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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence.

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Aujourd'hui 22 janvier 2014, 00:03

La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence

La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence

Par La Voix de la Russie | La délégation syrien, conduite par le chef de la diplomatie Walid Mouallem, est arrivée mardi soir à Montreux, en Suisse, pour la conférence de paix, a constaté une journaliste de l'AFP.

 Les négociateurs du président Bachar al-Assad ont atterri à Genève avec beaucoup de retard après des problèmes lors d'une escale à Athènes. La délégation de l'opposition syrienne était arrivée un peu plus tôt à Montreux, sur les bords du Lac Léman.

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_01_22/La-delegation-de-Bachar-al-Assad-est-arrivee-a-Montreux-pour-la-conference-3039/

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La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

Par La Voix de la Russie | Les autorités françaises ont décidé de fermer leur espace aérien pour l’avion que prendra la délégation syrienne afin de se rendre à Montreux, en Suisse, pour la conférence Genève 2.

 « La France a refusé de laisser passer l’avion dans lequel notre délégation doit traverser son espace aérien mardi, en montrant ainsi qu’elle fait tout son possible afin de faire échouer l’organisation de la conférence Genève 2 », a déclaré l’Agence France-Presse en citant une source du ministère syrien des Affaires étrangères.

http://french.ruvr.ru/news/2014_01_20/La-France-a-ferme-son-espace-aerien-pour-la-delegation-gouvernementale-syrienne-9860/

 

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Genève II : l’avion de la délégation syrienne bloqué à Athènes. Source AFP

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Genève II : l’avion de la délégation syrienne bloqué à Athènes

    
Par Agence | 21/01/2014 | 14:51

L’avion transportant la délégation officielle syrienne en route pour Montreux (Suisse), où doit s’ouvrir la conférence sur la Syrie, est bloqué depuis trois heures à Athènes, a affirmé une source officielle, affirmant que les autorités grecques “refusaient de fournir du carburant” à l’appareil.

La source a précisé que “l’avion se trouvait toujours sur le tarmac de l’aéroport, contrairement aux déclarations du ministère des Affaires étrangères grecques”.(Afp)

 

http://www.algerie1.com/flash-dactu/geneve-ii-lavion-de-la-delegation-syrienne-bloque-a-athenes/

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La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

CarosseSaoud

La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !


Par Hamza al-Hassan et Daoud al-Chariane

 

Avez-vous jamais entendu parler d’opposants saoudiens, alors que les prétendus opposants syriens occupent le champ médiatique de France et de Navarre ? Probablement pas, ou si peu ! Et pourtant, il suffit de rechercher certaines chaines saoudiennes pour tomber, en quelques clics, sur des citoyens tenant des discours qui rejoignent nos inquiétudes, ne se résument pas aux femmes qui n’ont pas le droit de conduire, et nous rappellent la colère du leader de l’opposition tunisienne [1], M. Chokri Belaid, à la veille de sa mort, assassiné ! En voici deux exemples :


1èr exemple : Nabaa TV [ http://www.centraltv.fr/saudi-television/nabaa-tv ]

 

1. Quelles sont à votre avis les raisons des batailles actuelles entre les alliés jihadistes d’hier, en Syrie ?


Il existe certes des raisons politiques mais, à mon avis, les raisons essentielles résident dans l’idéologie extrémiste takfiriste qui commence par le rejet de l’autre et finit par le rejet de soi-même, comme c’est le cas en Arabie saoudite.

Oui, ce type d’extrémisme a commencé par la négation du plus éloigné pour, de proche en proche, en arriver à rejeter les muftis et les gouvernants saoudiens eux-mêmes ! En effet, il est difficile de restreindre sa violence sanguinaire aux seuls étrangers et à autrui, pour la bonne raison qu’avec cette sorte d’idéologie il devient très facile de considérer que tout contradicteur mérite la mort !

C’est donc la tolérance à l’égard de cette idéologie takfiriste, particulièrement ces deux dernières années, qui pousse à s’entretuer entre factions et au sein d’une même faction, puisque le takfiriste pense être le seul à avoir raison alors que tous les autres ont tort ! C’est ainsi que DAECH [ou EIIL] et JABHAT AL-NOSRA [2] en sont arrivés à confisquer les passeports de ceux de leurs membres qui n’étaient pas d’accord sur toute la ligne, pour les empêcher de quitter les champs de bataille en Syrie et de rentrer chez eux. C’est ainsi qu’ils en sont arrivés à les menacer de mort, à les jeter en prison…

C’est pourquoi je pense qu’il s’agit d’une crise idéologique, culturelle et religieuse, et d’une absence totale de conscience, qui se traduisent par ce que nous observons sur le terrain syrien ; le moindre désaccord déclenchant une bataille.

 

2. Mais pourquoi maintenant ?


Là aussi les raisons sont multiples. L’une d’entre elles relève de la défaite politique, étant donné que chacune des factions considèrent que c’est l’autre qui en est responsable. Une autre raison résulte du fait qu’aujourd’hui tous se dirigent vers la table des négociations, l’Arabie saoudite cherchant à renforcer ceux qui négocient pour ses intérêts. Dans ces conditions, il a bien fallu qu’elle sacrifie DAECH, après avoir organisé le FRONT ISLAMIQUE aux dépens de l’Armée Syrienne Libre [ASL] qu’elle domine, tout comme elle domine Coalition Nationale Syrienne [CNS].

Dominant la Coalition Nationale Syrienne, l’Arabie saoudite voudrait négocier en position de force à la Conférence de Genève 2. Par conséquent le plus urgent était de « nettoyer » le terrain en commençant par DAECH, lequel dit vrai lorsqu’il affirme être la victime désignée pour que tous les alliés de la prétendue opposition syrienne puissent se présenter derrière une façade de « front uni » à cette conférence.

 

3. Les journaux saoudiens de tout bord s’intéressant énormément à cette « guerre », qu’en est-il véritablement de l’opinion publique saoudienne ?


La vérité est que la guerre en Syrie n’est pas une guerre syrienne. C’est une guerre saoudienne ! En effet :

  • La plupart des combattants sont saoudiens.
  • La plupart des financements sont saoudiens.
  • La plupart des fatwas sont saoudiennes.
  • Al-Qaïda est une fabrication saoudienne.
  • L’idéologie de DAECH est fondamentalement saoudienne.
  • La plupart de ceux qui soutiennent DAECH sont des cheikhs saoudiens.
  • Toutes les factions qui se battent sur le terrain ont un référent saoudien…

4. Voulez-vous dire par là que plusieurs courants extrémistes existent en Arabie saoudite et que leurs divergences se traduisent sur les terrains extérieurs ?


