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Le blog de Lucien PONS

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Octobre Noir 1993 ou la « Méthode Pinochet » en Russie. Article de Jean-Marie Chauvier dans Investig'Action. (I).

26 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

Octobre Noir 1993 ou la « Méthode Pinochet » en Russie
Jean-Marie Chauvier

 
 

24 octobre 2013

Article en PDF : Enregistrer au format PDF
 

Moscou, il y a 20 ans, une tragédie meurtrière : des tanks de l’armée russe tirent sur le siège du Parlement, le « Soviet Suprême ». En divers lieux de la capitale russe, des manifestants pro-Parlement sont mitraillés par des unités d’élite et des snipers juchés sur les toits. Un massacre que les médias occidentaux résumèrent comme étant le gentil pouvoir démocrate aux prises avec une méchante opposition communiste. Une caricature

 qui déguise à sa façon les acteurs, les enjeux, le contexte. Avec un recul de 20 ans, Jean-Marie Chauvier procède à un réexamen approfondi des évènements. Que s’est-il vraiment passé, quels étaient les enjeux, quel sens donner, vingt ans plus tard, à ces évènements tragiques et fondateurs de la « Nouvelle Russie » ?

 



Avertissement de l’auteur

Mes premiers articles sur la crise de 1993 sont parus dans « Le Monde diplomatique » d’octobre 1993 et janvier 1994. Vingt ans plus tard, une évocation de cette tragédie diffusée à mes correspondants par mes soins, a été publiée en septembre 2013 par le site canadien mondialisation.ca. De son côté, Investig’action a manifesté son intérêt et j’ai procédé, non pas à une nouvelle évocation, mais à un réexamen approfondi des événements, une interrogation nouvelle sur leur sens et leur actualité, compte tenu d’un recul de vingt ans. Et sans les complaisances qui sont de rigueur parmi nous lorsqu’on évoque « la transition douloureuse mais nécessaire pour sortir de l’abominable communisme ». J’ai bien conscience de ne pas être dans le consensus « démocratique » sur cette histoire ! JMC

ENTREE EN MATIERE : au son du canon…

Canonnade. Il y a vingt ans, le 4 octobre 1993, des tanks de l’armée russe tirent sur la « Maison Blanche » (de Moscou) siège du Parlement, le « Soviet Suprême ». En divers lieux de la capitale russe, des manifestants pro-Parlement sont mitraillés par des unités d’élite et des snipers juchés sur les toits. Il y a officiellement 150 morts, probablement davantage. 1 La controverse n’en finit pas, vingt ans plus tard, sur le déroulement et le bilan meurtrier des événements. Les ordres ont été donnés par le premier Président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine, le commandement assuré par le ministre de la Défense, Pavel Gratchev. Dans la foulée de cette répression sanglante, la chasse est donnée aux « illégaux », des Caucasiens et autres « basanés », environ 17.000 expulsés, sur ordre du maire démocrate Youri Loujkov.2
 
C’est l’épilogue d’une crise de plus d’une année entre Président et Parlement, dont la phase ultime a été le Décret n°1400 du chef d’Etat russe portant dissolution du Parlement. Tous les soviets (conseils) régionaux et locaux subiront le même sort. En réaction, le Soviet Suprême, que présidait Rouslan Khasboulatov, de nationalité tchétchène, avait « destitué » le Président et nommé à sa place le général Alexandre Routskoï.

La Cour Constitutionnelle présidée par Valeri Zorkine demanda aux deux parties d’annuler leurs décisions et de chercher un compromis. L’Eglise orthodoxe et les Régions, majoritairement hostiles au Décret n°1400, cherchèrent à imposer ce compromis. En vain. Ce fut le bain de sang.

Ce fut aussi la salve inaugurale du nouveau régime russe incarné par Eltsine. Les démocrates, en rupture dès 1990 avec le PCUS3 et avec le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, « libérés » de l’URSS qu’ils contribuèrent à dissoudre fin 1991, devaient encore se débarrasser des soviets, pourtant réélus démocratiquement et largement pro-Eltsine, et remplacer la république parlementaire par un régime présidentiel fort. Ce fut la conclusion de la Crise, en décembre 1993. La fin de la « dualité du pouvoir » entre une Présidence décidée d’aller de l’avant dans la voie du capitalisme de choc, et un Parlement, des soviets qui prétendaient préserver des acquis sociaux, et un droit de contrôle sur l’Exécutif. Acte final du « pouvoir soviétique » né avec la révolution de 1917.

Le coup d’Etat de Boris Eltsine (son deuxième4) fut largement applaudi par les Etats-Unis, leur président Bill Clinton qui en avait donné le « feu vert », la plupart des dirigeants européens, le FMI, la gauche anticommuniste et « humanitaire », nombre d’intellectuels et d’anciens dissidents qui voyaient dans l’action du président russe la souhaitable mise à mort du « communisme » qu’ils avaient précédemment combattu. Faut-il encore se laisser surprendre de cette tellement banale « géométrie variable » de l’idéologie des « Droits de l’Homme » ?

C’est en ces termes, entérinant le massacre, que les médias occidentaux présentèrent les événements dans leur non moins banale habitude du copié-collé conforme : le gentil pouvoir démocrate était aux prises avec une méchante opposition « communiste » ou « rouge-brune », et l’enjeu était que la victoire des bons était seule capable d’empêcher le retour à une dictature soviétique.

Caricaturale ou mensongère, cette présentation déguisait à sa façon les acteurs, les enjeux, le contexte.

Qui étaient les principaux acteurs de cette crise ?
Trois noms « historiques » à retenir, en plus de celui de Eltsine :

EGOR GAÏDAR, concepteur de la « thérapie de choc » inspirée du néolibéralisme et des experts occidentaux (USAID, FMI, Harvard, Carnegie etc…). Le choc fut mis en œuvre en janvier 1992.
 
ANATOLI TCHOUBAÏS, « père des Privatisations » qu’il généralisa à l’économie russe en 1993-1998.

Tous deux étaient étroitement liés aux nouveaux groupes financiers et médiatiques, bientôt pétroliers, que menait au pas de charge la jeune génération des « oligarques », principalement à ce moment-là BORIS BEREZOVSKI et VLADIMIR GOUSSINSKI. Le troisième « larron » représentait, lui, l’aile réformiste de la nomenklatura industrielle et le secteur d’état du gaz qu’il dirigeait :

VIKTOR TCHERNOMYRDINE, partisan d’une libéralisation « ralentie », premier ministre de 1993 à 1998.

Le camp opposé, parlementaire, n’était pas « communiste ». Ses membres étaient certes d’anciens du PCUS, mais c’était le cas de TOUS les principaux acteurs, sortis de la même « cuisse de Jupiter » tout en professant des idées antinomiques, allant de l’ultralibéralisme, de l’anticommunisme fanatique parfois « pinochetiste », au nationalisme, en passant par toutes les nuances des social-démocraties et des communismes de l’époque.

ROUSLAN KHASBOULATOV, allié de Eltsine en 1991 s’en était détaché au vu des conséquences sociales catastrophiques du « choc » à la Gaïdar. Enfant de la déportation tchétchène en 1944, adversaire mais non ennemi des communistes, il souhaitait un « état social de marché », une sorte de « new deal » à la Roosevelt ou à la Keynes.
 
ALEXANDRE ROUTSKOI, autre eltsinien déçu, était plus proche des militaires et des nationalistes effrayés par l’effondrement de l’URSS. Il avait aussi « le sang chaud » et l’arme au poing.
 
OLEG ROUMIANTSEV, rédacteur de la nouvelle Constitution eltsinienne, social-démocrate convaincu, militait activement pour le compromis.

