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Le blog de Lucien PONS

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Obligation vaccinale : la guerre est déclarée. Par Michelle Rivasi. Signez la pétition!

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La santé

Obligation vaccinale : la guerre est déclarée. Par Michelle Rivasi. Signez la pétition!

 De : Bernard Astruc / Bio Consom'acteurs <astruc.bioconsomacteurs@gmail.com>
 

Bonsoir.

Voici la tribune de Michèle Rivasi parue ce jour sur le site de Reporterre à propos de l'extension de l'obligation vaccinale demandée par la Ministre de la Santé et confirmée par le Premier Ministre lors de son discours de politique générale https://reporterre.net/Obligation-vaccinale-la-guerre-est-declaree

De nombreuses pétitions circulent contre l'obligation vaccinale, dont celle de l'IPSN http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

A lire, signer, faire suivre très largement !
Cette situation est totalement inacceptable, tant sur le plan de la santé que de la liberté.

Fraternellement,
Bernard Astruc

Obligation vaccinale : la guerre est déclarée

10 juillet 2017 / Michèle Rivasi
 

 

La décision du gouvernement de rendre obligatoire onze vaccins est dangereuse et inacceptable. Il faut protéger la santé des citoyens, pas les chiffres d’affaires des laboratoires, estime l’eurodéputée Michèle Rivasi.

Michèle Rivasi est députée européenne EELV, biologiste agrégée, et coauteure de l’ouvrage Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir.


L’annonce soudaine par le gouvernement de sa volonté d’étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins et de légiférer au plus vite pour mettre en œuvre cette obligation dès janvier 2018 témoigne d’une politique du fait accompli. Ce passage en force, autoritaire et sans équivalent en Europe, remet en cause la liberté de choix thérapeutique consacrée par la loi Kouchner et la déontologie de l’ordre des médecins. Il est contreproductif et témoigne d’une volonté dogmatique, aveugle et sourde à tout dialogue, qui renforce encore la suspicion de la population sur les véritables bénéficiaires de cette volonté vaccinale.

Au contraire de nos voisins qui ont fait de la liberté thérapeutique une véritable valeur sanitaire, le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’illustrent par leur volonté de vouloir étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins. [1]

La France serait le premier pays d’Europe à vouloir imposer avec autant de force la panacée vaccinale. À raison ? Justement pas.

La question de la fiabilité de ces vaccins est tout d’abord posée. La succession des scandales sanitaires et des complications observées après vaccination montre une insécurité vaccinale. En multipliant les injections, et ce dès le plus jeune âge, nous rentrons en zone inconnue.

Par ailleurs, la défiance de la population est considérable depuis les scandales sanitaires liée à la campagne vaccinale contre l’hépatite B initiée en 1994 au prix de plus d’un millier de cas de scléroses en plaques, de maladies de Guillain-Barré, de scléroses latérales amyotrophiques et d’autres affections auto-immunes telles que les myofasciites à macrophages… ; et celui du vaccin contre la grippe H1N1 et ses 94 millions de doses d’un vaccin expérimental, commandés au prix fort, près de 2,2 milliards d’euros payés sur les deniers publics.

Sur la sellette également : le vaccin Gardasil, présenté comme prévenant le cancer du col de l’utérus, alors qu’il ne protège que contre une fraction des papillomavirus pouvant entraîner un cancer. À ce jour, il n’a fait la preuve ni de son efficacité ni de son innocuité alors que « le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus », observait l’Assurance maladie en 2013. Pendant ce temps, les indices inquiétants s’amoncellent sur le Gardasil, avec des dizaines de décès et des milliers de pathologies graves qui pourraient lui être imputables.

D’autres motifs d’inquiétude pèsent sur les vaccins en matière d’adjuvants — ces additifs toxiques ajoutés pour renforcer la réponse immunitaire — à l’instar des sels d’aluminium vaccinaux dont les conséquences sur la santé sont maintenant avérées, comme l’indique la solide jurisprudence établie par le Conseil d’État et la Cour de justice de l’Union européenne.

Enfin, des recherches cofinancés par l’Union européenne alertent également sur la présence inexpliquée d’une vingtaine de nanoparticules métalliques dans des vaccins courants, déjà commercialisés ou en passe de devenir obligatoire selon les vœux de notre gouvernement ! Chrome, tungstène, baryum, silicium, titane, l’effet cocktail de ces nanoparticules inattendues, persistantes et inoxydables, pourraient avoir un rôle actif dans la survenue, outre de cancers, de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’AVC

Pour restaurer la confiance, nous préconisons avec les professeurs Philippe Even et Jacques Testart de fonder la politique vaccinale des enfants sur des données épidémiologiques nationales évaluant les besoins objectifs de chaque vaccination, sur l’analyse objective recensée et démontrée des risques neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires pouvant être liés aux différents adjuvants utilisés dans les vaccins, et sur l’étude des réponses immunitaires générales et cérébrales des nourrissons soumis de façon croissante à plusieurs vaccinations simultanées.

L’utilité d’associer des vaccins multivalents chez le nourrisson, et l’âge des vaccinations, doit aussi être réévaluée, les uns nécessaires, comme le DTP sans aluminium, et d’autres qui le sont moins, comme l’hépatite B, puisqu’il s’agit d’une maladie sexuellement transmissible, ou le tétanos, qui reste à prouver chez le nourrisson.

Le débat aurait pu être objectif et apaisé. Il ne l’est pas. À qui profite cette frénésie vaccinale ?

Les vaccins sont malheureusement devenus, depuis les années 1980, un produit essentiellement marchand, ce qui a généré de nombreuses dérives alimentant la méfiance de nos concitoyens.

Rappelons que 200 vaccins sont aujourd’hui en voie de développement par les firmes pharmaceutiques alors qu’il n’en existait que quelques dizaines il y a encore quinze ans. Le chiffre d’affaire mondial lié à la vente de vaccins est passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012. Et le marché atteindra 56 milliards en 2017.

Par cette décision, la France consacre une fois de plus le mélange des genres. En matière vaccinale, il faut convaincre, plutôt que contraindre !

 

[1Dans la première version de la tribune, cette phrase suivait ce paragraphe : « Appliquer le calendrier des 11 obligations vaccinales envisagées représenterait pas moins de 76 immunisations avant l’âge de 18 mois ! » L’information parait sujette à caution, comme nous l’ont fait remarquer des lecteurs, et en attendant des précisions des auteurs, nous l’avons retirée mardi 12 juillet après-midi de cette tribune.

