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Le blog de Lucien PONS

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Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue le 24 septembre 2016

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue

le 24 septembre 2016

Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue   le 24 septembre 2016

La politique américaine a beau se caricaturer elle-même, elle continue de fonctionner à merveille, comme si de rien n’était. La campagne électorale égrène les poncifs, elle multiplie les coups en dessous de la ceinture, la bêtise et l’injure tiennent lieu d’arguments, mais rien n’arrête cette machine à décerveler le bon peuple. Résignés, les citoyens ingurgitent cette potion débilitante à haute dose, ils la digèrent jour après jour. Et le 8 novembre, une majorité finira bien par se rendre aux urnes, suffisante en tout cas pour accréditer le mythe de la démocratie au royaume des multinationales.

Le milliardaire échevelé contre la coqueluche de Wall Street, le clown xénophobe contre l’égérie des néo-cons, le pourfendeur de Latinos contre l’exécutrice hilare de chefs d’Etat : l’alternative est désespérante. Il est frappant, pourtant, que les médias dominants diabolisent exclusivement Donald Trump. En France, on peut lire un panégyrique à la gloire d’Hillary Clinton dans « L’Obs« , mais on trouvera difficilement l’équivalent en faveur de son adversaire. Pour le système, la messe est dite. Trump, c’est le vilain, le macho, le raciste. Hillary, c’est la femme à poigne, passionnée, un tantinet belliqueuse certes, mais tellement attentionnée à l’égard des minorités, et puis « elle est démocrate quand même« .

Pourquoi les médias du système détestent-ils Trump ? Ce n’est pas parce qu’il dit que les immigrés sont des voleurs ou qu’il veut interdire aux musulmans l’entrée sur le territoire des USA. Cette démagogie de bas étage, les médias n’y trouveraient rien à redire. En France, par exemple, le vomi d’un Zemmour ne l’empêche pas d’avoir table ouverte sur toutes les chaînes. De même, sa prose haineuse d’impuissant dégénéré ne prive pas Houellebecq de prix littéraire. La vraie raison de l’hostilité du système médiatique à l’égard de Trump, par conséquent, est ailleurs. Et il suffit de regarder son programme, au-delà des outrances, pour voir que le milliardaire donne quelques coups de pied dans la fourmilière.

Le premier coup de pied, il l’envoie au dogme néo-conservateur. Pour le candidat républicain, la politique étrangère de Barack Obama est un fiasco dont il faut tirer les leçons. Or cette condamnation emporte aussi bien les interventions militaires directes (Irak, Afghanistan, Libye) que les tentatives de déstabilisation indirecte (Syrie). Aucun candidat investi par l’un des deux grands partis pour une élection présidentielle n’a jamais été aussi incisif sur le sujet. On pensera de lui ce qu’on veut, mais Trump est contre l’intervention militaire des USA à l’étranger lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Il le dit clairement : la guerre par procuration en Syrie, comme l’intervention en Libye, ont semé un chaos dont Barack Obama et Hillary Clinton sont responsables. Difficile de lui donner tort.

Evidemment, il dénonce avec la même vigueur le cynisme de la politique consistant à utiliser les djihadistes au Moyen-Orient. Se servir des terroristes qui ont frappé les USA le 11 septembre 2001 (avec, il est vrai, la participation active de la CIA) pour affaiblir ses ennemis est une aberration contre laquelle Trump ne cesse de fulminer. Et il est consternant de voir que cet argument de bon sens, en France, n’effleure même pas la droite (responsable du désastre libyen), ni le PS (responsable du désastre syrien), ni une extrême-gauche qui doit sans doute lire Marx en tenant le livre à l’envers. Le réactionnaire Trump (il l’est en effet) refuse que son pays collabore avec Al-Qaida. Le NPA, lui, demande des armes contre Assad et manifeste devant l’ambassade de Russie.

Le second coup de pied dans la fourmilière, nos médias serviles en parlent peu. On comprend pourquoi ! De même qu’il récuse le néo-conservatisme en casque lourd et le cynisme au petit pied des apprenti-sorciers du djihad, Trump récuse le libre-échangisme. Il critique l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et dénonce une globalisation qui est responsable de la destruction des classes moyennes nord-américaines. Cette « calamité« , dit-il, a provoqué la fermeture de 60 000 usines et la destruction de cinq millions d’emplois industriels aux Etats-Unis en quinze ans. Mais il y a pire. Horreur absolue, Trump propose d’augmenter les taxes sur les importations étrangères. Il est contre la libéralisation effrénée du commerce mondial et pour la protection de la production nationale. Dans ce qui reste d’une classe ouvrière ruinée par la concurrence chinoise, cet éloge du protectionnisme passe beaucoup mieux que les odes d’Hillary Clinton aux droits des LGBT.

Si l’on ajoute que Trump envisage ouvertement de renouer le dialogue avec la Russie, on comprend que sa campagne sème l’inquiétude au sommet d’un « establishment » qui entendait tirer les ficelles d’une élection courue d’avance. Outrancier et xénophobe, Trump ne dérangerait pas outre mesure les intérêts dominants s’il n’était, en même temps, le défenseur d’une couche entrepreneuriale arrimée au sol américain, un brin chauvine, et « isolationniste » car elle ne tire pas ses profits de la mondialisation. Il a bâti sa fortune personnelle avec l’immobilier, le catch et la télévision, des activités tournées vers le marché intérieur et typiquement nationales. Les intérêts que représente le richissime « self-made man » sont évidemment les intérêts d’une fraction de l’oligarchie capitaliste. Mais cette fraction n’inclut pas des multinationales de l’armement, de l’énergie et de l’agro-alimentaire décidées à se gaver sans limites des dividendes de la mondialisation.

Trump « versus » Clinton, ce n’est pas le peuple contre l’oligarchie, ni la « droite » contre la « gauche« . Ces notions n’ont en l’espèce aucun intérêt analytique. Comme Clinton, Trump veut que les USA soient plus puissants que jamais. Il ne voit aucun autre horizon à cette puissance que le développement d’un capitalisme sans complexe. Mais la fraction du capital dont il est le représentant exige que ce développement se fasse à moindre coût et s’appuie sur une réindustrialisation du pays. Trump est contre le Traîté Trans-Pacifique (TTP), Clinton veut son maintien. Trump critique l’extension de l’OTAN, Clinton veut la poursuivre. Pour gagner la compétition économique mondiale, Clinton veut accélérer la mondialisation à l’abri d’un appareil militaire démentiel. Trump veut assigner des limites à la mondialisation et protéger l’économie nationale des turbulences planétaires. L’une veut prolonger à tout prix le « chaos constructif », l’autre a compris que cette stratégie était périlleuse pour tout le monde.

C’est Hillary Clinton, et non Donald Trump, qui incarne la prétention narcissique à dominer le monde et à s’approprier ses ressources. Entourée de généraux, la « reine du chaos » clame sa détermination à restaurer le leadership de Washington sur les affaires planétaires. Brandissant les « droits de l’homme » comme une Mère Fouettarde, elle a annoncé l’arrêt de mort de Bachar Al-Assad si elle était élue. Fière de son opération de « regime change » en Libye, elle en a couiné de plaisir : « We came, we saw, he died ! ». Elle entend semer les graines de la démocratie et du marché auprès des populations arriérées qui n’ont pas encore le bonheur de connaître « l’american dream ». Mais cette furie n’hésitera pas à recourir aux vertus roboratives des missiles de croisière pour traiter les récalcitrants.

