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Le blog de Lucien PONS

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Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La mondialisation, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #Terrorisme

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste»

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

Y a-t-il des cas où les humains ne comptent pas pour des humains ? D'après le journaliste Neil Clark, pour les libéraux occidentaux «hypocrites» et «bellicistes», la réponse est bel et bien «oui».

Quand il s’agit d’hypocrisie, les bellicistes «libéraux» occidentaux sont en terrain familier. Tout en professant la lutte contre le racisme, ces bellicistes libéraux soutiennent la forme la plus dangereuse et la plus mortelle de racisme qui existe dans le monde d’aujourd'hui - l’impérialisme américaino-occidental contemporain.

Une forme de racisme rarement signalé, mais qui a dévasté des pays entiers, tué des millions de personnes et risque de nous entraîner dans une confrontation militaire au potentiel catastrophique avec la Russie.

Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive

Nous pouvons voir ce racisme odieux dans les débats qui sont en cours dans les cercles élitistes de l'Ouest au sujet de la Syrie. Il est considéré que l'Occident, c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés, a le droit de déclarer qui est ou qui n’est pas le gouvernement légitime de la Syrie. On peut exiger que «Bachar el-Assad parte», mais aucun responsable du gouvernement syrien ne peut demander qu'un de NOS leaders s'en aille. On n'ose même pas y penser !

Nous avons le droit d’imposer des «zones d'exclusion aérienne» qui, bien sûr, ne concernent pas NOS appareils, seulement les LEURS. Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive - mais si le peuple du pays ciblé a le courage de se battre, nous les appelons «génocidaires» et accusons son leader (et ses alliés) des crimes de guerre, en les poussant à être envoyés à la Haye. Entre temps, nos leaders peuvent violer le droit international et tuer des centaines de milliers de gens en toute impunité.

Si vous avez des doutes concernant le racisme inhérent à l’ordre mondial actuel et croyez que j'exagère, regardez ce qui se passe à la Cour pénale internationale (CPI). Depuis 14 ans de son existence, ce n'était que les Africains qui étaient les seules personnes mises en accusation et jugées par la Cour pénale internationale.

Que diriez-vous s’il y avait un tribunal national en Angleterre qui ne jugeait que les Africains ? Et que les Européens, quels que soient les crimes odieux qu’ils aient commis, n’ont jamais étaient traduits en justice. Vous appelleriez cela le comble du racisme, et vous auriez raison.

Une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience

Mais cela se passe à la CPI et les libéraux bellicistes «anti-racistes» se taisent, montrant qu'on peut s'en tirer avec les niveaux les plus stupéfiants de discrimination à l'échelle internationale qui n'auraient jamais passé inaperçus dans le pays. 

Malheureusement, une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience. Preuve en est le tout petit nombre de personnes qui ont le courage de reconnaître publiquement : «En fait, le gouvernement syrien a le droit de se battre contre les djihadistes soutenus par les Etats-Unis.»

Encore une fois, il est considéré comme acquis que les pays du sud qui sont ciblés par les Etats-Unis et leurs alliés n'ont absolument aucun droit de s’engager dans la résistance violente. On n'attend de leurs gouvernements qu'ils disparaissent. S'ils osent résister et se battre avec force, comme la Syrie l'a fait, certains représentants du mouvement anti-guerre les traitent de coupables et d'agresseurs.

Souvenez-vous de l'indignation de la «Nation exceptionnelle» et de ses alliés, lorsque les forces yougoslaves ont abattu un bombardier furtif américain en 1999 ! «Comment osent-ils ?!» Nous avons le droit de bombarder votre pays jusqu'à le faire retourner à l’âge de pierre pour des raisons «humanitaires» - mais vous n’avez pas le droit de cibler et descendre nos avions !»

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un exemple du racisme libéral «acceptable»

Quand trois soldats américains ont été capturés, le président Bill Clinton a averti les Yougoslaves que ces derniers n'avaient pas le pouvoir de les traduire en justice, tout en soulignant que les bombardements illégaux de la Yougoslavie dirigés par les Etats-Unis allaient continuer.

 

 

 

Encore une fois, la seule manière de respecter ces doubles standards criants est de croire que les Américains et leurs alliés de l'OTAN sont supérieurs aux Yougoslaves. Là, ce serait du racisme.

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un autre exemple du racisme libéral «acceptable».

Les millions de victimes de l'impérialisme occidentalo-américain en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Yougoslavie ou ailleurs n'ont pas leur jour de commémoration à eux dans le calendrier. Il est fort peu probable qu'ils auront un jour l'honneur de devenir des personnages de superproductions hollywoodiennes.

Même si on entend parfois des «regrets» au sujet des victimes civiles «accidentelles», personne ne prétendrait éprouver du chagrin pour les soldats qui se combattent pour les armées des Etats ciblés, incinérés en grand nombre. Avez-vous ressenti la préoccupation des bellicistes libéraux occidentaux, quand, le mois dernier, les Etats-Unis et leurs alliés ont tué 62 soldats syriens, ce qui a mis fin au cessez-le-feu ? Moi non plus.

Il est fort probable que nos «humanitaires» libéraux anti-guerre qui réclament l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie (ou plutôt la zone d’exclusion aérienne pour eux et pas pour nous) n'aient jamais rencontré des soldats de l’armée arabe syrienne. Mais moi, j’en ai vus.

Pour ces bellicistes «libéraux» occidentaux, les soldats syriens qui défendent loyalement leur pays ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse

Il y a quelques années, j’étais à Lattaquié, en Syrie, à attendre un bus pour me rendre à mon appartement à Damas. J’avais manqué le dernier, mais un bus spécial de l’armée était sur le point de partir. On m’a invité à le prendre. Pendant toute la journée, les soldats ont généreusement partagé avec moi leur nourriture, leurs boissons et cigarettes. Ils chantaient des chansons, on se racontait des blagues, on rigolait. C’était une journée parfaite.

J’ai toujours une pensée pour ces soldats syriens dès que j’entends un belliciste libéral «antiraciste», faire preuve d'un prétendue inquiétude humanitaire concernant la Syrie. Car, pour ces gens-là, les soldats syriens, ces soldats qui défendent loyalement leur pays, ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse. Et quand c’est fait, c’est à célébrer.

«Les humains, quand ne comptent-ils pas pour des humains ?», demandait mon collègue chroniqueur du site rt.com, Dan Glazebrook, dans un article du Morning Star publié en août 2012. La réponse est : quand ils sont des soldats des pays du Sud qui résistent à l’invasion soutenue par les Etats-Unis.

Glazebrook notait que, alors que les soldats de l'armée d'occupation était «toujours humains, peu importe les atrocités auxquelles ils avaient pris part», ceux des armées qui défendent leurs pays de l'agression occidentale «n'étaient jamais des humains... même s'ils n’avaient jamais tiré de leur vie».

La forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui c'est le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches

La triste vérité est que trop d’«antiracistes» occidentaux sont plus préoccupés par les mauvaises paroles que peuvent avoir certaines personnes, que par la lutte contre la forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui : le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches.