 


Source : Courriel à Reporterre

Images :
. chapô : Vimeo
. Michèle Rivasi : © Emmanuel Brossier/Reporterre
. ampoules : Pixabay

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Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

14 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation .

Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

 

 

Le 21 mai 1981, François Mitterrand déclare que « la majorité politique des Français, démocratiquement exprimée, vient de s’identifier à sa majorité sociale ». Le 18 juin 2017, la minorité sociale qui a été démocratiquement élue ne correspond plus à la majorité politique et sociale et prend le risque de s’y opposer.

 

Lors de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a bénéficié d’un faible vote d’adhésion et d’un très fort courant « dégagiste » qui s’est ensuite reporté sur les candidats du parti présidentiel. La République En Marche a su profiter de la fragilité personnelle de François Fillon, qui a brisé la dynamique victorieuse de la droite, et exploiter la crise terminale du Parti socialiste en offrant une synthèse centriste à des gens de droite et de gauche qui étaient depuis vingt ans d’accord sur l’essentiel : les règles de l’ultralibéralisme, la férule allemande, l’atlantisme.

 

La croisade antifasciste, le passif extrémiste du Front national, l’incapacité de sa cheftaine et l’erreur stratégique de Jean-Luc Mélenchon qui a privilégié la rupture institutionnelle au détriment de la politique d’indépendance nationale ont répandu l’inquiétude, dispersé les énergies et provoqué le découragement d’innombrables citoyens de la « France d’en bas ». Il ne faut pas s’étonner que l’électorat protestataire ait choisi le populisme d’extrême-droite, le populisme de gauche, le vote de rejet, le vote blanc ou encore l’abstention.

 

Appuyé sur une majorité parlementaire absolue qui bénéficiera de surcroît de l’opposition d’une droite « constructive », Emmanuel Macron est en mesure de rationaliser et de radicaliser le projet du bloc oligarchique avec l’appui du Medef, de la CFDT, de l’Institut Montaigne, de Terra Nova, des grands médias et des intellectuels organiques conduits par Jacques Attali et Bernard-Henri Lévy. Cette classe remarquablement mobilisée n’a pas dévoilé toutes ses intentions pendant la période électorale mais nous savons déjà :

 

- que la haute administration va être soumise à une épuration minutieuse afin que les principaux serviteurs de l’Etat soient réduits à une fonction servile dans le parfait mépris de notre tradition administrative.

- que le gouvernement prépare la banalisation de l’état d’urgence par l’attribution aux préfets de pouvoirs hors du contrôle judiciaire.

- que le Code du travail va être réformé par ordonnances, selon le vœu du patronat, afin de renforcer la soumission des salariés et la précarité de leur emploi.

- que le gouvernement prépare les Français à subir une cure d’austérité renforcée, sur injonction de Bruxelles et pour tenter d’obtenir de Berlin la réforme de la zone euro qui lui sera refusée.

 

L’offensive esquissée en fin de période électorale va maintenant se déployer et nous allons en découvrir tous les axes. Pour résister à l’effet de sidération, il faut repérer au plus vite les faiblesses du commandement et les failles du dispositif. Emmanuel Macron est un remarquable propagandiste de lui-même mais la fluidité de son discours, son goût pour les assemblages de propositions contradictoires et l’indifférence courtoise qui est le propre de son milieu ne lui seront d’aucun secours lorsqu’il lui faudra trancher dans le vif pour faire les fameuses réformes.

 

Le bloc oligarchique va très vite révéler ses fêlures que les caciques – François Bayrou, Manuel Valls – ne manqueront pas d’exploiter car la logique de l’autopromotion individuelle a été exemplairement illustrée par Emmanuel Macron. De plus, la crise interne qui se développe et affaiblit le Font national va priver l’oligarchie du seul épouvantail dont elle disposait. Le populisme de gauche a un bel avenir devant lui, s’il accepte de rompre avec ses lourdeurs idéologiques et ses attitudes sectaires. Dans l’immédiat, c’est la mobilisation massive de la rue contre les ordonnances qu’il faut souhaiter et encourager.

 

Bertrand RENOUVIN

Editorial du numéro 1125 de « Royaliste » – 2017

 

SOURCE:

Face au bloc oligarchique - Le blog de Bertrand Renouvin

http://www.bertrand-renouvin.fr/face-au-bloc-oligarchique/




« Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience » René Char.

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Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

14 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

 Transfert d'un message reçu :

Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

 

                                                                                                          

Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

 

                                                                                       

 9 Juillet 2017, 

Selon Le Canard enchaîné ("Un document alarmiste de la DGSE", 5.07.17), Macron aurait changé d'avis sur Assad et pris ses distances avec la politique de son prédécesseur Hollande et des néoconservateurs après avoir eu accès à des données consignées dans un rapport secret de la DGSE. On y apprendrait entre autres que le régime d'Assad n'aurait jamais été aussi fort depuis 2011 tandis que l'opposition dominée par des groupes djihadistes serait laminée, que les djihadistes en perte de vitesse tout comme l'Etat islamique pourraient après leur défaite en Syrie se rabattre sur l'Europe. Un rapport qui aurait été effectué pour le compte de la DGSE par des experts, des universitaires, des chercheurs et spécialistes de la géopolitique. Le Canard donne quelques extraits très succincts de ce rapport de 70 pages :


- "Le régime de Bachar (...) est aujourd'hui en meilleure posture qu'à aucun moment depuis 2011, grâce aux interventions russe et iranienne".

- "L'opposition est désorganisée et fragmentée, ne pose pas (sic) une menace stratégique (...). Les principaux groupes d'opposition sont de plus en plus divisés (...), souvent sous-équipés et démoralisés."
 

- "Cette opposition est de plus en plus dominée par des groupes extrémistes".
 

- "Une solution politique et militaire au conflit demeure peu probable".
 

- Daesh poursuivra son combat "en Europe, après la chute du Califat".


- "La libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu'elle en résoudra (...) Les conflits latents (avec le gouvernement de Bagdad) risquent de refaire surface en 2017 et 2018, entre Kurdes et Chiites, et entre les deux principaux partis kurdes".

