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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

ArcelorMittal, retour sur une déconfiture européenne.

4 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

assiette-au-be6e-688bf-copie-3Bonjour à tous.

  

  

Il est primordial aujourd'hui de passer à l'offensive et de défendre l'action courageuse du Ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, dans le bras de fer qui l'oppose aux géants du marché mondialisé, cyniques prédateurs défendus par tous les éditocrates qui inondent l'espace médiatique de la haine de la France.  Madame Parisot n'est pas en reste, elle qui prétend défendre les patrons français et la production française, montre son vrai visage de lobbyiste au service des multinationales et des grands groupes financiers. Hélas le chef du gouvernement socialiste emboite le pas de ces fossoyeurs de l'action publique. La gauche doit défendre l'activité économique, donc la réindustrialisation, donc la défense de la sidérurgie, donc la défense des travailleurs. Son rôle n'est pas de se coucher devant les rapaces mondialisés qu'ils s'appellent Mittal ou autres voyous.

  

Si le gouvernement de gauche osait représenter l'intérêt supérieur de la nation, si l'indépendance nationale était sa priorité, si sa mission était d'incarner la souveraineté populaire, si il n'y avait pas d'inversion entre les promesses et les actes, si tout cela et bien plus encore alors on pourrait se prendre à rêver et à espérer que l'action politique à encore un sens. On pourrait penser qu'à travers cet acte fort le politique reprend le pouvoir à "La main invisible du marché". Enfin les socialistes oseraient être socialistes et défendre les intérêts supérieurs de la France et les intérêts des travailleurs. Enfin les socialistes oseraient faire de la politique. Enfin les socialistes oseraient attaquer le grand capital prédateur et carnassier. Enfin les socialistes oseraient être de gauche. Enfin les socialistes oseraient remettre en cause le tournant de la rigueur de 1983 qui a dévasté la France. A cette époque 30% de la richesse produite venait de l'industrie, aujourd'hui ce secteur représente seulement 13% du PIB. A ce rythme, en 2030, tout sera liquidée, il en sera fini de la possible indépendance de notre pays avec  0% de la richesse produite par l'industrie.  

  

Les socialistes, pour mener cette politique de rupture, cette politique sociale, ont besoin de notre soutien total et inconditionnel. Ils affrontent les maîtres du monde et seule la mobilisation populaire peut donner une chance de réussir à cette entreprise courageuse. Notre histoire est pleine d'exemples où la mobilisation des citoyens à permis au pouvoir politique de réaliser des avancées sociales. Je n'en citerai que quelques uns. Le Front Populaire de 1936 a pu réussir et éviter le fascisme à la France grace à la grève générale. La mobilisation des Résistants a donné les ordonnances de la Libération avec le fameux  "Modèle social français". La grève générale de 1968 est à l'origine de conquêtes sociales majeures.

  

Pour conclure je citerai Jean Jaurès:

  

" Il y a dans notre France, sur les problèmes vitaux, une inertie de la pensée, une somnolence de l'esprit qui nous exposent à toutes les surprises jusqu'au jour où se produisent ces lumineux réveils qui viennent heureusement quoique à de trop longs intervalles, sauver notre pays"

  

  

Bien cordialement.

  

Lucien PONS.

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Et les promesses de François Hollande?

 

Un article paru dans "Libération".

"ArcelorMittal, retour sur une déconfiture européenne"

3 décembre 2012 Lakshmi Mittal, PDG du groupe éponyme, le 8 février 2012 à Luxembourg
Lakshmi Mittal, PDG du groupe éponyme, le 8 février 2012 à Luxembourg (Photo Jean-Christophe Verhaegen. AFP)

Récit Il n'y a pas qu'en France que le groupe du milliardaire indien Lakshmi Mittal réduit ses effectifs. Partout en Europe, le géant de l'acier baisse les feux et irrite gouvernements et salariés.

Libération

Florange, Gandrange : ces noms sonnent désormais familiers pour le public français, qui les associe aux aciéries lorraines en partie fermées par le groupe ArcelorMittal. Un scénario auquel renvoient aussi les toponymes de Liège, Schifflange ou encore Valleverde, autant de sites européens du même groupe ayant eux aussi connus des suppressions de postes, parfois précédées de longs conflits sociaux. Loin d'être une problématique francofrançaise, les turpitudes du géant de l'acier ont des conséquences au quatre coins du continent. Retour sur une déconfiture européenne. 

 

Comment le groupe s’est-il implanté en Europe ?

Bien que numéro 1 mondial de l’acier, le groupe Mittal Steel est peu présent sur le vieux continent au début des années 2000. Surtout implantée en Europe de l’Est, la société du milliardaire indien Lakshmi Mittal est spécialisée dans le rachat d'usine en difficultés dans les pays émergents, qu'il restructure et relance en profitant des bas coûts de la main d'oeuvre.

En janvier 2006, Mittal Steel franchit un palier dans sa politique de rachats tous azimuts, en lançant une OPA hostile sur le groupe européen Arcelor, numéro 2 mondial du secteur. Combattue par celui-ci, critiquée par les gouvernements et les syndicats européens, l’opération finit par aboutir. Mittal Steel, devenu ArcelorMittal, récupère plusieurs dizaines de sites de production en Europe, notamment en France, en Espagne et dans le Bénélux. En 2006, le groupe emploie 111 000 personnes dans l’Union européenne, soit 35% de ses effectifs mondiaux, et le continent assure près de la moitié de sa production d’acier.

Pourquoi la fusion avec Arcelor ?

La frénésie de rachats de Lakshmi Mittal répond à un objectif d'«intégration verticale». Alors que le cours de l'acier est au beau fixe, le groupe entend maîtriser toute la chaîne de production, de l’extraction du minerai de fer à la découpe de l’acier, en passant par la fonte. Ainsi compte-t-il réaliser des économies d'échelles et augmenter ses marges.

