capitalisme, il nous reste la possibilité de ne plus participer personnellement à la méga-machine industrielle et technologique. Politiquement on voit que les élections se font souvent avec moins de 40% de votants sans compter ceux qui ne sont même pas inscrits sur les listes électorales. La désertion a déjà commencé politiquement sans que cela change la réalité puisque qu’il n’y a pas d’alternative culturellement autre que le capitalisme. Nous avons donc le choix entre capitalisme rouge, vert, bleu ciel ou encore bleu foncé… Qui oserait politiquement parler d’arrêter la méga-machine industrielle pour développer un nouvel art de vivre ensemble dans la simplicité ? Le train est lancé et c’est un TGV, à chacun d’imaginer un monde sans croissance avec plus d’équité. Courage.
Refusons de consommer, refusons d’acheter, refusons l’usage de la monnaie bancaire au service du capital et de l’industrie, refusons au maximum les produits industriels et technologiques, entamons l’atterrissage vers une vie simplifiée, locale, reliée les uns aux autres par le choix et non par la norme. Ne remplaçons plus, réparons, faisons de peu. Revenons à la vie réelle. Consommons peu et peu d’énergie. Développons le zéro déchet comme trajectoire et comme indicateur de respect de la vie. Cultivons nous, apprenons des grands penseurs humanistes et reliés à la vie, produisons la nouvelle culture commune vivante, indépendante du capital, reliée les uns aux autres et au vivant.
Relions nous pour le meilleur puisque le pire nous le connaissons déjà pour peu qu’on ouvre les yeux sur le champ de bataille économique tel qu’il est, façonné par l’idéal capitaliste et son élite internationale profiteuse, amorale et finalement inhumaine.
A défaut de refaire le monde, abandonnons-le pour nous retrouver autour d’un feu, les yeux dans les yeux et l’âme au cœur de la vie.
Mathias Demain - Avril 2016

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Donald Trump est-il une ruse de la raison ? Par Marc Rameaux.

18 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #humanisme, #l'islamisme, #Terrorisme, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La guerre

 

samedi 17 septembre 2016

Donald Trump est-il une ruse de la raison ?

 
 
 
Que révèle cette candidature ?
 
Démagogue, sexiste, raciste, grossier, simpliste, vulgaire, inconscient, … aucun épithète n’a manqué à l’appel dans les jugements portés sur Donald Trump, y compris et en premier lieu en provenance de son propre camp politique.
 
Je refuse de rentrer dans ce débat, de rentrer dans cette guerre des jugements et des alertes. Il est impossible à ce stade de savoir qui est Donald Trump, quelle est la mesure de ce qu’il pense sincèrement et du personnage qu’il joue, des dérapages voulus ou non contrôlés, de la part de bêtise ou de provocation savamment calculée.
 
Certaines interviews suggèrent que le personnage est plus complexe qu’il n’y paraît, que la folie de nos interventions au moyen-orient qui ont plongé le monde dans le chaos lui est évidente, qu’il paraît presque sage sur ces sujets. Ses déclarations publiques sont quant à elles inquiétantes, mais à un point tel qu’en sonner l’alerte est un truisme.
 
Aussi la question n’est pas tant de s’horrifier de la candidature de Donald Trump que de savoir ce que signifie qu’une telle candidature ait été rendue possible. Quelles sont les vagues de fond plus profondes qu’il est possible de détecter, derrière le fait que le candidat élu et désigné des républicains est à présent un tel homme ?
 
 Vous avez dit violent et grossier ?
 
Inutile de revenir sur le vocabulaire et les fameuses tournures du candidat républicain : elles font la joie de la presse et des réseaux sociaux. Reste à savoir ce qu’est la véritable violence verbale et psychique, ainsi que la vulgarité, au-delà des apparences immédiates.
 
En matière de violence psychologique, la perversion est toujours plus forte que l’expression directe. Dans ce domaine, Trump est un amateur : beaucoup trop direct pour être manipulateur, il fait sourire ceux qui exercent la vraie violence, ceux qui se donnent des dehors convenables et raisonnables, mais intérieurement méprisent l’être humain qu’ils ont en face d’eux.
 
Un bon échantillon de la véritable violence verbale et psychologique nous a été donné il y a quelques mois, lors du vote du Brexit. Jamais un tel déferlement de haine et de mépris de l’autre ne fut aussi patent, de la part de ceux qui se plaisent à donner des leçons dans ce domaine. Extraits :
 
« Ce référendum a fait ressurgir l'autre Angleterre, celle des hooligans et des Little Englanders. Cela semble méprisant? Oui. Je hais les nations, épiphénomène sanglant de l'histoire humaine, et méprise les nationalistes. (Gaspard Koenig) »
 
Commentaire : Gaspard Koenig sait très bien quelle est la différence entre un patriote et un nationaliste, et que nombreux sont les premiers parmi les partisans du Brexit. Il se garde bien de faire cette différence, ni de rentrer dans ce qui aurait été une véritable analyse de la conciliation entre identité et ouverture. Il est beaucoup plus simple d’ignorer les distinctions chez l’adversaire, pour les noyer dans une seule catégorie infamante. Le mépris total de l’autre est toujours accompagné de la malhonnêteté intellectuelle, autre forme de la violence.
 
« C’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf (BHL) »
 
Commentaire : Il faut donc considérer selon BHL que la quasi-totalité de la rédaction de « Marianne », de « Causeur » et du « FigaroVox » est constituée de « fachos avinés et embiérés ». On notera au passage l’extrême violence dans l’essentialisation de l’autre : les adversaires de BHL, de l’UE et de la mondialisation heureuse sont cantonnés dans une sous-humanité de nature.
 
« British 'deserters' will face the consequences » (J.C. Juncker)
 
Commentaire : La violence du parrain qui use de la menace et de l’intimidation, du racketteur jurant qu’il punira et rendra la vie impossible à celui qui ne se plie pas à son chantage, est un grand classique. Il est toujours amusant de noter cette convergence entre les costumes trois-pièces / cravate des petits hommes de l’UE prétendument distingués et les pratiques de petites frappes.
 
 
« Ceux qui ont fait cette réconciliation franco-allemande avaient raison contre les peuples. Il y a des moments où il faut prendre ses responsabilités. Si le peuple veut la peine de mort, je suis contre le peuple, parce que la peine de mort, c'est indigne de l'humanité. Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison. Quand un peuple vote pour l'extrême droite, quand un peuple vote pour le nazisme, il n'a pas raison, même si c'est le peuple ! » (Cohn-Bendit)
 
Commentaire : Cohn-Bendit a visiblement oublié l’ironie mordante de Bertolt Brecht, pourtant l’un des fonds culturels qu’il revendique : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». Notre cher Dany ne se trouve pas ainsi aux côtés du talentueux metteur en scène, mais au sein de la pièce pour tenir fort bien le rôle de l’imbécile suffisant se prenant pour une élite. On notera au passage la sempiternelle utilisation du point Godwin et l’essentialisation de l’adversaire ravalé au rang de rebut de l’humanité. Voter pour le Brexit est donc assimilable à l’adoration de la croix gammée. Le langage a été si déformé et vidé de sa substance par nos « élites » que les mots perdent un par un leur signification. Une faute d’autant plus grave si le terme de « nazisme » perd son sens, à l’heure où il faudrait le réserver à des réalités hélas présentes de notre temps, mais certainement pas là où on le pense. Enfin, il est savoureux de voir l’ancien chef de file de 68 habité par une mentalité digne d’Adolphe Thiers. L’imposture des faux révolutionnaires mais vrais opportunistes ne surprendra que les cerveaux affadis : Cohn-Bendit est tout à fait à sa place dans le camp des Versaillais, il a toujours rêvé d’y appartenir, dès les barricades.
 
