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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Syrie: Les «rebelles» ont des missiles et du gaz sarin.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Au lendemain de la publication du rapport de l'ONU sur les attaques chimiques, un haut responsable des services de sécurité à Damas a dénoncé les pratiques des groupes armés terroristes.

Les rebelles syriens possèdent des missiles et du gaz sarin, a affirmé, mardi 17 septembre à Damas, un haut responsable des services de sécurité, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU après une attaque à l'arme chimique en Syrie.

«Je démens à 100% avoir utilisé du gaz sarin pour la bonne raison que nous n'avions aucun intérêt à le faire, car nous étions en train de remporter des victoires sur le terrain», a affirmé ce responsable, sous couvert de l'anonymat, dans une première réaction syrienne au rapport. «En général ce sont les vaincus qui adoptent une telle attitude suicidaire. L'armée était, au contraire, dans une posture victorieuse», a-t-il ajouté.

Selon lui, «les terroristes fabriquent localement des missiles sol-sol et ce qui est le plus probable

Des rebelles fabriquent avec des missiles sol-sol c'est qu'ils les ont utilisés pour transporter cette matière», a-t-il dit en allusion au gaz sarin.

Dans un rapport remis dimanche au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les experts de l'organisation qui ont enquêté en Syrie, ont affirmé avoir trouvé des «preuves flagrantes et convaincantes» de l'utilisation de gaz sarin lors du massacre du 21 août près de Damas. «Des armes chimiques ont été utilisées sur une échelle relativement grande» au cours du conflit syrien «contre des civils, y compris des enfants», affirme le rapport qui précise que l'attaque a été perpétrée à l'aide de «roquettes sol-sol contenant du gaz sarin».

Le responsable syrien a également fait état de la découverte de laboratoires de fabrication de gaz sarin à Mossoul en Irak, près de la frontière syrienne. Il a évoqué par ailleurs l'arrestation il y a deux mois par les autorités turques de 11 extrémistes du Front al-Nosra en possession de gaz sarin, précisant qu'ils avaient été «libérés il y a deux jours».

«Bien sûr que les rebelles savent placer du gaz sarin dans les ogives des missiles. Ils ont été entraînés par les services secrets américains, français et britanniques qui se trouvent à leurs côtés sur le terrain», a-t-il insisté.

«Tout cela constitue des preuves sur la partie qui a utilisé cette matière», a affirmé le responsable. «A un moment historique précis, afin de parvenir à un équilibre stratégique avec l'ennemi sioniste, il y a eu une volonté de posséder ce type d'armes. Il s'agissait seulement de constituer une dissuasion face à l'ennemi sioniste qui possède un arsenal d'armes de destruction massive», a-t-il répondu, interrogé sur les raisons pour lesquelles l'armée possédait des armes chimiques.

La Russie corrobore les affirmations du responsable syrien, Moscou qui estime avoir des «raisons sérieuses» de croire que l'attaque chimique du 21 août près de Damas était une «provocation», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue d'une rencontre avec son homologue français Laurent Fabius à Moscou. «Nous avons les raisons les plus sérieuses de penser que c'était une provocation», a-t-il dit.

Source : agences

 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=10510&cid=309#.UjoBFiJOLX5

 

 

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Des vidéos de l’attaque chimique de Damas ? Bahar Kimyongür.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

siria.jpgDes vidéos de l’attaque chimique de Damas ?
Bahar Kimyongür

18 septembre 2013

Article en PDF : Enregistrer au format PDF
 

Toute info venant de Syrie est à prendre avec des pincettes. Mais celle qui suit est trop importante pour être ignorée. Elle nous vient d'Eliot Higgins, un américain féru d'informatique qui anime un blog sous le surnom de Brown Moses. Higgins est un chômeur autodidacte qui est peu à peu devenu un expert en armes du conflit syrien au point d'être considéré comme une référence par de nombreux médias internationaux.Ce mardi 17 septembre, Higgins a découvert sur le site Liveleak trois vidéos relatives à l'attaque chimique du 21 août survenue dans la banlieue de Damas.

 

La légende de ces vidéos indique que les images ont été découvertes dans le smartphone de terroristes qui ont été tués le 15 septembre dernier par des militants kurdes à la frontière (turque ? irakienne ?).
 
On y voit des combattants présumés de la Brigade de l'Islam (Liwa Al Islam) occupés à tirer des missiles visiblement doté de charges chimiques.
 
Dans l'une des vidéo, les combattants équipés de masques à gaz se revendiquent de la Katibat Rih al Sarsar, la Brigade du vent destructeur, la même que celle qui, dans une vidéo diffusée en novembre 2012, menaçait d'exterminer tous les alaouites de Syrie à l'aide d'armes chimiques.
 
 
Dans la première vidéo, le présumé terroriste parle des "chiens d'Assad" et des roquettes "Ababil". Il ajoute : "Mercredi 21/08/2013. Opération du Vent destructeur. Liwa al Islam (Brigade de l'Islam). Ciblage des forces du pouvoir assadien à Qaboun. Allah u Akbar".
 
 
 
Dans la deuxième vidéo, le présumé terroriste dit :
 
"(...) Chabbih d'Assad dans le quartier de Qaboun. Mercredi 21. Avec les roquettes Ababil. Allah u Akbar"
 
 

 
Dans la troisième vidéo, le présumé terroriste dit :
 
"Les chiens d'Assad dans la zone de Jobar. Au moyen de deux missiles Ababil. Mercredi 21/08/2013. Allah u Akbar."
 
 

 

Eliott Higgins doute cependant de l'authenticité de ces vidéos en s'appuyant sur trois arguments :

 
1. La faible luminosité des trois scènes ne correspondrait pas aux conditions atmosphériques et urbaines de la nuit du 20 au 21 août et des quartiers cités. Il affirme que Damas était sous la pleine lune cette nuit-là et que les zones où les combattants prétendent se trouver devraient être couverts par l'éclairage urbain.
 
2. Les terroristes montrent ostensiblement le drapeau de Liwa al Islam ce qui d'après lui, n'est pas dans les habitudes de ce groupe armé.
 
3. On aperçoit les membres présumés de Liwa al Islam tirer leurs obus à l'aide de canons soviétiques de type D-30 Howitzer alors que selon lui, l'attaque chimique a été réalisée avec des lance-roquettes multiple de type BM-14.
 
Les ommissions de M. Higgins
 
A la lecture de ces arguments, on s'aperçoit que M. Higgins commet une série d'omissions.
 
Notons d'abord que M. Higgins n'a jamais mis les pieds en Syrie et ne parle pas l'arabe, ce qu'il reconnait lui-même.
 
Secundo, le quartier de Qaboun comporte des zones agricoles, donc peu éclairées, principalement dans sa partie Nord, du côté d'Al Jidar. Par ailleurs, Qaboun étant un quartier ravagé par la guerre, nous doutons que l'éclairage urbain puisse y être partout opérationnel. Dans la 3e vidéo, les présumés combattants de Liwa al Islam prétendent se trouver à Jobar. Etant donné que Jobar est également une zone de conflit, il y a là aussi peu de chance de trouver un éclairage optimal. Près de sa gare routière, nombreux sont les terrains vagues sans éclairages. On comprendra enfin que pendant la nuit, les groupes armés évitent de s'exposer à la lumière.
 
Tertio, la rébellion syrienne est composée de plus d'un millier de groupes armés. Pour gagner les faveurs des bâilleurs de fond du Golfe et surtout de Bandar, le chef du renseignement saoudien, ces organisations ont tendance à soigner leur com', à se démarquer de leurs concurrentes, donc à afficher leur logo tous azimuts.
 
Quarto, les enquêteurs internationaux évoquent l'utilisation de roquettes de calibre 333 mm dans l'attaque chimique du 21 août à partir de croquis qu'Higgins a fournis lui-même ! (*) D'après ce document publié par Human Rights Watch, les roquettes de ce calibre ne peuvent avoir été lancées qu'à l'aide de lance-roquettes multiple Falaq-2 de fabrication iranienne. Les enquêteurs auraient également retrouvé des roquettes soviétiques de calibre 140 mm. pouvant être propulsés avec des lance-roquettes multiple BM-14.
Toutefois, dans le rapport complet cité par le secrétaire général de l'ONU M. Ban Ki Moon, il est question de l'utilisation de roquettes de calibre 122 mm dans l'attaque à l'arme chimique. Ces roquettes sont précisément propulsées au moyen de canons D-30 Howitzer, exactement comme celles que nous apercevons dans les vidéos controversées.
 
Visiblement, l'expert autodidacte américain a une connaissance très incomplète de l'enquête onusienne.
 
 
 
Les mensonges de l'ambassadrice américaine à l'ONU
 
 
De son côté, Mme Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, confirme elle aussi l'utilisation de roquettes de 122 mm dans l'attaque chimique de la Ghouta. (**)
 
Elle ajoute cependant que seul le régime syrien dispose de ce type d'armement. 
 
Pourtant, elle n'est pas sans savoir que les rebelles ont saisi plusieurs canons D-30 Howitzer lors de la conquête de bases militaires loyalistes, ce que reconnaît d'ailleurs M. Higgins dans plusieurs de ces articles.
 
Voici par exemple les images d'un D-30 Howitzer (calibre 122 mm.) saisi par les rebelles dans la base du 46e régiment près d'Alep :

 
 
Voici les images de la Brigade Mo'awiya Ben Abou Soufyane tirant des roquettes 122 mm sur des positions loyalistes à Hama :

 

Ici, les rebelles utilisent tirent plusieurs roquettes de 122 mm à l'aide de deux D-30 Howitzer à Lattaquieh le 10 août 2013 :

 
 
Voici les images de la brigade Al Farouk tirant des roquettes de D-30 Howitzer sur l'école de police de Khan al Assel près d'Alep :
 
 

 
Comme on peut le constater en visionnant ces vidéos, Mme Samantha Power ment délibérément sur les capacités militaires dont disposent les groupes djihadistes syriens soutenus par Riyad, c'est-à-dire par Washington.
 
Or, la Brigade Liwa al Islam est non seulement bien financée, équipée et encadrée, notamment par l'Arabie saoudite mais en plus, elle revendique 16.000 combattants actifs dans la banlieue de Damas (***). 
 
Il va de soi que la mobilisation de milliers de combattants par un seul groupe armé offre à celui-ci une grande capacité offensive et de coordination.
 
Rappelons-nous que les enquêteurs de l'ONU parlent de dizaines de roquettes tirées le 21 août 2013 sur plusieurs quartiers de la banlieue de Damas : Zamalka, Irbine, Moudaamiya al Cham, Darayya, Kafr Batna etc.
 
Les roquettes "Ababil" lancées à partir de canons D-30 comme on l'aperçoit dans les vidéos controversées pourraient très bien avoir été tirées par les combattants du Liwa al Islam déployés sur le Front de Jobar ou de Qaboune. 
 
Pour l'heure, nous ne pouvons confirmer l'authenticité des vidéos imputant le massacre chimique du 21 août aux djihadistes de Liwa al Islam.
 
