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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Attentats en France : entretien avec le député Jean Lassalle

31 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Jean Lassalle

En ce mercredi 27 juillet 2016, alors que la France vient par deux fois d’être touchée par des attentats terroristes, le Cercle des Volontaires est allé à la rencontre de M. Jean Lassalle, député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Connu pour avoir entrepris en 2013 une longue marche à travers toute la France pour aller à la rencontre des Français, cet homme proche du peuple nous a confié des paroles salutaires en ces temps difficiles.

À écouter de toute urgence !

P.S. : dans la spontanéité de l’entretien, M. Lassalle a écorché le nom du « traité de Varsovie », merci de l’en excuser.

Entretien réalisé par Raphaël Berland et Nico Las (TDH)

Cercle des Volontaires

28 juillet 2016

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Trois cibles et trois leurres. Texte de Marc Rameaux

29 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #l'islamisme, #Daesch

jeudi 28 juillet 2016

Trois cibles et trois leurres

 
 
La situation est telle que nous semblons être cernés de toutes parts, sans savoir laquelle des menaces est la plus critique : néolibéralisme, islamisme ou corruption et lâcheté de l’état détourné à des fins personnelles ?
 
Savoir lesquelles sont les causes, lesquelles les effets, comment trouver des parades, et laquelle des trois est la plus critique nous est difficile. D’autant plus que la pression de l’urgence et la dégradation maintenant quotidienne de notre société sont propices à la panique.
 
Dans de telles situations, il faut garder la tête froide, affronter les menaces une par une, en gardant surtout le sens des priorités.
 
 
 
Le néolibéralisme
 
Nous le plaçons en tête des menaces létales qui pèsent sur nos libertés. Détournement et perversion du libéralisme politique, il se définit et se distingue de ce dernier par les caractéristiques suivantes :
 
  • La prétention à l’explication définitive et irréfutable du fonctionnement de l’économie.
  • La croyance en un déterminisme et une finalité historique de la mondialisation régie par les seules lois du marché comme société ultime.
  • Un culte du pouvoir obtenu par la recherche des positions sociales et de l’argent comme seuls buts de l’être humain, a contrario du libéralisme historique qui se fixait la recherche de l’indépendance comme premier objectif.
 
 
En définitive, le néolibéralisme a connu une trajectoire similaire à celle qui a mené du marxisme à une société totalitaire, en inversant ses valeurs mais en suivant les mêmes mécanismes d’oppression :
 
L’intolérance totale à tout discours contradictoire est similaire à la voix du parti, le finalisme historique vers la mondialisation régie par le seul marché est l’équivalent du matérialisme historique, le culte du pouvoir est une lutte des classes inversée dans laquelle la position de dominant est toujours légitime et celle du révolté inadmissible. Ironiquement, l’on peut adresser au néo-libéralisme les mêmes reproches que ceux qu’Hayek avait brillamment adressés à la coercition étatique et à sa culture du rapport de force.
 
Il pourra nous être objecté que la course aux positions sociales et à l’argent est ce qui mène le monde depuis des millénaires, et que s’en inquiéter relève de l’idéalisme. Sans doute s’agit-il de moteurs puissants, mais il est historiquement inédit qu’ils soient devenus les seuls et qu’ils exercent leur emprise de façon aussi absolue.
 
Il est normal et légitime que l’homme cherche à se différencier de ses semblables, mais la façon saine de le faire est d’exceller, puis d’en toucher les fruits. Dès lors que le résultat final, argent ou position sociale, deviennent des buts en soi, la recherche d’excellence sera inéluctablement pervertie pour en devenir une parodie.
 
C’est un phénomène classique de l’économie que dès lors qu’un indicateur trop explicite de réussite est mis en place comme incitation, il en est fait rapidement un usage perverti aboutissant au résultat inverse de ce pour quoi l’indicateur a été conçu.
 
Lorsque l’arrivisme social devient l’alpha et l’oméga de l’existence humaine, il ne permet pas même la promotion de l’excellence au prix du cynisme : il sera une société dirigée par des médiocres, dont la seule compétence sera l’accaparation de l’excellence des autres, la dérobade, la communication superficielle. Si l’on a un doute sur ce beau résultat, il suffit de contempler le spectacle des « élites » politiques et économiques de notre monde, pour que le constat nous dispense de démonstration.
 
Le leurre est ici de faire une confiance aveugle dans les mécanismes du libéralisme, même pris dans une bonne acception. La poursuite d’intérêts individuels comprise comme sens de l’initiative et des responsabilités personnelles est censée s’équilibrer d’elle-même, pour conduire au bien commun.
 
Ce raisonnement est exact et fonctionne, mais sous un faisceau de conditions qui le rendent très fragile et applicable dans peu de cas. Dès lors que des effets pervers apparaissent, qui dénaturent la poursuite de l’excellence comme intérêt personnel, la main invisible converge non vers le bien commun mais vers un gouvernement des médiocres et une confiscation du bien commun par ceux-ci.
 
Cette inversion de la méritocratie ne surprendra que des esprits naïfs n’ayant jamais eu à exercer de responsabilité concrète, ce qui est de plus en plus le cas des sphères dirigeantes, ne développant plus que des compétences en communication. Nous vivons dans une dictature de la futilité, son aspect frivole ne la rendant pas pour autant moins implacable ni destructrice, bien au contraire : la destruction d’autrui est d’autant plus impérative que l’imposture est grande.
 
L’homme qui s’est véritablement frotté au monde de l’entreprise connaît bien ces « side effects » qui font sentir leur courant contraire à celui de la main invisible, et font parvenir celle-ci au point opposé à la méritocratie. Les néo-libéraux se targuent de réalisme, ils sont en réalité extrêmement idéalistes, et comme tels extrêmement dangereux, armés de la suffisance et de la détermination des théoriciens prêts à nier tout retour du réel. Tout cours de management devrait commencer par une étude des effets pervers induits par les indicateurs de performance, permettant de comprendre au passage le jeu des comportements humains, indispensables à l’appréhension de l’économie.
 
 
Emmanuel Macron faisait fausse route et montrait par là sa méconnaissance totale d’un domaine qu’il se targue de connaître, en souhaitant voir davantage de jeunes français avoir la volonté de devenir milliardaires. Si cela avait été le but de Steve Jobs, jamais Apple n’aurait vu le jour avec un tel retentissement. Le moteur de l’entrepreneur est la volonté d’être indépendant, d’être son propre maître. Etre entrepreneur est un mode de vie avant que d’être un statut social. Par sa petite phrase, Emmanuel Macron trahissait l’inconscient néo-libéral, à mille lieux de l’esprit d’entreprise.
 
Il peut sembler plus qu’osé de placer le néo-libéralisme en tête des menaces, surtout dans le contexte que nous vivons, l’islamisme apparaissant comme le danger critique par excellence.
 
C’est ici qu’il ne faut pas tomber dans les pièges du monde moderne. Il pourra difficilement m’être reproché d’être complaisant vis-à-vis de l’islamisme, et son compagnon monstrueux qu’est l’islamo-gauchisme. J’ai même reçu de vives critiques pour le seul fait d’avoir employé ce dernier terme dans mes articles : il semble que l’on ait encore plus peur des mots que des menaces réelles.
 
Mais il faut comprendre que si nous parvenions à vaincre l’islamisme – et nous y parviendrons – une autre idéologie tout aussi dangereuse apparaîtra ex-nihilo. Les esprits naïfs s’en étonneront, et clameront une fois encore la petite litanie du « pourquoi tant de haine ». Lorsque l’on comprend qu’un phénomène comme celui de l’islamisme est une conséquence obtenue par réaction au néo-libéralisme, l’on quitte le chœur des grands étonnés.
 
