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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

LAURENT FABIUS, le « petit télégraphiste » d'Israël

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

LAURENT FABIUS, le « petit télégraphiste » d'Israël

Fabius-juillet2013.jpg

En 1980, après une rencontre avec Brejnev, Giscard d'Estaing  avait rapporté les propos que celui-ci lui avait tenus sur la présence des troupes soviétiques en Afghanistan ; Mitterrand s'était alors empressé d'accuser Giscard d'être le « petit télégraphiste » du dirigeant russe.

 

Aujourd'hui, l'expression trouve avec Laurent Fabius une nouvelle jeunesse...

 

Notre ministre ne se comporte-t-il pas constamment en « petit télégraphiste » des dirigeants d'Israël ?

 

Ainsi, après l'échec des négociations  sur la question iranienne en novembre 2013, tout le monde a reconnu que l'obstruction de Fabius y avait contribué pour beaucoup ; une attitude qui avait soulevé de nombreuses critiques dans les milieux diplomatiques...

 

Or, on sait que le principal opposant à cet accord est Israël : son Premier ministre, Benyamin Netanyahou, ayant tout fait pour que ces pourparlers n'aboutissent pas.

 

Il se trouve aussi que sur cette question la position des États-Unis s'est assouplie, qu'ils souhaitaient parvenir à un accord comme la suite l'a confirmé.De là, à penser que Fabius avait fait ce qu'aurait fait Netanyahou à sa place....

 

« Seule contre tous. C’est un peu l’image de la France, ce dimanche, après l’échec des négociations de Genève sur le nucléaire iranien provoqué par l’intransigeance du ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius », remarquait Pierre Haski, cofondateur de Rue89.

 

Un internaute commentait sur la page Facebook de Fabius : « Vous êtes plutôt le ministre des affaires étrangères d’Israël que celui de la France ! » ; d'autres l'accusaient d'être « l'âne des Israéliens » ou l'interpellaient : « vous défendez les intérêts de la France ou la position d'Israël ? ».

 

Sur la question syrienne, même intransigeance : au moment de la crise autour de l'emploi des armes chimiques, Fabius, avant toute enquête sérieuse sur le terrain, s'est précipité pour accuser le gouvernement syrien et prôné des frappes « punitives » ; il s'exprimait en Israël aux côtés de Netanyahou...

 

Fort heureusement, la diplomatie russe a permis que notre « petit télégraphiste » soit lâché en rase campagne par l’administration Obama...

 

source: Le petit blanquiste

http://www.communcommune.com/article-laurent-fabius-le-petit-telegraphiste-d-israel-122178524.html

 

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France, guerre, famille... : les déclarations fracassantes de Bachar al-Assad.

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

France, guerre, famille... : les déclarations fracassantes de Bachar al-Assad

Par Les Echos | 20/01 | 10:32

 

+ VIDEO - Le président syrien Bachar al-Assad a accordé dimanche à l’AFP une interview exclusive dans laquelle, notamment, il charge la France, annonce qu’il se présentera « probablement » à la présidentielle de juin prochain et révèle avoir été approché par des services de renseignements occidentaux.

Bachar al-Assad - AFP
Bachar al-Assad - AFP

Le président syrien Bachar al-Assad a accordé dimanche à l’AFP une interview exclusive dans laquelle, notamment, il charge la France, annonce qu’il se présentera « probablement » à la présidentielle de juin prochain et révèle avoir été approché par des services de renseignements occidentaux.

 

La France, vassal du Qatar et de l’Arabie en échange des « pétrodollars »


Dans cet entretien, le président syrien charge particulièrement la France qui soutient la rébellion en Syrie et fut l’un des premiers pays à reconnaître la coalition de l’opposition et a appelé à plusieurs reprises au départ du chef de l’Etat. « La France est devenue un pays vassal qui exécute la politique du Qatar et de l’Arabie saoudite. Comment les pétrodollars peuvent-ils pousser certains responsables occidentaux, notamment en France, à échanger les principes de la Révolution française pour quelques milliards de dollars? », déclare-t-il. Pour le chef de l’Etat syrien, « après 2001 et les attaques terroristes du 11 septembre à New York, il n’y a pas de politique européenne, il y a seulement une politique américaine en Occident, et que certains pays européens exécutent ».

 

 


 

« Je ne pense pas que l’Europe, surtout la France qui dirigeait jadis la politique européenne, soit capable de jouer le moindre rôle en Syrie dans l’avenir. Et peut-être même dans les pays voisins », a-t-il souligné. « Je ne pense donc pas que la France aura un rôle à jouer dans le proche avenir, à moins qu’elle ne change totalement et fondamentalement de politique, et qu’elle ne devienne un Etat indépendant dans ses prises de positions, comme ce fut le cas dans le passé », a-t-il insisté faisant allusion à la politique indépendante du général de Gaulle très appréciée par les pays arabes.

