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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

..." comment nous allons détruire 7 pays en 5 ans" (Général Wesley CLARK le 2.3.2007), sur le blog de Jocelyne Galy.

1 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

..." comment nous allons détruire 7 pays en 5 ans" (Général Wesley CLARK 2.3.2007)

 

 En route vers la 3ème Guerre Mondiale !

 

 Balisage

00.00  pouquoi les US ont-ils...

00.48  Dollar, or, et pétrodollar

04.00  Irak...

05.59  "il s'agit d'un mémo qui décrit comment nous allons détruire 7 pays en 5 ans" (Général Wesley Clark 2 mars 2007)

06.17  ... Lybie

06.40  ... Iran

07.05  ...Syrie

08.08  Moyen Orient et Afrique

08.55  ...QUI TIRE LES FICELLES?.. A QUI CELA PROFITE?...

10.55  QUE FAIRE?...:  3 étapes...

 

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2013/07/01/27545108.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=blogdejocelyne

 

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Bilderberg 2013 : des puissances en crise (III).

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (III)

Le 9 juin 2013, dernier jour de la rencontre de Bilderberg de cette année, Paris Match souligne « Bilderberg. Le "no comment" de Cameron », à propos de la participation du Premier Ministre britannique à cette rencontre. A ce sujet, de defensa commente « Bilderberg-2013 : blowback et KO technique », et Press TV (Irlande) « UK PM U-turns on transparency pledge ». La participation à Bilderberg d'un premier ministre en exercice n'est rien de vraiment nouveau. Ce fut le cas, par exemple, de l'espagnol José Luis Rodríguez Zapatero à Sitges. Pour ne pas parler de ministres, de présidents et membres de la Commission Européenne ou du Conseil Européen (van Rompuy à Saint-Moritz), de dirigeants de partis politiques... Mais dans la situation actuelle, c'est un sentiment croissant d'échec et d'inquiétude générale devant la crise permanente, qui semble pousser l'opinion publique à réagir à cette rencontre de Bilderberg. Paradoxalement, tel n'a pas été le cas il y a moins de trois mois lors de la réunion de la Commission Trilatérale à Berlin évoquée dans nos articles « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end » , « La Commission Trilatérale, réunie à Berlin : qui en parle ? » et « Commission Trilatérale, Europe et Afrique (I) » et sur laquelle les médias français avaient tout particulièrement gardé le silence. Pourtant, la Trilatérale met en ligne un abondant matériel comme déjà souligné dans notre article « Bilderberg, Trilatérale, "théorie du complot"... ». Le premier jour de la rencontre de Bilderberg de 2013, The Telegraph commentait « Bilderberg Group? No conspiracy, just the most influential group in the world ». C'est dejà suffisant pour ne pas comprendre le silence récurrent de nombreux médias avant la présente rencontre. Et qu'en est-il de la transparence de la part des participants exerçant des fonctions institutionnelles ? Un deuxième article du Telegraph intitulé « Bilderberg Group 2013: guest list and agenda » reproduisait la liste des points de discussion annoncés dans le communiqué de presse et la relation des participants officielle. Les lecteurs britanniques peuvent ainsi constater la participation au Bilderberg de 2013 d'un certain nombre de politiques de leur pays. Pourtant, aucun compte rendu n'est à ce jour prévu. Pas plus qu'en France, d'ailleurs, alors que la politique de l'Union Européenne fait partie des sujets évoqués. Précisément, les recommandations de la Commision Européenne pour la France soumises au prochain Conseil Européen ont de quoi inquiéter en ce qui concerne les dépenses publiques et les services publics. Rien d'autre que la suite d'une politique dont l'application invariable pendant trois décennies a déjà conduit à la crise sans fin actuelle. Le 9 juin également, La Dépêche rapporte « François Hollande au Japon : "La crise dans la zone euro est terminée" ». Cependant, outre les chiffres peu rassurants de l'INSEE sur le chômage en France, 7 sur 7 annonce « Le chômage va encore augmenter en Belgique ». Avec le titre « FMI-Union Européenne : A qui la faute ? » à propos de la Grèce, Radio Vatican rappelle le renvoi récurrent du Fonds Monétaire International (FMI) à la « confiance des investisseurs ». Mais en réalité cette « confiance » est-elle autre chose que le bon vouloir des milieux financiers dont la stratégie de délocalisations a été à l'origine de la dégringolade actuelle sur le continent européen ? La rencontre de Bilderberg de 2013 apparaît marquée par l'affaiblissement de plus en plus évident des puissances qui à première vue en sont les protagonistes, comme déjà souligné dans nos articles « Bilderberg 2013 : des puissances en crise » (I) et (II). Mais quel est le véritable jeu de la grande finance dont le pouvoir ne cesse de s'affirmer face aux Etats en crise ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-iii.html ]



et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I)