Lorsque l’islamisme aura disparu, la haine absolue que certains vouent au néo-libéralisme leur fera prendre une autre idéologie d’emprunt, dont ils inventeront la foi et la conviction inaliénable, affirmée d’autant plus fortement qu’elle est factice. Le néo-libéralisme engendre mécaniquement sa réaction monstrueuse, qui se fabriquera de nouveaux habits chaque fois que les précédents auront été détruits.
 
Pourquoi ? Une idéologie fondée in fine et malgré ses professions de foi sur la bassesse, la servilité, et la dépravation de l’homme, et plus encore érigées en système complet de société humaine, engendre de telles réactions. La dégradation absolue de l’être humain à laquelle se livre l’islamisme, justifiant le terme de « nazislamisme », est l’acte criminel par lequel il cherche à forcer le néo-libéralisme à sortir de son hypocrisie, pour lui faire admettre qu’il est fondé sur les mêmes valeurs.
 
Le néo-libéralisme réussit finalement là où le nazisme a échoué : il rétablit et promeut (sans jamais l’admettre bien sûr) la notion d’untermenschen. Mais là où le nazisme a cherché à imposer cette notion par l’oppression absolue, le néo-libéralisme parvient à en convaincre beaucoup qu’elle est nécessaire, rationnelle économiquement et qu’il faut pour cela l’accepter : une stratégie de communication et de conviction d’une efficacité supérieure à celle des armes.
 
Deux pièges sont alors à éviter. Le premier est de considérer que ceci fonde moralement l’islamisme, ou dans une moindre mesure l’excuse et le relativise. Les actes de l’islamisme n’ont évidemment aucune excuse et doivent être combattus sans merci. Certains milieux gauchistes dérapent vers ce retournement des responsabilités, se complaisant dans une culture de la justification permanente.
 
Lorsque nous disons que le néo-libéralisme engendre l’islamisme, cela ne constitue en aucun cas une circonstance atténuante pour ce dernier. Il s’agit non d’une justification morale, mais de la remarque d’une causalité mécanique. Nous pourrons nous agiter autant que nous voudrons, des idéologies et actes immondes apparaîtront spontanément aussi longtemps que le néo-libéralisme exercera son emprise. Bien entendu, cette forme de révolte selon la politique du pire n’a aucune base morale : la désobéissance civile contre le néo-libéralisme est légitime, l’emploi de n’importe quel moyen pour se faire ne l’est absolument pas.
 
Le second piège est de ne plus discerner ce qui – dans nos sociétés – relève du néo-libéralisme de ce qui relève du véritable libéralisme politique, auquel nous devons une grande partie de notre indépendance et de nos libertés démocratiques. Le néo-libéralisme vit à crédit des institutions et des libertés que le libéralisme politique a permis d’instituer. Il en est l’exact contraire, car il en sape les fondations de façon systématique, mais a tout intérêt à s’enchevêtrer étroitement à celui-ci, afin d’en conserver toutes les formes extérieures.
 
L’actuelle classe politique tenant en surface un discours parfaitement rodé de libertés démocratiques, et se vautrant dans les pires turpitudes en arrière-plan est une bonne illustration de ce camouflage. Les formes de révolte contre le néo-libéralisme doivent veiller à ne pas démolir au passage des acquis essentiels de la liberté démocratique, en les assimilant à l’antienne néo-libérale. La fascination qu’éprouvent certains pour des régimes autoritaristes par le seul fait qu’ils combattent le néo-libéralisme, est un effet typique de ce deuxième piège.
 
 
Jacques Attali, esprit autrefois brillant et aujourd’hui ravagé par le simplisme, rêvait d’une « hyper-classe » n’étant plus reliée à rien d’autre qu’aux lois du marché mondial, vivant dans un monde sans pesanteur, sans résistance, d’absolue fluidité et de nomadisme permanent. Cette caste de privilégiés devait représenter le summum de l’esprit d’ouverture aux autres, de compréhension, de maîtrise des concepts de l’économie ouverte.
 
Or notre « hyper classe » actuelle est une caste dont le sectarisme et la fermeture d’esprit ont atteint des niveaux jamais connus à travers l’histoire. La réaction des dirigeants d’Air France face à une salariée demandant un dialogue montrait un niveau de morgue, de cynisme et de mépris de l’être humain bien emblématique de leur soubassement mental. Il en est de même des dirigeants de l’ancienne France Telecom, actuellement sous le faisceau de la justice tant leur perversité avait atteint des sommets.
 
En matière de maîtrise des concepts de l’économie ouverte, l’ « hyper-classe » a avant tout assimilé l’art des manœuvres et de la communication permettant de ne tolérer aucune discussion, de traiter leurs semblables comme des déchets, d’usurper toute valeur produite dans l’entreprise à leur bénéfice propre. La protection dont dispose cette « hyper classe » n’est pas la hauteur de vue conférée aux meilleurs, mais les forteresses que tous les imposteurs sont obligés d’ériger, dans la terreur permanente qu’elles éclatent sous le coup de leur illégitimité toujours plus scandaleuse.
 
Ce songe d’Attali (pardon pour le trait d’esprit facile) montre à la fois l’inconscient collectif du néo-libéralisme fondé sur le culte du pouvoir et non de l’indépendance (le terme d’hyper-classe est déjà en soi tout un programme), sa reprise de la lutte des classes en inversant son sens mais en versant dans les mêmes dérives totalitaires, enfin les propres errements d’Attali lui-même. Une intelligence fulgurante lui permettant de tout comprendre, mais un défaut de caractère ne lui permettant pas de résister aux séductions de ce qu’il a fort bien compris.
 
Attali a fini par céder aux ors de la République ainsi qu’à l’apparat des milieux aussi vides que hautains des artisans de la mondialisation. On est loin du jeune conseiller prometteur du PS, de la « Figure de Fraser », ou de sa biographie de Marx, l’une des meilleures et les plus équilibrées qui existent. Il est vrai que rester longtemps dans l’entourage de Mitterrand exposait à un niveau de toxicité auquel seuls les caractères les plus trempés et les plus insensibles aux apparences pouvaient résister.
 
Non le monde n’est pas sans inertie, sans frottement, même avec le secours des technologies du virtuel : ces dernières entretiennent l’illusion que le monde l’est aussi, comme des palets sur une table à coussin d’air n’observant plus qu’une version simplifiée des lois de la mécanique. Et la dualité des racines et des ailes demeure en tout homme. La parfaite fluidité n’existe que dans la vie de l’esprit, mais celle-ci, dans sa version pleinement authentique, se moque du pouvoir et des courses aux positions parce qu’elle est avant tout une itinéraire personnel, une exploration gratuite.
 
 
L’islamisme
 
L’islamisme, c’est la mauvaise conscience de la gauche européenne qui a failli à sa mission de défendre la classe ouvrière contre les ravages du néo-libéralisme en se couchant intégralement devant lui. Elle cherche ainsi à se racheter en soutenant sans condition d’autres « damnés de la terre », y compris lorsque ceux-ci n’ont plus rien d’un statut de victime mais sont des criminels organisés et parfaitement coordonnés. 
 
L’islamisme n’est en rien une conviction et encore moins une foi. L’islamisme est le rejeton de la complaisance, la nôtre, de la justification et de l’excuse permanente donnée à tout migrant musulman, même lorsque celui-ci dérape dans des dérives inacceptables.
 