 

 

 

Vidéo : F. Hollande en Arabie Saoudite : « Nous avons exactement la même position sur la Syrie »

 

 

« Je considère que rien n’empêche que je me porte candidat (...) et si l’opinion le souhaite, je n’hésiterai pas une seconde à le faire. Bref, on peut dire qu’il y a de fortes chances que je me porte candidat », a déclaré Bachar al- Assad, souriant et décontracté. Agé de 48 ans, Bachar al- Assad, au pouvoir depuis juillet 2000, a succédé à son père Hafez al-Assad décédé en juin 2000 après avoir dirigé le pays durant 30 ans.

Selon lui, l’opposition a été « fabriquée » par les services de renseignements étrangers. « Ils viennent aux frontières pour une demie-heure avant de prendre la fuite, comment peuvent-ils alors devenir membres du gouvernement. Est-ce qu’un ministre peut exercer ses fonctions de l’extérieur ? De telles idées sont totalement irréalistes, on peut les considérer comme une plaisanterie », a-t-il indiqué M. Assad.

 

La guerre civile

Alors que les combats ne connaissent pas de répit, le président syrien a affirmé que son armée avait accompli des progrès face aux insurgés qu’il qualifie de « terroristes ». « Nous pouvons dire que nous réalisons des progrès dans la lutte antiterroriste, mais cela ne signifie pas que la victoire est imminente », a-t-il reconnu. « Ce genre de bataille est compliqué, elle n’est pas facile et demande beaucoup de temps », a-t-il ajouté.

Il a rejeté toute distinction entre rebelles et jihadistes qui se livrent depuis plus de deux semaines à une guerre sans merci. « Nous sommes devant une seule partie, à savoir les organisations terroristes extrémistes indépendamment des appellations dans les médias occidentaux ».

Bachar al-Assad, qui vit à Damas avec sa femme et ses trois enfants, a indiqué n’avoir jamais pensé à fuir le pays depuis le début du conflit. « Fuir n’est pas une option dans ces cas-là. Je dois être au premier rang des défenseurs de la patrie. C’était le seul scénario depuis le premier jour de la crise », a-t-il martelé.

Le chef de l’Etat syrien a assuré que ses forces n’avaient commis « aucun massacre » depuis le début de la guerre, accusant en revanche les rebelles de perpétrer « partout » des tueries contre les civils. « L’Etat syrien défend toujours les civils. Les séquences vidéos et les photos confirment que ce sont les terroristes qui commettent des massacres. Il n’y a aucun document qui prouve que le gouvernement syrien en a commis depuis le début de la crise jusqu’à l’heure actuelle », a-t-il assuré.

 

Chaos au Moyen-Orient

Mais si la Syrie perdait la bataille, le chaos s’étendra à tout le Moyen-Orient, a-t-il soutenu.

Approché par des services de renseignements occidentaux

Le président syrien a en outre révélé avoir opposé une fin de non-recevoir à des services de renseignements occidentaux qui souhaitaient établir des canaux de communication avec Damas en matière de lutte anti-terroriste. « Plusieurs rencontres ont eu lieu avec plus d’un service de renseignement de plus d’un pays. Notre réponse a été que la collaboration dans le domaine de la sécurité est indissociablement liée à la collaboration politique et celle-ci ne peut avoir lieu lorsque ces pays adoptent des positions politiques hostiles à la Syrie », a-t-il dit.

 

Conférence de Genève II

Pour Bachar al-Assad, la conférence de paix de Genève II prévue mercredi « La conférence de Genève doit aboutir à des résultats clairs concernant la lutte contre le terrorisme (...) cela serait la décision, le résultat le plus important de la conférence. Tout résultat politique qui ne comprendrait pas la lutte contre le terrorisme n’aura aucune valeur », a-t-il déclaré.

Le tribunal international veut faire pression sur le Hezbollah

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé le tribunal international qui juge quatre membres du Hezbollah dans l’affaire de l’assassinat de l’ex-dirigeant libanais Rafic Hariri, d’être « politisé » et de vouloir « faire pression » sur ce parti qui combat au côté du régime en Syrie. « Nous n’avons constaté aucune preuve tangible contre les parties impliquées dans l’affaire (...) Tout ce qui se passe est politisé et vise à faire pression sur le Hezbollah au Liban comme sur la Syrie dans le passé, immédiatement après l’assassinat de Hariri », a-t-il dit, en référence à un rapport préliminaire de l’enquête internationale qui avait au départ impliqué son pays dans ce meurtre. « Nous parlons d’un tribunal qui date de neuf ans. Chaque fois, il a accusé une partie pour des raisons politiques. Même durant ces derniers jours, nous n’avons constaté aucune preuve tangible contre les parties impliquées dans l’affaire », a-t-il déclaré.

Le meurtre de Rafic Hariri a eu lieu le 14 février 2005 à Beyrouth à l’époque où la Syrie exerçait une tutelle au Liban voisin. Le procès des quatre membres du Hezbollah s’est ouvert jeudi à La Haye en leur absence malgré les mandats internationaux lancés contre eux, le mouvement chiite refusant de coopérer avec le TSL qu’il estime lui aussi politisé.

Deux mois après l’assassinat de Rafic Hariri, qui était Premier ministre avant de devenir un opposant à l’hégémonie de Damas, les troupes syriennes ont dû quitter le Liban après 30 ans de présence, sous la pression de la colère populaire et de l’opposition au Liban et de la communauté internationale.