Le contexte de la rencontre de Bilderberg de 2013 qui devrait avoir lieu dans un mois n'est pas rejouissant pour l'Europe et les Etats-Unis. Pour la France, non plus. Le 9 mai, La Tribune publie un article de Robert J. Shiller intitulé « Relancer l'économie sans aggraver la dette », proposant une augmentation simultanée d'impôts et dépenses publiques. C'est oublier la stratégie permanente de privatisations et de délocalisations qui domine depuis une trentaine d'années l'économie et la politique sociale des pays jadis « riches ». Les investissements publics nationaux deviennent ainsi des otages de fait du capital financier international et des grandes multinationales. Cette semaine, les médias ont rappelé l'ahurissant historique des privatisations françaises. Dans son article « L'État veut réduire sa participation dans certaines entreprises publiques », Le Figaro commente l'annonce par Jean-Marc Ayrault d'une nouvelle cession d'actions au secteur privé. Jusqu'où ira la vente des meubles ? Ouest-France évoque à son tour : « Privatisations. La grande vague des années 80-90 ». Mais la tendance a-t-elle été différente par la suite ? Quant aux délocalisations, Yabiladi rapporte encore : « La Société Générale prévoit de délocaliser une partie de ses activités au Maroc », alors que New Banques analyse « La Société Générale vise un plan d'économies de 900 millions d'euros d'ici à 2015 » et Boursorama fait savoir : « ...la Société Générale va supprimer plus de 1.000 postes ». Le 9 mai également, un article d'Irnerio Seminatore dans Le Monde porte le titre « Londres, Pékin, Tokyo et l'agonie du multilatéralisme ». Une chose est certaine : la stratégie de mondialisation du capitalisme a conduit à la catastrophe des puissances dont les « élites » pensaient ou déclaraient contrôler ce processus. Et si à ce jour la direction générale de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est assumée par le « socialiste » français Pascal Lamy, c'est le brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo qui devrait lui succéder prochainement. Le salaire minimum brésilien, un peu plus de 250 euros mensuels, est presque six fois inférieur au SMIC français. Que peut-il en résulter, dans un « marché mondial de la main d'oeuvre » et avec une régulation mondialisée imposant la « libre circulation des capitaux et des marchandises » ? The Watford 0bserver annonce « The Bilderberg Group to meet in The Grove Hotel in Watford », se référant à un renseignement fourni par la police locale qui aurait annoncé ne pas vouloir faire obstacle à des manifestations « pacifiques ». La rencontre de Bilderberg de 2013 devrait donc avoir lieu à Watford (Hertfordshire), à 27 Km. de Londres, du 6 au 8 juin et sous la présidence de l'ami personnel de François Hollande qu'est le PDG d'AXA Henri de Castries.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html ]


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/06/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-ii.html

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (II)

Le 6 juin 2013 commence à l'hôtel Grove à Wadford, dans le Hertfordshire au Nord de Londres, la rencontre de Bilderberg de cette année. Un communiqué de presse et une liste des participants se trouvent sur le site officiel de ces rencontres. La Tribune commente « Fillon, Pécresse et six autres Français annoncés à la discrète réunion du Groupe Bilderberg à Londres ». Mais pourquoi ne pas souligner également la présence de Christine Lagarde en tant que directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) ? Ou celle du PDG d'AXA Henri de Castries, président de ces rencontres. Ou encore, parmi les participants français, la présence d'Olivier de Bavinchove en tant que commandant de l'Eurocorps. Sans oublier, au titre de l'Union Européenne, le président de la Commission Européenne José M. Durão Barroso et la vice-présidente Viviane Reding. Le président de Goldman Sachs International Peter Sutherland et le vice-président de Goldman Sachs & Co. J. Michael Evans sont également du nombre, tout comme le secrétaire général du Parti Socialiste du Portugal António José Seguro, le Chancellier de l'Echiquier britannique George Osborne et son équivalent dit « fantôme » le travailliste Edward M. Balls, le président exécutif d'EADS Thomas Enders, l'ancien président italien Mario Monti... RT analyse « Bilderberg agenda: Western elites meet to determine the future of Middle East and Africa » et International Business Times présente une vidéo avec le titre « Bilderberg 2013: Charlie Skelton on the Annual Secret Meeting of the World’s Elite ». L'Afrique et le Moyen-Orient font en effet partie des thématiques annoncées dans le communiqué de presse, mais la liste des participants n'inclut aucun citoyen de ces zones en dehors de Tidjane Thiam. Le 6 juin également, le blog de Bruno Colmant dans L'Echo interroge « Et notre jeunesse, dans cette crise ? », alors que Le Monde relève « Le taux de chômage atteint 10,4 % au premier trimestre » et Le Figaro souligne « Le taux de chômage pourrait dépasser cette année son record historique de 10,8 % ». Incluant les données des Départements d'Outre-mer, L'Expansion emploie le titre « Le taux de chômage en France grimpe à 10,8%, au plus haut depuis 15 ans ». Dans une note intitulée « Le chômage poursuit son envolée en France », Boursier.com fait notamment état de déclarations du chef de la mission du FMI en France estimant, sur la base de ce qu'il qualifie de « variables macroéconomiques » que le chômage en France continuera à augmenter. Mais en quoi consistent ces « variables macroéconomiques » ? S'agit-il d'autre chose que de trois décennies de  privatisations et de délocalisations ? Soulignant le rôle évident de la mondialisation du capitalisme, Chine Informations se demande « L'économie française est-elle vraiment dans un dilemme ? » L'article se réfère à l'appréciation d'un expert estimant que « la France n'est plus en mesure d'assumer le financement de la protection sociale ». Ce sont donc les « petits citoyens » qui paieront la facture de la politique des « élites ». Le Point rapporte « Le FMI presse la France de réduire ses dépenses publiques ». A son tour, L'Usine Nouvelle écrit « Le FMI reconnaît sa mauvaise gestion du dossier grec », et Professeur Forex « Grèce / FMI : Le FMI avoue avoir mal géré le cas Grec et plaide pour une nouvelle restructuration de la dette ». Que peut-on attendre d'une réunion de représentants de puissances en crise et dont les pays dits « émergents » sont absents ? Une question essentielle et récurrente que nous avions déjà abordée dans notre article « Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I) ». Le titre de la dépêche du 6 juin de l'Agence Ecofin « Ouverture de la conférence secrète du Bilderberg entre Européens et Américains » reflète bien un aspect de cette situation.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/06/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-ii.html ]


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Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Le monde en 2030. Par Ignacio Ramonet.

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le monde en 2030
Ignacio Ramonet

10 juin 2013

Article en PDF : Enregistrer au format PDF
 

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde. Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).

 

 
 
Le document confidentiel que le président Barack Obama a trouvé sur son bureau de la Maison Blanche le 21 janvier dernier lorsqu’il a entamé son second mandat vient de paraître sous le titre Global Trends 2030. Alternative Worlds (Tendances mondiales 2030 : nouveaux mondes possibles) [1]. Que nous dit-il ?

