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Le blog de Lucien PONS

la liberte

Julian Assange : un prisonnier politique par Ron Paul

25 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #la liberté, #Assange

Julian Assange : un prisonnier politique par Ron Paul

 

 


Par Ron Paul − Le 15 avril 2019 − Source The Ron Paul Institute

La semaine dernière, le gouvernement britannique a arrêté le rédacteur en chef de Wikileaks, Julian Assange, sur une ordonnance d’extradition US. C’est une attaque contre chacun de nous. C’est une attaque contre la Constitution américaine. C’est une attaque contre la liberté de presse. C’est une attaque contre la liberté d’expression. C’est une attaque contre notre droit de savoir ce que notre gouvernement fait de notre argent en notre nom.

Julian Assange est un prisonnier politique, au même titre que l’était le cardinal Mindszenty en Hongrie ou Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Eux et tant d’autres ont été emprisonnés parce qu’ils avaient dit la vérité sur leurs gouvernements.

Les gouvernements répressifs ne veulent pas que leurs citoyens sachent qu’ils utilisent tous les moyens, alors ils font tout pour contrôler les médias. En même temps, on nous enseigne que nous avons une presse libre, que son but est de dévoiler la corruption de notre système afin que nous puissions exiger de nos dirigeants politiques qu’ils apportent des changements ou soient confrontés à leurs responsabilités, comme le chômage. On nous dit que c’est ce qui nous différencie du totalitarisme.

Mais l’arrestation d’Assange est le canari dans la mine, qui nous avertit que quelque chose va vraiment mal dans notre système.

Qu’est-ce qui ne va pas ? Les grands médias américains semblent toujours aux ordres du gouvernement américain. C’est pourquoi ils se sont empressés de confirmer l’acte d’accusation de Washington, selon laquelle Assange n’a rien à voir avec le journalisme. Pour eux il ne s’agit que d’un problème de piratage d’ordinateurs du gouvernement !

Comme l’a dit le New York Times dans un éditorial, se comportant comme un porte-parole du gouvernement américain, Julian Assange a commis « un crime incontestable ». Mais était-ce le cas ? Comme l’a écrit le journaliste Glenn Greenwald la semaine dernière, ce que Julian Assange a fait en 2010, ce pour quoi il risque l’extradition vers les États-Unis n’est pas différent de ce que le New York Times et d’autres journaux font chaque jour ! Il a tenté d’aider Chelsea Manning à protéger son identité alors que celle-ci dénonçait des crimes du gouvernement américain à un journaliste. L’information en question contenait une vidéo montrant des militaires américains participant joyeusement au meurtre de civils irakiens. En quoi est-il criminel que nous en soyons informés ?

La différence, c’est qu’Assange et Manning ont mis dans l’embarras le gouvernement américain, qui nous mentait en prétendant qu’il était en train de « libérer » l’Irak et l’Afghanistan alors qu’il faisait le contraire. Les journalistes non-contestataires publient des « informations fuitées » qui renforcent les néocons, ou d’autres narratives qui couvrent différentes factions du gouvernement américain. C’est pourquoi les médias américains veulent voir Assange en prison, ou pire : il a renversé leur panier de linge sale.

La leçon est claire : lorsque vous renforcez le discours du gouvernement, vous êtes un « journaliste courageux ». Lorsque vous dénoncez la corruption au sein du gouvernement, vous êtes un criminel. Voulons-nous vraiment vivre dans un pays où il est illégal d’apprendre que le gouvernement se livre à des actes criminels ? Et moi qui pensais que, comme citoyens engagés, nous avions l’obligation de demander des comptes à notre gouvernement…

Tant que Julian Assange est en prison, nous sommes tous en prison. Quand les membres du gouvernement ont le pouvoir de dicter ce que nous avons l’autorisation de voir, d’entendre et de savoir, nous ne vivons plus dans une société libre. Julian Assange sera extradé vers les États-Unis et il subira des dizaines de chefs d’accusation. Ils veulent l’enterrer pour que le prochain Assange y réfléchisse à deux fois avant de nous informer des crimes gouvernementaux.

Allons-nous les laisser nous voler notre liberté ?

Ron Paul

Traduit par Stünzi, relu par Cat pour le Saker francophone

https://lesakerfrancophone.fr/julian-assange-un-prisonnier-politique

 

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Je suis choqué, Assange n'a fait que dire la Vérité, clame Dick Marty.

12 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #la liberté, #AMERIQUE, #Assange

 

Vous l’avez toutes et tous appris, Julian Assange a été arrêté à Londres par la police britannique. 

Pour commenter l’événement, la Radio Télévision suisse (RTS) a invité l’ancien rapporteur sur les prisons secrètes de la CIA pour le Conseil de l’Europe.

A noter, par exemple, que TF1 a juste évoqué le cas et même pas en une de son 20 heures.

Peut-être parce que, comme l'énonce le conseiller juridique de Julian Assange dans une émission de la même RTS, il s’agirait là d’« un grand sentiment de honte pour l'Union européenne dans son ensemble et pour le Royaume-Uni en particulier ».

Le fait est qu’entendre Dick Marty, ce 11 avril au soir dans le cadre du téléjournal suisse a de quoi interpeller.

A cet égard, saluons l’invitation qui lui a été faite de s’exprimer!

Demeure malgré tout la question des chefs d’accusation portés à l’encontre de Julian Assange comme celui de viol, pour ne citer que celui-ci.

Il est dit « classé », souhaitons-le pour tous, victimes et prévenu!

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Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Par François Ruffin

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #la liberté

Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Par François Ruffin

Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée.     Par François Ruffin


Perquisitions à la FI : un profond sentiment d’injustice 

Ce matin, l’appartement de Jean-Luc Mélenchon, celui de la secrétaire générale du groupe, le local de la France insoumise et celui du Parti de gauche ont été perquisitionnés.

Je voudrais dire ici mon profond sentiment d’injustice.

Il y a un homme qui a mené sa campagne main dans la main avec les maîtres de la presse, les maîtres des télécoms, les maîtres du médicament, tout le CAC40 réuni, qui baigne dans les affaires comme un requin en eaux troubles,

il y a un homme qui a profité du ministère de l’Economie, et son ancien collègue du budget Christian Eckert en témoigne, pour lancer sa campagne présidentielle sur les deniers publics,

il y a un homme qui s’est entouré de ministres, de collaborateurs, gavés de stocks options, d’affairistes de l’immobilier, de champions du conflit d’intérêts,

il y a un homme qui, retour sur investissement, fait des lois sur mesure pour ses amis financiers, du secret des affaires à la vente des aéroports en passant par la suppression de l’ISF, par la flat tax, par le CICE renforcé, etc.

il y a un homme qui, c’est sous notre nez, opère la fusion de l’Etat avec l’oligarchie, écarte chaque jour l’intérêt général au profit des multinationales.

