Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Pourquoi la Syrie résistera et vaincra. Article de Bahar Kimyongur

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Pourquoi la Syrie résistera et vaincra

 

 

Parce que ce vieil homme qui a quatre fils, tous soldats loyalistes dont deux sont morts sur le front et deux sont blessés, a décidé de prendre la relève (voir en attaché) .

 

Parce que les peuples du monde en ont marre des mensonges et des guerres impérialistes et soutiennent majoritairement le gouvernement de Damas en lutte contre les mercenaires takfiris. ( hier a Yémen: https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CLT1ctKnqhA )

 

Parce que les Syriens se battront comme à Mayssaloun en 1920 jusqu'au dernier.

 

Parce que les Syriens sont parvenus à botter le cul des troupes coloniales françaises en 1946 au prix d'immenses sacrifices.

 

Parce que les Syriens continuent de vivre comme si de rien n'était (voir photo).

 

Parce que les soldats syriens qui meurent chaque jour par dizaines pour défendre leur pays continuent de chanter :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JsbDR7PHMSQ

 

Parce que cet officier de la marine américaine refuse de prendre part à la guerre civile en Syrie aux côtés d'Al Qaïda (voir photo)

 

Parce que c'est Isabelle Durant, Guy Verhofstadt, Daniel Cohn-Bendit, Hollande, Fabius, Kouchner et BHL qui pilotent les bombardiers et téléguident les missiles français et américains :)

 

Parce que Che Guevara est vivant et aujourd'hui, il est Syrien pro-syrien. Il s'appelle Zabayar. Il est député vénézuélien et il est parti combattre en Syrie.

 

Conflit en Syrie - Un député vénézuélien s'engage dans une milice pro-Assad

vendredi 30 août 2013 à 16h01

(Belga) Un député du parti socialiste au pouvoir au Venezuela a annoncé s'être engagé dans les "brigades de défense et de résistance", des milices du régime de Bachar al-Assad, alors que la Syrie est menacée d'une intervention militaire internationale.

"Ce sont des brigades organisées par le peuple syrien (...) pour contrôler certaines zones et participer à des combats", a expliqué depuis la Syrie Abdel El Zabayar, député du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), interrogé par des médias vénézuéliens. "Logiquement, si nous sommes dans une zone de combat, nous aurons sûrement à prendre les armes", a assuré le député d'origine syrienne. La France a soutenu vendredi les Etats-Unis dans l'hypothèse d'une éventuelle offensive en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques. D'autres puissances mondiales, notamment la Grande-Bretagne jeudi, refusent d'y participer. Le président vénézuélien Nicolas Maduro, comme d'autres dirigeants de la gauche latino-américaine, est opposé à une intervention militaire en Syrie. Il a, par ailleurs, assuré mercredi que les Etats-Unis envisageaient même de le faire assassiner "simultanément" à une attaque en Syrie. L'absence du député pourrait priver le président Maduro d'une majorité des deux tiers à l'Assemblée nationale, à laquelle il compte demander prochainement des pouvoirs spéciaux dans le cadre d'une offensive contre la corruption dans son pays. (Belga)

 

Lire la suite

Poutine taxe « d'absurdité totale » les accusations occidentales d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien (Al Manar 31.8.2013)

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 Poutine taxe « d'absurdité totale » les accusations occidentales d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien (Al Manar  31.8.2013)

 

Poutine taxe « d’absurdité totale » les accusations occidentales d’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié samedi d’« absurdité totale » les accusations d’utilisation d’armes chimiques par la Syrie et a appelé les États-Unis à présenter les preuves qu’ils disent avoir d’une éventuelle implication du régime syrien.

31 août 2013

« Les forces syriennes sont à l’offensive et cernent l’opposition dans plusieurs régions. Dans ces conditions, fournir un atout à ceux qui appellent à une intervention armée serait une absurdité totale », a déclaré M. Poutine aux journalistes à Vladivostok (Extrême-Orient russe), en répondant à une question sur l’utilisation présumée d’armes chimique par le pouvoir syrien.