Alliés de ces « centristes », il y avait des communistes radicaux et, dans la rue, des groupes de combat de gauche et d’extrême-droite. Le nouveau Parti Communiste de la Fédération de Russie, dirigé par GUENNADI ZIOUGANOV, soutint la rébellion parlementaire mais avec prudence, évitant d’engager ses militants dans des combats de rue. Le risque, pour les communistes, était aussi de se voir infliger une interdiction définitive. Des libéraux le souhaitaient, mais le communisme soviétique, même défait depuis 1991, disposait encore d’une grande influence et les démocrates issus du PCUS qui envisageaient d’instruire son « procès » auraient pris eux aussi de sérieux risques d’être entraînés dans l’engrenage des purges. La peur d’une guerre civile était très répandue.

L’acte final de la crise fut le vote par référendum, en décembre 1993, d’une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel.

Que s’est-il vraiment passé, quels étaient les enjeux, quel sens donner, vingt ans plus tard, à ces événements tragiques et fondateurs de la « Nouvelle Russie » ?
 
1. LES DATES REPERES

1980-82

Débuts de la crise systémique en URSS, contemporaine des « révolutions conservatrices » de Margaret Thatcher et Ronald Reagan, de la crise polonaise, de la guerre en Afghanistan et de la révolution islamique en Iran. Le leader soviétique Léonid Brejnev meurt en novembre 1982 après une douzaine d’années de « stagnation ». La crise est officiellement avouée, reconnue à mots couverts dans la presse.

1983

Youri Andropov nouveau Secrétaire général du PCUS 5 amorce un plan de réformes n’affectant pas les fondements du système.6 Andropov et une frange du KGB sont parmi les principaux foyers de « réformisme » soviétique, aux côtés des centres de recherche socio-économiques (Novossibirsk, Moscou), des grandes écoles d’économie et de diplomatie (IMEMO, MGIMO) et de l’intelligentsia libérale . Ce réformisme est né dans les années 60, au sein des couches managériales.

mars 1985
 
Gorbatchev secrétaire général du PCUS. Débuts de la « Glasnost » et de la « Perestroïka », soit de la libération de la parole et des réformes, politiques et économiques « pour un socialisme démocratique » qui de facto démantèlent le système. Gorbatchev s’inspire des orientations préconisées par l’idéologue en chef du Parti, Alexandre Yakovlev, et s’appuie sur les groupes réformistes précités. L’appareil du PCUS, majoritairement, résiste.

1989-1991
 
Chute du Mur de Berlin, « réunification allemande », de fait annexion de la RDA par la RFA, libération des anciennes « démocraties populaires » d’Europe centrale de l’hégémonie soviétique, auto-dissolution du Pacte de Varsovie (bloc socialiste). Maintien de l’OTAN et lancement de la première « Guerre du Golfe », avec l’aval de l’URSS finissante. « Nouvel Ordre Mondial » annoncé par le président Bush (père).

12 juin 1990

L’ancien dirigeant communiste Boris Eltsine élu président du Soviet Suprême (parlement) de la RSFSR7 qui proclame sa souveraineté et la primauté de ses lois sur celles de l’URSS que préside Mikhaïl Gorbatchev. Début de la paralysie générale des pouvoirs. Séparatisme des républiques baltes et trans-caucasiennes.
 
17 mars 1991
 
76% des Soviétiques participant au référendum sur l’Union approuvent le projet Gorbatchev de « maintien d’une Union réformée de républiques souveraines ».

12 juin 1991
 
Eltsine élu au suffrage universel (47% des électeurs, 52% des votants) Président de la Fédération de Russie, qui se veut état souverain au sein d’une Union à réformer.

19 août 1991
 
Tentative manquée (« putsch ») des principaux dirigeants soviétiques (Gorbatchev excepté) d’empêcher la réforme de l’Union dont le nouveau Traité devait être signé le 20 août. En réaction : déclarations d’indépendance en cascade de nombreuses républiques soviétiques, dont l’Ukraine. Gorbatchev écarté par les « putschistes » puis par Eltsine, celui-ci instaure le « pouvoir russe » indépendant à Moscou.

8 décembre 1991
 
Dissolution de l’URSS, création de la Communauté des Etats Indépendants (CEI). Démission du Président Gorbatchev le 25 décembre.
A la même époque, la dislocation de la fédération yougoslave a commencé, non sans ingérences extérieures (Allemagne, Vatican, plus tard Grande Bretagne, Etats-Unis, OTAN- « guerre du Kosovo » en 1999).

2 janvier 1992
 
Libéralisation des prix, coup d’envoi en Russie de la « Thérapie de choc » menée par l’équipe Boris Eltsine (Président), Egor Gaïdar (Premier ministre et concepteur du « choc ») et Anatoli Tchoubaïs ( chargé des privatisations), assistés d’experts d’USAID, du FMI, de Harvard et d’autres grands centres universitaires occidentaux agissant sur base du « Consensus de Washington ».

LA CRISE DE 1993
 
Début des grandes privatisations, effondrement économique général. Désaccords parlementaires et manifestations de rue. Vers la crise constitutionnelle.

25 avril 1993
 
Référendum.
Participants : 64% des électeurs inscrits (36% d’abstentions).
Confiance à Eltsine : 58% (37% des inscrits) contre 38%.
Approbation des réformes : 52% (34% des inscrits) contre 44%.
Demande de réélection du président : 49% contre 46%.
Demande de réélection des députés : 67% contre 30%.

1 mai 1993

Affrontements violents entre manifestants et forces antiémeute (OMON).

13 septembre 1993
 
Retour d’Egor Gaïdar au gouvernement. Il en avait été écarté comme Premier ministre en décembre 1992. Le FMI accentue la pression pour que cessent les subventions d’Etat à l’industrie en voie de privatisation.

21 septembre 1993

Décret n°1400 proclamant la Dissolution par le président Boris Eltsine du Parlement (Soviet suprème) de la Fédération de Russie.

22 septembre 1993
 
Le Soviet Suprême destitue Eltsine et désigne le successeur en la personne de l’ancien vice-président Alexandre Routskoï.
Soutien du G7 et du FMI à Eltsine.
Désaveu de la Cour Constitutionnelle, qui exige
l’annulation des décrets du Président et du
Parlement.

23 septembre 1993
 
Décrets Gaïdar accélérant les réformes.

Eltsine organise le blocus militaire et matériel de la « Maison Blanche » où siège le Parlement. (coupures de téléphone, d’eau et d’électricité) Afflux de sympathisants (certains armés) pour la défense du Parlement.

27-30 septembre

Multiplication des initiatives (dont Eglise et 62 Régions sur 88) pour une « option zéro » : chacun retire ses décrets, le blocus de la « Maison Blanche » est levé et on organise de nouvelles élections anticipées.

2-4 octobre 1993

Insurrection à l’appel des opposants (Routskoï, Khasboulatov).
Prise de la Mairie de Moscou et tentative d’assaut de la télévision à Ostankino.
Les manifestants sont mitraillés.

4 octobre 1993

Bombardement du Parlement par l’armée et autres répressions, arrestations de députés et de milliers d’insurgés, « nettoyage ethnique » de Moscou.

Décembre 1993

Adoption par référendum d’une Constitution présidentielle, avec forte réduction des pouvoirs du nouveau Parlement bicaméral (Douma et Conseil fédéral) De l’héritage soviétique, la Constitution conserve le caractère multinational de l’Etat.
Elections législatives consacrant les succès des communistes, agrariens (proches du PC), et de l’extrême-droite pro-Eltsine (Jirinovski)

EPILOGUE 1994-1996

Première guerre de Tchétchénie, république sécessionniste (depuis 1991) de la Fédération de Russie. Compromis avec la République autonomiste du Tatarstan.