Qu’importe pour la gauche que de plus en plus de musulmans soutiennent une vision d’arriération sociale ou que de petits caïds sèment la terreur dans leur quartier ou à l’école contre des enfants juifs ou chrétiens, refusent d’apprendre des pans entiers de l’histoire française, abolissent les lois de la République pour imposer leurs règles claniques. La gauche leur donne toujours raison.
 
Ce qui n’était au départ que des phénomènes isolés de délinquance est devenu un sentiment collectif d’impunité et une opportunité d’exercer un rapport de forces croissant. La lâcheté et la complaisance de nos élus est ce qui a permis cette redoutable cohésion d’une part toujours croissante du monde musulman, faisant des petits caïds de quartier une réserve inépuisable de combattants de Daesh, figeant délinquance et terrorisme dans un seul corpus monstrueux et redoutablement coordonné.
 
Nous avons montré précédemment que la trame néo-libérale engendrera toujours de tels monstres, par une réaction totalement condamnable mais inévitable. Cela n’empêche en rien de considérer l’islamisme comme une menace en tant que telle, pourvue de sa puissance autonome et de sa seule responsabilité. En premier lieu parce que lorsque quelqu’un vous menace d’un couteau sous la gorge, il est peut-être exact qu’il a connu un itinéraire social difficile dans son enfance, mais que contrairement à l’antienne de la gauche cela n’a plus aucune importance, la seule action à mener dans cette situation étant de se défendre et de l’abattre. En second lieu parce que bien d’autres ont connu des itinéraires tout aussi difficiles et n’ont pas choisi ce mode de révolte. Encore une fois, la causalité mécanique d’engendrement des monstres sortis du néo-libéralisme ne leur confère en rien une légitimité morale.
 
L’islamisme est en train de franchir, voire a déjà franchi, un point de non-retour où son autonomie propre est totale. La puissance et la perversité de son organisation ont atteint une redoutable cohérence, une coordination qui fait immanquablement penser à celle du nazisme naissant, d’autant plus que les dirigeants démocratiques baignés dans l’inconscient gauchiste leur offrent un oasis munichois. Enfin, il est maintenant environné et soutenu d’une nuée de « collabos », Edwy Plenel en tête, assurant une propagande et une infiltration dans toutes les couches de notre société. Toute la structure est en place, il ne manque qu’un Hitler pour en prendre les commandes.
 
Indépendamment de sa genèse, l’islamisme doit être combattu et abattu de façon implacable, sans question aucune, en considérant même toute atténuation comme de la haute trahison. Dans une hypocrisie générale, tout le monde sait ce qu’il faut faire mais rien ne se passe. Non seulement les fichiers S du « haut du spectre » devraient être expulsés, mais il serait de bon ton de les abattre sans sommation. Les territoires doivent être regagnés en banlieue, le lien direct entre délinquance anti-française et terrorisme n’étant questionnable que pour les imbéciles.
 
Les caïds de quartier doivent être physiquement anéantis et leurs bandes terrorisées. Les rappeurs appelant à « niquer la France » doivent être poursuivis et emprisonnés sous des peines lourdes. Les enseignements de l’école de la République sont non négociables, et le dernier mot doit leur être donné, y compris par la force par une surveillance à poigne dans chaque salle de classe, en adjonction du professeur.
 
Il est malhonnête de présenter comme « respect de l’état de droit » l’actuelle inaction. Avant même que de commencer la discussion, cela induit implicitement qu’il n’y aurait qu’une seule déclinaison possible de l’état de droit, celle d’une justice passive n’intervenant que lorsque l’irréparable est commis, se refusant à toute analyse de risque. En quoi des mesures prophylactiques seraient-elles étrangères à l’état de droit ? Une fois encore, le légalisme et l’humanisme de façade sont le simple paravent de la mauvaise conscience et de la lâcheté. Il est vrai que les décisionnaires de ce type de mesure ainsi que leurs familles ne sont jamais exposés à ce type de menace : notre « hyper-classe » n’est jamais avare de la souffrance et de la terreur infligée aux autres.
 
 
Le leurre concernant l’islamisme est de ne le rattacher qu’à un phénomène religieux, une question de foi ou d’idéologie. C’est ne pas voir le phénomène plus profond de combat contre le néo-libéralisme générant ces idéologies mortifères, qui épousent le même soubassement idéologique que leur ennemi déclaré : le mépris total de l’être humain. Un néo-libéral et un islamiste ont ceci de commun qu’ils représentent les deux méthodes actuelles les plus efficaces de destruction de notre héritage humaniste.
 
L’Islam est l’habit que ce rejet d’égout du néo-libéralisme a choisi d’emprunter aujourd’hui. Demain il empruntera un autre habit, s’emparera d’une autre foi ou d’une autre idéologie à laquelle il clamera une allégeance et une croyance absolues, quand il n’aura agi que par seul effet d’opportunité. L’on s’attaquera alors à cette nouvelle idéologie comme à la dernière frontière des méchants nous empêchant d’atteindre le bonheur de la mondialisation heureuse, et l’histoire se répètera indéfiniment, tant que les flammes n’auront pas été attaquées à leur base, tant que nous ne dénoncerons pas l’anti-humanisme qu’est le néo-libéralisme.
 
On voit ainsi fleurir des débats hallucinants sur les réseaux sociaux, des « discussions » que je n’aurais jamais crues possibles au XXIème siècle. Il y est question de savoir ce qui appartient « intrinsèquement » ou « par essence » à l’Islam, et comparativement aux autres religions. Le tout assorti par chacun d’une défense de sa propre religion comme la seule véritable, les autres n’étant que des religions de pacotille, sous-entendez pratiquées par des êtres de pacotille. La contagion du mépris est décidemment florissante : faut-il que le néo-libéralisme nous ait habitués à considérer l’autre comme un moins que rien, à ce que chacun traite chaque autrui d’untermensch, pour en arriver là.
 
On voit apparaître sur Facebook et Twitter des considérations sur la « vérité intrinsèque » de chaque texte, sur « la véritable signification, fidèle aux origines » de telle ou telle religion. Va-t-on aussi rencontrer les preuves a priori de l’existence de Dieu de Saint-Anselme, et les promesses de bûchers pour ceux qui continuent à dénier le caractère supérieur et seul véritablement authentique de sa propre foi ? Ironie, les sommets de la communication digitale d’aujourd’hui, symboles de la modernité, charrient les remugles les plus arriérés de ce qui n’est ni une foi ni une pensée.
 
Je ne vais pas me faire que des amis et vais sans doute en perdre, notamment parmi ceux très versés dans la religion, en disant que « la vérité intrinsèque », « l’interprétation fidèle aux origines », etc. de toute religion sont des expressions dénuées de sens, et qu’elles mènent tout droit aux pires formes d’intolérance.
 
La vérité d’une religion n’est ni prouvée ni révélée, elle est créée. La « vraie interprétation fidèle aux sources » est le chemin qui se donne les allures de la pureté, mais n’est que celui du plus monstrueux ego.
 
Il faut considérer le fait qu’un texte puisse prendre plusieurs sens, qu’il n’ait pas une seule interprétation « pure et véridique », non comme une faiblesse mais au contraire comme la manifestation de la puissance divine. La puissance est polysémique, en quelque domaine que ce soit, y compris en sciences qui décrit la réalité selon plusieurs modèles parfois même contradictoires. J’entretiens moi-même une foi chrétienne mais je suis partisan de donner à toutes les religions de régulières raclées par les scientifiques en termes de travail et de rigueur de la pensée, les ramenant à l’humilité et leur faisant se demander si elles servent leur divinité ou leur petit ego.
 
