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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Soutenu par l’Otan, un Deuxième Génocide Turc contre les Arméniens se déroule en Syrie.

11 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

siria-copie-2 

Fabius hollande voudraient que les français aillent renforcer les troupes  de djihadistes financées par les théocraties pétrolières pour participer  à ces  nettoyages ethniques ...ça évolue bien mal le socialisme quand il est  vermoulu par la "fondation Amérique France ", l'UMP  est dans le même cas : que lui reste-t-il de Gaullien, que  lui reste-t- il de gaulliste?
Qui peut encore voter pour les complices de ces monstruosités situées aux antipodes des traditions républicaines de notre pays.?

 

 

Soutenu par l’Otan, un Deuxième Génocide Turc contre les Arméniens se déroule en Syrie

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=98788

Nouvelles d’Armenie, 2 avril 2014

 

Dans un article du 31 mars titré “ les Arméniens s’éveillent à la vérité : la Turquie et l’Otan sont derrière le nettoyage ethnique à Lattaquié et Kessab “ Christof Lehman de nsnbc.com écrivait que “ la Turquie a régulièrement facilité l’entrée de groupes terroristes dans la région de Kessab de la province syrienne de Lattaquié. Un membre du parlement arménien qui visitait la Syrie fait un appel au monde pour prendre conscience du fait que des milliers d’extrémistes ont traversé la frontière turco-syrienne et que des missiles ont été tirés du côté turc de la frontière. Les Arméniens, qui ont considéré pendant longtemps l’Otan comme un allié et partenaire réalisent que la guerre en Syrie, le nouveau nettoyage ethnique des Chrétiens arméniens en Syrie y compris, fait partie d’une stratégie à long terme de l’Otan “.


M. Lehman a en outre rapporté : “ Le parlementaire turc, Mehmet Ali Ediboglu, a visité le poste frontière à Yayladagi après les graves affrontements qui se sont produits dans la région le 21 mars. Ediboglu a déclaré que l’armée turque autorise et contrôle les mouvements des insurgés qui vont et viennent à travers la frontière avec la Syrie dans les deux sens. Après qu’un F-16s turc ait abattu un chasseur syrien au-dessus de Kessab la semaine passée, nsnbc.com a parlé avec un témoin oculaire à Kessab, qui a rapporté la présence des forces spéciales turques sur le territoire syrien en coopération avec les brigades terroristes soutenues par les Turcs “.

Les résidents de Kessab en appellent tous les Arméniens et toute l’humanité pour réaliser que le gouvernement d’Erdogan est derrière la campagne militaire, le nettoyage ethnique, et les massacres. Le parlementaire arménien Arman Sahakian et les résidents de Kessab en appellent à l’ONU et aux gouvernements des autres pays pour prendre les mesures afin de protéger la population de la province de Lattaquié avant qu’il ne soit trop tard.


Dans un message émouvant, transmis par le parlementaire arménien, les habitants de Kessab ont lancé cet appel : “ Tout ce que nous voulons, c’est vivre. Si vous ne faites rien, ces terroristes vont tous nous faire subir une mort horrible, ils vont nous assassiner de sang froid comme beaucoup d’autres Arméniens à Alep, Yaakoubiyeh, Ghnaymiyeh et à travers toute la Syrie. ...Ceux que vous appelez “ des rebelles “, sont des extrémistes venus engager en Syrie le djihad avec parmi eux beaucoup de nationalités tels des Afghans, des Tchétchènes, des Saoudiens, etc. Les habitants de Kessab et de toute la Syrie les ont vus et ont été attaqués et tués par eux. Les media ne peuvent cacher la vérité indéfiniment. On ne peut jouer indéfiniment avec la vie des gens. Ceux que vous appelez “ des rebelles “ ont pris des civils pour cible et les ont attaqués. Réveillez-vous s’il vous plaît “.


M. Lehman a souligné : “ Les Arméniens, qui ont longtemps regardé l’Otan comme un allié et partenaire, se rendent compte de la dure réalité que les états membres influents de l’Otan, dont la Turquie, les USA, le Royaume-Uni et la France, sont responsables d’avoir conçu cette guerre en Syrie, prévue longtemps avant les premières manifestations de 2011... La ville de Kessab est actuellement entre les mains de combattants étrangers. L’Armée Arabe Syrienne a lancé une campagne militaire pour déloger les mercenaires, ce qui est rendu compliqué par la présence de chasseurs F-16 turcs au-dessus de la zone et des forces spéciales turques qui combattent aux côtés des combattants étrangers et dirigent leur artillerie, des missiles et des chars contre les positions de l’armée syrienne “.


Il a conclu : “ Le Département d’état des USA a déclaré être inquiet pour la population de Kessab, de Lattaquié et partout en Syrie où les gens souffrent de la violence. En même temps, les USA fournissent des missiles sol-air et anti-char aux insurgés et tient une structure commune de renseignement et de commandement avec les brigades de mercenaires “.


“ Je tiens les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar comme totalement responsables des atrocités commises contre les Chrétiens et les Arméniens en Syrie, parce que ce sont eux qui entraînent, arment et soutiennent les soi-disant ’rebelles’. Le monde civilisé doit rejeter les assassins qui agissent sous couvert de changement de régime pour imposer leur pouvoir radical en Syrie. Le peuple syrien mérite un gouvernement démocratique ; je crains cependant que les combattants étrangers qui ont infiltré la Syrie soient beaucoup plus barbares que le régime d’Assad. Je pense que le changement de régime devrait résulter de négociations pacifiques, non par des décapitations et des attentats-suicides “ a déclaré aujourd’hui Harut Sassounian, éditeur du California Courrier dans une déclaration écrite publiée dans un journal turc.


Loin de se repentir pour le Génocide arménien, la Turquie, sous la direction du Premier ministre Erdogan, prend une fois de plus pour cible les Arméniens, causant une fois de plus leur mort et leur déplacement, écrivait frontpagemag.com.


“ Les Arméniens doivent une fois de plus s’exiler à cause du gouvernement turc, tout comme leurs ancêtres qui ont fui le Génocide arménien il y a des décennies. Aucune mention n’a été faite sur la BBC du soutien que l’Otan fait ouvertement des groupes d’Al-Qaïda. L’attaque se déroule dans le prolongement des manifestations de masse contre le Premier ministre Erdogan, qui a récemment interdit Twitter, a écrit Mimi Al Laham de Land Destroyer Report.


“ Les Arméniens chrétiens fuient une fois encore l’agression de la Turquie et le silence des occidentaux, prompts à dénoncer les violations du droit international par la Fédération de Russie, ne surprend pas. Assurément, la Turquie membre de l’Otan est autorisée à occuper Chypre du Nord, chasser les Chrétiens orthodoxes et s’installer sur les terres conquises ; pour entre en Iraq du Nord pour attaquer les Kurdes lorsque cela convient aux élites d’Ankara ; et la Turquie de l’Otan est autorisée à être une base de djihadistes internationaux et une zone pour fournir des armes aux terroristes, aux membres de sectes et aux mercenaires qui combattent contre le gouvernement syrien. La récente entreprise par la Turquie au nettoyage ethnique des Arméniens chrétiens au nord de la Syrie apparaît donc comme une longue continuation des méfaits passés “, ont récemment écrit Ramazan Khalidov et Lee Jay Walker dans Modern Tokyo Times.


Vers la fin de 2012, lorsque les ministres des affaires étrangères de l’Otan ont donné leur feu-vert pour le déploiement des missiles patriot sol-air en Turquie sous le prétexte de “ la protéger contre tout débordement de la guerre civile de la Syrie voisine “, ils savaient probablement que l’invasion de Kessab par la Turquie était imminente - dans l’attente uniquement du moment opportun. Il ne fait aucun doute que la Turquie est indissociable de cette conspiration pure et simple contre la Syrie. Des missiles de technologie récente ont été transportés en Turquie, à la frontière avec la Syrie. Il y aurait également certains rapports de coordination concernant des organisations rebelles qui ont combattu le gouvernement syrien venues de Turquie ainsi et d’autres pays de la région “ a récemment souligné Abayomi Azikiwe, éditeur du Pan-African Newswire.


De la part de l’Otan, à laquelle a adhéré la Turquie au début des années 1950, c’est une politique délibérée. Les USA, qui ont fondé l’Otan et qui coordonnent largement ses activités, ont fait pression sur tous les membres [de l’Otan] afin qu’ils adoptent une attitude hostile contre la Syrie. Si des forces opposées à la guerre ne s’étaient pas manifestées au sien de la communauté internationale, la guerre contre la Syrie serait allée beaucoup plus loin, a affirmé Azikiwe.


Selon une information parue dans www.lragir.am le 29 mars, la Turquie a payé 5 000 dollars pour chaque Arménien tué en Syrie. Un rescapé Arménien de Syrie a raconté : “ la Turquie procède à Alep à tout ce qui contribue à un deuxième génocide. Un jour, je me suis rendu à Alep, accompagné d’une autre personne, pour y chercher de quoi manger et du carburant. On nous avait averti qu’il fallait avoir avec soi des documents d’identité d’Arabes chrétiens et d’Arabes musulmans. Nous avons trouvé un Arabe chrétien qui me ressemblait vaguement, et j’ai pris son identité. Notre voiture a été arrêtée et vérifiée plusieurs fois par les rebelles sur la route des villages autour d’Alep. Ils m’ont demandé s’il y avait dans le véhicule des soldats ou des Arméniens. Nous avons bien sûr dit qu’il n’y en avait pas. Comme ils nous ont posé la question plusieurs fois, nous leur en avons demandé la raison. L’un des rebelles a dit que la Turquie avait promis de payer 1 000 dollars pour chaque soldat de l’armée syrienne tué et 5 000 dollars pour chaque Arménie tué “.