1994-1999 Poursuite des privatisations et de la libéralisation économique.

1998 Krach financier, tournant politique, gouvernement Primakov (centre gauche) puis Poutine (1999). Deuxième guerre de Tchétchénie. Démission de Eltsine et élection à la présidence, en mars 2000, de Vladimir Poutine.
 

1. LE CAPITALISME « DE CHOC » EN RUSSIE


La Russie a subi, vécu, dans les années 1990 l’un des bouleversements les plus formidables, et socialement violents de l’histoire humaine : le passage du système soviétique (« socialisme ») au capitalisme désormais globalisé. Ce passage plonge ses racines dans un lointain passé, avant et après la révolution de 1917, et plus spécialement dans les changements qui ont suivi la mort de Staline en 1953, la fin du régime de mobilisation et de contraintes qui avait caractérisé l’ère stalinienne de 1928 à 1953. Un quatrième régime soviétique voyait le jour.8 Une première étape déterminante a été la réforme des années 1960 9 et l’avènement d’une technocratie managériale.10 Une trentaine d’années de mutations sociales et de changements culturels ont débouché sur le grand tournant, « poussé » d’en bas mais décidé en haut, de la « Perestroïka », au départ promesse d’un socialisme nouveau, à l’arrivée naissance du capitalisme privé, financier et spéculatif.11 Vint enfin le tournant le plus accompli ponctué de moments décisifs : la liquidation de l’URSS en 1991 et , en Russie, l’éradication du Parlement et des soviets en 1993.

Une lecture trop idéologique des événements de 1993 a laissé croire à un affrontement entre "démocrates" et « rouges » ou « rouges-bruns » (dans le langage eltsinien), ou à une "lutte de classes" entre gagnants et perdants des réformes (dans le langage communiste de 1993). De fait, on retrouve dans les deux camps des démocrates eltsiniens, des nationalistes de gauche et d'extrême-droite, et presque tous les principaux acteurs étaient, deux ou trois années auparavant, membres du parti-état PCUS.12 Seule la frange antilibérale (hostile à Gorbatchev puis à Eltsine) du communisme russe est globalement dans l'opposition. C’est dire à quel point les clivages traversent la sphère du pouvoir en train de se décomposer-recomposer.

Mais surtout : on ne peut rien comprendre à cette tragédie si on ne la situe dans son double contexte : celui, politique, du type de pouvoir instauré en Russie après la "chute du communisme" en 1991 et celui, socio-économique, de la dite "thérapie de choc" qui bouleversa de fond en comble l'existence sociale et le cadre de vie symbolique et mental des ex-Soviétiques, autant que la situation géostratégique de la Russie, « héritière de l’URSS ».
 

2. GLOSSAIRE POLITIQUE RUSSE (pour éviter les malentendus)

« Démocrates » : auto-appellation des partisans de Boris Eltsine et du libéralisme au sens large. Leurs principales formations : Russie Démocratique, Choix Démocratique de la Russie, Union des Forces de Droite. Actuellement, les « Démocrates » ou leurs héritiers se retrouvent aussi bien dans les sphères du pouvoir que dans l’opposition.

« Libéraux » : ce sont surtout les réformateurs radicaux, au sens (chez nous) de « néolibéraux », partisans du fondamentalisme de marché (Hajek, Friedman) et des révolutions conservatrices de Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Les plus radicaux adhèrent au modèle chilien (Pinochet). Ce ne sont donc pas, ou rarement, des « libéraux » au sens américain de gens ouverts, tolérants, progressistes.
« Libéraux-Démocrates » de Vladimir Jirinovski : extrême-droite distincte des « libéraux », très favorable au Marché, mais ultranationaliste et toujours alignée sur le Kremlin, tant sous Eltsine que sous Poutine. On l’a souvent amalgamée, erronément, avec les autres nationalistes ou même classée dans les « rouges-bruns » alors que les jirinovskiens détestent les communistes.

« Gauche-Droite » : ces notions ont évolué dans l’histoire russe et soviétique. Le pouvoir soviétique se disait « de gauche » de même que ses opposants-dissidents « de gauche ». Eltsine s’est dit et fut désigné par la gauche occidentale comme « gauche » avant que lui et ses amis ne choisissent de se dire « de droite ». Depuis 1991, le qualificatif de « gauche » est attribué aux communistes, aux gauches radicales, à une partie des nationalistes. La principale formation de gauche est le Parti Communiste de la Fédération de Russie. Des groupes plus radicaux (communistes, trotskistes, anarchistes, autonomes) se retrouvent dans le « Front de Gauche » et d’autres formations. La « Droite » est au pouvoir depuis vingt ans, mais sa fraction la plus libérale anime les partis, médias et ONG d’opposition anti-Poutine.

« Nationalistes » et « Patriotes » : La mouvance « nationaliste » en Russie est plutôt « impériale » (traditionaliste), « soviétique » (« nationale-patriotique » et liée au PC), néoconservatrice (influente au Kremlin sous Poutine) ou « eurasienne » (adepte d’un bloc géopolitique de nations et de religions du continent euro-asiatique, par opposition au bloc atlantiste). La tradition du nationalisme ethnique est faible et assez nouvelle en Russie, contrairement aux pays baltes ou à l’Ukraine occidentale (il n’y a pas de « nation » russe au sens où on l’entend en Occident). Cette variété de nationalisme est incarnée aujourd’hui par des groupes d’extrême-droite xénophobes et racistes, en partie néofascistes et néonazis, qui réclament l’établissement d’un « Etat russe » pour les seuls Russes ethniques. La question de « l’identité russe » est très controversée et partagée entre ces diverses tendances, depuis que l’identité soviétique supranationale s’est évaporée. On désigne parfois l’ensemble des nationalistes sous le vocable de « patriotes » (avec nuances élogieuses ou péjoratives) mais se dit également « patriote » celui qui, tout simplement, aime son pays, voire sa région (« petite patrie », malaïa rodina).

« Nationaux-Bolchéviks » : adeptes d’un syncrétisme entre révolution sociale et nationale. Sous la conduite de l’écrivain « outsider » Edouard Limonov, ils se sont alliés aux opposants tantôt de gauche, tantôt de la droite libérale ou nationaliste. Une autre frange a rallié les néo-eurasistes ou eurasiens d’Alexandre Douguine, liés à la Nouvelle Droite européenne.

Août-décembre 1991 : un « groupe extrémiste » prend le pouvoir

Pilote des « séparatismes » en URSS, l’équipe dirigeante russe formée en 1989-90 autour de Boris Eltsine et contre Mikhaïl Gorbatchev s’est emparée du pouvoir grâce au coup de force des « communistes conservateurs » qui tentèrent, l’été 1991, de ramener le pays en arrière, maladroitement et sans aucun soutien populaire, l’armée refusant d’obéir aux dirigeants factieux. Juché sur un char quand tout est fini, Eltsine fait figure de grand résistant et sauveur de la Démocratie : l’image tourne en boucle…

« Pilote des séparatismes », la Russie ? Quitte à paraître insistant, je rappelle fréquemment que ce ne sont pas les pays « musulmans » de « l’Empire éclaté »13 ni même l’Ukraine qui ont poussé à la dislocation de l’Union mais le nouveau pouvoir russe. Et ce, pour des raisons économiques évidentes : la Russie détenait l’essentiel des matières premières (gaz, pétrole, minerais) exportables en devises fortes et qui seront la source des fortunes fabuleuses montées par les oligarques. Il ne fallait plus les partager ou les vendre à bas prix aux républiques sœurs ou aux pays frères comme la RDA ou Cuba ! Après la chute de l’URSS, explique Jacques Sapir : « Gaïdar et ses proches voulaient se débarrasser de la CEI. Pour eux, les liens avec les autres états issus de l’ex-URSS n’étaient que fardeaux et gaspillage. La Russie devait profiter de ses ressources naturelles pour les vendre au meilleur prix » (Sapir 1, 95). Raisonnement myope, sans doute, qui faisait fi des dépendances de la Russie envers les républiques, des avantages politiques et symboliques que comportait pour elle la grande Union. On s’en rendra compte plus tard, lorsqu’un Vladimir Poutine qualifiera la fin de l’URSS comme « la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle » et mettra en chantier l’Union euro-asiatique.