Il est mensonger, comme le font certains, de nier que l’islamisme puise ses sources dans l’Islam : il en est bien l’un des versants. Mais il est stupide de disserter à l’infini sur le fait de savoir s’il s’agit du « vrai Islam », si l’Islam est « intrinsèquement et par essence » mauvais et violent : je ne rentre pas dans le début de cette discussion, car sa réponse n’est ni « vrai » ni « faux », la question n’ayant au départ aucun sens, pas plus que pour toute autre religion. Après tout, l’on pouvait poser les mêmes questions concernant le christianisme il y a cinq siècles.
 
Combattre l’islamisme sans aucune merci, et sans aucune complaisance vis-à-vis des soutiens tacites dont il bénéficie de façon croissante au sein même de l’Islam : oui. En revanche, cela reste un combat purement politique, ainsi qu’une question d’orgueil et d’ego. Le fait religieux n’est ici qu’un prétexte qui vient brouiller les cartes et nous entraîner nous-mêmes dans l’arriération si nous rentrons sur le terrain de la « vraie foi ».
 
La seule question valable est de savoir si l’islamisme est en train d’entraîner une majorité de musulmans dans son sillage, même pour en obtenir le soutien silencieux - la petite satisfaction secrète à chaque attentat - tout comme il y a eu un point de basculement où les nazis ont entraîné une majorité d’Allemands dans leur approbation.
 
Ce risque est effectivement à craindre. Nous avons peut-être passé ce point de non-retour. Mais dans ce cas, ce n’est pas par de la théologie que nous y répondrons. Il faut donc renvoyer dos-à-dos l’angélisme persistant de la gauche et du PS en particulier, avec ceux qui en font une guerre de religion. 
 
Seules les actions militaires et policières sans état d’âme sont la bonne réponse, en refusant de rentrer dans le faux débat théologique, pour bien marquer que Daesh n’a aucune légitimité à un débat religieux : faire l’effort de les réfuter serait déjà leur faire trop d’honneur. Nous avons simplement à riposter sans faille en défendant par les armes nos valeurs républicaines, infiniment supérieures à leur foi en carton-pâte.
 
 
La corruption de l’état
 
Ce troisième mal vient accompagner de façon d’autant plus pénible les deux premiers, que nous nous disons à chaque découverte des turpitudes de nos politiques que nous n’avions vraiment pas besoin de cela en ce moment.
 
Je ne m’étendrai pas sur la façon dont les serviteurs de l’état ou de l’économie détournent presque à chaque instant les biens dont ils ont la charge à des fins personnelles. D’autres l’ont fait bien avant et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire : je renvoie le lecteur aux remarquables ouvrages d’investigation de Sophie Coignard (« L’oligarchie des incapables », etc.).
 
Passons-donc directement au leurre relatif à cette troisième cible. Les turpitudes de la haute fonction publique française et sa consanguinité avec la direction des grandes entreprises ont fourni quantité d’arguments à des libéraux acharnés, qui ont beau jeu d’y voir la malfaisance inévitable de l’Etat. Leur solution est d’appeler à un démantèlement drastique de celui-ci : le remède au capitalisme de connivence et aux conflits d’intérêt serait de se jeter dans les bras du néo-libéralisme.
 
Ont-ils observé que notre « élite » du capitalisme de connivence s’est pourtant déjà fort bien accommodée du discours néo-libéral, en étant le principal porteur au sein des instances de l’Union Européenne ? Le néo-libéralisme n’est pas l’opposé ni l’antidote des pratiques incestueuses de la haute fonction publique française : les corruptions de l’état ne sont qu’une autre des sous-productions du néo-libéralisme, l’une des déclinaisons de son culte du pouvoir et de sa course aux positions et à la réussite considérées comme des buts en soi.
 
Qu’importe que cela aboutisse à des violations patentes des règles d’une économie de marché bien réglée : le néo-libéralisme n’admet que l’appétit de pouvoir comme seul règle, le bien commun devant nécessairement en résulter. Le néo-libéralisme aura finalement décliné toute la palette des possibles du mépris de l’être humain, la morgue de la haute fonction publique dévoyée n’en étant que l’un des aspects, qu’elle soit à la tête des grandes administrations ou des entreprises du CAC 40. C’est la raison pour laquelle – contrairement à l’antienne néo-libérale – nos énarques se sont très bien coulés dans le moule de la dérégulation économique totale. L’apparente contradiction ne sera incomprise que de ceux qui chantent l’esprit d’entreprise en purs théoriciens, sans jamais y avoir mis les pieds.
 
 
Et l’extrême droite dans tout cela ?
 
J’entends déjà des voix me signalant une quatrième menace oubliée, celle de l’extrême-droite, alerte appuyée par des résultats électoraux montés en flèche dans toute l’Europe.
 
Soyons clairs : je ne me rallierai pas au FN, mais ne suis pas dupe du discours qui le brandit comme une menace fasciste. Les raisons de cette position en sont fort bien expliquées dans cet excellent article de « L’œil de Brutus » :
 
 
Le FN a été depuis 30 ans l’alibi de ceux qui ne voulaient pas – ou n’avaient pas le courage – d’affronter les trois menaces pré-citées du présent article : l’urgence de la lutte contre la « menace fasciste » permettait d’ajourner indéfiniment les actions à entreprendre contre les maux réels.
 
Qui plus est, la façon dont l’électorat du FN peut être considéré ne peut plus suivre le schéma simple et commode de la période où il ne faisait que 5% des scores électoraux. Si je ne tiens pas à me rallier au FN, j’attache beaucoup d’importance à maintenir un dialogue constant avec ses électeurs.
 
Dans les années 1970, la question du FN était simple à traiter : constitué d’un ramassis de nostalgiques de l’OAS, souvent ennemis jurés de la république par anti-gaullisme, d’intégristes catholiques, de frustrés refoulés et de quelques skinheads avinés, il était aisé de les considérer comme des arriérés bas-de-plafond.
 
La classe politique française a refusé de voir que la situation est autrement moins facile à présent. Il y a maintenant au FN des personnalités intellectuellement brillantes et – j’ose le dire – parfois des hommes et des femmes de très grande valeur.
 
Afin de montrer que la situation est devenue extraordinairement complexe et doit se refuser à tout simplisme, je citerai le cas de l’un de mes très grands amis, qui a inspiré l’un de mes textes – « Antidote » - de défense contre l’antisémitisme. Cet homme n’est ni un « bas-de-plafond », c’est un mathématicien et informaticien de très haut niveau, ni un aigri, il a monté une start-up avec grand succès en parallèle de son poste de professeur à l’université et en aucun cas un raciste ou un xénophobe. Juif, il puise dans le talmud qu’il connaît très bien de passionnantes références. Or ce grand ami soutient le FN depuis maintenant quelques années.
 
Son itinéraire est plus qu’instructif. Issu d’une famille très modeste de l’immigration sépharade, il s’est élevé à la force du poignet par l’instruction et le travail au sein de l’école de la république, avec les très brillants résultats mentionnés plus haut. Il vouait pour cette raison une quasi vénération à notre système éducatif français. Dans ses jeunes années, il était socialiste et hussard noir de la république comme peu le sont, par un attachement irrémissible à ce qu’était l’éducation nationale de notre époque.
 
La démolition systématique de ce système qui représentait la lumière et le savoir par les différents gouvernements fut pour lui un drame personnel, l’effondrement du temple de la connaissance, du bien méritocratique et d’une part de sa vie. Cela ne l’empêcha pas de mener brillamment son chemin, mais toute sa recherche politique s’orienta vers ceux qu’il estimait être encore les gardiens des valeurs de la république. Après quelques passages auprès de l’UMP, et de nouvelles déceptions, un homme de ce calibre considéra que les meilleurs défenseurs de ces valeurs étaient le FN, même si je suis sur ce point en complet désaccord avec lui. Ceci pour illustrer que les jugements lapidaires sont à présent à ranger au placard, et que les discours d’intolérance ne sont plus là où on les attend.
 