Le complexe militaro-industriel, la finance new-yorkaise et le lobby sioniste (pour les deux derniers, c’est un peu la même chose) sont de tout coeur avec Hillary Clinton. Les USA étant une ploutocratie à l’état pur, elle devrait l’emporter. Son succès annoncé en fanfare par une presse internationale servile est dans l’ordre des choses. Les facéties de son adversaire paraissaient taillées sur mesure pour lui ouvrir un boulevard, la fonction du clown de service étant de faire ressortir la crédibilité de son adversaire. Visiblement, ce n’était pas suffisant. Volant au secours d’une candidate fatiguée, Barack Obama a alors accusé Donald Trump de complicité avec Vladimir Poutine, curieusement assimilé à Saddam Hussein. La ficelle est grosse, mais aux USA toutes les ficelles sont grosses. Tout sera bon, jusqu’au 8 novembre, pour favoriser la candidate du système, sauf accident de parcours …

Bruno Guigue | 24 septembre 2016

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.

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La frontière, le Système et le porno. Le Saker francophone.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Les transnationales, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Terrorisme

La frontière, le Système et le porno

2016-09-21_11h57_41

«...Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4.2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour.»

Le 20 septembre 2016 – Source entrefilets

Dans cette grande entreprise d’abolition de l’Homme qui définit notre contre-civilisation, la frontière est l’ennemi. Pas seulement la frontière qui dessine les contours de la Nation, mais la frontière au sens large, qui différencie le beau du laid, le bon du mauvais, le bien du mal. La frontière aussi quand elle se fait membrane autour des cellules, où se niche le plus intime de la Vie. La frontière encore entre la chair et la technologie, entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières subissent les assauts haineux du Système néolibéral dans sa volonté de tout niveler, de tout soumettre. Mais c’est probablement la frontière entre les genres, en tant qu’ultime verrou à l’atomisation complète de la société, qui subit l’attaque la plus massive, la plus dévastatrice, la plus prometteuse en matière de désintégration du corps social. Libération détournée de la femme, théorie du genre, culture porno : ou comment il ne sera bientôt plus possible aux hommes et aux femmes de s’aimer, pour le plus grand profit du Marché. Petit essai.

 

D’une frontière à l’autre

Régis Debray a dit quelque chose de magnifique sur la frontière: «La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres.»

La sagesse de ces paroles nous semble faire sens pour la frontière sous toutes ses formes. Car la frontière au sens large, loin d’être la «fermeture angoissante» donc, permet la richesse des cultures, permet de préserver la vie et l’humanité dans leur diversité, permet la radicale et sublime séparation des genres, et donc leur bouleversante conjugaison.

Mais vu du Marché, il est clair que toutes ces frontières sont surtout des freins.

La frontière entre les nations d’abord, qui préserve les cultures, les identités, le lien à la terre, le sentiment d’appartenance, freine l’expansion du Marché, l’avènement de son gouvernement mondial des 1% ; ralentit les flux migratoires destinés à tout niveler, à commencer par les revenus, et empêche l’avènement de cet homme nomade globalisé sans racines ni histoire, tout occupé à consommer, à dé-penser.

La membrane des cellules aussi, comme frontière protectrice du patrimoine génétique des espèces, freine l’invasion du Marché à l’intérieur du Vivant, l’empêche de le manipuler et de le privatiser.

La frontière entre l’Homme et la Machine encore, freine l’ultime infestation de la technologie dans la chair humaine qui doit permettre aux apôtres hallucinés du transhumanisme 1 de devenir Dieu, de vaincre la mort elle-même et de donner naissance à leur Surhomme, googelisé et connecté jusqu’au trognon, mais enfin libéré de sa pesante humanité.

Quant à la destruction de toutes frontières entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le beau et le laid, elle dit l’essence profondément malsaine du Système néolibéral, son amoralisme absolu, sa volonté d’abolir toute référence, toute possibilité de jugement par un relativisme radical qui vise à formater le corps social pour le reconfigurer en un agglomérat de dociles consommateurs débarrassés de toutes volontés autres que celle de jouir d’eux-mêmes, pour eux-mêmes.

Séparer l’homme de la femme

Après ce préambule un peu bavard, venons-en donc au cœur du sujet, c’est-à-dire à l’assaut du système dirigé contre la frontière qui se fait différence entre les genres, dualité des sexes, qui est peut-être la plus importante de toutes.
La plus importante car c’est de cette frontière, de cette différence que vient cette irrésistible attirance qui fait naître dans le cœur de l’Homme l’amour, la bravoure, la grandeur d’âme, la générosité, l’envie de beau et de bon, le désintéressement, le désir authentique et fécond, le désir d’enfant et donc nécessairement le désir de Foi, à cause de l’enfant justement dont on peut éventuellement se résoudre à concevoir la fin, mais jamais la disparition.
C’est le noyau de la première Patrie, celle de la famille, à la fois refuge et tremplin, sur laquelle s’appuie tout l’édifice d’une construction sociale structurante.

Autant de vertus donc qui élèvent, fortifient, enracinent l’Homme dans cette Tradition honnie qui contrarie tant le projet d’une société néolibérale réduite à la gestion juridico-marchande d’une addition d’égoïsmes concurrents. Autant de vertus qui freinent bien sûr accessoirement l’accès du Marché au très juteux monopole de la procréation.

Détachez l’homme de la femme, abattez la frontière, non qui les sépare mais qui les pousse dans les bras l’un de l’autre, nourrissez la rivalité et la discorde entre eux, la corrosion, et c’est alors tout l’ordre ancien qui bascule, laissant le champ absolument libre à l’avènement d’une société monstrueuse et glacée faite d’individus détachés de leur réalité, obsédés par eux-mêmes et donc livrés pieds et poings liés au Marché.

La libération par le cul

La postmodernité aura donné un coup d’accélérateur phénoménal à cette entreprise de séparation des hommes et des femmes.
Sous le masque habituel de la vertu progressiste si chère à la pègre néolibérale dirigeante, la femme a ainsi été poussée à conduire une guerre de conquête sans merci à une gent masculine trop heureuse de se soumettre dans un premier temps. Il faut dire que la stratégie choisie au tournant de la révolution bourgeoise de mai ’68, la libération par le cul donc, avait de quoi susciter la curiosité d’un regard masculin jusque-là habilement frustré.

Dans l’effervescence d’une époque qui s’était faite religion d’interdire d’interdire et de jouir de tout sans entraves, la femme a ainsi été instrumentalisée et trompée pour servir les intérêts du Marché désormais aux commandes.

Sous couvert de progrès social, elle fut donc rapidement amenée à s’exposer, à s’exhiber, sommée de tout montrer, de tout dé-voiler 2 sous l’impératif post-moderne et marchand de la surenchère transgressive, impératif nécessaire à la stimulation sans fin du désir.

Une société crypto-pédophile

En quelques décennies, l’industrie de la mode a ainsi affublé les femmes des accoutrements les plus provocants, les plus courts, fins, collants, moulant jusqu’à leurs plis et fentes les plus intimes ainsi exposés au regard de tous, déclinant cette vulgarité y compris pour les âges les plus tendres.

On notera au passage que cette surenchère a donc rapidement conduit à sexualiser les enfants comme elle a conduit à infantiliser le corps de la femme, notamment par une épilation intégrale devenue une autre marque obligatoire d’émancipation (pratique désormais quasi généralisée chez les hommes également). Prétendument rétive à la pédophilie, la société occidentale en multiplie pourtant les signes d’apologie avec une intensité qui devrait la questionner, si le questionnement y était encore possible.

