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Le blog de Lucien PONS

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9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La République, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques.Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© Photo. Photo courtesy of Pavel Dorohin

International

20:10 07.05.2016(mis à jour 08:39 08.05.2016) URL courte

1116609870

A l'approche du Jour de la Victoire, le Pape François s'est publiquement épinglé le ruban de Saint-Georges... et a énormément offensé Kiev. Maintenant, l'Ukraine menace d'interdire au Pape l'entrée dans le pays et le proclame digne du titre de "beau-père" et non Pape.

Le ruban orange et noir a été offert au Pape par le député russe Pavel Dorokhine lors d'une audience générale du pontife sur la place Saint-Pierre au Vatican. Le Pape a volontiers accepté le cadeau et l'a épinglé sur sa soutane pour commémorer les héros de la Seconde Guerre mondiale et exprimer sa solidarité avec le peuple russe.

La photo du Pape avec le ruban sur sa soutane a vite fait le tour des médias internationaux, et les autorités ukrainiennes ne sont pas restées de marbre…

The Pope wears a St. George Ribbon

Папа Римский надел георгиевскую ленту pic.twitter.com/oyeHrVFtwf

— Marcel Sardo (@marcelsardo) 6 мая 2016 г.

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© REUTERS/ Valentyn Ogirenko

Les médias ukrainiens s'emmêlent encore les pinceaux !

Ces derniers temps, le ruban de Saint-Georges ne suscite qu'une réaction hostile en Ukraine. Après que la confrontation civile a éclaté, le ruban est devenu un symbole non officiel des opposants au régime actuel. Tout cela, ruban, autres symboles soviétiques, ainsi que soi-disant "mythes" soviétiques sur la Seconde Guerre mondiale, sont désormais regardés d'un mauvais œil par Kiev. Les radicaux mènent d'ailleurs une vraie chasse à ceux qui arborent le ruban orange et noir.

En mai 2014, un symbole alternatif au ruban a été créé, un pavot rouge qui copie de fait un emblème apparu jadis au Royaume-Uni.

Cette année à l'approche du Jour de la Victoire, les autorités exigent que les Ukrainiens ne portent en aucun cas le ruban de Saint-Georges.

Et dans ce contexte, le gouvernement ukrainien qui a déjà fait des pieds et des mains pour éradiquer toute trace de l'"agresseur", a reçu la nouvelle en pleine figure: le Pape François porte lui aussi le ruban!

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© Flickr/ Bill Brooks

En Ukraine, l'Institut de la mémoire ordonne d'oublier un symbole de la victoire

Les Ukrainiens n'ont pas tardé à se mettre en colère. Certains ont proposé d'interdire au souverain pontife l'entrée dans le pays, d'autres l'ont baptisé de "beau-père" et non Pape. Visiblement, le geste leur a tapé sur les nerfs!…

Et c'est alors qu'il n'y a pas longtemps Kiev se vantait du soutien implicite du Pape, après avoir pris le symbole de la Journée mondiale de la Trisomie 21 pour un drapeau national ukrainien. Sans se douter de rien, ils ont publié une image diffusée sur Instagram qui représentait le Pape François embrassant deux petites filles, dont l'une tenait dans sa main des rubans jaunes et bleus, qui rappellent, selon eux, l'un des emblèmes de l'Etat ukrainien.

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DISCOURS DE CONQUÊTE DE WALTER HALLSTEIN — 23 janvier 1939, Rostock, Mecklembourg-Poméranie antérieure

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #La nation ., #le nazisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire

DISCOURS DE CONQUÊTE DE WALTER HALLSTEIN — 23 janvier 1939, Rostock, Mecklembourg-Poméranie antérieure

11 octobre 2014, 14:33

11 octobre 2014, 14:33

Pour mémoire : Walter Halltein (1901-1981), juriste sous le régime nazi, a été le premier président de la Commission Européenne de Bruxelles entre 1958 et 1967. En particulier, le Général de Gaulle s'oppose au plan Hallstein de construction d'une Europe fédérale, présenté en 1965. C'est la politique de la chaise vide (1965-1966) qui bloque toute les décisions du Conseil des ministres de la CEE du fait de l'absence systématique de la représentation française.

La crise se termine par le Compromis de Luxembourg qui — en principe — entérine la règle de l'unanimité pour toutes les décisions présentant un « intérêt vital » et qui — en pratique — peut être simplement évoqué sans pour autant pouvoir bloquer le processus décisionnel (cf. http://europa.eu/legislation_summaries/glossary/luxembourg_compromise_fr.htm)

« Discours de conquête » prononcé par Walter Hallstein, futur président de la Commission Européenne (1958-1967), en 1939 à Rostock.

« Le Protecteur de la loi national-socialiste possède trois tâches : il doit connaître la loi, l’appliquer et la développer davantage. La plus importante parmi ces tâches est la troisième, parce que tout ce que nous faisons est soumis à la loi du développement national-socialiste.Nous devons non seulement prêter attention à la législation en vigueur, mais tout particulièrement au processus législatif pour le futur du national-socialisme. Notre tâche de politique juridique consiste non seulement à maintenir l’ordre existant, mais aussi à en créer un meilleur pour le développement du national-socialisme.

Je dois expliquer la raison pour laquelle c’est le Protecteur de la loi nationale-socialiste qui possède la vocation particulière de faire face à cette tâche.

Le leadership de l’État européen national-socialiste possède le pouvoir inconditionnel et définitif dans toutes les décisions relatives à l’architecture de cette Communauté du Peuple.

Le leadership de l’État européen national-socialiste a-t-il besoin de juristes pour remplir sa tâche politique ? D’un point de vue individuel, le juriste pourrait souhaiter cette perspective professionnelle et psychologique, ce qui est compréhensible. Les juristes sont en effet généralement occupés, durant leur vie entière, à réglementer et contrôler le trafic de la Communauté à l’intérieur d’un cadre hermétiquement délimités par des milliers de paragraphes légaux, absorbés par des soucis quotidiens futiles, tels que« réparer les clôtures » et « nettoyer les tranchées ».

Ainsi, les juristes ressentiront puissamment l’élaboration de la loi nationale-socialiste comme un acte libérateur ; une sorte de défi viril dont chaque avancée constituera une conquête dans des territoires inconnus. Ils accueilleront avec reconnaissance l’opportunité de l’énorme effort du national-socialisme de planification juridique à grande échelle.

Cependant, la motivation qui justifie la responsabilité du Protecteur de la loi nationale-socialiste pour ce rôle d’architecte provient des nécessités et des besoins de la Communauté aryenne et pas seulement d’un souhait de la communauté des juristes.

Certes, créer cette nouvelle politique juridique exige le soutien des juristes qui dirigent le domaine de la loi nationale-socialiste, qui connaissent la législation nationale-socialiste et les règles qui régissent la création des lois nationales-socialistes, car il est évident que l’on a besoin de connaître ce qui est « Bon » afin d’être capable de trouver ce qui est « Mieux ».

Toutefois, je suis convaincu que la justification de cette vocation à élaborer la législation nouvelle nationale-socialiste doit avoir des fondations plus profondes. Je pense qu’elle doit provenir de la nature même de l’ordre qui a été conféré par le Peuple aryen au Protecteur de la loi nationale-socialiste, à savoir une loi de la Nature qui est innée dans la profession même du Protecteur de la loi nationale-socialiste. C’est pour cette raison que ce dernier doit finalement être l’architecte responsable de la loi nationale-socialiste.