De même, le FN étant passé en quelques décennies de scores de 5% à 30% lors des élections nationales, faut-il considérer que 25% de la population était constituée d’honnêtes citoyens démocrates, qui se sont tout à coup couvert d’immondes pustules les rendant infréquentables à la minute même où ils ont glissé un bulletin FN dans l’urne, comme dans un mauvais film d’horreur sur les mort-vivants ?
 
Il faut sortir de cet infantilisme politique et tenter de comprendre. Ce qui marque notre époque est une sur-sophistication technologique cachant une misère intellectuelle et morale, une incapacité à raisonner et analyser, remplacées par le jet d’anathèmes. Là encore, l’arrivisme néo-libéral a commis des ravages, car ce mode d’argumentation est celui de la soif maladive de pouvoir, devenu la seule valeur admissible mais jamais avouée de notre société post-moderne.
 
On remarque ainsi que le terme « populiste » désigne de moins en moins souvent de véritables démagogues, mais ceux qui ont la manie très dérangeante et salvatrice de confronter les discours théoriques à l’épreuve de l’expérience réelle, ce qu’aucun politicien contemporain ne peut supporter. Tout ce qui peut avertir que le roi est nu est considéré comme infiniment plus dangereux et subversif que les entreprises de démolition de notre civilisation et de nos institutions décrites plus haut. Je n’ai aucun problème dans ce cas, à être qualifié de populiste.
 
Je ne sais quel sera l’évolution des partis politiques dans la France des prochaines années. Mais face aux trois menaces que nous venons de décrire, voir comme premier danger la montée du fascisme quand nous avons maintenant affaire en grande partie à des hommes et des femmes de bonne volonté, a quelque chose de plus en plus indécent et fallacieux.
 
Les soi-disant tenants de la société ouverte sont devenus à ce titre d’un aveuglement et d’une rigidité mentale qui les rend chaque fois un peu plus désemparés en voyant les scores croissants de formations comme le FN ou équivalentes dans d’autres pays développés, à commencer par celle de Donald Trump aux Etats-Unis. En restant braqués sur le principal alibi à leur paresse intellectuelle et à leur lâcheté, ils en viennent à ignorer les trois menaces autrement plus graves que nous devons affronter, toutes trois issues de cette formidable entreprise de démolition systématique de l’être humain et de perversion des valeurs méritocratiques qu’est le néo-libéralisme.
 
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Erevan était la scène de manifestations pour revendiquer la démission du président arménien.

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation

Je m'interroge.

L'Arménie n'est pas membre de l'OTAN et elle est alliée à la Russie. Sa position stratégique l'expose à tous les dangers dans l'accomplissement programmé de la théorie du docteur folamour Brezinski .
A y regarder de plus près on verrait certainement poindre une fleur de saison ou une couleur adéquate pour qualifier ce soulèvement populaire spontané.
A y regarder de plus près on pourrait y voir la bonne bouille du Play boy George Soros, habitué qu'il est de financer des actions humanitaires.

A y regarder de près on pourrait voir la dame Nuland distribuer des pains au chocolat aux gentils manifestants. Mais c'est peu probable, elle est très investie dans la présidentielle américaine. Bien qu'elle soit républicaine et néocon elle est pressentie pour être secrétaire d'état aux affaires étrangère de la démocrate Clinton, c'est certainement par solidarité féminine!
A y regarder de près on pourrait voir surgir de nulle part le poing levé, symbole de l'ONG "OTPOR" financée par Soros. Cette dernière est née en Serbie et elle a été utilisée pour faire tomber Milosévic.

Mais ce ne sont que pures spéculations, jamais rien de cela ne peut se produire. C'est une légitime contestation.

Cordialement

Lucien Pons

Lundi 25 Juillet 2016 
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition. (Photo d'archives)
 

Les Arméniens ont manifesté à Erevan, la capitale, pour demander la démission du président Serge Sarkisian.

Plus de 2000 manifestants ont défilé devant un poste de police contrôlé par les partisans de l'opposition pour exprimer leur colère contre le gouvernement.

C'est la première manifestation depuis qu'un groupe d'activistes armés a pris le contrôle d'un poste de police et y a retenu en otage plusieurs policiers le 17 juillet. Les otages ont été relâchés mais les activistes occupent encore le bâtiment et exigent la démission de Sarkisian et la libération du chef de l'opposition, Jirair Sefilian, emprisonné depuis le mois de juin.

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NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Publié par El Diablo

 

NICE : Derrière l'émotion, regarder les choses en face (par Marc Jammet)

L'effroyable s'est à nouveau produit, cette fois-ci à Nice, avec son cortège d'horreurs.

L'émotion est immense et nos médias bien-pensants se sont à nouveau empressés de "l'exploiter".

Car, quitte à choquer, si l'émotion est légitime, en rester à cet état n'aidera pas à regarder les choses en face.

Nos médias nous ont ainsi très vite rappelé le Bataclan, Bruxelles, Magnanville, Orlando ... Oubliés les attentats en Tunisie, en Turquie mais aussi en Irak, en Syrie, en Lybie où chaque jour voit son cortège de meurtres beaucoup moins médiatisés en France il est vrai (parce que plus éloignés? Moins occidentaux?).

Regarder les choses en face c'est comprendre qu'aucun état d'urgence, aucun renforcement des peines, aucune vidéosurveillance et encore moins aucune interdiction de manifester n'empêchera un tueur décidé à se suicider en réalisant le plus de dégats possibles de frapper au hasard, hier avec avec un camion, demain avec un couteau ou une autre arme.

Regarder les choses en face c'est aussi tenter de comprendre et discerner les responsabilités.

N'est-il pas ainsi flagrant que ce soient les mêmes qui nous parlent aujourd'hui de "France en guerre", de constitution d'une milice d'état pudiquement camouflée par la "réserve opérationnelle" et qui dans les années 80 soutenaient les "combattants de la Liberté" qu'étaient les Talibans (parce qu'ils avaient l'énorme avantage, via la CIA, de s'attaquer à l'URSS), qui ont à nouveau soutenu en Syrie ces "nouveaux combattants de la Liberté" directement liés à Daesh, qui ont livré aux mêmes à coups de canon la Lybie, fermé les yeux sur les complicités de la Turquie et de l'Arabie Saoudite et qui continuent à se taire face au véritable génocide du peuple kurde (pourtant en première ligne en Syrie face à Daesh) dans lequel le régime d'Erdogan s'engage?

Pour eux l'émotion sert à cela: empêcher si possible de réflechir et surtout ne pas modifier un ordre mondial à conserver.

Regarder les choses en face, c'est tenter de discerner les responsabilités et donc, loin de "l'union sacrée" dans lequel notre gouvernement tente de nous enfermer, exiger que ce dernier modifie radicalement son action internationale.

Et c'est aussi réagir au plus proche.

Car là comme ailleurs les cris de guerre, les boucs-émissaires non seulement ne serviront à rien mais ne pourront qu'empirer la situation.

Dans notre pays où maintenant droite et extrême-droite puis parti socialiste tentent - chacun à leur tour - de nous convaincre qu'il faut être "un gagneur" dans une société capitaliste qu'il ne faut même plus rêver de remettre en cause, je crois au contraire que "prêter attention à l'autre", "prendre du plaisir à donner", la solidarité y compris dans la lutte (et je pense à la loi travail) sont des valeurs à faire vivre.

