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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la guerre en syrie - depuis le 20 aout 2013 tag

Le Conseil de sécurité se réunit à huis clos après l’arrestation d’officiers de l’Otan à Alep

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL, #Terrorisme

Le Conseil de sécurité se réunit à huis clos après l’arrestation d’officiers de l’Otan à Alep

 
 

Réseau Voltaire — Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est.

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Alep ou la conscience humanitaire exploitée à des fins militaires. Par Mouna Alno-Nakhal

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Alep ou la conscience humanitaire exploitée à des fins militaires

 
Soldat Syrie

8 DÉCEMBRE 2016 :

Ce 8 décembre, alors que des tentatives de toutes parts cherchent à arrêter les combats à Alep, le Président Bachar al-Assad a accordé un long entretien au quotidien syrien Al-Watan pour répondre à nombre de questions qui intéressent les Syriens. Interrogé sur Alep, il a répondu en ces termes :

« La décision de libérer toute la Syrie des terroristes, y compris Alep, est prise depuis le début. Nous n’avons jamais envisagé d’autre décision pour aucune région du pays. C’est l’évolution des combats au cours de cette dernière année qui a mené aux résultats militaires auxquels nous assistons. En d’autres termes, la récente opération de libération de la région est d’Alep n’entre pas dans le cadre d’un processus politique, mais dans celui des actions militaires.

Plusieurs raisons expliquent la panique et l’inquiétude pour les individus armés retranchés dans les quartiers est d’Alep, alors que la plupart font partie du Front al-Nosra inscrit sur les listes des organisations terroristes. En résumé : après l’échec des batailles de Damas tout au long des premières années de la crise, puis l’échec des batailles de Homs censée devenir l’un des bastions de la révolution imaginaire ou virtuelle, leur dernier espoir les a dirigés vers Alep.

L’avantage d’Alep, pour les terroristes et leurs souteneurs, est sa proximité géographique avec la Turquie autorisant un appui logistique beaucoup plus facile. D’où la focalisation sur Alep au cours des deux dernières années.

Par conséquent, la libération d’Alep revient à saper leur projet à sa base. Car la libération de Damas, Homs et Alep, signifie que les États concernés et évidemment, les terroristes, ne détiennent plus de véritable atout.

Quant à savoir s’il est juste de dire que « celui qui gagne la bataille d’Alep, gagne la guerre en Syrie », disons que c’est le cas du point de vue militaire, parce que celui qui gagne à Damas ou à Alep, deux villes d’une grande importance politique et économique, remporte un grand succès politique et militaire.

Alep revêt une importance particulière du fait qu’elle est à la base du projet turc. Aujourd’hui, nous savons tous que l’ensemble des États occidentaux et régionaux compte sur la Turquie pour mettre à exécution leur projet destructeur et soutenir le terrorisme. Or, étant donné qu’Erdogan a parié sur Alep en pesant de tout son poids, leur échec à Alep signifie un tournant dans la guerre sur toute la Syrie et, en l’occurrence, l’échec du projet étranger, qu’il soit occidental ou régional.

Ceci étant dit et pour rester réaliste, cela ne signifie pas que la guerre contre la Syrie soit terminée. C’est une étape très importante dans cette direction, mais la guerre ne prendra fin qu’après l’élimination totale du terrorisme. Des terroristes sont encore présents dans d’autres régions et même si nous en avons fini à Alep, nous poursuivrons notre guerre contre eux… » [1].

9 DÉCEMBRE 2016 :

Le lendemain, 9 décembre, un projet de résolution d’« inspiration canadienne » (A/71/L.39) soumis au vote de l’Assemblée Générale des Nations unies, est venu satisfaire Mme Samantha Power qui avait dit le 30 novembre :

« La Russie peut encore utiliser son veto pour empêcher le Conseil de sécurité de donner son aide aux citoyens d’Alep, comme elle l’a fait au mois d’Octobre… À ce moment là, nous devrons réfléchir aux autres moyens auxquels nous pouvons avoir recours, y compris par le truchement de l’Assemblée Générale, pour être plus efficaces et encore plus capables de faire pression… » (1h : 27’ video [2]).

Autrement dit, « nous devrons réfléchir » aux moyens d’empêcher l’Armée arabe syrienne d’éliminer totalement des groupes terroristes sévissant à Alep. Et comme moyen, quoi de mieux que les préoccupations humanitaires du Canada qui n’a pas une aussi mauvaise réputation que les USA en matière de tragédies et de catastrophes humanitaires, engendrées à chacune de leurs interventions hard ou soft ?

En voici un bref résumé [3] tel que rédigé par le site de l’ONU en langue française à l’intention des organes d’information :

« Outre l’appel à l’arrêt des hostilités et à l’accès humanitaire aux zones assiégées, le texte demande l’application intégrale de la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité, laquelle réaffirme que le seul moyen de régler durablement la crise syrienne est un processus politique ouvert, conduit par les Syriens, répondant aux aspirations du peuple syrien et mené dans la perspective de l’application des dispositions du Communiqué de Genève du 30 juin 2012.

Telle qu’oralement amendée, la résolution souligne aussi que les auteurs de crimes au regard du droit international, dont certains sont susceptibles de constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, commis en République arabe syrienne depuis mars 2011, en soient tenus responsables, par le biais d’enquêtes et de poursuites indépendantes et impartiales à l’échelle nationale ou internationale.

Enfin, elle exhorte le Conseil de sécurité à s’acquitter de sa responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales en prenant des mesures supplémentaires pour régler la crise en République arabe syrienne.

À l’origine de ce texte, le Canada a fait valoir que cette crise est devenue « la honte de notre temps » mais qu’il ne tient qu’à la communauté internationale de la résoudre. Donnant raison à l’Envoyé spécial de l’ONU, M. Staffan de Mistura, qui a dit que « la logique militaire a pris le dessus sur les préoccupations humanitaires », le représentant canadien a admis que la résolution n’était qu’« une étape ». Par ce « cri du cœur », il s’agit, a-t-il affirmé, de « mobiliser le monde pour qu’il parle clairement et d’une seule voix et dise que la vie humaine compte, que la vie des Syriens compte ».