Au lendemain du coup de force manqué d’août 1991 (dit "putsch conservateur") des dirigeants soviétiques hostiles à la réforme de l'Union voulue par le président Mikhaïl Gorbatchev, celui-ci fut écarté, les républiques soviétiques se sont détachées de Moscou et, en Russie, le pouvoir a été saisi de facto par le groupe démocrate extrémiste dirigé par Boris Eltsine et animé par un staff d'idéologie profondément néo (ou ultra) libérale14 : Egor Gaïdar, Premier ministre et concepteur de la "thérapie de choc", Anatoli Tchoubaïs, chargé des privatisations, Andrei Kozyrev "l'homme de Washington" aux commandes de la politique extérieure. Ce groupe s'appuyait sur un nouveau capital financier - les futurs "oligarques" tels Boris Berezovski et Vladimir Goussinski- et une armée de conseillers occidentaux, au premier chef desquels les experts du gouvernement états-unien, de USAID, du FMI et les économistes Jeffrey Sachs (Harvard) et Anders Äslund. (Carnegie), nous y reviendrons.

Ce bouleversement est plutôt connu chez nous sous les appellations "Russie triomphante", "grande révolution démocratique" ou encore, formule plus volontiers adoptée dans les milieux académiques, "transition vers l'économie de Marché" ou "la Démocratie de Marché", paradigme par excellence de la plupart des recherches, thèses de doctorat et colloques tenus dans nos universités après 1991. Notre fameux « TINA » était traduit en russe par « INOVO NE DANO », il n’y a pas d’autre issue.

La « Démocratie de Marché » fut-elle un choix démocratique ? En termes purement électoraux, la présidence de Boris Eltsine le fut, du moins en 1991 et lors du référendum d’avril 1993. Mais cette adhésion au leader démocrate était ambivalente. En même temps que « le Marché » (prometteur d’abondance pour tous !), Eltsine avait battu campagne pour la « Justice sociale » (contre les privilèges de la nomenklatura) et pour « les pleins pouvoirs aux soviets » ( les conseils élus sans la tutelle du Parti, déjà abolie en 1990). Il disposait en outre du « grand atout » du soutien (financier) de l’Occident. Les enquêtes d’opinion elles-mêmes étaient paradoxales : on y trouvait autant de « oui au Marché » que d’ « attachement au socialisme », d’approbation du petit commerce privé que de refus de la privatisation de l’ensemble de l’économie.

Une vaste enquête de l’Institut d’études de l’opinion publique (VTSIOM) menée en 1993-1994 établit comme suit les préférences « pour la Russie » selon les personnes interrogées :

économie mixte, avec état fort et régulation du secteur privé : 57%
Marché socialement orienté : 14%
Economie capitaliste : 22%
Economie de type soviétique : 7%15

A ce moment là, l’ancien système est donc rejeté (en tant qu’économie), la voie des changements est acceptée, mais le capitalisme de choc n’a que peu d’adeptes et les experts de l’Institut relèvent la persistance des valeurs du « socialisme » et de la « justice sociale » (Kolas, 26). Tout au long des années 1990-2000, les enquêtes d’opinion iront dans le même sens, avec une réprobation croissante des « privatisations criminelles » et une part non moins croissante de « nostalgie de l’URSS » et de préférence pour l’ancien système, comparé à l’actuel. A mesure que le temps soviétique s’éloigne et que ses générations disparaissent, la « nostalgie » devient forcément une notion abstraite – il est vrai qu’il y a des jeunes qui n’ont pas connu l’URSS et qui, de nos jours, l’idéalisent…ou la maudissent.

En aucun cas, les Russes n’ont « choisi » la politique néolibérale et de privatisation généralisée qui leur fut imposée. Ils l’ont subie. Cet exemple historique est révélateur de ce qu’une « Démocratie » électorale peut donner l’impression aux gens de « choisir » (et ils élisent effectivement des dirigeants) tout en les privant de choix sur des questions fondamentales. De 1985 à 1991, en URSS, le débat fut ouvert sur le « choix de société », comme rarement dans l’histoire. Fin 1991-début 1992, ce débat était refermé. Et les choix d’avenir déjà arrêtés par une sorte de dictature de groupes financiers et bureaucratiques qui, sous couvert de « démocratisation », s’étaient emparés des leviers de pouvoir et d’accès à la propriété des moyens de production et d’échange.

La « Démocratie » se limitait à un effectif et incontournable pluralisme des groupes d’intérêt qui n’étaient plus soudés ou contenus par le monopole du Parti, lieu du pouvoir suprême mais aussi de la concertation (soglasovanie) entre les divers groupes, régions, sensibilités au sein de ce Parti « unique » mais nullement uniforme ou totalitaire.
Et c’est bien un groupe « extrémiste » ultralibéral issu de ce PCUS qui prend les commandes après août 1991, fort de la popularité du chef, des appuis occidentaux et du désarroi populaire face à la désintégration de l’Etat (URSS), à la dégradation rapide du niveau de vie et à l’échec des réformes de l’ère Gorbatchev.
 
(A SUIVRE)...
Source : Investig'Action

 

 

http://www.michelcollon.info/Octobre-Noir-1993-ou-la-Methode.html

 

 

 

 

 

 

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John Perkins n° 1, 27 min

25 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

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Les députés décident de ne pas taxer les transactions financières. Info du POI.

23 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Les députés décident de ne pas taxer les transactions financières

 

Les députés ont abandonné lundi une disposition sur la taxe sur les transactions financières à la demande du gouvernement.

Brandie comme une mesure de régulation de la spéculation et de justice sociale, elle devait être portée à 0,2% et frapper les négociations de produits financiers (le "trading") à haute fréquence qui permet de spéculer au milliardième de seconde, et multiplier en une journée ou une heure, les gains spéculatifs.

Le gouvernement a estimé que cela défavoriserait la place de Paris par rapport aux autres places financières. En Europe onze pays ont adopté le principe d’une taxe dont chacun sait qu’elle ne verra jamais le jour vu l’opposition du Royaume Uni.

De plus pour éviter le peu de règles qui existe sur ces marchés financiers les banques développent les « dark pools » (« centres d’échange obscurs ») ou tout se passe de gré à gré sans trace ni du prix ni des volumes. Selon les journaux financiers ils représentent déjà un tiers de la spéculation aux Etats Unis. En Europe leur développement est facilité par une directive de 2007 prise juste avant l’explosion de la crise financière qui sous prétexte de libre concurrence entre les Bourses a autorisé et encouragé les dark pool.

La taxe a rapporté 600 millions en 2013, à comparer aux 20 milliards de crédit d’impôt qui vont être accordés aux entreprises. D’ores et déjà les grandes entreprises ont pris leurs dispositions pour capter leur part du crédit d’impôt mais aussi pour faire baisser les prix de leurs sous traitants, afin de capter le crédit d’impôt des PME.

 

http://parti-ouvrier-independant.fr/2013/10/22/les-deputes-decident-de-ne-pas-taxer-les-transactions-financieres/

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La guerre inconnue. "Impressions de Russie" par Hugo Natowicz.