Le constat principal est : le déclin de l’Occident. Pour la première fois depuis le XVe siècle, les pays occidentaux perdent du pouvoir face à la montée des nouvelles puissances émergentes. Commence la phase finale d’un cycle de cinq siècles de domination occidentale du monde. Même si les États-Unis demeureront l’une des principales puissances planétaires, ils perdront leur hégémonie économique en faveur de la Chine. Ils n’exerceront plus leur « hégémonie militaire solitaire » comme ils le font depuis la fin de la guerre froide (en 1989). Nous allons vers un monde multipolaire dans lequel les nouveaux acteurs (la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud) ont vocation à constituer de solides pôles régionaux et à disputer la suprématie internationale à Washington et à ses alliés historiques (Royaume Uni, France, Allemagne, Japon). Pour avoir une idée de l’importance et de la rapidité du déclassement occidental qui s’annonce, il suffit de souligner ces chiffres : la part des pays occidentaux dans l’économie mondiale passera de 56% aujourd’hui à 25% en 2030... En moins de vingt ans, l’Occident perdra plus de la moitié de sa prépondérance économique... L’une des principales conséquences de cela c’est que les États-Unis et leurs alliés n’auront probablement plus les moyens financiers d’assumer le rôle de gendarmes du monde... De sorte que ce changement structurel (aggravé par la profonde crise économique actuelle) pourrait réussir là où l’Union soviétique et Al-Qaïda ont échoué : à savoir, l’affaiblissement durable de l’Occident.

Selon ce rapport de la CIA, la crise en Europe durera au moins une décennie, soit jusqu’en 2023... Et, toujours selon cette étude, il n’est pas certain que l’Union européenne réussira à maintenir sa cohésion. Entre-temps, l’émergence de la Chine se confirme comme deuxième économie du monde qui deviendra bientôt la première. Simultanément, les autres pays du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde et Afrique du Sud) s’installent en deuxième ligne et entrent en compétition directe avec les anciens empires dominants du groupe JAFRU (Japon, Allemagne, France, Royaume Uni).

En troisième ligne apparaissent désormais une série de puissances intermédiaires avec des démographies à la hausse et de forts taux de croissance économique, appelées à devenir également des pôles hégémoniques régionaux et avec tendance à se constituer en groupe d’influence mondiale, le CINETV (Colombie, Indonésie, Nigeria, Ethiopie, Turquie, Vietnam).

Mais d’ici à 2030, dans le Nouveau système international, quelques unes de plus grandes collectivités du monde ne seront plus des pays mais de communautés rassemblées et reliées entre elles par Internet et les réseaux sociaux. Par exemple, « Facebookland » : plus d’un milliard d’usagers... ou « Twitterland » : plus de 800 millions... Dont l’influence dans le jeu de trône de la politique mondiale pourrait être décisif. Les structures de pouvoir vont se disséminer en raison de l’accès universel à la Toile et à l’usage des nouveaux outils numériques.

A cet égard, le rapport de la CIA annonce l’apparition de tensions entre les citoyens et certains gouvernements ; tensions que plusieurs sociologues qualifient de « post-politiques » ou « post-démocratiques »... D’un côté, la généralisation de l’accès à Internet et l’universalisation de l’usage des nouvelles technologies vont permettre aux citoyens d’élargir le champ de leurs libertés et de défier leurs représentants politiques (comme ce fut le cas lors printemps arabes ou de la crise des indignés). Mais, en même temps, selon les auteurs du rapport, ces mêmes outils électroniques vont procurer aux gouvernements « une capacité sans précédent de surveiller leurs citoyens » [2].

« La technologie – ajoutent les analystes de Global Trends 2030 – continuera d’être le grand critère de différentiation des États, mais les futurs empereurs d’Internet, semblables à ceux de Google ou de Facebook, possèderont des montagnes entières de données et manipuleront en temps réel beaucoup plus d’informations que les États ». C’est pourquoi la CIA recommande à l’Administration des États-Unis qu’elle se prépare à affronter les grandes entreprise privées qui contrôlent Internet en activant le Special Collection Service, un service d’intelligence ultrasecret – qui dépend conjointement de la NSA (National Security Service) et le SCE (Service Cryptologic Elements) des Forces armées – spécialisé dans la captation clandestine d’informations d’origine électromagnétique. Si un groupe d’entreprises privées venait à contrôler la masse de données qui circule sur Internet, il pourrait conditionner le comportement d’une grande partie de la population mondiale, voire même des entités gouvernementales. La CIA craint aussi que le terrorisme djihadiste soit remplacé par un cyberterrorisme encore plus effroyable.

Le rapport prend d’autant plus au sérieux ce nouveau type de menace que, en définitive, le déclin des États-Unis n’a pas été provoqué par une agression extérieure mais par une cause interne : la crise économique survenue en 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers. Les auteurs estiment que la géopolitique contemporaine doit prendre en compte des nouveaux phénomènes qui n’ont pas forcément de caractère militaire. Car, même si les menaces militaires n’ont pas disparu (cf. les affrontements armés en Syrie, les menaces concernant l’Iran ou la récente gesticulation nucléaire de la Corée du Nord), les dangers principaux que courent aujourd’hui les sociétés sont de type non-militaire : changement climatique, conflits économiques, crime organisé, guerres électroniques, nouvelles pandémies, épuisement des ressources naturelles...

Sur ce dernier aspect, le rapport signale qu’une des ressources qui s’épuise le plus rapidement est l’eau douce. En 2030, 60% de la population mondiale connaîtra des problèmes d’approvisionnement en eau, ce qui pourrait donner lieu à des « conflits hydriques »... Concernant les hydrocarbures, en revanche, la CIA se montre beaucoup plus optimiste que les écologistes. Grâce aux nouvelles techniques (fort polluantes) de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels. Les États-Unis seraient déjà autosuffisants en gaz, et ils le seront, en 2030, en pétrole. Ce qui fait baisser ses coûts de production manufacturière et encourage la relocalisation de ses industries de main d’œuvre. Mais si les États-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront. Quelles seraient alors les conséquences pour les actuels pays exportateurs ?