« Cela va à l’encontre de toute logique », a-t-il insisté.
« Je suis convaincu que ce n’est qu’une provocation de ceux qui veulent entraîner d’autres pays dans le conflit syrien et s’assurer le soutien des acteurs internationaux puissants, en premier lieu, celui des États-Unis », a indiqué M. Poutine.

Le président russe a appelé Washington à fournir les preuves qu’il dit détenir, en soulignant que « l’interception de conversations quelconques ne pouvait pas servir de base pour la prise de décisions fondamentales, notamment le recours à la force contre un État souverain ».

« Concernant la position de nos amis américains, qui affirment que les troupes gouvernementales (syriennes) ont utilisé (...) des armes chimiques et disent avoir des preuves, eh bien, qu’ils les montrent aux enquêteurs des Nations unies et au Conseil de sécurité », a dit M. Poutine.
« S’ils ne le font pas, cela veut dire qu’il n’y en a pas », a-t-il dit.

Il s’agit de la première réaction publique de M. Poutine au présumé rapport des services de renseignement américains accusant le pouvoir syrien d’avoir utilisé des armes chimiques lors d’une attaque dans les faubourgs de Damas, le 21 août.

Sans attendre la fin des conclusions de l’enquête onusienne, les États-Unis et la France se sont précipités pour accuser le pouvoir syrien et d’en appeler à une intervention militaire.
Le président américain Barack Obama prétend qu’il s’agirait d’une action « limitée ».

Interrogé sur le conseil qu’il aurait à lui donner, s’il le contactait par téléphone, non en tant que président américain mais en tant que Prix Nobel de la paix, M. Poutine a répondu : « On doit se souvenir des événements de ces dernières décennies, se rappeler combien de fois les États-Unis ont pris l’initiative de conflits armés dans différentes parties du monde. Est-ce que cela a résolu au moins un seul problème ? En Afghanistan, en Irak, il n’y a pas d’apaisement, pas de démocratie tant recherchée par nos partenaires, il n’y a même pas de paix civile la plus élémentaire ni équilibre ».

Le numéro un russe a par ailleurs loué la décision « inattendue » des députés britanniques qui ont voté contre une intervention militaire en Syrie, voulue par le gouvernement du Premier ministre David Cameron et par les États-Unis.

« Cela veut dire que même en Grande-Bretagne — bien qu’elle soit le principal allié géopolitique des États-Unis (...) — il y a des gens qui sont guidés par les intérêts nationaux, le bon sens et qui tiennent à leur souveraineté », a déclaré le président russe.
« Pour moi, c’était totalement inattendu (...). Tout le monde est habitué à ce que ces dernières années, la société occidentale accepte tout — sans discussions particulières — conformément aux souhaits et à la position du partenaire principal, les États-Unis », a-t-il dit.

Depuis deux ans et demi, les occidentaux ont tenté à deux reprises de faire voter une opération militaire contre la Syrie par le Conseil de sécurité. Mais aussi bien Moscou que Pékin leur ont opposé leur veto.

Al-Manar , 31 août 2013.

Source :
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php ?eid=127939&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

Lire la suite

L’OTAN N’A PAS RENONCE AUX PREPARATIFS DE GUERRE CONTRE LA SYRIE. NOTRE VIGILANCE ET NOTRE MOBILISATION SONT PLUS NECESSAIRES ET IMPORTANTES QUE JAMAIS.

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

L’OTAN N’A PAS RENONCE AUX PREPARATIFS DE GUERRE CONTRE LA SYRIE.

NOTRE VIGILANCE ET NOTRE MOBILISATION SONT PLUS NECESSAIRES ET IMPORTANTES QUE JAMAIS

 

            Il y a longtemps que l’Otan essaie de lancer une attaque militaire de grande envergure contre la Syrie. C’était déjà clair lorsque l’Alliance a considéré, que « sa frontière Sud » était menacée par les actions de l’armée du gouvernement de Bachar Al Assad à la frontière de la Turquie. Il en est résulté le déploiement de  Missiles Patriot à cette même frontière en mai dernier. Cette décision avait reçu l’aval de tous les pays membres.

