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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

L'homme sans qualités. Par Marc Rameaux

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #francais colloque, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #Le grand banditisme, #Le fascisme, #Les média, #l'horreur économique

vendredi 16 juin 2017

 

L'homme sans qualités

 
 
Par ce titre, il ne s’agit pas de dénier tout talent à l’homme qui vient de se faire élire président de la république. Mais de voir en lui ce que le célèbre roman éponyme de Robert Musil dévoile avec tant de lucidité.
 
Tout comme Ulrich - le héros du roman - Emmanuel Macron présente tous les dehors apparents d’atouts personnels. L’on prête ainsi à Ulrich intelligence, volonté et parfois courage. Musil ne cherche pas à faire le portrait d’un médiocre. Son titre révèle un malaise beaucoup plus profond : « l’homme sans qualités » est appelé ainsi non parce qu’il en est dépourvu, mais parce qu’il faudrait parler d’attributs abstraits le concernant, au sens mathématique du terme, plutôt que de qualités personnelles.
 
Dans le roman de Musil, Ulrich possède bien certains talents, mais ils se diluent dans un relativisme généralisé, un regard purement formel sur le monde, faisant de toute conviction ou tout engagement un simple protocole d’usage. Les qualités ne sont pas absentes, mais elles ne sont jamais habitées. Comme s’il ne subsistait plus que la liberté de choix à l’état pur, sans le pilotage de la conscience.
 
Musil parle dans son roman de l’Autriche-Hongrie finissante, sous le sobriquet de « Cacanie », un état qui « ne subsistait plus que par la force de l’habitude ». Les héros de son roman essaient de se donner des causes mais sans y croire. Musil diffuse une ironie perçante et glacée tout au long de son roman, sur le mouvement « d’Action parallèle » que rejoint Ulrich. Ce groupe politique auto-constitué est une dernière tentative de célébrer leur souverain François-Jospeh et leur pays, mais sans que personne ne sache plus ce qu’est leur nation ni ce qui la fonde.
 
 
La détermination à agir pour « l’Action parallèle » est affichée d’autant plus fortement et avec tous les signes extérieurs de la volonté qu’elle ne sait même pas pour quoi elle se bat : la forme véhémente doit masquer l’absence totale de contenu. Du reste dans la logique post-moderne, cette façon de rester toujours à la surface ne pose aucun problème : le fond n’est pas critiqué, il n’existe tout simplement pas. Pour Macron – Ulrich, la culture française n’existe pas. Elle n’est qu’un réceptacle abstrait accueillant tour à tour des tendances interchangeables, sa seule qualité précisément, étant de pouvoir se prêter à toutes les combinaisons.
 
 
L’on frémit en relisant Musil et les déboires de la Cacanie : discussions stériles et sans fin que l’on s’invente pour masquer les vrais problèmes, relativisme moral considérant que pouvoir accueillir tous les possibles devient une fin en soi, projets grandioses pris très au sérieux mais parfaitement creux, présentés comme une renaissance avant l’effondrement de l’Autriche-Hongrie.
 
Le stade terminal du post-modernisme est décrit avec une précision clinique. La France y est aujourd’hui tellement plongée que l’on ne peut même pas accuser Macron d’être post-moderne : il est le post-modernisme. Le reproche de relativisme moral confinant au cynisme le plus complet, comme le montre l’affaire Ferrand, glisse sur lui comme de l’eau sur une matière imperméable : il est le relativisme incarné.
 
Tout jugement moral n’a plus prise, non pas parce qu’il aurait quelque chose à y objecter, mais parce que la morale n’a pour lui aucun sens. Nos politiques traditionnels fautaient mais savaient qu’ils commettaient une faute. Pour Macron-Ulrich, cette notion est simplement dénuée de signification : seul compte le jeu formel des combinaisons car lui seul existe, sans jugement, sans historique, son seul critère d’évaluation étant de savoir s’il atteint ou non le but qu’il s’était fixé.
 
 
Comparatif trop sévère avec le roman de Musil ? L’on pourrait m’objecter que lors de la fameuse séquence où Macron hurlait à la fin de l’un de ses meetings, il n’était plus dans le formalisme neutre et semblait défendre une conviction, qu’elle nous plaise ou non. Pourtant, dans cette séquence comme lors de la poignée de main Trumpienne, ce n’est pas l’outrance qui m’a frappée et qui a attiré les commentaires de surface. C’est de ressentir combien cela sonnait faux, comme un acteur qui surjoue. Même les foucades sont calculées, et font partie du petit jeu de la société post-moderne. Le microcosme que Musil décrit avec cruauté met en scène des personnages qui semblent très concernés par leur cause, jouant la comédie de la détermination. Le génie du roman viennois est de nous faire ressentir sans jamais le dire tous les faux semblants enfouis derrière ces postures.
 
 
Mais ne tombons pas nous-mêmes dans l’abstraction. Je souhaite illustrer par quatre exemples concrets tirés du démarrage du jeune président pourquoi il peut faire irrésistiblement penser au héros de Musil, et à l’ambiance générale d’absurdité, de déliquescence et de convictions vides que le roman viennois met en scène.
 
 
Le partage des postes avec le Modem et la colère de Bayrou :
 
Dès les premiers jours de constitution de l’équipe gouvernementale, une trahison apparaissait. La presse s’en est amusée, et il faut admettre que ce croc en jambe avait un caractère savoureux, car c’est un maître traître qui en faisait les frais.
 
Ce n’est donc pas cette manœuvre obscure qui attirait mon attention, car elle est très classique dans le monde politique. La réaction de Macron et la conclusion qui en est sortie sont en revanche très révélatrices d’un degré supplémentaire de déliquescence. Macron ne chercha pas longtemps à résister aux demandes de Bayrou, qui obtint gain de cause en quelques jours. L’on aurait tort d’y voir un signe de faiblesse ou de manque de caractère du nouveau président. Car son revirement n’était pas fait sous le mode d’une capitulation, mais d’une sorte de cynisme souriant et assumé, affichant clairement « Tiens, cette combinaison-là n’a pas marché, il s’en est aperçu. Tant pis, changeons de combinaison et passons à autre chose. »
 
Pour bien comprendre le mode de fonctionnement de celui qui est maintenant président, il faut préciser que même le qualificatif de cynisme n’aurait aucun effet sur lui. Les combinaisons de facteurs peuvent s’interchanger dans l’instant et autant de fois que nécessaire, de manière parfaitement fluide, parce qu’elles ne portent aucun engagement moral ni aucun sens.
 
Si Bayrou n’avait pas obtenu le respect des engagements pris, cela n’aurait eu aucune sorte d’importance : respect ou non respect des engagements, seul le résultat final compte. Macron n’est pas seulement post-moderne, il est post-moral. Il franchit en cela une étape supplémentaire de la dégradation politique, peut-être l’étape terminale, de ne plus être dans la transgression et la faute, mais de considérer que la transgression et la faute n’existent même plus. Le pire étant qu’il le fait certainement en toute bonne conscience, et ne voit pas en quoi cet hyper opportunisme serait répréhensible. Les français ont élu une sorte d’ange amoral à leur tête.
 
 
L’affaire Richard Ferrand : misère du légalisme :
 
Je ne m’appesantirai pas sur le parallèle de l’affaire Ferrand avec l’affaire Fillon et sur la totale dissymétrie de traitement, aussi bien de la part de la justice que des media : d’autres l’ont déjà très bien relevé et commenté.
 