Et puis à l’exhibition forcée de cette femme 2.0 − pour faire moderne − s’est conjugué un autre impératif post-soixante-huitard que permettait alors la contraception : la libération de ses mœurs avec affirmation obligatoire de ses appétits sexuels les plus débridés, appétits assortis d’une exigence de jouissance sans appel. Une révolution accompagnée et soutenue depuis dans un même élan par toute la caste dirigeante et sa merdia-sphère. Quel titre de la presse dite féminine se risquerait par exemple aujourd’hui à faire la moindre une sans un sujet sur le sexe, sujet nécessairement abordé sous un angle transgressif : adultère, pratiques déviantes, gadgets sexuels, culture porno etc…

Le porno, marqueur du progrès social


Comment le porno a kidnappé notre sexualité

Grâce à l’avènement d’internet, la culture porno est d’ailleurs venue porter l’estocade dans les esprits déjà largement fragilisés par cette mutation. Par ordinateurs, tablettes et smartphones interposés, elle propage désormais y compris chez les enfants l’image d’une sexualité réduite à un sport de combat sur le ring duquel l’homme ne peut sortir que vidé, perdant, perdu, la queue entre les jambes donc, renvoyé à sa naturelle faiblesse face à un adversaire anatomiquement imbattable 3.

Le porno occupe ainsi une place de plus en plus importante dans l’entreprise de destruction des rapports hommes-femmes. De marché de niche, il est devenu produit de masse 4, grappillant ses parts de marché aux heures de grande écoute, s’imposant dans la mode, le cinéma et même les séries télévisées où se multiplient les scènes les plus osées, encore hypocritement «déconseillées au moins de dix ans» aux travers de logos dont on ne sait pas très bien s’ils sont dissuasifs ou incitatifs.

Faisant écho aux chaînes musicales adolescentes où le porno-soft est devenu la norme (voir les clips de rap notamment), les radios jeunes y vont bien sûr aussi de leur contribution sous prétexte d’éduquer, en proposant un discours de plus en plus trash sur la sexualité, banalisant les pratiques les plus extrêmes comme fun, et relevant bien entendu de la seule liberté et des goûts de chacun.
En réalité, tout est fait pour favoriser l’expansion d’une culture porno devenue une sorte de marqueur du progrès social occidental.

Le porno, trash, soft, chic ou à tendance crypto-pédophile (top-modèles de plus en plus jeunes et dénudés), est désormais imposé partout dans la Cité par la publicité ou les modes, inonde les foyers à travers le petit écran et/ou internet, et s’est aussi rendu accessible aux plus jeunes grâce aux smartphones. Au point que certains auteurs parlent désormais de pornocratie, la forme de gouvernement finalement «la mieux adaptée à l’ère ultralibérale en tant qu’elle utilise l’État résiduel [et ses merdias] pour dispenser et propager le commandement [ultime] : Jouis !» 5

Sauf que dans sa tentative d’érotiser le sadisme jusqu’à la nausée, la culture porno est d’abord une culture de mort. Comme le dit si justement Chris Hedges, «le porno, comme le capitalisme mondial, c’est là où les êtres humains sont envoyés pour mourir».

Le porno fonctionne en effet sur l’exact modèle des drogues dures, qui imposent l’augmentation des doses et de la force du produit pour produire l’excitation initiale toujours recherchée par le consommateur, avec comme corollaire la banalisation de pratiques toujours plus déviantes et dégradantes, toujours plus spectaculaires, toujours plus violentes (surtout pour les femmes d’ailleurs), là encore sous l’impératif de la surenchère transgressive inhérente à la gestion marketing du désir 6

En deux décennies, la culture porno a fait remonter ses codes, ses comportements et banalisé son sadisme dans le grand-public. La totale liberté voulue par les pouvoirs publics pour l’industrie porno, conjuguée aux progrès technologiques, a aussi permis aux pratiques les plus délirantes de faire désormais partie du paysage mental normal des jeunes d’aujourd’hui, au moment où ils construisent leur modèle sexuel.

fille seule collegeL’âge du premier baiser est ainsi devenu celui de la première fellation 7, et des psychologues sont maintenant appelés à la rescousse dans des écoles pour des cas de fellations collectives 8. Les viols d’enfants par d’autres enfants font même leur apparition 9

Malgré tout, le porno reste «cool» dans nos sociétés occidentales libérées, et tout politicien qui prétend vouloir en questionner les nuisances est dénoncé comme un puritain coincé ou un dangereux censeur par les merdias pornocrates de la gauche libérale dominante.

Pour clore ce chapitre, on soulignera enfin que cette culture porno s’inscrit désormais dans un phénomène d’obscénité généralisée qui touche d’autres supports que le sexe. On peut ainsi parler de pornographie pour la musique lorsqu’elle se résume, comme dans les rave party d’Ibiza ou d’ailleurs, à une simple pulsation dont la seule fonction est de permettre de «jouir en tas», selon la formule de Philippe Muray. De même, cette culture porno fait également écho à la montée en puissance de cette pornographie de la mort à laquelle on assiste dans nos sociétés où les cadavres, les décapitations et autres boucheries de masse sont montrés désormais en boucle sur tous les écrans possibles, ce qui conduit l’auteur de La Cité perverse à noter ingénument qu’il a dû «se passer quelque chose dans le monde», car ce qu’on cachait hier, le sexe et les cadavres, aujourd’hui «on les montre. Cela s’exhibe».

On pourrait même conjecturer qu’il existe finalement une forme de continuité entre l’industrie porno, Daesh et ses snuff-movies.

Le sexe est partout, mais il n’y a plus de genre

Au milieu de toute cette poisse, la promotion de la théorie du genre, de même que la surreprésentation 10 des lobbies LGBTQ dans l’espace public et les écoles 11 (sous prétexte de lutte contre les discriminations évidemment), achève de brouiller les derniers ou plutôt les premiers repères des nouvelles générations.

L’hétérosexualité est ainsi en train de devenir un concept conservateur, has been, voire rétrograde, qui n’est au mieux qu’une orientation parmi d’autres forcément cool dont on ne manque pas d’assurer en permanence la visibilité et la promotion tapageuses, y compris et même surtout auprès des enfants désormais.

En Allemagne, sous la pression des associations LGBTQ, des collégiens pourraient ainsi être invités à simuler des sodomies en cours 12

De la demi-molle à l’impuissance

En toute logique, après des décennies d’exhibition, vingt ans de culture porno à hautes doses, d’impératifs de performances et de brouillage des identités sexuelles, la lassitude et la crainte se sont progressivement insinuées dans le regard d’un homme 2.0 plus que jamais désorienté.

À l’érection primesautière d’une époque de nudité vaguement joyeuse à ses débuts a donc tranquillement succédé la demi-molle d’une usure teintée de crainte, préfigurant l’impuissance généralisée en marche.
Les consultations pour les problèmes de couples ont ainsi explosé, comme le pourcentage de divorcés et de célibataires.

Aujourd’hui, au lieu de la découverte touchante et hésitante des corps lors des premiers émois, des études montrent que l’usage du Viagra s’est banalisé chez les jeunes mâles tétanisés par les exploits auxquels ils se sentent contraints pour satisfaire les exigences supposées de leur partenaire 13. Avec pour conséquence que, de plus en plus, la femme postmoderne libérée devra en réalité sa jouissance davantage à l’industrie pharmaceutique qu’au réel désir de partenaires pour lesquels l’acte sexuel est peu à peu ressenti comme une épreuve.

Cette pornocratie occidentale aura ainsi réussi à tout voler, à tout violer de la femme sans coup férir, à lui imposer que la généreuse visibilité et la disponibilité de son cul représentent de facto les seules preuves recevables de son émancipation, lui volant jusqu’à l’authenticité du désir qu’elle pense susciter, la renvoyant ainsi probablement à la condition la plus dégradante qu’elle ait jamais connue depuis l’aube des temps, et tout cela à l’insu de son plein gré.

Quant aux hommes, à qui l’on demande de surcroît d’être aujourd’hui des femmes comme les autres 14. De plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent leur salut dans l’industrie pharmaceutique voire dans la poudre d’escampette, ou qui se contentent désormais de pornographie en rêvant des progrès forcément prometteurs de la robotique du plaisir.

L’objectif est donc en vue pour le Système.