Imaginez, si des groupes d'extrême-droite en France entreprenaient de faire des pogromes racistes généralisés contre les noirs ? Il y aurait un tollé, une indignation parfaitement justifiée. Les auteurs seraient traduits en justice – et à juste titre. Mais comme l'a souligné Dan Glazebrook, les pogromes racistes contre les noirs ont été «caractéristiques» de la rébellion libyenne soutenu par l'Occident dès le début en 2011.

Pourtant, les «antiracistes» libéraux occidentaux ont soutenu la rébellion et les frappes aériennes occidentales «humanitaires» en faveur de «rebelles» racistes. Comment pouvez-vous dénoncer les pogromes racistes contre les noirs en Europe tout en les soutenant en Libye ? Eh bien, les impérialistes «antiracistes» libéraux y arrivent. Comme a écrit Maximilian Forte : «Si c’était de "l’humanitarisme", il ne pourrait être tel qu’en excluant les Africains des membres de l'humanité».

Le véritable antiraciste (par opposition au pseudo «antiraciste» de l’impérialisme libéral) estime que tous les pays sont égaux, que les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas plus le droit de menacer la Syrie que la Syrie de menacer les Etats-Unis et leurs alliés. Un véritable antiraciste croit que toutes les vies humaines se valent. Et que le droit international doit être applicable à tous. Et que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et leurs alliés ne devraient pas en être exemptés. Il est temps que les véritables antiracistes reprennent la bannière antiraciste des bellicistes libéraux occidentaux. Avant que ces faux et racistes chantres de la vertue amènent à leur Troisième Guerre mondiale «humanitaire».

Lire aussi : «Les preuves du soutien aux terroristes en Syrie par "les Casques blancs" financés par l’étranger»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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Vade retro Halloween ! Par Didier Catineau.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #l'horreur économique

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Un dirigeant du 21ème siècle. Par Marc Rameaux

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La dette

vendredi 14 octobre 2016

Un dirigeant du 21ème siècle

 
 
 
Président, j’en ai tant rêvé. Lors de ma campagne, seule comptait la victoire. Je ressens maintenant un léger goût d’amertume et d’ennui, une fois dans la place. Je voudrais être sans cesse dans cette effervescence où mes promesses sont gratuites, où il me suffit de communiquer et de faire rêver sans avoir à rendre de comptes.
 
Car ma vie est dure, savez-vous ? Oh, je vous vois sourire. Mais cela est difficile de rêver d’être puissant et de ne pouvoir rien.
 
 
 
Dès lors que je prends une initiative économique, les marchés réagissent comme une machinerie ultra-sensible, détectant le moindre de mes mouvements. Et quiconque contrarie les banques centrales ou les fonds d’investissement voit les taux se tendre dans la seconde, son crédit se renchérir. Lorsque l’on a une dette à près de 100% du PIB, cela ne laisse pas beaucoup de choix.

Alors je dis oui. Au FMI. A la commission européenne. Avec leurs critères qui m’enferment dans des cercles vicieux, m’obligeant à me démunir toujours plus pour économiser, et ne pouvant sortir du trou parce que je n’ai pas assez investi.
 
De toute façon, les grandes entreprises de mon pays ou d’autres se moquent totalement de mes actions. Elles n’interviennent plus seulement sur le terrain économique. Elles engagent des bouleversements technologiques, sociaux ou comportementaux qui vont beaucoup plus vite que tout ce que pourrait faire mon gouvernement, et agissent bien plus en profondeur sur le tissu social qu’aucune de mes lois ne pourrait le faire. Alors je suis à leur remorque. Je ne fais qu’accompagner leur mouvement, en faisant semblant de prendre des décisions et d’y pouvoir quelque chose.
 

Oh je sais, avec un peu de courage, je développerais des filières sur des métiers dans lesquels mon pays excelle : je ne ferais pas qu’être à la traîne, j’aiderais ceux qui prennent des initiatives, je me renseignerais sur les compétences clés, je les subventionnerais, je protégerais leurs connaissances les plus stratégiques pour qu’elles ne soient pas copiées trop vite.
 
Je sais qu’il faudrait faire tout cela mais je ne le fais pas. Cela va contrarier trop de monde. La commission européenne, qui exige que tout soit en concurrence, tout de suite, et qui ne voit pas que cela empêche ceux qui excellent de se distinguer des autres parce qu’ils sont copiés trop vite. Il y a une concurrence de court-terme et une concurrence de long-terme, je n’arrive pas à le leur faire comprendre, qui sont toutes deux en conflit, la première tuant la deuxième si on la favorise trop et qu’elle empêche de développer les savoirs-faire sur lesquels se différencier.
 
Et puis cela contrarierait les américains. Qui craignent à tout instant que nous fassions cela, et qui emploient toute la puissance de leurs fonds d’investissement pour nous en empêcher. Pourtant ils ne s’en privent pas, eux, de protéger leurs activités phares, de leur laisser le temps de devenir compétitives. Ils ne sont nullement protectionnistes sur les biens marchands, mais ils le sont sur les savoirs et les savoir-faire stratégiques, ils ont bien compris comment cela marche. Mais je n’ai pas le courage de leur tenir tête, d’oser développer des activités sur lesquelles ils n’auraient aucun droit de regard, ni droit à être informés de tout ce que l’on fait.
 
Et de toute façon ceux qui m’entourent seraient incapables de mettre cela en place. Ils sont tous énarques, ils n’ont jamais mis les pieds en entreprise, ou seulement deux ou trois ans, pour toucher leurs jetons de présence, lorsque je les ai parachutés. Ils n’apprécieraient pas que je me passe d’eux pour l’économie. J’ai trop d’ascenseurs à leur renvoyer, ils me feraient la peau vous savez ? Et puis ils s’entendent bien avec la commission européenne, ces énarques. Cela les arrange bien après tout. Oh, ils sont comme moi, ils savent que cela nous fait glisser chaque jour un peu plus sur la pente. Mais à titre personnel, ils en seront récompensés financièrement. Alors je n’ai pas intérêt à toucher à leur petite rente.
 

Je pourrais me concentrer sur mes fonctions régaliennes bien sûr, puisque je n’ose pas toucher à l’économie. Là aussi, je sais pertinemment ce qu’il faudrait faire. Mais lorsque mes policiers se font attaquer au cocktail molotov et brûler au troisième degré par des petites frappes qui sèment la terreur dans leur quartier, tout ce que je sais dire c’est qu’ils auront des voitures renforcées et des tenues ignifuges. Je sais, c’est pitoyable, on peut difficilement faire plus lâche. Alors que je sais très bien qu’il faudrait frapper à mort les quatre ou cinq meneurs pour que cela s’arrête, parce qu’il suffit d’une poignée de ces petits crétins pour rendre la vie d’un quartier impossible si l’on ne fait rien.
 
D’ailleurs j’ai toutes les informations sur eux, ils sont parfaitement fichés et répertoriés par les services de police. Il faut dire qu’avec des dizaines de récidives chacun, il faudrait être aveugle pour ne pas les détecter. Mais je n’en fais rien. Alors qu’en les éliminant, en montrant bien pour l’exemple ce qui leur est arrivé pour dissuader d’autres de prendre leur place, cela s’arrêterait bien vite. Mais je n’agis pas.
 