Ce rescapé Arménien de Syrie a poursuivi : “le district arménien est pris pour cible par les tireurs embusqués... Les rebelles recherchent les districts arméniens. Ce qui maintien l’espoir, c’est le fait que les Arméniens sont restés unis quelle que soit leur affiliation face à ces temps difficiles. Les Arméniens de l’étranger envoient argent et vivres...La moitié des Arméniens d’Alep ont fui le pays... espérant pouvoir retourner lorsque tout ça aura pris fin. La plupart d’entre eux préfèrent rester, se considérant chez eux en Syrie, et n’abandonneront pas leur maison quoiqu’il arrive “.


Insatisfaits des résultats obtenus par la politique non dévoilée de la Turquie de semer la mort et la destruction en Syrie, l’Otan et ses alliés, en particulier la Turquie, ont rendu public leur “ projets “ pour le peuple syrien en général et récemment plus spécifiquement, pour les Arméniens de Syrie.


Il est à présent de fait que Kessab, l’une des dernières villes arméniennes médiévales du bassin méditerranéen, est occupée illégalement par les mandataires turcs en Syrie.


Quelles que soient les dénégations d’Ankara, celles du premier ministre turc ottoman Erdogan et de son lunatique ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoglu, les preuves abondent. On n’est plus dans les années 1915-1923. Il y a à présent toutes sortes de moyens de communication et de documentation électroniques. Le gouvernement Erdogan a de facto soumis la Turquie à une récente vague de poursuites civiles qui découle d’actes de violence et de crimes contre l’humanité commis par des terroristes venus de a frontière turque.


Grâce à l’unité des Arméniens de Syrie, grâce à leur auto-défense et à leur escouades de quartier bien organisés, les districts d’Alep - Nor Kyugh (en arménien, Nouveau Village), Suleymanie, Vilaner et Sheik Taha où ils vivaient à côté des Chrétiens arabes et aussi des Musulmans, sont encore protégés des intrusions de terroristes étrangers faisant de la région une arène moderne pour le succès du Nationalisme Pan- Arabe Syrien.

D’après ce qu’on sait de ce qui se passe à Kessab, cependant, aucun mécanisme d’auto-défense n’y a été constitué. Personne n’en est informé. Certains observateurs pensent que les dirigeants de Syrie et de Kessab pourraient penser que la ville arménienne pourrait être une exception. Pourquoi pensent-ils cela ? Les Arméniens et les autres Syriens de Kessab pourraient servir d’exemple pour les districts nationalistes arabes syriens d’autres districts invincibles.


Beaucoup de militants arméniens pensent qu’en un sens, la débâcle et la catastrophe de Kessab a réveillé les esprits des Arméniens dans le monde et aux USA en particulier. Avec le pouvoir du premier ministre Erdogan attiré par les Frères Musulmans, l’invasion par procuration de Kessab a d’ores et déjà provoqué la colère d’une fraction importante de la communauté internationale.


Il faut noter que tandis que la plupart des Américains expriment largement l’idée que les USA se doivent d’honorer ses obligations de défendre ses alliés de l’Otan d’une éventuelle menace russe, il est peu probable qu’ils disent que quelques nations particulières au sein de l’Otan méritent qu’on les défende, d’après un récent sondage (fin mars) Huffington Post/You Gov. L’étude montre que seuls 20 à 29 pourcent sont favorables à la défense de la Turquie. C’est gênant pour les va-t-en- guerre néoconservateurs et les les copains des Turcs de Washington.


Mais Kessab ne sera pas libéré par la seule sympathie. Il faudra la détermination et les sacrifices de la part de toutes les parties affectées, et en particulier des Arméniens du monde. Les manifestations et les pétitions ne peuvent aider à la libération de la ville arménienne de Kessab (Kasab) si elles ne sont pas accompagnées d’effort concertés. Il est plus que temps que les Arméniens joignent le geste à la parole en envoyant des fonds car cela les concerne.


Comment les Arméniens, communauté transnationale peuvent-ils se convaincre que le Département d’état des USA, et que les va-t-en guerre comme le Représentant Adam Schiff du 28ème district de Californie sont sincères dans leur ’ condamnation ’ de la barbarie des Turcs à Kessab alors qu’en fait secrètement sous le manteau, ils financent, arment et forment les terroristes islamiques en Turquie ;et facilitent leur invasion de la Syrie via la Turquie ?


Les Arméniens ne doivent pas sous-évaluer leur statut transnational en se résignant au rôle de protestataires ou en ne faisant que réagir ; ils doivent au contraire s’affirmer comme une force proactive avec laquelle il faut compter. Il est temps que les Arméniens tiennent un rôle politique plus décisif pour la défense effective de leurs semblables à Kessab aujourd’hui ; et peut-être ailleurs, demain. Aucun Arménien ne doit être livré seul à son sort. Il est temps que les Arméniens reprennent à leur compte et appliquent le cri de ralliement - ’ tous pour un, un pour tous ’.


Quelle que soit la force qui s’en prend à des Arméniens doit être tenue responsable à priori. Ils ne doivent pas s’en tenir à la punition des auteurs de crimes une fois qu’ils sont commis. Ils devraient identifier les responsables avant qu’ils ne commettent un autre crime contre l’humanité. Vous souvenez vous de ceux qui votaient oui et de ceux qui disaient non pendant la guerre de l’Artsakh ?


Lorsque la crise syrienne a éclaté et a dégénéré en une véritable invasion terroriste internationale il y a quatre ans, pas une seule organisation arménienne ne s’est distinguée pour prévoir qu’un jour, Kessab deviendrait la cible d’une réplique de la politique génocidaire de l’état turc.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews.com

 

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=98788

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Erdogan, le Sultan de la CIA, par Bahar Kimyongür.

4 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

http://michelcollon.info/Erdogan-le-Sultan-de-la-CIA.html

 

Erdogan, le Sultan de la CIA

Bahar Kimyongür

 

2 avril 2014

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Des millions de Turcs, Arabes et Musulmans ont vu en Erdogan un héros libérateur après son show devant Shimon Peres à Davos en 2009. En réalité, c’était du cinéma. Comme le montre sa nouvelle expédition militaire contre la Syrie et sa volonté de mettre en scène un faux attentat, tout cela au service de ses maîtres de Washington. Bahar Kimyongür décortique les médiamensonges de cette “Opération Butin”...

(Erdogan avec l'agent de la CIA Mahdi Harati)

Un corps expéditionnaire djihadiste formé dans le Sud de la Turquie progresse vers la ville côtière de Lattaquié au Nord-ouest de la Syrie. Majoritairement composée de combattants européens, asiatiques, maghrébins, turcs, d'Arabes du Machrek et du Golfe et de quelques Syriens égarés dont des Turkmènes, cette légion étrangère représente l'ultime cheval de bataille du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans sa guerre par procuration contre la Syrie.

 

Après la révolte de millions de Turcs contre sa politique répressive et belliqueuse, après les révélations sur son implication dans un vaste réseau maffieux et surtout après trois ans d'échecs sur le front syrien, Erdogan semble vouloir miser le tout pour le tout. N'avait-il pas promis à ses fidèles de prier dans la mosquée des Omeyyades une fois le gouvernement syrien renversé ?

 

A défaut d'avoir pu réaliser son projet mégalomane, Erdogan ressent autant le besoin de conquérir les esprits que les terres des peuples insoumis. Pour cela, il puise volontiers son inspiration dans l’héritage impérial du pays, se rêvant en nouveau Sélim Ier, le Sultan ottoman surnommé « Le Terrible » ou le « Cruel », celui qui soumit la Syrie et l'Egypte au début du XVIe siècle.

 

Erdogan n’a pas baptisé par hasard le 3e pont sur Bosphore actuellement en chantier du nom de son mentor impérial. Comme le Sultan Selim, Erdogan veut régner sur la Syrie et l'Egypte. Et comme le Sultan Selim, Erdogan envoie ses troupes massacrer les alévis, les alaouites et autres communautés soupçonnées de mécréance, d'hérésie ou de proximité avec l'Iran.

 

Toutefois, à la différence du redoutable sultan-calife, Erdogan n’est que le larbin d'un Empire plus fort que lui, celui des Etats-Unis. Sa carrière politique à la tête de l’Etat est marquée par sa volonté de concilier ses ambitions personnelles avec les intérêts de ses maîtres. Il en est de même pour son soutien décomplexé au terrorisme et à la guerre en Syrie, soutien encouragé et encadré depuis le début de la crise syrienne par son partenaire stratégique américain.

 

 

False Flags anti-turcs, CIA, Menderes et Erdogan

 

Une conversation top-secret entre officiels turcs planifiée par Erdogan et diffusée la semaine dernière via les réseaux sociaux a révélé que le chef du renseignement Hakan Fidan était prêt à bombarder le mausolée du grand-père du fondateur de l'Empire ottoman Suleyman Shah situé dans une enclave turque en territoire syrien pour justifier l’entrée en guerre d'Ankara contre Damas.

