Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

La loi Macron2/El Khomri résumée de manière magnifique par Gérard Filoche (à voir absolument)

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Europe supranationale, #AMERIQUE

La loi Macron2/El Khomri résumée de manière magnifique par Gérard Filoche (à voir absolument).

La contestation continue, et ne doit pas s’arrêter!!! Cette loi n’est pas « française » mais a pour origine une décision de Bruxelles, ce n’est pas notre gouvernement qui est le problème même s’il n’a aucun courage et ne fais que suivre les ordres, mais l’Union Européenne! La France est soumise aux décisions d’une bande de politiciens non-élus qui travaillent plus pour la finance que pour les citoyens, et c’est contre Bruxelles que nous devons nous retourner avant tout!

Quant à cette loi qui jamais n’aurait du exister, Gérard Filoche l’a superbement résumé, à voir absolument!

Lire la suite

République et multiculturalisme

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #La mondialisation, #AMERIQUE, #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire

République et multiculturalisme

7 Juin 2016 , Rédigé par L'oeil de Brutus 

République et multiculturalisme

 

A l’occasion d’un dîner avec Alain Juppé, l’ancien ministre du logement de Nicolas Sarkozy, Benoist Apparu, s’est fendu d’un tweet dont il faudra se souvenir : «Oui au multiculturalisme, non au communautarisme, c'est ça l'identité heureuse !».

Fort justement, Charles Beigbeder[i] s’est fendu d’un remarquable article (ici) démontrant pas à pas comment le multiculturalisme encourage le communautarisme et détruit les fondements même de la République.

M. Apparu s’est montré bien moins inspiré pour lui répondre (ici). Il consacre ainsi la moitié de sa réplique non à débattre sur le fond mais à reprocher à M. Beigbeder d’avoir voulu faire un coup médiatico-politique. Mais que recherche-t-il lui-même, M. Apparu (et bien des membres de la classe politicienne), lorsqu’il tweet inconsidérément et à tout va ?

A contrario, sur la question de fond, celle du multiculturalisme, la réponse de M. Apparu pointe hors-sujet. Il n’emploi ainsi le terme qu’une seule et unique fois … pour en faire un synonyme de « diversité culturelle », montrant ainsi son absence complète de profondeur sur un sujet aujourd’hui pourtant crucial. Car, en effet, la diversité culturelle est à la fois un fait et une richesse. Elle est un fait car la France est constituée de cultures corse, bretonne, antillaise, maghrébine, africaine, alsacienne et bien d’autres encore. Elle est une richesse car chacune de ces cultures va elle-même et d’elle-même alimenter et enrichir la culture française. C’est cette richesse qui, entre autres, fait de la France un pays unique, un pays d’universel qui a su apprendre à se défier de l’universalisme, cet impérialisme autoritaire qui avance masqué. C’est cette richesse qui permet de clamer comme le fit Dominique de Villepin que « tous les hommes sont des Français en devenir. […] Nous somme un Nouveau Monde resté sur sa rive ancienne »[ii]. Mais cette richesse a une exigence, car il ne suffit pas d’être juste là pour devenir français. C’est là que se noue la différence, majeure, fondamentale, inévitable, entre la diversité culturelle que notre pays admet et revendique et le multiculturalisme qu’il doit rejeter. Car la culture française n’a de sens que dès lors que les autres cultures qui cohabitent en son sein l’acceptent comme culture commune. Ce n’est donc pas une question de répartition privé-public comme semble le croire M. Apparu, mais bien d’un socle commun – la culture française – qui définit les règles du vivre-ensemble auxquelles doivent se plier les autres. Il ne s’agit pas non plus de déterminer une échelle de valeur qui placerait la culture française au-dessus de toutes les autres mais de reconnaître ce qui n’a rien de nouveau : pour vivre ensemble, il faut une culture politique commune (qui n’exclut pas que l’on puisse se référer à d’autres culture) ; cette culture c’est la France. C’est ce qui fonde (mais pas seulement) la République une, indivisible et laïque.

Or, le multiculturalisme, comme j’ai déjà eu l’opportunité de l’écrire, est l’exact opposé de cela. Le multiculturalisme est un relativisme culturel qui place toutes les cultures sur le même plan[iii]. Par essence, le multiculturalisme rejette le principe de culture commune puisque chacun peut – doit – avoir sa propre culture et n’a pas à se plier aux principes de culture de son pays d’accueil. De fait, le multiculturalisme est intrinsèquement lié au communautarisme. Pire même : il mène potentiellement au racialisme essentialiste, comme le démontrent maintenant à visage découvert les « indigènes de la République » et leurs affidés[iv].

Tout ceci, M. Apparu ne devrait pas l’ignorer. Ou sinon, pire, il feint de l’ignorer par intérêt bassement électoraliste.