Dans le monde de demain, 60% des personnes vivront, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, dans les villes. D’autre part, conséquence de la réduction accélérée de la pauvreté, les classes moyennes deviendront dominantes et le nombre de personnes qui en feront partie sera multiplié par trois passant de 1 milliard à 3 milliards. C’est une révolution colossale. Qui provoquera, entre autres conséquences, un changement général des habitudes culinaires ; notamment une augmentation de la consommation de viande à l’échelle planétaire. Ce qui va aggraver la crise environnementale. Parce qu’il faudra augmenter considérablement l‘élevage (de bovins, d’ovins, de porcs et de volailles). Et cela supposera une explosion de la consommation d’eau (pour produire les fourrages), d’énergie et de l’usage de fertilisants. Avec des dérivations négatives en termes d’effet de serre et de réchauffement global...

Le rapport prévoit également que, en 2030, les habitants de la planète seront 8,4 milliards, mais que l’augmentation démographique cessera partout à l’exception de l’Afrique. Il y aura donc un vieillissement général de la population mondiale. En revanche, la relation entre l’être humain et les « technologies prothétiques » va accélérer la mise au point de nouvelles générations de robots et l’apparition de « surhommes » capables de prouesses physiques et intellectuelles inédites.

Le futur est rarement prévisible. Il ne faut pas pour autant cesser de l’imaginer en termes de prospective. Et de nous préparer à agir face à diverses circonstances possibles dont une seule se produira. Même si (nous l’avons déjà dit) la CIA possède son propre point de vue subjectif sur la marche du monde, et que ce point de vue est conditionné par l’impératif de la défense des intérêts des États-Unis, ce rapport constitue un outil de travail extrêmement utile. Sa lecture nous aide à prendre conscience des rapides évolutions en cours et à réfléchir sur la possibilité, pour chacun d’entre nous, d’intervenir et d’agir pour infléchir le cours des choses, afin de contribuer à construire un futur plus juste.
 
 
 

 

 
Notes :
[1] http://www.dni.gov/index.php/nation.... Paru en français sous le titre : Le Monde en 2030 vu par la CIA, Editions des Equateurs, Paris, 2013.
[2] Dans ce même esprit de mise en garde, lire Julian Assange (avec Jacob Appelbaum, Aandy Müller-Maghun et Jérémie Zimmermann), Menace sur nos libertés. Comment Internet nous espionne ; comment résister (Robert Laffont, Paris, 2013). Lire aussi : Christophe Ventura, « Julian Assange et la surveillance de masse », Mémoire des luttes, 1er février 2013. http://www.medelu.org/Julian-Assang....
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Que font François Fillon, Christine Lagarde et Valérie Pécresse à la conférence Bilderberg ?

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

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Le FBI accède aux serveurs de Google, Skype et Facebook, Obama assume

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation


Le FBI accède aux serveurs de Google, Skype et Facebook, Obama assume

Par Les Echos | 07/06 | 06:55 | mis à jour à 20:20 | 5commentaires

 

Depuis 2007, le FBI et la NSA ont accès aux serveurs des plus grands acteurs du Web afin de consulter des informations sur les utilisateurs. Mails, vidéos, photos, fichiers... L’accès est total. De « modestes empiétements sur la vie privée » permettant de prévenir des attentats, a justifié le président Barack Obama.

Un centres de données de Google. La NSA et le FBO ont accès notamment aux serveurs du géant du Web - Google
Un centres de données de Google. La NSA et le FBO ont accès notamment aux serveurs du géant du Web - Google

Le président Barack Obama a justifié vendredi les mesures de surveillance des communications par téléphone et internet qui, a-t-il insisté, ne violent en rien la Constitution américaine et permettent de protéger la sécurité nationale.

 

Les grands acteurs américains d’internet comme Apple, Google, Facebook ou encore Yahoo ont tenu pour leur part à démentir des informations du Washington Post selon lesquelles ils fourniraient au gouvernement un « accès direct » à leurs serveurs. S’exprimant vendredi sur ce dossier lors d’une visite dans la Silicon Valley, en Californie, Barack Obama a justifié les mesures prises. Il est indispensable de trouver un compromis entre le respect de la vie privée et les nécessités de la sécurité nationale, a dit le président qui a souhaité un débat sur ce sujet. Déjà, a-t-il assuré, des représentants du peuple et des magistrats sont tenus informés des mesures de surveillance téléphoniques, qui concernent uniquement les numéros et la durée des communications mais pas la teneur des conversations.

«  Personne n’écoute vos conversations téléphoniques, ce n’est pas l’objet de ce programme », a-t-il insisté. « En extrapolant, on peut se plaindre de ’Big Brother’ et de risques de dérapage mais quand on entre dans les détails, je pense que nous avons trouvé le bon équilibre », a-t-il ajouté. Pour ce qui est du contrôle des courriels et des pages consultées sur internet, il ne vise ni les citoyens américains, ni les personnes vivant aux Etats-Unis, a confirmé le président.

Il a précisé qu’il était au départ sceptique sur une telle surveillance mais qu’il avait dû finalement reconnaître qu’elle permettait de prévenir des attentats terroristes, au prix de quelques « modestes empiétements sur la vie privée ». « Vous ne pouvez pas avoir 100% de sécurité, 100% de respect de la vie privée et aucun inconvénient. Il faut bien, en tant que société, faire des choix », a fait valoir le président.

L’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI ont en effet accès aux serveurs de neuf géants américains de l’internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour y surveiller les activités d’étrangers, ont révélé le Washington Post et le Guardian .

Le quotidien américain Washington Post a été contacté par un ancien employé du renseignement qui a fourni des documents, dont une présentation PowerPoint de formation décrivant le partenariat entre l’agence d’espionnage NSA et les sociétés internet.

Le programme secret, au nom de code « PRISM », est en place depuis 2007 et permet à la NSA de se connecter aux serveurs des entreprises, via un portail, pour consulter des informations sur des utilisateurs dont il existerait des éléments permettant de penser « raisonnablement » qu’ils sont à l’étranger, le tout sans ordonnance de justice. La loi américaine protège ses citoyens d’une surveillance faite sans ordonnance, mais les personnes hors du territoire ne bénéficient pas de cette protection et peuvent être espionnées en toute légalité.

Plusieurs documents liés au programme « PRISM » ont été dévoilés par le Washington Post et le Guardian.
Plusieurs documents liés au programme « PRISM » ont été dévoilés par le Washington Post et le Guardian.

