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Le blog de Lucien PONS

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17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Bonjour

Voilà un dossier dont nous n’avons pas l’habitude de parler, et pourtant c’est un sujet essentiel pour notre indépendance. Notre capacité de défense nécessite environ 3% de notre PIB pour rester opérationnelle.

Vous trouverez ci-après un article sur ce sujet émanant de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française).

Cordialement

Lucien Pons

LETTRE ASAF 16/09 de septembre 2016 : Ambitions nationales et capacités militaires.

 

En 1980, la France dépensait pour sa défense près de 3 % de son PIB. Aujourd’hui, elle en consacre moins de 1,5 %. A-t-elle réduit ses ambitions ? La situation sécuritaire s’est-elle améliorée ? La dette a-t-elle diminué ? Non ! Ce choix est-il raisonnable ? Non !

 LETTRE ASAF 16/09 de septembre 2016 : Ambitions nationales et capacités militaires.

Evolution

En 1980, la France dépensait pour sa défense près de 3 % de son PIB. Aujourd’hui, elle en consacre moins de 1,5 %. A-t-elle réduit ses ambitions ? La situation sécuritaire s’est-elle améliorée ? La dette a-t-elle diminué ? Non ! Ce choix est-il raisonnable ? Non !

Depuis 35 ans, alors que les menaces n’ont cessé de se diversifier et de se multiplier au point que la guerre débarque aujourd’hui dans notre pays, la classe politique n’a cessé d’amputer les ressources financières destinées à préparer et équiper nos armées, à les maintenir opérationnelles et à les engager pour défendre la vie des Français et nos intérêts stratégiques. Les mesures prises récemment visent seulement à stabiliser le budget à un niveau très insuffisant et les premières propositions des « candidats à la candidature » à la fonction de chef des Armées, ne prennent pas sérieusement en compte la situation internationale et l’état actuel de nos forces.

Alors que se bousculent les candidats, il est de notre devoir d’évaluer la cohérence entre leurs « projets pour la France » - quand ils existent - et les ressources qu’ils prévoient de consacrer à la Défense.

 

 

La France puissance

La France est encore la 5e puissance économique, qui, avec 1% de la population de la planète, produit 4 % des richesses de celle-ci (PIB de 2 100 milliards €). Elle est riche d’une Histoire de plus de 15 siècles ; elle a conservé une vision et une influence mondiales; elle dispose aujourd’hui de la 2e  plus grande zone économique exclusive (ZEE). Elle est le pays européen le plus étendu tout en étant présente sur les trois grands océans. Elle est l’une des grandes puissances spatiales et nucléaires, et occupe encore le 2e rang européen sur le plan économique et démographique.

Outre la protection de sa population et le maintien de son intégrité territoriale qu’elle doit assurer, cette longue histoire combinée à sa puissance donne à la France un rang qui lui impose des responsabilités mondiales : ONU, OTAN, UE, accords de Défense …

 

 

Des capacités qui ne cessent de décliner

La France est l’héritière d’une longue tradition militaire - «la France fut faite à coups d’épée»(Charles de Gaulle). Grâce à un effort moyen de 5 % du PIB durant les années 60, elle s’est dotée de capacités militaires diversifiées et complémentaires en s’appuyant sur une industrie d’armement puissante qui a su développer des technologies de pointe aux fortes retombées civiles. Comment conserver avec le budget d’aujourd’hui une armée assez puissante ? Comment disposer de la palette des moyens nécessaires pour faire face aux conflits dans lesquels nous nous engageons ? Certains équipements pourtant indispensables  au succès des opérations, même de faible ampleur, ont disparu ; de nombreux matériels ont plus de 50 ans d’âge et leurs remplaçants sont en nombre très insuffisant tels les avions ravitailleurs et certains hélicoptères. Ainsi, lors de l’opération Serval, près de75% des avions ravitailleurs étaient étrangers …

 

 

Des exigences non satisfaites

Comment parler aujourd’hui d’autonomie stratégique quand nous sollicitons les avions gros porteurs ukrainiens pour soutenir nos opérations, quand nous ne pouvons déployer que 15 hélicoptères et 3 500 hommes pour contrôler les 5 millions de km2 de la bande sahélo-saharienne et quand nous ne pouvons pas contrôler seuls la chaîne de transmission des images fournies par les drones américains Reaper que nous venons d’acquérir ? La liste serait longue ! Peut-on assurer la surveillance maritime des 11 millions de km2 de notre ZEE avec quelques frégates ? Est-il acceptable de combattre dans le désert avec des conditions climatiques très éprouvantes dans des véhicules dont certains ont deux fois l’âge de leurs conducteurs ? Notre pays doit faire d’urgence un puissant effort financier et à un rythme soutenu pour redresser une situation qui ne cesse de se dégrader. L’indépendance stratégique impose d’accroître le format global de nos forces devenues «échantillonnaires», de développer un système de réserve de bonne valeur opérationnelle, de combler les lacunes en matériels, de remplacer rapidement les matériels vétustes, de garantir à toutes nos unités un entraînement correspondant à un haut niveau opérationnel tout en assurant le développement et l’expérimentation des matériels et des tactiques de demain.

 

 

Alors, quelle part du PIB ?

Si l’on maintient son niveau actuel de 1,5%, les armées continueront à se dégrader de manière accélérée compte tenu des engagements en cours. 

Si l’on vise 2 % dans 5 ans, il faudra abandonner des pans supplémentaires de nos capacités.Avec 2,5 %, nous maintiendrons la situation au niveau actuel avec des lacunes inacceptables.C’est avec 3% que nous retrouverons enfin une armée cohérente, équipée, entraînée et aux effectifs suffisants renforcés par une réserve réellement opérationnelle. Il faut décider vite.

 

 

 

En conclusion

Refuser de viser 3 % pour la Défense sur 10 ans, c’est renoncer à donner à notre pays les moyens militaires indispensables pour garantir son indépendance stratégique, mais aussi la défense de son territoire et de sa population dans les années à venir.

Cela signifie qu’il faut exiger des candidats qu’ils formulent clairement leur projet et leur ambition pour la France et qu’ils définissent sans ambiguïtés leurs priorités en privilégiant les intérêts supérieurs du pays et le long terme plutôt que les intérêts catégoriels et de court terme.

« Ce qui caractérise la démence, c’est la disproportion entre les vues et les moyens» disait Napoléon Bonaparte.
 

 

 

 

La REDACTION de l'ASAF
www.asafrance.fr

 

 

 

Comparaisons -
L'Allemagne consacre à sa défense une somme équivalente à celle de la France (32 milliards €/an) alors qu’elle ne dispose pas de force de dissuasion, ni de marine océanique, et qu’elle n’est pas engagée autant que notre pays dans des opérations extérieures. 
La Grande-Bretagne, qui consacre pourtant 2% de son PIB, qui est équivalent au nôtre, (contre 1,5% pour la France), accepte d’être dépendante stratégiquement des États-Unis.