Le TSL a été source de tensions entre le Hezbollah, soutenu par le pouvoir à Damas, et ses rivaux de la coalition antisyrienne emmenée par Saad Hariri, fils du dirigeant assassiné. Le Hezbollah, un proche allié du pouvoir en Syrie, a annoncé à la mi-2013 qu’il avait envoyé ses hommes combattre à ses côtés face aux rebelles.

 

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu’il était difficile pour lui d’expliquer la guerre à ses enfants et que la crise était un sujet de conversation quotidien. « Certaines choses n’ont pas changé : je vais au travail comme d’habitude, et nous vivons chez nous comme auparavant. Les enfants vont à l’école. Ces choses n’ont pas changé », a-t-il dit. Mais selon lui, « dans des circonstances pareilles, les enfants sont plus touchés que les adultes ». « Ils posent des questions qu’on n’entend pas dans des circonstances normales : ’Pourquoi voit-on de telles choses? Pourquoi y a-t-il des gens aussi méchants? Pourquoi y a-t-il des morts?’ », a raconté Bachar al- Assad, ajoutant: « Il n’est pas facile d’expliquer de telles choses aux enfants ». « N’empêche, ajoute-t-il, que ce sont des questions quotidiennes, et une conversation de tous les jours entre les parents et les enfants. Nous faisons partie de ces familles qui discutent de ces mêmes questions ».

D’après lui, les enfants de cette génération ont une « maturité précoce » en raison de la crise. « Il y a des choses qui ont atteint tout foyer syrien, y compris le nôtre », a-t-il poursuivi. « C’est la tristesse que nous vivons dans notre quotidien et au fil des heures, en raison de ce que nous voyons et constatons, à travers les souffrances, les victimes tombées partout et qui ont affligé chaque famille, la destruction des infrastructures, des intérêts et de l’économie. Tout cela nous a affectés ».

Le conflit en Syrie a fait plus de 130.000 morts selon une ONG et poussé à la fuite des millions de Syriens.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203254424083-france-guerre-famille-les-declarations-fracassantes-de-bachar-al-assad-644125.php#Xtor=AD-6000

 

 

 

 

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La délégation de l'opposition syrienne est arrivée à Montreux pour la conférence

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Hier mardi 21 janvier, 23:39

La délégation de l'opposition syrienne est arrivée à Montreux pour la conférence

La délégation de l'opposition syrienne est arrivée à Montreux pour la conférence

Par La Voix de la Russie | Les membres de la délégation de l'opposition syrienne sont arrivés mardi soir à Montreux, en Suisse, pour participer à la conférence de paix de Genève 2, a indiqué à l'AFP une source au sein de la délégation.

 

 « Ils sont arrivés à Montreux. Ils sont à l'hôtel », a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. La délégation du Bachar al-Assad est, elle, attendue dans la soirée à Montreux.

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_01_21/La-delegation-de-lopposition-syrienne-est-arrivee-a-Montreux-pour-la-conference-6878/

 

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La conférence Genève 2 se tiendra finalement sans l’Iran

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Hier mardi 21 janvier, 19:10

La conférence Genève 2 se tiendra finalement sans l’Iran

La conférence Genève 2 se tiendra finalement sans l’Iran

Par La Voix de la Russie | Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié aujourd’hui de grosse erreur l’annulation de l’invitation de l’Iran à la conférence Genève 2. Il a tout de même déclaré lors d’une conférence de presse à Moscou qu’il n’y avait aucune catastrophe, et que la Russie se rendrait à Genève afin de « promouvoir sa position ». La conférence débute le 22 janvier à Montreux. Le 24 janvier, au siège local de l’Organisation des Nations Unies, auront lieu des négociations directes entre les parties du conflit syrien. Près de 40 États sont invités en Suisse.


 Sergueï Lavrov a noté que l’exclusion de la liste des invités de l’Iran « ne peut pas ne pas poser de questions ». Les intérêts de l’affaire exigeaient qu’une si grande puissance régionale soit présente à Montreux.

 

 Le ministre a déclaré que l’absence de l’Iran à Genève 2 n'allait pas contribuer aux efforts pour assurer l’unité du monde musulman, en ce qui concerne notamment la lutte contre le terrorisme. Il a qualifié de « narquoise » la formulation du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, selon laquelle ce dernier serait contraint d'annuler l’invitation à l’Iran car ce pays « ne partage pas les principes du règlement inscrits dans le communiqué de Genève 1 ». « Toute cette histoire n’a pas conforté l’autorité de l’ONU », a déclaré Sergueï Lavrov.

 

 « Je rappelle que, depuis sa création, la Coalition nationale s’est basée sur le principe du changement de régime (en Syrie). Les soutiens étrangers l’encourageaient par tous les moyens. Le principe du changement de régime n’est pas prévu par l’initiative russo-américaine. Cette initiative appelle à organiser la conférence, afin d’entamer le dialogue direct entre les parties syriennes pour accomplir le communiqué de Genève le 30 juin 2012 », a-t-il annoncé.