Elles méritent en tout cas d'être minutieusement étudiées. 
 
Tel est notre devoir envers le peuple syrien et les anges martyres de la Ghouta.
 
 
 
Source : Investig'Action
  
Notes de bas de page
 
(*) cf. pp. 10-11 du rapport de Human Rights Watch intitulé "Attacks on Ghouta" :  http://www.hrw.org/sites/default/fi... 
 
(**) Reuters, 16 septembre 2013
 
(***) Benjamin Barthe, Le Monde, 17 septembre 2013

 

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False flag, l'arme fatale des rebelles syriens, par Bahar Kimyongür.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 False flag, l'arme fatale des rebelles syriens

Par Bahar Kimyongür

 siria_assad_aleppo_terroristi_mercenari_turchia-e1348777810.jpg

C'est de bonne guerre. Toutes les parties du conflit syrien pratiquent le mensonge et la ruse pour déstabiliser l'adversaire et inciter ou empêcher l'immixtion de certaines puissances étrangères dans le conflit.

L'absence de cette pratique eut été surprenante dans un contexte de guerre de survie comme celui qui déchire la Syrie. Il est cependant une réalité que peu de gens savent sur certains massacres mis systématiquement sur le compte du régime de Damas par les instances internationales dès lors que leurs auteurs ne sont pas clairement identifiés.

Ces crimes sont souvent le fait de groupes rebelles rompus aux techniques du false flag, c'est-à-dire la guerre clandestine sous fausse bannière.

La stratégie de ces groupes terroristes consiste à massacrer des innocents, imputer le massacre à l'adversaire puis organiser d'autres massacres en représailles aux massacres qu'ils ont commis eux-mêmes.

Pour donner une justification religieuse et ainsi légitimer à leurs yeux ce genre de ruses scélérates, certains chefs rebelles autoproclamés « émirs » édictent des fatwas.

Dans un souci de brouiller les pistes, des combattants rebelles vont jusqu'à organiser les funérailles de leurs victimes.

 Selon plusieurs témoins que nous avons pu rencontrer, témoins issus de toutes les communautés, de nombreux massacres non élucidés en Syrie portent leur signature.

Les cibles de choix de ces groupes armés sont toutefois majoritairement des alaouites, une communauté hétérodoxe et mystique issue du chiisme, dont fait partie le président syrien.

Le 4 août dernier, onze villages alaouites de la région de Lattaquié ont été envahis par des groupes armés liés au Front al Nosra lors d'une opération baptisée « bataille de la libération de la côte ».

En quelques heures, une soixaintaine de villageois ont été torturés, fusillés ou égorgés dont plusieurs nourrissons.

Un nombre indéterminé de femmes et d'enfants ont également été raflés par les groupes terroristes ( http://www.youtube.com/watch?v=I8_5sEPGeHk )

D'après un bilan non officiel, 341 alaouites auraient été tués ou enlevés au cours de cette opération.

Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes dans les zones provisoirement contrôlées par les rebelles. Les victimes ont été identifiées comme étant des habitants des villages alaouites attaqués le 4 août. ( http://www.youtube.com/watch?v=XjHYfwRD23w )

Cette information a été partiellement confirmée par des sites djihadistes qui ont annoncé l'exécution de plusieurs otages « en représailles » à l'attaque chimique survenue le 21 août dernier dans les vergers de la Ghouta en périphérie de Damas.

Mais ni le président américain Obama, ni son homologue français, ni nos médias soi-disant « libres » n'ont déploré ce massacre qui est, à l'évidence, sans grand intérêt stratégique.

Le 9 septembre dernier, le Front al Nosra a massacré 22 personnes dont 16 alaouites à Maksar al Hessan dans la province de Homs (Le Figaro-Reuters, 12 septembre 2013).

Six Bédouins sunnites ont partagé leur sort funeste.

Ces 22 innocents dont plusieurs enfants auraient eux aussi été tués en représailles au massacre à l'arme chimique du 21 août dernier.

Pour les auteurs de la boucherie de Maksar al Hessan, l'appartenance confessionnelle des uns et la neutralité des autres dans le conflit constituaient en soi un crime passible de la peine de mort.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme pourtant proche de la rébellion syrienne, les victimes de Maksar al Hessan étaient toutes civiles, totalement étrangères au conflit et à fortiori à l'attaque chimique de la Ghouta survenue le 21 août dernier.

En fait, depuis cette date, les groupes rebelles massacrent systématiquement des civils en prétextant l'attaque chimique.

Or, à l'heure actuelle, rien ne laisse penser que les forces loyalistes aient été les auteurs de cette attaque.

Au contraire, les nombreux indices dont nous disposons incriminent des groupes de l'opposition armée.

Parmi ses indices, signalons :

  • les images de tirs de missiles suspects depuis la zone rebelle de Douma détectés par un satellite russe et remis à l'ONU
  • l'article du journaliste jordanien Yahya Ababneh citant trois rebelles de la Ghouta qui parlent d'erreurs de manipulation de produits non identifiés, article relayé par la journaliste d'Associated Press Dale Gavlak pour l'agence américaine Mint Press
  • les innombrables menaces d'attaques chimiques lancées via Youtube par des groupes djihadistes parmi lesquels la Brigade de l'Odeur destructrice (Katibat Rih al Sarsar)
  • les vidéos publiées par des groupes rebelles sur Youtube montrant leurs stocks de produits chimiques fabriqués par Tekkim, une usine turque basée à Gaziantep
  • les produits chimiques saisis par la police turque le 28 mai 2013 à Adana chez le terroriste syrien Haytham Qassap dans une safe house appartenant aux groupes djihadistes Al Nosra et Ahrar al Cham
  • le précédent du massacre chimique de Khan al Assal près d'Alep documenté par la journaliste russe Anastasia Popova
  • les vidéos dans lesquelles des rebelles évoquent leur utilisation de « gaz de combat »
  • les aveux de Nadim Baloush, commandant d'un bataillon du Front al Nosra
  •  
  • la puissance de feu et la coordination opérationnelle sans cesse plus performantes de la rébellion syrienne grâce à l'aide militaire saoudienne
  • les doutes sur les images de l'attaque chimique diffusées par les médias de la rébellion émis par Stephen Johnson, expert en armes chimique de l'Institut de médecine légale de Cranfield
  •  
  • le témoignage de deux amis et otages de la « révolution syrienne », en l'occurrence l'historien belge Pierre Piccinin et le journaliste italien Domenico Quirico, etc.

Curieusement, de nombreux amoureux de la rébellion djihadiste dont M. Quirico s'étonnent encore du possible recours des rebelles au false flag.

Otage pendant cinq mois d'une milice djihadiste syrienne à renommée internationale, le journaliste italien reconnaît pourtant qu'il en a lui-même été victime.

Voici ce qu'il nous apprend sur les méthodes de ses ravisseurs dans le quotidien italien La Stampa publié le 10 septembre 2013 :

Dès la sortie de la ville, notre voiture a été stoppée par deux pick-up remplis d'hommes masqués. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules, puis nous ont conduits dans une maison où ils nous ont battus.

Ils se présentaient comme des policiers du régime. Les jours suivants, cependant, nous avons découvert que c'était faux, car nos ravisseurs étaient de fervents musulmans qui priaient cinq fois par jour de façon savante et mélodieuse. Le vendredi, ils ont écouté le sermon d'un prédicateur qui soutenait le djihad contre Assad. Mais ce n'est que lorsque nous avons été bombardés par l'aviation que tout reste de doute s'est évanoui : ceux qui nous avaient pris en otage étaient des rebelles.

Domenico Quirico confirme ainsi que les rebelles pratiquent la ruse de guerre de manière naturelle et spontanée.

Avant lui, un journaliste britannique fut lui aussi témoin et victime d'une subtile opération false flag.

 

Alex Thomson fut en effet conduit par ses guides de la rébellion dans une zone située à portée de tirs de l'armée syrienne. Leur but était de pousser l'armée loyaliste à commettre une bavure qui serait mal passée dans l'opinion internationale : « Dead journos are bad for Damascus » observait-il (Ben Dowell, The Guardian, 8 juin 2012).

Quelques mois plus tard, le même Alex Thomson découvrit une incroyable supercherie, celle d'un soi-disant massacre d'alaouites prétendument commis par une milice alaouite dans le village d'Aqrab en province de Hama.

Il s'agissait en réalité d'une sanglante prise d'otages menée par les rebelles ( http://blogs.channel4.com/alex-thomsons-view/happened-syrian-town-aqrab/3426 )

Concernant l'attaque chimique du 21 août, le journaliste italien Quirico affirme avoir surpris une conversation entre deux de ses ravisseurs et un inconnu contacté via Skype portant sur une « opération au gaz (...) commise par les rebelles comme provocation pour poussser l'Occident à agir. »

Si M. Quirico exclut toute responsabilité de ses ravisseurs dans l'attaque chimique du 21 août, il ne nie pas pour autant l'authenticité de cette conversation.

La semaine dernière, une conseillère du président syrien, Bouthayna Chaabane, a affirmé que des familles de Lattaquié auraient reconnu leurs enfants parmi les victimes de l'attaque chimique de la Ghouta. ( https://www.youtube.com/watch?v=X3fIGlG_1EY)

Ces enfants auraient été kidnappés dans les villages alaouites du littoral syrien durant le pogrome du 4 août.

Les allégations de Mme Chaabane n'ont toutefois pas pu être vérifiées.

De son côté, l'ONG Human Rights Watch connue pour ses liens avec la milliardaire Georges Soros et le Département d'Etat américain se targue d'avoir réalisé une étude sérieuse sur l'attaque chimique de la Ghouta mais ne fournit aucune liste des victimes.

Il semble donc aussi difficile d'identifier les responsables que les victimes de ce crime abominable.

Pour le sénateur américain Hiram Warren Johnson : « La première victime d'une guerre, c'est la vérité ».

Pour le cinéaste américain Oliver Stone : « L'innocence est la première victime de la guerre ».

En voyant les corps sans vie et sans nom des petits anges de la Ghouta, on ne peut que leur donner raison.

syrie. Les Takfiris en action-copie-1

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Ingérence délibérée sous prétexte douteux ! Général Dominique DELAWARDE.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Ingérence délibérée sous prétexte douteux !

Général Dominique DELAWARDE

Ce courrier a pour but de donner les raisons précises de mes doutes quant à l'opportunité d'une intervention en répondant à quelques questions simples. Il s'agit aussi de donner matière à réfléchir à ceux qui veulent vraiment étudier le problème sans se contenter des logorrhées verbales bien pensantes et des affirmations péremptoires des hommes politiques de tous bords.

