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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la justice tag

Les "néocons" battus à Alep veulent toujours la peau du Hezbollah. Par Jacques-Marie BOURGET dans le Grand Soir.

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La justice

 

Les "néocons" battus à Alep veulent toujours la peau du Hezbollah.

Alors que la coalition des nouveaux impérialistes se réjouissait par avance d'un coup double à jouer en Syrie, éliminer Bachar et le Hezbollah tout en écorniflant l'Iran, voilà que l'organisation de résistance libanaise sort renforcée de la victoire d'Alep. Il faut donc abattre Nasrallah et ses troupes par un autre moyen, le vieille arme de la CPI et des "crimes de guerre". La machine est en route.

Ce qui est pénalisant dans le vieillissement ce n’est pas seulement la difficulté que l’on éprouve à lacer ses chaussures, c’est que l’on parle de moments d’histoire que personne n’a connus. Outre les amis bancals qui vous accompagnent sur le chemin du cimetière. Ainsi Geneviève Tabouis, une journaliste qui a déclamé pendant trente ans ses chroniques sur « Radio Luxembourg », ça ne vous dit rien ! Cette amie d’Eleonor Roosevelt et de Joseph Staline avait coutume de démarrer son couplet par un sonore « Attendez-vous à savoir... ».

N’étant ni l’ami de Melania Trump ni le cousin de Vladimir Poutine, je m’autorise quand même à vous lancer mon personnel « Attendez-vous à savoir... ». Attendez-vous à savoir que dans les ateliers de Washington, là où l’on forge si bien le mensonge, une grande campagne est en cours de montage. Une entreprise de première grandeur qui mobilise aussi les orfèvres israéliens, toutes les petites mains du lobby néoconservateur et les forces pures et vives de ces organisations non gouvernementales (sic) qui, par chance et goût de la démocratie, embrassent toujours les vœux de la CIA ou ceux de George Soros. C’est-à-dire la même chose.

Attendez-vous donc à savoir que le Hezbollah, pour le comportement supposé de ses soldats en Syrie, va être livré à l’accusation publique. Certains combattants de cette juste cause rêvent même de l’édification d’une CPI « spéciale », comparable à celle chargée de désigner qui a envoyé Rafic Hariri au ciel.

Lecteurs de combat, donc penseurs de l’autrement, vous avez tout de suite compris l’ambition des manipulateurs et leur enjeu : continuer par d’autres moyens, par l’arme médiatique, leur guerre perdue à Alep. Un ami sincère, un frère pourtant habitué à la magie des montreurs de lune, m’a informé de l’offensive. J’ai été surpris et même meurtri que ce combattant des toutes les libertés tombe dans le panneau : « Si, si, à Alep les miliciens du Hezbollah ont multiplié les atrocités »... Me voilà donc, une fois encore, alors que pour les connaitre je déteste les guerres, obligé de présenter le massacre comme une bagatelle. Et il l’est, si j’ose dire. La certitude est la suivante, si les disciples de Nasralla ont commis des crimes de guerre, il en va tout autant des soldats de la République Arabe de Syrie et de ces humanistes islamistes décrits sous l’alléchante banderole de « Rebelles modérés ». Sans parler des tueurs d’Al Nosra, amis de Fabius, et des barbares de Daech. La guerre est toujours un crime et l’attelage des deux mots est une tautologie.

Attendez-vous donc à ce que nos journaux, qui n’ont rien vu à redire de l’impeccable comportement des criminels de masse agissant – du bon côté – en Afghanistan, en Irak, au Kosovo, en Libye, au Yémen, vous clouent les combattants chiites libanais au pilori planétaire. Alors que Trump ressort son bâton de Guignol contre l’Iran, il est bon que ces admirateurs de l’imam Hussein ne sortent pas trop puissants de ces ruines d’Alep qui ont été aussi un tombeau pour les espoirs de l’OTAN. Comme chacun sait, et comme vous le confirmera une lecture ordinaire du Monde, en dépit de ses dizaines de têtes nucléaires, « Israël est menacé dans sa survie par les criminels du Hezbollah ». D’urgence pendons donc ces soldats chiites si cruels et dangereux. Urgence... urgence... pas si sûr puisque, dans leur soif de justice, les experts du trébuchet mondialisé seront –forcément- occupés à punir dans un tour de rôle d’autres « crimes de guerre », ceux de Kissinger, Bush, Olmert, Clinton, Netanyahou, Sarkozy, du droneur Obama et autres étalons de la démocratie. Rappelons l’incontournable doctrine du vieux maître Vergès : « Vous ne pouvez condamner Barbie sans juger Massu ».

Ayons confiance en l’instinct suicidaire de la presse qui, d’un mensonge l’autre, roule sa toile de cirque pour s’en faire un linceul. Depuis sa chaire du Collège de France, Pierre Bourdieu a fini sa vie en combattant le système des « médias-mensonges ». En chirurgien des idées il évoquait la raison d’agir des journaux, surtout ceux du gratin, vrais chiens de garde de « l’opinion », forts de leur « monopole de la violence symbolique ». Sans être un digne exégète, en parlant aujourd’hui de ces journalistes, je vais extrapoler la pensée du grand sociologue. Faut dire qu’il y a « urgences », comme on l’écrit aux portes des hôpitaux, et mon néo concept post bourdieusien est de dire maintenant que nos nouveaux journalistes détiennent le missile parfait : le « monopole de la diffamation légitime ».

Après qu’aucune star du journalisme vrai, genre Florence Aubenas, n’a été expédiée à Alep pour nous écrire le bilan de six années de guerre, soyons sûrs que les ateliers de la contrefaçon vont nous abreuver d’horribles nouvelles tirées de ce noir et récent passé. En 1999 suite à la guerre du Kosovo qui, même à « zéro mort » du côté des bons ne font pas en dentelles mais en mensonges, l’admirable Edwy Plenel – qui veut être à la presse ce que Marx fut au capital – nous a régalé d’un scoop : « sans l’intervention de l’OTAN des dizaines de milliers de kosovars auraient été exterminés dans un « génocide » ». Eh oui ! La preuve ? Plenel s’était procuré le plan « Fer à cheval », celui qui programmait, planifiait les massacres. Hélas le document d’Edwy était un faux écrit par les services secrets allemands. Zut.

Résumons. Entre des journalistes qui publient des documents façonnés et d’autres qui découvrent du gaz sarin où l’ONU n’en a pas remarqué, l’horizon médiatique est favorablement ouvert aux guerriers de l’info. Eux qui ne passent pas leur temps dans la boue ou les abris de béton mais dans les fauteuils Eames des officines « occidentales ». Celles où l’on invente les « unes » de demain.