Par ailleurs, Mittal souhaite positionner son groupe sur le secteur de l'acier «haut de gamme», dans lequel se distingue Arcelor. De quoi satisfaire la demande des économies développées, et, à terme, celle des pays émergents, dont il anticipe l'immense appétit d'acier. Enfin, la fusion permet à la nouvelle entité de peser suffisamment à elle seule pour orienter les cours de l’acier et tenir tête à ses clients. Le contexte s’y prête : l’acier est au plus haut.

Comment ont évolué les effectifs ?

S'il fait aujourd'hui figure de «prédateur», selon les mots des syndicats, Lakshmi Mittal tentait plutôt, en 2006, de se poser en Père Noël. En effet, dans un plan «Apollo» présenté en 2003, avant la fusion, Arcelor prévoyait lui-même la fermeture progressive de six hauts-fourneaux en Europe pour gagner en compétitivité : deux en Belgique, deux en Allemagne, et deux en France, à Florange. Le groupe entendait également réduire ses effectifs, notamment par des départs en retraite anticipés. 

Pour rassurer gouvernement et syndicats, critiques vis-à-vis de sa tentative d'OPA, Lakshmi Mittal promet alors d’examiner favorablement le destin de ces unités, qui seront effectivement préservées une fois l’OPA réussie. Jusqu’en 2008, le groupe voit même ses effectifs augmenter dans l’Union européenne : cette année-là, ils atteignent 130 000 salariés, et représentent 41% des effectifs totaux d’ArcelorMittal. Avant de tomber à quelque 96 000 en 2011, sous l'effet des nombreux plans de réduction d'activité décidés par ArcelorMittal. 

Pourquoi Mittal réduit-il ses effectifs ? 

Le groupe pointe les surcapacités de ses installations européennes, alors que la crise a fait chuter la demande d'acier, notamment dans les secteurs de l'automobile et du bâtiment. Mais, profitant de sa position dominante sur le marché de l'acier, le groupe a également joué de ses hauts fourneaux européens comme d'une variable d'ajustement, pour maintenir le cours de l'acier. 

De leur côté, les syndicats accusent Mittal d'avoir mal préparé ses sites européens à affronter la crise, en n'investissant pas suffisamment. Une accusation qu'appuie un rapport remis en juillet à Arnaud Montebourg, selon lequel «les priorités stratégiques définies par le groupe font peu de place à la sidérurgie européenne», et qui note un surinvestissement du groupe dans sa division «Mines», tandis que la part allouée à la production européenne d'acier est à la baisse. «La stratégie du groupe est davantage marquée par des contraintes de court terme qu’inspirée par des considérations industrielles de long terme», conclut le rapport, pointant notamment le niveau d'endettement considérable d'ArcelorMittal.

«il y a d'une part la situation de surcapacité, d'où le retour aux choix stratégiques d'Arcelor, où l'on ne garde que les hauts-fourneaux en littoral de Dunkerque et Fos-sur-Mer, explique Philippe Chalmin, professeur à l’université de Paris Dauphine, spécialiste des marchés mondiaux. D'autre part, il est vrai que, face à la montée des prix du fer, Mittal a beaucoup investi dans les mines, et probablement pas assez dans la sidérurgie».

Que se passe-t-il hors de France ?

Si le destin de Gandrange et Florange a focalisé l'attention en France, des scénarios similaires se sont produits partout en Europe. Ainsi, en Belgique, un accord vient d'être trouvé avec les syndicats pour la fermeture de la phase «à chaud» du site de Liège, qui entraînera la suppression de 795 emplois, dont 314 départs en retraite anticipée et 481 reclassements. Un dénouement précédé d'un long conflit social autour de cette usine dont Arcelor prévoyait déjà de fermer les hauts fourneaux en 2003. 

Au Luxembourg, 282 salariés sont en arrêt de travail depuis la fin 2011 sur les sites de Schifflange et Rodange, dont 150 anciens de Gandrange reclassés au Luxembourg après la fermeture de l’aciérie en 2009. Le luxueux siège du groupe à Luxembourg-ville, trop coûteux, va lui-même être fermé en 2013. En Espagne, une partie de l’activité du site de Valleverde, près de Madrid, a été arrêtée «pour une durée indéfinie», entraînant le reclassement de plus de 300 salariés. Début 2012, le groupe a annoncé la supression de 1000 postes en Pologne, 1100 en Roumanie, 630 en République Tchèque.

«Le groupe a toujours un avenir en Europe, où il conserve beaucoup d'activités et la clientèle de l'industrie automobile, estime Philippe Chalmin. Mais c'est un groupe très endetté, qui n'est pas en bonne santé. Donc il coupe là où ça coût cher, et où il estime qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir»

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Derrière le soutien de 90 députés PS à Montebourg, une fronde anti-Ayrault?

4 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Derrière le soutien de 90 députés PS à Montebourg, une fronde anti-Ayrault?

Copyright Reuters
Copyright Reuters

 

Ivan Best | 03/12/2012,
 
 Quelque 90 députés PS et écologistes ont signé un appel à la nationalisation de Florange, soutenant Arnaud Montebourg. Derrière le soutien apporté au ministre du redressement productif, dont les relations avec Jean-Marc Ayrault sont au plus mal, il y a sans doute une remise en cause croissante de l'action du chef du gouvernement

 Bien sûr, le député PS Laurent Baumel, l'un des deux initiateurs de l'appel à soutenir Arnaud Montebourg dans son combat pour la nationalisation du site de Florange, ne le reconnaîtra pas. Pas aussi clairement. Mais, derrière le texte de soutien au ministre du redressement productif, ratifié par quelque 90 députés socialistes et écologistes, la semaine dernière, il y a bien une contestation grandissante du premier ministre de la part de nombreux parlementaires PS.
On sait que les relations de Jean-Marc Ayrault avec Arnaud Montebourg sont au plus mal. Le chef du gouvernement a publiquement désavoué son ministre, vendredi soir, le faisant ensuite quasiment traiter de « zozo » par son entourage, celui-ci affirmant qu'aucun repreneur ne s'était jamais manifesté pour Florange.