Ancien chef du bureau "Situation-Renseignement-Guerre électronique" de l'État Major Interarmées de Planification Opérationnelle en région parisienne, ayant servi près de deux années au Proche Orient, dont 14 mois en qualité de chef du bureau renseignement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban, ayant fait une bonne douzaine de séjours au Moyen Orient (Qatar, Emirats, Koweit), ayant enfin servi trois années aux États Unis en qualité d'officier de liaison auprès de l'Enseignement militaire supérieur américain, je crois connaître mieux que le citoyen moyen, voire que certains experts autoproclamés, les problèmes du Proche et du Moyen Orient. Je me suis toujours tenu informé sur ce qui s'y passait et, par conséquent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui : une éventuelle intervention militaire en Syrie.

1 - Les preuves indubitables présentées par le premier ministre aux députés sont-elles convaincantes et crédibles ?

Quelles que soient ces preuves, ma réponse est non.

Les preuves peuvent évidemment être indubitables puisque personne n'a d'éléments concrets pour les mettre en doute. Mais elles peuvent être fausses. Je n'ai pas la mémoire courte et me souviens du général américain Colin Powell présentant aux Nations Unies, avec un aplomb incroyable, ses "fausses preuves indubitables" établie par la CIA sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak pour justifier l'intervention militaire qui a suivi. Je sais qu'en France, phare de l'humanité, on ne ment jamais, mais tout de même...

Personnellement, j'ai la conviction intime que nous sommes en présence d'une nouvelle manipulation avec le massacre au gaz chimique de Damas et je vais tenter d'en convaincre le lecteur.

2 - A qui profite ce "massacre" au gaz ?

Certainement pas à Bachar El Assad qui n'aurait jamais pris le risque de franchir cette ligne rouge posée depuis longtemps par les américains et les franco-anglais. Il savait qu'une intervention occidentale suivrait toute utilisation de gaz et signifierait sa chute à courte échéance. Il savait que les Nations Unies étaient mandatées pour étudier l'utilisation des gaz en Syrie. Il possède un arsenal suffisant pour frapper ses adversaires sans faire appel au gaz. Aurait-il pris un tel risque, à un tel moment pour tuer seulement quelques centaines d'adversaires en banlieue de Damas, capitale du pays, à une relative proximité des délégations diplomatiques étrangère ? Cette affirmation absurde ne tient pas la route.

Ce "massacre" dont nul ne connaît l'ampleur réelle profite donc aux deux autres parties en cause dans cette affaire.

D'abord aux opposants de Bachar El Assad qui, si intervention il y a, ont toutes les chances de gagner rapidement leur combat et de prendre le pouvoir en Syrie.
Ensuite aux américains et aux franco anglais qui souhaitent depuis longtemps affaiblir le Hezbollah libanais mais surtout l'Iran (cible principale en raison du nucléaire) en supprimant leur allié de toujours : la Syrie de Bachar El Assad.

2 - Y a-t-il eu d'autres précédents dans ce genre de manipulation ?

La réponse est oui.

Il y a eu TIMISOARA (décembre 1989) où les médias du monde entier ont repris pendant près de six semaines la fausse information d'un "massacre" de 4 600 personnes pour aider à faire tomber Ceausescu. En fait les opposants avaient déterré quelques cadavres des cimetières de la ville, les avaient entourés de fils de fer barbelés et avaient tourné des images horribles visant à faire pleurer les téléspectateurs occidentaux. Ils ont ensuite, sur la foi de ces images manipulées, avancé le chiffre énorme de 4 632 victimes qui n'existaient pas mais que personne n'a osé mettre en doute. Leur coup était joué et gagné puisqu'il a entraîné la chute de Ceausescu.

Après coup les médias et les politiques occidentaux ont eu le bon goût de s'excuser pour leur erreur et ont avoué qu'ils avaient été manipulés... mais l'objectif était atteint.
Il y a eu deux autres manipulations de ce type en Bosnie et au Kosovo lorsque j'étais en fonction. Elles ont été réalisées avec succès et l'opinion et les médias n'en ont jamais connu les tenants et les aboutissants.

3- Comment une telle manipulation avec utilisation de gaz aurait elle pu être réalisée par l'opposition ?

C'est assez simple à réaliser.

L'opposition prend quelques familles entières (hommes, femmes, enfants, vieillards) soupçonnées d'être pro- Bachar et capturées lors des combats. Elle utilise du gaz prélevés sur les stocks de l'Armée Syrienne par du personnel déserteur. Elle gaze et filme les derniers instants horribles, puis, en appelle à l'ONU et aux américains. Le tour est joué. Pour faire bonne mesure, vous rajoutez quelques témoins de votre camp pour raconter l'horreur, vous avancez le chiffre de 1 700 morts, chiffre invérifiable (comme celui de TIMISOARA) et vous envoyez les images les plus horribles.

La manipulation est servie...

Le renseignement français prétend que les rebelles n'ont pas les savoir-faire pour mettre en ouvre les gaz. C'est oublier un peu vite que les rebelles sont soutenus et conseillés par des services spéciaux étrangers qui, eux, ont toutes les connaissances nécessaires.

4- Pourquoi les Allemands, les Canadiens et même les député britanniques doutent-ils du bien-fondé de l'intervention militaire.

Ces trois pays se doutent bien qu'il y a très probablement une manipulation. Ils ont eux aussi des services de renseignement et un minimum de bon sens. Ils ne veulent pas engager la vie de leurs soldats sur des preuves qui pourraient bien s'avérer "bidon", analysent les conséquences d'une telle intervention. Ils préfèrent s'occuper du rétablissement de leur économie en crise et de la sécurité à l'intérieur de leur frontière avant d'aller jouer, à crédit comme le fait la France, les justiciers dans le reste du monde.

Par ailleurs, il ne peut échapper à personne que les gaz sont volatils et que l'utilisation de Gaz dans une zone urbanisée comme Damas très majoritairement et densément peuplée par les partisans de Bachar El Assad pourrait se retourner contre ses auteurs au moindre coup de vent...

Cette utilisation de gaz dans la ville de Damas n'est tout simplement pas crédible. Il est vrai que "plus c'est énorme, plus ça passe", mais là, la ficelle est un peu grosse...

5- Quelles conséquences régionales et internationales en cas d'intervention militaire ?

Pour la Syrie même, une seule certitude. La chute de Bachar El Assad, chef d'état laïque, entraînera la débâcle et l'exil pour les populations chrétiennes et Alaouites dont la majorité aura soutenu Bachar El Assad pendant de très nombreuses années, voire pour de nombreux sunnites... donc, de nouveaux massacres et de nouvelles masses de réfugiés... Est-ce le but recherché ?

Pour les Israéliens, une Égypte et une Syrie affaiblies, divisées et dont les économies auront été ramenées 50 ans en arrière, ne représentent plus une menace sérieuse pour très longtemps. Une intervention américaine et franco-anglaise n'est pas une mauvaise affaire pour eux, au point de se demander si nous ne "travaillons" pas un peu à leur profit...

L'Iran étant la prochaine cible, connue de tous, il est probable que le prix du pétrole explosera assez vite à la suite de l'intervention entraînant de nouvelles difficultés pour nos économies déjà fragiles.

L'intervention aura un coût pour un pays déjà surendetté comme le notre. Ce coût sera évidemment supporté directement ou indirectement par le contribuable. A moins que le gouvernement ne réalise l'opération à budget de défense constant ce qui conduira à échelonner les dépenses d'équipement et à retarder, une fois de plus, la modernisation de nos forces.

6- Une telle participation française à une intervention relève-t-elle de l'ingérence humanitaire et/où du respect des conventions de Genève ?

Si tel était le cas, pourquoi la France n'a-t-elle pas proposé d'intervenir militairement lors du massacre de Gaza en Janvier 2009 (1300 morts, bien réels ceux là, dont 900 civils et 300 enfants) ? L'armée israélienne avait alors utilisé des bombes au phosphore interdites par les conventions de Genève...

Y aurait-il deux poids deux mesures ? Des massacres autorisés ou tolérés, et des massacres interdits ?

7- Autres éléments troublants en vrac

Le 6 Mai dernier, Madame Carla del Ponte, ancienne procureur au tribunal pénal international, membre de la commission indépendante mandatée par l'ONU pour enquêter sur l'utilisation de gaz en Syrie déclare que les rebelles (et non les forces du régime) ont utilisé du gaz sarin.

Toute vérité n'étant pas bonne à dire dans un monde onusien largement financé par les USA, la commission indépendante (peut être moins qu'on ne le croit) déclarera dès le lendemain que les preuves sont insuffisantes pour accuser formellement la rébellion d'utilisation de gaz...

Par ailleurs la mission d'observateurs de la Ligue arabe envoyée au début du conflit a publié un rapport très équilibré sur les violences en Syrie dès Janvier 2012. J'ai noté dans ce rapport :

28 - La mission a noté l'émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions. Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies montrent que ces rapports ne sont pas crédibles.

29 - La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu'il y a des exagérations médiatiques sur la nature et l'ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes.

Cet excellent rapport établi par une commission majoritairement sunnite (donc plutôt anti-Bachar) n'était sans doute pas suffisamment anti-Bachar pour être évoqué par les médias occidentaux. Il mérite pourtant une lecture attentive. A ceux qui souhaitent s'informer au delà du prêt-à-penser politique Français, il suffit de taper sur Google : "rapport du chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie" et on obtient ce rapport dans sa version française.

En conclusion, vous aurez compris que je ne crois pas un instant que les "preuves indubitables" françaises, quelles qu'elles soient, puissent justifier, à ce jour, une intervention militaire de quelque niveau que ce soit. Je sais évidemment qu'une grande partie des forces rebelles est composée de mercenaires financés par le Qatar et l'Arabie Saoudite (sunnites) dans leur croisade contre les Alaouites et les chiites. Cette force rebelle soutenue par les américains et les franco-anglais n'est donc pas vraiment d'une Force Syrienne Libre.

Les Nations Unies rendront leur rapport dans quelques semaines tout au plus. Sera-t-il impartial ? Je l'espère. Mais je sais que les financements US sont vitaux pour l'ONU et qu'il lui est parfois difficile d'être vraiment indépendante.

Je voudrais terminer en disant que je ne suis pas un partisan de Bachar El Assad, loin s'en faut. Mais il est très probablement moins pire que celui qui pourrait prendre sa suite. La justification et les conséquences de nos actes doivent donc être examinées beaucoup plus sérieusement qu'elles ne le sont aujourd'hui.

Je constate enfin que la "communauté internationale", terme utilisée indûment par nos hommes politiques et repris par nos journalistes à longueur de journée, ne semble compter aujourd'hui que trois pays : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France qui représentent à eux trois moins de 8% de la population mondiale.

Les positions de la Chine, de l'Inde, de la Russie, du Brésil, du Japon, de l'Allemagne sont presque totalement occultées des débats internationaux, y compris sur la Syrie, alors qu'ils constituent près de 60% de la population mondiale. Font-ils partie ou non de la communauté internationale ? Il y a, là aussi, matière à réflexion...

