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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Tension. Le 27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Tension

27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Les retrouvailles syro-turco-kurdes dans le nord syrien, autour d'Al Bab, ne pouvaient pas ne pas donner lieu à une brusque flambée de tension dont nous avions esquissé la possibilité la dernière fois. On n'a pas été déçu...

Comme prévu, mais à un rythme plus rapide qu'attendu, l'armée syrienne a fait sa jonction avec le territoire kurde, empêchant dorénavant toute avance turco-ASL vers le sud à moins de déclencher une guerre en bonne et due forme, soit contre Damas, soit contre les Kurdes. Finis les rêves sultanesques de percée vers Raqqa, prétexte évidemment à un éventuel redécoupage de la Syrie. Des mois de guerre laborieuse et des dizaines de morts pour se contenter d'une petite bande de quelques kilomètres : l'efficacité ottomane n'est plus ce qu'elle était, ma bonne dame...

Ménage à trois

Zoomons sur la zone. La bucolique poche rurale de Daech (en noir) sera réduite en quelques heures ou quelques jours, guère plus.

Les trois gros bras du nord syrien jouent à touche-touche : l'armée syrienne (rouge), les YPG kurdes (jaune) et l'armée turque aidée de ses supplétifs "modérés" de l'ASL (vert). Or des clashs plus ou moins importants ont déjà éclaté entre les trois !

Jaune vs vert

Aucune surprise, ça fait des mois que le conflit latent dure entre les meilleurs ennemis du monde et que des combats sporadiques éclatent à intervalle régulier. Le franchissement de l'Euphrate par les Kurdes, ligne rouge d'Ankara, n'a toujours pas été digéré par Erdogan qui n'a de cesse de répéter que le prochain objectif est Manbij (voir première carte).

Le problème est que là, il serait tout seul. Les Américains ont d'ors et déjà fait savoir qu'ils continueront à soutenir le Conseil Militaire de Manbij c'est-à-dire, pour parler clairement, les Kurdes. Quant à Damas, le gouvernement a toujours été plus enclin à négocier avec "ses" Kurdes qu'avec les Turcs, vus comme des envahisseurs violant la souveraineté nationale. Le sultan, seul contre tous, franchira-t-il le Rubicon ? Ce serait suicidaire...

Rouge vs vert

L'arrivée des troupes syriennes au sud d'Al Bab a été accompagnée de gros échanges de tirs avec l'ASL turquisée. Apparemment, une première médiation russe a eu lieu hier mais les combats semblent continuer. Si les pertes ne sont pas connues (les chiffres donnés par les "rebelles" sont traditionnellement imaginaires), il est clair que ça chauffe.

Il ne faudrait pas que le führerinho d'Ankara s'obstine, au risque de voir se lever une véritable armée de boucliers devant lui. Après un passager été indien en décembre pour préparer les pourparlers d'Astana, la tension entre l'Iran et la Turquie est maintenant à couper au couteau. En cause, on ne sera pas surpris, Erdogan lui-même et de ses déclarations incendiaires lors de sa visite dans les pétromonarchies mi-février.

La toupie a-t-elle fait un tour de trop ? Un député syrien qui a l'oreille du gouvernement déclare sans ambages qu'en cas de conflit entre l'Iran et la Turquie, Damas prendra évidemment fait et cause pour Téhéran. Le point intéressant ici est qu'il évoque ouvertement la possibilité d'une guerre.

Quant aux Russes, que l'on n'entend plus beaucoup depuis quelques semaines, ils semblent lassés par les atermoiements du sultan. Aucun fait tangible, mais une impression, une sensation qui ressort des déclarations ou des articles. Ankara n'a finalement pas réussi à convaincre Ahrar al-Cham de participer aux pourparlers d'Astana, qui deviennent ainsi une coquille vide. Les armes continuent à passer la frontière turque vers l'Idlibistan, quoiqu'à un rythme moindre. La rencontre Poutine-Erdogan des 9 et 10 mars pourrait bien voir un durcissement certain de Moscou et ce ne sont pas les salamalecs d'Ankara - "notre victoire à Al Bab eut été impossible sans l'aide russe" - qui y changeraient quelque chose.

Rouge vs jaune

Enfin, certains rapports non confirmés ont évoqué quelques escarmouches rapidement maîtrisées entre loyalistes syriens et Kurdes lorsque les premiers ont fait leur jonction avec les seconds (voir plus haut). Rappelons que si les relations ont toujours été excellentes avec les Kurdes d'Efrin (les "Kurdes ouest"), Damas et les "Kurdes est" ont plusieurs fois eu maille à partir.

Toutefois, vu le contexte et la proximité des Turcs, le pragmatisme devrait l'emporter et une alliance de fait surgir de terre. Au grand dam du sultan...

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Nadia, Cristina, Hezbollah 25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #le nazisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Nadia, Cristina, Hezbollah  25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

Nadia, Cristina, Hezbollah

25 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus

L'Ukraine post-Maïdan est, sans surprise, devenue un insondable merdier. Conflit ouvert ou couvert entre néo-nazis et oligarques pro-occidentaux, anciens alliés d'hier, pression continuelle des premiers sur les seconds qui passent d'ailleurs leur temps à se bouffer entre eux, situation économique catastrophique, guerre et avenir en berne.

Cerise sur le gâteau, le maître du Kremlin a introduit une délicieuse pomme de discorde en la personne de Savchenko, pasionaria qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat avec une régularité désespérante pour la junte. Nadia vient encore de faire des siennes. Deux semaines après avoir vertement accusé le gouvernement de l'assassinat de Givi, elle est arrivée hier à... Donetsk ! Oui, vous lisez bien, dans la capitale des séparatistes pro-russes. Elle y est allée discuter le bout de gras à propos d'un éventuel échange de prisonniers.

C'en est trop pour le panier de crabes kiévien qui l'accuse de vouloir fomenter un coup d'Etat en appelant les troupes ukrainiennes à "renverser le gouvernement". Info, intox ? Toujours est-il que l'inénarrable SBU, le service secret ukrainien, a ouvert une enquête. Cette affaire ne pouvait pas plus mal tomber pour la junte, alors que le blocage du charbon du Donbass par les nationalistes continue et entraîne une hystérisation du débat politique (la dernière passe d'armes en date a mis dans l'arène la blonde à tresses Timochenko et le Premier ministre).

A 13 000 km de là, en Argentine, un autre petit soldat du système impérial est bien en peine. Pris dans les Panama Papers puis un scandale de corruption familiale, Macri est en chute libre dans les sondages. Résultat : une autre pasionaria, la Kirchner, Cristina pour les intimes, le devance largement en popularité dans l'optique de l'élection présidentielle de 2019.

Si on en est encore loin, l'affaire est d'importance. L'on se rappelle que c'est le putsch constitutionnel contre Dilma au Brésil et l'élection de Macri en Argentine qui avaient permis à l'empire de détacher partiellement l'Amérique latine du monde multipolaire et, apparemment, de mettre à mal la dynamique des BRICS - même si l'Argentine n'en faisait pas partie, elle faisait souvent figure de membre associé.

En réalité, cette dynamique n'a jamais cessé, comme le montre un article étonnant d'objectivité du Monde (comme quoi, tout arrive...) Mais un retour de Cristina à la Casa Rosada apporterait à coup sûr un regain d'activité et accélérerait le processus de multipolarité.

Si Israël participe d'ailleurs à cette tendance de fond - comme en témoignent les négociations pour s'arrimer à l'Union Eurasienne -, le souci immédiat de Tel Aviv est plus prosaïque : le Hezbollah. Selon des rapports apparus dans la presse israélienne, le mouvement chiite libanais a atteint de tel degré de sophistication, y compris dans sa composante navale, qu'il peut frapper Israël où et quand il veut, notamment la marine de l'Etat hébreux, les cargos qui le ravitaillent (90% des importations du pays) et, last but not least, les plateformes offshore.

Mmmm... ça ne vous rappelle rien ? Nous en parlions l'année dernière :

En 2010 a été découvert Léviathan, un très gros gisement offshore au large des côtes israéliennes, mais que le Liban et Chypre disputent aussi à l'Etat hébreu. Même si une compagnie, Delek Energy, associée à une société texane, la mal nommée Noble Energy, ont commencé à prospecter, le développement du champ gazier est peu ou prou bloqué. La faute à d'énormes investissements difficiles dans un contexte de baisse des cours, aussi et surtout à une bataille politico-judiciaire intra-israélienne. En 2012, le géant Gazprom avait déjà proposé d'entrer dans le tour de table mais ses avances avaient été, à l'époque, rejetées sous pression américaine. Ce n'est peut-être plus le cas désormais...