En tout état de cause, ce débat (qui n’en est pas vraiment un puisqu’à un article d’une réelle profondeur intellectuelle de M. Beigbeder, M. Apparu a répondu par de l’anathème assortie de quelques imprécations) aura eu le mérite de continuer à clarifier les choses. D’un côté, nous avons un parti dit « socialiste » à l’ascendance libertaire et aux tendances néolibérales désormais clairement assumées. De l’autre, des dits « Républicains » au néolibéralisme encore plus assumé (il suffit de voir les aberrants programmes économiques de leurs candidats à la primaire) qui, bon an mal, par idéologie ou par cynisme, s’avèrent en pratique tout aussi libertaires[v]. Les deux faces d’une même pièce. Aucun des deux ne peut se prétendre républicains. Car en effet, où est la République, lorsque l’on massacre son école depuis des décennies[vi] ? où est la République lorsque l’on dissous la souveraineté du peuple dans des traités honteux ? où est la République lorsque l’on bafoue la volonté du peuple exprimée par référendum pour le contraindre à accepter les dits-traités ? où est la République lorsque les ploutocrates peuvent se parjurer sans vergogne devant la représentation nationale[vii] pendant que les fonctionnaire fidèles au devoir et au service se font ostraciser[viii] ? Où est la République quand les plus riches peuvent sans difficultés fuir l’impôt ? où est la République lorsqu’un ancien président mouillé dans de multiples affaires – dont une suspicion de tricherie à une élection présidentielle – ose prétendre revenir se soumettre au suffrage des Français ? où est la République lorsque l’on inverse la hiérarchie des normes pour l’intérêt que individuel particulier prime sur l’intérêt collectif[ix] ?

P « S » et « Républicains » ne représentent qu’une chose : la tyrannie libérale-libertaire du chacun pour soi qui finit toujours en loi de la jungle puis en guerre de tous contre tous. Ils sont fondamentalement, radicalement, anti-républicains, au sens complet comme étymologique du terme (la préservation de la « chose publique »).

 

Illusration : La République nourrit ses enfants et les instruit. Tableau d'Honoré Daumier, 1848.

 

[i] Avec qui j’ai pourtant bien des désaccords sur d’autres sujets, notamment économiques. En outre, si M. Beigbeder veut demeurer en cohérence avec ses prises de partie radicalement divergentes sur des sujets aussi importants que celui dont il est ici question, il se doit d’achever de couper les ponts avec les dits « Républicains ».

[ii] Notre vieux pays, Plon 2011, page 85.

[iii] Et qui, par exemple, tolère l’existence de tribunaux islamiques dans un Etat de droit qui, de fait, n’en est plus un. Cf. Les tribunaux islamiques tolérés au Royaume-Uni, Xavier Frison, Marianne, 29-mai-16.

[iv] Lire La mouvance antiraciste malade du confusionnisme, Jack Dion, Marianne, 20-mars-15 ;

Le djihadisme version bisournous, Jack Dion, Marianne, 18-nov.-15 ;

Indigènes de la République: Thomas Guénolé démontre le racisme, la misogynie et l'homophobie de Houria Bouteldja, Bruno Rieth, Marianne, 21-mars-16 ;

Houria Bouteldja ou le racisme pour les nuls, Jack Dion, Marianne, 09-avr.-16 ;

Une proche des Indigènes de la République dans DPDA : le CSA épingle France 2, Louis Hausalte, Marianne, 15-avr.-16.

[v] Il suffit de constater, entre autres, l’extraordinaire continuité de la politique de déconstruction de l’école menée par-delà les alternances.

[vi] Lire Elisabeth Lévy : «Les réformateurs de l'école prennent les enfants de pauvres pour des cons», Elisabeth Lévy, Figarovox, 11-mars-16 ;

Une étude qui dénote, Loys Bonod, La vie moderne, 17-mars-16 ;

Contresens dans la querelle des anciens et des modernes sur l'éducation nationale, Marc Rameaux, Le Troisième homme, 26-sept.-15 ;

L'école et ses Khmers, Eric Conan, Marianne, 14-sept.-15 ;

École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues», Daisy Christodoulou, Figarovox, 29-mai-15.

[vii] Panama Papers : le patron de la Société générale ne sera pas poursuivi pour parjure grâce au Sénat, Marianne, 27-mai-16.

[viii] Pourquoi le cardinal de Richelieu n'aurait pas évincé le général Soubelet, Alexandre Malafaye, Figarovox, 18-mai-16.

[ix] Article 2 de la loi Travail : pourquoi NON, Hollande n'a pas été élu pour ça, Thomas Vampouill, Marianne,27-mai-16.

Lire la suite

Manifestation du 14 juin contre la loi Travail : "Cela va être énorme"

12 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #Le socialisme

  La manifestation contre la loi El Khomri a rassemblé 1,2 million de personnes dans toute la France. Ici, à Strasbourg.    Photo : AFP

La manifestation contre la loi El Khomri a rassemblé 1,2 million de personnes dans toute la France. Ici, à Strasbourg. Photo : AFP

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, prédit une mobilisation plus importante mardi à Paris contre le projet de loi El Khomri que le 31 mars, journée de manifestations qui avait rassemblé près 1,2 million personnes dans 250 villes françaises.

"Ca va être énorme", a commenté Philippe Martinez lors d'un meeting sur le site pétrochimique de Lavéra à Martigues (Bouches-du-Rhône). A ceux qui "spéculent" sur la démobilisation, a-t-il poursuivi, "nous allons faire la démonstration le 14 juin avec une mobilisation comme nous n'en avons jamais connue depuis quatre mois". "Nous étions 1,2 million dans toute la France. Là, ce sera pareil, avec un temps fort à Paris."Nous avons recensé en région parisienne plus de 450 cars qui vont venir sur Paris", a-t-il ajouté, même s'il est "difficile d'avoir des cars en ce moment (...) parce que le patronat est soudé".

"Je suis tout à fait disponible pour renconter Myriam El Khomri"

Le leader de la CGT a redit devant la presse qu'il était "disponible" pour rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri "dès ce soir ou dès demain", si "elle veut avancer" le rendez-vous fixé le 17 juin. "Elle a fixé un rendez-vous à vendredi, elle connaît mon numéro de portable. Si elle veut l'avancer, je suis tout à fait disponible". L'entourage de la ministre avait de son côté indiqué vendredi qu'elle était prête à avancer le rendez-vous "si Philippe Martinez est prêt à lever les blocages". "Nous irons voir la ministre, pas pour qu'elle nous dise ce qu'il faut faire, mais pour lui dire ce qui doit être fait", a répliqué samedi le patron de la CGT.

