Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

Les assassins financiers , la dette et les guerres économiques

22 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #La guerre, #Europe supranationale

Les assassins financiers , la dette et les guerres économiques

Ajoutée le 26 juin 2016

Les assassins économiques - John Perkins ["Confessions of an Economic Hit Man"] - 2004
Extrait vidéo: Zeitgeist: Addendum de Peter Joseph.
https://www.youtube.com/watch?v=HbvCx...
Perkins soutient qu'une certaine élite aux États-Unis souhaite construire un empire global. Pour ce faire, ils ont constitué un groupe de consultants qui utilisent les organisations financières internationales pour créer les conditions permettant d'assujettir des nations. La tâche de ces consultants est de justifier d'énormes prêts internationaux afin de ruiner les Etats. Pour Perkins, le but de l'invasion de l'Irak en 1990 était de destituer Saddam Hussein qui n'avait pas accepté de se soumettre à l'empire global.

Michel Collon: "avons-nous droit à la vérité" (extrait)
Vidéo intégrale: https://www.youtube.com/watch?v=tzniB...
Le site de Michel Collon: Investig'action
http://www.michelcollon.info/
Facebook: https://www.facebook.com/InvestigActi...

François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine
UPR: https://www.upr.fr/

Bande annonce de l'émission "vive la crise" diffusée sur Antenne 2 en février 1984. (extrait)

The Zeitgeist Film Series: www.zeitgeistmovie.com

Musique: Thème from Antarctica (Vangelis)

Lire la suite

http://arretsurinfo.ch/la-politique-a-quoi-bon/

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Les média, #PolitiqueS, #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire

La politique, à quoi bon?

Slobodan Despot (1967), éditeur et écrivain suisse, d’origine serbe et croate. Son dernier roman : Le miel. Collection Blanche, Gallimard

Slobodan Despot (1967), éditeur et écrivain suisse, d’origine serbe et croate. Son dernier roman : Le miel. Collection Blanche, Gallimard

Lettre d’information ANTIPRESSE

N° 38 | 21.8.2016

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

La politique, à quoi bon?

L’automne et l’hiver 2016/2017 sont remplis d’échéances électorales, en particulier les élections présidentielles américaines et françaises. J’aimerais m’y intéresser, je le devrais par curiosité professionnelle, mais je n’y arrive pas. La revue de presse est un exercice qui me paraît de plus en plus oiseux. De la même manière, on m’invite à nombre de colloques, conférences, « assises » et concertations. Je décline les invitations de nature politique. Non par prudence ou calcul, mais par manque d’intérêt et par un sentiment aigu de perte de temps.

Nous avons dépassé ce stade, le stade de la politique démocratique et parlementaire, de l’Etat de droit et de tout l’héritage de la modernité européenne. Nous sommes bien au-delà. Beaucoup le sentent, mais il faudra le répéter mille, cent mille, un million de fois pour ébranler la loyauté séculaire des Européens civilisés à l’égard d’institutions qui sont au mieux, désormais, des dents nécrosées. Nous avons laissé s’établir un « antisystème » comme l’a esquissé Lev Goumilev. Il est né de nos valeurs, nourri par notre prospérité, mais il les retourne contre elles-mêmes — tant les valeurs que la prospérité —, ne pouvant viser que l’entropie, le nivellement de tout.

*

Alexandre Zinoviev était cet autre Russe de génie qui décrivit l’essence du système totalitaire soviétique dans ses livres, en particulier dans Les hauteurs béantes. Cela lui valut de devoir s’exiler d’URSS en 1976 et d’atterrir en Europe de l’Ouest. En Allemagne plus précisément. A la différence de tant de dissidents pour qui le « monde libre » démocratique, anglo-saxon et libéral, représentait la terre promise, la fin de toute lutte et de toute réflexion, Zinoviev continua d’analyser sans complaisance son environnement et en tira une série d’essais dévastateurs. Dans l’un d’entre eux — est-ce dans La grande rupture ou L’Occidentisme ? — il raconte comment il avait eu la surprise de ne jamais rencontrer, « chez nous », deux phénomènes qu’il était certain de devoir rencontrer.

Le premier de ces phénomènes, c’était le capitalisme au sens classique. « Je n’ai pas rencontré de capitalistes, de capitaines d’industrie, de grands brasseurs d’affaires. Je n’ai vu que des patrons faisant tourner de l’argent qui n’était pas à eux : des employés des banques. » Pendant que nous pensions encore liberté d’entreprise, concurrence, marché, Zinoviev voyait déjà la financiarisation universelle jouant avec travail humain comme avec des jetons au casino.

L’autre phénomène que Zinoviev chercha avec sa lampe-torche tel un Diogène moderne, c’était… la démocratie. Certes, il avait vu les rituels électoraux auxquels la population était convoquée périodiquement — et auxquels elle se rendait de moins en moins — pour élire des représentants qui s’empressaient d’oublier leurs promesses et d’agir contre les intérêts de leurs électeurs. Mais de démocratie au sens premier de pouvoir aux mains du peuple, point ! Publiques ou privées, les instances administratives et économiques de l’Occident reposaient toutes sur des structures de pouvoir strictement pyramidales aboutissant à l’autorité d’un petit nombre. Il eut même la malice de relever que dans les soviets d’entreprise de son URSS natale, au moins, la balayeuse pouvait prendre la parole contre le chef de clinique et même obtenir gain de cause si ses griefs étaient fondés. A plusieurs reprises, il prophétisa que le contrepouvoir des syndicats, à l’Ouest, n’était qu’une concession diplomatique extorquée par la pression de l’empire communiste. Concession qui serait retirée sitôt que l’ennemi idéologique aurait disparu. Dont acte. La condition des salariés n’a cessé, de fait, de se détériorer depuis la chute du Mur en 1989. Les syndicats sont devenus des « partenaires » du patronat et la gauche de pouvoir a trahi sa morale et ses électeurs d’une manière à peine concevable. On n’aura pas attendu Merci Patron ! pour constater cette régression des rapports sociaux qui fait ressembler de plus en plus nos sociétés « avancées », nos fiers Etats-Providence, à l’Angleterre de Dickens.

A partir de telles observations, Zinoviev élabora sa théorie de la « Suprasociété globale ». A ses yeux, ce que nous appelons la « mondialisation » n’était que la substitution universelle des anciennes loyautés verticales par des loyautés horizontales. En d’autres termes, les élites ne faisaient plus allégeance au « terreau » qui les avait nourries, élues ou déléguées (famille, commune, région, communauté, nation…), mais uniquement à leurs pairs de même rang à l’échelon global. Bref, à leur caste. La dilution des frontières géographiques et politiques allait de pair avec un renforcement de la stratification sociale. Ainsi Zinoviev fut-il parmi les premiers à voir que le « gendarme planétaire », les USA, n’agissait nullement au nom des intérêts nationaux étasuniens, mais en tant que « bras armé » ou « zombie » au service d’une puissance occulte, c’est-à-dire non élue, non légitime, non déclarée. Une fois qu’elle aurait usé le molosse américain jusqu’à sa dernière canine, la Suprasociété pourrait tout aussi bien, me disait-il, se trouver d’autres chiens de garde.

Si elle invente des néologismes selon les besoins de la démonstration — et parce qu’elle explore des réalités totalement nouvelles —, la sociologie de Zinoviev n’a rien d’abstrait. Pour comprendre la politique des « décideurs », explique-t-il, on peut toujours étudier leurs idées et leurs principes, scruter les attentes de leur base électorale, examiner leur programme à la loupe — et l’on n’aura pas avancé d’un pouce. Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est avec qui ils dînent et qui peut entrer sans frapper dans leur cabinet. La description des cercles réels du pouvoir — famille, amant(e)s, amis, mécènes, « gourous » intellectuels, réseaux informels — permet de retracer des lignes de force qui n’ont aucun rapport avec les étendards politiques des élus. La Suprasociété globale apparaît ainsi comme un conglomérat de banquiers, de grands administrateurs, de nababs industriels, médiatiques et culturels, de diplomates, de hauts fonctionnaires internationaux, d’universitaires, de people, de technologues et d’élus. C’est un monde ductile où l’on évolue au gré des connaissances et des affinités et où les titres formels ne constituent qu’un « ticket d’entrée » ou une carte de visite. L’effondrement de tous les garde-fous institutionnels et coutumiers qui la bridaient tant soit peu la rend arrogante et de plus en plus visible. L’annihilation de la morale ordinaire et du sens commun favorise ce processus bien davantage que la décadence des institutions. Encore que ceci soit étroitement lié à cela. A l’heure qu’il est, cette suprasociété règne sans partage. Dans la « vertueuse » Suisse, plus de 9 conseillers nationaux (députés) sur 10 sont contrôlés par la Suprasociété via des conseils d’administration, faisant de la vie parlementaire une pure mascarade. Dans ce même pays, par ailleurs, une très sérieuse étude de l’université de Zurich a montré que l’économie mondiale était dominée par 147 sociétés seulement, mettant le contrôle effectif de l’humanité entre les mains d’un très petit groupe de gens qui ne représentent qu’eux-mêmes. Quel parti politique s’est emparé de ce thème capital ? Aucun.

