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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Israël bombarde des positions syriennes sur le Golan. Le Monde.fr

19 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Israël bombarde des positions syriennes sur le Golan

Le Monde.fr     19.03.2014  Par Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

                        

 

Evacuation d'un soldat israélien blessé, le 18 mars sur le plateau du Golan. Evacuation d'un soldat israélien blessé, le 18 mars sur le plateau du Golan. | AP/Jinipix

 

La tension est brusquement montée d'un cran, mercredi 19 mars, à la frontière syro-israélienne : dans la nuit, l'aviation israélienne a bombardé plusieurs positions syriennes, notamment un centre d'entraînement militaire, un quartier général et des batteries d'artillerie. Selon l'armée syrienne, un soldat a été tué et sept autres blessés.


Cette attaque avait valeur de représailles après l'incident qui s'était déroulé la veille sur le plateau du Golan, capturé par Israël au cours de la guerre de 1967, et annexé par l'Etat juif en décembre 1981.

 

Mardi après-midi, quatre parachutistes patrouillant en jeep sur la frontière, au sud de la ville de Majdal Chams, avaient été blessés lorsqu'une bombe avait éclaté après qu'ils furent descendus de leur véhicule. L'artillerie israélienne avait immédiatement riposté en prenant pour cible des positions de l'armée syrienne, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait promis « d'agir avec force pour assurer la sécurité d'Israël ». « La frontière syrienne fourmille d'éléments djihadistes et du Hezbollah, ce qui constitue un nouveau défi pour Israël », avait insisté M. Nétanyahou.

 

ÉVALUATION STRATÉGIQUE DÉPASSÉE


Restée calme pendant des décennies, la frontière syrienne est devenue beaucoup plus instable depuis le début de la guerre civile en Syrie, il y a trois ans. Les responsables militaires israéliens tablaient cependant sur le fait que les parties en présence – le régime Assad et le Hezbollah libanais d'une part, les groupes armés de l'opposition de l'autre – étaient trop occupées à se combattre pour ouvrir un front avec Israël. Cette évaluation stratégique semble aujourd'hui dépassée.

 

 

  • Explosion sur le Golan : quatre soldats israéliens blessés

    Quatre soldats israéliens blessés, dont un grièvement, c’est le bilan d’une explosion qui s’est produite sur le plateau du Golan, un territoire du sud-ouest de la Syrie, occupé par l’Etat hébreu. Les hommes ont été touchés alors qu’ils voulaient vérifier un engin suspect près de la clôture qui longe la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie. L’armée israélienne affirme avoir riposté par des tirs d’artillerie. Difficile de savoir qui a posé la bombe, en pleine guerre civile, diverses forces sont présentes en Syrie, l’armée mais aussi les milices du Hezbollah, ainsi que des groupes combattant Bachar Al-Assad. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis de réagir “avec force” à cet attentat.

    0:38

 

L'incident de mardi est le quatrième depuis le début du mois que les Israéliens mettent sur le compte de l'armée syrienne ou du Hezbollah. Vendredi, une mine avait explosé au passage d'une patrouille israélienne sur la frontière avec le Liban, dans la zone de Har-Dov (les fermes de Chebaa). L'armée israélienne avait répliqué par des tirs d'artillerie, en ciblant des positions du Hezbollah au nord de la ville israélienne de Metula, alors même que cette action avait été revendiquée par les extrémistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui combattent l'armée syrienne et le Hezbollah.

 

 

Un soldat israélien blessé est évacué, dans le village israélien de Masada, le 18 mars. Un soldat israélien blessé est évacué, dans le village israélien de Masada, le 18 mars. | AFP/JALAA MAREY

 

La multiplication de ces incidents armés – les plus graves depuis la seconde guerre du Liban, en 2006 – est sans doute une conséquence de l'attaque lancée, le 24 février, par l'aviation israélienne contre un convoi d'armements destiné au mouvement chiite libanais, dans la région de la Bekaa. Contrairement à de précédentes opérations de Tsahal en Syrie, ce bombardement avait eu lieu en territoire libanais. Depuis plus d'un an, Israël a lancé plusieurs attaques similaires pour détruire des armements acheminés de Syrie vers le Liban.

 

« LE RÉGIME ASSAD PAIERA UN PRIX ÉLEVÉ »


Selon une règle tacite, Israël se gardait d'en prendre la responsabilité, ce qui permettait au régime syrien de ne pas répliquer. Avec le Hezbollah, cette discrétion n'est plus de mise. Si Israël a accusé le Parti de Dieu d'être à l'origine de l'embuscade qui a eu lieu mardi – tout en pilonnant des positions syriennes –, rien n'atteste à ce stade une telle responsabilité : il n'est pas exclu que des groupes sunnites extrémistes opposés à Damas, comme le Front Al-Nostra et l'EIIL, veuillent forcer Israël à s'impliquer dans la guerre civile syrienne, pour affaiblir l'armée du régime.