Enfin interrogé sur le déroulement de l'Euro 2016 qui a débuté vendredi à Paris par le match France-Roumanie, il a constaté que "le match d'hier s'est très bien passé". "Le stade était plein, (...) tout le monde a pu venir". "Faire la fête et poursuivre le mouvement social, ça n'est pas paradoxal, ça n'est pas antinomique", a-t-il affirmé.

Dans une interview au Parisien, ce samedi, le secrétaire général de la CGT rappelle les revendications de son syndicat face au gouvernement : "on demande qu’il retire les cinq articles qui font la colonne vertébrale du texte. Et qu’on rediscute. C’est-à-dire l’article 2, celui sur les plans de sauvegarde de l’emploi, notamment. Il y a aussi la question du référendum d’entreprise et celle de la médecine du travail."

Mardi une journée de mobilisation nationale contre le projet de loi travail, avec un défilé unique à Paris de la place d'Italie aux Invalides, est organisée à l'appel de sept syndicats dont la CGT.

Lire aussi :

-----

philippe torreton

L’inversion de la hiérarchie des normes

Les mots qui fâchent par Philippe Torreton. "Devant la brutalité et l'exploitation patronale, les ouvriers se sont unis et ont bataillé pour leurs droits."

Ça sonne comme un titre de roman houellebecquien, induit une révolution copernicienne – passer d’une vision géocentrique du monde à la Ptolémée à une infinité de possibles –, ce qui, d’un point de vue social, pourrait insinuer qu’il faille passer de l’arthrite syndicale à la souplesse patronale.

Dit comme ça, évidemment, nous devrions tous souhaiter cette inversion de la hiérarchie des normes, on devrait même se taper le front de gauche en se demandant comment on a pu supporter ce Code du travail aux deux mains gauches.

Les luttes syndicales témoignent et racontent, elles nous crient que devant la brutalité et l’exploitation patronale, pardon devant sa perpétuelle quête de souplesse et de liberté d’entreprendre, les ouvriers se sont unis et ont bataillé pour définir et garantir leurs droits, au prix du sang, souvent. Car, voyez-vous, rien de ce qui a amélioré les conditions de travail et de vie du travailleur n’a été proposé spontanément par le patronat, il a toujours fallu s’unir, faire grève, occuper, prouver son bon droit pour lui faire admettre l’évidence d’une revendication.

Ces droits, une fois obtenus, devaient être pérennisés, car depuis toujours, le patronat, se sentant spolié, a cherché à revenir dessus, d’où cette hiérarchie dans les normes, chère à Hans Kelsen, appliquée au dialogue social et qui assure que de nouveaux accords ne peuvent pas être moins favorables aux travailleurs que ceux signés précédemment. Bref, qu’il existe un droit supérieur. Et c’est maintenant qu’il est bon de retrouver une parole nette et sans bavure : « En réalité, toute la tâche de la bourgeoisie consiste à liquider les syndicats, en tant qu’organes de lutte des classes, et à les remplacer par la bureaucratie syndicale comme organe de direction de l’État bourgeois sur les ouvriers. » Léon Trotski. Et si le véritable but de cette loi franche comme un âne qui recule était celui-ci ?

-----

Droit du travail. Une réforme digne du XXIe siècle, il y travaillent !

Clotilde Mathieu et Adrien Rouchaléou

Le gouvernement continue d’affirmer qu’il n’existe pas d’alternative. Après la CGT, un collectif d’universitaires, c’est au tour des économistes du PCF de mettre dans le débat public une proposition de loi « aussi révolutionnaire que le fut la Sécurité sociale à la Libération ».

François Hollande est bien plus à l’aise quand il cite la droite que dans ses références à gauche. Quand il croit malin de paraphraser Thorez pour dire qu’« il faut savoir terminer une grève », les syndicalistes en lutte le rappellent immédiatement à la réalité historique : « dès que satisfaction a été obtenue », avait ajouté le secrétaire général du PCF. Mais quand le 17 mai le chef de l’État déclare sur Europe 1 qu’à gauche « il n’y a pas d’alternative » à la ligne qu’il représente, l’ex-première ministre britannique Margaret Thatcher n’aurait sûrement pas contesté la citation. Tina (pour « There is no alternative », en anglais dans le texte) fait tourner la tête depuis longtemps. Manuel Valls, à peine nommé, rejetait en septembre 2014 toute inflexion de la ligne : « On ne fait pas d’austérité ! C’est quoi un infléchissement ? Elle est où l’alternative ? » Il leur su rait de peu pour dessiller les yeux : le mouvement social et politique fourmille d’initiatives pour ouvrir une alternative à la gauche de renoncement, ou ralliée au libéralisme. Il faut avoir les œillères de Manuel Valls pour passer à côté de ces propositions. Ou la mauvaise foi de la ministre du Travail.

Myriam El Khomri disait le 31 mai dernier attendre « des propositions » de la part des opposants au projet de loi qui porte son nom. Elle n’a pas lu les mots de la CGT, qui dès la présentation de la loi travail mettait dans le débat public son « Code du travail du XXIe siècle », traduction d’un long travail sur la « sécurité sociale professionnelle ». La centrale syndicale y promouvait la création d’un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS), permettant de créer un socle interprofessionnel de droits cumulatifs, progressifs et transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, et ce de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle.

