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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Massacres, tueries et democracy au Mexique. Le collectif POLEX.

2 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme

Mardi 2 décembre 2014

Massacres, tueries et democracy au Mexique

INFO REPRISE SUR
BANDERA ROSSA

Massacres, tueries et democracy au Mexique. Le collectif POLEX.

LETTRE DU MEXIQUE


AYOTZINAPA, PRÉAMBULE D’UNE CRISE ANNONCÉE?


publié le : 29 Novembre, 2014,

par le Collectif Polex

Le moment politique et social du Mexique a atteint des niveaux de tension qui traduisent le mécontentement et la colère de nombreux secteurs de la société mexicaine. L’évènement qui a déclenché cette vague d’agitation et de protestations massives dans les grandes capitales de province et aussi dans des villes moins importantes, s’est produit le 26 septembre passé, à la ville de Iguala, de l’État (province) de Guerrero, connu mondialement par le fameux centre touristique d’Acapulco.

Il s’agit de l’arrestation arbitraire par la police municipale de Iguala, d’un groupe d’étudiants de « l’école normale rurale Ayotzinapa », dédiée à la formation de professeurs du cycle scolaire primaire dans les régions les plus reculées de la province. Il est utile de noter dès maintenant que ces étudiants sont pratiquement tous fils de paysans pauvres, cherchant un emploi, capable de leur garantir un salaire modeste certes, mais sûr.

Cette arrestation n’a d’autre explication que des motifs politiques régionaux, révélateurs des conflits chroniques entre les grandes masses populaires appauvries, marginalisees des vastes zones rurales du Mexique et les pouvoirs publics locaux. Ajoutez à cela, qu’à l’Ëtat de Guerrero, un trait historique de la paysannerie et des professeurs ruraux est leur combativité et capacité d’organisation tant pour la défense de leurs droits à un minimum de qualité de vie, que pour la nécessité de résister aux abus des pouvoirs politiques et des secteurs sociaux dominants de la région.

Pour mesurer l’horreur de l’évènement en cause, il faut retenir que le gouvernement fédéral mexicain, après enquête, a déclaré que ces étudiants, victimes de l’arbitraire du pouvoir politique local, n’avaient aucune relation avec les groupes armés dédiés au trafic de la drogue, au kidnapping et autres actions de la « délinquance organisée », contrairement aux déclarations de la mairie de Iguala. L’arrestation de ce groupe d’étudiants et d’autres passagers du même véhicule de transport collectif venu du village Ayotzinapa, se solda par la mort immédiate de plus de 6 personnes (étudiants et voyageurs compris), puis par la disparition forcée, et peut-être l’assassinat (par les membres d’une organisation criminelle régionale :( Guerreros Unidos), de 43 étudiants.

Les principaux responsables de ce crime, sont le président municipal de Iguala et son épouse, accusés d’être liés au groupe criminel Guerreros Unidos. Ils ont été récemment arrêtés après une recherche policière intense, en réponse précisément au mécontentement populaire, et aussi à la pression de l’opinion mondiale, à travers la presse et les déclarations officielles de plusieurs gouvernements et organismes internationaux.

Au cours de l’agression par les agents de la Police Municipale, le poste de l’Armée Mexicaine de la même ville fut alerté, sans résultat, en demande d’aide pour freiner cet abus. Par coïncidence, la presse internationale, puis nationale venait de découvrir un autre évènement survenu, quelques mois avant, à l’État (province) de México, dans la localité de Tlatlaya : 22 membres d’un groupe armé, surpris par un détachement militaire, furent tués au cours d’une confrontation (version officielle de l’Armée, au début). Des témoins réchappés de cet incident, ont déclaré et démontré que beaucoup d’entre eux furent exécutés sans jugement, après reddition. Les soldats directement responsables sont actuellement incarcérés, en réponse à la pression de l’opinion publique, mais pas les haut gradés responsables de l’opération.

Ces deux derniers cas d’assassinats collectifs ne font qu’augmenter le nombre d’atrocités et de violations des droits humains, de morts enregistrés dans les combats entre les mafias, entre ceux-ci et les corps policiers et qui se comptent par dizaines de milliers ; le nombre des disparus atteint presque 26,000 au cours des 8 dernières années. La vie quotidienne est bouleversée. Cette situation de crise s’inscrit dans le contexte d’une société profondément inéquitable. Une dizaine d’entrepreneurs mexicains figurent dans la liste des plus riches du monde ; contraste angoissant avec la condition de misère extrême d’un peu plus de 20 millions de compatriotes. Les statistiques officielles considèrent que la moitié de la population du pays vit dans la pauvreté. Les gratte-ciels des centres financiers, les hôtels de grand luxe font ressortir encore davantage les quartiers sordides. La « classe moyenne » (du secteur des services et les ouvriers qualifiés), malgré sa croissance numérique, et ceci grâce aux emplois dérivés des investissements de l’étranger, est écrasée d'impôts qui font marcher l’État et aussi enrichissent les fonctionnaires corrompus.

Les négociants mineurs et petits entrepreneurs sont rançonnés par les sbires des mafias urbaines. Les paysans sont les derniers des derniers, impotents en face d’un marché agricole capitaliste d’importation et d’exportation impitoyable. Ils abandonnent leurs champs, leur famille et émigrent au USA ou aux grandes villes de l’intérieur. Des villages entiers son vidés de leurs adultes masculins et n’abritent que les vieillards, les épouses et leurs enfants. Une conséquence paradoxale de l’inégalité sociale est que cette énorme masse d’émigrés (perte de force productive pour leur pays d’origine), fait la richesse du pays voisin, et en plus renvoie au Mexique une somme élevée de dollars, qui contribue à son équilibre économique.

La corruption est généralisée. Les partis politiques semblent dénués d’une idéologie dans leurs actions. dans leur gestion publique. Seuls leurs intérêts de parti ou personnels guident leurs décisions. Les processus électoraux, qui sont bien subventionnés par l’État, sont négocies entre les groupes dirigeants de ces partis. Les syndicats sont contrôlés par les patrons et une majorité de la classe ouvrière est divisée et dépolitisée.
Dans le cadre de cette débâcle, le trafic des drogues et le crime organisé trouvent un terrain fertile, l’impunité règne dans tous les processus de la vie nationale. Les organes de direction du pays sont infiltrés par les mafias à tous les niveaux, en particulier, dans les municipalités, livrées à elles-même. L’insécurité est une plaie nationale, en n’importe quel point du pays. En résumé, l’État blesse une société qui n’en peut plus avec l’énorme concentration des richesses en peu de mains, avec l’impunité et l’insécurité. La circulation dans les villes, dans les routes interurbaines est dangereuse a certaines heures. Le kidnapping ne se limite plus aux riches, simplement le coût de la libération varie.