Tous les détails

Selon le journal, « les analystes qui utilisent le système sur un portail internet à Fort Meade (une base militaire près de Washington, ndlr) doivent entrer des lecteurs, ou mots-clé de recherche, de façon à ce que la probabilité que la cible soit étrangère dépasse 51% ». Skype, AOL, YouTube, Apple et PalTalk participeraient également au système, et la plate-forme d’hébergement de fichiers Dropbox devrait être ajoutée prochainement.

Le FBI accède aux serveurs de Google, Skype et Facebook, Obama assume

Selon le Guardian, la NSA peut consulter « les courriers électroniques, les chats vidéo et audio, les vidéos, les photos, les chats comme Skype, les transferts de fichiers, les détails des réseaux sociaux, et plus ». Les communications par Skype peuvent être espionnées en direct. Il s’agit de « l’un des accès les plus riches (...) pour la NSA », est-il écrit sur le document PowerPoint, selon le Guardian. Plus de 77.000 rapports de renseignements ont ainsi cité PRISM.

 

Porte d’entrée cachée

Google a déclaré dans un communiqué aux deux quotidiens qu’il faisait « très attention à la sécurité des données de (ses) utilisateurs ». « Nous ne divulguons de données à l’Etat fédéral qu’en accord avec la loi, et nous examinons ces demandes avec attention », dit-il. « Des personnes affirment que nous avons créé une +porte d’entrée cachée+ pour l’Etat dans nos systèmes, mais Google n’a pas de +porte d’entrée cachée+ pour que l’Etat accède à des données privées d’utilisateurs », poursuit-il.

Cet espionnage a été permis par une loi votée pendant le mandat de George W. Bush, et renouvelée et promulguée par Barack Obama en décembre 2012, malgré l’inquiétude d’élus face à cette carte blanche donnée à la NSA. « Une expérience directe de ces systèmes et un sentiment d’horreur face à ses possibilités a poussé un officier du renseignement à fournir la présentation PowerPoint sur PRISM et d’autres documents au Washington Post pour révéler ce qu’il estime être une intrusion choquante dans la vie privée », écrit le Washington Post. « Ils peuvent vraiment voir vos idées se former au fur et à mesure que vous les tapez », a confié cet officier au journal.

Ces révélations suivent celles du quotidien britannique sur un autre programme conduit par la NSA, grâce auquel l’agence d’espionnage recueille la totalité des relevés téléphoniques des abonnés de l’opérateur Verizon .




http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202813704209-le-fbi-a-acces-aux-serveurs-de-google-skype-et-facebook-573304.php

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Reportage au BILDERBERG 2013.

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Reportage au BILDERBERG 2013

 

 

Publiée le 9 juin 2013

4e et dernier jour de notre reportage à Londres, il y a du gros à venir !

Posté par Jocegaly à - BILDERBERG 2013 - Article précédent (30/05/2013)
  • GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE : DANGER MADE IN...

    Sur AGIR PAR LA CULTURE Mouvement social Propos recueillis par Aurélien Berthier Ricardo Cherenti et...

    » Lire la suite

Commentaires sur Reportage au BILDERBERG 2013

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2013/06/10/27370569.html

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L’art de la guerre. Le vent de l’Est redouté par les USA. Par Manlio Dinucci.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

L’art de la guerre

 

Le vent de l’Est redouté par les Usa

 

Manlio Dinucci

 

 

Le sommet « informel » entre le président Obama et le président chinois Xi Jinping, les 7et 8 juin en Californie, sera retransmis en mondovision selon la mise en scène washingtonienne de la chaude atmosphère familiale, assaisonnée de sourires et facéties. Mais, les caméras des télés étant éteintes, le ton changera. De nombreuses questions brûlantes sont sur le tapis. Les Usa, au premier rang mondial dans les investissements directs étrangers (Ide), ont investi plus de 55 milliards de dollars en Chine (première destination mondiale des Ide), où les multinationales étasuniennes ont de plus en plus délocalisé leur production manufacturière, dont une grande partie est ensuite réimportée aux Usa. De cette façon cependant les Etats-Unis ont contracté à l’égard de la Chine un déficit commercial qui en 2012 a dépassé les 315 milliards de dollars, 20 de plus par rapport à 2011. Les investissements chinois aux Etats-Unis sont bien plus petits, à cause surtout des restrictions imposées : on permet aux sociétés chinoises, par exemple, d’investir dans le secteur alimentaire (un groupe de Shanghai vient à peine d’acheter le plus gros producteur étasunien de viande porcine), mais le secteur des télécommunications reste off limits pour eux.  Washington accuse en outre la Chine d’avoir pénétré avec ses hackers dans les systèmes informatiques étasuniens, en dérobant les données relatives à une vingtaine des systèmes d’arme les plus avancés. L’économie chinoise, arrivée au second rang mondial avec un revenu national brut de presque la moitié de celui des Usa, est de plus en plus dynamique : non seulement sa capacité productive est impressionnante (elle exporte chaque année un milliard de téléphones mobiles et 20 milliards de vêtements), mais elle investit aussi de plus en plus dans des pays d’importance stratégique pour les Usa. Après avoir dépensé dans les guerres en Irak et en Afghanistan 6mille milliards de dollars et s’être avec cela lourdement endettés, les Etats-Unis voient à présent la Chine économiquement de plus en plus présente dans ces pays.  En Irak, non seulement elle achète environ la moitié du pétrole produit, mais elle effectue à travers des compagnies étatiques de gros investissements dans l’industrie pétrolifère, pour plus de 2 milliards de dollars annuels. Pour le transport du personnel technique chinois a été construit un aéroport spécifique aux environs de la frontière iranienne. La carte gagnante des compagnies chinoises est que, à la différence de la société étasunienne ExxonMobil et d’autres compagnies occidentales, elles acceptent des contrats pour l’exploitation des gisements à des conditions beaucoup plus avantageuses pour l’Etat irakien, en ne misant pas sur le profit mais sur le fait de pouvoir avoir du pétrole, dont la Chine est devenue le principal importateur mondial. En Afghanistan, des compagnies chinoises sont en train d’investir surtout dans le secteur minier, après que des géologues du Pentagone ont découvert de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. De plus en plus en difficulté dans la compétition économique, les Usa jettent leur épée sur le plateau de la balance. A la veille du sommet, le secrétaire à la défense Hagel a « rassuré les alliés asiatiques face à la croissance militaire chinoise », en promettant que, malgré l’austérité, les Usa déploieront dans la région Asie/Pacifique des forces dotées des technologies militaires les plus avancées : unités navales à armes laser, navires de combat côtier, chasseurs F-35 et autres. Les navires de guerre déployés dans le Pacifique, qui constituent aujourd’hui la moitié des cent déployés (sur un total de 283), seront augmentés ultérieurement. Ainsi, souligne Hagel, les Etats-Unis conserveront « une marge décisive de supériorité militaire ».