Cette volonté de montrer qu’une autre réforme du travail est à portée de main agite aussi les universitaires. Sous la houlette du professeur Emmanuel Dockès, de l’université de Nanterre, ils ont affirmé, lors d’une conférence de presse début mars, travailler sur « autre Code du travail », plus protecteur pour les salariés et dont l’écriture est prévue pour septembre (lire l’Humanité du 3 mars). Avec une mesure phare, la reconnaissance du temps libre comme notion juridique et comme droit des salariés, au motif que le temps qui n’est pas consacré au travail n’est pas exclusivement dédié à la reconstitution de la force de travail, mais qu’il est aussi le temps de la vie familiale, sociale, amicale, militante… « L’idée, c’est de promouvoir une protection renforcée de ce temps, qui devrait être protégé du pouvoir de direction de l’employeur », expliquait Christophe Vigneau, de l’université Panthéon-Sorbonne.

L’éradication progressive du chômage en sécurisant tous les moments de la vie...

la suite :

http://www.humanite.fr/droit-du-travail-une-reforme-digne-du-xxie-siecle-il-y-travaillent-609231

Dernier commentaire

Syndicat impopulaire

Ce syndicat a vraiment eu le don de se mettre tout le monde à dos. 73 % des Français ont une mauvaise opinion de lui ; pour 70 % ; il ne pense qu’aux siens, pour 61 %, il ne comprend rien aux vrais problèmes des salariés. Et très massivement, les sondés trouvent qu’il n’est ni une force de proposition, ni ouvert au dialogue.

Je précise, détail, que ce sondage concerne le Medef de Gattaz ; qu’il a été réalisé dernièrement par l’institut Odoxa. Curieusement, peu de médias en ont fait état. Un simple oubli de leur part, sans doute. Ne soyons pas paranos, ils vont réparer ça, non ?

Gérard Streiff

Lire la suite

Bilderberg 2016 : la liste des Français participants et des politiciens en activité traîtres à leur nation

10 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #Le fascisme, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Terrorisme, #AMERIQUE

Bilderberg 2016 : la liste des Français participants et des politiciens en activité traîtres à leur nation

Bilderberg 2016 : la liste des Français participants et des politiciens en activité traîtres à leur nation

By Mickael - Fondateur de News360x -

La réunion du groupe Bilderberg se tiendra à Dresde les 9-12 juin 2016. Au sommet de l’ordre du jour figurera très certainement le BrexitOD

« Nous nous sommes attachés cette année à divulguer la liste des participants français à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Established 1954) de l’oligarchie criminelle transnationale ainsi que la liste des politiciens de tout poil en ACTIVITÉ, c’est à dire commettant un acte de trahison envers les peuples de leurs nations respectives en se réunissant à huis-clos, sans agenda officiel, en dehors de leur mandat représentatif et en complotant secrètement avec des politiciens, hommes et femmes d’affaires des secteurs privés et publics de différentes nations et ce en l’absence totale de transparence. Ceci constitue un acte de trahison !

Que les peuples se rappellent des noms de ces TRAÎTRES…

Participants français au Bilderberg 2016, Dresde 10-12 juin 2016 :

  • Henri de Castries, Chairman Bilderberg Group, PDG groupe AXA
  • Patricia Barbizet, PDG Artémis
  • Nicolas Baverez, associé, Gibson, Dunn & Crutcher
  • Olivier Blanchard, du Peterson Institute
  • Emmanuelle Charpentier, Directrice Max Planck Institute for Infection Biology
  • Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel
  • Etienne Gernell, directeur d’édition, Le Point
  • Edouard Philippe, Maire du Havre (LR)
  • Christine Lagarde, directrice du FMI

Politiciens, politiciennes, élu(e)s des peuples ou ministres en fonction:

  • Ahmed Aboutelab, maire de la ville de Rotterdam, Hollande
  • Thomas Arenkiel, secrétaire permanent au ministère de la défense du Danemark
  • Magdalena Andersson, ministre des finances de la Suède
  • José Manuel Barroso, ex-président de la Commission Européenne
  • Borge Brende, ministre des Affaires Etrangères de la Norvège
  • Sharon Dijksma, ministre environnement de la Hollande
  • Kristalina Georgieva, Vice-présidente de la Commission Européenne
  • Helen Goodman, députée travailliste, Grande-Bretagne
  • Sylvie Gaulard, députée européenne
  • Lindsey Graham, sénateur, USA
  • Ursula von der Leyen, ministre de la défense de l’Allemagne
  • Thomas de Maizière, ministre de l’intérieur de l’Allemagne
  • Charles Michel, premier ministre de la Belgique
  • Bill Morneau, ministre des finances du Canada
  • Michael Nooman, ministre des finances de l’Irlande
  • Kajsa Ollengren, adjointe au maire d’Amsterdam, Hollande
  • Soren Pind, ministre de la justice du Danemark
  • Mook Ruette, premier ministre de la Hollande
  • Wolfgang Schäuble, ministre des finances de l’Allemagne
  • Mehmet Simsek, adjoint du premier ministre de la Turquie
  • Stanislas Tillich, ministre-président de la Saxe

Résistance 71, le 7 juin 2016

Lire la suite

Turquie: «L’accord de réadmission sera suspendu si l’UE renonce à lever les visas», d'après le ministre Cavusoglu.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #l'immigration, #l'horreur économique

«L’accord de réadmission sera suspendu si l’UE renonce à lever les visas» (ministre)

« L’Accord de Réadmission a été signé à condition d’être appliqué en même temps que la Levée des visas. Ce n’est pas une menace ou un chantage. S’il n’y a pas l’un, il n’y aura pas l’autre » a continué M. Cavusoglu

07.06.2016 ~ 08.06.2016

   Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a fait savoir qu’Ankara suspendrait l’Accord de Réadmission si l’Union européenne renonçait à lever les visas pour les citoyens turcs.