Beaucoup de choses ont en effet changé depuis :

  • la relation américano-israélienne est à son plus bas historique (accord sur le nucléaire iranien, soutien de Washington aux Frères musulmans égyptiens et même putsch néo-nazi du Maïdan très mal vu à Tel Aviv)

  • l'inexorable montée en puissance russe au Moyen-Orient via l'intervention en Syrie et ses conséquences (alliance de facto avec le Hezbollah, rupture avec la Turquie)

Tout à leur Grand jeu, les stratèges US voient avec inquiétude les Russes s'implanter dans cette zone incontournable qu'est en train de devenir la Méditerranée orientale. Bases syriennes, accord naval avec Chypre, et maintenant Gazprom... c'est plus que Washington ne pourrait en supporter ! Les Américains font tout pour qu'Israël rompt toute discussion avec le géant russe et vende son gaz à la Turquie, elle-même très dépendante du gaz russe. Joe Biden, qui apparaît toujours là où les intérêts CIA/néo-cons sont en jeu, a effectué une visite en Israël début mars pour rabibocher Tel Aviv et Ankara (et tenter de marginaliser Moscou). Apparemment, sans résultat...

Depuis la visite de Joe l'Indien, la haute-cour israélienne a rendu son jugement, bloquant le développement de Léviathan, mais ceci n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg. L'establishment militaire israélien préfère maintenir une coopération militaire avec Moscou et ne pas déplaire à Poutine que de rétablir les liens avec le sultan fou. Surtout que l'intervention syrienne a placé dans les mains de Vladimirovitch des atouts supplémentaires, notamment grâce au Hezbollah.

Fin février, nous écrivions :

On en était là quand l'intervention russe a sérieusement rebattu les cartes, Tel Aviv et Beyrouth-Sud se mettant sur leur 31 pour courtiser Poutine.

L'alliance entre Moscou et le Hezbollah est logique, presque naturelle. Mêmes alliés (Assad, Téhéran), même farouche opposition à l'islamisme sunnite. La tolérance absolue du Hezbollah envers les chrétiens d'Orient (voir ces étonnantes photos des combattants chiites au garde-à-vous devant Jésus dans des villages chrétiens syriens libérés) joue également en sa faveur, la Russie se considérant comme la protectrice du christianisme moyen-oriental. Alarmé, Netanyahou s'est alors précipité à Moscou faire des ronds de jambe à Poutine. On avait connu Bibi la Terreur moins placide...

Ce voyage n'a pas empêché le Hezbollah de mettre la main sur des armements russes. Qu'ils aient été livrés par les Syriens qui les avaient eux-mêmes reçus (plus probable) ou livrés directement par Moscou selon les dires de hauts responsables du mouvement chiite, cela importe somme tout assez peu.

L'état-major de Tsahal est plus que remué, notamment par le fait que le mouvement libanais est vraisemblablement en possession de missiles de croisière supersoniques Yakhont. Les récentes déclarations de Nasrallah - "les stock de gaz ammoniac d'Haïfa sont notre bombe nucléaire" - ont également provoqué la panique en Israël où l'on considère sérieusement transférer les usines chimiques dans le sud du pays, à un coût exorbitant.

Tiens, tiens, justement en face du gisement qui nous intéresse... Et Poutine de jouer sur du velours, utilisant la menace de ses alliés pour faire monter les enchères. Selon un bon connaisseur du sujet, en échange d'une participation de Gazprom, le maître du Kremlin aurait assuré les Israéliens qu'il n'y aurait "aucune provocation de la part du Hezbollah ou du Hamas." Message à double sens ?

La balle est dans le camp des Israéliens. De cette décision dépendra en partie la future carte stratégique du Moyen-Orient. En attendant, le tsar du gaz peut danser...

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Maestria dans le nord syrien. Le 3 Mars 2017 , rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #La Turquie

Maestria dans le nord syrien

3 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Si le conflit syrien n'est pas avare de surprises, les rebondissements de ces deux derniers jours laissent franchement rêveur...

Dans le nord, nous en étions restés aux prémices du conflit entre Kurdes et Turcs, ces derniers étant bloqués dans leur marche vers le sud par l'armée syrienne et les YPG kurdes de Manbij. Affronter ouvertement Damas (donc Moscou) n'étant pas du tout dans les plans du sultan, la solution Manbij s'imposait (flèche verte), faisant d'une pierre deux coups : expulser les Kurdes de l'ouest de l'Euphrate et s'ouvrir une porte vers Raqqa.

Sauf que... Les Kurdes ne l'entendent évidemment pas du tout de cette oreille et, nous avions commencé à en parler, les Américains non plus, qui avaient fait savoir qu'ils continueraient à soutenir le Conseil militaire de Manbij. Nous en étions là quand a débuté une cascade d'événements aux implications extrêmement importantes.

Hier, des vidéos ont commencé à circuler, montrant l'établissement d'une petite base des forces spéciales US à Manbij. Message subliminal : si vous attaquez les Kurdes, vous nous attaquez. Avouez que voir les Américains assaillis par leur allié de l'OTAN et les rebelles "modérés" de l'ASL, pourtant armés et financés par Washington pendant des années, ne manquerait pas de sel...

Quelques heures plus tard, une nouvelle encore plus incroyable tombait : via les bons offices de Moscou, les Kurdes de Manbij ont passé un accord avec Damas, rétrocédant à l'armée syrienne une partie de leur gains territoriaux à l'ouest de l'Euphrate afin de constituer une zone tampon les séparant des Turcs et de leurs proxies.

On le voit, la partie hachurée sur la carte mettrait définitivement les Kurdes à l'abri des menées turques. Erdogan a dû frôler l'attaque cardiaque quand il a appris la nouvelle... Car à moins d'attaquer l'armée syrienne, donc d'entrer ouvertement en guerre contre Damas (et, derrière, Moscou et Téhéran), l'aventure néo-ottomane du sultan est terminée.

Pour Assad, c'est le deal parfait : les loyalistes récupèrent gratuitement et sans combattre une zone sur laquelle il n'auraient pu mettre la main militairement, zone qui les amène haut dans le nord, vers la frontière turque et le Rojava desquels ils avaient été expulsés depuis des années. C'est aussi une reconnaissance tacite par les Kurdes qu'une fois les combats terminés, ils ne demanderont pas l'indépendance mais se contenteront d'une autonomie.

Quant aux Kurdes eux-mêmes, s'ils laissent quelques villages sans importance à l'armée syrienne, leur présence à Manbij est actée et sanctuarisée. Un accord gagnant-gagnant sur le dos d'Erdogan qui doit l'avoir très mauvaise.

L'épisode porte la marque Poutine et ce n'est peut-être pas un hasard si le communiqué du PYD kurde est le suivant : "Pour protéger Manbij, nous avons transféré, après avoir mis sur pied une nouvelle alliance avec la Russie, aux forces armées syriennes toute la zone entre nous et les gangs affiliés à la Turquie [les fameux modérés si chers au système impérial]".

Vlad le judoka a encore frappé. Nous expliquions il y a deux ans :

Plusieurs biographes de Poutine ont montré à quel point le judo est, pour lui, bien plus qu'un sport : une philosophie de vie, qu'il applique dans de nombreux domaines, particulièrement en géopolitique. Utiliser la force et la précipitation de l'adversaire pour mieux le retourner et le mettre à terre. Le maître du Kremlin n'est jamais aussi redoutable que lorsqu'il fait d'abord un pas en arrière ; attendez-vous à vous retrouver assez vite le nez sur le tatami. Ippon.

Le nord syrien est un cas d'école. Utiliser le sultan pour expulser Daech, puis utiliser à nouveau son inévitable agressivité envers les Kurdes pour apparaître comme le sauveur, faisant remettre d'un trait de plume à son protégé de Damas des zones qu'il ne pouvait même pas rêver de reprendre un jour... Comment dit-on maestria en russe ?

Cerise sur le gâteau, ce rebondissement est également le signe évident d'une entente américano-russe, au moins ponctuelle. Le jour où l'on apprend que des forces spéciales US s'établissent à Manbij (voir plus haut) pour soutenir les Kurdes, ceux-ci appellent l'armée syrienne à l'aide. Comme l'écrit le Figaro, seul journal de la MSN à avoir succinctement rapporté l'info :

Cette annonce est une surprise totale car ce serait la première fois que des combattants soutenus par Washington sont d'accord pour rétrocéder des territoires aux forces du président Bachar al-Assad.

Allons plus loin : les troupes syriennes protégeront maintenant de facto les troupes américaines ! Si l'on nous avait dit ça il y a six mois... Evidemment, rien de tout cela n'eut été possible sans le tremblement de terre provoqué par l'élection de Trump et la redirection de la politique extérieure états-unienne subséquente.

