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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

L'affirmation nationale n'est pas un péché ! Par Jean-Claude Milner dans "Marianne".

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Economie, #Ecole, #La mondialisation, #Les transnationales

L'affirmation nationale n'est pas un péché ! Par Jean-Claude Milner dans "Marianne".

Dimanche 14 Septembre 2014

Propos recueillis par Alexis Lacroix

En cette rentrée, "Marianne" a demandé à un intellectuel d'analyser la crise politique en France. Pour le linguiste et philosophe Jean-Claude Milner, notre démocratie est sapée par ce qu'il nomme "l'acratie", c'est-à-dire le renoncement de nos gouvernants à actionner les leviers du pouvoir. Il sonne l'alarme. Et en appelle, d'urgence, à un sursaut républicain. Le débat est lancé.

 
Hannah Assouline
Hannah Assouline
 
 
 
L'affirmation nationale n'est pas un péché !
>>> Article paru dans Marianne daté du 5 septembre

Marianne : En France, la crise de confiance dans la parole et l'action politiques atteint un paroxysme depuis le remaniement. En cette rentrée surtendue, comment analysez-vous cette défiance ?
Jean-Claude Milner : Je retiens plusieurs raisons. Le quinquennat resserre le rythme et, du coup, souligne l'absence de contraste. La droite a été remplacée par la gauche ; pourtant, à tort ou à raison, l'opinion ne perçoit pas de différence. L'alternance tourne à vide. Qui plus est, la coïncidence trop étroite entre élection présidentielle et élections législatives a retiré aux Français un moyen de corriger la trajectoire en cours de mandat ; la Constitution est devenue de ce fait une machine à produire des déconvenues. Dire que l'action politique est mise en cause, c'est un lieu commun, mais il y a plus : le doute s'étend aux institutions, je veux dire à la notion d'institution elle-même, ce qui relève à mes yeux du populisme. Toutefois, ces raisons n'expliquent pas tout.

Pourquoi ?
Parce que, plus profondément, le doute s'est installé dans l'esprit des Français sur le caractère national de leurs gouvernements.

Que voulez-vous dire ?
Aujourd'hui, l'esquisse même de réalisation d'un programme de type Front populaire serait tout bonnement impossible. A cause de l'Europe. Même le programme qui avait été défini par François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle ne serait complètement applicable qu'à la condition de rompre avec plusieurs principes posés par l'Europe - je pense à la règle de libre concurrence qui interdit à l'Etat de soutenir des entreprises en difficulté. Or, la possibilité que l'Etat soit un acteur économique faisait partie de l'identité nationale.

Justement. L'Union européenne, comme vous le suggérez dans « La Politique des choses », fonctionne-t-elle comme une machine à « dépolitiser » ?
Oui, et les conséquences de cette dépolitisation sont particulièrement aiguës pour la gauche française. Elle tient à garder dans sa rhétorique une référence aux précédents de 1936 et de la Libération mais, à supposer qu'elle veuille s'en inspirer, elle se heurte, dans le réel, aux empêchements nés de traités qu'elle a elle-même ratifiés. On soutient que le Parti socialiste, à la différence de son homologue allemand, n'a pas fait son Bad Godesberg et n'a pas voulu assumer sa mue sociale-démocrate. C'est vrai, mais le PS a choisi l'Europe. Or, cela revient strictement au même. Sauf qu'on demeure dans le non-dit. Au lieu d'une révision idéologique explicite, on a préféré maintenir un idéal programmatique, en y juxtaposant une idolâtrie européenne qui, de fait, voue ce programme à du pur bavardage. Conclusion : les socialistes subissent un tiraillement maximal entre deux fantasmes.

La droite républicaine paraît aussi assez « tiraillée »...
Oui, mais à un moindre degré. Je ne parle pas ici des querelles de personnes. La droite de gouvernement est partagée entre le souvenir de la doctrine gaulliste en matière européenne et les effets de la déconstruction méthodique de cette doctrine, à partir de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, en 1974. Depuis lors, la droite se présente comme la plus européenne des formations politiques, mais cet engagement est contredit par la rémanence, toujours possible, de la thématique gaulliste.

C'est en raison de ces tiraillements structurels que triomphe aujourd'hui, au sommet de l'Etat, une certaine « acratie » ?
Oui, mais ce n'est pas lié à la personne d'un président en particulier. Tout le personnel politique français ne sait gouverner que dans le cadre de l'Etat westphalien ; il ne peut rationaliser son action que dans les limites de l'Etat-nation - un Etat doté d'un pouvoir central, qui homogénéise et rééquilibre le territoire ; cela requiert, entre autres choses, une économie animée par la puissance publique. Cet Etat non seulement stratège mais aussi investisseur est au cœur de notre modèle ; aujourd'hui, il est mis en échec par les traités européens. C'est pourtant lui qui a permis à notre pays, à de nombreuses reprises par le passé, de sortir des pires crises en lançant d'amples programmes de revitalisation de l'économie. De ma part, ce n'est en aucune façon un réquisitoire contre l'Europe. C'est un réquisitoire contre les hommes politiques. Aucun n'a eu l'audace de la clarté : si l'on veut maintenir le modèle français, il faudrait, dans les traités, une clause de préservation de l'Etat investisseur - ce qui conduirait à réévaluer la notion de déficit public. Si on juge cela inopportun ou nocif, alors il faut dire ouvertement que l'investissement public est devenu un luxe que la France ne peut plus s'offrir. Il faut choisir, or on ne choisit pas. D'où l'acratie dans ses deux variantes : soit le décisionnisme frénétique de Nicolas Sarkozy, soit la résolution de François Hollande de n'entreprendre que ce qu'autorisent les traités européens, pas davantage. A l'impopularité de l'un a succédé l'impopularité de l'autre ; sous des apparences opposées, la cause réelle est la même : le néant.

Etes-vous finalement devenu, comme Régis Debray ou Alain Finkielkraut, un nostalgique du général de Gaulle ?
Pas du tout ! Plutôt que la nostalgie du gaullisme, je ressens l'urgence du choix : ou bien le personnel politique français s'avise que sa méthodologie est liée à un modèle - celui de l'Etat-nation, stratège et investisseur - auquel il a lui-même renoncé, au nom de l'Europe, et alors il doit affronter la contradiction et la traiter d'une manière intelligente, ou bien il n'affronte rien, et le sentiment de ne plus être gouverné risque d'atteindre dans le peuple une intensité difficilement tolérable.

Plusieurs géographes et écrivains décrivent le face-à-face de deux France qui s'ignorent : celle, intégrée à la mondialisation, des centres-villes, et celle, laissée pour compte, des zones périurbaines. Quelle est votre analyse ?
Cette fracture est à mon avis la conséquence directe de la crise du mode d'intervention traditionnel de l'Etat. Encore une fois, un des mérites de la centralisation à la française tenait au principe d'équilibre qui la régissait.