            Il y a longtemps aussi que les bandes armées plus ou moins liées à Al Qaeda reçoivent des fournitures en armes de toutes sortes, par l’intermédiaire des grands alliés de l’Otan que sont le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Jordanie, et des moyens financiers considérables pour fabriquer de toutes pièces une « opposition », une ASL, un gouvernement fantôme. Et qu’Israël bombarde les positions syriennes sur le Golan, en toute impunité.

            Il y a aussi longtemps que notre gouvernement et la plupart des partis politiques de l’opposition en Belgique, encouragent et soutiennent financièrement cette opposition syrienne fantôme et vont jusqu’à appeler au renversement pur et simple du président syrien Bachar Al Asad.

            Lorsque il s’est avéré récemment que des groupes de terroristes, et l’ASL avaient utilisé des armes chimiques  (et cela a même été dénoncé par des personnalités comme Carla Del Ponte), nos gouvernements n’avaient pas élevé la voix. Maintenant, avant même que les envoyés de l’ONU aient commencé leur enquête sur l’utilisation présumée de gaz toxiques lors des derniers affrontements à Damas, le coupable a été désigné, c’était le « régime » de Al Asad ! Le gouvernement russe et d’autres dans le monde ont à juste titre considéré qu’il s’agissait d’une provocation destinée à saborder toute possibilité de trouver une issue politique au conflit en Syrie.

            Malgré les oppositions croissantes qui se manifestent en son sein,  l’Otan poursuit sa croisade, tout en prenant la précaution de ne pas prendre ouvertement la direction de la guerre contre la Syrie.  Ce ne sont pas seulement les Etats-Unis, la France ou la Grande Bretagne qu’il faut dénoncer, mais aussi la plupart des gouvernements de l’Alliance, dont la Belgique ! A la dernière réunion des ambassadeurs de l’Otan, le secrétaire général Rasmussen, tout en disant attendre les résultats de l’enquête de l’ONU, n’a pas manqué d’accuser le gouvernement syrien pour la détention d’armes chimiques  et de proférer de nouvelles menaces contre lui en déclarant agir pour défendre la « frontière sud ».   La réunion n’a bien sûr pas rendu publique la liste des engagements que chaque pays a pris pour contribuer à la croisade !

            Ils trouveront bien les entourloupes nécessaires pour contourner l’absence d’une résolution du Conseil de Sécurité, ou pour apporter l’aide militaire sous d’autres formes. Rappelons nous que peu de mois avant l’entrée en guerre contre la Libye, les manœuvres militaires aériennes, navales et terrestres de l’Otan se mettaient en place et qu’elles étaient qualifiées de mouvements de routine, de simples avertissements etc. Et au moment de la guerre contre l’Irak, le gouvernement belge a très vite fait taire ses velléités d’opposition et a facilité le passage des troupes US et par la suite, participé à l’installation de la base permanente OTAN en Irak. C’est pourquoi nous appelons à maintenir et développer les mobilisations contre toute forme de participation à la destruction de l’Etat syrien et à la vigilance la plus grande vis-à-vis de notre propre gouvernement !

 

30.8.2013                                                                               Comité Surveillance Otan

Lire la suite

Madame la directrice du Monde, voilà pourquoi votre éditorial m'a scandalisé. Article de jean-François Kahn dans Marianne.

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Madame la directrice du Monde, voilà pourquoi votre éditorial m'a scandalisé

Lundi 2 Septembre 2013
Par Jean-François Kahn

 

Natalie Nougayrède, directrice du quotidien Le Monde affronte sa première tempête interne. Son éditorial exigeant une action « précise, ponctuelle et ciblée » contre la Syrie a sorti la rédaction de sa torpeur estivale. « Si ce que vous recommandez permet de pacifier la région, je vous rendrai hommage » lui répond Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne. Et vous, comment interprétez-vous ces différentes prises de position?


Jean-François Khan - POL EMILE/SIPA
Jean-François Khan - POL EMILE/SIPA
Les directeurs de journal ne devraient jamais prendre le risque de commettre des articles qui seraient refusés si un rédacteur de base les avait écrits. Ainsi l'éditorial en une signé, l'autre lundi, par la directrice du Monde, Natalie Nougayrède, s'aligne, certes, sur les positions de Bernard-Henri Lévy mais pas, hélas, sur son style.