Général (2S) Dominique DELAWARDE, le 5 Septembre 2013

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»» Syrie  

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http://www.mondialisation.ca/syrie-un-autre-crime-de-guerre-occidental-en-preparation/5347260

SYRIE: Un autre crime de guerre occidental en préparation

Par Dr. Paul Craig Roberts

Mondialisation.ca, 28 août 2013

Région : Moyen-Orient et Afrique du Nord

Thème: Crimes contre l'humanitéGuerre USA OTAN

Analyses: SYRIE

 

Obama-Syrie

Mise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits.http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent. 

Photo : David Cameron, Barack Obama, François Hollande

Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des “rebelles” affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques.http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussihttp://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  ”rebelles” et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaqués militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé d’actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les “anti-bunkers” nucléaire que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la “liberté et la démocratie.”

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflants dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie” à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordé par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Paul Craig Roberts

paulcrobertsSyria: Another Western War Crime In The Making, 27 août 2013

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livreThe Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Général Dominique DELAWARDE

 

 

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Le prince Bandar est-il derrière les attaques chimiques en Syrie ?

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le prince Bandar est-il derrière

les attaques chimiques en Syrie ?

 

16 septembre 2013

Article en PDF :

Aucune des allégations des États-Unis au sujet de ce qui s’est passé en Syrie n’a de sens. Nous sommes appelés à croire à une histoire illogique, alors qu’il est beaucoup plus probable que ce soit Israël et l’Arabie saoudite qui ont permis à l’administration Obama de menacer la Syrie de guerre.

Le rapport de renseignement sur la Syrie préparé par l’administration Obama n’est qu’une reprise de ce qui s’est passé en Irak. « Beaucoup de choses ne sont pas dites clairement » dans le document de quatre pages, selon Richard Guthrie, l’ancien directeur du projet sur les guerres chimiques et biologiques mené par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Une des soi-disant pièces à conviction serait la présumée interception des communications du gouvernement syrien, mais aucune transcription n’a été présentée comme preuve.

 

Il en va de même pour les discours de l’administration Obama qui font tout sauf confirmer de façon irréfutable ce qui s’est vraiment passé. Rien n’est confirmé de façon catégorique dans le rapport de renseignement. Ce document officiel a toutes les allures d’une thèse superficielle produite par un étudiant collégial ou universitaire, rédigé par quelqu’un qui jongle avec les mots plutôt que par de véritables experts en la matière.

 

Le rapport tourne en rond, se fiant à des réseaux sociaux qu’on ne nomme pas et à des racontars en tant que preuves et données. Sans transparence, il affirme qu’ « il y a des comptes rendus de la part de personnel médical international et syrien, des vidéos, des témoignages, des milliers de rapports provenant des médias sociaux d’au moins douze endroits différents dans la région de Damas, des comptes rendus de journalistes et des rapports provenant d’organisations non-gouvernementales ».

 

On a fort à parier que ces sources sans nom sont en réalité des insurgés financés internationalement, les médias israéliens, les médias saoudiens, l’Observatoire syrien pour les droits de la personne (qui a dans ses rangs ceux qui militent avec les rebelles et qui considèrent que l’Arabie saoudite est un modèle de la démocratie) ainsi que l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. Il s’agit des mêmes sources qui appuient depuis le début l’insurrection et qui favorisent un changement de régime et une intervention militaire en Syrie.

Qui plus est, une des principales sources de renseignement et d’interception des communications devant servir de preuve probante est nulle autre qu’Israël, pays notoire pour son recours à la manipulation et la falsification de preuves.

 

Le rapport de renseignement des États-Unis prétend aussi avoir eu connaissance des plans d’une attaque d’armes chimiques plusieurs jours avant que celle-ci ne se produise. Un spécialiste en matière d’armes chimiques, Jean Pascal Zanders, chargé de recherche principal à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne, pose la question : pourquoi le gouvernement étasunien n’a-t-il donc pas alerté le monde entier du danger imminent d’une attaque chimique ?

 

Une conspiration Israélo-saoudienne ?

Les forces antigouvernementales combattant en Syrie et supportées par les États-Unis ont un lien définitif avec les armes chimiques. Et pourtant, Obama et cie ne disent rien.

En dépit des accusations portées par les forces antigouvernementales à l’effet que l’armée syrienne aurait lancé une attaque d’armes chimiques contre Homs à Noël, en décembre 2012 CNN rapportait que l’armée étasunienne entraînait des combattants antigouvernementaux dans la sécurisation et la manipulation d’armes chimiques. Portant le nom de Destructive Wind Chemical Battalion, les insurgés ont même menacé d’avoir recours aux gaz neurotoxiques et ont lancé une vidéo où ils tuent des lapins et disent que c’est le sort qui pourrait être réservé à la Syrie.

 

Selon le quotidien français Le Figaro, deux brigades de combattants antigouvernementaux formées par la CIA, les Israéliens, les Saoudiens et les Jordaniens, auraient traversé en Syrie par les frontières du Royaume hachémite de Jordanie pour donner l’assaut, les 17 et 19 août 2013. Les États-Unis ont sans doute investi grandement dans l’entraînement des deux brigades antigouvernementales. Si c’est le cas, certains pourraient spéculer que leur défaite aurait été le signal d’une attaque chimique à Damas, un plan B, en quelque sorte.

 

La question se pose : comment ces combattants ont-ils eu accès à des armes chimiques ? Plusieurs indices pointent vers l’Arabie saoudite. Selon le journal britannique Independent, c’est le prince Bandar de l’Arabie saoudite qui aurait le premier « alerté les alliés occidentaux du recours présumé du régime syrien au sarin en février 2013 ». La Turquie aurait arrêté des militants syriens sur son territoire avec du sarin que ces terroristes devaient utiliser en Syrie même. Le 22 juillet, les insurgés devaient aussi prendre d’assaut Al-Assal et tuer tout témoin pour dissimuler leurs actes.

 

Un rapport signé Yahya Ababneh et auquel a contribué Dale Gavlak contient le témoignage de personnes qui disent que « certains rebelles ont reçu des armes chimiques via le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables d’avoir mené des attaques aux gaz ».

Le rapport du Mint Press News contribue grandement à cette histoire, contredisant de plein fouet les prétentions du gouvernement étasunien. Une insurgée y est citée et des liens sont faits qui impliquent clairement l’Arabie saoudite. Elle dit que ceux qui les ont fournis en armes « ne leur ont pas expliqué à quoi ces armes servaient ni comment s’en servir » et qu’eux ne savaient pas « qu’il s’agissait d’armes chimiques ». « Lorsque le prince Bandar offre de telles armes au peuple, il doit d’abord les offrir à ceux qui savent comment les manipuler et s’en servir », aurait-elle dit.

 

Le rapport met en relief un autre lien saoudien : « Abdel-Moneim a dit que son fils ainsi que douze autres rebelles avaient été tués dans un tunnel devant stocker des armes fournies par un militant saoudien, dont le nom serait Abu Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combattants. Le père a décrit les armes comme étant d’une « structure tubulaire » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bombonnes de gaz ».

 

Ainsi, il semblerait que les Saoudiens aient facilité l’attaque chimique tandis que les Israéliens auraient camouflé leur intention de déclencher une guerre généralisée, ou du moins de faciliter une campagne de bombardement contre Damas. Israël et l’Arabie saoudite ont assisté l’administration Obama à menacer la Syrie de guerre.

 

Obama cherche à changer le rapport de force en Syrie

Le discours moralisateur provenant de Washington relève du cirque et est ignoble. L’hypocrisie du gouvernement étasunien est sans bornes. Celui-ci condamne l’armée syrienne parce qu’il aurait recours aux bombes à fragmentation tandis que les États-Unis vendent massivement de telles bombes à l’Arabie saoudite.

 

Si les inspecteurs de l’ONU sont entrés en Syrie, c’est d’abord à l’invitation du gouvernement de Damas. Le gouvernement syrien avait informé l’ONU depuis des semaines que les milices antigouvernementales tentaient d’avoir recours aux armes chimiques après qu’elles eurent pris contrôle d’une usine de chlore à l’est d’Aleppo. En guise de prévention, l’armée syrienne a depuis concentré toutes ses armes chimiques dans des complexes bien protégés afin que les forces antigouvernementales ne puissent y avoir accès.

 

Pourtant, les insurgés ont lancé une attaque aux armes chimiques contre les forces du gouvernement syrien à Khan Al-Assal le 19 mars 2013. Déformant totalement la vérité, les insurgés et leurs supporteurs étrangers, y compris le gouvernement des États-Unis, tentent de tenir le gouvernement syrien responsable des attaques chimiques, allégations qui ont été réfutées en mai par l’enquêteur de l’ONU, Carla Del Ponte, après un travail d’enquête intensif.

 

Au sujet de l’attaque présumée du mois d’août, l’administration Obama ment et se contredit depuis des jours. Ses porte-parole disent que les traces d’armes chimiques ne peuvent être éliminées mais que tout de même le gouvernement syrien aurait réussi à détruire des preuves qui ne peuvent être éradiquées. Aussi prétendent-ils vouloir une enquête alors qu’ils affirment déjà avoir toutes les réponses.

 

Les allégations à l’effet que le gouvernement syrien aurait eu recours aux armes chimiques dans la banlieue de Ghouta défient toute logique. Pourquoi le gouvernement syrien aurait-il eu, sans raison, recours à des armes chimiques dans une région qui est sous son contrôle et pourquoi se tirerait-il ainsi dans le pied en offrant aux États-Unis et à leurs alliés un prétexte pour intervenir ? Et que dire du choix de la date pour agir ainsi ? L’administration Obama voudrait nous faire croire que le gouvernement syrien aurait choisi la journée-même où les inspecteurs des Nations unies sont arrivés à Damas. Même la British Broadcasting Corporation a avoué que cette situation était pour le moins étrange. Le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient Jeremy Brown a lui-même soulevé qu’il était tout de même curieux que le gouvernement syrien ait eu recours à de telles armes au moment de la visite des inspecteurs de l’ONU, et à un moment où l’armée mène l’offensive dans la région de Damas.

 

Les États-Unis accusent le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques, mais les porte-parole étasuniens ont une longue tradition d’avoir recours aux mensonges pour déclencher des guerres contre d’autres pays. C’est le modus operandi constant des États-Unis, depuis le Vietnam jusqu’à la Yougoslavie, de l’Irak jusqu’à la Libye.

Ce n’est pas la Syrie qui agit à l’encontre de la communauté internationale, mais bien les fauteurs de guerre de Washington, y compris l’administration Obama.

 

Washington menace d’attaquer la Syrie pour tenter de prolonger les combats en Syrie. Le gouvernement étasunien veut aussi avoir un rôle plus important à jouer dans toutes futures négociations en restaurant le rapport de force entre le gouvernement syrien et les alliés des États-Unis, les insurgés antigouvernementaux, pour faire en sorte que l’armée syrienne soit ébranlée et pour ainsi stopper son offensive victorieuse contre l’insurrection. Que les États-Unis veuillent ou non affaiblir Damas en faveur des insurgés, il est certain qu’ils veulent tout au moins rétablir un équilibre tout en portant un important coup au gouvernement syrien avant la tenue d’une négociation finale.