Le courant salafiste est la source des problèmes partout et en tout lieu…

 

5. Mais alors, comment se fait-il que nous observons différentes organisations qui se battent entre elles sur le territoire syrien, telles que DAECH, JABHAT Al-NOSRA, le FRONT ISLAMIQUE… ?


Il est sans doute inutile que nous revenions sur le fait que toutes ces organisations sont soutenues et nourries par des saoudiens. Si je dis que la guerre en Syrie est une guerre saoudienne par excellence, ce n’est pas seulement parce que le régime saoudien l’exploite contre ses ennemis politiques ou pour en tirer des avantages régionaux, notamment en Syrie ; mais c’est aussi parce que le courant officiel [le wahhabisme] est compromis sur tous les terrains extérieurs et que la préférence accordée actuellement à Al-NOSRA, aux dépens de DAECH, relève d’une décision du régime saoudien. Les deux organisations sont financées par l’Arabie saoudite. Les deux organisations reposent sur l’idéologie saoudite…

De plus, cette guerre n’est pas seulement menée par le régime, mais aussi par ceux qui gravitent autour de la famille régnante.

 

6. Je voudrais quand même revenir sur le sujet de l’appui saoudien aux organisations terroristes. Les médias occidentaux ne cessent d’affirmer que le Royaume saoudien alimente le terrorisme, tandis que les médias locaux ne cessent de prévenir contre l’extrémisme et le terrorisme. Pensez-vous que les médias saoudiens ignorent cette vérité ?


Je ne pense pas que les saoudiens ignorent que l’Arabie saoudite en est la source, la fabrique, et l’exportateur… Le monde entier le sait, et la guerre contre Al-Qaïda le mène inexorablement vers sa source. Et c’est ce qui inquiète l’Arabie saoudite. Elle craint que la guerre mondiale contre le terrorisme ne se transforme en guerre contre le régime saoudien. C’est pourquoi elle s’emploie à œuvrer rapidement pour déclarer son innocence et jeter le blâme sur les autres, en l’occurrence, sur DAECH ! Il n’empêche que le monde est convaincu de son implication, et les citoyens saoudiens aussi !

Dans les jours qui viennent, attendez-vous à deux lignes directrices des médias saoudiens : une première ligne salafiste qui soutient DAECH et ses crimes, et une deuxième ligne qui prévient contre les conséquences de la politique du régime… En réalité, beaucoup de saoudiens craignent les conséquences de son acharnement à exploiter Al-Qaïda pour arriver à ses fins. Ils ont déjà vécu le terrorisme d’Al-Qaïda suite aux guerres en Afghanistan et en Irak, et se demandent ce qu’elle leur prépare suite à la guerre en Syrie.

Personnellement et au cas où le gouvernement saoudien finissait par être désigné comme responsable du terrorisme par l’Occident, je ne serais pas étonné qu’il initie quelques déflagrations à Ryad pour se poser en victime et brouiller les pistes !

 

Usine de terroristes

 

7. Voyez-vous une relation directe entre ce qui se passe dans le Nord de la Syrie et les préparatifs de Genève 2 ? En d’autres termes et vu les des déclarations de M. John Kerry concernant le caractère terroriste de DAECH et d’Al-NOSRA, pensez-vous que Genève 2 aboutira à un front de guerre uni contre le terrorisme ?


Je ne pense pas que le gouvernement saoudien s’attende à une quelconque solution venant de Genève 2. Il n’a pas modifié sa conviction qui veut qu’ « Al-Assad doit quitter le pouvoir ». Pour lui c’est définitif. Il poursuivra donc sa guerre !

L’Arabie saoudite a été contrainte et forcée à se rendre à cette conférence. Il n’empêche qu’hier même, le Conseil des ministres a encore déclaré : « Ce régime doit s’en aller ! ». Ce qui signifie qu’ils ne cherchent pas des solutions et ne se rendent même pas compte qu’un régime qu’ils n’ont pas réussi à démolir par la force, le sang et la terreur, n’est pas prêt de leur offrir les clés de son pays à Genève ! Étrange raisonnement ! Ajoutez à cela cette opposition [syrienne] complètement dispersée et en grande partie menée par Al-Qaïda ! Comment espèrent-ils compter là-dessus ?

Le gouvernement saoudien ne veut ni ne cherche des solutions, alors que l’opinion internationale se dirige peu à peu vers la guerre contre le terrorisme. C’est l’évidence même, ne serait-ce qu’en observant le soutien accordé à l’Irak, dans son combat contre DAECH, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis, la Russie et d’autres.

Aujourd’hui personne ne parle du problème de JABHAT Al-NOSRA. Mais elle est la prochaine sur la liste. L’ennui est que DAECH résiste et que les deux organisations sont de forces équivalentes. Les batailles intestines vont donc se poursuivre et elles seront sanglantes !

 

8. Ma dernière question portera sur la situation intérieure. L’Arabie saoudite est non seulement rigoriste en matière de religion et de doctrine, mais elle l’est tout autant dans les domaines politique et social. Ce qui est particulièrement visible dans ses sanctions à l’encontre des militants politiques et même de ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Qu’en pensez-vous ?


Le gouvernement saoudien est allé aussi loin qu’il le pouvait en matière de répression, et considère les réseaux sociaux comme un danger potentiel qu’il lui faut absolument museler. C’est ce qui s’est passé. De nombreuses personnes ont dû fermer leur compte. Le gouvernement s’expose donc à ce que le mécontentement s’exprime d’une façon plus souterraine…

Oui, une répression sévère s’exerce dans toutes les directions et va en grandissant… Finalement, elle témoigne que la société bouge. Mais bien que ce régime n’ait aucune intention d’aller vers des réformes comme certains le prétendent, je ne pense pas qu’il réussira à étouffer les ambitions de tout un peuple !

 

Dr Hamza al-Hassan,

Opposant et écrivain saoudien

18/01/2014

د حمزة الحسن _ المعركة السعودية في سورية / مرصاد نبأ

http://www.youtube.com/watch?v=wJJwBNAKooc

 

2ème exemple : mbc [ http://www.mbc.net/ar.html ]


Quand le cheikh Fawzan a parlé de fitna, « les cheikhs de la Fitna » [Suleimane al-oda, Al-Arifi, Saad al-Bariq, Al-Aouami] se sont tus et ont tourné autour du pot sans oser parler à une mère de la perte de son enfant !