Que claironne cette excellente personne dans cet article interminable (un édito se devrait, pourtant, d'être court) ? Qu'il faut absolument intervenir militairement en Syrie, même sans aval des Nations unies, ce qui fut, rappelons-le, le cas quand la coalition bushiste envahit l'Irak.

A l'évidence, l'avis contraire ne lui inspire aucun respect (elle a d'ailleurs refusé tout débat, c'est plus simple) puisqu'elle l'assimile à une complicité « cynique » avec les assassins (pourquoi pas une « complicité objective », comme au bon vieux temps !). Ainsi le pape, qui condamne toute intervention, est complice. Ne rendons pas la pareille à Mme la Directrice. La prise en compte démocratique des arguments de l'autre nous l'interdit. Donc, on ne saurait a priori diaboliser la position interventionniste. Nous devons admettre qu'elle est bien intentionnée. Et peut-être même juste. A cette condition, cependant : Natalie Nougayrède assumera-t-elle les éventuelles conséquences de ses recommandations ?

Car, enfin, nous traînons derrière nous un sacré arriéré de folies passées ensuite par profits et pertes. Ça a mal tourné ? On n'y est pour rien ! La catastrophe cataclysmique irakienne ? Aucun regret, aucune autocritique. Les retombées maléfiques de l'aventure libyenne ? BHL est prêt à remettre ça. L'évacuation lamentable de l'Afghanistan à feu et à sang, Al-Qaida confortée ? De l'histoire ancienne !

Par pitié, ne nous répétez pas, comme ce juge de l'affaire Dreyfus : « Ces questions ne seront pas posées. » Quelles questions ? Celles-là : si une intervention fait sauter le chaudron syrien ; si les jihadistes radicaux en profitent pour envahir l'espace ainsi dégagé et régler leurs comptes à leur façon ; si on assiste à un massacre généralisé des alaouites, des chrétiens, des laïcs et des Kurdes ; si Al-Qaida, comme elle l'a annoncé, se joint à l'offensive occidentale ; si cette horreur provoquait un sauve-qui-peut de millions de civils, comme aujourd'hui de ces Kurdes que les islamistes radicaux égorgent ; si un affrontement général entre sunnites et chiites embrasait la région et faisait voler le Liban en éclats... Dans ce cas, madame la Directrice, assumerez-vous ? Ou vous en laverez-vous les mains ?

Une chute de Bachar al-Assad, de l'affreux Bachar al-Assad, nous sommes prêts à en fêter l'annonce avec vous. Champagne ! Mais vous fêteriez-vous, tout autant le succès des Saoudiens et des Qataris, à qui on ne refuse plus rien quoique leur régime soit aussi totalitaire que le syrien et plus rétrograde : l'éradication régionale de toute alternative démocratique et laïque ?

A l'inverse, si ce que vous recommandez permet de pacifier la région, apporte le bonheur aux Syriens et conforte les idées de démocratie et de laïcité, je vous jure que je vous rendrai hommage. Que je ne cesserai de vous rendre hommage. Une chance de vous convaincre ? Aucune. Voilà, en effet, ce que vous écrivez : « L'emploi d'armes chimiques à grande échelle par le régime syrien le 21 août ne fait aucun doute » et, plus loin, « Nul ne doute [nul ?] que si, sur place, les inspecteurs de l'ONU ne trouvent pas de preuves, c'est que le régime syrien s'est employé à les détruire » (...)

Et vous, comment interprétez-vous ces différentes prises de position? Le quotidien Le Monde, «notre boussole» est-il devenu un «auxiliaire du pouvoir» ? Est-ce le rôle des journalistes?

Lire la suite dans le numéro 854 du magazine Marianne, actuellement en kiosques
Lire l'éditoral du Monde, Le crime de trop appelle une riposte, par Natalie Nougayrède
Lire la suite

Syrie : Désir aurait mieux fait de se taire! Article de Marianne.

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : Désir aurait mieux fait de se taire!

Lundi 2 Septembre 2013 , par Maurice Szafran

 

En qualifiant de « munichois » les opposants à l’intervention militaire en Syrie, le premier secrétaire du PS se discrédite mais, surtout, il ridiculise l’ensemble de son parti.


