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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Le prince Bandar est-il derrière les attaques chimiques en Syrie ?

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le prince Bandar est-il derrière

les attaques chimiques en Syrie ?

 

16 septembre 2013

Article en PDF :

Aucune des allégations des États-Unis au sujet de ce qui s’est passé en Syrie n’a de sens. Nous sommes appelés à croire à une histoire illogique, alors qu’il est beaucoup plus probable que ce soit Israël et l’Arabie saoudite qui ont permis à l’administration Obama de menacer la Syrie de guerre.

Le rapport de renseignement sur la Syrie préparé par l’administration Obama n’est qu’une reprise de ce qui s’est passé en Irak. « Beaucoup de choses ne sont pas dites clairement » dans le document de quatre pages, selon Richard Guthrie, l’ancien directeur du projet sur les guerres chimiques et biologiques mené par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Une des soi-disant pièces à conviction serait la présumée interception des communications du gouvernement syrien, mais aucune transcription n’a été présentée comme preuve.

 

Il en va de même pour les discours de l’administration Obama qui font tout sauf confirmer de façon irréfutable ce qui s’est vraiment passé. Rien n’est confirmé de façon catégorique dans le rapport de renseignement. Ce document officiel a toutes les allures d’une thèse superficielle produite par un étudiant collégial ou universitaire, rédigé par quelqu’un qui jongle avec les mots plutôt que par de véritables experts en la matière.

 

Le rapport tourne en rond, se fiant à des réseaux sociaux qu’on ne nomme pas et à des racontars en tant que preuves et données. Sans transparence, il affirme qu’ « il y a des comptes rendus de la part de personnel médical international et syrien, des vidéos, des témoignages, des milliers de rapports provenant des médias sociaux d’au moins douze endroits différents dans la région de Damas, des comptes rendus de journalistes et des rapports provenant d’organisations non-gouvernementales ».

 

On a fort à parier que ces sources sans nom sont en réalité des insurgés financés internationalement, les médias israéliens, les médias saoudiens, l’Observatoire syrien pour les droits de la personne (qui a dans ses rangs ceux qui militent avec les rebelles et qui considèrent que l’Arabie saoudite est un modèle de la démocratie) ainsi que l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. Il s’agit des mêmes sources qui appuient depuis le début l’insurrection et qui favorisent un changement de régime et une intervention militaire en Syrie.

Qui plus est, une des principales sources de renseignement et d’interception des communications devant servir de preuve probante est nulle autre qu’Israël, pays notoire pour son recours à la manipulation et la falsification de preuves.

 

Le rapport de renseignement des États-Unis prétend aussi avoir eu connaissance des plans d’une attaque d’armes chimiques plusieurs jours avant que celle-ci ne se produise. Un spécialiste en matière d’armes chimiques, Jean Pascal Zanders, chargé de recherche principal à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne, pose la question : pourquoi le gouvernement étasunien n’a-t-il donc pas alerté le monde entier du danger imminent d’une attaque chimique ?

 

Une conspiration Israélo-saoudienne ?

Les forces antigouvernementales combattant en Syrie et supportées par les États-Unis ont un lien définitif avec les armes chimiques. Et pourtant, Obama et cie ne disent rien.

En dépit des accusations portées par les forces antigouvernementales à l’effet que l’armée syrienne aurait lancé une attaque d’armes chimiques contre Homs à Noël, en décembre 2012 CNN rapportait que l’armée étasunienne entraînait des combattants antigouvernementaux dans la sécurisation et la manipulation d’armes chimiques. Portant le nom de Destructive Wind Chemical Battalion, les insurgés ont même menacé d’avoir recours aux gaz neurotoxiques et ont lancé une vidéo où ils tuent des lapins et disent que c’est le sort qui pourrait être réservé à la Syrie.

 

Selon le quotidien français Le Figaro, deux brigades de combattants antigouvernementaux formées par la CIA, les Israéliens, les Saoudiens et les Jordaniens, auraient traversé en Syrie par les frontières du Royaume hachémite de Jordanie pour donner l’assaut, les 17 et 19 août 2013. Les États-Unis ont sans doute investi grandement dans l’entraînement des deux brigades antigouvernementales. Si c’est le cas, certains pourraient spéculer que leur défaite aurait été le signal d’une attaque chimique à Damas, un plan B, en quelque sorte.

 

La question se pose : comment ces combattants ont-ils eu accès à des armes chimiques ? Plusieurs indices pointent vers l’Arabie saoudite. Selon le journal britannique Independent, c’est le prince Bandar de l’Arabie saoudite qui aurait le premier « alerté les alliés occidentaux du recours présumé du régime syrien au sarin en février 2013 ». La Turquie aurait arrêté des militants syriens sur son territoire avec du sarin que ces terroristes devaient utiliser en Syrie même. Le 22 juillet, les insurgés devaient aussi prendre d’assaut Al-Assal et tuer tout témoin pour dissimuler leurs actes.

 

Un rapport signé Yahya Ababneh et auquel a contribué Dale Gavlak contient le témoignage de personnes qui disent que « certains rebelles ont reçu des armes chimiques via le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables d’avoir mené des attaques aux gaz ».

Le rapport du Mint Press News contribue grandement à cette histoire, contredisant de plein fouet les prétentions du gouvernement étasunien. Une insurgée y est citée et des liens sont faits qui impliquent clairement l’Arabie saoudite. Elle dit que ceux qui les ont fournis en armes « ne leur ont pas expliqué à quoi ces armes servaient ni comment s’en servir » et qu’eux ne savaient pas « qu’il s’agissait d’armes chimiques ». « Lorsque le prince Bandar offre de telles armes au peuple, il doit d’abord les offrir à ceux qui savent comment les manipuler et s’en servir », aurait-elle dit.

 

Le rapport met en relief un autre lien saoudien : « Abdel-Moneim a dit que son fils ainsi que douze autres rebelles avaient été tués dans un tunnel devant stocker des armes fournies par un militant saoudien, dont le nom serait Abu Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combattants. Le père a décrit les armes comme étant d’une « structure tubulaire » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bombonnes de gaz ».

 

Ainsi, il semblerait que les Saoudiens aient facilité l’attaque chimique tandis que les Israéliens auraient camouflé leur intention de déclencher une guerre généralisée, ou du moins de faciliter une campagne de bombardement contre Damas. Israël et l’Arabie saoudite ont assisté l’administration Obama à menacer la Syrie de guerre.

 

Obama cherche à changer le rapport de force en Syrie

Le discours moralisateur provenant de Washington relève du cirque et est ignoble. L’hypocrisie du gouvernement étasunien est sans bornes. Celui-ci condamne l’armée syrienne parce qu’il aurait recours aux bombes à fragmentation tandis que les États-Unis vendent massivement de telles bombes à l’Arabie saoudite.

 

Si les inspecteurs de l’ONU sont entrés en Syrie, c’est d’abord à l’invitation du gouvernement de Damas. Le gouvernement syrien avait informé l’ONU depuis des semaines que les milices antigouvernementales tentaient d’avoir recours aux armes chimiques après qu’elles eurent pris contrôle d’une usine de chlore à l’est d’Aleppo. En guise de prévention, l’armée syrienne a depuis concentré toutes ses armes chimiques dans des complexes bien protégés afin que les forces antigouvernementales ne puissent y avoir accès.

 

Pourtant, les insurgés ont lancé une attaque aux armes chimiques contre les forces du gouvernement syrien à Khan Al-Assal le 19 mars 2013. Déformant totalement la vérité, les insurgés et leurs supporteurs étrangers, y compris le gouvernement des États-Unis, tentent de tenir le gouvernement syrien responsable des attaques chimiques, allégations qui ont été réfutées en mai par l’enquêteur de l’ONU, Carla Del Ponte, après un travail d’enquête intensif.

 

Au sujet de l’attaque présumée du mois d’août, l’administration Obama ment et se contredit depuis des jours. Ses porte-parole disent que les traces d’armes chimiques ne peuvent être éliminées mais que tout de même le gouvernement syrien aurait réussi à détruire des preuves qui ne peuvent être éradiquées. Aussi prétendent-ils vouloir une enquête alors qu’ils affirment déjà avoir toutes les réponses.

 

Les allégations à l’effet que le gouvernement syrien aurait eu recours aux armes chimiques dans la banlieue de Ghouta défient toute logique. Pourquoi le gouvernement syrien aurait-il eu, sans raison, recours à des armes chimiques dans une région qui est sous son contrôle et pourquoi se tirerait-il ainsi dans le pied en offrant aux États-Unis et à leurs alliés un prétexte pour intervenir ? Et que dire du choix de la date pour agir ainsi ? L’administration Obama voudrait nous faire croire que le gouvernement syrien aurait choisi la journée-même où les inspecteurs des Nations unies sont arrivés à Damas. Même la British Broadcasting Corporation a avoué que cette situation était pour le moins étrange. Le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient Jeremy Brown a lui-même soulevé qu’il était tout de même curieux que le gouvernement syrien ait eu recours à de telles armes au moment de la visite des inspecteurs de l’ONU, et à un moment où l’armée mène l’offensive dans la région de Damas.

 

Les États-Unis accusent le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques, mais les porte-parole étasuniens ont une longue tradition d’avoir recours aux mensonges pour déclencher des guerres contre d’autres pays. C’est le modus operandi constant des États-Unis, depuis le Vietnam jusqu’à la Yougoslavie, de l’Irak jusqu’à la Libye.

Ce n’est pas la Syrie qui agit à l’encontre de la communauté internationale, mais bien les fauteurs de guerre de Washington, y compris l’administration Obama.

 

Washington menace d’attaquer la Syrie pour tenter de prolonger les combats en Syrie. Le gouvernement étasunien veut aussi avoir un rôle plus important à jouer dans toutes futures négociations en restaurant le rapport de force entre le gouvernement syrien et les alliés des États-Unis, les insurgés antigouvernementaux, pour faire en sorte que l’armée syrienne soit ébranlée et pour ainsi stopper son offensive victorieuse contre l’insurrection. Que les États-Unis veuillent ou non affaiblir Damas en faveur des insurgés, il est certain qu’ils veulent tout au moins rétablir un équilibre tout en portant un important coup au gouvernement syrien avant la tenue d’une négociation finale.

 

La « R2P » - la responsabilité de protéger - doit maintenant faire place à une nouvelle « R2P » - la « responsabilité de prévenir la guerre ».

 

 

Mahdi Darius Nazemroaya
Russia Today, 5 septembre 2013.