D'équilibre entre les territoires...
De recherche d'équilibre, en tout cas. L'Etat cherchait à rééquilibrer les régions entre elles par la redistribution, les services publics, etc. De la même façon, dans les agglomérations, la division entre centre et périphérie était compensée par l'implantation de sites industriels dans les banlieues (Citroën à Aulnay, Renault à Billancourt...). On ne peut pas négliger le rôle d'entraînement de ces entreprises nationalisées. Aujourd'hui, il n'y a plus un seul bassin d'emploi qui soit à la taille des zones périurbaines. Est-ce en réduisant le nombre de régions qu'on réparera cette situation ? Marianne a qualifié la réforme territoriale de « mille-feuille indigeste » - je crains de devoir ajouter : et inefficace. Etant donné la nature des pouvoirs exercés par les régions, qui tiennent plus de la gestion administrative que de la décision, il aurait fallu privilégier des évolutions de fonctionnement plutôt qu'un redécoupage. Faute de quoi, l'ancien centralisme dit « jacobin » se sera mué en un centralisme à centres multiples. Si le centralisme se définit comme pouvoir discrétionnaire d'un centre, la France de 2014 est plus centralisée qu'en 1981.

Comment, face à ces risques d'éclatement de la cohésion nationale, reconstruire du nous ?
Nulle part, sauf en France, le nationalisme n'est stigmatisé. Le mot nous choque. Le mot « patriotisme » nous fait sourire. Je parlerai donc d'indépendance nationale. On la permet aux pays émergents ; pourquoi serait-elle interdite aux pays vieillissants ? Le mot « national » sonne désagréablement, mais tant pis : il faut cesser de tenir l'affirmation nationale et l'indépendance nationale pour des péchés.

Pourquoi ?
Car il y a une manière non excluante de s'affirmer comme nation : les Allemands l'ont prouvé en menant à bien leur réunification.

Donc, pour vous, le préalable à la réaffirmation du nous, c'est la rupture avec le « french bashing », cette spécialité hexagonale ? Cela peut-il sérieusement endiguer le Front national ?
Le FN a réussi ; il répond donc à des demandes. Au-delà de ces demandes, je discerne un désir d'histoire. Valéry Giscard d'Estaing avait tort : la page n'est jamais blanche. Se réapproprier, aujourd'hui, l'histoire d'un pays, ce serait entamer la reconstruction de ce que vous nommez le nous - l'appropriation républicaine des déterminations politiques. Sans mensonges, ni oubli, ni ignorance.

Il faudrait, aujourd'hui, rejouer une part de cette bataille ? En réarmant la pensée républicaine, c'est cela ?
Il faut, aujourd'hui, rejouer toute la partie. Pour une raison inverse de celle qui prévalait en 1875, au début de la IIIe République. La République est devenue une habitude. C'est presque pire.

En France, écriviez-vous dans « De l'école », « tout tient à quelques fragments de savoir ». Ce sont ces fragments de savoir qu'il faudrait remettre au cœur de notre actualité ?
Mais oui, car ces fragments de savoir et de culture spécifiques, liés à la singularité du modèle français, peuvent encore inspirer, en France, des décisions majeures. Un seul exemple : la neutralité de l'espace public. On ne peut que constater l'influence croissante du multiculturalisme ; elle s'appuie sur une donnée : la montée de l'islam politique, et sur une légende : les prétendus succès qu'auraient obtenus les modèles d'intégration fondés sur la juxtaposition et l'indifférence mutuelle des communautés. Or, ces modèles ont complètement échoué ; il suffit d'enquêter dans leurs zones d'influence : l'Europe du Nord et les nations anglophones. Quant à l'islam politique, plutôt qu'une menace, j'y discerne un rappel, qui n'a rien à voir avec l'islam. L'erreur, c'est de croire que les libertés démocratiques, la tolérance, l'autonomie intellectuelle sont naturelles ; elles ne le sont pas. Elles sont artificielles. Elles dépendent d'une machinerie compliquée, dont le meilleur artisan et le meilleur protecteur est un Etat ; quant à cet Etat, le meilleur moyen qu'il a d'intéresser ses citoyens à son perfectionnement, c'est de prendre appui sur l'indépendance nationale. C'est pour avoir négligé cette donnée élémentaire qu'on a laissé se développer de véritables zones d'extraterritorialité, où s'imposent des contre-modèles antirépublicains. Face à l'imminence des fractures, un propos commun doit être réarticulé ; si l'on veut que ce propos soit audible dans l'opinion, on ne peut y parvenir qu'en donnant toute sa place à la détermination «Etat-nation». L'articulation de la dimension nationale et de la dimension étatique va devoir être réinscrite au cœur de nos préoccupations.
 
 
Milner en 5 dates

> 1941 Naissance à Paris
> 1966 Fonde les Cahiers pour l'analyse
> 1992 Publie Constat
> 2003 Publie les Penchants criminels de l'Europe démocratique (Verdier)
> 2014 Prononce, en août, une conférence sur la question du nous au Banquet du livre organisé par les éditions Verdier, à Lagrasse (Aude)
 


 

 
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Le magazine Elle fait l'apologie d'une criminelle néonazie ukrainienne.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #L'OTAN., #La guerre, #La Russie, #le nazisme

Le magazine "Elle" de novembre 2014 fait l'apologie d'une criminelle néonazie ukrainienne.

Le magazine "ELLE" de novembre 2014, consacre un article à une nazie engagée dans le bataillon "Aïdar".

Le magazine "ELLE" de novembre 2014, consacre un article à une nazie engagée dans le bataillon "Aïdar".

- Page VK de l'intéressée, le lien ici : Vita Zaveroukha

- Numéro de Novembre du magazine, ici : "Elle 3594"

 

 
Французский журнал ELLE публикует фотографии нацистов. Вита Завирюха - уркаинская нацистка, участница карательного батальона "Айдар". Публично призывала к геноциду жителей Донбасса. Является соучастником пыток и убийств пленных и мирных жителей.

Редакция журнала ELLE не могла не знать, о том, что это существо исповедует национал-социализм и призывает к массовым убийствам. Следовательно, журнал ELLE занимается пропагандой нацизма.

Готово ли западное общество (в первую очередь французы) мириться с попытками реабилитировать нацизм в Европе?

Французский журнал ELLE публикует фотографии нацистов. Вита Завирюха - уркаинская нацистка, участница карательного батальона "Айдар". Публично призывала к геноциду жителей Донбасса. Является соучастником пыток и убийств пленных и мирных жителей.

Редакция журнала ELLE не могла не знать, о том, что это существо исповедует национал-социализм и призывает к массовым убийствам. Следовательно, журнал ELLE занимается пропагандой нацизма.

Готово ли западное общество (в первую очередь французы) мириться с попытками реабилитировать нацизм в Европе?

  • la notice dit que c'est une photo de Vita Zavirukha, une nazie ukrainienne, membre du bataillon de répression "Aïdar" . Elle avait publiquement appelé au génocide de la population du Donbass et personnellement participé dans la torture et assassinats des otages militaires et des civils. La rédaction d'ELLE ne pouvait pas ignorer que cette fille fait apologie du naional-socialisme et appelle à des tueries de masse.
     