Jacques-Marie BOURGET

Chronique publiée dans le mensuel Afrique Asie du mois de février.

URL de cet article 31497

   

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Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas". Par Mickael Zhekoo.

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #Politique intérieure, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La justice, #L'armée française

 

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas".

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du 13 novembre les gendarmes affectés à la sécurité de Valls (résidant dans le 11e à coté des terrasses ciblées) se sont précipités les premiers sur les lieux et voulaient intervenir au Bataclan.
Ils en ont informés la préfecture mais les ordres du ministère de l'intérieur ont été :
"vous ne vous en mêlez pas".
D'ailleurs dans le rapport parlementaire à ce sujet le GIGN et la BRI se sont plaints : les 1ers de n'avoir pu intervenir aussitôt, les 2nds que l'on empiète sur leur domaine d'action...
À l'issue, les valeureux gendarmes ont été tous mutés en Nouvelle calédonie loin des médias pour ne pas dévoiler le pot aux roses, leur intervention rapide aurait pu éviter des dizaines de morts et de blessés. 
Ils ont été discrètement médaillés début octobre, sans aucun officiel de la Métropole.

 

 
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Attentat de Nice : la ville refuse de détruire 24 heures d'images de vidéosurveillance

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La justice, #Terrorisme, #Daesch

24 Juillet 2016

Nice : pourquoi la municipalité veut conserver les images de vidéo-surveillance que Paris veut supprimer ?

Le Figaro

Attentat de Nice : la ville refuse de détruire 24 heures d'images de vidéosurveillance

 

VIDÉO - Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images». La municipalité refuse et va demander au procureur de mettre ces images sous séquestre.

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d'autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s'étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s'inquiète-t-on dans l'entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l'information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d'enquête intéressants. La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d'effacer les images de ces 140 caméras afin d'éviter l'utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d'un effacement «complet» s'explique par l'impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l'événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l'Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l'Élysée avait demandé copie des images de l'attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n'est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l'attentat. Faudra-t-il demander à l'Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s'interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Tag(s) : #Politique française

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Stéphane Guillon revisite Jean de la Fontaine

29 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La justice, #La nation ., #La République, #Le socialisme

Un voleur de riz et de pâtes condamné à 2 mois de prison ferme....pendant ce temps la...#cahuzac #balkany #thomasfabius....ne sont pas inquiétés...
"Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"
Jean de LA FONTAINE

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Articles d'Indépendance des Chercheurs : Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La justice, #La sécurité sociale, #La mondialisation, #La République, #Syndicat, #Socialisme, #Services publics

Articles d'Indépendance des Chercheurs : Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/03/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-i-51587.html

Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I)

L'indispensable débat stratégique à propos des véritables mobiles du projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri, sur lequel le débat parlementaire commence à l'Assemblée Nationale, a été étouffé de manière permanente par les affrontements de quelques groupes avec la police qui ont monopolisé à la fois l'information et les déclarations d'organisations diverses. Le 3 mai, Le Parisien écrit « Loi Travail : "Céder à la rue ? Non", répond Myriam El Khomri ». Evidemment, un véritable débat de fond rappelant de surcroît les responsabilités passées et présentes du monde politique, toutes étiquettes confondues, aurait été particulièrement « dérangeant ». Car la réalité est que depuis les années 1980, « droites », « gauches » et « ni droites ni gauches », toutes étiquettes confondues, ont toujours développé ou laissé faire la même politique de soutien à la mondialisation du capitalisme et de mise en place de « grands marchés du travail » européen et planétaire. La « gauche plurielle » de Lionel Jospin n'a pas été une exception, bien au contraire, et la loi el Khomri n'est que la suite de ce processus. Peut-on décemment oublier que François Hollande a été élu en 2012 avec le soutien de la « gauche de la gauche », alors qu'il avait été premier secrétaire du Parti Socialiste tout au long de la période désastreuse du gouvernement Jospin (1997-2002) auquel avaient notamment participé « communistes, « écologistes » et des prétendues « gauches socialistes », Jean-Luc Mélenchon compris ? A présent, le site de l'Assemblée Nationale annonce des débats sur le projet de loi « Travail : nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs » du 3 au 17 mai. Sur la même page, on trouve un extrait du compte rendu du Conseil des Ministres qui a donné le feu vert au projet de loi El Khomri et qui se termine avec la promesse : « Cette loi sera une grande réforme sociale, qui transformera en profondeur le droit du travail pour favoriser la compétitivité et l'emploi, en s'appuyant sur le dialogue social, tout en améliorant les droits des salariés et des actifs ». Une propagande qui, par elle-même, met en évidence la nécessité et l'urgence d'un véritable débat de fond, autant sur le contenu de la loi que sur ses véritables raisons stratégiques. Mais c'est précisément ce que le monde politique n'a pas envie de mener à terme. Encore moins, auprès de « la rue ». Pourtant, le 1er Mai même, Le Monde rapportait « Tafta : des documents confidentiels révèlent l’avancée des négociations ». Peut-on raisonnablement ignorer de telles réalités à propos du projet de loi sur le travail ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/03/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-i-51587.html ]


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/07/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-ii-51602.html

Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (II)

Cette semaine, le silence général perdure concernant les motivations stratégiques du projet de loi sur le travail. Pourtant, Témoignages avertit clairement « Loi El Khomri : conséquences désastreuses à La Réunion », et ce n'est qu'un exemple. Le Monde écrit « Loi travail : Manuel Valls n’exclut plus de recourir au 49-3 », alors que France TV Info commente « Loi travail : 71% des Français trouveraient "choquant" un recours au 49.3 » et Challenges annonce « Loi Travail : nouvelle journée de grèves et de manifestations le 12 mai ». Sud Ouest ajoute « Bordeaux : 40 000 colis et 23 camions bloqués par des manifestants anti-loi travail », et France 3 Aquitaine rapporte « Des manifestants anti-loi Khomry bloquent la centrale d'achat du groupe Auchan à Beychac et Caillau ». Mais si les affrontements entre la police et des manifestants ont donné lieu à de nombreux articles, les analyses du contexte stratégique du projet de loi de Myriam El Khomri sont pratiquement absentes comme déjà souligné dans « Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe (I) » et dans de précédents articles sur ce blog. Qui dénonce le rôle de la mondialisation du capitalisme, la stratégie de la grande finance et des grandes multinationales, les exigences du « commerce mondial », les « marchés de la main d'oeuvre » européen et planétaire, la « libre circulation » des capitaux, la course aux plus bas salaires et standards sociaux... ? Lyon 1ère rapporte « Projet de délocalisation: des salariés bloquent le site de Rexroth Bosch à Vénissieux », évoquant notamment un projet de délocalisation partielle en Turquie. C'est le genre d'informations que l'on voit passer au quotidien, alors que l'agence Ecofin souligne « Maroc : 60 000 nouveaux emplois attendus du lancement des "écosystèmes de services externalisés" » et fait état de la concurrence, en matière de services externalisés, de la Roumanie, du Portugal et de l'Espagne. La loi El Khomri est-elle autre chose qu'une nouvelle mesure d'exécution des exigences de la mondialisation du capitalisme ? Et qui ose analyser cet aspect de la politique de François Hollande et Manuel Valls ? Il y a un mois, l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a diffuse un communiqué de presse intitulé « La croissance du commerce restera modérée en 2016 car des incertitudes pèsent sur la demande mondiale », exprimant notamment le voeu d'une « croissance plus rapide dans la zone euro » avec le soutien de la Banque Centrale Européenne. Quel est censé être, pour les travailleurs français, le prix de cette « croissance plus rapide » ? Et quel est, à ce sujet, le rôle de la loi El Khomri que l'on évite d'analyser vraiment ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/05/07/loi-el-khomri-le-debat-que-l-on-etouffe-ii-51602.html ]