Les rapports hommes-femmes deviennent de plus en compliqués, corrosifs, et s’acheminent graduellement vers l’impossibilité, laissant la voie libre au Marché pour s’intercaler définitivement entre eux, gérer leur misère sexuelle et affective en leurs proposant comme palliatifs l’excitation permanente, tournante et virevoltante de leur Ego, excitation ponctuée comme il se doit d’actes − orgasmiques ? − d’achat répétés.

Conclusion

La guerre totale du Système contre la frontière sous toutes ses formes vise à l’oblitération du monde ancien, à permettre l’infestation du Vivant par le Marché et la technologie, à créer cette Grande Société Unique composée de consommateurs nomadisés, atomisés et maladivement égocentriques.

Dans cette immense entreprise de nivellement et d’anéantissement, abattre la frontière entre les hommes et les femmes, les rendre semblables et donc concurrents «au point qu’il ne leur sera plus possible de s’aimer», vise l’éclatement du corps social en brisant le lien premier, originel, traditionnel, qui cimente encore la société.

Une fois ce lien brisé, tout aura alors été aboli de l’ordre ancien, de l’ordre naturel, et nous pourrons alors entrer dans cette ère de glaciation − façon Gattaca − où les rapports humains seront exclusivement fondés sur la gestion juridico-marchande d’égoïsmes concurrents, y compris entre des genres alors standardisés.

Il ne restera plus à l’Homme, comme choix, que de s’en remettre à la pharma et à la Silicon Valley − c’est-à-dire au Marché − pour lui greffer la sonde anale ultime qui lui permettra de devenir enfin ce Surhomme photoshopé et hyper-connecté, capable de surperformer dans une réalité forcément augmentée, mais définitivement déshumanisée.

Entrefilets

 
  1. «En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien» 
  2. Risquons-nous à proposer d’éclairer sous cet angle l’hystérie anti-burkini qui agite les promoteurs de la laïcité, qui se trouvent être aussi souvent ceux de la pornocratie. Car c’est un lieu commun de dire que l’exhibition permanente tue le désir de l’objet exhibé. Et que peut-être, confusément, inconsciemment, la pudeur d’un burkini leur fait peut-être craindre moins une régression comme ils disent, qu’une concurrence pour ainsi dire déloyale vis-à-vis de la femme moderne exhibée en ce qu’il, le burkini, rallumerait soudain quelque chose d’oublié dans le regard éteint de l’homme blasé, quelque chose qui aurait à voir avec l’envie de mystère, l’envie de respect, la dignité, bref, le désir, allez savoir… 
  3. La pornographie c’est ce à quoi ressemble la fin du monde (Chris Hedges) 
  4. Comme le souligne Dany-Robert Dufour dans La Cité perverse, l’industrie du porno et du para-porno génère aujourd’hui plus de 1 000 milliards de dollars de revenus annuel dans le monde, soit plus que l’armement et la pharma réunis. Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4 2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour 
  5. La Cité perverse, Dany-Robert Dufour 
  6. Le porno postmoderne n’a plus rien à voir avec le porno de papa. Surenchère transgressive oblige, ce sont les coups, étouffements, dilatations, strangulations, triple-pénétrations, viols collectifs, vomi, simulations de meurtres et autres délires que les actrices ne peuvent parfois affronter que gavée de tranquillisants et/ou d’analgésiques. C’est cela qui fleurit sur les smartphones de nos enfants aujourd’hui. 
  7. L’âge du premier baiser devenu celui de la première fellation 
  8. Quand le porno éduque nos enfants 
  9. Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude évalue les effets de cette culture porno généralisée sur cette frange d’individus qui, dans toutes sociétés, sont affectés d’une disposition à l’extrême perversion (comme les pédophiles par exemple), et chez qui cette stimulation permanente doit certainement favoriser le passage à l’acte. Combien d’enlèvements, de viols, de meurtres? 
  10. En France par exemple, la proportion d’homosexuels est ultra-minoritaire avec environ 1% des hommes et femmes (0,6% des couples), alors que la question de l’homosexualité (et par extension LGBTQ) occupe une place inversement proportionnelle dans le débat sociétal, au cinéma, dans les médias, etc… 
  11.  Quand le mouvement LGBT s’invite à l’école
  12. Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ? 
  13. Génération Viagra : 20 ou 30 ans et déjà addicts à la petite pilule bleue 
  14.  La féminisation de la société a certainement atteint l’un de ses sommets comiques lorsque, pour protester contre les agressions sexuelles de Cologne, les mâles allemands ont pris le taureau par les cornes et défilé…. en mini-jupes
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Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent3. Par Ignacio Ramonet.

24 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Les transnationales

Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent

Par Ignacio Ramonet | 21 septembre 2016

Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent3. Par Ignacio Ramonet.

l y a encore quelques semaines – à plus de deux mois de l’élection présidentielle du 8 novembre prochain aux Etats-Unis –, tous les sondages donnaient Hillary Clinton, la candidate du Parti démocrate, gagnante. Il semblait alors évident que, malgré la masse des préjugés machistes, Mme Clinton serait la première femme à occuper le bureau ovale de la Maison Blanche et à tenir les rênes de la plus grande puissance de notre temps.

Qu’était-il arrivé au candidat du Parti républicain, le médiatique Donald Trump dont l’ascension était considérée comme « irrésistible » ? Pourquoi s’était-il effondré dans les sondages ? Sept Américains sur dix déclaraient alors qu’ils n’en voulaient pas comme président ; et à peine 43 % l’estimaient « qualifié » pour siéger à la Maison Blanche (65 % considérant, en revanche, que Mme Clinton était parfaitement apte à exercer cette tâche).

Rappelons qu’aux Etats-Unis, les élections présidentielles ne sont ni nationales ni directes. Il s’agit plutôt de cinquante élections locales, une par Etat, qui désignent les 538 grands électeurs chargés d’élire à leur tour le (ou la) chef de l’Etat. Ce qui relativise singulièrement les sondages à caractère national.

Face à de si mauvais résultats cependant, le candidat républicain Donald Trump décida, en août dernier, de remanier son équipe et de nommer un nouveau chef de campagne, Steve Bannon, directeur du site ultra conservateur Breitbart News Network. Trump modifia aussi son discours pour s’adresser à deux groupes d’électeurs décisifs : les Afro-américains et les Hispaniques.

Parviendra-t-il pour autant à inverser la tendance et à s’imposer sur la dernière ligne droite de la campagne ? Ce n’est pas impossible. En fait, Trump semble d’ores et déjà avoir, en partie, rattrapé son retard par rapport à Mme Clinton. Personnage atypique, avec ses propositions odieuses, grotesques ou sensationnalistes, Trump a déjà déjoué les pronostics. Face à des poids lourds comme Jeb Bush, Ted Cruz ou Marco Rubio qui, de surcroît, comptaient sur l’appui décidé de l’ensemble de l’establishment républicain, peu d’analystes donnaient Trump gagnant aux primaires du Parti républicain. Et cependant, il a écrabouillé ses adversaires, les réduisant en cendres.

Depuis la crise dévastatrice de 2008 (dont nous ne sommes pas encore sortis), plus rien n’est comme avant nulle part. Les citoyens sont profondément déçus, désenchantés et désorientés. La démocratie elle-même, comme modèle, a perdu une grande part de son attrait et de sa crédibilité. Tous les systèmes politiques ont été secoués jusqu’aux racines. En Europe, par exemple, les séismes électoraux inédits se succèdent, depuis la victoire de l’extrême droite en Autriche jusqu’au Brexit anglais ou la récente défaite de la chancelière allemande Angela Merkel dans son Land de Mecklembourg-Poméranie.

Mais le bouleversement ne se limite pas à l’Europe, il suffit de voir l’écrasante victoire électorale, en mai dernier, de l’inclassable et tonitruant Rodrigo Duterte aux Philippines... Tous les grands partis traditionnels sont en crise. On assiste partout à l’ascension de forces de rupture, soit des partis d’extrême droite (en Autriche, pays nordiques, Allemagne, France), soit des partis populistes et anti-système (Italie, Espagne). Partout, le paysage politique est en voie de transformation radicale.