 

 Le 20 janvier, sous la pression des États-Unis, Ban Ki-moon a dû une fois de plus fermer la porte de Genève 2 à Téhéran. La porte qu’il a au contraire ouverte à la délégation de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (CNFOR). Il a rappelé l’invitation de Téhéran, qui a été envoyée et acceptée par l’Iran le 19 janvier. Les États-Unis se sont fermement opposés à la participation iranienne à la conférence. Dans la soirée du 20 janvier, la CNFOR a déclaré que, étant donné que l’Iran n'allait pas à Montreux, l’opposition y serait présente.

 Les secrétaires généraux de l’ONU font rarement ce genre de maladresse. Le chef de l’organisation internationale la plus importante au monde n’est en réalité que le dirigeant ayant le moins de droits parmi tous les chefs d’organismes politiques. Secrétaire général est une fonction purement administrative et représentative. Afin de rester à ce poste, une capacité absolue à louvoyer entre des parties en dispute est nécessaire. On dirait qu’il y a quelque chose que l’ancien ministre coréen des Affaires étrangères n’a pas pris en compte.

 

 Par conséquent, il a dû se justifier en disant que l’Iran avait oralement reconnu que Genève 2 doit se baser sur le communiqué de Genève 1. Ce qui sous-entend la formation d’un gouvernement de transition en Syrie. C’est justement pour cela qu’une invitation a été envoyée à Téhéran. Washington s’est précipité pour exiger les garanties de cette reconnaissance. Il s’est avéré que l’Iran n’avait jamais rien reconnu par écrit et Ban Ki-moon a été remis à sa place.

 

 Si tout cela s’était passé deux ans auparavant, en 2012, Ban Ki-moon n’aurait jamais renouvelé son mandat à l’ONU. Il a été réélu en 2012 et, ainsi, devra automatiquement occuper son poste jusqu’au 1er janvier 2017. Même si le nombre de mandats de 5 ans n’est pas limité pour le poste de secrétaire général, personne n’a jamais occupé cette fonction plus de trois fois.

 

 Certains experts occidentaux estiment que l’« erreur » de Ban Ki-moon  est plus opportune que jamais (certains disent même que celle-ci a été planifiée) et donne une chance aux États-Unis de s’emparer de l’initiative russe dans le règlement du conflit syrien. Moscou a en effet devancé le département d’État des États-Unis en insistant sur l’organisation de Genève 2, en mettant en place un contrôle international et la destruction d’armes nucléaires, et en prévenant l’intervention de l’Occident en Syrie. Et une éventuelle explosion du Proche-Orient.

 En ce qui concerne Genève 2, les experts russes qualifient de succès ne serait-ce que le fait qu’elle aura lieu. Même dans une version limitée, sans une forte représentation de l’opposition.

 

 Malheureusement, selon Elena Souponina, directrice du centre de l’Asie et du Proche-Orient de l’Institut russe d’études stratégiques, la conférence Genève 2 sera plus une mesure formelle qu’une discussion sur le fond, mais il n’existe pas d’autre possibilité de règlement.

 

 « Il faut commencer par quelque chose. Malheureusement, il n’y a pas de possibilité de rechange à Genève 2. Malgré la faiblesse de cette idée, il faut la réaliser. Mais malheureusement, la guerre en Syrie ne cessera pas après la conférence, mais continuera à persister dans un avenir proche », estime-t-elle.

 

 Sergueï Demidenko, expert de l’Institut des évaluations stratégiques, est persuadé que Genève 2 doit devenir un lieu de discussion qui peut être nécessaire aux futures négociations sur la Syrie. S’il n’y a pas de Genève 2, la situation se heurtera définitivement à une impasse et toute la région explosera. L’Arabie saoudite est à blâmer dans l’hésitation de l’opposition. Elle est prête à tout prix à faire échouer la conférence sur la Syrie et pour refuser l’accès à l’Iran au champ régional.

 

 « La situation actuelle de l’Arabie saoudite est telle qu’il est très difficile d’exercer une pression sur elle. Si avant, l’Arabie saoudite était principalement dépendante des États-Unis, de l’Europe et de l’Occident en général, aujourd’hui El-Ryad mène majoritairement une politique qui correspond à ses intérêts nationaux aux dépens de l’Occident », explique-t-il.

 

 Selon diverses données, la guerre civile en Syrie, qui a duré 3 ans, a fait entre 120 000 et 150 000 victimes. Plus de 2 millions de personnes ont dû fuir le pays dans les États voisins. Six autres millions sont considérés par l’ONU comme les « déplacés internes ». Le pays se trouve au bord du gouffre d’une catastrophe humanitaire colossale.  

 

http://french.ruvr.ru/2014_01_21/Geneve-2-moins-l-Iran-0043/

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La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence.

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Aujourd'hui 22 janvier 2014, 00:03

La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence

La délégation de Bachar al-Assad est arrivée à Montreux pour la conférence

Par La Voix de la Russie | La délégation syrien, conduite par le chef de la diplomatie Walid Mouallem, est arrivée mardi soir à Montreux, en Suisse, pour la conférence de paix, a constaté une journaliste de l'AFP.