L’actuel parti au pouvoir, le Partido Revolucionario Institucional (PRI), contrôle le secteur législatif. Après une absence de 12 années, durant lesquelles la droite radicale gouverna le pays, le PRI a repris les rênes du pouvoir. Le gouvernement actuel de Peña Nieto a réformé la Constitution et la nouvelle politique économique permet la participation des secteurs privés nationaux et étrangers, dans l’exploitation du pétrole et la production de l’énergie électrique. L’activité minière est abandonnée à des compagnies mexicaines et étrangères qui contaminent impunément, sans contrôle, les cours d’eau, le sol et l’atmosphère, au grand dommage des paysans agriculteurs, malgré les compromis relatifs à la protection du milieu ambiant physique souscrits par le Mexique.

Le peuple mexicain, dans une grande majorité, n’approuve pas ces changements qui, au contraire, sont applaudis par les secteurs financiers et par les compagnies transnationales qui ont désigné l’actuel président comme « le sauveur du Mexique ».

C’est dans cette démarche soit-disant triomphale du gouvernement que se produit la disparition et probablement massacre des étudiants, dans une province aguerrie. Les manifestations quotidiennes de milliers de citoyens dans tout le pays, les réactions violentes contre les sièges physiques des pouvoirs publics sont des actions qui réunissent de plus en plus d’adeptes, surtout les jeunes qui n’ont pas les moyens de s’éduquer et ne trouvent pas un emploi stable, feront peut-être réfléchir ces fonctionnaires habitués au laissez faire des gouvernements corrompus.

Depuis 1968, on n’avait pas vécu une mobilisation populaire aussi profonde et aussi critique de l’État mexicain..

Malgré cela, les réponses officielles ne peuvent encore satisfaire les grandes couches de la population. Il paraît que les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux essaient « d’administrer » une crise sévère, par le truchement de mesures retardées et de déclarations contradictoires ou confuses. La complicité de la majorité des médias écrits, parlés et télévisés, sont un puissant instrument de contrôle et de propagande en leur faveur. Le panorama est sombre au point même d’inquiéter « notre bon voisin » qui n’apprécie pas du tout cette turbulence sociale.

Il est difficile de prévoir l'issue prochaine de cette crise, et seulement on peut assurer que ce réveil politique national peut apporter des changements nécessaires et favoriser la construction d’une société équitable et juste.

D. H.

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Publié depuis Overblog et Twitter et Facebook et LK

1 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Economie

Une vidéo intéressante:

Un intervenant dégomme l'UE en plein direct télé sur BFM business!

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une petite leçon d'éthique politique Européenne par Jean Gabin en 1960 dans "Le président".

30 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Europe supranationale, #La mondialisation, #La nation ., #La République, #La France

Ajoutée le 23 mai 2014

Les élections Européenne approchent, une petite leçon d'éthique politique Européenne par Jean Gabin en 1960 dans "Le président".

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« Draghi : pour sauver l’euro, il va falloir sacrifier vos salaires !! » Par Charles Sannat dans "Le Contrarien".

28 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La lutte des classes, #Le socialisme, #l, #La gauche, #La République

« Draghi : pour sauver l’euro, il va falloir sacrifier vos salaires !! »

« Draghi : pour sauver l’euro, il va falloir sacrifier vos salaires !! » Par Charles Sannat dans "Le Contrarien".

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous pourrez me retrouver ce matin à 11h00 sur BFM Business où je serai l’invité de Guillaume Sommerer pour « Le Face à Face ». Pour vos réactions, n’hésitez pas à m’écrire à charles@lecontrarien.com ou pour réagir en direct, à BFM.

Alors que les deux économistes franco-allemands viennent de rendre leur rapport appelant à nouveau à l’idée de « dérégulation » au sens large, que Macron notre ministre de l’Économie va tenter de faire passer sa loi pour « plus de crôassance » en tentant de créer plus de postes de notaires, ce qui ne changera rien au problème du chômage de masse, je trouve que le coup de grâce a été porté par Mario Draghi, notre grand timonier monétaire à la barre de la BCE. Les propos de Draghi révèlent également la pensée réelle de ceux qui nous dirigent. Lui peut se permettre de le dire publiquement puisqu’il n’a pas été élu par les peuples mais désigné et nommé par les gouvernements.
Nos dirigeants, eux, ont besoin de l’onction populaire à travers les élections et les votes qui ne sont, hélas, plus qu’un alibi à la démocratie et sont obligés à une certaine forme d’hypocrisie. Difficile pour les socialistes (moins pour la droite) de dire qu’il va falloir baisser les salaires.

Pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit. Organiser une dévaluation compétitive géante non pas monétaire mais salariale.

Draghi appelle à pouvoir ajuster les salaires pour aider l’euro

C’est important l’euro mes braves mougeons, alors vous savez, il va falloir que vous sauviez l’euro. Bon, sauver l’euro comme le quitter cela a un prix. Si nombreux sont ceux qui poussent des cris d’orfraie lorsque l’on envisage une sortie de l’euro en disant « c’est impossible cela coûterait trop cher », ce qui est peut-être vrai, on les entend nettement moins nous parler du vrai coût pour rester dans l’euro ! Or ce coût du maintien à tout prix de la monnaie unique c’est aussi bien des coûts économiques, que des coûts en perte de croissance ou encore des coûts sociaux (demandez donc ce qu’ils en pensent aux Grecs, aux Italiens, aux Espagnols ou aux Portugais qui sont allés jusqu’à embastiller leur dernier Premier ministre).

Il faut donc calculer les deux facettes du problème, à savoir conserver ou supprimer l’euro, pour avoir un débat sain sur ce sujet. Évidemment, le coût du maintien de l’euro n’est jamais, mais alors jamais abordé vraisemblablement parce que le conserver coûte plus cher à terme que de le quitter, seulement ce n’est pas ce qui a été décidé pour vous.