Cette métamorphose atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague populiste ravageuse, incarnée à l’époque par le Tea Party. L’irruption du milliardaire Donald Trump dans la course à la Maison Blanche prolonge cette vague et constitue une révolution électorale que nul n’avait su prévoir. Même si, apparemment, la vieille bicéphalie entre démocrates et républicains demeure, en réalité la montée d’un candidat aussi atypique que Trump constitue un véritable tremblement de terre. Son style direct, populacier, et son message manichéen et réductionniste, qui sollicite les plus bas instincts de certaines catégories sociales, est fort éloigné du ton habituel des politiciens américains. Aux yeux des couches les plus déçues de la société, son discours autoritaro-identitaire possède un caractère d’authenticité quasi inaugural. Nombre d’électeurs sont, en effet, fort irrités par le « politiquement correct » ; ils estiment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pense sous peine d’être accusé de « raciste ». Ils trouvent que Trump dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Et perçoivent que la « parole libérée » de Trump sur les Hispaniques, les Afro-Américains, les immigrés et les musulmans comme un véritable soulagement.

A cet égard, le candidat républicain a su interpréter, mieux que quiconque, ce qu’on pourrait appeler la « rébellion de la base ». Avant tout le monde, il a perçu la puissante fracture qui sépare désormais, d’un côté les élites politiques, économiques, intellectuelles et médiatiques ; et de l’autre côté, la base populaire de l’électorat conservateur américain. Son discours anti-Washington, anti-Wall Street, anti-immigrés et anti-médias séduit notamment les électeurs blancs peu éduqués mais aussi – et c’est très important –, tous les laissés-pour-compte de la globalisation économique.

Le message de Trump diffère de celui des leaders néofascistes européens. Il n’est pas un ultra droitier conventionnel. Il se définit lui même comme un « conservateur avec du bon sens ». Sur l’échiquier politique traditionnel, il se situerait plutôt à la droite de la droite. Chef d’entreprise milliardaire et star populaire de la téléréalité, Trump n’est ni un militant antisystème ni, évidemment, un révolutionnaire. Il ne critique pas le modèle politique en soi, mais plutôt les responsables qui pilotent ce modèle. Son discours est émotionnel et spontané. Il fait appel aux instincts, « aux tripes », pas à la réflexion ni à la raison. Il s’adresse à cette partie de l’électorat américain gagné par le découragement et le mécontentement, et aux gens lassés de la vieille politique et du système des « privilégiés », des « castes ». À tous ceux qui protestent et qui crient : « Qu’ils s’en aillent tous ! » ou « Tous pourris ! », il promet d’injecter de l’honnêteté dans le système et de renouveler le personnel et les mœurs politiques.

Les grands médias ont beaucoup diffusé certaines de ses déclarations et propositions. Surtout les plus ignobles et les plus odieuses. Rappelons à cet égard, par exemple, ses affirmations à propos des immigrés mexicains illégaux qui seraient, selon lui, « des corrompus, des délinquants et des violeurs ». Ou bien son projet d’expulser quelque 11 millions d’immigrés latinos illégaux qu’il propose d’embarquer de force dans des bus et de les renvoyer au Mexique. Ou sa proposition, inspirée de la série « Le trône de fer » (Game of Thrones), de construire une colossale muraille le long des 3.145 kilomètres de frontière avec le Mexique, qui chevaucherait vallées, montagnes et déserts, pour empêcher l’arrivée de migrants latinos et dont le financement (21 milliards de dollars) serait à la charge du gouvernement mexicain.

Dans le même ordre d’idées, il a annoncé vouloir interdire l’entrée de tous les migrants musulmans, et s’est attaqué avec véhémence aux parents d’un militaire américain de confession musulmane, Humayun Khan, mort au combat en 2004 en Irak. Il a également a affirmé que le mariage traditionnel formé par un homme et une femme constitue « la base d’une société libre » et a critiqué la décision de la Cour suprême de reconnaitre le mariage entre personnes du même sexe comme un droit constitutionnel. Il soutient ce qu’on appelle les « lois de liberté religieuse » promues par les conservateurs dans plusieurs Etats pour refuser des prestations aux personnes LGBT. Il ne faut pas oublier non plus ses déclarations sur le « mensonge » du changement climatique qui serait, selon lui, un concept « inventé par et pour les Chinois pour provoquer la perte de compétitivité du secteur manufacturier américain. »

Un tel catalogue de détestables inepties a été diffusé par les médias dominants non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde. Au point qu’on se demande comment un personnage avec de si misérables idées peut rencontrer un tel succès chez les électeurs américains qui, évidemment, ne sont pas tous décérébrés ? Quelque chose ne cadre pas.

Pour résoudre cette énigme, il a fallu fendre le mur de l’information et analyser de plus près le programme complet du candidat républicain. On découvre alors sept autres options fondamentales qu’il défend, et que les grands médias passent systématiquement sous silence.

1) En premier lieu, les journalistes ne lui pardonnent pas ses attaques frontales contre le pouvoir médiatique. Ils lui reprochent d’encourager régulièrement son public à huer les médias « malhonnêtes ». Trump affirme souvent : « Je ne suis pas en compétition avec Hillary Clinton, mais avec les médias corrompus. » Récemment, il a tweeté : « Si les grands médias, répugnants et corrompus, couvraient de manière honnête ma campagne, sans fausses interprétations, je dépasserais Hillary de 20 %. » Il n’a pas hésité à interdire d’accès à ses meetings plusieurs médias importants comme The Washington Post, Politico, Huffington Post et BuzzFeed. Il a même osé attaquer Fox News, la grande chaîne de la droite pamphlétaire, qui pourtant le soutient à fond …

2) Une autre cause des attaques médiatiques contre Trump : sa dénonciation de la globalisation économique qu’il tient pour responsable de la destruction des classes moyennes. Selon lui, l’économie globalisée est une calamité dont le nombre de victimes ne cesse de croître. Il rappelle que plus de 60 000 usines ont dû fermer ces quinze dernières années aux Etats-Unis et qu’environ cinq millions d’emplois industriels ont été détruits.

3) Trump est un fervent protectionniste. Il propose d’augmenter les taxes sur tous les produits importés. Et se dit prêt, s’il arrive au pouvoir, à établir des droits de douanes de 40% sur les produits chinois. « Nous allons récupérer le contrôle du pays et nous ferons en sorte que les Etats-Unis redeviennent un grand pays » affirme-il souvent, en reprenant son slogan de campagne. Partisan du Brexit, il a déclaré que, s’il était élu, il ferait sortir les Etats-Unis de l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). Il s’est également attaqué au Traité Trans-Pacifique (TPP) et a confirmé que, une fois élu, il retirerait les Etats-Unis de l’accord : « Le TPP constituerait un coup mortel pour l’industrie manufacturière des Etats Unis. » Evidemment, s’il est élu, il stopperait aussi les négociations en cours avec l’Union européenne. Il va même plus loin : « Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces accords commerciaux sont un désastre. » répète-t-il. Dans des régions comme le rust belt, la « ceinture de rouille » du nord-est où les délocalisations et la fermeture d’usines ont fait exploser le chômage et généralisé la pauvreté, ces propos sont reçus avec enthousiasme et font renaître tous les espoirs.

4) Autre option dont les médias parlent peu : son refus des réductions budgétaires néolibérales en matière de sécurité sociale. De nombreux électeurs républicains victimes de la crise économique, et tous ceux qui ont plus de 65 ans, ont besoin de la Social Security (retraite) et du Medicare (assurance maladie) mis en place par le président Barack Obama que les autres dirigeants républicains veulent supprimer. Trump a promis ne pas revenir sur ces avancées sociales. Il a aussi promis de diminuer les prix des médicaments, d’aider à régler les problèmes des « SDF », de réformer la fiscalité des petits contribuables, et de supprimer un impôt fédéral qui touche 73 millions de foyers modestes.