L’absence quasi-totale de réaction des contre-pouvoirs médiatique et judiciaire pour protéger un ami est plus inquiétante encore que l’acharnement dont ils ont fait preuve pour détruire un adversaire, et confirme clairement la fin de leur indépendance vis-à-vis de l’exécutif.
 
Cette fois c’est par la bouche d’Edouard Philippe que le nouveau président a fait savoir le reflet de sa pensée. Ces deux-là se sont bels et bien trouvés, tant leur mode de fonctionnement totalement amoral se ressemble. Il faudra s’y faire, la démultiplication de Macron à travers des personnages qui partagent son vide moral est un aspect de son Fregolisme politique. Macron n’a pas besoin d’hologrammes, il a déjà ses clones.
 
« Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement. », déclare ainsi le premier ministre pour annoncer le maintien de Ferrand au gouvernement.
 
Le terme « j’ai parfaitement conscience de… », ou « nous avons parfaitement conscience de… » est devenu l’un des plus intéressants cas de dérive sémantique que je connaisse. Il apparaît aussi bien dans les communications des politiques que dans certaines circulaires officielles émanant de l’administration. Sa signification est la suivante : lorsque quelqu’un vous dit qu’il a parfaitement conscience de ce que vous réclamez ou de ce que vous vivez, cela annonce son intention de n’absolument rien faire et de piétiner totalement et sans complexe votre demande.
 
Il faudra un jour créer un dictionnaire des expressions toutes faites dont le sens a été ainsi inversé. Il faut aussi relever que c’est le mot « conscience » qui a été choisi par le détournement post-moderne, c’est-à-dire ce qui exprime normalement la quintessence de la vie intérieure, aujourd’hui contre employée pour signifier son absence totale.
 
Finalement gêné par certaines protestations quant à son silence jupitérien, le jeune président se sent obligé de communiquer sur le sujet, en renchérissant sur les déclarations de son clone barbu :
 
"Un gouvernement doit gouverner, la presse doit faire son travail et ensuite une justice indépendante en France fait son travail. Il ne faut confondre aucun de ces rôles"
 
Le formalisme, encore et toujours, employé comme prétexte s’exonérant de tout devoir moral : l’une des armes préférées du post-modernisme. Ceci permet de faire passer les préoccupations éthiques pour un comportement passionnel et – accusation suprême pour le post-modernisme – non professionnel.
 
Macron confond ici à dessein l’indépendance des pouvoirs, impératif catégorique qui doit être à tout prix préservé et des règles formelles qui l’empêcheraient soi-disant d’exprimer son opinion d’homme. C’est à la seule justice de juger Ferrand. Mais cela n’empêche pas pour autant d’exprimer une opinion sur le caractère éthique, et non légal, de ses agissements : c’est aussi le rôle humain du meneur d’une équipe.
 
En instaurant un tel formalisme des rôles, il faudrait interdire au sein de toute communauté d’hommes au travail, et un gouvernement en est une, toute forme de sentiment humain et d’opinion, de peur qu’il s’agisse d’un jugement. Prétexte bien commode pour celui qui veut s’abstenir de faire la distinction entre le légal et le moral lorsque celle-ci s’avère très gênante. Le légalisme est au politique ce que le vice de forme est à l’avocat.
 
Dans le cas de Fillon, il était absolument nécessaire que le coupable soit trainé en place publique. Dans le cas de Ferrand, ses actions sont bien regrettables mais il est urgent d’oublier le passé, de passer à autre chose afin de se tourner vers un avenir radieux évitant de se poser la moindre question. Ce faisant, Macron comme Philippe commettent une entorse bien plus grave à la justice qu’en exprimant une opinion humaine, puisqu’ils décident du caractère grave ou pardonnable des actes reprochés. Dans un registre « circulez, il n’y a rien à voir », le nouveau gouvernement annonce clairement son intention de se moquer éperdument de toute opinion du peuple français et de s’octroyer tous les droits de faits du prince
 
 
L’ancienne position sur le burkini et l’écho de Castaner :
 
Les récentes déclarations sur l’islamisme de Christophe Castaner – un autre parmi les clones du président - rappellent à notre bon souvenir la position de Macron sur le burkini, et plus généralement sur l’ensemble du communautarisme.
 
Les termes précis qu’employait Macron à l’époque du débat sur le burkini valent la peine d’être analysés. Sa première déclaration semblait aller dans le bon sens, celui du respect des lois de la république et des valeurs sociales et historiques de la France qui les sous-tendent :
 
« Il était justifié à certains endroits, pour des raisons d'ordre public, d'interdire le burkini. Il est indispensable de mener une bataille politique, idéologique, pour dire que ce vêtement est contraire à l'idée que nous nous faisons de la civilité et de l'égalité entre homme et femme. »
 
Mais ce fut pour poursuivre aussitôt de la façon suivante :
 
« Il est en même temps indispensable de défendre la liberté individuelle si certains veulent s'habiller d'une certaine façon. C'est une formidable défaite de voir des policiers arriver sur une plage et demander à une femme, au nom de la laïcité, de ne plus porter un burkini. »
 
 
Il faut à un moment ou à un autre savoir se situer. Une question de société ne peut pas à la fois se placer dans les limites inadmissibles de nos valeurs et relever en même temps de l’exercice du libre arbitre. J’avais produit un article sur le burkini montrant que le considérer comme un simple choix vestimentaire revenait à dire que dans les années 1930, il n’y aurait pas eu lieu d’interdire aux fringants jeunes gens appelés SA de porter ces si jolis brassards à la croix gammée parce que cela relevait du goût personnel pour un accessoire décoratif. Voilà le beau résultat du culte du libre arbitre comme valeur en soi, expurgé de toute conscience.
 
Les choses ont un sens et une symbolique et tous les choix ne sont pas neutres. Macron affirme dans ce domaine tout et son contraire : comme beaucoup de néo-libéraux, il raisonne sur une épure idéale dans laquelle tout est question de choix personnel responsable et d’usage totalement ouvert du libre arbitre.
 
Ce modèle oublie qu’il faut d’abord satisfaire des pré-requis élémentaires de vie en société avant de prétendre rentrer dans le territoire du libre arbitre. Le modèle d’une société libre et ouverte est certainement à préserver, mais il n’est pas acquis qu’il s’étende de façon naturelle à tous les comportements humains existants. Idéalement il suppose des citoyens responsables et respectueux des libertés d’autrui. L’idéologie néo-libérale considère l’emploi du libre arbitre comme un droit sacré, sans lui adjoindre aucun devoir. C’est la raison pour laquelle il est si maladroit dès lors qu’il faut penser les conflits, les rapports de force au sein d’une société, enfin la question de l’usage légitime ou illégitime de la force et de l’autorité.
 
 
Si les choses sont sans signification et qu’elles ne se réduisent qu’à des combinaisons formelles interchangeables au gré des opportunités, le principe de non contradiction n’existe pas non plus. Macron se retrouve pour cette raison abonné aux oxymores : sur le burkini comme sur d’autres sujets, il se retrouve à défendre tout et son contraire. Comme Ulrich, il est homme sans qualités non pas parce qu’il en est potentiellement dépourvu, mais parce qu’il veut indéfiniment conserver ses choix ouverts.
 
 
Le traitement de la radicalisation islamique par Castaner relève de la même logique. Il est très grave de considérer comme il le fait les crimes islamistes comme relevant du droit commun, niant tout lien avec leur religion d’origine.
 
Il y a dans l’équipe Macron un formalisme du cloisonnement, de la séparation étanche, permettant d’évacuer les sujets dérangeants. Des sujets naturellement reliés se retrouvent isolés afin de nier ce qui contredirait l’épure idéale de société. Le formalisme n’est plus employé pour garantir un respect de la règle, mais pour évacuer toute forme d’intelligence des situations considérées comme gênantes.
 