La relation entre le Protecteur de la loi nationale-socialiste et la loi nationale-socialiste aujourd’hui est différente du positivisme juridique de la fin du XIXe siècle, qui fut l’opinion majoritaire jusqu’au tournant du XXe siècle.

La création de la nouvelle loi nationale-socialiste est du ressort seul des législateurs nationaux-socialistes. Le rôle du juge se limite à l’application de la loi nationale-socialiste. Si des cas ne sont pas réglés par la loi nationale-socialiste, le juge peut proposer des amendements à celle-ci afin de faire entrer ces cas non prévus dans le cadre juridique de la loi nationale-socialiste.

Toutes les branches de l’activité juridique font partie de la Purification de la démocratie : aussi bien la théorie scientifique de la loi nationale-socialiste, dont les résultats sont condensés dans des conseils juridiques pour la pratique du droit, que les efforts quotidiens effectués par les officiers du front de la loi nationale-socialiste, qui deviennent les défenseurs de sa conscience insultée, ainsi que le juge qui - avec un verdict - apporte la validité finale aux instructions de la loi nationale-socialiste.

Tous ces éléments participent au développement du droit national-socialiste par un effort méticuleux et continu qui requiert toujours l’approbation quotidienne du droit national-socialiste par la Conscience des peuples.

La véritable nature de la Constitution juridique d’un peuple peut seulement être reconnue par les observateurs qui ne se contentent pas de réfléchir longuement aux lois, mais qui prennent en considération la synergie vive de toutes ces forces mises ensemble. Cet art doit être utilisé et largement pratiqué lorsqu’un remaniement général des systèmes juridiques entiers est prévu et qu’il dépasse le cadre des simples amendements ordinaires.

Cela est encore plus vrai en cas de renversement complet d’un système juridique dans des proportions révolutionnaires, lequel demande l’utilisation de toutes les forces disponibles.

Aujourd’hui, nous voyons la totalité des Protecteurs de la loi nationale-socialiste — la profession juridique toute entière si vous voulez - participer à la tâche gigantesque de la Rénovation du droit du peuple.

[...]

La vérité est qu’aucune loi n’englobe la dimension complète de la vie, et que chaque formulation de faits juridiques ne peut être qu’une tentative visant à mettre en évidence les éléments typiques d’une décision. Ainsi,comme cela est connu depuis des temps immémoriaux, la logique du juriste est nécessairement fondée sur l’analogie.

La caractéristique la plus remarquable de l’État de droit d’aujourd’hui sera d’être éternellement la politique totalitaire de la loi nationale-socialiste. Cela signifie une révolution d’une taille et d’une ampleur sans précédent des systèmes juridiques démocratiques archaïques, et ce jusque dans leurs moindres recoins.

Le résultat de cette régénération nationale-socialiste caractérisera le visage culturel de la nouvelle ère placée sous le contrôle national-socialiste.

Dans le passé, un tel processus était un événement qui s’inscrivait à l’intérieur des frontières conventionnelles — un type d’affaires internes spécifiques à une Allemagne de petite taille. La prise du pouvoir politique en Allemagne par les nationaux-socialistes, cependant, administre ce processus sous un jour entièrement nouveau.

Tous les problèmes internes, toutes les tâches intérieures sont éclipsés par le grand impact de l’annexion des autres nations par le Reich nazi. Ils sont dépassés par les impulsions magnifiques que le travail de politique juridique nationale-socialiste obtient à partir de l’annexion de l’Autriche et des Sudètes.

La création du Reich de l’Europe nouvelle est :

  • un fait politique, une loi du Führer de dimension historique;
  • une de ces lois historiques qui change le paysage de l'Histoire et comble un vieux désir du Peuple aryen ;
  • un événement économique aux conséquences tout simplement inimaginables ;
  • un événement d’une importance exceptionnelle du point de vue de l’histoire du droit.

La tâche ne consiste plus simplement à rénover la vieille maison délabrée de l’Europe démocratique, mais à construire un nouveau bâtiment pour une famille élargie sur le territoire agrandi des nations conquises.

Cela nous amène tout droit au premier problème de politique juridique qui est provoqué par les annexions de territoires : pourquoi un seul système juridique devrait-il former la base de l’Europe nouvelle ?

[...]

Il ne peut y avoir aucun doute aujourd’hui quant à la nécessite d’avoir un système juridique unifié. L’incapacité de mettre un droit unifié en action est l’une des tâches non achevées du second Reich allemand des Kaisers et constitue un de ses échecs.

La conviction d’unifier les systèmes juridiques européens n’est pas seulement la conséquence d’une volonté ayant pour but de satisfaire aux commodités matérielles. En effet, cette Europe nouvelle qui se met en place est entrain de devenir de plus en plus une seule entité économique qui sera sous contrôle allemand.

Par conséquent, il n’est évidemment pas acceptable que le système juridique du Reich — qui représente la circulation sanguine de ce corps européen — soit étranglé par la diversité des systèmes juridiques démocratiques existant dans les différents peuples d’Europe.

[...]

Le Peuple de l’Europe nouvelle n’est pas seulement constitué par des conditions physiques communes, c’est-à-dire par des facteurs hérités et externes. Il ne se compose pas uniquement non plus d’un destin historique commun. Un Peuple est essentiellement formé par des convictions et des valeurs communes.

Ainsi, le leadership d’un Etat des peuples aryens, en particulier le national-socialisme, ne peut pas se passer des outils du droit pour sécuriser ce territoire commun.

La loi est le moyen éducatif et disciplinaire le plus remarquable qui soit mis à la disposition d’une communauté, car il y a peu de choses qui, par leur nature autoritaire, soient aussi profondément ancrées dans le coeur humainque la croyance en la Loi et en la Vérité.

Puisque nous avons maintenant répondu à la question de savoir si un système juridique uniforme est nécessaire, nous pouvons à présent nous tourner vers la question de ce à quoi un tel système doit ressembler, ce qui est encore plus difficile.

L’annexion de l’Autriche est, au départ, un processus de la loi d’État nationale-socialiste. Ce processus intègre le territoire et les populations de l’État nouvellement annexé, créant une nouvelle nationalité pour ces populations.

De plus, ce processus soumet les peuples et les territoires des Etats annexés à la souveraineté de l’État mère national-socialiste avec ses pouvoirs constitutionnels législatifs et exécutifs bien définis.

Dans d’autres zones juridiques, l’annexion laisse l’ordre juridique existant intact. Dans tous les territoires unifiés européens, le vieux système juridique se poursuit — excepté, bien sûr, là où cela contredit la Constitution de l’État unifié européen.

[...]

Ainsi, pour le Reich de l’Europe nouvelle, un système juridique commun n’est pas un fait qui résulte automatiquement de la création de ce futur Reich, mais c’est une tâche à réaliser.

Un observateur naïf de cette situation pourrait penser que rien n’est plus facile à accomplir que cette tâche. Une telle personne pourrait penser qu’on a seulement besoin d’un ordre pour que toutes les lois de l’Allemagne nazie soient immédiatement applicables à l'Autriche et au Sudètes. Mais la tâche à accomplir n’est pas si simple.

[...]

Il est impossible d’imposer immédiatement à un tel territoire la totalité de nos lois écrites nationales-socialistes. Une telle stratégie échouerait déjà en raison des simples limitations de capacité mentale des gens qui doivent appliquer ces lois.