Ces incroyables développements nous feraient presque oublier que l'armée syrienne a repris Palmyre...

 
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Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

9 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #ISIL

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

© Sputnik. Michail Alaedine
 
 

Dans leur déclaration commune, un groupe de professeurs allemands se sont prononcés contre les positions des médias mainstream occidentaux sur la Syrie et le rôle de la Russie et de l'Iran dans le conflit qui secoue depuis près de six ans ce pays proche-oriental, rappelant où cette guerre civile plonge ses racines.

Les membres du conseil scientifique de l'organisation Attac Deutschland, qui s'oppose aux processus de globalisation, constatent dans leur Déclaration sur la guerre en Syrie que la Russie et l'Iran « ont d'abord épuisé toutes les chances de parvenir à un règlement politique du conflit » et ce n'est qu'après qu'ils ont eu recours à une intervention armée.

Le Renversement d'Assad était planifié depuis 2001

 

Les scientifiques qui ont apposé leurs signatures au bas du document, rappellent que, d'après les déclarations de l'ancien commandant des forces de l'Otan en Europe Wesley Clark, tout de suite après les attentats du 11 septembre les États-Unis avaient décidé de renverser les autorités dans sept pays, y compris en Syrie.

 

Depuis 2005 ont été mis en place des conditions dans le but d'atteindre cet objectif, dont « d'innombrables actions médiatiques propagandistes visant le pouvoir d'Assad » et « le financement et la formation d'une armée de djihadistes », qualifiés dans les médias mainstream d'« opposition modérée ».

« Cependant, la majeure partie des forces armées de cette opposition s'apparentaient au système d'Al-Qaïda et aux islamistes radicaux du Front al-Nosra que les médias américains eux-mêmes qualifiaient jusque-là d'organisations terroristes.

 

Or, ce sont ces mêmes groupes qu'on envisageait d'employer pour renverser les autorités syriennes et iraniennes, dit le texte de la déclaration.

 

La Russie ne s'est pas ingérée dans la situation en Syrie tant qu'il s'agissait d'un conflit interne. Moscou n'a pris parti pour le gouvernement syrien que lorsque l'organisation terroriste Daech a réussi par le biais de la « terreur et avec le soutien militaire et logistique des services spéciaux américains, saoudiens et turcs à prendre le contrôle de larges territoires du nord de l'Irak, y compris la ville de Mossoul ».

Attaque de sarin et désarmement chimique

 

Les auteurs de la déclaration considèrent que si en août 2013 le président américain de l'époque Barack Obama a pris la décision surprise d'ajourner une frappe sur la Syrie c'est parce qu'il avait compris qu'il serait impossible de prouver l'implication de Damas dans l'attaque chimique perpétrée à Gouta. Les échantillons de sarin prélevés par des experts ont montré que les substances toxiques ne provenaient pas des arsenaux de l'armée syrienne.

 

Le président US a alors emprunté le plan B: il n'y aura pas de frappes si Assad accepte de détruire tous ses arsenaux d'armes chimiques sous le contrôle de l'Onu.

« Au bout du compte, c'est la Russie (…) qui a profité grâce à son habilité diplomatique de ce changement de cap pour détruire tous les arsenaux d'armes chimiques syriennes avec le concours des États-Unis et la surveillance des Nations unies », est-il indiqué. Toutefois, regrettent les auteurs du document, les médias mainstream n'ont même pas cité cet exemple de la politique pacifiste de Moscou.

« Assad ne peut pas partir »

 

La Russie et l'Iran ont déployé tous leurs efforts pour apporter une solution politique à la crise syrienne, écrivent les auteurs du rapport, rappelant un grand nombre d'initiatives de cessez-le-feu à Alep. Les scientifiques blâment les pays occidentaux et surtout les groupes armés qui ont rejeté toutes les négociations avec le président Bachar el-Assad, posant son départ comme préalable à tout dialogue.

 

Et pourtant, estiment-ils, n'importe que homme politique raisonnable et avisé aurait compris qu'Assad ne peut pas quitter son poste, même s'il le souhaite lui-même.

« Assad représente toutes les confessions et minorités ethniques de Syrie, notamment les alaouites, les chrétiens, les Yézidis et autres — ils soutiennent le régime d'Assad (…) et espèrent qu'il ne cédera pas ses positions et ne libérera pas le champ à Daech qui exterminera inévitablement toutes les minorités religieuses et les alaouites ».

Bonnes et mauvaises bombes

Les auteurs du rapport portent leur attention sur les victimes civiles. D'après leur point de vue, la couverture de ce sujet dans les médias mainstream se caractérise par une étroitesse de vue ainsi que par une position antirusse.

« Bien que nous soyons opposés à une juxtaposition du nombre de morts des deux côtés, suite à une couverture unidimensionnelle et antirusse de ce sujet et à la propagande des médias occidentaux, il convient de rappeler que depuis le mois d'août 2014, 40 000 civils irakiens ont péri sous les bombes de la coalition internationale menée par les États-Unis, soit au moins quatre fois plus qu'à Alep. 15 000 personnes ont trouvé la mort rien qu'à Mossoul », stipule le document.

 

Et d'ajouter que « depuis 1980 les États-Unis à eux seuls ont attaqué, occupé ou bombardé 14 États musulmans. Au cours des deux derniers centenaires, aucun pays musulman n'a jamais attaqué un État occidental ».

 

Ce sont l'Iran et la Russie qui portent toujours le chapeau des coupables, même lors de l'évacuation des groupes armés d'Alep. Mais lorsque des extrémistes ont mis le feu à huit bus syriens, les médias mainstream ont mangé leur langue.

Politique fatale de renversement de pouvoirs

 

Les scientifiques sont extrêmement étonnés par le fait que les médias mainstream non seulement ne critiquent pas, mais ne disent pas un seul mot sur la politique « fatale de renversement de régimes au Proche et Moyen-Orient, menée par les États-Unis ».

 

Et pourtant, les « États manqués », terreaux fertiles pour le terrorisme et principale source du flux de migrants vers l'Europe sont les conséquences de la politique de Washington.

En conclusion, les auteurs du rapport se disent préoccupés par l'émergence d'« une nouvelle guerre froide entre l'Occident et la Russie » et exhortent toutes les institutions civiles à prendre part au débat politique et main dans la main avec les partisans du pacifisme à préconiser des moyens de prévention des conflits et des guerres.

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Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #Terrorisme

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression !

Par : Antakli Jean-claude Publié le : 28/01/17

 

Lettre ouverte au public, aux médias, aux politiques, au Collectif pour la Syrie, et à tous mes confrères supposés participer au Colloque de la Sorbonne ce samedi 28 Janvier 2017.

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

 

L’histoire de la Vème République a été probablement secouée par de nombreux scandales, mais jamais la liberté d’expression n’a été autant menacée que sous ce quinquennat, qui aura contribué jusqu’au bout à boycotter toutes les initiatives destinées à apaiser, à réconcilier, à témoigner, à écouter et à débattre librement, ouvertement avec le public afin d’aider la Syrie et les Syriens à sortir enfin d’une guerre infernale qui aura duré 2000 jours, pourquoi ?

Le 28 Novembre 2016 devait avoir lieu un Colloque au Mémorial de Caen sous l’égide du Collectif pour la Syrie avec la participation d’une vingtaine de personnalités (écrivains, journalistes, chercheurs, ambassadeurs, anciens directeurs des services de Renseignements ainsi que de nombreux responsables de centres de recherches. Cet événement après avoir été validé par la Direction du Mémorial, la voilà qui au dernier moment sur de simples rumeurs dues aux mauvaises langues et sous une pression politique sans précédent l’annule à la grande stupéfaction de tous les intervenants !

Après les indignations d’usage, le Collectif pour la Syrie reporte ce même Colloque au 28 Janvier 2017 mais cette fois-ci à la Sorbonne sous l’égide de l’Académie de Géopolitique de Paris et du Mensuel Afrique Asie. Deux mois plus tard, le même scénario se reproduit avec les mêmes protagonistes qui prétendent êtres les amis de la Syrie, alors qu’ils ont contribué insidieusement à sa destruction, et les mêmes directives qui viennent d’en haut pour nous annoncer à travers la lettre du Président du Collectif pour la Syrie, leurs condoléances !

J’ai le grand regret et l’amertume de vous informer que le colloque intitulé «La Syrie en guerre» qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à l’Université Paris Sorbonne vient d'être annulé sur décision du Président de cette institution phare, qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs semaines vient d'annuler cet évènement au dernier moment.