Favorable à cette initiative, la France a appelé la communauté internationale à s’unir pour exiger l’évacuation des civils de l’est d’Alep et éviter ainsi un massacre dont la République arabe syrienne « porterait l’entière responsabilité ».  Une position partagée par les États-Unis, qui ont estimé que la résolution est une façon de dire qu’il faut mettre fin à ce « carnage » et que le « régime syrien » et son allié russe doivent désormais se conformer à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.

En réponse à cette mise en garde, le représentant de la Fédération de Russie a dénoncé la volonté de certains acteurs régionaux et internationaux de « changer le pouvoir à Damas » et de « redessiner la carte » de la région… ».

Les mots clés de ce résumé sont : application des dispositions du Communiqué de Genève du 30 juin 2012, c’est-à-dire, le retour à la case départ après plus de cinq années de résilience et de sacrifices pour le peuple syrien, les aspirations du peuple syrien étant pures fioritures ; changer le pouvoir à Damas ; redessiner la carte de la région. Le tout emballé par les prétendues préoccupations humanitaires du Canada et, surtout, des « trois mousquetaires », selon l’expression du Dr Bachar al-jaafari, accourus au secours des terroristes de leur choix : les États-Unis, la Grande Bretagne et la France.

Le lecteur pourra suivre sur webtv.un.org [4] le débat que le Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, a qualifié de « jeu de rôles » pratiqué par certaines délégations et, en l’occurrence, par la délégation canadienne. Nous trouverons, peut-être, le temps de traduire son intervention dans son intégralité, dans une deuxième partie.

La résolution a été adoptée par 122 voix pour, 13 voix contre (Bélarus, Bolivie, Burundi, Chine, Cuba, Fédération de Russie, Nicaragua, République arabe syrienne, République islamique d’Iran, République populaire démocratique de Corée, Soudan du Sud, Venezuela et Zimbabwe) et 36 abstentions. Étrangement, après son adoption, des États ayant voté « pour » ont demandé la parole et émis des réserves sur de nombreux paragraphes du préambule de la résolution, par souci humanitaire. Comment un préambule incorrect, peut-il justifier l’adoption de ce qui s’en suit ? Mystère !

Mais, ce 9 décembre, l’Armée arabe syrienne poursuivant sa mission de libération des quartiers est d’Alep a fait quelques découvertes qui devraient les refroidir. Dans deux reportages exclusifs pour Al-Mayadeen TV, la journaliste syrienne Dima Nassif est entrée, avec les premières unités de l’Armée arabe syrienne, dans les quartiers est d’Alep confisqués par les terroristes depuis quatre années.

 

Dans la première vidéo Mme Nassif a montré des caisses de missiles Grad de fabrication bulgare. Dans une deuxième vidéo, elle montre tout un arsenal, certaines caisses portant encore les étiquettes d’inspection permettant leur traçage [5] ; vidéo que nous traduisons partiellement :

Vidéo [6] ici https://www.youtube.com/watch?v=fpw3oTDeIyk

«  Les centaines de missiles entassés dans leurs caisses en bois ne détruiront plus Alep. Des munitions pour armes lourdes et des missiles anti-char que les terroristes n’auront pas eu le temps d’embarquer dans leur fuite devant l’avancée fulgurante de l’Armée syrienne. Des dizaines de caisses dont les numéros de série montrent qu’elles ont été achetées par le Pentagone en Bulgarie, en Roumanie et en Serbie, en trois transactions entre décembre et juin de l’année dernière. Les missiles Grad sont arrivées à Alep via les ports de Turquie et de Jordanie à travers la brèche d’Al-Ramoussa ; ce qui prouve que l’administration américaine a continué à envoyer des armes malgré l’accord conclu avec la Russie…

Les numéros de série des missiles TOW américains montrent qu’ils sont arrivés des entrepôts de l’Armée US en juin dernier et le « contingent 16 » de l’ASL [la soi-disant Armée Syrienne Libre], entraîné par les USA, n’a pas mieux défendu les missiles d’une valeur de plus de 100 millions de Dollars US, lesquels sont désormais entre les mains de l’Armée syrienne…

La découverte de plusieurs caches d’armes et de missiles dans les sous-sols du vieux Alep témoigne du nombre considérable de transactions conclues durant l’agression contre Alep et des milliards de dollars dépensés pour ravir la ville à la Syrie ».

Une troisième vidéo d’Al-Mayadeen, traduite ici en anglais [7], montre que les prétendus « rebelles » des quartiers est d’Alep, qui criaient famine, avaient largement de quoi se nourrir et se soigner grâce à la générosité des USA, de l’Arabie saoudite, et d’associations dites caritatives des pays du Golfe, contrairement à ce que raconte à qui veut l’entendre le prétendu maire d’Alep, reçu avec tous les honneurs de la République au Quai d’Orsay et les médias officiels de France et de Navarre.

Et contrairement au récit pathétique de Mme Samantha Power devant le Conseil de sécurité, réuni en urgence à la demande de M. Ayrault le 30 novembre :

« L’Égypte, l’Espagne et la Nouvelle-Zélande ont présenté une résolution qui exige une cessation immédiate des actions militaires à Alep pour dix jours au moins. Cette résolution, si elle était mise en œuvre, donnerait aux civils de l’Est d’Alep une brève pause à ceux qui sont là. Cela aiderait ceux qui sont entrain de chercher dans les poubelles ce qu’ils pourraient manger ou de manger de l’herbe. Cela permettrait de donner certains médicaments aux médecins qui sont obligés d’opérer sans anesthésiants, parfois au beau milieu de la rue, en dehors de leurs cliniques et de leurs hôpitaux qui ont été bombardés… » [2].

10 DÉCEMBRE 2016 :

Un nouveau reportage exclusif de Mme Nassif porte cette fois-ci sur les entrepôts de nourriture abandonnés par les groupes armés ayant fui le vieux Alep. Un amoncellement incroyable de vivres, le plus souvent de fabrication turque, des féculents, de la farine, du lait pour enfant, des médicaments, et même deux hôpitaux ultramodernes réservés à l’usage des terroristes [8].