Traduction : LML (10.09.2013) :
http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2013/Q43135.HTM#5

 

 

Source : Silvaicattori.net

 

http://www.michelcollon.info/Le-prince-Bandar-est-il-derriere.html

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Le prince Bandar est-il derrière les attaques chimiques en Syrie ?

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le prince Bandar est-il derrière les

attaques chimiques en Syrie ?

Aucune des allégations des États-Unis au sujet de ce qui s’est passé en Syrie n’a de sens. Nous sommes appelés à croire à une histoire illogique, alors qu’il est beaucoup plus probable que ce soit Israël et l’Arabie saoudite qui ont permis à l’administration Obama de menacer la Syrie de guerre.

Le rapport de renseignement sur la Syrie préparé par l’administration Obama n’est qu’une reprise de ce qui s’est passé en Irak. « Beaucoup de choses ne sont pas dites clairement » dans le document de quatre pages, selon Richard Guthrie, l’ancien directeur du projet sur les guerres chimiques et biologiques mené par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Une des soi-disant pièces à conviction serait la présumée interception des communications du gouvernement syrien, mais aucune transcription n’a été présentée comme preuve.

 

Il en va de même pour les discours de l’administration Obama qui font tout sauf confirmer de façon irréfutable ce qui s’est vraiment passé. Rien n’est confirmé de façon catégorique dans le rapport de renseignement. Ce document officiel a toutes les allures d’une thèse superficielle produite par un étudiant collégial ou universitaire, rédigé par quelqu’un qui jongle avec les mots plutôt que par de véritables experts en la matière.

 

Le rapport tourne en rond, se fiant à des réseaux sociaux qu’on ne nomme pas et à des racontars en tant que preuves et données. Sans transparence, il affirme qu’ « il y a des comptes rendus de la part de personnel médical international et syrien, des vidéos, des témoignages, des milliers de rapports provenant des médias sociaux d’au moins douze endroits différents dans la région de Damas, des comptes rendus de journalistes et des rapports provenant d’organisations non-gouvernementales ».

 

On a fort à parier que ces sources sans nom sont en réalité des insurgés financés internationalement, les médias israéliens, les médias saoudiens, l’Observatoire syrien pour les droits de la personne (qui a dans ses rangs ceux qui militent avec les rebelles et qui considèrent que l’Arabie saoudite est un modèle de la démocratie) ainsi que l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. Il s’agit des mêmes sources qui appuient depuis le début l’insurrection et qui favorisent un changement de régime et une intervention militaire en Syrie.

Qui plus est, une des principales sources de renseignement et d’interception des communications devant servir de preuve probante est nulle autre qu’Israël, pays notoire pour son recours à la manipulation et la falsification de preuves.

 

Le rapport de renseignement des États-Unis prétend aussi avoir eu connaissance des plans d’une attaque d’armes chimiques plusieurs jours avant que celle-ci ne se produise. Un spécialiste en matière d’armes chimiques, Jean Pascal Zanders, chargé de recherche principal à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne, pose la question : pourquoi le gouvernement étasunien n’a-t-il donc pas alerté le monde entier du danger imminent d’une attaque chimique ?

 

Une conspiration Israélo-saoudienne ?

Les forces antigouvernementales combattant en Syrie et supportées par les États-Unis ont un lien définitif avec les armes chimiques. Et pourtant, Obama et cie ne disent rien.

En dépit des accusations portées par les forces antigouvernementales à l’effet que l’armée syrienne aurait lancé une attaque d’armes chimiques contre Homs à Noël, en décembre 2012 CNN rapportait que l’armée étasunienne entraînait des combattants antigouvernementaux dans la sécurisation et la manipulation d’armes chimiques. Portant le nom de Destructive Wind Chemical Battalion, les insurgés ont même menacé d’avoir recours aux gaz neurotoxiques et ont lancé une vidéo où ils tuent des lapins et disent que c’est le sort qui pourrait être réservé à la Syrie.

 

Selon le quotidien français Le Figaro, deux brigades de combattants antigouvernementaux formées par la CIA, les Israéliens, les Saoudiens et les Jordaniens, auraient traversé en Syrie par les frontières du Royaume hachémite de Jordanie pour donner l’assaut, les 17 et 19 août 2013. Les États-Unis ont sans doute investi grandement dans l’entraînement des deux brigades antigouvernementales. Si c’est le cas, certains pourraient spéculer que leur défaite aurait été le signal d’une attaque chimique à Damas, un plan B, en quelque sorte.

 

La question se pose : comment ces combattants ont-ils eu accès à des armes chimiques ? Plusieurs indices pointent vers l’Arabie saoudite. Selon le journal britannique Independent, c’est le prince Bandar de l’Arabie saoudite qui aurait le premier « alerté les alliés occidentaux du recours présumé du régime syrien au sarin en février 2013 ». La Turquie aurait arrêté des militants syriens sur son territoire avec du sarin que ces terroristes devaient utiliser en Syrie même. Le 22 juillet, les insurgés devaient aussi prendre d’assaut Al-Assal et tuer tout témoin pour dissimuler leurs actes.

 

Un rapport signé Yahya Ababneh et auquel a contribué Dale Gavlak contient le témoignage de personnes qui disent que « certains rebelles ont reçu des armes chimiques via le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables d’avoir mené des attaques aux gaz ».

Le rapport du Mint Press News contribue grandement à cette histoire, contredisant de plein fouet les prétentions du gouvernement étasunien. Une insurgée y est citée et des liens sont faits qui impliquent clairement l’Arabie saoudite. Elle dit que ceux qui les ont fournis en armes « ne leur ont pas expliqué à quoi ces armes servaient ni comment s’en servir » et qu’eux ne savaient pas « qu’il s’agissait d’armes chimiques ». « Lorsque le prince Bandar offre de telles armes au peuple, il doit d’abord les offrir à ceux qui savent comment les manipuler et s’en servir », aurait-elle dit.

 

Le rapport met en relief un autre lien saoudien : « Abdel-Moneim a dit que son fils ainsi que douze autres rebelles avaient été tués dans un tunnel devant stocker des armes fournies par un militant saoudien, dont le nom serait Abu Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combattants. Le père a décrit les armes comme étant d’une « structure tubulaire » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bombonnes de gaz ».

 

Ainsi, il semblerait que les Saoudiens aient facilité l’attaque chimique tandis que les Israéliens auraient camouflé leur intention de déclencher une guerre généralisée, ou du moins de faciliter une campagne de bombardement contre Damas. Israël et l’Arabie saoudite ont assisté l’administration Obama à menacer la Syrie de guerre.

 

Obama cherche à changer le rapport de force en Syrie

Le discours moralisateur provenant de Washington relève du cirque et est ignoble. L’hypocrisie du gouvernement étasunien est sans bornes. Celui-ci condamne l’armée syrienne parce qu’il aurait recours aux bombes à fragmentation tandis que les États-Unis vendent massivement de telles bombes à l’Arabie saoudite.

 

Si les inspecteurs de l’ONU sont entrés en Syrie, c’est d’abord à l’invitation du gouvernement de Damas. Le gouvernement syrien avait informé l’ONU depuis des semaines que les milices antigouvernementales tentaient d’avoir recours aux armes chimiques après qu’elles eurent pris contrôle d’une usine de chlore à l’est d’Aleppo. En guise de prévention, l’armée syrienne a depuis concentré toutes ses armes chimiques dans des complexes bien protégés afin que les forces antigouvernementales ne puissent y avoir accès.

 

Pourtant, les insurgés ont lancé une attaque aux armes chimiques contre les forces du gouvernement syrien à Khan Al-Assal le 19 mars 2013. Déformant totalement la vérité, les insurgés et leurs supporteurs étrangers, y compris le gouvernement des États-Unis, tentent de tenir le gouvernement syrien responsable des attaques chimiques, allégations qui ont été réfutées en mai par l’enquêteur de l’ONU, Carla Del Ponte, après un travail d’enquête intensif.

 

Au sujet de l’attaque présumée du mois d’août, l’administration Obama ment et se contredit depuis des jours. Ses porte-parole disent que les traces d’armes chimiques ne peuvent être éliminées mais que tout de même le gouvernement syrien aurait réussi à détruire des preuves qui ne peuvent être éradiquées. Aussi prétendent-ils vouloir une enquête alors qu’ils affirment déjà avoir toutes les réponses.

 

Les allégations à l’effet que le gouvernement syrien aurait eu recours aux armes chimiques dans la banlieue de Ghouta défient toute logique. Pourquoi le gouvernement syrien aurait-il eu, sans raison, recours à des armes chimiques dans une région qui est sous son contrôle et pourquoi se tirerait-il ainsi dans le pied en offrant aux États-Unis et à leurs alliés un prétexte pour intervenir ? Et que dire du choix de la date pour agir ainsi ? L’administration Obama voudrait nous faire croire que le gouvernement syrien aurait choisi la journée-même où les inspecteurs des Nations unies sont arrivés à Damas. Même la British Broadcasting Corporation a avoué que cette situation était pour le moins étrange. Le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient Jeremy Brown a lui-même soulevé qu’il était tout de même curieux que le gouvernement syrien ait eu recours à de telles armes au moment de la visite des inspecteurs de l’ONU, et à un moment où l’armée mène l’offensive dans la région de Damas.

 

Les États-Unis accusent le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques, mais les porte-parole étasuniens ont une longue tradition d’avoir recours aux mensonges pour déclencher des guerres contre d’autres pays. C’est le modus operandi constant des États-Unis, depuis le Vietnam jusqu’à la Yougoslavie, de l’Irak jusqu’à la Libye.

Ce n’est pas la Syrie qui agit à l’encontre de la communauté internationale, mais bien les fauteurs de guerre de Washington, y compris l’administration Obama.

 

Washington menace d’attaquer la Syrie pour tenter de prolonger les combats en Syrie. Le gouvernement étasunien veut aussi avoir un rôle plus important à jouer dans toutes futures négociations en restaurant le rapport de force entre le gouvernement syrien et les alliés des États-Unis, les insurgés antigouvernementaux, pour faire en sorte que l’armée syrienne soit ébranlée et pour ainsi stopper son offensive victorieuse contre l’insurrection. Que les États-Unis veuillent ou non affaiblir Damas en faveur des insurgés, il est certain qu’ils veulent tout au moins rétablir un équilibre tout en portant un important coup au gouvernement syrien avant la tenue d’une négociation finale.

 

La « R2P » - la responsabilité de protéger - doit maintenant faire place à une nouvelle « R2P » - la « responsabilité de prévenir la guerre ».