La relégation des actes djihadistes dans une case totalement décorrélée de tout fait religieux - pour ne pas vexer les musulmans – détruit des années de lents et patients travaux de reconstitution et d’explication, ceux des « Territoires perdus de la République » de Georges Bensoussan et Emmanuel Brenner ou « Les nouveaux enfants du siècle » d’Alexandre Devecchio.
 
Comprendre la radicalisation islamique nécessite un travail sociologique fourni, montrant le continuum existant entre le déclassement des banlieues, la démission de l’état ou des élus locaux voire leur complaisance clientéliste, une culture de la revanche aigrie nourrie d’intimidation territoriale, de racisme et d’antisémitisme venant de la gauche d’une indulgence infinie vis-à-vis des dérapages des rapeurs, le tout adoubé par des convictions religieuses.
 
Il n’y a pas une infime minorité de fanatiques et une écrasante majorité de musulmans paisibles et respectueux des lois et du mode de vie français, mais une palette continue de toutes les nuances entre les deux, avec le danger d’un effet d’entrainement faisant basculer une majorité de ce dégradé vers la partie extrême, surtout lorsque la lâche inaction de nos politiques leur envoie un signal de consentement.
 
Castaner ou Macron lui-même n’ont-ils pas lu le rapport de l’institut Montaigne – pourtant une figure de proue du post-modernisme – rapportant l’effrayant chiffre de 28% de musulmans français affirmant de façon décomplexée des convictions qui les précipitent dans une radicalisation et un mépris de la France quasiment irréversibles ?
 
Des sémanticiens de seconde zone sont rentrés dans des distinctions oiseuses, affirmant que ce rigorisme et ce mépris affiché pour les lois et pour le mode de vie français ne prouvaient pas que cette population pourrait passer à l’acte, allant jusqu’à dissocier finement rigoristes islamistes, salafistes et enfin activistes violents.
 
 
Encore et toujours ce cloisonnement formel se réfugiant derrière la sémantique, pour mieux nier ou retarder la réalité : un processus d’évolution similaire à la montée du nazisme ou à n’importe quelle contagion du totalitarisme dans un pays. Pour penser la situation, il ne suffit pas de rentrer dans des distinctions abstraites qui vident les phénomènes de leur substance. Il faut reconstituer l’historique et la temporalité de cette évolution, la lente progression des mille petites démissions face à une force mouvante sentant qu’elle a l’opportunité de prendre les commandes.
 
Il faut pour cela relier les événements apparemment indépendants, avoir de la mémoire, effectuer un travail d’historien, en un mot penser. Les distinctions formelles de Macron et de son équipe ne sont pas des analyses mais une ablation de parties entières du cerveau. Le scalpel n’est pas celui de la distinction de l’esprit mais celui de la lobotomie. Les post-modernes haïssent la mémoire, l’histoire, la temporalité, parce qu’elles reconstituent ce qu’ils ne veulent pas voir, qu’elles contredisent leur société de particules élémentaires dans un gaz parfait, d’entrechocs élastiques et sans mémoire, assimilant la liberté humaine et la liberté de conscience aux degrés de liberté de la mécanique.
 
 
Le discours aux « whirlpool » :
 
S’il faut reconnaître au Macron candidat de s’être lancé au milieu des salariés de Whirpool avec le courage que l’on connaissait à Ulrich, ce fut pour leur conseiller de suivre une formation ou d’aller travailler pour Amazon.
 
Le formalisme vide du post-modernisme se traduit en économie par des habitudes de gestionnaire, non d’entrepreneur comme Macron aimerait pathétiquement faire croire qu’il en fait partie. L’action ne peut être conçue que comme de petites retouches de l’existant. Le mouvement qui nous précipite de manière évidente vers une grande majorité de citoyens vivant dans la précarité et aux limites de la survie, pour une petite minorité d’ultra privilégiés sans rien au milieu – c’est-à-dire un mode d’organisation économique typique d’états totalitaires – ne fait pas douter une seule seconde ceux qui pensent gouverner mais ne font que glisser sur cette pente.
 
Je ne développerai pas ici mes convictions en matière de solution économique car ce n’est pas le lieu, mais qui ne repense pas radicalement le monde du travail est voué à une lente et inéluctable agonie. Les modèles présentés comme exemplaires pour se sortir de l’ornière sont des pays à la réussite en trompe l’œil, dont la précarité nous fait revenir à Zola, ne jouant que sur une compétitivité prix et une baisse du coût du travail ne laissant quasiment aucune marge de manœuvre et d’un simplisme univoque.
 
Il y a dans l’agitation de ceux qui pensent piloter l’économie mais ne font que la subir, la grandiloquence ridicule des habitants de la Cacanie du roman de Musil, une détermination d’opérette, une volonté s’affichant d’autant plus forte qu’elle est de pacotille, un règne de l’absurde déliquescent s’habillant de grands projets.
 
 
 
L’enfer, tous les bons théologiens le savent, n’est pas brûlant de flammes et de vices. L’enfer est froid. Il n’est pas un puits profond de toutes les turpitudes - après tout ceux qui y sont condamnés pourraient s’y complaire - car il est bien pire que l’immoralité : l’amoralité dépasse celle-ci de cent coudées.
 
Georges Bernanos avait déjà fait observer que le pillard qui tue ses victimes à l’arme blanche a encore conscience de son vice, car il ressent la douleur charnelle de sa victime. L’homme post-moderne qui largue une bombe d’un avion en pressant sur un bouton pourra déchiqueter dix fois plus de personnes, mais aura tout loisir de rester décontracté et souriant par la distanciation.
 
 
L’enfer ne dévore pas ses victimes par le feu, il éteint petit à petit leurs forces par le givre de l’indifférence. Il n’est pas un lieu sale et tordu, il est d’une grande beauté formelle, structure de règles vides permettant d’éviscérer le sens en se faisant passer pour des principes, effaçant toute trace qui permettrait à l’homme de retrouver son chemin. Il ne retentit pas des cris des damnés, mais fait comprendre à l’homme que toute révolte est inutile, non pas parce qu’elle sera réprimée, mais étouffée dans une ouate épaisse dont il s’épuisera à sortir. Bienvenue en Cacanie.



 
Si vous avez aimé cet article, mes deux livres sur le monde de l'entreprise et plus généralement sur les pièges de la société moderne. Egalement disponibles au format Kindle :
 
 
 
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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Agriculture

Publié par El Diablo

photo d'illustration (source:Lozère Online)

photo d'illustration (source:Lozère Online)

Un agriculteur à la tête d'un troupeau de vaches, dans le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, a été condamné à déménager sa ferme parce que ses voisins étaient incommodés par l'odeur de ses vaches et du fumier.

C'est une histoire qui agite tout le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal. Tout commence il y huit ans, lorsqu'un couple de citadins décide de s'installer dans ce petit village, calme et paisible, tout proche de la ferme de l'agriculteur. Mais quelques temps plus tard, cet éleveur de vaches Salers reçoit une convocation devant la justice, parce que ses voisins sont incommodés par l'odeur des vaches et du fumier. Sans avoir jamais dit un mot, ni pris la peine de discuter avec l'agriculteur, ce voisin grincheux décide de l'attaquer en justice. Le tribunal d'Aurillac est donc saisi, et finalement, rien n'est retenu contre le paysan, mais cette décision ne convient pas du tout au plaignant qui décide de faire appel.