Ceci, alors que deux réunions se tiennent à Paris et à Genève pour prétendument régler la tragédie humaine vécue par les gens d’Alep. Les Américains participent aux deux réunions, puisque leurs experts techniques rencontrent leurs homologues russes à Genève et que John kerry a répondu à l’invitation de M. Ayrault, ainsi que huit autre pays des prétendus « Amis de la Syrie » réduits à leur peau de chagrin : Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Jordanie, Turquie, sans oublier l’Union européenne. Et c’est Riad Hijab qui a été choisi pour représenter l’opposition syrienne, comme s’il pouvait songer une seule seconde se présenter au suffrage des Syriens…

Une réunion à l’issue de laquelle, nous apprenons par RFI [9] que l’opposition syrienne serait prête à reprendre les négociations avec le régime sans conditions préalables, John Kerry allant jusqu’à demander à Damas et Moscou « de faire preuve de compassion » !

Et le monde est toujours à l’envers. Quelle compassion ces gens là témoignent-ils à l’égard des milliers, sinon des millions, de femmes, d’hommes et surtout d’enfants, affamés ou assassinés par leur allié saoudien au Yémen, pour ne citer qu’eux ?

Quelle compassion ont-ils témoigné à l’égard des milliers de morts, de blessés, de sinistrés parmi les habitants des quartiers ouest d’Alep, massacrés depuis quatre ans sous les « canons de l’enfer », les obus de mortier, les missiles Grad, etc, par leurs prétendus opposants armés modérés ? Massacres qui continuent [10].

S’agit-il d’une réunion pour harmoniser leur compassion ou pour mettre au point leurs tactiques de l’« après Alep » en direction de Raqqa, convoitée par les Kurdes, ou d’Al-Bab, convoitée par Erdogan ? Question à poser si l’on tient compte de l’envoi de 200 militaires supplémentaires en Syrie, qui n’en compterait que 300 jusqu’ici, envoi annoncé par le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, depuis le Bahreïn dont le peuple mériterait aussi la compassion de M. Kerry. Et de quels partenaires locaux parle M. Carter ; des Kurdes ? De leur ennemi juré, Erdogan ? Lorsqu’il dit :

 « En combinant nos capacités avec celles de nos partenaires locaux, nous avons resserré l’étau autour de l’Etat islamique en appliquant une pression simultanée de tous les côtés et dans tous les domaines, par une série d’actions délibérées » ? [11].

Ou bien s’agit-il de l’obstination du Gouvernement Hollande à poursuivre sa stratégie d’alignement sur les Pays du Golfe, en exploitant le droit humanitaire international, la conscience et la compassion des Français à des fins militaires et possiblement lucratives à court terme ?

Mouna Alno-Nakhal

11 décembre 2016

Notes :

[1] Al-Watan (Syrie). Le Président Al-Assad : «  Alep va complètement modifier le cours de la bataille dans toute la Syrie et signifie l’échec du projet étranger régional et occidental ».

http://alwatan.sy/archives/82031

[2] Vidéo RT – Le Conseil de sécurité de l’ONU se met autour de la table pour discuter de la situation à Alep 30 nov. 2016, 17:34

https://francais.rt.com/international/29918-conseil-securite-onu-reunion-situation-alep

[3] AG/11871, 9 décembre 2016

http://www.un.org/press/fr/2016/ag11871.doc.htm

[4] AG/11871, 9 décembre 2016

http://webtv.un.org/watch/assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-59e-s%C3%A9ance-pl%C3%A9ni%C3%A8re/5241997512001

[5] 9 décembre : Dima Nassif sur Al-mayadeen TV

https://www.facebook.com/Tous.avec.BACHAR.AL.ASSAD3/videos/1109164559200044/

[6] 9 décembre : Dima Nassif sur Al-Mayadeen TV

https://www.youtube.com/watch?v=fpw3oTDeIyk

[7] Entrepôt de nourriture dans les souterrains des quartiers est d’Alep

https://www.facebook.com/559663570775739/videos/1257787504296672/

[8] 10 décembre : Dima Nassif dans les souterrains du vieux Alep [7’30’’à 8’]

https://www.youtube.com/watch?v=LcSXBObl0sE

[9] Syrie: la réunion de Paris s’achève sur un constat d’impuissance

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20161210-syrie-alep-reunion-paris-constat-impuissance

[10] De Pierre le Corf … un français présent dans Alep témoigne …

http://reseauinternational.net/de-pierre-le-corf-un-francais-present-dans-alep-temoigne/#comments

[11] Les Etats-Unis envoient 200 soldats supplémentaires en Syrie, annonce le Pentagone

https://francais.rt.com/international/30424-etats-unis-envoient-200-soldats-supplementaires-syrie-pentagone

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Alep : la guerre de l’information contre la Russie va faire tomber l’ONU et l’OTAN. Par Philippe Troadec

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La Turquie, #La Russie

Les actes de terreur dits islamistes sont, donc, aussi des actions organisées par l’armée secrète de l’OTAN ? Le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo et l’emploi immédiat du slogan «Je suis Charlie» au niveau mondial relayé par la Lügenpresse semble l’attester. La France servant de prostituée aux U.S.A pour son mythe démocratique, a permis de fédérer les alliés dans la guerre construite. En outre, la gouvernance mondiale appelle partout à censurer et à punir ceux qui publient des informations allant contre l’information officielle. Des média officiels sont associés dans cette réécriture des faits journalistiques. Associated Press (AP), ABC-News, sont, par exemple associés à la justice mondiale et à la politique de répression. Les rédactions des média officiels sont des bureaux opérationnels du bureau des armées de l’OTAN. L’information, la justice, le politique ont fusionné en une entité ! La justice, la politique, la presse, sont aux ordres de l’armée.