 

Source : Silvaicattori.net

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Guerre et paix en Méditerranée orientale...Une analyse du Parti communiste libanais.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Mercredi 18 septembre 2013 

TEXTE REPRIS SUR
BANDERA ROSSA 

 

    Guerre et paix

   en Méditerranée orientale

   et au Moyen-Orient "

 

une analyse du secrétaire-général du PC libanais

 


pclibdrapeau



Intervention de D. Khaled HADADAH,

secrétaire-général du Parti communiste libanais,

à la Fête d'Avante le 6 septembre

reprise par  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La crise structurelle dans laquelle le capitalisme mondial est plongé depuis plus d’une décennie, 2012 plus précisément, fut l’une des plus meurtrières mais aussi des plus importantes pour le Monde arabe et le Moyen Orient. En effet, durant cette décennie, les guerres impérialistes (israéliennes comprises) en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Liban et en Palestine ont fait des millions de morts et des dizaines de millions de handicapés, de déplacés forcés, sans oublier les destructions de villes et d’infrastructures ; mais, en même temps, cette période fut celle des soulèvements populaires en Egypte, Tunisie mais aussi dans tout le Golfe arabique contre des systèmes oligarchiques totalitaires et des dictatures qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale avait pressuré les peuples au nom d’une économie de rente et de l’inféodation complète à l’impérialisme, en particulier l’impérialisme étasunien.

 

Cette économie de rente est basée essentiellement sur le pétrole et le gaz, les deux sources d’énergie les plus utilisées actuellement et, il faut dire que pour notre malheur, le sol du Monde arabe et les eaux de la Méditerranée orientale recèlent de ces richesses énergétiques. De même, le Canal de Suez, qui constituait la route principale de ces denrées précieuses, est doublé aujourd’hui, et à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique, par une seconde route que se disputent les Etats-Unis et la Russie, à savoir la route qui peut acheminer le pétrole russe et celui des ex Républiques soviétiques vers l’Europe pour laquelle Washington, aidé par son allié turc, a fait déjà de nombreuses guerres, tant en Tchétchénie qu’entre la Géorgie et l’Ossétie et, aujourd’hui, en Syrie et de nouveau, peut-être, au Liban et dans les territoires palestiniens occupés.

 

Dans ce but, les Etats-Unis, depuis la présidence de Georges Bush-père, n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont remis à jour un ancien projet du secrétaire d’Etat Henri Kissinger sous le nom du « Grand Moyen Orient » qui devint, quelques années plus tard, en 2006 et au moment où les armées israéliennes bombardaient le Liban, le « Nouveau Moyen Orient » qui – comme nous l’avait alors précisé Condoleeza Rice – ne pouvait qu’être enfanté dans la douleur de notre peuple. Ce projet se base sur l’utilisation des divisions intestines, surtout religieuses et confessionnelles, afin d’imploser le Monde arabe en mini Etats se faisant la guerre et facilitant le vol des richesses arabes.


De plus, et à cause de l’échec de cette guerre contre la Resistance libanaise, il fallait redonner du tonus à Israël, en tant que fer de lance impérialiste dans la région, mais aussi détruire la dernière armée arabe qui reste en marge du plan impérialiste, celle de la Syrie. Pour ce faire, un nouveau projet est mis en place : la transformation d’Israël en l’Etat des juifs dans le monde et la liquidation de la cause palestinienne, à partir de la liquidation de la Résolution 194 des Nation-Unies stipulant le droit au retour des refugiés palestiniens et la récupération de leurs terres. Projet renforcé par la tentative de mettre en place, avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar, un mouvement islamiste à la tête des pays arabes qui tentent de s’émanciper de la double tutelle des impérialistes et de la bourgeoisie locale qui lui est inféodée.

 

Donc, la phase actuelle de la guerre au Moyen Orient a un quadruple objectif :


-Le premier est de finir la deuxième phase  du projet « Le Nouveau Moyen Orient », c’est-à-dire l’effritement de la Syrie et du Liban.

-Le second est de liquider la cause palestinienne.

-Le troisième est de reprendre en main la situation en Egypte et de remettre en place les Frères musulmans, faisant ainsi de l’Egypte, après la Turquie et le Pakistan, le troisième Etat du Moyen Orient basé sur une dictature militaro-musulmane sunnite et pouvant contenir l’élargissement militaro-musulman chiite de l’Iran qui doit être contenu, selon les dires de l’administration étasunienne, avant de pouvoir rayonner dans beaucoup de pays arabes, surtout que l’exemple de ce qui se passe actuellement en Irak ne laisse présager rien de bon pour Washington et ses « amis » dans la région.

-Quant au quatrième, et partant de tout cela, il vise à empêcher la Russie de devenir le chef de file d’un second pôle international qui pourrait exiger « sa part » dans la nouvelle répartition du monde, à la suite de l’échec durant les dernières 23 années de la politique hégémonique de l’impérialisme étasunien sur la planète.

Aujourd’hui, la Méditerranée orientale, comme le Golfe arabique il y a dix ans, est transformée en un arsenal où les navires de guerre pullulent et où la plus petite déflagration peut aboutir à une nouvelle guerre mondiale… sans oublier pour autant la contamination aux armes chimiques et nucléaires. Et les risques de la guerre augmentent chaque jour, à vue d’œil.

L’humanité est menacée dans son existence même. Toute l’humanité et non seulement les peuples de notre région ; et tout cela, pour permettre à une infime minorité de garder ses intérêts et de fructifier ses gains.


Il y a presque cent ans, la première guerre mondiale, issue d’une autre crise capitaliste, avait dévasté le monde, bientôt suivie par la montée du nazisme et du fascisme qui détruisit la planète.

A nouveau, les peuples sont confrontés au même fléau. Et, tandis que des gouvernements trouvent normal de tuer 100 000 personnes et plus en Syrie et se rebiffent seulement quand il s’agit d’armes chimiques, tandis qu’ils croient et tentent de faire croire à leurs peuples, une fois de plus après la Bosnie et l’Irak, qu’ils n’ont rien à voir avec le terrorisme et que ce sont les seuls petits dictateurs (qu’ils avaient épaulés pendant un très long temps) sont les seuls coupables, ce sont les masses populaires qui vont en pâtir : morts et destructions, d’une part, chômage et marginalisation, d’autre part.

Le seul moyen d’en finir avec la racaille impérialiste est que la classe ouvrière internationale, que les peuples de la planète s’unissent pour stopper l’avancée impérialiste et pour prendre en main leur sort. Une société sans discrimination ni exploitation, une société sans guerre est à construire. En attendant, tous les moyens doivent être utilisés pour empêcher la guerre. La rue est à nous.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-guerre-et-paix-en-mediterranee-orientale-une-analyse-du-parti-communiste-libanais-120117624.html

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La scandaleuse malhonnêteté de la presse française.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

La scandaleuse malhonnêteté de la presse française

La tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times et son traitement par la presse française.

1. La tribune

Ce mercredi 11 septembre 2013, le président russe Vladimir Poutine s'est adressé directement à l'opinion publique américaine dans une tribune publiée dans le célèbre New York Times. En voici tout d'abord le contenu traduit en français dans son intégralité :

Les récents événements en Syrie m’ont poussé à m’adresser directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos deux sociétés.

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions adversaires pendant la Guerre froide. Mais nous avons aussi êtes alliés une fois : nous avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation internationale universelle – l’Organisation des nations unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des nations unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient être prises par consensus, avec le consentement de l’Amérique et aussi des membres permanents du Conseil de sécurité, cela a été inscrit dans la Charte des Nations unies. C’est cette profonde sagesse qui a permis la stabilité des relations internationales depuis des décennies.

Personne ne souhaite que l’Organisation des nations unies ne subisse le même sort que la Société des nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait une véritable force. Cela pourrait se produire si des pays influents contournent les Nations unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

L’éventuelle attaque des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par plus de victimes innocentes et par la propagation du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmentera la violence et déclenchera une nouvelle vague de terrorisme. Il pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il pourrait ébranler l’ensemble du système qui régit le droit international.

La Syrie n’est pas l’objet d’une bataille pour la démocratie, mais d’un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition, dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques défenseurs de la démocratie en Syrie. Mais il y a bien plus de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le département d’État des États-Unis a désigné les rebelles du Front al-Nosra, membre de l’organisation de « l’État islamique en Irak et au Levant », comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par des armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Des mercenaires venus de pays arabes luttent là-bas, et des centaines d’autres proviennent des pays occidentaux et même de la Russie. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie ? Après s’être battus en Libye, les extrémistes sont allés au Mali. Cela constitue une menace pour nous tous.

Depuis toujours, la Russie a prôné un dialogue qui permettrait aux Syriens d’instaurer un compromis menant à un avenir pacifique. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et croire en la sauvegarde de l’ordre dans un monde complexe et turbulent car aujourd’hui cela reste l’une des rares façons de préserver les relations internationales et d’éviter de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non.

Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée arabe syrienne, mais par les forces de l’opposition, afin de provoquer, en leur faveur, l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers. Les rapports que des fondamentalistes se préparent à une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire des États-Unis dans les conflits internes de pays étrangers est devenue monnaie courante. Est-ce dans l’intérêt à long terme de l’Amérique ? J’en doute. Des millions de personnes de part le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais plutôt comme ceux qui s’appuient uniquement sur la force brute, échafaudent des coalitions réunies sous le slogan « vous êtes avec nous ou contre nous ».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est déstabilisé, et personne ne peut dire ce qui se passera une fois que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, nombreux sont ceux qui établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement répète les erreurs du passé.

Que ce soit avec des frappes chirurgicales ou en utilisant des armes sophistiquées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas vous appuyer sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Alors que nous devrions renforcer la non-prolifération, elle s’érode.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et nous devons reprendre le chemin vers un règlement diplomatique et politique civilisé.

Une nouvelle possibilité d’éviter une action militaire a émergé ces derniers jours. Les États-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international en vue d’une destruction ultérieure. À en juger par les déclarations du président Obama, les États-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu en juin dernier à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord, et orienter le débat vers la négociation.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer les relations internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera une réussite commune qui ouvrira la porte à une coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Mais je serais plutôt en désaccord avec l’affirmation qu’il a faite sur « l’exception américaine », affirmant que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel. » Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation.

Il y a des grands pays et des petits pays, riches ou pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux qui ont encore à trouver leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques sont différentes aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir Vladimirovitch Poutine,

Président de la fédération de Russie.

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Il s'agit d'un texte plutôt bien senti dans lequel Poutine appelle à la paix, à la recherche d'une solution diplomatique, et au respect du droit international.