L'agriculteur risque de cesser son activité

La Cour d'appel de Riom vient de donner raison au couple de citadins, et condamne l'agriculteur à éloigner ses vaches et ses bâtiments de stockage du fumier. La ferme, qui existe depuis 1802,

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

PÉTITION :

Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-Viescamp (Cantal)

Aujourd’hui, en 2017, et ici, à Lacapelle Viescamp, un agriculteur se meurt !

A cause d’un voisin grincheux, l’exploitant agricole du lieu-dit Jalles se voit contraint par la justice de modifier à grand frais son exploitation agricole, voire même d’envisager une cessation.

Comme le coq qui chante trop fort, comme les cloches des églises qui sonnent trop tôt, les vaches salers dérangent… Leur vue, leur odeur, leurs déplacements incommodent le plaignant.
Dans les colonnes de notre quotidien régional nous lisons souvent de pareilles histoires. Avouons-le, il nous arrive même d‘en sourire tant l’absurdité de ces querelles de voisinages parait inconséquente.

Et pourtant, voilà déjà 8 ans que cela dure ! Sans tentative de discussion préalable, sans un mot, ce voisin dépose une plainte. L’huissier remet à notre jeune exploitant une convocation chez le conciliateur. Le motif ? Des ballots d’enrubannage incommodants. Avant même les recommandations du médiateur, les balles sont stockées sur un lieu choisi par le plaignant. Mais là encore c’est insuffisant. S’ajoutent ensuite les vaches, la grange, un bâtiment, la fosse à fumier évidemment...même le passage sur la petite route communale pose problème.

Malgré l’entente trouvée avec le conciliateur, le tribunal d’Aurillac est saisi. Rien n’est retenu contre l’agriculteur.
Mécontent de cette décision le plaignant fait appel.

Le jugement tombe :

L’agriculteur de Jalles a 8 mois pour se mettre en conformité :

- Obligation de placer les ballots d’enrubannage à 50m de l’habitation du voisin.

> Cette distance n’est pas réglementée par la loi.
(Les balles sont à la bonne distance depuis le passage du conciliateur il y a 6 ans.)

- Interdiction d’utiliser les bâtiments pour loger les animaux.

> La grange existait bien avant l’installation du riverain
(Les vaches devront dormir dehors été comme hiver.)

- Obligation de mettre les ouvrages de stockage fumier et lisier à 50m de cette maison (aujourd’hui à 35m).

> Ces ouvrages respectent pourtant les normes en vigueur.

Les conséquences sont dramatiques !

Même avec la meilleure volonté du monde, cette mise en conformité est impossible !
L’exploitation est ancienne (depuis 1802), les limites de propriété ne sont pas modulables, les riverains sont de tout cotés.
Dans 8 mois, notre exploitant, qui n’a pas les moyens de s’installer ailleurs, n’aura d’autres choix que de cesser son activité.

C’est la consternation à Jalles!

D’autant plus que cette décision fera certainement jurisprudence.
Les agriculteurs de la commune et d’ailleurs se retrouveront donc à la merci de n’importe quel caprice de voisins malveillants.

Et les agriculteurs ne sont potentiellement pas les seuls concernés.

Le plaignant a obtenu gain de cause mais cela lui suffira-t-il ?
A qui le tour ensuite ? Un chien qui aboie, des enfants qui jouent, des randonneurs qui passent, une fête d’anniversaire, le bac à poubelle qui claque, un cop qui chante, une voiture bruyante…
Nous sommes tous coupables et condamnables !

Pourtant ce conflit aurait pu être évité.
L’exploitant et ses soutiens regrettent que les représentants communaux n’aient pas joué leur rôle de médiateur au début de l’affaire. La réunion des deux parties aurait pu calmer les esprits. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. Pire, seul le son de cloche du voisin grincheux a été pris en compte par la mairie et personne n’est venu prendre la version du deuxième protagoniste en 8 ans.

Notre paysan a décidé de se pourvoir en cassation En attendant cette nouvelle audience (en 2020 ou 2021), il a le moral au plus bas !
« Ça fait six générations que mes ancêtres travaillent cette terre et on vient nous mettre dehors ? »

Nous pouvons l’aider de façon simple :
Apportez votre soutien en signant cette pétition qui sera transmise à nos élus ainsi qu'au ministre de l'agriculture qui rappelons-le est Cantalien.

Merci pour votre lecture.

Soutien à Nicolas.

Cette pétition sera remise à:

Ministre de l'agriculture

POUR SIGNER LA PÉTITION LIEN CI-DESSOUS :

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Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement. Par le journal "RUPTURES"

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Une nouvelle performance postmoderne de l’europarlement

le 13 juin 2017
l'europarlement s'attaque à l'étiquetage

L’Assemblée de Strasbourg, au terme d’un long processus de décision, vient de réformer à nouveau l’étiquetage des appareils electro-ménagers. Chapeau bas !

 

Voilà qui va – enfin ! – faire taire tous ceux qui se permettent de moquer l’europarlement, voire les impies qui mettent en doute sa légitimité. Ce 13 juin, les 750 eurodéputés viennent de procéder, en séance plénière, à un vote dont l’importance pour les fondements de la pensée contemporaine n’échappera à personne.

Les honorables parlementaires ont réussi à réformer une nouvelle fois l’étiquetage énergétique des appareils électro-ménagers. Plus précisément, ils ont solennellement décidé d’abolir les catégories A+, A++, et même A+++, celles-là mêmes qu’ils avaient de leur propre chef ajoutées en 2010. Et ce, à l’époque, afin de mettre en valeur les efforts exceptionnels des industriels pour soigner la planète grâce à des économies d’énergie.

L’on en reviendra donc à l’échelle précédente, graduée de A (adaptée à cette louable catégorie de consommateurs qui coupent le robinet en se lavant les dents et en pensant à leurs petits enfants) à G (destinée à la clientèle insensible à l’environnement en général, et aux hamsters de la pampa en particulier).

Le processus de décision a bien sûr inclus la phase de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens

Le processus de décision européen qui a abouti à revenir à la position initiale sur cette thématique anthropologique considérable a duré deux ans. Il a bien sûr inclus la phase dite de « trilogue » qui vise à concilier les positions de l’europarlement avec celles de la Commission et du Conseil européens.

Et pour montrer que décidément, à Strasbourg, on ne rigole pas, le résultat législatif sera non plus une directive (qui nécessite d’être transposée dans les droits nationaux) mais un règlement (qui est d’application immédiate dans tous les Etats membres).

Il serait donc gentil, lorsque vous achèterez votre prochaine machine à laver, d’avoir une petite pensée reconnaissante pour l’énergie qu’a déployée l’europarlement afin de vous aider à choisir le modèle le plus environnemental et citoyen.

A moins que vous ne décidiez – la planète le mérite bien – de désormais laver votre linge à la main. Ca sera sans doute la prochaine recommandation européenne. A+.

 

https://ruptures-presse.fr/perles/europarlement-electromenager-etiquetage/

 

 

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BREST (Finistère) : Les salariés DCNS de l’Île Longue en grève

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

source photo : Ouest-France

source photo : Ouest-France

Depuis jeudi [15/06/2017], les salariés de DCNS basés à l’Île Longue sont en grève. Selon eux, la direction envisagerait de leur supprimer neuf jours de repos compensateurs.

80 à 90 % des 250 ouvriers et techniciens de DCNS basés à l’Île Longue, près de Brest, seraient concernés par le mouvement de grève démarré jeudi.