Le débat interdit
L’Académie de Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et la Mensuel Afrique Asie voulaient organiser un débat apaisé sur le désastre syrien, pour essayer d’identifier des solutions capables d’alléger les souffrances des Syriens. Les conditions d’échange constructif étaient mises en place.
La Présidence de Paris Sorbonne en charge de l’amphithéâtre Descartes, dit avoir pris cette décision pour des raisons « diplomatiques et sécuritaires ».
Les services de Paris Sorbonne disent avoir été alertés « par des réseaux sociaux », sans autre précision, sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d'extrême-droite bien connus et partisans de Bachar Al Assad ».
La Présidence de Paris 4 Sorbonne aurait tout de même été intellectuellement honnête de vérifier ces assertions avant de prendre cette décision. Des pressions du plus haut niveau ont été exercées.
A cela s’ajoutent les propos diffamatoires et les affirmations calomnieuses répandus par un obscur groupuscule nommé « Mémorial 99 » assisté par une faction dite « Souria Houria ». Des faux programmes avec des faux participants ont circulé suite à des actes de piratage informatique.
Cette décision d’annulation déshonore les responsables institutionnels français ayant cédé à leurs pressions. Elle déshonore Paris 4 Sorbonne également. Cela me paraît constituer une grave menace pour la liberté d'expression. Cette décision d’annulation du Colloque déshonore tous ceux qui ont participé à la prendre.

Tout participant, y compris ces bien-pensants de la censure, pouvait venir s'y exprimer et faire valoir librement son point de vue.
La décision du Président de la Sorbonne, après celle déshonorante et honteuse du Directeur du Mémorial de Caen (qui avait annulé le Colloque du 26 novembre 2016), constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire. Quelle tristesse !

Les mots fonts désormais peur.
Il fut un temps où on se battait pour que l’autre puisse s’exprimer librement même si on était en désaccord avec son point de vue.
« Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard Von Weizsäcker, Président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994.Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire. Docteur Anas Alexis Chebib Président du Collectif pour la Syrie.

N’ayant pas pu joindre le Président de l’Université de la Sorbonne pour lui exprimer mon indignation et ma réprobation, je me suis tourné vers le Docteur Chebib pour lui témoigner ma solidarité, comme tous les intervenants mais pour lui exprimer aussi ma réserve de reporter encore et encore une énième fois un Colloque qui avait toute sa place, toute sa raison d’être dans ce qui restait comme espace de liberté dans notre pays...

Comment se résigner et démissionner face à des loups déterminés, à des lâches rôdés, sans donner le sentiment qu’ils ont gagné, eux qui s’inscrivent parfaitement dans ce que Georges Orwell dénonçait à son époque : « Dans ces temps de tromperie universelle dire la vérité est un acte révolutionnaire »

Tromperie universelle, nous y sommes jusqu’au cou avec les mensonges devenus vérités, les calomnies transformées en argumentaires de diplomatie et de sécurité, auxquels s’ajoutent les appuis politiques d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Tous endossent une responsabilité collective dans le (Massacre des Innocents en Syrie). Que dire des voix suspectes qui s’élèvent bruyamment contre les crimes contre l’humanité, alors que leurs mains sont ensanglantées et que leur indignation camoufle leur propagande de diversion !

Au nom de la liberté d’expression, le Président Hollande lors des attentats de Charlie Hebdo a réussi à mobiliser 50 pays avec leurs représentants. Des centaines de milliers de français ont défilés dans les rues de Paris en solidarité avec les familles des victimes....

Aujourd’hui je suis à me demander s’il n’existe pas deux poids et deux mesures, selon que l’on soit journaliste à Charlie Hebdo, et où on peut en toute liberté sans aucune censure (liberté d’expression oblige), diffamer, humilier, provoquer, caricaturer le Coran, le prophète Mahomet, ironiser sur la virginité de la Ste Vierge jusqu’à demander symboliquement bien entendu, qu’elle écarte les cuisses pour s’assurer de sa virginité !

SI ironiser sur une telle croyance qui touche 1 milliard et demi de chrétiens, mais aussi un milliard et demi de musulmans, qui eux aussi croient fermement à la virginité de ce qu’ils appellent avec beaucoup de ferveur (Sayidatina Mariam) (Notre-Dame), ressort du domaine de la liberté d’expression, alors la censure du colloque doit être dénoncée haut et fort.

Avant de conclure, je joins quelques extraits des réactions soulevées par mes confrères, dont les analyses auraient pu contribué à marquer l’histoire de ce colloque d’une pierre blanche qui s’ouvre au moment même où se tient la Conférence d’Astana, où tous les syriens après tant de souffrance savaient besoin d’entendre parler plus tôt de paix, d’espérance et de réconciliation. Quelle leçon leur a-t-on donné avec tous ces règlements de comptes attisés par la haine, a convoitise, celle qui anime encore et toujours les marchands d’armes avec leurs spéculateurs qui comme des vautours guettent les futurs marchés du siècle qui survolent les cadavres encore chauds de tant de martyrs !

 

  1. Alain Chouet Ancien Directeur de la DGSE.

 

Chers tous, C'était malheureusement prévisible.

Je suis bien placé pour le savoir depuis ma conférence de juin 2012 devant l'IHEDN et ma participation à l'émission "Un œil sur la planète" de la réalisatrice Samah Soula qui m'ont également valu les foudres de la "bien-pensance" germanopratine ainsi que l'ostracisme des médias parisiens. précise qu'en ce qui me concerne je n'ai pas d'affinité avec l'extrême droite et que j'ai été écarté de mes fonctions en 2002 sous le soupçon, d'ailleurs infondé, d'appartenance au P.S.

Je constate chaque jour qu'en matière de presse et d'expression francophone, je n'ai - tout comme Fabrice Balanche et d'autres - aucun problème à m'exprimer sur le sujet en Suisse, en Belgique au Québec, au Liban, en Tunisie ou au Maroc et à dialoguer sereinement avec des gens qui ne partagent pas forcément mes analyses. Ce n'est malheureusement plus possible en France. Comme son nom l'indique, le "gauchisme de combat" à l'origine de ces interdictions en chaîne est d'abord une violence intellectuelle qui - au vu des propos tenus par ses zélateurs - ne demande qu'à se transformer en violence physique.

Dommage pour "le pays des lumières"...Amitiés et solidarité. Alain Chouet

 

2) Richard Labévière,

Chers Amis,

Dans tous les cas de figures, cette réunion doit avoir lieu d'une manière ou d'une autre. Dernièrement, et malgré les pressions, le CF2R d’Éric Denécé a pu organiser un colloque assez corrosif mais scientifique sur l'Arabie saoudite et le wahhabisme. Ensemble, avec les moyens et les réseaux dont nous disposons, nous sommes parfaitement en mesure de résister à ce retour intolérable de la censure dans notre pays. Je reste, bien-sûr, disponible à toutes espèces de suivi de notre entreprise commune et nécessaire. Richard Labévière Rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch

 

3) Alain Corvez,

  1. trouve que c'est un excellent moyen pour faire connaître ce déni de démocratie, et la façon dont les institutions se couchent devant les intimidations de groupes qui ne représentent qu'eux-mêmes et ce que le Quai d'Orsay leur attribue. Le pouvoir vient de changer aux EUA en faveur de plus de vérité et, dans trois mois en France, je pense, il en sera de même : ces groupes seront alors réduits à leur triste réalité.

Alain Corvez Conseiller en stratégie international 2 avenue du général Balfourier

75016 Paris.

 

4) Jean Marie Schléret, Merci cher Alain Chouet, dont la clairvoyance a gêné l’establishment depuis les débuts des conflits en Syrie. Précieuse réaction qu’il faut faire connaître. Merci à tous ceux qui réagissent en faisant corps autour de notre président. Le collectif pour la Syrie parviendra à montrer à quel point il avait tracé dès 2012 la voie pour mettre un terme à la destruction de ce berceau de l’humanité. Amitiés à chacun...et bien d’autres réactions en chaînes vont suivre....

 

5) Patricia Lalonde : Eh bien je suis contente d'apprendre que je fais partie de l'Extrême droite française sous prétexte que je n'adhère pas à la politique Etrangère de la France au MO. Il ne me reste plus qu'à déchirer ma carte du PR et de l'UDI. Vive la liberté d'expression !

Pour toutes ces raisons je pense, je signe et je persiste que ce Colloque aurait dû avoir lieu coûte que coûte à n’importe quel lieu de Paris, quitte à camper sous la Tour Eiffel pour faire entendre les voix, celles qu’on a étouffées en Syrie et celles qu’on est en train d’étouffer en France ! Ne comptez pas sur moi pour que ma voix reste dans le désert !

 

Jean Claude Antakli écrivain-biologiste. Ex-Correspondant de l’Est-Républicain. Auteur d’Itinéraire d’un Chrétien d’Orient (5 ème édition), Le silence de Dieu ! Syrie, une guerre sans nom ! Et Syriapocalypse. 4 Livres, 15 ans d’écriture pour un seul et même combat celui de la vérité, de la liberté et de la paix.