et pour rappel :

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (I)

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (II)

Loi El Khomri, robots et mondialisation du capitalisme (III)

21 avril, "gauches", "droites" et crise du système en place

Marx, travail, société, robots, emplois humains...

Macron, travail, manifestations, capital, réseaux...

Loi El Khomri, manifestations... et silence sur les robots (I)

Loi El Khomri, manifestations... et silence sur les robots (II)

Robotique et chômage, fonctionnement de la recherche... Des sujets qui "dérangent" ?


Si vous avez apprécié le contenu de nos articles, nous ne pouvons que vous encourager à rediffuser autour de vous cette lettre d'information. Merci d'avance.

Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
https://blogs.mediapart.fr/scientia

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Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Crime de guerre, #La justice, #l'horreur économique

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

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Le rapport présenté le 16 décembre devant le Conseil de l’Europe par le député suisse Dick Marty sur le trafic d’organes dont auraient été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a fait l’effet d’une bombe (1). Pourtant, les allégations contenues dans ce rapport ne sont pas nouvelles : ce trafic est déjà évoqué dans les mémoires publiées en 2008 par l’ancienne Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte (2) et, au Kosovo, l’hypothèse d’un tel trafic est une « rumeur » qui circule depuis longtemps. De même, l’enquête publiée en 2009 par les journalistes Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj avait confirmé l’existence d’un véritable « archipel » de centres secrets de détention de l’UCK en Albanie (3).

Le rapport de M. Marty apporte cependant nombre d’informations nouvelles, permettant de mieux comprendre les mécanismes de ce trafic. Plusieurs centaines de prisonniers capturés par l’UCK — principalement des Serbes du Kosovo, mais aussi probablement des Roms et des Albanais accusés de « collaboration » — auraient été déportés en Albanie, en 1998 et 1999. Emprisonnés dans plusieurs petits centres de détention — dont la fameuse « maison jaune » du village de Rripë, près de Burrel, visitée par les inspecteurs du TPIY —, certains d’entre eux auraient alimenté un trafic d’organes. Les prisonniers étaient conduits vers une petite clinique située à Fushë Kruja, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Tirana lorsque des clients se manifestaient pour recevoir des organes. Ils étaient alors abattus d’une balle dans la tête avant que les organes, principalement des reins, soient prélevés. Ce trafic était conduit par le « groupe de la Drenica », un petit noyau de combattants de l’UCK regroupés autour de deux figures clés : M. Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du Kosovo, et M. Shaip Muja, alors responsable de la brigade médicale de l’UCK et aujourd’hui conseiller pour la santé de ce même Hashim Thaçi.

Bonne nouvelle, il n’est plus Premier Ministre !

Mauvaise nouvelle, il est désormais Président du Kosovo !

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Il est là, à droite…

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Le rapport de M. Marty laisse beaucoup de questions sans réponses, notamment le nombre exact de prisonniers victimes de ce trafic. La justice serbe, pour sa part, parle de 500 personnes déportées en Albanie. On ignore également quels étaient les partenaires étrangers de ce trafic, et surtout quels en étaient les bénéficiaires. Le rapport relève cependant que 60 patients de l’hôpital universitaire de Jérusalem auraient bénéficié d’une transplantation rénale en 2001, un chiffre exceptionnellement élevé.

Il importe de placer le crime supposé à sa juste valeur. Si le trafic est avéré, il s’agit d’un crime contre l’humanité massif, qui se situe, dans l’ordre de l’horreur, au « même niveau » que le massacre génocidaire de Srebrenica. Autre point essentiel, ce trafic se serait poursuivi au moins jusqu’en 2001, c’est-à-dire deux ans après l’entrée des troupes de l’OTAN au Kosovo et l’instauration du protectorat des Nations Unies sur le territoire. Le rapport note d’ailleurs qu’à partir de juin 1999, la frontière entre l’Albanie et le Kosovo n’était soumise à aucun contrôle réel.

Le rapport a suscité un tollé de protestations et de démentis. Certains ont voulu disqualifier le rapport de M. Marty, en jetant le doute sur son auteur, présenté comme un « adversaire de l’indépendance du Kosovo », voire comme un « ennemi du peuple albanais ». Le Premier ministre d’Albanie, M. Sali Berisha, l’a ouvertement qualifié de « raciste ». À l’appui de ces assertions, est souvent citée une interview accordée par M. Marty en mars 2008 au site du Réseau Voltaire, dans laquelle celui-ci critique, du point de vue de la légalité internationale, la proclamation d’indépendance du Kosovo (4). Cette prise de position ne traduit nullement une « aversion » à l’égard du peuple albanais ni du Kosovo, et le rapport de M. Marty ne serait ni plus ni moins étayé si son auteur avait approuvé, de ce même point de vue juridique, la proclamation d’indépendance. Notons enfin que la presse d’Albanie reproche explicitement à M. Marty son « anti-américanisme », puisque celui-ci a déjà révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Certaines déclarations officielles de Tirana, ces derniers jours, associent « l’anti-américanisme » supposé du rapporteur et son préjugé « anti-albanais ». M. Marty appartient pourtant au Parti radical, une formation politique qui se classe sur la droite de l’échiquier politique suisse et qui n’a jamais été réputée pour son anti-impérialisme forcené.

Certains accusent également M. Marty de « préjugés politiques », car il a publié son rapport quelques jours après les élections parlementaires organisées au Kosovo le 12 décembre, qui ont été entachées de fraudes massives, principalement commises, semble-t-il, par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) de M. Thaçi. Cet argument est facile à rejeter, car la concomitance des dates ne tient, à l’évidence, que de hasards du calendrier. Les élections du 12 décembre étaient un scrutin anticipé, dont la date n’a été fixée que début novembre. Que n’aurait-on dit si M. Marty avait publié ce rapport à la veille de ces élections !