 

Le Hezbollah étant devenu un allié militaire de poids de Bachar Al-Assad, Israël considère qu'il a désormais un seul front sur sa frontière nord, qui s'étend du Liban à la Syrie et à la région du Golan, et rend le président syrien responsable de tout incident dans la région : « Si le régime Assad continue à coopérer avec les agents terroristes qui cherchent à nuire à l'Etat d'Israël, il paiera un prix élevé », a souligné, mercredi, Moshé Yaalon, le ministre israélien de la défense.

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/19/israel-a-bombarde-des-sites-militaires-syriens_4385361_3218.html

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L’histoire et la géopolitique des relations russo-syriennes.

17 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

L’histoire et la géopolitique des relations russo-syriennes

lundi 17 mars 2014

Conférence au Cercle Aristote de Romain Bessonnet sur l'histoire et la géopolitique des relations russo-syriennes.

 

 

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/l-histoire-et-la-geopolitique-des-44109

 

Romain Bessonnet est secrétaire de la revue Perspectives Libres, conférencier spécialiste de la Russie, rédacteur du blog observateur du monde russe.

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Syrie: La guerre balistique US/Russie a eu bien lieu!!

17 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Vendredi, 13 septembre 2013.

Syrie: La guerre balistique US/Russie a eu bien lieu!!

Syrie: La guerre balistique US/Russie a eu bien lieu!! 
IRIB-Un diplomate bien informé vient de faire d'importantes révélations au suejt de la crise syrienne ,
informations propres à prouver la maitrise dont fait preuve la Russie dans le dossier syrien. " c'est cette maitrise politique et militaire dont font preuve les russes qui a poussé les Etats Unis de mettre de l'eau dans leur vin . les Etats Unis se sentent désemparés face à une Russie plus que jamais attachée au respect des principes ethiques, une Russie au calme et au sang froid sibérien dont les dirigeants voient juste et maitrisent les règles du jeu" selon AsSafir, " la guerre américaine contre la Syrie a commencé dès le tir de deux missiles balistiques en Méditerranée et elle s'est achevée au même moment. les deux missiles qu'Israël a fini par revendiqué puis que les radars russes les ont bien détectés.  

"Israël a prétendu avoir tiré ces deux missiles dans le cadre d'un exercice militaire commun avec les Etats Unis indépendemment de ce qui se passait en Syrie . or la réalité est toute autre chose : ces deux missiles ont été tirés par les Etats Unis depuis une base de l'Otan en Espagne. et les radars russes les ont détectés immédiatement et ce sont les systèmes de défense anti missile russes qui ont intercepté et détruit l'un d'entre eux en plein air et ont dévié l'autre de son trajectoire de façon à ce qu'il s'abime en mer" et AsSafir d'ajouter : "ldans le communiqué qu'il a publié, e ministère russe de la Défense a omis de mentionner deux choses : la base à partir de laquelle les missiles avaient été tirés et l'interception et la destruction de ces deux missiles . mais pourquoi? en effet aussitôt après le tir de ces missiles, les services du renseignement russe ont contacté leurs homologues US pour leur dire que "toute attaque contre Damas est comme si Moscou était pris pour cible ". le rensiegnement russe a également indiqué aux américains sa décision de supprimer dans son communiqué la partie qui précise " la destruction des missiles US" pour éviter que les tensions s'acroissent. "nous vous demandons de revoir leurs politiques et leur ligne de conduite à l'égard de la Syrie et soyez sûr vous ne pouvez pas empêcher notre présence en Méditerranée"  

 

' ce face à face non déclaré Moscou/Washington a ajouté à la confusion de l'administration Obama qui s'est aprçue du sérieux de Poutine dans le dossier syrien et de sa volonté d'aller jusqu'au bout . Obama a compris qu'il n'existe pas de voie de sortie autre que la proposition russe " " l'entrée en scène d'Israël s'est effectué en second lieu ; Aussitôt après l'attaque Israël a dit ne pas savoir qui en est à l'origine , ce qui était vrai mais les américains ont demandé à tel -Aviv de revendiquer le double tir de missile Anchor , ce qu'Israël a fait pour éviter à Washington une perte irréparable de crédit. bref Obama voulait se rendre à G20 en chef de guerre , il s' rendu en président désoeuvré et en quête d'un échapatoire!! " et AsSafir de poursuivre : " après ce face à face , Moscou a envoyé un nombre plus important de ses experts militaires en Syrie ainsi qu'un armada de navire . le plan russe a été élaboré en concertation avec le vice ministre iranien des AE, Amie Abdollahoyan et le ministre syrien des AE, Walid Moallem et les russes ont remis à l'après G20 la signature d'un accord destiné à éviter à Damas toute action armée en échange du contrôle de son arsenal chimique. la première et dernière guerre missilère US/Russie a eu pour l'effet le vote négatif du parlement britannique à la guerre , vote qui a fait émule puisque la chancelière allemande a elle aussi refusé le principe d'une guerre" 

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/274573-syrie-la-guerre-balistique-us-russie-a-eu-bien-lieu

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Fabius ignore le danger terroriste.