Ils protestent contre une proposition de la direction qui envisagerait, selon eux, de supprimer neuf de leurs jours de repos compensateurs liés aux contraintes du site de l’Île Longue.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Le socialisme

Régression sociale c'est non.

Régression sociale c'est non. Par le Front Syndical de Classe.

 

 

 

Georges Séguy au lendemain des élections législatives de 1978 remportées contre toute attente par la droite : « Ce que les travailleurs n'ont pas pu avoir avec leur bulletin de vote, ils l'obtiendront par l'action. »

 

La régression sociale, c'est non !

Progrès social, paix, démocratie !

 

Un système médiatique confisqué par les plus riches qui assènent chaque jour une propagande totalitaire, un système politique qui donne la présidence et 75 % des députés à un parti représentant 15 % des électeurs, des euro-politiques uniques appliquées par la droite et par le parti « socialiste » depuis plus de 30 ans qui ont écœuré les jeunes et les classes populaires trouvant dans l'abstention de masse le moyen de protester, après le « sursaut Mélenchon » au 1er tour de la présidentielle...

 

Le résultat est que le Medef et l'UE vont exercer directement le pouvoir en la personne du président-banquier Macron pour imposer leur potion amère aux classes populaires et favoriser toujours plus les profits des grands groupes privés avec au programme : ubérisation et casse du code du travail, privatisations, compression des salaires et des pensions, casse de l'indemnisation du chômage, de la sécu et des retraites par répartition, militarisation et Otanisation, euro-dissolution des conquêtes du CNR et de la souveraineté nationale et populaire, alignement culturel et linguistique sur les USA avec le retour en vue du TAFTA (grand marché transatlantique entre l'UE de Merkel et les EU de Trump)…

 

Bien entendu, le pouvoir sait que dans « le pays classique de la lutte des classes » qu'est la France, cette offensive généralisée entraînera une riposte du monde du travail d'autant que la période électorale n'a été marquée par aucun attentisme social mais a connu au contraire de nombreuses luttes contre les fermetures d'usines ou de services hospitaliers (plus de 1000 hôpitaux, ehpad, cliniques, établissements de santé divers, en lutte depuis le début de l'année), contre la criminalisation du syndicalisme ou l'épuisement au travail, pour des augmentations de salaires et les conditions de travail (commerce, conducteurs matières dangereuses, chauffeurs Uber...).

L'idée du pouvoir est donc aussi d'en finir une fois pour toutes avec la résistance populaire française admirée dans de nombreux pays étrangers en lui infligeant une défaite décisive.

C'est pourquoi les grandes manœuvres sont entamées pour isoler la CGT et briser le Front Syndical qui mena la lutte contre la loi travail en 2016.

C'est pourquoi aussi Macron veut intégrer à la loi normale les mesures d’exception de l’État d'urgence (permettant au préfet d'interdire n'importe quelle manifestation, site internet ou d'assigner à résidence quiconque s'en prendrait à la politique des pouvoirs publics…), allant jusqu'à susciter l'inquiétude du New York Times sans qu'en France les éditorialistes aux ordres ne s’émeuvent beaucoup. Il faut dire qu'ils n'avaient pas hésité à comparer le syndicalisme à du terrorisme et la CGT à Daesh l'an dernier en pleine lutte contre l'euro-loi el-khomri...

 

Sans attendre que le gouvernement daigne préciser ses projets dont nous connaissons déjà la dangerosité et l'étendue, l'urgence aujourd'hui est de soutenir toutes les luttes en cours et de préparer l'affrontement de classe qui vient en faisant tout pour être à la hauteur de l'offensive construite et planifiée par le pouvoir contre le monde du travail et les classes populaires. Et en posant la perspective d'un mouvement d'ensemble bloquant la production du profit indispensable pour gagner.

 

De nombreuses initiatives locales, départementales ou régionales de mobilisation sont d'ores et déjà annoncées en ce sens en particulier par des organisations de la CGT, à l'image de l'appel de la fédération CGT de la Chimie à « engager une guerre totale de mobilisation et à construire un processus de luttes au plus haut niveau et dans la durée » ou de la manifestation du 27 juin à Paris à l'initiative de l'URIF avec pour mot d'ordre : « la régression sociale sauce Macron, c'est non ! »

 

Le Front Syndical de Classe appelle à participer massivement à toutes ces initiatives, à renforcer les liens intersyndicaux et interpro entre organisations de base, à mettre en lumière le lien entre toutes les contre-réformes à venir et à construire des plate-formes revendicatives offensives et unificatrices.

 

C'est bien le capitalisme en crise qui est responsable des régressions sans limite et des guerres impérialistes. C'est bien l'Union européenne, avec l’aide de la Confédération Européenne des Syndicats, qui pilote et formate les plans de contre-réformes dans tous les secteurs.

 

Et c'est bien le monde du travail public-privé, de la jeunesse, des retraités qui, unis, ont la solution entre leurs mains pour imposer un changement de société permettant tout à la fois de retrouver la voie du progrès social, de la paix, de la démocratie et de la souveraineté populaire.

 

Front Syndical de Classe, 17 juin 2017

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Natacha Polony écartée définitivement des médias, en voilà l'explication claire et nette en une vidéo de 3 minutes !

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Les média

Natacha Polony écartée définitivement des médias, en voilà l'explication claire et nette en une vidéo de 3 minutes !
Dans celle ci on entend clairement Natacha Polony dire toute la vérité sur ce système autoritaire! C'est une vraie pro ! Mais cela lui a coûté sa place à Paris Première TV et Europe 1 Radio !
Et oui une journaliste professionnelle et objective maintenue à son poste mais ça va pas ou quoi !!!
Il faut être un Patrick Cohen ou un Hanouna pour passer d'un média à un autre et cela sans talent, sans objectivité et crétin comme pas possible !
Donc il est logique que la grande Natacha Polony oublie Polonium et autres émissions dans ces médias mainstream aux ordres !
Bienvenue dans la résistance chère Amie !

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Polony et Taddéï débarqués : à quand Élise Lucet ? Par Pierrick Tillet

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La guerre, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média

Polony et Taddéï débarqués : à quand Élise Lucet ?

 

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Frédéric Taddéï, “Hier, aujourd’hui”… mais hélas plus “demain” !

 

C’est parti ! À peine le président Trouducul élu, on apprend le limogeage de deux journalistes qui tranchaient avec la doxa mainstream : Natacha Polony vient de perdre son émission Polonium sur Paris première, et Frédéric Taddéï vient d’annoncer l’arrêt total de ce qui lui restait d’émission, Hier, aujourd’hui, demain, version mensualisée en 2016 du mythique Ce soir (ou jamais !). On attend des nouvelles d’Élise Lucet (Cash investigation, Envoyé spécial)…

(Précisons tout de même que France 2 n’a pas limogé Frédéric Taddeï. Elle lui a proposé de passer son émission de 22:30 à minuit… et sans bande-annonce préliminaire ! Autant dire un enterrement de 1ère classe en catimini.)

Ceci dit, on ne s’étendra pas en vaines lamentations. Qu’attendre de plus d’un roitelet de l’Élysée dont la première décision a été de trier sur le volet les journalistes autorisés à fréquenter sa cour. Qu’attendre de ses milliardaires qui possèdent la totalité de ce qui ose encore s’appeler des médias et qui ont montré ce qu’ils savaient faire en matière de propagande pendant toutes ces campagnes électorales (si vous n’avez rien à faire, recomptez donc pour voir leurs couvertures consacrées à Macron avant le 23 avril 2017) ?

Une suggestion : regrouper les chaînes d’infos alternatives pour y retrouver nos petits

Par contre, j’aurais bien une suggestion à faire pour débroussailler un peu le paysage médiatique alternatif.