 

 

Pour télécharger la lettre, cliquez sur le logo PDF ci-dessous.
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Interdite en Corée du Nord, elle est bien là, la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #L'Italie., #L'armée française, #Europe supranationale, #Terrorisme, #La Russie

Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie
Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie
Interdite en Corée du Nord, elle est bien là,   la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne en Italie

La Bombe est autorisée

par Manlio Dinucci

La 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers USA F-16 basée à Aviano, est prête à l’attaque nucléaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et, comme le démontre la Fas, des pilotes italiens aussi sont entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement USA avec les chasseurs-bombardiers Tornado basés à Ghedi. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’US Air Force, « sera intégrée la B61-12 »

La B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne destinée à remplacer la B-61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens, a été « officiellement autorisée » par la National Nuclear Security Administration (Nnsa), l’agence du Département de l’Energie chargée de « renforcer la sécurité nationale à travers l’application militaire de la science nucléaire ».

Après quatre années de projetisation et expérimentation, la Nnsa a donné son feu vert à la phase d’ingénierisation qui prépare la production en série. Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés et testés dans les laboratoires nationaux de Los Alamos et Albuquerque (Nouveau Mexique), de Livermore (Californie), et produits (en utilisant en partie ceux de la B-61) dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du Sud et Tennessee. A quoi s’ajoute la section de queue pour le guidage de précision, fournie par Boeing. Les B61-12, dont le coût est prévu autour de 8-12 milliards de dollars pour 400-500 bombes, commenceront à être fabriquées en série dans l’année fiscale 2020, qui commence le 1° octobre 2019. A partir de là elles commenceront à remplacer les B-61.

Selon les estimations de la Fédération des scientifiques américains (Fas), les USA ont aujourd’hui 70 bombes nucléaires B-61 en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), 50 en Turquie, et 20 respectivement en Allemagne, Belgique et Pays-Bas, pour un total de 180. Mais personne ne sait exactement combien il y en a effectivement : à Aviano (Région Frioul) il y a 18 bunkers en mesure d’en stocker plus de 70. Dans cette base et à Ghedi ont déjà été effectuées des modifications, comme le montrent des photos satellitaires publiées par la Fas. Des préparatifs analogues sont en cours dans les autres bases en Europe et Turquie.

La Nnsa confirme officiellement que la B61-12, définie comme « un élément fondamental dans la triade nucléaire USA » (terrestre, navale et aérienne), remplacera les actuelles B61-3, -4 et -10. Ce qui confirme donc ce que nous avons déjà documenté. La B61-12 n’est pas une simple version modernisée de la précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables, avec une puissance moyenne équivalente à quatre bombes de Hiroshima ; un système de guidage qui permet de la larguer à distance de l’objectif ; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une attaque nucléaire surprise. Les nouvelles bombes, que les USA se préparent à installer en Italie et dans d’autres pays européens dans le cadre de l’escalade contre la Russie, sont des armes qui abaissent le seuil nucléaire, c’est-à-dire rendent plus probable le lancement d’une attaque nucléaire.

La 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers USA F-16 basée à Aviano, est prête à l’attaque nucléaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et, comme le démontre la Fas, des pilotes italiens aussi sont entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement USA avec les chasseurs-bombardiers Tornado basés à Ghedi. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’US Air Force, « sera intégrée la B61-12 ».

La première escadrille de F-35, dont le siège est la base de Hill dans l’Utah, a été officiellement déclarée « combat ready » (prête au combat). L’US Air Force dit ne pas prévoir quand l’escadrille de F-35 sera « combat proven» (essayée au combat), mais qu’est « probable son déploiement outre-mer au début de 2017 ».

La ministre (de la Défense) Pinotti espère qu’elle sera déployée en Italie, déjà « choisie » par les USA pour l’installation du Muos qu’«aurait voulu d’autres nations ».

Avec les B61-12, les F-35 et le Muos sur son territoire, l’Italie sera aussi choisie, par le pays attaqué, comme cible prioritaire des représailles nucléaires.

Edition de mardi 13 septembre 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-bomba-e-autorizzata/

Traduit de l’italien

par Marie-Ange Patrizio

Pétition contre le déploiement des bombes

atomiques en Italie.  

 

 

La pétition émane du comité de soutien à la campagne du:  Non à la guerre, non à l(OTAN

"Soutien à la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN, pour une Italie neutre "

Avec info sur la nouvelle bombe nucléaire et son autorisation dans les pays de l'UE

LA BOMBA E' AUTORIZZATA – Aggiornamento su "LA PACE HA BISOGNO DI TE: Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale."

Comitato promotore della campagna #NO GUERRA #NO NATO ha appena postato un aggiornamento sulla petizione che hai firmato, LA PACE HA BISOGNO DI TE: Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale.

Sostieni la campagna per l'uscita dell'Italia dalla NATO per un’Italia neutrale.

https://www.change.org/p/la-pace-ha-bisogno-di-te-sostieni-la-campagna-per-l-uscita-dell-italia-dalla-nato-per-un-italia-neutrale

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ? ¨Par Robert Charvin

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

La mode politique en Europe et aux États-Unis est à la légitime défense « préventive ». Cette prévention, c’est-à-dire les mesures prises pour empêcher un mal qui risque de survenir, ne joue que très peu dans le domaine social. Dans le domaine médical, elle coûterait, dit-on, trop cher si elle était généralisée ; dans le monde des affaires, il ne faut surtout pas se prémunir contre les licenciements de masse et jouer au contraire sur l’effet de surprise et sur le désarroi qui en résulte pour les salariés ; en matière environnementale, le principe de précaution est très fortement contesté par les entreprises, parce qu’il serait source de paralysie !

Les gérants (privés) des grands moyens de production doivent être toujours plus libres de leur stratégie, profit oblige, y compris lorsque l’entreprise ne survit qu’avec l’argent public (par exemple, le groupe Alstom).

Par contre, dans le secteur strictement politique, les pouvoirs publics n’ont jamais trouvé mieux que de jouer aux victimes (il faut bien se défendre contre les agresseurs, y compris potentiels) ou aux protecteurs (le petit peuple a besoin d’une autorité sécuritaire au-dessus de lui).

Dans l’ordre international, il y a longtemps que les agresseurs se prétendent agressés.

Les nazis dénonçaient l’asphyxie que les vainqueurs de la Première Guerre mondiale avaient tenté d’imposer aux Allemands qui avaient pourtant besoin « d’espace vital » ; de surcroît, les juifs et les bolcheviques constituaient une menace chronique dissolvante pour le Reich. Il fallait donc agresser les Tchécoslovaquie, la Pologne, la France, la Grande Bretagne, l’URSS, etc. pour que le peuple allemand « respire » !

Plus près de nous, les démocraties (occidentales) ont remis à l’ordre du jour la prévention. Pour « contenir » et refouler le communisme dans un premier temps, (prétendument omniprésent, y compris lorsqu’il n’y avait que nationalisme et revendication d’indépendance de la part des peuples colonisés) ; puis, pour sauver la paix, ce qui exigeait la guerre, contre les prétendus détenteurs d’armes « de destruction massive » (comme l’Irak de Saddam Hussein, par exemple), ou pour protéger un allié contre une « menace » militaire, ce qui justifie le maintien de bases militaires américaines « d’intérêt stratégique » en Corée du Sud, proches de Pyong Yang, mais surtout de la frontière chinoise. On n’est jamais trop prudent contre l’ennemi nord-coréen détenteur d’une force nucléaire, alors que les alliés (Israël ou le Pakistan) n’ont que des bombes atomiques « dissuasives » !