Et qui vient-on poursuivre ?
Le groupe qui, aujourd’hui, à l’Assemblée et en-dehors, défend les gens contre l’argent. 
C’est tellement évident.
Tellement deux poids, deux mesures.
Tellement une disproportion de moyens pour des queues de cerises, quand, dans le cas Benalla, la police trouve porte close le soir et revient gentiment le lendemain, une fois l’appartement nettoyé.

Je suis dans le train, là, pour le site de Sanofi de Mourenx, dans les Pyrénées.
Durant des mois, et peut-être des années, l’usine a rejeté 190 000 fois plus de bromopropane, une substance cancérigène, que les normes autorisées. Durant des décennies, la Dépakine fut vendue à des femmes enceintes, causant 30 000 enfants autistes, alors que Sanofi savait, se taisait, engrangeait les profits. Et refuse aujourd’hui de sortir le moindre euro pour les indemniser.
Là, on attend toujours une perquisition au siège de Sanofi. Ou au domicile de Serge Weinberg, son PDG, et ami de notre Président, à qui il conseillait : « Enrichissez-vous. », avant de l’introduire à la banque Rothschild, avant de le soutenir pour la présidentielle, avant d’être, dès l’intronisation, reçu à l’Elysée.
Ces perquisitions, on les attend toujours.
On risque de les attendre longtemps.

On peut apprécier ou non Jean-Luc Mélenchon.
On peut apprécier ou non la France insoumise.
Et je ne suis pas, loin de là, le plus « corporate » des députés FI.
Mais le souci, pour moi, n’est plus là. Et avec un peu de gravité, je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Et de cette épreuve, avec le peuple, avec les gens, je suis convaincu que nous sortirons plus forts.

Toutes mes amitiés, à distance, à mes camarades.
(Depuis la gare de Pau.)

François Ruffin




 

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LA DÉMISSION DE JACQUES COTTA DU MÉDIA. Par Brigitte pascall

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #la liberté

LA DÉMISSION DE JACQUES COTTA DU MÉDIA. Par Brigitte pascall

LA DEMISSION DE JACQUES COTTA DU MÉDIA,

13 oct. 2018

Par Brigitte pascall

Blog : LE BLOG DE BRIGITTE

La démission de Jacques Cotta du Média est révélatrice de la bobocratie favorable au système, dirigeant la télé alternative.

LA DEMISSION DE JACQUES COTTA DU MÉDIA, REVELATRICE DE LA BOBOCRATIE FAVORABLE AU SYSTEME DIRIGEANT LA TELE ALTERNATIVE ! 

On le sait : Jacques Cotta vient de démissionner du Média, suite à un conflit avec Aude Lancelin. La patronne du média a refusé son projet d'émission sur la situation italienne : c'est à dire sur le nouveau gouvernement transalpin, alliance de la carpe (gauche critique) et du lapin (extrême-droite) : l'équivalent en quelque sorte de la FI et du Front National gouvernant ensemble.

Disons-le d'emblée, Jacques Cotta, qui nous a habitués à des émissions de grande qualité, a très mal choisi son sujet. Si j'avais connu son idée, j'aurais fait mille choses pour l'en détourner. Car là, de toute évidence, il a choisi le projet explosif par excellence, la tornade force 9 sur l'échelle de Richter, et je ne dis pas tout.

Juste un rappel : un autre que lui, Jacques Sapir, avait osé soulever pareil projet à l'automne 2015 : préconisant cash, dans un de ses billets de blog (heureusement non salarié) l'alliance entre le PG de JLM et le FN de Marine le Pen. Je ne vous dis pas la suite : ce fut une véritable mise à mort, dont l'excellent Jacques Sapir, que je cite souvent sur mon mur, fut l'objet pendant des semaines et des semaines. Telle une bombe n'en finissant pas d'exploser. Tornade animée par Billard et Corbière, les médiocres que l'on sait, justes bons à faire des bâtons sur un cahier à 2 lignes, ne lui arrivant pas à la cheville, qui déversèrent sur lui des injures à l'hectolitre, au wagon citerne sur les réseaux sociaux. Dans un nouveau film, qu'on aurait pu intituler : "La revanche des cloportes", si le titre n'avait pas déjà été pris.

Je le dis d'autant plus volontiers que je n'étais pas d'accord avec cette idée d'alliance PG/FN. Mais le traitement ahurissant subi par Jacques Sapir, qui dépassa très vite le cadre raisonnable de l'échange pacifique d'arguments, était particulièrement odieux.

Or, on retrouve exactement cette même défaite de la pensée, dans le refus brutal, grossier, opposé par un "collège" autour d'Aude Lancelin au projet d'émission de Jacques Cotta.

Aude Lancelin est idéologie dominante, point barre. Elle se présente toujours comme "une journaliste professionnelle" dans un champ journalistique et social inchangés. Elle veut du bon journalisme, pas une autre société, nuance. Elle est incapable de rompre sérieusement avec l'idéologie de sa classe, la petite-bourgeoisie intellectuelle, dont la raison d'être est structurellement liée à la Bourgeoisie. Paraphrasant Brassens, je dirai que sa conception de l'émancipation, elle s'arrête au premier étage, et encore. Elle ne souhaite aucune modification importante de la société, où la domination capitaliste-le système- perdrait un seul pouce de terrain. Elle n'a aucun intérêt personnel fort au changement.

Comme une partie des classes moyennes boboïsées, elle fait à tort de l'extrême-droite le problème numéro un ; pas la question sociale (le manque d'emploi et de pouvoir d'achat des classes populaires), le départ de Macron et de sa politique ultra libérale.

Mais ce serait une erreur de faire une sorte de "fixation" sur elle, tant JLM et les autres élus de la FI auraient eu, face à ce projet d'émission au sujet brûlant, un comportement rigoureusement identique. Et tous ces prototypes de la gauche la moins radicale, la moins critique, la moins extrémiste, la moins à gauche de la "gôche" traditionnelle, la plus conforme en somme, à ce capitalo-parlementarisme qu'ils nous vantent à longueur de journée, sous forme de slogans simplistes et mensongers : "je vote, il dégage". "Donner une raclée démocratique à Macron" ne vaut pas mieux que la patronne du Média..!

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/131018/la-demission-de-jacques-cotta-du-media

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Comment "le Media" m'a censuré. Par Jacques Cotta

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #la liberté

Comment "le Media" m'a censuré. Par Jacques Cotta

Comment "le Media" m'a censuré

Par Jacques Cotta • Vendredi 19/10/2018  

 


J’ai donné ma démission du Média vendredi 12 octobre après le refus d’Aude Lancelin du magazine DLGL que je préparais sur le thème « L’Italie, la péninsule des paradoxes ». A cette occasion, il fut fait usage de méthodes qui auraient fait les choux gras du Media si elles avaient été mises en pratique dans tout autre organe de presse.