Une telle tentative échouerait également en raison de la complexité de la structure de l’ordre social moderne national-socialiste. On ne peut pas simplement changer de système juridique comme on change une robe qui est devenue démodée, parce que chaque changement fondamental touche aussi, pour ainsi dire, la personnalité d’une population.

J’en arrive à présent aux questions concrètes de l’ajustement à la loi nationale-socialiste. Il faut établir une distinction entre certaines lois, dont l’introduction ne peut pas être retardée, car elles représentent un certain programme d’urgence au sein du processus d’imposition d’une unification juridique, et des lois secondaires qui peuvent attendre un peu.

En premier lieu, il y a encore des lois qui doivent être conçues de toutes pièces, car inexistantes. Ces lois doivent être conçues avec la participation des Protecteurs de la loi nationale-socialiste dans les territoires de l’Est, lesquels peuvent apporter certaines contributions dans l’optique d’une Purification de notre système juridique, afin d’en faire un véritable droit national-socialiste unifié du peuple allemand.

En ce qui concerne le programme juridique d’urgence à promulguer auprès des peuples d’Europe, l’objectif immédiat est l’introduction des lois déjà en usage dans l’Allemagne nationale-socialiste.

Le processus juridique pour introduire ces lois nationales-socialistes est la directive. La compétence pour émettre ces directives réside auprès des responsables du Reich national-socialiste et auprès du ministère de l’intérieur national-socialiste.

Parmi les sujets concernés par cet alignement rapide à la loi nationale-socialiste, nous pouvons différencier deux groupes : le premier groupe comprend les directives concernant le droit constitutionnel, qui constitue l’État national-socialiste et définit sa forme et sa réalité.

Ces directives ont déjà été introduites en Autriche quelques jours après qu’a été imposée la loi d’unification.

Parmi celles-ci, on trouve :

  • les lois constitutionnelles d’État contre la mise en place de nouveaux partis politiques dans une Europe placée sous le contrôle du national-socialisme ;
  • les lois constitutionnelles d’État visant à assurer l’unité entre l’Etat de l’Europe nouvelle et le parti national-socialiste ;
  • les lois constitutionnelles d’État pour la construction du Reich de l’Europe nouvelle ;
  • les lois constitutionnelles d’État concernant les gouverneurs du Reich de l’Europe nouvelle ;
  • certains compléments juridiques connectés à ces lois constitutionnelles, y compris la loi des citoyens (droit civil) du Reich, la loi sur le drapeau du Reich, les directives concernant les marques nationales, le sceau national et le symbole national de la swastika national-socialiste.

Le second groupe de lois immédiates, qui se développe tous les jours, comprend les directives concernant le développement des organisations d’État nationales-socialistes et les droits ou procédures matériels à propos desquels le législateur national-socialiste a déjà rendu son verdict — soit en maintenant les conditions juridiques existantes nationales-socialistes, soit en en créant de nouvelles.

Ces directives sont des lois adoptées, c’est-à-dire qu’elles sont entrées directement dans l’état de politique juridique en vigueur à partir de droit national-socialiste existant. Ces lois n’ont donc pas besoin de consultations supplémentaires.

Les lois nationales-socialistes les plus importantes de cette catégorie, et qui furent immédiatement introduites dans l’Autriche annexée et dans les autres pays occupés, sont :

  • la loi pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand ;
  • la mise en place des organisations administratives du Reich européen, à savoir :

— l’administration financière en tant qu’une des premières mesures ;

— l’administration juridique ;

— l’administration des chemins de fer et des servicespostaux ;

— l’administration du trafic aérien ;

— les bureaux du ministère de la propagande ;

  • les lois militaires et les lois concernant le service du travail pour le Reich européen, ainsi que le droit concernant la défense aérienne ;
  • tirées des lois administratives : la loi de la communauté administrative du Reich, la loi relative aux réunions, une partie du droit concernant les employés des services publics et une partie du droit relatif aux réglementations des salaires de la fonction publique, la loi fixant les taxes importantes ;
  • tirées des lois réglementant les organisations professionnelles : la loi réglementant la Chambre de la culture et celle concernant le droit vétérinaire ;
  • tirés du droit agricole : le droit de succession des propriétés agricoles, la loi sur les disponibilités alimentaires, ainsi que les règlements pour la commercialisation des produits agricoles ;
  • tirés du droit social : les règlements du national-socialisme d'assurance du Reich et les règlements de sécurité sociale ;
  • tirée des lois concernant l’emploi : petit à petit, la loi réglementant le service national du travail ;
  • tirés des lois liées à l’économie : le décret visant à faire respecter le plan de quatre ans, les règles concernant le secteur de l’économie lié à la production, les lois du Cartel, la loi réglant la publicité des entreprises, la loi légiférant la formation des prix, en particulier les règlements gouvernementaux visant à fixer les prix ;
  • tirée du droit civil : la loi pour éviter les excès des pouvoirs exécutifs ;
  • tirées du droit criminel : tout particulièrement les lois concernant la trahison et la haute trahison ;
  • tirées du droit privé : la nouvelle loi concernant les actionnaires, la loi relative aux lettres de change et aux chèques, les lois relatives au trafic ferroviaire ainsi que d’auttes lois du domaine du droit privé.

L’introduction de ces lois en grande urgence ne peut pas simplement être accomplie par un simple ordre qui exige que ces lois entrent en vigueur dans les nouveaux territoires occupés par les nationaux-socialistes.

Par ailleurs, ces lois n’ont pas été introduites dans le territoire des Sudètes à la même vitesse qu’en Autriche, en raison du manque de temps, mais aussi parce que nous ne pouvions pas prendre le pouvoir d’un État tout entier avec un système juridique déjà entièrement défini.

[...]

La structure de l’organisation administrative de l’Autriche et du territoire des Sudètes, qui est actuellement en train d’être formée, servira de modèle pour la future administration du Reich européen tout entier. Cela a été souligné par le ministre de l’intérieur du Reich, le ministre Frick, il y a quelques jours, durant un discours donné à l'Académie de l'Administration, à Hambourg :

  • Au niveau inférieur de cette structure administrative dans les pays conquis, on trouvera les entités des villes et des comtés. Les comtés constituent un mélange de circonscriptions administratives de l’État des corps auto-administrés. Ils seront dirigés par un directeur administratif.
  • Au niveau moyen de cette structure administrative se trouveront les entités régionales du Reich, qui seront également un mélange de circonscriptions administratives de l’État des corps auto-administrés. Ils seront dirigés par des gouverneurs du Reich.

[...]

Ces quelques exemples peuvent vous donner une idée de la quantité de ce qui doit encore être effectué et exécuté après la germanisation politique et aussi la germanisation juridique des nouveaux territoires. Le Protecteur allemand de la loi nationale-socialiste se trouve en face d’une pléthore de défis juridiques à résoudre.

Cependant je vous l’affirme, le Protecteur allemand de la loi nationale-socialiste saura saisir ces grandes opportunités avec une profonde confiance dans le futur de notre Peuple aryen et avec la conscience que c’est un honneur pour lui que de partager une modeste partie du fardeau des travaux de construction menant vers l’achèvement de la grande tâche historique de l’Allemagne, à savoir la construction de l’Europe nouvelle, dont nous faisons tous partie. »

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8 mai 1945 : son armée détruite par l'Armée rouge, l'Allemagne capitule ! par Jean LEVY

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La République, #La Russie, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture, #le nazisme

Publié par Jean Lévy

 

Ces quatre photos résument la capitulation allemande
Ces quatre photos résument la capitulation allemandeCes quatre photos résument la capitulation allemande
Ces quatre photos résument la capitulation allemande

Ces quatre photos résument la capitulation allemande

8 mai 1945 - 8 mai 2016

par Jean LEVY

 

Comme chaque année, 

les autorités françaises se croient obligées de célébrer la capitulation allemande du 8 mai 1945. Et cela, dans une période où l'Allemagne dicte sa loi aux 27 autres pays de l'Union européenne ! 