Harlem Désir, la Rochelle - APERCU/NOSSANT/SIPA/SIPA
Harlem Désir, la Rochelle - APERCU/NOSSANT/SIPA/SIPA
Les partisans de l'intervention militaire en Syrie nous n'en sommes pas - rappelons-le - ne manquent pas d'arguments. Nous n'en ferons pas ici la recension car ce n'est pas le propos, mais chacun d'eux mérite à coup sûr discussion et expertise. Quand l'ex président de Médecins Sans Frontières, Rony Braumann, jusque là hostile à toute intervention de ce type, se déclara en faveur de frappes contre Assad et son régime, on ne peut évidemment que réfléchir et s'interroger.

Et cela fait quelques jours qu'un débat contradictoire et démocratique semble enfin s'engager : ce week end, Jean-Pierre Chevènement s'est exprimé dans Le Parisien tandis que François Bayrou et Hubert Védrine s'expliquaient dans les colonnes du Journal du Dimanche. Enfin des voix discordantes, différentes, détonantes. On peut être d'accord, pas d'accord, approuver, s'agacer. Au moins Chevènement, Bayrou et Védrine nous incitent-ils à la réflexion. C'était compter sans l'intervention de... Harlem Désir...

Qu'a-t-il dit au juste, le chef du Parti Socialiste, le parti qui gouverne la France, il n'est pas inutile de le souligner? Que les quelques leaders et grandes voix de l'opposition ayant l'audace de s'interroger sur la pertinence d'une intervention en Syrie - Valéry Giscard d'Estaing par exemple- sont des « munichois », c'est à dire des lâches, des pétainistes potentiels, des collabos en devenir. On pourrait (il faudrait?) se contenter de mépriser cette sortie, de n'en pas tenir compte, de se contenter d'un coup de patte : pour une fois que Désir se fait remarquer, il ajoute le contresens historique à l'insignifiance politique. Eh bien non, pas cette fois!

Ras-le-bol de diaboliser le contradicteur en utilisant sans le moindre remords les mots qui tuent, les mots qui discréditent, les mots qui interdisent la réflexion. Des mots évidemment puisés dans le vocabulaire de la IIème guerre mondiale, des mots chapardés à la lutte antifasciste, anti pétainiste, antinazis : Dominique de Villepin serait « munichois » parce qu'il estime que des frappes sur la Syrie seraient contre-productives? Mais une telle accusation est intolérable. Et dégueulasse au sens littéral du mot.

Il ne faut pas laisser passer, il ne faut plus laisser passer précisément parce que Harlem Désir, que cela plaise ou non, compte parmi les principaux responsables (j’insiste sur ce mot, responsable) politique de la République : il dirige le principal parti de la majorité ; il lui est donc en principe interdit de raconter tout à fait n'importe quoi ; de discréditer le contradicteur par l'insulte idéologico historique qui plus est infondée; d'utiliser le trou noir du XXème siècle pour discréditer toute contradiction, la plus légitime qui soit par ailleurs.

En écoutant des éclaireurs politiques tel que Harlem Désir, il ne faut pas s'indigner si les Français - peuple hautement politique- se détournent précisément de la...politique. L'insulte au lieu de l'échange. Le refus du débat démocratique. L'autisme pour règle de fonctionnement. Il y a trente ans, Harlem Désir incarnait le renouveau en politique. Aujourd’hui, il représente tout ce qui nous désespère. Sidérant parcours.
Lire la suite

Entre Syrie & Palestine… le prix Nobel de la Paix pose ses choix.

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Entre Syrie & Palestine… le prix Nobel de la Paix pose ses choix. 
de : Daniel Vanhove 
vendredi 30 août 2013 -

Une fois de plus, nous voici conviés par l’ainsi nommée « Communauté internationale » à un nouvel épisode d’un scénario dont elle aime nous gaver et semble prendre plaisir : jouer à se (nous) faire peur. Chaque soir, les journalistes attitrés nous abreuvent de commentaires usés jusqu’à la corde et les habituels « experts » se pressent sur les plateaux, trop heureux de faire la « une » pour étaler leurs théories funestes. Les uns élaborent des plans et nous expliquent déjà leur vision tactique des choses, les autres s’interrogent chiffres à l’appui, pour savoir si le pouvoir syrien aura les moyens de se défendre. D’aucuns parlent même d’une 3è guerre mondiale possible... Ces irresponsables, confortablement installés, s’excitent tous seuls comme de grands enfants jouant sur internet…