2°) Quand Macron cherche à se rapprocher de Trump au G20.

https://www.youtube.com/watch?v=P9yz7GWNfBQ

Bonne soirée

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Le journal "RUPTURES" : Coup de chance : les généreux sponsors de Sylvie Goulard étaient américains et non russes…

3 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Les média, #L'armée française

Coup de chance : les généreux sponsors de Sylvie Goulard étaient américains et non russes…

Un précédent article rendait compte ici même d’une bien étrange affaire révélée par le Journal du Dimanche : Sylvie Goulard, qui fut membre du gouvernement Philippe I avec le portefeuille des Armées, a touché pendant plus de deux ans de fort substantielles gratifications mensuelles de la part d’un Think tank américain. Ce dernier, le « Council on the Future of Europe », est connu pour son engagement et sa propagande en faveur de l’intégration européenne.

Rien d’illégal dans cette générosité. Et on peut évacuer la question de la morale (sauf tout de même à rappeler que le maître de l’Elysée prévoit de renforcer l’austérité en matière de dépenses publiques, de traitement des fonctionnaires, et plus généralement de salaires pour la masse des manants).

« Européanisation » de la Défense nationale

En revanche, un point mérite d’être noté : si l’ex-eurodéputée n’avait pas été obligée de rendre précipitamment son tablier, ou son treillis, c’est à elle que serait revenue la responsabilité de tenter d’engager l’« européanisation » de la Défense nationale.

Faire progresser « l’Europe de la Défense » – en fait, l’intégration militaire – est en effet le grand résultat espéré et mis en scène par Emmanuel Macron lors du Conseil européen des 22 et 23 juin. Ce sommet a en particulier dégagé deux axes : un « Fonds européen de défense », qui vise à promouvoir et financer la recherche militaire au sein de l’UE, mais aussi à produire des « capacités » (moyens, armements) communes.

L’autre axe est la mise en place d’une procédure (« coopération structurée ») permettant à un groupe de pays volontaires de prendre des initiatives, y compris bottées, sans obtenir l’aval de l’ensemble des vingt-huit pays membres.

Par ailleurs, les « groupements tactiques », composés d’environ 1500 soldats de différentes nationalités déployables en moins de dix jours, seraient désormais finançables par une cagnotte commune, ce qui faciliterait leur engagement.

L’idée, selon les conclusions du Conseil, est que l’UE « contribue à la paix et à la stabilité dans son voisinage et au-delà ». Ce qui signifie en termes clairs : pouvoir se projeter militairement aux quatre coins de la planète. Car, notait précédemment la Commission européenne, « la puissance douce ne suffit pas dans un voisinage de plus en plus dangereux » (Compte-rendu et analyse géopolitique du sommet dans l’édition de Ruptures à paraître le 28 juin).

« Si nous voulons faire l’Europe de la Défense, il va y avoir des restructurations à opérer »

On imagine que Mme Goulard se réjouissait à l’avance de mener à bien ce qui se veut un « pas historique de l’Union européenne ». Sur le plan industriel, elle avait du reste déjà plaidé pour sortir d’« une vision étriquée », et martelé (dans Le Figaro.fr) : « il est souhaitable que nous achetions ensemble des matériels, ce qui oblige de casser certaines routines, certaines facilités industrielles aussi. Je l’assume. Si nous voulons faire l’Europe de la Défense, il va y avoir des restructurations à opérer, faire des choix de compatibilité et, à terme, des choix qui pourraient passer dans un premier temps pour aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont pas toujours leaders ».

On comprend bien, dans ces conditions, que l’inspiration puisée dans le Think tank californien lui aurait été fort utile.

Pourtant, jusqu’à présent, cette révélation du JDD n’a pas ému outre mesure les grands quotidiens.

Si les sponsors de Mme Goulard n’avaient pas été américains, mais – au hasard – russes, on peut se demander si la discrétion de la caste politico-médiatique eût été aussi remarquable.

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Le journal "RUPTURES": Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ?

3 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Les transnationales, #Les média

Actu Analyses

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ?

L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du « Nicolas Berggruen Institute for Governance [Institut pour la gouvernance] ».

Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. » Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe « est présidé par Mario Monti » et qu’il « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. » On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

Un milliardaire « philanthrope » de plus

Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine Forbes évalue la fortune personnelle du golden boy à 1,81 milliard de dollars. Mais, à 55 ans, cet ancien jet-setter est quelque peu blasé, il a l’argent triste et veut désormais être reconnu en tant qu’intellectuel.

Nicolas Berggruen est actionnaire et membre du conseil d’administration du Monde.

Nicolas Berggruen aspire même à une vie d’ascète : « Je ne suis pas si attaché aux biens matériels […]. Je possède très peu de choses. […] quelques papiers, deux ou trois livres et quelques chemises, vestes et pulls », déclare-t-il en 2012 au Daily Mirror. La preuve de son détachement des biens de ce monde : il a longtemps vécu « sans domicile fixe », c’est-à-dire dans des hôtels cinq étoiles, ce qui fascinent les médias. Le Figaro est tombé sous le charme de ce bourlingueur de luxe qui « sillonne le monde dans son jet privé Gulfstream IV. Ce nomade richissime peut ainsi résider dans 14 villes différentes en un mois. » Sans doute en phosphorant durant les vols sur les moyens de réduire l’empreinte carbone des gueux.

Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien El País). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen « siège au conseil d’administration du Monde ». On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage.

L’amicale de la « mondialisation heureuse »

Quand L’Obs – alors encore Le Nouvel Observateur – publie un portrait du « loup de Wall Street repenti en berger philanthrope », qui est sollicité pour faire l’éloge du « milliardaire qui voulait sauver le monde » ?… L’indispensable Alain Minc bien sûr ! Le chantre de la « mondialisation heureuse » semble parler de lui-même lorsqu’il plaide en faveur de Nicolas Berggruen : « Un businessman arpentant le domaine des concepts ne fait-il pas œuvre plus utile qu’un intellectuel se lançant dans les affaires ? » Pur hasard : Alain Minc est lui aussi membre du Conseil pour l’avenir de l’Europe, ainsi que du 21st Century Council (Conseil du XXIe siècle), un autre groupe de réflexion issu de l’Institut Berggruen, dont la description et la composition valent le détour.

« C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général » – Jacques Attali, à propos de Nicolas Berggruen

Ancien président du conseil de surveillance du Monde, il se trouve qu’Alain Minc a représenté Prisa et… Nicolas Berggruen lorsque le groupe espagnol voulait racheter le quotidien vespéral en 2010, une offre concurrente de celle portée par le trio finalement victorieux Bergé-Niel-Pigasse (cf. le livre Un si petit Monde d’Odile Benyahia-Kouider, Fayard, 2011). Un banquier de chez Rothschild épaulait alors secrètement M. Minc dans cette opération tout en prétendant par ailleurs travailler gratis pour la Société des rédacteurs du Monde. C’était Emmanuel Macron. Le futur président était même allé jusqu’à se cacher au dernier étage d’un immeuble pour éviter – en vain – que son double jeu ne soit découvert.

Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par L’Obs serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche : « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme ». Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. » Même si elle a touché 300 000 euros d’émoluments, Sylvie Goulard devrait être décorée pour avoir servi un si précieux personnage.

Le financier qui voulait être philosophe

Fort de quelques cours particuliers de philosophie (on imagine le salaire des deux professeurs…), Nicolas Berggruen a écrit avec le journaliste Nathan Gardels un livre intitulé Gouverner au XXIe siècle : La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest (Fayard, 2013). Cet ouvrage en appelle à une « gouvernance intelligente » faisant la synthèse entre la « démocratie libérale occidentale » et le « modèle chinois ». Ce must-read des élites transnationales comporte une préface de Jacques Attali et un avant-propos d’Alain Minc. Dans lesquels, on le soupçonne, les Dupond et Dupont du mondialisme néolibéral doivent insister sur les « réformes indispensables ». « Je dirais même plus, les indispensables réformes… »

« Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins » – Nicolas Berggruen

Le dessein intellectuel et politique de Nicolas Berggruen est assez facile à cerner à travers la fadeur cyber-patronale de ses propos : il s’agit de ripoliner l’incontournable capitalisme à coups de nouvelles technologies, de « gouvernance » et de « démocratie participative ». Dès lors on comprend son attachement à l’intégration européenne à la sauce digitale. Une visite du compte Twitter de ce ravi de la crèche mondiale donne un aperçu de sa « pensée profonde ». Il écrit par exemple le 24 mai 2017 : « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984. Un article du site Les Influences fournit d’autres éléments d’appréciation éclairants sur le personnage : « Nicolas Berggruen, le supercapitaliste des idées ».

À noter que notre financier-philosophe, via son Institut, a fondé avec le Huffington Post un nouveau média en 2014 : le WorldPost, une publication dédiée aux « enjeux mondiaux ». Il y (co)signe lui-même des articles, comme celui-ci ; le titre laisse deviner un point de vue résolument iconoclaste : « Le “président start-up” de la France est exactement ce dont l’Europe a besoin pour redémarrer ».

Macron pour les Nuls

Comme on peut aisément s’en douter, ce membre éminent de l’oligarchie est un détracteur féroce du nouveau président français. Ses tweets en attestent : « Macron écrit l’histoire pour la France et l’Europe – un leadership nouveau, post-parti » (7 mai) ; « La France célèbre ses francs-tireurs : le Roi-Soleil, Napoléon et maintenant, Macron » (12 juin) ; « Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale » (19 juin). Il ne manque qu’une sobre allusion à Jupiter. Dommage que Sylvie Goulard ne soit plus de cette aventure héroïque. Peut-être va-t-elle se consacrer à la 4e édition de son bien nommé classique L’Europe pour les Nuls.

« Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé » – Nicolas Berggruen, à propos de George Soros

Qui sont les modèles de Nicolas Berggruen ? Sans surprise, les milliardaires mécènes William Gates (Bill pour les intimes) et Warren Buffet. Mais aussi George Soros, à propos duquel il déclare en 2010 : « Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé. » Toutefois, comme M. Berggruen se réclame de la « post-idéologie » – une fumisterie capitaliste –, il nuance quelques années plus tard : « J’ai un grand respect pour lui, pour ce qu’il a fait. Mais l’Institut [Berggruen] n’a pas de parti pris idéologique [sic]. Nous ne sommes pas là pour dire à des pays arabes par exemple : la démocratie libérale à l’occidentale est le meilleur système. Il faut tout changer et être comme nous. »

Nicolas Berggruen fait penser au personnage de Paul Arnheim dans le génial roman L’Homme sans qualités (1930-1932) de Robert Musil. Comme l’industriel Arnheim, le financier Berggruen cherche à concilier l’esprit et les affaires. C’est très perceptible dans cet article – coécrit avec Nathan Gardels – publié dans le Washington Post (13 avril 2017). Le titre semble parodique mais il n’en est rien : « Comment les prochaines élections en France et en Allemagne peuvent sauver l’Occident ».

Remercions Sylvie Goulard d’avoir permis d’attirer l’attention sur son mécène. Dans le bestiaire du capitalisme mondialisé et « innovant », il aurait été regrettable de passer à côté du spécimen Nicolas Berggruen.

Laurent Dauré

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La justice donne le feu vert à la ferme des "1.000 vaches"

1 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Agriculture

La justice donne le feu vert à la ferme des "1.000 vaches"

La ferme picarde dite des "1.000 vaches", exploitation laitière industrielle à Drucat, près de l'aérodrome d'Abbeville, dans la région des Hauts-de-France, le 20 juin 2014 / © AFP/Archives / FRANCOIS LO PRESTI
Dernier épisode d'une lutte entre éleveurs et opposants à l'agriculture "productiviste" autour d'une exploitation de la Somme, la justice administrative a donné jeudi son feu vert à l'augmentation du cheptel de la ferme dite des 1.000 vaches, jusqu'ici limité par l’État à 500.

Le tribunal administratif d'Amiens en a décidé ainsi et annulé les sanctions financières prises par la préfecture à l'encontre de l'exploitant, la SCEA (Société civile d'exploitation agricole) Côte de la justice, financée par le puissant groupe régional Ramery (BTP). "C'est une victoire importante pour l'exploitation, la confirmation de ce que nous disons depuis deux ans alors que tout le monde nous riait au nez", s'est félicité Me Pierre-Étienne Bodard, avocat de la SCEA.

Cette décision ne clôt cependant pas définitivement le dossier, l’État ayant la possibilité de faire appel. La préfecture de la Somme n'a fait aucun commentaire.

Le projet était contesté localement par des détracteurs de l'agriculture industrielle, notamment l'association Novissen, qui revendique 3.000 adhérents, et la Confédération paysanne. Réélue ce mois-ci députée de la Somme, l'ex-secrétaire d’État à la Biodiversité Barbara Pompili fait partie des opposants, qui avaient mené des opérations empêchant l'entrée et la sortie de bovins et de camions.