 

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Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana, par Comité Valmy

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana
Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Syrie : Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

[Texte intégral]

Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

Communiqué du Dr Bachar al-Jaafari,
chef de la délégation du gouvernement syrien à Astana

Mesdames et Messieurs,

Ces deux derniers jours, nous avons travaillé dur, jour et nuit, pour le succès de cette réunion et avons fait tout notre possible pour surmonter les obstacles. C’est pourquoi, nous croyons que la réunion d’Astana a réussi à atteindre « l’objectif de cessation des hostilités pour une période déterminée » qui ouvre au dialogue politique, en cours, entre Syriens.

 

À cette occasion, comme je l’ai déjà fait, nous remercions la Direction du Kazakhstan de toutes les facilités qu’elle nous a accordées pour le succès de nos réunions et de nos travaux.

 

Nous remercions, tout particulièrement, nos amis russes et iraniens pour les énormes efforts consentis, lesquels ont efficacement contribué à cette réussite. Et cela, dans le but de stopper l’effusion du sang syrien et de travailler avec ces groupes [armés] afin de vaincre, ensemble, le terrorisme et de reconstruire la Syrie.

 

Et nous disons aux États de la région connus pour leur soutien aux terroristes : c’est assez. Assez ! Vous avez dilapidé les richesses de vos peuples, amené le terrorisme dans vos pays, pris la responsabilité de faire couler le sang syrien. Le temps est venu de reconsidérer les erreurs de vos politiques pour le bien de votre peuple et le bien des peuples de la région.

 

C’est ce que j’avais à dire pour commencer. Vous pouvez poser vos questions.


Question 1 [Hosni Mourtada, Al-Alam] : Vous avez dit que des États régionaux devaient cesser de faire couler le sang syrien, pouvez-vous les nommer ? Ensuite, les groupes armés présents à cette réunion, ont-ils accepté de combattre Daech et le Front al-Nosra ?

 

Bachar al-Jaafari : Je commencerai par la deuxième partie de votre question. Je pense que vous avez écouté le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan lire le texte de la Déclaration finale émanant des trois États garants. Dans ce communiqué, ils réitèrent leur détermination à combattre conjointement l’EIIL et le Front al-Nosra. Daech et le Front al-Nosra sont donc nommément cités et c’est un article qui les engage tous les trois, y compris la Turquie qui l’a signé. Nous pouvons supposer qu’elle le respectera. Nous pouvons le supposer.

 

Quant à la première partie de votre question, tout le monde sait de quels États régionaux il s’agit. La Turquie est l’un de ces États, avec des États du Golfe, comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Naturellement, ce discours s’applique à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à l’effusion du sang syrien. À tous.

 

Le temps est venu pour ces États de modifier leurs politiques sanguinaires à l’égard du peuple syrien, de la Syrie, et de leur propre peuple. Assez de ces jeux avec le feu et de ces paris perdants. Tout le monde est perdant, y compris les États qui soutiennent le terrorisme rendu au cœur de leurs maisons. Terrorisme contre lequel nous n’avons cessé de les mettre en garde depuis le début.

 

Question 2 [Ahmad Hadj Ali ; Al-Manar] : Le chef de la délégation des factions armées a déclaré que la Russie est passée du rôle de soutien au régime à celui de garant du règlement et qu’elle tente de surmonter les obstacles. Autrement dit, les groupes armés parlent d’un changement du positionnement russe. D’autres informations parlent de tentatives consistant à négocier la séparation entre groupes armés et groupes terroristes, tel le Front al-Nosra, contre la sortie des alliés de la Syrie ; ce qui, comme vous le savez, laisserait l’Armée syrienne seule sur le terrain. Que veulent-ils dire et quel est, actuellement, le rôle de la Russie ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous ne faisons pas de commentaires sur de telles informations. Nous sommes un État responsable qui évalue la situation à partir des déclarations officielles de telle ou telle capitale, de telle ou telle partie. Par conséquent, permettez-moi de ne pas les commenter. Ceci dit et globalement parlant, cette réunion d’Astana s’est tenue dans un but précis : consolider l’accord de cessation des combats et trouver ensemble les mécanismes nécessaires à cet effet. Tel est le but. La réunion d’Astana n’est pas un bazar pour troquer, acheter ou vendre. Des États importants se sont réunis et sont arrivés à une Déclaration finale, lue par le ministre du Kazakhstan. Je crois que cette image, colportée par certains, est exagérée ou trop simplifiée.

 

Question 3 [Vitaly Varounine de Saint-Petersbourg ; Canal 5] : Que ressentiez-vous face à ces représentants de l’opposition armée syrienne ?

 

Bachar al-Jaafari : Ce fut douloureux de nous asseoir, dans la même pièce, face à des Syriens associés à des agendas étrangers, travaillant pour des puissances étrangères, certains d’entre eux s’étant engagés dans des groupes terroristes. Ce n’est pas la première fois. Ce fut le cas lors des première et deuxième consultations à Moscou, ainsi qu’aux réunions de Genève. Mais quoi que cela nous coûte, nous le referons dans le cadre des prochaines rencontres, prévues et programmées, afin de sauver notre État et notre peuple. Nous ferons tout pour arrêter la guerre terroriste menée contre les Syriens, quel qu’en soit le prix.

 

Question 4 [Assaf Aboud ; BBC] : La Déclaration finale parle d’un mécanisme trilatéral de surveillance de la cessation des combats. Étant donné que votre délégation comportait des officiers des forces gouvernementales, les modalités de ce mécanisme ont-elles été discutées ? Un agenda a-t-il été fixé ?

 

Bachar al-Jaafari : La clause correspondant à votre question dit et je cite en anglais : « The Russian, Iranian and Turkish sides have decided to establish a trilateral mechanism to observe and ensure full compliance with the ceasefire, prevent any provocations and determine all modalities of the ceasefire » [Les côtés russe, iranien et turc ont décidé d’établir un mécanisme trilatéral pour observer et assurer le plein respect du cessez-le-feu, prévenir toute provocation et déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu]. Par conséquent, ces modalités seront étudiées prochainement en concertation avec le gouvernement syrien.

 

Question 5 [Agence Reuters] : Premièrement, est-il possible que cette réunion mène directement aux négociations de Genève ou bien faudra-il une deuxième rencontre ? Deuxièmement, les participants de l’opposition ayant exprimé leur refus et leur colère quant au rôle iranien, qu’en diriez-vous ?

 

Bachar al-Jaafari : Lorsque vous traitez d’affaires politiques, vous ne devez pas tenir compte de vos émotions mais garder votre sang froid et faire de votre mieux conformément aux intérêts nationaux. Ici, la question n’est pas de savoir qui est heureux ou en colère, mais du fait que nous avons abouti à un « document de négociation » qui est cette Déclaration finale, sur laquelle tous se sont mis d’accord. C’est cela l’essentiel et c’est de cela que nous devons nous occuper avant tout.

 

Ceux qui disent qu’ils ne sont pas heureux du rôle négatif de telle ou telle partie cherchent à geler la situation. L’Iran, comme la Russie et la Turquie, est garant de ces négociations et a joué un rôle positif pour qu’elles aboutissent à la formulation finale, exprimée dans une déclaration tripartite. Je n’ai pas entendu ces critiques et il est pitoyable que certains membres de la délégation de l’opposition armée, ou des groupes terroristes, puissent critiquer l’une des trois parties ayant travaillé à ce résultat, alors qu’ils ont accepté l’accord tripartite signé le 29 décembre 2016.

 

De notre côté, nous pourrions dire que le rôle de la Turquie est négatif ; ce qu’il est. Mais nous ne le disons pas parce que nous sommes des diplomates conscients de nos responsabilités et que nous représentons un gouvernement légitime et responsable. Et si nous n’agissons pas comme ils le font, c’est parce qu’en matière de politique, vous devez traiter avec vos adversaires pour sauver votre pays et votre peuple. Ce à quoi nous nous employons ici et maintenant.

 

En ce qui concerne les pourparlers de Genève, je répète que le but de cette réunion d’Astana est la consolidation du cessez-le feu en Syrie. Elle fait partie de l’opération Genève, mais c’est une opération différente. Elle pourrait la faciliter, ce qui nous conviendrait.

 

Question 6 [Dima Nassif ; Al-Mayadeen] : Concernant le Front al-Nosra, quelle sorte de coordination a été prévue entre l’Armée syrienne et les factions armées ayant signé l’accord tripartite ? Devrons-nous attendre longtemps des éclaircissements sur les mécanismes de soutien au cessez-le-feu ? Quel prix politique devra payer Damas contre l’intégration de ces factions armées au sein d’un front plus large, pour combattre leurs alliés d’hier ?