Une occasion manquée
D'où les éclats de voix téléphoniques, entre les deux protagonistes, samedi matin. Aujourd'hui, Laurent Baumel refuse donc d'entrer clairement dans la logique d'une contestation du premier ministre. Pour autant, il se dit « un peu déçu » par la décision annoncée. « Il y aurait eu une dimension symbolique dans la nationalisation temporaire, importante aujourd'hui » affirme-t-il. « Personnellement, je suis hanté par la phrase de Lionel Jospin qui avait dit aux ouvriers de Michelin que l'Etat ne pouvait pas tout, avouant son impuissance. Les salariés, aujourd'hui pas plus qu'hier, ne supportent pas cette idée d'impuissance ». Or, se contenter des nouvelles promesses de Mittal, cela y ressemble sans doute un peu, aux yeux des élus. « On a un peu manqué une occasion d'envoyer un signal aux salariés » souligne Laurent Baumel.

Un "attentisme" contesté
Off the record, des députés PS vont beaucoup plus loin dans la critique du chef du gouvernement. « Il incarne l'attentisme, on n'en peut plus » dit l'un. Un autre, membre de la direction du PS, ajoute : « son bilan est catastrophique. Déjà, en tant que président du groupe socialiste, il n'est resté en place que parce qu'il était le plus petit dénominateur commun. Là, il ne joue absolument son rôle de chef de la majorité. Ses rodomontades, qui masquent mal une certaine faiblesse, n'y pourront rien... ».
Dès mercredi dernier, Arnaud Montebourg, qui avait convié quelques députés PS à Bercy, avait fait part de l'agacement que suscitait chez lui l'attitude de Jean-Marc Ayrault. La suite des événements n'a fait que renforcer cette inimitié, et fait grandir le rejet par la base d'un premier ministre que certains, suivant en cela Arnaud Montebourg, estiment même sur la sellette.

 

Le site de  "La tribune.fr":

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121203trib000734860/derriere-le-soutien-de-90-deputes-ps-a-montebourg-une-fronde-anti-ayrault.html

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Florange : la trahison du « socialisme » compassionnel. Par Jacques Sapir.

3 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Florange : la trahison du « socialisme » compassionnel

 

Florange : la trahison du « socialisme » compassionnel

Par Jacques Sapir  |  2 décembre 2012    
Directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS

La « solution » dont les négociations entre le gouvernement français et ArcelorMittal ont accouché le 30 novembre dernier est probablement l’une des plus mauvaises qui soient. Elle revient à faire confiance à ce groupe pour investir 180 millions d’euros sur une période de 5 ans, alors qu’il n’a pas exactement bonne réputation sur ce point. Par ailleurs, Mittal s’engage à reclasser les salariés de la « partie chaude » du site de Florange et à développer la « partie froide », ainsi que ses installations de Dunkerque. De fait, le gouvernement français a très peu obtenu de Mittal qui va pouvoir continuer de se désengager de son activité de production d’acier afin de diminuer son endettement et continuer de se tourner soit vers l’amont (les mines) soit vers l’aval (l’utilisation des métaux).

Pour Mittal, les salariés de Florange restent des otages qu’il pourra sacrifier d’ici trois à quatre ans si sa logique, essentiellement financière, le conduit à une telle décision. En fait, le gouvernement n’a obtenu, au moindre coût pour lui, qu’une solution temporaire. Et de cela Jean-Marc Ayrault, premier ministre, crie victoire ! C’est l’expédient élevé à la hauteur d’une stratégie.

Il faut ici rappeler quelles sont les méthodes de M. Lakshimi Mittal. Lors de la privatisation de la sidérurgie sud-africaine, son groupe, qui avait racheté environ 80 % des capacités de production nationales, n’a pas investi. En revanche, il a augmenté les prix des produits laminés de 30 %, tuant ainsi l’industrie automobile locale [1] et compromettant, dans une large mesure, la stratégie de développement adoptée par le nouveau pouvoir de Pretoria [2]. Ceci a provoqué une prise de conscience du gouvernement et l’élaboration de règles de plus en plus strictes encadrant la production d’acier. Dans les faits, le gouvernement de la République d’Afrique du Sud a cherché à se dégager de l’emprise de Mittal [3].

Cet exemple montre bien que, pour Mittal, seule compte la logique financière de court terme. Le groupe, aujourd’hui très lourdement endetté (23, 2 milliards de dollars à la fin septembre dernier), n’a pas de stratégie dans la sidérurgie. En revanche il en a une pour le développement de ses profits, ou plus précisément des dividendes de ses actionnaires, dont la famille Mittal à hauteur de 40 %. On conçoit que ce précédent n’incite guère à l’optimisme quant à la pérennité du site de Florange.

Pourtant, il faut rappeler qu’une stratégie de développement des activités « chaudes » (les hauts-fourneaux) est parfaitement possible. On sait, depuis des dizaines d’années, que la production de fonte et d’acier dégage des gaz à hautes températures, qui n’étaient jusqu’à présent que source de pollution. Or, depuis environ dix ans, se sont développées des activités permettant la réutilisation de ces gaz, soit pour produire de l’énergie, soit pour développer des productions chimiques à haute valeur ajoutée.