 

Le Sultan néo-ottoman Erdogan était donc prêt à détruire un joyau du patrimoine national pour sa propre gloire et indirectement, pour le bien de l’Amérique. Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement turc organise en coordination avec Washington une fausse attaque contre un édifice turc à haute valeur symbolique pour s’en prendre à plus faible que lui.

 

En 1955, les services secrets turcs perpétrèrent un attentat sous faux drapeau (false flag) contre la maison de Mustafa Kemal Atatürk à Thessalonique en Grèce et accusèrent les communistes turcs d’en être les auteurs. A l’époque, la Turquie était dirigée par Adnan Menderes, un Premier ministre « islamo-conservateur » pro-US. Grâce à cette « stratégie de la tension », les barbouzes turcs et américains cherchaient à justifier leur guerre intérieure contre les communistes turcs.

 

Des suites de ce faux attentat, les 6 et 7 septembre 1955, des églises grecques et arméniennes, des synagogues, des écoles, des habitations et des commerces furent pillés, incendiés, des hommes furent lynchés en plein cœur d'Istanbul en raison de leur identité religieuse. L'opération fut orchestrée par le Gladio turc, l'armée secrète de l'OTAN alors en guerre contre le « péril communiste ». Justement, Adnan Menderes, l'homme de la CIA des années 50 qui couvrit le pogrome d’Istanbul, est lui aussi érigé en modèle par Recep Tayyip Erdogan.

 

Le régime d’Ankara en guerre contre les Arméniens de Syrie

 

 

Si le plan d'attaque du mausolée ottoman en territoire syrien n'a pas abouti, les Arméniens de Syrie et autres minorités taxées de « mécréance » sont aujourd'hui à nouveau la cible du régime d'Ankara. En effet, dès le premier jour du printemps, des hordes djihadistes venues de Turquie ont envahi Kassab, un village arménien et alaouite situé sur les pentes du Mont Casius au Nord-ouest de la province côtière de Lattaquié. Baptisée « Opération Butin » (Anfal) par les chefs djihadistes, cette nouvelle razzia barbare ne pouvait porter un nom plus explicite.

 

Pour faciliter l'avancée des envahisseurs djihadistes, l'aviation turque a abattu un MIG 23 syrien qui protégeait Kassab. Erdogan a invoqué une violation de l'espace territorial turc par l'avion syrien pour abattre l'appareil. Or, l'avion est tombé dans la zone de Kassab en Syrie. Le pilote, Thabet Ismail n'est ni Superman ni équipé d'une combinaison genre wingsuit. En sautant en parachute, il a logiquement atterri en Syrie à plusieurs kilomètres à l'intérieur de ses terres.

 

Le régime d'Ankara a ainsi non seulement agressé la Syrie mais a également offert une couverture aérienne à ses mercenaires. Par exemple, l’Observatoire 45 qui domine la zone montagneuse de Kassab près de Kastal Maaf a été brièvement conquis par la légion étrangère d'Erdogan grâce aux tirs d'artillerie de l'armée turque. Quant aux djihadistes blessés au combat, ils ont été transférés par des militaires turcs vers les hôpitaux de la province turque du Hatay.

 

Devant l’avancée des djihadistes, les habitants de Kassab et des villages environnants se sont résignés à fuir vers Lattaquié. Seuls quelques Arméniens âgés, sans doute las d'être hantés depuis un siècle par le spectre de l'exode, ont préféré rester.

 

Ils ont été la cible d'actes de violence et d'humiliation : leurs maisons ont été pillées, leurs crucifix, leurs bouteilles de vin et leurs stocks de viande de porc ont été détruits sous leurs yeux comme le reconnaît le chef de guerre saoudien Abdallah Mhesne (France 24, 26 mars 2014). Quant aux patriotes qui ont résisté à l’assaut djihadiste, ils ont été passés au fil de l'épée. C'est le cas de Nazem Shehadeh. En août dernier, sa mère, son épouse et ses deux garçons ont été enlevés par les terroristes au seul motif qu'ils étaient alaouites. Plusieurs centaines de civils, de militaires syriens ont été tués au cours de l’assaut turco-djihadiste sur le Nord de la province de Lattaquié.

 

 

La Syrie, nouveau Vietnam des USA

 

Il serait naïf de croire que les USA étaient neutres, désintéressés et inexistants dans ce nouvel assaut contre le territoire syrien. Depuis le début de la guerre de Syrie, les forces spéciales étasuniennes et la CIA sont discrètement déployées de part et d’autre de la frontière turco-syrienne.

 

Du général Paul E. Vallely au sénateur John Mc Cain, toute la vielle garde militaire US ayant combattu au Vietnam a procédé à l'inspection des troupes djihadistes du Nord syrien à partir de la Turquie d'Erdogan. Des dizaines de clichés montrent Vallely et McCain en compagnie de commandants djihadistes en Turquie et en Syrie. Cette présence américaine prouve à suffisance la coopération entre le gouvernement d’Erdogan et l’establishment US dans la guerre contre la Syrie.

 

Rappelons au passage qu’après l'invasion US de l'Irak, Erdogan s'était déclaré vice-président du Projet du Grand Moyen Orient (« Büyük Ortadogu Projesinin Esbaskaniyim » en turc), le plan de conquête version « soft power » des pays arabes élaboré durant le règne de George Bush.

 

La révolution colorée de mars 2011 sponsorisée par Washington (on se souviendra de la participation de l’ambassadeur américain en Syrie Robert Ford aux manifestations anti-gouvernementales) ayant été matée par l’Etat syrien, celui-ci est à présent confronté à une insurrection terroriste tout aussi sponsorisée par Washington.

 

Malgré ses quelques prises de bec médiatisées dues à son tempérament impétueux, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’avère être un proconsul loyal et zélé prêt à recruter tous les psychopathes du globe dans sa campagne militaire contre la Syrie. Des millions de Turcs, d'Arabes et de Musulmans ont vu en Erdogan un héros et un libérateur après son « One Minute » show devant Shimon Peres lors du sommet de Davos en 2009.

 

En réalité, Erdogan n'a hérité des sultans conquérants que leur arrogance et leur cruauté. Tout le reste n'est que cinéma hollywoodien.

 

Source : Investig'Action

 

http://michelcollon.info/Erdogan-le-Sultan-de-la-CIA.html

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Interview : « En à peine un an, la perception de la Russie a changé au Moyen-Orient »

31 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 

Interview : « En à peine un an, la perception de la Russie a changé au Moyen-Orient »

Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, René Naba vient de publier un ouvrage sur l’Arabie saoudite (1). Il y décrypte les enjeux du prochain déplacement, prévu fin mars, de Barack Obama au « royaume des ténèbres », dans un contexte tendu par les crises syrienne et ukrainienne.

 

HD. Dans quel contexte Barack Obama effectue-t-il sa visite en Arabie saoudite ?


RENÉ NABA. Ces dernières semaines, la conjoncture internationale s’est considérablement modifiée au détriment de ce que j’appelle « l’islamoatlantisme », c’est-à-dire l’alliance de l’islam wahhabite et des pays de l’OTAN. La rébellion syrienne, soutenue par l’Arabie saoudite, a subi d’importants revers en perdant, par exemple, la ville de Yabroud. Toute la région côtière va être sécurisée au profit du gouvernement syrien. S’y ajoutent le camouflet diplomatique en Crimée et la guerre qui couve entre les Saoudiens et les Qataris.

 

HD. La Russie joue-t-elle un rôle plus important au Moyen-Orient ?


R.N. Mahmoud Abbas, président de I’Autorité palestinienne, a déclaré récemment : « Ne faites jamais confiance aux Américains. Si vous voulez récupérer vos droits, adressez-vous aux Russes. En moins d’un an, il y a eu une modification de la perception de la Russie au Moyen-Orient. En Égypte, le général Al Sissi renoue actuellement avec Moscou, et les États-Unis n’y peuvent rien. Souvenez-vous que les Saoudiens, via l’ex-patron des services de renseignements, Bandar Ben Sultan, avaient proposé, entre autres et en vain, 14 milliards de dollars (10,15 milliards d’euros) d’achat d’armes russes pour que Poutine lâche Bachar Al Assad. Le soutien indéfectible que la Russie a apporté à la Syrie porte en quelque sorte ses fruits.

 

HD. Cette visite intervient dans un climat de grande tension entre le Qatar et l’Arabie saoudite...


R. N. L’Arabie saoudite n’a pas supporté de voir des États arabes, comme l’Égypte, porter au pouvoir par les urnes des mouvements islamistes comme les Frères musulmans. C’est contraire aux principes héréditaires qui régissent la transmission du pouvoir à Riyad. Vous avez eu le même phénomène en Turquie, pays non arabe mais sunnite. Le Qatar a encouragé partout ce processus, que ce soit en Libye ou en Tunisie. Ensuite, il y a un problème de légitimité. Pour les Saoudiens, un dirigeant arrivé au pouvoir par un coup d’État, comme ce fut le cas de l’ex-émir du Qatar, Hamad Al Thani, n’est pas légitime. Pour Barack Obama, cette guerre entre les deux monarchies est un désastre absolu : de fait, la seule instance régionale de coopération interarabe (la Ligue arabe – NDLR) est neutralisée.