On assiste depuis quelques temps à une prolifération de webTV : @rrêt-sur-image, Là-bas si j’y suis, Polony TV… Toutes plus intéressantes les unes que les autres, bien sûr, mais aussi payantes, ce qui se conçoit, et sans doute impossibles à toutes rentabiliser pour cause d’éparpillement anarchique, les citoyens intéressés ne sachant plus où donner de la tête et surtout du porte-monnaie.

Une idée en passant : pourquoi toutes ces chaînes ne se fédèreraient-elles pas (selon affinités) en un, voire deux ou trois groupes maxi ?

Je suis persuadé :

  1. que la ou les chaîne(s) fédérative(s) y trouveraient une meilleure lisibilité et partant une meilleure rentabilité ;
  2. que les virés présents et à venir du paysage médiatique officiel y trouveraient un espace ou s’exprimer plus librement ;
  3. que les lecteurs frustrés par la propagande trouduculissime y retrouveraient leurs petits et leur compte (y compris financier).

Vous voyez le tabac que susciterait un media qui proposerait à la fois Lucet, Mermet, Polony, Taddéï… ?

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Le Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler. Par Mickael Zhekoo. Partie I

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Le fascisme

Publié par Mickael Zhekoo

. (Partie I)

Le Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler

On comprend mieux pourquoi le calendrier annoncé par Emmanuel Macron prévoyait d’attendre après les législatives pour dévoiler le contenu des ordonnances sur le droit du travail : il est explosif.

Le projet fuité va bien au-delà des éléments annoncés publiquement jusqu’ici. Il s'attaque notamment au contrat de travail, aux salaires, et à la santé et la sécurité au travail.

Mais le gouvernement ne dévoile pas l'ensemble du contenu qu'il souhaite modifier et c'est même un objectif assumé pour "ne pas courir le risque de contraintes insurmontables au stade de la rédaction des ordonnances".

Les sujets listés sont beaucoup plus larges que prévu et lui donnent une marge de manœuvre inédite pour modifier la quasi-totalité des droits des salariés en catimini pendant l'été. Les mesures qui concerneraient directement les Ingés, cadres et tech sont nombreuses : salaires tirés vers le bas, télétravail, plafonnement des indemnités prudhommes… 

L'Ugict, CGT Ingés Cadres Techs, publie ici un décryptage détaillée de ces 8 ordonnances qu'Emmanuel Macron aurait préféré ne pas dévoiler avant les législatives.

 

La méthode : les ordonnances

Le projet de loi rendu public est celui qui va autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances sur un certain nombre de sujets. Le gouvernement est tenu de préciser dans son projet de loi les sujets sur lesquels il veut réformer par ordonnances, et le calendrier. Une fois la loi d'habilitation votée, il dispose d'un délai pour préparer ses ordonnances et les soumettre au parlement pour ratification. Sans attendre la ratification du Parlement, elles s'appliquent immédiatement.

Ici, le choix retenu laisse la marge de manœuvre la plus importante au gouvernement avec :

  • un nombre de thèmes très élevé
  • un contenu très large, le projet de loi précisant que contrairement à la loi El Khomri, ces dispositions supplétives peuvent être en deçà des droits actuels.
  • un calendrier potentiellement long, pouvant laisser jusqu'à 1 an au gouvernement pour légiférer sans débat avec le parlement.

8 sujets listés, qui donneront chacun lieu à une ordonnance soumise à ratification par le parlement

⁃ Renvoyer à l'entreprise de nouveaux sujets, la loi ne définissant plus que des dispositions supplétives, s'appliquant en l'absence d'accord. La liste de ces sujets est très longue, et couvre y compris des thèmes pour lesquels la loi, grâce à la mobilisation de l'année dernière, prévoyait qu'il était impossible de déroger par accord d'entreprise : le contrat de travail, le temps de travail, les salaires, la santé et la sécurité, et l’emploi

  • Plafonner les indemnités prudhommes en cas de licenciement abusif, sans aucune précision sur le montant du plafond [ Voir le détail ↓ ]
  • Etendre le référendum pour permettre l'adoption d'un accord contre l'avis des syndicats majoritaires. Les référendums introduits par la loi El Khomri ne pouvaient jusque là qu'être utilisés par les syndicats, l'employeur pourra désormais en déclencher [ Voir le détail ↓ ]
  • Redéfinir le rôle de l'accord de branche et réduire leur nombre [ Voir le détail ↓ ]
  • La "simplification" des institutions représentatives du personnel et la fusion entre délégué du personnel, CHSCT et comité d'entreprise dans une instance unique. Le projet va plus loin que prévu et prévoit à titre expérimental de fusionner aussi le Délégué Syndical [ Voir le détail ↓ ]
  • Renforcer les moyens du dialogue social avec des moyens en formation et en temps supplémentaire, et l'introduction d'une forme de chèque syndical [ Voir le détail ↓ ]
  • Renforcer le pouvoir des Conseils d'Administration et "inciter" à une meilleure représentation des salariés dans les CA [ Voir le détail ↓ ]
  • Réformer l'assurance chômage  [ Voir le détail ↓ ]

     

L'argumentation "politique" : les droits des salariés seraient responsables du chômage et de la précarité

La réforme s'inscrit dans la droite ligne de la loi El Khomri et des arguments mille fois entendus mais jamais démontrés qui font de l'excessive protection des salariés en CDI la source du chômage de masse et de la précarité. Aucune étude économique n'ayant jamais fait le lien entre baisse des protections des salariés et création d'emploi, l'exposé des motifs se garde bien de citer le moindre chiffre. La stratégie affichée, pour éviter comme l'année dernière de focaliser le débat sur la réforme du code du travail, est de la présenter en même temps que la réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, de façon à afficher une sorte de "flexi sécurité" à la française. C'est ce qui explique que le projet envisage d'intégrer la réforme de l'assurance chômage aux ordonnances, contrairement à ce qui était annoncé dans le programme d'Emmanuel Macron.

Alors que depuis 2013, 4 réformes du code du travail ont été menées – loi dite « sécurisation de l’emploi », loi Rebsamen, loi Macron, loi El Khomri – ayant toutes en commun de faire reculer les droits des salarié-es, aucune évaluation n’est prévue. Elles devaient pourtant créer de l’emploi, dommage que l’on ne vérifie pas que les résultats sont atteints…Surtout, elles commencent à peine à s’appliquer, et causent sur le terrain une pagaille généralisée. 

Quand on prétend simplifier, c’est quand même étonnant de multiplier les réformes non ? 

  

La possibilité de réviser l'ensemble des droits à la baisse

Suite à la mobilisation, le gouvernement a été obligé de modifier la loi El Khomri l'année dernière. Dans la première version de son projet de loi, les règles supplétives ne correspondaient pas au contenu actuel du droit du travail. Par exemple, ils prévoyaient d'augmenter les durées maximum de travail (notamment pour les apprentis mineurs, le travail de nuit...).

Le projet d'ordonnance Macron précise dans une discrète note de bas de page, que contrairement à la loi El Khomri, les règles supplétives ne seront pas à droit constant. Ceci signifie que le gouvernement pourra, sur l'ensemble des sujets, revoir nos droits à la baisse !