 

Pourquoi cette apparente contradiction ?

 

Tout s'est joué en 1992, avec le traité de Maastricht, :  après des décennies de négociations visant à faire de l'Europe, un espace de "libre échange" où les capitaux, les marchandises...et les hommes pourraient circuler sans frontière, où la concurrence se ferait "libre et non faussée",  l'Union européenne voyait le jour. Avec, dans le cadre de cette économie,  une distribution des rôles entre les Etats : c'est ainsi que la France s'est vue attribuer le tourisme, et l'Allemagne, l'industrie.
 

Les hôtels de luxe pour Paris, les machines-outils pour Berlin...

 

Aussi la France fermait ses mines et faisait un trait sur sa sidérurgie, au nom de la modernité, alors que l'Allemagne développait sa production de charbon et sa production d'acier, faisant d'elle, la puissance dominante en Europe. 

 

Politique dont on mesure aujourd'hui les effets : chômage de masse, concurrence organisée entre les salariés européens visant à leur moindre rémunération, politique dictée par l'Etat le plus puissant économiquement avec l'abandon délibéré de la souveraineté des nations au profit de la dictature de la bureaucratie bruxelloise au service de l'oligarchie financière européenne...

 

Et c'est dans cette conjoncture, où notre civilisation se délite, où les peuples sont prisonniers des intérêts financiers, que le gouvernement de la France, hier de droite, aujourd'hui "de gauche", responsables d'une politique de déchéance nationale durant près d'un demi-siècle, osent célébrer chaque année le 8 mai et la capitulation allemande !

Anniversaire, bien sûr, non célébré l'autre côté du Rhin !

 

Cette situation est subie, plus qu'acceptée, par notre peuple du fait de l'immense mensonge historique dans lequel il est plongé depuis des décennies : "on" lui conte chaque matin, que ce sont "les Américains" à qui on doit la libération de la France, alors que celle-ci n'a été rendue possible que par l'immobilisation à l'Est de l'Europe de 200 divisions de la Wehrmacht face à l'offensive soviétique menée sur plus de 2000 kms ...

 

Or, en Normandie, seule la majeure partie des cinquante divisions allemandes stationnées en France combattait les Alliés.
ll faut donc le dire et le répéter : sans l'offensive soviétique, les forces américaines et britanniques auraient dû réembarquer !

Mais cela, les médias de l'oligarchie n'en font guère état !

 

Et pourquoi pas conclure par la phrase prononcée en juin 1964, pour le 20ème anniversaire du débarquement par le général de Gaulle - alors président de la République et convié aux cérémonies - et refusant d'y aller:

"Si vous croyez que les Américains sont venus pour nous libérer ?"

 

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Le 8 mai 1429 Jeanne d'Arc délivre Orléans des anglais.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Histoire, #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance

8 mai 1429 : Jeanne d’Arc
délivre Orléans assiégée par les Anglais

Publié / Mis à jour le DIMANCHE 8 MAI 2016, par LA RÉDACTION

 
 

L’aventure de Jeanne d’Arc est le plus singulier des phénomènes historiques ; les annales d’aucun peuple ne présentent une femme si extraordinaire, ni des exploits si incroyables et si certains.

En 1428, un roi d’Angleterre se trouvait assis sur le trône de France ; le royaume était presque tout entier au pouvoir des Anglais ; il ne restait à Charles VII, héritier légitime de la couronne, que la ville d’Orléans, vivement pressée par ses ennemis, et dont la prise allait consommer la révolution, qui faisait de la France une province d’Angleterre. Une jeune fille âgée de dix-huit ans, née de parents pauvres à Domremy, proche Vaucouleurs, va trouver Charles VII à Chinon, et lui dit qu’elle est envoyée de Dieu pour faire lever le siège d’Orléans, et ensuite le faire sacrer à Reims : c’étaient là les deux uniques points de sa mission ; le second était encore plus difficile que le premier, car il s’agissait de traverser quarante lieues de pays occupés par les ennemis.

Afin de s’assurer de la mission de Jeanne, la belle-mère du roi la fit examiner, en sa présence, par des sages-femmes, qui la trouvèrent vierge ; elle passa ensuite à l’examen des docteurs, qui la trouvèrent inspirée. Le parlement, séant alors à Pontoise, lui demanda un miracle, pour preuve de sa mission : « J’en ferai à Orléans, répondit Jeanne. »

Elle se rend à Blois où l’on préparait un convoi pour Orléans ; la jeune héroïne rassemble quelques prêtres, dont elle forme un bataillon sacré qui marche à la tête des troupes, en chantant des hymnes que les soldats répétaient avec transport. Tous la croyaient inspirée ; tous semblaient inspirés à leur tour. Le convoi, escorté de six mille hommes, passe au milieu des ennemis, et la Pucelle est reçue en triomphe dans Orléans.

Jeanne d'Arc au siège d'Orléans. Peinture de Jules Lenepveu (1886)
Jeanne d’Arc au siège d’Orléans. Peinture de Jules Lenepveu (1886)

Les jours suivants d’autres convois, d’autres secours furent introduits dans la ville, toujours protégés par la Pucelle qui se tenait, avec un corps de troupes, entre la ville et les Anglais.

On se représente peut-être la Pucelle au milieu du carnage, les mains teintes de sang, donnant la mort à tout ce qui résiste ; au contraire, cette guerrière, aussi humaine que vaillante, abhorrait le sang, s’exposait aux coups et n’en portait point. Elle ne se servait jamais de son épée. C’était avec son seul étendard qu’elle foudroyait les Anglais. « Je veux chasser les ennemis du roi, disait-elle, mais je ne veux tuer personne. » Les assiégeants furent obligés de se retirer avec précipitation, abandonnant leurs malades, leurs vivres, leur artillerie et tout leur bagage. On voulait les poursuivre : « Laissons-les fuir, dit Jeanne, l’objet est rempli, pas de carnage inutile. »

Jeanne marche ensuite vers la ville de Reims, emportant toutes les places qui se trouvaient sur son passage, et chassant devant elle tous les escadrons ennemis. Reims ouvrit ses portes au roi, et l’héroïne assista au sacre, tenant l’étendard avec lequel elle avait combattu. Après avoir accompli les deux points de sa mission, la Pucelle d’Orléans voulut se retirer, mais on la pressa de rester ; elle eut le malheur de céder à ces instances ; et s’étant jetée dans Compiègne, dont les Anglais faisaient le siège, elle fut faite prisonnière dans une sortie et conduite à Rouen, où on lui fit son procès. On sait avec quelle barbarie les Anglais vengèrent leurs défaites, en la faisant brûler comme sorcière.

Embrassez l’épopée
de Jeanne d’Arc
avec l’ouvrage Si Jeanne d’Arc m’était contée... édité par La France pittoresque : 80 pages ornées de 29 illustrations pour tout savoir sur la pieuse habitante de Domremy devenue une immortelle icône à 19 ans
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Jeanne d'Arc, héroïne de l'histoire de France est depuis le XIX siècle la « mère de la nation française ».