Pourquoi une fin de non recevoir aussi catégorique que brutale, sans discussion possible? Ma proposition risquait-elle de propager des fake news?
L’évocation de simples paradoxes pour évoquer la situation italienne a été insupportable à Aude Lancelin, car cela remet en cause les certitudes confortables. Sortir des caractérisations à l’emporte pièce -Salvini fasciste en l’occurrence- pour tenter de comprendre les processus réels, les relations sociales, les réalités, intérêts et affrontements de « classes » est étranger à une partie de la « gauche » ou de « l’extrême gauche », et à Aude Lancelin.

Aborder les paradoxes pourtant bien réels de l’Italie reviendrait donc à « la réhabilitation de l'Italie de Salvini dans un de nos programmes ».

Après insistance, les arguments s’éclairaient. J’avais beau expliquer qu’il ne s’agissait que de « traiter la nouvelle situation politique italienne (…) en outre évoquée fréquemment dans le débat public français, de toutes parts, fait massif que l’on ne peut éluder », la réponse, toujours par mail, était sans équivoque. Je me trouvais interdit d’émission sans même pouvoir m’expliquer. Il ne restait, derrière les procès d’intention, qu’à me retirer d’un « média alternatif » qui tournait le dos à ses objectifs initiaux. D’autant que la censure ne reculait devant rien. Aude Lancelin indiquait un peu plus tard qu’un « collège » s’était réuni pour refuser mon projet. Un collège dont j’étais tenu à l’écart bien qu’étant directement concerné, et dont j’ignorais jusque là l’existence. S’agissait-il d’un collège ou plutôt d’une coterie?

Mon cas personnel est bien secondaire au regard de l’enjeu réel, journalistique et politique, que cette affaire révèle.

Journalistique d’abord: les méthodes dont j’ai été victime avec le magazine DLGL ne peuvent aboutir qu’à la fin de l'aventure du Media, au détriment des milliers de socios qui y ont porté leurs espoirs et versé financièrement. Comment un organe de presse peut-il en effet refuser de débattre de la situation italienne, ou de toute autre, alors que sa fonction précisément est d’exposer, révéler, comprendre, expliquer?

Politique ensuite. Aude Lancelin m’accuse tout à fait gratuitement de « regarder avec les yeux de Chimène l’Italie fascisante de Salvini ». Que ne m’aurait-elle dit lorsqu’en 1992 je réalisais « Front National la nébuleuse » pour « Envoyé Spécial », et comment aurait-elle injurié professionnels et téléspectateurs qui m’octroyaient alors un « 7 d’or »?
« Le Média ne sera jamais le lieu pour amorcer l'union du souverainisme de gauche et du populisme de droite ». Elle reprend à son compte les propos du Président de la République qui indiquait il y a peu sa volonté de représenter « les progressistes » pour affronter les « souverainistes », les « nationalistes » incarnés par les responsables italiens. Cette position d’Emmanuel Macron en vue des élections européennes a sa cohérence. Il s’agirait de rééditer les élections présidentielles où Marine Le Pen jouait le rôle de rabatteur et de repoussoir. Mais de la part d’un organe de presse, quelle folie!

Dans sa réponse la responsable du Media réduit l’Italie à « un sujet local ». Quelle erreur!Elle considère que son traitement sous l’angle de sa complexité, de ses paradoxes, revient à « avaliser, même partiellement, les ruses de la droite extrême qui pointe partout sur le continent européen ». A la contradiction qui existe entre l’UE et les peuples, Aude Lancelin préfère celle qui opposerait les prétendus « progressistes » aux « fascistes ». A quel point faut-il être aveugle pour ne pas voir qu’il n’y a meilleur ingrédient pour la fabrication de tous les Salvini, de toute nationalité?

Cette censure est en soi une orientation. Il s’agit de substituer des caractérisations établies à une politique en mouvement.
Le gouvernement italien sous la pression non de Salvini et de la Lega, mais plus de Di Maio et du mouvement cinq étoiles, défie l’union européenne sur le vote d’un budget qui privilégie les retraités et un revenu de citoyenneté contre la pauvreté au détriment des diktats de la commission européenne et du capital financier. Derrière l’Italie, le sujet que je proposais aurait traité évidemment la France et l’Europe, la souveraineté nationale, la réalité des rapports de classes confrontées aux orientations proposées, les raisons pour lesquelles en Italie par exemple plus de 60% selon des sondages récents approuvent la politique de leur gouvernement et aurait permis d’explorer les chemins et programmes permettant de ramener ici à la république sociale les millions qui s’en détournent. En réalité la censure journalistique dont j’ai été l’objet trouve comme moteur le refus d’envisager les situations non pas à partir d’à priori, d’étiquettes, mais de programmes, de mesures, avec en ce qui me concerne, comme critère premier, la défense et l’intérêt des salariés, des ouvriers, des jeunes, des retraités…

Jacques Cotta
Le 19 octobre 2018 
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La mise en œuvre des lois sarkozystes au domicile de Monsieur Mélenchon. Par Emmanuel GAYAT Avocat au Barreau de Paris

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #la justice, #la liberté

La mise en œuvre des lois sarkozystes au domicile de Monsieur Mélenchon
Un très grand nombre de commentateurs a désapprouvé le comportement de Mélenchon lors de la perquisition à son domicile, en application de l’article 76 du Code de procédure pénale. Sans me positionner sur le fond du dossier que je ne connais pas, il me semble devoir rappeler ce que sont les textes dont ces commentateurs se félicitent de l’application.

Monsieur MELENCHON a subit une perquisition à son domicile en application de l’article 76 du Code de procédure pénale.

Un très grand nombre de commentateurs a désapprouvé son comportement.

Il a en effet osé mettre en cause, de façon virulente et sonore, la légitimité de cette perquisition.

L’explication la plus banale, reprise par l’ensemble des personnes en question est qu’il s’agissait d’une simple application de la Loi et qu’il n’y aurait donc aucune raison de s’en plaindre.

Sans me positionner sur le fond du dossier que je ne connais pas, il me semble devoir rappeler ce que sont les textes dont ces commentateurs se félicitent de l’application.

L’article 76 du Code de procédure pénale dispose que : 

« Les perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction ou de biens dont la confiscation est prévue à l'article 131-21 du code pénal ne peuvent être effectuées sans l'assentiment exprès de la personne chez laquelle l'opération a lieu.