Le haut-fourneau ne doit plus être envisagé comme une entité unique, mais comme la pièce centrale d’un ensemble d’activités liées – on peut ici parler de cluster (grappe) –, dont la somme dégage des profits importants, ce qui contribue à faire baisser fortement le coût de l’acier produit. Contrairement à une idée reçue, la sidérurgie n’est pas une activité du passé, mais une activité d’avenir entraînant dans son sillage des activités connexes à haute technologie. Mais ceci implique des investissements importants et une association entre la société productrice d’acier et des entreprises chargées de ces activités connexes. Cette logique est diamétralement opposée à la logique purement financière de Mittal. Investir dans la création d’un cluster de ce genre à Florange – ce qui serait possible et rentable – reviendrait à immobiliser des investissements dans la sidérurgie au moment où le groupe cherche à se désendetter.

Si l’on peut comprendre pourquoi Mittal ne veut pas réaliser ces investissements – et il est clair que les sommes annoncées ne correspondent nullement à une telle stratégie –, on peut se demander pourquoi il refuse de vendre la totalité du site, parties « chaudes » et parties « froides » inclues. La réponse tient en deux mots : profits et non-concurrence.

La partie « froide » du site dégage des profits satisfaisants pour le groupe. Par ailleurs, la vente du site dans son ensemble ouvrirait la porte à un repreneur qui serait en mesure, surtout s’il est mû par une réelle logique industrielle, d’exercer une concurrence importante sur les autres installations de Mittal en France. En fait, et c’est ce que les adversaires d’une nationalisation du site n’ont absolument pas compris – tout à leurs glapissements hystériques, comme ceux de dame Parisot –, la nationalisation est aujourd’hui le seul moyen de réintroduire de la concurrence dans une activité qui, de fait, est fort peu concurrentielle.

Les salariés de Florange se retrouvent piégés par la politique des gouvernements français successifs qui, au nom du respect de la « concurrence », ont régulièrement agi contre celle-ci et ont, de plus, empêché la mise en place d’une stratégie industrielle véritable sur le site. Cela a commencé en 2006, quand Arcelor a fait le choix de Mittal comme repreneur contre le groupe russe Severstal. Or il existait à l’époque d’importants accords entre Arcelor et Severstal, qui étaient complémentaires sur leurs différentes activités. Mais Mittal a été en mesure de proposer plus d’argent aux actionnaires privés d’Arcelor, emportant ainsi le morceau. Une occasion unique de mettre en place une réelle logique de développement industriel a été perdue à l’époque.

Aujourd’hui, en favorisant un compromis boiteux avec Mittal, et en refusant de prendre ses responsabilités, le gouvernement français rend à nouveau impossible l’émergence d’une réelle stratégie industrielle. On peut spéculer sur les raisons de ce choix. Il y a probablement l’idée reçue – si courante chez les non-spécialistes et les demi-banquiers qui peuplent les cabinets ministériels socialistes – que la sidérurgie est une activité « du passé ». Il y a sans doute aussi la croyance dans la capacité des agences de communication à faire passer une demi-mesure pour un succès véritable. Il est vrai que cette attitude tend à devenir un système dans ce gouvernement.

On peut craindre enfin une raison politique : abaisser le remuant Arnaud Montebourg au profit du très libéral Pierre Moscovici, dont il est notoire que, l’été dernier, il s’est davantage occupé des élections internes au PS que de son ministère. Quoi qu’il en soit, il est désormais patent qu’il n’y a pas de place pour une réelle stratégie industrielle dans le « socialisme » compassionnel que professe ce gouvernement.

 

Notes

[1] Fine B. et R. Rustormjee, The Political Economy of South Africa. From Mineral-Energy Complex to Industrialization, Hurst & Company, Londres, 1996.

[2] Department of Trade and Industry (DTI), Accelerating Growth and Development. The Contribution of an Integrated Manufacturing Strategy, Pretoria, 2002

[3] Roberts S. et N. Zalk, “Addressing market power in a small, isolated, resource-based economy : the case of steel in South Africa”, Centre on Regulation and Competition, 3ème Conférence internationale, 7- 9 septembre 2004.
Nimrod Zalk était directeur de l’Unité de compétitivité stratégique (Strategic Competitiveness Unit) dans le Department of Trade and Industry (ministère du commerce et de l’industrie), Pretoria.

http://www.medelu.org/Florange-la-trahison-du-socialisme

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Brzezinski: Une "Résistance populiste" fait dérailler le Nouvel ordre Mondial. Article repris sur le blog de Jean Lévy.

2 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Brzezinski: Une "Résistance populiste" fait dérailler le Nouvel ordre Mondial

Si le jeu consiste à relever dans « leur » discours, les propos et déclarations qui dénoncent la volonté de contrôle absolu qu’une clique voudrait nous imposer… voici un texte ou Brezinski fait fort en ce sens et qui devrait servir d’avertissement à tous ceux qui se reconnaitrons dans cette résistance populiste qui dérangent ceux qui ont décidé de nous faire la guerre.

 

La montée d’un “activisme populiste est une menace au “contrôle extérieur

 Paul Joseph Watson


 

Le 26 Novembre 2012,

 url de l’article original: avec vidéo en anglais

http://www.infowars.com/brzezinski-populist-resistance-is-derailing-the-new-world-order/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Durant un discours récent en Pologne, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski a prévenu ses coreligionnaires élitistes qu’un mouvement de “résistance” mondial mené par un “activisme populiste” contre “le contrôle extérieur” est en train de menacer de faire dérailler la poussée vers le nouvel ordre mondial.

Notant au passage que la notion du XXIème siècle devant être le siècle américain est une “folie partagée”, Brzezinski a déclaré que la domination américaine n’était plus possible du fait d’un changement social allant en s’accélérant par le moyen “de communication de masse instantannée telle la radio, la télévision et l’internet”, qui ont ensemble stimulés cumulativement  “un réveil universel de la conscience politique de masse”.

L’ancien conseiller à la sécurité a ajouté que “cette montée d’un activisme populiste mondial prouve être insensible à une domination extérieure du même type que celle qui a prévalu dans l’âge du colonialisme et de l’impérialisme.