Les manœuvres de l’OTAN, aux frontières russes, en Pologne et dans les pays Baltes, par exemple, sont aussi des mesures de précaution contre le risque d’une invasion des troupes russes sous la direction d’un chef d’État qui ne rêve, comme chacun sait, qu’à une Troisième guerre mondiale ayant oublié les 20 millions de victimes soviétiques de la Seconde Guerre ! « Il vaut mieux prévenir que guérir » disent les états-majors étasuniens, sans se préoccuper de la tension internationale ouverte que provoque la mise en œuvre de leurs arrière-pensées.

L’attaque contre la Libye (dont on connaît les brillants résultats et qui vient de faire l’objet d’un rapport très sévère des parlementaires britanniques) était aussi un acte de prévention. Il ne s’agissait pour les interventionnistes français et anglais, soutenus par les États-Unis, que de « prévenir un massacre » à Benghazi. Il y avait une telle urgence que les « protecteurs » occidentaux n’ont pas pris le temps d’évaluer la véracité des faits et la nature (islamiste) des forces hostiles à Tripoli qui se manifestaient !

La Charte des Nations Unies qui retire aux États l’usage de la force armée à l’exception du cas de légitime défense est balayée, avec la théorie de la « légitime défense préventive » qui juridise l’agression et celle de « la responsabilité de protéger » qui prétend légaliser l’ingérence (ce qui ne peut être le fait que des Grandes Puissances).

Une fois encore dans l’Histoire, on fait des mensonges d’État une arme à la discrétion des Puissances : il suffit de manipuler, d’aller vite et de ne pas avoir en face un État ayant les moyens de réagir avec force. Peu importe qu’au bout des quelques années, la vérité s’impose et que l’on dénonce l’arbitraire des agressions contre l’Irak ou la Libye. Les résultats sont là : les initiateurs ont été réélus et le chaos règne au sein de deux pays « non fiables » !

Et les États-Unis finiront bien par se débarrasser du phénomène Guantanamo, totalement hors-légalité, et par continuer à bénéficier dans le monde de la fascination entretenue de l’American way of life !

Si le court-termisme règne chez les politiciens occidentaux dans le domaine de la politique étrangère, il règne aussi dans l’ordre interne.

Le cas de la France hollando-sarkozienne est exemplaire, comme l’ont été les pratiques antérieures du gouvernement Daladier (sous la III° République), du gouvernement de Vichy et des gouvernements successifs (y compris « socialistes ») durant la guerre d’Algérie.

Le Décret-loi du 18 novembre 1939 prévoit l’internement administratif, c’est-à-dire l’arrestation et la détention, sans intervention de l’autorité judiciaire, de personnes jugées par l’administration « dangereuses pour la défense nationale et la sécurité publique », c’est-à-dire, à l’époque, surtout les communistes !

Le régime de Vichy, en vertu des « lois » prises par Pétain (3 septembre 1940, 28 juin, 18 juillet et 28 octobre 1941) frappe les communistes, les juifs, les auteurs d’infraction économique, les auditeurs de Radio Londres, et les résistants.

L’internement administratif réapparaît durant les « opérations de police » menées contre les « bandits » (les fellagas) en Algérie et leurs complices français (comme par exemple, Maurice Audin, exécuté par l’armée française ou contre Henri Alleg, torturé).

Il fonctionne aussi contre les autonomistes corses ou basques lors des voyages officiels !!

Le pouvoir exécutif frappe ainsi ses adversaires politiques sans que l’autorité judiciaire n’exerce son contrôle, parfois avec la complaisance de juristes aptes à se plier à toutes les autorités !

Le pouvoir politique, périodiquement, fait la démonstration que la justice et le droit sont inadaptés au « maintien de l’ordre public » ou du moins qu’il estime que telle est la solution. Autant dire que la sûreté personnelle n’est garantie que lorsqu’elle n’a pas vraiment à l’être !

Avec les attentats islamistes, de forts courants politiques réclament le retour de l’internement administratif pour tous ceux qui sont « susceptibles » de commettre un attentat. A la différence des socialistes de 1956-1957 qui se refusaient à admettre qu’il y eut une « guerre » en Algérie, le Parti Socialiste de 2016 estime que la France est en « guerre » contre les islamistes (ce qui n’a pas préoccupé les dirigeants français en Libye ou en Syrie).

Or, l’état de guerre, même « officieux » justifierait l’internement des 10.000 personnes « fichées S », car elles sont « susceptibles de troubler l’ordre public » ! L’opinion est largement mobilisée sur ce thème par des médias sans scrupule. Comme si la répression, quelle qu’elle soit, était l’arme exclusive pour régler les problèmes !

Comme si l’Histoire ne montre pas l’extrême diversité des victimes de ces internements arbitraires par nature !

Comme si chacun de nous n’était pas, selon tel ou tel pouvoir exécutif, « susceptible » de troubler l’ordre public, et par là même de connaître, à son tour, l’internement administratif !

Source: 16 septembre 2016, Robert CHARVIN, Investigaction.

Retrouvez le livre de Robert Charvin, Faut-il détester la Russie, sur notre boutique.

- See more at: http://www.investigaction.net/bientot-le-retour-a-linternement-administratif/#sthash.PI6TQQfC.dpuf

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

Devons-nous « assimiler, coloniser et civiliser » la Russie ? Et même « l’affaiblir par tous les moyens », comme le recommande le stratège US Brzezinski ? Quels intérêts sert la campagne actuelle de diabolisation de la Russie ? D’où vient ce courant de révisionnisme historique qui minimise la contribution de l’URSS à la victoire des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tend à assimiler le communisme au nazisme ? Pourquoi, Vassili Kononov, un résistant antinazi a-t-il été accusé de « crime de guerre » par la Cour suprême de Lettonie ? Pourquoi a-t-il été envoyé en prison à l’âge de 75 ans, un demi-siècle après les faits ? Ce livre original nous met en garde : une certaine propagande médiatique peut nous mener tout droit vers une nouvelle guerre froide. Pas si froide ? - See more at: http://www.investigaction.net/bientot-le-retour-a-linternement-administratif/#sthash.PI6TQQfC.dpuf

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La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits, par Sarah Lefèvre

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Agriculture, #La santé, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Les transnationales, #l'horreur économique

La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits

16 septembre 2016 / Sarah Lefèvre (Reporterre)
 

 

 

   
 

Pendant l’été, la Commission européenne a préparé le terrain pour rendre caduque sa propre interdiction de certains produits phytosanitaires toxiques. Le « protocole » dérogatoire, élaboré au nom de « la santé des plantes » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, concerne les herbicides, mais fongicides et insecticides ne sont pas en reste.