Vous les héros tweeteurs, vous avez décidé de ce qui nous est arrivé. Vous êtes les responsables ! La société doit vous demander des comptes. La société doit vous faire payer. C’est vous qui avez dupé nos enfants en Afghanistan. C’est vous qui avez entrainé nos enfants pour les tuer dans des guerres impies. Des guerres dont nous ne savons ni l’origine, ni la fin.

 

Ayez pitié de nous ! Ayez pitié, gens de bien… Ce que vous faites est mal. Et aucun de vos enfants dans tout ça ! Allez donc vous-mêmes au paradis ! Que vos enfants aillent au paradis ! Cessez de tweeter du matin au soir. Cessez de répétez : « au jihad… au jihad ! ». Cessez de tambouriner le nom du Ar’our [3] ! Qui a donc amené ce Ar’our dans notre pays ? Qui a lancé toutes ces chaines TV religieuses ? Qui est derrière la Chaine Al-Wissal ? À quoi sert la chaine Al-Majd ?

 

Vous voulez que nous nous taisions ? Nous ne nous tairons pas ! Nos enfants meurent dans des guerres impies ! Nous ne nous tairons pas ! Nous continuerons à soulever ce problème !

Vous avez pu vous échapper en Afghanistan. Vous avez pu vous échapper en Irak. Logiquement, vous ne pourrez vous échapper en Syrie !

 

Daoud al-Chariane


Présentateur de la chaine mbc saoudienne

19/01/2014

Source : للمشاركة والنشر

https://www.facebook.com/photo.php?v=704081966292786

 

Notes :

[1] Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !

http://www.mondialisation.ca/syrie-lexique-de-la-terreur-en-prevision-de-geneve-ii/5364080

[2] Syrie / Tunisie : Non, la vérité n’est toujours pas bonne à dire ! 

http://www.mondialisation.ca/syrie-tunisie-non-la-verite-nest-toujours-pas-bonne-a-dire/5322231

[3] TV Al-Wissal : The Terrorist Adnan Aroor threatening syrian minorities 

http://www.youtube.com/watch?v=h3lhyT3602Y

 


Transcription et traduction : Mouna Alno-Nakhal

 

http://reseauinternational.net/2014/01/21/la-guerre-saoudienne-en-syrie-vue-par-les-saoudiens/

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Bachar al-Assad accuse la France d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite.

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

21 janvier 2014

Sur ALGERIE 1

Bachar al-Assad accuse la France d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite

  
Par Agence | 20/01/2014 |

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé la France, qui soutient la rébellion dans son pays, d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite en échange des “pétrodollars”.

 

“La France est devenue un pays vassal qui exécute la politique du Qatar et de l’Arabie saoudite. Comment les pétrodollars peuvent-ils pousser certains responsables occidentaux, notamment en France, à échanger les principes de la Révolution française pour quelques milliards de dollars ?”, a-t-il dit dans une interview exclusive à l’AFP réalisée dimanche à Damas.

 

La France a pris fait et cause pour la coalition de l’opposition, qu’il fut parmi les premiers pays à reconnaitre et a appelé à plusieurs reprises au départ du chef de l’Etat.

 

Pour le chef de l’Etat syrien, “après 2001 et les attaques terroristes du 11 septembre à New York, il n’y a pas de politique européenne, il y a seulement une politique américaine en Occident, et que certains pays européens exécutent”.

 

“Je ne pense pas que l’Europe, surtout la France qui dirigeait jadis la politique européenne, soit capable de jouer le moindre rôle en Syrie dans l’avenir. Et peut-être même dans les pays voisins”, a-t-il souligné lors de l’entretien qui s’est déroulé au palais du Peuple, un vaste édifice perchée sur une colline dominant la capitale.

“Je ne pense donc pas que la France aura un rôle à jouer dans le proche avenir, à moins qu’elle ne change totalement et fondamentalement de politique, et qu’elle ne devienne un Etat indépendant dans ses prises de positions, comme ce fut le cas dans le passé”, a-t-il insisté faisant allusion à la politique indépendante du général de Gaulle très appréciée par les pays arabes.

 

A Paris, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Vincent Floreani, a qualifié les accusations de M. Assad de “provocations” que la France n’a pas vocation “à commenter”.(Afp)

 

Posté par Jocegaly
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Syrie : Fabius et la fiction de « l'opposition modérée »

20 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Lundi 20 janvier 2014     

LE PETIT BLANQUISTE

Bloc-Notes de Jean-Pierre Dubois

 

15 janvier 2014

Syrie : Fabius

et la fiction de « l'opposition modérée »

Quai d'Orsay.JPG 

 

Lors d'une conférence de presse tenue le 9 janvier, Fabius s'est exprimé sur la prochaine conférence dite « Genève II » qui sera consacrée à la situation en Syrie et à la recherche d'une solution politique. [1]

 

Selon lui, cette solution passerait par « l’opposition modérée » ...

 

 

Or, quatre constations s'imposent immédiatement à propos de cette« opposition modérée »  :

1 - Très désunie pour le moment, elle en est encore à s'interroger si elle participera ou non à la conférence ;

2 - Sur le terrain, elle est totalement supplantée par des groupes  djihadistes plus ou moins liés à Al-Qaeda ;

3 - Sa modération reste douteuse quand on sait qu'elle accepte dans ses rangs la brigade al-Farouq connue pour ses crimes monstrueux ; 

4 - Enfin, dominée par les Frères musulmans, elle tend à s'unir sous le drapeau de l’islamisme et à exiger que la charia soit appliquée en Syrie. ; une perspective que nombre de Syriens, à commencer par les minorités (chrétiens, alaouites, druzes,...), ne peuvent accepter.

Selon la lettre de convocation du secrétaire général de l'ONU, l’objet de la réunion de Genève est de « dégager un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs, par discussion entre les parties ». Donc sans aucun préalable...

N'empêche que Fabius décide - unilatéralement et avant toute négociation - que ce gouvernement de transition devra se faire sans Bachar Al-Assad « avec des éléments du régime, et avec l’opposition modérée ».

Dans la foulée, notre ministre renvoie dos à dos, d'un côté, les terroristes financés et armés par le Qatar et l'Arabie saoudite qui combattent sur le sol syrien [2] ; de l'autre, le gouvernement qui s'efforce de protéger sa population.

Par ailleurs, selon une constante qui lui est propre, Fabius ne voit des « exactions » que du côté du gouvernement syrien.

Pas un mot pour déplorer les milliers de victimes civiles des attentats perpétrés par les djihadistes dans les rues de Damas et ailleurs.

Pas un mot pour condamner la persécution sanglante des minorités de Syrie ; dont celle des chrétiens (voir ma note du 10/01/2014).

Pas un mot de compassion pour les journalistes prisonniers des groupes islamistes dans des conditions inhumaines...