*

Privés de repères, intimidés, censurés dans leurs convictions les plus spontanées, les peuples dans leur ensemble continuent pourtant de se fier au système, ne serait-ce que par réflexe, malgré les démentis, malgré la « contreculture » de l’internet, malgré l’ineptie et la corruption criantes des dirigeants. (Il est vrai qu’à un niveau local, en Suisse du moins, il a encore son utilité.) Ainsi, début juillet dernier, le recrutement cynique de l’apparatchik européen Barroso par Goldman-Sachs les a « indignés » un instant, les médias ont poussé quelques grognements, et puis tout a été oublié dès le premier attentat. Du reste, en se faisant salarier par les requins de Wall Street, l’ex-hippopotame de Bruxelles n’a fait qu’officialiser des liens qui jusqu’alors étaient tacites. Il a cessé, en somme, de bosser au noir.

Ce scandale aurait pu servir de tremplin à une enquête d’ensemble sur la nature et l’étendue de tels liens. Des partis populistes, ici ou là, pourraient nommer et prendre pour cible la cause, c.à.d. cette caste autocratique, apatride et déchaînée, plutôt que de s’occuper des effets tels que l’islamisation, le « grand remplacement » ou l’insécurité. S’ils ne le font pas, c’est peut-être qu’à partir d’un certain rang leurs directions trempent (ou aimeraient tremper) dans la même piscine, ne serait-ce que d’un orteil. Signe que la cooptation de caste n’est pas qu’une « dérive » susceptible d’être corrigée, mais la force d’intégration historique du système occidental. Ce qui était cité (lois, vertus, constitutions) se transforme en ménage (management privé).

On attend toujours, par ailleurs, les initiatives politiques, « citoyennes », voire académiques, en vue d’un audit général de l’enseignement universitaire et des médias de service public du point de vue, justement, du service qu’ils rendent à la communauté qui les entretient. Depuis des décennies, les facultés de sciences humaines sont le foyer principal des théories de la culpabilisation, de la haine de soi et de la « déconstruction » de toutes les valeurs qui avaient fait de l’Europe une civilisation puissante, ouverte, éclairée et tant soit peu équitable. Ni les stalino-maoïstes hier ni les islamistes aujourd’hui ne pourraient nous danser sur le ventre sans la complicité du mandarinat universitaire qui a fini par criminaliser toutes les tentatives de protection du même face à l’autre. Fût ce au nom de nos valeurs les plus généreuses et les plus incontestables.

Ces institutions intouchables sont les génératrices de l’« enseignement de l’ignorance », des programmes d’abrutissement qui fabriquent les nouveaux analphabètes qu’on sacrifie aux dieux de la Consommation. Par capillarité, elles « informent » également notre information en créant des générations de journalistes unidimensionnels, grégaires, politiquement alignés et d’une inconsistance morale qui fait la joie des lobbies et des potentats.

Cela fait lourd, comme « autogoal », pour nos chers impôts ! Qui s’en soucie ? Qui enquête ? Personne. L’imposition d’une surveillance publique effective sur l’enseignement supérieur pourrait totalement changer le cours de notre suicide de civilisation. Encore faudrait-il comprendre comment ça marche et oser mettre le bâton dans la fourmilière. Encore faudrait-il que nos communautés aient gardé un reste de sentiment communautaire pour pouvoir agir de manière collective. Les partis et mouvements politiques demeurent leurs derniers points de rassemblement. Mais ils continuent de pousser leurs charrettes dans leurs bonnes vieilles ornières où le pouvoir réel ne circule plus. CQFD : si vous voulez agir sur la réalité de votre environnement, faites d’abord éclater les cadres politiques !

*

On dit que la flotte ottomane perdit la bataille de Lépante parce que ses navires dépassaient trop le niveau de la mer et faisaient des cibles faciles. Ce défaut de conception fatal était dû au fait que les grands turbans des pachas exigeaient de la hauteur sous barreaux. Les traditions civiques et politiques de l’Europe sont nos turbans. Nous ne les réviserons, si nous survivons, qu’après le naufrage de notre flotte, en tout cas pas avant. Dès lors, pourquoi s’agiter ?

Par Slobodan Despot | Lettre Antipresse | N° 38 | 21.8.2016 | © 2016 Association L’Antipresse

  • PS. Quoi qu’on puisse penser de lui par ailleurs, Donald Trump est le seul prétendant à un poste politique éminent en Occident, ces dernières années, que la Suprasociété ne semble pas contrôler. Ses milliards l’ont mis à l’abri de cette « protection ». Cela, bien davantage que sa vulgarité naturelle et ses excès, explique le torrent de haine déversé contre lui par l’ensemble des médias occidentaux. Il est impossible qu’il accède à la charge suprême.

Des hommes sans coeur

Voici plus de 70 ans, dans un ouvrage bref et prophétique, le grand écrivain C. S. Lewis décrivait notre débâcle à venir et en appelait, du même coup, à la restauration des grands sentiments portés par la littérature. Ses phrases sont à retenir par cœur :

« Ce n’est pas un excès de réflexion qui les caractérise [les pédagogues semi-cultivés modernes], mais l’absence d’émotions fructueuses et généreuses. Ils n’ont pas la tête plus importante que celle de l’homme ordinaire: c’est leur torse atrophié par l’absence d’un grand cœur qui la fait paraître telle. Et pendant ce temps-là — tel est le côté tragicomique de notre situation — nous ne cessons de réclamer à cor et à cri les qualités mêmes que nous rendons impossibles. Il est devenu pratiquement vain d’ouvrir un périodique sans tomber sur des articles affirmant que notre civilisation a besoin de plus d’énergie, ou de dynamisme, ou d’esprit de sacrifice, ou de créativité. Avec une sorte de naïveté épouvantable, nous extirpons l’organe et exigeons la fonction. Nous faisons des hommes sans cœur et attendons d’eux vertu et hardiesse. Nous tournons l’honneur en dérision et sommes choqués de trouver des traîtres parmi nous. Nous châtrons et exigeons des hongres qu’ils soient féconds. » (L’abolition de l’homme, traduit par Denis Ducatel aux éditions Raphaël.)

Association L’Antipresse

c/o INAT Sàrl

CP 429

Sion 1950

Switzerland

Lire la suite

La Russie dévoile les raisons de l’arrestation de DSK par les USA.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme

La Russie dévoile les raisons de l’arrestation de DSK par les USA


La Russie affirme que le directeur général du FMI a été emprisonné parce qu’il avait découvert que les réserves d’or des États Unis avaient disparu.

 
Un nouveau rapport préparé pour le Premier ministre Poutine par le Service de sécurité fédéral (FSB) dit que l’ancien chef du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a été inculpé et emprisonné aux États-Unis pour des crimes sexuels pour l’empêcher de révéler sa découverte du 14 mai : l’or  des  États-Unis situé au Bullion Depository à Fort Knox etait  « manquant ou porté disparu ».

Selon ce rapport secret du FSB, M. Strauss-Kahn était devenu « de plus en plus gênant » plus tôt dans le courant du mois les États-Unis ont commencé à retarder la livraison promis au FMI de 191,3 tonnes d’or convenu dans le deuxième amendement de l’accord signé par le Conseil exécutif en avril 1978 qui devaient être vendus pour financer ce qu’on appelle les droits de tirage spéciaux (DTS) comme une alternative aux monnaies de réserve. Ce nouveau rapport stipule que Strauss-Kahn avait soulevé la question avec des fonctionnaires du gouvernement américain proche du président Obama, il a été “contacté” par la  CIA  qui a apporté la preuve que tout l’or détenu par les États-Unis avait disparu.
Strauss-Kahn reçoit la preuve de la CIA. Il prend donc des dispositions immédiates pour se rendre à Paris, mais lorsqu’il est contacté par les agents travaillant pour la France de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et sachant que les autorités américaines étaient à sa recherche, il s’enfuit de New York vers l’aéroport JFK et les agents lui ordonnent de ne pas prendre son téléphone portable parce que la police des États-Unis pourrait suivre son emplacement exact.
 