M. Cavusoglu a participé à une émission sur TRT Haber.

Il a dit souhaiter l’application réciproque de la « Levée des visas » et de « l’Accord de Réadmission », ajoutant qu’un nouveau processus avait commencé après la condition apportée par l’UE pour une modification de la loi anti-terroriste en Turquie.

Le chef de la diplomatie turque a déclaré qu’une nouvelle feuille de route était préparée pour les prochaines démarches avec l’UE.

« Ce processus va continuer. L’Accord de Réadmission a été signé à condition d’être appliqué en même temps que la Levée des visas. Ce n’est pas une menace ou un chantage. S’il n’y a pas l’un, il n’y aura pas l’autre » a continué M. Cavusoglu.

« Nous serons dans l’obligation de suspendre l’Accord de Réadmission si les visas ne sont pas levés pour les ressortissants turcs. Il devait être appliqué dès le 1er juin. Nous n’aurons pas d’autre choix si ce processus ne donne aucun résultat. Nous mettrons de côté cet accord et les autres » a-t-il dit.

Le ministre turc des Affaires étrangères M. Cavusoglu a souligné que la Turquie n’avait pas renoncé à l’adhésion à l’UE et que le processus était une politique internationale des plus stratégiques pour la Turquie.

Lire la suite

Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon pour l'année 2015.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Le fascisme

Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon pour l'année 2015.

C’est dans la plus grande discrétion que les « Grandes Orientations de Politique Économique » (GOPE) fixées par la Commission européenne aux 28 États membres de l’Union européenne pour 2014-2015 ont été publiées le 2 juin dernier [1].

Aucun média de grande diffusion ne s’en est fait l’écho de façon approfondie et sérieuse auprès de nos concitoyens, aucun des partis politiques ayant accès à ces médias non plus. Soit tout ce petit monde n’y connaît rien à rien – ce qui est hélas certain dans bien des cas – soit il a jugé beaucoup plus prudent de distraire l’attention des Français sur des sujets dérisoires et inoffensifs. Par exemple sur les règlements de compte familiaux ou maffieux qui déchirent l’UMP et le FN devant l’indifférence blasée des Français.

Pourtant, ces GOPÉ publiées à l’aube de la trêve estivale constituent ni plus ni moins que la feuille de route fixée à chaque État membre de l’Union européenne pour les 12 mois qui viennent, en vertu de l’article 121 du TFUE (traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) [2].

Il est donc du plus haut intérêt d’analyser quelles sont ces recommandations que les membres non élus de la Commission européenne – et dont 96,4% ne sont pas Français (27 commissaires sur 28) – ont décidées pour la France. Puisque ces « recommandations » vont constituer la politique économique de la République française mise sous tutelle, il est assurément beaucoup plus important d’en prendre connaissance que de s’enquérir des résultats de telle ou telle de nos élections pour rire.

La Commission évalue tout d’abord le programme présenté par le gouvernement, que ce soit le « programme national de réformes » ou le « programme de stabilité ».

L’objectif affiché par le gouvernement (qui lui est imposé par les traités européens) est de corriger en 2015 le déficit du budget de l’État. Car celui désormais prévu pour 2014 est une nouvelle fois très excessif par rapport aux normes européennes, comme il l’a été en 2013, en 2012, en 2011, en 2010, en 2009, en 2008, etc. Le couteau sous la gorge, le gouvernement français a donc promis-juré qu’il ramènerait cette fois-ci notre déficit budgétaire à -0,5 % du PIB… en 2017.

Pour que Paris atteigne cet objectif – dont nul n’ignore à Bercy qu’il est extrêmement ambitieux, sinon irréaliste -, la Commission européenne a indiqué en fronçant les sourcils que la « France doit déployer des efforts supplémentaires ». Bigre ! Mais quels sont ces efforts additionnels que demande la Commission [3] ?

Pour bien en saisir le sens et les conséquences, il faut se livrer à un exercice de traduction de la « novlangue » bruxelloise en bon français. Car chacune des formules du jargon bruxellois est porteuse de conséquences très concrètes pour nos compatriotes. Traduisons-les donc.

1- « Réduction des dépenses publiques »

Traduction : c’est ce que le gouvernement a annoncé avec son plan de 50 milliards d’économie [4]. C’est la fameuse contrepartie du « pacte de responsabilité » pour ne pas faire exploser le déficit. À ce pacte de responsabilité peu efficace [5] sur la compétitivité, il est désormais demandé d’ajouter une nouvelle réduction drastique des dépenses publiques.

Ce qu’il faut savoir – et que tous les économistes savent – c’est que pratiquer des coupes sombres dans les dépenses publiques lorsqu’un pays est déjà en période de stagnation économique est une politique qui ne peut mener qu’à la récession. Et c’est en outre contre-productif puisque la récession entraîne une baisse des recettes fiscales souvent supérieure aux économies réalisées par la réduction des dépenses. En d’autres termes, cela revient paradoxalement à creuser le déficit que l’on prétendait combler…

Il faut enfin savoir que l’histoire économique enseigne qu’il n’y a pas de baisse des dépenses publiques réussies sans dévaluation monétaire. Songeons aux exemples récents de l’Allemagne (dévaluation de facto avec l’adoption de l’euro, qui est sous-évalué pour la compétitivité allemande) et de la Suède. Autant dire que la baisse des dépenses publiques est impossible pour la France, du fait que l’euro est très surévalué par rapport à la compétitivité de l’économie française.

2- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics »

Traduction : cela revient à accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés, quelle que soit leur couleur politique [6].

On a par ailleurs vu le succès de la privatisation des autoroutes qui rapportaient à l’État et coûtent désormais très cher aux Français…

3- Le texte va plus loin concernant le système de santé puisqu’il explique que « d’importantes économies à court terme ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale »

Traduction : il faut s’attendre à une baisse massive des remboursements de santé, puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale [7], ainsi qu’à une privatisation rampante de la Sécurité sociale, via le recours croissant aux mutuelles privées, présentées comme solution à tous les problèmes.

Pour la branche vieillesse, il s’agit bien évidemment des retraites qui sont en ligne de mire. Après la hausse de l’âge de départ à la retraite, vient maintenant le gel du montant des pensions [8].

Pour les retraités, la perte de pouvoir d’achat c’est maintenant ! Le texte de la Commission européenne parle d’ailleurs explicitement de gel des retraites et d’autres pensions sociales, ce qui confirme une fois encore que le gouvernement ne fait qu’appliquer la politique de l’oligarchie euro-atlantiste.

Pour le chômage, le texte parle de « dégressivité des allocations » : cela augure d’une baisse plus importante et plus rapide des allocations dans le temps.

4- « Simplifier les différents échelons administratifs »

Traduction : voilà l’une des motivations avancées par les pouvoirs publics pour adopter une nouvelle loi de décentralisation.

Il faut pourtant noter qu’aucune des lois précédentes de décentralisation n’a apporté d’économies substantielles. Bien au contraire, les coûts des collectivités locales ont généralement eu tendance à exploser [9].

Cette injonction de réduction des échelons administratifs témoigne donc, non seulement que la République française n’existe plus comme État souverain et indépendant, mais aussi qu’en dépit de leur nom, les GOPÉ ont aussi des visées géopolitiques. Ce qu’elles visent, ce ne sont pas seulement des économies budgétaires, c’est aussi, et ni plus ni moins, que le démantèlement des grands États nations d’Europe, au premier rang desquels la France, avec des grandes régions qui traiteront directement avec Bruxelles [10].

En fidèle employé de l’oligarchie euro-atlantiste, François Hollande parle d’ailleurs lui-même de « régions à taille européenne » [11].

5- Dans le chapitre coût du travail, « il convient que le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière propice à la compétitivité et à la création d’emploi »

Traduction : il faut : a) arrêter les revalorisations du SMIC ; b) commencer à mettre en œuvre sa suppression.

Ne doutons pas que des campagnes de presse se préparent pour expliquer au bon peuple que le SMIC serait « un frein à la croissance » et que sa suppression permettrait de « libérer les énergies »…

6- « Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises »

Traduction : tiens donc ! C’est exactement ce que « propose » François Rebsamen, le prétendu « ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social » du gouvernement.

Même si, selon la tactique d’enfumage habituelle, dite « des lieutenants », certains socialistes font mine de s’y opposer. [12] Opposition pour la galerie bien entendu.

7- « Accroître la souplesse des conditions de travail en cas de difficultés économiques provisoires »

Traduction : il faut poursuivre la remise en cause de l’existence même des contrats de travail à durée indéterminée (CDI) et accroître la précarisation des contrats de travail.

8- « Une majorité reste confrontée à d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice (par exemple les taxis, le secteur des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques) »

Traduction : il faut déréguler tous ces secteurs, déjà mis à mal par les traités européens.

Il faut noter que cette idée est un serpent de mer, qui a déjà été souligné par maints rapports antérieurs, notamment le fameux « rapport Attali » de la « Commission pour la libération de la croissance française ». Chargée par le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, de fournir des recommandations afin de « relancer la croissance économique » de la France, la Commission Attali avait rendu son rapport final le 23 janvier 2008 dans lequel on trouvait déjà ces prétendues solutions pratiquement mot pour mot.

9- « Les tarifs réglementés restent d’application pour les ménages et, en ce qui concerne l’électricité, ils sont fixés en dessous des niveaux de coûts et l’accès pour les autres fournisseurs est limité »

Traduction : la hausse des tarifs et la privatisation d’EDF sont au programme.

La Commission européenne a d’ailleurs le culot de prendre l’Espagne comme modèle de pays qui a appliqué ces recettes. Avec le succès que l’on voit !

10- « Dans le secteur ferroviaire, des barrières à l’entrée continuent d’entraver le bon fonctionnement du marché »

Traduction : comme précédemment, c’est la privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence forcée qui sont au programme du gouvernement.

Conclusion

On l’aura compris, aucune de ces mesures visant prétendument à la réduction du déficit budgétaire et à la relance économique n’aura l’effet escompté.

Non seulement parce que vouloir baisser les dépenses publiques est une absurdité en période de stagnation économique, mais parce que ces mesures ne peuvent régler en rien le problème n°1 de compétitivité de la France : l’euro [13].

Les inspirateurs de ces mesures n’étant pas stupides, ils ne se font d’ailleurs sans doute aucune illusion sur leur inefficacité pour réduire le déficit budgétaire et relancer la croissance. Leurs objectifs ne sont pas là. Ce qui est en réalité visé, c’est à la fois de démanteler les États nations et de détruire tous les acquis sociaux obtenus par les peuples européens depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Pour la France, ce programme voulu par l’oligarchie passe par la suppression des départements et des communes, une décentralisation de plus en plus poussée, la mise en pièces de notre système social et la disparition de nos services publics.