Rien qui puisse contrarier l'obsession de Fabius : envers et contre tout, accabler le seul Bachar al-Assad !

Enfin, on retrouve sa duplicité habituelle qui consiste à exiger des « couloirs humanitaires » alors que l'arrière-pensée évidente est de renouveler le scénario libyen : élargir l'action humanitaire qui pourrait être décidée par l'ONU à une intervention militaire ouverte de l'OTAN.

Pour qui roule Fabius ?

 Fabius Syrie.JPG

Fabius et le chef de l'opposition syrienne "modérée"...

1004369789.png

[1] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-f...

[2] Y compris 700 français et étrangers partis de France comme vient de le reconnaître Hollande dans sa conférence de presse du 14 janvier.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-syrie-fabius-et-la-fiction-de-l-opposition-moderee-122121619.html

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SYRIE: Un rapport sur les « crimes de guerre commis contre le peuple syrien » remis à l'ONU - Les pacifistes turcs accusent.

17 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Vendredi 17 janvier 2014    

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

Syrie-crimes-contre-peuple.jpg

Ils accusent. 45 avocats, journalistes, députés, syndicalistes, artistes turcs viennent de publier un rapport accablant sur les « crimes commis contre le peuple de Syrie » transmis à l'ONU. Visés : les agissements des groupes djihadistes, la guerre d'agression contre la Syrie.

 

L' « Association turque pour la paix » et les « Avocats pour la justice » préparent depuis plusieurs mois un rapport préliminaire à des poursuites contre les criminels de guerre en Syrie, et leurs commanditaires.

 

Poursuite devant les tribunaux turcs, et surtout devant les cours internationales. Le rapport vient d'être remis à la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les crimes commis en Syrie.

 

L'idée est de mettre sur pied l'équivalent du Tribunal Russell pour les crimes de guerre au Vietnam dans les années 1960, expérience répétée pour les guerres en Irak et en Palestine, pour juger des crimes perpétrés par l'impérialisme.

 

A leur crédit, les avocats et journalistes turcs connaissent très bien le terrain, que ce soient du côté des régions frontalières turques, ou en tant que cas que participant à des équipes d'enquêteurs en visite ponctuelle en Syrie, ou même comme reporter de guerre en Syrie.

 

Les avocats turcs se basent sur le « Statut de Rome » prévu par la Cour Pénale internationale (CPI) et classent les crimes commis en Syrie en trois types : crimes d'agression, crimes de guerre et crimes contre l'Humanité.

 

Le premier fonde la poursuite judiciaire, les deux autres sont étroitement liés dans l'action des bandes criminelles en Syrie.

 

Une guerre d'agression : un crime contre le peuple syrien

 

Le cœur de l'accusation repose sur le concept de « guerre d'agression » reconnue par un amendement du statut de Rome datant de 2005, concernant normalement un Etat agresseur.

 

Toutefois, « l'envoi au nom d'un Etat de bandes, groupes armées, troupes irrégulières ou mercenaires pour mener une lutte armée contre un Etat » est aussi inclus dans la définition.

 

Donc, pour l'Association pour la paix, il s'agit d'abord de dénoncer les instigateurs, les soi-disant « Amis de la Syrie », réunis à Tunis en février 2012, à Doha en juin 2013, qui ont dès le début reconnu le Conseil national syrien, donc apporté leur soutien à la rébellion armée.

 

Sur la liste des accusés, cinq noms ressortent : États-Unis, Arabie saoudite, Qatar, Israël, Turquie.

 

Pour les Etats-unis, rien de nouveau sous le soleil, l'Association rappelle les plans pour éliminer tout obstacle à son plan de « Grand moyen-orient », Irak, puis Syrie, enfin Iran. Ils dialoguent avec les groupes armés, les coordonnent, leur apportent un soutien financier et logistique avéré.

 

L'Arabie saoudite cherche, elle, à isoler l'Iran et à créer une Syrie sunnite sous patronage saoudien. La Syrie investit des milliards pour armer les combattants, les entraîner, et les commander directement en vue de ses objectifs de puissance régionale.

 

Quant au Qatar, il a soutenu dès le début la rébellion armé, accueilli la rencontre de Doha en juin 2013, son premier ministre déclarant alors que le« soutien armé était la seule façon d'obtenir la paix ». Il a depuis ménagé sa position, cherchant une conciliation via l'Autorité palestinienne.

 

Enfin, l'intervention d’Israël ne s'est pas limitée au soutien aux groupes armées : livraison de véhicules aux rebelles, recours à des frappes à l'uranium appauvri, accueil de combattants dans des hôpitaux israéliens, enfin projet d'intervention internationale coordonnée par Israël.

 

La Turquie, base arrière de la rébellion armée, premier au banc des accusés

 

C'est sur la Turquie toutefois que le dossier est le plus fourni, sa politique impérialiste néo-ottomane rentrant de plus en plus en contradiction avec la dite « politique de zéro problème avec ses voisins », qui avait conduit d'abord à des relations pacifiques avec la Syrie.

 

La Turquie a abrité l'acte de naissance du Conseil national syrien en août 2011, en mai 2012 les relations diplomatiques avec la Syrie étaient suspendues, les diplomates syriens exclus.

 

Enfin, en septembre 2012, Erdogan confiait même au Washington Post que la Turquie apportait un soutien logistique aux rebelles avant de rajouter, en analogie à l'intervention américaine en Irak :

 « Nous devons faire ce qui est nécessaire, et nous allons le faire ».

 

Les actes de collaboration concrète entre Turquie et rebelles se comptent par centaines, les rebelles utilisant la Turquie comme base arrière de repli, circuit de ravitaillement privilégié,

 

Il suffit de rappeler que des bases d'entraînement de la dite Armée syrienne libre se trouvent dans la province frontalière turque d'Hatay, que les camps de réfugiés se révèlent être des bases de repli pour les djihadistes, enfin que la Turquie est le pays de transit pour les armes venant du Golfe.

 

Il est de plus en plus probable que c'est par la Turquie que les rebelles ont pu se doter d'un équipement chimique, ce qui est pointé par une lettre soumise par 12 anciens haut responsables des service de renseignement américains au président Obama.

 

Dernier scandale en date, le 15 décembre dernier, où il fut révélé que depuis juin 2013 ce sont pas moins de 47 tonnes d'armes et de munitions qui ont circulé entre la Turquie et la Syrie, selon une enquête réalisée par l'ONU !