Strauss-Kahn a été arrêté sur un vol Air France à destination de Paris, cependant, ce rapport dit qu’il a fait une «erreur fatale» en appelant l’hôtel à partir d’un téléphone dans l’avion et en leur demandant de lui faire parvenir sont téléphone portable qu’il avait oublié. Ainsi les agents américains ont été en mesure de repérer son appel et de l’arrêter.

Durant la dernière quinzaine, le rapport stipule que Strauss-Kahn a demandé à son ami intime et banquier Mahmoud Abdel Salam Omar de récupérer aux États-Unis les éléments de preuves fournis par la CIA. Omar, cependant, et exactement comme Strauss-Kahn, a été accusé hier par les États-Unis pour délit sexuel envers une femme de chambre dans un hôtel de luxe, une accusation que les services du FSB a démenti. Omar est agé de 74 ans et est un fervent musulman.

Poutine, après la lecture de ce rapport secret a pris la défense de M. Strauss-Khan et  devient le 1er leader mondial à dire que le directeur du FMI a été victime d’un complot des États-Unis. Poutine a ajouté : “Il est difficile pour moi d’évaluer les politiques des motifs cachés mais je ne peux pas croire à la version des faits tels qu’ils ont été présentés.

Il est intéressant à noter à propos de tous ces événements que l’un des premiers membres du Congrès, et en 2012 candidat à la présidence, Ron Paul a longtemps affirmé sa conviction que le gouvernement américain a menti sur ses réserves d’or détenues à Fort Knox et accuse la Réserve fédérale de cacher la vérité au sujet des réserves d’or américaines. Il a présenté un projet de loi à la fin 2010, mais qui a été ensuite annulé par les forces du régime Obama.

Lorsque la question a été  directement posée par des journalistes s’il croyait qu’il n’y avait pas d’or à Fort Knox, Ron Paul a donné la réponse incroyable, ”Je pense que c’est une possibilité.”

Il est également intéressant de noter qu’à peine 3 jours après l’arrestation de M. Strauss-Kahn, le député Paul a fait un nouvel appel aux États-Unis de vendre ses réserves d’or en disant : « Compte tenu du prix élevé et le problème de la dette énorme il faut par tous les moyens vendre au prix le plus haut. Cependant, des rapports des États-Unis diffusés en 2009 affirment qu’il n’y a pas d’or à vendre, en 2009 :

“En Octobre 2009, la Chine a reçu une cargaison de lingots d’or. L’or régule les échanges entre les pays pour payer leur dettes et le soi-disant équilibre du commerce. La plupart de l’or est échangé et stocké dans des coffres sous la supervision d’un organisme spécial basé à Londres, le London Bullion Market Association (LBMA ). Lorsque l’envoi a été reçu, le gouvernement chinois a demandé que des tests spéciaux soient  effectués pour garantir la pureté et le poids des lingots d’or. Quatre petits trous sont percés dans les lingots d’or et le métal est ensuite analysé.
 
Pour les effets pratiques sur l’économie mondiale devrait-il être prouvé que les États-Unis, en effet, ont menti sur leurs réserves d’or ? La Banque centrale de Russie hier a ordonné que le taux d’intérêt élevé de 0,25 à 3,5 pour cent et Poutine a ordonné l’interdiction d’exportation sur le blé et les céréales cultures a partir du 1er Juillet pour remplir les coffres du pays avec de l’argent qui, normalement, aurait dû être versée aux États-Unis.

Les américains ont le droit de savoir que leur pays se prépare a un terrible effondrement économique de leur nation et ce sera plus tôt que prévu

 

Ce blog se dégage de toute responsabilité concernant des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Lire la suite

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Au moins 50 personnes ont été tuées et près de 100 blessées dans un attentat à la bombe en plein mariage samedi soir à Gaziantep, ville du sud-est de la Turquie proche de la frontière syrienne.

Sur la chaîne de télévision CNN-Turk, le gouverneur de la province Ali Yerlikaya a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche que le bilan s'élevait à au moins 50 morts et 94 blessés.

 

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Un précédent bilan faisait état de 30 morts.

M.Yerlikaya avait évoqué auparavant "un affreux attentat terroriste", peut-être perpétré par un kamikaze, "lors d'un mariage".

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Ce nouvel attentat endeuillant la Turquie est survenu samedi à 22H50 (19H50 GMT) à Gaziantep, située à 60 km seulement de la frontière syrienne.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

"Nous condamnons les traîtres qui ont organisé et perpétré cette attaque", a indiqué le gouvernorat de la province dans un communiqué.

Dimanche matin, Recep Tayyip Erdogan a pointé du doigt l'EI. Un responsable turc a indiqué que le mariage "se déroulait en plein air" et dans un quartier du centre de Gaziantep à forte concentration kurde, ce qui renforçait les spéculations sur un attentat djihadiste.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

M. Erdogan a d'ailleurs jugé que les auteurs de l'attaque avaient pour objectif de semer la division entre les différents groupes ethniques vivant en Turquie.

Lire la suite

A propos d'enfants syriens, nos médias se font rares à évoquer la décapitation d'un gosse par un groupe djihadiste armé par les Etats-Unis. Par Jean Lévy.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Les membres du mouvement Nour al-Din al-Zinki ont égorgé un enfant d'une dizaine d'années dans la ville d'Alep. ©AF

Les membres du mouvement Nour al-Din al-Zinki ont égorgé un enfant d'une dizaine d'années dans la ville d'Alep. ©AF

A propos d'enfants syriens, nos médias se font rares à évoquer la décapitation d'un gosse par un groupe djihadiste armé par les Etats-Unis. Par Jean Lévy.

Un groupe rebelle soutenu par les Etats-Unis a annoncé mercredi mener une enquête après la diffusion d'une vidéo montrant la décapitation d'un jeune garçon par un homme identifié comme appartenant à son mouvement.

Les images d'un combattant découpant au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d'atrocité de celles qu'a diffusées l'État islamique au cours des trois dernières années.

D'autres images montrent le garçon avant sa mort, à l'arrière d'un pick-up et des hommes l'accusant d'appartenir à un groupe de Palestiniens combattant au côté des forces de Bachar al Assad.

Enquête de Washington

« Voici un prisonnier de la Brigade Quds. Ils n'ont plus d'hommes, alors ils nous envoient des enfants », dit l'un des hommes. « Ce sont tes chiens, Bachar, les enfants de la brigade Quds », lance un autre homme.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ces hommes appartiennent au Mouvement Nouraldine al Zinki, un groupe rebelle qui a reçu des équipements américains, notamment des missiles TOW.

Un porte-parole du département d'État a dit que Washington enquêtait sur « ces informations répugnantes » et que ses livraisons d'équipements seraient suspendues si les faits étaient avérés.

"canempechepasnicolas" :

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent fournir les missiles les plus perfectionnés à des groupes, qualifiés de "modérés" par nos médias, dont les combattants "découpent au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d'atrocité de celles qu'a diffusées l'État islamique au cours des trois dernières années..."

Comment après cela, croire encore à l'indépendance de nos médias et aux professions de foi démocratiques des dirigeants US ?

Lire la suite

Sorostapopoulos, rédigé par Observatus geopoliticus

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #Les média, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Sorostapopoulos

21 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Sorostapopoulos

Sans surprise, la MSN s'est bien gardée de s'étendre sur le piratage de l'officine de Soros, la bien mal nommée Open Society Foundation ; tout juste l'imMonde a-t-il déploré que le "philanthrope" (défense de rire) se soit fait hacker. Fut un temps bien lointain où les journaux se seraient précipités sur de telles révélations ; désormais, on attend de voir dans quel sens elles vont. Qu'elles soient favorables à l'empire et l'on ressort avec des trémolos dans la voix les grandes tirades sur la liberté inconditionnelle et l'indépendance de la presse, l'info est publiée avec un engouement juvénile. Dans le cas contraire, heu... on regarde ailleurs. Hop, la tête bien profond dans le sable, ce qui a également l'avantage d'éviter de se regarder dans la glace...