En bref, la disparition par étapes de la République française et la destruction complète du programme du Conseil national de la Résistance [14].

Tout cela résulte de la logique même de l’euro et de l’Union européenne. Il s’agit bel et bien d’une guerre livrée au peuple français et qui leur impose ce double anéantissement, qu’ils votent « à gauche » ou « à droite ».

À situation inédite, solution inédite. Si les Français veulent sortir victorieux de cette guerre, ils doivent se rassembler pour faire sortir au plus vite la France de l’UE et de l’euro, solution que l’Union Populaire Républicaine (UPR) est la seule à proposer. [15]

Par Charles-Henri GALLOIS, Responsable national du groupe de travail sur les questions économiques à l’UPR.
Diplômé de l’EM Lyon il est cadre financier dans un grand groupe français.

Charles-Henri GALLOIS
Responsable national de l’UPR en charge des questions économiques

Lire la suite

Les GOPE 2016 (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon pour 2017.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #l'horreur économique, #La mondialisation, #Le fascisme, #Le grand banditisme

Les GOPE  2016 (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon pour 2017.

Voici les GOPÉ du 18 mai 2016, en vertu de l'article 121 du TFUE. Macron a été le port-flingue des GOPÉ 2014, El Khomri le porte-flingue de celles de 2015. Qui sera le porte-flingue de celles-ci ?
Entre autres, il y a trop de PME en France, selon Bruxelles. Il est vrai que la France est un pays innovant et que les PME libres et innovantes font partie de notre ADN économique, et ce, depuis l'époque des Gaulois. Cela constitue certainement une concurrence insoutenable vis à vis des multinationales anglo-saxonnes.

 
Lire la suite

Il est urgent de sortir de l'OTAN. Message de Jocelyne Galy.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #La guerre, #La Russie, #Ukraine, #L'OTAN., #La finance dérégulée

Il est urgent de sortir de l'OTAN. Message de Jocelyne Galy.

Message de Jocelyne Galy sur la nécessité

de sortir de l'OTAN.

Pendant que la France se délite (richesses, terres, acquis sociaux etc..), que l'OTAN approche ses forces (bases, équipements militaires) des frontières russes, et semble vouloir engager les états d'Europe dans une guerre contre la Russie il apparaît une urgence. La première, prioritaire:
sortir de l'OTAN. Maria France Garaud le soulignait déjà en 2014.

Extrait : ... aujourd'hui la Russie est de retour !

Elle [ la Russie] n'avait évidemment pas apprécié quelques manquements de parole commis par les Etats-Unis, telle la rupture des accords par lesquels Moscou et Washington s'étaient interdit de construire des boucliers antimissiles. Elle avait encore moins goûté les avancées de l'Otan vers l'Est et le démantèlement de la Yougoslavie organisé en 1999 contre Belgrade, sans l'accord du Conseil de sécurité. Non plus que l'occupation illégale d'une partie de Chypre par la Turquie : opérations inacceptables !


Le président Poutine n'ignore évidemment rien des manœuvres conduites sans discrétion lors de l'éclatement de l'empire, notamment en Europe centrale et orientale, et rien non plus du rôle de l'Otan dans ces révolutions « orange ». Mais quelle maladresse pour le pouvoir ukrainien d'invoquer des principes violés par les plaignants eux-mêmes et de limiter l'usage du russe pour ceux dont c'est la langue naturelle ! En revanche, l'Occident se scandalisant de voir la Russie modifier des tracés autrefois définis par l'Union soviétique ne manque pas d'humour...


En fait, une conclusion s'impose pour la France : d'abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l'Otan. Notre solidarité de principe demeurera inchangée, mais sans l'étroite rigidité dont le général de Gaulle avait déchargé la France et dans laquelle Nicolas Sarkozy a eu la malencontreuse idée de nous enfermer de nouveau. C'est le moment.


Il faut prendre la mesure de l'histoire toujours en marche : nous voyons se dessiner l'évolution politique, au demeurant naturelle, d'une puissance à la fois européenne et asiatique. Le président russe rêve évidemment d'une politique eurasienne. Il en tient déjà des cartes : membre du groupe de coopération de Shanghai, avec la Chine et quatre des anciennes Républiques soviétiques, il constitue aussi avec la Biélorussie et le Kazakhstan une union douanière destinée à la détermination d'un espace économique commun. La Russie et la Chine, une histoire d'empires ?

* Marie-France Garaud est présidente de l'Institut international de géopolitique

M.F. GARAUD - Ukraine : Obama oublie l'histoire

Sur MARIANNE

Ukraine : Obama oublie l'histoire

Lundi 12 Mai 2014 à 05:00

Pour Marie-France Garaud, ancienne députée européenne et présidente de l'Institut international de géopolitique, le chef de l'Etat américain commet une erreur en « se lançant dans une offensive antirusse ». « La Russie, explique-t-elle, n'est pas, comme les Etats-Unis, un Etat encore adolescent, créé il y a quelque deux siècles et demi »...

Quelle mouche a donc piqué le président Obama pour que celui-ci se lance dans une offensive antirusse sur la finalité de laquelle on s'interroge ? Et comment se fait-il que personne n'ait tenté de lui rappeler quelle importance historique, politique et religieuse revêtait Kiev dans l'histoire russe ?