Glufosinate, flumioxazin... Ces herbicides, encore sur le marché, devaient être interdits en vertu du règlement de 2009 sur les pesticides. Devaient ! Car, à la demande de la Commission européenne, il semblerait que ces substances actives, reconnues toxiques par les mêmes instances, soient réhabilitées très prochainement en cas de « danger grave pour la santé des plantes ».

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), « qui ne ferme jamais ses bureaux pendant l’été », précise-t-elle à Reporterre, a publié un communiqué le 1er juillet. Ou plutôt un « protocole » qui vise à mettre en œuvre une dérogation pour ces herbicides sur le point d’être rayés de la carte. Autrement dit à les autoriser à nouveau.

« Un artifice utilisé à mauvais escient » 

Cette volte-face est rendue possible grâce à l’article 4.7 du règlement N°1107/2009 du Parlement et du Conseil européens sur les « critères d’approbation des substances actives ». Ce 7e paragraphe prévoit en effet des exceptions à l’utilisation de produits dangereux « lorsque, sur la base d’éléments de preuve documentés inclus dans la demande, une substance active est nécessaire pour contrôler un danger phytosanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens disponibles, y compris par des méthodes non chimiques ».

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La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits, par Sarah Lefèvre
L’article 4.7 du règlement N°1107/2009 sur les critères d’approbation des substances actives.

Quel est donc ce « danger phytosanitaire grave » sur lequel s’appuierait ici l’Efsa ? « Un danger grave pour la santé des plantes », nous a répondu l’un de ses porte-parole, sans autre précision. Soit, mot pour mot, la formule utilisée dans le dit « protocole ».

« L’article 4.7 du règlement 1107/2009 précise que l’on peut déroger à cette interdiction s’il y a un danger grave pour la santé de la plante, observe François Veillerette, le directeur de Générations futuresMais cela ne peut pas être valable pour les herbicides, puisqu’ils ne traitent pas les maladies des plantes… Ils servent à éradiquer les mauvaises plantes ! Ils font appel à un artifice utilisé à mauvais escient. »

Dans le cadre de sa surprise estivale, l’Efsa n’envisage pas de méthode non chimique tel que le désherbage mécanique. « On recule une fois de plus. Je ne sais pas comment il est possible de faire une chose pareille aussi bien en termes scientifiques que légaux, ajoute le porte-parole de Générations futures. Le travail a déjà été fait par les évaluateurs de risques de l’Europe. Personne aujourd’hui ne peut dire que ces produits ne sont pas dangereux ! »

Selon l’Efsa, « il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme » 

L’association donne des exemples des risques associés à certains des herbicides concernés, comme le glufosinate (malformations congénitales) et le flumioxazin (toxique pour la reproduction et pour les organes endocriniens).

Le hic, c’est que l’Efsa n’a pas toujours fait preuve de rigueur scientifique selon six ONG européennes, qui ont porté plainte contre elle, contre Monsanto et contre l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), en mars 2016, à propos de l’herbicide le plus vendu au monde sous le nom de Roundup. L’agence soutient mordicus « qu’il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme ». Cette conclusion s’inspire de l’évaluation réalisée par le BfR. Selon les associations, parmi lesquelles Générations futures et Pesticide Action Network (PAN) Europe, cette analyse est erronée. L’OMS a quant à elle reconnu le glyphosate comme un « cancérigène probable ».

Selon Hans Muilerman, de PAN Europe, ce « protocole » des herbicides démontre une fois de plus que cette demande « n’est fondée ni sur des faits ni sur la science » : « Nous avons envoyé plusieurs lettres au commissaire
Andriukaitis 
[chargé de la santé et de la sécurité alimentaire] sur le sujet et avons reçu des réponses sans contenu. Les Verts lui ont aussi posé des questions au début de l’année et il devient clair que c’était une décision politique d’inclure les herbicides dans la dérogation. » Reporterre a eu accès à ces deux documents, virtuoses de litanies en références réglementaires, qui ne cessent de renvoyer à la réponse précédente, ne nomment pas le problème et ne répondent jamais à la question.

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Réponse de M. Andriukaitis , commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, à la lettre de Hans Muilerman, de PAN Europe.

Seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation 

De son côté, dans sa réponse, l’Autorité européenne de sécurité des aliments nous a bien demandé de préciser que les herbicides ne sont pas les seuls à être concernés par cette demande de dérogation : « Notez que l’Efsa a publié un premier protocole sur les herbicides, mais doit en délivrer deux autres sur les insecticides et les fongicides. » Et d’ajouter : « Le protocole n’est pas un document légalement contraignant, mais plutôt un outil » à l’usage de la Commission européenne et des États membres.

Certes, ces derniers auront le dernier mot, mais ils s’appuieront sur l’avis rendu par l’Efsa. Pour le moment, seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation. Les autres États sont restés silencieux. La réponse de la France se fait attendre.

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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LETTRE OUVERTE à Philippe MARTINEZ secrétaire général de la CGT

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #Le capitalisme;, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France

Publié par El Diablo

 

LETTRE OUVERTE à Philippe MARTINEZ secrétaire général de la CGT

Envoyé par l'auteur

Cher Camarade,

Comme tous les syndiqués CGT, j’ai reçu la lettre aux syndiqués CGT qui fait le bilan des événements sociaux, politiques et syndicaux survenus d’avant les vacances, et appelle à la mobilisation pour l’abrogation de la loi travail, pour les 32 heures et pour la réussite des manifestations du 15 septembre.

Ce que je retiens en positif et en négatif de cette adresse aux syndique(e)s CGT :

Points positifs:

Effectivement, comme tu le souligne, le mouvement social n’est pas seulement terminé mais demande à être amplifié. Le travail des militant(e)s CGT à permis la mobilisation des travailleurs qui non seulement ont battu le pavé pendant des mois, mais aussi occupé les places avec le mouvement des « Nuits debout » et à permis que plus d’un million de personnes signent sur internet l’appel au retrait du projet de la loi travail.

Ce mouvement à permis également d’en finir avec le tabou « grève générale » « blocage de l’économie ». le fait qu’il ait eu un écho mondial et de solidarité internationale, par exemple, la FSM à soutenu de manière visible le mouvement avec la présence de son secrétaire général à Marseille. Que la classe ouvrière, raffineurs, cheminots, salariés de la route, aient été au centre de la lutte.

Le fait que la CGT ait repris conscience de la nécessité de remettre de vrais services d’ordre dans les manifs qui, aujourd’hui peuvent servir contre les comportements irresponsables, mais qui demain peuvent servir aussi contre la fascisation et l’État policier.

Le fait que les travailleurs en lutte contre la répression syndicale (les Goodyear ou Air france aient largement tiré le mouvement.


Points négatifs :

1- Une absence d’analyse de fond sur les causes des attentats perpétrés sur le sol national et une absence de lutte syndicale sérieuse contre les ingérences et les guerres impérialistes. Aucun appels à la lutte contre le surarmement, contre les ventes d’armes aux pétromonarchies, contre le retour de la France dans l’OTAN en violation de la décision prise en 1965 par le général DE Gaulle. Résultat, la CGT n’a pas de vrais réponses de fond sur les attentats qui, si criminels et condamnables qu’ils soient, ne sont pas sans lien avec la politique impérialiste de la France.