Elles n'empêcheront sans-doute pas tous les tueurs d'agir mais elles auront l'énorme avantage de les isoler et de leur retirer ce "terreau fertlle" que les va-t-en-guerre leur offrent.

 

Marc Jammet

Conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

SOURCE:

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Irlande : une croissance de 26,3 % artificiellement gonflée, par Romaric Godin

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Economie, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire

Quand un “partenaire de l’UE-la paix” nous mange la laine sur le dos…

Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/07/2016

La croissance irlandaise atteint des sommets. (Crédits : © Cathal McNaughton / Reuters)

La croissance irlandaise atteint des sommets. (Crédits : © Cathal McNaughton / Reuters)

Selon l’office des statistiques irlandais, la croissance du pays a atteint 26,3 % en euros de 2010 l’an passé. Une croissance inédite gonflée par les particularités de l’économie irlandaise et qui ne profite que très marginalement aux ménages.

Voilà qui a de quoi faire tourner les têtes. L’Office central des Statistiques irlandais (CSO) a révisé ce mardi 12 juillet les chiffres de la croissance pour 2015 de la République d’Irlande et a multiplié la croissance annuelle du pays par trois ! Initialement prévue à 7,8 %, elle a été révisée à 26,3 % ! Désormais, en euros de 2010, le PIB irlandais s’élève à 243,91 milliards d’euros contre 191 milliards d’euros initialement indiqué. L’Irlande reste ainsi la dixième économie de l’UE (la huitième de la zone euro), mais n’est plus qu’à 70 milliards d’euros de 2010 de l’Autriche. En euros courants, la croissance irlandaise approche un tiers à 32,4 %. Avec de tels chiffres, le ratio de dettes publiques sur PIB tombe de 101 % à 80 %.

L’effet “multinationales”

De tels chiffres sont évidemment très rares pour une économie aussi développée que l’Irlande. Ils reflètent la nature très particulière de la croissance irlandaise, basée sur la localisation d’actifs attirés par le faible taux d’imposition de la République sur les bénéfices des entreprises (12,5 % pour les revenus commerciaux avec de possibles réductions). Beaucoup de multinationales fixent leurs opérations en Irlande pour bénéficier de ce taux, sans que les montants « basés » en Irlande ne correspondent effectivement à des activités réalisées dans la République. Les bénéfices de ces compagnies sont ensuite redistribués aux actionnaires qui ne sont presque jamais Irlandais. Durant l’année 2015, les sociétés internationales ont fait jouer la concurrence de façon particulièrement rude. L’attachement de la classe politique irlandaise dans sa quasi-totalité au faible taux de l’impôt sur les sociétés a permis d’attirer de nombreux actifs étrangers en Irlande.

Le PNB également en hausse

On constate, du reste, que la croissance du Produit national brut (PNB), qui reflète la richesse produite par les entreprises irlandaises et non pas par les entreprises localisées en Irlande, est inférieure de 5,6 points à celle du PIB, à 18,7 %, ce qui permet de mettre en lumière une partie des effets des transferts liés à ces multinationales. En clair : près de 22% de la croissance irlandaise en 2015 a été rapatriée à des propriétaires étrangers et ne sera donc pas redistribuée à la population irlandaise. Le PNB prend donc en compte la part de la « contribution » des entreprises étrangères à l’économie irlandaise comme les taxes payées effectivement et les salaires versées aux fournisseurs irlandais. En cela, sa croissance reste tout à fait exceptionnelle.

Les trois facteurs de la croissance

Trois éléments expliquent principalement cette croissance insolite : le rapatriement d’actifs financiers des multinationales sous la législation irlandaise, le mouvement vers l’Irlande des transferts de brevets qui fait, là aussi, grimper la valeur des actifs dans l’économie et qui est comptabilisé comme des investissements et enfin l’effet de l’activité de location-vente (« leasing ») d’avions qui est désormais intégrée dans les comptes nationaux. Or, une entreprise de leasing aéronautique s’est installé dans le pays en 2015, emportant avec elle non pas les avions physiques, mais son portefeuille d’actifs comprenant la valeur des avions. Aidan Regan, directeur de l’institut européen de Dublin, estime que c’est la première source de la croissance de l’investissement. Ceci a contribué à gonfler le PIB et, dans une moindre mesure le PNB, de l’Irlande.

Etrange discrétion

Un coup d’œil sur le détail des comptes nationaux de l’île verte permet de se rendre compte de certaines anomalies. Les taux de croissance sectoriels vont de 5,7 % à 10,4 %, ce qui correspond assez aux chiffres préliminaires, tandis que l’industrie affiche, elle, une croissance de 97,8 % ! Etrangement, le CSO refuse de donner le détail de cette croissance entre les trois principaux sous-secteurs industriels du pays, la pharmacie, l’informatique et les équipements médicaux « pour des raisons de confidentialité ». Cette confidentialité avancée pour refuser un détail statistique dit assez la nature de « l’activité » répertoriée par le CSO : ce sont des éléments fiscaux principalement. Cette discrétion traduit aussi le caractère très exceptionnel de cette croissance qui dépend sans doute de quelques entreprises seulement, puisque la répartition sectorielle rendrait leur identification possible.

Des exportations gonflées

Il convient également de ne pas se laisser impressionner par la progression de 102 % des exportations irlandaises. Une grande partie d’entre elles sont en effet également le fruit d’un effet comptable. Comme le souligne dans un texte de 2014 l’économiste John FitzGerald, qui explique la forte volatilité des comptes nationaux irlandais, les « contrats de fabrication » que passent des entreprises basées en Irlande dans des pays tiers pour vendre des produits dans d’autres pays sont désormais enregistrés comme des « importations » et des « exportations » dans les statistiques et non pas seulement comme des profits pour les entreprises concernées. La norme comptable prend en effet en compte non pas le lieu du commerce effectif, mais le changement de propriété du produit. Même si un produit ne passe pas par l’Irlande, le fait d’être acheté et revendu par une entreprise irlandaise le fait entrer dans les statistiques commerciales. Il n’y a donc pas là de considérations liées à la compétitivité propre de l’économie irlandaise.

Faible impact sur les salaires

PIB et PNB ne sont donc pas de bons indicateurs pour connaître la réalité de l’économie irlandaise. Le résultat des élections de février 2016 où la coalition au pouvoir pendant la crise et qui avait fait campagne sur la “reprise” a subi une nette défaite, perdant jusqu’à 24 points et 42 sièges au parlement, devrait alerter sur le caractère assez fictif de cette croissance de 26,7 %. De fait, on constate que la hausse des rémunérations non-agricoles a été de 5,7 % contre 35,6 % pour les bénéfices. Si l’on veut bien apprécier la nature de la croissance irlandaise en 2015, ce chiffre est très éclairant : la part des salaires dans le PIB est passée de 35,38 % en 2014 à 28,18 % en 2015. Un recul qui prouve combien cette croissance est « désincarnée » dans la réalité irlandaise.