Cette ferme géante, dont la taille envisagée est sans précédent en France, est située à Drucat, non loin d'Abbeville. Un permis d'exploitation avait été délivrée en 2013 pour un troupeau limité à 500 têtes de bétail. Ouverte en septembre 2014, la ferme compte actuellement près de 800 vaches. "Notre dossier a été construit pour 1.000 vaches, si on nous ramène à 500 vaches, ça peut être compliqué", soulignait Michel Welter, le directeur de l'exploitation.

L'enquête publique sur l'extension du cheptel s'était soldée par un avis favorable. "Face à la suppression des quotas, à la libéralisation du marché, et à la concurrence européenne, ce type de ferme est une réponse pour faire face aux importations de lait (Allemagne, Danemark)", avaient soutenu les enquêteurs.

Mais pour Ségolène Royal, alors ministre de l’Écologie, ce projet entraînait "des modifications et augmentations substantielles de plusieurs sources de pollution, notamment l’augmentation de la quantité d’effluents, l’impact sur les odeurs liées au stockage de fumier et de lisier ou l’impact lié au trafic routier supplémentaire".

La justice ne s'est pas, néanmoins, prononcé sur le fond. Le tribunal d'Amiens s'est borné à estimer que l'absence de réponse dans un délai de deux mois de la préfecture au projet d'accroissement du cheptel valait validation tacite. Il s'est appuyé sur une disposition législative selon laquelle "le silence gardé pendant deux mois par l'autorité administrative sur une demande vaut décision d'acceptation", selon le texte du jugement communiqué à l'AFP.

Or, l’État ne s'est pas manifesté autrement que par la notification en juillet 2015 de sanctions à l'encontre de l'exploitant, qui avait adressé son projet de développement à la préfecture quatre mois plus tôt. Selon le tribunal administratif, ce projet devait s'analyser comme une demande formulée à l'administration.

"La SCEA a bénéficié à l'expiration du délai de deux mois courant à compter du 16 mars 2015, soit le 16 mai 2015, d'une décision implicite d'acceptation de sa demande", écrit le juge.

Conséquence de cette décision, les amendes, sous forme d'astreinte, infligées par l’État à l'exploitant sont nulles, et l’État devra à ce titre lui rembourser 8.580 euros.

Pour Me Grégoire Frison, avocat de Novissen, "la préfecture a saboté le dossier: c'est la première ferme d'élevage et ils loupent le délai? Quand c'est des petits éleveurs, ils le respectent scrupuleusement. Depuis le début nous soupçonnons des collusions entre la préfecture et (le groupe) Ramery".

En mai 2016, Mme Royal avait demandé au préfet de la Somme une nouvelle enquête publique... qui n'a pas commencé, l’État choisissant d'attendre l'issue du contentieux par la justice administrative.



(©AFP / 29 juin 2017 19h42)
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USA : Project Veritas – ‘Les médias grand public sont des menteurs, fermons-les’ — 30 juin 2017

1 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Les média

USA : Project Veritas – ‘Les médias grand public sont des menteurs, fermons-les’  — 30 juin 2017

Nous avions déjà parlé dans ces pages de l’association Project Veritas de James O’Keefe, qui s’était signalée en 2009 par la révélation d’un vaste réseau de corruption, étendu sur tout le territoire des États-Unis sous les auspices d’une association abondamment financée par les deniers publics, ACORN. Traite d’êtres humains, pédophilie, prostitution, les publications de Project Veritas étaient si accablantes qu’elles ont déclenché des poursuites judiciaires suivies d’une enquête du Congrès des USA, et en conclusion le démantèlement et la fermeture d’ACORN.

La méthode d’O’Keefe n’a rien de nouveau : la caméra cachée – d’où l’irréfutabilité de ses divulgations. Et cette fois, il a les grands médias en ligne de mire. CNN a fait les frais des premières révélations de la nouvelle série de vidéos de Project Veritas sur les « fake news » des médias institutionnels. [PUBLIE le 


Paru sur Sputnik News sous le titre Project Veritas: ‘We Want to Shut MSM Down for the Liars They Are’


Project Veritas (PV) a démarré une série éloquemment intitulée « American Pravda » destinée à réfuter les mensonges des médias grand public.

Des journalistes de Project Veritas, une association à but non lucratif, ont démarré une série informative, « American Pravda », qui dévoile l’hypocrisie et les mensonges des médias grand public. CNN (Cable News Network), a été la première chaîne d’informations à tomber dans le piège des enquêteurs de PV.Le 27 juin dernier, Project Veritas a publié des images vidéo du producteur d’émissions médicales de CNN John Bonifield, que l’association avait filmé en caméra cachée, expliquant que toute l’histoire sur les liens présumés de Trump avec la Russie était « plus ou moins un ramassis de conneries pour l’instant ».

Selon le producteur de CNN, la chaîne d’informations n’a pas de « vraie preuve géante » pour corroborer sa narrative sur la supposée collusion Trump-Russie.

Quand on lui a demandé pourquoi, dans ce cas, CNN parlait « constamment de la Russie par ci, la Russie par là », Bonifield a répondu simplement, « A cause des chiffres d’audience ».

Dans une tentative pour minimiser la portée de la révélation, la chaîne de news a dit dans une déclaration, « CNN soutient notre producteur médical John Bonifield, » et a ajouté « la diversité des opinions personnelles est ce qui fait la force de CNN, nous l’accueillons et nous y tenons. »

Toutefois, la vidéo suivante publiée par Project Veritas, le jour suivant, démontre que Bonifield n’était pas le seul à penser que la narrative de CNN sur la Russie n’est rien d’autre qu’un tas de foutaises.

L’expert politique classé à gauche de CNN Van Jones a admis devant la caméra cachée de l’enquêteur de PV que « le truc sur la Russie est un gros tas de rien du tout ».

Comme l’a déclaré le journaliste de Project Veritas, ce qui a été révélé jusqu’ici n’est que le sommet de l’iceberg.

« J’avertis les médias grand public… et CNN, je vais dire cela publiquement : nous allons sortir des informations, nous en avons après vous, nous visons la jugulaire des médias grand public, nous voulons vous faire fermer parce que vous mentez. Nous allons révéler, révéler, révéler, à chaque fois que vous mentirez ou que nous vous aurons pris la main dans le sac », a dit Stephen Gordon, le directeur de la stratégie en communications de PV.

Le problème est que les médias grand public américains ne sont en aucun cas neutres. En fait, les médias grand public s’en sont pris aux petits médias indépendants, des deux cotés de l’échiquier politique, et les ont étiquetés « fake news ».

Mais ce n’est que la moitié de l’histoire.