5) Dénonçant l’arrogance de Wall Street, Trump propose également d’augmenter de manière significative les impôts des traders spécialisés dans les hedge funds (fonds spéculatifs) qui gagnent des fortunes. Il promet le rétablissement de la loi Glass-Steagall (votée en 1933 pendant la Dépression et abrogée en 1999 par William Clinton), qui séparait la banque traditionnelle de la banque d’affaires pour éviter que celle-ci puisse mettre en péril l’épargne populaire par des investissements à haut risque. Evidemment, l’ensemble du secteur financier est vent debout contre Trump et s’oppose au rétablissement de cette loi.

6) En matière de politique internationale, Trump s’est fait fort de trouver des terrains d’entente à la fois avec la Russie et avec la Chine. Il veut notamment signer une alliance avec Vladimir Poutine et la Russie pour combattre efficacement l’organisation Etat islamique (Daesh) même si pour l’établir Washington doit accepter l’annexion de la Crimée par Moscou.

7) Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts. Elle n’a plus vocation à garantir la paix à n’importe quel prix. Contrairement à plusieurs responsables de son parti, et tirant les leçons de la fin de la guerre froide, il veut changer l’OTAN : « Il n’y aura plus – affirme-t-il de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Ces sept propositions n’oblitèrent pas les déclarations odieuses et inacceptables du candidat républicain diffusées en fanfare par les grands médias dominants, mais elles expliquent sans doute un peu mieux les raisons de son succès auprès de larges secteurs de l’électorat américain. L’aideront-ils à l’emporter ? On ne peut l’affirmer mais il est certain que les trois duels télévisés à venir, face à Hillary Clinton, vont être redoutables pour la candidate démocrate. Car les stratèges militaires le savent bien : dans un affrontement entre le fort et le fou, celui-ci, par son imprévisibilité et son irrationalité, l’emporte bien souvent.

En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

Traduction : Rosa Gutierrez

Illustration : Tony Webster

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[Fil d’Actu] ALSTOM, AVC à La Poste et Impôts

18 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 [Fil d’Actu] ALSTOM, AVC à La Poste et Impôts

Au programme du Fil d'Actu cette semaine : les dessous du désastre Alstom, mise en danger de la vie des salariés à la Poste, et analyse du dernier coup de com' fiscal du gouvernement. Bon visionnage à tous !

https://youtu.be/wmTvQbudCIk

http://www.communcommune.com/2016/09/fil-d-actu-alstom-avc-a-la-poste-et-impots.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Alstom, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Publié par El Diablo

 

 

Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

Communiqué du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, 14 septembre 2016

La casse annoncée d’Alstom-Belfort, matrice du célèbre groupe français du ferroviaire (on produisait déjà des locomotives à Belfort au 19ème siècle !), est une étape de plus dans la liquidation de la nation et du produire en France par l’oligarchie capitaliste à genoux devant la funeste « construction » européenne.

Il y a quelques semaines, le PRCF avait déjà mis en garde contre l’euphorie médiatique sur commande à propos d’une grosse commande passée à Alsthom pour la construction de rames TGV… à construire de A à Z aux USA sur la base de la technologie française. Cette manière de procéder, que pratique aussi AIRBUS, n’est rien d’autre qu’une manière de brader les « bijoux de famille » de la Nation.

De même le PRCF n’a-t-il cessé de dénoncer la manière dont la SNCF de M. Pépy, de plus en plus euro-privatisée, trahit le ferroviaire français sans souci de l’emploi en France et avec pour seule obsession l’augmentation des marges.

On voit aussi combien certains syndicats de cheminots ont eu tort d’accompagner l’euro-régionalisation de la SNCF alors que le transport par train doit rester une grande affaire nationale : et c’est encore plus vrai à l’heure où la contre-réforme territoriale, qui « länderise » le territoire national et qui se conjugue à l’euro-austérité budgétaire, étouffe les capacités de financement du transport par rail dans les régions. Plus généralement, il faut dénoncer l’avidité du patronat « français » qui saisit toute occasion pour casser l’outil industriel, déclasser la combative classe ouvrière de France et exploiter sans vergogne les énormes opportunités de surprofit impérialiste que lui offre structurellement l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (définition de l’UE dans le traité de Maastricht).

Le rôle néfaste des Hollande, Macron, Valls et Cie doit également être dénoncé : totalement acquis au MEDEF et à l’UE, ces gens ont pleinement collaboré au dépeçage d’Alsthom et à son rachat partiel à vil prix par le grand capital US. Les jérémiades de Hollande promettant le maintien de l’emploi sur place et feignant de « gronder » la direction d’Alsthom, relèvent donc de la pure hypocrisie préélectorale. On a vu à Floranges, Aulnay-sous-Bois, Amiens, etc. ce que valent ces promesses.

Dans ces conditions, le PRCF et sa commission luttes

a)     Expriment leur solidarité totale aux travailleurs d’Alstom : zéro suppression d’emploi à Belfort, le départ de la firme de cette ville serait un assassinat pour cette région, pour les salariés et les PME sous-traitants, pour la nation. La France a besoin de produire tous ses trains en France et de développer fortement, non le transport par autocar (loi Macron), mais le transport par rail rapide et à bon marché. Et pour cela il faut une filière nationalisée franco-française intégrant la SNCF, la RATP et Alstom !

b)     Exigent la nationalisation à 100% d’Alsthom, avec l’intervention démocratique des salariés dans la gestion ; aucune indemnité publique pour Bouygues et pour les gros actionnaires profiteurs et incapables !

c) Exigent que la SNCF renationalisée, absorbant les compagnies privées prédatrices et dotant leur personnel du statut de cheminot, unifiée et réunie à SNCF réseau passe désormais toutes ses commandes à Alstom et qu’à l’inverse, ce groupe (tout en coopérant de manière mutuellement profitable avec d’autres pays) privilégie de nouveau les débouchés français ;*

d)     Appellent les travailleurs, notamment les cheminots et les salariés du ferroviaire qui veulent reconstruire le « produire en France » industriel et agricole à revendiquer haut et fort le FREXIT progressiste car, dans le cadre de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui caractérise l’UE, les nationalisations franches et la planification nationale sont interdites (interdiction des « monopoles d’Etat »), de même qu’est inconcevable la planification de la reconquête industrielle à partir d’un fort secteur public d’Etat démocratisé.

Assez rêvé d’une impossible « Europe sociale » dans le cadre de l’euro et de l’UE, il faut sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme pour reconquérir l’indépendance nationale, l’emploi productif et le progrès social, coopérer avec tous les continents et remettre sur ses rails la lutte révolutionnaire pour le socialisme.

 

SOURCE:

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ALSTOM: « On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération » [Jean-Pierre Chevènement]

13 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #Alstom, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 

 

 

ALSTOM: « On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération » [Jean-Pierre Chevènement]

INVITÉ RTL - L'ancien maire de Belfort n'a pas confiance dans les dirigeants d'Alstom et souhaite que l'État prenne plus de parts au capital de l'entreprise.

Jean-Pierre Chevènement maire de Belfort pendant 20 ans est rassuré de voir que le président de la République a fait du maintien de l'activité sur ce site historique d'Alstom, une priorité pour son gouvernement. Désormais, ce partisan d'un État fort se demande quels vont être les moyens mis en place.