Aucun appel à la nationalisation où renationalisation entière des entreprises vitales pour le pays qui se délocalisent ou suppriment des emplois : Alstom, Arcelor Mittal, Air France, EDF, SNCF etc, etc.


2 - Aucune volonté de mettre en œuvre un grand débat national dans les entreprises en lien avec les luttes. La seule proposition d’action est la poursuite de manifestations saute moutons qui, démobilisent les travailleurs.

3 – Aucune référence à la casse des statuts et contre la casse du collège, de l’école primaire (« réformes des rythmes »), de l’université.

4 – Aucune convergence des luttes avec les paysans étranglés par le capital et Maastricht, ni aux artisans (taxis,etc.) dont le statut est dynamité par l’ubérisation néolibérale.

5 – Absence dans cette lettre, de mettre en cause sur le fond l’Union européenne.

7 – Aucune référence à la passivité de la CES (Confédération européenne des syndicats) qui, malgré l’application de la directive européenne sur le travail, n’a pas condamné leur mise en œuvre en Belgique et en Italie et ne nous a pas soutenu dans la bataille contre la loi travail en France.

Voilà ce que j’aurais aimé lire dans ta lettre, voilà des thèmes mobilisateurs et révolutionnaires. C’est aux travailleurs, à la classe ouvrière, à leur organisations syndicales de diriger les luttes pour sauver la nation républicaine de la fascisation, de la décomposition et de la régression sociale. Plus que jamais, « ils cassent notre pays et nos acquis, bloquons leurs profits » Construisons le tous ensemble et en même temps.


Jo Hernandez

 

LU SUR

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Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Alstom, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Publié par El Diablo

 

 

Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

Communiqué du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, 14 septembre 2016

La casse annoncée d’Alstom-Belfort, matrice du célèbre groupe français du ferroviaire (on produisait déjà des locomotives à Belfort au 19ème siècle !), est une étape de plus dans la liquidation de la nation et du produire en France par l’oligarchie capitaliste à genoux devant la funeste « construction » européenne.

Il y a quelques semaines, le PRCF avait déjà mis en garde contre l’euphorie médiatique sur commande à propos d’une grosse commande passée à Alsthom pour la construction de rames TGV… à construire de A à Z aux USA sur la base de la technologie française. Cette manière de procéder, que pratique aussi AIRBUS, n’est rien d’autre qu’une manière de brader les « bijoux de famille » de la Nation.

De même le PRCF n’a-t-il cessé de dénoncer la manière dont la SNCF de M. Pépy, de plus en plus euro-privatisée, trahit le ferroviaire français sans souci de l’emploi en France et avec pour seule obsession l’augmentation des marges.

On voit aussi combien certains syndicats de cheminots ont eu tort d’accompagner l’euro-régionalisation de la SNCF alors que le transport par train doit rester une grande affaire nationale : et c’est encore plus vrai à l’heure où la contre-réforme territoriale, qui « länderise » le territoire national et qui se conjugue à l’euro-austérité budgétaire, étouffe les capacités de financement du transport par rail dans les régions. Plus généralement, il faut dénoncer l’avidité du patronat « français » qui saisit toute occasion pour casser l’outil industriel, déclasser la combative classe ouvrière de France et exploiter sans vergogne les énormes opportunités de surprofit impérialiste que lui offre structurellement l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (définition de l’UE dans le traité de Maastricht).

Le rôle néfaste des Hollande, Macron, Valls et Cie doit également être dénoncé : totalement acquis au MEDEF et à l’UE, ces gens ont pleinement collaboré au dépeçage d’Alsthom et à son rachat partiel à vil prix par le grand capital US. Les jérémiades de Hollande promettant le maintien de l’emploi sur place et feignant de « gronder » la direction d’Alsthom, relèvent donc de la pure hypocrisie préélectorale. On a vu à Floranges, Aulnay-sous-Bois, Amiens, etc. ce que valent ces promesses.

Dans ces conditions, le PRCF et sa commission luttes

a)     Expriment leur solidarité totale aux travailleurs d’Alstom : zéro suppression d’emploi à Belfort, le départ de la firme de cette ville serait un assassinat pour cette région, pour les salariés et les PME sous-traitants, pour la nation. La France a besoin de produire tous ses trains en France et de développer fortement, non le transport par autocar (loi Macron), mais le transport par rail rapide et à bon marché. Et pour cela il faut une filière nationalisée franco-française intégrant la SNCF, la RATP et Alstom !

b)     Exigent la nationalisation à 100% d’Alsthom, avec l’intervention démocratique des salariés dans la gestion ; aucune indemnité publique pour Bouygues et pour les gros actionnaires profiteurs et incapables !

c) Exigent que la SNCF renationalisée, absorbant les compagnies privées prédatrices et dotant leur personnel du statut de cheminot, unifiée et réunie à SNCF réseau passe désormais toutes ses commandes à Alstom et qu’à l’inverse, ce groupe (tout en coopérant de manière mutuellement profitable avec d’autres pays) privilégie de nouveau les débouchés français ;*

d)     Appellent les travailleurs, notamment les cheminots et les salariés du ferroviaire qui veulent reconstruire le « produire en France » industriel et agricole à revendiquer haut et fort le FREXIT progressiste car, dans le cadre de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui caractérise l’UE, les nationalisations franches et la planification nationale sont interdites (interdiction des « monopoles d’Etat »), de même qu’est inconcevable la planification de la reconquête industrielle à partir d’un fort secteur public d’Etat démocratisé.

Assez rêvé d’une impossible « Europe sociale » dans le cadre de l’euro et de l’UE, il faut sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme pour reconquérir l’indépendance nationale, l’emploi productif et le progrès social, coopérer avec tous les continents et remettre sur ses rails la lutte révolutionnaire pour le socialisme.

 

SOURCE:

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ALSTOM: « On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération » [Jean-Pierre Chevènement]

13 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #Alstom, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 

 

 

ALSTOM: « On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération » [Jean-Pierre Chevènement]

INVITÉ RTL - L'ancien maire de Belfort n'a pas confiance dans les dirigeants d'Alstom et souhaite que l'État prenne plus de parts au capital de l'entreprise.

Jean-Pierre Chevènement maire de Belfort pendant 20 ans est rassuré de voir que le président de la République a fait du maintien de l'activité sur ce site historique d'Alstom, une priorité pour son gouvernement. Désormais, ce partisan d'un État fort se demande quels vont être les moyens mis en place.

Pour sa part, l'ancien maire de la commune souhaite que l'État "monte au capital, ne se contente pas des droits de vote que Monsieur Bouryges lui a accordés pour une durée limitée. Je pense que Monsieur Bouygyes a 28% et il serait honnête de le désintéresser complètement, c'est-à-dire que l'État soit à 28% et aille un peu plus loin peut-être, parce que ce qui est en jeu c'est tout l'équilibre des accords passés avec 
General Electric." Pour Jean-Pierre Chevènement, il est clair que les dirigeants d'Alstom ont cherché à prendre les pouvoirs publics par surprise. "Ça c'est inacceptable, et nous ne pouvons pas avoir confiance dans les dirigeants d'Alstom. On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération."