Voici ce que Mario Draghi a déclaré dans les grandes lignes.

« Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a appelé la zone euro à pouvoir répondre aux crises « par l’ajustement des salaires », afin de renforcer la viabilité de la monnaie unique. »

« Tous les pays de la zone euro doivent être capables de prospérer indépendamment. Cela signifie que chaque économie doit être assez flexible pour trouver et exploiter ses avantages comparatifs, afin de bénéficier du marché unique », a déclaré M. Draghi lors d’un discours à Helsinki. »

« Et ils doivent être assez flexibles pour répondre rapidement aux chocs de court terme, y compris par l’ajustement des salaires ou la réallocation des ressources entre les secteurs », a estimé M. Draghi.

Il a expliqué que l’union monétaire, quoique « irrévocable », restait « toujours incomplète » sans « transferts budgétaires permanents entre pays » ni forte mobilité des chômeurs à travers les frontières.

« Le manque de réformes structurelles fait naître le spectre d’une divergence économique permanente entre les membres. Et dans la mesure où cela menace la cohésion essentielle de l’Union, cela a des conséquences potentiellement dommageables pour tous les membres de l’union monétaire européenne », a affirmé le président de la BCE.

« Interrogé lors d’une discussion à l’université d’Helsinki sur le « risque que nous revenions au système du XIXe siècle » où les salaires et les prix pouvaient fortement baisser ou augmenter, M. Draghi a défendu la nécessité de la « dévaluation interne » (abaisser les coûts d’un pays quand il n’est pas possible d’abaisser le taux de change).

Il a rappelé que des pays avaient dû abaisser leurs coûts quand la crise économique mondiale avait souligné leur manque de compétitivité face à d’autres économies de la zone euro.

« La principale leçon que je tirerai de cette expérience est que nous devons être très attentifs au sein d’une union monétaire à ne pas laisser dévier nos salaires et nos prix. Nous devons être très attentifs à maintenir ces pays compétitifs au sein de l’union », a déclaré l’Italien. »

Sans ajustement monétaire, il ne reste que l’ajustement des salaires…

La monnaie unique retire aux pays qui divergent en termes de compétitivité de recourir à la dévaluation monétaire puisqu’ils n’ont plus de souveraineté monétaire. C’est une évidence. Dès lors, la seule façon relativement rapide de retrouver de la compétitivité c’est évidemment de baisser les salaires, comme cela a été fait rapidement et brutalement en Grèce mais aussi en Espagne. Pourtant, cela n’a pas créé pour le moment, dans ces deux pays précis, un « choc » de croissance monumental si vous voyez ce que je veux dire.

L’Espagnol coûte désormais 675 euros par mois et le petit Grec pédalant dans le yaourt environ 480 euros. Dans ces deux pays, le chômage ne s’effondre pas et reste à des niveaux historiques jamais atteints. Si le taux de chômage espagnol semble vouloir montrer une très légère inflexion, les résultats obtenus n’ont rien à voir avec les efforts consentis (d’office) par les populations.

Cependant, théoriquement, cela aurait dû marcher.

Je pense qu’un phénomène autre rentre en jeu, en fait plusieurs.

1/ Je ne reviens pas longuement sur ce sujet mais évidemment les délocalisations ont eu lieu, et ce n’est pas parce que le coût du travail baisse depuis deux ans en Espagne que l’on ferme l’usine que l’on a fait construire il y a 5 ans en Chine pour la rapatrier dans la banlieue de Madrid. Il y aura donc une inertie très longue avant de voir des relocalisations massives parce que nos salaires seraient presque aussi bas que ceux des Chinois, ce qui est bien le mouvement d’ajustement par le bas en cours.

2/ Les relocalisations, lorsqu’elles se font (cas américain), se font sans emploi ou presque avec une automatisation extrême. Cela a donc un effet certes très positif sur la balance commerciale (différence entre la quantité produite et les quantités importées) mais très très faible pour ne pas dire un effet inexistant sur le niveau d’emploi et de chômage. Ce sera de plus en plus le cas avec les progrès exponentiels de la robotique au sens large.

3/ Enfin, troisième phénomène : la baisse des salaires en Europe ne s’accompagne pas de la baisse des prix nécessaire pour pouvoir véritablement retrouver de la croissance économique ou plutôt, dirons-nous, de l’activité économique.
Prenons un exemple. Si aujourd’hui mon salaire est de 1 500 euros et que mon loyer est de 600 euros par mois, si demain mon revenu passe à 700 euros mais que mon loyer, lui, devient 70 euros alors en réalité… je suis gagnant !! Devenant gagnant alors je suis en capacité à dégager une marge de dépenses pour irriguer l’activité économique. Dans la zone euro, ce phénomène de déflation généralisée qui devrait avoir lieu dans cette logique de baisse des salaires ne se produit pas.
Ce qui est vendu 20 euros est vendu 20 euros partout en Europe ou avec des différences assez minimes. Les prix restent donc désespérément hauts. La conséquence ce n’est pas la relance de l’économie mais le laminage en règle du niveau de vie des populations et leur paupérisation massive.
Plus grave encore : si la BCE par la voix de Mario Draghi nous demande de baisser nos salaires, le même Mario Draghi veut maintenir de l’inflation, c’est-à-dire une hausse des prix !!
En clair, il faut que nos salaires baissent mais il faut aussi que les prix continuent de monter !! Or il s’agit là d’une aberration économique historique. Si les salaires moyens baissent, alors les prix moyens doivent baisser et se réajuster au nouveau pouvoir d’achat moyen. En tout cas, c’est la logique de base économique. Mais si les prix baissent, cela veut dire que les bénéfices des entreprises vont baisser et si les chiffres d’affaires baissent ainsi que les bénéfices, cela veut dire que le cours des actions va baisser et l’ensemble de ce processus de réajustement serait économiquement parfaitement cohérent.