 

HD. La question énergétique est étrangement absente des analyses des crises qui secouent la région...


R. N. La guerre en Syrie a débuté en partie pour des raisons énergétiques. En prévision du bombardement de l’Iran, initiative soutenue par l’Arabie saoudite, le Qatar avait tenté de convaincre Bachar Al Assad de laisser passer un pipeline pour que le gaz qatari puisse contourner le détroit d’Orrnuz, contrôlé par l’Iran, et alimenter l’Europe via la Turquie. La Syrie avait refusé, entre autres parce que cela allait à l’encontre des intérêts de deux de ses plus fidèles alliés, l’Algérie et la Russie. Le grand problème de l’Europe actuellement, et la crise en Ukraine en fait la démonstration, c’est que son ravitaillement en gaz dépend fortement de l’Algérie et de la Russie, qui ne sont pas dans la sphère d’influence de l’OTAN.

 

HD. L’Arabie saoudite se rapproche d’Israël. Les États-Unis vont-ils demander aux Saoudiens une reconnaissance officielle de l’État hébreu ?


R. N. Les Saoudiens ne reconnaîtront pas Israël dans l’immédiat, mais les signes se multiplient. Ils ont, par exemple, toléré que la protection des frontières des Émirats arabes unis soit confiée à une société israélienne. C’est aussi des Israéliens qui s’occupent de la sécurité à l’aéroport de Djedda, via une filiale de la société étrangère, G4S. Potentiellement, les Israéliens peuvent avoir accès aux empreintes digitales et aux données biométriques de la plupart des fidèles qui se rendent en pèlerinage à La Mecque. Les Saoudiens vont vouloir négocier leur éventuelle reconnaissance d’Israël avec les États-Unis, parexempleen trouvant une porte de sortie honorable au conflit syrien et des garanties à la suite du rapprochement en cours avec l’Iran.

 

Edition du 27 mars 2014, Disponible en kiosque http://www.humanite.fr/mot-cle/lhumanite-dimanche

Entretien réalisé par Marc de Miramon

»» http://www.renenaba.com/interview-en-a-peine-un-an-la-perception-de-la...
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pas de commentaires René NABA
suite..
 
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Un projet d'attentat «imminent» aurait été déjoué sur la Côte-d'Azur. Le Figaro.fr

27 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Un projet d'attentat «imminent» aurait été déjoué sur la Côte-d'Azur

 

Par lefigaro.fr

 

 

 

Crédits photo : VALERY HACHE/AFP

VIDÉOS - L'antiterrorisme français a découvert en février près de 900 grammes d'explosifs dans un immeuble servant de point de chute à un homme appartenant à la cellule dite de Cannes-Torcy.

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Le 17 février dernier, quelque 900 grammes d'explosifs étaient retrouvés dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes. Depuis cette perquisition, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est convaincue d'avoir déjoué un projet d'attentat jugé «imminent» sur la Côte d'Azur, selon les termes employés par une source proche du dossier qui s'est confiée mercredi à l'Agence France-Presse. Les résultats des expertises ont en effet montré qu'il s'agissait de TATP, un explosif rudimentaire qui peut être fabriqué à domicile. Celui-ci était caché dans un local technique des parties communes, situé au dernier étage de l'immeuble.

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Le bâtiment a servi de point de chute à un homme de 23 ans, de retour en France après avoir quitté la Syrie où il est soupçonné d'avoir mené le djihad. Ibrahim B. a été mis en examen et écroué quelque jours avant la perquisition. Le jeune homme appartenait à la cellule islamiste dite de «Cannes-Torcy», démantelée à l'automne 2012. À l'époque, les policiers avaient trouvé lors de cette perquisition plusieurs testaments, dont deux rédigés par Ibrahim B. et un autre candidat au djihad du Cannet, Abdelkader T., 25 ans. Mais les deux hommes échappent au vaste coup de filet des policiers. Les services français les soupçonnent alors d'avoir rejoint la Syrie pour combattre aux côté du front al-Nosra, groupe rebelle lié à al-Qaida.

«Cette affaire est emblématique de ce qu'on a toujours craint»

Une source proche de l'enquête à l'AFP.

Le 3 janvier dernier, les autorités grecques contrôlent Ibrahim B. sur leur territoire. Sa présence est signalée aux services français mais le jeune homme reste dans la nature. L'affaire est tout de même prise très au sérieux. Ces craintes sont renforcées 13 jours plus tard avec l'arrestation d'Abdelkader T. en Italie. La DCRI surveille alors les possibles points de chute du jeune homme. Le 11 février, il est finalement interpellé en bas de l'immeuble de Mandelieu-La-Napoule, où un de ses proches a un logement. «Cette affaire est emblématique de ce qu'on a toujours craint», commente une source proche de l'enquête: des personnes parties en Syrie pour mener le djihad contre Bachar el-Assad et revenues «radicalisées, formées, aguerries» avec un projet terroriste.

Au moment de son démantèlement, la cellule de Cannes-Torcy avait été décrite par le procureur de la République de Paris, François Molins, comme le groupe le plus dangereux depuis la vague d'attentats en France au milieu des années 1990. L'enquête trouve sa genèse dans l'attaque à la grenade, le 19 septembre 2012, d'un commerce juif de Sarcelles dans le Val d'Oise, qui avait légèrement blessé une cliente. Le mois suivant, un des leaders de la cellule, Jérémie Louis-Sidney était abattu par un tir de riposte de la police venue l'interpeller dans un appartement de Strasbourg. Un autre, Jérémy Bailly, avait été arrêté quelques jours plus tard à Torcy. Les policiers avaient retrouvé dans un box dont il avait les clés du matériel pour fabriquer une bombe. L'enquête avait conduit la police vers la Côte d'Azur, et notamment la région de Cannes.

EN VIDÉO - «C'est l'aboutissement d'un travail de fond fait par les services antiterroristes», estime Alain Juillet, un ancien responsable de la DGSE.

 

Crédits photo : VALERY HACHE/AFP

(Avec AFP)

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/03/26/01016-20140326ARTFIG00230-un-projet-d-attentat-imminent-aurait-ete-dejoue-sur-la-cote-d-azur.php

 

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Syrie : quand la Turquie continue le génocide arménien. Sur Agora Vox.

27 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : quand la Turquie continue le génocide arménien

Il y a les discours gentillets, simplistes de nos medias, avec les bons et les méchants. Et il y a la réalité. La réalité est souvent dure, parfois cruelle et quelques fois insoutenable.

L'actualité ukrainienne et son cortège de propagande surannée a fait passer au deuxième plan la Syrie, où il se passe aujourd'hui des choses insoutenables sur lesquelles nous n'entendrons pas nos bienpensants.

Retour sur la réalité syrienne. Retour sur les exploits des amis de nos gouvernants qui sévissent là bas, de ces grands démocrates imprégnés des valeurs humanistes européennes, en, premier lieu les Turcs.

 

A Kessab, petite ville du nord de la Syrie, les combats font rages.

 

Les masques sont tombés. Il n'est plus question de guerre civile, mais d'une intervention directe d'un pays, en l'occurence la Turquie, contre un état souverain la Syrie.

La Turquie qui nie impunément le génocide arménien a décidé de remettre ça !

Après avoir profanés les églises sur place, et pillé maisons et bâtiments, des mercenaires turcs appuyés par de "sympathiques" défenseurs de la Liberté reconnus désormais par Paris comme le seul gouvernement légal de Syrie, la Turquie vient de procéder à une épuration ethnique dans le village arménien de Kessab, au nord de la Syrie.

 

Si les amoureux des Droits de l'Homme, les BHL, les Fabius les Hollande les Obama se sont fait remarquer... pour leur silence assourdissant, il n'en va pas de même du gouvernement syrien qui a saisi le Conseil de Sécurité de l'ONU et du gouvernement arménien qui s'est ému de cette situation lors de la conférence de La Haye normalement destiné a appuyer la polique américaine en Syrie.

 

Kessab, dans la Mémoire Arménienne, ce n'est pas un lieu quelconque, c'est le seul village arménien qui, lors de génocide de 1915 se trouvait au delà de la frontière turque. Ce fut le village arménien de Syrie qui put accueillir les quelques survivant du génocide.

 

Dans la mémoire arménienne les survivant du génocide arménien à Kessab, c'est un peu comme chez nous, les survivant des Camps de la Morts, sauvés en Europe, in extremis des chambres à gaz par l'arrivée des troupes soviétiques ! Donc russes et même aussi arméniennes savez vous ! Car il y avait des Arméniens nombreux dans l'Armée Soviétique qui nous délivra des nazis !

 

Aujourd'hui, au Karabagh arménien, territoire qui, comme la Crimée fut donné par l'ex-URSS à un autre état, l'Azerbaidjan, et récupéré in fine par les Arméniens au mépris des frontières artificielles bureaucratiques de l'ex-URSS qui semblent sacrées pour certains occidentaux ! Il est vrai que c'est l'héritage de Staline ! Au Haut Karabagh donc, certains Arméniens demandent l'intervention armée de leur pays ou, à défaut de partir comme volontaires pour cette nouvelle Croisade.