"Il est temps qu'une volonté politique s'affirme"

Jean-Pierre Chevènement réfute les justifications avancées par l'entreprise pour transférer son site de production. Comme il le rappelle, le site de Belfort est la plus vieille usine de locomotives de France, depuis plus de 140 ans et "tout le savoir-faire, les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs, on ne va pas les déplacer comme ça." Il pense plutôt que cette manœuvre est la suite logique d'un mouvement de revente à General Electric, initié avec la revente de la branche énergie de l'entreprise. "Dans tout cela, il n'y a que félonie, traîtrise, coups tordus, mensonges... Il est temps qu'une volonté politique s'affirme."

Selon lui, seul le pouvoir public pourra effectivement contribuer à sauver les 400 emplois en jeusur le site de Belfort, mais pour cela, il faudra introduire de nouvelles méthodes dans la négociation des contrats d'Alstom. "Quand Alstom négocie des contrats aux États-Unis et en Inde, des contrats à 2 milliards de dollars, rien ne serait plus simple que de prévoir une quantité quoi soit, soit fabriquée à Belfort, soit qui couvre les frais de commercialisation qui sont nécessaires pour que Alstom puisse constituer à se développer." Comme il le rappelle, les compagnies allemandes défendent la localisation sur leur territoire des segments à haute valeur ajoutée. "Nous en France, on achète à l'étranger, on investit à l'étranger, on produit à l'étranger. Et en France, on ferme, on licencie. Ce n'est plus acceptable."

SOURCE:

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Vente d'Alstom : le dessous des cartes. Jean-Michel Quatrepoint.

12 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Alstom

Vente d'Alstom : le dessous des cartes

Crédits photo : STEPHANE MAHE/REUTERS

Crédits photo : STEPHANE MAHE/REUTERS

FIGAROVOX/EXCLUSIF - Pour Jean-Michel Quatrepoint, la vente d'Alstom est un «scandale d'État». Le journaliste et économiste révèle que le gouvernement a délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire.


Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste. il a travaillé entre autres au Monde, à la Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir.

Dans son dernier livre, Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l'économie-monde? (Le Débat, Gallimard, 2014), il analyse la guerre économique que se livrent les trois grands empires qui règnent en maitres sur la mondialisation: les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne.


PROPOS RECCUEILLIS PAR

Alexandre Devecchio@Alex_devecch


Vendredi 19 décembre, dans un complet silence médiatique, les actionnaires d'Alstom ont approuvé à la quasi-unanimité le passage sous pavillon américain du pôle énergie du fleuron industriel. 70% des activités d'Alstom sont donc vendues au conglomérat General Electric (GE). Que cela signifie-t-il concrètement?

Le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale d'Alstom, le 19 décembre, est proprement hallucinant! tant il fait la part belle à Général Electric et ne correspond pas à ce qui avait été négocié et présenté au printemps dernier.

Au-delà des éléments de langage des communicants et de la défense de Patrick Kron, il s'agit, bel et bien de la vente - oserais-je dire, pour un plat de lentilles - d'un des derniers et des plus beaux fleurons de l'industrie française à General Electric.

Pour comprendre les enjeux, il faut rappeler quelques faits. Le marché mondial de la production d'électricité, des turbines, est dominé par quatre entreprises: Siemens, Mitsubishi, General Electric et Alstom. Le groupe français détient 20 % du parc mondial des turbines à vapeur. Il est numéro un pour les centrales à charbon et hydrauliques. Alstom Grid, spécialisé dans le transport de l'électricité, est également un des leaders mondiaux. Mais c'est dans le nucléaire qu'Alstom était devenu un acteur incontournable. Avec 178 turbines installées, il couvre 30 % du parc nucléaire mondial. Ses nouvelles turbines, Arabelle sont considérées comme les plus fiables du monde et assurent 60 ans de cycle de vie aux centrales nucléaires. Arabelle équipe les futurs EPR. Mais Alstom a également des contrats avec Rosatom en Russie et avec la Chine pour la livraison de quatre turbines de 1000 MW. Alstom, faut-il le rappeler, assure la maintenance de l'îlot nucléaire des 58 centrales françaises.

Les activités nucléaires d'Alstom n'étaient-elle pas censées être sanctuarisées?

Au début des négociations avec GE, celui-ci n'était intéressé que par les turbines à vapeur et notamment à gaz. Dans l'accord du mois d'avril dernier, cette activité était vendue à 100 %, mais trois filiales 50-50 étaient créées. L'une pour les énergies renouvelables, dont l'hydraulique et l'éolien en mer. La deuxième pour les réseaux, Alstom Grid, et la troisième, pour les activités nucléaires. À l'époque, les autorités françaises, par la voix d'Arnaud Montebourg, avaient garanti que ce secteur nucléaire resterait sous contrôle français. Le vibrionnant ministre français est parti et les promesses, c'est bien connu, n'engagent que ceux qui veulent les croire.

Non seulement le 50-50 est devenu 50 plus une voix pour General Electric, mais le groupe américain détiendra 80 % pour la partie nucléaire. C'est dire que la production et la maintenance des turbines Arabelle pour les centrales nucléaires sera contrôlée par GE.

Quelles sont les conséquences sur l'industrie française, notamment sur la filière nucléaire?

On peut dire ce que l'on veut, mais c'est désormais le groupe américain qui décidera à qui et comment vendre ces turbines. C'est lui aussi qui aura le dernier mot sur la maintenance de nos centrales sur le sol français. La golden share que le gouvernement français aurait en matière de sécurité nucléaire n'est qu'un leurre. Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire…

Pourquoi General Electric qui, il y a un an, n'était intéressé que par les turbines à vapeur a-t-il mis la main sur ce secteur nucléaire?

Tout simplement, parce que l'énergie est au centre du projet stratégique américain. Et que le nucléaire est une des composantes de l'énergie. Le marché redémarre. Dans les pays émergents, mais aussi en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. General Electric en était absent. Là, il revient en force et acquiert, pour quelque milliards de dollars avec Arabelle, le fleuron des turbines nucléaires.

Sur le marché chinois, l'un des plus prometteurs, Westinghouse associé à Hitachi, est en compétition face à EDF, Areva et Alstom. Arabelle était un atout pour la filière française. Que se passera-t-il demain si GE négocie un accord avec Westinghouse pour lui fournir Arabelle? C'est donc à terme toute la filière nucléaire française qui risque d'être déstabilisée à l'exportation.

Cela peut-il également avoir des conséquences diplomatiques et géopolitiques? Lesquelles?

Oui, et c'est peut-être le plus grave. Les Etats-Unis sont nos alliés, mais il peut arriver dans l'histoire que des alliés soient en désaccord ou n'aient pas la même approche des problèmes, notamment dans la diplomatie et les relations entre États. Est-on sûrs qu'en cas de fortes tensions entre nos deux pays, comme ce fut le cas sous le Général de Gaulle, la maintenance de nos centrales nucléaires, la fourniture des pièces détachées seront assurées avec célérité par la filiale de GE?