 

L'Etat turc a volontairement fait de la frontière une zone de non-droit, où prospèrent trafics en tout genre (armes, voitures de luxe). Les contrôles frontaliers deviennent impossibles, la frontière la chasse gardée des milices islamistes, des bandes de voyous, trafiquants en tout genre.

 

Toutefois, le gouvernement turc contrôle in fine les informations vitales. Les avocats donnent l'exemple de ce djihadiste turc (Burak Yazici) mort en Syrie, que les autorités turques avaient bien repéré mais laissé passer pour aller combattre le régime d'Assad.

 

Les djihadistes membres d'Al Qaeda patrouillent dans les rues des villes du sud de la Turquie. Human Rights Watch s'indigne de l'hypocrisie turque qui« accorde un refuge sûr à des criminels de guerre, des personnes qui ont violé les droits de l'Homme ».

 

On a même trouvé le 7 novembre dernier un camion rempli de lances-roquettes, de bombes et d'armes fabriquées dans la manufacture turque de Konya, destiné à la Syrie, conduit par Heysem Topalca, combattant en Syrie mais jamais inquiété … car proche des services secrets turcs.

 

L' « armée du crime » : six groupes terroristes, une seule vague de terreur sous couvert de religion

 

Al-Qaeda, Armée syrienne libre (ASL), djihadistes et opposants en tout poil, qui sont les rebelles syriens ?

Qui sont ces criminels de guerre en acte, agissant sur ordre des responsables de cette guerre d'agression contre le peuple syrien ?

 

L'association divise ces groupes en six, une distinction complexe et mouvante. Elle souligne que l'ASL et Al Qaeda dirigent ces groupes, bien qu'il faille les concevoir comme des organisations faiblement structurées, à l'emprise sur les noyaux combattants assez lâches.

 

Seules les livraisons d'armes saoudiennes, coordonnées par la CIA, ont pu unir un temps ces groupes, tout en conduisant à des rivalités régulières pour le partage du butin.

 

Par ailleurs, distinguer les groupes proches de l'ASL ou d'Al Qaeda est souvent impossible, les deux fonctionnant souvent ensemble. Un exemple, Osman Karahan, un turc travaillant comme avocat pour Al Qaeda, mort à Alep en juin 2012 alors qu'il combattait pour l'ASL.

 

Donc, premier groupe djihadiste en Syrie : le Front islamique syrien, de 13 à 20 000 hommes, reposant sur la Brigade Ahrar Al-Sham. Ce groupe a des liens importants avec la Turquie, l'Irak, est lié avec l'ASL et vise surtout les régions Kurdes.

 

Deuxième groupe, le Front islamique de libération, avec cinq brigades. Celle de Tawhid à Alep est liée à l'ASL, celle de Farouk à Alep et Homs est plutôt proche de la Turquie, les brigades Islam (Damas) et Al Haq (à Homs) rattachés à l'Arabie saoudite. Enfin la cinquième, Suquour al-Sham, proche d'Al Qaeda, est financée par le Qatar.

 

Cette dernière compte 3 000 combttants, la brigade de l'Islam 10 000.

 

Troisième groupe, Ghuraba al-Sham composé d'un grand nombre de citoyens turcs et spécialisée, cela va de soi, dans les attaques contre les zones kurdes.

 

Quatrième groupe, la Brigade des martyrs d'Idlib, de plus en plus chapeautée par l'organisation islamiste radicale Suquour al-Sham, financée par les Qataris, liée à Al-Qaeda. La brigade Al-Resul, une autre organisation islamiste radicale, instaurée et soutenue par le Qatar.

 

A noter que des organisations basées non pas en Syrie mais au Liban, en Irak participent désormais aux combats en Syrie, comme la brigade Abdullah Azzam, une organisation salafiste basée au Liban, proche d'Al Qaeda ou encore Jund al-Sham composée de djihadistes palestiniens.

 

On peut penser aussi à l'Armée libre irakienne, mise sur pied récemment par des gens proches de l'ancien président irakien Tarik Al Hashimi. La plupart de ces groupes fonctionnent directement avec Al-Qaeda.

 

Cinquième groupe et pas le moindre, le Front Al Nosra, organisation islamiste fondamentaliste, qui a juré allégeance à Al Qaeda en avril 2013. On estime à 70 le nombre d'attentats à la bombe commis par cette organisation terroriste d'ici à juin 2013. Elle tend à prendre le dessus dans la rébellion.

 

On pourrait ajouter finalement l'Etat islamique en Irak et Sham (ISIS), fort à Homs, Ar-Raqqah et Azez, dont les troupes mènent régulièrement des attaques contre les Kurdes et vont et viennent à travers la frontière turco-syrienne, mais aussi jordanienne.

 

Crimes de guerre, crimes contre l'Humanité : une longue liste du martyr du peuple syrien

 


Les avocats turcs dénotent au moins 19 cas de crimes de guerre recensés par les Statuts de Rome et 10 de crimes contre l'Humanité reconnus par l'article 7 des Statuts, les deux définitions se confondant souvent dans le cas de la dite Guerre civile de Syrie.

 

Meurtres et massacres : L'Association donne comme preuve le cas de 22 attaques meurtrières, essentiellement des attentats à la bombe, ayant été directement imputée aux groupes rebelles, revendiqués par eux.

 

Parmi les plus marquants, on peut penser aux véhicules bourrés d'explosifs qui ont explosé le 28 novembre 2012 dans un quartier multi-ethnique, peuplé de Chrétiens et de Druzes, à Jaramana. Bilan : 34 morts et 83 blessés.

 

Le 29 janvier 2013, 80 cadavres ont été retrouvés, la plupart d'enfants, exécutés les mains attachés ans le dos le long de la rivière Quiq à Alep, une région contrôlée par l'ASL.

 

Enfin, le 21 février 2013, une série d'explosions revendiquées par Al Qaeda a fait, à Damas, 161 morts et 500 blessés.

 


Extermination de groupes raciaux et religieux : les attaques visant les minorités religieuses (Chrétiens, Chiites) ou ethniques (Kurdes, Druzes, Alaouites) se multiplient. On peut penser aux attaques dans les villages alaouites et kurdes à Latakia.

 

Les militants d'Al-Nosra ont attaqué le 4 août huit villages de Latakia. Après les avoir bombardé, les djihadistes les ont massacré à l'aide de haches, de couteaux et de machettes. Plusieurs centaines de morts : tous les habitants du village de Hrrata sont morts, seuls 12 ont survécu à Nabata.

 

A Balluta, les djihadistes ont d'abord pris soin de massacrer les enfants rassemblés sur la place du village puis les adultes. Selon le rapport d'Human Rights Watch, 190 personnes auraient été massacrées, 200 enlevées, les chiffres pouvant être beaucoup plus élevés.