« J’ai presque envie de dire que les jeunes devraient avoir deux voix dans un référendum sur l’UE (François Fillon) ».
 
Commentaire : j’ai réservé le meilleur pour la fin. Pas de commentaire explicite, l’énormité de la proposition et la discrimination anti-vieux et anti mal votants parlant d’elle-même. Bien entendu, ce cher François a dû s’apercevoir de la maladresse de son dérapage en même temps qu’il prononçait cette pertinente proposition, surtout sur le plan de la rentabilité électorale, certainement pas sur celui de la morale, il ne faut tout de même pas pousser. Il crût bon d’ajouter que sa remarque était faite « sur le ton de l’ironie », s’enfonçant encore un peu plus : prendre ouvertement les gens pour des imbéciles par le cynisme glacé de ceux qui se pensent supérieurs est encore l’une de ces marques d’extrême violence, de non-respect absolu de l’humanité. Il est vrai que notre si distingué François nous a montré par la suite combien il aimait plaisanter dans la bonne humeur : son fou rire inextinguible avec Bernard Cazeneuve en pleine messe d’hommage au père Hamel qui venait d’être égorgé montrait cet excellent tempérament. Lorsque le cynisme et le mépris total du peuple atteignent le haut de la jauge, il arrive qu’ils débordent, éclaboussant de fange et d’excréments les si jolis complets trois pièces en pleine cérémonie.
 
D’autres exemples de cette violence extrême et feutrée nous sont donnés régulièrement. Ainsi de ce cénacle de patrons d’Air France, dont l’attitude boursouflée d’arrogance satisfaite à l’égard d’une de leurs salariées était visible à l’œil nu dans cette vidéo :
 
 
Une telle prétention satisfaite est toujours proportionnelle à l’incompétence crasse de celui qui la commet. Le distingué état-major qui se rengorge sur cette vidéo venait d’enfoncer la compagnie aérienne encore un peu plus dans le rouge économique. C’est en cela qu’il ne faut nullement rentrer dans le mode de protestation des « petits » contre les « puissants » contre de tels personnages : ce serait leur faire bien trop d’honneur. Il faut leur retourner leur mépris glacé, leur faire sentir qu’eux-mêmes ne sont que des déchets sans aucune valeur, des imposteurs terrifiés à l’idée d’être un jour balayés comme de la saleté par une élite véritable.
 
Terminons cette visite du musée des horreurs de l’ultra-violence feutrée par un pourvoyeur inépuisable : Jean-Claude Juncker. Il faut remercier le président de la commission européenne pour nous révéler si souvent au grand jour l’inconscient inavouable du néo-libéralisme, de cette étrange dictature qui ne dit pas son nom, cette usine à captation de la valeur d’autrui pour le profit de quelques parasites. Est-ce un effet de l’excès de boisson dont le président de la commission est coutumier ? Parfois, les exhalaisons fétides du cloaque mental ne peuvent être contenues à l’intérieur, mais remontent à la surface pour éclater en bulles telles que celles-ci :
 
« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
 
« Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d'attirer l'attention du public sur ce fait ? »
 
Le cynisme des « élites » atteint dans ce cas une telle cote d’alerte qu’il ne s’embarrasse plus de précautions. Traduit dans le langage de leurs excrétions mentales, cela donne à peu près ceci : pourquoi éviter de faire comprendre aux gens que nous les prenons ouvertement pour des imbéciles ? Ayant affaire à une sous-humanité, il n’est même plus nécessaire de prendre ce soin.
 
 
Le sale gamin et les vrais salauds
 
Prendre ouvertement les gens pour des imbéciles et les considérer comme des déchets humains est le soubassement mental du néo-libéralisme, idéologie régnante des 40 dernières années. J’ai déjà eu l’occasion d’analyser en profondeur les principes inconscients qui guident ceux qui suivent cette idéologie dans le texte suivant, montrant que nous ne sommes pas exposés à « une ère du vide » ou à une « perte de sens », mais au contraire à un sens fort, plein et entier, dont le discours implicite est à hurler :
 
 
Les postes de direction politiques et économiques ont ainsi été investis progressivement par des psychopathes et pervers narcissiques en lieu et place de véritables dirigeants. Il ne faut, encore une fois, pas les combattre sur le mode de la plainte et de la révolte, qui serait leur faire trop d’honneur, mais leur renvoyer leur mépris. Le cauchemar du pervers narcissique qui nie l’humanité d’autrui est de se voir lui-même considéré comme un moins que rien, son univers totalement égocentré étant son seul horizon.
 
Face à l’extrême violence mentale de ces prétendues « élites », les foucades de Trump apparaissent non seulement bénignes mais presque rafraîchissantes de candeur. Trump a probablement considéré des milliers de fois que l’interlocuteur qu’il avait en face de lui était un con et le lui a dit, mais sans doute pas qu’il était un sous-homme en demeurant dans une perversion silencieuse.
 
Celui qui insulte, tempête, éructe est certainement vulgaire, mais il montre par là qu’il nous considère tous humains, lui comme nous. Lorsque l’on rentre dans l’arène en se salissant ainsi les mains, on fait signe que l’on est soi-même au sein de l’humanité, que l’on appartient à la condition humaine parmi les autres, même pour les apostropher. L’excrétion mentale n’est pas celle de l’insulte voyante, mais celle du mépris glacé, de l’indifférence, de l’absence silencieuse et hypocrite d’empathie, parce qu’elle sépare implicitement l’humanité en deux.
 
 
Il faut dans ce domaine beaucoup se méfier des apparences. L’intérieur et l’extérieur d’un homme peuvent être en totale opposition. Le général George Smith Patton haranguait ses hommes en jurant comme un charretier, mais intérieurement tenait une noblesse et une notion impeccable de la dignité humaine. Lorsque les autres étaient des « sons of bitches », ce qui était d’ailleurs assez souvent affectueux, il faisait comprendre voire disait explicitement qu’il était lui-même un sacré « son of a bitch ».
 
A contrario, beaucoup se pinceront le nez et offriront un extérieur très policé, mais maintiendront un cloaque mental véritable, celui de la véritable bassesse qui nie l’humanité de l’autre.
 
Si beaucoup d’électeurs se tournent vers Trump, ce n’est pas par un goût particulier et un peu vulgaire pour les tycoons à la moumoute peroxydée et proférant des gros mots, comme aimerait à le croire notre « élite », y voyant là une confirmation de la nature inférieure de la partie de l’humanité qu’ils exploitent.
 