Brzezinski a conclu en disant que “la résistance populiste persistante et hautement motivée de la part de gens politiquement éveillés et historiquement hostiles à tout contrôle extérieur est de plus en plus difficile à supprimer.”

Bien que Brzezinski a expliqué tout ceci d’une voix neutre, le contexte de l’environnement dans lequel il a fait ces déclarations, ajouté à ses commentaires précédents indiqueraient que ceci n’est pas du tout une célébration de la “résistance populiste”, mais bien une lamentation au sujet de l’impact que cette résistance a sur le type de “contrôle extérieur” dont Brzezinski fut un avocat de la première heure.

Ces remarques furent faites au cours d’un évènement de l’European Forum For New Ideas (EFNI), une organisation qui se fait l’avocat de la transformation de l’Union Européenne en un super-état fédéral anti-démocratique, le type même de “contrôle extérieur” bureaucratique dont Brzezinski disait dans son discours, qu’il était en danger.

Dans ce contexte, il doit bien être compris que Brzezinski montre que la “résistance populiste” est un obstacle majeur à l’imposition d’un nouvel ordre mondial et ceci doit être plus pris comme un avertissement que comme une célébration.

Considérons également ce que Brzezinski a écrit dans son livre: Between two ages: America’s role in the Technotronic Era”, livre dans lequel il se faisait l’avocat du contrôle des populations par une élite politique au moyen d’une manipulation technotronique (NdT: technocratique + électronique).

Il écrivait: “L’ère technotronique implique l’apparence graduelle d’une société bien plus sous contrôle. Une telle société serait dominée par une élite qui ne serait plus contrainte par des valeurs traditionnelles. Bientôt il sera possible d’exercer une surveillance presque continue sur tous les citoyens et de maintenir des fichiers mis à jour contenant jusqu’aux informations les plus personnelles de chaque individu. Ces fichiers pourront être consultés de manière instantannée par les autorités…

Dans la société technotronique, la tendance sera vers l’agrégation du support individuel de millions de citoyens incoordonnés, qui seront des proies faciles pour des personnalités attractives et magnétiques (NdT: du genre Obama ??..), exploitant les toutes dernières techniques de communication afin de manipuler les émotions et de contrôler la raison”, écrivait-il dans le même livre.

La préoccupation soudaine de Brzezinski au sujet de l’impact d’une population mondiale politiquement éveillée n’est pas née d’une quelconque notion qu’il s’identifie avec la cause de cette population, bien au contraire. Brzezinski est l’ultime initié élitiste, l’homme de l’intérieur, le fondateur de la puissante commission trilatérale (NdT: aux ordres de son maître David Rockefeller, financier derrière la trilatérale et le CFR), un membre éminent du Council on Foreign Relations (CFR) et un participant très régulier des réunions du groupe Bilderberg. Il fut décrit par le président Obama comme étant “un de nos meilleurs penseurs”.

Ce n’est pas la première fois que Brzezinski se plaint du bourgeonnement d’une opposition populiste à la domination d’une élite infinitésimale.

Pendant son discours du CFR à Montréal en 2010, Brzezinski avait mis en garde les mondialistes que “le réveil politique mondial”, combiné avec les luttes intestines au sein de l’élite même, menaçaient de faire dérailler la poussée vers le gouvernement mondial.

 

Source :
Un peu de baume au cœur de la Résistance mondiale à l’établissement du Nouvel Ordre Mondial… « Resistance71 Blog

 

 

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Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) commente l’actualité et appelle à l’action sur son site électronique :

 

Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

 

Discrédité, voire carbonisé par ses gesticulations sans suite, le play-boy politique Montebourg a prononcé des paroles semi-définitives contre Mittal ; Hollande a même « menacé » le magnat anglo-indien de l’acier d’une « nationalisation provisoire » du site de Florange.

 

Aussitôt, Lady Parisot s’est dite scandalisée, non par le fait que le requin international de l’acier ferme une filière stratégique pour l’industrie française, ni par l’idée que des milliers d’emplois risquent encore de quitter la Lorraine déjà sinistrée, mais par le fait qu’un responsable public puisse dire des choses si peu amènes pour la nouvelle race supérieure, celle des oligarques intouchables du capital mondialisé.

 

Rassurez-vous, Milady, le géant de l’acier peut dormir sur ses deux oreilles d’égoïste au cœur de fer :

 

·         D’abord l’Union européenne a immédiatement rappelé, par la bouche du commissaire « français » Michel Barnier, que l’UE a horreur des nationalisations : l’article VI du traité de Maastricht ne stipule-t-il pas que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ? Donc, pas de monopoles… PUBLICS ! s’ils sont privés, tout est parfait !

·         Ensuite, le gouvernement fait courir le bruit que pour nationaliser… PROVISOIREMENT Florange (au prix fort pour le contribuable !), il est prêt à vendre… DEFINITIVEMENT 1% des actions de l’Etat dans Gaz de France. Bref, je nationalise momentanément de ma main « gauche » pendant que je privatise de ma main droite l’énergie sur le dos des Français puisque depuis la privatisation de GDF, les factures gazières se sont envolées, merci pour les actionnaires privés de « SUEZ »…

 

La solution est manifestement ailleurs que dans ces pantalonnades : elle est dans la nationalisation franche, SANS INDEMNITES POUR LES « GRAND S ACTIONNAIRES » de la filière acier, et dans la renationalisation totale d’EDF-GDF. Ouvriers de l’énergie et de l’acier, ne vous laissez pas opposer par Hollande et Montebourg. Ensemble, construisons le « tous ensemble et en même temps » ! Il faut faire rendre gorge à ces vampires du privé qui ont phagocyté des entreprises publiques prospères, qui ont touché des millions d’euros d’argent public au titre de « l’aide publique à l’emploi », des dégrèvements fiscaux, etc., et qui appliquent à leurs usines de France l’inhumaine devise coloniale : « on a pressé le citron, on va jeter la peau » ! Vos usines, le contribuable et les travailleurss les ont payées dix fois ; si vous, Messieurs les capitalistes, vous avouez incapables de les faire tourner, PASSEZ LES COMMANDES ECONOMIQUES ET POLITIQUES AUX PEUPLES !