Oh, il faut dire que pour être élu, j’ai dû donner des gages aux ailes les plus « humanistes » de mon parti, enfin c’est comme cela qu’ils s’appellent eux-mêmes. Et eux recommandent de ne jamais réprimer, de laisser faire, surtout s’ils pensent que les auteurs ont été brimés par la société. Tout laisser faire, après tout, ils s’entendent bien aussi avec la commission européenne sur ce point-là.
 
Bon, si les victimes sont atrocement battues, mutilées ou tuées, ils me disent qu’elles l’ont toujours un peu bien cherché, qu’elles étaient des privilégiées, et puis que cela arrive, que cela fait partie de la vie, et qu’il faut traiter cela avec des psychologues et de la compréhension. J’avoue que j’ai du mal avec ces « humanistes », on n’est jamais avare de la souffrance d’autrui. Mais ils sont trop puissants au sein de mon parti, je dois leur donner des gages.
 

Je sais, je ne suis pas très sympathique. Même pas du tout. J’ai su très bien pendant quatre ans tout ce qu’il fallait faire, mais je n’ai pas du tout bougé, j’ai laissé pourrir la situation. J’ai même écrit un livre ou je montre très bien que je savais depuis longtemps où se situaient les problèmes importants, et je dis que c’est ce qu’il faut faire juste à la veille des nouvelles élections. Je sais, c’est terriblement cynique, mais il y a encore des imbéciles pour se laisser prendre au piège, se dire que je commence à prendre conscience de ce qui ne va pas, et penser que cette fois je parle bien et que j’ai raison. S’ils savaient comme je les méprise.
 
 
J’ai l’impression d’être pour moitié un pantin et pour moitié un produit marketing. Faute d’avoir eu le courage d’agir, je me défoule sur d’autres professions dans mon livre, que je traite de lâches alors que je suis devenu la lâcheté même. Je me console en me disant qu’il y en a maintenant beaucoup de mon profil, parmi les dirigeants. Un peu mous, un peu lâches, envoyant toujours les autres s’engager, mimant la fermeté à la perfection dans le discours mais sans jamais faire suivre d’actes courageux, obsédés par la communication et l’effet de ce que les gens pourront penser, sans se soucier de savoir s’il y a eu action réelle ou non.
 
 
D’ailleurs le réel n’existe plus. Il est entièrement défini par mes conseillers en communication, qui cherchent à tourner tout événement en rêverie qui soit conforme à mon petit cénacle de protégés. 

Mais je sais que cela ne fonctionne plus, même les plus bêtes s’en aperçoivent. Je ne sais pas comment l’histoire me jugera. Je me sens seul. J’ai peur.




Si vous avez aimé cet article, mes deux livres sur le monde de l'entreprise et plus généralement sur les pièges de la société moderne. Egalement disponibles au format Kindle : 
 
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Pourquoi je n'aime PAS la fête d'Halloween ? Par Robin Guinin

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Economie, #Les média, #La défense de la langue française.

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TOUT ce que vous souhaitez savoir sur la DÉSINDUSTRIALISATION de la FRANCE

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;

Publié par El Diablo

 

 

TOUT ce que vous souhaitez savoir sur la DÉSINDUSTRIALISATION de la FRANCE

Un emploi industriel génère 3 à 12 emplois dans les services, l'inverse non. La France est devenue depuis plus de 30 ans le théâtre d'une désindustrialisation orchestrée dans des domaines aussi variés que la recherche médicale, les télécommunications, l'atome, l'aéronautique, la sidérurgie, les transports, l'agriculture, l'énergie, la culture. Nous reprenons l'analyse de Jean-Pierre Escaffre portée par une réflexion collective du Groupe Babeuf.

 

Politique industrielle : un système qui se délite

On assiste depuis plus de vingt ans à un inexorable processus de désindustrialisation de la France qui se traduit par une perte de souveraineté dans des secteurs clés de l’économienationale et amplifie de façon dramatique le chômage de masse. Il est important de comprendre les mécanismes invariants qui interviennent dans cette dérive et de voir qu’il s’agit là d’une conséquence directe de la mise en œuvre institutionnelle et économique de la logique néo-libérale telle qu’elle a été formalisée par le projet de Traité constitutionnel européen (TCE), devenu par la suite le Traité de Lisbonne.

En politique, il faut distinguer deux plans : celui des règles du jeu définies par les institutions, les lois, et celui du jeu proprement dit, soit la façon dont les peuples et leurs gouvernants se comportent dans le cadre de ces règles. En effet, une fois définies, les règles du jeu politique ne laissent souvent aux dirigeants qu’une marge de manœuvre réduite qui a peu de chances d’influer sur le cours des événements. Or, ces fameuses règles qui régissent les grands leviers de l’économie en Europe depuis plus de trente ans sont maintenant bien connues. Il s’agit:  du libre-échange généralisé,  d’une monnaie forte,  de la financiarisation dérégulée de l’économie.

Ces principes ont été constitutionnalisés il y a onze ans dans le fameux TCE. Parmi les nombreuses conséquences sociales et économiques particulièrement délétères de ces principes, il y en a une que la plupart des médias passent sous silence ou qu’ils évoquent hypocritement en accusant le « coût salarial trop élevé » ou le poids insupportable des « charges sociales » : il s’agit du processus progressif et inexorable de destruction de l’activité industrielle dans notre pays.

On peut souligner que ce déclin s’est traduit par la perte sèche, en France, de plus d’un million d’emplois dans le secteur industriel depuis dix ans ou une perte de 2,2 millions d'emplois durant ces 40 dernières années. La part de ce secteur dans le PIB est en chute constante : 22% en 1970, 18,4% en 1999, 13,6% en 2008 et 11% en 2011. Représentant 9,3% du PIB, la part dans la valeur ajoutée du secteur manufacturier en France est désormais parmi les plus faibles d'Europe. La part de marché de la France au sein de la zone euro entre 2000 et 2010 n'a cessé de diminuer, l'écart avec l’Allemagne serait de 250 milliards d’euros. La France depuis plusieurs années est passée d'un pays à haute technologie à un pays à moyenne et basse technologie.

Mais il n’est pas inutile de regarder - en passant en revue quelques secteurs essentiels de l’économie – comment, et au bénéfice de qui, a été organisé ce naufrage national.

Un cas exemplaire : la Compagnie Générale d’Électricité (CGE)

La Compagnie Générale d’Électricité (CGE) est née en 1898. Très liée au pouvoir politique et s’appuyant essentiellement sur des marchés publics, elle va s’accroitre par fusions et acquisitions successives suivant cinq spécialités : le transport ferroviaire, l’électricité, les télécommunications, le matériel de défense et l’électronique. Ả partir des années 1980, on assiste à un scénario type de cette période qui est une gestion capitaliste par le duo droite-gauche: nationalisation quand ça va mal et privatisation quand l’entreprise est à flot, le tout agrémenté de scandales divers. Ainsi en 1982 (Mauroy) la CGE est nationalisée, en 1987 (Balladur) elle est privatisée, et à la suite d’un véritable jeu de piste labyrinthique de nouvelles fusions-acquisitions, elle donne naissance en 1998 à trois grandes sociétés différentes : Alcatel,Alstom et Cegelec.