 Les négociateurs du président Bachar al-Assad ont atterri à Genève avec beaucoup de retard après des problèmes lors d'une escale à Athènes. La délégation de l'opposition syrienne était arrivée un peu plus tôt à Montreux, sur les bords du Lac Léman.

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_01_22/La-delegation-de-Bachar-al-Assad-est-arrivee-a-Montreux-pour-la-conference-3039/

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La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

22 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

La France a fermé son espace aérien pour la délégation gouvernementale syrienne

Par La Voix de la Russie | Les autorités françaises ont décidé de fermer leur espace aérien pour l’avion que prendra la délégation syrienne afin de se rendre à Montreux, en Suisse, pour la conférence Genève 2.

 « La France a refusé de laisser passer l’avion dans lequel notre délégation doit traverser son espace aérien mardi, en montrant ainsi qu’elle fait tout son possible afin de faire échouer l’organisation de la conférence Genève 2 », a déclaré l’Agence France-Presse en citant une source du ministère syrien des Affaires étrangères.

http://french.ruvr.ru/news/2014_01_20/La-France-a-ferme-son-espace-aerien-pour-la-delegation-gouvernementale-syrienne-9860/

 

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Genève II : l’avion de la délégation syrienne bloqué à Athènes. Source AFP

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Genève II : l’avion de la délégation syrienne bloqué à Athènes

    
Par Agence | 21/01/2014 | 14:51

L’avion transportant la délégation officielle syrienne en route pour Montreux (Suisse), où doit s’ouvrir la conférence sur la Syrie, est bloqué depuis trois heures à Athènes, a affirmé une source officielle, affirmant que les autorités grecques “refusaient de fournir du carburant” à l’appareil.

La source a précisé que “l’avion se trouvait toujours sur le tarmac de l’aéroport, contrairement aux déclarations du ministère des Affaires étrangères grecques”.(Afp)

 

http://www.algerie1.com/flash-dactu/geneve-ii-lavion-de-la-delegation-syrienne-bloque-a-athenes/

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La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

CarosseSaoud

La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !


Par Hamza al-Hassan et Daoud al-Chariane

 

Avez-vous jamais entendu parler d’opposants saoudiens, alors que les prétendus opposants syriens occupent le champ médiatique de France et de Navarre ? Probablement pas, ou si peu ! Et pourtant, il suffit de rechercher certaines chaines saoudiennes pour tomber, en quelques clics, sur des citoyens tenant des discours qui rejoignent nos inquiétudes, ne se résument pas aux femmes qui n’ont pas le droit de conduire, et nous rappellent la colère du leader de l’opposition tunisienne [1], M. Chokri Belaid, à la veille de sa mort, assassiné ! En voici deux exemples :


1èr exemple : Nabaa TV [ http://www.centraltv.fr/saudi-television/nabaa-tv ]

 

1. Quelles sont à votre avis les raisons des batailles actuelles entre les alliés jihadistes d’hier, en Syrie ?


Il existe certes des raisons politiques mais, à mon avis, les raisons essentielles résident dans l’idéologie extrémiste takfiriste qui commence par le rejet de l’autre et finit par le rejet de soi-même, comme c’est le cas en Arabie saoudite.

Oui, ce type d’extrémisme a commencé par la négation du plus éloigné pour, de proche en proche, en arriver à rejeter les muftis et les gouvernants saoudiens eux-mêmes ! En effet, il est difficile de restreindre sa violence sanguinaire aux seuls étrangers et à autrui, pour la bonne raison qu’avec cette sorte d’idéologie il devient très facile de considérer que tout contradicteur mérite la mort !

C’est donc la tolérance à l’égard de cette idéologie takfiriste, particulièrement ces deux dernières années, qui pousse à s’entretuer entre factions et au sein d’une même faction, puisque le takfiriste pense être le seul à avoir raison alors que tous les autres ont tort ! C’est ainsi que DAECH [ou EIIL] et JABHAT AL-NOSRA [2] en sont arrivés à confisquer les passeports de ceux de leurs membres qui n’étaient pas d’accord sur toute la ligne, pour les empêcher de quitter les champs de bataille en Syrie et de rentrer chez eux. C’est ainsi qu’ils en sont arrivés à les menacer de mort, à les jeter en prison…

C’est pourquoi je pense qu’il s’agit d’une crise idéologique, culturelle et religieuse, et d’une absence totale de conscience, qui se traduisent par ce que nous observons sur le terrain syrien ; le moindre désaccord déclenchant une bataille.

 

2. Mais pourquoi maintenant ?


Là aussi les raisons sont multiples. L’une d’entre elles relève de la défaite politique, étant donné que chacune des factions considèrent que c’est l’autre qui en est responsable. Une autre raison résulte du fait qu’aujourd’hui tous se dirigent vers la table des négociations, l’Arabie saoudite cherchant à renforcer ceux qui négocient pour ses intérêts. Dans ces conditions, il a bien fallu qu’elle sacrifie DAECH, après avoir organisé le FRONT ISLAMIQUE aux dépens de l’Armée Syrienne Libre [ASL] qu’elle domine, tout comme elle domine Coalition Nationale Syrienne [CNS].