 

2. Son traitement par la presse française

Ce n'est pas là l'article d'un journaliste lambda. Alors que s'annonce ce qui nous est présenté comme un conflit majeur, il s'agit de la voix du président de la russie, la deuxième puissance militaire au monde. Et pourtant, AUCUN grand titre de la presse française n'a jugé bon de la publier. Voici un rapide tour d'horizon :

- Le Monde titre : "Poutine met en garde Obama avant la rencontre américano-russe à Genève" sans toutefois publier le contenu de cette mise en garde.

- 20 Minutes titre : "Syrie : Une tribune de Poutine dans le « New York Times » met les lecteurs en colère" sans non plus diffuser l'objet de la colère.

- Les échos titre : "Syrie : Poutine charge Obama dans le «  New York Times  »" mais n'en diffuse toujours pas le texte.

- Metronews va plus loin et titre : "Syrie : Poutine menace dans le New York Times". Menace, rien que ça. Mais il faut les croire sur parole, on ne pourra pas en lire le contenu.

- Euronews titre plus sobrement : "Syrie : tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times". Malheureusement la tribune en question n'y est pas plus publiée.

- L'Express titre : "Syrie : comment le New York Times a publié la tribune de Poutine". Et évidemment, ne publie pas le texte.

- Le Point titre : "États-Unis : une tribune de Poutine dans le "New York Times" fait des vagues". Toujours pas de tribune.

- Le Figaro titre : "Syrie : Poutine met en garde Washington". Pas de tribune non plus.

Je vais arrêter là, bien sur vous aurez deviné que des sites comme ceux de TF1 et ou France Télévisions n'ont pas échappé à la règle.

 

3. Finalement ?

Après une recherche rapide sur google, c'est finalement sur un site dont j'ignorais jusqu'alors l'existence que j'ai trouvé l'intégralité traduite de la tribune de Vladimir Poutine. Ce site s'appelle Ragemag. Il est intéressant de voir toutes les précautions que ce journali en ligne a pensé bonnes de prendre avant de publier un tel texte :

Nous avons pris la liberté de traduire intégralement cette adresse du président russe au peuple américain tout comme nous avions décidé de traduire la lettre de Manning à Obama, car nous pensons qu’il est nécessaire que les citoyens français aient le plus d’informations possibles au sujet du conflit syrien, si complexe. Bien que nous considérons que cette traduction relève de notre devoir d’informer, nous sommes bien évidemment disposés à la retirer sur demande des ayants droit.

Que le New York Times ait accueilli une tribune de Vladimir Poutine ne signifie en aucun cas que le quotidien de référence américain soutient la politique intérieure et les positions internationales du gouvernement russe. Il en est évidemment de même concernant RAGEMAG, la publication de cette traduction intégrale ne visant qu’à informer le lectorat français, notre pays étant hautement concerné par cette question. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons à aucun moment omettre ou oublier les nombreuses ombres qui planent actuellement sur la Russie, à commencer par les violations des droits de l’Homme, le climat et les lois homophobes, l’oppression de certaines minorités et le bâillonnement de la presse.

En effet, chers lecteurs, vous allez lire un texte mais ne devez surtout pas en croire un traitre mot.

Je dois également souligner que le site d'Alain Soral, Egalité&Réconciliation a publié le texte dans son intégralité et sans préambule.

Enfin, la presse belge a également diffusé un article intéressant sur les réponses de la diplomatie américaine à cette fameuse tribune. Je vous invite vivement à lire ce dernier article.

Je n'ai pas voulu donner un ton trop polémique à cet article, hormis le titre, mais je suis profondément scandalisé par la flagrante malhonnêteté de la presse française. J'espère que mon papier trouvera un écho et que la parole de Poutine sera connue du plus grand nombre.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-scandaleuse-malhonnetete-de-la-140970

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Syrie : l'offre d'alliance saoudienne à Israël !!!

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : l'offre d'alliance saoudienne à Israël!!

 

IRIB-selon le journal syrien Tashrin, une rencontre secrète vient d'avoir lieu à Rome entre les israéliens et les saoudiens

en présence de trois membres de la coalition des opposants syriens . " la rencontre a eu lieu à l'instigation de la partie saoudienne, particulièrement déçue de ce que les Etats Unis aient choisi de reporter "la destruction totale de la Syrie". selon le journal, " l'hostilité des saoudiens contre la Syrie, leur implication dans la mort des dizaines de milliers de syriens ne sont secret pour personne. ce qui est nouveau en revanche c'est l'alliance de plus en plus visible entre Israël et l'Arabie saoudite contre la Syrie. il faut également tenir en compte la provocation des groupes terroristes par l'axe Tel-Aviv/Riyad qui ainsi que l'a annoncé à demi mot Kerry, pourraient très bien faire échouer les efforts de paix et fournir au camps de la guerre le prétexte nécessaire à une action militaire d'envergure contre la Syrie " " Trois membres de la coalition de Doha prenaient par à cette réunion qui s'est déroulée en présence de hauts responsables sécuritaires et politiques saoudiens et israéliens" Mais quel a été le message que les saoudiens cherchaient à transmettre? Selon le journal qui cite les sources proches du Hezbollah "les Saoudiens auraient affirmé à Israël qu'ils contrôlaient 70% des extrémistes qui combattent Assad et son régime et que ces forces opéraient sur ordre direct du centre de commandement saoudien dirigé par Salman Ben Sultan , fraichement nommé vice ministre de la défense. ... les saoudiens auraient également assuré les israéliens de leur volonté de contrôler les frontières syro israéliennes de façon à ce que les takfiris  ne s'infiltrent jamais en Israël. les assurances saoudiennes seraient également allées vers le Liban où Riyad veut faire tout pour que le hezbollah ne puisse attaquer Israël (!!!) en cas d'un renversement du régime Assad" Selon ces sources, " la délégation israélienne aurait affirmé au cours de cette réunion que l'attaque militaire contre la Syrie dont tout le monde parle aujourd'hui est presque hors du contrôle de toutes les parties et que la balle est désormais dans le camp russo- américain . les israéliens auraient fait aussi remarquer que depuis l'entrée en scène des russes, il est difficile de prendre l'initiative en matière d'armement chimiques syriens et que le sort du dossier syrien se décidera par les russes et les américains" " Les israéliens auraient aussi assuré Riyad du maintien de l'aide israélienne aux rebelles qui se traduit à l'heure qu'il est, par l’évacuation de leurs blessés vers les hôpitaux d’Israël  . les israéliens auraient aussi promis de poursuivre leur soutien dans le domaine de renseignement  aux rebelles » . La presse arabe s’est intéressée à cette information et le journal Al Watan,  qui parait à Amman y voit une « tentative destinée à relancer l’idée de l’intervention militaire en Syrie ». «  ces parties qui rêvent du démembrement et de la destruction syrienne , n’hésitent pas à commettre les pires atrocités contre les civils syriens et ils n’hésiterait pas non plus à utiliser la substance chimique contre eux , comme ils l’ont fait à Khan Assal ou à rif de Damas » «  ces parties cherchent d’une part à piller les richesses de la Syrie et à la vider de ses forces vives et de l’autre à jouer le rôle de mercenaire des puissances impérialistes et en ce sens elles n’hésitent pas à faire appel à l’ennemi du peuple palestinien c'est-à-dire Israël»   


LEMONDE.FR

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La Bulgarie, en « première ligne de front » pour l’accueil des réfugiés syriens.

16 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Osservatorio Balcani e Caucaso

La Bulgarie, en « première ligne de front » pour l’accueil des réfugiés syriens

Traduit par Jad
 
Sur la Toile :

Mise en ligne : samedi 14 septembre 2013.
Chaque jour, venant de Turquie, des dizaines de réfugiés syriens fuyant la guerre franchissent les frontières de la Bulgarie. Sofia assure que ses capacités d’accueil sont déjà saturées, et attend plus de solidarité européenne. 500 réfugiés ont été installés dans le « centre de transit » de Pastrogor, près des frontières de la Grèce et de la Turquie. Témoignages et reportage sur les terribles conditions de vie dans cet « angle mort » de l’Union européenne.

Par Francesco Martino

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Le centre de Pastrogor

« Yasser, comme Yasser Arafat ? – Yasser, comme quelqu’un qui cherche un peu de paix sur cette terre ». Des pas résonnent sur la place centrale de Svilengrad, immense et vide, à quelques kilomètres des frontières avec la Turquie et la Grèce, noyée dans l’intense lumière d’une après-midi encore chaude de septembre.


Retrouvez notre dossier :
Les Balkans et la guerre en Syrie 


« La première fois que je suis venu en Bulgarie, en 2008, nous avions participé à un festival folklorique à Pernik. C’était beau. Je m’étais dit alors que j’aimerais bien vivre dans ce pays. Je ne me doutais pas que j’allais y revenir pour fuir un cauchemar et me retrouver dans cette impasse ». Yasser est un Palestinien de Syrie, âgé de 31 ans, danseur professionnel. Il habitait un village proche de Damas. Il s’est enfui quand il a vu ses amis tomber dans les rues, sous les balles des snipers. Il s’est d’abord enfui en Turquie, puis il est passé en Bulgarie, en payant, comme tous les réfugiés, 600 dollars à un trafiquant qui s’est contenté de lui indiquer le chemin à prendre à travers les fourrés.

« On m’a pris, on m’a battu, et on m’a installé dans le camp de Lyubimets. Officiellement, c’est un ‘centre fermé’. En fait, c’est une prison. Il est interdit d’avoir un téléphone portable avec un appareil photo. Ils ne veulent pas que le monde connaisse les conditions qui prévalent à l’intérieur. Et le seul crime commis par ceux qui s’y trouvent est d’avoir voulu sauver leur peau », ajoute-t-il.

« La Syrie est morte. Il n’y a plus de Syrie ». Agir parle d’une voix tranquille, mais sur un ton qui n’admet pas la réplique. Il a 19 ans, il est arrivé en Bulgarie avec toute sa famille, son père, sa mère, et ses six frères et sœurs. Il vient de Qamishli, dans la région kurde du nord-est de la Syrie, juste à côté de la frontière turque. « Dans cette ville, nous sommes tous Kurdes », rappelle-t-il à plusieurs reprises. Il a étudié à Alep, puis s’est réfugié un an à Erbil, dans le Kurdistan irakien, où il travaillait dans un petit commerce. « Même là-bas, les Kurdes de Syrie ne sont pas les bienvenus », assure-t-il toutefois.