 

La « R2P » - la responsabilité de protéger - doit maintenant faire place à une nouvelle « R2P » - la « responsabilité de prévenir la guerre ».

 

 

Mahdi Darius Nazemroaya
Russia Today, 5 septembre 2013.

Traduction : LML (10.09.2013) :
http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2013/Q43135.HTM#5

 

 

Source : Silvaicattori.net

 

http://www.michelcollon.info/Le-prince-Bandar-est-il-derriere.html

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Le prince Bandar est-il derrière les attaques chimiques en Syrie ?

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le prince Bandar est-il derrière les

attaques chimiques en Syrie ?

Aucune des allégations des États-Unis au sujet de ce qui s’est passé en Syrie n’a de sens. Nous sommes appelés à croire à une histoire illogique, alors qu’il est beaucoup plus probable que ce soit Israël et l’Arabie saoudite qui ont permis à l’administration Obama de menacer la Syrie de guerre.

Le rapport de renseignement sur la Syrie préparé par l’administration Obama n’est qu’une reprise de ce qui s’est passé en Irak. « Beaucoup de choses ne sont pas dites clairement » dans le document de quatre pages, selon Richard Guthrie, l’ancien directeur du projet sur les guerres chimiques et biologiques mené par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Une des soi-disant pièces à conviction serait la présumée interception des communications du gouvernement syrien, mais aucune transcription n’a été présentée comme preuve.

 

Il en va de même pour les discours de l’administration Obama qui font tout sauf confirmer de façon irréfutable ce qui s’est vraiment passé. Rien n’est confirmé de façon catégorique dans le rapport de renseignement. Ce document officiel a toutes les allures d’une thèse superficielle produite par un étudiant collégial ou universitaire, rédigé par quelqu’un qui jongle avec les mots plutôt que par de véritables experts en la matière.

 

Le rapport tourne en rond, se fiant à des réseaux sociaux qu’on ne nomme pas et à des racontars en tant que preuves et données. Sans transparence, il affirme qu’ « il y a des comptes rendus de la part de personnel médical international et syrien, des vidéos, des témoignages, des milliers de rapports provenant des médias sociaux d’au moins douze endroits différents dans la région de Damas, des comptes rendus de journalistes et des rapports provenant d’organisations non-gouvernementales ».

 

On a fort à parier que ces sources sans nom sont en réalité des insurgés financés internationalement, les médias israéliens, les médias saoudiens, l’Observatoire syrien pour les droits de la personne (qui a dans ses rangs ceux qui militent avec les rebelles et qui considèrent que l’Arabie saoudite est un modèle de la démocratie) ainsi que l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. Il s’agit des mêmes sources qui appuient depuis le début l’insurrection et qui favorisent un changement de régime et une intervention militaire en Syrie.

Qui plus est, une des principales sources de renseignement et d’interception des communications devant servir de preuve probante est nulle autre qu’Israël, pays notoire pour son recours à la manipulation et la falsification de preuves.

 

Le rapport de renseignement des États-Unis prétend aussi avoir eu connaissance des plans d’une attaque d’armes chimiques plusieurs jours avant que celle-ci ne se produise. Un spécialiste en matière d’armes chimiques, Jean Pascal Zanders, chargé de recherche principal à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne, pose la question : pourquoi le gouvernement étasunien n’a-t-il donc pas alerté le monde entier du danger imminent d’une attaque chimique ?

 

Une conspiration Israélo-saoudienne ?

Les forces antigouvernementales combattant en Syrie et supportées par les États-Unis ont un lien définitif avec les armes chimiques. Et pourtant, Obama et cie ne disent rien.

En dépit des accusations portées par les forces antigouvernementales à l’effet que l’armée syrienne aurait lancé une attaque d’armes chimiques contre Homs à Noël, en décembre 2012 CNN rapportait que l’armée étasunienne entraînait des combattants antigouvernementaux dans la sécurisation et la manipulation d’armes chimiques. Portant le nom de Destructive Wind Chemical Battalion, les insurgés ont même menacé d’avoir recours aux gaz neurotoxiques et ont lancé une vidéo où ils tuent des lapins et disent que c’est le sort qui pourrait être réservé à la Syrie.

 

Selon le quotidien français Le Figaro, deux brigades de combattants antigouvernementaux formées par la CIA, les Israéliens, les Saoudiens et les Jordaniens, auraient traversé en Syrie par les frontières du Royaume hachémite de Jordanie pour donner l’assaut, les 17 et 19 août 2013. Les États-Unis ont sans doute investi grandement dans l’entraînement des deux brigades antigouvernementales. Si c’est le cas, certains pourraient spéculer que leur défaite aurait été le signal d’une attaque chimique à Damas, un plan B, en quelque sorte.

 

La question se pose : comment ces combattants ont-ils eu accès à des armes chimiques ? Plusieurs indices pointent vers l’Arabie saoudite. Selon le journal britannique Independent, c’est le prince Bandar de l’Arabie saoudite qui aurait le premier « alerté les alliés occidentaux du recours présumé du régime syrien au sarin en février 2013 ». La Turquie aurait arrêté des militants syriens sur son territoire avec du sarin que ces terroristes devaient utiliser en Syrie même. Le 22 juillet, les insurgés devaient aussi prendre d’assaut Al-Assal et tuer tout témoin pour dissimuler leurs actes.

 

Un rapport signé Yahya Ababneh et auquel a contribué Dale Gavlak contient le témoignage de personnes qui disent que « certains rebelles ont reçu des armes chimiques via le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables d’avoir mené des attaques aux gaz ».

Le rapport du Mint Press News contribue grandement à cette histoire, contredisant de plein fouet les prétentions du gouvernement étasunien. Une insurgée y est citée et des liens sont faits qui impliquent clairement l’Arabie saoudite. Elle dit que ceux qui les ont fournis en armes « ne leur ont pas expliqué à quoi ces armes servaient ni comment s’en servir » et qu’eux ne savaient pas « qu’il s’agissait d’armes chimiques ». « Lorsque le prince Bandar offre de telles armes au peuple, il doit d’abord les offrir à ceux qui savent comment les manipuler et s’en servir », aurait-elle dit.

 

Le rapport met en relief un autre lien saoudien : « Abdel-Moneim a dit que son fils ainsi que douze autres rebelles avaient été tués dans un tunnel devant stocker des armes fournies par un militant saoudien, dont le nom serait Abu Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combattants. Le père a décrit les armes comme étant d’une « structure tubulaire » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bombonnes de gaz ».

 

Ainsi, il semblerait que les Saoudiens aient facilité l’attaque chimique tandis que les Israéliens auraient camouflé leur intention de déclencher une guerre généralisée, ou du moins de faciliter une campagne de bombardement contre Damas. Israël et l’Arabie saoudite ont assisté l’administration Obama à menacer la Syrie de guerre.

 

Obama cherche à changer le rapport de force en Syrie

Le discours moralisateur provenant de Washington relève du cirque et est ignoble. L’hypocrisie du gouvernement étasunien est sans bornes. Celui-ci condamne l’armée syrienne parce qu’il aurait recours aux bombes à fragmentation tandis que les États-Unis vendent massivement de telles bombes à l’Arabie saoudite.

 

Si les inspecteurs de l’ONU sont entrés en Syrie, c’est d’abord à l’invitation du gouvernement de Damas. Le gouvernement syrien avait informé l’ONU depuis des semaines que les milices antigouvernementales tentaient d’avoir recours aux armes chimiques après qu’elles eurent pris contrôle d’une usine de chlore à l’est d’Aleppo. En guise de prévention, l’armée syrienne a depuis concentré toutes ses armes chimiques dans des complexes bien protégés afin que les forces antigouvernementales ne puissent y avoir accès.

 

Pourtant, les insurgés ont lancé une attaque aux armes chimiques contre les forces du gouvernement syrien à Khan Al-Assal le 19 mars 2013. Déformant totalement la vérité, les insurgés et leurs supporteurs étrangers, y compris le gouvernement des États-Unis, tentent de tenir le gouvernement syrien responsable des attaques chimiques, allégations qui ont été réfutées en mai par l’enquêteur de l’ONU, Carla Del Ponte, après un travail d’enquête intensif.

 

Au sujet de l’attaque présumée du mois d’août, l’administration Obama ment et se contredit depuis des jours. Ses porte-parole disent que les traces d’armes chimiques ne peuvent être éliminées mais que tout de même le gouvernement syrien aurait réussi à détruire des preuves qui ne peuvent être éradiquées. Aussi prétendent-ils vouloir une enquête alors qu’ils affirment déjà avoir toutes les réponses.

 

Les allégations à l’effet que le gouvernement syrien aurait eu recours aux armes chimiques dans la banlieue de Ghouta défient toute logique. Pourquoi le gouvernement syrien aurait-il eu, sans raison, recours à des armes chimiques dans une région qui est sous son contrôle et pourquoi se tirerait-il ainsi dans le pied en offrant aux États-Unis et à leurs alliés un prétexte pour intervenir ? Et que dire du choix de la date pour agir ainsi ? L’administration Obama voudrait nous faire croire que le gouvernement syrien aurait choisi la journée-même où les inspecteurs des Nations unies sont arrivés à Damas. Même la British Broadcasting Corporation a avoué que cette situation était pour le moins étrange. Le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient Jeremy Brown a lui-même soulevé qu’il était tout de même curieux que le gouvernement syrien ait eu recours à de telles armes au moment de la visite des inspecteurs de l’ONU, et à un moment où l’armée mène l’offensive dans la région de Damas.

 

Les États-Unis accusent le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques, mais les porte-parole étasuniens ont une longue tradition d’avoir recours aux mensonges pour déclencher des guerres contre d’autres pays. C’est le modus operandi constant des États-Unis, depuis le Vietnam jusqu’à la Yougoslavie, de l’Irak jusqu’à la Libye.

Ce n’est pas la Syrie qui agit à l’encontre de la communauté internationale, mais bien les fauteurs de guerre de Washington, y compris l’administration Obama.

 

Washington menace d’attaquer la Syrie pour tenter de prolonger les combats en Syrie. Le gouvernement étasunien veut aussi avoir un rôle plus important à jouer dans toutes futures négociations en restaurant le rapport de force entre le gouvernement syrien et les alliés des États-Unis, les insurgés antigouvernementaux, pour faire en sorte que l’armée syrienne soit ébranlée et pour ainsi stopper son offensive victorieuse contre l’insurrection. Que les États-Unis veuillent ou non affaiblir Damas en faveur des insurgés, il est certain qu’ils veulent tout au moins rétablir un équilibre tout en portant un important coup au gouvernement syrien avant la tenue d’une négociation finale.

 

La « R2P » - la responsabilité de protéger - doit maintenant faire place à une nouvelle « R2P » - la « responsabilité de prévenir la guerre ».