 

Bachar al-Jaafari : La déclaration conjointe des États garants répond à votre question. Premièrement, cette Déclaration finale oblige les factions armées qui ont participé à la réunion d’Astana et ont accepté l’accord tripartite. Le garant de ces factions étant la Turquie pour la bonne raison qu’elle les parraine, la question concernant la coordination avec l’Armée syrienne est à poser au gouvernement turc.

 

Quand à votre question sur le mécanisme trilatéral de soutien à la cessation des hostilités, nous avons convenu qu’il sera limité dans le temps, le gouvernement syrien estimant qu’il ne devra pas dépasser une année. Délai pendant lequel les mesures techniques seront décidées par les experts militaires des participants à la réunion d’Astana.

 

Il n’y a pas de prix politique à payer. S’il y en avait un, ce serait le succès de ce qui a été déclaré suite à cette réunion. Un succès dont nous serions heureux, car tout ce qui peut être utile pour arrêter cette guerre terroriste, injuste et folle, contre notre peuple est bienvenu dans le cadre de la poursuite de notre combat contre le terrorisme de Daesh, du Front al-Nosra et des groupes associés.

 

Question 7 [Ramez al-Kadi ; Al-Jadid] : Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous vous asseyez avec des opposants, mais c’est la première fois que vous vous asseyez avec les factions terroristes. Est-ce que cela signifie que, désormais, le gouvernement syrien cessera de qualifier ces factions d’organisations terroristes ?

 

Bachar al-Jaafari : Ces groupes terroristes armés ont décidé de se joindre à un processus précis, mettant fin à leurs pratiques terroristes, les intégrant dans une nouvelle opération intitulée « Accord de cessation des hostilités garanti par la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ce qui signifie que suite à la libération d’Alep et aux importantes victoires militaires de l’Armée syrienne sur tous les fronts, ces groupes terroristes ont acquis la conviction qu’ils n’ont aucun avantage à poursuivre leurs pratiques terroristes pour atteindre des objectifs politiques. Ils ont donc choisi de rejoindre l’opération d’Astana. Par ce choix, ils rejetteraient la violence et le terrorisme. C’est pourquoi nous avons accepté de nous asseoir avec eux.

 

Intervention du journaliste : Qu’en serait-il si le Front al-Nosra décidait de rejoindre le processus politique ?

 

Daech et le Front al-Nosra sont deux organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité. Là-dessus, il y a consensus dans la Déclaration finale d’Astana, comme dans toutes les Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Intervention du journaliste : Est-il vrai que vous avez exigé la fermeture de la frontière avec la Turquie et que la Déclaration finale n’en a pas tenu compte ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous exigeons la fermeture de la frontière avec la Turquie depuis six ans et non seulement depuis cette réunion d’Astana.

 

Question 8 [Imad Sara ; Télévision arabe syrienne] : Quelles sont les régions concernées par l’accord de cessation des combats ? S’étendront-elles à Wadi Barada et, par conséquent, mettront fin aux coupures d’eau à Damas ? S’étendront-elles à Deir ez-Zor et d’autres régions ?

 

Bachar al-Jaafari : Concernant Wadi Barada, les neuf villes ou villages qui s’y trouvent ont été complètement libérés, reste le seul problème d’Aïn al-Fijeh, ville où jaillit la source principale alimentant en eau potable Damas, qui compte aujourd’hui sept millions d’habitants. Le groupe terroriste sévissant dans cette ville, usant de l’eau comme arme de pression sur la population et le gouvernement, est le Front al-Nosra. C’est pourquoi les opérations militaires se poursuivent contre le Front al-Nosra à Aïn al-Fijeh.

 

Quant à l’identification des régions concernées par l’accord de cessation des hostilités, elle revient aux experts militaires qui en établiront la cartographie prochainement, après échange d’informations entre les garants et l’Armée arabe syrienne, afin de localiser avec précision Daech, le Front al-Nosra et les groupes qui leur sont liés, et les combattre.

 

Question 9 [Jaafar Ahmad ; Télévision syrienne] : La Déclaration commune finale de la réunion d’Astana a affirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’État multiethnique, multi-religieux, non confessionnel et démocratique. Pourquoi n’est-il pas fait mention de son caractère laïc ? Existerait-il un doute à ce sujet ? D’autre part, il est question du retour à Genève le 8 février. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

Bachar al-Jaafari : La suppression de la référence au caractère laïc de la Syrie a été faite à la demande de la délégation turque et des groupes armés participant à la réunion d’Astana. C’est curieux et étrange qu’un gouvernement qui prétend que la Turquie est un État laïc, se prononce contre ce terme quand il s’agit des options du peuple syrien pour la Syrie. En soi, cela témoigne de la grande contradiction entre les paroles et les actes du côté turc.

 

Nous avons insisté pour que la laïcité fasse partie des caractéristiques du futur État syrien sur lequel les Syriens devront s’entendre. Nos amis iraniens et russes l’ont admis, mais la délégation turque et la délégation des groupes armés l’ont refusé, alors que la Turquie a assisté à la réunion de Vienne 2, laquelle a intégré ce terme dans sa déclaration finale. La Turquie est d’accord à Vienne, mais vient de se contredire à Astana.

 

Question 10 [Firas Mardini, canal Sama, Al-Fadaiya] : Avez-vous signé la Déclaration finale ou bien a-t-elle été signée par les États garants seulement ? Quant à Genève, la délégation de l’opposition armée rejoindra-t-elle les délégués des autres plates-formes de l’opposition, ou seuls les participants à la conférence d’Astana se retrouveront à Genève ?

 

Bachar al-Jaafari : Avons-nous signé le communiqué ? Non, parce qu’il exprime l’engagement des trois États garants. Évidemment, nous avons été consultés en permanence et mis au courant à toutes les étapes de son élaboration. Il n’est donc pas publié au nom de tous ceux qui ont participé à cette conférence, mais au nom des trois États garants de la cessation des hostilités. Quant à Genève, c’est l’Envoyé spécial, M. de Mistura, qui doit mener les consultations afin de décider quels seront les participants.

 

Intervention du journaliste : À quelle date ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne le savons pas. La date sera fixée par les canaux diplomatiques.

Question 11 [Mohammad Khorchali, Canal Kurdistan] : Les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans la lutte contre Daech. Qu’en pensez-vous ? Quel sera leur sort dans la Syrie à l’avenir ?

 

Bachar al-Jaafari : Je suis heureux que vous ayez parlé des Kurdes en tant que Syriens. Disant cela, vous avez répondu partiellement à votre question. Pour nous, que nous parlions d’Arabes, de Chaldéens, de Kurdes ou de toute autre composante du peuple syrien, ce sont tous des Syriens, sans aucune distinction. Nous sommes fiers de nos frères kurdes syriens, comme nous serions fiers de nous-mêmes, parce que les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans notre Histoire et non seulement dans la lutte contre Daech.

 

Nous vivons ensemble depuis des milliers d’années et nous ne cherchons pas à tester la fidélité des uns et des autres, parce que nous sommes fidèles. Il se trouve que certains qui n’ont pas foi en la Syrie, mais en d’autres agendas planifiés par des forces étrangères, ont choisi une autre voie. Ici, une remarque s’impose : il y a aussi des Arabes syriens qui travaillent contre leur propre pays. Nous avons des traîtres qui rendent visite à Israël et combattent à ses côtés contre leur pays. Il ne faut donc pas généraliser en parlant de telle ou telle composante, car la plupart des Syriens sont fiers d’être syriens et c’est ainsi que nous les considérons.

 

Question 12 [journaliste de la BBC] : L’opposition a déclaré que l’opération Astana est terminée. Partant de là, votre gouvernement cessera-t-il ses attaques contre Wadi Barada ?

 

Bachar al-jaafari : Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, permettez que je rectifie votre question. Premièrement, j’ai déjà dit qu’il n’y a rien qui puisse être qualifié d’« attaque contre Wadi Barada », mais un problème à Aïn al-Fijeh où se trouve la source d’eau potable qui alimente les sept millions d’habitants de la capitale, Damas, depuis 41 jours. Je vous prie de répéter ce que je viens de dire. Depuis combien de jours ? M’avez-vous entendu ? Combien de jours ?

 

Journaliste de la BBC : Vous avez dit 41 jours.