Cet assentiment doit faire l'objet d'une déclaration écrite de la main de l'intéressé ou, si celui-ci ne sait écrire, il en est fait mention au procès-verbal ainsi que de son assentiment.

Les dispositions prévues par les articles 56 et 59 (premier alinéa) du présent code sont applicables.

Si les nécessités de l'enquête relative à un crime ou à un délit puni d'une peine d'emprisonnement d'une durée égale ou supérieure à cinq ans l'exigent ou si la recherche de biens dont la confiscation est prévue à l' article 131-21 du code pénal le justifie, le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance peut, à la requête du procureur de la République, décider, par une décision écrite et motivée, que les opérations prévues au présent article seront effectuées sans l'assentiment de la personne chez qui elles ont lieu. A peine de nullité, la décision du juge des libertés et de la détention précise la qualification de l'infraction dont la preuve est recherchée ainsi que l'adresse des lieux dans lesquels ces opérations peuvent être effectuées ; cette décision est motivée par référence aux éléments de fait et de droit justifiant que ces opérations sont nécessaires. Les opérations sont effectuées sous le contrôle du magistrat qui les a autorisées, et qui peut se déplacer sur les lieux pour veiller au respect des dispositions légales. Ces opérations ne peuvent, à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions visées dans la décision du juge des libertés et de la détention ou la saisie des biens dont la confiscation est prévue à l'article 131-21 du code pénal. Toutefois, le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles visées dans la décision ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes.

Pour l'application des dispositions de l'alinéa précédent, est compétent le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance dont le procureur de la République dirige l'enquête, quelle que soit la juridiction dans le ressort de laquelle la perquisition doit avoir lieu. Le juge des libertés et de la détention peut alors se déplacer sur les lieux quelle que soit leur localisation sur le territoire national. Le procureur de la République peut également saisir le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance dans le ressort duquel la perquisition doit avoir lieu, par l'intermédiaire du procureur de la République de cette juridiction. »

Le dispositif prévoyant la possibilité, dans le cadre d’une enquête préliminaire, d’effectuer des perquisitions sans l’assentiment des personnes résulte d’une évolution législative en plusieurs temps.

La loi du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne, adoptée sur l’initiative du gouvernement dont Monsieur MELENCHON était membre, ouvrait cette possibilité pour les cas de trafics d’armes ou de stupéfiant.

La Loi PERBEN II du 9 mars 2004 a introduit le dispositif actuel codifié à l’article 76.

Cette loi a été unanimement critiquée par les organisations de défenses des droits de l’homme, les organisations professionnelles d’avocats et par l’opposition de gauche.

LE MONDE lui-même titrait « Loi Perben les 5 points inquiétants pour les libertés publiques (www.lemonde.fr/societe/article/2004/01/27/loi-perben-les-cinq-points-inquietants-pour-les-libertes-(publiques_350647_3224.html)

Cette loi fut soumise au conseil constitutionnel par des personnes aussi diverses que Robert BADINTER François HOLLANDE, Manuel VALLS, Martine BILLARD ou Marie Georges BUFFET.

Ces requérants faisaient valoir que :

« ces dispositions, par leur " caractère particulièrement général et permanent ", ne protègent pas suffisamment la liberté individuelle et ne garantissent pas " de façon adéquate " l'inviolabilité du domicile » (considérant 49 de la décision du conseil constitutionnel : www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2004/2004492DC.htm) 

Le syndicat de la magistrature dans des observations transmises au Conseil constitutionnel décrivait le caractère factice et illusoire de l’intervention du Juge des libertés et de la détention ;

« En premier lieu, il convient de souligner qu’à la différence du juge d’instruction qui ne peut être déchargé de ses fonctions sans l’intervention du Conseil supérieur de la magistrature, le juge des libertés et de la détention est désigné par le président du tribunal de grande instance, qui peut, du jour au lendemain, lui donner une autre affectation sans justification aucune. Ces décisions prises par le chef de la juridiction ne sont pas soumises à avis de l’assemblée générale des magistrats du siège. Cette instabilité fonctionnelle n’est pas une vue de l’esprit. En effet, ce juge est très exposé, nous avons pu le constater dans notre réalité judiciaire. Certes, ce juge est déjà compétent dans le domaine de la mise en détention provisoire. Mais les décisions en ce domaine sont entourées de garanties qui n’existent pas ici : débat contradictoire en présence de l’avocat, voies de recours à effet très rapide. Il ne dispose d’aucune garantie de maintien dans ses fonctions et peut recevoir une autre affectation au sein du tribunal s’il déplaît par ses décisions à ses interlocuteurs institutionnels, à sa hiérarchie judiciaire, voire même aux médias. En second lieu, ce juge, intervenant ponctuellement dans l’enquête à la demande du parquet, ne peut pas assurer un contrôle effectif des mesures qu’il est chargé de décider. En effet, ne connaissant ni l’amont ni l’aval de la procédure, il ne sera pas en mesure d’appréhender la réelle portée de la décision qu’il prendra. En outre, la multiplicité des tâches qui lui sont confiées ne lui permet pas de maîtriser chaque dossier dans son intégralité. D’ores et déjà, nombreux sont les juges des libertés et de la détention qui se plaignent de n’avoir qu’une vision parcellaire du dossier. La loi déférée ne pourra qu’augmenter ce déficit de contrôle. » (http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/jessaime8avril2004.pdf)

La réalité recouvre pleinement la description du Syndicat de la Magistrature.

Le juge des libertés et de la détention  accède en réalité à toutes les demandes du parquet et l’allégation d’une intervention d’un juge indépendant est bien une tartuferie.

Par ailleurs, à ma connaissance, la question n’a jamais été posé à la Cour Européenne des Droits de l’Hommes à propos de la conformité de ce dispositif à la Conventions européenne de sauvegarde des droits de l’Hommes et des libertés fondamentales.

La Cour a en revanche eu l’occasion de condamner la France pour d’autres dispositifs de perquisition proche de celui subit par MELENCHON( RAVON ET AUTRES C. FRANCE 21 février 2008)  ou par l’utilisation abusive des magistrats des possibilités de perquisitions qui leur sont ouvertes (RESSIOT ET AUTRES C. FRANCE 28 juin 2012)

Cette affaire MELENCHON sera peut-être l’occasion d’interpeler la Cour en lui rappelant que :

« ces dispositions, par leur " caractère particulièrement général et permanent ", ne protègent pas suffisamment la liberté individuelle et ne garantissent pas " de façon adéquate " l'inviolabilité du domicile »

Et faire ainsi avancer les libertés publiques en France.