15 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Vendredi 14 mars 2014    

LE PETIT BLANQUISTE

Bloc-Notes de Jean-Pierre Dubois

 

Fabius ignore le danger terroriste

Ali Mamlouk.JPGOn apprend que des membres des services secrets espagnols se sont rendus à Damas où ils ont rencontré le  général Ali Mamlouk, dirigeant de l'appareil sécuritaire syrien : l'Espagne se montre très préoccupée avec le départ d'un certain nombre de ses ressortissants pour la Syrie où ils rejoignent des milices islamiques liées à al-Qaida ; ses services viennent de démanteler une filière de recrutement à Madrid.

Déjà, il y a un an, la Belgique était le premier pays à s'inquiéter du départ vers la Syrie d'un nombre croissant de ses ressortissants, dont certains mineurs.

En France, Manuel Valls, notre ministre de l'Intérieur, vient de confirmer l'existence d'un phénomène semblable : il le qualifie de « jamais égalé » et considère qu'il représente « le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années » ; il craint, en outre,  que les Européens puissent « être dépassés par ce phénomène, vu son ampleur ».

Les services français recensent près de 700 Français ou personnes résidant en France plus ou moins impliqués dans le terrorisme en Syrie ; vingt-et-un y seraient morts. Ces dernières semaines, le phénomène se serait accéléré ; il touche également des mineurs comme l'expliquait le père de l'un d'entre eux dans La Dépêche du Midi.

A noter que ce recrutement se trouve grandement facilité par le fait que, depuis trois ans, gouvernements et médias européens responsabilisent systématiquement le seul gouvernement syrien et son président Bachar el-Assad de la poursuite et des conséquences du conflit : les jeunes embrigadés ne peuvent qu’être convaincus de la justesse de leur cause...

Fabius.JPGFabius semble être le seul à ne pas s'inquiéter de ce danger : à la conférence de Genève, notre ministre vient de déclarer qu'il ne s'agissait pas « de prononcer des discours répétant le mot « terrorisme » sans en analyser les vraies causes, donc les vrais moyens de le combattre ».

Il va jusqu'à prétendre que le gouvernement syrien porte une responsabilité écrasante « dans la montée d’un terrorisme criminel » alors que tout le monde sait que les milices liées à al-Qaida sont recrutées, financées et infiltrées par les services du Qatar et de l'Arabie saoudite, deux pays alliés de la France dans la région.

Ce déni de réalité est inquiétant : 

où sera et que fera Fabius quand les « djihadistes » se reconvertiront en France après avoir sévi en Syrie ?

Responsable mais pas coupable ?

 Chrétiens terroristes.JPG

Octobre 2013 : Dans le village de Sadad libéré par l'armée gouvernementale, obsèques des 45 civils chrétiens tués par les terroristes

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http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-fabius-ignore-le-danger-terroriste-122937725.html

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L'armée syrienne à l'offensive. Le blog de Jean Lévy.

15 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Samedi 15 mars 2014     

 

L'armée syrienne à l'offensive

 

Samedi 15 mars 2014

L'armée syrienne pénètre dans la ville de Yabroud

 

 


L'armée syrienne est entrée vendredi dans la ville de Yabroud, un des principaux bastions rebelles dans la province de Damas, a indiqué à l'AFP une source militaire. "
L'armée syrienne a pénétré vendredi par l'entrée est de Yabroud et avance dans la rue principale de la ville. Les rebelles fuient vers Rankous" au sud, a indiqué cette source. "Si cette fuite se poursuit, la prise de la ville est une question de jours", a-t-elle ajouté. 


Plus tôt dans la journée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait rapporté que l'armée syrienne et le Hezbollah se trouvaient aux portes de Yabroud, un des principaux bastions rebelles. 

Le Hezbollah, qui mène principalement cette bataille pour déloger les insurgés de cette ville proche de la frontière libanaise, et l'armée syrienne "ont chassé les rebelles de la colline d'Aqaba", à l'entrée est de Yabroud, a indiqué l'OSDH, qui dispose d'un large réseau de sources civiles, médicales et militaires. "C'est le point le plus proche jamais atteint par le Hezbollah et l'armée dans la région de Yabroud", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "De violents combats se déroulent également à la périphérie nord, entre la localité de Sahel et Yabroud", a-t-il ajouté. "Ils veulent encercler totalement les rebelles à Yabroud pour les déloger", précise M. Abdel Rahmane.

Le Front Al-Nosra, branche d'el-Qaëda en Syrie et qui mène les combats à Yabroud, a reconnu que "l'une des positions à Aqaba est tombée", (...) poussant les frères combattants à se replier vers des bases arrière".

Un militant de la région, Hani, a néanmoins confirmé à l'AFP la prise par l'armée et le Hezbollah d'une "position dans la région d'Aqaba, à 5 km de Yaboud.