 

Bref, comme le clamaient les militants du PRCF lors de la manif du 30 septembre contre le diktat budgétaire européen,

« Mont’bourd, pantin, assez gesticulé ! Faut sortir de l’euro / et nationaliser » !

 

Chaque mois, lisez Initiative Communiste, le mensuel de la renaissance communiste, de la solidarité internationale et de la résistance républicaine.

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Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) commente l’actualité et appelle à l’action sur son site électronique :

 

Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

 

Discrédité, voire carbonisé par ses gesticulations sans suite, le play-boy politique Montebourg a prononcé des paroles semi-définitives contre Mittal ; Hollande a même « menacé » le magnat anglo-indien de l’acier d’une « nationalisation provisoire » du site de Florange.

 

Aussitôt, Lady Parisot s’est dite scandalisée, non par le fait que le requin international de l’acier ferme une filière stratégique pour l’industrie française, ni par l’idée que des milliers d’emplois risquent encore de quitter la Lorraine déjà sinistrée, mais par le fait qu’un responsable public puisse dire des choses si peu amènes pour la nouvelle race supérieure, celle des oligarques intouchables du capital mondialisé.

 

Rassurez-vous, Milady, le géant de l’acier peut dormir sur ses deux oreilles d’égoïste au cœur de fer :

 

·         D’abord l’Union européenne a immédiatement rappelé, par la bouche du commissaire « français » Michel Barnier, que l’UE a horreur des nationalisations : l’article VI du traité de Maastricht ne stipule-t-il pas que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ? Donc, pas de monopoles… PUBLICS ! s’ils sont privés, tout est parfait !

·         Ensuite, le gouvernement fait courir le bruit que pour nationaliser… PROVISOIREMENT Florange (au prix fort pour le contribuable !), il est prêt à vendre… DEFINITIVEMENT 1% des actions de l’Etat dans Gaz de France. Bref, je nationalise momentanément de ma main « gauche » pendant que je privatise de ma main droite l’énergie sur le dos des Français puisque depuis la privatisation de GDF, les factures gazières se sont envolées, merci pour les actionnaires privés de « SUEZ »…

 

La solution est manifestement ailleurs que dans ces pantalonnades : elle est dans la nationalisation franche, SANS INDEMNITES POUR LES « GRAND S ACTIONNAIRES » de la filière acier, et dans la renationalisation totale d’EDF-GDF. Ouvriers de l’énergie et de l’acier, ne vous laissez pas opposer par Hollande et Montebourg. Ensemble, construisons le « tous ensemble et en même temps » ! Il faut faire rendre gorge à ces vampires du privé qui ont phagocyté des entreprises publiques prospères, qui ont touché des millions d’euros d’argent public au titre de « l’aide publique à l’emploi », des dégrèvements fiscaux, etc., et qui appliquent à leurs usines de France l’inhumaine devise coloniale : « on a pressé le citron, on va jeter la peau » ! Vos usines, le contribuable et les travailleurss les ont payées dix fois ; si vous, Messieurs les capitalistes, vous avouez incapables de les faire tourner, PASSEZ LES COMMANDES ECONOMIQUES ET POLITIQUES AUX PEUPLES !

 

Bref, comme le clamaient les militants du PRCF lors de la manif du 30 septembre contre le diktat budgétaire européen,

« Mont’bourd, pantin, assez gesticulé ! Faut sortir de l’euro / et nationaliser » !

 

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Nationalisons le site de Florange! Nationalisons Mme Parisot ! Il faut défendre l'action volontariste du gouvernement sur la nécessaire reindustrialisation de la France.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

Nationalisons Mme Parisot !

En voulant nationaliser le site de Florange, Arnaud Montebourg a mille fois raisons. Depuis le début, Debout la République (DLR) a été en pointe pour défendre la survie de l'acier lorrain. Je m'y suis d'ailleurs rendu à plusieurs reprises pour rencontrer les salariés. C'est pourquoi nous apportons tout notre soutien à l’initiative d'Arnaud Montebourg. Il est grand temps que l’État reprenne, au moins provisoirement, en main la sidérurgie française qui est stratégique dans notre reconquête industrielle.

En refusant catégoriquement cette option, Mme Parisot a encore perdu une occasion de se taire. Mais elle a surtout montré, une nouvelle fois, son vrai visage. On savait déjà qu'elle était favorable à l'emploi de salariés clandestins pour tirer à la baisse les salaires, on sait désormais qu'elle préfère prendre la défense d'un milliardaire indien plutôt que celle de centaines d'ouvriers français.

En vérité, Mme Parisot ne représente que des lobbys spéculatifs et financiers. Elle n'est pas la voix des entreprises françaises mais la messagère servile de multinationales sans foi ni loi. En nationalisant provisoirement le site de Florange, ce sont des centaines de familles que l'on sauvera de la misère mais c'est aussi des dizaines d'entreprises sous-traitantes à qui on donnera un ballon d'oxygène. Mais toute obnubilée à la protection des intérêts de milliardaires vautours, elle préfère crier au scandale quand on parle de nationalisation.

Mais peut-être que la priorité serait de nationaliser Mme Parisot. En effet il faudrait que quelqu'un lui rappelle qu'elle est censée défendre les intérêts des entreprises françaises et non étrangères. Il faudrait aussi lui rappeler qu'elle est censée promouvoir les entreprises qui créent de la richesse en France et non des spéculateurs qui détruisent des emplois.
Mme Parisot est un des problèmes de la France. Elle nous l'a encore rappelé aujourd'hui.