    Ainsi, le magazine ELLE fait de la propagande du nazisme.

     

    Aussi, la société occidentale, dont les Français, serait-elle d'accord avec cette réhabilitation du nazisme en Europe?

Son adresse sur VKontakte <https://vk.com/vita_zaveruha>
La tente de la belle ukrainienne. On affiche ses convictions ! https://pp.vk.me/c402519/v402519262/b7b2/oAVppTFaobs.jpg

Ukraine. La petite frappe néonazie, l'héroïne du magazine "Elle", dans toute sa splendeur.

Un autre document très détaillé.

Quand l'ange devient succube! Par Erwan Castel.

http://soutien-rebellion-donbass.blogspot.fr/2014/12/quand-lange-devient-succube.html

Numéro de Novembre du magazine, ici : "Elle 3594".

Vous pouvez directement accéder au reportage en feuilletant le journal.

Quand le magazine "Elle" fait l'apologie d'une criminelle néonazie ukrainienne (voir "ELLE" N 3594 - 14 au 20 Novembre 2014 http://www.akyla.net/zhenskie-na-fran..., page 150).
La charmante blonde ukrainienne Vita Zaveroukha, ne se révèle pas si charmante, quand on y regarde de plus près. Cette jeune fille de 18 ans fait la guerre avec le bataillon « Aïdar » et sait déjà se servir d’une mitraillette. Sur ses pages des différents réseaux sociaux, la jeune fasciste déclare que la trêve est mal venue et empêche seulement la Natsgvardia ukrainienne d’aller plus loin . Elle termine son message par un appel littéral au génocide de la population russe.
« La trêve ne fait que compliquer et prolonger la guerre. J’aime mon pays. Mais je me suis mise à détester les gens qui y vivent. Il faut un génocide de la population russe ! » écrit Vita Zaveroukha.
.La jeune néonazie s’était rendue célèbre, quelques jours auparavant, quand une vidéo sur Internet a montré la TES - La Centrale thermique de Lougansk en train de brûler. (vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=ej0TC...) C’est Vita qui commente hors cadre. D'une voix qui ne correspond pas à son apparence angélique, elle déclare, en jurant grossièrement :
« Ainsi brûle la TES de Lougansk. Et nous attendons un assaut des « moscovites ». Par contre, nous avons sauvé notre petit chaton.. Regardez comme ça brûle super bien! », se réjouit la jeune fille hors cadre. Cet incendie a provoqué d'énormes dégâts en laissant plus d'un million d'habitant sans électricité.
Sur sa page, elle écrit sans frémir « gloire au fascisme », tourne en dérision les « séparatistes » tués, et recueille avec soin toutes les allusions des médias qui la concernent. Les jouets préférés de la blonde de 18 ans, c’est son fusil automatique et les cocktails Molotov. Selon certaines données, Vita était du nombre de ceux qui, en mai, avaient organisé l’incendie de la maison des syndicats à Odessa.

"Je fais la propagande du nazisme, de la terreur et du génocide. En même temps, je ne suis pas quelqu'un de mauvais.
Tout se justifie par "La guerre au nom de la paix" Si je m'arrête avant de terminer l'affaire, uniquement dans ce cas mes actions ne seront pas être justifiées .On ne juge pas les vainqueurs", - déclare Vita sur son mur vK...

plus de documents: http://soutien-rebellion-donbass.blog...

Le communiqué du journal "ELLE". 

 

Following the publication the last 14th of November in our magazine of the article named « Les femmes Ukrainiennes s'engagent » (« The enrolment of Ukrenian Women » ), addressing  the role of women in the conflict of eastern Ukraine, we came to know end december, that one of the young women, interviewed and photographed, was an extrem right activist, using social networks to spread informations glorifying the neonazi culture.

The young woman incriminated in this story, is a fighter from the Aidar Bataillon. We met her on October 2nd on the battlefield near Lougansk. When we interviewed her, no element, no distinguishing sign, nothing in her discourse and the words she said, let us know that this women was a neonazi.

Indeed, part of the coverage took place near one of the Aidar Bataillon unit, a paramilitary group of around 600 members, attached to the Ukranian Defense department, which comprises fighters of various political origins and obedience.

ELLE's editorial board, as well as the two journalists in charge of the coverage, were shoked to learn, in hindsight, the true ideological beliefs of this woman. We vigorously condamn all and any xenophobic, anti-semite, racist and nazi ideologies.

 The editorial board.

 

Suite à la publication le 14 novembre dernier dans notre magazine d’un reportage intitulé « Les femmes ukrainiennes s’engagent », traitant du rôle de femmes au parcours très divers dans le conflit à l’est de l’Ukraine, nous avons appris, fin décembre, qu’une des jeunes femmes, interviewée et photographiée, était une activiste d’extrême-droite, diffusant sur les réseaux sociaux des photographies faisant l’apologie du néo-nazisme.

Lors du reportage, la jeune femme incriminée, combattante du Bataillon Aidar, rencontrée le 2 octobre dernier, sur la ligne de front près de la ville de Lougansk, aucun élément, aucun signe extérieur distinctif, aucune parole dans l’interview, ne laissait comprendre ce jour-là que cette jeune femme était néo-nazie.

En effet, le reportage s’est partiellement déroulé auprès d’une unité du Bataillon Aidar, une formation paramilitaire nationaliste d’environ 600 membres, rattachée au ministère de la Défense ukrainien, qui comprend dans ses rangs des combattants d’origine et d’obédience politique très diverses.

La rédaction de ELLE ainsi que les deux journalistes ayant réalisé le reportage, ont été choqués d’apprendre, à posteriori, le véritable profil idéologique de cette jeune femme, et condamnent bien entendu toute idéologie prônant la xénophobie, l’antisémitisme ou l’apologie du nazisme

La Rédaction

 

 

C'est quoi être journaliste?

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VU ALLEMAGNE• Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens. Le Courrier International.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #La France, #Grèce, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #Le grand banditisme

VU ALLEMAGNE• Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens. Le Courrier International.

La Grèce se dirige vers de nouvelles législatives le 25 janvier. Le favori, Alexis Tsipras, de la coalition de la gauche radicale, fait sursauter la presse en Europe du Nord, notamment en Allemagne.

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, lors du troisième tour de la présidentielle au Parlement qui a échoué de désigner un candidat ce 29 décembre. Athènes - AFP / Aris MESSINIS
Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, lors du troisième tour de la présidentielle au Parlement qui a échoué de désigner un candidat ce 29 décembre. Athènes - AFP / Aris MESSINIS
 

"Nouvelles législatives en Grèce", "Changement de cap en Grèce", "Une réaction en chaîne fatale nous menace", "La crise de l'euro est-elle de retour ?"… En Allemagne, les titres tendent à dramatiser après l'annonce de l'échec du troisième tour de l'élection présidentielle en Grèce, ce 29 décembre.