Stephen Gordon a attiré l’attention sur le fait que les médias grand public ont été épinglés, de façon répétée, pour leur soutien à Hillary Clinton contre son concurrent démocrate Bernie Sanders au cours de la campagne présidentielle de 2016.  « Cela n’a rien à voir avec la gauche ou la droite – les médias grand public font quasiment tous partie du réseau des élites des USA », a ajouté le stratège en communication de PV.

« Celui que les élites des USA choisissent, c’est leur choix, et tous les autres sont des ennemis », a-t-il souligné.

De plus, il semble que les médias grand public n’aient pas de scrupules à manipuler l’opinion publique, notamment sur la politique internationale.

Récemment, la chaîne RT a fait la lumière sur l’histoire d’Omran Daqneesh, un petit garçon syrien dont la journaliste de CNN Christiane Amanpour avait fait un symbole de la souffrance des civils à Alep.

Il s’est avéré que des volontaires des Casques blancs avaient manipulé le petit Omran, qui avait été blessé, pour le photographier au lieu de lui apporter les premiers secours [NdT : L’enfant est aujourd’hui en bonne santé avec ses parents et ses frères]. Les volontaires sont ensuite allés menacer son père après que la famille soit partie se cacher pour éviter toute nouvelle manipulation médiatique.

Réfutant l’affirmation des médias grand public selon laquelle Project Veritas est une association « de droite », Gordon a souligné qu’ils se considèrent non-partisans et ajoute qu’ils ont beaucoup de soutiens à gauche de l’échiquier politique, notamment chez les électeurs de Bernie Sanders.

Le projet « American Pravda » est immédiatement devenu viral.

 
 
 

(Toujours N°1 des trends Twitter, approchons du million de vues »)

Au cours du briefing de presse du mardi de la Maison-Blanche, la porte-parole adjointe de la Maison-Blanche Sarah Huckabee Sanders a encouragé le peuple américain à regarder les vidéos de Project Veritas, qui réfutent les mensonges des médias grand public.

« Franchement, tout le monde à travers le pays devrait voir ça, » a dit Sanders.

 
USA : Project Veritas – ‘Les médias grand public sont des menteurs, fermons-les’  — 30 juin 2017

(Tucker Carlson, présentateur-vedette de Fox News, la chaîne conservatrice concurrente de CNN, « Caméra cachée : des vidéos de CNN dévoilent leur campagne anti-Trump »)

Dans un commentaire sur la popularité d’« American Pravda », le journaliste de PV a remarqué que même le président des USA Donald Trump reprend les vidéos de l’association sur son Instagram personnel.

Fondé par James O’Keefe, un activiste politique conservateur, Project Veritas s’est donné la mission « d’enquêter et de révéler la corruption, la malhonnêteté, les délits d’initiés, le gâchis, les fraudes et autres fautes professionnelles autant dans les institutions publiques que privées, dans le but d’aboutir à une société plus transparente et éthique. »

« Je vais vous dire quelque chose, » dit O’Keefe dans une des vidéos d’ « American Pravda », « le changement arrive, que CNN le veuille ou non. »

(James O’Keefe, vidéo sur/avec Van Jones et le « grand tas de rien du tout », en anglais)

Traduction et note d’introduction Entelekheia

PUBLIE le 

Source: http://www.entelekheia.fr/project-veritas-medias-grand-public-menteurs-fermons/

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Bons d’achat ou aides en nature ? La Commission et Athènes débattent de la gestion courante de la pauvreté. Le journal " RUPTURES".

1 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Grèce, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Services publics

Bons d’achat ou aides en nature ? La Commission et Athènes débattent de la gestion courante de la pauvreté

Alors que les créanciers d’Athènes sont parvenus à un compromis pour débloquer un nouveau « plan d’aide » tout en temporisant une fois encore sur la question de l’allègement de la dette, un autre débat de fond agite Bruxelles loin des caméras : faut-il distribuer des bons d’alimentation ou bien de la nourriture pour gérer la pauvreté grandissante en Grèce (et ailleurs) ?

Comme le rapporte EurActiv, plusieurs États membres ont demandé à la Commission européenne l’autorisation de donner des bons d’achat aux pauvres, solution jugée moins coûteuse et plus digne que la distribution de nourriture et de vêtements. Une requête exprimée depuis 2014, notamment par la Grèce et la Roumanie.

Le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) est un programme de l’UE créé en 2014 censé assister les États membres dans le secours matériel aux perdants de la mondialisation et des politiques d’austérité (ce n’est pas ainsi que Bruxelles les considère…). En principe, les capitales sont libres de choisir les modalités de l’aide. Mais la Commission européenne s’oppose à la distribution de bons d’achat, arguant que ceux-ci s’apparentent à des « moyens financiers », alors que, selon ses statuts actuels, le FEAD ne doit fournir que des aides en nature.

L’exécutif affirme que les « bons ne peuvent être considérés, ni en substance ni en termes fiscaux, comme de l’aide non financière ». EurActiv, qui s’est procuré la réponse que la Commission a envoyée aux États membres concernés, en conclut : « Les autorités nationales doivent donc continuer à acheter les denrées et biens elles-mêmes, et à les distribuer à leurs partenaires, ou à financer directement des organisations ad hoc pour qu’elles accomplissent elles-mêmes les achats. »

La Commission est décidément inénarrable. Non seulement elle impose les mesures d’austérité qui sont directement responsables de l’augmentation de la pauvreté, mais elle se permet en plus de contester la façon dont les États membres organisent la distribution des produits de première nécessité.

La Grèce et la Roumanie assurent de leur côté que le recours aux bons est à la fois plus efficace et économique. Elles mettent aussi en avant la dignité, qui serait davantage préservée avec ce système. On peut postuler qu’Athènes, qui compte près de 20 000 personnes enregistrées comme « bénéficiaires » de programmes d’aide, pense aussi à son importante activité touristique et ne souhaite pas que les files de nécessiteux soient exposées à la vue des vacanciers (les distributions ont lieu tous les mois dans quinze lieux de la capitale).

La municipalité d’Athènes a adressé une lettre à la Commission dans laquelle elle affirme que les coûts opérationnels et la logistique lourde l’ont contrainte à ne distribuer que des denrées déjà emballées, alors que le FEAD est censé fournir des produits frais. Si la ville a plaidé en faveur des bons d’achat, c’est aussi parce que ces derniers avantageraient les supermarchés locaux, ce qui profiterait à l’économie et à l’emploi dans la capitale grecque.