« Si l’armée d’Assad te prend, ils te fusillent parce que tu es Kurde. Et si tu veux pas combattre contre le régime, les rebelles te tuent parce qu’ils te considèrent comme un traître. Ce n’est plus possible de vivre en Syrie – je ne sais pas si nous pourrons y revenir un jour ». À Qamishli, la famille a abandonné sa maison, mais aussi « trois commerces, tous plus grands que des supermarchés », raconte Agir. « Mon père n’ose même pas pousser un soupir, ma mère s’interdit de pleurer ».

« Ma femme est morte sous mes yeux, durant un bombardement. Mon petit-fils, qui portait mon nom, a aussi été touché. Il avait sept ans. On a retrouvé son corps en lambeaux ». Yahya a 73 ans, il vient d’Alep. Il lui manque le bras gauche, mais je n’ai pas le courage de lui demander s’il l’a perdu durant cette guerre. Il a trois fils installé en Suède. L’un d’eux est revenu pour le faire sortir de Syrie.

Le père et le fils sont parvenus en voiture jusqu’à la ville de Raqqah, dans le nord de la Syrie, puis ils ont réussi à arriver en Bulgarie après avoir traversé la Turquie. A la frontière turco-bulgare, toutefois, ils ont été bloqués : Yahya n’avait pas les documents requis. Le vieil homme a du, lui aussi, passer 16 jours dans le « centre fermé » de Lyubimets. Il attend désormais que les autorités bulgares lui accordent le statut de réfugié. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra reprendre son voyage et arriver enfin en Suède, où l’attendent ses fils. Il n’existe pourtant ni procédure précise ni délais pour répondre à cette demande d’asile. « Je suis seul, je suis vieux, je suis étranger, je ne peux rien faire d’autre qu’attendre », lâche Yayha.

Sofia craint un « raz-de-marée »

Depuis le début de la crise syrienne, la Bulgarie a vu exploser le nombre de réfugiés syriens et de demandeurs d’asile provenant de ce pays ravagé par la guerre civile. Tous arrivent après avoir transité par la Turquie, et presque tous ne voient en la Bulgarie qu’une étape de passage sur leur route vers les pays d’Europe du nord ou de l’ouest. Beaucoup, comme Yahya, ont des parents ou des amis qui les attendent, mais ils doivent d’abord réussir à sortir de l’impasse légale dans laquelle ils se trouvent.

Ces derniers mois, selon les données officielles, leur nombre a brusquement augmenté. Si bien que le gouvernement de Sofia craint un véritable raz-de-marée, bien difficile à gérer avec les faibles ressources du pays. « Depuis le début de l’année, nous enregistrions 400 arrivées par mois, mais en août, nous sommes arrivés à 1.500 personnes », reconnaît le vice-ministre de l’Intérieur Vasil Marinov. « Depuis le début septembre, nous avons déjà compté 550 personnes ». Chaque jour, la police des frontières arrête des dizaines de personnes et, selon les autorités bulgares, les faibles capacités d’accueil du pays sont déjà saturées.

Le pire est pourtant peut-être encore à venir, si la situation militaire continue à se dégrader. Le ministère de la Défense a annoncé la mise à disposition de 26 sites actuellement désaffectés, qui pourraient fournir un abri provisoire à quelque 10.000 personnes. Cependant, « une bonne part des édifices envisagés sont en très mauvais état », explique le ministre Angel Naydenov, précisant que « l’installation des réfugiés ne pourrait avoir lieu qu’après concertation avec les autres ministères, avec les municipalités concernées et la population locale ».

Préoccupée par des scénarii extrêmement coûteux en termes humains, politiques et économiques, Sofia a caressé l’idée de fermer ses frontières, une idée vite abandonnée parce qu’elle serait en contradiction flagrante avec les obligations internationales du pays, notamment avec la Convention de Genève sur les réfugiés, mais aussi parce qu’elle serait très difficilement applicable sur le terrain.

Dans le même temps, Sofia se tourne vers Bruxelles pour obtenir de l’aide. « Nous avons une grand expérience dans la gestion des situations d’urgence, mais nous voudrions recevoir un soutien technique des structures de l’UE qui s’occupe de l’accueil des réfugiés », a déclaré le ministre de l’Intérieur Tsvetlin Yovchev. « La Bulgarie pourrait recevoir des aides économiques directes pour faire face aux défis actuels », a ajouté le ministre, qui a rencontré ces derniers jours la Commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, ainsi que sa collègue en charge de la Coopération internationale et des aides humanitaires, Kristalina Georgieva.

Le 11 septembre, le gouvernement a annoncé qu’il avait libéré en urgence 350 places supplémentaires pour les réfugiés. « Je peux dire que la situation reste sous contrôle, malgré l’urgence », a déclaré le ministre Tsvetlin Yovchev.

Comment vivre à Pastrogor ?

Vue depuis le « centre de transit » de Pastrogor, l’assurance du ministre semble toutefois un peu suspecte. Le centre est situé à six kilomètres au nord de Svilengrad, tout près de la frontière. Son ouverture, en mai 2012, s’est accompagnée de nombreux scandales sur la gestion des fonds, tant européens que bulgares, affectés à ce centre.

Les capacités officielles d’accueil sont de 300 personnes, mais en ce moment, reconnaissent les responsables de la sécurité qui gardent l’entrée du camp – dans lequel nous n’avons pas eu le droit de pénétrer malgré une demande régulièrement déposée – plus de 500 personnes vivent à Pastrogor, dont 150 enfants. 90% d’entre eux viennent de Syrie. « Il n’y a plus de lits, il faut dormir par terre », explique Mohamed, un très jeune homme récemment arrivé d’Alep. « Nous essayons de tendre des couvertures pour conserver un peu d’intimité, mais il y a des chambres où vivent cinq familles ».

Un an après l’ouverture du centre, assurent tant les responsables de la sécurité que les résidents, les conditions de vie dans le centre sont catastrophiques. Les toilettes, se lamentent les femmes, sont pratiquement inutilisables, et des tensions se produisent quand il faut caser de nouveaux venus dans des salles déjà sur-occupées. Une révolte symbolique a même éclaté en juillet dernier à Pastrogor, pour essayer d’attirer l’attention des institutions et de la société bulgare.

Chaque résident reçoit 65 leva par mois (un peu plus de 30 euros) pour assurer sa subsistance. En théorie, une cantine est prévue, mais elle ne fonctionne pas. Le petit magasin du centre pratique des prix bien trop élevés, et tout le monde se plaint de l’unique médecin. Pour les familles qui ont des enfants en bas âge, la situation est dramatique. Trouver du lait en poudre ou des couches relève du défi.

Pastrogor est un centre « ouvert ». Cela signifie que les résidents peuvent sortir librement. Mais pour aller où ? Le plus proche village ne compte que 130 habitants, presque tous des retraités. Il y a une auberge, une petite épicerie, rien de plus. Quelques hommes assis autour d’une table de jardin regardent les informations de la chaîne al-Arabiyya. Ils sont tous Syriens, Kurdes ou Palestiniens de Syrie.

« En Syrie, nous vivions bien, nous avions tout », soupire Mohamed. « Regarde ! Il y a des hommes et des femmes de toutes les communautés du pays, et il n’y a aucun problème entre nous. En Syrie, nous sommes tous comme une seule grande famille – Mais pourquoi la guerre a-t-elle éclaté, alors ? » Mohamed regarde fixement la fumée de sa cigarette qui monte en l’air. Je ne sais pas ». Une discussion éclate en arabe parmi les présents, aussi intense que brève. Puis tous se taisent à nouveau.

Quelques habitants du village se plaignent de la présence des réfugiés, qui voleraient les fruits et les légumes des jardins. « Ils ont plus de droits que nous, qui vivons chez nous, mais qui sommes abandonnés par notre propre pays », nous répètent certains. Il n’y a pourtant pas eu de problèmes sérieux, et les autorités nous montrent les panneaux bilingues, rédigés en arabe. Malgré les apparences, beaucoup d’habitants du village essaient de donner un coup de main, pour venir en aide aux hôtes du centre.

Pour les demandeurs d’asile, l’alternative est d’aller à Svilengrad, où la vie est moins chère et où il est possible, quand l’on dispose d’une tablette ou d’un smartphone, d’essayer de capter des nouvelles du pays en se connectant au wi-fi gratuit des cafés. Pour s’y rendre, il faut cependant faire six kilomètres aller, et autant au retour. Il faut marcher à pied, ou se mettre à plusieurs pour prendre un taxi, qui demande six leva (trois euros), une dépense que tout le monde ne peut pas se permettre.

« Si vous le pouvez », nous dit Doha, par le truchement d’un interprète, « faites savoir que nous avons besoin de vestes, de vêtements chauds. Nous sommes venus de Syrie avec les seuls vêtements que nous portions sur nous. La nuit, il fait déjà frais, et l’hiver va vite arriver ».

Des vies suspendues, un temps entre parenthèses

« Pour ces personnes qui arrivent en Bulgarie pour fuir les conflits et la répression, le plus difficile est de comprendre l’ambiguïté des règles et leur application arbitraire », explique l’avocate Valeria Ilareva, qui travaille depuis dix ans dans le secteur de l’aide aux réfugiés et aux migrants. « Ceux qui traversent la frontière se placent formellement dans l’illégalité. Selon le droit international, toutefois, on ne peut pas sanctionner ceux qui franchissent des limites d’État dans le but de chercher protection. Celle-ci doit être assurée dès l’instant où la demande en est faite », explique l’avocate.

En Bulgarie, cependant, il faut qu’une demande d’asile soit enregistrée par l’Agence pour les réfugiés. Il existe donc une période d’attente, dont la durée est totalement imprévisible et aléatoire, durant laquelle les personnes qui ont présenté une demande d’asile, mais qui n’ont pas encore été enregistrés comme demandeurs d’asile, peuvent être soumises à l’action répressive de l’État.

Lundi 9 septembre, le Procureur général a même envoyé des « renforts » dans les tribunaux régionaux de Hasko et d’Elhovo – les deux juridictions les plus proches de la frontière turque. Les procès pour « franchissement illégal de la frontière » ont augmenté de 75% par rapport à l’an passé. Ils concernent principalement des personnes originaires de Syrie. En ce moment, 117 affaires sont en cours devant le seul tribunal d’Elhovo. Tous ces procès n’ont pourtant aucune base légale, selon le Comité Helsinki bulgare (BHK).