Dans le pays qui se vit comme le principal secouriste de la Grèce endettée depuis le début de la crise de l'euro en 2010, la perspective de nouvelles élections à Athènes "réveille de vieilles inquiétudes", note le Handelsblatt. "Ces élections pourraient apporter une nouvelle orientation politique lourde de conséquences – si la coalition de la gauche radicale (Syriza) accède au pouvoir", s'inquiète le quotidien économique.

Car celui qui part en meilleure position n'est pas Antonis Samaras, Premier ministre actuel et réformateur apprécié à Bruxelles, mais Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale, souligne aussi le quotidien conservateur Die Welt.

"Gauche ou droite, chaos ou réformes"

"Tsipras n'est pas un énième socialiste mou qui prendra peu ou prou la même direction politique en apportant quelques corrections. Au contraire : tout en souhaitant que la Grèce reste dans la zone euro, Tsipras menace d'annuler les accords d'austérité avec l'Union européenne. Il demande une restructuration de la dette et des dépenses sociales plus importantes pour son pays."

Aux yeux du quotidien, les marchés financiers tout comme les gouvernements européens scrutent avec inquiétude l'alternative politique en Grèce, qui se résumerait à la formule : "Gauche ou droite, chaos ou réformes."

Moins d'inquiétude du côté de la Tageszeitung. Le quotidien de gauche publie, pour sa part, le portrait d'Alexis Tsipras, "le chef charismatique du parti Syriza, qui pourrait devenir le prochain Premier ministre". La TAZ retrace l'histoire de "l'ascension d'un sécheur d'école" qui, au début des années 1990, a mené un mouvement de protestation des lycéens contre le gouvernement conservateur, réclamant plus de moyens pour l'éducation et plus de libertés, parmi lesquelles "le droit de sécher l'école". "A l'époque déjà, il était évident que cet homme savait convaincre", note le quotidien.

Du côté de Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé les électeurs grecs à faire preuve d'un "engagement fort envers l'Europe" et à "soutenir le nécessaire processus de réformes favorables à la croissance".

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Des mercenaires étasuniens coopèrent avec Al-Qaeda mais ce n’est pas un scandale, juste une « difficulté », selon Associated Press.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La paix, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La guerre, #L'OTAN.

Des mercenaires étasuniens coopèrent avec Al-Qaeda mais ce n’est pas un scandale, juste une « difficulté », selon Associated Press

Moon of Alabama, 15 septembre 2014:

201227265Une nouvelle attaque de Damas se prépare activement. Des forces anti-gouvernementales, dont Jabhat al-Nusra affilié à Al-Qaeda, ont été entraînées et équipées en Jordanie et progressent maintenant vers leurs positions dans le gouvernorat de Quneitra au sud-est de la Syrie.

Il n’y a pas grand intérêt à conquérir le territoire plutôt désert de Quneitra si ce n’est pour lancer une attaque sur Damas par le sud. Il se situe à seulement 60km de la capitale. Un attaque aérienne coordonnée contre les deux divisions syriennes stationnées entre le gouvernorat de Quneitra et Damas leur ouvrirait le chemin de la capitale. C’est probablement ce plan d’attaque qui sous-tend les accords de trêve récemment conclus entre les Etats-Unis et le Front Révolutionnaire Syrien et ISIS au sud de Damas.

Associated Press 28 novembre 2014:

Des rebelles syriens soutenus par les États-Unis font un percée inégalée au sud de Damas en prenant aux forces gouvernementales toute une série de villes qui leur bloquent l’accès au siège du pouvoir du président Bashar Assad.

On pense que les forces rebelles incluent des combattants qui ont bénéficié d’un programme d’entraînement de deux ans de la CIA dans le sud de la Syrie, près de la frontière avec la Jordanie.

Il faut noter que dans le sud, les rebelles travaillent main dans la main avec les combattants de la branche syrienne d’al-Qaida, dont les militants rompus à la guerre ont permis aux forces rebelles de prendre du terrain aux forces gouvernementales. Cette coopération révèle la difficulté qu’ont les Etasuniens à constituer des factions « modérées » exemptes de militants d’al-Qaida.

Dix semaines après Moon of Alabama, Associated Press reconnaît l’attaque de Damas par le sud. Ils sont payès pour (ne pas) informer. Moi pas.

Mais lisez attentivement le dernier paragraphe que j’ai cité, surtout la dernière phrase. Les États-Unis ont entraîné, équipé et soutenu des mercenaires qui coopèrent ouvertement avec Jabhat al-Nusra, la branche syrienne d’al-Qaida. Ce n’est pas la « théorie conspirationniste » d’un fou quelconque, c’est un rapport officiel d’AP.

Les gens qui sont accusés d’avoir détruit les tours du world trade center le 11 septembre travaillent ouvertement avec les forces soutenues par les Etats-Unis. Et qu’est-ce que AP trouve à en dire? Cette coopération révèle la difficulté qu’ont les Etasuniens à constituer des factions « modérées » exemptes de militants d’al-Qaida.

Ah – mais non. Ce n’est pas une difficulté. C’est un vrai scandale. Les Etats-Unis pourraient très bien dire à leurs mercenaires (dont beaucoup sont, à mon avis, des adeptes d’al-Nusra déguisés) de cesser de coopérer avec al-Nusra. Ils ont tous les moyens de pression nécessaires pour ce faire. Ils leur fournissent argent, armes et munitions. Leurs familles sont à l’abri en Jordanie et leurs blessés sont soignés en Jordanie ou en Israël. Si les Etats-Unis ne voulaient pas que ces types travaillent main dans la main avec al-Nusra, ils ne les entretiendraient pas.

Je suis très étonné qu’il n’y ait pas le moindre article dans les médias dominants pour critiquer la coopération ouverte des Etats-Unis avec al-Qaeda. Il est à peu près certain que cette coopération avec al-Qaeda va, dans deux, cinq ou dix ans revenir leur exploser en pleine poire. C’est le peuple étasunien qui en fera les frais.

Mais ce n’est plus un bug désormais semble-t-il, c’est devenu la caractéristique principale du système étasunien. Le « business de la peur », dont parle James Risen, concentre maintenant les milliards de dollars des impôts des Etasuniens dans quelques mains privées. Une autre catastrophe comme celle du 9 septembre ferait marcher les affaires. Aider al-Nusra à maîtriser les tactiques et les armes étasuniennes ne peut qu’en hâter l’avènement.

Mais ce n’est sans doute qu’une « théorie conspirationniste » de plus à mettre au compte de Moon of Amabama.

Combien de temps cela prendra-t-il à AP pour en faire l’annonce officielle?