Pour sa part, directement mis en cause, M. Thaçi a sorti l’artillerie lourde pour répondre à M. Marty. Dans une interview publiée le 30 décembre dans le Tages Anzeiger de Zürich, il reprend les accusations de racisme et va même jusqu’à comparer le rapport à la « propagande de Goebbels » (5). À l’inverse, l’affaire est également surexploitée dans le contexte politique suisse, quelques semaines après l’adoption par référendum d’une loi prévoyant l’expulsion des « étrangers délinquants ». La Présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, a ainsi préféré « différer » la réception du « prix de la diaspora » qui devait lui être attribué fin décembre par l’ambassade du Kosovo à Berne. Les Albanais, en plus d’alimenter les chiffres de la délinquance en Suisse seraient des « trafiquants d’organes ». On comprend que certains veuillent opposer un déni d’ensemble à cette criminalisation collective.

De nombreux commentateurs estiment enfin qu’il serait « impossible » d’attribuer un tel crime à des Albanais, et tentent de « relativiser » la portée du rapport en rappelant l’ampleur des crimes commis par des Serbes, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans. On ne peut que s’étonner du revirement de beaucoup, qui présentaient Mme Del Ponte comme une héroïne de la justice internationale quand elle traquait les criminels de guerre serbes, et sont sur le point de mettre en doute sa santé mentale depuis qu’elle a évoqué ce trafic. Mme Florence Hartman, ancienne porte-parole de Mme Del Ponte, a ainsi fustigé dans de nombreuses interviews « l’irresponsabilité » de l’ancienne Procureur, qui présenterait « comme des faits avérés de simples hypothèses », soulignant que les enquêtes menées par le TPIY n’avaient pas apporté de preuves concluantes. Or, ces enquêtes, notamment dans la fameuse « maison jaune » de Rripë, n’ont jamais pu être menées à bien, en partie à cause du refus de collaboration opposé par les autorités albanaises (6).

En attendant qu’une enquête sérieuse et systématique soit menée et puisse établir ou non la réalité du trafic d’organes, en attendant que des inculpations soient éventuellement prononcées par un tribunal compétent, on peut retenir comme acquis plusieurs faits. Tout d’abord, les corps de plusieurs centaines de Serbes et d’autres prisonniers de l’UCK n’ont jamais été retrouvés et il est très peu probable qu’ils le soient sur le petit territoire du Kosovo, où tous les sites éventuels de charniers et de fosses communes ont été identifiés et fouillés. Il est également certain qu’un nombre important de ces prisonniers ont été déportés en Albanie, où l’UCK disposait d’un réseau de centres de détention. On doit également admettre, plus de dix ans après les faits, qu’il est très probable que ces prisonniers sont aujourd’hui pour la plupart morts. Leurs corps n’ont pas non plus été découverts en Albanie (7).

Par ailleurs, l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo, alimenté par des « volontaires » venant vendre leurs reins est également attestée. Des patients, principalement israéliens, se rendaient dans la clinique Medicus de Pristina pour recevoir des organes sains. Ce trafic implique un personnage très inquiétant, un chirurgien turc nommé Yusuf Erçin Sönmez, alias « Docteur Vautour », actuellement en fuite. L’affaire de la clinique Medicus, dont le procès vient de s’ouvrir à Pristina, n’est pas forcément liée à l’éventuel trafic d’organes pratiqué, dix ans plus tôt, sur des prisonniers de l’UCK, mais les coïncidences sont troublantes (8).

Les réactions dans les médias albanais, dans la classe politique et plus largement dans la société albanaise, notamment dans la diaspora (9), rappellent immanquablement l’attitude de déni longtemps opposée par de larges secteurs de l’opinion serbe face aux crimes commis par les forces serbes. Les deux arguments centraux sont les mêmes : « notre peuple ne peut pas avoir commis de telles atrocités », et « notre peuple a été victime de crimes encore pires que ceux qu’on lui impute ». La réalité des crimes commis par les forces serbes au Kosovo n’invalide pourtant pas l’hypothèse que certains Albanais aient pu commettre un autre crime, particulièrement abject.

Tout le problème est que « le peuple albanais » n’est aucunement coupable de cet éventuel trafic, tout comme « le peuple serbe » n’a pas à porter la responsabilité du massacre génocidaire de Srebrenica : ces crimes ont des coupables, dont il appartient à la justice d’établir la responsabilité personnelle. Ce travail de justice est la seule manière d’éviter à des peuples entiers, et aux générations futures, de porter le fardeau accablant d’une responsabilité collective. Au Kosovo, seul M. Albin Kurti, le dirigeant du mouvement Vetëvendosja (« Autodétermination ») semble avoir compris la véritable signification de ce qui est en train de se jouer. Il a officiellement demandé que la justice se saisisse du dossier de M. Thaçi, estimant que c’était la seule manière de laver l’ensemble des combattants et des sympathisants de l’UCK du soupçon d’une responsabilité collective (10).

En Albanie, une des rares voix critiques à s’être élevée est celle de l’essayiste Fatos Lubonja, ancien prisonnier politique du régime stalinien et grande figure de la gauche. Dans un article publié par le quotidien Panorama, M. Lubonja ose établir un parallèle entre ce crime, supposé, et celui, établi, de Srebrenica, en soulignant que les Albanais risquent désormais d’en subir le poids accablant sur leur conscience collective. Dénonçant le « front patriotique », qui se forme, de Tirana à Pristina, pour refuser une enquête, il écrit : « l’accusation est certes lourde, mais refuser l’enquête qui la confirmerait ou l’infirmerait est encore pire. Ce refus nous rend tous coupables et je crois que la plupart des Albanais ne veulent pas se sentir mêlés à ce genre de crimes » (11).

Les critiques de M. Marty pointent l’absence de preuves fournies par son rapport. La résolution adoptée à l’unanimité par la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demande justement que des enquêtes soient diligentées pour établir ces preuves. Par la voix de sa représentante pour les Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton, l’Union européenne a estimé que cette enquête devait être menée par la mission européenne Eulex, précisément chargée d’assister les institutions du Kosovo dans la construction de l’Etat de droit. Tout en répétant ses critiques, le gouvernement albanais a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à ce que cette enquête se poursuive sur son territoire. Pour sa part, Mme Del Ponte a soulevé le problème de la juridiction compétente pour se saisir d’une telle affaire : le TPIY ne pouvant plus ouvrir de nouveaux dossiers, il faudrait créer un tribunal ad hoc, ou bien transmettre le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) (12).