Selon Ilyana Savova, directrice du programme de défense légale des migrants et des réfugiés du Comité, « poursuivre en justice des demandeurs d’asile est contraire à la législation bulgare, cela n’a aucun effet préventif, et n’a donc pour seul résultat concret que d’augmenter de manière artificielle les statistiques sur l’efficacité de la justice ». Généralement, la première condamnation prévoit du sursis, mais les peines de prison deviennent effectives en cas de récidive – et ceux qui étaient venus chercher le salut en Bulgarie se retrouvent derrière les barreaux.

Selon Valeria Ilareva, l’enregistrement comme demandeur d’asile auprès de l’Agence pour les réfugiés est une procédure peu transparente et arbitraire, sans aucun délais prévisible. Ces dernières années, des demandeurs d’asile ont été expulsés alors qu’ils attendaient l’avis définitif de l’Agence. « Beaucoup de mes clients me demandent : que manque-t-il à ma demande ? Et je ne sais pas quoi leur répondre. Il va de soi que des situations totalement arbitraires de ce type créent les conditions idéales pour le développement des pratiques de corruption ».

« Ici, on attend, on attend, mais on attend quoi, au juste ? », demande Yasser, en arpentant les rues vides de Svilengrad. « Nous avons fui un pays où sévit une guerre sans loi, mais ici, où sont les règles ? Si ça continue comme ça, j’essaierai de revenir en Turquie, puis en Syrie. Chez nous, on risque de mourir d’un coup, d’une balle en pleine tête, mais ici, je me sens abandonné de tout et de tous, sans espoir et sans droits. C’est comme mourir à petit feu, jour après jour ».

 

http://balkans.courriers.info/article23198.html

 

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Différents articles du Comité Valmy concernant la Syrie.

15 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

siteon0    

        Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur
        l’interdiction des armes chimiques » - Bachar al-Assad ITV à à Russia 24
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3897

        Appel du Comité Valmy : Hollande et Fabius doivent entendre la volonté de paix du peuple de France envers la Syrie !
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3898

        Ingérence délibérée sous prétexte douteux! - Général (2S) Dominique DELAWARDE
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3894

        Armes chimiques, les vérités cachées sur les arsenaux et sur la Convention - Manlio Dinucci
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3902

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Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques ».

15 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »
Bachar al-Assad ITV à à Russia 24

samedi 14 septembre 2013, par Comité Valmy

 

Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »

 

Par Bachar al-Assad

Entretien accordé par Le Président Bachar Al-Assad à Russia 24

Russia 24 : Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir accordé cet entretien à Russia 24. Pourquoi la Syrie a-t-elle accepté, si vite, l’ « Initiative russe » et donc de soumettre ses armes chimiques au contrôle international ?

 

La Syrie a soumis, il y a plus d’une dizaine d’années, une proposition à l’Organisation des Nations Unies ayant pour but de débarrasser le Moyen-Orient des armes de destruction massive. Ceci parce que c’est une région instable... une « région de guerres » depuis des décennies, voire des siècles... la vider de toutes les armes non conventionnelles contribuerait à la stabiliser. À l’époque, les États-Unis avaient fait obstacle à cette proposition. C’est donc pour nous « un principe » de ne pas croire que les armes de destruction massive au Moyen-Orient soient une chose positive. Nous pensons tout à fait le contraire dans la mesure où nous cherchons depuis toujours la stabilité et la paix. Ceci est le premier aspect.

 

Un deuxième aspect concerne la situation actuelle. Il est indéniable que la Syrie, en tant qu’État, pense avant tout à s’épargner à elle-même et aux pays de la région « une nouvelle folie » que certains partisans des guerres, aux États-Unis, voudraient voir enflammer notre région ; alors que nous payons encore aujourd’hui le prix d’autres guerres menées par les Etats-Unis, tant en Afghanistan si loin de la Syrie qu’en Irak si proche. Nous sommes convaincus que toute guerre menée contre la Syrie sera une guerre dévastatrice qui entrainera la région dans une série de turbulences et de problèmes pour des décennies et, peut-être, pour des générations à venir.

 

Le troisième aspect concerne l’initiative russe elle-même. C’est certainement le plus important et c’est évidemment ce qui nous a conduit à aller dans cette direction. Si cette initiative n’était pas venue de la Russie, la Syrie aurait difficilement pu avancer dans ce sens. Notre relation avec la Russie est « une relation de confiance » qui s’est particulièrement renforcée durant cette crise qui dure depuis bientôt deux ans et demi, au cours desquels elle a prouvé sa capacité à comprendre ce qui se passe dans la région, sa crédibilité, et aussi qu’elle est une grande puissance sur laquelle on peut compter...

 

Telles sont les raisons qui ont poussé la Syrie à travailler en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »

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Russia 24 : Cependant, le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry ont déclaré que la Syrie n’avait accepté cette initiative et donc la soumission de ses armes chimiques à un contrôle international qu’en raison de la menace de frappes aériennes. Est-ce vrai ?

 

Si nous revenions quelques semaines en arrière, avant cette dernière menace de frappes aériennes... Les menaces des USA ne tournaient pas autour de ce « désarmement », mais plutôt autour d’une frappe dirigée contre la Syrie dans un contexte d’allégations, répandues par l’administration US, à propos de l’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta de Damas. Non ce n’est pas vrai de dire que les USA nous menaçaient pour que nous abandonnions nos armes chimiques. Ce qui est vrai est qu’ils ne se sont saisis de ce sujet qu’après le dernier G20 qui s’est réuni à Moscou, pas avant.

 

Je répète donc ce que je viens de dire. Ce qui nous a amené à avancer dans ce sens c’est l’initiative russe, elle-même, et les discussions que nous avons eues avec les responsables russes sur ce sujet. Je tiens à souligner une fois encore que si cette initiative n’était pas venue de la Russie, il aurait été absolument impossible de discuter de ce sujet avec n’importe quel autre pays.

 

Tout ceci est une sorte de propagande voulue par les USA, parce que Kerry, son administration, et peut-être même Obama veulent toujours apparaître tel le vainqueur qui menace et qui obtient... Mais peu nous importe, car la question fondamentale dans cette affaire porte sur les convictions de la Syrie et le rôle de la Russie.

 

Russia 24 : Nous avons appris, hier soir, que la Russie avait informé les USA sur les étapes nécessaires à l’application du projet de mise sous contrôle international des armes chimiques. Voudriez-vous nous parler des procédures envisagées et dont vous avez certainement discutées ?

 

Certainement. Dans les prochains jours, la Syrie adressera les courriers et documents techniques, nécessaires à la signature de l’accord, aux Nations Unies et à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». L’accord comprend plusieurs aspects dont l’interdiction de fabrication, de stockage et évidemment d’utilisation... Je crois qu’une fois la Convention signée elle ne prendra effet qu’environ un mois plus tard. La Syrie devra alors fournir l’inventaire de ses stocks à l’Organisation... Il s’agit d’un ensemble de procédures routinières que nous allons suivre.

 

Mais, il doit être clair pour tous que ceci ne se fera pas à sens unique. Il n’est pas question de se dire : « la Syrie a signé... la Syrie s’est exécutée... l’affaire est terminée ! ». La question est nécessairement à double sens et dépend en premier lieu des USA, qui devront abandonner leurs politiques agressives envers la Syrie et répondre aux conditions de l’initiative russe. Lorsque nous constaterons que les Etats-Unis se sont vraiment orientés dans la direction de la stabilité de cette région, lorsqu’ils auront cessé de menacer et d’œuvrer pour la guerre et même d’envoyer des armes aux terroristes ; nous pourrons envisager d’aller jusqu’au bout des procédures et vers la phase finale de l’accord.

 

Ce n’est donc pas une action à sens unique ! En même temps, le rôle principal reviendra à l’État russe, parce qu’il n’y aucune confiance ni aucun contact entre nous et les USA. La Russie est actuellement le seul pays capable de tenir ce rôle.

 

Russia 24 : Si l’initiative russe est finalement adoptée, quelle sera la représentation internationale que la République arabe syrienne acceptera comme observatrice, étant donné que la situation n’est pas classique ?

 

Nous pensons qu’il est logique que ce rôle revienne à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». Elle seule en a les compétences et les experts en la matière, et c’est elle qui supervise l’application de cette Convention dans tous les pays du monde.

 

Russia 24 : Mais nous savons tous qu’Israël a signé la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques », mais ne l’a jamais ratifiée. La Syrie exigera-t-elle qu’Israël aille jusqu’au bout du processus ?

 

Lorsque nous avons lancé notre projet d’élimination des ADM comme je l’ai dit tout à l’heure, l’une des raisons de son obstruction par les États-Unis était de permettre à Israël de posséder de telles armes. Puisque nous souhaitons tous la stabilité au Moyen-Orient, tous les pays doivent se conformer aux conventions qui les interdisent à commencer par Israël qui possède des armes nucléaires, chimiques, bactériologiques et tous les types d’ADM. Nous devons continuer à travailler dans ce sens pour qu’aucun État n’en possède ; ce qui pourra peut être épargner de futures guerres dévastatrices et très coûteuses non seulement à notre région mais aussi au monde entier.

 

Russia 24 : La Syrie va soumettre ses armes chimiques au contrôle de la communauté internationale, mais nous savons que des experts russes ont confirmé l’utilisation d’une substance chimique toxique près d’Alep par des éléments des groupes terroristes extrémistes. Qu’en pensez-vous ? Et que proposez-vous pour protéger les peuples de Syrie et des pays voisins de ces groupes qui pourraient recommencer ce genre d’attaque ?

 

L’incident que vous mentionnez s’est produit en Mars dernier, lorsque les terroristes ont tiré des missiles chargés de produits chimiques toxiques sur les civils de Khan al-Assal à Alep faisant des dizaines de victimes. Suite à cela, nous avions invité les Nations Unies à déléguer une commission d’experts pour enquêter et se documenter sur les responsables.

 

C’est parce qu’il était clair que cette attaque était l’œuvre des terroristes que les Etats-Unis ont empêché la venue de ces experts. Nous avons alors travaillé avec des experts russes, auxquels nous avons confié tous les éléments de preuve en notre possession. Ils ont démontré que l’attaque était bien l’œuvre des terroristes sévissant dans le Nord de la Syrie.

 

Maintenant nous devons faire en sorte que ces experts en armes chimiques, qui ont quitté il y a près d’une semaine, reviennent en Syrie pour poursuivre l’application de l’accord que nous avions mutuellement signé lors de leur précédent séjour et qui stipule de mener des enquêtes dans un certain nombre de nos régions, en particulier à Khan al-Assal. Il nous faut sérieusement enquêter sur la nature des substances toxiques utilisées, sur ceux qui les ont utilisées et, plus important encore, sur les États qui les ont livrées aux terroristes pour ensuite arriver à leur demander des comptes !