 

Face à cette situation, la question est simple : l'Occident peut-il continuer, en Syrie comme en Ukraine à faire n'importe quoi ?

Imaginez vous une Allemagne dirigée par un gouvernement négationiste occupé à combattre les Juifs et les Tziganes à l'étranger aux côté des Américains et des Européens ? Inimiginable ?

Et bien, c'est la situation que vivent aujourd'hui les Arméniens !

Face à celà qu'ont donc à leur dire les Américains ? Ils leur disent une chose capitale : que ce n'est !pas bien de ne pas soutenir les USA en Ukraine !

Mais de qui se moque-t-on ? Quand va enfin cesser ces gesticulations des leaders occidentaux sautant sur les chaises comme des cabris en criant "Droits de l'Homme, Droits de l'Homme" alors qu'ils s'en moquent comme une guigne au nom de petits calculs politiques on ne plus mesquins !

Décidément, de Washington à Paris, de Londres à Berlin, le ridicule le dispute au grotesque !

Malheureusement ce comportement absurde des pays occidentaux n'est pas nouveau et n'est pas limité à l'Arménie. Il est réccurent.

Il y a 35 ans, en 1979 les soldats vietnamiens découvraient les charniers du monstrueux génocides des Khmers Rouges, l'un des pires que l'Histoire ait connu.

Que croyez vous que firent nos gouvernement après celà ? Eux qui s'émeuvent tant qu'on a parfois l'impression qu'ils en sont devenu des professionnels ! des génocides que connus l'Europe lors de la seconde guerre mondiale ?

Que firent-ils ?

Ils soutinrent... les Khmers Rouges. Ils armèrent et financèrent les bourreaux ! Comme aujourd'hui à la frontière turco-syrienne !

Pour des raisons, parait-il politique !

Mais rien ne peut justifier que qui que ce soit ait pu soutenir les criminels Khmers Rouges. Rien, aucune politique ne peut justifier qu'aujourd'hui des états dits civilisés, donneurs de leçons soutiennent les Turcs lorqu'ils continuent le génocide arménien !

Rien !

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/syrie-quand-la-turquie-continue-le-149842

 

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Djihadisme français en Syrie : pourquoi le gouvernement laisse faire. Le blog de Nicolas Bourgoin.

26 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

carossesaoud.jpgDjihadisme français en Syrie : pourquoi le gouvernement laisse faire

La propagande du gouvernement et des médias français contre Bachar el-Assad a suscité de nombreuses vocations de djihadistes parmi les musulmans vivant en France. Un pic de départ de combattants français pour la Syrie a été observé pendant l’été dernier, quand Laurent Fabius a accusé le régime Syrien d’avoir utilisé des armes chimiques contre les rebelles, information totalement mensongère mais abondamment relayée par la presse officielle. Le phénomène continue de prendre de l’ampleur, et d’autant plus que le gouvernement ne fait rien pour le freiner, bien au contraire : pour Manuel Valls, le combat djihadiste est juste puisque toutes les grandes puissances condamnaient les agissements du régime de Bachar el-Assad. On comprend mieux la facilité avec laquelle les terroristes français arrivent à passer les mailles des services du renseignement et pourquoi ils ne sont que très rarement inquiétés à leur retour en France.

 

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Les plans de guerre français contre la Syrie ayant échoué, grâce à l’habilité diplomatique de la Russie, le gouvernement français peut désormais compter sur une armée supplétive : les combattants djihadistes français, de plus en plus nombreux à partir pour la Syrie et venant peu à peu s’ajouter aux 300.000 combattants islamistes étrangers déjà sur place dont une bonne partie proviennent de Turquie, de Tunisie et d’Arabie Saoudite. Si le chiffre des Français qui combattent sur le sol syrien est estimé à 250 dont une douzaine de mineurs, une cinquantaine de plus qu’au mois d’octobre 2013, le chiffre de ceux qui ont l’intention de s’y rendre, près de 150, a explosé. En tout, on compte actuellement 700 Français ou individus résidant en France recensés et plus ou moins impliqués par rapport au conflit en Syrie. Les responsables anti-terroristes à la DCRI et à la DGSE considèrent que la fourchette d’âge de ceux qui partent rejoindre les rangs des islamistes radicaux s’est resserrée. Elle se situerait désormais entre 20 et 30 ans et les individus seraient nettement plus « déterminés », en clair : fanatisés. Violents et bornés, commettant des massacres contre les civils, voire des exécutions de masseils sont haïs  par la très grande majorité de la population syrienne.

Leur recrutement est étonnamment facile : depuis des années, Internet fait tourner tout un substrat intellectuel djihadiste où se mélangent tous les fantasmes, les recettes de bombe du parfait petit chimiste, la logorrhée sur le retour à l’âge d’or du salafisme et la mort en martyr, rappelle Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE. Sans pouvoir esquisser avec précision le portrait-robot des djihadistes, les experts s’accordent à décrire des jeunes hommes englués dans des banlieues où ils nourrissent un profond malaise facilement exploitable par les islamistes. Avec Internet, n’importe quel individu peut avoir un accès direct à des scènes de guerre plus ou moins authentifiées et qui frappent les esprits les plus manipulables, précise Haoues Seniguer, chercheur associé au Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo). Quand l’ensemble est combiné à un discours d’endoctrinement et de légitimation, les internautes privés de recul critique sont tentés de franchir le Rubicon. Pour les volontaires mus par le romantisme des “brigades internationales”, la Syrie est un formidable déclencheur. La destination est facile: il suffit de prendre un bus à la porte de Bagnolet à destination d’Istanbul, où les Européens ne sont pas astreints à visas, avant de rejoindre la frontière syro-turque et les nombreuses infrastructures mises en place par les rebelles.

Nul besoin de financement important. Les coûts de transport et de logement sont modiques. Et si le candidat est vraiment sans le sou, il pourra toujours se faire financer son escapade par des "associations humanitaires", récentes, qui servent souvent de "couvertures" à ce genre d’expédition.

Les djihadistes, alliés objectifs de la diplomatie française

Selon nos services de renseignements, précise Alain Marsaud, député et ancien juge antiterroriste, il apparaît qu’il est impossible de mettre en œuvre quelque mesure coercitive que ce soit ou procédure pénale à l’encontre des djihadistes de nationalité française s’étant rendus en Syrie pour mener des actions violentes. En effet, lorsque ces djihadistes reviennent en France, ils ne peuvent être interpellés, mis en garde à vue, ni éventuellement mis en examen, car il est considéré qu’ils agissent dans le cadre d’une action, certes violente, mais dans la droite ligne de la diplomatie française. Ils sont en quelque sorte des “collaborateurs occasionnels du service public”. Malgré ma demande, la Ministre de la Justice refuse de modifier la législation. Le gouvernement britannique vient d’annoncer qu’il retirerait la nationalité britannique à ces djihadistes qui possèdent la double nationalité. Le ministre de l’Intérieur pourrait démontrer sa réelle détermination en prenant une mesure identique. La position diplomatique de la France, qui soutient l’Armée syrienne libre (ASL) alliée aux terroristes combattus par la France au Mali, ne permet pas de poursuivre ces individus pour des actes terroristes commis à l’étranger mais seulement pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme ». Certains candidats au djihad avaient commis des vols à main armée pour tenter de financer leur voyage et sont maintenant sous les verrous. Mais ils ne représentent qu’une extrême minorité de ceux qui sont tentés par l’aventure syrienne.

Attendre la fin des djihadistes ?

En restant passif face aux djihadistes, le gouvernement fait d’une pierre deux coups. Tout en continuant d’armer les insurgés syriens, il laisse nos terroristes déstabiliser encore un peu plus la Syrie afin de précipiter la chute de Bachar el-Assad et la liquidation du dernier État laïque au Moyen Orient, servant ainsi les intérêts d’Israël et de ses alliés saoudiens. Et il se débarrasse de fanatiques, bien encombrants en France, en les envoyant ailleurs et en espérant ne jamais les revoir. Si le gouvernement s’inquiète, en effet, c’est surtout du retour de ces terroristes. Pour l’instant, les services de renseignement ne sont pas encore en alerte rouge car la plupart des djihadistes français sont encore dans le sens du départ et seulement un peu moins d’une centaine sont déjà revenus. Mais si Bachar el-Assad sort victorieux de la guerre, ce sera retour à l’envoyeur : Les 250 combattants volontaires reviendront vers la France amers et assoiffés de vengeance, accablant les Occidentaux de tous les maux, dont celui de ne pas être intervenus militairement à Damas, prophétise un expert de la région. Considérant qu’il faut mobiliser quinze personnes pour suivre un suspect 24 heures sur 24, les 3000 fonctionnaires français du contre-espionnage y suffiraient à peine. Les défaillances policières dans le suivi de Merah avant les tueries de Toulouse et Montauban rappellent à quel point la surveillance des djihadistes est délicate.