En outre, on a également oublié de dire qu'il donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l'ensemble de notre flotte de guerre. D'ores et déjà, le groupe américain fournit près de la moitié des turbines à vapeur de notre marine, à travers sa filiale Thermodyn du Creusot. Alstom produit le reste, notamment les turbines du Charles de Gaulle et de nos quatre sous-marins lanceurs d'engins. Demain, GE va donc avoir le monopole des livraisons pour la marine française. Que va dire la Commission de la concurrence? Monsieur Macron a-t-il étudié cet aspect du dossier?

Enfin, il est un autre secteur qu'apparemment on a oublié. Il s'agit d'une petite filiale d'Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite. Ces systèmes, installés dans plus de 70 pays, équipent, bien évidemment, nos armées, et des entreprises du secteur de la défense et de l'espace. C'est un domaine éminemment stratégique, car il concerne tous les échanges de données par satellite. General Electric récupère cette pépite. Quand on sait les liens qui existent entre la NSA, les grands groupes américains pour écouter, lire, accéder aux données des ennemis, mais aussi des concurrents, fussent-ils alliés, on voit l'erreur stratégique à long terme que le gouvernement vient de commettre. Le ministère de la Défense a t il donné son avis?

Peut-on aller jusqu'à parler de dépeçage?

Oui car, ne nous y trompons pas, l'histoire est écrite. Patrick Kron, actuel PDG, s'est félicité que les accords avec les Américains permettront à Alstom de vendre, d'ici à trois ou quatre ans, ses participations dans les trois sociétés communes, dans de bonnes conditions… pour les actionnaires. Ce qui restera d'Alstom, la partie ferroviaire qui aura bien du mal à survivre, reversera de 3 à 4 milliards d'euros aux actionnaires dont Bouygues qui détient 29% et qui souhaitait sortir. En fait on fait porter à Bouygues un chapeau trop grand pour lui. Ce n'est pas la raison principale de cette cession. Ni le fait que la branche énergie d'Alstom ne soit pas rentable ( seules les turbines à gaz depuis le rachat catastrophique de l'activité de ABB en 2000 posent problème ).

Quelle est alors, selon vous, la véritable raison de cette vente?

La véritable raison, quoiqu'en disent les dirigeants d'Alstom, c'est la pression judiciaire exercée par la justice américaine qui s'est saisie en juillet 2013 , d'une affaire de corruption, non jugée, en Indonésie pour un tout petit contrat ( 110 milions de dollars ). Tout se passe comme si cette pression psychique, voire physique, sur les dirigeants, la crainte d'être poursuivi, voire emprisonné ( comme ce fut le cas pour un des responsable d'une filiale du groupe aux Etats Unis ) la menace d'amendes astronomiques avaient poussé ces dirigeants a larguer l'activité énergie. Comme par hasard il y avait un acheteur tout trouvé: Général Electric. Ce ne sera jamais que la cinquième entreprise soumise à la vindicte de la justice américaine que ce groupe rachète. Au passage je rappelle que Jeffrey Immelt son PDG est le président du conseil pour l'emploi et la compétitivité mis en place à la Maison Blanche par Obama. Ce qui n'empêche pas GE d'être le champion de l'optimisation fiscale ( Corporate Tax Avoiders ) avec une vingtaine de filiales dans les paradis fiscaux. Sur 5 ans le groupe a déclaré 33,9 milliards de dollars de profits et n'a pas payé un cent d'impôts aux Etats Unis. Outre Atlantique ont dit désormais ce qui est «bon pour GE est bon pour l'Amérique «. Mais ce qui est bon pour GE ne l'est pas forcément pour la France ou l'Europe. A moins de considérer que notre avenir est de devenir une filiale de GE…

Si on peut comprendre que les actionnaires trouvent leur compte dans cette vente, comment expliquer la passivité des acteurs de la filière nucléaire et surtout de l'Etat?

On ne peut que s'étonner du peu de réactions des acteurs de la filière nucléaire. Il est vrai que Bercy et l'Élysée ont donné leur feu vert à cette nouvelle version des accords au moment même où EDF et Areva connaissaient une vacance du pouvoir. Chez Areva, Luc Oursel, aujourd'hui décédé, avait quitté de fait les rênes à la fin de l'été. Chez EDF, François Hollande et Emmanuel Macron ont décidé seuls, contre l'avis de Manuel Valls et de Ségolène Royal, de ne pas renouveler Henri Proglio et de le remplacer par Jean-Bernard Lévy. Un patron de qualité, unanimement apprécié… chez Thalès. Cette vacance du pouvoir, à un moment crucial, a incontestablement favorisé l'évolution des accords au profit de GE. Une politique de gribouille, puisque Henri Proglio va se retrouver président du Conseil de surveillance… de Thalès. Du grand n'importe quoi. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'Élysée et Bercy n'ont pas fait un cadeau de Noël aux nouveaux présidents d'EDF et d'Areva. Le drame de l'appareil d'Etat c'est qu'il est dirigé par Bercy où la fibre industrielle a pratiquement disparu. Soit nous avons des politiques qui ne connaissent l'activité économique qu'à travers le prisme des collectivités locales soit nous avons de jeunes technocrates formés, imprégnés par la mentalité de banquier d'affaires . Un bref passage par Rothshild ou Lazard n'est pas forcément un gage de compétences en industrie…

L'Europe a-t-elle joué un rôle dans cette affaire?

Indirectement oui, lorsque Pierre Bilger, en 1999, a racheté une partie des activités de turbines de ABB - un rachat funeste, le groupe français ayant payé fort cher des turbines qui vont se révéler défectueuses - la Commission européenne a exigé qu'Alstom cède une partie de ses actifs dans ce secteur. Et ce, pour éviter une position dominante sur le marché européen. C'est ainsi que General Electric a racheté l'usine de Belfort d'Alstom.

Que dit le cas Alstom de la désindustrialisation de la France?

Qu'il y a un lien direct entre la désindustrialisation de la France, son déficit abyssal du commerce extérieur, sa perte d'influence dans le monde, la lente attrition des emplois qualifiés et les désastres industriels à répétition que notre pays a connu depuis vingt ans. De Péchiney à Arcelor, en passant par Bull, Alcatel, la Générale de Radiologie et aujourd'hui Alstom, la liste est longue de nos fleurons industriels qui ont été purement et simplement liquidés par l'absence de vision stratégique de la classe politique et de la haute administration, par la cupidité et l'incompétence de certains dirigeants d'entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité. Oui, il y a bien une corrélation entre l'étrange défaite de 1940, qui vit en quelques semaines l'effondrement de notre pays et celle, plus insidieuse et plus longue, qui voit le délitement de notre appareil industriel.