   À laquelle s’agrippe, pour lutter contre son déclin, l’empire américain[1] d’Occident.

 

Edition de mardi 4 juin 2013 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130604/manip2pg/14/manip2pz/341237/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



[1] L’adjectif américain est ici volontairement employé en référence au déclin de l’empire romain d’Occident (NdT).

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Bilderberg 2013 : des puissances en crise (II). Par le collectif "Indépendance des chercheurs".

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (II)

Le 6 juin 2013 commence à l'hôtel Grove à Wadford, dans le Hertfordshire au Nord de Londres, la rencontre de Bilderberg de cette année. Un communiqué de presse et une liste des participants se trouvent sur le site officiel de ces rencontres. La Tribune commente « Fillon, Pécresse et six autres Français annoncés à la discrète réunion du Groupe Bilderberg à Londres ». Mais pourquoi ne pas souligner également la présence de Christine Lagarde en tant que directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) ? Ou celle du PDG d'AXA Henri de Castries, président de ces rencontres. Ou encore, parmi les participants français, la présence d'Olivier de Bavinchove en tant que commandant de l'Eurocorps. Sans oublier, au titre de l'Union Européenne, le président de la Commission Européenne José M. Durão Barroso et la vice-présidente Viviane Reding. Le président de Goldman Sachs International Peter Sutherland et le vice-président de Goldman Sachs & Co. J. Michael Evans sont également du nombre, tout comme le secrétaire général du Parti Socialiste du Portugal António José Seguro, le Chancellier de l'Echiquier britannique George Osborne et son équivalent dit « fantôme » le travailliste Edward M. Balls, le président exécutif d'EADS Thomas Enders, l'ancien président italien Mario Monti... RT analyse « Bilderberg agenda: Western elites meet to determine the future of Middle East and Africa » et International Business Times présente une vidéo avec le titre « Bilderberg 2013: Charlie Skelton on the Annual Secret Meeting of the World’s Elite ». L'Afrique et le Moyen-Orient font en effet partie des thématiques annoncées dans le communiqué de presse, mais la liste des participants n'inclut aucun citoyen de ces zones en dehors de Tidjane Thiam. Le 6 juin également, le blog de Bruno Colmant dans L'Echo interroge « Et notre jeunesse, dans cette crise ? », alors que Le Monde relève « Le taux de chômage atteint 10,4 % au premier trimestre » et Le Figaro souligne « Le taux de chômage pourrait dépasser cette année son record historique de 10,8 % ». Incluant les données des Départements d'Outre-mer, L'Expansion emploie le titre « Le taux de chômage en France grimpe à 10,8%, au plus haut depuis 15 ans ». Dans une note intitulée « Le chômage poursuit son envolée en France », Boursier.com fait notamment état de déclarations du chef de la mission du FMI en France estimant, sur la base de ce qu'il qualifie de « variables macroéconomiques » que le chômage en France continuera à augmenter. Mais en quoi consistent ces « variables macroéconomiques » ? S'agit-il d'autre chose que de trois décennies de  privatisations et de délocalisations ? Soulignant le rôle évident de la mondialisation du capitalisme, Chine Informations se demande « L'économie française est-elle vraiment dans un dilemme ? » L'article se réfère à l'appréciation d'un expert estimant que « la France n'est plus en mesure d'assumer le financement de la protection sociale ». Ce sont donc les « petits citoyens » qui paieront la facture de la politique des « élites ». Le Point rapporte « Le FMI presse la France de réduire ses dépenses publiques ». A son tour, L'Usine Nouvelle écrit « Le FMI reconnaît sa mauvaise gestion du dossier grec », et Professeur Forex « Grèce / FMI : Le FMI avoue avoir mal géré le cas Grec et plaide pour une nouvelle restructuration de la dette ». Que peut-on attendre d'une réunion de représentants de puissances en crise et dont les pays dits « émergents » sont absents ? Une question essentielle et récurrente que nous avions déjà abordée dans notre article « Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I) ». Le titre de la dépêche du 6 juin de l'Agence Ecofin « Ouverture de la conférence secrète du Bilderberg entre Européens et Américains » reflète bien un aspect de cette situation.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/06/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-ii.html ]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I)