Et pourtant, que de choses intéressantes dans ces archives piratées ! On y voit le rôle de Sorostapopoulos dans les soubresauts de ces dernières années, du conflit ukrainien à la crise des réfugiés en passant par la désinformation médiatique européenne (pas étonnant que nos plumitifs soient embarrassés).

La participation de l'Open Society dans les événements qui ont conduit au putsch du Maidan était un secret de polichinelle. Pendant des années, le vautour philanthropique et d'autres agences néo-cons (NED etc.) ont financé l'opposition à Yanoukovitch. On sait maintenant que Soros a directement participé à l'après-Maidan au cours de réunions avec l'ambassadeur US et des hauts pontes ukrainiens, tentant par tous les moyens de saboter "l'influence russe", conseillant fortement de s'appuyer sur tel leader politique plutôt que tel autre (l'égérie Timoshenko n'est pas sa tasse de thé), organisant l'opération de "relations publiques" de la junte, refusant la proposition d'un Etat fédéral qui aurait peut-être évité la guerre civile ou faisant pression sur Washington pour imposer des sanctions contre Moscou.

Son activisme ukrainien ne s'arrêtait pas là. Son officine a également "travaillé" l'establishment politico-médiatique grec, identifiant les amis (favorables au putsch, très peu nombreux) et les ennemis. Les médias et autres faiseurs d'opinion susceptibles de se détacher du sentiment général de russophilie, très commun en Grèce, et de se retourner contre le grand frère russe recevaient par exemple de généreux prêts.

La lutte pour le contrôle de l'opinion publique ne concerne pas que la Grèce mais l'ensemble des pays européens. En Pologne, au vu et au su de tous, Soros investit dans la presse anti-Kaczynski, ce qui ne surprendra pas le fidèle lecteur. Mais les documents hackés vont plus loin. En plus de la Grèce, les efforts sorosiens se concentrent sur l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne : mapping des journalistes susceptibles d'être favorables à la Russie (voir par exemple cette liste noire des journalistes espagnols), influence sur les leaders d'opinion, aide financière à ceux qui prendront un ton russophobe. Bref, la guerre de l'information dans toute sa splendeur...

Notre philanthrope amoureux de l'humanité est infatigable et l'Open Society n'est évidemment pas bien loin de la crise des réfugiés en Europe, comme le révèlent les documents. Aucune surprise là non plus : on sait que les fameux 1% et autres banksters ont toujours été favorables aux migrations, massives de préférence (main-d’œuvre pléthorique donc pesant à la baisse sur les salaires, mais aussi, peut-être, création d'un grand marché européen de consommateurs déracinés et anonymes davantage susceptibles de consommer à outrance).

Extrait : "La crise des réfugiés nous offre de nouvelles opportunités pour influencer la politique globale d'immigration dans les années à venir. Elle établit une nouvelle norme, une nouvelle réalité à laquelle les dirigeants politiques européens et les opinions publiques devront s'adapter et accepter".

De là à penser, comme le font déjà beaucoup, que les sbires de l'empire (néo-cons, banksters, establishment européen vassal) ont sciemment détruit l'Irak, la Libye ou la Syrie afin, entre autres objectifs stratégiques, de provoquer cet afflux de réfugiés en vue de transformer le marché européen, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas (encore ?) en l'absence de preuves tangibles.

Il va sans dire que pour Soros, fervent partisan des guerres "humanitaires" US, la candidate idoine à la présidence américaine est...

 

 

Sorostapopoulos, rédigé par Observatus geopoliticus
Lire la suite

L’IDEOLOGIE DU MONDE par Richard Labévière. Par Comité Valmy

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

L’IDEOLOGIE DU MONDE
par Richard Labévière

dimanche 21 août 2016, par Comité Valmy

L’IDEOLOGIE DU MONDE

Depuis plus de cinq ans, Le Monde nous annonce la chute imminente de ce qu’il appelle « le régime de Damas », assimilé à une seule personne : Bachar al-Assad, « dictateur sanguinaire », « fils de dictateur », « nouvel Hitler », « nouveau Staline », etc… seul responsable (il va sans dire !) des 300 000 victimes d’une guerre civile qu’il aurait inventée lui-même pour conserver le pouvoir ! Depuis plus de cinq ans, le quotidien essaie de nous vendre la fiction d’une rébellion, sinon d’une « révolution » armée et constituée de « groupes modérés », laïcs, voire démocratiques. Depuis plus de cinq ans, l’ensemble de la rédaction du Monde (avec l’aide des Bernard-Henri Lévy, Jean-Pierre Filiu, Basma Kodmani et autres diseurs de bonne aventure) est mobilisé par la production idéologique du « politiquement correct » concernant la Syrie, sa guerre civilo-régionale et ses acteurs internationaux.

 

Patatrac, la reconquête en cours d’Alep (la deuxième ville du pays) par l’armée gouvernementale met brutalement par terre cette belle fable. En effet, les groupes jihadistes qui mènent la contre-offensive sont des terroristes d’Al-Qaïda et de Dae’ch. Dans une singulière volte-face, Le Monde du 10 août dernier nous apprend un peu tard que « l’insurrection a, désormais un nouveau visage », le visage hideux de groupes terroristes salafo-jihadistes !

 

Citation : « c’est un scénario que prédisent des observateurs depuis des mois : le siège des quartiers rebelles de la ville d’Alep, mené par le régime de Bachar al-Assad et l’échec des négociations politiques à Genève allaient bénéficier aux groupes les plus radicaux, et en particulier, au Front Al-Nosra. Dans l’immédiat, la nouvelle offensive menée depuis la fin juillet par les forces qui combattent le régime pour « briser le siège d’Alep » semble leur donner raison. Le groupe jihadiste, qui s’est rebaptisé fin juillet Front Fatah Al-Cham, a joué un rôle clef dans la percée réalisée au sud de la ville, samedi 6 août. Il est un pilier de la coalition Jaïch Al-Fatah, déployée sur ce front ». Des observateurs… Quels observateurs ? Les journalistes du Monde en font-ils partie ?

 

Sans préciser que cette nébuleuse – structurée durant l’été et l’automne 2012 – est financée par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, le quotidien nous prévient : « sa participation déterminante aux combats pourrait avoir d’importantes répercussions pour l’insurrection syrienne », mais nous rassure aussitôt, parce que cette évolution « s’accompagne d’une tentative de normalisation : quelques jours avant l’assaut, le groupe (Front Fatah Al-Cham) affirmait avoir pris ses distances avec Al-Qaïda ». Ouf, on l’a échappé belle ! D’autant que le chef de la « Coalition syrienne » Anas Al-Abdé (sous la coupe des Frères musulmans et de l’Arabie saoudite) ouvre son cœur aux lecteurs du Monde : « la bonne nouvelle est que les groupes qui se battent contre Bachar al-Assad à Alep n’ont pas de liens avec les organisations terroristes comme Al-Qaïda et l’Etat islamique, a estimé M. Abdé, en tentant de minimiser le poids des hommes du Front Fatah Al-Cham qui représentent peut-être 10% des forces combattantes » (SIC). Le Monde a-t-il cherché à vérifier, sinon à contredire ces dires ? Que nenni !

 

Les connaisseurs de la région savent à quoi s’en tenir à propos de la campagne de communication de Nosra annonçant la rupture de ses liens avec Al-Qaïda. « D’abord, cette opération de com. s’est faite à la demande du Pentagone afin que celui-ci puisse légitimer ses livraisons d’armes à Nosra devant le Congrès », précise un officier des renseignements extérieurs français, « quant au fond, cette tentative de normalisation c’est un peu Frankenstein qui proclame vouloir devenir l’ami des hommes ou Michael Corleone qui déclare à la commission parlementaire anti-mafia qu’il est un honnête chef d’entreprise… »

 

Cependant, le quotidien poursuit : « au cours des semaines précédant l’offensive, les factions rebelles implantées dans l’est d’Alep, dont les artères ont été mutilées par les bombardements à répétition du régime, avaient appelé à la rescousse, sans enthousiasme, la coalition Jaïch Al-Fatah. Conscients du caractère radical de cette alliance, des militants affirmaient cependant qu’il n’y avait pas d’autres options disponibles pour éviter la chute du bastion insurgé ». Les bombardements américains sont des « frappes », ceux du « régime syriens » sont des « bombardements » qui mutilent… Par ailleurs, des « militants » affirmaient… Des militants de qui et de quoi ? Des militants de la Société de protection des animaux ??? On ne le saura sans doute jamais… Que de sources sérieuses pour un journal qui prétend toujours faire référence !