Note:

*http://www.legrandsoir.info/le-nouveau-plan-de-regime-change-attaquer-damas-par-le-sud.html

Lien: http://www.moonofalabama.org/2014/11/ap-us-mercenaries-working-with-al-qaeda-no-scandal-just-a-difficulty.html

Traduction: Dominique Muselet

- See more at: http://www.oulala.info/2014/11/des-mercenaires-etasuniens-cooperent-avec-al-qaeda-mais-ce-nest-pas-un-scandale-juste-une-difficulte-selon-associated-press/#sthash.1odlvLVT.dpuf

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États-Unis. Le drame des enfants sans domicile fixe. Par capitaine Martin.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La paix, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Le socialisme, #la pauvreté

États-Unis. Le drame des enfants sans domicile fixe

MÁS DE 2.000 NIÑOS MURIERON DE HAMBRE EN GUATEMALA EN PRIMEROS 10 MESES 2010Aux États-Unis, un enfant sur trente est sans-abri. Ce sont les données qui ressortent du récent rapport publié mi-novembre par le National Center of Family Homelessness (centre national de la famille sans-abri). On apprendra en le lisant que la pauvreté y a fait un bond de 8 % entre 2012 et 2013 et que plus de 2,5 millions d’enfants sont aujourd’hui sans domicile fixe. La rue, les voitures, les campings, les espaces confinés où règne la promiscuité font partie pour eux d’un quotidien qui les oblige à jongler avec les situations précaires.

Le rapport met en avant les effets potentiellement dévastateurs à long terme de la pauvreté et de l’itinérance des enfants. Près de 25 % d’entre eux souffrent ainsi à l’âge préscolaire de troubles de santé mentale… un pourcentage qui atteint jusqu’à 40 % chez les enfants scolarisés. La compilation des données rassemblées sur le terrain montre que ces enfants sans-abri sont plus exposés à la maladie et beaucoup plus susceptibles de rencontrer des problèmes émotionnels ou cognitifs.

« Dans une Nation qui ne manque ni de richesse, ni d’opportunités, cette situation est intolérable ».  Carmela J. DeCandia, directrice du centre, n’y va pas par quatre chemins. « Nous n’avons pas été assez attentifs, et il faut impérativement mettre un frein à cette situation avant qu’elle ne nous échappe ». Des raisons multiples et complexes expliquent une précarisation accrue de ces enfants. En effet, les situations de détresse augmentent de façon générale et notamment chez les personnes connaissant des ruptures dans leurs trajectoires, parmi lesquelles on trouve de nombreuses femmes élevant seules leurs enfants. Ce sont avant tout des événements liés à la vie familiale ou à l’emploi qui influent sur l’entrée dans la pauvreté. Les foyers monoparentaux sont ainsi plus fréquemment concernés par la pauvreté persistante. 39,9 % des familles monoparentales formées par la mère étaient en 2013 sous le seuil de pauvreté, contre 7,6 % des ménages composés d’un couple marié.

On remarquera aussi qu’aux États-Unis, l’origine raciale influence grandement les destins : le taux de chômage des Noirs est systématiquement au moins deux fois supérieur à celui des Blancs, indique l’Economic Policy Institute. En 2013, près d’un travailleur noir sur cinq s’est ainsi retrouvé au chômage. Et les Hispaniques ne sont guère mieux lotis. Des difficultés qui se répercutent concomitamment sur les jeunes générations. Quelque 50 % des enfants blancs nés aux États-Unis depuis 1980 passeront une partie de leur enfance dans une famille monoparentale ; la proportion s’élève aux alentours de 80 % pour les enfants noirs… une différence due surtout au nombre croissant des enfants noirs nés hors mariage. Cela s’explique par le fait que les pressions économiques ont pesé plus durement sur les Noirs. En 1955, la différence des taux de chômage chez les hommes jeunes noirs et blancs était à peu près négligeable.

Le United States Department of Housing and Urban Development (département du logement et du développement urbain des États-Unis) avait estimé en janvier 2013 à 610.042 le nombre de sans-abris. La plupart d’entre eux (65 %) vivaient dans des logements d’urgence, le reste (35 %) étant voué aux quatre vents. Près d’un quart de ces sans domicile fixe (23 %, soit 138.149) sont des enfants âgés de moins de dix-huit ans et 10 % (soit 61.141) avaient entre 18 et 24 ans. Des chiffres bien inférieurs à ceux du United States Department of Education (département de l’éducation) qui englobe les familles sans-abri séjournant épisodiquement dans des motels, en famille ou chez des amis.

Quel que soit le chiffre exact de ces jeunes livrés à eux-mêmes, il est clair, pour les associations d’éducation et d’aide aux démunis, que les jeunes les plus touchés durant la crise sont loin de sortir la tête de l’eau. Le mode de vie à l’américaine constituait jusqu’ici une promesse d’abondance, celle d’une consommation de masse marquée par la profusion et le renouvellement permanent des marchandises… jusqu’à l’overdose. Le moins que l’on puisse dire est que le mythe est désormais sérieusement écorné.

Capitaine Martin

- See more at: http://www.oulala.info/2014/12/etats-unis-le-drame-des-enfants-sans-domicile-fixe/#sthash.gnVh6iUO.USo896Ao.dpuf

Sources : Résistance.fr

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La Transition Energétique = UNE ARNAQUE. Par Yves Cimbolini.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Services publics, #Energie, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Le syndicalisme, #Le socialisme

Lundi 29 décembre 2014

La Transition Energétique = UNE ARNAQUE

Cette vidéo, mise en ligne par un agent EDF, fait le point sur deux mesures imposées par la loi de Transition Énergétique qui n'auront aucun effet sur les émissions de CO2, mais qui à terme auront un impact négatif sur la sûreté du système électrique Français et sur la facture d'électricité

Remarquable exposé de Yves dit Lilou.

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Quand l'ange devient succube! Par Erwan Castel.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le capitalisme;

dimanche 28 décembre 2014

Quand l'ange devient succube !

 
La face cachée du Maïdan
 
Observation: En novembre 2014, j'ai publié sur la page du groupe FB "Soutien à la rébellion du Donbass" un premier article concernant Vita Zaveroukha, cette activiste ukrainienne, impliquée dans des assassinats et des crimes de guerre. L'administration de Facebook alors avait supprimé l'article en me sanctionnant en plus d'un interdit temporaire de publication !  
 
Bien sûr, refusant le diktat de la pensée unique , j'avais aussitôt récidivé en republiant la photo censurée, mais cette fois rendue anonyme de l'égérie ukrainienne en train de réaliser le salut nazi (à moins que ce soit juste "une quenelle inversée" ?) Aujourd'hui, pour ne pas être une nouvelle fois jugé diffamatoire, les illustrations de cet article, à part celles tirées du magazine féminin français "Elle", sont directement recopiées depuis la page VK de cette harpie néonazie, le lien : ICI 
 

Je remercie Svetlana Kissileva, Yelan Delville, Dany Kogan, Laurence Guitton, Alexandre Gontar et les autres membres du groupe qui ont réalisé le travail de collecte d'information sur le sujet.

Une descente aux enfers et sans billet de retour !
 