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Histoire, #Culture

Jeanne d'Arc, née vers 1412 à Domrémy (en Lorraine), village du duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel et morte dans sa 19e année, sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession du royaume d'Angleterre, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, connue depuis l'époque comme « la Pucelle d'Orléans », et depuis le XIXe siècle comme « mère de la nation française ».

Au début du XVe siècle, cette jeune fille de dix-sept ans d'origine paysanne prétendant avoir reçu de la part des saints Michel, Marguerite et Catherine la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise, parvient à rencontrer le Dauphin Charles, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin au sacre à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans.

Capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres, et condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456 ; un second procès, en réhabilitation, est instruit, conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités les mieux connues du Moyen Âge.

Elle est béatifiée le 18 avril 1909 et canonisée le 16 mai 1920. Jeanne d'Arc est devenue une des quatre saintes patronnes secondaires de la France, et dans le monde entier une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d’œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques.

Sa fête légale et nationale établie par la loi promulguée le 10 juillet 1920 par le Président de la République Paul Deschanel est fixée au second dimanche de mai. Sa fête religieuse est fixée par l’église catholique au 30 mai, jour anniversaire de son martyre.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d...

Au coeur de l'histoire sur Europe 1, émission du 12 novembre 2014.

Franck Ferrand reçoit Philippe de Villiers, auteur du Roman de Jeanne d'Arc, afin d’évoquer la Pucelle d’Orléans.

https://www.facebook.com/groups/nonalanglaispartout/?ref=nf_target&fref=nf

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Articles d'Indépendance des Chercheurs : Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La justice, #La sécurité sociale, #La mondialisation, #La République, #Syndicat, #Socialisme, #Services publics

Articles d'Indépendance des Chercheurs : Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/03/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-i-51587.html

Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

L'indispensable débat stratégique à propos des véritables mobiles du projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri, sur lequel le débat parlementaire commence à l'Assemblée Nationale, a été étouffé de manière permanente par les affrontements de quelques groupes avec la police qui ont monopolisé à la fois l'information et les déclarations d'organisations diverses. Le 3 mai, Le Parisien écrit « Loi Travail : "Céder à la rue ? Non", répond Myriam El Khomri ». Evidemment, un véritable débat de fond rappelant de surcroît les responsabilités passées et présentes du monde politique, toutes étiquettes confondues, aurait été particulièrement « dérangeant ». Car la réalité est que depuis les années 1980, « droites », « gauches » et « ni droites ni gauches », toutes étiquettes confondues, ont toujours développé ou laissé faire la même politique de soutien à la mondialisation du capitalisme et de mise en place de « grands marchés du travail » européen et planétaire. La « gauche plurielle » de Lionel Jospin n'a pas été une exception, bien au contraire, et la loi el Khomri n'est que la suite de ce processus. Peut-on décemment oublier que François Hollande a été élu en 2012 avec le soutien de la « gauche de la gauche », alors qu'il avait été premier secrétaire du Parti Socialiste tout au long de la période désastreuse du gouvernement Jospin (1997-2002) auquel avaient notamment participé « communistes, « écologistes » et des prétendues « gauches socialistes », Jean-Luc Mélenchon compris ? A présent, le site de l'Assemblée Nationale annonce des débats sur le projet de loi « Travail : nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs » du 3 au 17 mai. Sur la même page, on trouve un extrait du compte rendu du Conseil des Ministres qui a donné le feu vert au projet de loi El Khomri et qui se termine avec la promesse : « Cette loi sera une grande réforme sociale, qui transformera en profondeur le droit du travail pour favoriser la compétitivité et l'emploi, en s'appuyant sur le dialogue social, tout en améliorant les droits des salariés et des actifs ». Une propagande qui, par elle-même, met en évidence la nécessité et l'urgence d'un véritable débat de fond, autant sur le contenu de la loi que sur ses véritables raisons stratégiques. Mais c'est précisément ce que le monde politique n'a pas envie de mener à terme. Encore moins, auprès de « la rue ». Pourtant, le 1er Mai même, Le Monde rapportait « Tafta : des documents confidentiels révèlent l’avancée des négociations ». Peut-on raisonnablement ignorer de telles réalités à propos du projet de loi sur le travail ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/03/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-i-51587.html ]


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/07/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-ii-51602.html

Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (II)

Cette semaine, le silence général perdure concernant les motivations stratégiques du projet de loi sur le travail. Pourtant, Témoignages avertit clairement « Loi El Khomri : conséquences désastreuses à La Réunion », et ce n'est qu'un exemple. Le Monde écrit « Loi travail : Manuel Valls n’exclut plus de recourir au 49-3 », alors que France TV Info commente « Loi travail : 71% des Français trouveraient "choquant" un recours au 49.3 » et Challenges annonce « Loi Travail : nouvelle journée de grèves et de manifestations le 12 mai ». Sud Ouest ajoute « Bordeaux : 40 000 colis et 23 camions bloqués par des manifestants anti-loi travail », et France 3 Aquitaine rapporte « Des manifestants anti-loi Khomry bloquent la centrale d'achat du groupe Auchan à Beychac et Caillau ». Mais si les affrontements entre la police et des manifestants ont donné lieu à de nombreux articles, les analyses du contexte stratégique du projet de loi de Myriam El Khomri sont pratiquement absentes comme déjà souligné dans « Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I) » et dans de précédents articles sur ce blog. Qui dénonce le rôle de la mondialisation du capitalisme, la stratégie de la grande finance et des grandes multinationales, les exigences du « commerce mondial », les « marchés de la main d'oeuvre » européen et planétaire, la « libre circulation » des capitaux, la course aux plus bas salaires et standards sociaux... ? Lyon 1ère rapporte « Projet de délocalisation: des salariés bloquent le site de Rexroth Bosch à Vénissieux », évoquant notamment un projet de délocalisation partielle en Turquie. C'est le genre d'informations que l'on voit passer au quotidien, alors que l'agence Ecofin souligne « Maroc : 60 000 nouveaux emplois attendus du lancement des "écosystèmes de services externalisés" » et fait état de la concurrence, en matière de services externalisés, de la Roumanie, du Portugal et de l'Espagne. La loi El Khomri est-elle autre chose qu'une nouvelle mesure d'exécution des exigences de la mondialisation du capitalisme ? Et qui ose analyser cet aspect de la politique de François Hollande et Manuel Valls ? Il y a un mois, l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a diffuse un communiqué de presse intitulé « La croissance du commerce restera modérée en 2016 car des incertitudes pèsent sur la demande mondiale », exprimant notamment le voeu d'une « croissance plus rapide dans la zone euro » avec le soutien de la Banque Centrale Européenne. Quel est censé être, pour les travailleurs français, le prix de cette « croissance plus rapide » ? Et quel est, à ce sujet, le rôle de la loi El Khomri que l'on évite d'analyser vraiment ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/07/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-ii-51602.html ]


et pour rappel :

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (I)

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (II)

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (III)

21 avril, "gauches", "droites" et crise du système en place

Marx, travail, société, robots, emplois humains...

Macron, travail, manifestations, capital, réseaux...

Loi El Khomri, manifestations... et silence sur les robots (I)

Loi El Khomri, manifestations... et silence sur les robots (II)

Robotique et chômage, fonctionnement de la recherche... Des sujets qui "dérangent" ?