Mais non. Nous sommes des mougeons. De la piétaille. Des sans-dents illettrées, condamnés à gagner moins et à payer plus cher des produits de plus en plus mauvais dont, de surcroît, nous n’avons pas vraiment besoin et que nous achèterons avec de l’argent que nous n’avons pas… Il y a donc un énorme trou dans l’équation économique posée par Mario Draghi et généralement par les autorités européennes, et la seule variable d’ajustement capable d’équilibrer l’équation de Draghi c’est la paupérisation massive des peuples d’Europe. Cela fait 7 ans que le mouvement a commencé. Il va se poursuivre.

J’espère que vous commencez à comprendre pourquoi il est déjà trop tard, préparez-vous.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK).

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

Source AFP via Boursorama ici

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VIDEO. Quand les banques spéculent sur la mort. Une enquête du magazine de FR3 "Pièces à conviction" le 15 mai 2013.

28 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #La finance dérégulée

VIDEO. Quand les banques spéculent sur la mort.

Pour son 100e numéro, le magazine "Pièces à conviction", diffusé mercredi à 23h sur France 3, propose une enquête au cœur du système bancaire, cinq ans après le début de la crise.

Mon commentaire.

La suite de cette macabre spéculation sera "la chasse aux vieux" qui auront cédé leur assurance vie afin de pouvoir optimiser l'investissement. Il suffit de quelques milices privées pour accélérer le passage vers l'au-delà et de façon plus sure qu'au casino, c'est le jackpot!

Mais en fait avec l'accès au soin de plus en plus aléatoire, ces saigneurs post humains n'auront même pas besoin d'engager de frais supplémentaires.

Odieuse spéculation.

Odieuse spéculation.

En 2008, le monde est secoué par une crise financière sans précédent. Les responsables politiques et les banquiers se mettent d'accord : il faut changer le système, rendre les banques plus transparentes et mieux protéger les consommateurs. Le magazine de France 3 "Pièces à conviction" diffuse, mercredi 15 mai à 23h, une enquête sur le monde de la finance et ses nouvelles dérives.

Au cours de cette investigation, les journalistes Laurent Richard et Jean-Baptiste Renaud se sont rendus aux Etats-Unis. Ils ont découvert les nouveaux terrains de jeu d'une finance plus opaque que jamais. Certaines banques vont jusqu'à spéculer sur les dates de décès de dizaines de milliers de personnes.

Outre-Atlantique, il est possible d’acheter des polices d'assurance-vie à des personnes âgées qui cherchent à obtenir de l’argent rapidement, à la manière d'un viager. Comme on peut le voir dans cet extrait, des financiers sélectionnent des gens gravement malades et attendent leur mort afin d'empocher le pactole.

Les ordures gouvernent le monde

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Débat dans la CGT : la position de la FILPAC et ses propositions. Par Michel Eldiablo.

28 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La lutte des classes, #La France, #Europe supranationale, #Economie

Débat dans la CGT : la position de la FILPAC et ses propositions. Par Michel Eldiablo.

Pour que la CGT réapparaisse au plus vite, la Filpac CGT avance des propositions et les verse au débat. Elle ne s’autoproclame expert en toutes choses. L’expérience de notre Fédération est d’avoir évité la scission FO de 1948. Notre orientation adoptée lors de nos deux derniers congrès à une très forte majorité montre que le paritarisme est devenu obsolète avec l’avènement du libéralisme.

Lucidité et unité peuvent encore stopper le mouvement centrifuge qui affecte la confédération. Les instances statutaires doivent s’emparer des débats réels, liés à la défense des salariés et au service des adhérents. De multiples alarmes viennent de retentir.

Un sursaut collectif doit lui répondre.

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Il n’y a pas plus de « partenaires sociaux » que de « négociations sociales » ou de « paritarisme » dans le système social actuel en vigueur dans le pays. Sortons du théâtre libéral. Nul rôle ne nous sera jamais attribué sinon celui de la disparition, celle qui frappe la question sociale, subordonnée au remboursement de la dette financière et écrasée par l’austérité qui en résulte. Reconquérons nos capacités à représenter les salariés, leurs intérêts et à construire l’alternative à l’économie du désastre.

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1. Servir les intérêts des salariés et des adhérents, telle est l’activité quotidienne des délégués et syndicats de la Filpac CGT. Mais leur mission devient problématique, et parfois frise l’impossible, quand les outils sociaux à leurs dispositions sont détruits d’en haut.

Si bien que les délégués Filpac CGT sont lancés dans une course à handicaps, lesquels s’alourdissent chaque jour. Comment certifier aux salariés la qualité de l’intervention de la CGT, quand le label national disparaît du fait du système d’exclusion en place, qui retourne la moindre des revendications en la présentant comme une atteinte à la sécurité de l’économie toute entière…

Les outils légaux de la représentation syndicale mis à mal ou détruits ?

La preuve…

La juridiction prud’homale vient d’être livrée par la représentation nationale à la pioche des démolisseurs du gouvernement, qui, sur recommandation expresse du Medef et sur simples ordonnances, vont éradiquer les élections des conseillers et transformer la nature de ces tribunaux uniques en leur genre.

Cette disparition programmée est l’étape annoncée d’une attaque menée au cœur de l’ANI de janvier 2013. Transformé en loi en juin de la même année, il libéralise les licenciements, limite les informations légales des employeurs aux IRP, et établit des interdictions de recours aux Prud’hommes tout en créant un barème à minima des indemnités de licenciement.

La conquête de la représentation syndicale dans les PME est en berne, tant la violence de la contre-attaque de la CGPME accompagne une répression antisyndicale d’un haut niveau. Elle se prolonge par une pseudo-négociation sur « les seuils sociaux », ce qui se traduit en bon français par le rejet par les employeurs du fait syndical. Une véritable restauration de la loi Le Chapelier de 1791 par les patrons, petits, moyens et grands.

Le syndicalisme de la feuille de paie est d’autant plus déstabilisé qu’elle risque la dématérialisation et, sous couvert de simplification, la disparition. Les articles du Code du travail garantissaient ce qui doit figurer sur le bulletin de paie. Ils sont frappés de « simplification administrative », un cache-sexe de la croisade du gouvernement pour les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs.

Miracle des technocrates du ministère du Numérique, ruse patronale ? C’est comme par hasard les lignes de la feuille de paie dédiées au détail des cotisations sociales employeurs qui seront « simplifiées ». Et la feuille de paie ramenée à une vague trace numérisée.