Si beaucoup d’électeurs se tournent vers Trump, c’est parce qu’à tout prendre, entre l’éructation grossière mais sincère, et le mépris glacé caché derrière de fausses valeurs, il faut préférer l’éructation. Trump n’est peut-être pas sympathique, mais il bénéficie de l’affection que l’on a pour le sale gamin lorsqu’il est au milieu de vrais salauds, notamment lorsque ces derniers sont des monuments d’hypocrisie et de cynisme.
 
 
Le grand talon d’Achille des pervers narcissiques est de considérablement sous-estimer les hommes, et de penser que l’on peut prendre impunément une majorité d’entre eux pour des imbéciles, parce que telle est la loi du monde. Sur le long terme, les hommes sont et seront toujours d’une très grande lucidité, même lorsque cela n’est pas apparent. Et la majorité des hommes est parfaitement lucide sur ce que vaut notre « élite » - c’est-à-dire rien - la rendant pour cette raison très nerveuse, expliquant ses débordements de haine récurrents.
 
Le vote pour Trump n’est pas un vote d’adhésion, son « programme » est d’ailleurs extrêmement flou. Ce n’est pas non plus un vote de protestation ou de colère, excuse trop facile souvent invoquée par ceux qui se pensent supérieurs, pensant que « le peuple ne maîtrise pas ses pulsions », quand eux-mêmes sont habités par des pulsions infiniment plus répugnantes. Le vote pour Trump est simplement un message de ceux qui veulent signifier qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils ne se laissent pas tromper par la hiérarchie des apparences.
 
 
La ruse de la raison et la survie de la civilisation
 
Hegel introduisit la notion de « ruse de la raison » pour expliquer certains détours inattendus de l’histoire. Certains événements qui semblent provoqués par la pure passion d’un seul ou de quelques hommes se révèlent être l’instrument de la civilisation, qui avait besoin de passer par des détours pour franchir un cap historique.
 
Ainsi, la biographie de Thémistocle donne l’image d’un dirigeant humainement critiquable, en proie à de fortes passions personnelles. Thémistocle fut pourtant l’homme de la situation qui permit à Athènes sa survie face à l’empire Perse. La lecture selon la ruse de la raison dira que les outrances de Thémistocle étaient le vecteur nécessaire pour que la Grèce athénienne voie le jour. De semblables lectures furent faites quant à la personnalité d’un Churchill. Les passions de certains hommes réalisent un dessein historique qui échappe à eux-mêmes, même lorsque ces passions suivent des détours qui semblent absurdes.
 
Mes lecteurs savent que je ne suis en rien Hégélien et encore moins historiciste. Je ne fais donc pas appel à la ruse de la raison parce que je crois en sa réalité, en la marche d’une « Idée » façonnant le destin historique du monde, et que l’intelligence humaine ne peut déchiffrer et comprendre qu’a posteriori. Mais elle est une grille de lecture du monde qui s’avère utile dans certains cas, si l’on n’oublie pas qu’elle n’est qu’un simple moyen de présenter les choses. Et elle est probablement très adaptée à la compréhension du « cas » Donald Trump.
 
La civilisation va être confrontée dans les prochaines années à l’un de ses plus graves périls, qui s’avérera peut-être plus dangereux encore que le nazisme : l’islamisme. Son règne signifierait la destruction de toute forme évoluée de pensée et de l’ensemble des héritages humanistes, occidentaux ou non. Vicieux, intelligent, cohérent, l’islamisme s’insinue dans toutes nos failles et exploite toutes nos démissions, notre incapacité à distinguer la tolérance du relativisme, la justice de la victimisation, la méritocratie de la course aux ambitions.
 
Dans l’ordre des causes, j'ai rappelé dans un autre texte que ce péril est d’autant plus redoutable qu’il est engendré en partie par nous-mêmes :
 
 
Le néo-libéralisme, fondé sur la considération d’êtres humains comme des déchets a vu apparaître l’islamisme comme la pustule apparaît sur le corps malade. A force de cultiver ce cloaque intérieur, il a été rendu explicite par des agents qui préfèrent le renvoyer à la face du monde et mettre l’équarrissage de l’humain en pratique, afin que cela soit dit sans hypocrisie.
 
L’islamisme n’est en rien l’adversaire du néo-libéralisme, ni son contraire logique parce que l’un se présente comme moderne et l’autre comme archaïque. L’islamisme, c’est le portrait de Dorian Gray du néo-libéralisme, l’éruption de ses stigmates traduisant son état intérieur qu’il cherche à enfouir mais qui déborde sous la masse de ses turpitudes. L’islamiste agit par la violence mimétique chère à René Girard. Il n’y a d’ailleurs pas plus assujetti aux valeurs factices qu’un islamiste, à la fois fasciné et haineux de grosses cylindrées et de filles faciles, sa spiritualité de pacotille n’étant issue que de sa frustration de n’avoir pas réalisé ce rêve inconscient.
 
Je l’ai également déjà écrit, ce n’est en rien une excuse ou même une circonstance atténuante à l’islamisme, comme le pensent certains qui renvoient du coup la responsabilité à l’occident : complotistes et islamo-gauchistes en font leur beurre rance. Il n’y a aucune excuse à l’islamisme pour la raison simple que le combat contre le néo-libéralisme peut prendre de toutes autres formes, légitimes celles-ci, à commencer par toute entreprise auto-gestionnaire. La liaison entre néo-libéralisme et islamisme est celle de la cause mécanique, non de la justification morale. Néo-libéralisme et islamisme sont tous deux adversaires de l’humanisme, il n’y a donc pas à verser dans la repentance ou la culpabilité, mais à retrouver le véritable fonds de nos civilisations.
 
Nous allons donc devoir rentrer en situation de combat. Lorsque c’est le cas, l’homme civilisé doit affronter un paradoxe : rentrer en combat signifie faire taire en grande partie son intelligence ou sa conscience, faire taire les discussions ou les objections, être totalement déterminé.
 
Il n’y a que ceux qui idéalisent le combat, c’est-à-dire ceux qui ne l’ont jamais connu en pratique, pour imaginer qu’il peut y avoir un combat conscient, lucide, moral. Une fois rentré dans le combat, il n’y a plus rien qui fasse appel à la conscience : la morale a lieu avant, lorsque l’on a encore le loisir de délibérer de ce qui est moral ou de ce qui ne l’est pas.
 
C’est pourquoi il faut très fortement soupeser les raisons qui nous poussent à rentrer en combat avant de décider de le faire, car une fois dedans, il sera trop tard pour savoir si elles sont fondées ou non. Rentrer en combat nécessite de fermer son intelligence, d’abandonner en grande partie sa conscience en espérant la retrouver à la sortie.
 
C’est ici que Trump est peut-être l’instrument de la ruse de la raison. L’homme qui affirme maladroitement ce qui est à faire, sans se poser de questions, abruptement et de manière fausse dans les moyens, mais souvent exacte dans l’objectif. Quelqu’un qui ne passera pas son temps en repentance, en fausse raisons, en préservation d’un humanisme d’apparat destiné à s’auto-glorifier ou à cultiver son clientélisme et ses intérêts personnels.
 