La bataille de Yabroud est cruciale pour le Hezbollah. Le parti chiite libanais, qui a reconnu officiellement au printemps 2013 son engagement militaire auprès du régime, veut en effet bloquer toute infiltration rebelle vers le Liban, notamment vers la ville sunnite d'Ersal, dans l'est du pays. Il assure que les voitures utilisées dans les attentats qui ont frappé ses bastions au cours des derniers mois sont piégées à Yabroud avant d'être conduites vers le Liban, via Ersal

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-122960487.html


 

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La carte syrienne dans le jeu politique occidental.

13 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le 4 mars 2014.

La carte syrienne dans le jeu politique occidental

La carte syrienne dans le jeu politique occidental

Par La Voix de la Russie | La Syrie a accepté de montrer aux inspecteurs de l'AIEA le minuscule réacteur de Damas. Comme l’a déclaré Yukiya Amano, le directeur général de l’agence, la situation dans le pays ne permet pas d’y envoyer d’experts. Entre-temps, le ciel de Damas se couvre de nouvelles nuées. Le président des États-Unis Barack Obama a demandé officiellement au Congrès l’autorisation de mener une opération militaire en Syrie.

 

 

La Syrie ne possède pas l’arme nucléaire, et elle n'a jamais aspiré à la mettre au point. Le seul réacteur dans le pays est une source minuscule de neutrons. Il est installé près de Damas et est utilisé exclusivement dans des buts scientifiques et médicaux. L’AIEA le savait. Les autorités syriennes sont prêtes à ouvrir l’accès du site aux inspecteurs internationaux pour mettre fin aux spéculations à ce sujet. Quant à l'arme chimique, le processus de sa liquidation se déroule rapidement. Initialement, 1300 tonnes de munitions devaient quitter le territoire avant le 5 février. La situation dans le pays a empêché de respecter les délais, et Damas a demandé de les prolonger jusqu'à mai. Ce qui n'a pas arrangé l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Finalement, les parties ont convenu que les substances hautement toxiques seraient sorties du pays à la fin d'avril. Cette condition est tout à fait réaliste, selon le rédacteur en chef du journal Courrier Militaro-industriel Mikhaïl Khodarenok.

 

« La quantité d'armes chimiques en Syrie n’est pas illimitée. Il s’agit surtout de munitions chimiques pour les systèmes de tir par rafales et les bombes d'aviation. Le projet de destruction de cet arsenal semble plus que réaliste. Naturellement, si son exécution n'est pas influencée par quelques circonstances externes. Par exemple, le renforcement du conflit armé entre divers groupements, membres du conflit syrien ou quelques autres facteurs extérieurs. Les principaux acteurs qui attisent le conflit armé en Syrie sont le Qatar et l'Arabie Saoudite. S’ils augmentent le financement des groupements armés syriens, il est tout à fait possible que cela impacte le programme de destruction de l'arme chimique. »


Un arrêt du désarmement chimique serait lourd pour Damas d’une intervention militaire extérieure. En particulier, le président américain Barack Obama a demandé aux sénateurs l’autorisation d’intervenir sous le prétexte officiel d’éviter l'utilisation ultérieure de l'arme chimique par le régime de Bachar al-Assad contre le peuple syrien. Et peut leur importe que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction de l’arme chimique, le représentant du Secrétaire général de l'ONU Lakhdar Brahimi et les experts internationaux soient satisfaits du déroulement de la liquidation de l'arme chimique.

 

Le moment opportun est apparu maintenant. L'automne dernier, la Russie a empêché de porter le coup sur la Syrie. Mais actuellement, l'attention de Moscou est détournée de la région proche-orientale. Près de ses frontières, son voisin le plus proche et ancien partenaire – l’Ukraine - est en proie à un conflit intérieur grave. La population russophone de Crimée a demandé à la Russie de la protéger contre les persécutions du côté de Kiev. Personne ne doutait que Moscou ne laisserait pas les siens dans l’adversité. Mais les États-Unis, poursuivant leurs buts en Ukraine, sont mécontents de ce soutien. Ayant brandi contre Moscou la menace de l’isolement et de sanctions, Washington s'est mis de nouveau à jouer la carte syrienne.

 

Lundi (4.03), le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a examiné la situation en Syrie avec le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le représentant spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi. Les parties sont d’accord sur la nécessité de poursuivre le dialogue entre les forces adverses et insistent sur le règlement pacifique du conflit syrien.

T
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Bahar Kimyongur libre !!! L'Italie refuse d'extrader Bahar vers la Turquie.

11 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

|BAHAR IS FREE NOW !

 

11 mars 2014

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

L'Italie refuse d'extrader Bahar Kimyongür vers la Turquie ! Après 111 jours de séquestration, le citoyen belge est enfin libre et va pouvoir rentrer chez lui.