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Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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30 ans de libéralisme

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #les crimes contre l'humanité

 
 

30 ans de libéralisme

Cela fait trois décennies que les trente glorieuses ont sonné leurs glas, et autant de temps que la vague libérale s’est répandu sur la planète. C’est donc depuis une éternité, que l’on nous rabâche qu’il n’y a pas d’alternative et que le sens de l’histoire a pris son élan pour ne jamais plus en être dévié.

La libéralisation de l’économie repose sur quelques piliers dont les différents gouvernements ont usé massivement ce qui a profondément changé les rapports de forces entre le capital et le travail.

La suppression des barrières en tout genre a permis de mettre en concurrence tous les travailleurs de tous les continents, ce qui a contribué à niveler par le bas les salaires. Dans le même temps, les capitaux ouvert au grand monde ont eu tout loisir de fureter à travers le globe pour optimiser leur profitabilité. Que leurs départs massifs entraînent un effondrement de l’économie et leurs arrivées tout aussi massifs entraînent la création de bulle ne les perturbent pas dans leurs quêtes. L’optimisation fiscale comme l’opacité étant indispensables à une bonne libéralisation, les paradis fiscaux jouent le précieux rôle de lubrifiant. La financiarisation a permis de doper l’activité de prêt des banques qui s’est développé trois fois plus vite que l’activité économique dans son ensemble. Les échanges mondiaux de marchandises et de services sont 200 fois moins important que les transactions sur les marchés financiers. La généralisation des crédits a permis temporairement de compenser des salaires érodés pour relancer une consommation en berne, mais a eu aussi pour conséquence d’endetter les salariés ainsi que les différents pays.

Outre l’intensification de la libéralisation des marchés, la logique libérale opère sur la réduction des budgets publics et sociaux. Les plans d’austérité incluent des réductions des fonctionnaires, le non-remplacement des départs à la retraite, le gel des embauches, des baisses de salaires, des réductions des investissements publics, des reports d’âge de la retraite, des baisses de pensions de retraite. Les conséquences inévitables sur la baisse de la consommation n’entrent pas dans le logiciel du capitalisme car cela répond à des logiques d’un terme beaucoup trop long pour lui. Les plans d’austérité ont donc provoqué une régression du pouvoir d’achat des nombreux ménages. Ces plans d’austérité ont par ailleurs conduit à une hostilité croissante à l’impôt qui accentuée par la propagande des médias, conduit une partie de l’opinion à accepter plus facilement les coupes dans les dépenses publiques que la hausse des impôts pour réduire les déficits. La volonté de saborder le seul mécanisme visant à gommer les inégalités fait partie intégrante de la parfaite panoplie libérale. Ainsi les impôts sont ramenés à leur portion congrue.

Le cas des trois individus qui ont incarné ce virage (Thatcher, Reagan et Mitterrand) est emblématique. Ils s’y sont engouffré car ces politiques qui caressaient le grand capital dans le sens du poil leur ont permis de prendre le pouvoir ou de le conserver avec leur aide et leur conseil. Il est important de noter qu’une fois ses précurseurs disparus, leurs successeurs n’ont jamais donner un coup de volant dans le sens inverse. C’eut été beaucoup trop dangereux pour eux. C’est ainsi que la tendance à la libéralisation s’est approfondit.

Mais le point crucial à saisir absolument réside dans le fait que le virage libéral ne résulte pas d’une orientation politique quelconque, ni d’une affaire de goût ou de convenance personnelle. Cette politique libérale est vitale car elle est consubstantielle à la survie (momentané) du capitalisme. La libéralisation de l’économie n’a été que la condition indispensable pour prolonger le capitalisme jusqu’à aujourd’hui, menaçait qu’il était au début des années 1970 par la crise qui ne faisait alors que commencer. C’est donc parce que le capital en avait besoin pour maintenir son taux de profit, que des politiciens affidés l’ont appliqué. Comprendre ceci est d’autant plus important que cela condamne les économistes atterrés qui regrettent le capitalisme des années 60 et cela discrédite les naïfs qui croient au capitalisme vertueux grâce à de puissants gardes fous. Il est, de même manière, illusoire de condamner les politiques d’austérités sans comprendre que dans ce système économique là, c’est leur seul salut.

»» http://les-tribulations-de-l-ecocolo-ecoconome.over-blog.com/2016/05/3...
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Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Crime de guerre, #La justice, #l'horreur économique

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

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Le rapport présenté le 16 décembre devant le Conseil de l’Europe par le député suisse Dick Marty sur le trafic d’organes dont auraient été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a fait l’effet d’une bombe (1). Pourtant, les allégations contenues dans ce rapport ne sont pas nouvelles : ce trafic est déjà évoqué dans les mémoires publiées en 2008 par l’ancienne Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte (2) et, au Kosovo, l’hypothèse d’un tel trafic est une « rumeur » qui circule depuis longtemps. De même, l’enquête publiée en 2009 par les journalistes Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj avait confirmé l’existence d’un véritable « archipel » de centres secrets de détention de l’UCK en Albanie (3).

Le rapport de M. Marty apporte cependant nombre d’informations nouvelles, permettant de mieux comprendre les mécanismes de ce trafic. Plusieurs centaines de prisonniers capturés par l’UCK — principalement des Serbes du Kosovo, mais aussi probablement des Roms et des Albanais accusés de « collaboration » — auraient été déportés en Albanie, en 1998 et 1999. Emprisonnés dans plusieurs petits centres de détention — dont la fameuse « maison jaune » du village de Rripë, près de Burrel, visitée par les inspecteurs du TPIY —, certains d’entre eux auraient alimenté un trafic d’organes. Les prisonniers étaient conduits vers une petite clinique située à Fushë Kruja, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Tirana lorsque des clients se manifestaient pour recevoir des organes. Ils étaient alors abattus d’une balle dans la tête avant que les organes, principalement des reins, soient prélevés. Ce trafic était conduit par le « groupe de la Drenica », un petit noyau de combattants de l’UCK regroupés autour de deux figures clés : M. Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du Kosovo, et M. Shaip Muja, alors responsable de la brigade médicale de l’UCK et aujourd’hui conseiller pour la santé de ce même Hashim Thaçi.

Bonne nouvelle, il n’est plus Premier Ministre !

Mauvaise nouvelle, il est désormais Président du Kosovo !

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Il est là, à droite…

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Le rapport de M. Marty laisse beaucoup de questions sans réponses, notamment le nombre exact de prisonniers victimes de ce trafic. La justice serbe, pour sa part, parle de 500 personnes déportées en Albanie. On ignore également quels étaient les partenaires étrangers de ce trafic, et surtout quels en étaient les bénéficiaires. Le rapport relève cependant que 60 patients de l’hôpital universitaire de Jérusalem auraient bénéficié d’une transplantation rénale en 2001, un chiffre exceptionnellement élevé.

Il importe de placer le crime supposé à sa juste valeur. Si le trafic est avéré, il s’agit d’un crime contre l’humanité massif, qui se situe, dans l’ordre de l’horreur, au « même niveau » que le massacre génocidaire de Srebrenica. Autre point essentiel, ce trafic se serait poursuivi au moins jusqu’en 2001, c’est-à-dire deux ans après l’entrée des troupes de l’OTAN au Kosovo et l’instauration du protectorat des Nations Unies sur le territoire. Le rapport note d’ailleurs qu’à partir de juin 1999, la frontière entre l’Albanie et le Kosovo n’était soumise à aucun contrôle réel.