 

Ordonnance 1 : le renvoi à l’entreprise de la quasi-totalité des droits : la généralisation du dumping 

La loi El Khomri a réécrit la partie du code du travail portant sur le temps de travail, en renvoyant à la négociation d'entreprise de nombreuses questions qui étaient jusque là définies dans la loi. C'est le cas par exemple des heures supplémentaires, qui devaient auparavant être rémunérées partout avec une majoration de 25% puis 50%. Désormais, un accord d'entreprise ou de branche peut prévoir une majoration de 10%, sans qu'un accord au niveau de la branche puisse l'interdire. La règle des 25 et 50% n'est plus que supplétive, c'est à dire qu'elle s'applique seulement quand il n'y a pas d'accord d'entreprise.

La liste des droits pour lesquels les dispositions de la loi ne s'appliqueront que s'il n'y a pas d'accord d'entreprise est longue.

1- Temps de travail

La loi El Khomri qui a largement détricoté la durée légale du travail ne suffit visiblement pas car le gouvernement souhaite encore s'y attaquer dans ces ordonnances.

Le travail de nuit est notamment mentionné. On se souvient que le gouvernement avait essayé d'augmenter la durée maximale du travail de nuit et été contraint de reculer l'année dernière. Il pourrait donc cette année:

  •  augmenter les durées maximum de travail de nuit
  •  Supprimer les contreparties obligatoires en matière de repos et de rémunération
  •  Modifier la définition du travail de nuit, qui correspond aujourd'hui au travail effectué entre 21h et 6h du matin. Demain, cette plage horaire pourrait être raccourcie.

 

Exemple : Aujourd'hui tout travail effectué au cours d'une période d'au moins 9 heures consécutives comprenant l'intervalle entre minuit et 5 heures est considéré comme du travail de nuit. Il s'agit d'une disposition d'ordre public. A défaut d'accord particulier, c'est entre 21h et 6 heures. Avec les ordonnances, cette période pourrait être raccourcie par un accord d'entreprise entre minuit et 5 heures par exemple. Par conséquent le nombre d'heures majorées pour le salarié serait plus faible.

 Le télétravail est également ciblé. Alors que les syndicats viennent de forcer le patronat à signer un document prévoyant une négociation interprofessionnelle encadrant le télétravail, les ordonnances pourraient autoriser les entreprises à définir elles-mêmes l'ensemble des droits des télétravailleurs. Grâce à l’accord signé en 2005 par l’ensemble des syndicats, le télétravail est encadré dans la loi, qui impose par exemple à l’employeur de prendre à sa charge les équipements de travail. Le document issu de la concertation qui vient de s’achever prévoit de renforcer ces protections, par exemple en matière d’accident de travail. C’est une priorité pour l’UGICT-CGT, étant donné que les ingés, cadres et tech sont de plus en plus nombreux à opter pour le télétravail. C’est le résultat de cette laborieuse négociation que mettrait à bas les ordonnances.

On se souvient que l’année dernière, le gouvernement voulait autoriser à fractionner les 11h de repos obligatoire, ciblant directement les ingés, cadres et tech, nombreux à être au forfait jour. Cette disposition pourrait être réintroduite dans les ordonnances.

La durée légale du travail n'est rappelée à aucun endroit du document. L'exposé des motifs se contente de lister comme dispositions relevant de l’ordre public que le Smic, l'égalité professionnelle et les seuils d’expositions au risques (matières, charges, températures…). Le gouvernement ne prendra toutefois probablement pas le risque politique de s'attaquer au symbole des 35h. Il peut toutefois amplifier la loi El Khomri et permettre aux entreprises de définir le taux de rémunération et le seuil de déclenchement des heures sup (35h, 39h...), avec la possibilité de descendre en dessous des 10% de majoration...ce qui reviendrait à supprimer dans les faits la durée légale du travail.

Rien n'empêche non plus le gouvernement de légiférer pour généraliser le travail du dimanche comme il avait commencé à le faire dans la loi Macron de 2015.

2- Le contrat de travail

Ce sujet n'a absolument pas été évoqué dans la campagne électorale, ni été débattu. Le projet autorise le gouvernement à modifier de fond en comble les règles légales régissant le contrat de travail en les renvoyant à l'accord d'entreprise. Très laconique, il se contente d'identifier 2 cibles :

Le recours aux CDI et CDD :

Aujourd'hui, le code du travail énumère limitativement les cas de recours aux CDD qui sont d'ordre public (remplacement, surcroit temporaire d'activité, CDD d'usage, activité saisonnière), c'est à dire qu'un accord ne peut ajouter de nouveaux cas de recours.

Avec ses ordonnances, le gouvernement pourrait permettre par accord d'entreprise :

  • de créer de nouveaux cas de recours au CDD ;
  • de modifier ou supprimer la durée maximale d'un CDD et le nombre de renouvellement (18 mois et 3 renouvellements aujourd'hui) ;
  • ou encore de modifier le montant de l'indemnité de précarité (10%).
  • Les "conditions et conséquences" de la rupture du CDI.

Un employeur doit justifier d'une cause réelle et sérieuse pour procéder à un licenciement (licenciement économique, motif disciplinaire, inaptitude physique, etc.). Il doit par ailleurs respecter une procédure, qui implique une convocation à un entretien préalable, une lettre indiquant les motifs de licenciement, la possibilité pour le salarié de se faire assister par un syndicat... Il doit enfin respecter un préavis et verser une indemnité de licenciement. 

Ces éléments sont aujourd'hui définis par la loi. Le gouvernement pourrait renvoyer l'ensemble de ces dispositions à l'accord d'entreprise. Il pourrait également permettre de prédéfinir des motifs de licenciement soit dans le contrat de travail, soit dans un simple accord d'entreprise, revendications de longue date du MEDEF.

3- La santé et la sécurité

Cette partie du code du travail, fondamentale pour les salariés, définit l'ensemble des protections des salariés en matière de santé et de sécurité. Le projet de loi est très laconique, et se limite à dire que les seuils d'exposition aux risques (matières dangereuses, charges, températures…) devraient rester définis dans la loi. En l'état de sa formulation, ce projet pourrait permettre au Gouvernement de transférer à la négociation d'entreprise des éléments essentiels tels que :

-       le droit d'alerte des représentants du personnel et droit de retrait des salariés confrontés à un danger grave et imminent (comme les Risques psychosociaux, les risques industriels, les violences sexuelles…). Cette disposition est particulièrement grave pour les ingés, cadres et tech, qui souvent, du fait de leurs responsabilités, sont les premiers informés de ces risques. Ceci fragiliserait considérablement le début de statut pour les lanceurs d’alerte que nous venons d’arracher !

  • l'information et la formation des salariés,
  • la protection des mineurs de moins de 18 ans,
  • les obligations relatives aux équipements de sécurité,
  • l'organisation des locaux de travail (fenêtres, vestiaires, …),
  • les modalités de prévention contre des risques spécifiques (chimiques, biologiques, sonores, …),
  • le document unique d'évaluation des risques professionnels.

Il est particulièrement grave que le Gouvernement ait souhaité se réserver la possibilité de transférer ces éléments à la négociation collective sans expliciter ses intentions. La santé des salarié-es n'est pas négociable !

4- Le salaire

Sur les salaires, au-delà des dangers réels de dumping que fait courir la décentralisation de la négociation salaire, il y a au moins 2 risques importants :

  • On a constaté pendant la crise que l’on négociait moins les salaires dans l’entreprise et que les augmentations étaient très faibles. Néanmoins, les salaires réels ont progressé en France même pendant ces années de crise, essentiellement grâce aux accords salariaux de branches qui ont automatiquement fait augmenter les salaires. Ce résultat est aussi le fruit de la couverture conventionnelle avec 96% des salariés en France qui sont couverts par un accord de branche grâce au droit à l’extension. Renvoyer la négociation salaire dans l’entreprise c’est à coup sûr baisser le niveau général des salaires réels.