«Le centre de média d’Alep». A Alep « Le centre de média d’Alep » se révèle comme avoir été un centre de la propagande pro-OTAN avec l’Arabie saoudite et le Qatar depuis le début de la guerre en Syrie et révèle dans ce microcosme syrien la vaste manipulation planétaire. Le centre de média d’Alep a été fondé par des dits Syriens vivant aux U.S.A, «the Syrian Expatriates Organisation (SEO)» disposant de fonds très importants. L’organisation des casques blancs célébrée comme étant des sauveurs par la Lügenpresse s’avère comme avoir été une organisation de propagande liée aux actes de terreur des dits djihadistes de l’EI, cette organisation de l’EI soutenue par la fondation Clinton, elle même financée par l’Arabie saoudite, et l’administration Obama. Les contenus par les textes, les vidéos, les images, sont manipulés par Washington et les services secrets par divers relais (média officiels, attachés de presse des divers gouvernements pour donner du contenus à des armées de journalistes sous les ordres) qui se trouvent dans les capitales de l’Union européenne. Les agences politiques « les SARL, Assemblée nationale, Bundestag, ou Parlement européen… », ou les SARL sous la forme des agences de média et des ONG parlent de la même façon pour désinformer le grand public. Le centre de média d’Alep a été un centre de coordination pour alimenter tous les média officiels du monde. Et le centre de média d’Alep n’est qu’un exemple pour les autres et nombreux centres mis en place pour manipuler le grand public. Du coup les média occidentaux comme le Zeit titre «Sanktionen gegen Russland, jetzt!» (Des sanctions maintenant contre la Russie) réclame encore des sanctions contre la Russie après la libération d’Alep. Le Zeit, comme les autres Lügenmedien européens, explique que c’est la Russie qui est responsable des crimes de guerre en Syrie !

Enfant produit marketing. Dans cette guerre de l’information pour gagner les soutiens des peuples du monde, on se souvient de cet enfant couvert de poussière blanche à Alep, placé dans une ambulance, après un dit bombardement «sauvé» par les casques blancs. C’était une mise en scène ! L’enfant a été employé pour apitoyer le grand public, une technique déjà employée de manière marketing par l’ONU dont l’UNICEF pour récupérer des fonds importants et pour orienter la politique internationale. Cette mise en scène rappelle celle de la la petite Syrienne qu’on sauve tout le temps  . Par ces images, il fallait donner une occasion pour bombarder les troupes d’Assad et dénoncer l’action militaire russe en gagnant le grand public contre la Russie. La Lügenpresse et la Lügenpolitik des pays européens, alliées des djihadistes, inféodées à l’OTAN, ont dénoncé, d’une même voix, le rôle de la Russie en disant que c’est la Russie qui tue et bombarde des hôpitaux. La perversité, le cynisme atteignent des niveaux inimaginables dans notre monde. Les rebelles dits modérés par les divers politiques de France, d’Allemagne, de Bruxelles, ont bombardé des hôpitaux pour accuser la Russie.

Photographe dit humanitaire un tueur ! Le photographe qui a mis en scène ce petit garçon pour le compte de l’ONU est Mahmoud Raslan un djihadiste et certainement pas un humanitaire. Le même photographe a été découvert sur la scène de crime d’un enfant de 12 ans, Abdullah Issa, qui a été décapité. Les casques blancs et le centre de média d’Alep, qui a fourni les images de la guerre en Syrie, n’étaient qu’un relais de l’EI en Syrie en étant soutenus par l’ONU et l’OTAN ! De nombreux témoignages de civils d’Alep ont expliqué que ces casques blancs ne sauvaient pas les civils sous les décombres. Les casques blancs n’étaient là que pour les images de propagande et pour relayer l’information à l’OTAN et ses divers groupes terroristes tournant sous l’EI et les divers djihadistes. Les casques blancs d’Alep ou les casques bleus de l’ONU le lien est fait. Il suffit de se souvenir du rôle des casques bleus et des ONG en Serbie pour accuser la Serbie de crimes de guerre pour gagner le soutien du grand public et donner le feu vert à l’OTAN pour bombarder un Etat indépendant. Du temps de la guerre en Ex-Yougoslavie le Net n’existait pas. La seule voix officielle venant des ministères via la Lügenpresse maintenait le grand public dans une désinformation globale.

Sous les noms d’organisations humanitaires, ONU, UNICEF, casques blancs, le centre de média d’Alep, se cachent les réseaux de la propagande pour l’OTAN et l’ONU. DAESH, EI, les casques blancs, sont des agences appartenant à l’ONU et l’OTAN qui utilisent des âmes perdues, des mercenaires et des agents de l’OTAN. L’ONU, Washington et ses alliés usent de la religion musulmane pour provoquer un conflit entre le monde européen et le monde musulman pour contrôler le monde. L’islam est employé comme une arme pour faire régner la peur parmi les Européens et pour déstabiliser les nations, pour attaquer la Russie et pour augmenter le système policier sur les citoyens. Derrière le drapeau de Daesh et de l’EI se trouvent des officiers de l’OTAN. La guerre en Syrie a commencé avec le slogan des nombreux printemps arabes en 2011. Les révolutions de couleurs sont des concepts de marketing de guerre employés en Ukraine, en Afrique, en Europe, avec des tentatives en Russie, pour détruire les civilisations libres et rééduquer les peuples par la réécriture de l’Histoire. Les organismes d’Etat et la presse officielle sont les relais pour encadrer par la justice et l’information les peuples. La libération d’Alep sonne la chute de l’OTAN et de l’ONU. La guerre de l’information contre la Russie va faire tomber l’ONU et l’OTAN car c’est la vérité qui gagne toujours !

Philippe Troadec

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Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Les média, #La Turquie, #ISIL, #Terrorisme, #Daesch

Libération, outré par le succès d'une journaliste qui démonte le discours officiel sur Alep

Attention, la vidéo dans cet article peut heurter la sensibilité des journalistes de Libération© Kenzo Tribouillard Source: AFP
Attention, la vidéo dans cet article peut heurter la sensibilité des journalistes de Libération
 

Dans le prolongement des cris d’orfraie poussés par des médias français, Libération s'est dit inquiet de l’impertinence de la journaliste indépendante qui remet en cause les sources privilégiées par les médias traditionnels pour traiter de la Syrie.