Dominant la Coalition Nationale Syrienne, l’Arabie saoudite voudrait négocier en position de force à la Conférence de Genève 2. Par conséquent le plus urgent était de « nettoyer » le terrain en commençant par DAECH, lequel dit vrai lorsqu’il affirme être la victime désignée pour que tous les alliés de la prétendue opposition syrienne puissent se présenter derrière une façade de « front uni » à cette conférence.

 

3. Les journaux saoudiens de tout bord s’intéressant énormément à cette « guerre », qu’en est-il véritablement de l’opinion publique saoudienne ?


La vérité est que la guerre en Syrie n’est pas une guerre syrienne. C’est une guerre saoudienne ! En effet :

  • La plupart des combattants sont saoudiens.
  • La plupart des financements sont saoudiens.
  • La plupart des fatwas sont saoudiennes.
  • Al-Qaïda est une fabrication saoudienne.
  • L’idéologie de DAECH est fondamentalement saoudienne.
  • La plupart de ceux qui soutiennent DAECH sont des cheikhs saoudiens.
  • Toutes les factions qui se battent sur le terrain ont un référent saoudien…

4. Voulez-vous dire par là que plusieurs courants extrémistes existent en Arabie saoudite et que leurs divergences se traduisent sur les terrains extérieurs ?


Le courant salafiste est la source des problèmes partout et en tout lieu…

 

5. Mais alors, comment se fait-il que nous observons différentes organisations qui se battent entre elles sur le territoire syrien, telles que DAECH, JABHAT Al-NOSRA, le FRONT ISLAMIQUE… ?


Il est sans doute inutile que nous revenions sur le fait que toutes ces organisations sont soutenues et nourries par des saoudiens. Si je dis que la guerre en Syrie est une guerre saoudienne par excellence, ce n’est pas seulement parce que le régime saoudien l’exploite contre ses ennemis politiques ou pour en tirer des avantages régionaux, notamment en Syrie ; mais c’est aussi parce que le courant officiel [le wahhabisme] est compromis sur tous les terrains extérieurs et que la préférence accordée actuellement à Al-NOSRA, aux dépens de DAECH, relève d’une décision du régime saoudien. Les deux organisations sont financées par l’Arabie saoudite. Les deux organisations reposent sur l’idéologie saoudite…

De plus, cette guerre n’est pas seulement menée par le régime, mais aussi par ceux qui gravitent autour de la famille régnante.

 

6. Je voudrais quand même revenir sur le sujet de l’appui saoudien aux organisations terroristes. Les médias occidentaux ne cessent d’affirmer que le Royaume saoudien alimente le terrorisme, tandis que les médias locaux ne cessent de prévenir contre l’extrémisme et le terrorisme. Pensez-vous que les médias saoudiens ignorent cette vérité ?


Je ne pense pas que les saoudiens ignorent que l’Arabie saoudite en est la source, la fabrique, et l’exportateur… Le monde entier le sait, et la guerre contre Al-Qaïda le mène inexorablement vers sa source. Et c’est ce qui inquiète l’Arabie saoudite. Elle craint que la guerre mondiale contre le terrorisme ne se transforme en guerre contre le régime saoudien. C’est pourquoi elle s’emploie à œuvrer rapidement pour déclarer son innocence et jeter le blâme sur les autres, en l’occurrence, sur DAECH ! Il n’empêche que le monde est convaincu de son implication, et les citoyens saoudiens aussi !

Dans les jours qui viennent, attendez-vous à deux lignes directrices des médias saoudiens : une première ligne salafiste qui soutient DAECH et ses crimes, et une deuxième ligne qui prévient contre les conséquences de la politique du régime… En réalité, beaucoup de saoudiens craignent les conséquences de son acharnement à exploiter Al-Qaïda pour arriver à ses fins. Ils ont déjà vécu le terrorisme d’Al-Qaïda suite aux guerres en Afghanistan et en Irak, et se demandent ce qu’elle leur prépare suite à la guerre en Syrie.

Personnellement et au cas où le gouvernement saoudien finissait par être désigné comme responsable du terrorisme par l’Occident, je ne serais pas étonné qu’il initie quelques déflagrations à Ryad pour se poser en victime et brouiller les pistes !

 

Usine de terroristes

 

7. Voyez-vous une relation directe entre ce qui se passe dans le Nord de la Syrie et les préparatifs de Genève 2 ? En d’autres termes et vu les des déclarations de M. John Kerry concernant le caractère terroriste de DAECH et d’Al-NOSRA, pensez-vous que Genève 2 aboutira à un front de guerre uni contre le terrorisme ?


Je ne pense pas que le gouvernement saoudien s’attende à une quelconque solution venant de Genève 2. Il n’a pas modifié sa conviction qui veut qu’ « Al-Assad doit quitter le pouvoir ». Pour lui c’est définitif. Il poursuivra donc sa guerre !