La suite n’est qu’un lent naufrage. Ces trois sociétés vont représenter dix ans plus tard trois énormes échecs industriels que l’on peut caractériser avec quelques invariants présents dans de nombreux secteurs :

- Une gestion hasardeuse et désastreuse — avec la complicité d’un corps d’État peu soucieux de l’intérêt de la Nation — entraînant, sous la pression de la concurrence, des vagues de licenciements.

- Une corruption généralisée doublée d’enrichissements personnels indécents.

- Et surtout la perte de pouvoir et de souveraineté de l’État français sur des secteurs clés de l’économie avec la pénétration de capitaux et entreprises anglo-saxonnes dont la plus emblématique dans le cas évoqué est certainement la société américaine General Electric (GE).

Ce dernier point est méconnu et mérite d’être illustré. D’abord en revenant sur trois sites emblématiques : à Belfort, GE a acheté des savoirs à Alstom dans les turbines électriques, à Buc, GE a acheté la Compagnie générale de radiologie qui va devenir GE Healthcare — la France perdant ainsi son industrie en imagerie médicale — et GE s’est aussi installé au Creusot (GE oil and gas). On notera ensuite qu’Alstom, dans sa débâcle, a vendu en 2006 un des fleurons industriels de notre pays, la société Converteam devenant en 2011 la propriété de GE qui a acquis ainsi les savoirs français dans la conversion électrique, y compris celles concernant les nouvelles énergies. On rappellera enfin — évidemment sans aucune arrière-pensée polémique — que GE France est gérée par Mme Clara Gaymard, épouse de l’ancien ministre UMP…

La Compagnie Générale des Eaux

L’histoire de la Compagnie générale des Eaux, créée sous Napoléon III, ressemble à celle de la CGE. En 1996 elle est devenue la société Vivendi dont le PDG J.M. Messier se faisait appeler J6M (Jean Marie Messier, Moi-même, Maître du Monde). Cela n’empêche pas Vivendi, embourbé dans l’achat des studios Universal, de déclarer en 2002 des pertes records. J.M. Messier doit démissionner en réclamant au passage la bagatelle de 20 millions de dollars d’indemnités… Vivendi va alors, suivant la technique de l’enfumage par le changement de nom, se scinder en deux : Vivendi (médias, jeux) qui est endetté à hauteur de 14 milliards d’euros et Veolia (eau, transport, énergie). Mais Veolia, à son tour, va sombrer. Son PDG , Henri Proglio — futur invité de Sarkozy au Fouquet’s — va bénéficier de la part de l’État d’un régime fiscal de faveur. Mais ça ne suffit pas !! L’État va donc « coller » Véolia à EDF dans une société commune et fin 2012, EDF est endetté de 40 milliards d’euros. EDF a donc servi de « vache à lait » pour Véolia avec les conséquences que l’on connaît : les effectifs d’EDF ont diminué de plus de 30 000 postes et le prix de l’électricité pour le consommateur n’a cessé d’augmenter.

France-Télécom

Le dossier France-Telecom pourrait prêter à sourire tant il illustre jusqu’à la caricature les pratiques du capitalisme financiarisé. Créée par la puissance publique et issue de la recherche publique, la société de haute technologie France Telecom (FT) naît en 1988. Elle est privatisée par la droite en 1996 sous Alain Juppé et après six années d’une gestion ultra-compétitive par Michel Bon — et l’acquisition d’Orange — FT est en dépôt de bilan et devient la deuxième entreprise la plus endettée au monde avec une dette de 70 milliards d’euros ! Alors, on appelle un autre prodige de la gouvernance, Thierry Breton, qui doit « dégager » 15 milliards d’euros d’économie en interne. En 2004, l’État passe en dessous de la barre des 50% du capital et, 115 ans après sa nationalisation, le téléphone redevient complètement privé en France. En 2005, arrive à la tête de FT-Orange, Didier Lombard. Celui-ci commence par s’octroyer un salaire de 1,7 million d’euros, impose une gestion « à l’américaine » en donnant l’ordre de pratiquer un management violent avec un objectif simple : licencier plus de 20 000 employés. Bilan des courses : entre 2008 et 2009 plus de trente suicides ont lieu à FT et Didier Lombard a reçu — pour ses bons et loyaux services — la Légion d’Honneur remise par …Thierry Breton. Fin 2011 la dette de FT s’élevait à 33 milliards d’euros, près de 80% des résultats étaient distribués aux actionnaires et le nombre de salariés était passé de 240 000 en 1993 à 170 000.

La sidérurgie

Encore une fois, dans la sidérurgie, le même scénario se répète. Après la deuxième guerre mondiale, c’est la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) qui organise la concurrence. Renforcée par le choc pétrolier de 1973, elle va provoquer un effondrement de la sidérurgie que cela soit sur le mode privé (famille Wendel) ou public (nationalisation en 1981). Les chiffres ici sont impressionnants même s’ils traduisent difficilement l’étendue des dégâts sociaux notamment dans une région comme la Lorraine : entre 1975 et 1987, plus de 80 000 emplois sont détruits et plus de 100 milliards de Francs sont engloutis. Une fois « le ménage » effectué, on assiste comme par hasard à une dernière privatisation (Usinor-Sacilor en 1995) et à la pénétration du capital par les fonds de pension américains à hauteur de 40%. En 2006 l’indien Mittal lance une OPA contre Arcelor, appuyée par la banque Goldman Sachs et l’Union européenne (UE). Depuis 2009, Mittal a commencé à fermer les hauts fourneaux de Gandrange, Florange, ainsi qu’en Belgique, au Luxembourg etc… Rassurez-vous quand même : le groupe de Wendel s’appelle Wendel Investissement ; c’est une société financière investissant dans des entreprises à des fins de spéculation et dont le chiffre d’affaire annuel est de 5 milliards d’euros ; la famille de Wendel détient 35% de la société et nourrit 950 membres de « sa tribu ». Mais à la différence de l’Allemagne, la France n’a plus de sidérurgie.

Nous pourrions continuer sur la lancée en évoquant les chantiers navals de Saint Nazaire, le bradage de l’aluminium avec Péchiney, le scandale du rattachement de GDF à Suez, celui de la société Vinci et la chute lamentable de Thomson. Mais une constatation s’impose maintenant à tout citoyen soucieux de la souveraineté de sa Nation : depuis trente ans une oligarchie financière, renforcée par l’Union européenne, a méthodiquement dépossédé notre pays de la majeure partie de son industrie. Le récent « sauvetage » du site d'Alstom à Belfort n'est qu'un pis-aller mis en place en urgence pour éviter une trop forte contestation des ouvriers qu'il faut « rassurer » à six mois des élections présidentielles. C’est une politique à court terme qui ne garantit pas la pérennité du site de Belfort

 

SOURCE:

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La Sixième colonne.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation

La Sixième colonne

 

Article original de Alexandre Douguine, publié le 23 Septembre 2016 sur le site katehon.com


Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr



La Cinquième colonne dans le système géopolitique coordonné

Sa signification est aussi définie très fermement dans les circonstances russes. Donc le terme a un cadre de signification très strict. Mais il est également très utile pour tout autre pays qui se trouve sous le contrôle indirect ou en point de mire des intérêts américains.