Bachar al-Jaafari : Imaginez que je vous prive d’eau pendant deux jours, puis reposez-moi votre question. Quoi que dise ladite opposition armée, vous devriez vérifier une, deux, puis trois fois, avant de soutenir ses propos, parce que l’Armée syrienne libère des villes capturées par les terroristes. Telle est la vérité. Telle est la réalité. Nous ne combattons pas un pays étranger. Nous ne lançons pas une guerre contre nos voisins. Nous combattons des terroristes sévissant à l’intérieur de nos frontières et sur notre territoire, afin de protéger notre population. Il ne s’agit donc pas de « la chute » d’une ville ou d’un village aux mains de l’Armée syrienne, mais de « la libération » de la source d’eau potable alimentant sept millions d’habitants privés de cette eau depuis 41 jours ! Tant qu’il en sera ainsi, l’Armée syrienne poursuivra ses opérations.

 

Question 13 [identité de l’intervenant inaudible] : Lors d’un congrès à Genève, je vous ai interrogé sur les exigences des Kurdes syriens. Vous m’aviez répondu que ceux qui songent au fédéralisme ou à la partition de la Syrie prennent du Panadol. Or les Kurdes, avec d’autres composantes, ont annoncé la fédéralisation, notamment au Nord de la Syrie. Quel est votre avis à ce propos ?

 

Bachar al-Jaafari : Il existe un médicament encore plus efficace que le Panadol et c’est l’Advil. Quel que soit le régime qui pourrait être adopté par la Syrie, la décision revient au peuple syrien, lui-même, et non à l’une de ses composantes qui en déciderait de manière unilatérale. Celui qui a des idées sur le sujet n’a qu’à les soumettre démocratiquement au Parlement syrien, aussi folles soient-elles, telle celle du fédéralisme ; une idée folle qui ne se réalisera pas en Syrie. Il n’empêche qu’un parti ou un autre peut soumettre n’importe quelle idée de manière démocratique. Au cas où elle obtiendrait l’unanimité, nous pourrons en reparler.

 

Mais qu’un groupe de personnes parle de créer un petit État désigné comme « fédéral » et de diviser le pays au profit d’agendas étrangers, c’est un discours en tout point inacceptable, d’autant plus qu’il ne correspond pas à celui de tous les Syriens kurdes. Très nombreux sont les Syriens kurdes patriotes, par excellence, et contre le fédéralisme.

 

Merci Mesdames et Messieurs

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
24/01/107

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Avec l’espoir, mêlé de certitude, que les violences perfides cachées sous la signature du gouvernement turc et de ses factions terroristes seront contrées, le moment venu, par la volonté farouche du peuple syrien de ne pas céder à leur odieux sectarisme en affirmant que la Syrie est, et restera, un pays laïc.

 

Source : Vidéos / Al-Fadaiya (Syrie)
https://www.youtube.com/watch ?v=6js68ZH8UxM&feature=youtu.be

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Autrefois respectée et écoutée du monde entier, la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie Itv de Michel Raimbaud, Russia Today. Par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pourparlers sur la Syrie

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie
Itv de Michel Raimbaud, Russia Today

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Les pourparlers sur la Syrie, Astana, le 24 janvier 2017.

 

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie

Le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, déplore l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud.

 

RT France : C’est la première fois que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se réunissent pour des négociations à Astana. Est-ce effectivement une avancée dans le processus des pourparlers ?

Michel Raimbaud (M. R.) : Le simple fait que des représentants de l’opposition syrienne se réunissent avec des représentants du gouvernement pour des négociations constitue bien entendu une avancée indéniable dans la recherche d’une issue politique à la « guerre universelle » qui détruit la Syrie et son peuple depuis maintenant six ans. Le fait que des protagonistes étrangers, qu’ils soient des alliés de l’Etat syrien comme la Russie et l’Iran, ou des parrains de l’opposition armée (pour ne pas dire terroriste) comme la Turquie, y soient impliqués, donne à ce scénario l’indispensable label « diplomatique » susceptible de garantir le sérieux de l’engagement des parties concernées.

La question n’est pas simple, dans la mesure où les représentants de « l’opposition » ont un passé ou un pedigree qui, en temps normal, ne leur assurerait pas un ticket d’entrée à une table de négociation. Dans la mesure également où l’un des parrains – le régime d’Erdogan, pour ne pas le nommer – se voit gratifié de l’un des premiers rôles dans un processus devant conduire (d’une façon ou d’une autre) à la reconstruction de la Syrie, pays invaincu mais en bonne partie détruit grâce aux bons soins dudit Erdogan.

« Il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte),
qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu
généralisé et à séparer les « opposants armés »
des groupes terroristes »

Pour le reste, il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte), qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu généralisé et à séparer les « opposants armés » des groupes terroristes. Ce premier épisode devra être suivi de beaucoup d’autres, à Astana ou à Genève, ou ailleurs. Mais le choix du lieu n’est pas anodin.

RT France : Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est montré assez sceptique à l’égard des pourparlers à Astana, arguant que le vrai progrès ne pouvait avoir lieu qu’à Genève lors de la prochaine étape. D’où vient ce scepticisme ?

M. R. : Au fil des cinq cents dernières années, l’Occident s’est progressivement installé dans sa position de maître de l’univers, ce qui lui confère une rente de situation que ses dirigeants trouvent normale, estimant que les questions importantes relatives à la paix et à la guerre ne peuvent se traiter ailleurs que « chez eux ».

Les Etats européens, alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance atlantique, ont ainsi du mal à admettre que des négociations sur un dossier phare comme celui de la guerre de Syrie puissent se tenir dans un pays comme le Khazakstan.

« Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? »

Chef de la diplomatie allemande, Monsieur Steinmeier, a dû se rendre à l’évidence : c’est à Astana, capitale d’une ancienne république soviétique restée proche de la Russie, membre du Traité de sécurité collective de Taschkent (OTSC), où la tradition musulmane se mêle à l’influence slave, que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se sont réunis pour un premier round de négociations.

Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? Le « vrai progrès » ne peut donc avoir lieu qu’à Genève, lors de la prochaine étape.

Monsieur Steinmeier a sûrement la mémoire courte. Sans doute oublie-t-il que Genève avait déjà accueilli (en 2012) des négociations sur la Syrie, et que le résultat n’avait pas pu être qualifié de « vrai progrès », certains des signataires de Genève affirmant, avant même que l’encre ne soit sèche, qu’ils n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord qu’ils venaient de signer.

Même si elle se trouve hors du champ de l’Union européenne ou de l’OTAN, Genève reste une ville de « chez nous ». C’est, en outre, l’un des sièges de l’ONU, organisation qui n’a jamais démérité en matière de complaisance envers l’Empire atlantique. Les Secrétaires généraux et leurs envoyés spéciaux font preuve d’un dévouement et d’un zèle à toute épreuve au service de « l’opposition » armée, y compris De Mistura, que l’on a pu juger sur pièces à l’occasion de la récente bataille d’Alep.

« C’est au peuple syrien et
à lui seul de décider de son avenir »

RT : L’administration de Barack Obama a toujours insisté sur le fait que Bachar el-Assad devait partir. Pensez-vous que cela va être également la priorité pour l’administration de Donald Trump ?

M. R. : Sur ce point, permettez-moi de rappeler un point essentiel : il n’appartient ni à Obama, ni à Kerry, ni à Cameron, ni à Sarkozy, ni Juppé, ni à Fabius, ni à Hollande, ni à Ayrault, ni à Donald Trump, ni à Steinmeier de décider si le président Bachar el-Assad doit partir ou rester. Vous constaterez comme moi qu’ils sont tous partis ou sur le point de partir, sauf Trump, qui vient de prendre ses fonctions.

C’est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

Bien malin qui pourrait deviner quelles seront les priorités du nouveau président américain, qui sera sans doute très « flexible » ou imprévisible, comme il le dit lui-même. Pour la Syrie, il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il mettra en œuvre son intention annoncée de dialoguer avec la Russie, ce qui pourrait influer sur son attitude à l’égard de Bachar el-Assad…et de ses opposants.

« Depuis le début des « printemps arabes » le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime »

RT : Quel devrait être le rôle de la France dans la résolution du conflit ? Pourquoi n’est-elle plus protagoniste dans la région ?

M. R. : La France bénéficiait en Syrie d’un capital de sympathie indéniable jusqu’à la seconde guerre d’Irak. La situation s’est gâtée en 2003, suite au retour progressif au « bercail atlantique », selon l’expression consacrée.

Toutefois c’est depuis le début des « printemps arabes » que le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant dès le mois de mars 2011 de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, bientôt terroristes. Des slogans comme « Bachar doit partir » ou des propos déplacés ne peuvent servir de ligne diplomatique…

Dans ce contexte, comment voulez-vous que la France, qui s’est mise elle-même hors-jeu, soit un protagoniste dans la région et dans le jeu diplomatique autour des problèmes de ce Grand Moyen-Orient ?