Aujourd’hui, les habituels va-t-en-guerre occidentaux, regard sévère et mâchoires serrées, déclarent vouloir « punir » le régime syrien pour l’usage d’armes chimiques dont personne ne sait encore si elles sont le fait du régime ou de quelque faction rebelle… Le devoir de réserve devrait donc dicter à ces « démocrates » un minimum de retenue, et attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU… en espérant que celles-ci soient neutres et objectives. Et dans le cas contraire, celui où l’opposition serait reconnue coupable d’utilisation d’armes chimiques, que fera la « Communauté internationale » ? Qui « punira »-t-elle et comment ?...

Face à ces gesticulations de mauvais gout, où certains semblent confondre virtuel et réalité, et avant toute précipitation, ne faudrait-il pas tirer les leçons de nos terribles erreurs passées et des sinistres conséquences de manipulations médiatiques qui nous ont trompés ?

Il y a quelques années, tournaient en boucle des images du (faux) vol des couveuses à Koweït-city. Ensuite, celles de Colin Powell agitant devant le monde entier sa petite fiole censée contenir une arme de destruction massive jamais trouvée en Irak. Après, il fallait éradiquer les Talibans en Afghanistan, de mèche dans les attentats du 11 septembre. Et dernièrement, les effets de manches de BHL en Libye, avec les suites que l’on sait… Résultats de nos dernières interventions directes : l’Irak est dévasté par des attentats quotidiens et devenu quasi incontrôlable ; l’Afghanistan est à nouveau aux mains des Talibans et le gouvernement du fantoche H. KarzaÏ doit composer avec eux ; la Lybie est plus divisée que jamais… Sans parler de la Syrie dont les rebelles de la première heure sont dépassés par des milices extrémistes et des djihadistes – que nous armons dans le cas présent mais combattons en d’autres lieux (comprenne qui pourra !) – venus de toutes parts dans un pays en ruines, où l’on dénombre plus de cent mille morts…

Faut-il encore y ajouter nos bombardements et missiles sophistiqués, alors qu’on ne compte déjà plus les populations réfugiées, ayant tout perdu… Quand donc aurons-nous compris et intégré dans nos esprits belliqueux que la guerre n’est pas une solution à la guerre, et qu’ajouter des destructions aux destructions ne mène qu’à plus de chaos !? Et comme l’osent quelques voix discordantes : une nouvelle guerre, pour quoi faire !? Voilà des années que l’on nous répète que les caisses de nos Etats sont vides, qu’il faut se serrer la ceinture, que les allocations sociales sont revues à la baisse, que nos dettes sont devenues une charge impayable au risque d’hypothéquer l’avenir de nos enfants… Mais étrangement, et malgré le coût exorbitant que cela représente, il y a toujours assez d’argent pour aller guerroyer sous de fallacieux prétextes ! De qui se moque-t-on !?

Pour mémoire, faut-il rappeler que les USA ont déversé des millions de litres de l’agent orange sur le Vietnam produisant toujours leurs effets dévastateurs sur les populations locales, sans que l’on entende personne s’en indigner !?... Sont-ils vraiment les mieux placés pour donner des leçons de moralité aux autres gouvernements ?...

Et si dans la foulée, l’on voulait bien se souvenir de l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri par Israël lors de son opération « Plomb durci » à Gaza contre la population palestinienne en 2009. Ayant fait plus de 1.400 victimes dont de nombreux enfants, soit plus que ce dont il est question dans l’attaque chimique en Syrie… Cela a-t-il mené à une intervention punitive même « ciblée » de nos pays contre l’Etat sioniste ? Or, selon le Droit international sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium appauvri sont elles aussi illégales (conventions de La Hague de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite « Convention des armes inhumaines »). A moins d’amnésie, il faut donc constater qu’une nouvelle fois nos « exemplaires démocraties » occidentales à géométrie variable exercent encore et toujours leur détestable deux poids, deux mesures et bafouent allègrement tout principe d’une vraie justice, s’appliquant à tout le monde et de manière équitable.