La défense du contrat de travail, l’alpha et l’oméga du délégué Filpac CGT, est mise à mal par la montée des négociations individuelles réglées par la « rupture conventionnelle », prétendument à l’amiable, qui facilite et privilégie les plans de départs réputés volontaires. Le recours systématique aux CDD d’un mois et le développement de toutes les formes de précarités complètent le tableau.

De plus, l’attaque frontale contre la négociation collective du contrat de travail, c’est-à-dire les conventions collectives, se déroule à deux niveaux :

- Au plan national par une pseudo-négociation sur la réduction de 700 à 100 des filières professionnelles.

- Au plan local par le déclassement de salariés vers la convention Syntec ou par le contournement de la convention

en vigueur par la destruction de la hiérarchie des normes. La clause la plus avantageuse bénéficiait aux salariés ; mais aujourd’hui l’accord d’entreprise, signé par les comparses de la direction, se fonde sur l’ANI flexi-sécurité pour détruire les avantages locaux ou attachés à la convention nationale.

Sans parler de la bataille contre les salaires présentée comme capitale contre le coût du travail, et bien d’autres friandises libérales, comme les fermetures massives d’entreprises, les attaques contre les chômeurs, les assurés sociaux, le recul des pensions, etc. La liste des dégâts sociaux nationaux qui mutilent l’intervention des IRP ne peut être complète, car elle doit être actualisée au quotidien !

2. Le règlement des questions sociales par le paritarisme est en voie de disparition si rapide qu’il n’en reste que le décorum désuet et sans portée réelle. C’est la machine antisociale du programme commun Medef CFDT qui prévaut et règle les relations sociales.

Ce qui est nommé négociations entre partenaires sociaux recouvre la réalité de séances convoquées sur l’ordre du jour patronal, se déroulant sur le texte patronal. Le gouvernement joue le rôle de gendarme, « l’artillerie en

bandoulière », qui somme les syndicats de tenir la ligne du front patronal sous la menace de légiférer par ordonnances ou par une majorité de godillots. Tout juste si le syndicalisme peut-il réagir par la négative, si toutefois

il n’est pas signataire du programme commun CFDT Medef.

La rupture avec la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale est actée par des employeurs pressés de dresser un mur protégeant les profits des actionnaires. Les employeurs n’ont plus le temps de jouer à la mesure de la représentativité. La loi de 2008 se présentait comme une garantie contre la pratique des accords minoritaires et comme un éclaircissement du paysage syndical. Il est aujourd’hui nié, le seul bon de représentation est délivré à la CFDT.

La CFDT, la CFTC et la CGC ont choisi de rassembler autour du Medef, de la CGPME et de l’UPA. La base de ce rassemblement est publique, il s’agit d’un programme commun élaboré pendant de longs mois, publié en juin 2011. Que dit-il ?

- La crise du système capitaliste est évacuée au service de cette tâche commune, restaurer la compétitivité des entreprises françaises, qui, malgré la compétence de leurs dirigeants, souffrent d’un déficit et d’un lourd handicap sur le terrain de la compétition sur le marché. Ce handicap s’appelle coût du travail, financement de la Sécurité sociale, temps de travail, responsabilité des chômeurs qui ne savent pas par quel bout se former pour atteindre l’employabilité.

- Le « constat partagé » ne reste pas dans la sphère des idées mais devient force matérielle, puisqu’il permet l’accouchement des ANI, transformés en lois, des pratiques locales et nationales d’un syndicalisme non pas de services mais au service d’un lobbying social, centré sur les intérêts des fonctionnaires syndicaux.

- Une contradiction traverse aujourd’hui la CFDT. La recherche de contreparties à ce lobbying à vague teinture syndicale devient la quête du Graal : comment démontrer aux adhérents et aux salariés qu’il s’agit d’un syndicalisme moderne, tourné vers l’avenir, si le maître du jeu, le patronat, ne redistribue pas quelques miettes pour donner le change. Or maintes fédérations CFDT sont confrontées à la réalité d’un patronat de filière pas du tout pressé de distribuer des gages au rôle de collaborateur tenu par la CFDT nationale.

Le bloc CFDT CFTC CGC avance une orientation. Elle n’est pas « réformiste ». Le bloc agit au compte d’une « Union sacrée pour l’austérité », comme si ceux qui licencient ont les mêmes intérêts que ceux qui sont licenciés.

Au moment où les inégalités deviennent une matière explosive, les « inégaliteurs » disposent d’un syndicalisme de complaisance.

Et notre CGT, quelle orientation ? L’évitement d’un débat de fond n’est plus possible, à moins d’engager le pronostic vital de la confédération. Quelques pistes à verser au débat indispensable.

3. Faire ce qui est possible de faire, mais le faire à fond. Faire ce qu’on dit. Dire ce qu’on on veut. Soutenir les intérêts immédiats des salariés et démontrer au quotidien que la réalisation des intérêts collectifs n’aboutira que par la transformation sociale. La CGT doit réapparaître comme la garantie de l’avenir social.

Solidarité ! Sans sa construction, nous tomberons sous le poids des violences, des méfiances, des défiances. Le patronat dispose d’armes létales contre l’avenir social pour diviser les salariés. Son arsenal nucléaire comporte une arme de destruction massive, le chômage, qui dure et s’installe, par lequel la destructivité de la mondialisation et l’illégitimité des financiers, banquiers et rentiers s’imposent par ce rapport des forces.

Si, à ArjoWiggins, UPM Chapelle Darblay, entre autres, nos délégués montent sans relâche au créneau pour la survie des sites industriels et des emplois, quel réconfort ce serait de trouver une CGT entièrement solidaire, de ses syndicats Filpac jusqu’au plus haut niveau confédéral quand une entreprise est frappée d’assassinat par des états majors lointains de droit divin ! Contre le chômage et les licenciements de masse, la solidarité syndicale est idée CGT neuve. La CGT de demain sera solidaire. Ou réduite à ses égoïsmes sociaux.

Ensemble ! Pour trois revendications solidaires immédiatement prioritaires ! Ces trois points constituent des objectifs rassemblant, unifiant, militants, adhérents et salariés. Si nous sommes défenseurs des salariés, alors il faut désigner les points névralgiques, concentrer notre tir revendicatif sur eux :

1 - Forcer le blocus des entreprises pour gagner des embauches par l’obligation de recruter des salariés, la réduction du temps de travail à 35 heures le permettant, ainsi que la conversion des contrats précaires en CDI, pour une initiative publique fondé sur les besoins et l’utilité commune. Cette base nationale de lancement d’une grande campagne permet à nos délégués de sortir de la nasse locale des PDV et autres PSE à répétition.