 

Le concept n’a de sens que si l’on admet clairement et sans ambiguïté la confrontation radicale entre la Russie d’une part et les pays de l’OTAN et les États-Unis d’autre part. La confrontation, cependant, contrairement à la période soviétique, ne peut pas être décrite en termes idéologiques, puisque la Russie et les pays occidentaux sont des sociétés démocratiques avec un marché économique capitaliste et une idéologie essentiellement libérale (individualisme, société civile, liberté d’expression et de mouvement, de conscience, droits de l’homme, etc.). Même le modèle de confrontation Est / Ouest autour du christianisme qui détermine l’opposition de l’Empire russe orthodoxe et, plus tôt, la Russie de Moscou et l’Europe catholique-protestante, ne convient pas. Aujourd’hui, la Russie et les pays occidentaux sont des sociétés laïques.

C’est pourquoi seule la géopolitique qui considère l’histoire comme un duel planétaire entre deux civilisations, celle de la mer (les pays occidentaux) et celle de la terre (Heartland, Russie), c’est-à-dire la Grande bataille des continents, est nécessaire pour déterminer la véritable nature de la confrontation. Dans ce cas, l’opposition des pouvoirs des différentes confessions chrétiennes avant la Révolution d’Octobre et après la guerre idéologique entre le socialisme et le capitalisme, puis l’expansion de l’OTAN vers l’Est dans les années 1990, sont différents moments d’un scénario géopolitique plus général qui met en lumière la contradiction permanente entre la Mer, avec ses systèmes basés sur le commerce (Carthage, Athènes, le Royaume-Uni), et la Terre, avec ses sociétés aux valeurs héroïques (Rome, Sparte, Russie). Après la fin de l’URSS, la vraie nature géopolitique de la confrontation est devenue évidente : l’ère de la géopolitique a commencé.

La géopolitique divise l’espace et les sociétés en districts selon des critères principaux : certaines terres, des comtés, des mouvements politiques et sociaux appartiennent à la civilisation de la mer, c’est-à-dire au monde occidental, à l’Empire du commerce de type colonial ; les autres font partie de la civilisation de la terre, les Empires des valeurs conservatrices. Les frontières divisent l’espace politique qui peuvent être en harmonie avec les frontières des pays ou elles peuvent les séparer par un choix de civilisation.

La zone d’influence des États-Unis (Amérique du Nord, UE, régimes et structures politiques pro-américains dans le monde) est la zone de l’atlantisme, la civilisation de la mer. La civilisation de la terre a comme noyau principal l’espace russe (c’est une constante de la géopolitique mondiale, relevait le fondateur de la discipline H. Mackinder : «Qui contrôle l’Eurasie, contrôle le monde entier»), ainsi que les domaines stratégiques limitrophes. Toutes les zones limitrophes peuvent être attirées par la civilisation terrestre ou par celle de la mer. C’est là que les réseaux géopolitiques entre en action : certains d’entre eux, l’eurasien, c’est-à-dire la culture de la société de la terre, balance pour la Russie ; l’autre, l’atlantiste, à savoir la mer, balance pour les États-Unis et l’OTAN. Le drame ukrainien prouve cette loi géopolitique : le pays a sa frontière géopolitique exactement au milieu ; dans le Sud-Est et en Crimée, les gens sont clairement eurasiens, c’est la terre, l’identité pro-russe ; dans l’Ouest et en partie dans le centre, c’est l’espace pro-américain, les atlantistes. C’est la polarité géopolitique qui a provoqué l’effondrement de l’État ukrainien immature en 2014. Après le coup d’État, les atlantistes radicaux qui étaient parvenus au pouvoir ont immédiatement fait face à une farouche opposition en Crimée et dans le Sud-Est ce qui a provoqué le retrait de la Crimée et son rattachement à la Russie, et la guerre civile.

Cependant, pour revenir à la cinquième colonne dans la société russe, on peut voir maintenant que sa nature est plus évidente : elle se compose de ces groupes qui soutiennent la civilisation de la mer (les États-Unis et l’OTAN) et s’opposent à la dominante historique de la Russie sur la terre, l’identité eurasienne. Cette cinquième colonne a soutenu l’effondrement de la structure de la terre continentale, représentée par l’Union soviétique, puis est arrivée au pouvoir sous Eltsine dans des années 1990, lorsque Andrei Kozyrev, ministre russe des Affaires étrangères, a ouvertement déclaré leur position «atlantiste», et a ensuite été à la tête des élites dirigeantes politiques, économiques et culturelles de la Russie jusqu’en 2000. Durant toute cette période, elle ne pouvait pas être traitée de «cinquième colonne» dans toute son acception car elle a pu pleinement arriver au pouvoir et réprimer l’opposition patriotique. La cinquième colonne et le régime des réformateurs libéraux russes des années 1990 sont synonymes. Néanmoins, dans le contexte géopolitique de cette époque, l’élite dirigeante russe n’était rien d’autre qu’une cinquième colonne : elle n’a pas agi pour l’intérêt national, mais a servi d’instrument de contrôle externe. Le centre de décision était localisé à l’Ouest, et les libéraux de Moscou appliquaient simplement les solutions, en essayant de maximiser les avantages et les bénéfices pour eux-mêmes et leurs entreprises. C’est là que l’oligarchie russe a été créée. La puissance d’un petit groupe de magnats a saisi, en vertu de la privatisation et de la corruption insouciante, des monopoles d’État entiers : tout d’abord, le domaine de l’énergie.

Cinquième colonne : des réformateurs libéraux au pouvoir à l’opposition anti-système

La bizarrerie la plus importante du destin de l’oligarchie compradore pro-occidentale est venue de la prise du pouvoir de Vladimir Poutine en 2000. Poutine a arrêté le contrôle externe et a commencé un déplacement prudent des agents les plus radicaux de l’influence de la puissance atlantisme. Depuis ce moment, la création de la cinquième colonne en tant que phénomène socio-politique indépendant a commencé. Depuis le début des années 2000, l’opposition à Poutine est composée de représentants atlantistes qui avaient dominé la scène politique dans les années 1990 et avaient été marginalisés avec le début du mandat de Poutine et son changement de politique vers la civilisation de la terre, l’eurasisme. Depuis ce moment-là, l’«opposition libérale», composée des Occidentaux, d’oligarques en disgrâce et de stricts russophobes, a commencé à rappeler de plus en plus une véritable cinquième colonne. Le combat contre Poutine est devenu plus ouvertement concentré de la part des pays de l’OTAN, dont les États-Unis, l’appuyant avec un soutien financier direct et promouvant les intérêts anti-nationaux contre la souveraineté de la Russie et en faveur de la mondialisation et du style de vie cosmopolite. Le plus important est que la cinquième colonne géopolitique (au niveau civilisationnel) a commencé à se former comme la cinquième colonne interne manœuvrant contre son pays à l’intérieur.