Parce que le combat nécessite de faire taire un temps notre intelligence, nos délibérations trop conciliantes, trop compromises ou trop complices, les détours de l’histoire nécessitent peut-être de passer par Trump pour que plus tard notre civilisation survive.
 
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, aussi contradictoire le personnage de Trump fût-il vis-à-vis de la civilisation, nous savons maintenant que c’est pour échapper à des hommes qui la nient et la démolissent bien plus fortement en se donnant des allures respectables que nous emprunterons ce détour inattendu. Espérons qu’une fois ce détour emprunté, nous verrons le retour d’une élite véritable aux commandes, celle qui terrifie les actuels imposteurs, celle d’hommes qui ont l’humilité de l’empiriste, le courage de la confrontation au réel, la simplicité qui est la marque des grands.
 
La morale de la ruse de la raison est celle du fameux « dîner de cons ». Ceux qui se pensent supérieurs mais sont en réalité infiniment plus vulgaires et plus sales que ceux qu’ils méprisent pourraient être pris à leur propre système de pensée. Si Donald Trump est élu, le traditionnel dîner de Thanksgiving qui aura lieu quelques semaines après l’élection leur rappellera qu’ils sont devenus les dindons de leur propre farce.
 
Si vous avez aimé cet article, mes deux livres sur le monde de l'entreprise et plus généralement sur les pièges de la société moderne. Egalement disponibles au format Kindle :
 
 
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[Fil d’Actu] ALSTOM, AVC à La Poste et Impôts

18 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 [Fil d’Actu] ALSTOM, AVC à La Poste et Impôts

Au programme du Fil d'Actu cette semaine : les dessous du désastre Alstom, mise en danger de la vie des salariés à la Poste, et analyse du dernier coup de com' fiscal du gouvernement. Bon visionnage à tous !

https://youtu.be/wmTvQbudCIk

http://www.communcommune.com/2016/09/fil-d-actu-alstom-avc-a-la-poste-et-impots.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Bonjour

Voilà un dossier dont nous n’avons pas l’habitude de parler, et pourtant c’est un sujet essentiel pour notre indépendance. Notre capacité de défense nécessite environ 3% de notre PIB pour rester opérationnelle.

Vous trouverez ci-après un article sur ce sujet émanant de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française).

Cordialement

Lucien Pons

LETTRE ASAF 16/09 de septembre 2016 : Ambitions nationales et capacités militaires.

 

En 1980, la France dépensait pour sa défense près de 3 % de son PIB. Aujourd’hui, elle en consacre moins de 1,5 %. A-t-elle réduit ses ambitions ? La situation sécuritaire s’est-elle améliorée ? La dette a-t-elle diminué ? Non ! Ce choix est-il raisonnable ? Non !

 LETTRE ASAF 16/09 de septembre 2016 : Ambitions nationales et capacités militaires.

Evolution

En 1980, la France dépensait pour sa défense près de 3 % de son PIB. Aujourd’hui, elle en consacre moins de 1,5 %. A-t-elle réduit ses ambitions ? La situation sécuritaire s’est-elle améliorée ? La dette a-t-elle diminué ? Non ! Ce choix est-il raisonnable ? Non !

Depuis 35 ans, alors que les menaces n’ont cessé de se diversifier et de se multiplier au point que la guerre débarque aujourd’hui dans notre pays, la classe politique n’a cessé d’amputer les ressources financières destinées à préparer et équiper nos armées, à les maintenir opérationnelles et à les engager pour défendre la vie des Français et nos intérêts stratégiques. Les mesures prises récemment visent seulement à stabiliser le budget à un niveau très insuffisant et les premières propositions des « candidats à la candidature » à la fonction de chef des Armées, ne prennent pas sérieusement en compte la situation internationale et l’état actuel de nos forces.

Alors que se bousculent les candidats, il est de notre devoir d’évaluer la cohérence entre leurs « projets pour la France » - quand ils existent - et les ressources qu’ils prévoient de consacrer à la Défense.

 

 

La France puissance

La France est encore la 5e puissance économique, qui, avec 1% de la population de la planète, produit 4 % des richesses de celle-ci (PIB de 2 100 milliards €). Elle est riche d’une Histoire de plus de 15 siècles ; elle a conservé une vision et une influence mondiales; elle dispose aujourd’hui de la 2e  plus grande zone économique exclusive (ZEE). Elle est le pays européen le plus étendu tout en étant présente sur les trois grands océans. Elle est l’une des grandes puissances spatiales et nucléaires, et occupe encore le 2e rang européen sur le plan économique et démographique.

Outre la protection de sa population et le maintien de son intégrité territoriale qu’elle doit assurer, cette longue histoire combinée à sa puissance donne à la France un rang qui lui impose des responsabilités mondiales : ONU, OTAN, UE, accords de Défense …

 

 

Des capacités qui ne cessent de décliner

La France est l’héritière d’une longue tradition militaire - «la France fut faite à coups d’épée»(Charles de Gaulle). Grâce à un effort moyen de 5 % du PIB durant les années 60, elle s’est dotée de capacités militaires diversifiées et complémentaires en s’appuyant sur une industrie d’armement puissante qui a su développer des technologies de pointe aux fortes retombées civiles. Comment conserver avec le budget d’aujourd’hui une armée assez puissante ? Comment disposer de la palette des moyens nécessaires pour faire face aux conflits dans lesquels nous nous engageons ? Certains équipements pourtant indispensables  au succès des opérations, même de faible ampleur, ont disparu ; de nombreux matériels ont plus de 50 ans d’âge et leurs remplaçants sont en nombre très insuffisant tels les avions ravitailleurs et certains hélicoptères. Ainsi, lors de l’opération Serval, près de75% des avions ravitailleurs étaient étrangers …

 

 

Des exigences non satisfaites

Comment parler aujourd’hui d’autonomie stratégique quand nous sollicitons les avions gros porteurs ukrainiens pour soutenir nos opérations, quand nous ne pouvons déployer que 15 hélicoptères et 3 500 hommes pour contrôler les 5 millions de km2 de la bande sahélo-saharienne et quand nous ne pouvons pas contrôler seuls la chaîne de transmission des images fournies par les drones américains Reaper que nous venons d’acquérir ? La liste serait longue ! Peut-on assurer la surveillance maritime des 11 millions de km2 de notre ZEE avec quelques frégates ? Est-il acceptable de combattre dans le désert avec des conditions climatiques très éprouvantes dans des véhicules dont certains ont deux fois l’âge de leurs conducteurs ? Notre pays doit faire d’urgence un puissant effort financier et à un rythme soutenu pour redresser une situation qui ne cesse de se dégrader. L’indépendance stratégique impose d’accroître le format global de nos forces devenues «échantillonnaires», de développer un système de réserve de bonne valeur opérationnelle, de combler les lacunes en matériels, de remplacer rapidement les matériels vétustes, de garantir à toutes nos unités un entraînement correspondant à un haut niveau opérationnel tout en assurant le développement et l’expérimentation des matériels et des tactiques de demain.

 

 

Alors, quelle part du PIB ?

Si l’on maintient son niveau actuel de 1,5%, les armées continueront à se dégrader de manière accélérée compte tenu des engagements en cours. 