En tant qu’ancien diplomate, je déplore cette position et cette attitude négative, qui seront difficiles à amender et à faire oublier. Mais je ne suis sûrement pas le seul à souhaiter que la France retrouve le rôle traditionnel qui lui valait d’être respectée et écoutée partout dans le monde.

 

25 janvier 2017

Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur

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Le peuple syrien veut désespérément la paix Tulsi Gabbard, Medium.com, par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Le peuple syrien
veut désespérément la paix
Tulsi Gabbard, Medium.com

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy


Le peuple syrien veut désespérément la paix

Pendant qu’à Washington on se préparait pour l’inauguration du président Donald Trump, j’ai effectué, la semaine dernière, une mission d’enquête en Syrie et au Liban pour rencontrer et écouter le peuple syrien sans intermédiaires. Leurs vies ont été consumées par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’autres à fuir leur patrie en quête de paix.

 

Il est clair maintenant plus que jamais : cette guerre de changement de régime ne sert pas les intérêts de l’Amérique, et elle n’est certainement pas dans l’intérêt du peuple syrien.

 

Nous avons rencontré ces enfants dans un refuge d’Alep ; leurs familles ont fui la partie orientale de la ville. La seule chose que ces enfants veulent, la seule chose que tous ceux que j’ai rencontré veulent, c’est la paix. Beaucoup de ces enfants n’ont connu que la guerre. Tout ce que leurs familles veulent, c’est rentrer à la maison, et retrouver la vie qu’ils avaient avant que la guerre pour renverser le gouvernement ne commence. C’est tout ce qu’ils veulent.

J’ai traversé Damas et Alep, en écoutant des Syriens de différentes parties du pays. J’ai rencontré des familles déplacées de la partie orientale d’Alep, de Raqqah, de Zabadani, de Latakia et de la périphérie de Damas. J’ai rencontré des dirigeants de l’opposition syrienne qui ont conduit les manifestations en 2011, des veuves et des enfants d’hommes qui luttaient pour le gouvernement et des veuves de ceux qui luttaient contre le gouvernement. J’ai rencontré Aoun, le président nouvellement élu du Liban et Hariri, le Premier ministre, Elizabeth Richard, l’ambassadeur américain au Liban, le président syrien Assad, le grand Mufti Hassoun, Denys Antoine Chahda, l’archevêque de l’Église catholique syrienne d’Alep, des chefs religieux musulmans et chrétiens, des étudiants, des propriétaires de petites entreprises, et d’autres encore.

 

Leur message au peuple américain était puissant et cohérent : il n’y a aucune différence entre les rebelles « modérés » et al-Qaïda (al-Nusra) ou ISIS - ils sont tous les mêmes. Il s’agit d’une guerre entre, d’une part, des terroristes sous le commandement de groupes comme ISIS et al-Qaida et, d’autre part, le gouvernement syrien. Ils supplient les États-Unis et d’autres pays d’arrêter de soutenir ceux qui détruisent la Syrie et son peuple.

 

J’ai entendu ce message encore et encore dans la bouche de ceux qui ont souffert, et survécu à des horreurs inexprimables. Ils m’ont demandé de faire entendre leur voix dans le monde ; Des voix frustrées qui n’ont pas été entendues en raison des fausses informations et des informations biaisées, uniformément destinées à soutenir la guerre pour un changement de régime au dépens de la vie des Syriens.

 

J’ai entendu des témoignages sur la façon dont les manifestations pacifiques du début ont été rapidement infiltrées par des groupes de djihadistes wahhabites comme al-Qaïda (al-Nusra), financés et soutenus par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar, les États-Unis et d’autres. Ils ont exploité les manifestants pacifiques, occupé leurs communautés, tué et torturé les Syriens qui ne voulaient pas coopérer pas à leur lutte pour renverser le gouvernement.

 

J’ai rencontré une jeune musulmane de Zabadani qui a été enlevée, régulièrement battue et violée en 2012, alors qu’elle n’avait que 14 ans, par des « groupes rebelles » qui étaient en colère contre son père, un éleveur de moutons, qui ne leur donnait pas d’argent. Elle a assisté, horrifiée, à l’assassinat de son père, dans leur salon, par des hommes cagoulés qui ont vidé un chargeur tout entier sur lui.

 

J’ai rencontré un garçon qui a été kidnappé an allant acheter du pain pour sa famille. Il a été torturé, il a subi le supplice de la noyade, il a été électrocuté, placé sur une croix et fouetté, tout cela parce qu’il avait refusé d’aider les « rebelles » - il leur avait dit qu’il voulait juste aller à l’école. C’est ainsi que les « rebelles » traitent les Syriens qui ne coopèrent pas avec eux ou dont ils n’acceptent pas la religion.

 

Bien qu’opposés au gouvernement Assad, l’opposition politique a affirmé avec vigueur qu’elle rejetait catégorique l’utilisation de la violence pour obtenir des réformes. Les opposants politiques du gouvernement affirment que si les djihadistes wahhabites, soutenus par des gouvernements étrangers, réussissent à renverser l’État syrien, ils détruiront la Syrie et sa longue histoire de société laïque et pluraliste, une société où les peuples de toutes les religions ont toujours vécu pacifiquement côte à côte. Bien que cette opposition politique continue à vouloir des réformes, elle répète avec insistance que, tant que les gouvernements étrangers mèneront une guerre de changement de régime contre la Syrie par groupes terroristes djihadistes interposés, elle se tiendra aux côtés de l’Etat syrien et luttera pacifiquement pour une Syrie plus forte pour tous les Syriens.

 

À l’origine, je n’avais aucune intention de rencontrer Assad, mais quand j’en ai eu l’occasion, j’ai pensé qu’il était important de le faire. Je pense que nous devrions être capables de parler avec n’importe qui, s’il y a une chance que cela puisse contribuer à mettre fin à cette guerre qui cause tant de souffrances au peuple syrien.

 

J’ai rencontré ces femmes étonnantes à Barzi ; beaucoup d’entre elles ont des maris ou des membres de la famille qui se battent soit avec al-Nusra / al-Qaeda, soit avec l’armée syrienne. Quand elles arrivent dans ce centre communautaire, elles laissent tout cela derrière elles, et elles deviennent amies et, ensemble, elles apprennent toutes sortes de choses, comme la couture, etc., pour préparer leur avenir. Elles étaient des étrangères avant d’arriver à ce centre communautaire dont la mission est d’émanciper les femmes, et maintenant elles sont des « sœurs » qui partagent leurs joies et leurs peines.

 

Je rentre à Washington, plus que jamais résolue à mettre fin à la guerre illégale que nous menons pour renverser le gouvernement syrien. De l’Irak à la Libye et maintenant en Syrie, les États-Unis ont mené des guerres de changement de régime qui ont entraîné partout des souffrances inimaginables, tué des quantités d’innocents, et renforcé des groupes comme Al-Qaïda et ISIS.

 

J’appelle le Congrès et la nouvelle Administration à ne pas rester indifférents aux souffrances du peuple syrien et à soutenir l’Acte pour interdire l’armement des terroristes. Nous devons arrêter de les soutenir directement et indirectement - en fournissant directement des armes, de l’entrainement et du soutien logistique aux groupes rebelles affiliés à Al-Qaïda et à ISIS ; et indirectement par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite, des Etats du Golfe et de la Turquie. Nous devons mettre fin à notre guerre pour renverser le gouvernement syrien et nous concentrer sur la défaite d’Al-Qaïda et d’ISIS. Les États-Unis doivent cesser de soutenir les terroristes qui détruisent la Syrie et son peuple. Les États-Unis et les autres pays qui alimentent cette guerre doivent cesser immédiatement de le faire. Nous devons laisser le peuple syrien se remettre de cette terrible guerre.

 

Merci,

Tulsi
24 janvier 2017

Tulsi Gabbard est une députée démocrate étasunienne

Traduction : Dominique Muselet

Source :
Medium.com

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Quand la vérité sur Daesh éclate en direct sur LCP

22 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Le fascisme, #La Turquie, #ISIL, #Terrorisme

Quand Claude Goasguen dit la vérité sur LCP, les journalistes français ne savent pas comment réagir à la vérité… malaise !
Il n’y a aucun doute que les business du groupe terroriste islamique ISIS profite à de nombreuses personnes, souvent des dirigeants, et que les medias sont complices, tout au moins de ne pas enquêter honnêtement comme le feraient de réels journalistes.
OUI, l’Europe, la France, Obama, soutiennent Al-Qaïda en Syrie, et enfin quelqu’un ose le dire en public.
Regardez bien la réaction des journalistes, aucun argument, seulement des insultes. Cela nous rappelle Clinton contre Trump, mais la vérité finira toujours par éclater !
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