Mais le noyau de cette cinquième colonne est composé de ceux qui, dans les années 1990, se trouvaient au centre de l’establishment politique : les oligarques (Goussinski, Berezovsky, Khodorkovski), les décideurs (l’ancien Premier ministre Kassianov, l’ancien vice-Premier ministre Nemtsov, un ancien député du Parti du pouvoir Ryzhkov), les médias, le milieu des arts et de la culture. La cinquième colonne de l’opposition dans la rue a aussi uni d’autres personnes importantes, qui ont dû prendre leur retraite politique avec l’arrivée de Poutine. Cependant, le plus important est que la typologie  de cette cinquième de colonne reste toujours la même. Elle a sa propre position au sein du système politique et elle se présente en opposition radicale non systémique. C’est donc un double phénomène : une cinquième colonne ouverte (explicite) représentant une opposition de rue anti-Poutine, radicale, libérale,  pro-occidentale, et une autre latente (implicite) avec des oligarques, des politiciens, des fonctionnaires, des analystes, des experts, des dirigeants communautaires, des propriétaires de médias qui ont trouvé le moyen, même en étant atlantistes et même radicalement anti-Poutine, de rester dans le régime politique, après l’arrivée de Poutine et sa politique patriotique. Dans le contexte géopolitique, ces deux colonnes sont les deux faces de la cinquième colonne ; Elles sont toutes deux au service des États-Unis, de l’OTAN et des intérêts occidentaux. Elles suivent aussi les principes du système commercial, du libéralisme, de l’individualisme, de la mondialisation, etc… ; et elles sont toutes les deux opposées à l’identité d’origine russe, à sa «manière spéciale», sans tenir compte de sa souveraineté et de la valeur unique de sa civilisation (plutôt, au contraire, les considérant comme des obstacle au progrès et à la modernisation).

Mais en terme d’attitude envers Poutine, leurs positions diffèrent considérablement : certains d’entre eux s’opposent à lui strictement, d’autres, pour des raisons tactiques, trouvent qu’il est nécessaire de le soutenir et d’interpréter ses paroles et ses actions dans le sens des intérêts atlantistes, parfois même de saboter ses réformes et ses mesures patriotiques visant à renforcer la souveraineté russe. De l’avis de Poutine, les premiers sont ses vrais ennemis et des adversaires purs et simples de la Russie, qui ont choisi de façon définitive le monde occidental ; les autres sont ses disciples, partisans et collègues, même s’ils visent à la trahison civilisationnelle et au sabotage. Géopolitiquement, la cinquième colonne, à la fois au pouvoir et dans l’opposition, c’est la même chose. En termes de politique intérieure, ils sont sur des côtés opposés : le premier groupe est contre Poutine, le deuxième groupe est pour lui.

«Sixième colonne» : introduction du concept

Pour souligner la distinction entre ces deux segments de la cinquième colonne, il est important d’introduire le néologisme, de «sixième colonne». Pour le cas de la cinquième colonne, Emilio Mola, le général de Franco, avait, en plus des quatre colonnes principales, un groupe spécial de partisans favorables à Franco, sous contrôle des républicains de Madrid (elle a été appelé la «cinquième»). Le nombre « six » n’a lui pas de symbolisme. Il a été introduit uniquement pour la commodité de l’analyse politique. La cinquième et la sixième colonne peuvent être décrites comme des partisans de la civilisation de la mer au sein de celle de la terre, à savoir un réseau d’agents d’influence atlantistes au sein de la Russie moderne. Concernant leurs positions fondamentales, les priorités et les valeurs, les deux colonnes sont pratiquement les mêmes : elles ont un idéal, un propriétaire, un indice de référence, une seule idéologie, les États-Unis, l’Ouest, la civilisation euro-atlantiste, le libéralisme, la mondialisation, une oligarchie financière globale. Mais leur relation envers Poutine est fondamentalement différente : la cinquième colonne dans la société russe est généralement appelée celle qui est ouvertement et complètement contre Poutine, pour les États-Unis et l’OTAN, contre le retour de la Crimée, contre la Russie, contre l’identité russe, contre la souveraineté, contre l’intégration eurasienne, contre le retour de la Russie dans l’Histoire comme puissance mondiale. C’est une pure et totale trahison. À l’échelle du pays et du peuple, mais aussi à partir de la position de Poutine, ils sont ses ennemis évidents.

La sixième colonne comprend ceux qui n’ont toujours pas de définition dans le dictionnaire de la science politique : ses représentants sont pro-Poutine et pro-Russes, mais en même temps pro-libéraux, pro-occidentaux, poussant la Russie à être modernisée et occidentalisée, voulant la mondialisation et l’intégration de la Russie dans le monde occidental avec les valeurs et les institutions européennes, attendant que la Russie devienne une corporation prospère dans le monde où toutes les règles et les lois sont établies par le monde global occidental dans lequel la Russie doit devenir une partie, et est destinée à être une zone aussi profitable que possible dans le cadre de circonstances plus ou moins dignes et rentables. la sixième colonne n’est pas l’ennemie de Poutine, elle en est même un partisan. Si elle est traître, ce n’est pas à l’échelle nationale, mais à l’échelle de la civilisation.

Elle n’attaque pas Poutine dans toute sa démarche patriotique, elle le restreint. Si la cinquième colonne dénonce violemment tous les projets de Poutine, tels que les Jeux olympiques, la sixième colonne se moque de la cinquième et est fier des Jeux olympiques. Mais quand il s’agit de la Crimée, il est recommandé de s’arrêter aux succès des Jeux olympiques et de ne pas se risquer à abîmer cette image positive. Lorsque la cinquième colonne organise la marche des traîtres contre la réunification avec la Crimée, la sixième colonne essaye d’éteindre la flamme du patriotisme, acceptant l’annexion de la Crimée en tant que dépense inévitable, tout en soulignant fortement qu’il pourra y avoir un prix élevé à payer, puis conseille strictement à Poutine de se calmer avec le Sud-Est de l’Ukraine, car cela peut menacer les succès concernant la Crimée. Lorsque les troupes russes sont entrées en République populaire de Donetsk [c’est Douguine qui le dit, NdT], la cinquième colonne a dit qu’il s’agissait d’une agression militaire contre un pays démocratique et souverain, l’Ukraine. La sixième colonne a mis la pression sur Poutine pour s’arrêter là et ne pas prolonger l’opération de maintien de la paix à Kharkov et Odessa.

La cinquième et la sixième colonne sont unies. Donc, tous les représentants de l’élite politique et économique des années 1990, éjectés ou tout simplement détournés par Poutine, sont des candidats naturels pour passer de la sixième colonne à la cinquième. La chose la plus importante est que les deux colonnes sont deux parties du même réseau, s’agitant géopolitiquement contre la Russie en tant que civilisation et contre Poutine comme son leader historique.

Dans de nombreux pays européens, vous pouvez trouver la même activité. Un groupe soutient fortement la politique libérale atlantiste et celle de l’OTAN. Et une sixième colonne, fière des «valeurs européennes», exploite l’image des patriotes, mais est aussi liée à l’ordre du jour néolibéral.

La sixième colonne et le réseau CFR en Russie

Pour rendre la structure de la sixième colonne plus précise, quelques remarques doivent être notées. Les cinquième et sixième colonnes ont des soutiens légèrement différents aux États-Unis ; la cinquième colonne est soutenue et reçoit ses instructions des forces Russophobes impérialistes les plus extrêmes, promouvant ouvertement l’hégémonie américaine. La plupart d’entre eux sont des républicains néo-conservateurs (Kristol, Kagan, Nuland, Palin, McCain, etc.), et même de nombreux faucons parmi les démocrates (comme Brzezinski). La sixième colonne est basée sur la stratégie plus souple du CFR, qui est prêt à trouver un compromis avec Moscou sur certaines questions alors que ses membres estiment que la Russie est plus facile à conquérir, non par la confrontation directe, mais étape par étape par des pourparlers multilatéraux.