 

 

  

Une décision sans appel


Ce mardi 11 mars 2014, aux côtés de Deniz - l'épouse de Bahar - et de leurs deux enfants, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à Brescia au moment où se tenait l'audience relative au sort de Bahar. Dans son arrêt, la Cour d'appel de Brescia a décidé de rejeter la demande d'extradition formulée par Ankara, mettant ainsi fin aux poursuites intentées contre le ressortissant belge en Italie. Dans leur décision, les juges italiens arguent notamment que les activités de Bahar relèvent de la liberté d'expression et que son interpellation à un ministre turc au Parlement européen en 2000 ne constitue, en aucun cas, une menace.


Un camouflet cinglant


Dans la saga judiciaire dont est victime Bahar depuis une décennie, cette sentence sonne comme un nouveau camouflet pour la Turquie et pour les forces qui, en Europe, et en Belgique tout particulièrement, se rangent aux côtés d'Ankara dans cette affaire. Inversement, il s'agit d'une victoire importante pour les partisans de la liberté d'expression, pour ceux qui souhaitent que restent audibles les discours à contre-courant, pour celles et ceux qui entendent s'opposer aux velléités sécuritaires qui cadenassent notre société et nous menacent tous.


Vive la solidarité internationale


Cette victoire n'a été rendue possible que par la mobilisation de milliers de citoyens à travers le monde combinée au travail des avocats de Bahar. Grâce à ce mouvement multiforme, le citoyen belge va enfin pouvoir rentrer auprès des siens en Belgique, après avoir été retenu en Italie durant 16 semaines, dont deux, enfermé à la prison de Bergame.


Merci à toutes et tous pour votre soutien sans faille !


Bahar Kimyongür tiendra une conférence de presse dès son retour à Bruxelles...

 

http://www.michelcollon.info/BAHAR-IS-FREE-NOW.html

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Après Bahar le boulet, voici Bahar le ballon.

5 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Bahar-copie-1.jpg 

Après Bahar le boulet, voici Bahar le ballon

 

Ce mercredi 5 mars à 11h, une délégation familiale composée de mon épouse Deniz et de nos deux enfants (3 et 5 ans) était accompagnée de notre avocat Federico Romoli pour une rencontre avec Maria Antonietta Ciriaco, directrice des affaires de justice à Rome afin de débloquer la situation kafkaïenne dans laquelle je me trouve et me permettre de rentrer chez moi en Belgique.

 

Nous avions toutes les raisons pour espérer une fin rapide et heureuse dans le chapitre italien de mon odyssée judiciaire.

 

D'abord parce que le dossier turc d'extradition est vide et obsolète.

Ensuite parce que même Interpol a décidé de mettre fin à ma "notice rouge".

Enfin, parce que 105 jours de privation de liberté pour rien, c'était un peu trop cher payé.

 

Comme nous l'avions annoncé dans nos précédents communiqué, le dossier turc d'extradition est parvenu au ministère italien de la justice le 31 décembre 2013, soit au 40e et ultime jour du délai légal dont disposait la Turquie pour faire parvenir sa demande.

 

Le 7 février dernier, nous apprenions par le biais du juge de la Cour d'appel de Brescia en charge de l'affaire, M. Enzo Platé que la ministre italienne de la justice Annalisa Cancellieri avait décidé de gérer personnellement mon dossier d'extradition.

 

Le juge Platé aurait reçu un courrier le 31 janvier 2014 établissant que la décision finale serait donnée par le ministère de la justice.

 

En fait, depuis fin décembre, nous attendions inutilement les conclusions de la justice italienne étant donné que la décision serait politique.

 

Mais devant le peu d'empressement de la justice italienne à trancher l'affaire, un mois et un gouvernement plus tard, ma famille décide de se rendre à Rome afin de rencontrer des responsables du ministère de la justice.

 

Ce mercredi matin, ma femme et mes deux enfants apprennent que le dossier d'extradition a été renvoyé au juge Platé car "une décision judiciaire aurait plus de poids pour obtenir la radiation de M. Kimyongür de la liste d'Interpol".

 

M. Kimyongür n'étant plus signalé par Interpol, il semblerait que l'argument du ministère relève plus de la parade rhétorique.

 

En clair, en donnant la décision finale, le gouvernement italien craint un incident diplomatique avec son puissant partenaire outre-Evros.

 

En terme peu diplomatique, on peut appeler cela un foutage de gueule de la taille du Colisée.

 

Et puisque nous parlons spectacle, en trois mois de vie en exil sur la côte toscane, j'ai pu mesurer, médusé, l'omniprésence du calcio, du football, et le ravage des paris sur les matchs, dans la vie quotidienne des Italiens.

 

Aujourd'hui, mon sort paraît aussi improbable qu'un jeu de hasard du genre Fantacalcio.

 

Je suis comme un ballon de football rebondissant à l'aveuglette entre le politique et le judiciaire.

 

A quand le grand dégagement hors du stade italien qui mettra fin à ce match interminable, insipide et médiocre?

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Le professeur Gilbert Achcar donne une vision caricaturale de la Syrie.