Pour sa part, l'ancien maire de la commune souhaite que l'État "monte au capital, ne se contente pas des droits de vote que Monsieur Bouryges lui a accordés pour une durée limitée. Je pense que Monsieur Bouygyes a 28% et il serait honnête de le désintéresser complètement, c'est-à-dire que l'État soit à 28% et aille un peu plus loin peut-être, parce que ce qui est en jeu c'est tout l'équilibre des accords passés avec 
General Electric." Pour Jean-Pierre Chevènement, il est clair que les dirigeants d'Alstom ont cherché à prendre les pouvoirs publics par surprise. "Ça c'est inacceptable, et nous ne pouvons pas avoir confiance dans les dirigeants d'Alstom. On a nationalisé Renault pour moins que ça à la Libération."

"Il est temps qu'une volonté politique s'affirme"

Jean-Pierre Chevènement réfute les justifications avancées par l'entreprise pour transférer son site de production. Comme il le rappelle, le site de Belfort est la plus vieille usine de locomotives de France, depuis plus de 140 ans et "tout le savoir-faire, les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs, on ne va pas les déplacer comme ça." Il pense plutôt que cette manœuvre est la suite logique d'un mouvement de revente à General Electric, initié avec la revente de la branche énergie de l'entreprise. "Dans tout cela, il n'y a que félonie, traîtrise, coups tordus, mensonges... Il est temps qu'une volonté politique s'affirme."

Selon lui, seul le pouvoir public pourra effectivement contribuer à sauver les 400 emplois en jeusur le site de Belfort, mais pour cela, il faudra introduire de nouvelles méthodes dans la négociation des contrats d'Alstom. "Quand Alstom négocie des contrats aux États-Unis et en Inde, des contrats à 2 milliards de dollars, rien ne serait plus simple que de prévoir une quantité quoi soit, soit fabriquée à Belfort, soit qui couvre les frais de commercialisation qui sont nécessaires pour que Alstom puisse constituer à se développer." Comme il le rappelle, les compagnies allemandes défendent la localisation sur leur territoire des segments à haute valeur ajoutée. "Nous en France, on achète à l'étranger, on investit à l'étranger, on produit à l'étranger. Et en France, on ferme, on licencie. Ce n'est plus acceptable."

SOURCE:

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Olivier Berruyer. [Logique !] Et maintenant, les menaces physiques à notre encontre…

12 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #La guerre, #Terrorisme, #La mondialisation

Dégueulasse, mais tellement prévisible…

Dans le sympathique contexte de délation calomnieuse à mon encontre, le blog a reçu hier ce commentaire, menaçant notre réunion de ce soir :

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“Pour y être, je vais s’y être, pour mettre à la gueule de Olivier Berruyer la baffe qu’il mérite cet mauviette négationiste ! Un tout petit petit monsieur qui ne cesse se plaindre d’un manque de diversité des opinions dans des médias traditionels, à crier à la propagande ou à de l’injustice si il n’est pas invité, mais son opinion et sa crédubilité valent que dalle. Dans les fais, tu es qu’un petit bouseux de blogueur de merde qui fait soi-même ce qu’il accuse les autres de faire, manipuler, propagande, mensonges, censurer des opinions divergentes de la tienne, un dictateur en puissance, un facho censeur de merde ! Je vais faire comprendre ta douleur à cet pourriture d’enfant gâté, à l’archetype de la bourgeoisie gauche caviar qui passe son temps à se plaindre le ventre plein ! Et les demande de donnation à perpète, ça va faire ! Trouves-toi un vrai job, pauvre tâche de merde ! Oui, je vais être au Café Paris Halles ce lundi, pour montrer à tous comment on nettois une tache de merde ! Je vais me faire une partie de plaisir de jouer le concierge et vidanger ce pays des pleurnicheuses qui se font vivre par les autres ! TU VA SOUFFRIRE POUFIASSE !”

Il est bien évident que quand on utilise des méthodes de ce genre :

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on éveille évidemment des forces violentes – volontairement ou non…

Et puis de nos jours, si EN PLUS tu t’amuses à défendre les arabes, t’es très très mal – a fortiori si toi-même tu ne l’es pas…

(Ca manque d’ailleurs un peu d’associations antiracistes réservées principalement aux personnes non directement concernées par lesdits actes racistes, non… ?)

 

Très amusante aussi l’accusation de “négationnisme”, pour un petit blog personnel :

qui a fait un très lourd travail de présentation de la Shoah, en particulier en Ukraine :

 

qui dénonce l’antisémitisme :

conspiracy

qui diffuse des communiqués de la fondation Simon Wiesenthal

qui rappelle que le Président actuel du Parlement ukrainien a cofondé le parti-néo-nazi ukrainien en 1991 :

conspiracy

parouby-5

(mais tout le monde s’en moque…)

Évidemment, quand on trouve normal que des personnes tierces refusent que je m’exprime chez les frondeurs au nom d’une fatwa fondée sur une pseudo “incompatibilité de valeurs” (ce qui n’avait pourtant frappé ni les frondeurs, ni moi-même…), d’autres personnes vont très logiquement penser qu’il ne faut pas non plus que je m’exprime ailleurs, et on en arrive à ce paradoxe ultime où je n’aurais donc même plus le droit de simplement pouvoir aller tranquillement prendre un verre avec des lecteurs de MON blog, et discuter d’un sujet récurrent dudit blog, fichtrement d’actualité : la lutte contre toutes les formes de haine… (nous avons aussi soutenus par exemple la lutte contre l’homophobie ou l’arabophobie cette semaine)

zemmour

Tiens, et je précise pour les mal-comprenant. Les accusations de Rudy Reichdadt ont tellement fait rire Soral qu’ils ont fait un lien vers mon billet de réponse, où je rappelais d’ailleurs ma demande de ne pas faire de lien vers mes billets – mais ils en ont le droit, je ne peux rien faire de plus, fin du débat maintenant.

D’autant qu’ils font aussi des liens vers plein de sites mainstream ! Les 4 premiers articles de la revue de presse du jour ont pour source :  Les Échos, Le Point, Le Nouvel Obs, et le Figaro o- et on n’emmerde pas ces médias que je sache…

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Et attention, il y a le taulier d’un site, qui a table ouverte dans les médias, qui ose écrire ça :

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Ce qui donne une idée des méthodes de l”enquêteur”… (je reprendrai bien entendu sur ce site sa réponse qu’il a bien voulu développer, avec ma propre réponse, mais pas tout de suite, je manque de temps – j’avais prévu depuis longtemps de parler du World Trade Center pour démonter les théories délirantes des truthers, pour lutter contre le conspirationnisme, mais on m’a un peu sauté à la gorge cette semaine, ce qui décale tout, désolé…)

Il faut cependant indiquer que même un enfant peut comprendre que, quand on fait un site, on est responsable de ce qu’on y dit, mais pas de qui vous lit, ni de qui vous lie…

Les commentaires de l’article de reprise d’E&R donnent le ton sur ce qu’on y pense de moi :

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(mention spéciale au dernier, qui a apparemment bien plus de bon sens et d’humour que pas mal de calomniateurs…)

Bref, certains calomniateurs me rappellent cette phrase de mon regretté grand-père “Ils sont vraiment bêtes à bouffer du foin”…

#SuperCharlies # MerciPourCeMoment

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Quoiqu’il en soit, par rapport aux menaces contre notre AfterWork de ce soir.

1/ Il est évident que je ne vais pas me laisser intimider par ce genre de menaces – qui seront systématiquement rapportées sur ce blog et à la police.

J’ai eu assez de maquisards dans ma famille pour qu’un pauvre type réussisse à me dissuader d’aller prendre un verre dans un café aux Halles…

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Du coup, re-petit hommage à mon grand-père, Claude Berruyer, en passant…

L’AfterWork est donc évidemment maintenu – et je viendrai 🙂

2/ Je me suis donc arrangé pour que la sécurité en soit renforcée et que vous puissiez venir sans crainte.

Ceci étant, je comprends bien entendu que certaines personnes puissent vouloir se décommander : je rappelle que les inscriptions / désinscriptions, c’est ici (après enregistrement).