De toute évidence, les néo-conservateurs et les membres du CFR ont, par la suite, l’objectif commun d’étendre la domination mondiale des États-Unis, mais leurs moyens sont différents. Ainsi, les cinquième et sixième colonnes russes agissent symétriquement comme des soutiens américains : ils ont un objectif commun pour renverser Poutine et priver la Russie de sa souveraineté, mais la première s’y emploie par la confrontation directe par le bas (la cinquième colonne), et la seconde par le haut en influençant Poutine et en tentant avec soin de le remplacer par quelqu’un de plus acceptable pour l’oligarchie financière mondiale.
La sixième colonne, sous la présidence de Dmitri Medvedev, a pratiquement réussi à atteindre cet objectif souhaitable. Brzezinski a même inspiré Medvedev pour un second mandat, promettant de revenir sur sa russophobie. Mais le retour de Poutine en 2012 a complètement détruit leurs plans ; et un groupe de personnes des sixièmes colonnes est retourné vers les cinquièmes colonnes.

Sixième colonne : ennemi existentiel

Que peut-on opposer aux cinquième et sixième colonnes de la Russie à part la civilisation, la nation, la force historique et dévoiler les dessous de la politique mondiale ? Maintenant, le gouvernement mène plusieurs actions sérieuses pour lutter contre la cinquième colonne de traîtres et d’ennemis de Poutine et de sa politique patriotique. Comme les principaux contrôleurs de la sixième colonne, couvrant déjà la cinquième à l’intérieur du Kremlin, ont été renversés, les contrôles et les conventions contre l’opposition radicale atlantiste sont morts et enterrés. Poutine les a ouvertement appelé «traîtres nationaux» et a efficacement pris un certain nombre de mesures spécifiques pour les localiser ; y compris dans les espaces d’information et Internet. Dans des conditions de guerre (conflit en Ukraine), il y a peu d’efforts à faire pour lutter contre la cinquième colonne : le pays, y compris les ministères de la force [Sic, NdT] et les départements, n’a besoin que de la stricte application des règlements et des décisions prises.

Sans aucun patron au Kremlin, la cinquième colonne est extrêmement faible et incohérente. Elle n’est efficace que quand le gouvernement a les mains liées et les yeux fermés, et au cours d’une crise d’urgence, des catastrophes, etc. Voilà pourquoi maintenant la cinquième colonne peut être identifiée, localisée et mise sous contrôle. Certains de ses représentants vont s’échapper de Russie, d’autres vont se cacher, d’autre vont aller vers la sixième colonne, les plus intransigeants seront punis. Mais c’est seulement une question technique. Cela ne deviendra vraiment grave que si la Russie devait fortement s’affaiblir et faire face à des défis considérables qui, cependant, ne peuvent pas être exclus. La cinquième colonne deviendrait alors juste un groupe de saboteurs, et des mesures répressives seraient appliquées contre elle. Mais le Kremlin a assez de volonté et de compréhension de la situation pour l’empêcher.

La question la plus problématique est la sixième colonne. Sa présence dans l’élite politique et économique de la Russie est encore presque dominante. Elle ne se montre pas, soutenant vraiment Poutine et ses politiques, défendant fermement les intérêts des sociétés russes. Elle n’a pas d’objection sur des idées du président. Elle motive ses positions par les «intérêts du gouvernement», par des «ressources limitées», par le «compte tenu de la situation internationale», par le «soin de la politique étrangère et des relations économiques extérieures», par la «préoccupation concernant l’image de la Russie». La sixième colonne est composée des libéraux du système, de gestionnaires publics efficaces, d’oligarques loyaux, de bureaucrates exécutifs, de fonctionnaires actifs, et même de certains «patriotes éclairés». Poutine a confiance en eux et compte sur eux. Leur conscience d’agir selon le schéma habituel du système unipolaire d’exploitation atlantiste de l’Ouest peut ne pas être évident. Ils font partie de la civilisation de la mer, non seulement par choix personnel, mais aussi en raison des circonstances. Le paradigme a commencé à fonctionner dans les années 1990, et son influence est encore très perceptible dans la société russe, même maintenant.

Cela influence la plupart des structures économiques, des institutions éducatives et culturelles, ainsi que le style de vie russe contemporain. La Russie moderne n’est «russe» que relativement. Son identité terrestre et eurasienne ne perce que faiblement à travers des formes et des normes de la vie imposées depuis l’étranger. Maintenant, les Russes sont sous l’autorité de l’Ouest dans un sens beaucoup plus profond qu’un contrôle externe technique direct, comme cela a commencé dans les années 1990. Le monde occidental a chamboulé les Russes dans tous les sens, y compris leur esprit, leur système d’analyse, de relations, de significations et de valeurs. La civilisation actuelle n’est plus tout à fait russe. Ce n’est plus le monde russe, mais c’est quelque chose qui peut redevenir le monde russe. Bien sûr, il y a des raisons historiques, et l’Histoire elle-même exige des Russes qu’ils reviennent à leur identité la plus profonde – une Renaissance russe, un Printemps russe. Mais le processus de restauration spirituel de la patrie, de l’essence russe, des origines russes, le sort de la Russie, a un ennemi fondamental. C’est la sixième colonne. C’est si prégnant à l’intérieur de l’élite dirigeante qu’elle bloque toute initiative saine du président russe. La sixième colonne continue d’étrangler la renaissance russe au niveau politique, économique, culturel, éducatif, moral, au niveau des valeurs et dans les sphères d’information.

Elle pèse sur nous en politique, dans la transformation sociale, dans les idées et les arts. La sixième colonne trahit Poutine une centaine de fois par jour, refroidit notre renaissance, sabote les réformes patriotiques urgentes et vitales, et tourne à nouveau l’idée nationale en simulacre. Si le gouvernement a commencé la guerre contre la cinquième colonne, la sixième colonne jouit toujours de l’immunité et de la liberté. Aujourd’hui, elle est le principal obstacle en Ukraine et en Europe, à l’intégration eurasienne et à une politique intérieure. Elle est invisible, sournoise, confiante et profondément enracinée dans les structures du pouvoir, après l’exécution du plan occidental. Si Poutine ne trouve pas le courage de combattre cette sixième colonne, ses réalisations capitales, sa mission historique, sera trop fragile, réversible, et même éphémère. Poutine est maintenant occupé à faire l’Histoire. Mais la mission historique de faire revivre la Russie est le principal objet de la haine de la sixième colonne. Elle joue dans l’intérêt d’une civilisation qui est une alternative à la Russie. En fait, c’est la même chose que la cinquième colonne mais faisant seulement semblant d’être autre chose.