Le contexte de la rencontre de Bilderberg de 2013 qui devrait avoir lieu dans un mois n'est pas rejouissant pour l'Europe et les Etats-Unis. Pour la France, non plus. Le 9 mai, La Tribune publie un article de Robert J. Shiller intitulé « Relancer l'économie sans aggraver la dette », proposant une augmentation simultanée d'impôts et dépenses publiques. C'est oublier la stratégie permanente de privatisations et de délocalisations qui domine depuis une trentaine d'années l'économie et la politique sociale des pays jadis « riches ». Les investissements publics nationaux deviennent ainsi des otages de fait du capital financier international et des grandes multinationales. Cette semaine, les médias ont rappelé l'ahurissant historique des privatisations françaises. Dans son article « L'État veut réduire sa participation dans certaines entreprises publiques », Le Figaro commente l'annonce par Jean-Marc Ayrault d'une nouvelle cession d'actions au secteur privé. Jusqu'où ira la vente des meubles ? Ouest-France évoque à son tour : « Privatisations. La grande vague des années 80-90 ». Mais la tendance a-t-elle été différente par la suite ? Quant aux délocalisations, Yabiladi rapporte encore : « La Société Générale prévoit de délocaliser une partie de ses activités au Maroc », alors que New Banques analyse « La Société Générale vise un plan d'économies de 900 millions d'euros d'ici à 2015 » et Boursorama fait savoir : « ...la Société Générale va supprimer plus de 1.000 postes ». Le 9 mai également, un article d'Irnerio Seminatore dans Le Monde porte le titre « Londres, Pékin, Tokyo et l'agonie du multilatéralisme ». Une chose est certaine : la stratégie de mondialisation du capitalisme a conduit à la catastrophe des puissances dont les « élites » pensaient ou déclaraient contrôler ce processus. Et si à ce jour la direction générale de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est assumée par le « socialiste » français Pascal Lamy, c'est le brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo qui devrait lui succéder prochainement. Le salaire minimum brésilien, un peu plus de 250 euros mensuels, est presque six fois inférieur au SMIC français. Que peut-il en résulter, dans un « marché mondial de la main d'oeuvre » et avec une régulation mondialisée imposant la « libre circulation des capitaux et des marchandises » ? The Watford 0bserver annonce « The Bilderberg Group to meet in The Grove Hotel in Watford », se référant à un renseignement fourni par la police locale qui aurait annoncé ne pas vouloir faire obstacle à des manifestations « pacifiques ». La rencontre de Bilderberg de 2013 devrait donc avoir lieu à Watford (Hertfordshire), à 27 Km. de Londres, du 6 au 8 juin et sous la présidence de l'ami personnel de François Hollande qu'est le PDG d'AXA Henri de Castries.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html ]


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La bête immonde et les apprentis sorciers. Publié le 8 Juin 2013.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

La bête immonde et les apprentis sorciers

Publié le 8 Juin 2013

Au lendemain de la guerre de 39/45, le peuple se libérait aux cris de « plus jamais ça ! ». Bertolt Brecht avait beau avoir écrit « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde » on se refusait à croire que cela pouvait revenir chez nous. On pensait le fascisme réservé à l’Amérique du Sud où il régnait en maître sur tout le continent. L’éducation, l’histoire devait suffire pensait-on souvent.

 

Après plus de 30 ans de luttes, débarrassée de la droite et de sa politique de régression sociale, la France de 1981 pouvait croire que la gauche aller « changer la vie ».

Hélas, il y eut le « tournant de la rigueur » de 1983 où l’on vit un gouvernement tourner le dos à son anticapitalisme claironné au lendemain de 1968 [1].

 

Reprendre les mêmes recettes que le gouvernement précédent, faire payer le travail et non le capital, la différence entre gauche et droite devenait diffuse, il fallait recréer un clivage.

 

C’est là que Mitterrand a fait le choix stratégique de ressortir Le Pen des poubelles de l’histoire afin de lui donner visibilité et crédibilité. Invité à de multiples reprises des plateaux de télévision bien que représentant moins d’1% de l’électorat, il put soutenir ses thèses nauséabondes réhabilitées de fait par le pouvoir et les médias obéissantes au nom de la liberté d’expression. Ce fut l’époque où l’on vit fleurir pour la première fois sur les murs des campagnes électorales ce slogan machiavélique : « le PS ou l’extrême droite, c’est vous qui choisissez » .

 

La fausse alternance droite gauche, des choix économiques de plus en plus semblables et antisociaux, un pays s’enfonçant dans la crise, une UE de plus en plus totalitaire et niant la souveraineté populaire, ont creusé le lit de la montée du fascisme à laquelle nous sommes confrontés.

Récemment le discours médiatique sur la montée des « extrêmes » pour qualifier tout refus d’accepter les délocalisations ou les attaques sur la protection sociale, comme si la seule voie « raisonnable » possible était la soumission au capital ont encore aggravé le phénomène.

 

La CGT des Bouches du Rhône a bien raison d’écrire « Cette violence entretenue par l’extrême droite, sur un terrain de crise sociale doit être éradiquée et sanctionnée. Les responsables politiques de notre pays ont le devoir d’agir face à l’idéologie de la haine de l’autre.
Cela passe nécessairement par une politique qui réponde aux exigences sociales du monde du travail.
En effet, la situation est grave, austérité, chômage, misère ne font qu’enraciner ces discours d’extrême droite qui alimentent les tensions, la xénophobie et le racisme, l’homophobie et les violences pour en arriver à des drames inacceptabl
es… ».

 

Ce n’est pas d’aujourd’hui que datent ces groupes fascistes qui s’en prennent régulièrement aux arabes, aux noirs, aux roms, aux travailleurs en lutte… et plus généralement à celles et ceux qui ne pensent pas comme eux, sans que cela ne fasse forcément autant de bruit que cette fois-ci. Dissoudre les groupes d’extrême droite, si tant est que cela serve à quelque chose, ne suffit pas, c’est le terreau sur lequel ils se développent qu’il faut éradiquer. On ne combat pas une idée en l’interdisant mais en la combattant par des idées dont les actes et les faits démontrent la validité.

 

L’histoire récente montre assez que la stratégie Mitterrandienne avec laquelle le PS n’a jamais rompu, loin d’affaiblir l’extrême droite l’a renforcée et ses liens avec la droite « décomplexée » se sont affirmés comme jamais sous le quinquennat précédent. On avait bien vu dans les années 80 des alliances électorales droite/FN au nom de l’anticommunisme, mais sous Sarkozy un pas supplémentaire est franchi, c’est sur le terrain des idées que le rapprochement se fait sentir au point de ne plus voir sur certains points (le racisme en particulier) où est la différence entre la droite et son extrême.

 

Si ce gouvernement à son arrivée avait augmenté le SMIC de 30% et s’était opposé aux fermetures d’entreprises en les réquisitionnant pour en donner les clefs aux salarié-e-s, les opposants au mariage pour tous auraient-ils pu avec tant de facilité développer leur discours homophobe face à une loi censée représenter à elle seule le retour du clivage gauche/droite ?…Ce qui en plus est faux quand on voit la couleur politique des gouvernements qui de par le monde ont adopté une loi semblable.