L’Arabie saoudite a été contrainte et forcée à se rendre à cette conférence. Il n’empêche qu’hier même, le Conseil des ministres a encore déclaré : « Ce régime doit s’en aller ! ». Ce qui signifie qu’ils ne cherchent pas des solutions et ne se rendent même pas compte qu’un régime qu’ils n’ont pas réussi à démolir par la force, le sang et la terreur, n’est pas prêt de leur offrir les clés de son pays à Genève ! Étrange raisonnement ! Ajoutez à cela cette opposition [syrienne] complètement dispersée et en grande partie menée par Al-Qaïda ! Comment espèrent-ils compter là-dessus ?

Le gouvernement saoudien ne veut ni ne cherche des solutions, alors que l’opinion internationale se dirige peu à peu vers la guerre contre le terrorisme. C’est l’évidence même, ne serait-ce qu’en observant le soutien accordé à l’Irak, dans son combat contre DAECH, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis, la Russie et d’autres.

Aujourd’hui personne ne parle du problème de JABHAT Al-NOSRA. Mais elle est la prochaine sur la liste. L’ennui est que DAECH résiste et que les deux organisations sont de forces équivalentes. Les batailles intestines vont donc se poursuivre et elles seront sanglantes !

 

8. Ma dernière question portera sur la situation intérieure. L’Arabie saoudite est non seulement rigoriste en matière de religion et de doctrine, mais elle l’est tout autant dans les domaines politique et social. Ce qui est particulièrement visible dans ses sanctions à l’encontre des militants politiques et même de ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Qu’en pensez-vous ?


Le gouvernement saoudien est allé aussi loin qu’il le pouvait en matière de répression, et considère les réseaux sociaux comme un danger potentiel qu’il lui faut absolument museler. C’est ce qui s’est passé. De nombreuses personnes ont dû fermer leur compte. Le gouvernement s’expose donc à ce que le mécontentement s’exprime d’une façon plus souterraine…

Oui, une répression sévère s’exerce dans toutes les directions et va en grandissant… Finalement, elle témoigne que la société bouge. Mais bien que ce régime n’ait aucune intention d’aller vers des réformes comme certains le prétendent, je ne pense pas qu’il réussira à étouffer les ambitions de tout un peuple !

 

Dr Hamza al-Hassan,

Opposant et écrivain saoudien

18/01/2014

د حمزة الحسن _ المعركة السعودية في سورية / مرصاد نبأ

http://www.youtube.com/watch?v=wJJwBNAKooc

 

2ème exemple : mbc [ http://www.mbc.net/ar.html ]


Quand le cheikh Fawzan a parlé de fitna, « les cheikhs de la Fitna » [Suleimane al-oda, Al-Arifi, Saad al-Bariq, Al-Aouami] se sont tus et ont tourné autour du pot sans oser parler à une mère de la perte de son enfant !

Vous les héros tweeteurs, vous avez décidé de ce qui nous est arrivé. Vous êtes les responsables ! La société doit vous demander des comptes. La société doit vous faire payer. C’est vous qui avez dupé nos enfants en Afghanistan. C’est vous qui avez entrainé nos enfants pour les tuer dans des guerres impies. Des guerres dont nous ne savons ni l’origine, ni la fin.

 

Ayez pitié de nous ! Ayez pitié, gens de bien… Ce que vous faites est mal. Et aucun de vos enfants dans tout ça ! Allez donc vous-mêmes au paradis ! Que vos enfants aillent au paradis ! Cessez de tweeter du matin au soir. Cessez de répétez : « au jihad… au jihad ! ». Cessez de tambouriner le nom du Ar’our [3] ! Qui a donc amené ce Ar’our dans notre pays ? Qui a lancé toutes ces chaines TV religieuses ? Qui est derrière la Chaine Al-Wissal ? À quoi sert la chaine Al-Majd ?

 

Vous voulez que nous nous taisions ? Nous ne nous tairons pas ! Nos enfants meurent dans des guerres impies ! Nous ne nous tairons pas ! Nous continuerons à soulever ce problème !

Vous avez pu vous échapper en Afghanistan. Vous avez pu vous échapper en Irak. Logiquement, vous ne pourrez vous échapper en Syrie !

 

Daoud al-Chariane


Présentateur de la chaine mbc saoudienne

19/01/2014

Source : للمشاركة والنشر

https://www.facebook.com/photo.php?v=704081966292786

 

Notes :

[1] Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !

http://www.mondialisation.ca/syrie-lexique-de-la-terreur-en-prevision-de-geneve-ii/5364080

[2] Syrie / Tunisie : Non, la vérité n’est toujours pas bonne à dire ! 

http://www.mondialisation.ca/syrie-tunisie-non-la-verite-nest-toujours-pas-bonne-a-dire/5322231

[3] TV Al-Wissal : The Terrorist Adnan Aroor threatening syrian minorities 

http://www.youtube.com/watch?v=h3lhyT3602Y

 


Transcription et traduction : Mouna Alno-Nakhal

 

http://reseauinternational.net/2014/01/21/la-guerre-saoudienne-en-syrie-vue-par-les-saoudiens/

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Bachar al-Assad accuse la France d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite.

21 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

21 janvier 2014

Sur ALGERIE 1

Bachar al-Assad accuse la France d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite

  
Par Agence | 20/01/2014 |

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé la France, qui soutient la rébellion dans son pays, d’être devenue un pays “vassal” du Qatar et de l’Arabie saoudite en échange des “pétrodollars”.