Enfin, les responsabilités que pointent le rapport ne concerne pas seulement M. Thaçi et les anciens dirigeants de la guérilla albanaise. Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU, M. Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR. Pour tenter d’expliquer ce blocage, elle écrit : « Je suis certaine que les responsables de la MINUK et même de la KFOR craignaient pour leur vie et pour la vie des membres de leurs missions ». Plus loin, elle ajoute : « dans l’esprit de la MINUK et de la KFOR, [M. Hashim] Thaçi et [l’ancien chef militaire de l’UCK, M. Agim] Ceku ne représentaient pas uniquement un danger pour la sécurité de leur personnel et l’accomplissement de leurs missions : ils mettaient en péril tout l’édifice du processus de paix dans les Balkans » (13).

Dans une interview publiée le 21 décembre par le quotidien serbe Politika, le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef du département de police de la Minuk, déclare : « Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. » De fait, la lutte contre la criminalité organisée représentait l’une des priorités des missions internationales au Kosovo. Le capitaine Kellock explique également que « toute critique à l’encontre de Hashim Thaçi et de son entourage » était immédiatement rejetée dans les « cercles où [il] travaillait » (14).

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentait M. Thaçi. On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française. L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de M. Thaçi ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme l’implication de M. Thaçi dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante.

Interrogé par un journaliste serbe sur le trafic d’organes le 27 février dernier, alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avait éclaté de rire, avant de s’exclamer : « J’ai une tête à vendre des organes, moi ? », et de suggérer au journaliste « d’aller se faire soigner » (15). Le rire de M. Kouchner résonne aujourd’hui de manière sinistre.

Jean-Arnault Dérens

Rédacteur en chef du site Le Courrier des Balkans. Dernier ouvrage paru (avec Laurent Geslin) : Voyage au pays des Gorani (Balkans, début du XXIe siècle), Cartouche, Paris, 2010.
 

(1) Le rapport est disponible sur le site du Conseil de l’Europe.

(2) Traduction française : Carla Del Ponte, La chasse. Les criminels de guerre et moi, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009.

(3) Lire Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj, « Albanie et Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK », Le Courrier des Balkans, 10 avril 2009.

(5) « Martys Vorgehen erinnert mich an Goebbels », Tages Anzeiger, 30 décembre 2010.

(6) Lire Ben Andoni, « Trafic d’organes en Albanie : dans la “clinique fantôme” de Carla Del Ponte », Le Courrier des Balkans, 19 mai 2008.

(7) Rappelons que les autorités albanaises avaient refusé d’accéder en 2003 aux demandes des enquêteurs du TPIY, qui souhaitaient procéder à des exhumations dans le cimetière de Rripë. Ce refus a été officiellement justifié par des « raisons culturelles ».

(8) Lire « Trafic d’organes : le vaste réseau de “Docteur Vautour”, chirurgien turc », Le Courrier des Balkans, 21 décembre 2010.

(9) Lire Blerim Shabani & Sevdail Tahiri, « Le rapport de Dick Marty secoue la diaspora albanophone en Suisse », albinfo.ch, 20 décembre 2010.

(10) Lire « Kosovo : Vetëvendosje demande que Thaçi soit déféré devant la justice », Le Courrier des Balkans, 18 décembre 2010.

(11) Fatos Lubonja, « Pse refusohet raporti i Dick Martit ? », Panorama, 22 décembre 2010.

(12) Lire « Trafic d’organes de l’UÇK : Carla Del Ponte pour la saisine de la CPI », Le Courrier des Balkans, 23 décembre 2010.

(13) Carla Del Ponte, La chasse, op.cit., pp.460-461.

(14) Lire Rade Maroević, « Kušner je morao da zna », Politika, 21 décembre 2010, et R.S.V., « Trafic d’organces : Kouchner savait », Le Courrier des Balkans, 29 décembre 2010.

(15) La vidéo de cet échange circule beaucoup sur Internet. On peut la consulter sur Dailymotion.

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

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3 réponses à Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

  1. Schuss Le 08 mai 2016 à 07h29
     

    Bonjour, c’est toujours triste d’apprendre de telles horreurs. C’est encore plus triste de ne pas vouloir faire la lumiere sur cette affaire. Je me souviens de B K est de son rire jaune a l’evocation par le journaliste de la fameuse ” Maison jaune “. Son attitude agressive suggerait qu’il savait ! Certaines personnalités publique sont d’abjectes personnes …comme par ailleurs un certain J C alors ministre du budget en charge notament de la lutte contre la fraude fiscale !! J’espère qu’un jour prochain ils seront mis devant leur responsabilite et repondent publiquement de leur actes ou de leur engagement…ce jour sera benit !

    • Jean Louis Le 08 mai 2016 à 07h53
       

      B K comme Bernard Kouchner. N’ayons pas peur de nommé l’innommable.

      link to youtu.be

      Quel rire forcé .

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La loi «Travail» au Parlement par Jacques Sapir.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La justice, #La mondialisation, #Les transnationales, #la trahison, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

La loi «Travail» au Parlement

 
Il aura fallu attendre 2016 pour voir un gouvernement se disant «socialiste» procéder à la destruction du code du travail, dénonce l'économiste Jacques Sapir.

La «Loi Travail» est actuellement discutée au Parlement. Les amendements seront nombreux et, à la fin des fins, il n’est pas impossible que le gouvernement utilise l’article 49.3 qui stipule qu’un texte est adopté sauf si une motion de censure est votée. Le projet de loi a, assurément, été amendé. Mais, l’économie de ce texte reste très contestable. Ce texte n’est pas «amendable» dans le sens ou des changements mineurs pourraient rectifier les passages les plus scandaleux. Il est porteur d‘une logique globale qu’il faut comprendre pour la refuser.

Il y a une asymétrie dans le «contrat de travail» qui réduit à néant l’idée d‘égalité juridique

Une loi inamendable

On l’oublie trop, le principal problème soulevé dans ce texte n’est pas la question des licenciements économiques, la taxation des CDD ou encore la représentativité des organisations patronales. Ces points sont bien sûr des causes supplémentaires pour protester contre cette réforme, mais ils sont relativement secondaires par rapport à l’économie générale du texte. Cette économie tient en un mot : décentralisation. Ce texte en réalité est porteur d‘une vision du monde du travail où l’employé et l’employeur seraient à égalité. Nous serions en présence  d'«acteurs» passant librement des contrats entre eux. Cette «égalité» peut bien être inscrite dans le droit, on sait qu’elle est factice. Où, plus précisément, elle ne s’applique que dans la très petite entreprise. Dès que l’on est en présence d’une entreprise comptant plusieurs salariés, et à fortiori dans les entreprises où ils se comptent en centaines voire en milliers, c’est une autre logique qui joue. Le salarié à besoin de l’emploi pour vivre. Pour l’employeur, que ce soit tel ou tel n’a pas d’importance. Il peut même se permettre de ne pas embaucher pour un temps. Ceci est fondamental. Il y a une asymétrie dans le «contrat de travail» qui réduit à néant l’idée d‘égalité juridique.