 

La chute est encore plus savoureuse puisqu’elle nous avertit (en guise de scoop) que le « nouveau visage de l’insurrection » entend imposer la Charia en Syrie et y établir… un « émirat islamique ». Bigre, nous voilà prévenu ! Mais on se demande aussitôt ce que sont devenus les autres « scoops » du Monde, notamment celui concernant l’attaque chimique de la Ghouta du 21 août 2013. Démenties par trois rapports des Nations unies, les « informations exclusives » du Monde semblent être passées à la trappe, abandonnées à la critique rongeuse des souris comme celles accusant dernièrement le groupe Lafarge d’avoir financé les hordes de Dae’ch.

 

Dans cette dernière affaire, selon les informations de prochetmoyen-orient.ch, le quotidien se serait fait enfler de bout en bout par les concurrents du cimentier français. En effet, la reconquête d’Alep par l’armée gouvernementale annonce non seulement la fin de la rébellion syrienne mais aussi le début de la reconstruction du pays qui nécessitera nombre de sacs de ciment. Par conséquent, tout est bon pour salir les concurrents et prendre leur place, une guerre économique sans merci fait déjà rage. Même au cœur d’une guerre civilo-régionale de grande ampleur, les affaires restent les affaires pour gagner la guerre économique sans fin…

 

Dans L’Idéologie allemande (1845), Karl Marx nous rappelle au réel : « la production des idées, des représentations et de la conscience, est d’abord directement et intimement mêlée à l’activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle ». Les journalistes du Monde, qui couvrent la guerre civilo-internationale de Syrie depuis le début, semblent plus inspirés par Alice au pays des merveilles que par les bons auteurs. Hubert Beuve-Méry, Jacques Fauvet, André Fontaine, André Laurens réveillez-vous, ils sont devenus fous !

 

Richard Labévière
15 août 2016

Proche&Moyen-Orient.ch
Observatoire Géostratégique

Lire la suite

GRECE - Un médecin grec raconte : « Celui qui n’a pas d’argent meurt »

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Grèce, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

 

 

Hôpital en Grèce (source: voxeurop.eu)

Hôpital en Grèce (source: voxeurop.eu)

Et après il y en a qui s’étonnent (ou font semblant...) que des citoyens, et pas seulement en Angleterre, veulent que leur pays sorte de cette Union Européenne et de sa politique criminelle...
Un article qui vaut par l’éclairage qu’il donne sur la situation réelle du pays.

 

**********

La Grèce doit faire des économies, en voilà les conséquences : les malades souffrant d’un cancer n’ont pas de soutien, la poliomyélite est de retour, les malades souffrant du diabète perdent la vue. Le médecin Georgis Vichas nous parle de son travail quotidien.

Harald Schumann : Monsieur Vichas, ne craigniez vous pas de subir un infarctus ?

Giorgios Vichas : Non, pourquoi ?

Parce que vous accomplissez parallèlement deux activités professionnelles à plein temps. D’une part, vous êtes cardiologue à temps plein dans un hôpital et d’autre part, vous dirigez une structure, où vous et vos collègues soignez gratuitement des milliers de patients qui, sans vous, ne recevraient aucune aide médicale. Cela doit être difficile à supporter à long terme.

Je travaille beaucoup et ne dors que cinq heures par jour, c’est vrai. Mais je suis en excellente forme et je tomberais certainement vraiment malade si je ne le faisais pas et restais les mains dans les poches alors que nombre de nos compatriotes luttent dur et souffrent.

Votre famille l’accepte ?

Depuis six mois, mes filles ont arrêté de demander quand la crise se terminerait. Ma femme travaille avec nous, elle voit bien à quel point cet engagement est nécessaire.

Comment avez-vous fait pour créer une clinique avec des bénévoles pour offrir des traitements gratuits ?

Depuis de nombreuses années, je travaille dans un hôpital public. Au printemps 2011, j’ai vu les conséquences, lorsque des centaines de milliers de personnes ont soudainement perdu leur emploi et par la suite leur assurance maladie. A cette époque, j’avais un patient quinquagénaire souffrant du cœur qui faillit mourir parce qu’il n’avait pas obtenu les médicaments nécessaires depuis six mois. Cela m’a touché profondément, je me sentais coupable.

Pourquoi donc ? Vous n’y étiez pour rien.

Je voyais la souffrance des gens sans rien faire, car je ne savais pas comment. Cela a changé au mois d’août 2011. J’ai assisté à un concert de Mikis Theodorakis, notre grand compositeur. Il a fait un discours passionné et dit entre autre, ce que je pensais depuis un bon moment, que les médecins devaient entreprendre quelque chose pour aider dans leur misère et leurs angoisses, les gens ayant perdu leur assurance maladie. Cela m’a beaucoup perturbé. Le concert eut lieu ici, sur le terrain de l’ancien aéroport. Alors, j’ai eu l’idée : il y avait tous ces bâtiments vides et j’ai pensé qu’on pourrait éventuellement établir un établissement médical ambulatoire libre dans un de ces bâtiments. Nous avons eu la chance que le maire de la région était prêt à nous aider. Il nous a prêté ce bâtiment tout en prenant en charge les frais d’électricité et d’eau.

Votre patron vous laisse sans rien dire, exercer un deuxième emploi ?

Le directeur de notre hôpital fut le premier que j’ai convaincu de ce plan. Il voyait la détresse et y participe lui aussi. Les conditions des bailleurs de fonds et de leur Troïka, composée du Fond monétaire international, de la BCE et de la Commission européenne, ont mené à une réduction de 40% des moyens financiers pour le service étatique de santé publique. La moitié des médecins travaillant dans les hôpitaux publics et dans les cliniques ambulatoires a été licenciée. En même temps, un quart de la population ne dispose plus de son assurance maladie suite à la perte de leur emploi. Et même ceux obtenant encore leur salaire ou leur retraite ont souvent si peu d’argent qu’il leur est impossible de payer les suppléments élevés pour les médicaments ou les traitements.

Qu’est-ce que cela veut dire au concret de ne plus avoir d’assurance maladie ?

Imaginez que vous tombiez malade et que vous soyez obligé d’aller à l’hôpital pour une opération ou un traitement suite auquel vous recevez une facture s’élevant à quelques milliers d’euros. Si vous ne réglez pas cette facture, l’office des finances transforme le montant en dettes face à l’Etat et les fonctionnaires ouvrent une procédure contre vous en saisissant votre maison ou votre retraite ou vous met même prison.

Et cela se passe vraiment ?

Heureusement pas souvent. La menace est cependant bien réelle et elle a des conséquences sévères : les gens évitent tout traitement aussi longtemps que possible. Ainsi la maladie s’aggrave souvent massivement, sans nécessité.

En Grèce, il y a des gens qui meurent uniquement parce qu’ils ne sont plus assurés ?

Oui, c’est la réalité. Mais cela, vous ne le trouverez pas dans les statistiques. Mais nous l’avons vécu dans notre clinique. Les trois premières années, nous avons traité 200 patients souffrant d’un cancer. 10% d’entre eux sont venus nous consulter dans un stade avancé de la maladie. La moitié est décédée parce qu’ils n’ont pas obtenu de traitement à temps. Les collègues travaillant dans d’autres cliniques bénévoles nous rapportent les mêmes expériences. Nous devons supposer qu’il y a des milliers de malades décédés suite au manque de traitement.

Y a-t-il des maladies typiques de cette crise ?

Le Sida, la tuberculose et l’hépatite. Les personnes infectées sont souvent les pauvres ne pouvant pas s’offrir de traitement. Ils continuent donc à infecter d’autres personnes et les infections se répandent. Les diabétiques sont aussi durement touchés. Ils ne peuvent souvent plus suivre leur régime ou n’obtiennent pas assez d’insuline ; ils risquent donc la cécité ou des amputations. Beaucoup plus souvent qu’auparavant, nous voyons des mamans, bébés et enfants sous-alimentés. Cela va nuire à un grand nombre d’enfants pour toute leur vie.

Si la réalité est ainsi, les coupes dans les budgets de la santé publique sont totalement insensées même sous l’aspect purement économique.