 

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la République

 

Repris sur le site de Debout La République:

http://www.debout-la-republique.fr/communique/nationalisons-mme-parisot

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Sidérurgie: Le grand bluff de Lakshmi Mittal. Marianne.fr

28 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Sidérurgie

Le grand bluff de Lakshmi Mittal

Mardi 27 Novembre 2012 (s)

 

Laurence Dequay - Marianne

Sommé par le gouvernement de céder l’ensemble du site de Florange alors qu’il ne souhaite fermer que sa coulée à chaud et pas son laminage, le PDG d’Arcelor Mittal n’est pas en mesure, à court terme, d’exercer un réel chantage à l’emploi sur le président Hollande, qui le rencontre ce mardi 27 novembre. Voici pourquoi.


Sang Tan/AP/SIPA
Sang Tan/AP/SIPA
« Nous ne voulons plus des méthodes de M. Lakshmi Mittal en France parce qu’elles relèvent du non respect des engagements, du chantage et des menaces. » En déplacement dans l’usine Duralex près d’Orléans, Arnaud Montebourg a, ce lundi 26 novembre, tempêté une nouvelle fois contre le sidérurgiste anglo-indien qui bloque la reprise éventuelle par un tiers, des deux derniers hauts fourneaux de Lorraine qu’il a condamnés ( 700 emplois), en refusant obstinément de céder leurs laminoirs aval (1).

Et pour cause. Alors que le ministre du redressement productif aurait intéressé deux concurrents d’Arcelor Mittal – le russe Severstal et le Français Ascometal – à la reprise de l’ensemble du site de Florange, le géant de l’acier a osé mettre en balance ses 20 000 emplois dans l’Hexagone pour décourager le gouvernement de s’assurer un contrôle public, fût-ce temporaire, de ces installations. Allant jusqu’à arguer dans un communiqué que « la vente des activités aval de Florange mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'Arcelor Mittal en France. » Un incroyable bluff et un chantage à l’emploi dont à court terme, Lakshmi Mittal n’a pas vraiment les moyens…

En effet, dans le Sud de la France, son site de Fos sur Mer d’une capacité de 5,5 millions de tonnes d’acier n’a en réalité aucune relation avec les laminoirs de Gandrange. Ses coils de tôle sont acheminés pour finition dans une autre filiale du groupe située à Saint-Chely sur Dapcher dans le département de la Loire. Plus intéressant encore, ces installations seraient bien en mal de réduire davantage leurs effectifs tant elles manquent déjà cruellement de bras. En effet, en prévision notamment des reclassements qu’il devra effectuer si les hauts fourneaux de Florange ferment définitivement, ArcelorMittal a gelé ses embauches depuis 14 mois en Europe.

Résultat ? A Fos sur Mer, 250 postes ne sont pas pourvus et pour pallier d’importants départs en retraites, le groupe a déjà du embaucher 250 intérimaires. Or il faut plus d’une année pour former un sidérurgiste sur une nouvelle installation. «  Pour autant ce manque flagrant de personnels n’empêche pas ArcelorMittal de tenter de peser sur nos salaires en nous donnant en exemple nos collègues espagnols d’Aviles qui victimes de la crise qui ravage leur pays, viennent d’accepter de baisser leurs rémunérations pendant trois ans. » dénonce Sébastien Thomas, délégué CGT de Fos. Une mise sous pression en cascade d’autant plus ingrate que dans la sidérurgie, les couts salariaux ne représentent pas plus de 10% des couts de production !

S’il cherche à court terme à se venger de l’interventionnisme d’Arnaud Montebourg, Lakshmi Mittal aura également le plus grand mal à réduire la voilure sur son site de Dunkerque. D’abord parce qu’il a fortement investi, en  2009, dans ces hauts fourneaux et laminoirs de bord de mer particulièrement performants d’une capacité de 7 millions de tonnes. Ensuite parce que si Dunkerque alimente effectivement en brames le site de lorrain de Florange (et serait logiquement impacté par une revente de ces laminoirs à un concurrent d’ArcelorMittal), c’est loin d’être son seul débouché !

« Non seulement nous avons de nombreux clients en Europe du Nord, zone relativement épargnée par la crise, corrige Philippe Collet, secrétaire du syndicat CGT d’ArcelorMittal Dunkerque. Mais encore lorsque nous en perdons au profit de Thyssen ou Riva, notre direction se refuse à nous dire pourquoi. » Enfin, comme Fos sur Mer, ce site nordiste est également notoirement sous  staffé de 200 à 300 salariés. Et peine à attirer avec des salaires d’embauche de 1200 à 14000 euros bruts, des bac Pro ou des BTS également échaudés par la réputation inexorable de son PDG.

Lorsqu’il recevra Lakshmi Mittal à l’Elysée, le Président François Hollande aura donc de bons arguments à faire valoir pour tenter de sauver les derniers hauts fourneaux lorrains qui ont permis autrefois d’ériger la Tour Eiffel. Le résultat de cette entrevue donnera également la mesure de sa détermination à enrayer le déclin industriel dans l’Hexagone.….

(1) Ces laminoirs fournissent notamment des clients prestigieux de l’industrie automobile allemande comme Audi et BMW

 

Sur le site de Marianne.

http://www.marianne.net/Le-grand-bluff-de-Lakshmi-Mittal_a224726.html

 

 

 

 

 

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Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l’Europe.

27 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

Le Journal du Siècle

"Ce siècle est à la barre et je suis son témoin." ~ Victor Hugo ~

 Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l’Europe

A la surprise générale, le chancelier de l’Échiquier britannique, Georges Osborne, a annoncé lundi 26 novembre la nomination de Mark Carney, 47 ans, actuel gouverneur de la Banque centrale du Canada, au poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre. Le nouveau patron de la Bank of England (BoE) doit succéder à l’actuel gouverneur Mervyn King en juin 2013.