 


Le recours à des armes chimiques : Leur utilisation est avérée, tout du moins pour l'attaque dans la région orientale de Guta, à Damas, le 21 août. Si la Syrie d'Assad a été rapidement pointée du doigt par les agresseurs, les faits montrent une autre direction.

 

La Russie avait déjà souligné que les missiles avaient été lancés depuis une zone contrôle par Liwa al-Islam, milice islamiste. En mai 2013, l'Armée syrienne avait déjà capturé sur des soldats d'Al-Nosra des échantillons de gaz sarin, ou d'armes de destruction massive plus raffinées.

 

Plus tard, en octobre 2013, une explosion à la bombe à la frontière turque, sur un poste contrôlé par les Kurdes à Ras al Ayn, pourrait bien avoir été accompagnée d'armes chimiques, au vu des symptômes d'empoisonnement chez certains combattants, et de la fumée jaune due à l'explosion.

 

N'oublions pas que Carla del Ponte, membre de la Commission d'enquête de l'ONU, a elle-même confirmé qu'il n'y avait aucune indication que le gouvernement syrien avait utilisé ces armes, mais que cela pouvait bien être le cas des rebelles syriens.

 


Attaques contre des bâtiments éducatifs, religieux, culturels : ils sont fréquents, plus de 2 000 établissements scolaires ont été détruits dans les combats. En janvier 2013, l'hôpital français d'Alep a été victime d'une voiture piégée signée Al-Nosra.

 

Le 28 mars 2013, l'Université de Damas a été victime d'une attaque au mortier qui a fait 15 morts et 20 blessés. Le 21 mars, c'était la mosquée Eman qui était visée lors de la prière du vendredi, l'imam pro-Assad Sheikh Mohammed Said Ramadan al-Buti tué, ainsi que 42 autres personnes.

 

Les plus grands monuments de la riche histoire syrienne, classés à l'UNESCO, ont déjà été lourdement endommagés, pillés : on peut penser au Krak des Chevaliers, Palmyre, la vieille ville de Damas, les édifices moyen-âgeux d'Alep, le bazar d'Al-Madinah ou la Grande mosquée d'Alep.

 


Harcèlement sexuel et viols : il est avéré qu'Al Qaeda et les organisations liées à l'ASL ont violé des milliers de femmes et d'enfants. Selon l'ONG « Femmes en état de siège », en 2012, 100 cas de viols avérés ont eu lieu, 80 % contre des femmes ou jeunes filles. Les chiffres seraient largement sous-estimés.

 

Toutes les plaintes déposées par les « Avocats pour la justice » en Turquie n'ont abouti à aucune poursuite concrète contre les criminels de guerre et leurs complices.

 

Pourtant, l'attentat islamiste à Reyhanli, à la frontière turco-syrienne en mai dernier, qui a fait 46 morts a éveillé la conscience du peuple turc. Ce fut le point de départ de la « rébellion de juin » qui a ébranlé le régime autoritaire d'Erdogan, aujourd'hui en train de vaciller sous le poids des scandales.

 

Désormais, les avocats épris de justice, les journalistes amis de la paix, les députés soucieux de vérité s'en tournent à l'opinion publique internationale : il faut que s'exprime un grand mouvement de solidarité avec le peuple syrien, victime d'une guerre d'agression, que la vérité soit dite et justice soit faite face aux criminels de guerre qui sévissent en Syrie!


Pour trouver le rapport de son intégralité (en anglais), allez sur le lien: 

http://pwlasowa.blogspot.fr/2014/01/war-crimes-committed-against-people-of.html




source: Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-syrie-un-rapport-sur-les-crimes-de-guerre-commis-contre-le-peuple-syrien-remis-a-l-onu-les-p-122073458.html


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Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars par Thierry Meyssan.

16 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 

 

Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars


Réception du président Hollande par Son Altesse Royale le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, en présence des membres de son conseil.
 
 
Mais pourquoi donc l'Arabie saoudite a t-elle décidé d'équiper l'Armée libanaise de 3 milliards d'armement français, alors que durant les dernières semaines ses relais au Liban ne cessaient de dénoncer le slogan « Peuple-Armée-Résistance » et de mettre en cause la collusion entre militaires et Hezbollah ? Et si cette soudaine générosité était le prix du silence libanais, celui de l'oubli des centaines de victimes du terrorisme saoudien au pays du Cèdre, et de la trahison française de ses engagements au Proche-Orient ?

La visite de François Hollande - accompagné de 30 patrons de grandes entreprises - en Arabie saoudite, les 29 et 30 décembre 2013, devait porter principalement sur des questions économiques et sur l'avenir de la Syrie et du Liban. Les questions de politique internationale devaient être discutées à la fois entre Français et Saoudiens, mais aussi en présence de leaders libanais, le président Michel Sleiman et l'ancien Premier ministre libano-saoudien Saad Hariri (considéré comme membre biologique la famille royale), ainsi que le président de la Coalition nationale syrienne, le Syro-Saoudien Ahmad Assi Jarba [1]

Au cours de la visite, l'Arabie saoudite annonça soudainement offrir 3 milliards de dollars d'armement français à l'Armée libanaise. Cette générosité intervient hors du calendrier pré-établi, alors qu'une conférence internationale doit, en février ou mars, collecter de l'argent pour le Liban en général et son armée en particulier. Jamais le Liban n'avait reçu un tel don.

L'annonce a été faite solennellement par le président libanais, Michel Sleiman. Ce général, qui était devenu chef d'état-major de l'Armée libanaise pour que d'autres n'accèdent pas à ce poste, a été imposé président pour les mêmes raisons par la France et le Qatar. Son élection par le Parlement est anticonstitutionnelle (article 49 [2]) et ses fonctions ne lui furent pas remises par son prédécesseur, mais par l'émir du Qatar. Lors de son intervention, le président Sleiman se réjouit du « makrouma » royal, c'est-à-dire du don que le souverain avait fait à son serviteur et, de manière incongrue, il conclut non pas par un « Vive le Liban ! », mais par un « Vive l'Arabie saoudite ! ».

Cette annonce a été vivement saluée par l'ancien Premier ministre Saad Hariri qui s'est efforcé d'y voir le premier pas vers un futur désarmement du Hezbollah.

La décision de Riyad ne peut que surprendre : en effet, au cours des derniers mois, le camp pro-saoudien du 14-Mars, Saad Hariri en tête, n'a cessé de critiquer la proximité entre l'Armée et le Hezbollah.

Dans les jours suivants, une vaste campagne d'affichage sur les murs de Beyrouth célébrait l'amitié entre le Liban et l'Arabie saoudite, qualifiée de « Royaume du Bien » (sic).