 

Russia 24 : Monsieur le Président, pouvez-vous nous rassurer ? Est-il possible de confisquer ces produits toxiques aux mains des terroristes ? Est-ce réalisable ?

 

Cela implique de savoir qui sont les pays en relation avec les terroristes. Tous les États affirment qu’ils n’ont rien à voir avec eux. En fait, nous savons que l’Occident a déclaré qu’il leur avait fourni ce qu’il a qualifié de « soutien logistique »... de matériel militaire « non létal »... ou de matériel dit « humanitaire » !

 

La réalité est que l’Occident et certain pays de la région, tels la Turquie, l’Arabie saoudite, et précédemment le Qatar, ont une relation directe avec les terroristes et leur fournissent toutes sortes d’armes. Nous sommes convaincus que l’un des ces pays leur a livré ces armes chimiques.

 

Ces pays sont évidemment supposés pouvoir stopper leurs livraisons, mais certains terroristes n’obéissent à personne et à partir du moment où ils sont armés et peuvent s’adonner aux destructions ils ne se sentent redevables à qui que ce soit, même à ceux qui les ont soutenus en armes et en argent !

 

Russia 24 : Monsieur le Président, certains médias US ont dit que des officiers de l’Armée arabe syrienne vous ont demandé, à maintes reprises, de leur permettre d’utiliser des armes chimiques contre « l’opposition armée » ; ce que vous auriez refusé, mais qu’ils ont quand même utilisé des substances toxiques individuellement et de leur propre chef. Est-ce vrai ?

Cela fait partie de la propagande des USA, notoirement connus pour ne pas hésiter à utiliser toutes sortes de mensonges qui justifieraient leurs guerres. Ce dernier mensonge nous rappelle celui de Colin Powell et de l’administration de George W. Bush, lorsqu’il y a un peu plus de dix ans ils ont prétendu apporter la preuve que Saddam Hussein fabriquait des ADM pour légitimer leur invasion de l’Irak et qu’il s’est avéré, par la suite, qu’ils avaient menti sur toute la ligne et notamment sur les ADM !

 

Premièrement, il n’a jamais été question d’utiliser les armes chimiques en Syrie par qui que ce soit ! Deuxièmement, ce type d’armes ne peut être utilisé par l’infanterie ou toute autre troupe, mais nécessite des unités spécialisées et formées à sa manipulation. Ce mensonge est illogique et non crédible.

 

Russia 24 : Monsieur le Président, dernièrement des preuves présentées comme sûres indiscutables ont été présentées devant les membres du Congrès américain. Des vidéos confirmeraient la version US selon laquelle l’Armée nationale syrienne aurait bel et bien utilisé des armes chimiques dans la Ghouta est. Que pouvez-nous dire à ce sujet ?

 

Ils n’ont fourni aucune preuve ni au Congrès, ni aux médias, ni à leur population, ni à l’un quelconque des autres États du monde, dont la Russie avec laquelle ils sont pourtant en dialogue permanent. Tout ce qu’ils racontent fait partie de la propagande US.

 

La logique de la situation veut que vous n’utilisiez pas des ADM à quelques centaines de mètres de vos troupes ou de vos zones résidentielles, car cela signifie la mort pour des dizaines de milliers de vos soldats et citoyens. Vous n’avez pas à utiliser des ADM alors même que vous progressez considérablement sur le terrain en usant de vos armes conventionnelles.

 

Toutes ces allégations sont loin d’être convaincantes d’où la situation délicate de l’administration US actuelle, encore plus difficile que celle de la précédente, car moins douée pour le mensonge que l’administration sous George W. Bush. L’administration précédente mentait mais savait comment convaincre une partie du monde de ses mensonges, alors que l’administration actuelle n’a même pas réussi à en convaincre ses alliés ! Toutes ces allégations ne sont désormais d’aucune importance car, je le répète, illogiques et non crédibles.

 

Russia 24 : Monsieur le Président, une dernière question que je ne peux éviter de poser puisqu’elle touche à la sécurité et à la protection de tous. Certains spécialistes russes et certains médias ont dit que des terroristes pourraient lancer des attaques chimiques contre Israël à partir de zones contrôlées par le gouvernement syrien. Pouvez-vous, en tant que Commandant en chef de l’Armée et des Forces armées, nous confirmer ces informations ?

 

Puisque nous sommes certains que des substances chimiques toxiques ont été livrées aux terroristes, avant d’être utilisées contre nos soldats et notre population civile en Syrie ; cela signifie que le matériel est disponible.

 

D’autre part, nous savons tous que ces groupes terroristes, ou ceux qui les dirigent, voulaient la frappe US sur la Syrie et, qu’avant cela, ils ont travaillé à faire intervenir Israël dans la crise syrienne. Il n’est donc absolument pas improbable que ce discours soit propagé pour atteindre ces mêmes objectifs.

 

En effet, une guerre régionale rendrait la situation encore plus chaotique. Plus de chaos ouvrirait naturellement la voie aux terroristes pour encore plus de vandalisme et de destructions. Cette menace est donc un véritable défi car les terroristes sont maintenant en possession de substances chimiques toxiques... Il y a encore des pays qui continuent à leur en fournir !

 

Russia 24 : Merci M. le président pour nous avoir accordé cet entretien.

Une fois encore, je vous remercie d’être venu en Syrie et je remercie Russia 24.

Dr Bachar al-Assad
Président de la République arabe syrienne

12/09/2013

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal Source : Vidéo de la Présidence de la République arabe syrienne / You Tube
http://www.youtube.com/watch ?v=8RmTKvsgvp4

Autre source : Top News nasser-kandil,[Sana étant inaccessible]
http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php ?sms_id=55217

Mise en ligne CV le 13 septembre 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3897

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A BAS L’INTERVENTION IMPÉRIALISTE EN SYRIE ! Le PRCF.

13 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/bas-lintervention-imperialiste-en-syrie/A BAS L’INTERVENTION IMPÉRIALISTE EN SYRIE ! Aucun soutien politique, à quelque niveau que ce soit, au Parti «Socialiste » impérialiste et antisocial !

Aucun soutien politique, à quelque niveau que ce soit, au Parti «Socialiste » impérialiste et antisocial !

Ministers gather at the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in ParisLe temps est loin où Jaurès déclarait que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée ténébreuse porte l’orage ». Le Parti « socialiste » actuel, qui a déjà soutenu la première guerre du Golfe sous Rocard et qui a applaudi l’intervention néocoloniale de Sarkozy en Libye, déshonore la France en se portant à la tête d’une croisade mondiale contre la République indépendante de Syrie.

Contre cette guerre impérialiste et néo-coloniale caractérisée, un collectif d’associations, de syndicats et de partis du Pas-de-Calais avait appelé à plusieurs rassemblements à Lens, Arras et Béthune ce mercredi 4 juin, où le parlement discutait – sans vote, on n’est pas en Angleterre ! – de la « punition » promise aux représentants légaux du peuple syrien par le « chef de guerre » Hollande. Un texte avait été adopté associant le PCF, le PRCF, le « Cobamio », des syndicalistes, etc.

A Lens le rendez-vous était fixé devant la mairie de Lens, histoire d’interpeller Guy Delcourt, député PS et ex-maire de la ville. Il est dommage de constater que certains participants n’aient pas respecté ce rendez-vous politiquement important et se soient directement rendus à la sous-préfecture de Lens. Les militants du PRCF, avec d’autres militants présents, ont interpellé le PS devant la mairie, en présence notamment de Jean-Luc Flahaut, secrétaire départemental du M’pep et de Jean-Claude Danglot, ancien sénateur PCF du Pas-de-Calais. On notait une délégation de militants PRCF de Lens, Eleu, Liévin et Bully-les-mines, conduite par le conseiller municipal J.-M. Padot, secrétaire de la section PRCF de la ville.

Au rassemblement tenu ensuite à la sous-préfecture, la parole fut donnée aux organisations qui la demandaient. Successivement se sont exprimés Hervé Poly, secrétaire fédéral du PCF, Jean-Claude Kleinpeter, du NPA (non-signataire du texte commun). Celui-ci a lu une déclaration pour le moins problématique aux yeux de l’écrasante majorité des participants dans la mesure où le NPA appelle l’Occident, non à frapper directement Damas, mais à armer la « rébellion », dont beaucoup d’éléments sont notoirement contrôlés par les services secrets occidentaux, par le Qatar, l’Arabie saoudite, voire par Al Qaida.

Ce fut ensuite le tour du représentant du Parti de gauche qui, dans un style chaleureux, fit valoir que la France avait tout à perdre à conduire une opération militaire saccageant le droit international et piétinant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Georges Gastaud, parlant pour le PRCF, a commencé par rendre hommage à l’anticolonialiste Henri Alleg, membre du comité de parrainage du PRCF, qui eût certainement combattu la nouvelle guerre coloniale conduite par la social-démocratie française.

G. Gastaud a montré que la question pour les internationalistes français n’était pas de se poser en tuteurs sanglants du peuple syrien mais de combattre leur propre impérialisme et ses tentatives incessantes de recouvrer son ancienne aire coloniale (la Syrie et le Liban faisaient partie du « mandat français » à l’issue de la guerre de 14-18)..

Il est en outre lamentable que Hollande, Fabius, mais aussi les députés « socialistes » et « verts » qui les soutiennent, se montrent actuellement plus impérialistes que Washington, moins démocrates que le conservateur britannique Cameron (qui a du moins fait voter le parlement anglais), plus bellicistes… que l’UMP, laquelle déclare désormais refuser une intervention non couverte par l’ONU (même s’il s’agit d’une posture commode, la droite étant dans l’opposition et ayant montré son vrai visage va-t-en-guerre sous Sarkozy… ).

Quoi, a fait remarquer G. Gastaud, Hollande prétend qu’il n’a plus un sou pour financer les retraites, augmenter les salaires et créer des postes dans les hôpitaux à l’agonie, mais il trouve des milliards pour lancer une expédition guerrière contre un pays qui ne nous a rien fait, qui est le dernier Etat laïque du Proche-Orient ; et cette opération, il la lance, non pas pour garantir le droit des peuples, ni pour soutenir des forces incontestablement progressistes et populaires, mais pour les profits des marchands de canon et dans l’intérêt des pétroliers « français »… !