 Il aura fallu attendre 2016 pour voir un gouvernement se disant « socialiste » procéder à cette destruction du code du travail. C’est un immense scandale qui appelle une sanction exemplaire

L’individualisation des salariés et la casse du droit du travail

En fait, le droit du travail s’est construit, depuis la seconde moitié du XIXème siècle autour de la notion cruciale du droit collectif des salariés. Le droit du travail, tel qu’il existe de nos jours comme coagulation des luttes passées, a toujours voulu sortir le travailleur de ce tête-à-tête avec l’employeur parce que dans ce tête-à-tête le travailleur est nécessairement perdant. Ainsi, les conventions collectives donnent des droits à TOUS les travailleurs d‘une branche (dans le cas des accords de branche) ou d’un pays tout entier. C’est au nom de cette logique que le SMIG des années soixante fut unifié et homogénéisé dans le SMIC, assurant ainsi la forte croissance des revenus et de la production.

Renvoyé à l’individuation, soit personnelle, soit dans le cadre d’une entreprise, le travailleur est nécessairement perdant. C’est ce que savent les employeurs depuis que le travail salarié s’est développé, et c’est pourquoi ils ont poussé, un temps, à cette loi.

La responsabilité du gouvernement est ici immense, qui prend le risque de défaire cette architecture collective et de renvoyer les salariés à leur condition individuelle. Il aura fallu attendre 2016 pour voir un gouvernement se disant « socialiste » procéder à cette destruction du code du travail. C’est un immense scandale qui appelle une sanction exemplaire.

 Le gouvernment mène en réalité une guerre de classe contre les salariés

Une folie macroéconomique et ses raisons

Mais, ce gouvernement fait pire. Il procède à cette réforme alors que nous connaissons un chômage de masse, situation qui aggrave l’asymétrie initiale. Il procède à cette réforme alors que les salaires les plus faibles sont aujourd’hui stagnants. L’écart entre la progression de la productivité et celle du salaire médian (et non du salaire moyen) montre bien que l’avantage est aux employeurs. Mais, tout cela a des conséquences macroéconomiques évidentes. La faiblesse des gains salariaux par rapport aux gains de productivité est une des causes du chômage de masse. Les économistes qui l’attribuent à ces gains de productivité devraient porter un bonnet d’âne. Si les revenus salariaux avaient connus une croissance comparable à celle de la productivité, la demande serait au niveau des capacités productives à emploi constant. En procédant à cette réforme dans le contexte très dégradé que nous connaissons depuis maintenant près de 25 ans, ce gouvernement commet bien plus qu’une faute tant sociale qu’économique. Il mène en réalité une guerre de classe contre les salariés en les fragilisant devant leurs employeurs d‘une part et en créant la situation économique qui les prive de toute capacité de résistance. Cette situation économique se démultiplie d‘ailleurs dans les coupes sur les investissements publics et dans la destruction programmée de l’école.

C’est donc bien d’une guerre de classe dont il s’agit. Il faudra donc s’en souvenir quand les mêmes viendront quémander nos suffrages.

 

DU MÊME AUTEUR : Loi Travail: une attaque contre les travailleurs et la laïcité

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Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La justice, #Terrorisme, #Daesch

Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 MAI 2016 | PAR KARL LASKE

Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga où il se cachait après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l’attaque de l’HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d’armes slovaques utilisées par Amedy Coulibaly. Tandis que l’ancien militaire Claude Hermant informait de son côté la gendarmerie et les douanes.

 

« Tiens tant que j’y pense, est-ce que tu pourrais demander à Pierre, s’il peut, de regarder si je ne suis pas recherché en France stp ? » En juin 2015, via cet échange sur messagerie, Antoine Denevi, 27 ans, ancien hooligan, ex-responsable pour le Nord-Pas-de-Calais de l’organisation dissoute Troisième voie, cherchait à savoir s’il était à l’abri. Il s’était installé à Malaga, en Espagne, après avoir dénoncé à la police les activités d’un réseau de vente d’armes remilitarisées auquel il appartenait. Ce réseau avait, sans le savoir, armé Amedy Coulibaly fin 2014. « T’as des soucis ? » lui demande-t-on en réponse. « Bah normalement je suis passé entre les mailles du filet mais je préfère être sûr », répond-il.

Impacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © ReutersImpacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © Reuters

Après être resté près d’un an en Espagne, Antoine Denevi a été interpellé le 13 avril à Malaga par des policiers français et espagnols. Remis à la France, il a été mis en examen et incarcéré à Lille le 27 avril. Il a donc rejoint en prison l’ancien militaire français Claude Hermant, incarcéré en janvier 2015, deux semaines après l’attaque de l’HyperCacher de la Porte de Vincennes.

La mise en cause des deux hommes accable désormais les services de sécurité français. En effet, Claude Hermant a révélé, dès son arrestation, avoir été un informateur immatriculé de la Section de recherche (SR) de la gendarmerie et de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Et avoir ainsi infiltré certains réseaux criminels pour le compte de ces services en leur « injectant » des armes. Quant à Antoine Denevi, il a informé la police judiciaire lilloise lors de deux dépositions, les 24 juin et 30 juillet 2014, de l’importation et de la remilitarisation d’armes slovaques, obtenues par Claude Hermant auprès de la société slovaque AFG, et des contacts d’Hermant « avec des gendarmes et des policiers ». Cinq mois avant les attentats.

À la suite de la première déposition de l’ancien hooligan, des planques ont permis à la PJ, dès juillet 2014, de prendre en photo et d’identifier les acheteurs d’armes de ce réseau. Mais un quatrième service de sécurité – outre la gendarmerie, les douanes et la PJ –, la DCRI, était aussi au fait de l’activité du réseau. En mars 2014, la Direction zonale du renseignement intérieur (DZRI) a en effet indiqué à la PJ disposer d’informations faisant état de « l’implication » de Claude Hermant « dans la revente d’armes à feu sur la région Nord-Pas-de-Calais » à partir d’un local utilisé « pour la remise en service d’armes démilitarisées ».

Comme Mediapart l’a déjà souligné (ici et ), la justice ne s’est décidée à agir qu’après les attentats – et l’identification des armes utilisées par Coulibaly. Claude Hermant a été interpellé quinze jours après l’attaque de Charlie Hebdo et de l’HyperCacher, mais la justice antiterroriste a encore attendu onze mois pour faire officiellement le lien etinterroger le Lillois, en décembre 2015. 