4 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le professeur Gilbert Achcar donne une vision caricaturale de la Syrie

Bahar Kimyongür

 

Dans un article publié ce dimanche 23 février sur le site du quotidien libanais francophone "L'Orient-Le Jour"  sous le titre "Que reste-t-il du printemps arabe?", le professeur franco-libanais  de gauche Gilbert Achcar a une nouvelle fois surpris par la pauvreté de son analyse du printemps arabe et du conflit syrien.

 

Les aberrations défendues par l'intellectuel trotskiste dans son article d'opinion étant trop multiples, nous nous limiterons à critiquer un seul passage, celui où il présente la Syrie dans les termes suivants : "(…) la transformation des forces armées par Hafez el-Assad en garde prétorienne du régime, fondée sur un facteur confessionnel minoritaire, était de nature à alimenter des rancœurs confessionnelles au sein de la majorité. Imaginons que le président égyptien soit copte, que sa famille domine l'économie du pays, que les trois-quarts des officiers de l'armée égyptienne soient également coptes et que les corps d'élite de l'armée égyptienne le soient intégralement. S'étonnerait-on de voir «l'extrémisme musulman» prospérer en Égypte?"

 

Notons d'abord comme le professeur Gilbert Achcar parle pudiquement "d'extrémisme musulman" dans le cas de la Syrie. 

 

Pour le spécialiste des révoltes arabes, il est compréhensible voire normal que des djihadistes décapitent des prisonniers puis jouent au football avec leur tête.

 

Il est justifié que les djihadistes jettent leurs victimes dans des fours, alignent des têtes détachées de leurs corps sur des barbecues, plantent des têtes au bout de piques ou sur les barreaux d'un mur d'école, exhortent des enfants à décapiter des prisonniers, éviscèrent leurs victimes et font mine de manger leurs entrailles.

 

Si tous ces crimes sont commis en Syrie, pour M. Achcar, c'est de toute façon la faute à la dictature qui a "alimenté" le djihadisme.

 

Et c'est d'autant plus la faute à la dictature syrienne que celle-ci est confessionnelle ajoute-t-il.

 

En fait, d'après Achcar, les alaouites contrôlent tout en Syrie ou presque. Soulignons au passage que c'est l'argument principal des groupes djihadistes pour justifier leur politique génocidaire en Syrie.

 

L'intellectuel franco-libanais n'a donc pas peur de ressortir la vieille théorie du complot alaouite à la tête de l'Etat syrien.

 

Il se garde au passage de citer les apparatchiks du régime syrien comme le sunnite Abdel Halim Khaddam, l'un des premiers à avoir quitté le navire baassiste sous le mandat présidentiel de Bachar el Assad.

 

Abdel Halim Khaddam n'avait rien d'un sunnite opprimé puisqu'il a été président du pays par intérim pendant plus d'un mois.

 

Qui plus est, durant sa carrière, Khaddam a amassé une fortune qui lui a permis de collectionner les villas et les voitures de luxe, ce qui le rendait détestable aux yeux de la plupart des Syriens. 

 

M. Achcar oublie aussi de dire qu'à la tête du renseignement, de l'armée et du parti Baas, précisément les trois piliers du dispositif répressif syrien, les sunnites sont autant représentés que les alaouites.

 

A l'instar de l'armée égyptienne, les musulmans sunnites forment l'ossature de l'armée arabe syrienne qui se bat inlassablement contre le terrorisme.

 

Toujours en Syrie, il y a plus de ministres sunnites que de ministres alaouites.

 

M. Achcar omet également de préciser que le sunnisme est à proprement parler la religion d'Etat en Syrie alors que les alaouites n'ont aucune existence légale ni ne disposent du moindre privilège sur le plan religieux. 

 

Leurs lieux de culte de dimensions modestes sont entretenus par les descendants du défunt cheikh de la communauté qui, à sa mort, est honoré comme un saint.

 

M. Achcar feint donc d'ignorer que les alaouites de Syrie n'ont jamais formé de caste privilégiée en Syrie. 

 

En réalité, seuls quelques membres de la famille du président Assad ont bénéficié de largesses économiques. 

 

Mais cette situation n'est hélas pas exceptionnelle: les parvenus d'autres communautés du pays ont également favorisé l'ascension sociale de leurs familles ou de leurs amis.

 

Un ministre chrétien, sunnite ou druze fera appel à un ami d'enfance, à une nièce ou à un cousin pour travailler dans son ministère. Cette pratique est critiquable mais est loin d'être l'exclusivité des alaouites.

 

Par conséquent, la corruption n'est pas un phénomène strictement confessionnel en Syrie. 

 

De la même manière, dans leur écrasante majorité, les alaouites partagent les mêmes conditions de vie, de travail ou de précarité que leurs frères sunnites. La plupart des alaouites vivotent autour du seuil de pauvreté.

 

D'autre part, les grandes familles bourgeoises de Damas ou Alep sont majoritairement sunnites et chrétiennes et non alaouites.

 

Enfin, le mode de vie d'un Hafez et d'un Bachar el Assad n'a rien à voir avec celui de l'ex-président tunisien Ben Ali ou de l'ex-président égyptien Moubarak.