Aucune des parties n’a l’indécence de s’interroger sur les causes de cette pauvreté proliférante, chacune étant absorbée par des considérations techniques sur la gestion courante de l’indigence. Débattre de l’administration de la misère plutôt que de son éradication…  Le postmodernisme bruxellois se porte bien.

La Commission européenne est décidément inénarrable. Non seulement elle impose les mesures d’austérité qui sont directement responsables de l’augmentation de la pauvreté, mais elle se permet en plus de contester la façon dont les États membres organisent la distribution des produits de première nécessité. L’exécutif a une priorité indéniablement noble : faire respecter à la lettre les statuts du FEAD, un programme de l’UE dont le budget provient exclusivement… des États membres (il n’y a pas à proprement parler d’ « argent européen »).

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France : Impliqué dans l'affaire "Business France" Emmanuel Macron en passe de démissionner

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation .

France : Impliqué dans l'affaire "Business France" Emmanuel Macron en passe de démissionner
TEXTE  TAILLE

i

 
 Emmanuel Macron et Muriel Pénicaud à la French Tech en 2016
 

 

 

 

 

 

 

En savoir plus sur http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-30155.html#Mgcqt5xpQuXsyziu.99

Si le nouveau président français est aussi "vin nouveau" et adepte de l'éthique qu'il le prétend, il devrait faire mieux que son mentor François Hollande qui, accablé par son impopularité, opta l'année dernier, de ne pas se rendre ridicule en sollicitant un second mandat : Macron devrait purement et simplement démissionner comme l'ont fait il y a quelques jours, des piliers -d'obédience MoDem- de son régime (Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard et François Bayrou) soupçonnés d'avoir  rémunéré  avec des fonds  du parlement européen des gens qui travaillaient pour leur parti. 

Selon le journal français "Libération" paru ce matin, le cabinet de Macron, du temps où il était ministre des Finances, aurait été impliqué dans une affaire de violation présumée des règles de mise en concurrence, dans l'organisation d'une soirée organisée à Las Vegas par Havas pour le compte de Business France. Une afaire au sujet de laquelle une enquête est ouverte en France.  

 

 

 

S'inspirant d'un audit réalisé par le cabinet d'audit EY (ex-Ernst & Young) qui mentionne  "que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l'Economie", Libération affirme que l'actuelle ministre du Travail, Muriel Penicaud, à l'époque directrice générale de Business France, avait «validé» certaines dépenses relatives à l'organisation de cette soirée, contournant ainsi les règles de l'agence publique qu'elle dirigeait, et qui était chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers.

La dramatique de l'affaire vient du fait qu'au moment où cette affaire a été révélée, Emmanuel Macron -qui n'était pas encore président de la République- avait fermement nié la responsabilité de son entourage, allant même jusqu'à affirmer que son «ministère a[vait] toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics». Or il est clair aujourd'hui que ce n'était pas vrai.

Du coup, se pose la question de sa responsabilité. Car à moins que l'on puisse dire qu'il n'était pas au courant des menées irrégulières de son cabinet, ce qui est impensable pour un ministre et symboliquement révélateur de l'irresponsabilité d'un homme politique qui a la prétention de diriger tout un Etat, le président français devrait donner l'exemple de son sens des responsabilités en rendant le tablier. Surtout que sa ministre a admis hier qu'"Il y a eu une erreur de procédure". « J'ai immédiatement déclenché un audit, interne et externe... Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures. Rien d'autre à dire », a-t-elle avancé pour se défendre. Non sans insister sur le fait que C'est elle qui avait « alerté le conseil d'administration », et « déclenché l'audit ». 

Vers un syndrome Bayrou

Malheureusement, les médias hexagonaux si friands d'inquisition se limitent à brocarder du menu fretin, en évitant à chaque fois d'égratigner le mammouth.

Comme Bayrou qui avait exclu de démissionner avant de prendre la porte de manière fracassante -laissant "en route" le projet de réforme de la justice française dont il était porteur-, comme Richard Ferrand qui avait envoyé paître ceux qui lui demandaient de rendre son tablier suite à l'affaire immobilière emportant conflit d'intérêt dans laquelle il était impliqué -avant d'être poussé à une démission masquée en recasement à la tête du groupe parlementaire REM- Muriel Penicaud qui est à son tour assise sur des charbons ardents,  exclut de démissionner du gouvernement. Et comme d'habitude, Le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, déclare ne pas être inquiet des conséquences de cette affaire pour sa collègue. Mais a posteriori, on ne peut s'empêcher d'imaginer que ce n'est là qu'une vaine résistance qui débouchera inéluctablement sur sa sortie du gouvernement, tandis que le nouveau Messie logé à l'Elysée suite à un hold-up politique sur fond d'OPA électoral orchestré par la mafia Rockefeller, restera, lui, intouchable, car "exempt" de tout péché.

Décidément, la France qui en voulant se tirer des "affaires" s'est jetée mains et pieds liés dans les bras d'un... banquier "d'affaires", est résolument mal... engouffrée...!


En savoir plus sur http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-30155.html#Mgcqt5xpQuXsyziu.99

S'inspirant d'un audit réalisé par le cabinet d'audit EY (ex-Ernst & Young) qui mentionne  "que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l'Economie", Libération affirme que l'actuelle ministre du Travail, Muriel Penicaud, à l'époque directrice générale de Business France, avait «validé» certaines dépenses relatives à l'organisation de cette soirée, contournant ainsi les règles de l'agence publique qu'elle dirigeait, et qui était chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers.

La dramatique de l'affaire vient du fait qu'au moment où cette affaire a été révélée, Emmanuel Macron -qui n'était pas encore président de la République- avait fermement nié la responsabilité de son entourage, allant même jusqu'à affirmer que son «ministère a[vait] toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics». Or il est clair aujourd'hui que ce n'était pas vrai.

Du coup, se pose la question de sa responsabilité. Car à moins que l'on puisse dire qu'il n'était pas au courant des menées irrégulières de son cabinet, ce qui est impensable pour un ministre et symboliquement révélateur de l'irresponsabilité d'un homme politique qui a la prétention de diriger tout un Etat, le président français devrait donner l'exemple de son sens des responsabilités en rendant le tablier. Surtout que sa ministre a admis hier qu'"Il y a eu une erreur de procédure". « J'ai immédiatement déclenché un audit, interne et externe... Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures. Rien d'autre à dire », a-t-elle avancé pour se défendre. Non sans insister sur le fait que C'est elle qui avait « alerté le conseil d'administration », et « déclenché l'audit ». 