La Russie n'est pas, comme les Etats-Unis, un Etat encore adolescent, créé il y a quelque deux siècles et demi. La Russie a plus de mille ans d'histoire et ses racines sont indissociables de la terre où elle est née, laquelle est précisément celle de Kiev, dans le bassin du Dniepr, à l'ombre de l'Empire byzantin. Moscou s'en proclama héritière au XVIe siècle et l'aigle des armoiries russes porte toujours les deux têtes couronnées fondatrices, surmontées de la couronne impériale.

Par leurs histoires, Etats-Unis et Russie, Etats contemporains de l'Est et de l'Ouest se révèlent parfaitement antinomiques : l'Etat russe s'est construit à partir d'un espace géographique donné et d'un passé historique partagé, car les Russes n'ont cessé de devoir se battre pour leurs territoires, face aux Mongols, à la France napoléonienne, à l'Allemagne. Les citoyens américains eux aussi savent se battre et ils l'ont fait généreusement pour pallier nos faiblesses, mais ils n'aiment pas faire la guerre, ils se sont même exilés pour la fuir... et ont créé un bras séculier, l'Otan.

La Seconde Guerre mondiale terminée en 1945, le partage des zones d'occupation réglé, on aurait pu penser que les tensions entre les deux grands vainqueurs deviendraient moins houleuses. Mais, non, les Américains constatèrent que Moscou n'allégeait pas la pression et répliquèrent par la création de l'Otan. Sa finalité ? Assurer la défense commune des pays occidentaux : en réalité constituer le bras armé des Etats-Unis face à l'Union soviétique. De fait, l'Otan étendit peu à peu son influence et la formidable campagne déclenchée sous la présidence Reagan contre « l'empire du mal » souligna crûment les carences minant en profondeur l'Empire soviétique.

Il était impérieux pour l'URSS de restaurer sa puissance. La politique étrangère demeurant, autant que sous les tsars, l'élément déterminant de la politique intérieure, la perestroïka gorbatchévienne commença par là. Les confrontations entre les blocs durent s'effacer devant «la solution en commun des problèmes globaux que pose la planète», mais la politique de désarmement liée à ce renversement politique conduisit l'URSS à se retirer d'une large partie de l'empire, puis à se fissurer dans nombre des Républiques membres... et ce fut la chute du Mur...

Paradoxalement, la crise financière de 2008 permit le début de la renaissance russe. Evgueni Primakov puis Vladimir Poutine mirent en œuvre une politique de diversification ouvrant ainsi une période de croissance ininterrompue... et aujourd'hui la Russie est de retour !

Elle n'avait évidemment pas apprécié quelques manquements de parole commis par les Etats-Unis, telle la rupture des accords par lesquels Moscou et Washington s'étaient interdit de construire des boucliers antimissiles. Elle avait encore moins goûté les avancées de l'Otan vers l'Est et le démantèlement de la Yougoslavie organisé en 1999 contre Belgrade, sans l'accord du Conseil de sécurité. Non plus que l'occupation illégale d'une partie de Chypre par la Turquie : opérations inacceptables !

Le président Poutine n'ignore évidemment rien des manœuvres conduites sans discrétion lors de l'éclatement de l'empire, notamment en Europe centrale et orientale, et rien non plus du rôle de l'Otan dans ces révolutions « orange ». Mais quelle maladresse pour le pouvoir ukrainien d'invoquer des principes violés par les plaignants eux-mêmes et de limiter l'usage du russe pour ceux dont c'est la langue naturelle ! En revanche, l'Occident se scandalisant de voir la Russie modifier des tracés autrefois définis par l'Union soviétique ne manque pas d'humour...

En fait, une conclusion s'impose pour la France : d'abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l'Otan. Notre solidarité de principe demeurera inchangée, mais sans l'étroite rigidité dont le général de Gaulle avait déchargé la France et dans laquelle Nicolas Sarkozy a eu la malencontreuse idée de nous enfermer de nouveau. C'est le moment.

Il faut prendre la mesure de l'histoire toujours en marche : nous voyons se dessiner l'évolution politique, au demeurant naturelle, d'une puissance à la fois européenne et asiatique. Le président russe rêve évidemment d'une politique eurasienne. Il en tient déjà des cartes : membre du groupe de coopération de Shanghai, avec la Chine et quatre des anciennes Républiques soviétiques, il constitue aussi avec la Biélorussie et le Kazakhstan une union douanière destinée à la détermination d'un espace économique commun. La Russie et la Chine, une histoire d'empires ?


* Marie-France Garaud est présidente de l'Institut international de géopolitique







AUTRES INTERVENTIO
NS de M. France GARAUD:

Posté par Jocegaly

Lire la suite

"Sommes nous en démocratie?" par Régis Chamagne.

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Economie, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

"Sommes nous en démocratie?" par Régis Chamagne.

Ajoutée le 14 mars 2014

Conférence de Régis Chamagne, de l'UPR, qui date du 31/01/2014 et présente le grand mérite de mettre à nu et au grand jour l'état de démocratie, ou plutôt de l'absence de démocratie, dans l'Union Européenne.

Lire la suite

Comprendre le déclin de la défense française suivis de questions géopolitiques (Régis Chamagne)

8 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #L'OTAN., #L'armée française, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Comprendre le déclin de la défense française suivis de questions géopolitiques (Régis Chamagne).

Ajoutée le 18 déc. 2013

Pilote de l'armée de l'air, Commandant d'escadrille, officier rédacteur à l'Inspection générale de l'Armée de l'air, commandement de base aérienne, Régis Chamagne nous dévoile l'état géostratégique et militaire des plus grandes puissances.

Lire la suite