À vrai dire, cette affaire n'a aucun sens.

Pour la comprendre, il aura fallu attendre quelques jours.


Majed al-Majed a reconnu lors de son arrestation être un officier des services secrets saoudiens, placé sous l’autorité directe du prince Bandar Ben Sultan. Il dirigeait une branche d’Al-Qaïda et assurait le lien entre celle-ci et de hautes personnalités du Proche-Orient.
Le 1er janvier 2014, soit quatre jours après l'annonce saoudienne, on apprenait que l'Armée libanaise avait arrêté Majed al-Majed, un ressortissant saoudien chef des Brigades Abdallah Azzam, une branche d'Al-Qaida au Liban.

Mais on apprenait un peu plus tard que cette arrestation avait eu lieu grâce à une alerte de l'Agence de renseignement de la Défense états-unienne (DIA), le 24 décembre. Washington avait alors informé l'Armée libanaise que Majed al-Majed venait d'être hospitalisé pour subir une dialyse. L'Armée libanaise fut rapide à le localiser à l'hôpital Makassed, et l'aurait arrêté lors de son transport en ambulance vers Ersal, le 26 décembre, c'est-à-dire trois jours avant l'annonce saoudienne.

Durant plus d'une semaine, l'arrestation du leader d'Al-Qaida au Liban fut un secret d'État. Le Saoudien était officiellement recherché par son pays pour terrorisme, mais officieusement il était considéré comme un agent des services de renseignement saoudiens placé sous les ordres directs du prince Bandar Ben Sultan. Il avait reconnu publiquement avoir organisé de nombreux attentats, dont celui contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, le 19 novembre 2013, qui avait fait 25 morts. C'est pourquoi, l'Armée libanaise informa Riyad et Téhéran de sa prise.

Parmi les affaires intéressant le Liban, Majed el-Majed joua un rôle important dans l'organisation d'une armée jihadiste, le Fatah al-Islam.
En 2007, ce groupe tenta de soulever les camps palestiniens du Liban contre le Hezbollah et de proclamer un émirat islamique au Nord du pays. Cependant, son commanditaire, l'Arabie saoudite, le laissa tomber sans préavis à la suite d'une rencontre entre le président Ahmadinejad et le roi Abdallah. Furieux, les jihadistes se présentèrent eux-mêmes en armes à la banque des Hariri pour y être payés. Après quelques affrontements, ils se replièrent au camp de Nahr el-Bared, dont l'Armée libanaise fit le siège. À l'issue de plus d'un mois de combats, le général Chamel Roukoz [3] donnait l'assaut et les écrasait. Durant cette guerre anti-terroriste, l'Armée libanaise perdit 134 soldats [4].

Majed al-Majed était en contact personnel, direct et secrets, avec de nombreux dirigeants politiques arabes et occidentaux. Devant les enquêteurs, il a eu le temps de confirmer son appartenance aux services secrets saoudiens. Il est clair que ses aveux pouvaient être de nature à bouleverser la politique régionale. Particulièrement s'il avait incriminé l'Arabie saoudite ou le 14-Mars libanais.

Un député évoquait une proposition saoudienne de 3 milliards de dollars pour ne pas enregistrer les aveux de Majed al-Majed et pour l'extrader vers Riyad. Le quotidien Al-Akhbar, avançait que le détenu était de toute manière en danger de mort et risquait d'être supprimé par ses commanditaires pour s'assurer qu'il ne parle pas.

Le lendemain de cet éditorial, l'Armée libanaise annonçait sa mort. Le corps de Majed el-Majed était autopsié, mais contrairement à la procédure pénale, par un seul médecin. Celui-ci concluait à un décès des suites de sa maladie. Sa dépouille était transférée en Arabie saoudite et enterrée en présence de sa famille et de celle des Ben Laden.

L'Iran exige des explications plus claires du Liban sur l'arrestation et la mort de Majed al-Majed. Mais sans trop d'insistance car le président Rohani tente par ailleurs de se rapprocher de l'Arabie saoudite.

C'est la sixième fois que le chef d'une organisation terroriste pro-saoudienne opérant au Liban échappe à la justice. Ce fut ainsi le cas de Chaker Absi, d'Hicham Kaddoura, d'Abdel Rahmane Awadh, d'Abdel Ghani Jawhar et plus récemment d'Ahmad al-Assir.


François Hollande et le milliardaire Saad Hariri à Riyad. En arrière plan, les ministres Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius.
 
 
 
Quoi qu'il en soit, si le roi Abdallah a bien déboursé 3 milliards de dollars, bien peu arriveront à l'Armée libanaise.
Premièrement, cette somme inclut traditionnellement les « libéralités » royales à ceux qui ont servi le souverain. Ainsi, conformément au Protocole, le président Michel Sleiman a t-il immédiatement reçu, à titre personnel, 50 millions de dollars, et le président François Hollande une somme proportionnelle à sa fonction, dont on ignore le montant ainsi que s'il l'a acceptée ou non. Le principe saoudien de la corruption s'appliquera identiquement à tous les dirigeants et hauts-fonctionnaires libanais et français qui ont participé et participeront à la transaction.
Deuxièmement, l'essentiel de la somme sera versée au Trésor public français, charge à la France de transférer au Liban des armes et de la formation militaire. Il s'agit-là de la rétribution de l'engagement militaire secret de la France, depuis 2010, pour fomenter des troubles en Syrie et renverser l'alaouite Bachar el-Assad que le Serviteur des Deux Saintes Mosquées ne peut accepter comme président d'une terre à majorité musulmane [5]. Cependant, comme il n'existe pas de catalogue des prix, Paris évaluera selon son bon vouloir ce que représente cette donation. De même que Paris choisira le type d'armes et de formation qu'il donnera. D'ores et déjà, il n'est pas question de fournir de matériel qui puisse ultérieurement être utilisé pour résister efficacement à l'ennemi principal du Liban, Israël.
Troisièmement, si cet argent n'est pas fait pour aider l'Armée à défendre le pays, c'est qu'il est destiné au contraire à la diviser. L'Armée libanaise était jusqu'ici le seul corps à la fois intègre et multi-confessionnel du pays. Les formations qui seront dispensées par la France viseront à « franciser » les officiers, plus qu'à leur transmettre un savoir-faire. L'argent restant sera utilisé à construire de belles casernes et à acheter de belles voitures de fonction.