Vers un syndrome Bayrou

Malheureusement, les médias hexagonaux si friands d'inquisition se limitent à brocarder du menu fretin, en évitant à chaque fois d'égratigner le mammouth.

Comme Bayrou qui avait exclu de démissionner avant de prendre la porte de manière fracassante -laissant "en route" le projet de réforme de la justice française dont il était porteur-, comme Richard Ferrand qui avait envoyé paître ceux qui lui demandaient de rendre son tablier suite à l'affaire immobilière emportant conflit d'intérêt dans laquelle il était impliqué -avant d'être poussé à une démission masquée en recasement à la tête du groupe parlementaire REM- Muriel Penicaud qui est à son tour assise sur des charbons ardents,  exclut de démissionner du gouvernement. Et comme d'habitude, Le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, déclare ne pas être inquiet des conséquences de cette affaire pour sa collègue. Mais a posteriori, on ne peut s'empêcher d'imaginer que ce n'est là qu'une vaine résistance qui débouchera inéluctablement sur sa sortie du gouvernement, tandis que le nouveau Messie logé à l'Elysée suite à un hold-up politique sur fond d'OPA électoral orchestré par la mafia Rockefeller, restera, lui, intouchable, car "exempt" de tout péché.

Décidément, la France qui en voulant se tirer des "affaires" s'est jetée mains et pieds liés dans les bras d'un... banquier "d'affaires", est résolument mal... engouffrée...!


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Réforme du code du travail : vers une baisse générale des salaires ?

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La nation ., #La République, #La finance dérégulée, #La Sécurité Sociale, #La santé

Réforme du code du travail : vers une baisse générale des salaires ?

Réforme du code du travail : vers une baisse générale des salaires ?© Jean-Paul Pelissier Source: Reuters
Protestation au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron le 8 mai 2017

La réforme du code du travail préparée par Emmanuel Macron et son gouvernement peut-elle relancer l'emploi en France ? L'économiste Dany Lang rejette cette idée et fustige une loi aux conséquences «inquiétantes» pour les travailleurs français.

RT France : Certains médias ont d'ores et déjà renommé la réforme du code de travail sur laquelle planche actuellement le gouvernement «Loi Travail bis». Cette appellation vous semble-t-elle justifiée ?

Dany Lang (D. L.) : Oui, tout à fait. Il s'agit dans les faits de la suite de la loi Macron et de la Loi El Khomri, qui a elle-même été très largement inspirée par Emmanuel Macron. Cette appellation me paraît donc tout à fait fondée.

On assistera un peu partout à des chantages à l’emploi assez durs

RT France : Depuis la fuite de documents de travail autour de cette réforme, ce texte est critiqué par de nombreux observateurs. Quels en sont, selon vous, les principaux dangers ?

D. L. : Outre l’inversion de la hiérarchie des normes, potentiellement nocive pour les droits des salariés, le danger est que les heures complémentaires [heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de la durée de travail prévue dans son contrat de travail] ne soient payées au même taux que les heures normales. Cela montre assez clairement que l'un des objectifs de cette loi est de faire baisser les salaires. Ce qui fera baisser de fait le pouvoir d'achat et qui ne peut être une bonne chose pour la consommation. C'est également une loi qui permettra de rendre l'emploi plus flexible... et les licenciements plus violents. On assistera un peu partout à des chantages à l’emploi assez durs.

Cela aura des répercussions négatives pour la plupart des ménages et des travailleurs. Leur emploi sera de moins en moins certain, ce qui va encore accroître les difficultés d'accès au logement. Les propriétaires veulent des garanties et c'est un aspect auquel les personnes impliquées dans le travail préparatoire de cette réforme n'ont sans doute pas réfléchi.

Les conséquences macro-économiques de cette réforme me paraissent assez détestables : les salaires vont baisser, le chantage à l'emploi s'accroître. Elle revient à donner tout pouvoir aux employeurs et annihiler tous les contre-pouvoirs syndicaux. Cette perspective est objectivement très inquiétante.

Ces avantages donnés aux chefs d'entreprise ne permettront pas du tout l'augmentation des embauches

RT France : Avec cette réforme, Emmanuel Macron veut donner plus de libertés aux entrepreneurs, notamment en donnant la part belle aux accords d'entreprise. Est-ce de nature à permettre l'augmentation des embauches ?

D. L. : C’est le grand credo des néo-libéraux depuis plusieurs décennies. Or, il n’a jamais été prouvéque rendre le divorce plus facile favorisait le mariage. Les employeurs ne prennent pas de décisions d'embauche en fonction de la difficulté à licencier les gens mais en fonction de leurs besoins pour assurer leur production. A ce jour, il n'est d'ailleurs pas si complexe que cela de licencier quelqu'un en contrat à durée indéterminée (CDI). Il y a juste une procédure légale à suivre, dont la frange la plus réactionnaire du patronat, proche de Macron, veut se débarrasser.

Emmanuel Macron a une majorité faite de personnes pour la plupart inconnues et assez hétéroclites qui, à mon avis, n'ont pas toutes compris le fond de son programme, qui est tout de même un projet au service des 0,1% les plus riches et de la finance

RT France : Emmanuel Macron prévoyait de faire passer cette réforme par ordonnances. Le fait qu'il ait acquis aux élections législatives une large majorité remet-il cela en question selon vous ?

D. L. : Je pense qu'il le fera quand même, car il a là une majorité faite de personnes pour la plupart inconnues et assez hétéroclites qui, à mon avis, n'ont pas toutes compris le fond de son programme, qui est tout de même un projet au service des 0,1% les plus riches et de la finance. Emmanuel Macron risquerait de se retrouver avec des amendements qu'il ne souhaite pas, comme cela avait été le cas avec la Loi El Khomri. De plus, avec un débat au Parlement, les citoyens seraient informés des horreurs qui se préparent. Ainsi, même avec une majorité très large, je pense qu'il utilisera l'article 35 de la Constitution qui lui permet de décider par ordonnance. Ce qui est assez choquant pour le dialogue social, qui devient alors inexistant. Mais annihiler le dialogue social et permettre aux employeurs de faire tout ce qu’ils souhaitent n’est-il pas justement l’objectif de ces nouvelles réformes bien inutiles sur le front de l’emploi ?

 

 

LIRE AUSSI : Le projet de réforme du code du travail, fruit d'«une intense campagne du patronat» ?

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