Photo d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DRPhoto d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DR

Chef du groupuscule Troisième voie pour le Nord-Pas-de-Calais, Antoine Denevi rendait compte par mail de ses activités militantes à son chef, Serge Ayoub, jusqu’à la dissolution du mouvement, à la suite de la mort de Clément Méric, en 2013. Il avait rencontré Hermant, créateur et animateur de la Vlaams Huis (VH, la Maison flamande), lieu de rendez-vous de l’extrême droite identitaire lilloise, avant d’être brièvement employé par ce dernier dans une friterie.

En juin 2014, Denevi explique aux policiers qu’Hermant lui a promis qu’il pourrait être payé grâce aux ventes d’armes qu’il ferait. Il dénonce ses contacts avec le trafiquant belge Christian Halluent qui a fait l’acquisition chez AFG de 174 armes entre juillet 2013 et mai 2014 – parmi lesquelles l’un des fusils d’assaut qui sera utilisé par Amedy Coulibaly. Il livre aussi le nom d’un des plus importants clients du réseau, Samir L., qu’Hermant avait ciblé de même qu’Halluent, en accord avec les gendarmes. Il identifie aussi Samir sur une planche photo : « C’est quelqu’un de très prudent, il est calme, il a du sang-froid. Physiquement, il change souvent d’aspect, je ne lui connais pas de voiture », relate Denevi.

À la question : « Est-ce que Claude est protégé ? », Denevi répond qu’il sait « qu’il a des contacts avec des gendarmes, des policiers de la sûreté urbaine, des douaniers ».« Claude a l’habitude de filmer tous ses rendez-vous, et il conserve ces enregistrements à toutes fins utiles », assure-t-il. Un enregistrement audio d’une réunion avec le douanier Sébastien Lemaire a d’ailleurs été retrouvé.

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Mais depuis, Antoine Denevi est apparu lui-même comme un protagoniste du trafic, en contact avec Samir L. et Christian Halluent. Plusieurs armes remilitarisées, achetées à la firme slovaque AFG par un hooligan dont il est proche, Nicolas B., ont été découvertes lors d’une perquisition, puis lors d’une rixe. Placé en garde à vue, Nicolas B. a avoué qu’il avait commandé une quinzaine d’armes pour un tiers, et l’enquête fait apparaître ses échanges avec Denevi. L’ancien hooligan aurait aussi lui-même commandé des armes chez AFG sous la fausse identité de « Nicolas Sarkozette » (sic), sans émouvoir le moins du monde la firme slovaque.

Selon des correspondances par messagerie versées au dossier d’instruction lillois, l’ancien hooligan se vante d’avoir joué un mauvais tour à Claude Hermant : « C’est l’arroseur arrosé »« on a appliqué ses règles », s’amuse Denevi, qui s’inquiète des représailles. « Quand je remonte, je passe même pas par Lille, vu ce que tout le monde doit penser de moi, confie-t-il. J’ai jamais osé reprendre contact avec personne… On doit penser que je suis une salope… » Mais Claude Hermant « ne bougera pas » avant le procès, tente de le rassurer un ami, « trop risqué pour lui ».

« Puis, faut pas croire, il est seul, approuve Denevi. Y’a pas d’armée avec lui. » « Non, c’est sûr, opine son ami. Après, t’as pas besoin d’une armée pour bouger. Mais bon, […] à part peut-être des extérieurs que je ne connais pas, y’a rien de sérieux. » « C’est clair, mais en cas de soucis, je pense qu’on est aussi capable d’avoir du lourd », certifie Antoine Denevi. L’ancien hooligan assure aussi que l’affaire aura « servi de leçon à tout le monde »« Je ne le referais pas, perso », lâche-t-il dans une sorte d’aveu.

Les armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DRLes armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DR

Le récit de Claude Hermant devant les policiers, le 22 janvier 2015, montre qu’il s’est douté très vite que les armes qu’il avait livrées avaient pu servir aux attentats. « Les dernières actualités que l’on a pu voir sur nos télés, ces événements horribles, je parle bien des attentats de Paris, ont fait tilt dans ma tête, déclare-t-il. En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, et notamment le type d’armes cité, j’ai pris conscience que ces armes avaient pu être des armes que j’ai été amené à fournir à Samir. »

Hermant relate avoir rencontré Samir dix mois plus tôt, à l’occasion« d’opérations d’infiltration pour le compte de la gendarmerie »« Il a établi des commandes, j’ai fait une première transaction. La première chose que j’ai faite, c’est prendre la plaque d’immatriculation de son véhicule. » « Les gendarmes m’ont dit qu’ils prenaient en compte l’information et qu’ils allaient travailler dessus », poursuit-il. « Je lui ai fourni entre 40 ou 45 pièces. Je ne peux vous dire précisément quelle quantité pour chaque type d’armes. […] Pour moi, Samir est encore en possession de VZ 61 [pistolet mitrailleur Scorpio – ndlr] car il m’a demandé récemment 50 cartouches de 7,65. » « Je tiens à vous dire que lorsque je lui ai demandé pour les faits de Paris, s’il était impliqué, il m’a dit qu’après cette dernière commande il allait se mettre au vert », révèle-t-il.

Malgré cette mise en cause très directe, la PJ attendra encore trois mois avant de placer Samir L. en garde à vue. Connu des services de police, l’acheteur présumé nie les faits, avant que des photos d’armes soient retrouvées dans la mémoire du téléphone portable d’un de ses amis. Les juges lillois le mettent en examen le 30 avril 2015. Le même jour que le douanier mis en cause.

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L’assassin de Pavlos Fyssas libéré : la police complice du meurtre ? by Yannis Youlountas ·

19 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Le fascisme, #Terrorisme, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #La justice

L’assassin de Pavlos Fyssas libéré : la police complice du meurtre ?

by Yannis Youlountas · 18/03/2016

L’assassin de Pavlos Fyssas libéré : la police complice du meurtre ?  by Yannis Youlountas ·
 

Le néo-nazi Yorgos Roupakias vient de sortir de prison, sans même avoir été jugé, désormais chez lui sous surveillance.