 
 
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Olivier Berruyer. [Logique !] Et maintenant, les menaces physiques à notre encontre…

12 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #La guerre, #Terrorisme, #La mondialisation

Dégueulasse, mais tellement prévisible…

Dans le sympathique contexte de délation calomnieuse à mon encontre, le blog a reçu hier ce commentaire, menaçant notre réunion de ce soir :

menaces-1

“Pour y être, je vais s’y être, pour mettre à la gueule de Olivier Berruyer la baffe qu’il mérite cet mauviette négationiste ! Un tout petit petit monsieur qui ne cesse se plaindre d’un manque de diversité des opinions dans des médias traditionels, à crier à la propagande ou à de l’injustice si il n’est pas invité, mais son opinion et sa crédubilité valent que dalle. Dans les fais, tu es qu’un petit bouseux de blogueur de merde qui fait soi-même ce qu’il accuse les autres de faire, manipuler, propagande, mensonges, censurer des opinions divergentes de la tienne, un dictateur en puissance, un facho censeur de merde ! Je vais faire comprendre ta douleur à cet pourriture d’enfant gâté, à l’archetype de la bourgeoisie gauche caviar qui passe son temps à se plaindre le ventre plein ! Et les demande de donnation à perpète, ça va faire ! Trouves-toi un vrai job, pauvre tâche de merde ! Oui, je vais être au Café Paris Halles ce lundi, pour montrer à tous comment on nettois une tache de merde ! Je vais me faire une partie de plaisir de jouer le concierge et vidanger ce pays des pleurnicheuses qui se font vivre par les autres ! TU VA SOUFFRIRE POUFIASSE !”

Il est bien évident que quand on utilise des méthodes de ce genre :

menaces-3

on éveille évidemment des forces violentes – volontairement ou non…

Et puis de nos jours, si EN PLUS tu t’amuses à défendre les arabes, t’es très très mal – a fortiori si toi-même tu ne l’es pas…

(Ca manque d’ailleurs un peu d’associations antiracistes réservées principalement aux personnes non directement concernées par lesdits actes racistes, non… ?)

 

Très amusante aussi l’accusation de “négationnisme”, pour un petit blog personnel :

qui a fait un très lourd travail de présentation de la Shoah, en particulier en Ukraine :

 

qui dénonce l’antisémitisme :

conspiracy

qui diffuse des communiqués de la fondation Simon Wiesenthal

qui rappelle que le Président actuel du Parlement ukrainien a cofondé le parti-néo-nazi ukrainien en 1991 :

conspiracy

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(mais tout le monde s’en moque…)

Évidemment, quand on trouve normal que des personnes tierces refusent que je m’exprime chez les frondeurs au nom d’une fatwa fondée sur une pseudo “incompatibilité de valeurs” (ce qui n’avait pourtant frappé ni les frondeurs, ni moi-même…), d’autres personnes vont très logiquement penser qu’il ne faut pas non plus que je m’exprime ailleurs, et on en arrive à ce paradoxe ultime où je n’aurais donc même plus le droit de simplement pouvoir aller tranquillement prendre un verre avec des lecteurs de MON blog, et discuter d’un sujet récurrent dudit blog, fichtrement d’actualité : la lutte contre toutes les formes de haine… (nous avons aussi soutenus par exemple la lutte contre l’homophobie ou l’arabophobie cette semaine)

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Tiens, et je précise pour les mal-comprenant. Les accusations de Rudy Reichdadt ont tellement fait rire Soral qu’ils ont fait un lien vers mon billet de réponse, où je rappelais d’ailleurs ma demande de ne pas faire de lien vers mes billets – mais ils en ont le droit, je ne peux rien faire de plus, fin du débat maintenant.

D’autant qu’ils font aussi des liens vers plein de sites mainstream ! Les 4 premiers articles de la revue de presse du jour ont pour source :  Les Échos, Le Point, Le Nouvel Obs, et le Figaro o- et on n’emmerde pas ces médias que je sache…

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Et attention, il y a le taulier d’un site, qui a table ouverte dans les médias, qui ose écrire ça :

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Ce qui donne une idée des méthodes de l”enquêteur”… (je reprendrai bien entendu sur ce site sa réponse qu’il a bien voulu développer, avec ma propre réponse, mais pas tout de suite, je manque de temps – j’avais prévu depuis longtemps de parler du World Trade Center pour démonter les théories délirantes des truthers, pour lutter contre le conspirationnisme, mais on m’a un peu sauté à la gorge cette semaine, ce qui décale tout, désolé…)

Il faut cependant indiquer que même un enfant peut comprendre que, quand on fait un site, on est responsable de ce qu’on y dit, mais pas de qui vous lit, ni de qui vous lie…

Les commentaires de l’article de reprise d’E&R donnent le ton sur ce qu’on y pense de moi :

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(mention spéciale au dernier, qui a apparemment bien plus de bon sens et d’humour que pas mal de calomniateurs…)

Bref, certains calomniateurs me rappellent cette phrase de mon regretté grand-père “Ils sont vraiment bêtes à bouffer du foin”…

#SuperCharlies # MerciPourCeMoment

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Quoiqu’il en soit, par rapport aux menaces contre notre AfterWork de ce soir.

1/ Il est évident que je ne vais pas me laisser intimider par ce genre de menaces – qui seront systématiquement rapportées sur ce blog et à la police.

J’ai eu assez de maquisards dans ma famille pour qu’un pauvre type réussisse à me dissuader d’aller prendre un verre dans un café aux Halles…

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Du coup, re-petit hommage à mon grand-père, Claude Berruyer, en passant…

L’AfterWork est donc évidemment maintenu – et je viendrai 🙂

2/ Je me suis donc arrangé pour que la sécurité en soit renforcée et que vous puissiez venir sans crainte.

Ceci étant, je comprends bien entendu que certaines personnes puissent vouloir se décommander : je rappelle que les inscriptions / désinscriptions, c’est ici (après enregistrement).

Merci en effet de bien vouloir vous désinscrire, afin que je sache si je dois prendre un paquet de cartes pour faire une belote si on n’est que 3 – voire même une réussite…

3/ Pour Martin, pfff que dire de plus ?

Qu’il me semblerait vraiment mieux que tu prennes tes cliques, tes claques, et ton Bescherelle et que tu passes une soirée tranquille devant Nos chers voisins

Si tu tiens vraiment à passer, essaye d’arriver un tout petit peu avant, il y a des personnes en uniforme qui aimeraient beaucoup te parler – vu que j’ai évidemment porté plainte…

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J’adore mes dimanches…

Enfin, soyez assurés que je ne me laisserai pas intimider, et que je continuerai ce (bien modeste) combat pour la liberté d’expression (N.B. : NON un appel à la guerre civile, ce n’est pas du tout de la “liberté d’expression” – sinon, je change de pays, et je vous laisse vous battre tous entre vous, bon courage…), pour le débat intellectuel, pour le respect du pluralisme d’opinions (je pense que j’ai quand même donné quelques gages en 5 ans pour avoir droit à un minimum de respect…),  pour des médias plus honnêtes, intègres et pluralistes, et pour la diffusion d’analyses divergentes, piquantes, remue-méninges…

Et, même, même, nous continuerons à diffuser des caricatures de BHL… 🙂

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C’est très moche un pays qui sombre… 🙁

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