 

Mark Carney a fait des études à Harvard et Oxford, puis travaille treize ans pour la compagnie Goldman Sachs International à Londres. Il s’impliquera notamment dans l’économie post-apartheid de l’Afrique du Sud ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la crise financière russe de 1998 , en conseillant la Russie de parier contre la capacité du pays à rembourser sa dette.

La nomination de Carney survient à peine six mois après sa participation à la conférence du Groupe Bilderberg de 2012 à Chantilly, en Virginie, une réunion annuelle de plus d’une centaine de personnes les plus puissantes de la planète, qui usent régulièrement de leur position afin d’imposer certains choix … ou  nominer certains hommes.

La présence de Carney à la réunion du Bilderberg de cette année lui a sans aucun doute permis de gagner les faveurs des membres du groupe pour le poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre, tout comme pour d’autres sommités, comme Herman Van Rompuy, qui a été choisi comme président de l’Union européenne, quelques jours après avoir assisté à un dîner avec le Groupe Bilderberg.

L’ascension de Mark Carney à la tête de la Banque d’Angleterre représente également la dernière pièce du puzzle pour le contrôle de Goldman Sachs sur pratiquement toutes les grandes économies à travers le continent européen.

L’an dernier, c’est l’ancien commissaire européen Mario Monti qui avait été choisi pour remplacer Silvio Berlusconi, le premier ministre italien. Monti était connu pour être un conseiller international de Goldman Sachs, président européen de la Commission Trilatérale et également un membre éminent du Groupe Bilderberg.

« Il s’agit des mêmes criminels qui nous ont mené vers cette catastrophe financière. C’est comme demander à des pyromanes d’éteindre le feu », a commenté Alessandro Sallusti, rédacteur d’Il Giornale.

De même, lorsque le Premier ministre grec George Papandreou a osé suggérer la possibilité pour le peuple grec de s’exprimer lors d’un référendum, il fût remplacé quelques jours après par Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE. Il a notamment été gouverneur de la Banque de Grèce qu’il occupera jusqu’à ce qu’il prépare son pays au passage à l’euro en 2001. C’est sous son mandat qu’a commencé le trucage des comptes publics de la Grèce, au moyen d’instruments financiers proposés par la banque d’affaires Goldman Sachs, qui a conduit à la crise de la dette publique. Aujourd’hui, c’est lui-même qui est à la tête du gouvernement grec pour mettre en place une politique d’austérité supposée résoudre cette crise.

Papademos et Monti ont été nommés en tant que dirigeants non élus pour la raison précise qu’ils « ne sont pas directement responsables aux yeux du public », souligne le Time Magazine, illustrant une fois de plus le caractère autoritaire et antidémocratique de l’Union Européenne dans son ensemble.

Peu de temps après, Mario Draghi – ancien vice-président de Goldman Sachs International – a été nommé en tant que président de la Banque Centrale Européenne.

Le géant bancaire international, connu pour sa corruption et ses délits d’initiés, a désormais une influence énorme sur presque toutes les grandes économies occidentales.

Source : Le Monde / Infowars / Le Journal du Siècle

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Grande Bretagne : save the children.

26 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 
Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 00:20

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Sauvez les enfants

 

Avec un taux de chômage record, une pauvreté qui touchera 47% des enfants en 2020, selon le très sérieux Institut d’études fiscales, la situation au Royaume-Uni est vraiment dramatique.

 


Un journaliste indien s'étonne que les enfants du Royaume-Uni souffrent de plus en plus de la pauvrété, et que le gouvernement ne fasse rien pour y remédier.


 

Alors que le Royaume-Uni se flatte d'être la septième puissance économique mondiale et d'envoyer des milliards d'euros d'aide à d'autres pays, dont l'Inde, certains s'interrogent: que fait-on pour lutter contre la pauvreté au Royaume-Uni, où un nombre croissant de personnes souffrent de la faim, du chômage et de l'absence de logements ?



Signe de la gravité de la situation après quatre dures années de récession, l'ONG Save the Children – réputée pour son travail en Asie, en Afrique et en Amérique du Sudlance pour la première fois un appel national pour venir en aide aux pauvres du Royaume-Uni, qui se voient infliger une sorte de double peine avec une récession économique doublée d'un plan de rigueur gouvernemental très controversé.


 

Dans cette campagne, signée du slogan "It shouldn't happen here" [cela ne devrait pas arriver ici], l'ONG révèle que le Royaume-Uni abrite près de 3,5 millions d'enfants pauvres, dont 1,6 million vivraient dans une extrême pauvreté.



"Il est inacceptable de voir qu'en 2012, des familles vivant au Royaume-Uni doivent se priver de biens essentiels, notamment alimentaires, ou se retrouver criblées de dettes uniquement pour subvenir à leurs besoins quotidiens", déclare l'organisation humanitaire en soulignant que les enfants les plus pauvres sont les premières victimes de la récession économique.



Le responsable exécutif de Save the Children, Justin Forsyth, indique que la pauvreté a progressé depuis l'élection du gouvernement conservateur qu'il incite à faire davantage pour épargner de nouvelles restrictions budgétaires aux catégories "les plus pauvres et les plus défavorisées". L'ONG, dont les campagnes mettent plus souvent en scène des enfants africains affamés, a cette fois choisi l'image d'une petite fille blanche en larmes, avec comme bandeau: "aujourd'hui au Royaume-Uni, 1,6 million d'enfants vivent dans une extrême pauvreté", suivi du slogan: "Cela ne devrait pas arriver ici".



C'est pourtant bien ce qui arrive. Et la situation ne devrait qu'empirer dans les années à venir. Pendant ce temps, le gouvernement dépense des millions d'euros pour une somptueuse campagne d'affichage visant à redonner sens au "grand" de "Grande Bretagne"

Courrier international

 

http://www.mleray.info/article-grande-bretagne-save-the-children-112829640.html

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