 

Le fascisme ne se combat pas avec les bons sentiments mais avec une politique de progrès social faite par et pour le monde du travail. Il en va ainsi des quartiers populaires en manifestation le 1er juin, comme des jeunes épris de liberté et d’antiracisme.

 

Le capitalisme qui condamne à lamal-vie et au chômage des quartiers entiers, est directement responsable de la mort des jeunes tombés dans les trafics comme il est responsable de la montée des haines fascistes dernier rempart du maintien de son ordre. Celles et ceux qui, ayant le pouvoir, ont cru pouvoir jouer aux apprentis sorciers avec l’extrême droite pour masquer leurs renoncements à attaquer le mal à la racine portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

 

Ce sont leurs renoncements que Clément a payé de sa vie et les larmes hypocrites de leurs auteurs sont encore moins supportables.

 

Marseille, le 7 juin 2013

 

Charles Hoareau

[1] « Celui qui n’est pas anticapitaliste n’a pas sa place au Parti socialiste » François Mitterrand congrès d’Epinay 1971

 

 

 

Source : ROUGE MIDI

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Vous ne connaissez pas le Bilderberg ? Vous avez tort ! Par Pierre Hillard.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Vous ne connaissez pas le Bilderberg ? Vous avez tort !

bilderberg

 

Le 8 juin 2013

Qui connaît en France le Bilderberg, dont la réunion a lieu du 6 au 9 juin 2013 en Grande-Bretagne à Hertfordshire ? Ce n’est pas la presse française qui risque de s’y intéresser, même si un site officiel existe. Bien entendu, des esprits chagrins vont tout de suite sortir l’arsenal des formules habituelles comme « théorie du complot », « conspirationnistes », « fanatiques », etc., à l’égard de ceux qui s’intéressent aux réunions de ses membres. Il est légitime de s’interroger sur le rôle du Bilderberg où se presse chaque année le gratin financier, journalistique et politique. Une telle concentration de puissance a obligatoirement des répercussions sur la vie du citoyen.

Comme le rappelle David Rockefeller dans ses Mémoires, le Bilderberg fut fondé en 1954 sous son égide en relation avec le très influent Joseph Retinger, très lié aux cercles mondialistes de son époque. C’est ce dernier qui joua un rôle primordial dans l’organisation du Congrès de la Haye (1948) qui permis de poser les jalons de la construction européenne. Tout en connaissant les types de sujets abordés (politique, économique, militaire…), il n’est pas possible de connaître la teneur des débats et des échanges qui animent ces réunions. Les mesures régissant ces interventions obéissent au principe de la « règle de Chatham House ». Ce think tank, équivalent anglais du Council on Foreign Relations (CFR) américain, fut fondé en 1919 par Lionel Curtis, bras droit de personnages éminents comme Cecil Rhodes et Alfred Milner, figures de proue du mondialisme anglo-saxon au tournant des XIXe et XXe siècles. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait une organisation planétaire unifiée dans le cadre d’un « Commonwealth fédératif ». Le Bilderberg a donc repris les traditions de discrétion de Chatham House concernant les débats entre les intervenants et les décisions prises. Le peuple dit souverain peut « aller se faire voir ».

C’est le prince Bernhard des Pays-Bas (grand-père du roi Willem-Alexander) qui fut le premier dirigeant du Bilderberg. Cet homme avait un curriculum vitae qui ne semblait pas déranger outre mesure Retinger, Rockefeller et consorts. En effet, Bernhard fut un des membres actifs de l’empire IG Farben (complexe pétro-chimique) qui, dans les années 1920, comptait dans son comité de surveillance le grand banquier Max Warburg (financier de la Paneurope). Son frère, Paul Warburg, a été le fondateur de la FED (Banque fédérale américaine), le premier président du CFR, mais aussi membre de la branche américaine d’IG Farben. C’est cet empire industriel qui joua un rôle décisif dans l’arrivée d’Hitler au pouvoir puis, par la suite, dans la guerre. Comme l’a dit le sénateur américain Homer Truett Bone, le 4 juin 1943 : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. » C’est donc dans ce milieu glauque que le prince Bernhard pataugeait. Précisons qu’il fut aussi pendant 18 mois membre de la SS (Schutzstaffel), comme l’a expliqué l’extraordinaire historien Antony Sutton 1. Complétons le CV du personnage en rappelant qu’il fut le premier président du World Wildlife Fund (WWF, institut promouvant dans sa finalité le panthéisme), fondé par Julian Huxley (premier président de l’UNESCO et eugéniste), frère de sang et en esprit d’Aldous Huxley, auteur du « Meilleur des mondes » (1931), véritable évangile du mondialisme largement mis en pratique depuis la chute du mur de Berlin.

L’action du Bilderberg est immense. Outre l’action de ses membres occupant des postes politico-financiers et journalistiques, il faut rappeler l’action décisive de l’ancien président du Bilderberg et ancien vice-président de la Commission européenne, Étienne Davignon, à l’origine du choix, en liaison avec Henry Kissinger, d’Hermann Van Rompuy comme président permanent du Conseil européen. Ce sont ces réunions qui influent sur notre quotidien et qui sont très rarement relatées par la presse officielle, à l’exception notable du journal télévisé de RTL Belgique en 2000 (voir video ci-dessous). Par conséquent, il est capital de connaître l’action de ce groupe dirigé par Henri de Castries (patron du groupe AXA) qui, pour l’année 2013, accueille des « huiles » comme Thomas Enders (patron d’EADS), Jean-Claude Trichet (patron de la Trilatérale Europe [PDF] et du Groupe des Trente), José Barroso (président de la Commission européenne), François Fillon (ancien Premier ministre), Mario Monti (ancien Premier ministre italien et ancien président de la Trilatérale Europe) ou encore Valérie Pécresse (député UMP) (Liste complète). Soyons conscients que ce sont ces instituts discrets qui agissent et martyrisent les peuples qui sont à des années-lumière de l’existence de tels groupes d’influence.

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