2 - Financer la Protection sociale par les cotisations liées aux créations d’emplois, la fin des exonérations employeurs, la ponction sur les transactions financières et l’évasion fiscale, la taxation des transactions financières

spéculatives. Agir ensemble en démontrant qu’il est possible d’assurer le comblement des déficits et la pérennité du système, voilà qui redonnera confiance..

3 - Augmenter fortement les salaires par une réorientation de la valeur ajoutée dans l’entreprise comme dans la filière et au niveau national. C’est le coût exorbitant du capital, révélé par le pillage des richesses par les actionnaires et par les circuits absurdes de la mondialisation, qui détruit en pure perte des parts de PIB qui devront être allouées à la rémunération du travail.

Unité ? Oui, contre l’austérité, pour en finir avec le mensonge sur la dette et sa dictature.

Non à l’austérité, fort bien !

Quels sont nos objectifs concrets, de rassemblement ?

La CGT répond : lutter contre l’austérité c’est un choix de société.

La réduction des déficits et des dettes publiques est aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. Le pacte dit “de responsabilité” qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, est justifié au nom de cet impératif. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques.

L’augmentation de la dette de l’Etat – qui représente l’essentiel, soit 79 %, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans.

Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’Etat s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’Etat dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.

Si l’Etat, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le Produit Intérieur Brut, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.

Les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de “franc fort” pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un “effet boule de neige” qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.

Si l’Etat, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.

L’impact combiné de cet effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique ? 53 % du PIB (soit 1077 milliards €).

Si l’Etat n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-contre. Au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.

La CGT est pour sortir de l’emprise des marchés financiers, réaliser un audit de la dette publique de la France, imposer une transparence sur les titres financiers de la dette publique et donc mettre un terme à l’exode discal, aux paradis fiscaux.

La CGT se situe à l’exact opposé de la stratégie libérale, « Think global, Act local », penser globalement et agir localement.

Elle articule, coordonne l’action des syndicats avec les objectifs généraux définis par les intérêts de tous les salariés.

Voilà un versement Filpac CGT aux débats des instances statutaires. A vous lire…

Montreuil, le 24 novembre 2014

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ESPAGNE Licenciements massifs : une campagne de boycott fait plier Coca Cola ! Par Jean Lévy.

28 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Europe supranationale, #Economie, #L'Espagne., #La lutte des classes, #Le capitalisme;

Vendredi 28 novembre 2014

ESPAGNE Licenciements massifs : une campagne de boycott fait plier Coca Cola

Basta!

ESPAGNE

Licenciements massifs :

une campagne de boycott fait plier Coca Cola

PAR NATHALIE PÉDESTARRES 26 NOVEMBRE 2014

ESPAGNE Licenciements massifs : une campagne de boycott fait plier Coca Cola ! Par Jean Lévy.

C’est l’histoire d’une campagne de boycott réussie contre la filiale espagnole du géant états-unien. En janvier 2014, Coca-Cola Iberian Partners annonce la fermeture de quatre de ses onze usines d’embouteillage à Madrid, Palma de Majorque, Alicante et Colloto (Asturies).

Ces fermetures inattendues sont assorties d’un plan social qui prévoit le licenciement de 1 253 travailleurs sur 4 200 employés au total. Avec plus d’un quart de la population nationale au chômage, l’annonce suscite un véritable tollé populaire. D’autant plus que les bénéfices nets obtenus par Coca Cola Iberian Partners (60,57 millions d’euros en 2013 [1]), justifient difficilement les licenciements pour des raisons économiques [2].

« Si Madrid ne produit pas, Madrid ne consomme pas »

Coca Cola explique sa décision par une « surcapacité d’embouteillage » : la production de bouteilles et de canettes de soda ne serait plus suffisante pour justifier le fonctionnement de ces usines [3]. L’argument ne convainc pas les employés touchés par les fermetures. La voie judiciaire est d’abord explorée par leurs syndicats. Dans le même temps, à Fuenlabrada, dans la banlieue de Madrid, des travailleurs licenciés commencent à camper devant les portes closes de l’usine, multipliant les manifestations dans la rue et appelant au boycott de tous les produits Coca Cola. « Si Madrid ne produit pas, Madrid ne consomme pas », peut-on lire sur les pancartes des manifestants et jusque sur les tracts distribués à la sortie des supermarchés de la capitale pour sensibiliser les consommateurs à la situation précaire des travailleurs de Coca Cola.

Des personnalités s’associent par solidarité à cette campagne de boycott à l’instar du cinéaste Fernando Trueba. C’est aussi le cas de figures politiques comme Javier Couso (Izquierda Unida) et Pablo Iglesias (Podemos), co-auteurs du documentaire « Una mosca en una botella de Coca Cola » (Une mouche dans une bouteille de Coca Cola) qui critique le lobbying des grands groupes industriels sur les médias.

Selon Juan Carlos Asenjo, du syndicat Comisiones Obreras et porte-parole du campement de Fuenlabrada, cette campagne a permis de faire baisser la consommation de Coca Cola de 17 % en moins d’un an rien que dans la région de Madrid.

Poursuite du bras de fer

Face à cette pression sociale, l’Audiencia nacional – la plus haute juridiction du pays – prononce le 13 juin la nullité des licenciements des travailleurs des quatre usines fermées par Coca Cola. Ce 21 novembre, un deuxième verdict vient de contraindre Coca Cola à payer les salaires de tous les employés licenciés, à compter du 13 juin et durant le délai requis par les juges pour examiner le pourvoi en cassation déposé par la multinationale. « Pour nous c’est une victoire historique, se réjouit Juan Carlos Asenjo. Celle d’avoir réussi à récupérer nos emplois en luttant aussi bien dans la rue que devant les tribunaux ».