Caractère volatil

Aucun doute, cependant, que l’Irlande connaît une croissance vigoureuse. En partie, du reste, en raison de cette stratégie fiscale qui a plusieurs retombées sur l’économie réelle, notamment sur les dépenses de consommation et le recours aux services aux entreprises. L’Irlande dispose aussi d’un appareil productif moderne et efficace, notamment dans le domaine de la santé et de l’agriculture. La croissance irlandaise n’est pas « fictive » : la consommation des ménages a progressé de 4,4 % et, on l’a vu, la croissance de tous les secteurs de l’économie est supérieure à 5 %. Mais elle n’est pas aussi vigoureuse que les grands agrégats le laisse penser. Les chiffres, publiées également, ce 12 juillet du premier trimestre 2016, prouvent le caractère volatil des comptes nationaux du pays : le PIB a reculé sur trois mois de 2,1 %, ce qui représente la plus forte baisse de la zone euro (la Grèce a affiché un recul de -0,4 % par exemple). Mais le PNB a progressé de 1,3 %…

Croissance prédatrice

Pour beaucoup d’Irlandais, la crise de 2010-2013 a encore laissé des traces et l’émigration, si elle se ralentit, reste une réalité sans que le mouvement de retour de ceux qui sont partis durant la crise ne s’enclenche. Les effets de l’austérité, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports se font encore sentir et sont mal ressentis dans le pays. Quant à l’apport à la croissance de la politique de dévaluation interne menée par le gouvernement dans les années de crise, il reste relativement limité, puisque les secteurs les plus porteurs pour l’économie irlandaises sont ceux qui servent les salaires les plus élevés et demandent le plus d’investissements publics (éducation, valorisation à l’étranger de la place irlandaise, infrastructures), comme l’a montré Aidan Regan. En revanche, il convient de rappeler que la politique fiscale irlandaise conduit à transférer des richesses depuis leurs lieux de création en échappant aux impôts nationaux. La croissance irlandaise est réelle, mais c’est une croissance prédatrice qui se fait au détriment des autres. Là encore, plutôt que d’applaudir passivement en inventant le mythe d’une croissance produit de l’austérité, les responsables européens feraient bien de s’interroger sur ces pratiques.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/07/2016

pib-irlande

 

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Allemagne : mort dans une explosion, un réfugié syrien de 27 ans visait un festival de musique. Par Lefigaro.fr

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch

Allemagne : mort dans une explosion, un réfugié syrien de 27 ans visait un festival de musique

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Le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a indiqué au cours d'une conférence de presse que l'homme qui a déclenché un engin explosif devant un restaurant à Ansbach, près de Nuremberg, dimanche soir, était un réfugié syrien de 27 ans. Celui-ci visait un festival de musique pop, où quelque 2500 personnes étaient réunies, qui se déroulait à proximité.

Après s'être vu refuser l'entrée du festival, l'agresseur présumé, qui portait un sac à dos, a déclenché un engin explosif aux environs de 22h12, faisant 12 blessés dont trois graves. L'individu a été retrouvé mort dans la détonation. Il avait fait une demande d'asile il y a un an, qui a été rejetée.

Le ministre bavarois de l'Intérieur a ajouté que l'homme avait fait un séjour en clinique psychiatrique et avait fait deux tentatives de suicide par le passé. Il a précisé que les éléments retrouvés dans son sac à dos étaient suffisants pour faire un grand nombre de victimes. 

L'Allemagne a connu ces jours-ci plusieurs attaques visant des civils. Lundi dernier, un réfugié de 17 ans avait attaqué les voyageurs d'un train de Bavière avec un couteau et une hachette, blessant cinq personnes avant d'être pris en chasse et abattu par la police. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) avait revendiqué cet acte.

Vendredi soir, à Munich, un Germano-Iranien de 18 ans a ouvert le feu sur la foule aux abords d'un centre commercial et à l'intérieur, faisant neuf morts et 35 blessés, avant de se suicider. Tout mobile terroriste a été écarté par les enquêteurs.

Enfin, ce dimanche, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué une femme à la machette et blessé trois autres personnes, à Reutlingen, dans la région de Stuttgart. Les autorités penchent pour le "crime passionnel".

LIRE AUSSI :
» Allemagne : un réfugié syrien se fait exploser à l'entrée d'un festival
» Fusillade de Munich : le tireur préparait son geste depuis un an
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Syrie : des rebelles "modérés" décapitent un enfant. Par Bruno Rieth dans Marianne

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Politique étrangère, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Des combattants du Front al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda. - Uncredited/AP/SIPA
Des combattants du Front al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda. - Uncredited/AP/SIPA

Syrie : des rebelles "modérés" décapitent un enfant

Jeudi 21 Juillet 2016 à 15:00

Par Bruno Rieth dans Marianne

Nouvelle vidéo de décapitation venue de Syrie. Sauf que cette fois, ce n'est pas un soldat de Daech qui tient le couteau mais un combattant d'un groupe de rebelle dit "modéré", selon la terminologie imposée par les Américains. Une exaction qui est loin d'être la première et qui interroge sur les alliances de la coalition anti-Daech.

Il n'a pas plus d'une douzaine d'année. L'oeil hagard, visiblement blessé, l'enfant est affaibli. Autour de lui, ses bourreaux rient et filment ses derniers instants. A l'arrière d'un 4x4, on l'allonge sur le ventre, les mains attachés dans le dos. Un homme, couteau dans une main, lui attrape les cheveux pour découvrir sa gorge puis le décapite.

Nouvelle vidéo d'exécution de Daech ? Pas cette fois. Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialisé dans les mouvements djihadistes, la scène se déroule à Handrat, dans la province d'Alep, zone où les troupes d'Abou Bakr Al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l'Etat islamique, sont absentes. Toujours selon Wassim Nasr, l'enfant appartiendrait à la Brigade Quds, une milice palestinienne soutenant le gouvernement de Bachar al-Assad. En Syrie, comme au Liban, existent des camps de réfugiés palestiniens dont les occupants, comme les Syriens, ont été emportés dans l'enfer de la guerre.

 

 

"Une erreur individuelle"

Selon plusieurs médias anglo-saxons, les individus présents sur la vidéo se battraient pour le mouvement Nour al-Din al-Zenki. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait bien des combattants de ce groupe de rebelles "modérés", selon la définition des Etats-Unis. Un mouvement que l'état-major américain a d'ailleurs soutenu activement, financièrement et logistiquement, la CIA lui ayant même . D'après le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "le jeune garçon n'a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi dans la région d'Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone d'Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis."

De son côté, rapporte l'AFP, le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est "une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe" et que "les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises" à une commission d'enquête. 

Le jeu d'alliance de la coalition anti-Daech à l'épreuve

Ce n'est pas la première fois qu'un groupe de rebelles dit "modéré" se livre à dex exactions. Début avril, le groupe Jaysh al-Islam avaient utilisé des armes chimiques dans des combats contre des Kurdes pour le contrôle de Sheik Maksoud, un quartier d'Alep. Le porte-parole du groupe syrien s'était là aussi fendu d'un communiqué de mea culpa, reconnaissant qu'"un des leaders de Jaysh al-Islam d'Alep a utilisé des armes qui ne sont pas autorisées dans ce genre de confrontations, ce qui est constitutif d'une violation des régles internes du groupe Jaysh al-Islam" et annonçant que ce commandant "a été déféré devant la justice militaire pour recevoir une punition appropriée". Décidément beaucoup de maladresse du côté de ces rebelles "modérés"... Qui interrogent.

Faut-il continuer à suivre la méthode américaine dictée par la maxime "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" ? Ce qui explique par exemple que depuis le début de l'intervention de la coalition anti-Daech, les Américains demandent à leur alliés de ne pas bombarder les zones tenues par le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, tout aussi cruelle et violente que l'EI mais en guerre contre ces derniers. 

Le Général Dominique Trinquand rappelait pourtant dans qu'"il est essentiel de ne pas reproduire les erreurs du passé, comme ce que nous avons connu avec le soutien des américains aux Talibans pour contrer les soviétiques en Afghanistan (...) il y a des groupes qui, comme les Kurdes Syriens, sont des alliés fiables. Et puis, parmi les groupes qui participent à l'offensive contre Daech, il y a aussi des islamistes radicaux. Or, ces groupes bénéficient à la fois de la logistique de la coalition et, pour certains, de son armement. Il est très important de s'interroger dès maintenant sur ces alliances."