Aujourd’hui, la sixième colonne est la principale menace existentielle de la Russie. Dans le monde des guerres de réseau, tel un serpent, entré dans les structures d’influence de la puissance, elle devient souvent un élément crucial pour détruire les régimes politiques et renverser leur chef de file. L’Ukraine est devenue une victime non seulement de la cinquième colonne de l’Euromaïdan, mais de la sixième colonne au sein de l’administration Ianoukovitch et du Parti des Régions. Les stratèges de Washington préparent quelque chose de similaire pour la Russie. Si nous en sommes avertis, cela nous donnera un avantage. Il est possible de supporter que des agents du CFR prennent des sièges clés au sein du gouvernement. Mais il est aussi possible de ne pas le supporter. Cependant, la Russie, et pas seulement Poutine lui-même, devra payer pour guérir. Mais leurs destins sont liés. Poutine a pris le parti du peuple russe, et c’est irréversible. Son succès est le succès du peuple russe. Ses échecs seront les échecs des Russes.

Il sera très intéressant et utile de faire une analyse similaire pour la sixième colonne dans l’UE, les pays du Proche-Orient, l’Amérique latine et ainsi de suite.

Alexandre Douguine

Note du traducteur
Maintenant que vous avez lu cet article de Douguine qui fera date avec l'introduction d'un nouveau concept géostratégique, vous pouvez le relire en remplaçant Russie par France. La France balance entre son enracinement terrestre et sa projection maritime, ses côtes, ses territoires d'outre-mer. Il va falloir redéfinir l'âme française peut-être au moins autant que son identité pour nous sauver de nos sixième colonnes.

Pour être exact, on retrouve la trace de cette sixième colonne en cherchant un peu. Le site pro-sioniste JSSnews en parle un peu dans les mêmes terme que Douguine mais dans le contexte israélien, ce qui me manque pas de sel quand on connait le lobbying de ce site comme sixième colonne en France.

Et l'article wikipédia anglais nous renvoie vers un roman des années 1940, The Day After Tomorrow, de Robert A. Heinlein, qui parle des Chinois et des Japonais aux USA. C'est un renvoi historique plein de sens par rapport à la situation actuelle en France, seuls les acteurs ont changé.

 
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Chronique de Jacques Nikonoff: Mélenchon pas crédible raconte n’importe quoi sur l’Euro.

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #l'ultralibéralisme

Le 11 octobre 2016.

Dans sa 3e chronique vidéo hebdomadaire, Jacques Nikonoff décrypte le passage qui concerne l’euro et l’Union européenne dans l’interview de Jean-Luc Mélenchon par Laurence Ferrari lors de l’émission du 25 septembre sur C8.

Sur l’euro et l’Union européenne, Jean-Luc Mélenchon apparaît pour ce qu’il est : un « insoumis » d’opérette puisqu’au-delà de son verbiage habituel, il montre qu’il est totalement soumis au système de Bruxelles !

Ça chauffe pour lui !

Une vidéo à regarder !

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A Trouville, ils vivent dans un camion avec leurs enfants.

10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #La mondialisation

A Trouville, ils vivent dans un camion avec leurs enfants

  • Emmanuelle Guilet et Jérôme Poirier espèrent ne pas devoir passer un nouvel hiver dans la camionnette avec leurs enfants. | Renaud Toussaint

Renaud TOUSSAINT

Emmanuelle Guilet, Jérôme Poirier et leurs enfants vivent depuis deux ans entre chambres d’hôtel, camping et… leur camionnette, faute de pouvoir trouver un logement stable. La galère pourrait prendre fin, mardi.

Lui enchaîne les missions d’intérim. Elle multiplie les CDD. Les enfants, Steven, 8 ans, et Mylina, 4 ans, vont à l’école comme tous les enfants de leur âge. À une différence près, leur maison est un camion, garé le long de la Touques. « Ça fait deux ans qu’on est à la rue », racontent Emmanuelle Guilet et Jérôme Poirier.

La galère, elle commence en mai 2014. Le couple habite alors un logement « insalubre » et « dangereux » à Honfleur. « Pour protester, j’avais décidé de ne plus payer la totalité du loyer, rapporte Jérôme Poirier. Ça a été une erreur. » « On a reçu un coup de téléphone nous disant qu’on avait quinze jours pour partir », poursuit sa compagne.

Direction Trouville. Mais avec l’équivalent d’un salaire et deux enfants, pas simple de trouver un logement dans le parc privé. « Quand on demande un studio, on nous répond que c’est trop petit pour une famille. Quand on visite un appartement plus grand, on nous dit qu’on n’a pas de CDI, pas de garant. » Difficile également d’accéder à un logement social. « Leurs ressources sont trop faibles pour qu’ils accèdent à un logement HLM », explique Christian Cardon, maire de Trouville.

La Fée Cécilia, association qui vient en aide aux enfants, leur propose une aide. « Elle nous a donné une caravane financée grâce à des dons, reprend Emmanuelle Guilet, et payé le camping », jusqu’à la fermeture hivernale de celui-ci. « Là, il a fallu se séparer de la caravane, parce qu’on ne pouvait pas la stationner en ville », complète Jérôme Poirier.« On arrive en hiver, se lamente Emmanuelle Guilet. S’il n’y avait que nous, ce ne serait déjà pas top. Mais il y a les enfants. » Nouvelle mobilisation de la Fée Cécilia qui leur trouve un appartement pour une semaine. Le temps pour eux de rencontrer à nouveau le centre communal d’action sociale (CCAS) de Trouville, jeudi.« Ils nous ont trouvé un logement dans une location saisonnière. Mais c’est du temporaire. » La famille devrait pouvoir s’y installer mardi, après un nouveau rendez-vous, avec le CCAS la veille.

A lire l'intégralité du reportage dans notre édition Ouest-France Pays d'Auge ou sur notre édition numérique.

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Le massacre de la langue française c'est aussi le massacre de la FRANCE. Message de Régis Ravat président de l'association "Francophonie Avenir" (l'AFRAV).

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Les média, #La République, #La nation ., #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance

Bonjour

Un message de Régis Ravat* président de l’AFRAV (Association France Avenir).

L’objectif est d’agir en masse pour éviter de voir disparaître notre premier bien public : NOTRE LANGUE. L’objectif est de faire disparaître la France*.

Cordialement

Lucien Pons

 

 
L’image contient peut-être : ciel, avion et texte

 

Régis Ravat

 

Cette fin de semaine, massacre de la langue française à Sainte-Maxime !
Pour protester :
- courriel : contact@sainte-maxime.com ;
- touiteur : https://twitter.com/Sainte_Maxime ;
- FDB : https://www.facebook.com/saintemaximetourisme/
- DGLF : http://www.culturecommunication.gouv.fr/…/L…/Nous-contacter…
- Présidence : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

ADDENDA:

*Régis Ravat était le partenaire de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » lors du colloque organisé en septembre 2013 à Nice pour le défense de la langue française.

Voici ci-après quelques vidéos de ce colloque.

Vidéo de Danielle Goussot : « Qui veut la peau de la France » https://www.youtube.com/watch?v=knwTOjo1xH0

Vidéo de Matthieu Varnier : https://www.youtube.com/watch?v=bA3gbvorGCA

Vidéo de Bernard Salengro : https://www.youtube.com/watch?v=LHwKEjJY1TQ

Vidéo de Philippe Loubière : https://www.youtube.com/watch?v=yJsScDZBXMI

Vidéo de Charles Durand : https://www.youtube.com/watch?v=4B_y1TYlGvE

Vidéo de Bernard Cassen : https://www.youtube.com/watch?v=ahJbiOkbur0

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