La bataille n’est pas pour autant gagnée. Sur injonction de l’Audiencia nacional, Coca Cola doit décider d’ici le 28 novembre si elle réintègre les employés licenciés ou si elle se contente de leur payer les salaires jusqu’au résultat du pourvoi en cassation. Coca Cola a déjà déclaré que si elle doit rouvrir des postes de travail, elle ne le fera que dans les usines demeurées ouvertes. De leur côté, les travailleurs restent mobilisés. « Nous ne lèverons le campement de Fuenlabrada et la campagne de boycott des produits Coca Cola que lorsque l’usine sera rouverte et que nous récupèrerons nos postes de travail », a averti Juan Carlos Asenjo.

Nathalie Pedestarres

Notes

[1] D’après les données comptables de l’entreprise auxquelles a eu accès l’agence de presse espagnole EFE.

[2] Cobega, la compagnie catalane qui détient la licence pour mettre en bouteille et commercialiser la boisson Coca Cola sur le territoire espagnol, a fait une percée spectaculaire en Afrique ces trois dernières années (avec une croissance annuelle de 8 % en moyenne), à travers sa filiale Equatorial Coca-Cola Bottling Company, atteignant 75 % des parts de marché. Cette politique d’expansion sur de nouveaux marchés africains – qui contrebalance la maturité de la consommation en Espagne – n’est pas étrangère à la fermeture des usines en Espagne.

[3] « L’ensemble des lignes d’embouteillage ne fonctionne qu’à 50% de sa capacité, ce qui n’est viable pour aucune entreprise », déclare un porte-parole de l’entreprise en mars 2014.

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Histoire de l'austérité en France depuis 1976. Le blog d'Eldiablo.

27 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #La nation ., #La France, #La République, #La gauche, #Europe supranationale, #Economie, #La lutte des classes, #Le capitalisme;

Extraits des journaux télévisés depuis 1976 sur la propagande médiatique orchestrée autour de la dette et des politiques d'austérité : la France vivrait parait-il au-dessus de ses moyens… depuis 50 ans ! On s'aperçoit du gros baratin qui depuis nous stresse pour mieux nous voler. Du gros foutage de gueule auquel hélas trop de Français croient encore aujourd'hui. Il n'y a pas de dette, il y a un système mis en place pour asservir les peuples et les dépouiller.

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Vers une nouvelle trahison socialiste ? Par admin le 25 Novembre 2014. Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même. Le site Politeek.

25 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La gauche, #La lutte des classes, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le syndicalisme, #Le socialisme

Vers une nouvelle trahison socialiste ?

by admin | Nov 25, 2014 | Hollandie | 0 comments

Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même.

Vers une nouvelle trahison socialiste ?  Par admin le 25 Novembre 2014. Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même. Le site Politeek.

Mais voilà , on se dirige vers une nouvelle trahison socialiste : Les salaires français gelés pendant trois ans ? Les Allemands l’affirment nous disait le site du journal sudouest.fr .

Et dire qu’avec d’autres sympathiques blogueurs de gauche, comme Seb que votre serviteur et d’autres ont donc fait campagne pour cette bande gouvernementale. Nous nous sommes levés tôt pour avoir les éléments de langage en nous moquant des promesses de Sarkozy etc… le sentiment de trahison est complet là. Les plus curieux pourront fouiller dans les archives c’est sur le coté, certains trolls me traiter de tous les noms en lisant ces vieux billets : je les emmerde. J’ai aussi en mémoire les twitts d’un gentil insider me disant que nous pauvres andouilles de militants y avions cru, alors qu’eux savaient tout de ce qui allait se passer.

Au final un jour on aura un choix pour expliquer 2012 : Etait-ce un mensonge global dès le début ou avons nous subi la lâcheté de Hollande ensuite ? Cela fera l’objet de débats un jour entre des tas de gens, mais d’ici là on risque de subir les conséquences de tout ça en 2017 et après.

Voici donc ce qui a fuité dans les médias, au sujet d’accord entre la France et l’Allemagne sur .. le budget de l’Allemagne. Caramba vous y aviez cru ? non c’est NOTRE budget à nous qui est la cible de discussions de .. DEUX économistes un français et un allemand. Ils sont donc chargés de dire (ou proposer) ce que vous allez vous subir. Et selon ces premières fuites, voilà :

“(ils) prévoient entre autres une flexibilisation du marché du travail en France, ainsi qu’un assouplissement des 35 heures dans de nombreux secteurs. En outre, le document plaide pour un gel des salaires pendant trois ans pour rendre les entreprises françaises plus compétitives »

Voyons ce qui existe déjà, derrière ces mots pompeusement appelées hypothèses de travail par Bercy, c’est à dire les sbires de Macron idole des CSP+ de gauche dont certains nous expliquent qu’on doit dépoussiérer la France :

Flexibliser le marché du travail: On peut déjà forcer les chômeurs a travailler gratuitement avec les POE ou Préparation opérationnelle à l’emploi. On peut demander à Leclerc d’organiser le truc . Pole emploi m’avait proposé cela (du temps de Sarkozy, j’aurai du relater la chose sur mon blog tellement c’était pénible pour moi et pour la personne de pole emploi): J’aurai donc travaillé au plus 400 heures payées 490€ par mois (le niveau de mon indemnisation chômage) , et sans tickets restaurants et autres à 10 km de Paris … pour voir si je pouvais être adapté à un job que j’avais fait 13 ans plus tôt. Et job qui consistait en fait à aider une entreprise à se monter, à lancer ses produits et non pas exécuter de simples tâches. Du travail de créateur, ou cadre gratuit pour l’entreprise payée par pole-emploi avec subventions pour l’entreprise pour l’aider à former le bon à rien dont elle veut bien s’occuper.

Assouplir les 35h cela revient de facto à réduire le nombre de RTT (on se demande par quel moyen légal d’ailleurs, ce nombre figure sur des contrats de travail en nombre). Ou alors c’est faire sauter la limite de paiement des heures supplémentaires… qui ne seraient plus supplémentaires et donc payées plus cher.

- Gel des salaires : par ce qu’ils augmentaient ?