Au risque que le remède ne soit tout aussi redoutable, voire pire, que le mal qu'il est censé combattre.

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Le Canard enchaîné évoque la complaisance de Paris et des USA envers Al-Qaïda

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La nation ., #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La mondialisation, #Chroniques du fascisme ordinaire

Le Canard enchaîné évoque la complaisance de Paris et des USA envers Al-Qaïda
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Dans un article du Canard enchaîné en date du 20.07.16, Claude Angeli revient sur le soutien de la France et des Etats-Unis envers la filiale syrienne d’Al-Qaïda : le groupe du front Al-Nosra.

Evoquant le récent accord conclu entre les Etats-Unis et la Russie pour combattre conjointement les deux filiales d’Al-Qaïda en Syrie, la désavouée Daesh (Etat islamique), et la reconnue le front al-Nosra, l’auteur de l’article s’arrête toutefois sur un fait : «  Jusqu’à présent, si les pilotes de l’US Air Force arrosaient de missiles les positions de Daesh, ils avaient ordre de ne jamais toucher à un cheveu d’Al-Nosra ».

Même constat pour les Français aussi : «  Et les Rafale et Mirage français épargnaient, eux aussi, ces terroristes intouchables, si l’on ose dire ».

Les terroristes tolérables

Et Angeli rapporte l’explication donnée pour ce laxisme : «   Cette complaisance franco-américaine envers les combattants d’Al-Nosra, aussi cruels que ceux de Daesh, mérite une explication. Dans la guerre menée contre l’armée syrienne, « une alliance de circonstance », formule d’un militaire français, s’est constituée, sur le terrain, entre ces partisans d’Al-Qaïda et quelques groupes de rebelles, dits modérés, qui rêvaient d’entrer en vainqueurs à Damas et avaient le soutien de Washington et de Paris, où l’on espérait se débarrasser ainsi de Bachar ».

« Autre information, partagée, d’ailleurs, avec d’autres médias, et à déguster lentement pour éviter un violent mal de tête : Al-Nosra a des associés dans son combat, les groupes Ahrar Al-Sham et Jaïsh Al-Islam, des terroristes en tout genre financés par nos amis du Qatar, d’Arabie saoudite et de Turquie. A Paris et Washington, personne ne reproche à ces Etats de jouer, depuis bien des années, aux supporteurs du terrorisme », déplore Angeli.

Ce dernier devrait prendre connaissance de l’exécution atroce mardi du petit palestinien Abdullah, par une milice de l’Armée syrienne libre, le Mouvement Noureddine al-Zenki, et classé parmi les organisations modérées par les occidentaux pour mesure dans quel pétrin leurs gouvernements se sont engouffrés, pour la seule raison de renverser Bachar al-Assad.

Sachant que ces mêmes terroristes sont également tolérables par Israël.

Sources : Le canard enchainé ; Le-blog-sam-la-touch ; al-Manar

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Liberté ? L’Assemblée Nationale prolonge l’état d’urgence jusqu’en 2017

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #L'OTAN., #La mondialisation, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Jusqu’en janvier 2017 ? Parions que ce prolongement sera prolongé au moins jusqu’au 7 mai.

 

Liberté ? L’Assemblée Nationale prolonge l’état

d’urgence jusqu’en 2017

 

Russia Insider – 20 juillet 2016

Le gouvernement français vient de s’octroyer des pouvoirs dictatoriaux à la suite d’une série d’attaques terroristes. La France a-t-elle encore le droit de donner des leçons de démocratie ?

 

10. France -état policier.jpg

 

Dans le sillage de l’horrible attaque terroriste de Nice, qui a coûté la vie à 84 personnes la semaine dernière, l’Assemblée Nationale française a voté une extension de l’état d’urgence pour les six prochains mois, soit jusqu’à fin janvier 2017.

Cette décision d’étendre les pouvoirs du gouvernement a été prise pour la quatrième fois ce mercredi à 2 h. du matin.

Le président François Hollande avait déclaré l’état d’urgence l’année dernière, un jour après les attaques coordonnées du 13 novembre par des membres de l’État Islamique (IS, ISIS, ISIL), qui avaient tué 130 personnes.

Ces pouvoirs dérivent d’une loi adoptée en 1955. Ils donnent au gouvernement un certain nombre de blancs-seings en cas de menace contre la sécurité nationale. Au nombre de ces exceptions, les autorités françaises se sont accordé le droit de procéder à des arrestations sans mandat, ainsi que d’opérer des perquisitions sans autorisation judiciaire.

En outre, les champs d’application des lois sont étendus pour permettre un suivi de recherches, dans les cas où des perquisitions feraient découvrir des éléments susceptibles de conduire à une relation possible avec des activités liées au terrorisme. Cette extension permet aux autorités de pratiquer la surveillance des téléphones et des ordinateurs, surveillance qui n’est pas prévue dans les mesures légales de l’état d’urgence. L’état d’urgence permet également aux opérateurs du gouvernement de restreindre la liberté de déplacement à l’extérieur et à l’intérieur du pays aux personnes suspectées de terrorisme.

Dans l’attente de la décision de l’Assemblée, Hollande et son Premier ministre Manuel Valls, ont insisté sur la nécessité de pouvoirs spéciaux pour assurer la sécurité du public. Valls a même évoqué la possibilité d’autres attaques.

 « Il y aura d’autres attaques et il y aura d’autres personnes innocentes qui seront tuées » a-t-il déclaré aux membres de l’Assemblée dont ils attendaient la décision, ajoutant que 16 attaques avaient été déjouées en France depuis 2012. « Nous ne devons pas nous habituer à cette menace, mais nous devons apprendre à vivre avec elle. »

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Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a lui aussi défendu vigoureusement la quatrième extension de l’état d’urgence, qu’il a qualifiée d’« outil » dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant que ces pouvoirs spéciaux avaient permis l’arrestation de 44 personnes depuis début mai « pour conspiration dans le but de commettre des actes terroristes » pendant la coupe d’Europe de football 2016.

Mais cette volonté d’étendre l’état d’urgence et les pouvoirs spéciaux qui vont avec s’est heurtée à l’opposition de beaucoup de personnes, qui estiment qu’accorder de plus en plus de pouvoir à la police menace les libertés civiles en France.

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Joaquin Flores,  de l’Association des Journaliste Indépendants pour la Paix, croit qu’il y aura de plus en plus d’attaques, à moins que Paris ne se décide à mettre un terme à la radicalisation de ses nationaux par la propagande djihadiste et à interdire le parrainage, sur son sol, d’activités extrémistes par des états étrangers.

« Les autorités françaises continuent de permettre – et depuis longtemps - à des organisations religieuses dirigées et financées par l’Arabie Saoudite, de prospérer et de proliférer en France, où il leur est permis de recruter,  d’influencer et de modeler à leur guise toute une nouvelle vague d’extrémistes, auxquels elles font croire que le terrorisme est un moyen d’action légitime et un outil qui va les aider à atteindre leurs buts » a déclaré Flores à RT.

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 « Pour son compte, la France, intégrée à l’OTAN, a participé à la destruction de pays comme la Libye, comme l’Irak, comme l’Afghanistan, comme la Syrie » a-t-il ajouté. « Elle est encore en train de le faire en Syrie. Et il est certain que cela a eu pour résultat de radicaliser beaucoup de couches de la société. »

 

Source : http://russia-insider.com/en/politics/liberte-french-asse...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

2. C'est l'été xxx.gif

Et Lazare sortit du tombeau…

(Ce qui fit du bruit jusqu’au Liban

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