Merci en effet de bien vouloir vous désinscrire, afin que je sache si je dois prendre un paquet de cartes pour faire une belote si on n’est que 3 – voire même une réussite…

3/ Pour Martin, pfff que dire de plus ?

Qu’il me semblerait vraiment mieux que tu prennes tes cliques, tes claques, et ton Bescherelle et que tu passes une soirée tranquille devant Nos chers voisins

Si tu tiens vraiment à passer, essaye d’arriver un tout petit peu avant, il y a des personnes en uniforme qui aimeraient beaucoup te parler – vu que j’ai évidemment porté plainte…

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J’adore mes dimanches…

Enfin, soyez assurés que je ne me laisserai pas intimider, et que je continuerai ce (bien modeste) combat pour la liberté d’expression (N.B. : NON un appel à la guerre civile, ce n’est pas du tout de la “liberté d’expression” – sinon, je change de pays, et je vous laisse vous battre tous entre vous, bon courage…), pour le débat intellectuel, pour le respect du pluralisme d’opinions (je pense que j’ai quand même donné quelques gages en 5 ans pour avoir droit à un minimum de respect…),  pour des médias plus honnêtes, intègres et pluralistes, et pour la diffusion d’analyses divergentes, piquantes, remue-méninges…

Et, même, même, nous continuerons à diffuser des caricatures de BHL… 🙂

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bhl-1

C’est très moche un pays qui sombre… 🙁

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POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

10 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Les transnationales

POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

Message de José Pedro

Les Politiques se succèdent et se ressemblent pour le site d'Alstom Belfort. En janvier 2016, General Electric annonce la suppression de 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités énergie d'Alstom, l'information sur ces suppressions de poste aurait été présentée aux partenaires sociaux sous le sceau de la confidentialité.

En, août 2016, Alstom remporte un contrat de 2 milliards de dollars aux États-Unis. Le constructeur français fabriquera 28 trains à grande vitesse destinés à l'Acela, la ligne Boston Washinton exploitée par Amtrack. Les premiers essais devraient être réalisés en 2019, et les premières séries devraient sortir des usines en 2021. En septembre 2016, Alstom annonce la fermeture du site de Belfort pour 2018, faute de commandes suffisantes de matériel ferroviaires, et le reclassement de ces salariés dans autres sites principalement celui de Reichshoffen.

On soupçonne déjà que le PDG de la SNCF ne donne pas de commandes et qu'un chantage commence. Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi à Alstom "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant toute décision définitive sur l'avenir du site de Belfort. "Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises"

"Nous ne considérons pas qu'il est aujourd'hui inéluctable de penser que tout doit être transféré", a-t-il dit sur BFM TV.

Il reconnaît cependant qu'Alstom a aujourd'hui "un trou dans son carnet de commande" pour les années à venir, notamment 2018 à 2020, malgré la perspective plus lointaine du "TGV du futur". "Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises de ce point de vue-là", a-t-il dit à BFM TV. "Mais encore une fois, le gouvernement souhaite porter de manière très forte la filière ferroviaire et porter la filière ferroviaire, c'est pouvoir discuter avec les différents acteurs des potentialités pour les années qui viennent", a-t-il ajouté.

Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace.

Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par cette décision. Son activité sera recentrée sur la maintenance et la réparation. "Il faut qu'Alstom essaie de remporter des appels d'offre", et pas seulement à l'étranger, souligne Christophe Sirugue, qui cite notamment un appel en cours sur 274 rames de RER nouvelle génération.

Malgré l’annonce par Alstom du transfert des productions de locomotives de fret et de motrices de TGV de Belfort (Territoire-de-Belfort), l’avenir du site de Reichshoffen (Bas-Rhin) et de ses 1 000 salariés reste incertain. Dépendant à 90 % de commandes publiques, l’industriel redoute de sérieuses baisses d’activité dans les années à venir.

L’usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), spécialisée dans la construction de rames TER Regiolis et de trains Intercités, compte actuellement près d’un millier de salariés dont une centaine d’intérimaires. Ce site va récupérer d’ici 2018 les activités de fabrication de locomotives et de motrices jusqu’alors produites à Belfort (Territoire-de-Belfort), selon l’annonce faire le 7 septembre par la direction du groupe.

Vécue comme une catastrophe dans la ville comtoise, cette information signifie la perte d’environ 400 emplois, appelés à être transférés vers les onze autres implantations d’Alstom en France. Dans la théorie, l’usine alsacienne pourrait en profiter, mais rien n’est certain. "Nous restons suspendus à la confirmation par le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, de sa promesse de nous confier la fabrication de 30 trains Intercités", confie un cadre du site.

Encore une fois on est dans La bataille de Reischoffen!

Message de Damien Meslot, maire de Belfort

Damien MeslotS’abonner

Damien MESLOT, Député-maire de Belfort,
Cédric PERRIN, Sénateur-maire de Beaucourt,
Florian BOUQUET, Président du Conseil Départemental,
lancent une pétition en soutien aux salariés d’Alstom Transport.
Grâce à cette pétition, les élus comptent faire pression sur la direction d’Alstom Transport afin que cette dernière renonce à fermer le site de production installé à Belfort.
« Il est important que l’ensemble des français puisse manifester leur soutien aux salariés de l’entreprise et à leurs familles qui vivent dans l’angoisse. Nous comptons sur la mobilisation de tous pour faire avancer les choses dans le bon sens en maintenant les emplois à Belfort », soulignent les élus
Si vous souhaitez, vous aussi, apporter votre soutien aux salariés d’Alstom, signez cette pétition en vous rendant sur le site :

Le texte de la PETITION.
 

Soutien à l'initiative du Conseil départemental, de la Ville de Belfort, de la Communauté de l'Agglomération Belfortaine et du Sénateur du Territoire de Belfort.

La direction d'Alstom a annoncé brutalement sa décision de fermer le site de Belfort. C'est inacceptable !

La Ville de Belfort, la Communauté de l'Agglomération Belfortaine, le Conseil départemental et le Sénateur du Territoire de Belfort appellent l'ensemble des Français à se mobiliser afin de faire revenir la direction sur cette décision.

Le site d'Alstom Belfort est l'unique site de production de locomotives en France. C'est également, à ce jour, 480 emplois directs et près de 1 200 emplois indirects. L'impact économique et social de cette annonce est donc sans précédent dans notre région empreinte d'une forte présence industrielle.

L'histoire de cette entreprise ferroviaire est indissociable de la ville depuis 137 années : Belfort, c'est Alstom et Alstom, c'est Belfort !

C'est donc un savoir-faire internationalement reconnu qui va disparaître d'ici 2018 si rien n'est fait ! La fermeture du site de Belfort n'est donc pas qu'une mauvaise nouvelle pour notre région mais aussi un coup dur porté à l'industrie française.

Comment comprendre une telle décision alors que la SNCF vient d'annoncer un partenariat avec Alstom pour la création du TGV du futur ?

Comment ne pas être surpris de cette annonce alors qu'il y a quelques semaines encore la direction excluait cette possibilité?

Comment ne pas être en colère alors que le Gouvernement, qui possède 20% des droits de vote au Conseil d'Administration d'Alstom, s'était engagé à maintenir l'activité ce qu'il n'y ait aucun licenciement sur le site de Belfort ?

Aussi, nous demandons à la direction d'Alstom de revoir sa position quant à la fermeture du site.

Nous demandons au Gouvernement de faire respecter la parole qu'il a donné.

Nous sollicitons le Gouvernement afin qu'il fasse pression sur les dirigeants de l'entreprise pour qu'ils reviennent sur leur décision.

Nous devons nous battre pour sauver le site de Belfort et nous invitons l'ensemble des Français à signer cette pétition.

Cette pétition sera remise à:
  • Henri Poupart-Lafarge PDG d'ALSTOM TRANSPORT FRANCOIS HOLLANDE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

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