LE POUVOIR TOUCHE LE FOND EN GRÈCE : TSIPRAS LAISSE SORTIR DE PRISON L’ASSASSIN DE PAVLOS FYSSAS, N’AYANT PAS ANTICIPÉ LA DURÉE MAXIMALE DE DÉTENTION PRÉVENTIVE (30 MOIS)

Scandalisée, la famille de Pavlos vient de diffuser massivement plusieurs documents en sa possession ainsi que la vidéo ci-dessous qui rappelle les preuves irréfutables de la culpabilité du militant d’Aube dorée (en grec) :

Rappel des faits et de qui était Pavlos Fyssas (en français) :

Très grosse colère ce soir, à Athènes et au Pirée…

MISE À JOUR À 22h25 : selon un ami proche de l’enquête, que je viens d’avoir au téléphone à l’instant, l’implication évidente de la police grecque dans l’assassinat serait une raison possible de cette incroyable incompétence judiciaire. En effet, LES POLICIERS ÉTAIENT PRÉSENTS SUR LES LIEUX AVANT LE DRAME ET DISCUTAIENT AVEC LE FUTUR TUEUR. Confirmé dans le début de l’extrait de « Je lutte donc je suis » (vidéo ci-dessus, à 0:45).

De plus, plusieurs témoins ont confirmé que LES POLICIERS NE SONT PAS INTERVENUS DURANT LE DRAME et sont restés complètement immobiles à quelques mètres du meurtre. Seule une policière a finalement levé son arme, mais trop tard, et a pris l’initiative d’interrompre la fuite de Yorgos Roupakias.

REMARQUE À 23h45 : en Grèce, comme ailleurs, ce genre d’affaire n’est malheureusement pas nouveau… Seuls les naïfs peuvent avaler cette couleuvre et croire que la Justice n’a pas pu boucler son dossier en deux ans et demi, avec autant de preuves en mains, et, surtout, que le pouvoir politique n’a pas vu venir cette libération. Parmi les antécédents, l’assassinat de Lambrakis rapporté par le film Z (en français, avec des sous-titres en grecs) :

Un tueur stupide et manipulé, des policiers qui observent immobiles, des juges complices, un pouvoir politique qui regarde ailleurs.

Y.Y.

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ALERTE – Le gouvernement bouge ! A quand le retrait ? #loitravailnonmerci

15 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le syndicalisme, #Le socialisme, #La sécurité sociale, #La mondialisation, #La justice

Publié par Jean Lévy

 

 

ALERTE – Le gouvernement bouge ! A quand le retrait ? #loitravailnonmerci
 

Caroline DE HAAS

Paris, France

14 mars 2016 — Bonjour à toutes et tous,

vous l'avez peut-être suivi cet après midi : suite à la mobilisation citoyenne et syndicale, le gouvernement a annoncé aujourd'hui des changements dans le projet de loi Travail. Après 3 semaines de déni et de tentatives de "pédagogie", le gouvernement reconnait enfin que son projet de loi ne passe pas !

Sur le site 
http://loitravail.lol et en bas de ce message, vous pouvez voir les quelques changements annoncés.

Les choses ont donc bougé, grâce à nous ! La philosophie générale du projet de loi reste pourtant toujours la même : moins de droits pour les salarié-e-s, plus de souplesse pour les chef-fe-s d’entreprise. Et depuis 3 semaines, personne n’a réussi à démontrer que ces mesures vont permettre de créer des emplois ! 

Nous sommes plus de 1 260 000 personnes a avoir signé cette pétition. Nous n'avons pas demandé des aménagements ou des modifications mais un retrait de ce texte.

Pour les initiateurs et initiatrices de la pétition, le compte n'y est pas. Et vous, qu'en pensez-vous ? 

Faut-il selon vous maintenir la pétition demandant le retrait du texte ? Donnez votre avis ici (1 vote par adresse IP) : 

https://loitravail.typeform.com/to/hK7NKZ

Nous vous proposons également d’interpeller Manuel Valls sur Twitter pour lui rappeler l’objet de la pétition, le retrait : https://lc.cx/4WPJ

Des dates de mobilisations sont prévues les 17 et 31 mars, nous vous informé-e-s des lieux et horaires de RDV.

A bientôt,

Caroline De Haas, David Van der Vlist, Karl Stoeckel, Anne de Haro, Marc Woto, ...

- Les changements suite aux annonces de Manuel Valls (on attend le texte du projet de loi modifié) : le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif devient "indicatif", l'allongement du temps de travail pour les apprenti-e-s mineur-e-s est supprimé, l’extension du forfait-jours est un peu plus encadré, la durée du congé en cas de décès d'un proche ne pourra être inférieure à la loi. Le gouvernement a également annoncé un renforcement du Compte Personnel d'Activité (CPA) et une extension de la garantie jeune (déjà annoncée en février, sans garantie de financement pour l’instant).

- Ce qui ne change pas dans la Loi Travail : la possibilité pour une entreprise de licencier sans avoir de difficultés économiques, la suppression de la visite médicale obligatoire, la possibilité par accord de majorer seulement de 10% les heures supplémentaires, la possibilité par accord d'allonger le temps de travail, la possibilité de fractionner les 11 heures de repos hebdomadaires, l'augmentation du travail de nuit, la baisse de rémunération des heures complémentaires pour les temps partiels, la modulation du temps de travail sur 3 ans, la durée de vie réduite des accords d'entreprise, la possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums, la possibilité par accord d'imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une modification de leur temps de travail, la suppression du minimum de 6 mois de salaire à titre de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié, l'abaissement de 12 à 6 mois du minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement pour inaptitude à la suite d'un accident du travail ou de maladie professionnelle sans recherche de reclassement.

Après le 14 mars, on continue ?

 

Suite à l'incroyable mobilisation citoyenne et syndicale, Manuel Valls a annoncé ce matin des changements substantiels dans le projet de loi Travail. 

- Les changements suite aux annonces de Manuel Valls (on attend le texte du projet de loi modifié) : le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif devient "indicatif", l'allongement du temps de travail pour les apprenti-e-s mineur-e-s est supprimé, l’extension du forfait-jours est un peu plus encadré, la durée du congé en cas de décès d'un proche ne pourra être inférieure à la loi. Le gouvernement a également annoncé un renforcement du Compte Personnel d'Activité (CPA) et une extension de la garantie jeune (déjà annoncée en février, sans garantie de financement pour l’instant).

Ce qui ne change pas dans la Loi Travail : la possibilité pour une entreprise de licencier sans avoir de difficultés économiques, la suppression de la visite médicale obligatoire, la possibilité par accord de majorer seulement de 10% les heures supplémentaires, la possibilité par accord d'allonger le temps de travail, la possibilité de fractionner les 11 heures de repos hebdomadaires, l'augmentation du travail de nuit, la baisse de rémunération des heures complémentaires pour les temps partiels, la modulation du temps de travail sur 3 ans, la durée de vie réduite des accords d'entreprise, la possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums, la possibilité par accord d'imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une modification de leur temps de travail, la suppression du minimum de 6 mois de salaire à titre de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié, l'abaissement de 12 à 6 mois du minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement pour inaptitude à la suite d'un accident du travail ou de maladie professionnelle sans recherche de reclassement, ...

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