21 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

La guerre inconnue

Hugo Natowicz
"Impressions de Russie" par Hugo Natowicz

Peu avant sa mort, l'ancien président français François Mitterrand s’est livré à une confession au caractère inhabituel, troublant. Au milieu des entretiens publiés dans le livre de Georges-Marc Benhamou "Le dernier Mitterrand", l'ex-chef de l’Etat glissait: "La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort".

Les observateurs se sont interrogés sur ces propos : M. Mitterrand divaguait-il, ou s'agissait-il de la vérité nue d’un homme ne se sentant plus lié par sa fonction présidentielle, l’éclair de lucidité d’un individu qui n'a de comptes à rendre à personne ? Pour quiconque a vécu en Russie et s'est imprégné des problématiques de cette partie du monde, à la fois européenne et extra-occidentale, la déclaration de l’ancien président a tout d’une évidence : cette guerre invisible fait désormais rage à l’est.

Cette tension, je ne la percevais pas tant que je vivais en France et en Espagne, deux pays largement intégrés au système économique, idéologique et militaire que les Etats-Unis ont apporté dans leurs valises à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Un système qui englobe ce que les Russes appellent l’« Occident »: une somme de nations fondues au sein d’un même paradigme économico-politique. Observateur de l'actualité russe depuis plusieurs années, il me semble que le leitmotiv des relations entre la Russie et l'Occident, c'est ce rapport de force constant qui sous-tend les relations dans tous les domaines, rythmé par les efforts américains visant à faire plier Moscou à l'aide de "condamnations" et de sanctions diverses (exemples ici, ici et ). 

Il faut franchir les frontières orientales de l’Union européenne, et aller dans les pays en transition, pour ressentir la violence latente qui accompagne l’extension du système de valeurs promu par l’Occident. La première fois que j’ai pris conscience du choc, et perçu ce qu’était la culture occidentale de l’extérieur, c’était en 2006 en Ukraine, un pays où les tensions avec la Russie avaient pris une dimension particulièrement palpable. J’étais venu pour refaire mon visa, et je fus choqué par l’omniprésence visuelle des femmes dénudées diffusées en boucle sur les écrans suspendus à l’intérieur même des rames de métro, et des publicités aguicheuses qui ponctuaient les escalators, les rues, le moindre espace libre. Pourtant aguerri, je me suis dit littéralement : « En France on n’irait quand même pas jusque là ! » Il y avait en effet dans ce déballage publicitaire quelque chose de particulièrement agressif, débridé, un peu comme si une bataille se déroulait sous mes yeux. Je me souviens aussi de la frénésie qui régnait dans les nombreux McDonalds, et de ce passant qui avait refusé de me répondre en russe. Ce fut un spectacle à la fois imperceptible et impressionnant. En France ou en Espagne pas de problème, j’étais chez moi ; en Russie, ou je vivais depuis quelques mois, je commençais à m’acclimater. Ici, je me sentais littéralement pris dans un entre-deux angoissant. Cette sensation me rappelait la jeunesse dorée de Slovénie, mettant un point d’honneur à afficher son ancrage à l'ouest par le biais d’habits de marque et de toute une série de références culturelles occidentales, comme pour se démarquer ostensiblement d’un passé communiste abhorré, pas "cool" (un mot marquant l’irruption de la mondialisation des valeurs dans le langage).

Bien sûr, les valeurs occidentales s’implantent également en Russie : MTV, fer de lance à la conquête de la jeunesse après la fin de l’URSS, reste populaire. Les McDonalds ne désemplissent pas. Pourtant, l’assimilation culturelle, économique, et politique de cette énorme masse qu’est la Russie reste superficielle et irrégulière. Militairement, Moscou continue de défendre sa zone d’influence au mépris des défis de l’Otan qui implante, doucement mais sûrement, son potentiel militaire aux portes du territoire russe. Economiquement, la Russie est certes intégrée dans l’espace mondialisé, mais elle est tenue à l’écart des grands clubs libéraux que sont l’OMC et l’OCDE. Culturellement, la Russie est un Etat attaché à un ensemble de valeurs ancestral qui n’aura bientôt plus cours en occident, schisme notamment cristallisé par l’interdiction de la « gay parade ». Politiquement, la Russie n’est pas un Etat démocratique au sens occidental, tout en ayant réussi à surmonter l’expérience totalitaire. C’est un régime hybride qui s’attire régulièrement les foudres de l’ouest.

Le commentateur de la Russie se trouve dans une situation délicate: doit-il se poser en vecteur de l’idéologie occidentale, raillant et condamnant systématiquement ce pays ? Doit-il au contraire faire preuve de compréhension envers la Russie et son évolution historique? Jusqu'où faut-il critiquer le système mis en place par les Américains, qui libérèrent tout de même l’Europe au prix du sang versé ? Cette libération justifiait-elle l'impérialisme sur lequel elle a débouché?

Force est de constater que malgré la fin de la guerre froide, les tensions sont toujours palpables. Avec toutes ses contradictions, la Russie incarne une tendance forte : la volonté de vivre en marge du carcan occidental, tout en partageant avec l'ouest un socle de valeurs communes. Une soif d'exister à sa façon, sans pour autant se cacher derrière un rideau de fer.

Cette posture historique complexe, instable, n'a pas fini d'alimenter la guerre silencieuse opposant la Russie et l'Amérique.

 

http://fr.ria.ru/tribune/20111007/191379375.html

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Mario Draghi est-il un agent américain ? Communiqué de Jacques MYARD. Député de la Nation.

17 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mario Draghi est-il un agent américain ?
Communiqué de Jacques MYARD
Député de la Nation

 

jeudi 17 octobre 2013, par Comité Valmy

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

Le 17 octobre 2013

A/S : Mario Draghi est-il un agent américain ?

C’est avec une totale stupéfaction que Jacques Myard prend connaissance de la décision de la BCE, présidée par Mario Draghi, de confier au cabinet américain Oliver Wyman la mission d’effectuer l’appréciation des bilans de 130 banques de la zone euro préalablement à l’établissement de l’union bancaire.

 

Voilà une décision qui permettra aux autorités américaines de tout connaître sur les banques européennes, à charge de passer les informations à leurs concurrents d’Outre-Atlantique.

 

Une telle naïveté laisse pantois et ne s’explique que par les relations anciennes et ambivalentes de Mario Draghi et de quelques autres membres du Conseil des gouverneurs de la BCE avec les milieux bancaires américains, dont l’ineffable banque Goldman Sachs !

*

Cette décision est inacceptable et la BCE ne peut se retrancher derrière son indépendance. C’est une question de sécurité nationale.

 

Jacques Myard demande au Gouvernement d’inscrire cette affaire au prochain Conseil européen afin que le Conseil exige le retrait de cette décision.

 

A défaut, le gouvernement français doit interdire aux banques françaises d’ouvrir leurs comptes à ces agents étrangers.

 

Jacques Myard saisit le Premier ministre de cette question.