Si l’on vise 2 % dans 5 ans, il faudra abandonner des pans supplémentaires de nos capacités.Avec 2,5 %, nous maintiendrons la situation au niveau actuel avec des lacunes inacceptables.C’est avec 3% que nous retrouverons enfin une armée cohérente, équipée, entraînée et aux effectifs suffisants renforcés par une réserve réellement opérationnelle. Il faut décider vite.

 

 

 

En conclusion

Refuser de viser 3 % pour la Défense sur 10 ans, c’est renoncer à donner à notre pays les moyens militaires indispensables pour garantir son indépendance stratégique, mais aussi la défense de son territoire et de sa population dans les années à venir.

Cela signifie qu’il faut exiger des candidats qu’ils formulent clairement leur projet et leur ambition pour la France et qu’ils définissent sans ambiguïtés leurs priorités en privilégiant les intérêts supérieurs du pays et le long terme plutôt que les intérêts catégoriels et de court terme.

« Ce qui caractérise la démence, c’est la disproportion entre les vues et les moyens» disait Napoléon Bonaparte.
 

 

 

 

La REDACTION de l'ASAF
www.asafrance.fr

 

 

 

Comparaisons -
L'Allemagne consacre à sa défense une somme équivalente à celle de la France (32 milliards €/an) alors qu’elle ne dispose pas de force de dissuasion, ni de marine océanique, et qu’elle n’est pas engagée autant que notre pays dans des opérations extérieures. 
La Grande-Bretagne, qui consacre pourtant 2% de son PIB, qui est équivalent au nôtre, (contre 1,5% pour la France), accepte d’être dépendante stratégiquement des États-Unis.

 

 

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Interdite en Corée du Nord, elle est bien là, la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #L'Italie., #L'armée française, #Europe supranationale, #Terrorisme, #La Russie

Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie
Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie
Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie

La Bombe est autorisée

par Manlio Dinucci

La 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers USA F-16 basée à Aviano, est prête à l’attaque nucléaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et, comme le démontre la Fas, des pilotes italiens aussi sont entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement USA avec les chasseurs-bombardiers Tornado basés à Ghedi. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’US Air Force, « sera intégrée la B61-12 »

La B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne destinée à remplacer la B-61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens, a été « officiellement autorisée » par la National Nuclear Security Administration (Nnsa), l’agence du Département de l’Energie chargée de « renforcer la sécurité nationale à travers l’application militaire de la science nucléaire ».

Après quatre années de projetisation et expérimentation, la Nnsa a donné son feu vert à la phase d’ingénierisation qui prépare la production en série. Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés et testés dans les laboratoires nationaux de Los Alamos et Albuquerque (Nouveau Mexique), de Livermore (Californie), et produits (en utilisant en partie ceux de la B-61) dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du Sud et Tennessee. A quoi s’ajoute la section de queue pour le guidage de précision, fournie par Boeing. Les B61-12, dont le coût est prévu autour de 8-12 milliards de dollars pour 400-500 bombes, commenceront à être fabriquées en série dans l’année fiscale 2020, qui commence le 1° octobre 2019. A partir de là elles commenceront à remplacer les B-61.

Selon les estimations de la Fédération des scientifiques américains (Fas), les USA ont aujourd’hui 70 bombes nucléaires B-61 en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), 50 en Turquie, et 20 respectivement en Allemagne, Belgique et Pays-Bas, pour un total de 180. Mais personne ne sait exactement combien il y en a effectivement : à Aviano (Région Frioul) il y a 18 bunkers en mesure d’en stocker plus de 70. Dans cette base et à Ghedi ont déjà été effectuées des modifications, comme le montrent des photos satellitaires publiées par la Fas. Des préparatifs analogues sont en cours dans les autres bases en Europe et Turquie.

La Nnsa confirme officiellement que la B61-12, définie comme « un élément fondamental dans la triade nucléaire USA » (terrestre, navale et aérienne), remplacera les actuelles B61-3, -4 et -10. Ce qui confirme donc ce que nous avons déjà documenté. La B61-12 n’est pas une simple version modernisée de la précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables, avec une puissance moyenne équivalente à quatre bombes de Hiroshima ; un système de guidage qui permet de la larguer à distance de l’objectif ; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une attaque nucléaire surprise. Les nouvelles bombes, que les USA se préparent à installer en Italie et dans d’autres pays européens dans le cadre de l’escalade contre la Russie, sont des armes qui abaissent le seuil nucléaire, c’est-à-dire rendent plus probable le lancement d’une attaque nucléaire.

La 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers USA F-16 basée à Aviano, est prête à l’attaque nucléaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et, comme le démontre la Fas, des pilotes italiens aussi sont entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement USA avec les chasseurs-bombardiers Tornado basés à Ghedi. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’US Air Force, « sera intégrée la B61-12 ».

La première escadrille de F-35, dont le siège est la base de Hill dans l’Utah, a été officiellement déclarée « combat ready » (prête au combat). L’US Air Force dit ne pas prévoir quand l’escadrille de F-35 sera « combat proven» (essayée au combat), mais qu’est « probable son déploiement outre-mer au début de 2017 ».

La ministre (de la Défense) Pinotti espère qu’elle sera déployée en Italie, déjà « choisie » par les USA pour l’installation du Muos qu’«aurait voulu d’autres nations ».

Avec les B61-12, les F-35 et le Muos sur son territoire, l’Italie sera aussi choisie, par le pays attaqué, comme cible prioritaire des représailles nucléaires.

Edition de mardi 13 septembre 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-bomba-e-autorizzata/

Traduit de l’italien

par Marie-Ange Patrizio

Pétition contre le déploiement des bombes

atomiques en Italie.  

 

 

La pétition émane du comité de soutien à la campagne du:  Non à la guerre, non à l(OTAN

"Soutien à la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN, pour une Italie neutre "

Avec info sur la nouvelle bombe nucléaire et son autorisation dans les pays de l'UE

LA BOMBA E' AUTORIZZATA – Aggiornamento su "LA PACE HA BISOGNO DI TE: Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale."

Comitato promotore della campagna #NO GUERRA #NO NATO ha appena postato un aggiornamento sulla petizione che hai firmato, LA PACE HA BISOGNO DI TE: Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale.

Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale.

https://www.change.org/p/la-pace-ha-bisogno-di-te-sostieni-la-campagna-per-l-uscita-dell-italia-dalla-nato-per-un-italia-neutrale

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ? ¨Par Robert Charvin

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

La mode politique en Europe et aux États-Unis est à la légitime défense « préventive ». Cette prévention, c’est-à-dire les mesures prises pour empêcher un mal qui risque de survenir, ne joue que très peu dans le domaine social. Dans le domaine médical, elle coûterait, dit-on, trop cher si elle était généralisée ; dans le monde des affaires, il ne faut surtout pas se prémunir contre les licenciements de masse et jouer au contraire sur l’effet de surprise et sur le désarroi qui en résulte pour les salariés ; en matière environnementale, le principe de précaution est très fortement contesté par les entreprises, parce qu’il serait source de paralysie !