 

Source : Silvaicattori.net

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Guerre et paix en Méditerranée orientale...Une analyse du Parti communiste libanais.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Mercredi 18 septembre 2013 

TEXTE REPRIS SUR
BANDERA ROSSA 

 

    Guerre et paix

   en Méditerranée orientale

   et au Moyen-Orient "

 

une analyse du secrétaire-général du PC libanais

 


pclibdrapeau



Intervention de D. Khaled HADADAH,

secrétaire-général du Parti communiste libanais,

à la Fête d'Avante le 6 septembre

reprise par  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La crise structurelle dans laquelle le capitalisme mondial est plongé depuis plus d’une décennie, 2012 plus précisément, fut l’une des plus meurtrières mais aussi des plus importantes pour le Monde arabe et le Moyen Orient. En effet, durant cette décennie, les guerres impérialistes (israéliennes comprises) en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Liban et en Palestine ont fait des millions de morts et des dizaines de millions de handicapés, de déplacés forcés, sans oublier les destructions de villes et d’infrastructures ; mais, en même temps, cette période fut celle des soulèvements populaires en Egypte, Tunisie mais aussi dans tout le Golfe arabique contre des systèmes oligarchiques totalitaires et des dictatures qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale avait pressuré les peuples au nom d’une économie de rente et de l’inféodation complète à l’impérialisme, en particulier l’impérialisme étasunien.

 

Cette économie de rente est basée essentiellement sur le pétrole et le gaz, les deux sources d’énergie les plus utilisées actuellement et, il faut dire que pour notre malheur, le sol du Monde arabe et les eaux de la Méditerranée orientale recèlent de ces richesses énergétiques. De même, le Canal de Suez, qui constituait la route principale de ces denrées précieuses, est doublé aujourd’hui, et à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique, par une seconde route que se disputent les Etats-Unis et la Russie, à savoir la route qui peut acheminer le pétrole russe et celui des ex Républiques soviétiques vers l’Europe pour laquelle Washington, aidé par son allié turc, a fait déjà de nombreuses guerres, tant en Tchétchénie qu’entre la Géorgie et l’Ossétie et, aujourd’hui, en Syrie et de nouveau, peut-être, au Liban et dans les territoires palestiniens occupés.

 

Dans ce but, les Etats-Unis, depuis la présidence de Georges Bush-père, n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont remis à jour un ancien projet du secrétaire d’Etat Henri Kissinger sous le nom du « Grand Moyen Orient » qui devint, quelques années plus tard, en 2006 et au moment où les armées israéliennes bombardaient le Liban, le « Nouveau Moyen Orient » qui – comme nous l’avait alors précisé Condoleeza Rice – ne pouvait qu’être enfanté dans la douleur de notre peuple. Ce projet se base sur l’utilisation des divisions intestines, surtout religieuses et confessionnelles, afin d’imploser le Monde arabe en mini Etats se faisant la guerre et facilitant le vol des richesses arabes.


De plus, et à cause de l’échec de cette guerre contre la Resistance libanaise, il fallait redonner du tonus à Israël, en tant que fer de lance impérialiste dans la région, mais aussi détruire la dernière armée arabe qui reste en marge du plan impérialiste, celle de la Syrie. Pour ce faire, un nouveau projet est mis en place : la transformation d’Israël en l’Etat des juifs dans le monde et la liquidation de la cause palestinienne, à partir de la liquidation de la Résolution 194 des Nation-Unies stipulant le droit au retour des refugiés palestiniens et la récupération de leurs terres. Projet renforcé par la tentative de mettre en place, avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar, un mouvement islamiste à la tête des pays arabes qui tentent de s’émanciper de la double tutelle des impérialistes et de la bourgeoisie locale qui lui est inféodée.

 

Donc, la phase actuelle de la guerre au Moyen Orient a un quadruple objectif :


-Le premier est de finir la deuxième phase  du projet « Le Nouveau Moyen Orient », c’est-à-dire l’effritement de la Syrie et du Liban.

-Le second est de liquider la cause palestinienne.

-Le troisième est de reprendre en main la situation en Egypte et de remettre en place les Frères musulmans, faisant ainsi de l’Egypte, après la Turquie et le Pakistan, le troisième Etat du Moyen Orient basé sur une dictature militaro-musulmane sunnite et pouvant contenir l’élargissement militaro-musulman chiite de l’Iran qui doit être contenu, selon les dires de l’administration étasunienne, avant de pouvoir rayonner dans beaucoup de pays arabes, surtout que l’exemple de ce qui se passe actuellement en Irak ne laisse présager rien de bon pour Washington et ses « amis » dans la région.

-Quant au quatrième, et partant de tout cela, il vise à empêcher la Russie de devenir le chef de file d’un second pôle international qui pourrait exiger « sa part » dans la nouvelle répartition du monde, à la suite de l’échec durant les dernières 23 années de la politique hégémonique de l’impérialisme étasunien sur la planète.

Aujourd’hui, la Méditerranée orientale, comme le Golfe arabique il y a dix ans, est transformée en un arsenal où les navires de guerre pullulent et où la plus petite déflagration peut aboutir à une nouvelle guerre mondiale… sans oublier pour autant la contamination aux armes chimiques et nucléaires. Et les risques de la guerre augmentent chaque jour, à vue d’œil.

L’humanité est menacée dans son existence même. Toute l’humanité et non seulement les peuples de notre région ; et tout cela, pour permettre à une infime minorité de garder ses intérêts et de fructifier ses gains.


Il y a presque cent ans, la première guerre mondiale, issue d’une autre crise capitaliste, avait dévasté le monde, bientôt suivie par la montée du nazisme et du fascisme qui détruisit la planète.

A nouveau, les peuples sont confrontés au même fléau. Et, tandis que des gouvernements trouvent normal de tuer 100 000 personnes et plus en Syrie et se rebiffent seulement quand il s’agit d’armes chimiques, tandis qu’ils croient et tentent de faire croire à leurs peuples, une fois de plus après la Bosnie et l’Irak, qu’ils n’ont rien à voir avec le terrorisme et que ce sont les seuls petits dictateurs (qu’ils avaient épaulés pendant un très long temps) sont les seuls coupables, ce sont les masses populaires qui vont en pâtir : morts et destructions, d’une part, chômage et marginalisation, d’autre part.

Le seul moyen d’en finir avec la racaille impérialiste est que la classe ouvrière internationale, que les peuples de la planète s’unissent pour stopper l’avancée impérialiste et pour prendre en main leur sort. Une société sans discrimination ni exploitation, une société sans guerre est à construire. En attendant, tous les moyens doivent être utilisés pour empêcher la guerre. La rue est à nous.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-guerre-et-paix-en-mediterranee-orientale-une-analyse-du-parti-communiste-libanais-120117624.html

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La scandaleuse malhonnêteté de la presse française.

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

La scandaleuse malhonnêteté de la presse française

La tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times et son traitement par la presse française.

1. La tribune

Ce mercredi 11 septembre 2013, le président russe Vladimir Poutine s'est adressé directement à l'opinion publique américaine dans une tribune publiée dans le célèbre New York Times. En voici tout d'abord le contenu traduit en français dans son intégralité :

Les récents événements en Syrie m’ont poussé à m’adresser directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos deux sociétés.

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions adversaires pendant la Guerre froide. Mais nous avons aussi êtes alliés une fois : nous avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation internationale universelle – l’Organisation des nations unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des nations unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient être prises par consensus, avec le consentement de l’Amérique et aussi des membres permanents du Conseil de sécurité, cela a été inscrit dans la Charte des Nations unies. C’est cette profonde sagesse qui a permis la stabilité des relations internationales depuis des décennies.

Personne ne souhaite que l’Organisation des nations unies ne subisse le même sort que la Société des nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait une véritable force. Cela pourrait se produire si des pays influents contournent les Nations unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

L’éventuelle attaque des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par plus de victimes innocentes et par la propagation du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmentera la violence et déclenchera une nouvelle vague de terrorisme. Il pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il pourrait ébranler l’ensemble du système qui régit le droit international.

La Syrie n’est pas l’objet d’une bataille pour la démocratie, mais d’un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition, dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques défenseurs de la démocratie en Syrie. Mais il y a bien plus de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le département d’État des États-Unis a désigné les rebelles du Front al-Nosra, membre de l’organisation de « l’État islamique en Irak et au Levant », comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par des armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Des mercenaires venus de pays arabes luttent là-bas, et des centaines d’autres proviennent des pays occidentaux et même de la Russie. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie ? Après s’être battus en Libye, les extrémistes sont allés au Mali. Cela constitue une menace pour nous tous.

Depuis toujours, la Russie a prôné un dialogue qui permettrait aux Syriens d’instaurer un compromis menant à un avenir pacifique. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et croire en la sauvegarde de l’ordre dans un monde complexe et turbulent car aujourd’hui cela reste l’une des rares façons de préserver les relations internationales et d’éviter de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non.

Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée arabe syrienne, mais par les forces de l’opposition, afin de provoquer, en leur faveur, l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers. Les rapports que des fondamentalistes se préparent à une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire des États-Unis dans les conflits internes de pays étrangers est devenue monnaie courante. Est-ce dans l’intérêt à long terme de l’Amérique ? J’en doute. Des millions de personnes de part le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais plutôt comme ceux qui s’appuient uniquement sur la force brute, échafaudent des coalitions réunies sous le slogan « vous êtes avec nous ou contre nous ».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est déstabilisé, et personne ne peut dire ce qui se passera une fois que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, nombreux sont ceux qui établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement répète les erreurs du passé.

Que ce soit avec des frappes chirurgicales ou en utilisant des armes sophistiquées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas vous appuyer sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Alors que nous devrions renforcer la non-prolifération, elle s’érode.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et nous devons reprendre le chemin vers un règlement diplomatique et politique civilisé.

Une nouvelle possibilité d’éviter une action militaire a émergé ces derniers jours. Les États-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international en vue d’une destruction ultérieure. À en juger par les déclarations du président Obama, les États-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu en juin dernier à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord, et orienter le débat vers la négociation.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer les relations internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera une réussite commune qui ouvrira la porte à une coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Mais je serais plutôt en désaccord avec l’affirmation qu’il a faite sur « l’exception américaine », affirmant que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel. » Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation.

Il y a des grands pays et des petits pays, riches ou pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux qui ont encore à trouver leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques sont différentes aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir Vladimirovitch Poutine,

Président de la fédération de Russie.

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Il s'agit d'un texte plutôt bien senti dans lequel Poutine appelle à la paix, à la recherche d'une solution diplomatique, et au respect du droit international.

 

2. Son traitement par la presse française

Ce n'est pas là l'article d'un journaliste lambda. Alors que s'annonce ce qui nous est présenté comme un conflit majeur, il s'agit de la voix du président de la russie, la deuxième puissance militaire au monde. Et pourtant, AUCUN grand titre de la presse française n'a jugé bon de la publier. Voici un rapide tour d'horizon :

- Le Monde titre : "Poutine met en garde Obama avant la rencontre américano-russe à Genève" sans toutefois publier le contenu de cette mise en garde.