Oui, c’est absurde. Ces mesures d’économies coûteront en fin de compte davantage à l’économie grecque qu’elles ne rapportent au budget de l’Etat. Uniquement ce qu’on a économisé sur le dos des diabétiques au cours des trois années après 2010 causera des frais supplémentaires de 200 millions d’euros. C’est le résultat d’une étude sérieuse.

Cela n’a pas amené les responsables à réfléchir ?

Ecoutez, jusqu’au mois d’août de l’année dernière, nous avions ici un ministre de la Santé publique qui avait exigé des hôpitaux de ne pas remettre les nouveaux nés à leurs mères aussi longtemps qu’elles n’avaient payé leur facture. Les aspects humains ne l’intéressaient pas !

Vous exagérez.

Cela a vraiment eu lieu. Pendant six mois, on a pratiqué cela dans les hôpitaux publics. Et pire encore, on fait des économies sur les vaccinations. La plupart des enfants arrivant chez nous ne sont pas vaccinés. C’est pourquoi nous nous attendons au retour de la poliomyélite. C’est un risque pour toute l’Europe. Les germes ne s’arrêteront pas aux frontières.

Avez-vous pu parlé aux représentants des bailleurs de fonds de la zone euro ou de la Troïka sur la contre-productivité de ces coupes ?

Uniquement avec des députés des Parlements nationaux et du Parlement européen. Récemment, une délégation du Bundestag allemand est venue nous voir. Ils ont admis qu’eux-mêmes avaient fait de mauvaises expériences avec les mesures d’austérité et qu’on avait dû revenir en arrière. Je leur ai proposé de faire pression sur le gouvernement de Mme Merkel pour qu’il fasse marche arrière dans le domaine des coupes budgétaires dans la santé publique grecque. On m’a répondu que cela relevait de la responsabilité de la Troïka, et non pas du gouvernement allemand.

Mais c’est lui qui, de commun accord avec les autres gouvernements de la zone euro, a chargé la Troïka d’imposer ces mesures à la Grèce.

C’est juste. Néanmoins, les députés ne se sentaient pas concernés.

Ni mêmes ceux des partis gouvernementaux de la CDU et du SPD ?

Non. Pas même ceux-ci. En lieu et place, ils nous ont offert des dons pour notre clinique.

Il y avait de bonnes raisons de réformer à fond l’ancien système. Finalement, il était extrêmement dépensier et corrompu.

Certainement, des réformes étaient absolument nécessaires, mais on n’a pas réformé, on a simplement détruit tout le système de santé. On aurait dû mieux répartir les médecins et les cabinets sur tout le pays. On aurait dû réduire les prix des médicaments et l’influence des entreprises pharmaceutiques. Et bien sûr qu’il fallait combattre la corruption. Mais tout cela, on ne l’a pas fait, la seule chose, ce furent des coupes dans les budgets et des licenciements.

Etait-ce la faute des créanciers allemands et de la zone euro ? La responsabilité ne revient-elle pas plutôt à l’ancien gouvernement grec composé de conservateurs et de sociaux-démocrates ?

D’un point de vue formel, la responsabilité principale revient certainement aux anciens gouvernements grecs. Et les fonctionnaires de la Troïka le répèteront toujours. Cependant, en lisant les mémorandums et les rapports de la Troïka, vous verrez qu’elle a planifié ce programme brutal jusque dans les moindres détails.

Pourquoi des fonctionnaires non impliqués de Bruxelles ou de Washington auraient-ils la volonté d’imposer un tel procédé si cela n’apporte rien ?

C’est une question que je me suis souvent posée. Pourquoi nous forcent-ils de faire une telle restriction dans nos dépenses, alors que cela ne mène qu’à davantage de dettes ? Finalement, il ne me reste qu’une seule explication : il s’agit de mettre en pratique une idéologie affirmant que celui qui possède de l’argent a le droit à la vie, celui qui n’en a pas a le droit à la mort.

Autrefois, les médecins grecs demandaient en supplément à leur salaire étatique de l’argent aux patients. Vous aussi ?

Non, je ne l’ai pas fait. C’est insupportable que cela se passe aujourd’hui encore – et qu’aucun de ces médecins n’ait été traduit en justice, pas un seul. Depuis plusieurs mois, j’essaie, au sein de l’association des médecins, d’inciter les comités concernés de s’y opposer. Malheureusement, en vain.

En même temps, il y en a beaucoup qui s’engagent contre la misère. Combien de médecins travaillent gratuitement ici ?

Nous sommes une centaine de médecins de toutes les disciplines et 200 infirmiers et infirmières et aides-soignants.

Combien de cliniques ambulatoires semblables y a-t-il ?

Dans toute la Grèce, il y en a 50, dont huit à Athènes.

Comment vous arrivez à financer cela ?

Nous n’acceptons par principe jamais d’argent, uniquement des dons en nature. Heureusement, nous en obtenons beaucoup de la part de citoyens de toute l’Europe, notamment d’Allemagne et d’Autriche. Une petite partie nous parvient également de France et d’Italie. Le mois dernier, nous avons pu remettre deux chargements de camion de matériel provenant de nos donateurs à des hôpitaux publics.

Ces dons proviennent de Grecs émigrés ?

Non, pas des Grecs, uniquement des citoyens normaux d’autres pays européens.

Donc les citoyens font preuve de la solidarité que leurs gouvernements refusent ?

En Allemagne ou en France, il y des pans entiers de la société qui ne sont pas d’accord avec la politique de leurs gouvernements. J’en ai rencontré beaucoup qui ont honte de ce que leurs gouvernements ont imposé à la Grèce.

Vous et vos collègues, êtes vous en mesure de couvrir les besoins dans les autres centres médicaux gérés par des bénévoles ?

Non, en aucun cas. Nous pouvons soulager la souffrance, mais cela ne peut remplacer les services de santé publique normaux. C’est vraiment tragique. Les hôpitaux publics manquent de tout, pas seulement de médecins, mais même de pansements et de désinfectants. Les conséquences sont souvent graves. L’année passée, il n’y eut, pendant des mois, dans une maternité au Nord de la Grèce, plus de vrais clamps de cordon ombilical. Cela a mis en danger la vie de nombreux bébés.

Si la situation est si grave, il y a certainement de nombreuses personnes qui vous téléphonent jour après jour pour demander de l’aide. Comment arrivez-vous à supporter cela ?

Parfois, c’est terrible. Je me réveille la nuit en pensant à la mère qui ne peut pas sauver son enfant ou au malade cancéreux ayant besoin d’un traitement coûteux que nous ne pouvons lui offrir. Il y a des jours où je me sens très frustré et déprimé.

Le nouveau gouvernement de gauche a promis de combattre cette situation d’urgence humanitaire. La situation ne s’est-elle pas améliorée depuis son entrée en fonction en février ?

Quand une voiture dévale une pente à plein gaz et qu’on change le conducteur, la course vers l’abîme n’est pas encore terminée. Néanmoins, il y a maintenant des bons d’alimentation et de l’électricité pour les plus pauvres. Le nouveau gouvernement a promulgué une loi selon laquelle les non-assurés ont également accès aux hôpitaux publics. En réalité, tout cela n’apporte pas encore de réelle aide, car le système public est totalement débordé par manque de personnel et d’équipement.

Il n’y a pas assez de médecins et de soignants ?

Oui, bien sûr. 4000 médecins sont partis à l’étranger dont 2500 en Allemagne. Même quand les gens obtiennent un rendez-vous, cela ne veut pas dire qu’on pourra les aider. Souvent les appareils nécessaires manquent ou les médicaments sont impayables. Il faut donc continuer à lutter et faire pression sur le gouvernement.

Les chances de pouvoir améliorer la situation sont-elles faibles ?

Honnêtement, je n’attends pas grand-chose des gouvernements, ni d’ici ni du reste de l’Europe. La situation est trop embrouillée et échauffée. Je puise le plus d’espoir dans l’immense solidarité des gens entre eux, chez nous et par le grand soutien de nos amis en Allemagne et dans d’autres pays européens. Cela me donne du courage.

Avez-vous jamais pensé entrer en politique pour changer le système par cette voie ?