On a cru qu’il nous avait oubliés, mais nous voilà rassurés : Libération s’est offusqué du fait que RT France ait diffusé la vidéo de la journaliste canadienne indépendante Eva Bartlett qui donnait une version alternative des événements qui avaient cours dans la ville d’Alep, alors qu'elle était en passe d’être reprise par l’armée syrienne.

Qualifiant RT France de «site prorusse financé par Moscou», le journal, qui a touché en 2015 près de 6 500 000 euros d’aide individuelle de la part du gouvernement français, a sorti ses meilleurs arguments pour tenter de contrer ceux que développe la journaliste indépendante.

Ainsi, par son simple discours critique, cette dernière serait devenue une «activiste pro-régime syrien». Par ailleurs, le seul fait qu’elle soit intervenue à une poignée de reprises sur la chaîne télévisée RT la transformerait irrémédiablement en adepte de la «propagande prorusse» et lui enlèverait toute qualité de journaliste indépendante.

Quoiqu’il en soit, le discours d'Eva Bartlett, qui a atteint les 600 000 vues en trois jours sur la chaîne YouTube de RT France, a rencontré son petit succès parmi les médias de la «doxasphère».

Le Monde, qui touche lui aussi des subventions de l'Etat français, s’est inquiété du fait que ce discours alternatif sur la couverture médiatique du conflit syrien puisse rencontrer un tel écho sur la toile. Le témoignage de la journaliste est ainsi évoqué en tête d'un article intitulé Fausses images et propagande de la bataille d’Alep, dans lequel il précède la fausse photo d'une orpheline syrienne qui a circulé sur les réseaux sociaux.

Assurant qu’il dispose de contacts sur le terrain en Syrie, le quotidien français a cependant oublié de répondre à Eva Bartlett sur la question du manque de fiabilité de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une source que Le Monde (et de nombreux autres médias traditionnels) utilisent pourtant régulièrement.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

 

Au cours d’une conférence «contre la propagande et le changement de régime en Syrie», organisée par la Mission permanente de la République syrienne auprès de l’ONU, la journaliste indépendante Eva Bartlett avait critiqué le manque de fiabilité des sources (OSDH, Casques blancs etc.) utilisées par les médias traditionnels pour rendre compte de la situation en Syrie et en particulier dans la ville d’Alep.

Auteur: RT France

 

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LA « LOGIQUE » DES PAYS ET MERDIAS TOTALITAIRES OCCIDENTAUX MISE À NU !

17 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Les média, #ISIL, #Daesch

 
Aucun texte alternatif disponible.
Gaston Asper

LA « LOGIQUE » DES PAYS ET MERDIAS TOTALITAIRES OCCIDENTAUX MISE À NU !

ON NOUS DISAIT QUE « LES PAUVRES REBELLES » SUBISSAIENT UN BLOCUS, QU'ILS ÉTAIENT ASSIÉGÉS
EN FAIT ILS CONSERVAIENT POUR EUX SEULS CE QUI AURAIT PERMIS À 1.5 MILLION D'ALEPPINS DE DE L'EST ET DE L'OUEST DE MANGER À LEUR FAIM PENDANT 6 MOIS !!!

Syrie : quand les médias font l’apologie du terrorisme
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L’aveuglement, la russophobie des élites journalistiques, leur asservissement aux élites politiques – qui peuvent faire et défaire les carrières et les rédactions – ont abouti à une véritable catastrophe déontologique, une monstruosité que le journal l’Express résumait ainsi malgré lui et qui fera office de conclusion : « Alep, tombeau de nos principes ».
http://arretsurinfo.ch/syrie-quand-les-medias-font-lapolog…/
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Alep : Dans le QG deserté par les rebelles terroristes, une caverne d’Ali Baba
Quand les rebelles de Jaysh al-Islam, “L’armée de l’Islam”, ont déserté mardi leur QG, dans le quartier de Al kalasa, les voisins se sont précipités dans cette ancienne école.
C’est une véritable caverne d’Ali Baba pour ceux qui souffrent de la faim depuis des semaines.
VIDÉO http://fr.euronews.com/…/dans-le-qg-deserte-par-les-rebelle…
http://arretsurinfo.ch/alep-dans-le-qg-deserte-par-les-reb…/

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Pierre Le Corf fustige les terroristes d'Alep-Est, «cités en héros» https://fr.sputniknews.com/…/201612141029179511-terroriste…/
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Alépins : «Quand les caméras s’éteignent, les Casques blancs laissent les gens sous les décombres»

16 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

Alépins : «Quand les caméras s’éteignent, les Casques blancs laissent les gens sous les décombres»

© Casques blancs
 

Lizzie Phelan de RT, qui est sur le terrain à Alep, a parlé à plusieurs survivants qui accusent les activistes antigouvernementaux d'être des «poseurs d'appareil photo, des voleurs et des pilleurs».

Les militants financés par l’Occident et appelés «Casques blancs» ont fait la Une des journaux, les principaux médias les qualifiant de «héros de la paix» pour leur travail. Cependant, les habitants d'Alep récemment libérés par les forces gouvernementales syriennes ont une opinion toute différente.

Les Casques blancs sont un groupe de défense civile soutenu par les Occidentaux, composé de «volontaires» opérant en Syrie. Alors que, officiellement, leur mission est d’assurer les premiers secours aux victimes de bombardements, les autorités syriennes et russes les ont accusés de répandre de la propagande antigouvernementale, de publier de fausses nouvelles et de maintenir des liens étroits avec des groupes terroristes islamistes comme le Front Fatah al-Cham, ce qui a été en partie filmé par le caméra.

 

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15 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #La Turquie, #ISIL

Sur la Syrie, la France est en état d’extinction cérébrale

 

La Tour Eiffel éteinte le 14 décembre.@ LUDOVIC MARIN / AFP


Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cerné dans les décombres, est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel par solidarité avec Alep. Avec les habitants d’Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million d’Alépins réfugié dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n’existent pas. Et même s’ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu’ils subissaient les tirs de mortier des courageux rebelles en lutte pour la démocratie, leurs morts demeuraient invisibles, effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. Ils n’ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays. Ils n’ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n’ont pas réclamé l’instauration de la charia wahhabite. Alors on n’en parle pas, c’est plus simple.