 

Emmanuel GAYAT

Avocat au Barreau de Paris

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Groupes Colère : le leader a été incarcéré. Par Fabrice Bluszez

13 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La lutte des classes, #la liberté

Groupes Colère : le leader a été incarcéré

Publié le  Par Fabrice Bluszez

 
image article
 

Sud-Ouest - Jean-Christophe Sounalet

Le leader des groupes "Colère + dpt", Leandro Antonio Nogueira (à droite), a été incarcéré vendredi 9 février à la prison de Périgueux (Dordogne), annonce le groupe "Vous en avez marre c'est maintenant Colère +dpt".

Dans un message paru ce dimanche 11 février sur le groupe Facebook "Vous en avez marre c'est maintenant Colère +dpt", les administrateurs annoncent l'incarcération du principal organisateur de ce mouvement de colère populaire (90.000 membres du groupe national) qui avait essaimé dans la quasi-totalité des départements. Plus difficilement en Ile-de-France et avec une dissidence en Saône-et-Loire, Colère71000, qui a réussi sa première manifestation samedi 10 février.
 

 

Les raisons de cette incarcération ne sont pas connues. On ne connaît pas même la gravité du fait qu'on lui reproche. Une incarcération peut être préventive et donc Leandro Antonio Nogueira est innocent jusqu'à ce qu'il soit jugé par un tribunal qui peut très bien le relaxer. Le journal Sud-Ouest devrait en savoir plus d'ici ce lundi 12 février.
Le communiqué du groupe annonce le maintien de la manifestation du 17 février.
 

« Leurs procédés d'intimidation ne nous ferons pas plier!!!
Nous restons là toujours et encore plus fort !!!! 
Nous nous battrons encore plus le 17 février et continuerons cette lutte encore plus nombreux !! »


L'heure est à la répression
 

Manifestement, cette révolte "populaire" se heurte à une réaction de l'Etat. Mené dans la foulée des manifestations FFMC et des associations d'autombilistes contre la limitation de vitesse et les interdictions de circuler, le mouvement, d'ordre plus général, a été emmené par des motards d'abord, puis coordonné par Leandro Antonio Nogueira qui en a revendiqué l'origine. "Apolitique", il a des revendications d'ordre social (pouvoir d'achat,retraites, impôts, vaccins même)... Hélas, "la république se défend bien" et a du ressortir sa fiche... La raison de cette incarcération n'est pour l'instant pas connue, redisons-le. 


En Saône-et-Loire, la première manifestation de Colère 71000 a été encadrée et surveillée... Mais les contraventions vont sanctionner les audacieux qui avaient ouvert gratuitement le péage de Villefranche-sur-Saône pendant deux heures.


La manifestation au péage, un des plus rentables de France, a fâché la société d'autoroutes SAPPR (photo copie d'écran Facebook).


La préfecture de Saône-et-Loire a donné le ton avant une prochaine manifestation annoncée pour "dans quinze jours" soit le 24 février.
 

« Plusieurs infractions ont été commises lors de cette manifestation:  environ 30 franchissements de barrières de péage sans payer, dégradation du rétroviseur d'un usager de l'autoroute, dissimulation de plaques d'immatriculation.

« Les manifestants se sont alors livrés à un délit d'entrave à la circulation en positionnant en tête de cortège trois voitures roulant sur chacune des trois voies de l'autoroute.

« Ces infractions ont toutes été relevées par les forces de l'ordre. Une identification des auteurs et leurs mises en causes seront possibles grâce aux images filmées par l'hélicoptère de la gendarmerie mobilisé sur le dispositif et grâce aux constatations des enquêteurs employés au sol. »


La préfecture prie d'ailleurs la presse de "faire écho" à cette intention, sous l'intitulé "Information presse". Mais qu'on aurait pu titrer "Gare à vous" ou "Panpan cul-cul"... 



 

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Le mensonge permanent, notre menace la plus mortelle, par Chris Hedges

6 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #la liberté

Source : Truthdig, Chris Hedges, 17-12-2017

Mr. Fish / Truthdig

Le danger le plus menaçant auquel nous faisons face ne vient pas de l’éradication de la liberté d’expression par l’abolition de la neutralité d’Internet ou par la mise en place par Google d’algorithmes visant à éloigner les gens des sites dissidents, de gauche, progressistes ou pacifistes. Il ne vient pas de l’adoption d’une loi fiscale supprimant tout simulacre de responsabilité fiscale pour permettre aux entreprises et oligarques de s’enrichir et prépare la mise en place de programmes du démantèlement d’institutions comme la Sécurité Sociale. Il ne vient pas de l’ouverture de terrains publics aux industries minières et pétrolières, ni de l’accélération de la destruction de l’environnement par la suppression des réglementations environnementales ou de la destruction de l’éducation. Il ne vient pas de la dilapidation des deniers publics dans le maintien d’un corps d’armée trop important alors que le pays s’effondre, ni de l’utilisation des systèmes de sécurité nationale pour criminaliser les dissidents. Le danger le plus menaçant auquel nous faisons face provient de la marginalisation et de la destruction de nos institutions, parmi lesquelles les tribunaux, les universités, le corps législatif, les organisations culturelles et la presse, qui ont, par le passé, garanti l’enracinement du discours public dans les faits et la réalité, qui nous ont aidé à distinguer le vrai du faux et ont facilité l’application de la justice.

Donald Trump et l’actuel parti Républicain représentent la dernière étape de l’émergence du totalitarisme d’entreprise. Le pillage et l’oppression sont justifiés par le mensonge permanent. Ce mensonge permanent est différent de la malhonnêteté et des demi-mensonges proférés par des politiciens tels que Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama. Le mensonge politique ordinaire employé par ces politiciens ne servait pas à cacher la réalité. C’était une forme de manipulation. Lors de la signature de l’Accord de Libre-Échange Nord Américain (ALENA), Clinton promettait : « L’ALENA veut dire emplois, des emplois pour les américains et des emplois bien payés ». George W. Bush justifiait l’invasion de l’Irak par la soi-disant possession d’armes de destruction massive par Saddam Hussein. Mais Clinton n’a pas continué de prétendre que l’ALENA était bénéfique pour la classe ouvrière quand les faits ont démontré que ce n’était pas le cas. Bush n’a plus prétendu que l’Irak détenait des armes de destruction massive après qu’aucune n’a pu être découverte.

Le mensonge permanent n’est pas limité par la réalité. Il est même perpétré à la face de preuves écrasantes le discréditant. C’est irrationnel. Ceux proférant la vérité et s’appuyant sur les faits sont traités de menteurs, de traîtres et de pourvoyeurs de « fake news ». Ils sont bannis de l’espace public quand les élites totalitaires ont accumulé suffisamment de pouvoir, un pouvoir qui leur est maintenant octroyé par la suppression de la neutralité du Net. Le refus catégorique d’admettre la réalité par les participants à ce mensonge, peu importe à quel point la réalité devient évidente, crée un climat de psychose collective.