Les gérants (privés) des grands moyens de production doivent être toujours plus libres de leur stratégie, profit oblige, y compris lorsque l’entreprise ne survit qu’avec l’argent public (par exemple, le groupe Alstom).

Par contre, dans le secteur strictement politique, les pouvoirs publics n’ont jamais trouvé mieux que de jouer aux victimes (il faut bien se défendre contre les agresseurs, y compris potentiels) ou aux protecteurs (le petit peuple a besoin d’une autorité sécuritaire au-dessus de lui).

Dans l’ordre international, il y a longtemps que les agresseurs se prétendent agressés.

Les nazis dénonçaient l’asphyxie que les vainqueurs de la Première Guerre mondiale avaient tenté d’imposer aux Allemands qui avaient pourtant besoin « d’espace vital » ; de surcroît, les juifs et les bolcheviques constituaient une menace chronique dissolvante pour le Reich. Il fallait donc agresser les Tchécoslovaquie, la Pologne, la France, la Grande Bretagne, l’URSS, etc. pour que le peuple allemand « respire » !

Plus près de nous, les démocraties (occidentales) ont remis à l’ordre du jour la prévention. Pour « contenir » et refouler le communisme dans un premier temps, (prétendument omniprésent, y compris lorsqu’il n’y avait que nationalisme et revendication d’indépendance de la part des peuples colonisés) ; puis, pour sauver la paix, ce qui exigeait la guerre, contre les prétendus détenteurs d’armes « de destruction massive » (comme l’Irak de Saddam Hussein, par exemple), ou pour protéger un allié contre une « menace » militaire, ce qui justifie le maintien de bases militaires américaines « d’intérêt stratégique » en Corée du Sud, proches de Pyong Yang, mais surtout de la frontière chinoise. On n’est jamais trop prudent contre l’ennemi nord-coréen détenteur d’une force nucléaire, alors que les alliés (Israël ou le Pakistan) n’ont que des bombes atomiques « dissuasives » !

Les manœuvres de l’OTAN, aux frontières russes, en Pologne et dans les pays Baltes, par exemple, sont aussi des mesures de précaution contre le risque d’une invasion des troupes russes sous la direction d’un chef d’État qui ne rêve, comme chacun sait, qu’à une Troisième guerre mondiale ayant oublié les 20 millions de victimes soviétiques de la Seconde Guerre ! « Il vaut mieux prévenir que guérir » disent les états-majors étasuniens, sans se préoccuper de la tension internationale ouverte que provoque la mise en œuvre de leurs arrière-pensées.

L’attaque contre la Libye (dont on connaît les brillants résultats et qui vient de faire l’objet d’un rapport très sévère des parlementaires britanniques) était aussi un acte de prévention. Il ne s’agissait pour les interventionnistes français et anglais, soutenus par les États-Unis, que de « prévenir un massacre » à Benghazi. Il y avait une telle urgence que les « protecteurs » occidentaux n’ont pas pris le temps d’évaluer la véracité des faits et la nature (islamiste) des forces hostiles à Tripoli qui se manifestaient !

La Charte des Nations Unies qui retire aux États l’usage de la force armée à l’exception du cas de légitime défense est balayée, avec la théorie de la « légitime défense préventive » qui juridise l’agression et celle de « la responsabilité de protéger » qui prétend légaliser l’ingérence (ce qui ne peut être le fait que des Grandes Puissances).

Une fois encore dans l’Histoire, on fait des mensonges d’État une arme à la discrétion des Puissances : il suffit de manipuler, d’aller vite et de ne pas avoir en face un État ayant les moyens de réagir avec force. Peu importe qu’au bout des quelques années, la vérité s’impose et que l’on dénonce l’arbitraire des agressions contre l’Irak ou la Libye. Les résultats sont là : les initiateurs ont été réélus et le chaos règne au sein de deux pays « non fiables » !

Et les États-Unis finiront bien par se débarrasser du phénomène Guantanamo, totalement hors-légalité, et par continuer à bénéficier dans le monde de la fascination entretenue de l’American way of life !

Si le court-termisme règne chez les politiciens occidentaux dans le domaine de la politique étrangère, il règne aussi dans l’ordre interne.

Le cas de la France hollando-sarkozienne est exemplaire, comme l’ont été les pratiques antérieures du gouvernement Daladier (sous la III° République), du gouvernement de Vichy et des gouvernements successifs (y compris « socialistes ») durant la guerre d’Algérie.

Le Décret-loi du 18 novembre 1939 prévoit l’internement administratif, c’est-à-dire l’arrestation et la détention, sans intervention de l’autorité judiciaire, de personnes jugées par l’administration « dangereuses pour la défense nationale et la sécurité publique », c’est-à-dire, à l’époque, surtout les communistes !

Le régime de Vichy, en vertu des « lois » prises par Pétain (3 septembre 1940, 28 juin, 18 juillet et 28 octobre 1941) frappe les communistes, les juifs, les auteurs d’infraction économique, les auditeurs de Radio Londres, et les résistants.

L’internement administratif réapparaît durant les « opérations de police » menées contre les « bandits » (les fellagas) en Algérie et leurs complices français (comme par exemple, Maurice Audin, exécuté par l’armée française ou contre Henri Alleg, torturé).

Il fonctionne aussi contre les autonomistes corses ou basques lors des voyages officiels !!

Le pouvoir exécutif frappe ainsi ses adversaires politiques sans que l’autorité judiciaire n’exerce son contrôle, parfois avec la complaisance de juristes aptes à se plier à toutes les autorités !

Le pouvoir politique, périodiquement, fait la démonstration que la justice et le droit sont inadaptés au « maintien de l’ordre public » ou du moins qu’il estime que telle est la solution. Autant dire que la sûreté personnelle n’est garantie que lorsqu’elle n’a pas vraiment à l’être !

Avec les attentats islamistes, de forts courants politiques réclament le retour de l’internement administratif pour tous ceux qui sont « susceptibles » de commettre un attentat. A la différence des socialistes de 1956-1957 qui se refusaient à admettre qu’il y eut une « guerre » en Algérie, le Parti Socialiste de 2016 estime que la France est en « guerre » contre les islamistes (ce qui n’a pas préoccupé les dirigeants français en Libye ou en Syrie).

Or, l’état de guerre, même « officieux » justifierait l’internement des 10.000 personnes « fichées S », car elles sont « susceptibles de troubler l’ordre public » ! L’opinion est largement mobilisée sur ce thème par des médias sans scrupule. Comme si la répression, quelle qu’elle soit, était l’arme exclusive pour régler les problèmes !

Comme si l’Histoire ne montre pas l’extrême diversité des victimes de ces internements arbitraires par nature !

Comme si chacun de nous n’était pas, selon tel ou tel pouvoir exécutif, « susceptible » de troubler l’ordre public, et par là même de connaître, à son tour, l’internement administratif !

Source: 16 septembre 2016, Robert CHARVIN, Investigaction.

Retrouvez le livre de Robert Charvin, Faut-il détester la Russie, sur notre boutique.