 

Hafez el Assad a vécu dans un appartement modeste pour ne pas dire vétuste du centre de Damas. Bachar el Assad vit, lui aussi, dans un appartement de la ville et non dans un palais, un château, une villa, un yacht ou un ranch comme les autres dictateurs arabes.

 

Tout cela, Monsieur Achcar doit le savoir. Mais il dissimule délibérément ces éléments pour mieux caricaturer la Syrie en la comparant à une Egypte imaginaire dominée par les Coptes.

 

L'intellectuel trotskiste n'a nullement besoin d'inventer une Egypte confessionnelle pour nous illustrer ce à quoi la Syrie ne ressemble pas.

 

Prenons les monarchies wahhabites affiliées au Conseil de coopération du Golfe.

 

Le Bahreïn par exemple.

 

La population de ce petit pays est chiite à 70%.

 

Mais la dynastie régnante est totalement sunnite et qui plus est, d'obédience wahhabite. 

 

Tous les ministres, les chefs de l'armée, du renseignement et les principaux magistrats font partie d'une seule et même famille et à fortiori, d'une seule et même confession.

 

A la tête de l'Etat, de la justice, de l'armée et des médias, tout le monde s'appelle Al Khalifa.

 

Alors qu'un sunnite en Syrie peut devenir président de la République, un chiite au Bahrein ne peut même pas devenir un agent de la circulation.

 

Les chiites du Bahreïn sont soumis à une discrimination à l'embauche et au logement au seul motif qu'ils sont chiites, une situation impensable en Syrie. 

 

Détestés par la dynastie des Al Khalifa, les chiites sont soumis à la misère, à la marginalisation sociale et culturelle, aux tortures, à la terreur et à l'humiliation.

 

Pourtant, malgré leurs souffrances, ces masses opprimées ne se livrent pas à des pogromes anti-sunnites ni à toutes ces orgies de violence et de barbarie contre leurs concitoyens sunnites comme nous ont habitués les djihadistes en Syrie.

 

Contrairement aux djihadistes syriens gavés de haine anti-chiite et anti-alaouite, les misérables de Bahreïn n'appellent pas à mener un génocide anti-sunnite.

 

La barbarie des groupes combattants actifs en Syrie n'est donc pas une fatalité. 

 

Une simple frustration et une "rancoeur" à caractère confessionnel ne suffisent pas non plus à expliquer la sauvagerie des djihadistes syriens.

 

En Syrie, la guerre contre les "hérésies" et les groupes minoritaires à une histoire et une tradition millénaire. Elle se fonde sur une dogme, un projet politique, une propagande et des fatwas popularisées à la fois par la tradition orale et par les moyens de communication modernes.

 

Comme Gilbert Achcar s'échine à faire de l'extrémisme religieux le contre-coup inéluctable de la violence et de la corruption des dictatures arabes, sa conclusion nie l'évidence suivante: en Tunisie, en Libye, en Egypte ou en Syrie, dans l'état actuel de la rue arabe, les progressistes arabes n'avaient dès le début de la révolte aucune chance de vaincre une dictature sans se faire doubler par des forces réactionnaires disposant de moyens financiers, humains et logistiques quasi infinis.

 

Le professeur Achcar a raison sur un point: les directions des mouvements de révolte arabes doivent incarner "les aspirations progressistes des millions de jeunes qui sont entrés en révolte en 2011." 

 

Mais en exprimant ce voeux pieux, sans le vouloir, il pointe les raisons de l'échec de ces révoltes : en fait, l'incapacité des forces progressistes arabes à être plus convaincantes, efficaces et séduisantes que les groupes religieux dont le dogmatisme et la démagogie ont constitué le fonds de commerce.

 

Conscients de leurs faiblesses, plusieurs groupes progressistes tels que le Courant populaire égyptien (CPE) de Hamdeen Sabahi se sont rangés du côté de l'armée égyptienne contre les groupes religieux et le terrorisme djihadiste.

 

Avant de proposer un remède, les intellectuels comme le professeur Achcar rendraient un grand service au lecteur profane s'ils commençaient par établir un diagnostic précis de l'état des lieux dans la société arabe et dans ses luttes populaires.

 

Dans le cas de la Syrie, quand les intellectuels comme Achcar cesseront d'insinuer que les alaouites se font génocider par leur propre faute, quand ils verront que des millions de sunnites, de chrétiens et de druzes voient un intérêt vital à défendre leur gouvernement et leur armée et quand ils traiteront à leur juste mesure les horreurs commises par les groupes djihadistes, peut-être que nous verrons des foules de citoyens loyalistes réclamer des réformes démocratiques en choeur avec les citoyens de l'opposition.

 

Mais pour l'heure, les Syriens ont une priorité : mettre un terme à la guerre dans leur pays. Fatigués de patauger dans les chaudrons de l'enfer, les Syriens de tous bords sont de plus en plus nombreux à défendre l'Etat contre le terrorisme comme on l'a vu dans les manifestations de ces derniers jours à Damas, Alep, Homs, Hama, Lattaquieh, Deir ez-Zor, Hassakeh et Deraa.