Comment Hollande, qui aide l’U.E. à détruire la souveraineté monétaire, budgétaire, économique et sociale du peuple français, pourrait-il d’ailleurs aider un peuple étranger à recouvrer sa liberté ? Il y a une parfaite et sinistre continuité entre la guerre sociale que le MEDEF, l’UE et le gouvernement mènent contre les acquis du peuple français et la guerre impérialiste quasi-permanente que ces mêmes forces mènent, à l’appui de l’Oncle Sam, contre les Etats indociles au « nouvel ordre mondial » résultant de la chute de l’URSS.

Partout et toujours, a rappelé G. Gastaud, l’impérialisme est l’ennemi principal des peuples qui se sont toujours trouvés plus mal APRES qu’AVANT les interventions soi-disant « libératrices » de leurs anciens colonisateurs occidentaux.

C’est donc aussi par patriotisme et dans l’intérêt du peuple français que le PRCF combat l’intervention impérialiste en Syrie car, selon le mot de Marx, « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre ».

Dans ces conditions, a conclu G. Gastaud, il serait suicidaire que la vraie gauche représentée au rassemblement, ou tout au moins une partie d’entre elle, cherche à s’allier politiquement au PS. Comment peut-on dénoncer les boutefeux du PS le lundi dans la rue et s’associer à eux à l’approche de certaines échéances, comme s’il n’y avait pas unité profonde entre la casse de la paix, casse des acquis et casse de la nation française ? 

Il faut donc exiger que le parlement français se prononce par un vote solennel. Ainsi les amis de la paix et de la souveraineté populaire sauront-ils qui, parmi les innombrables députés, députés-maires et sénateurs-maires du PS, soutient cette nouvelle sale guerre tout en parlant, comme Ayrault, de défense de la paix mondiale !

Cette partie du discours de G.G. a été encore plus applaudie que les précédentes.

Le rassemblement a été conclu par l’Internationale et par la Marseillaise.

Des contacts seront pris pour élargir l’action anti-impérialiste et lui donner une dimension populaire. De l’avis du PRCF, il convient pour cela de lier la lutte anti-impérialiste aux luttes sociales des travailleurs, notamment à la défense des retraites par répartition, dans le collimateur du patronat, du gouvernement PS, de la droite et de l’UE.

 

4 septembre 2013

 

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/bas-lintervention-imperialiste-en-syrie/

 

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SYRIE : DES MEDIAS EN POSITION DE TIR. Communiqué du M'PEP le 12 septembre 2013.

13 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

SYRIE : DES MEDIAS EN POSITION DE TIR

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

Le 12 septembre 2013.

Le traitement de la question syrienne par les grands médias produit un effet de loupe sur leur rôle politique.

Un terrible conflit plonge le peuple syrien dans d’atroces souffrances alimentées par des interventions extérieures : le Hezbollah libanais et des groupes islamistes iraniens qui soutiennent Bachar ; des groupes criminels islamo-fascistes venant de plusieurs pays et qui veulent remplacer le régime syrien par un régime appliquant la charia.

Les États-Unis et certains de leurs alliés se préparent à se mêler à ce conflit au nom des droits de l’homme et de ce qu’ils appellent « le devoir d’ingérence humanitaire ». Pour cela, ils envisagent de bombarder ce pays qui est un État souverain, en contournant le droit international et le Conseil de sécurité de l’ONU.

A plusieurs reprises dans un passé récent, les États-Unis et certains de leurs alliés ont procédé de la sorte au nom des mêmes principes :

  • en Irak, avec pour conséquence une effroyable guerre civile qui dure maintenant depuis plus de dix ans ;
  • au Kosovo, État fabriqué de toute pièce par l’OTAN dont la dérive mafieuse a des conséquences dans toute l’Europe ;
  • en Libye, servant depuis de base aux djihadistes.

Ces exemples – et d’autres encore – ne devraient-ils pas inciter à la retenue ? Car enfin :

  • les bombes lâchées, même si elles le sont au nom des droits de l’Homme, font inévitablement des victimes innocentes ;
  • tout conflit local entraîne un danger pour l’ensemble d’une région, voire pour le monde.

L’ONU se donne pour objectif d’empêcher les conflits, d’en limiter les effets et de tout faire pour y mettre fin. Elle a ordonné une enquête pour savoir qui se livre à des atrocités sur la population civile au moyen d’armes chimiques - interdites par la convention de Genève de 1949 concernant la protection des personnes en cas de conflit armé.

Mais les États-Unis et leurs alliés entendent agir selon leur propre calendrier. Pourquoi cette précipitation ? A moins de considérer qu’il n’est nul besoin d’une enquête pour désigner un coupable, pourquoi ne pas laisser les enquêteurs terminer leur travail ?

Cette question, les principaux médias occidentaux ne la posent pas. Au contraire, en France, les puissants médias privés (groupes Lagardère, Dassault, etc.) et les médias de service public relaient en boucle les résultats des « enquêtes » de l’administration américaine, qui avancent des éléments invérifiables. Pour eux, il semble que les résultats de l’enquête de l’ONU n’aient aucune importance.

Ce simple constat devrait induire même chez les plus va-t-en-guerre de sérieux doutes sur les enjeux réels de l’intervention qui se prépare. A cela on peut ajouter encore cinq raisons supplémentaires :

  • pour intervenir en Irak, le pouvoir étasunien avait produit de fausses preuves au sujet de l’utilisation d’armes « de destruction massive » par le pouvoir irakien. Les médias dominants avaient relayé ce mensonge dans un esprit partisan ;
  • on sait à quel point l’opinion publique joue un rôle déterminant dans les conflits. Cette convergence médiatique, ce matraquage d’un seul point de vue ne peut pas être un hasard alors que les principales puissances militaires ont besoin d’une opinion publique qui leur soit favorable pour intervenir dans les meilleures conditions ;
  • on constate donc dans ces médias une surenchère croissante visant à diaboliser le pouvoir syrien – qui n’a de toute façon pas besoin de cela pour être reconnu comme une dictature. On s’attendait presque fatalement au moment où Bachar El Assad serait qualifié de « nouvel Hitler » comme l’avaient été avant lui Milosevic en 1998 ou Nasser en 1956. C’est le cas depuis le 1er septembre de la bouche d’Harlem Désir qui a traité certains opposants à l’intervention militaire de « munichois » ;
  • la Ligue arabe a enterré le premier rapport qu’elle avait elle-même commandé sur la situation en Syrie il y a quelques mois car ses conclusions n’allaient pas dans le sens qu’elle attendait (la Ligue arabe est très hostile au gouvernement syrien). Mais il serait beaucoup plus compliqué d’enterrer un rapport de l’ONU. Par conséquent, si les médias parviennent à leur fin, la conclusion des enquêteurs de l’ONU sera probablement rendue inaudible par les cris horrifiés d’une opinion publique occidentale « chauffée à blanc », même si elle disculpe finalement le pouvoir Syrien ;
  • il est notable que ni le gouvernement américain, ni le gouvernement français n’ont jamais soutenu les démocrates de ce pays qui payent de leur vie leur opposition au régime depuis des décennies.

On ne développera pas ici les intérêts géostratégiques qui poussent les États-Unis et leurs alliés à vouloir se débarrasser du pouvoir en place en Syrie depuis maintenant fort longtemps. On attirera l’attention sur deux éléments, non-divulgués par les grands médias :

  • l’armée régulière syrienne, qui est une armée de conscription, semble en passe de gagner la guerre ;
  • les « insurgés » - ou présentés comme tels dans les médias occidentaux – ont deux grandes composantes. La première est une ancienne opposition au régime syrien, généralement laïque, qui a été désormais largement marginalisée par la seconde composée de groupes criminels islamo-fascistes venant pour beaucoup de l’étranger. Ces derniers groupes ne bénéficient que d’un très faible soutien de la part de la population syrienne, qui les sait financés par les régimes féodaux des Émirats, armés par la CIA et infiltrés par Al Qaida.

Une situation qui impose aux États-Unis et à leurs alliés, qui se sont officiellement déclarés en faveur des « rebelles », d’agir au plus vite.

Le rôle des grands médias dans la préparation de l’opinion publique à la guerre n’est pas une surprise. Cependant, les sondages d’opinion, tant aux États-Unis qu’en Europe sont - pour le moment - défavorables à une intervention militaire. Peut-être l’opinion publique est-elle devenue plus méfiante que par le passé. Il y aurait en effet au moins trois raisons à cela :

  • la répétition d’une même propagande à quelques années d’intervalle a fini par éventer l’effet recherché ;
  • l’adhésion sans nuance de ces médias à la stratégie étasunienne vis-à-vis de l’Irak a donné le sentiment – justifié - d’une immense tromperie lorsque mensonges et manipulations ont ensuite été révélées ;
  • le ralliement systématique de ces médias à la cause des classes dominantes sur les autres grandes questions politiques du moment est de plus en plus clair pour l’opinion publique.

Quelques exemples peuvent aisément illustrer ce troisième point :

  • la « construction européenne » : à l’occasion de la campagne référendaire de 2005, les grands médias, privés comme publics, ont outrageusement fait campagne pour le « oui », vote auquel appelait la classe dominante. Aujourd’hui, malgré une impopularité forte et grandissante de l’Union européenne dans l’opinion publique, il est encore rarissime d’entendre des grands intellectuels favorables à la rupture d’avec l’UE aux heures de grande écoute ;
  • au sujet des retraites : le seul « débat » autorisé dans ces grands médias porte sur les « solutions » libérales : amputation des pensions ou augmentation des annuités. Il ne porte pas sur le financement des retraites, et donc l’emploi, qui est la question centrale.

On regrettera que des organisations opposées à la guerre adoptent le même comportement que les grands médias, en considérant, par principe, sans attendre les résultats de l’enquête des inspecteurs de l’ONU, que le régime de Bachar el-Assad n’est pas coupable de l’utilisation d’armes chimiques. Nul ne connaît la vérité pour le moment. Les deux parties en conflit sont toutes les deux techniquement et moralement parfaitement capables de commettre de tels actes.

Le M’PEP s’associera à toutes les manifestations contre la guerre. Il soutient les revendications du Mouvement de la Paix :

  • Non à toute intervention armée en Syrie ;
  • Non à la participation de la France à une action militaire ;
  • Négociation et mise en œuvre d’un processus de paix inspiré de Genève II, avec un cessez le feu immédiat ;
  • Non à toute ingérence militaire étrangère ;
  • Embargo sur les armes de toutes provenances ;
  • Organisation des secours aux populations syriennes par les grandes ONG internationales ;
  • Cessation des entraves au droit à l’information ;
  • Saisine du Tribunal Pénal International pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

Enfin, la France doit retrouver sa souveraineté militaire en sortant de l’OTAN, bras armé de l’impérialisme américain et de l’ordre néo-libéral.

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3419

 

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