Oui, j’y ai pensé. Mais plus par désespoir que par conviction. Je me suis même fait mettre sur une liste de Syriza lors des dernières élections parce que je m’y sentais obligé. Mais je n’en ai parlé à aucun journaliste, je n’ai pas fait de campagne et je n’ai pas été élu. Maintenant, j’en suis content. Ma place est aux côtés des malades, ils ont besoin de moi. •

Harald SCHUMANN le 10/07/2016

Pour en savoir davantage sur la « Metropolitan Community Clinic », consultez le site anglais :

www.mkiellinikou.org/en/

Source : www.tagesspiegel.de/weltspiegel/sonntag/ein-griechischer-arzt-berichte... du 2/6/15
Réimpression avec l’aimable permission de l’auteur.
(Traduction Horizons et débats)

* Giorgios Vichas, 53 ans, est médecin et cardiologue dans un hôpital d’Athènes. Parallèlement, il dirige depuis quatre ans une polyclinique, où des médecins et d’autres professionnels de la santé apportent gratuitement dans leur temps libre de l’aide aux patients n’ayant plus d’assurance-maladie. Il est marié et a deux filles.

 » » https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2015/07/06/un-medecin-gr..

 

VU SUR LE SITE :

Lire la suite

Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ? Par Moon of Alabama.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ?

Par Moon of Alabama le 20 août 2016

Hier, une bagarre a éclaté entre les troupes de l’Armée arabe syrienne (AAS) et les forces kurdes locales, dans la ville majoritairement kurde de Hasakah au nord-est de la Syrie. Hasakah, qui compte environ 200 000 habitants, abrite une garnison de l’Armée arabe syrienne (AAS) depuis des années. Il y a une certaine inimitié entre les Kurdes et les soldats, mais le calme règne habituellement.

Il y a eu déjà eu des heurts, mais c’était des rivalités locales entre les Forces de défense nationales auxiliaires syriennes et des minorités arabes locales (chrétiennes) et des gangs qui forment une force de sécurité intérieure kurde sous le nom d’Asayish. Ces combats se terminaient habituellement au bout d’un jour ou deux quand les adultes des deux camps réglaient le désaccord sur tel ou tel point de contrôle ou voie d’accès.

L’État islamique (en gris sur la carte) a autrefois menacé Hasakah mais le danger est maintenant écarté.

Carte via ISW

Carte via ISW

Hier, une nouvelle bagarre a éclaté, mais cette fois, elle a pris un tour sérieux. L’armée de l’air syrienne a été appelée pour contrecarrer des attaques directes contre la garnison de l’AAS et les quartiers des minorités:

Des avions de combat du gouvernement syrien ont bombardé des parties de la ville de Hasaka tenues par les kurdes au nord-est du pays, jeudi, pour la première fois en cinq ans de guerre civile, selon la milice kurde syrienne YPG (Unités de protection du peuple) et un groupe de surveillance.

Le gouvernement syrien a encore des points d’ancrage dans les villes de Qamishli et Hasaka, toutes les deux situées dans le gouvernorat de Hasaka, qui coexistent largement pacifiquement avec les parties du territoire tenues par les YPG.

La cause de la flambée de cette semaine n’est pas claire.

Xelil dit que l’artillerie des forces gouvernementales a bombardé des districts kurdes de Hasaka, et qu’il y a eu des affrontements violents dans la ville.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, qui suit la guerre à travers un réseau de militants, a déclaré que des avions de combat avaient ciblé les positions des forces de sécurité kurdes dans le nord-ouest et le nord-est de la ville de Hasaka.

Il semble que ces combats aient éclaté à cause de l’arrivée, pour une raison inconnue, de troupes américaines à Hasakah. L’armée américaine se plaint maintenant que ses troupes aient essuyé des tirs de l’armée de l’air syrienne:

Les frappes aériennes syriennes ont eu lieu au nord-est de la ville de Hasaka, un endroit où les affrontements au sol entre les combattants kurdes des YPG et les forces du régime syrien ont augmenté. Il y avait là un petit nombre d’agents spéciaux américains agissant comme conseillers des YPG lorsque les frappes aériennes syriennes ont commencé.

Après que les Su-24 syriens ont commencé à frapper, les États-Unis ont immédiatement contacté les Russes, a dit Davis qui a précisé que l’aviation américaine rétorquerait si les forces de la coalition étaient attaquées.

Les Russes ont expliqué que ce n’était pas eux qui avaient effectué ces frappes et les États-Unis ont envoyé précipitamment des avions de chasse pour protéger les Américains et leurs alliés.

Quand les avions des Etats-Unis et de la coalition sont arrivés, les jets syriens étaient partis.

Il n’y a pas d’Etat islamique dans la région qui est maintenant loin de la ligne de front.

-Pourquoi les troupes américaines, qui n’ont aucun fondement juridique pour être en Syrie, se trouvent-elles dans la ville de Hasakah ou dans sa région?

-Qui « conseillent-t-elles ? Et dans quel but?

-Pourquoi les rares conflits locaux s’enveniment-ils juste au moment où les troupes américaines arrivent dans la région?

Les Etats-Unis ont la chutzpah* « d’avertir » les Syriens de ne pas défendre leurs propres troupes sur leur propre sol :

Des nouvelles patrouilles aériennes de combat américaines ont été envoyées sur la zone, hier, et l’ont survolée aujourd’hui aussi.

Davis a dit que les Syriens seraient « bien avisés » de ne pas interférer avec les forces de la coalition sur le terrain à l’avenir.

Les forces gouvernementales syriennes sont attaquées par les troupes kurdes qui sont « conseillées » par les forces spéciales américaines. Et, si l’on en croit le porte-parole américain, les forces de l’air syriennes n’ont pas le droit de les défendre? Qu’est-ce que cela a à voir avec « la lutte contre ISIS » dans l’est de la Syrie, qui est soi-disant la seule raison pour laquelle les troupes américaines sont en Syrie?

L’armée de l’air syrienne est revenue à Hasakah aujourd’hui et a continué de bombarder la position à partir de laquelle l’armée syrienne est attaquée. Ils ne seraient pas là sans l’accord des Russes. Est-ce que l’armée des Etats-Unis veut entamer le combat contre l’armée de l’air syrienne et ses alliés russes?

Les YPG kurdes disent qu’ils évacuent actuellement les civils de certains quartiers de la ville. Ils semblent s’attendre à un conflit prolongé.

Tout mouvement contre l’armée syrienne à Hasakah sera attentivement examiné par Ankara. La Turquie craint, avec raison, que les États-Unis ne soutiennent l’objectif kurde d’une entité nationale kurde à cheval sur la Syrie et l’Irak. Ce qui mettrait en danger la Turquie du fait de sa propre grosse minorité kurde.

Si les Kurdes expulsent les forces syriennes de Hasakah avec le soutien des Etats-Unis, la Turquie saura que toutes les assurances américaines de ne pas œuvrer contre les intérêts de son allié turc sont mensongères. Cela augmentera l’animosité turque, déjà profonde, contre les États-Unis et cela accélérera ses démarches en vue d’une alliance avec la Russie et l’Iran.

Moon of Alabama | 19 août 2016

Note : Avoir du culot en Hébreu

Article original:http://www.moonofalabama.org/2016/08/hasakah-are-us-troops-advising-kurds-to-attack-the-syrian-army-.html#more

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/pas-detat-islamique-a-hasaka-mais-des-soldats-americains-qui-conseillent-aux-kurdes-dattaquer-larmee-syrienne/

Lire la suite

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ?

Par Offguardian le 20 août 2016

A propos de la photo d’Omran, 5 ans, qui a « ébranlé le monde », on peut lire ici une manière de relater les faits sous un angle différent de celui suivi par les médias de masse. Partant de sources plurielles, chacun peut mieux se faire sa propre opinion. [Silvia Cattori]

Capture d’écran du compte Facebook de Mahmoud Raslan.  Il apparaît ici portant une chemise bleu. On reconnait avec lui deux terroristes d’al-Nosra, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, filmés à Alep lors de la décapitation d’un enfant, Abdallah Issa.

Capture d’écran du compte Facebook de Mahmoud Raslan. Il apparaît ici portant une chemise bleu. On reconnait avec lui deux terroristes d’al-Nosra, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, filmés à Alep lors de la décapitation d’un enfant, Abdallah Issa.

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ?

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Le « journaliste » militant Mahmoud Raslan, d’Alep Est, aujourd’hui à Ramouseh. A l’arrière plan, un tank capturé par les groupes terroristes.