* Note du Comité Valmy :
voir la vidéo

Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3995

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Articles d'Indépendance des Chercheurs : Amazon, CIA, IBM, GAO... (II)

17 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Articles d'Indépendance des Chercheurs  :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/15/amazon-cia-ibm-gao-ii-49313.html

Amazon, CIA, IBM, GAO... (II)

Le 15 octobre 2013, iGeneration rapporte « Hachette pas inquiété par l'arrivée d'Amazon dans l'édition », à propos des déclarations au Figaro d'Arnaud Nourry, PDG de Hachette Livre. Le Figaro emploie le titre Arnaud Nourry : « Amazon est le plus grand client de Hachette Livre ». Mais il y a une semaine, Gizmodo commentait« Libraires 1 – Amazon 0 » à propos de la loi en cours d'examen interdisant aux vendeurs virtuels d'offrir à la fois des rabais et la gratuité des frais de livraison. Cette loi a été déjà adoptée en première lecture par l'Assemblée Nationale. Le Syndicat de la Librairie Française (SLF) s'en est publiquement félicité, de même que le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC) qui évoque néanmoins une « zone d'imprécision ». A son tour, France 24 écrit « Amazon et d'autres e-librairies épinglées pour vente de livres faisant l'apologie d'abus sexuels ». 01net nous apprend qu'Amazon « lance une boutique en ligne de cosmétiques de luxe aux Etats-Unis ». Jusqu'où iront le gigantisme et l'hégémonisme du commerce virtuel ? Avec le titre « Worker sues Amazon over lengthy security searches without pay », NBCNews fait état de la plainte d'un travailleur d'Amazon contre les longs contrôles sécuritaires imposés par cet employeur sous le statut d'un temps sans rémunération. ITR News diffuse une intéressante analyse critique de l'avocat Olivier Iteanu intitulée « Que celui qui a lu le contrat client Amazon Web Services se lève » et qui paraît de nature à soulever un certain nombre d'interrogations à propos des services de nuage informatique (cloud computing) d'Amazon. C'est précisément ce service qui protagonise depuis mars dernier un litige entre Amazon et IBM sur l'obtention d'un contrat avec la CIA comme déjà exposé entre autres dans notre article « Amazon, CIA, IBM, GAO... (I) ». Il y a quelques jours, Le Monde Informatique écrivait « Amazon construira bien le cloud de la CIA » suite à une décision dans ce sens de la Cour Fédérale de Justice compétente des Etats-Unis (US Court of Federal Claims), tout en rappelant qu'IBM dispose de la possibilité de faire appel de cette décision de la justice fédérale. Dans un article à ce sujet intitulé « Judge rules for Amazon Web Services over IBM in CIA cloud case », FCW avait d'emblée répercuté une déclaration d'IBM regrettant le contenu du jugement et annonçant un appel. Un blog de L'Echo commente « Amazon construira le cloud pour espions ».

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/10/15/amazon-cia-ibm-gao-ii-49313.html]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/12/amazon-cia-ibm-ga0-i-49121.html

Amazon, CIA, IBM, GAO... (I)

Le 12 août 2013, ActuaLitté évoque
« Les préjudices estimés d'Amazon sur l'économie américaine », se référant à une lettre du président de l'American Bookseller Association qui, outre les pertes d'emplois dans le secteur, fait état des allègements fiscaux dont Amazon a bénéficié. Arrêt sur Images écrit « Comment le Washington Post a laissé passer sa chance (NYT) » à propos du rôle actuel de la Toile dans la presse, mais ne mentionne pas les circonstances de l'achat du Washington Post par le fondateur d'Amazon Jeff Bezos analysées notamment dans nos articles « Amazon, indépendance de la presse, fiscalité, CIA... » et « Washington Post, Jeff Bezos, journalisme (I) ». Pas plus que les dates des événements récents rappelées dans nos articles « PRISM, Washington Post, Bilderberg, Amazon, CIA... quelques dates » et « Bilderberg 2013 : des puissances en crise (IV) ». En particulier, l'achat du Washington Post par Jeff Bezos intervient deux mois après la révélation de l'affaire PRISM aux Etats-Unis par ce journal et au moment où Amazon tente d'obtenir confirmation par un tribunal fédéral du contrat que lui avait accordé la CIA mais dont IBM conteste l'octroi. Le contrat, pour un montant de 600 millions de dollars, porte sur la mise en place d'un système de nuage informatique (cloud) privé au service de l'Agence de « renseignement » US. La décision de la CIA de conclure ce contrat avec Amazon a été mise en cause il y a deux mois par le Government Accountability Office (GAO), saisi par IBM et dont à son tour Amazon conteste l'arbitrage auprès de la US Court of Federal Claims (USCFC). Quelles seront, dans un tel contexte, les garanties d'indépendance du Washington Post acheté par Bezos ? Le 12 août également, Geek Wire souligne « Jeff Bezos declines Washington Post interview about his Washington Post acquisition », se référant notamment à un article du Washington Post d'après lequel les motifs de l'achat du journal par Bezos ainsi que ses intentions à son égard restent à ce jour « mostly a mystery ». Raison de plus pour s'intéresser à la procédure en cours opposant Amazon à IBM autour du contrat de cloud de la CIA.

[la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/12/amazon-cia-ibm-ga0-i-49121.html]

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Espionnage américain : Greenwald va divulguer des documents sur la France et l’Espagne. le blog de Jean Lévy.

14 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Lundi 14 octobre 2013

Algérie 1

 

Espionnage américain :

Greenwald va divulguer des documents

sur la France et l’Espagne

 

Le journaliste Glenn Greenwald qui a dénoncé l’espionnage cybernétique américain au Brésil, a déclaré mercredi qu’il travaillait maintenant sur des documents traitant de la France et de l’Espagne, parmi tous ceux que lui a remis l’ex-informaticien américain Edward Snowden.

Nous faisons du journalisme à haut risque (…) Je vais continuer à faire ce type de journalisme jusqu’à la publication du dernier document”, a déclaré devant une commission du Parlement à Brasilia le journaliste américain du Guardian, qui vit à Rio de Janeiro. “Tout ce que j’ai eu sur l’espionnage au Brésil et maintenant sur la France, je travaille avec des journaux de France et d’Espagne, je le publie”, a dit M. Greenwald sans donner plus de détails devant cette commission brésilienne qui enquête sur les accusations d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) au Brésil.

Alors qu’on lui demandait s’il avait encore des documents en main et pourquoi les informations sortaient au compte-gouttes, étant donné que M.Snowden lui avait remis les documents depuis des mois, M.Greenwald a répondu : “Cela prend du temps de comprendre tous les documents. Dès que je trouve un document que je juge intéressant à publier, je commence immédiatement à travailler dessus pour informer le public le plus vite possible”.

Il a souligné qu’il maintenait un contact permanent et presque quotidien avec M. Snowden, actuellement réfugié en Russie et fugitif de la justice américaine qui l’accuse d’espionnage. Au cours des dernières semaines, la presse brésilienne a publié, grâce à M. Greenwald, des documents des services secrets américains révélant l’espionnage exercé sur les communications de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, de ses collaborateurs proches et de millions d’autres Brésiliens, mais aussi d’entreprises telles que le géant public pétrolier Petrobras.

Le ministère français des Affaires étrangères a également été espionné avait dit M.Greenwald à l’époque. En septembre, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Mme Rousseff a proposé un contrôle multilatéral de l’utilisation d’Internet, face à la forte dépendance d’entreprises situées aux États-Unis.

Mercredi elle a annoncé une réunion internationale sur la gouvernance de l’Internet en avril 2014 à Rio de Janeiro, à l’issue d’une rencontre à Brasilia avec M. Fadi Chehadé, chef de l’autorité de régulation de l’Internet, connue sous le sigle ICANN. (Agences

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-espionnage-americain-greenwald-va-divulguer-des-documents-sur-la-france-et-l-espagne-120533514.html   

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[Yanninfo] Quand "la dette" domine le Monde - Karen Hudes, lanceuse d'alerte de la Banque mondiale, révèle comment l'élite mondiale dirige le monde.