On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d’obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la « capitale » d’une révolution-bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l’OTAN.

La cuisante défaite de ces desperados de la terreur leur arrache des larmes, à nos faiseurs d’opinion, elle les met en transe compassionnelle comme si ces coupeurs de tête étaient nos frères d’armes, ou de pauvres victimes sur le sort desquelles il faudrait s’apitoyer. Avec un art consommé du mensonge et de la manipulation, ces affabulateurs professionnels font comme si le sort des terroristes était lié aux populations civiles qui leur servent de boucliers humains, comme si les souffrances des innocents causées par la guerre justifiaient notre soutien aux terroristes qui en sont responsables.

Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs. Les médias parlent de 100 000 personnes qui seraient recluses dans le dernier réduit « rebelle », mais sans nous expliquer comment elles peuvent contenir dans trois kilomètres carrés ! Plus les heures passent, en réalité, et plus ce dernier bastion de fanatiques se vide de ses civils, et plus les gouvernements occidentaux, relayés par leurs perroquets médiatiques, s’en affligent.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rats, pour servir d’alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Complices des allumés du takfir maquillés en rebelles démocrates, nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution-bidon, en nous faisant croire que lorsque l’armée syrienne frappe Al-Qaïda, elle s’acharne en fait contre des innocents.

Mensonge pour mensonge, on nous dit aussi que des dizaines de civils ont été froidement abattus par des milices chiites. Mais ceux qui rapportent cette accusation oublient de dire que selon l’ONU il n’y a pas de preuve de ces massacres et que ces allégations sont « invérifiables ». Peu importe, c’est un détail ! Les mêmes accusateurs diront alors que des massacres auront lieu, que c’est inévitable, qu’il y aura un « génocide » ! Impuissante à produire la moindre preuve sur des faits passés, l’accusation se conjugue au futur, elle se fait prophétique, elle vaticine en prenant ses désirs pour des réalités.

La désinformation bat son plein, l’esprit collabo se déchaîne et l’hexagone, comme d’habitude, bat tous les records. Quel pays de masochistes ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. Alors, oui, éteignons la Tour Eiffel et tout le reste. De toute façon, la France est un pays en état d’extinction cérébrale, une colonie de l’Empire dirigée par des imposteurs qui, en faisant le malheur des autres, feront aussi le nôtre.

Bruno Guigue | 15 décembre 2016

 

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles. 

Source: http://arretsurinfo.ch/sur-la-syrie-la-france-est-en-etat-dextinction-cerebrale/

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Les leçons de Palmyre, par Karine Bechet Golovko

15 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère

lundi 12 décembre 2016

 

Les leçons de Palmyre

 
 
 
Palmyre est retombée entre les mains de l'Etat islamique. Le coup porté, comme le reconnaît à l'unanimité la presse russe, est particulièrement dur en terme d'image. Certainement plus que militairement. Après le concert de la paix, après les discussions sur la reconstruction de la cité antique. Effaçant immédiatement, dans les esprits, la victoire d'Alep. Palmyre rappelle une réalité presque violente sous cet éclairage: on ne fait pas de grande parade avant la fin de la guerre
 
Mais comment "Palmyre" fut possible?
 

 
Alors que pendant le week end, l'aviation russe aide efficacement l'armée syrienne à repousser l'attaque d'environ 500 terroristes de Daesh contre Palmyre, ceux-ci changent de stratégie et se replient vers les quartiers habités et les zones historiques, que l'aviation ne peut pas pilonner. Par ailleurs, de très importants renforts, environ 5000 personnes, se regroupent sur différents fronts et reprennent simultanément l'attaque des hauteurs stratégiques, des routes d'accès et finalement de la ville elle-même. L'armée syrienne, devant l'avancée des groupes terroristes, évacue 80% de la population, les réserves d'armes et les moyens militaires stockés en vue de l'attaque de Deir ez-Zor et Rakka. Hier soir, les forces syriennes reconnaissent avoir laissé la ville aux mains de l'Etat islamique.
 
D'où viennent ces 5000 terroristes sortis du désert?
 
Ils viennent de différents points géographiques, qui ont pour point commun d'être soi-disant dans les zones de combat de la coalition américaine. 
 
Ils viennent de Deir ez-Zor et Rakka, où la coalition américaine a décidé depuis une semaine environ de lever le pied, avec l'effet attendu. Ils viennent également d'Irak, où l'on a vu environ 5000 combattants envoyé vers la Syrie. Rappelons que l'aviation américaine a, évidemment par erreur, bombardé l'armée irakienne qui combat justement à Mossul, faisant 90 morts et une centaine de blessés. Les terroristes ont pu être très efficacement exfiltrés. Le Plan B, réalisé en urgence suite à la libération d'Alep, a fonctionné à merveille.
 
Comment ont-ils pu tranquillement traverser le désert?
 
Pourtant, ce plan n' a pu fonctionné que suite à une série d'erreurs, comme le souligne la presse russe . Ainsi, se pose la question du renseignement: qui était responsable du renseignement militaire? Parce que faire traverser le désert, où il est difficile de se cacher des satellites ou des drones, avec armes et bagages, blindés et autres véhicules et artillerie lourde, sans se faire remarquer, pose la question non plus de l'efficacité du renseignement militaire dans la zone, mais de son existence même.
 
Et de remarquer que le plus dangereux est quand une certaine euphorie gagne les troupes, lorsque l'on ne veut plus voir certains faits, lorsqu'on les interprète comme l'on aimerait et non comme il se doit. Il est dangereux de célébrer la victoire avant terme.
 
Palmyre est un symbole. Un symbole qui est tombé. Il y aura certainement encore une bataille pour la ville, il est même possible qu'elle soit reprise et à nouveau libérée, mais l'image ne sera pas rétablie, elle est tombée avec la ville. Il n'y a victoire qu'une seule fois, c'est pourquoi il est souhaitable qu'elle soit la dernière bataille.
 
Quelle est cette stratégie "post-moderne"?
 