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

Devons-nous « assimiler, coloniser et civiliser » la Russie ? Et même « l’affaiblir par tous les moyens », comme le recommande le stratège US Brzezinski ? Quels intérêts sert la campagne actuelle de diabolisation de la Russie ? D’où vient ce courant de révisionnisme historique qui minimise la contribution de l’URSS à la victoire des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tend à assimiler le communisme au nazisme ? Pourquoi, Vassili Kononov, un résistant antinazi a-t-il été accusé de « crime de guerre » par la Cour suprême de Lettonie ? Pourquoi a-t-il été envoyé en prison à l’âge de 75 ans, un demi-siècle après les faits ? Ce livre original nous met en garde : une certaine propagande médiatique peut nous mener tout droit vers une nouvelle guerre froide. Pas si froide ? - See more at: http://www.investigaction.net/bientot-le-retour-a-linternement-administratif/#sthash.PI6TQQfC.dpuf

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La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits, par Sarah Lefèvre

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Agriculture, #La santé, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Les transnationales, #l'horreur économique

La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits

16 septembre 2016 / Sarah Lefèvre (Reporterre)
 

 

 

   
 

Pendant l’été, la Commission européenne a préparé le terrain pour rendre caduque sa propre interdiction de certains produits phytosanitaires toxiques. Le « protocole » dérogatoire, élaboré au nom de « la santé des plantes » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, concerne les herbicides, mais fongicides et insecticides ne sont pas en reste.

Glufosinate, flumioxazin... Ces herbicides, encore sur le marché, devaient être interdits en vertu du règlement de 2009 sur les pesticides. Devaient ! Car, à la demande de la Commission européenne, il semblerait que ces substances actives, reconnues toxiques par les mêmes instances, soient réhabilitées très prochainement en cas de « danger grave pour la santé des plantes ».

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), « qui ne ferme jamais ses bureaux pendant l’été », précise-t-elle à Reporterre, a publié un communiqué le 1er juillet. Ou plutôt un « protocole » qui vise à mettre en œuvre une dérogation pour ces herbicides sur le point d’être rayés de la carte. Autrement dit à les autoriser à nouveau.

« Un artifice utilisé à mauvais escient » 

Cette volte-face est rendue possible grâce à l’article 4.7 du règlement N°1107/2009 du Parlement et du Conseil européens sur les « critères d’approbation des substances actives ». Ce 7e paragraphe prévoit en effet des exceptions à l’utilisation de produits dangereux « lorsque, sur la base d’éléments de preuve documentés inclus dans la demande, une substance active est nécessaire pour contrôler un danger phytosanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens disponibles, y compris par des méthodes non chimiques ».

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La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits, par Sarah Lefèvre
L’article 4.7 du règlement N°1107/2009 sur les critères d’approbation des substances actives.

Quel est donc ce « danger phytosanitaire grave » sur lequel s’appuierait ici l’Efsa ? « Un danger grave pour la santé des plantes », nous a répondu l’un de ses porte-parole, sans autre précision. Soit, mot pour mot, la formule utilisée dans le dit « protocole ».

« L’article 4.7 du règlement 1107/2009 précise que l’on peut déroger à cette interdiction s’il y a un danger grave pour la santé de la plante, observe François Veillerette, le directeur de Générations futuresMais cela ne peut pas être valable pour les herbicides, puisqu’ils ne traitent pas les maladies des plantes… Ils servent à éradiquer les mauvaises plantes ! Ils font appel à un artifice utilisé à mauvais escient. »

Dans le cadre de sa surprise estivale, l’Efsa n’envisage pas de méthode non chimique tel que le désherbage mécanique. « On recule une fois de plus. Je ne sais pas comment il est possible de faire une chose pareille aussi bien en termes scientifiques que légaux, ajoute le porte-parole de Générations futures. Le travail a déjà été fait par les évaluateurs de risques de l’Europe. Personne aujourd’hui ne peut dire que ces produits ne sont pas dangereux ! »

Selon l’Efsa, « il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme » 

L’association donne des exemples des risques associés à certains des herbicides concernés, comme le glufosinate (malformations congénitales) et le flumioxazin (toxique pour la reproduction et pour les organes endocriniens).

Le hic, c’est que l’Efsa n’a pas toujours fait preuve de rigueur scientifique selon six ONG européennes, qui ont porté plainte contre elle, contre Monsanto et contre l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), en mars 2016, à propos de l’herbicide le plus vendu au monde sous le nom de Roundup. L’agence soutient mordicus « qu’il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme ». Cette conclusion s’inspire de l’évaluation réalisée par le BfR. Selon les associations, parmi lesquelles Générations futures et Pesticide Action Network (PAN) Europe, cette analyse est erronée. L’OMS a quant à elle reconnu le glyphosate comme un « cancérigène probable ».

Selon Hans Muilerman, de PAN Europe, ce « protocole » des herbicides démontre une fois de plus que cette demande « n’est fondée ni sur des faits ni sur la science » : « Nous avons envoyé plusieurs lettres au commissaire
Andriukaitis 
[chargé de la santé et de la sécurité alimentaire] sur le sujet et avons reçu des réponses sans contenu. Les Verts lui ont aussi posé des questions au début de l’année et il devient clair que c’était une décision politique d’inclure les herbicides dans la dérogation. » Reporterre a eu accès à ces deux documents, virtuoses de litanies en références réglementaires, qui ne cessent de renvoyer à la réponse précédente, ne nomment pas le problème et ne répondent jamais à la question.

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Réponse de M. Andriukaitis , commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, à la lettre de Hans Muilerman, de PAN Europe.

Seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation 

De son côté, dans sa réponse, l’Autorité européenne de sécurité des aliments nous a bien demandé de préciser que les herbicides ne sont pas les seuls à être concernés par cette demande de dérogation : « Notez que l’Efsa a publié un premier protocole sur les herbicides, mais doit en délivrer deux autres sur les insecticides et les fongicides. » Et d’ajouter : « Le protocole n’est pas un document légalement contraignant, mais plutôt un outil » à l’usage de la Commission européenne et des États membres.

Certes, ces derniers auront le dernier mot, mais ils s’appuieront sur l’avis rendu par l’Efsa. Pour le moment, seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation. Les autres États sont restés silencieux. La réponse de la France se fait attendre.

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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LETTRE OUVERTE à Philippe MARTINEZ secrétaire général de la CGT

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #Le capitalisme;, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France

Publié par El Diablo

 

LETTRE OUVERTE à Philippe MARTINEZ secrétaire général de la CGT

Envoyé par l'auteur

Cher Camarade,

Comme tous les syndiqués CGT, j’ai reçu la lettre aux syndiqués CGT qui fait le bilan des événements sociaux, politiques et syndicaux survenus d’avant les vacances, et appelle à la mobilisation pour l’abrogation de la loi travail, pour les 32 heures et pour la réussite des manifestations du 15 septembre.

Ce que je retiens en positif et en négatif de cette adresse aux syndique(e)s CGT :

Points positifs:

Effectivement, comme tu le souligne, le mouvement social n’est pas seulement terminé mais demande à être amplifié. Le travail des militant(e)s CGT à permis la mobilisation des travailleurs qui non seulement ont battu le pavé pendant des mois, mais aussi occupé les places avec le mouvement des « Nuits debout » et à permis que plus d’un million de personnes signent sur internet l’appel au retrait du projet de la loi travail.