On va nous dire que tout ça est pour permettre en échange d’avoir la relance dans l’UE même limitée: Une des deux têtes d’oeufs du projet explique que non. Hollande trouvera le bon mot pour expliquer que ce n’est pas possible, qu’on doit dépoussierer le pays, travailler plus. Et va nous faire oublier les pénibles épisodes précédents.

l’économiste était-il ouvertement sceptique sur le plan de 300 milliards annoncé par le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker. «Je ne crois pas que ce soit une bonne idée»

On propose donc de faire travailler plus et de payer moins cher, tout ça avec 5 millions de chômeurs. Et donc un peuple des précaires.. mes amis et voisins. A ce sujet , J’ai vu Portraits de la précarité sur Itele. Je vous suggère de regarder ce reportage, ça montre les privations qu’on se fait, qu’on s’impose pour pouvoir faire autre chose. Moi j’ai une idée de reportage au long court : on prend quelques élus et têtes d’oeuf, on les mets au RSA pendant 2 ans et on filme (ça s’appelle le goulag 2.0 chez moi , ici en peine courte). Tout ça montre l’hypocrisie complète sur le sujet on l’impression que pour les médias et les insiders, que le peuple dans mouise n’existe pas. Sauf lors de quelques sorties de rapports, ou dates régulières (Noël etc..) et quand ce peuple va se révolter (et j’en serai j’en suis de plus en plus convaincu avec des potes dans la même situation:anciens cadres devenus précaires au RSA) ces insiders là vont se demander pourquoi… ce peuple là manifeste d’une façon ou d’une autre sa colère et son envie d’en découdre, ou de ne rien faire et d’attendre.

Voilà alors que surgit le sondage qui va bien dans le journal du soir, le Monde redevenu le site du PPA , parti du pouvoir et de l’argent comme l’appelaient d’authentiques gauchistes en 2007. Voici donc le lien faisandé : Les sympathisants du PS réclament plus de liberté pour les entreprises. Voici une capture , qui va vous expliquer par le détail la chose et de curieux résultats.

Vers une nouvelle trahison socialiste ?  Par admin le 25 Novembre 2014. Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même. Le site Politeek.

On notera et je fais à dessein pour me moquer, que les PCF et FDG veulent donner à 50% plus de liberté aux entreprises . Mes amis de la vrauche (hors appareils, ils ont eu de bonnes raison d’en sortir ) vont en penser. C’est en effet un sondage idiot , dont on ne retiendra que les questions posées. Alors que comme toujours le diable sa cache dans les détails : Est ce que les sondés veulent plus de liberté de licencier en 24h et sans motif ? Ne rigolez pas, certains essayent déjà par mail avec injures. Là vous imaginez les jeunes trou-du-cul 2.0 crier Modernittaaayyyyyyyy, Innovaaaatiooooooooooon ! et indiquer leur ID über pour la remise.

Plus de liberté aux entreprises ? comme celle de ne pas payer de salaires justes ? de supprimer des RTT ou des jours de congés par ce que les chinois travaillent 70h pour 3 fois moins cher (mais de moins en moins “moins cher” , ça faut pas le dire ) ? Donc le journal LE MONDE qui a commandé le sondage (car il n’est pas tombé du ciel) est pris en pleine tentative de manipulation de l’opinion.

Au sujet de cette Opinion sondagière, on notera l’inversion, sur cette courbe, représentant l’évolution des sondages sur “faut il que l’Etat fasse confiance aux entreprises et leur donne plus de liberté” . Les sondés sont très volatils.

Vers une nouvelle trahison socialiste ?  Par admin le 25 Novembre 2014. Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même. Le site Politeek.
Vers une nouvelle trahison socialiste ?  Par admin le 25 Novembre 2014. Je pensais ne plus écrire de billet politique tant la situation boucle sur elle-même. Le site Politeek.

Cette volatilité là a des explications possibles comme par exemple le manque de débat de fond, sur QUELLES LIBERTES devons nous donner et en échange de quoi ? et avec quelle régulation ? Tout ça en absence de comparaisons d’expériences, de comparaison des contextes économiques et sociaux ailleurs .

Par exemple quand on nous explique que la Silicon Valley est un exemple de liberté d’entreprendre, d’innovation , est ce qu’on parle des milliers de SDF ? le prochain troll (ou TDC 2.0 ) qui vous dit que la Silicon Valley est un modèle: mettez lui ce genre d’article sous le nez, et apprenez lui le sens du mot “contexte” . Quand aux adeptes de le théorie du ruissellement (trickle down economics) ils sont servis comme il se doit: Encore une preuve que ça ne ruisselle qu’entre eux, que le fric reste dans le top 1% et ses complices au détriment des plus pauvres de plus en plus exploités. Au moment ou j’écrit ce billet, le pénible Sarkozy explique : “Les socialistes voient les différences comme une injustice. Je les vois comme une richesse” . C’est aussi beau que du Margaret Thatcher.

De même dans la fameuse Silicon Valley, on voit une action du Marché (la main invisible va toujours dans le même sens) , elle demande des salaires moins élevés… LOWER COSTS: Companies from Google to Apple outsource service jobs such as janitors and security guards to outside contractors to lower costs. With modest pay and few benefits, these workers struggle to piece together a living in one of the nation’s most expensive areas, creating a growing underclass of service workers in Silicon Valley. En réaction ceux-ci se syndiquent.

Le plus inquiétant est cette volatitilité des sondages qui guident nos élus… et le plus drôle est donc ça : le MEDEF demande plus de libérté pour les entreprises, mais comment les sondés jugent ils le président du MEDEF ?

“81 % des Français jugent que le président du Medef ne respecte pas les engagements du pacte de responsabilité, selon un sondage réalisée par Odoxa pour i>Télé. Même les sympathisants de droite le jugent sévèrement : 73 % jugent que le patron des patrons ne respecte pas ses engagements. Quant aux chefs d’entreprise – que M. Gattaz est censé représenter – et les indépendants, ils sont 63 % à penser de même”

Et la vrauche? La vraie gauche ? C’est celle du mec qui dit “au dessus de 300 000€ je prend tout” ça sonne “bien” dans l’oreille d’un auditeur qui sait que la TPE/PME où il bosse a besoin de plus ou moins ça de ça de la part d’investisseurs réels et sérieux pour avancer, éviter la faillite (100 a 150 par jour) ou se relancer malgré les banques. Voilà la Vrauche qui se plante en beauté, a force de gueuler et de faire croire à la Révolution dont 98% des électeurs n’ont à secouer. Celle là aussi mérite des coups de pelle, ou de console PS4 sur le coin du crâne….

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