Toutefois, la donation royale risque de ne jamais parvenir du tout au Liban. En effet, selon l'article 52 de la Constitution [6], pour être perçu, le don doit être approuvé d'abord par le Conseil des ministres, puis soumis au Parlement. Or, le cabinet démissionnaire de Najib Mikati ne s'est pas réuni depuis 9 mois et n'a donc pas pu transmettre cet accord au Parlement pour qu'il le ratifie.

Présentant l'accord aux Libanais, le président Michel Sleiman a cru bon de préciser, sans qu'on lui demande, que les négociations de Riyad n'ont aucunement portées sur un possible ajournement de l'élection présidentielle et une prorogation de son mandat, ni sur la composition d'un nouveau gouvernement. Cette précision fait sourire, tant il est évident que ces points étaient au centre des discussions.

Le président s'est engagé auprès de ses interlocuteurs saoudiens et français à former un gouvernement de « technocrates », sans chiites, ni druzes, et à l'imposer au Parlement. Le terme « technocrate » s'applique ici à de hauts-fonctionnaires internationaux qui ont fait leur carrière à la Banque mondiale, au FMI etc. en montrant leur docilité à la doxa états-unienne. Il faut donc comprendre que le gouvernement sera composé de pro-US, dans un pays où la majorité résiste à l'Empire. Mais ne peut-on pas se trouver une majorité au Parlement avec 3 milliards de dollars ?

Malheureusement, le prince Talal Arslane, héritier des fondateurs de la principauté du Mont-Liban au XIIe siècle et président du Parti démocratique, a immédiatement pris à parti le président Sleiman en lui rappelant que, conformément à l'Accord de Taëf [7], l'Exécutif est aujourd'hui le monopole du Conseil des ministres [8] et que celui-ci doit refléter la composition confessionnelle du pays [9]. Dès lors, un gouvernement de technocrate constitue une violation de cet accord et le président Sleiman serait considéré comme un putschiste, indépendamment de sa capacité à corrompre le Parlement.

L'affaire ne se termine probablement pas là : le 15 janvier, l'Armée libanaise arrêtait dans un raid à la frontière syrienne, Jamal Daftardar, un des lieutenants de Majed al-Majed.

Le président François Hollande sera certainement désolé de l'échec de son homologue libanais à vendre son pays pour 50 millions de dollars, mais vu de Paris, la seule chose qui compte c'est la répartition des 2 950 000 dollars restants.

Thierry Meyssan


[1] Ahmad Assi Jarba est membre de la tribu bédouine des Chamar, dont le roi Abdallah est issu. Avant les événements, il avait été condamné pour trafic de drogues en Syrie. Les Chamar sont des nomades qui évoluent dans le désert d'Arabie et de Syrie.

[2] « Les magistrats et les fonctionnaires de la première catégorie ou son équivalent dans toutes les administrations publiques, établissements publics et toute autre personne morale de droit public ne peuvent être élus au cours de l'exercice de leur fonction et durant les deux années qui suivent la date de leur démission et de la cessation effective de l'exercice de leur fonction ou de la date de leur mise à la retraite. »

[3] Le général Roukoz, sans aucun doute le militaire le plus prestigieux du Liban, aurait dû être nommé chef d'état-major. Mais il se trouve être le gendre du général Michel Aoun, président du Courant patriotique libre, allié au Hezbollah.

[4] « Le dossier des mercenaires du Fatah al-Islam est clos », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2007.

[5] Depuis la signature du Traité de Lancaster House, la France et le Royaume-Uni sont intervenus en Libye et en Syrie pour y organiser de pseudos-révolutions et en renverser les États. Toutefois, l'opération syrienne s'avérant être un échec, Londres s'en est retirée, tandis que Paris continue à soutenir activement la « Coalition nationale » dirigée par le Saoudo-syrien Ahmad Assi Jarba.

[6] « Le Président de la République négocie les traités et les ratifie en accord avec le Chef du gouvernement. Ceux-ci ne seront considérés comme ratifiés qu'après accord du Conseil des ministres. Le Gouvernement en informe la Chambre des députés lorsque l'intérêt du pays et la sûreté de l'État le permettent. Les traités qui engagent les finances de l'État, les traités de commerce et tous les traités qui ne peuvent être dénoncés à l'expiration de chaque année ne peuvent être ratifiés qu'après l'accord de la Chambre des députés. »

[7] « Accord de Taëf », Réseau Voltaire, 23 octobre 1989.

[8] « Le Conseil des ministres représente le pouvoir exécutif »

[9] « Tout pouvoir qui contredit la charte de vie commune est illégitime et illégal ».
Posté par Jocegaly à - -

 

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2014/01/16/28963523.html

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Manuel Valls soutient les djihadiste français en Syrie !

14 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013


 
   Publiée le 27 juil. 2013

Manuel Valls soutient les francais qui partent en Syrie combattre le gouvernement de bachar al assad, mais ne soutient pas ce qui rejoigne des organisations terroriste, car ils risqueraient surement de ce retrouver a combattre contre les francais au Mali un jour ou l'autre.

Quand c'est dans leur interet c'est bien ,quand c'est pas dans leur interet c'est pas bien....

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Sur les groupes armés en Syrie : Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan par Thierry Meyssan.

11 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 

7.1.2014

 

Sur les groupes armés en Syrie :

Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan

par Thierry Meyssan  


"La mise au jour des liens unissant le Premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, à Al-Qaida bouleverse la politique turque. Non seulement Ankara soutenait très activement le terrorisme en Syrie, mais il le faisait dans le cadre d’une stratégie de l’Otan. Pour Thierry Meyssan, l’affaire montre aussi le caractère factice des groupes armés qui luttent contre l’État et le peuple syriens. C’est la première fois depuis le 11-Septembre qu’un chef de gouvernement de l’Otan est surpris la main dans le sac, en train de travailler personnellement avec Al-Qaida".


Extrait :

 "[...] l’opposition politique syrienne en exil lance une nouvelle théorie à la veille de la Conférence de Genève 2 : le Front al-Nosra et l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) ne seraient que de faux nez des services secrets syriens chargés d’affoler la population pour la rabattre vers le régime. La seule opposition armée serait donc celle de l’Armée syrienne libre (ASL) qui reconnaît son autorité. Il n’y aurait pas de problème de représentativité à la Conférence de paix."


http://www.voltairenet.org/article181641.html .


Mais au même moment l'EIIL ne se bat-il pas à Fallujah contre le gouvernement irakien (pourtant pro-Syrien) ?


Vivement une circulaire, essentielle et énergique, du ministre de la diplomatie française (de retour d'Arabie saoudite) pour nous expliquer les dernières nouveautés de l'opposition politique syrienne en exil.

 

 

Marie-Ange Patricio

 

 

 

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