2013, Vita Zaveroukha est une jeune adolescente ukrainienne née le 9 juin 1996 à Vinnitsa et qui partage sur le réseau social VK, ses photos, ses souvenirs ses révoltes et ses passions...
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Dès ses premiers messages, cette adolescente de 18 ans, qui aime les chats, Bob Dylan, la  fête et la provocation, se déclare aussi nationaliste, russophobe, et admirative du nazi ukrainien Bandera.
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Lorsque la révolte du Maïdan éclate, Vita se radicalise et passe des paroles aux actes. Elle est soupçonnée d'avoir participé au massacre d'Odessa le 2 mai 2014 (date et lieu de la photo de droite).
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Quand les néo-nazis s'engagent dans l'opération spéciale, poussée par son fanatisme criminelle la jeune femme rejoint les"punisseurs" du Bataillon "Aïdar" sur le front du Donbass.
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Cette unité de radicaux et de criminels libérés pour la guerre est reconnue coupable par Amnesty International et l'OSCE de crimes de guerre avant d'être dissoute.
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Aujourd'hui, devenue une égérie bandériste, Vita la fanatique poursuit sa destinée meurtrière, poussée par le fanatisme de l'idéologie démentielle qu'elle a embrassé....
 
 
Néo-nazie, criminelle et glorifiée en Occident !
 
Accrochez vous ! car en France ce pays de Droits de l'Homme, les parangons médiatiques de la démocratie et le bien-pensance occidental, pourtant si prompts à fouiller dans les poubelles des dissidents pour lancer des croisades et anathèmes violents et intransigeants au moindre soupçon de révisionnisme, ne semblent pas ici dérangés de glorifier une criminelle de guerre reconnue et ouvertement néo nazie ! 
 
C'est ainsi que le magazine féminin "Elle", appartenant au groupe Lagardère, a publié dans le numéro 3594, du 14 au 20 Novembre 2014, un article (page 150) sur les volontaires féminins pro-Kiev engagées sur le front du Donbass. Toute honte bue et se faisant au passage et sans vergogne l'écho de la propagande mensongère de Washington, cet article décrit une héroïque "Vitamenka" cette volontaire loyaliste qui résiste à l'invasion de l'armée russe en Ukraine...
 
Vita Zaveroukha, criminelle néonazie notoire et héroïne du magazine Elle ! (notez l'erreur inversant les prénoms) 
Que les grands médias occidentaux, propriétés des capitaines d'industries, détournent leurs regards d'une réalité dénonçant la stratégie criminelle servant les ambitions militaro-industrielles de leurs maîtres, est déjà une attitude servile difficilement compatible avec l'éthique du journaliste...

... mais que ce mainstream médiatique devienne en plus un organe actif de la propagande de guerre lancée par Washington, et fasse l'apologie des nervis qui le servent et assassinent au nom d'une idéologie ouvertement nazie, est tout simplement hallucinant et abjecte !
 
Cela relève tout simplement de la complicité de crimes de guerre !

Car cette jeune femme ne se cache pas de soutenir les agissements des criminels de guerre mais elle est également fortement soupçonnée d'y participer directement comme à Odessa le 2 mai, où des manifestants fédéralistes ont été tués avec préméditation puis brûlés dans la maison des syndicats ou encore sur le front du Donbass avec le bataillon spécial "Aïdar" dont elle faisait partie, et qui s'est rendu coupable de nombreux assassinats et tortures avérés.
 
Une volonté criminelle génocidaire... 
 
Car ne nous leurrons pas, cette jeune ukrainienne n'est pas un "électron libre" uniquement soumis à ses pulsions criminelles, c'est un rouage entraîné d'une machine de guerre mondialiste qui, ne pouvant risquer un affrontement direct avec une Russie renaissante des ruines soviétiques, s'appuie sur des meutes d'extrémistes pour installer un chaos fatal dans les pays "non alignés" aux enjeux importants.

Elle est à la fois la victime et la coupable d'un système...

Voici quelques extraits de la diatribe des "pacifiques démocrates du Maïdan" (BHL)

 
 « La trêve ne fait que compliquer et prolonger la guerre. J’aime mon pays. Mais je me suis mise à détester les gens qui y vivent. Qu’on fasse le génocide de la population russe ! »                                                                                                                                                   
                                                                                     écrit Vita Zaveroukha sur sa page VK 
 
"Je fais la propagande du nazisme, de la terreur et du génocide. En même temps, je ne suis pas quelqu'un de mauvais. 

Tout se justifie par "La guerre au nom de la paix" Si je partais avant de terminer l'affaire, uniquement dans ce cas mes actions ne pourront pas être excusées (justifiées). 

On ne juge pas les vainqueurs"

 
 
Même pendant ses permissions, Vita Zaveroukha reste une enragée  !
video
"Vitamenko" avec un groupe d'anciens du bataillon 
Aïdar investit les bureaux d'une société russe le 25 
décembre 2014 à Vinnitsa, sa ville de naissance.
 
"Vitamenka" n'est malheureusement pas un cas isolé, et ils sont des centaines comme elle à laisser derrière leurs errances politico-militaires des traînées de sang et de larmes.
Qu'ils soient wahhabites ou bandéristes par exemple, ces "idiots utiles" sont protégés et lâchés par la Finance Internationale sur ses proies, comme des chiens enragés pendant une chasse à courre.. 

Les néo-conservateurs étasuniens, et leurs suppôts de l'Union Européenne sont prêts à tout y compris aux pires infamies, pour s'emparer de l'Ukraine; car au milieu de leur naufrage économique et en face à la montée de l'Eurasie, ce pivot stratégique représente une bouée de sauvetage vitale pour le Nouvel Ordre Mondial abscons et agonisant.

La Russie est le dernier rempart capable de supporter l'agression mondialiste et de résister à son esclavagisme.. Et même de simples nervis l'ont compris, comme cette jeune ukrainienne qui commentant la guerre dans le Donbass affirme : 
 
Extrait de l'article du magazine "Elle", page 157 
Voilà pourquoi en Ukraine ils ont libérés des chiens de guerre comme "cette petite blonde de 18 ans qui parle très doucement", protégés par nos ploutocrates immoraux et leurs collaos médiatiques...
 
Ces meutes sanguinaires sont appelés à comparaître devant les Dieux
Occupons nous donc du rendez-vous ! 
Et le plus tôt sera le mieux...
Erwan Castel
 
Les sources de l'article
- Page VK de l'intéressée, le lien ici : Vita Zaveroukha
- Numéro de Novembre du magazine, ici : "Elle 3594"

Quelque uns des autres articles et commentaires partagés sur les réseaux sociaux
- Site "TVVEZDA", le lien : ICI
- Site "JPGAZETA", le lien : ICI 
- Site "I-VIN INFO", le lien : ICI




 
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Un nouveau Venezuela est en train de naître. Par Jean Ortiz.

30 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #Le socialisme, #La lutte des classes, #Le capitalisme;

Un nouveau Venezuela est en train de naître. Par Jean Ortiz

Un Article du blog de Jean Ortiz

Un nouveau Venezuela est en train de naître. Par Jean Ortiz.

L'acteur de cet accouchement n'est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l'Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute , sans trop de médiations, à l'intérieur d'un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l'humanité ».