Les services de renseignement comptent-ils alors sur leur disparition pure et simple, comme le jeune djihadiste français de 23 ans qui avait rejoint le Front Al-Nosra, branche officielle d’Al-Qaida dans le pays et tué il y a en Syrie il y a un mois ainsi que tous ceux qui sont utilisés pour des missions kamikazes par les groupes islamistes radicaux en Syrie ? A ce jour, une vingtaine de djihadistes français sont déjà morts en Syrie. Un haut responsable a pensé tout haut en affirmant: "Qu’on soit débarrassé d’eux à jamais, ce serait une belle nouvelle

 

http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/03/26/djihadisme-francais-en-syrie-pourquoi-le-gouvernement-laisse-faire/

 

 

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Syrie : le régime reprend le Krak des Chevaliers aux rebelles.

25 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : le régime reprend le Krak des Chevaliers aux rebelles

 

 

 

Le drapeau syrien flotte de nouveau sur le légendaire Krak des Chevaliers, deux ans après sa conquête par des insurgés en majorité islamistes.

Le drapeau syrien flotte de nouveau sur le légendaire Krak des Chevaliers, deux ans après sa conquête par des insurgés en majorité islamistes. Crédits photo : LOUAI BESHARA/AFP

Les villageois chrétiens des environs sont soulagés. Avec cette nouvelle victoire, l'armée progresse dans la «sécurisation» de la région frontalière avec le Liban.

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Le drapeau syrien flotte de nouveau sur le légendaire Krak des Chevaliers. Deux ans après avoir été conquise par des insurgés, en majorité islamistes, la citadelle croisée classée au patrimoine mondial de l'Unesco a été reprise ce jeudi par l'armée régulière.

«Le Krak des Chevaliers a été libéré, ainsi que la région autour, des hommes armés et des terroristes qui venaient de Syrie, du Liban et d'autres pays», a commenté un colonel syrien sur la chaîne de télévision al-Mayadeen. «Stratégiquement, cela veut dire que la route d'approvisionnement qui commençait à Wadi Khaled au Liban en direction de Tal Kalah puis à Homs est coupée, et nous avons mis fin à l'infiltration des terroristes», a affirmé le loyaliste.

La reddition d'un certain nombre de rebelles aurait accéléré cette reconquête. Le fort était tenu par quelque 300 insurgés, dont une majorité de salafistes libanais du groupe Jound al-Cham. Une quarantaine d'entre eux aurait été tuée, dont leur chef Abou Souleymane, un salafiste de Tripoli au nord du Liban, distante de seulement 50 km. «Les retentissements au Liban sont importants», nous déclare un expert libanais. Selon lui, l'armée syrienne a refusé de laisser repartir vers le Liban des insurgés en déroute, n'hésitant pas à bombarder leurs convois.

Cette défaite rebelle s'inscrit dans le prolongement de celle subie la semaine dernière dans la ville de Yabroud, à une vingtaine de kilomètres plus à l'est. Fortes de ces avancées, les forces loyalistes progressent vers d'autres villes voisines afin de «couper» tout lien avec le Liban voisin, d'où arrivent combattants et armes. Mais après Yabroud et le Krak, la route entre Homs et le littoral méditerranéen, fief de la minorité alaouite, celle de Bachar el-Assad, est désormais revenue entre les mains du régime.

Situé à une vingtaine de kilomètres de Homs, le Krak dominait le «Wadi al-Nassara», la «Vallée des chrétiens», et sa trentaine de villages dispersés dans ce couloir escarpé, où l'on vit à mille lieux des rigueurs de l'islam préconisé par les salafistes qui occupaient la tour. Régulièrement, leurs habitants se plaignaient d'affrontements avec des insurgés islamistes, qui descendaient de la forteresse pour attaquer les villages du Wadi al-Nassara, défendus par des milices chrétiennes clairement pro-régime. Lors de notre passage dans ces villages en juin 2013, des habitants avaient ouvertement regretté que l'armée syrienne n'intervienne pas pour déloger les rebelles qui les menaçaient depuis la citadelle. Certains avaient même écrit au président Bachar el-Assad pour qu'il envoie la troupe affronter les insurgés du Krak. Ce qui a été finalement fait, dix mois plus tard.

Haut lieu du tourisme, le fort a été construit à partir de 1031 par les Abbassides, une dynastie de califes arabes. En 1142, au temps des Croisades, le château a été confié à l'ordre des Hospitaliers qui construisit plusieurs ouvrages défensifs. C'est de cette époque que date le nom de Krak des Chevaliers.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/20/01003-20140320ARTFIG00244-syrie-le-regime-reprend-le-krak-des-chevaliers-aux-rebelles.php

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Syrie : Le cantique des terroristes ! Par Mouna Alno-Nakhal.

25 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Mardi 25 mars 2014     

 

 

Syrie : Le cantique des terroristes !

 

 

                    
Syrie guerre

 

Voici une vidéo présentée à Genève par le comité syrien D.O.K [Défense Of Knowledge] :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=x0uXGoD2rQA

La personne qui interroge les témoins est le Docteur Nabil Fayad, citoyen syrien, originaire de la région de Homs mais résidant à Damas. Il est pharmacien, polyglotte, et versé en Théologie comparée des religions monothéistes.

 

 


 


La première partie [jusque vers 5’33’’] correspond à des séquences filmées par les terroristes de la brigade dite des soldats du Levant, ou « Jounoud al-Cham », dans l’enceinte du  Krak des Chevaliers, libéré le jeudi 20 Mars 2014 par l’Armée arabe syrienne ; ce qui devient « Syrie : le régime reprend le Krak des Chevaliers aux rebelles » sous la plume de Georges Malbrunot du Le Figaro [1].

  • Le « régime », et non les soldats d’une Armée qui a donné des milliers de vie pour défendre la patrie ! Encore heureux qu’il n’ait pas écrit le « régime alaouite ». Il a sans doute fini par comprendre, ce qui est rare parmi les journalistes et experts de l’Hexagone, que le Gouvernement syrien est non seulement farouchement laïc, mais que les Syriens sont absolument réticents à toute forme de confessionnalisme. Il leur parait donc inconvenant, aujourd’hui comme hier, de préciser le nombre de leurs ministres alaouites. Mais les journalistes ont certainement les moyens d’en faire le décompte. Si ce n’est déjà fait, ils seront vraiment très surpris.
  • Aux « rebelles » ! Rebelles à quoi et à qui, sinon à « autrui » ? Mais l’inversion de la réalité [2] demeure indispensable pour nier que la Syrie fait face à une sale guerre où le terroriste est devenu rebelle, quand ce n’est pas le respectable révolutionnaire qui fait du « bon boulot » selon M. Laurent Fabius. Espérons, qu’il jugera la qualité de leurs performances, de visu.

La deuxième partie correspond aux témoignages des rescapés du massacre de la « Cité ouvrière de Adra » [3]. Elle est sous-titrée en Anglais. Vous constaterez qu’il est inutile de distinguer les Syriens par les malheurs qui frappent telle ou telle communauté. Distinction qui ne correspond pas, non plus, à la réalité. Le terrorisme a logé tous les Syriens à la même enseigne ; les Alaouites étant visés autant, sinon plus, que tous les autres.

Mais avant de visionner l’horreur, voici la traduction du « cantique des terroristes » qui ne figure pas en sous-titre.

Avez-vous vu les « Jounoud al-Cham » sur le terrain des batailles ?

Les avez-vous vus tracer la route vers le paradis des anges ?

Ils ont refusé de se soumettre aux offenses et humiliations.

Ils ont pris les armes pour la victoire du Miséricordieux.

Ils s’en sont allés rugissant tels des lions : Allah est grand !

Ô toi Homs la fière, reçois la bonne nouvelle,

La patience sera couronnée par la victoire, mes frères !

Ô Dieu, annonce-nous la victoire de notre Cham [Damas ou Levant],

Offre la victoire aux soldats de la justice de tous les temps !

Une « justice angélique » en effet, le démon est devenu ange !

Mouna Alno-Nakhal

21/03/ 2014

 

http://www.mondialisation.ca/syrie-le-cantique-des-terroristes/5374831

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Syrie : Destruction et assassinats financés par des puissances étrangères. Discours de Mère Agnès en réponse aux déclarations du Haut commissariat aux réfugiés [UNHCR].

25 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : Destruction et assassinats financés par des puissances étrangères

Discours de Mère Agnès pour l'« Initiative Moussalaha » [Réconciliation] en réponse aux déclarations du Haut commissariat aux réfugiés [UNHCR].

Mère Agnès

 

Mesdames et Messieurs,

 

J’aimerais commencer par remercier la « Société Russe Orthodoxe de Palestine » de nous avoir invités à participer à cette importante réunion.

Nous venons d’arriver de Syrie. Cette Syrie prouvée subir la mort, la destruction, et un assassinat pur et simple dans toutes ses villes, tous ses villages, et toutes ses régions.

Personne ne veut que cette guerre absurde prenne fin.

Tous pleurent et se lamentent devant la souffrance quotidienne du peuple syrien. Mais que font-ils ? Rien !

Je dirai très franchement que, concernant la crise syrienne, l’approche de l’Organisation des Nations Unies, et particulièrement de la Commission des droits de l’homme à Genève, contribuent à aggraver la catastrophe que nous vivons.

Les guerres menées à l’intérieur de la Syrie sont décrites comme un conflit entre les forces de l’État et les forces de l’opposition.

Ce n’est pas vrai !

La guerre qui frappe aujourd’hui mon pays est une guerre entre la société civile syrienne et des groupes terroristes islamistes. Ces terroristes sont soutenus et financés par divers pays étrangers, et plus particulièrement par l’Arabie Saoudite.