Si nous étions de vrais démocrates, notre principale préoccupation devrait porter sur les populations systématiquement victimes de ces manœuvres cyniques. Car il en est toujours de même, des gens perdent tout : habitation, boulot, famille et proches, santé, et sont jetés à la rue où tant bien que mal, ils fuient ces zones mortifères pour aboutir au mieux dans des camps de réfugiés souvent insalubres et dont on sait que pour certains, ils seront pérennes…

Si nous étions de vrais démocrates, nous ne mettrions pas tant d’intelligence, de recherche scientifique et d’argent à sophistiquer des armes toujours plus létales au seul profit du lobby de l’armement qui pousse à la moindre occasion pour tester ses abjectes nouveautés « sur le terrain », mais dépenserions toute cette énergie pour préserver la vie et l’environnement qui l’abrite !

Si nous étions de vrais démocrates, nous nous interdirions de « punir » des gouvernements par des interventions armées qui toujours massacrent des civils, mais suivrions les procédures du Droit international pour traduire les responsables devant les tribunaux et les cours de justice prévues pour cela.

Enfin, devant tant d’inconséquences de nos gouvernements, il est une question dérangeante sans doute mais inévitable : n’y a-t-il pas derrière tout cela, une détestation profonde de nos pays occidentaux pour tout ce qui est de peau basanée et de culture musulmane ? Tant d’iniquités dans le traitement des affaires du monde ne révèle-t-il pas une haine profonde de la culture arabe ?... Et avec la carte de la région sous les yeux, comment ne pas voir que l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, le Liban, la Libye, l’Egypte, la Tunisie… tous pays situés à proximité d’Israël , sont considérablement saccagés, meurtris, affaiblis et dès lors plus divisés que jamais ?... au plus grand profit de l’Etat israélien renforcé par ces effondrements successifs, et poursuivant ainsi sa politique d’apartheid et de colonisation rampante de la Palestine, sans que personne ne songe à « punir » cet Etat voyou !

Divide et impera (Diviser pour mieux régner) disaient déjà les Romains… Le président Obama, « Prix Nobel de la Paix » va-t-il y ajouter son imprimatur en Syrie ?

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être mené, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ». Albert Camus

Daniel Vanhove – Observateur civil - Auteur - 29.08.2013

Lire la suite

Guerre de l'information: Les médias alternatifs ont-ils empêché (temporairement..) la 3ème guerre mondiale ?

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Guerre de l'information:

Les médias alternatifs ont-ils

 empêché (temporairement..)

 la 3ème guerre mondiale ?

Auteur : Infowars traduit par Résistance 71 | Editeur : Stanislas | Lundi, 02 Sept. 2013 -

Les médias alternatifs bloquent la tentative des mondialistes pour lancer la 3ème guerre mondiale. Le public est bien plus éveillé aux mensonges et aux constantes contradictions du gouvernement  Il y a une guerre que le peuple américain est en train de gagner et c’est la guerre de l’information. 

Le gouvernement et les merdias ont perdu toute crédibilité, donnant une opportunité pour les médias alternatifs de s’engouffrer dans la brèche et d’exposer la vérité, de réveiller la masse des gens à travers le monde.  La découverte non-stop des scandales gouvernementaux le tout sur fond de narratif médiatique clairement biaisé voient les Américains en avoir marre et de ne plus consentir à une autre guerre. 

Il y a presque un mois, InfoWars avait rapporté que le ministère de la défense avait annoncé des plans pour augmenter ses efforts sur les affaires publiques à cause des effets dévastateurs qu’ont les médias indépendants sur sa capacité à contrôler les informations négatives. Le ministère de la défense avait spécifiquement nommé le DrudgeReport ( DrudgeReport.com ) et les citoyens journalistes comme étant les raisons de ce que le ministère n’avait plus le soutien populaire.  “Le public devient de plus en plus rapidement au courant des constantes contradictions et de mensonge habituel d’un gouvernement qui a été capturé il y a bien longtemps par un groupe d’intérêts particuliers”, avions-nous rapporté. 