- 20 Minutes titre : "Syrie : Une tribune de Poutine dans le « New York Times » met les lecteurs en colère" sans non plus diffuser l'objet de la colère.

- Les échos titre : "Syrie : Poutine charge Obama dans le «  New York Times  »" mais n'en diffuse toujours pas le texte.

- Metronews va plus loin et titre : "Syrie : Poutine menace dans le New York Times". Menace, rien que ça. Mais il faut les croire sur parole, on ne pourra pas en lire le contenu.

- Euronews titre plus sobrement : "Syrie : tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times". Malheureusement la tribune en question n'y est pas plus publiée.

- L'Express titre : "Syrie : comment le New York Times a publié la tribune de Poutine". Et évidemment, ne publie pas le texte.

- Le Point titre : "États-Unis : une tribune de Poutine dans le "New York Times" fait des vagues". Toujours pas de tribune.

- Le Figaro titre : "Syrie : Poutine met en garde Washington". Pas de tribune non plus.

Je vais arrêter là, bien sur vous aurez deviné que des sites comme ceux de TF1 et ou France Télévisions n'ont pas échappé à la règle.

 

3. Finalement ?

Après une recherche rapide sur google, c'est finalement sur un site dont j'ignorais jusqu'alors l'existence que j'ai trouvé l'intégralité traduite de la tribune de Vladimir Poutine. Ce site s'appelle Ragemag. Il est intéressant de voir toutes les précautions que ce journali en ligne a pensé bonnes de prendre avant de publier un tel texte :

Nous avons pris la liberté de traduire intégralement cette adresse du président russe au peuple américain tout comme nous avions décidé de traduire la lettre de Manning à Obama, car nous pensons qu’il est nécessaire que les citoyens français aient le plus d’informations possibles au sujet du conflit syrien, si complexe. Bien que nous considérons que cette traduction relève de notre devoir d’informer, nous sommes bien évidemment disposés à la retirer sur demande des ayants droit.

Que le New York Times ait accueilli une tribune de Vladimir Poutine ne signifie en aucun cas que le quotidien de référence américain soutient la politique intérieure et les positions internationales du gouvernement russe. Il en est évidemment de même concernant RAGEMAG, la publication de cette traduction intégrale ne visant qu’à informer le lectorat français, notre pays étant hautement concerné par cette question. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons à aucun moment omettre ou oublier les nombreuses ombres qui planent actuellement sur la Russie, à commencer par les violations des droits de l’Homme, le climat et les lois homophobes, l’oppression de certaines minorités et le bâillonnement de la presse.

En effet, chers lecteurs, vous allez lire un texte mais ne devez surtout pas en croire un traitre mot.

Je dois également souligner que le site d'Alain Soral, Egalité&Réconciliation a publié le texte dans son intégralité et sans préambule.

Enfin, la presse belge a également diffusé un article intéressant sur les réponses de la diplomatie américaine à cette fameuse tribune. Je vous invite vivement à lire ce dernier article.

Je n'ai pas voulu donner un ton trop polémique à cet article, hormis le titre, mais je suis profondément scandalisé par la flagrante malhonnêteté de la presse française. J'espère que mon papier trouvera un écho et que la parole de Poutine sera connue du plus grand nombre.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-scandaleuse-malhonnetete-de-la-140970

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Syrie : l'offre d'alliance saoudienne à Israël !!!

18 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : l'offre d'alliance saoudienne à Israël!!

 

IRIB-selon le journal syrien Tashrin, une rencontre secrète vient d'avoir lieu à Rome entre les israéliens et les saoudiens

en présence de trois membres de la coalition des opposants syriens . " la rencontre a eu lieu à l'instigation de la partie saoudienne, particulièrement déçue de ce que les Etats Unis aient choisi de reporter "la destruction totale de la Syrie". selon le journal, " l'hostilité des saoudiens contre la Syrie, leur implication dans la mort des dizaines de milliers de syriens ne sont secret pour personne. ce qui est nouveau en revanche c'est l'alliance de plus en plus visible entre Israël et l'Arabie saoudite contre la Syrie. il faut également tenir en compte la provocation des groupes terroristes par l'axe Tel-Aviv/Riyad qui ainsi que l'a annoncé à demi mot Kerry, pourraient très bien faire échouer les efforts de paix et fournir au camps de la guerre le prétexte nécessaire à une action militaire d'envergure contre la Syrie " " Trois membres de la coalition de Doha prenaient par à cette réunion qui s'est déroulée en présence de hauts responsables sécuritaires et politiques saoudiens et israéliens" Mais quel a été le message que les saoudiens cherchaient à transmettre? Selon le journal qui cite les sources proches du Hezbollah "les Saoudiens auraient affirmé à Israël qu'ils contrôlaient 70% des extrémistes qui combattent Assad et son régime et que ces forces opéraient sur ordre direct du centre de commandement saoudien dirigé par Salman Ben Sultan , fraichement nommé vice ministre de la défense. ... les saoudiens auraient également assuré les israéliens de leur volonté de contrôler les frontières syro israéliennes de façon à ce que les takfiris  ne s'infiltrent jamais en Israël. les assurances saoudiennes seraient également allées vers le Liban où Riyad veut faire tout pour que le hezbollah ne puisse attaquer Israël (!!!) en cas d'un renversement du régime Assad" Selon ces sources, " la délégation israélienne aurait affirmé au cours de cette réunion que l'attaque militaire contre la Syrie dont tout le monde parle aujourd'hui est presque hors du contrôle de toutes les parties et que la balle est désormais dans le camp russo- américain . les israéliens auraient fait aussi remarquer que depuis l'entrée en scène des russes, il est difficile de prendre l'initiative en matière d'armement chimiques syriens et que le sort du dossier syrien se décidera par les russes et les américains" " Les israéliens auraient aussi assuré Riyad du maintien de l'aide israélienne aux rebelles qui se traduit à l'heure qu'il est, par l’évacuation de leurs blessés vers les hôpitaux d’Israël  . les israéliens auraient aussi promis de poursuivre leur soutien dans le domaine de renseignement  aux rebelles » . La presse arabe s’est intéressée à cette information et le journal Al Watan,  qui parait à Amman y voit une « tentative destinée à relancer l’idée de l’intervention militaire en Syrie ». «  ces parties qui rêvent du démembrement et de la destruction syrienne , n’hésitent pas à commettre les pires atrocités contre les civils syriens et ils n’hésiterait pas non plus à utiliser la substance chimique contre eux , comme ils l’ont fait à Khan Assal ou à rif de Damas » «  ces parties cherchent d’une part à piller les richesses de la Syrie et à la vider de ses forces vives et de l’autre à jouer le rôle de mercenaire des puissances impérialistes et en ce sens elles n’hésitent pas à faire appel à l’ennemi du peuple palestinien c'est-à-dire Israël»   


LEMONDE.FR

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La Bulgarie, en « première ligne de front » pour l’accueil des réfugiés syriens.

16 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Osservatorio Balcani e Caucaso

La Bulgarie, en « première ligne de front » pour l’accueil des réfugiés syriens

Traduit par Jad
 
Sur la Toile :

Mise en ligne : samedi 14 septembre 2013.
Chaque jour, venant de Turquie, des dizaines de réfugiés syriens fuyant la guerre franchissent les frontières de la Bulgarie. Sofia assure que ses capacités d’accueil sont déjà saturées, et attend plus de solidarité européenne. 500 réfugiés ont été installés dans le « centre de transit » de Pastrogor, près des frontières de la Grèce et de la Turquie. Témoignages et reportage sur les terribles conditions de vie dans cet « angle mort » de l’Union européenne.

Par Francesco Martino

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Le centre de Pastrogor

« Yasser, comme Yasser Arafat ? – Yasser, comme quelqu’un qui cherche un peu de paix sur cette terre ». Des pas résonnent sur la place centrale de Svilengrad, immense et vide, à quelques kilomètres des frontières avec la Turquie et la Grèce, noyée dans l’intense lumière d’une après-midi encore chaude de septembre.


Retrouvez notre dossier :
Les Balkans et la guerre en Syrie 


« La première fois que je suis venu en Bulgarie, en 2008, nous avions participé à un festival folklorique à Pernik. C’était beau. Je m’étais dit alors que j’aimerais bien vivre dans ce pays. Je ne me doutais pas que j’allais y revenir pour fuir un cauchemar et me retrouver dans cette impasse ». Yasser est un Palestinien de Syrie, âgé de 31 ans, danseur professionnel. Il habitait un village proche de Damas. Il s’est enfui quand il a vu ses amis tomber dans les rues, sous les balles des snipers. Il s’est d’abord enfui en Turquie, puis il est passé en Bulgarie, en payant, comme tous les réfugiés, 600 dollars à un trafiquant qui s’est contenté de lui indiquer le chemin à prendre à travers les fourrés.

« On m’a pris, on m’a battu, et on m’a installé dans le camp de Lyubimets. Officiellement, c’est un ‘centre fermé’. En fait, c’est une prison. Il est interdit d’avoir un téléphone portable avec un appareil photo. Ils ne veulent pas que le monde connaisse les conditions qui prévalent à l’intérieur. Et le seul crime commis par ceux qui s’y trouvent est d’avoir voulu sauver leur peau », ajoute-t-il.

« La Syrie est morte. Il n’y a plus de Syrie ». Agir parle d’une voix tranquille, mais sur un ton qui n’admet pas la réplique. Il a 19 ans, il est arrivé en Bulgarie avec toute sa famille, son père, sa mère, et ses six frères et sœurs. Il vient de Qamishli, dans la région kurde du nord-est de la Syrie, juste à côté de la frontière turque. « Dans cette ville, nous sommes tous Kurdes », rappelle-t-il à plusieurs reprises. Il a étudié à Alep, puis s’est réfugié un an à Erbil, dans le Kurdistan irakien, où il travaillait dans un petit commerce. « Même là-bas, les Kurdes de Syrie ne sont pas les bienvenus », assure-t-il toutefois.

« Si l’armée d’Assad te prend, ils te fusillent parce que tu es Kurde. Et si tu veux pas combattre contre le régime, les rebelles te tuent parce qu’ils te considèrent comme un traître. Ce n’est plus possible de vivre en Syrie – je ne sais pas si nous pourrons y revenir un jour ». À Qamishli, la famille a abandonné sa maison, mais aussi « trois commerces, tous plus grands que des supermarchés », raconte Agir. « Mon père n’ose même pas pousser un soupir, ma mère s’interdit de pleurer ».

« Ma femme est morte sous mes yeux, durant un bombardement. Mon petit-fils, qui portait mon nom, a aussi été touché. Il avait sept ans. On a retrouvé son corps en lambeaux ». Yahya a 73 ans, il vient d’Alep. Il lui manque le bras gauche, mais je n’ai pas le courage de lui demander s’il l’a perdu durant cette guerre. Il a trois fils installé en Suède. L’un d’eux est revenu pour le faire sortir de Syrie.