L’Arabie saoudite a reconnu que ces groupes appartiennent à des organisations terroristes. Mais, en même temps, elle continue à les entrainer et à les financer dans le but de détruire la Syrie.

L’ASL [Armée Syrienne Libre] n’est plus opérationnelle et n’est plus de mise. Ce à quoi nous avons à faire relève du rôle joué par des groupes terroristes islamistes.

Hier nous avons tendu la main à Yabroud. Encore une ville syrienne détruite ! Près de quatre cents jeunes gens veulent changer de camp et passer de combattants « contre » le gouvernement à des combattants « avec » le gouvernement [c'est-à-dire : rejoindre les forces gouvernementales].

DAECH [une organisation terroriste = EIIL] gouverne la ville de Raqqa par l’épée et le feu. Une jeune fille y a été exécutée, juste parce qu’elle avait un compte sur Facebook. Ses églises sont devenues les quartiers généraux de DAECH. Sa population est obligée de prier cinq fois par jour, et des équipes féminines sont chargées de fouetter les filles non-voilées dans ses rues.

Deir el-Zor est gouvernée par le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra. Des civils attachés aux valeurs laïques, sont exécutés juste parce qu’ils pensent devoir maintenir une structure sociale séculaire. Son église a été détruite, comme à Raqqa.

Qui sont les chefs de DAECH et d’Al-Nosra ? Des Qataris, des Saoudiens, des Tchétchènes, des Afghans, et même des Chinois !

Est-ce que ces terroristes sont venus répandre la démocratie et les droits de l’Homme en Syrie ? Non !

Le problème est avec la dite « Communauté internationale ». Ils ne veulent pas voir la vérité. Ils croient toujours au concept nommé « Armée syrienne libre ».

Notre position est la suivante :

Quelle est la relation entre la démocratie et la jeune fille qui a été tuée parce qu’elle avait un compte sur Facebook ?

Quelle est la relation entre les droits humains et la destruction des églises, des synagogues, [et des mosquées] ?

Quelle est la relation entre la liberté et la destruction de Ma’loula, dernière ville araméenne encore habitée au monde ?

Ces questions attendent des réponses. Nous appelons Madame Navi Pillay à nous les donner.

En résumé, il n’y a pas de projet [de l'opposition] pour installer la démocratie en Syrie. Il n’y a qu’une seule trame narrative : établissement d’un califat islamique dans le seul pays laïc du Moyen-Orient, pour ramener le peuple au Moyen Âge et à l’ère des ténèbres.

Le terrorisme islamiste a tué un de mes amis laïcs à Girod, ville contrôlée par ces forces des ténèbres. Il s’appelait Yamen Bjbj. Il était Dentiste. Ils m’ont envoyé la photo de son corps décapité, sa tête reposant dans le sable près de lui. Pourquoi ? Parce qu’il distribuait mes livres dans cette ville.

Le Dentiste Ramez Uraby, un autre de mes amis, a été enlevé pour la même raison. Ils ont pris l’habitude de m’appeler pour que je puisse entendre sa voix pendant qu’ils le torturent.

Personne ne veut voir ou entendre la vérité.

Avez-vous entendu parler du massacre de « Adra » ? Je ne le pense pas.

Adra est une ville située au nord de Damas. C’est une  ville symbole pour la Syrie. Une nouvelle ville construite pour les travailleurs. Elle est représentative de la diversité des groupes constitutifs de la société syrienne.

Cette ville paisible a été envahie par les forces du terrorisme islamiste le 1er décembre de l’année dernière. En ce XXIème siècle, elle a connu des massacres sans précédent.

Des centaines de Syriens ont été tués, juste parce qu’ils étaient Chiites, Alawites, Ismaéliens, Druzes, ou Chrétiens.

Des centaines de Syriens sunnites ont été tués parce qu’ils étaient des fonctionnaires de l’État syrien.

Nombre de femmes ont été traînées, nues, sur le sol enneigé.

Nombre de têtes coupées ont été accrochées aux arbres.

Nombre de personnes ont été jetées vivantes dans la fournaise de la boulangerie de la ville, rappelant l’Holocauste et les nazis.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour libérer les milliers de détenus dans la prison d’al-Tawbah à Douma ?

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour mettre fin à cette tragédie du XXIème  siècle dont le monde entier a été témoin?

Qu’avez-vous fait pour les habitants de Adra devenus des sans-abris et qui errent désormais dans les rues de Damas?

Et qu’avez-vous fait pour libérer les femmes et les enfants enlevés de leurs villages du Nord de Lattaquié par les terroristes islamistes ? Des femmes et des enfants emmenés après que les terroristes aient tué les hommes du village.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay pour permettre à ces simples paysans de retrouver leurs villages ?

Oui ! Parce qu’ils sont Alaouites, et que les Alaouites n’ont rien à voir avec les intérêts des états du pétrole et du gaz [les États du Golfe] et, qu’en plus, la communauté internationale ne veut rien entendre de leur détresse !

Même les Ismaéliens qui étaient des maîtres de l’opposition en Syrie, sont aujourd’hui exposés à une forme de génocide, simplement parce qu’ils sont ismaéliens. Ils ont subi la pire espèce de génocide à Adra. Ils ont souffert d’une attaque terroriste qui a entraîné la mort de personnes innocentes à  Alcavat. Et ce fut aussi le cas à Tal Aldoura et à Salamieh.

Les Ismaéliens sont une petite minorité en Syrie et dans le monde islamique. Ils n’ont donc pas pu trouver qui les soutenir au niveau des organisations internationales, lesquelles organisations n’ont pas le temps de suivre ou même de prendre acte du fait qu’ils sont entrain d’être exterminés par des groupes terroristes islamistes.

La situation des Chrétiens n’est guère meilleure que celle des autres minorités. Ainsi, la ville de « Sadad », ville dont les habitants sont majoritairement des Chrétiens de rite syriaque, a été attaquée l’été dernier par des milices du terrorisme islamiste. Ils ont commis des meurtres, des viols et ont détruit la ville avant de la quitter.

Ils ont aussi attaqué Ma’loula. Là aussi, ils se sont livrés à des actes de viols et ont détruit, en grande partie, ce qui représentait le caractère historique de cette petite ville.

Pour quelle raison? Parce que ces deux villes sont chrétiennes.

Ils ont également occupé les villes chrétiennes de la campagne d’Idlib.

Est-il besoin de vous rappeler qu’ils sont responsables de la destruction des quartiers chrétiens de la ville de Homs et du bombardement quotidien, au mortier, des quartiers chrétiens de Damas ?

Récemment, ont circulé des rapports concernant une soi-disant «politique de la faim » menée par l’Etat syrien. Mais avez-vous entendu parler de ce qu’est devenue la nourriture dépêchée par le Gouvernement vers le camp de réfugiés de Yarmouk ? Avez-vous entendu parler de l’institution Al-Adalah de la ville de Douma gouvernée par des groupes armés contrôlant un vaste magasin d’alimentation y compris des stocks de viande congelée ; lequel magasin a été attaqué et entièrement volé par des personnes [affamées], malgré leur souffrance et le fait qu’ils étaient des cibles des groupes terroristes ?

La solution est la démocratie.

Les élections présidentielles sont pour bientôt. Laissons le peuple décider sous supervision internationale garantissant la neutralité du scrutin.

Mère Agnès-Mariam de la Croix

15/03/2014

 

Discours publié par M. le Professeur Michel Chossudovsky sous le titre : 

Syria : Destruction and Murder Funded by Foreign Forces

http://www.globalresearch.ca/syria-destruction-and-murder-funded-by-foreign-forces-mother-agnes-mariam/5373684

Agnès-Mariam de la CroixSyria: Destruction and Murder Funded by Foreign Forces: Mother Agnes Mariam Challenges the UNHRC, publié le 16 mars 2014

 Traduit par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

http://www.mondialisation.ca/syrie-destruction-et-assassinats-finances-par-des-puissances-etrangeres/5375060

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Syrie : Un massacre nommé « Adra ». Comment le camp du "Bien" peut-il être complice de ces barbares?

25 Mars 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : Un massacre nommé « Adra ».

 
Syrie drapeau flottant

Le temps d’atteindre l’autre rive

Le temps de rire aux assassins

Le temps de courir vers la femme

 Il avait eu le temps de vivre.

 L’Évadé de Boris Vian, [NdT].

 

Il est Syrien. Il s’appelle Nizar Hassan Mahlan. Il était ingénieur et travaillait dans l’une des centaines d’installations industrielles de la petite ville ouvrière d’Adra. Il vivait dans un HLM avec son épouse Mayssoun et leurs quatre enfants. J’aurais aimé que ceux qui nous ont raconté leur héroïsme nous aient donné leurs prénoms pour qu’ils restent, à jamais, gravés dans nos cœurs.

Face à l’irruption dans leur modeste appartement d’une quinzaine de monstres wahhabites affiliés aux Services de renseignement saoudiens, les époux ont décidé d’un commun accord de quitter la vie avec leurs enfants… Un acte de la dignité humaine confrontée à la barbarie et qui, normalement, devrait interpeller la conscience universelle !