La réaction de l'ancien chef d'état major des forces armées russes (2004-2008), le général Yuri Baluevsky, est très révélatrice de la rupture stratégique des guerres dites "post-modernes":
"C'est encore un coup porté au prestige, notamment à notre prestige. Que les combattants n'allaient pas arrêter le combat, c'était évident. Mais ce que nous faisons, nous, aujourd'hui, j'avoue que, comme militaire, j'ai du mal à comprendre, ces pauses humanitaires par exemple ..."
En effet, je ne me souviens pas de corridors humanitaires lors de la Seconde guerre mondiale, lors de la guerre du Vietnam, lors de la guerre l'Algérie ... de corridors par lesquels les gentils ennemis pouvaient sortir, être amnistiés, s'ils laissaient leurs armes. Voire, pouvaient sortir avec leurs armes. 
 
Comme l'expérience le montre, ils ne se "dissolvent" pas d'eux-mêmes, naturellement, dans le paysage, ils se regroupent, reprennent les armes et repartent évidemment au combat.
 
Le mythe de la fin des guerres "traditionnelles"
 
Ces "corridors" et autres amnisties viennent du mythe selon lequel, ces guerres ne sont pas des guerres "traditionnelles", car elles ne se déroulent pas entre armées régulières d'états souverains, mais entres des "civils qui ont pris les armes" et des soldats. Donc, les armées régulières n'ont pas le droit de guerroyer de la même manière que contre d'autres soldats. 
 
On ne tue pas l'ennemi, on négocie. On ne fait pas de prisonniers, on ouvre des corridors humanitaires. Puisqu'il s'agit simplement de "civils", certes armés jusqu'aux dents, mais de "civils", certes qui savent se servir de lance-missils, de l'artillerie lourde, mais des "civils". Le mythe de David contre Goliath, même si nous sommes très loins du lance-pierre.
 
Il faut donc parlementer avec ces civils, qui doivent, une fois revenus à la raison, rentrer pacifiquement dans la vie civile et s'occuper de leur famille et de leur jardin. 
 
Sauf que ces "civils" sont des combattants entraînés par des professionnels et que beaucoup d'entre eux ne sont pas syriens. Que ces combattants sont dans une logique terroriste qui en fait justement des "combattants" et non d'innocents civils. Les innoncents civils, eux, sont pris en otage par ces groupes extrémistes pour se protéger de l'armée.
 
Le mythe des guerres "propres"
 
Pourtant, l'Occident a détourné les yeux de ces simples réalités, car il préfère se voiler la face avec le mythe des guerres propres. Des guerres technologiques, faites du ciel, avec des drones et des jeux vidéos à quelques milliers de km des opérations, des guerres déshumanisées menées par un Occident qui ne veut plus se salir les mains.
 
Après les horreurs de la Seconde guerre mondiale (sans même parler du génocide, l'on n'oubliera pas les milliers de villes et villages brûlés, des populations massacrées), après les bombes atomiques lancée presque gratuitement par les Etats Unis sur le Japon, après le Napalm dans la guerre du Vietnam et toutes le exactions contre les populations civiles, après les tueries de la guerre d'Algérie, l'on veut des guerre propre, l'on ne veut plus de guerre. Car une guerre, c'est sale. Par essence. A la guerre on tue.
 
Les populations ont besoin de se sentir lavées, propres, totalement désinfectées de ces époques "barbares", faites de sang et de chair. Mais comme les pouvoirs ne peuvent survivre sans guerres, ils vendent des "guerres propres" à des populations délavées prêtent à ingurgiter pour avoir l'esprit tranquille.
 
Ce mythe n'est possible qu'avec un contrôle total de l'information qui:
 
  1. conditionne l'opinion publique à accepter les "erreurs" de tirs comme des erreurs regrettables, mais ne remettant pas en cause le bien-fondé de l'action menée et justifiée par leur société, 
  2. bloque toute possibilité d'une transparence de l'information sur ce qui se passe réellement sur le terrain. 
Lorsque, plus tard, l'information passe, le temps a passé. Les Etats Unis ont pu faire un rapport sur la torture qu'ils pratiquent, ils ont trouvé cela regrettable, l'opinion publique a applaudi à tant de transparence démocratique, et la vie continue - et la torture aussi. Et personne ne sait ce qui se passe à Mossul, quand la campagne russe se déroule sous caméras.
 
Le problème de la Russie est qu'elle a fait le choix des guerres "post-modernes" avec corridors et pauses humanitaires, tout en menant une véritable guerre contre les terroristes sur le terrain, sans pour autant maîtriser l'espace médiatique, jouant réellement la carte de la transparence. Par là-même, elle a eu Palmyre et l'urgence de revoir sa stratégie. Vue la réaction de la presse, le message est passé.
 
 
 
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En Syrie, la fête est finie pour les charlatans. Par Bruno Guigue

9 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère, #La Turquie, #Daesch

En Syrie, la fête est finie pour les charlatans


 

alep 27-novembre-2016

Un tank dans les rues d’Alep-Est, le 27 novembre 2016. / AFP

En sonnant le glas d’une insurrection télé-guidée de l’étranger, la débâcle d’Alep dissipe une énorme supercherie. Il aura fallu six années de malheur pour que cette tragédie provoquée et entretenue par une avalanche de pétrodollars sur fond de crise régionale apparaisse sous son vrai jour. Ce n’était pas une révolution, mais une opération ratée de « regime change » voulue par Washington et ses alliés. De l’aveu d’Hillary Clinton elle-même, cette opération fut menée en utilisant des organisations terroristes dont la maison-mère (Al-Qaida) était déjà une coproduction saoudo-américaine dans les années 80. Al-Nosra, Daech et consorts, à leur tour, furent mis au service d’une stratégie du chaos qui visait à pulvériser les Etats de la région au profit d’entités ethno-confessionnelles dont la fragmentation garantirait la docilité.