Le père et le fils sont parvenus en voiture jusqu’à la ville de Raqqah, dans le nord de la Syrie, puis ils ont réussi à arriver en Bulgarie après avoir traversé la Turquie. A la frontière turco-bulgare, toutefois, ils ont été bloqués : Yahya n’avait pas les documents requis. Le vieil homme a du, lui aussi, passer 16 jours dans le « centre fermé » de Lyubimets. Il attend désormais que les autorités bulgares lui accordent le statut de réfugié. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra reprendre son voyage et arriver enfin en Suède, où l’attendent ses fils. Il n’existe pourtant ni procédure précise ni délais pour répondre à cette demande d’asile. « Je suis seul, je suis vieux, je suis étranger, je ne peux rien faire d’autre qu’attendre », lâche Yayha.

Sofia craint un « raz-de-marée »

Depuis le début de la crise syrienne, la Bulgarie a vu exploser le nombre de réfugiés syriens et de demandeurs d’asile provenant de ce pays ravagé par la guerre civile. Tous arrivent après avoir transité par la Turquie, et presque tous ne voient en la Bulgarie qu’une étape de passage sur leur route vers les pays d’Europe du nord ou de l’ouest. Beaucoup, comme Yahya, ont des parents ou des amis qui les attendent, mais ils doivent d’abord réussir à sortir de l’impasse légale dans laquelle ils se trouvent.

Ces derniers mois, selon les données officielles, leur nombre a brusquement augmenté. Si bien que le gouvernement de Sofia craint un véritable raz-de-marée, bien difficile à gérer avec les faibles ressources du pays. « Depuis le début de l’année, nous enregistrions 400 arrivées par mois, mais en août, nous sommes arrivés à 1.500 personnes », reconnaît le vice-ministre de l’Intérieur Vasil Marinov. « Depuis le début septembre, nous avons déjà compté 550 personnes ». Chaque jour, la police des frontières arrête des dizaines de personnes et, selon les autorités bulgares, les faibles capacités d’accueil du pays sont déjà saturées.

Le pire est pourtant peut-être encore à venir, si la situation militaire continue à se dégrader. Le ministère de la Défense a annoncé la mise à disposition de 26 sites actuellement désaffectés, qui pourraient fournir un abri provisoire à quelque 10.000 personnes. Cependant, « une bonne part des édifices envisagés sont en très mauvais état », explique le ministre Angel Naydenov, précisant que « l’installation des réfugiés ne pourrait avoir lieu qu’après concertation avec les autres ministères, avec les municipalités concernées et la population locale ».

Préoccupée par des scénarii extrêmement coûteux en termes humains, politiques et économiques, Sofia a caressé l’idée de fermer ses frontières, une idée vite abandonnée parce qu’elle serait en contradiction flagrante avec les obligations internationales du pays, notamment avec la Convention de Genève sur les réfugiés, mais aussi parce qu’elle serait très difficilement applicable sur le terrain.

Dans le même temps, Sofia se tourne vers Bruxelles pour obtenir de l’aide. « Nous avons une grand expérience dans la gestion des situations d’urgence, mais nous voudrions recevoir un soutien technique des structures de l’UE qui s’occupe de l’accueil des réfugiés », a déclaré le ministre de l’Intérieur Tsvetlin Yovchev. « La Bulgarie pourrait recevoir des aides économiques directes pour faire face aux défis actuels », a ajouté le ministre, qui a rencontré ces derniers jours la Commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, ainsi que sa collègue en charge de la Coopération internationale et des aides humanitaires, Kristalina Georgieva.

Le 11 septembre, le gouvernement a annoncé qu’il avait libéré en urgence 350 places supplémentaires pour les réfugiés. « Je peux dire que la situation reste sous contrôle, malgré l’urgence », a déclaré le ministre Tsvetlin Yovchev.

Comment vivre à Pastrogor ?

Vue depuis le « centre de transit » de Pastrogor, l’assurance du ministre semble toutefois un peu suspecte. Le centre est situé à six kilomètres au nord de Svilengrad, tout près de la frontière. Son ouverture, en mai 2012, s’est accompagnée de nombreux scandales sur la gestion des fonds, tant européens que bulgares, affectés à ce centre.

Les capacités officielles d’accueil sont de 300 personnes, mais en ce moment, reconnaissent les responsables de la sécurité qui gardent l’entrée du camp – dans lequel nous n’avons pas eu le droit de pénétrer malgré une demande régulièrement déposée – plus de 500 personnes vivent à Pastrogor, dont 150 enfants. 90% d’entre eux viennent de Syrie. « Il n’y a plus de lits, il faut dormir par terre », explique Mohamed, un très jeune homme récemment arrivé d’Alep. « Nous essayons de tendre des couvertures pour conserver un peu d’intimité, mais il y a des chambres où vivent cinq familles ».

Un an après l’ouverture du centre, assurent tant les responsables de la sécurité que les résidents, les conditions de vie dans le centre sont catastrophiques. Les toilettes, se lamentent les femmes, sont pratiquement inutilisables, et des tensions se produisent quand il faut caser de nouveaux venus dans des salles déjà sur-occupées. Une révolte symbolique a même éclaté en juillet dernier à Pastrogor, pour essayer d’attirer l’attention des institutions et de la société bulgare.

Chaque résident reçoit 65 leva par mois (un peu plus de 30 euros) pour assurer sa subsistance. En théorie, une cantine est prévue, mais elle ne fonctionne pas. Le petit magasin du centre pratique des prix bien trop élevés, et tout le monde se plaint de l’unique médecin. Pour les familles qui ont des enfants en bas âge, la situation est dramatique. Trouver du lait en poudre ou des couches relève du défi.

Pastrogor est un centre « ouvert ». Cela signifie que les résidents peuvent sortir librement. Mais pour aller où ? Le plus proche village ne compte que 130 habitants, presque tous des retraités. Il y a une auberge, une petite épicerie, rien de plus. Quelques hommes assis autour d’une table de jardin regardent les informations de la chaîne al-Arabiyya. Ils sont tous Syriens, Kurdes ou Palestiniens de Syrie.

« En Syrie, nous vivions bien, nous avions tout », soupire Mohamed. « Regarde ! Il y a des hommes et des femmes de toutes les communautés du pays, et il n’y a aucun problème entre nous. En Syrie, nous sommes tous comme une seule grande famille – Mais pourquoi la guerre a-t-elle éclaté, alors ? » Mohamed regarde fixement la fumée de sa cigarette qui monte en l’air. Je ne sais pas ». Une discussion éclate en arabe parmi les présents, aussi intense que brève. Puis tous se taisent à nouveau.

Quelques habitants du village se plaignent de la présence des réfugiés, qui voleraient les fruits et les légumes des jardins. « Ils ont plus de droits que nous, qui vivons chez nous, mais qui sommes abandonnés par notre propre pays », nous répètent certains. Il n’y a pourtant pas eu de problèmes sérieux, et les autorités nous montrent les panneaux bilingues, rédigés en arabe. Malgré les apparences, beaucoup d’habitants du village essaient de donner un coup de main, pour venir en aide aux hôtes du centre.

Pour les demandeurs d’asile, l’alternative est d’aller à Svilengrad, où la vie est moins chère et où il est possible, quand l’on dispose d’une tablette ou d’un smartphone, d’essayer de capter des nouvelles du pays en se connectant au wi-fi gratuit des cafés. Pour s’y rendre, il faut cependant faire six kilomètres aller, et autant au retour. Il faut marcher à pied, ou se mettre à plusieurs pour prendre un taxi, qui demande six leva (trois euros), une dépense que tout le monde ne peut pas se permettre.

« Si vous le pouvez », nous dit Doha, par le truchement d’un interprète, « faites savoir que nous avons besoin de vestes, de vêtements chauds. Nous sommes venus de Syrie avec les seuls vêtements que nous portions sur nous. La nuit, il fait déjà frais, et l’hiver va vite arriver ».

Des vies suspendues, un temps entre parenthèses

« Pour ces personnes qui arrivent en Bulgarie pour fuir les conflits et la répression, le plus difficile est de comprendre l’ambiguïté des règles et leur application arbitraire », explique l’avocate Valeria Ilareva, qui travaille depuis dix ans dans le secteur de l’aide aux réfugiés et aux migrants. « Ceux qui traversent la frontière se placent formellement dans l’illégalité. Selon le droit international, toutefois, on ne peut pas sanctionner ceux qui franchissent des limites d’État dans le but de chercher protection. Celle-ci doit être assurée dès l’instant où la demande en est faite », explique l’avocate.

En Bulgarie, cependant, il faut qu’une demande d’asile soit enregistrée par l’Agence pour les réfugiés. Il existe donc une période d’attente, dont la durée est totalement imprévisible et aléatoire, durant laquelle les personnes qui ont présenté une demande d’asile, mais qui n’ont pas encore été enregistrés comme demandeurs d’asile, peuvent être soumises à l’action répressive de l’État.

Lundi 9 septembre, le Procureur général a même envoyé des « renforts » dans les tribunaux régionaux de Hasko et d’Elhovo – les deux juridictions les plus proches de la frontière turque. Les procès pour « franchissement illégal de la frontière » ont augmenté de 75% par rapport à l’an passé. Ils concernent principalement des personnes originaires de Syrie. En ce moment, 117 affaires sont en cours devant le seul tribunal d’Elhovo. Tous ces procès n’ont pourtant aucune base légale, selon le Comité Helsinki bulgare (BHK).

Selon Ilyana Savova, directrice du programme de défense légale des migrants et des réfugiés du Comité, « poursuivre en justice des demandeurs d’asile est contraire à la législation bulgare, cela n’a aucun effet préventif, et n’a donc pour seul résultat concret que d’augmenter de manière artificielle les statistiques sur l’efficacité de la justice ». Généralement, la première condamnation prévoit du sursis, mais les peines de prison deviennent effectives en cas de récidive – et ceux qui étaient venus chercher le salut en Bulgarie se retrouvent derrière les barreaux.

Selon Valeria Ilareva, l’enregistrement comme demandeur d’asile auprès de l’Agence pour les réfugiés est une procédure peu transparente et arbitraire, sans aucun délais prévisible. Ces dernières années, des demandeurs d’asile ont été expulsés alors qu’ils attendaient l’avis définitif de l’Agence. « Beaucoup de mes clients me demandent : que manque-t-il à ma demande ? Et je ne sais pas quoi leur répondre. Il va de soi que des situations totalement arbitraires de ce type créent les conditions idéales pour le développement des pratiques de corruption ».

« Ici, on attend, on attend, mais on attend quoi, au juste ? », demande Yasser, en arpentant les rues vides de Svilengrad. « Nous avons fui un pays où sévit une guerre sans loi, mais ici, où sont les règles ? Si ça continue comme ça, j’essaierai de revenir en Turquie, puis en Syrie. Chez nous, on risque de mourir d’un coup, d’une balle en pleine tête, mais ici, je me sens abandonné de tout et de tous, sans espoir et sans droits. C’est comme mourir à petit feu, jour après jour ».

 

http://balkans.courriers.info/article23198.html

 

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