« Le constant et total remplacement de la réalité des faits par le mensonge ne conduit pas tant à l’acceptation du mensonge comme vérité ou de la vérité comme mensonge qu’à la destruction de l’établissement de nos repères dans le monde réel – la classification de ce qui est considéré comme vérité ou comme malhonnêteté fait partie des moyens utilités dans ce but », écrivait Hannah Arendt dans L’origine du Totalitarisme.

Le mensonge permanent transforme le discours politique en théâtre de l’absurde. Donald Trump, qui a menti à propos du nombre de personnes présentes dans la foule lors de son investiture malgré les preuves photographiques, soutient qu’au regard de ses finances personnelles, il va « être assassiné » par la loi fiscale qui va en réalité permettre, à lui ainsi qu’à ses héritiers, d’économiser plus d’un milliard de dollars. Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin affirme avoir en sa possession un rapport prouvant que les réductions d’impôts n’auront pas d’effet et ne creuseront pas le déficit – seulement ce rapport n’a jamais existé. Le sénateur John Cornyn soutient, malgré les preuves factuelles, que « ce n’est pas une loi destinée à bénéficier en premier lieu aux riches et aux grandes entreprises ».

Dans le même temps, un million d’hectares de terrain public sont octroyés à l’industrie minière et pétrolière pendant que Trump affirme que ce transfert signifie que « les terrains publics seront de nouveau utilisés à des fins publiques ». Quand les écologistes ont dénoncé ce transfert de vol, le républicain Rob Bishop a qualifié leurs critiques de « propos mensongers ».

Après avoir mis un terme à la neutralité de l’Internet, tuant efficacement la liberté d’expression sur internet, le président de la Commission Fédérale des Communications Ajit Pai a dit : « Ceux qui ont dit que l’Internet tel que nous le connaissons touchait à sa fin ont eu tort. Nous aurons un Internet libre dans le futur ». Et au Centre pour la Prévention et le Contrôle des Maladies, des expressions telles que « s’appuyant sur des preuves » et « basé sur des preuves scientifiques » sont bannies.

Le mensonge permanent est l’apothéose du totalitarisme. Ce qui est vrai n’a plus d’importance. Seulement ce qui est « convenable » compte. Les cours de justice fédérales sont bondées de juges imbéciles et incompétents au service de l’idéologie corporatiste du « convenable » et des mœurs sociales rigides du puritanisme chrétien. Ils méprisent la réalité, y compris la science et les règles de droit. Ils cherchent à bannir ceux qui vivent dans le monde réel défini par les indépendances intellectuelle et morale. Le règne du totalitarisme grandit le cruel et l’imbécile. Ces idiots tout-puissants n’ont aucun vrai but ni aucune vraie philosophie politique. Ils utilisent des clichés et des slogans, souvent absurdes et contradictoires, pour justifier leur avidité et leur soif de pouvoir. C’est aussi vrai pour le puritanisme chrétien qui remplit le vide idéologique de l’administration Trump que pour les dirigeants d’entreprise qui prêchent le néolibéralisme et la globalisation. L’union de ces dirigeants d’entreprise avec les puritains chrétiens est le mariage de Godzilla avec Frankenstein.

Dans The Rape of the Mind : The Psychology of Thought Control, Menticide, and Brainwashing [Le viol de l’esprit : la psychologie du contrôle de la pensée, du suicide mental et du lavage cerveau, NdT] le psychiatre Joost A.M. Meerloo a écrit : « Les figures politiques vénales n’ont même pas besoin de comprendre les conséquences politiques et sociales de leur comportement. Ils ne sont contraints à aucune croyance idéologique, peu importe leurs propres efforts pour se convaincre eux-mêmes du contraire, mais ils sont contraints aux déformations de leur propre personnalité. Ils ne sont pas motivés par leur besoin affiché de servir leur pays ou l’humanité, mais plutôt par le besoin urgent et compulsif de satisfaire les envies irrésistibles des personnages qu’ils se sont créés. Les idées qu’ils débitent ne sont pas de réels buts mais les moyens cyniques employés par ces hommes tordus pour acquérir un sentiment de valeur personnelle et de pouvoir. De subtiles mensonges qu’ils se répètent les poussent à passer de mauvais à pire. Aveuglement défensif, perspicacité enrayée, fuite de l’identification émotionnelle aux autres, dégradation de l’empathie – l’esprit dispose de nombreux mécanismes de défense avec lequel il aveugle la conscience. »

Quand la réalité est remplacée par les caprices de l’opinion et l’opportunisme, ce qui est vrai un jour devient faux le lendemain. La constance est mise au rebut. La complexité, la nuance et la profondeur sont remplacées par la croyance simpliste des menaces et de la force. C’est pourquoi l’administration Trump méprise la diplomatie et torpille le Département d’État. Le totalitarisme, a écrit le romancier et sociologue Thomas Mann, s’articule autour du désir d’une simple croyance populaire. Quand cette croyance populaire remplace la réalité, la moralité et l’éthique sont abolies.

« Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités », prévenait Voltaire.

Les élites corporatistes, qui même au cours des meilleures périodes désavantageaient les gens de couleur, les pauvres et la classe ouvrière, ne respectent plus aucune règle. Leurs lobbyistes à la solde des politiciens, des intellectuels accommodants, des juges corrompus et des présentateurs de journaux télévisés gouvernent un état kleptomane régit par le chantage légal et l’exploitation à outrance. Les élites corporatistes rédigent les lois et les décrets qui développent le pillage des ressources tout en imposant une dette paralysante au public, comprenant aussi les jeunes diplômés écrasés par de lourds prêts étudiants. Ils font adopter de force des mesures d’austérité qui démantèlent les services municipaux et de l’État, qui doivent souvent être cédés à des entreprises privées, et réduisent les moyens destinés aux programmes sociaux tels que l’éducation et la santé publique. Ils insistent cependant sur le besoin, en cas de grief, de recourir à ces mêmes institutions qu’ils ont abîmées et corrompues. Ils nous demandent d’investir notre temps et notre énergie dans des campagnes politiques truquées, envoient leur requêtes aux membres élus du gouvernement ou font appel à la justice. Ils cherchent à nous attirer dans leur monde schizophrénique où les propos rationnels font face à leur charabia. Ils nous demande de chercher la justice dans un système mis en place pour perpétuer l’injustice. C’est un jeu que nous ne pourront jamais gagner.