 

Même si ce constat pragmatique est dur à admettre, pour des millions de Syriens parmi lesquels des contestataires de la première heure, la survie de la Syrie telle qu'ils l'ont connue, avec son esprit de convivialité légendaire, ses lieux saints, ses écoles, ses hôpitaux, son industrie, ses terres agricoles, sa créativité artistique et son patrimoine archéologique passe avant le rêve de glisser un bulletin de vote dans une urne pour le candidat politique de leur choix.

 

Le dilemme ne se situe plus entre dictature et démocratie depuis belle lurette mais entre Madaniya, la civilisation et Mad Max, le chaos post-apocalyptique.

 

Disons-le de manière plus prosaïque: soit la Syrie loyaliste gagne la guerre contre le terrorisme comme l'Algérie. Soit la Syrie loyaliste perd la guerre contre le terrorisme comme l'Afghanistan.

 

Une solution à l'algérienne ou une dissolution à l'afghane. 

 

Rien de moins.

 

Il ne faut pas être un professeur émérite pour le voir. Un ou deux yeux suffisent. 

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Syrie : un voleur s'est fait couper les deux mains en direct sur Twitter.

4 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Dimanche 2 mars 2014     

 

Un groupe considere comme une delegation d'Al-Qaeda au pays de Bachar Assad a coupe les deux mains d'un voleur tout en mettant les images de la scene, en temps reel, sur Twitter. "Il a demande a ce que ses deux mains soient coupees pour expier ses peches".

 

תמונה לפני הכריתה שפרסמו אנשי הארגון בטוויטר ()

 

Les islamistes qui ont pris le controle de nombreuses regions de Syrie, en profitant de la guerre civile qui sevit dans le pays, ont fait en fin de semaine un rappel monstrueux de la realite qu'ils ont amene avec eux au pays de Bachar Assad. L'organisation de "l'Etat islamique en Irak et en Syrie", filiere d'Al-Qaeda, a coupe les deux mains d'un voleur, conformement a la loi islamique la plus cruelle - et a publie les photos de l'execution de la sentence, en temps reel, sur Twittter.

 

Les mises a jour de cette condamnation, qui a eu lieu dans une ville proche d'Alep, ont ete faites dans le cadre d'un veritable show de blogueurs, minute apres minute. Selon le journal britannique "Daily Mail", plusieurs activistes ayant aussi des comptes proches du djihad ont meme partage les photos insupportables.

 

Selon les propos sur Twitter des membres du Djihad, le voleur aurait reconnu ses crimes et "demande a ce que ses deux mains soient coupees pour expier ses peches". Par exemple, sur une photo on voit l'homme avec les yeux bandes et sa main plaquee a une table, alors qu'il est entoure d'hommes armes. Sur une autre photo qui a ete publiee plus tard on le voit apres que sa main ait ete coupee et qu'elle repose sur la table baignant dans le sang. Quelques temps plus tard les photos ont ete retirees de Twitter, et le compte ou elles ont ete publiees a ete ferme.

 

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L'organisation de "l'Etat islamique en Irak et en Syrie", qui est active meme en Syrie, est responsable de nombreuses horreurs qui ont eu lieu depuis qu'elle s'est introduite dans ce pays sous le couvert de la guerre civile qui sevit entre Bachar Assad et les rebelles qui sont plus moderes. Entre autres choses, il a ete rapporte des executions dans les zones sous leur controle, ainsi que l'imposition a la population de l'islam le plus strict. Il y a environ un mois a ete mis en ligne sur Youtube un film ou on voit ce qui semble etre des gens de l'organisation qui apprennent a un enfant de 4 ans a tirer a la Kalachnikov, et en fin de semaine il a ete annonce aux habitants chretiens de la ville d'Ar-Raqqah qu'ils devaient payer un impot d'une valeur de 17 grammes d'or par tete afin que l'organisation se porte garante de leur securite - exactement comme il y a plusieurs centaines d'annees.

 

En novembre dernnier, les membres de l'organisation ont publie une annonce exceptionnelle dans laquelle ils s'excusaient d'avoir couper par erreur la tete d'un de leurs 'amis', commandant d'une autre organisation rebelle islamiste, au lieu de celle d'un ennemi lie au forces d'Assad comme ils le pensaient au debut.

 

Au sein de cette organisation islamiste il y a de nombreux combattants etrangers, dont de nombreux jeunes, et ces derniers temps elle est devenue assez representative sur le front du combat contre Bachar Assad. Cette main mise des extremistes se fait sur le compte des rebelles plus moderes et des plus laics comme "l'armee syrienne libre". Devant les actions et les horreurs commises par l'organisation de "l'Etat islamique en Irak et en Syrie", meme Al-Qaeda a decide dernierement de prendre ses distances avec cette branche active en Syrie.

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

 

http://haabir-haisraeli.over-blog.com/

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