Le rapport a suscité un tollé de protestations et de démentis. Certains ont voulu disqualifier le rapport de M. Marty, en jetant le doute sur son auteur, présenté comme un « adversaire de l’indépendance du Kosovo », voire comme un « ennemi du peuple albanais ». Le Premier ministre d’Albanie, M. Sali Berisha, l’a ouvertement qualifié de « raciste ». À l’appui de ces assertions, est souvent citée une interview accordée par M. Marty en mars 2008 au site du Réseau Voltaire, dans laquelle celui-ci critique, du point de vue de la légalité internationale, la proclamation d’indépendance du Kosovo (4). Cette prise de position ne traduit nullement une « aversion » à l’égard du peuple albanais ni du Kosovo, et le rapport de M. Marty ne serait ni plus ni moins étayé si son auteur avait approuvé, de ce même point de vue juridique, la proclamation d’indépendance. Notons enfin que la presse d’Albanie reproche explicitement à M. Marty son « anti-américanisme », puisque celui-ci a déjà révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Certaines déclarations officielles de Tirana, ces derniers jours, associent « l’anti-américanisme » supposé du rapporteur et son préjugé « anti-albanais ». M. Marty appartient pourtant au Parti radical, une formation politique qui se classe sur la droite de l’échiquier politique suisse et qui n’a jamais été réputée pour son anti-impérialisme forcené.

Certains accusent également M. Marty de « préjugés politiques », car il a publié son rapport quelques jours après les élections parlementaires organisées au Kosovo le 12 décembre, qui ont été entachées de fraudes massives, principalement commises, semble-t-il, par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) de M. Thaçi. Cet argument est facile à rejeter, car la concomitance des dates ne tient, à l’évidence, que de hasards du calendrier. Les élections du 12 décembre étaient un scrutin anticipé, dont la date n’a été fixée que début novembre. Que n’aurait-on dit si M. Marty avait publié ce rapport à la veille de ces élections !

Pour sa part, directement mis en cause, M. Thaçi a sorti l’artillerie lourde pour répondre à M. Marty. Dans une interview publiée le 30 décembre dans le Tages Anzeiger de Zürich, il reprend les accusations de racisme et va même jusqu’à comparer le rapport à la « propagande de Goebbels » (5). À l’inverse, l’affaire est également surexploitée dans le contexte politique suisse, quelques semaines après l’adoption par référendum d’une loi prévoyant l’expulsion des « étrangers délinquants ». La Présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, a ainsi préféré « différer » la réception du « prix de la diaspora » qui devait lui être attribué fin décembre par l’ambassade du Kosovo à Berne. Les Albanais, en plus d’alimenter les chiffres de la délinquance en Suisse seraient des « trafiquants d’organes ». On comprend que certains veuillent opposer un déni d’ensemble à cette criminalisation collective.

De nombreux commentateurs estiment enfin qu’il serait « impossible » d’attribuer un tel crime à des Albanais, et tentent de « relativiser » la portée du rapport en rappelant l’ampleur des crimes commis par des Serbes, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans. On ne peut que s’étonner du revirement de beaucoup, qui présentaient Mme Del Ponte comme une héroïne de la justice internationale quand elle traquait les criminels de guerre serbes, et sont sur le point de mettre en doute sa santé mentale depuis qu’elle a évoqué ce trafic. Mme Florence Hartman, ancienne porte-parole de Mme Del Ponte, a ainsi fustigé dans de nombreuses interviews « l’irresponsabilité » de l’ancienne Procureur, qui présenterait « comme des faits avérés de simples hypothèses », soulignant que les enquêtes menées par le TPIY n’avaient pas apporté de preuves concluantes. Or, ces enquêtes, notamment dans la fameuse « maison jaune » de Rripë, n’ont jamais pu être menées à bien, en partie à cause du refus de collaboration opposé par les autorités albanaises (6).

En attendant qu’une enquête sérieuse et systématique soit menée et puisse établir ou non la réalité du trafic d’organes, en attendant que des inculpations soient éventuellement prononcées par un tribunal compétent, on peut retenir comme acquis plusieurs faits. Tout d’abord, les corps de plusieurs centaines de Serbes et d’autres prisonniers de l’UCK n’ont jamais été retrouvés et il est très peu probable qu’ils le soient sur le petit territoire du Kosovo, où tous les sites éventuels de charniers et de fosses communes ont été identifiés et fouillés. Il est également certain qu’un nombre important de ces prisonniers ont été déportés en Albanie, où l’UCK disposait d’un réseau de centres de détention. On doit également admettre, plus de dix ans après les faits, qu’il est très probable que ces prisonniers sont aujourd’hui pour la plupart morts. Leurs corps n’ont pas non plus été découverts en Albanie (7).

Par ailleurs, l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo, alimenté par des « volontaires » venant vendre leurs reins est également attestée. Des patients, principalement israéliens, se rendaient dans la clinique Medicus de Pristina pour recevoir des organes sains. Ce trafic implique un personnage très inquiétant, un chirurgien turc nommé Yusuf Erçin Sönmez, alias « Docteur Vautour », actuellement en fuite. L’affaire de la clinique Medicus, dont le procès vient de s’ouvrir à Pristina, n’est pas forcément liée à l’éventuel trafic d’organes pratiqué, dix ans plus tôt, sur des prisonniers de l’UCK, mais les coïncidences sont troublantes (8).

Les réactions dans les médias albanais, dans la classe politique et plus largement dans la société albanaise, notamment dans la diaspora (9), rappellent immanquablement l’attitude de déni longtemps opposée par de larges secteurs de l’opinion serbe face aux crimes commis par les forces serbes. Les deux arguments centraux sont les mêmes : « notre peuple ne peut pas avoir commis de telles atrocités », et « notre peuple a été victime de crimes encore pires que ceux qu’on lui impute ». La réalité des crimes commis par les forces serbes au Kosovo n’invalide pourtant pas l’hypothèse que certains Albanais aient pu commettre un autre crime, particulièrement abject.

Tout le problème est que « le peuple albanais » n’est aucunement coupable de cet éventuel trafic, tout comme « le peuple serbe » n’a pas à porter la responsabilité du massacre génocidaire de Srebrenica : ces crimes ont des coupables, dont il appartient à la justice d’établir la responsabilité personnelle. Ce travail de justice est la seule manière d’éviter à des peuples entiers, et aux générations futures, de porter le fardeau accablant d’une responsabilité collective. Au Kosovo, seul M. Albin Kurti, le dirigeant du mouvement Vetëvendosja (« Autodétermination ») semble avoir compris la véritable signification de ce qui est en train de se jouer. Il a officiellement demandé que la justice se saisisse du dossier de M. Thaçi, estimant que c’était la seule manière de laver l’ensemble des combattants et des sympathisants de l’UCK du soupçon d’une responsabilité collective (10).

En Albanie, une des rares voix critiques à s’être élevée est celle de l’essayiste Fatos Lubonja, ancien prisonnier politique du régime stalinien et grande figure de la gauche. Dans un article publié par le quotidien Panorama, M. Lubonja ose établir un parallèle entre ce crime, supposé, et celui, établi, de Srebrenica, en soulignant que les Albanais risquent désormais d’en subir le poids accablant sur leur conscience collective. Dénonçant le « front patriotique », qui se forme, de Tirana à Pristina, pour refuser une enquête, il écrit : « l’accusation est certes lourde, mais refuser l’enquête qui la confirmerait ou l’infirmerait est encore pire. Ce refus nous rend tous coupables et je crois que la plupart des Albanais ne veulent pas se sentir mêlés à ce genre de crimes » (11).