« Ainsi toute notre dignité réside dans la pensée », écrivait Pascal. « C’est de la pensée que doit dépendre notre rétablissement, pas de l’espace ni du temps que nous ne pourrions jamais combler. Laissez-nous donc nous efforcer de bien penser ; c’est le principe de base de la moralité. »

Nous devons opposer le pouvoir au pouvoir. Nous devons bâtir des institutions et des organisations parallèles nous protégeant des assauts des grandes entreprises et résistantes à leur domination. Nous devons nous distancer autant que possible de l’état vampire. Plus nous pourrons créer de communautés autonomes, disposant de leur propre monnaie et de leurs propres infrastructures, plus nous pourrons affaiblir et handicaper le monstre corporatiste. Ça signifie établir des coopératives gérées par ses employés, la mise en place de circuits courts avec une alimentation basée sur un régime alimentaire végétarien et la création d’organisations artistiques, culturelles et politiques indépendantes. Ça signifie entraver de n’importe quelle manière les agressions des grandes entreprises, y compris en bloquant les pipelines et les sites de fracturation hydraulique et en occupant la rue avec des actes soutenus de désobéissance civile contre la censure et les attaques menées à l’encontre de nos libertés individuelles. Ça signifie aussi créer des villes refuges. Tout ceci devra être fait comme tout a été fait auparavant, par l’établissement de relations personnelles, en face-à-face. Nous ne nous sauverons peut-être pas nous-mêmes, à cause particulièrement du refus par les élites de s’intéresser aux ravages du changement climatique, mais nous pouvons créer des pôles de résistance où la vérité, la beauté, l’empathie et la justice résistent.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 17-12-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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La référence à Charles Maurras sera retirée du livre des commémorations nationales 2018. La réécriture de l'histoire est en marche

2 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #la loi Gayssot, #la liberté

Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec l'Action Française que je puis cautionner ce nouvel accro à la liberté d'expression et à l'histoire dans notre République en marche vers quel horizon? Celui du totalitarisme peut-être. Ce ministère de la culture actuel comme les précédents se comporte comme le "Ministère de la Vérité " de George Orwell.

Ne faudrait-il pas se remémorer ces paroles de bon sens que l'on prête à Voltaire: "Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer".

 

 

 

Lucien PONS

La référence à Charles Maurras sera retirée du livre des commémorations nationales 2018

- Avec AFP

La référence à Charles Maurras sera retirée du livre des commémorations nationales 2018© Wikimedia Commons, Bibliothèque nationale de France
A gauche, Charles Maurras, à droite Les Camelots du Roi au Palais, à droite Maxime Real del Sarte, fondateur et chef des Camelots du roi
 

Le ministère de la Culture va supprimer la référence à l'écrivain royaliste et nationaliste du livre des commémorations nationales 2018, à la suite des protestations d'associations antiracistes.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé dans un communiqué, le 28 janvier 2018, avoir demandé le rappel du Livre des Commémorations nationales 2018 et sa réimpression «après retrait de la référence à Maurras», afin de «lever l'ambiguïté» sur «des malentendus qui sont de nature à diviser la société française».

La ministre a également fait savoir qu'elle recevrait «très prochainement» les membres du Haut-comité qui a rédigé le recueil «afin de questionner, ensemble, la pertinence de cette démarche mémorielle conduite au nom de l'Etat par des experts». 

La veille, le 27 janvier, François Nyssen avait fait savoir «son rejet total des thèses et de l’engagement de Maurras». 

Le «Recueil des Commémorations nationales 2018», élaboré par le Haut Comité des commémorations nationales sous la houlette du ministère de la Culture, proposait jusqu'alors, parmi une centaine d'autres événements, de commémorer cette année la naissance, en 1868, de l'écrivain français Charles Maurras, théoricien royaliste du «nationalisme intégral», directeur de L'Action française

Frédéric Potier, préfet à la tête de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), avait demandé le 27 janvier le retrait de Charles Maurras de ce recueil. «Commémorer c'est rendre hommage. Maurras, auteur antisémite d'extrême droite, n'a pas sa place dans les commémorations nationales 2018», avait-il affirmé.

De même, dans un communiqué, SOS Racisme avait déclaré : «Ne laissons quiconque opérer une opération de réhabilitation de celles et de ceux qui, par leurs écrits et leurs actions, ont contribué à assombrir le siècle dernier». La Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), enfin, avait tweeté : «Charles Maurras est frappé d'indignité nationale. Il a été condamné à la perpétuité pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi».

 
 

Charles Maurras est frappé d’indignité nationale. Il a été condamné à la perpétuité pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi. La LICRA demande son retrait immédiat du recueil des commémorations nationales. @EmmanuelMacron @FrancoiseNyssen

Après Céline en 2011, c'est la deuxième fois ces dernières années que le ministère, alors dirigé par Frédéric Mitterrand, retire un auteur de ce recueil après une polémique. 

Lire aussi : Gallimard «suspend» son projet de publication des pamphlets antisémites de Céline

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Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française, #la liberté

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

27 juin 2016,

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

Le Brexit, s’il est respecté, pourrait aussi bouleverser l’UE en termes militaires, explique l’amiral Debray à RT France, confiant sa vision de la sécurité en Europe, l’hégémonie américaine et l’impératif, pour un pays, d’être maître de sa défense.

Pour l'amiral Debray, le Brexit aura bien évidemment des conséquences militaires, même si le Royaume-uni est dans l'OTAN et que tous les tenants de l'UE font semblant de ne pas savoir que leur défense dépend de cette dernière.

Face au Brexit, selon lui, «il faudra revoir la façon dont les membres de l'Union européenne considèrent leur Défense». Si l'on en croit sa vision, une telle remise en question est plus que nécessaire. 

Le choix britannique sera-t-il respecté ?

Néanmoins, établissant un parallèle entre le référendum sur le Brexit et celui sur la constitution européenne de 2005 lors duquel la France et les Pays-Bas avaient voté contre mais avaient été ignorés par l'Union européenne, l'amiral se veut réaliste :

 

«Le choix des Français et des Néerlandais a été complètement contourné par la suite et aujourd'hui, il n'en reste absolument rien. Le traité de Lisbonne a obligé la France à admettre tout ce que le peuple français avait refusé.

On peut alors imaginer que le vote [du jeudi 23 juin] n'aura pas de grandes conséquences. Je souhaite que les Britanniques ne soient pas floués par leurs dirigeants, comme les Français l'ont été par les leurs.»

L'ombre américaine

Dans une vision très gaullienne, l'amiral lie intimement la question de la relation du Royaume-Uni à l'UE à celle de son appartenance à l'OTAN : 

«Depuis les origines de la construction européenne, les Etats-Unis ont tout fait pour faire [de l'Europe] un fournisseur de supplétifs, pour que les Etats-Unis fassent la politique de Défense et que les pays européens fournissent les contingents de tirailleurs qui iraient à la boucherie s'il le faut.» 