Il en résulta une farce sanglante, désormais ensevelie sous les gravats de cette ville martyrisée par une guerre impitoyable que provoqua l’appétit de domination impérialiste allié au fanatisme sponsorisé de desperados crétinisés jusqu’au dernier centimètre cube de leur cerveau. Le pire n’est jamais sûr, dit-on, mais on eut droit à tout ce qu’il était possible de faire, y compris l’inimaginable ! Des dirigeants occidentaux qui prétendent combattre les terroristes tout en leur procurant des armes au nom des droits de l’homme. Des puissances étrangères qui infligent un embargo sur les médicaments à des populations civiles coupables de ne pas combattre leur gouvernement. Des familles royales sanguinaires et débauchées qui donnent des leçons de démocratie tout en sponsorisant la terreur. Des intellectuels français qui exigent comme un impératif moral le bombardement d’un pays qui ne nous a rien fait. C’est un triste privilège, mais il faut reconnaître que le drame syrien a généré un impressionnant florilège de saloperies.

Qu’on se souvienne seulement avec quels accents enflammés les chantres hexagonaux de cette révolution-bidon nous serinaient depuis six ans qu’une glorieuse insurrection allait mettre à bas l’odieuse tyrannie ! Jour après jour, ils noyaient hypocritement d’un écran de fumée humanitaire la haine que leur inspirait cet Etat syrien dont le seul tort était de rester debout face à la coalition prédatrice des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues. Sans vergogne, ils couvraient de leur clameur mensongère, en les attribuant aux soldats syriens défendant leur patrie menacée, les atrocités commises par des bandes criminelles dont l’ambition monomaniaque était d’imposer la charia wahhabite et de liquider les minorités confessionnelles.

On les a vus, on les a entendus pendant de longues années, ces charlatans. Les Jean-Pierre Filiu, François Burgat, Jean-Paul Chagnollaud, Pascal Boniface, Dominique Vidal, Ziad Majed, Romain Caillet, Bruno Tertrais et consorts intoxiquèrent l’opinion de leurs mensonges en respectant scrupuleusement le cahier des charges atlantiste. Experts en affabulation, ces mythomanes multi-cartes ont craché sur la Syrie, son peuple, son armée et son gouvernement. Ils n’ont cessé de les calomnier, relayés par des journalistes dont l’inculture n’avait d’égale que leur partialité. Niant l’évidence d’un mercenariat international financé par les pétromonarchies, ces pseudo-progressistes se sont rangés, servilement, du côté d’un obscurantisme wahhabite mis au service de l’impérialisme occidental. Prenant des grands airs, ils donnaient des leçons d’humanisme tout en tressant des couronnes aux milices mafieuses et sectaires qui détruisaient la Syrie. Faisant le tri entre les bonnes et les mauvaises victimes, ils brandissaient les droits de l’homme côté cour et soutenaient les tortionnaires takfiris côté jardin.

Pour incriminer le gouvernement syrien et ses alliés, ils voulaient enrôler au service de leur cause frelatée le sort des civils assiégés à Alep, mais en omettant de dire que 80% de ces civils se trouvaient dans les quartiers protégés par le gouvernement, et que les autres, retenus prisonniers par les djihadistes, étaient utilisés par ces glorieux « révolutionnaires » comme boucliers humains. Ils voulaient nous faire croire que l’aviation russe bombardait les hôpitaux d’Alep, mais sans préciser que la majorité des hôpitaux étaient à Alep-Ouest et subissaient le feu incessant et meurtrier des mortiers rebelles. Orchestrant une indignation sélective fondée sur le déni de réalité permanent, ils ont accrédité cette monumentale escroquerie des « Casques Blancs », brillamment démasquée par une courageuse journaliste, Vanessa Beeley, qui administra à ces fumistes une leçon définitive d’honnêteté intellectuelle et de probité professionnelle.

La reconquête de la deuxième ville de Syrie par son armée nationale ne rend pas seulement l’espoir au peuple syrien, qui aperçoit désormais le bout du tunnel après tant de souffrances. Cette victoire d’une armée majoritairement composée de conscrits de confession sunnite (comme l’a récemment rappelé le géographe et excellent analyste Fabrice Balanche) ne dissipe pas seulement le mythe d’une guerre confessionnelle forgé de toutes pièces par les pousse-au-crime du wahhabisme. Cette reconquête balaye aussi d’un grand courant d’air frais, en ce victorieux mois de décembre, les miasmes putrides largués dans l’atmosphère par six années de propagande à grande échelle.

Orchestrée par les larbins de l’impérialisme US et les collabos de l’obscurantisme wahhabite (ce sont souvent les mêmes), cette propagande a diabolisé le gouvernement syrien en lui attribuant la responsabilité des crimes commis par ses adversaires. Elle a aussi diabolisé la Russie, dont l’intervention militaire en Syrie, contrairement à celle des pays de l’OTAN, respecte le droit international et frappe sans lésiner les terroristes de tous poils. Il faut vivre en France, ce pays de masochistes, pour voir la haine de la Russie se déchaîner, avec une rare violence, chaque fois qu’elle fait reculer les terroristes. A chaque défaite infligée sur le terrain aux commanditaires du massacre du Bataclan, nos charlatans hexagonaux, du gouvernement aux médias, se répandent en clameurs indignées !

Le drame syrien est un révélateur chimique. Jamais depuis Vichy notre intelligentsia ne s’était autant vautrée dans la fange, jamais elle n’avait mis un tel point de déshonneur à célébrer l’esprit collabo. Mais voilà, la roue tourne. Que reste-t-il aujourd’hui du dogme interventionniste cher aux néocons, au moment où Donald Trump le dénonce, où Vladimir Poutine mène le bal au Moyen-Orient et où l’Etat syrien expédie les mercenaires de Riyad dans les poubelles de l’histoire ? Doublement orphelins, les charlatans du droit-de-l’hommisme (à géométrie variable) risquent de perdre leur héros yankee, fatigué de mener des guerres stupides, et leur piétaille moyen-orientale, taillée en pièces par cette armée syrienne qu’ils méprisaient. Pour les charlatans, décidément, la fête est finie.

Bruno Guigue | 7 décembre 2016

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Lire aussi:  Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue/

Source: http://arretsurinfo.ch/en-syrie-la-fete-est-finie-pour-les-charlatans/

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