Dans un effort d’étendre l’audience des médias alternatifs, Alex Jones s’est lié avec Storyleak d’Anthony Gucciardi. Le mois dernier, le secrétaire aux affaires publiques du ministère de la défense, George Little, a admis “nous ne pouvons pas cacher nos mauvaises nouvelles. Ces histoires négatives sortent au grand jour d’une manière ou d’une autre et nous devons nous rendre à l’évidence qu’il faut dire les mauvaises histoires tout comme les bonnes.”  Pendant une réunion à la Maison Blanche, l’adjoint secrétaire à la presse Josh Earnest a désespérément essayé de convaincre le public d’un besoin d’une nouvelle guerre en Syrie. Earnest a réitéré l’importance du besoin des Etats-Inis de répondre à l’utilisation d’armes chimiques afin de “renforcer une norme critique internationale”.  “Ce n’est pas OK pour des dictateurs totalitaires de se servir d’armes chimiques en toute impunité”, a dit Earnest. “La communauté mondaile veut que cette norme soit appliquée”, a déclaré Earnest ; il ne fit néanmoins pas de parallèle entre les meurtres d’innocents par les Etats-Unis, hommes, femmes et enfants sous le programme secret d’assasinat par drone et la soi-disant attaque chimique du régime d’Al-Assad contre des civils. 

Bien sûr cette comparaison ne peut pas vraiment être faite car l’occident et ses alliés sont sûrement responsables de cette attaque aux armes chimiques et non pas Assad. 

Lorsqu’on a demandé si Obama planifiait d’avoir un vote au congrès pour autoriser le déclenchement d’une attaque sur la Syrie, Earnest a dit que le président chercherait “une consultation robuste avec le congrès” et qu’il agira pour “protéger les normes internationales contre les armes de destruction massive”.  Earnest rejeta la comparaison avec l’invasion de l’Irak, persistant à dire que ce n’est pas le rôle des Etats-Unis de changer le régime en Syrie, comme ce fut le cas en Irak.  L’adjoint secrétaire à la presse a maintenu qu’une attaque sur la Syrie serait “limitée et discrète”. Il a aussi dit que le gouvernement américain ne croit pas qu’il ait besoin d’attendre la fin de la mission d’étude de l’ONU sur l’attaque chimique parce qu’il savait déjà qu’Assad est le responsable et que tout autre détail n’a aucune importance.

Les journalistes qui assistaient à la conférence de la Maison Blanche ont manifestement poussé le plus loin possible pour avoir plus d’information, disant que ce que le gouvernement appelait “preuve” n’était en fait qu’évidence circonstantielle.  Les journalistes ont demandé si le gouvernement avait l’intention de faire connaître les preuves en sa possession, mais Earnest s’est refermé comme un coquillage disant que l’information était classifiée secret défense et a exprimé son incapacité à en discuter. 

Il a dit aux journalistes que cette information classifiée se devait d’être maintenue secrète à cause de raison de sécurité nationale, mais les journalistes continuèrent à pousser, demandant si le gouvernement Obama croyait vraiment qu’Assad avait utilisé des armes chimiques et si cela était vraiment “un danger imminent et immédiat pour les Etats-Unis”.  “La volonté d’Assad d’utiliser des armes chimiques met en danger l’ensemble de la communauté internationale.” a poursuivit Earnest. 

Le scepticisme croissant du public quant au narratif du gouvernement ne peut être qu’attribué à la croissance explosive des médias alternatifs.  D’après un rapport de Story Leak: “… l’ancien conseiller national à la sécurité et co-fondateur (NdT Avec David Rockefeller son maître…) de la commission trilatérale, Zbigniew Brzezinski, a commenté sur l’inefficacité croissante de la guerre dû en grande partie à l’augmentation dramatique de la connaissance politique du public.” 

Les Américains sont en train de se réveiller. Si notre gouvernement voyou décide d’entrer en guerre contre la Syrie, cela sera certainement contre la volonté et les désirs du peuple américain, qui continue à nourrir son scepticisme et à développer son manque de confiance dans les médias de masse.


- Source : Infowars traduit par Résistance 71

http://www.zejournal.mobi/?c=news&m=show_detail&cat_id=21&id=1771

Lire la suite