Se laisser occuper par des forces armées étrangères en temps de paix n'est pas excusable

Le Brexit serait donc une épine dans le pied des Etats-Unis, qui cherchent à l'heure actuelle à renforcer l'OTAN en Europe, dans un processus que l'amiral voit affecter la France :  

«C'est tout à fait possible que la France accueille bientôt de nouveau des bases de l'OTAN sur son territoire. C'est possible depuis que notre président a commencé à engager des conversations avec l'OTAN pour qu'on revienne sur ce qui avait été fait du temps du Général de Gaulle en 1966, lorsque la France a fait sortir de son territoire tous les contingents étrangers qui n'avaient rien à y faire.

Avoir des accords avec des Etats étrangers est absolument concevable, mais se laisser occuper par des forces armées étrangères en temps de paix n'est pas excusable. C'est un travail qui a été commencé avec Jacques Chirac, qui a été poursuivi sous Nicolas Sarkozy et qui est en train d'être achevé par François Hollande. Une nouvelle fois, les élites se moquent de l'intérêt supérieur de la patrie et du vote de leurs citoyens.

Le peuple, on ne lui demande pas son avis. On ne lui a demandé son avis ni lorsque le service national a été supprimé, ni lorsqu'il a refusé la constitution européenne. Il n'y a rien de nouveau. Dès la création de la Communauté européenne de Défense (CED), qui est un projet des européens d'alors et des Américains de toujours, le projet était de réarmer l'Allemagne et d'utiliser les nations composées de pays membres de l'UE pour les mettre au service d'une politique de défense étrangère, celle de l'impérium américain.» 

France de 2016, France de 1946 : même combat ?

L'amiral Debray a pu appeler à la constitution d'un nouveau CNR, ou Comité National de la Résistance, organe qui coordonnait la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Car, selon lui :

«Aujourd'hui la France n'est plus menacée par les divisions blindées de Hitler, mais par la volonté d'hégémonie des Etats-Unis.

Lorsque vous voyez que l'Union européenne - qui était une union économique, et qui est aujourd'hui une union sans adjectif qualificatif - condamne la France parce qu'il n'y pas de syndicat dans l'armée française... Qui commande quoi, en France ?

Un pays doit avoir la volonté de se doter de ses propres moyens de défense, voilà ma conviction.» 

Alors que le Premier ministre Manuel Valls a déclaré l'état d'urgence, que le plan vigipirate est à son niveau maximum et que la présence de soldats se fait plus que jamais sentir, les propos de l'amiral pourraient surprendre. Il est pourtant catégorique. 

«Il n'y a pas de militarisation en France depuis qu'on a supprimé le service national. Cela ne me concerne plus mais je le regrette profondément.

Le service national est pour moi un service que le France rendait à ses enfants. [...] La république manque aujourd'hui de moyens militaires.» 

Garder le contrôle de la capacité nuclaire, impératif de l'armée française

Mais, au-delà du service militaire, il y a, pour lui, un autre élément primordial à préserver afin que l'Etat protège la souveraineté nationale : le feu nucléaire. 

«L'armée française se porte très mal en grande partie depuis qu'on a supprimé le service national et du fait des diminutions des ressources qu'elle subit. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, il faut le dire, ont une obsession de contourner la volonté française de disposer de sa propre dissuasion nucléaire. C'est pour eux un objesctif perpétuel : empêcher la France de se remettre au niveau où elle était parvenue à se mettre avec sa force de dissuasion nucléaire.

La France doit pouvoir disposer de ses propres forces armées comme elle le souhaite et refuser de se faire inféoder par quelque organisme supranational que ce soit

Il ne faut pas rêver à la disparition des forces de dissuasion nucléaire. Ni les Russes, ni les Américains, ni Israël, ni l'Inde ou le Pakistan ne se sépareront de leurs armes nucléaires. L'intérêt de [cette] arme est justement de ne pas être employée. Elle agit par la menace de son emploi, en arme justement dissuasive.

Il faut donc qu'elle existe, qu'elle soit en bon état et que nous la maîtrisions complètement. La force nucléaire française existe toujours et elle est en bon état [...] La défense doit être nationale et une défense nationale ne se traduit pas par une armée commune avec d'autres pays. La France doit son statut de membre permanent au conseil de sécurité de l'ONU à sa capacité nucléaire. Il faut que nos dirigeants en soient conscients.»

Les conflits par nations interposées

Garder le contrôle est d'autant plus essentiel, pour lui, que le monde de la guerre évolue et que la France semble se faire entraîner vers des terrains bien éloignés de ses propres intérêts.

Qu'il s'agisse de privatisation...

«Le monde évolue, demain il ne sera plus celui qu'il était hier. Les conflits qui se présentent ne ressemblent pas à ceux que nous commémorons cent ans après Verdun, mais certaines caractéristiques me gênent énormément.

Les sociétés militaires privées ? C'est un oxymore. Un état ne doit pas s'adresser à des gens qui veulent gagner de l'argent en vendant de la sécurité. Le rôle de l'Etat c'est de défendre son peuple et on défend son peuple avec une armée qui dépend de l'Etat et non pas avec des sociétés privées. [...] En France on sous-traite, privatise et externalise dans tous les domaines. Les militaires vont bientôt être formés par des civils.»

... de concurrence d'autres Etats...

«Le Japon est en train de manœuvrer pour avoir une armée alors qu'ils ne sont pas censés en avoir. L'Allemagne, sans rien dire commence à agir à l'extérieur de ses frontières, alors qu'il est écrit noir sur blanc qu'elle ne doit pas le faire.»

... ou de problématique stratégique, la France étant amenée à faire le travail pour d'autres nations :

«On agit par Etats interposés [...] La France est allée bombarder la Libye avec une énorme violence sur ordre des américains - et au mépris d'ailleurs des décisions prises au conseil de sécurité. L'armée française a fort bien rempli sa mission et l'a remplie pratiquement sans pertes, ce qui est totalement à son honneur. Mais on peut se demander quel intérêt avait la république française à entreprendre cette action. Pour le compte de qui avons nous agi ?

La France est allée bombarder la Libye avec une énorme violence sur ordre des américains et au mépris des décisions prises au conseil de sécurité

Contrairement à la Libye, dans le cœur de l'Afrique, la France a des raisons d’intervenir pour le bien des populations avec lesquelles nous avons des accords depuis de nombreuses années, au Mali, en Centrafrique, au Congo-Brazzaville [République du Congo]...

C'est là que les populations ont besoin de notre appui. Nous ne pouvons refuser de leur apporter notre soutien militaire sous prétexte que les Etats-Unis dans des guerres qui ne nous concernent pas. C'est une question de souveraineté nationale et celle-ci ne passe que par une armée qui obéit uniquement à la volonté des responsables nationaux.»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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