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s'investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d'un « Etat communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu'ils veulent « irréversibles ».

Un premier constat s'impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l'invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d'une lutte des classes implacable. L'acteur de cet accouchement n'est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l'Etat bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau né socialisant.

Ils se préparent à « l'affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des Etats. « Lorsque l'on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s'y résignent pas ». Tirso Cereno  préside  l'association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l'esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient  Chavez », nous confie un enseignant de l'école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme  révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L'opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu'une fois levé « l'obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D'où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

Malgré l'accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l'opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !),  gouverne avec une assurance et une force tranquilles, compétentes, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président -ouvrier » « se ha crecido » (« s'est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n'a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l'opposition ou à l'intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l'Etat et de la société autour « d'espaces libérés » et de l'« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s'esquisse, mais il reste pour l'essentiel à inventer, en cheminant.

La « guerre économique » que mènent l'opposition et l'oligarchie, prétend « user » la population afin qu'elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l'écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s'investir principalement sur le « front économique ».

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les Etats-Unis et leurs relais au sein de l'OPEP, jouent de l'arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l'offre afin de faire baisser le prix du baril et d'affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d'une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu'un plein de cinquante litres d'essence nous a coûté 4 centimes d'euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l'Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l'importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l'instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d'un seul produit et d'un « monde globalisé ». L'inflation galope au-dessus de 70% et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75%.

La guerre économique se double d'une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s'y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d'un pays clé pour la géopolitique mondiale.

A Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L'extermination de l'intelligence » -par le chavisme- ), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n'est, lui, distribué qu'en centre ville.

L'opposition s'est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n'importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l'appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n'y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L'ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l'opposition, de « l'unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15ième anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne . L'avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d'ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C'est ainsi, c'est ainsi que l'on gouverne !!», « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !!», « Maduro, cogne dur sur les gringos !!», « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie-à la mort.

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d'une l'histoire qui s'écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d'annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50% des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches... Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir... Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19ième consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s'avérait serré, l'opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

Les Etats-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d'hostilité et d'agressions contre un Venezuela qu'ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l'ensemble d'un peuple. Washington a décidé de s'ingérer toujours plus dans les affaires d'un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l'étalon autoproclamé étatsunien,  de « violation des droits de l'homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l'empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s'amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

Jean Ortiz

Un Article du blog de Jean Ortiz 

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UKRAINE LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE FRANÇAISE S'EMBALLE 18.05.2014

29 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Les média, #La France, #La nation ., #La République, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La guerre

UKRAINE LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE FRANÇAISE S'EMBALLE 18.05.2014

18.05.2014 UKRAINE LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE FRANÇAISE S'EMBALLE... BFM TV, France 24, Euronews, LCI, etc.. ainsi que les radios ont décidé de multiplier la propagande russophobe. Les experts pro Kiev sont envoyé sur les plateaux TV pour déverser leur grotesques mensonges dans la plus grande sollicitude. De la vérité qui se joue en Ukraine il en est jamais question, elle est pourtant là, apparaissant encore plus éclatante sous cet écran de fumée. Le fascisme et les mafieux se sont emparé de l'Ukraine. Galia Ackermann, la journaliste Alla Lazareva sont de menteurs de première mais il y en a d'autres comme cette psychopathe Nathalie Pasternak, Jacques Sapir,

UKRAINE LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE FRANÇAISE S'EMBALLE 18.05.2014

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LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

29 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La guerre, #Economie, #La mondialisation, #Politique étrangère, #Les transnationales, #Le traité Transatlantique.

  LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ».

29 décembre 2014,

  LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

 LES ANALYSES DE L’UPR CONFIRMÉES PAR LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) ==

 

LE CF2R PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT » ET QUI DÉNONCE LE « RACKET AMÉRICAIN », L’« AMATEURISME DU GOUVERNEMENT », LA « TRAHISON DES ÉLITES » ET LA « DÉMISSION D’ÉTAT » QUI RÈGNENT EN FRANCE.

 

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Fondé en 2000, le Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) est un « think tank » indépendant, régi par loi de 1901, spécialisé sur l'étude du renseignement et de la sécurité internationale. Comme il se présente lui-même, le CF2R a pour objectifs :

  • le développement de la recherche académique et des publications consacrées au renseignement et à la sécurité internationale ,
  • l'apport d'expertise au profit des parties prenantes aux politiques publiques (décideurs, administration, parlementaires, médias, etc.),
  • la démystification du renseignement et l'explication de son rôle auprès du grand public.

 

Depuis sa création il y a 14 ans, le CF2R a réalisé un travail considérable pour une meilleure connaissance du renseignement en France et dans le monde francophone. Il a publié plus de 70 livres, 60 rapports de recherche, 300 articles, 350 notes d'analyse et 700 bulletins d'écoute radio. Le Centre a créé quatre revues ou lettres électroniques et a organisé 40 dîners-débats et une dizaine de colloques. Ses chercheurs ont donné plus de 150 conférences, animé de nombreux séminaires et ont accordé plus de 2 000 interviews dans les médias (TV, radio, presse écrite).

 

Le CF2R n’est cependant pas beaucoup médiatisé dans les très grands médias parce que certaines de ses analyses ne sont pas conformes à la pensée imposée par l’oligarchie euro-atlantiste.

 

En mars 2014, par exemple, son directeur Éric Denécé a publié une analyse sur la crise en Ukraine intitulée   « UKRAINE : LE MONDE À L'ENVERS ! », qui dénonçait point par point la manipulation et l’attitude agressive des États-Unis et des pays de l’Union européenne à l’encontre de la Russie :

http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/ukraine-le-monde-a-envers.php

 

 

Eric Denécé

Eric Denécé

 

NOTA : Au cours de sa carrière, Éric Denécé a été Officier-analyste à la direction de l'Évaluation et de la Documentation stratégique du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), Ingénieur commercial export chez Matra Défense.  Responsable de la communication de la société NAVFCO, filiale du groupe DCI (Défense Conseil International),  Directeur des études du Centre d'études et de prospective stratégiques (CEPS), Fondateur et directeur général du cabinet d'intelligence économique ARGOS et  Créateur et directeur du département d'intelligence économique du groupe GEOS.

  • UN RÉQUISITOIRE QUI CONFIRME LES ANALYSES DE L’UPR

 

En ce mois de décembre 2014, le CF2R vient de récidiver sur une toute autre échelle en publiant un long rapport de 41 pages sur l’affaire de la vente des activités d’énergie d’Alstom à l’entreprise américaine General Electric.  

 

Ce rapport, intitulé « RACKET AMÉRICAIN ET DÉMISSION D’ÉTAT : LE DESSOUS DES CARTES DU RACHAT D’ALSTOM PAR GENERAL ELECTRIC », est signé du directeur Éric Denécé et de Leslie Varenne.

 

Non seulement tout le rapport vaut la lecture mais sa conclusion est un véritable réquisitoire qui conclut au « scandale d’État » et qui dénonce le « racket américain », l’ « amateurisme du gouvernement », la « trahison des élites » et la « démission d’État » qui règnent en France.