Les critiques de M. Marty pointent l’absence de preuves fournies par son rapport. La résolution adoptée à l’unanimité par la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demande justement que des enquêtes soient diligentées pour établir ces preuves. Par la voix de sa représentante pour les Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton, l’Union européenne a estimé que cette enquête devait être menée par la mission européenne Eulex, précisément chargée d’assister les institutions du Kosovo dans la construction de l’Etat de droit. Tout en répétant ses critiques, le gouvernement albanais a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à ce que cette enquête se poursuive sur son territoire. Pour sa part, Mme Del Ponte a soulevé le problème de la juridiction compétente pour se saisir d’une telle affaire : le TPIY ne pouvant plus ouvrir de nouveaux dossiers, il faudrait créer un tribunal ad hoc, ou bien transmettre le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) (12).

Enfin, les responsabilités que pointent le rapport ne concerne pas seulement M. Thaçi et les anciens dirigeants de la guérilla albanaise. Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU, M. Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR. Pour tenter d’expliquer ce blocage, elle écrit : « Je suis certaine que les responsables de la MINUK et même de la KFOR craignaient pour leur vie et pour la vie des membres de leurs missions ». Plus loin, elle ajoute : « dans l’esprit de la MINUK et de la KFOR, [M. Hashim] Thaçi et [l’ancien chef militaire de l’UCK, M. Agim] Ceku ne représentaient pas uniquement un danger pour la sécurité de leur personnel et l’accomplissement de leurs missions : ils mettaient en péril tout l’édifice du processus de paix dans les Balkans » (13).

Dans une interview publiée le 21 décembre par le quotidien serbe Politika, le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef du département de police de la Minuk, déclare : « Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. » De fait, la lutte contre la criminalité organisée représentait l’une des priorités des missions internationales au Kosovo. Le capitaine Kellock explique également que « toute critique à l’encontre de Hashim Thaçi et de son entourage » était immédiatement rejetée dans les « cercles où [il] travaillait » (14).

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentait M. Thaçi. On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française. L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de M. Thaçi ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme l’implication de M. Thaçi dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante.

Interrogé par un journaliste serbe sur le trafic d’organes le 27 février dernier, alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avait éclaté de rire, avant de s’exclamer : « J’ai une tête à vendre des organes, moi ? », et de suggérer au journaliste « d’aller se faire soigner » (15). Le rire de M. Kouchner résonne aujourd’hui de manière sinistre.

Jean-Arnault Dérens

Rédacteur en chef du site Le Courrier des Balkans. Dernier ouvrage paru (avec Laurent Geslin) : Voyage au pays des Gorani (Balkans, début du XXIe siècle), Cartouche, Paris, 2010.
 

(1) Le rapport est disponible sur le site du Conseil de l’Europe.

(2) Traduction française : Carla Del Ponte, La chasse. Les criminels de guerre et moi, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009.

(3) Lire Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj, « Albanie et Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK », Le Courrier des Balkans, 10 avril 2009.

(5) « Martys Vorgehen erinnert mich an Goebbels », Tages Anzeiger, 30 décembre 2010.

(6) Lire Ben Andoni, « Trafic d’organes en Albanie : dans la “clinique fantôme” de Carla Del Ponte », Le Courrier des Balkans, 19 mai 2008.

(7) Rappelons que les autorités albanaises avaient refusé d’accéder en 2003 aux demandes des enquêteurs du TPIY, qui souhaitaient procéder à des exhumations dans le cimetière de Rripë. Ce refus a été officiellement justifié par des « raisons culturelles ».

(8) Lire « Trafic d’organes : le vaste réseau de “Docteur Vautour”, chirurgien turc », Le Courrier des Balkans, 21 décembre 2010.

(9) Lire Blerim Shabani & Sevdail Tahiri, « Le rapport de Dick Marty secoue la diaspora albanophone en Suisse », albinfo.ch, 20 décembre 2010.

(10) Lire « Kosovo : Vetëvendosje demande que Thaçi soit déféré devant la justice », Le Courrier des Balkans, 18 décembre 2010.

(11) Fatos Lubonja, « Pse refusohet raporti i Dick Martit ? », Panorama, 22 décembre 2010.

(12) Lire « Trafic d’organes de l’UÇK : Carla Del Ponte pour la saisine de la CPI », Le Courrier des Balkans, 23 décembre 2010.

(13) Carla Del Ponte, La chasse, op.cit., pp.460-461.

(14) Lire Rade Maroević, « Kušner je morao da zna », Politika, 21 décembre 2010, et R.S.V., « Trafic d’organces : Kouchner savait », Le Courrier des Balkans, 29 décembre 2010.

(15) La vidéo de cet échange circule beaucoup sur Internet. On peut la consulter sur Dailymotion.

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

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3 réponses à Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

  1. Schuss Le 08 mai 2016 à 07h29
     

    Bonjour, c’est toujours triste d’apprendre de telles horreurs. C’est encore plus triste de ne pas vouloir faire la lumiere sur cette affaire. Je me souviens de B K est de son rire jaune a l’evocation par le journaliste de la fameuse ” Maison jaune “. Son attitude agressive suggerait qu’il savait ! Certaines personnalités publique sont d’abjectes personnes …comme par ailleurs un certain J C alors ministre du budget en charge notament de la lutte contre la fraude fiscale !! J’espère qu’un jour prochain ils seront mis devant leur responsabilite et repondent publiquement de leur actes ou de leur engagement…ce jour sera benit !

    • Jean Louis Le 08 mai 2016 à 07h53
       

      B K comme Bernard Kouchner. N’ayons pas peur de nommé l’innommable.

      link to youtu.be

      Quel rire forcé .

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Le 8 mai 2016 en Ukraine les nazis tuent impunément, l'Union Européenne est étrangement silencieuse.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme, #La Russie

Le 27 avril 2016 à 2 h 45 du matin les bataillons nazis intégrés à l'armée ukrainienne massacrent la population dans l'indifférence coupable de la France et de l'Union Européenne.

Pire encore l'Union Européenne ferme les yeux sur les crimes de guerre du régime de Kiev et elle donne son accord pour intégrer en son sein ce gouvernement infesté de nazis. Elle a interprétée de façon curieuse les fameuses "valeurs européennes" à la veille de la juournée de l'Europe. Mais peut-être , en bonne élève servile de l'Empire du Chaos elle applique soigneusement la théorie du langage einversé - Les valeurs de justice et de paix sont en fait un soutien à la guerre et au nazisme.

C'est vrai que l'anniversaire de la victoire sur le nazisme se confond avec la journée de l'Europe. Pour fêter cet anniversaire l'Union Européenne donne au Gouvernement ukrainien, au gouvernement turc et au gouvernement kosovar des certificats de bonne conduite.

Et pourtant:

Donbass. Tragédie de Elenovka. 5 tués, nombreux blessés

Ajoutée le 27 avr. 2016

A 2:45 du matin la file de voitures qui attendaient l'ouverture du check-point ukrainien a été bombardée depuis les positions ukrainiennes. 4 personnes dont une femme enceinte ont été tuées; Une 5-me personne a succombé à ses blessures. Nombreux blessés et beaucoup de destructions. L'OSCE, prévenue aussitôt, à mis plusieurs heures avant d'arriver sur place.

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