On nous a envoyé un lien vers ce qui apparaît être “Mahmoud Raslan” désigné dans le document de l’agence de presse AP comme un “photo-journaliste pour Al-Jazeera Mubasher.”

Voici une capture d’écran de la page Facebook de Mahmoud Raslan:

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Il apparaît ici sur une capture d’écran de la vidéo (en bas, à droite et à gauche) portant une chemise bleue à motifs, et également, portant la même chemise (en haut à gauche) avec quelques hommes qui ressemblent étrangement aux “rebelles” filmés en train de torturer un garçon de 12 ans avant de lui couper la tête. [on reconnaît, parmi d’autres, les terroristes, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, impliqués dans la décapitation d’Abdallah Issa, Ndlr]

Ainsi, le prétendu évènement dont les médias de masse cherchent à faire le catalyseur d’une intervention occidentale plus musclée en Syrie, a été filmé par des amis d’al Nosra [1], et son principal témoin semble être un associé des pires meurtriers de la région.

Description sur leur page FB: Aleppo Media Centre is a reliable source of news from inside the province of Aleppo. We have a dedicated team of correspondents distibuted around the province

Description sur leur page FB: Aleppo Media Centre is a reliable source of news from inside the province of Aleppo. We have a dedicated team of correspondents distibuted around the province

Y a-t-il une confirmation indépendante montrant ce que cette vidéo prétend montrer? Savons-nous vraiment si le petit garçon a été blessé par une bombe et non par ses porteurs?

Peut-être que ceux qui nous réprimandent et nous insultent pour avoir mis en question la vidéo devraient-ils porter leur attention sur les vrais problèmes qui se posent ici. Le petit garçon de la vidéo est heureusement en vie. Celui qui a été décapité par les copains de Mahmoud Raslan ne l’est plus.

Si votre indignation est réelle et non feinte, tournez la où il le faut.

Off Guardian| 19 août 2016

[1] https://www.facebook.com/AMCenglish/about/?entry_point=page_nav_about_item&tab=page_info

MSM using pro-al Nusra “media center” as source for war-propaganda

[2] https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

Article original: https://off-guardian.org/2016/08/19/an-id-for-mahmoud-raslan/

Traduit de l’anglais par Arrêt sur info

Source: http://arretsurinfo.ch/qui-est-le-militant-journaliste-mahmoud-raslan-dalep/

MSM using pro-al Nusra “media center” as source for war-propaganda

At some point over the last few days a little boy and his family allegedly sustained minor cuts and bruises when their apartment building was allegedly bombed by pro-Assad forces. The Western media, which has consistently ignored the thousands of those severely injured and killed in Aleppo by “rebel” bombardment, has now found its conscience and gone crazy.

You must have seen this video, because it’s everywhere right now.

video: https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

You’ll find it all over the Guardian, NBC, Independent and most other major corporate news outlets, most using the same AP source. The boy is allegedly five-year-old Omran Daqneesh. According to the AP report neither he nor the rest of his family sustained anything but superficial cuts and bruises.

Yet, in a conflict that has already claimed the lives of more than 100,000 people nationwide, the media wants us to believe this story is somehow unique and that the “horror generated” by a video of some people looking quite well but dusty and bloodstained will shock us more than the piles of corpses , “echo the anguished global response” to images of drowned Aylan Kurdi and galvanise us all into “doing something” – ie supporting a NATO intervention to save the terrorists in eastern Aleppo.

If the sight of all the major outlets who cheer on western-backed slaughter every day, running wall-to-wall op-eds and features about the tragedy of a little boy with a cut on his face, simply because it serves the empire’s agenda, doesn’t convince you of the moral and intellectual blank they’ve become then keep reading. It gets better.

AP and other outlets tell us the vid was “filmed and circulated” by a group called the “Aleppo Media Centre.” Who/what are they? Well,the Graun links to their Twitter, which is in Arabic,and which boasts over 20,000 alleged followers,including several members of the western media, and a plethora of similar short and often murky vids beside this one. We can also quite easily find their Facebook page, where we also find this:

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

That’s “al Nusra” as in the US-designated terrorist group. It looks as if the AMC quite approves of them doesn’t it. Even calls them “rebels” not terrorists”, and cheers on the fact they have killed Syrian service men.

We’re also a bit curious about why the AP report claim the video was made Wednesday night, when it was uploaded to Twitter at 13:52 BST Wednesday afternoon, which would equate with 15:52 in Aleppo. Is this a time-zone anomaly? But then there’s the added confusion of theTweet itself, which seems to say pretty clearly that the vid was made on Sunday evening.

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Sunday? Wednesday afternoon? Wednesday night? It would be good to clear that up. Maybe we can ask the photo-journalist and alleged eye witness, “Mahmoud Raslan”, quoted extensively by AP and almost every media outlet.

It’s this Raslan who sets the scene, provides corroboration, gives the background human interest story of handing survivors “from one balcony to another”, and of passing “three lifeless bodies” before finding our poster boy alive. So he must know for sure when it happened. But so far he seems hard to track down.

Some outlets such as the BBC describe him as a “photo journalist for Al Jazeera Mubasher”. He’s also described by the Indy and others as the “photographer behind [the] iconic image” of the little boy in the orange seat. This is slightly odd because the most widely distributed “iconic image” is just a still from the video, as the Guardian itself admits at the top of the article linked to above.

he Guardian even includes an interview with the alleged author of the video in its rolling coverage. The man’s name is claimed to be Mustafa al-Sarout, member of the terrorist-loving AMC.

Presumably Mahmoud Raslan was one of the other photographers there, inaccurately credited with the still from the vid. But who is he? If you search for “Mahmoud Raslan Al Jazeera Mubasher” you get nothing but hits on today’s AP story. No one has yet found any social media page or website for him, and if he was a photo-journalist prior to this event there doesn’t seem to be any record of his work or credits immediately available.

It would be good to track him down if possible wouldn’t it. Because without his confirmation the only source for this entire bizarre non-event currently being used as a catalyst for war is an unverified vid from an anti-government, pro-terrorist “media center”.

UPDATE 19/08/16: We now seem to have an ID for Raslan. We’re not clear if he works for Al_Jazeera, but he apparently is a friend of child-murderers.

Source: https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

Crocodile Tears For Aleppo Poster Child

By Paul Craig Roberts

August 19, 2013 « Information Clearing House » – Washington’s media presstitutes are using the image of the child to bring pressure on Russia to stop the Syrian army from retaking Alleppo. Washington wants its so-called moderate rebels to retain Alleppo so that Washington can split Syria in two, thereby keeping a permanent pressure against President Assad.

Let us not forget the tens of thousands of children that Washington’s wars and bombings of 7 Muslim countries have killed without any tears shed by CNN anchors, and let us not forget the 500,000 Iraqi children that the United Nations concluded died as a result of US sanctions against Iraq, children’s deaths that Clinton’s Secretary of State Madeleine Albright said were worth it.

Let us not forget that Washington’s determination to overthrow the Syrian government has brought many deaths to Syrians of all age groups. Washington alone is responsible for the deaths. The evil Obama regime has stated over and over that “Assad must go” and is prepared to destroy the country and much of the population in order to get rid of him.

According to the Obama regime, Assad must go because he is a dictator. Washington tells this lie despite the fact that Assad was elected and re-elected and has far higher support among Syrians that Obama has among Americans. Moreover, whatever Washington accuses Assad of doing to Syrians is nothing compared to the death and destruction that Washington brought to Syria.

Perhaps the tragedy of Aleppo could have been avoided if the Russian government had not prematurely declared “mission accomplished” in Syria and withdrawn only to have to rush back after the Russian government was again deceived by Washington.

Dr. Paul Craig Roberts was Assistant Secretary of the Treasury for Economic Policy and associate editor of the Wall Street Journal. He was columnist for Business Week, Scripps Howard News Service, and Creators Syndicate. He has had many university appointments. His internet columns have attracted a worldwide following. Roberts’ latest books are The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West, How America Was Lost, and The Neoconservative Threat to World Order.

URL de cette page: http://arretsurinfo.ch/qui-est-le-militant-journaliste-mahmoud-raslan-dalep/

Arrêt sur Info se dégage de toute responsabilité concernant des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Vous pouvez reproduire les articles d’Arrêt sur Info à condition de citer la source et de ne pas les modifier ni les utiliser à des fins commerciales.

Vous voulez réagir, signaler une erreur, communiquer un renseignement ? Contact

Lire la suite