12 Octobre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Karen Hudes, lanceuse d'alerte de la Banque mondiale,  révèle comment l'élite mondiale dirige le monde  
 
   
Karen Hudes est diplômée de la Yale Law School et elle a travaillé dans le département juridique de la Banque mondiale depuis plus de 20 ans. En fait, quand elle a été congédiée pour avoir dénoncé la corruption à l'intérieur de la Banque mondiale , elle occupait le poste de Conseillère Senior. Elle était dans une position unique pour voir exactement comment l' élite mondiale dirige le monde , et les informations qu'elle révèle maintenant au public sont absolument stupéfiantes . Selon Hudes , l'élite utiliser un noyau très serré des institutions financières et des méga -sociétés pour dominer la planète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asservir tous à la dette , ils veulent asservir tous nos gouvernements à la dette, et ils veulent tous nos politiciens accros aux énormes contributions financières qu'ils canalisent dans leurs campagnes . Puisque l'élite détient aussi toutes les grandes sociétés de médias,  les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il ya quelque chose de fondamentalement mauvais dans la manière dont notre système fonctionne.

Rappelez-vous, ce n'est pas une " théorie du complot " qui dit ces choses. C'est une avocate -instruite à Yale- qui a travaillé à l'intérieur de la Banque mondiale depuis plus de deux décennies. Le résumé qui suit de son curriculum provient directement de son site ...

Karen Hudes a étudié le droit à Yale Law School et l'économie à l'Université d'Amsterdam . Elle a travaillé dans l' Export Import Bank américaine des États-Unis de 1980-1985 et dans le département juridique de la Banque mondiale de 1986 à 2007 . Elle a créé le Comité d' Organisation Non Gouvernementale de la Section du droit international de l' American Bar Association et le Comité sur le multilatéralisme et la responsabilité des organisations internationales de la branche américaine de l' International Law Association .

Aujourd'hui, Hudes s'évertue à dénoncer le système financier corrompu que l'élite mondiale utilise pour contrôler les richesses du monde. Lors d'une interview avec le New American , elle a discuté de la façon dont nous laissons ce groupe d' élites de dominer totalement les ressources de la planète sans réagir ...

Une ancienne de la Banque mondiale , l'avocate ex -Conseillère Senior Karen Hudes , affirme que le système financier mondial est dominé par un petit groupe de personnes corrompues , avides de pouvoir , centrées autour de la Réserve fédérale américaine privée . Le réseau a aussi pris le contrôle des médias pour couvrir ses crimes, at-elle expliqué . Dans une interview avec The New American , Hudes dit que quand elle a essayé de dénoncer les multiples problèmes à la Banque mondiale , elle a été congédiée pour ses efforts. Maintenant, avec un réseau de collègues dénonciateurs, Hudes est déterminée à dénoncer et mettre fin à la corruption. Et elle est convaincue de la réussite.

Citant une étude suisse explosive de 2011, publiée dans le Journal PLoS ONE sur le " réseau de contrôle de la société mondiale", Hudes  a souligné qu'un petit groupe d'entités - principalement des institutions financières et en particulier les banques centrales - exerce une énorme influence sur l'économie internationale dans les coulisses . " Ce qui se passe réellement , c'est que les ressources de la planète sont dominées par ce groupe", at-elle expliqué , ajoutant que les " accapareurs de pouvoir corrompu" ont réussi à dominer aussi les médias. «Ils sont autorisés à le faire. "

Auparavant , j'ai écrit au sujet de l'étude suisse que Hudes mentionne . Elle a été réalisée par une équipe de chercheurs de l'Institut fédéral suisse de technologie à Zurich , en Suisse. Ils ont étudié les relations entre les 37 millions d' entreprises et investisseurs du monde entier , et ce qu'ils ont découvert , c'est qu'il ya une « super- entité» de seulement 147 méga- corporations étroitement liées qui contrôlent 40 pour cent de l' ensemble de l'économie mondiale ...

Lorsque l'équipe a démêlé plus avant le réseau des détenteurs, elle a trouvé la plupart des éléments lui permettant de remonter jusqu'à une  « super- entité» de 147 entreprises encore plus étroitement liées - tous leurs biens étant détenus par d'autres membres de la super-entité- qui contrôle 40 pour cent de l'ensemble du réseau », explique Glattfelder . La plupart étaient des institutions financières. Le top 20 inclue Barclays Bank , JPMorgan Chase & Co et le groupe Goldman Sachs .

Mais l'élite mondiale ne se contente pas de contrôler ces méga-entreprises. Selon Hudes, elle domine également les organisations non élues, qui n'ont pas de compte à rendre, et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la planète. La Banque mondiale , le FMI et les banques centrales comme la Réserve fédérale contrôlent littéralement la création et la circulation de l'argent dans le monde entier .

Au sommet de ce système se trouve la Banque des règlements internationaux. C'est la banque centrale des banques centrales , et affichée ci-dessous une vidéo où vous pouvez regarder Hudes disant à Greg Hunter de USAWatchdog.com ce qui suit ...

«Nous n'avons pas à attendre de qui que ce soit qu'il vire la Fed ou la Banque des règlements internationaux. . . Certains Etats ont déjà commencé à reconnaître argent et l'or , les métaux précieux , en tant que monnaie "
 

La plupart des gens n'ont jamais entendu parler de la Banque des règlements internationaux, mais c'est une organisation extrêmement importante. Dans un précédent article , j'ai décrit comment cette « banque centrale du monde » est littéralement à l'abri des lois de tous les gouvernements nationaux ...

Une organisation internationale extrêmement puissante, dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler, contrôle secrètement la masse monétaire du monde entier. Elle est appelée la Banque des règlements internationaux , et c'est la banque centrale des banques centrales . Elle est située à Bâle, en Suisse, mais elle a aussi des succursales à Hong Kong et à Mexico. Il s'agit essentiellement d' une banque centrale non élue , qui n'a pas de compte à rendre au monde, qui bénéficie de l'immunité complète de la fiscalité et de la législation nationale. Même Wikipedia admet qu '«elle n'a de compte à rendre à aucun gouvernement national. " La Banque des règlements internationaux a été utilisé pour blanchir de l'argent pour les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ces jours-ci le but principal de la BRI est de guider et de diriger le centre planifiée du système financier mondial . Aujourd'hui, 58 banques centrales mondiales appartiennent à la BRI , et elle a beaucoup plus de pouvoir sur la façon dont l'économie américaine ( ou toute autre économie , d'ailleurs) se portera au cours de la prochaine année que n'importe quel politicien. Tous les deux mois , les banquiers centraux du monde entier se réunissent à Bâle pour une «Réunion sur l'économie mondiale " . Au cours de ces réunions , des décisions sont prises qui affectent chaque homme, femme et enfant sur la planète, et pourtant, aucun d'entre nous n'a son mot à dire dans ce qui se passe . La Banque des Règlements Internationaux est une organisation qui a été fondée par l'élite mondiale, elle fonctionne pour le bénéfice de l'élite mondiale , et elle est destinée à être l'une des pierres angulaires du système économique mondial naissant .

Ce système n'est pas venu à l'existence par accident. En fait, l'élite mondiale a mis au point ce système depuis très longtemps . Dans un précédent article intitulé « Qui dirige le monde? Preuve qu'un noyau solide d' élitistes riches tire les ficelles », j'ai inclus une citation de Georgetown University , professeur d'histoire Carroll Quigley tirée d'un livre qu'il a écrit déjà en 1966, dans lequel il discutait des grands projets que l'élite avait pour la Banque des règlements internationaux ...

Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but de grande envergure , rien de moins que de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées capables de dominer le système politique de chaque pays et l'économie du monde dans son ensemble. Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets obtenus dans des réunions privées fréquentes et des conférences. Le sommet du système devait être la Banque des règlements internationaux à Bâle , en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui étaient elles-mêmes des sociétés privées .
 

Et c'est exactement ce que nous avons aujourd'hui.