 

  • La responsabilité conjointe du gouvernement, des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des syndicats et des médias dans ce « scandale d’État » de démission devant les États-Unis.

Cette conclusion confirme les analyses que fait l’UPR depuis sa création quant à cette haine de la France et son mépris des intérêts du peuple français qui se sont emparé des élites dirigeantes, - et le rapport du CF2R note que « de tels comportements ne s’observent nulle part ailleurs en Europe » - . On retrouve ainsi ce trait de caractère suicidaire des dirigeants indignes que l'on a toujours connu dans les pires moments de notre histoire nationale, et que Charles de Gaulle nommait « l’esprit d’abandon ».

 

Cette conclusion est à lire in extenso car elle souligne la responsabilité conjointe des membres du gouvernement, des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des syndicats et des médias qui ont plié devant les  États-Unis dont « nous ne sommes plus amis », et qui ont purement et simplement « abandonné notre indépendance et notre souveraineté nationales ».

 

  • Les raisons de l'hypermédiatisation du FN dans les grands médias euro-atlantistes

Un dernier point, qui n’est pas le moindre : le rapport du CF2R souligne aussi – et c'est exceptionnel dans un rapport d’un cabinet d’intelligence économique – que l’invocation du Front National est l’une des raisons essentielles avancées dans les sphères gouvernementales et de la haute administration pour ne pas défendre nos intérêts nationaux.

 

Là aussi, donc, le rapport du Centre français de recherche sur le renseignement rejoint les analyses que fait l’UPR depuis 7 ans : à savoir que le véritable rôle du FN dans la société française est d’avoir pestiféré toute idée de défense des intérêts nationaux. Car ce souci, ô combien essentiel et naturel, est désormais assimilé, dans la tête de 80% des Français, aux fameux « dérapages » continuels du mouvement d’extrême-droite.

 

Depuis un tiers de siècle, les Français ont été pris en otage conjointement par les médias "mainstream" et la famille Le Pen, qui leur font croire que défendre notre industrie, notre agriculture, notre diplomatie, nos intérêts nationaux, revient grosso modo à tenir des propos abjects sur la Deuxième Guerre mondiale, à faire la chasse aux immigrés, à fricoter avec des néo-nazis, ou à justifier la torture par la CIA, comme s’y est encore livrée Mme Le Pen voici moins d’un mois. C'est l'un des mérites du rapport du CF2R que de souligner, après l'UPR, cette manipulation capitale qui explique le blocage de la situation et la passivité des Français face à la guerre qui leur est livrée.

 

L’extravagante publicité qui est constamment donnée à la SARL Le Pen dans tous les grands médias euro-atlantistes trouve ici l’une de ses principales explications : si le FN n’existait pas pour pourrir toute idée de défense de nos intérêts nationaux dans l’esprit de 80% des Français, jamais les élites moutonnières qui président au naufrage actuel de la France n’accepteraient de laisser sans réagir le pillage de notre pays et jamais les 80% de Français en question ne les laisseraient faire.

 

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Je laisse ici la place à cette conclusion du rapport sur l’affaire Alstom du Centre français de recherche sur le renseignement (rapport n°13 de décembre 2014)

 

François ASSELINEAU

29/12/2014

 

----------------- Extrait du Rapport n°13 de décembre 2014 du CF2R ------------------

 

CONCLUSION: LA TRAHISON DES ÉLITES

 

Derrière un discours circonstancié sur l’inéluctabilité de la mondialisation, nos élites sont en train de vendre  nos joyaux industriels à l’étranger, motivées par la satisfaction d’intérêts personnels ou la dissimulation d’erreurs stratégiques, n’hésitant pas à sacrifier notre indépendance militaire et nucléaire sous de faux prétextes.

 

Elles semblent ne plus croire à la nécessité d’une industrie française, et ne se considèrent plus comme solidaires avec leurs concitoyens. De tels comportements ne s’observent nulle part ailleurs en Europe.

 

Rappelons que dès l’arrivée des socialistes au pouvoir, en 2012, Patrick Kron avait commencé à préparer le déménagement du siège d’Alstom à Singapour afin de s’affranchir de la fiscalité française et de s’installer dans un pays n’ayant pas d’accord d’extradition avec la France. Par ailleurs, la campagne de communication lancée par GE en France au printemps 2014 pose la question des agences médias françaises y ayant collaboré à des fins mercantiles.

 

Ce phénomène se trouve amplifié par l’incompétence ou la compromission d’une partie des dirigeants  politiques et des hauts  fonctionnaires. Dans  ce dossier, le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Rien n’a été fait.

 

Pire, certains, dans la haute administration ont torpillé dès le départ la solution d’un un rachat d’Alstom par la France. Cette option a donc à peine été étudiée. 139 hauts fonctionnaires de Bercy ont eu le culot – faute d’autres arguments valables - de justifier cette décision au nom de l'intégration silencieuse des discours du Front national dans la politique économique de la France. Affligeant. Défendre les intérêts nationaux, c’est aujourd’hui être du Front national !

 

De plus, il convient de signaler l’irresponsable passivité des parlementaires sur ce dossier, qui n’ont jamais mesuré l’ampleur des enjeux en cours et ont laissé le gouvernement cafouiller à sa guise. En particulier, pourquoi Jean-Pierre Chevènement, dans un premier temps fortement opposé au démantèlement d’Alstom, a-t-il aussi rapidement changé d’avis? Serait-ce à cause de sa circonscription de Belfort où GE et Alstom sont les premiers employeurs?

 

Enfin, il convient de ne pas oublier le silence assourdissant des syndicats, que l’on n’a pas entendus dans cette affaire. Comment la CGT, d’habitude plus réactive, a-t-elle pu rester aussi silencieuse sur ce dossier et pendant autant de temps ? En effet, rappelons que le 4 novembre 2014, au terme de la procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel, le conseil d’administration d’Alstom a autorisé, à l’unanimité, la signature d’un accord avec General Electric pour la cession des activités Énergie. Ainsi que l’a déclaré lui-même Patrick Kron, les partenaires sociaux ont émis un avis favorable, ce qui n'est pas très fréquent dans ce type d'opérations.

 

Ce sont là autant de signes  inquiétants d’une démission collective. Entre la trahison des élites, l’amateurisme dont a fait preuve le gouvernement dans ce dossier, l’abandon par la France de son indépendance et sa souveraineté nationales et les multiples affaires, la cession des activités énergie d’Alstom est  un véritable scandale d’État.

 

L’affaire Alstom révèle par ailleurs l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Elle est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenché contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et le racket dont a été victime BNP/Paribas.

 

C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis avec les États-Unis, tout au plus alliés… La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! »

 

 

Signé

Éric Denécé

Leslie Varenne

Centre français de recherche sur le renseignement sur l'affaire Alstom

(rapport n°13 de décembre 2014 ; source : http://www.cf2r.org/images/stories/RR/rr13.pdf )

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