Pour ces époux, nul besoin de deviner un scénario désormais inévitable et répétitif en Syrie. Porte d’entrée fracassée, armes blanches ruisselantes de sang, instincts meurtriers débridés… Ce qu’ils allaient subir était prévisible à quelques détails près : Nizar sera-t-il décapité, pour l’unique raison qu’il est « Alaouite », avant ou après que son épouse ne soit violée ?

Nizar savait fort bien ce que lui et sa famille risquaient au cas où ils tomberaient entre les mains de ces assassins envoyés par la famille Al-Saoud pour « purifier » Damas, et ses banlieues, des Alaouites, des Druzes et des Chrétiens. Il était déterminé à ne pas courir ce risque et avait pensé à conserver quatre grenades récupérées sur le cadavre d’un soldat syrien martyrisé. Il ne lui restait qu’à les dégoupiller.

L’explosion les a tous emportés, lui, son épouse, ses quatre enfants, et huit de ces monstres assoiffés de leur sang ! Il est parti, en un bref instant, avec courage et la tête haute. En se donnant la mort, il a sanctifié la vie. Sa vie et celle de sa famille bien-aimée, qui n’aura pas eu à céder une seule seconde aux menaces des poignards wahhabites. Autrement, quel sens aurait-il encore pu donner à sa vie envahie par ces monstres d’apparence humaine, mais dépourvus de toute humanité ? Ces monstres qui se sont répandus dans la petite ville ouvrière et pacifique d’Adra pour remporter des « victoires » à coup de pillages, de viols, de destructions, d’incendies et de tueries sectaires !

Voilà l’une des histoires d’un massacre nommé « Adra » [1] [2], et il est temps de dire que le roi d’Arabie saoudite en porte la responsabilité ! Il est temps de dire que s’il restait en ce monde une once de conscience et un minimum de justice, lui et sa cohorte de princes, de cheikhs, et avec eux les souverains du Qatar, ainsi que les dirigeants de la Turquie seraient tous déférés devant la Cour Pénale Internationale pour être jugés sur ce massacre et des dizaines d’autres commis par les milices qu’ils financent et arment avant de les lâcher sur la Syrie ; y compris les horribles agressions aux armes chimiques considérées comme des crimes contre l’humanité !

Dans le cas contraire, le peuple syrien est parfaitement en droit de se rendre justice pour tous les préjudices subis : les milliers de morts, les pillages de toutes sortes de richesses, les destructions des infrastructures, les sabotages mettant en péril le pays…

Il est temps pour les médias syriens d’appeler les choses par leur nom, de répertorier les détails des « massacres » aussi horribles soient-ils, et d’abandonner le langage officiel empreint de retenues pour dire au monde, sans équivoques, la vérité odieuse telle qu’elle est. Cette vérité incontestable qui est que l’Arabie saoudite mène une guerre de nettoyage ethnique et de destruction massive en Syrie !

Certes, l’Armée nationale syrienne résiste et avance, mais aucune armée au monde ne pourrait protéger tous les Syriens à travers tout le pays dont certaines zones sont sous le contrôle de ces envahisseurs wahhabites appartenant aux réseaux d’Al-Qaïda. Dès à présent, la Syrie devrait lancer un SOS au monde entier, et nous devrions tous briser le discours dominant qui prétend qu’il s’agit d’un conflit entre une opposition et un régime, alors que la réalité est toute autre : « une guerre sectaire  menée par l’Arabie Saoudite contre la Syrie » !

Il est temps que les opposants patriotes – qui ont gardé leur liberté de conscience – clarifient leurs positions sur la guerre d’extermination menée par l’Arabie saoudite contre leur pays, distinguent entre le Syrien et le traitre, et se rallient sans tarder à un front uni des patriotes contre la barbarie. En Syrie, il y’a belle lurette qu’il ne s’agit plus d’une question de réformes et de changements, ou d’une question de pouvoir et de ses prérogatives. Il s’agit bel et bien de faire échec à la barbarie !

Il est grand temps pour ceux qui sont encore doués de raison au Liban, en Jordanie, en Irak, en Palestine et dans tout le monde arabe, de tirer les conséquences de ce qui se passe en Syrie. Il est grand temps qu’ils cessent d’agir en fonction de leurs misérables calculs politiciens au quotidien, car les épées wahhabbites- salafistes- takfiristes sont sortis de leurs fourreaux, prêtes à menacer l’Humain sur cette terre syrienne et ailleurs. Ils ont commencé par les Alaouites, les Chrétiens, les Druzes, les Ismaélites, etc. Ils s’en prendront ensuite aux laïcs… puis aux sunnites qui ne partagent pas leur déviance… puis aux sunnites qui portent la cravate… puis à ceux qui se rasent la barbe… puis à ceux qui appartiennent à une autre brigade que la leur… puis à ceux qui contestent la légitimité de mutiler les cadavres… Le cercle infernal et sans fin de leurs massacres à l’arme blanche, de préférence !

Il est plus que temps que les dirigeants états-uniens et européens se libèrent, un tant soit peu, du carcan des intérêts serviles des entreprises multinationales et qu’ils réfléchissent sur les dangers qui guettent leurs pays et la civilisation toute entière depuis la libération de cette bête surarmée et riche de milliards de pétrodollars.

Une bête qui se révèle être mille fois plus féroce que le nazisme. Une bête wahhabite-salafiste-takfiriste-saoudienne-qaidiste ; laquelle, quelle que soit ses dissensions internes, est le nazisme du XXIème siècle. Un nazisme sans cervelle ! Le nazisme d’une décadence historique politique et culturelle lâché sur notre région, nourri et manipulé par l’impérialisme talmudique dans ses différentes versions : judéo-sioniste, judéo-chrétienne et maintenant, judéo-islamiste !

 

Il est temps de nous arrêter et de réfléchir au sens du message que nous a légué Nizar Hassan Mahlan, un ingénieur syrien !

 

Nahed Hattar

16/12/2013

Article traduit de l’arabe pour Mondialisation.ca par Mouna Alno-Nakhal

Article original : Al-Akhbar,

https://www.al-akhbar.com/node/197097

 

Note :

En photos : Ils décapitent et accrochent les têtes dans les rues de la ville ouvrière d’ « Adra » ! 17 décembre 2013 / 18H 29.

http://www.elmarada.org/politics/important-news/35753

Traduction :

Les groupes takfiristes ont lancé une violente attaque sur les habitants de la ville ouvrière d’Adra située au nord est de Damas [à 20 Kms NdT]. Ils ont chassé les habitants de leurs logements après avoir tué et découpé, à l’arme blanche, des dizaines d’entre eux. Aux dernières nouvelles, le nombre de victimes décédées dépasserait la centaine…

Des rescapés racontent qu’environ 1500 individus armés de la « Jabhat al-Islamiya » [Le front islamiste dirigé par Zahrane Allouche] et de la « Jabhat al-Nousra », ainsi que des centaines d’individus qui s’étaient préalablement  infiltrés à partir de régions voisines sous prétexte qu’ils avaient été forcés à se déplacer, se sont attaqués à la Gendarmerie nationale, à l’Hôpital municipal, à la boulangerie industrielle… Ils ont fusillé et ont poignardé des habitants et des fonctionnaires… Ils ont aussi décapité certains d’entre eux et ont accroché les têtes, bardées de coups de poignards, sur les poteaux de la Place du Commerce. Ces rescapés parlent d’un massacre qui aurait dépassé en horreur tous les précédents…

 

NB : La photo du massacre figurant sur cet article est sous-titrée de la mention : « Opération de décapitation des Alaouites et des descendants d’Ibn al-Alqami, dans la ville ouvrière d’Ara » et diffusée par DAECH [Acronyme de l’État Islamique en Irak et en Syrie]. Ce qui est d’une absolue supercherie puisque tous les Syriens, sans exceptions, sont et ont été ciblés ; les identités des victimes de cette petite ville d’Adra, publiées par les médias locaux, le prouvent. Dire que ces massacreurs ne visent que les Alaouites ou les Chiites n’a qu’un seul but : réussir enfin leur « guerre confessionnelle » en Syrie ! Et inutile de rappeler que pour ce massacre comme pour les précédents : aucune condamnation par les organismes internationaux qui persistent dans leurs mensonges, en toute connaissance de cause. L’ignorer est désormais du domaine de l’impossible. [NdT].

[2] Pour encore plus de détails : ‘Slaughtered like sheep’: Eyewitnesses recount massacre in Adra, Syria

http://rt.com/news/adra-syria-massacre-witnesses-355/

Extrait :

Civilians told us that the workers of an Adra bakery were all executed and burned during the first hours of the attack. Whole families were massacred. We do not have an exact estimation of the number because we are unable to get into the town, but the number is high,” Kinda Shimat, Syria’s Social Affairs Minister, told RT.

Details of the executions are trickling out of the town as eyewitnesses tell their stories.

They killed everyone at the Adra Ummalia police station,” another fugitive from the town told RT. “And they killed everyone at the Adra Ummalia hospital where my sister works. She stayed alive only because she didn’t show up for work that day. There are about 200 people at the police station. They are civilians. The militants are hiding among them, using them as a shield to prevent the Army from bombing the police.

 

Monsieur Nahed Hattar est un écrivain et journaliste jordanien résidant à Amman.


http://www.mondialisation.ca/syrie-un-massacre-nomme-adra/5362048


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