Nous avons un système de «néo - féodalisme » dans lequel chacun d'entre nous et nos gouvernements nationaux sont asservis à la dette. Ce système est régi par les banques centrales et la Banque des règlements internationaux, et il transfère systématiquement les richesses du monde de nos mains entre les mains de l'élite mondiale .

Mais la plupart des gens n'ont aucune idée de ce que tout cela se passe parce que l'élite mondiale contrôle aussi ce que nous voyons, entendons et pensons. Aujourd'hui, il ya seulement six sociétés de médias géants qui contrôlent plus de 90 pour cent des nouvelles et des divertissements que vous regardez sur votre téléviseur aux États-Unis .

C'est le système insidieux que Karen Hudes cherche à dénoncer . Pour plus d'info , vous pouvez écouter Joyce Riley du Power Hour : son interview pendant une heure entière ici .

(voir lien de l'article)
Michael Snyder est le rédacteur du blog de ​​l'effondrement économique.
 
Article original en anglais ci-dessous : 
World Bank Whistleblower Karen Hudes Reveals How The Global Elite Rule The World
  
Posted on October 1, 2013 by Michael Snyder
Karen Hudes 300x300 World Bank Whistleblower Karen Hudes Reveals How The Global Elite Rule The World
Karen Hudes is a graduate of Yale Law School and she worked in the legal department of the World Bank for more than 20 years.  In fact, when she was fired for blowing the whistle on corruption inside the World Bank, she held the position of Senior Counsel.  She was in a unique position to see exactly how the global elite rule the world, and the information that she is now revealing to the public is absolutely stunning.  According to Hudes, the elite use a very tight core of financial institutions and mega-corporations to dominate the planet.   The goal is control.  They want all of us enslaved to debt, they want all of our governments enslaved to debt, and they want all of our politicians addicted to the huge financial contributions that they funnel into their campaigns.  Since the elite also own all of the big media companies, the mainstream media never lets us in on the secret that there is something fundamentally wrong with the way that our system works.
Remember, this is not some “conspiracy theorist” that is saying these things.  This is a Yale-educated attorney that worked inside the World Bank for more than two decades.  The following summary of her credentials comes directly from her website
Karen Hudes studied law at Yale Law School and economics at the University of Amsterdam. She worked in the US Export Import Bank of the US from 1980-1985 and in the Legal Department of the World Bank from 1986-2007. She established the Non Governmental Organization Committee of the International Law Section of the American Bar Association and the Committee on Multilateralism and the Accountability of International Organizations of the American Branch of the International Law Association.
Today, Hudes is trying very hard to expose the corrupt financial system that the global elite are using to control the wealth of the world.  During an interview with the New American, she discussed how we are willingly allowing this group of elitists to totally dominate the resources of the planet…
A former insider at the World Bank, ex-Senior Counsel Karen Hudes, says the global financial system is dominated by a small group of corrupt, power-hungry figures centered around the privately owned U.S. Federal Reserve. The network has seized control of the media to cover up its crimes, too, she explained. In an interview with The New American, Hudes said that when she tried to blow the whistle on multiple problems at the World Bank, she was fired for her efforts. Now, along with a network of fellow whistleblowers, Hudes is determined to expose and end the corruption. And she is confident of success.
Citing an explosive 2011 Swiss study published in the PLOS ONE journal on the “network of global corporate control,” Hudes pointed out that a small group of entities — mostly financial institutions and especially central banks — exert a massive amount of influence over the international economy from behind the scenes. “What is really going on is that the world’s resources are being dominated by this group,” she explained, adding that the “corrupt power grabbers” have managed to dominate the media as well. “They’re being allowed to do it.”
Previously, I have written about the Swiss study that Hudes mentioned.  It was conducted by a team of researchers at the Swiss Federal Institute of Technology in Zurich, Switzerland.  They studied the relationships between 37 million companies and investors worldwide, and what they discovered is that there is a “super-entity” of just 147 very tightly knit mega-corporations that controls 40 percent of the entire global economy
When the team further untangled the web of ownership, it found much of it tracked back to a “super-entity” of 147 even more tightly knit companies – all of their ownership was held by other members of the super-entity – that controlled 40 per cent of the total wealth in the network. “In effect, less than 1 per cent of the companies were able to control 40 per cent of the entire network,” says Glattfelder. Most were financial institutions. The top 20 included Barclays Bank, JPMorgan Chase & Co, and The Goldman Sachs Group.
But the global elite don’t just control these mega-corporations.  According to Hudes, they also dominate the unelected, unaccountable organizations that control the finances of virtually every nation on the face of the planet.  The World Bank, the IMF and central banks such as the Federal Reserve literally control the creation and the flow of money worldwide.
At the apex of this system is the Bank for International Settlements.  It is the central bank of central banks, and posted below is a video where you can watch Hudes tell Greg Hunter of USAWatchdog.com the following…
“We don’t have to wait for anybody to fire the Fed or Bank for International Settlements . . . some states have already started to recognize silver and gold, the precious metals, as currency”
 Most people have never even heard of the Bank for International Settlements, but it is an extremely important organization.  In a previous article, I described how this “central bank of the world” is literally immune to the laws of all national governments…
An immensely powerful international organization that most people have never even heard of secretly controls the money supply of the entire globe.  It is called the Bank for International Settlements, and it is the central bank of central banks.  It is located in Basel, Switzerland, but it also has branches in Hong Kong and Mexico City.  It is essentially an unelected, unaccountable central bank of the world that has complete immunity from taxation and from national laws.  Even Wikipedia admits that “it is not accountable to any single national government.“  The Bank for International Settlements was used to launder money for the Nazis during World War II, but these days the main purpose of the BIS is to guide and direct the centrally-planned global financial system.  Today, 58 global central banks belong to the BIS, and it has far more power over how the U.S. economy (or any other economy for that matter) will perform over the course of the next year than any politician does.  Every two months, the central bankers of the world gather in Basel for another “Global Economy Meeting”.  During those meetings, decisions are made which affect every man, woman and child on the planet, and yet none of us have any say in what goes on.  The Bank for International Settlements is an organization that was founded by the global elite and it operates for the benefit of the global elite, and it is intended to be one of the key cornerstones of the emerging one world economic system.
This system did not come into being by accident.  In fact, the global elite have been developing this system for a very long time.  In a previous article entitled “Who Runs The World? Solid Proof That A Core Group Of Wealthy Elitists Is Pulling The Strings“, I included a quote from Georgetown University history professor Carroll Quigley from a book that he authored all the way back in 1966 in which he discussed the big plans that the elite had for the Bank for International Settlements…
The powers of financial capitalism had another far-reaching aim, nothing less than to create a world system of financial control in private hands able to dominate the political system of each country and the economy of the world as a whole. This system was to be controlled in a feudalist fashion by the central banks of the world acting in concert, by secret agreements arrived at in frequent private meetings and conferences. The apex of the system was to be the Bank for International Settlements in Basle, Switzerland, a private bank owned and controlled by the world’s central banks which were themselves private corporations.
And that is exactly what we have today.
We have a system of “neo-feudalism” in which all of us and our national governments are enslaved to debt.  This system is governed by the central banks and by the Bank for International Settlements, and it systematically transfers the wealth of the world out of our hands and into the hands of the global elite.
But most people have no idea that any of this is happening because the global elite also control what we see, hear and think about.  Today, there are just six giant media corporations that control more than 90 percent of the news and entertainment that you watch on your television in the United States.
This is the insidious system that Karen Hudes is seeking to expose.  For much more, you can listen to Joyce Riley of the Power Hour interview her for an entire hour right here.
So what do you think about what Hudes is saying?  Please feel free to share your thoughts by posting a comment below…
Michael Snyder is the Editor of The Economic Collapse Blog.
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