Ce mouvement à permis également d’en finir avec le tabou « grève générale » « blocage de l’économie ». le fait qu’il ait eu un écho mondial et de solidarité internationale, par exemple, la FSM à soutenu de manière visible le mouvement avec la présence de son secrétaire général à Marseille. Que la classe ouvrière, raffineurs, cheminots, salariés de la route, aient été au centre de la lutte.

Le fait que la CGT ait repris conscience de la nécessité de remettre de vrais services d’ordre dans les manifs qui, aujourd’hui peuvent servir contre les comportements irresponsables, mais qui demain peuvent servir aussi contre la fascisation et l’État policier.

Le fait que les travailleurs en lutte contre la répression syndicale (les Goodyear ou Air france aient largement tiré le mouvement.


Points négatifs :

1- Une absence d’analyse de fond sur les causes des attentats perpétrés sur le sol national et une absence de lutte syndicale sérieuse contre les ingérences et les guerres impérialistes. Aucun appels à la lutte contre le surarmement, contre les ventes d’armes aux pétromonarchies, contre le retour de la France dans l’OTAN en violation de la décision prise en 1965 par le général DE Gaulle. Résultat, la CGT n’a pas de vrais réponses de fond sur les attentats qui, si criminels et condamnables qu’ils soient, ne sont pas sans lien avec la politique impérialiste de la France.

Aucun appel à la nationalisation où renationalisation entière des entreprises vitales pour le pays qui se délocalisent ou suppriment des emplois : Alstom, Arcelor Mittal, Air France, EDF, SNCF etc, etc.


2 - Aucune volonté de mettre en œuvre un grand débat national dans les entreprises en lien avec les luttes. La seule proposition d’action est la poursuite de manifestations saute moutons qui, démobilisent les travailleurs.

3 – Aucune référence à la casse des statuts et contre la casse du collège, de l’école primaire (« réformes des rythmes »), de l’université.

4 – Aucune convergence des luttes avec les paysans étranglés par le capital et Maastricht, ni aux artisans (taxis,etc.) dont le statut est dynamité par l’ubérisation néolibérale.

5 – Absence dans cette lettre, de mettre en cause sur le fond l’Union européenne.

7 – Aucune référence à la passivité de la CES (Confédération européenne des syndicats) qui, malgré l’application de la directive européenne sur le travail, n’a pas condamné leur mise en œuvre en Belgique et en Italie et ne nous a pas soutenu dans la bataille contre la loi travail en France.

Voilà ce que j’aurais aimé lire dans ta lettre, voilà des thèmes mobilisateurs et révolutionnaires. C’est aux travailleurs, à la classe ouvrière, à leur organisations syndicales de diriger les luttes pour sauver la nation républicaine de la fascisation, de la décomposition et de la régression sociale. Plus que jamais, « ils cassent notre pays et nos acquis, bloquons leurs profits » Construisons le tous ensemble et en même temps.


Jo Hernandez

 

LU SUR

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Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Alstom, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Publié par El Diablo

 

 

Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

Communiqué du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, 14 septembre 2016

La casse annoncée d’Alstom-Belfort, matrice du célèbre groupe français du ferroviaire (on produisait déjà des locomotives à Belfort au 19ème siècle !), est une étape de plus dans la liquidation de la nation et du produire en France par l’oligarchie capitaliste à genoux devant la funeste « construction » européenne.

Il y a quelques semaines, le PRCF avait déjà mis en garde contre l’euphorie médiatique sur commande à propos d’une grosse commande passée à Alsthom pour la construction de rames TGV… à construire de A à Z aux USA sur la base de la technologie française. Cette manière de procéder, que pratique aussi AIRBUS, n’est rien d’autre qu’une manière de brader les « bijoux de famille » de la Nation.

De même le PRCF n’a-t-il cessé de dénoncer la manière dont la SNCF de M. Pépy, de plus en plus euro-privatisée, trahit le ferroviaire français sans souci de l’emploi en France et avec pour seule obsession l’augmentation des marges.

On voit aussi combien certains syndicats de cheminots ont eu tort d’accompagner l’euro-régionalisation de la SNCF alors que le transport par train doit rester une grande affaire nationale : et c’est encore plus vrai à l’heure où la contre-réforme territoriale, qui « länderise » le territoire national et qui se conjugue à l’euro-austérité budgétaire, étouffe les capacités de financement du transport par rail dans les régions. Plus généralement, il faut dénoncer l’avidité du patronat « français » qui saisit toute occasion pour casser l’outil industriel, déclasser la combative classe ouvrière de France et exploiter sans vergogne les énormes opportunités de surprofit impérialiste que lui offre structurellement l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (définition de l’UE dans le traité de Maastricht).

Le rôle néfaste des Hollande, Macron, Valls et Cie doit également être dénoncé : totalement acquis au MEDEF et à l’UE, ces gens ont pleinement collaboré au dépeçage d’Alsthom et à son rachat partiel à vil prix par le grand capital US. Les jérémiades de Hollande promettant le maintien de l’emploi sur place et feignant de « gronder » la direction d’Alsthom, relèvent donc de la pure hypocrisie préélectorale. On a vu à Floranges, Aulnay-sous-Bois, Amiens, etc. ce que valent ces promesses.

Dans ces conditions, le PRCF et sa commission luttes

a)     Expriment leur solidarité totale aux travailleurs d’Alstom : zéro suppression d’emploi à Belfort, le départ de la firme de cette ville serait un assassinat pour cette région, pour les salariés et les PME sous-traitants, pour la nation. La France a besoin de produire tous ses trains en France et de développer fortement, non le transport par autocar (loi Macron), mais le transport par rail rapide et à bon marché. Et pour cela il faut une filière nationalisée franco-française intégrant la SNCF, la RATP et Alstom !

b)     Exigent la nationalisation à 100% d’Alsthom, avec l’intervention démocratique des salariés dans la gestion ; aucune indemnité publique pour Bouygues et pour les gros actionnaires profiteurs et incapables !

c) Exigent que la SNCF renationalisée, absorbant les compagnies privées prédatrices et dotant leur personnel du statut de cheminot, unifiée et réunie à SNCF réseau passe désormais toutes ses commandes à Alstom et qu’à l’inverse, ce groupe (tout en coopérant de manière mutuellement profitable avec d’autres pays) privilégie de nouveau les débouchés français ;*

d)     Appellent les travailleurs, notamment les cheminots et les salariés du ferroviaire qui veulent reconstruire le « produire en France » industriel et agricole à revendiquer haut et fort le FREXIT progressiste car, dans le cadre de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui caractérise l’UE, les nationalisations franches et la planification nationale sont interdites (interdiction des « monopoles d’Etat »), de même qu’est inconcevable la planification de la reconquête industrielle à partir d’un fort secteur public d’Etat démocratisé.

Assez rêvé d’une impossible « Europe sociale » dans le cadre de l’euro et de l’UE, il faut sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme pour reconquérir l’indépendance nationale, l’emploi productif et le progrès social, coopérer avec tous les continents et remettre sur ses rails la lutte révolutionnaire pour le socialisme.

 

SOURCE:

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