 

“La France est devenue un pays vassal qui exécute la politique du Qatar et de l’Arabie saoudite. Comment les pétrodollars peuvent-ils pousser certains responsables occidentaux, notamment en France, à échanger les principes de la Révolution française pour quelques milliards de dollars ?”, a-t-il dit dans une interview exclusive à l’AFP réalisée dimanche à Damas.

 

La France a pris fait et cause pour la coalition de l’opposition, qu’il fut parmi les premiers pays à reconnaitre et a appelé à plusieurs reprises au départ du chef de l’Etat.

 

Pour le chef de l’Etat syrien, “après 2001 et les attaques terroristes du 11 septembre à New York, il n’y a pas de politique européenne, il y a seulement une politique américaine en Occident, et que certains pays européens exécutent”.

 

“Je ne pense pas que l’Europe, surtout la France qui dirigeait jadis la politique européenne, soit capable de jouer le moindre rôle en Syrie dans l’avenir. Et peut-être même dans les pays voisins”, a-t-il souligné lors de l’entretien qui s’est déroulé au palais du Peuple, un vaste édifice perchée sur une colline dominant la capitale.

“Je ne pense donc pas que la France aura un rôle à jouer dans le proche avenir, à moins qu’elle ne change totalement et fondamentalement de politique, et qu’elle ne devienne un Etat indépendant dans ses prises de positions, comme ce fut le cas dans le passé”, a-t-il insisté faisant allusion à la politique indépendante du général de Gaulle très appréciée par les pays arabes.

 

A Paris, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Vincent Floreani, a qualifié les accusations de M. Assad de “provocations” que la France n’a pas vocation “à commenter”.(Afp)

 

Posté par Jocegaly
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Syrie : Fabius et la fiction de « l'opposition modérée »

20 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Lundi 20 janvier 2014     

LE PETIT BLANQUISTE

Bloc-Notes de Jean-Pierre Dubois

 

15 janvier 2014

Syrie : Fabius

et la fiction de « l'opposition modérée »

Quai d'Orsay.JPG 

 

Lors d'une conférence de presse tenue le 9 janvier, Fabius s'est exprimé sur la prochaine conférence dite « Genève II » qui sera consacrée à la situation en Syrie et à la recherche d'une solution politique. [1]

 

Selon lui, cette solution passerait par « l’opposition modérée » ...

 

 

Or, quatre constations s'imposent immédiatement à propos de cette« opposition modérée »  :

1 - Très désunie pour le moment, elle en est encore à s'interroger si elle participera ou non à la conférence ;

2 - Sur le terrain, elle est totalement supplantée par des groupes  djihadistes plus ou moins liés à Al-Qaeda ;

3 - Sa modération reste douteuse quand on sait qu'elle accepte dans ses rangs la brigade al-Farouq connue pour ses crimes monstrueux ; 

4 - Enfin, dominée par les Frères musulmans, elle tend à s'unir sous le drapeau de l’islamisme et à exiger que la charia soit appliquée en Syrie. ; une perspective que nombre de Syriens, à commencer par les minorités (chrétiens, alaouites, druzes,...), ne peuvent accepter.

Selon la lettre de convocation du secrétaire général de l'ONU, l’objet de la réunion de Genève est de « dégager un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs, par discussion entre les parties ». Donc sans aucun préalable...

N'empêche que Fabius décide - unilatéralement et avant toute négociation - que ce gouvernement de transition devra se faire sans Bachar Al-Assad « avec des éléments du régime, et avec l’opposition modérée ».

Dans la foulée, notre ministre renvoie dos à dos, d'un côté, les terroristes financés et armés par le Qatar et l'Arabie saoudite qui combattent sur le sol syrien [2] ; de l'autre, le gouvernement qui s'efforce de protéger sa population.

Par ailleurs, selon une constante qui lui est propre, Fabius ne voit des « exactions » que du côté du gouvernement syrien.

Pas un mot pour déplorer les milliers de victimes civiles des attentats perpétrés par les djihadistes dans les rues de Damas et ailleurs.

Pas un mot pour condamner la persécution sanglante des minorités de Syrie ; dont celle des chrétiens (voir ma note du 10/01/2014).

Pas un mot de compassion pour les journalistes prisonniers des groupes islamistes dans des conditions inhumaines...

Rien qui puisse contrarier l'obsession de Fabius : envers et contre tout, accabler le seul Bachar al-Assad !

Enfin, on retrouve sa duplicité habituelle qui consiste à exiger des « couloirs humanitaires » alors que l'arrière-pensée évidente est de renouveler le scénario libyen : élargir l'action humanitaire qui pourrait être décidée par l'ONU à une intervention militaire ouverte de l'OTAN.

Pour qui roule Fabius ?

 Fabius Syrie.JPG

Fabius et le chef de l'opposition syrienne "modérée"...

1004369789.png

[1] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-f...

[2] Y compris 700 français et étrangers partis de France comme vient de le reconnaître Hollande dans sa conférence de presse du 14 janvier.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-syrie-fabius-et-la-fiction-de-l-opposition-moderee-122121619.html

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