    Un article des Echos explique parfaitement ce mécanisme avec cet exemple : entre 2009-2012 (au cœur de la crise systémique) : lorsque l’augmentation de salaire est de 1% dans la branche, la hausse à court terme du salaire moyen de base est supérieure de 0,12% à ce qu’elle aurait dû être s il n'y avait pas eu d’augmentation conventionnelle de branche.

    En clair le vœu du Medef est exaucé, cela permettra de geler voire de baisser les salaires
     
  • Le salaire conventionnel est le salaire de référence d’un niveau de classification. Ne plus négocier le salaire au niveau de la branche revient à avoir des grilles de classifications sans salaires qui leur correspondent. Cela revient à affaiblir considérablement les grilles de classification et la reconnaissance des qualifications.

    Les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires tirent déjà les salaires vers le bas, avec un tassement de la reconnaissance de la qualif et une absence de déroulé de carrière qui frappe particulièrement les ingés cadres tech, et notamment les jeunes diplômé-es. Avec cette disposition, la seule augmentation annuelle de salaire sera (et c’est de plus en plus hypothétique) celle du SMIC. C’est la négation totale de la qualification.

5- L’emploi

Le projet de loi d’habilitation prévoit également d’élargir le champ de la négociation d’entreprise aux dispositions du titre 2 du livre 1er de la 5e partie du code du travail relatif à la sauvegarde et au maintien de l’emploi.

Ces dispositions concernent pourtant, pour l’essentiel des aides et dispositifs mis en place par l’Etat (aide au développement de l’emploi et des compétences, aide à l'élaboration d'un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, aide aux actions de formation pour l'adaptation des salariés, contrat de génération, …).

Cependant, certains droits importants des salariés peuvent également être attaqués.
L’ordonnance peut prévoir que la part du salaire perçue par les salariés lorsque leur employeur les place en chômage partiel est négociée dans chaque entreprise. 
Elle peut également permettre de revenir sur les droits des salariés dans le cadre des accords de maintien de l’emploi.

Ces accords, créés par la loi de sécurisation de l’emploi de 2013 permettent, en cas de « difficultés économiques conjoncturelles » d’imposer aux salariés des modifications de la durée du travail, ainsi que de la rémunération, sous peine d’être licencié.

La CGT avait dès l’origine dénoncé les risques de dumping social et les chantages à l’emploi.

Les ordonnances risquent de revenir sur les maigres garanties dont bénéficient les salariés :

  • Impossibilité de diminuer la rémunération en dessous de 120% du minimum conventionnel ;
  • Obligation de prévoir
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Un Américain du Nord a créé l’Euro. Par folamour 

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #le nazisme

Un Américain du Nord a créé l’Euro

Ce gars - Robert Mundell - est le père de l'euro :

 

Né au Canada, Mundell a enseigné à l'Université de Chicago pendant 7 ans, il a depuis enseigné à l'Université de Columbia, puis à New York pendant plus de 42 ans. *

Mais est-ce que Mundell a créé l'euro pour aider l' Europe ?

Pas selon le Guardian, l’Independent et le journaliste d’investigation de la BBC, Greg Palast, qui a expliqué dans son livre le pic nic des vautours :

Qui a donné naissance à cette cruelle petite pièce bâtarde ?

J'ai appelé son père, le professeur Robert Mundell. Mundell qui est connu comme le père de l'Euro. L'Euro est souvent indiqué comme le moyen d'unir les Européens après-guerre ensemble, émotionnellement et politiquement, et de donner à cette Europe unie la puissance économique de rivaliser avec l'économie américaine.

Quelle bêtise !

L'Euro a été inventé à New York, à l'Université de Columbia, par le professeur Mundell, qui a créé à la fois l'euro et la mouvance politique thatchérienne et reaganienne « Side Economics Supply » ou, comme George Bush père l’a appelé précisément « l’économie vaudoue », le vaudou reaganien et thatchérien et l'euro sont les deux faces de la même pièce de monnaie. (Aïe ! Certains jeux de mots font mal.)

Comme la dame de fer et le président gaga, l'euro est inflexible. Autrement dit, une fois que vous vous joignez à l'Euro, votre nation ne peut plus lutter contre la récession en utilisant la politique budgétaire ou monétaire. Cela laisse les « réductions des salaires, et les contraintes fiscales (suppressions d'emplois et prestations du gouvernement) comme le seul recours aux crises ». The Wall Street Journal explique avec joie la vente des propriétés du gouvernement (privatisations).

Pourquoi l'euro, le professeur Dr Mundell m'a dit qu'il était énervé par les règles locales en Italie qui ne lui permettaient pas de mettre ses commodités où il le voulait dans sa villa là-bas. « Ils ont des règles qui me disent que je ne peux pas avoir de toilettes dans cette salle. Peux-tu l’imaginer ? »

Je ne pouvais pas vraiment. Je n'ai pas une villa italienne, donc, je ne peux pas vraiment imaginer le fardeau de la restriction que constitue le placement de commodités.

L'euro finira par vous permettre de mettre vos toilettes à l’endroit où vous vous voulez.

Il voulait dire que la seule façon dont le gouvernement puisse créer des emplois, est de virer les gens, réduire les prestations, et, surtout couper les règles et les règlements qui limitent les entreprises.

Il m'a dit : « Sans la politique budgétaire, la seule façon qu’ont les nations de garder des emplois, c’est par la réduction compétitive des règles d'affaires. » Outre l'emplacement du réceptacle des WC, il parlait des lois du travail qui augmentent le prix des plombiers, des réglementations environnementales, et, bien sûr, des impôts.

Non, je ne fais pas cela. Et je ne dis pas que l'Euro a été imposé sur le vieux continent juste pour que le professeur puisse placer ses toilettes dans un lieu de plaisir maximal. L'Euro est façonné comme un carcan anti-réglementation qui permettrait d'éliminer les lois concernant le nombre de litres d’eau par chasse d'eau, la réglementation bancaire restrictive et tous les autres contrôles gouvernementaux.

Maintenant, est-ce que la destruction de la souveraineté de la Grèce a un peu plus de sens ?

Comme Palast l’a souligné dans le Guardian :

L'idée que l'euro a « échoué » est dangereusement naïve. L'euro est en train de faire exactement ce que ses progéniteurs - les riches de la caste des 1% qui l'ont adopté – avaient prédit et prévu qu’il fasse.

***

Pour lui, l'euro n’avait pas pour but de transformer l'Europe en une unité économique puissante, unifiée. C’était à propos de Reagan et Thatcher.

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Et quand la crise arrivera, les nations économiquement désarmées ne pourront rien faire, sauf détruire la réglementation gouvernementale, en gros, et privatiser les industries d'État en masse, réduire les impôts et envoyer l'État-providence européen dans le caniveau.

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Loin d'échouer, l'euro, qui était le bébé de Mundell, il a réussi probablement au-delà des rêves les plus fous de son géniteur.

En d' autres termes, l'euro était destiné à imposer un carcan de doctrines de chocs sur l'Europe, où les grandes banques ont dépouillé la Grèce et d' autres pays de leurs biens publics, et effectué le pillage de ces derniers, de leurs ressources naturelles et de leurs richesses.

Mise à jour : après avoir écrit cet article, nous sommes tombés sur un article écrit, en 2000, par l'écrivain financier principal au Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, notant :

« Des documents gouvernementaux américains déclassifiés montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années cinquante et soixante pour créer une dynamique pour une Europe unie. »

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 À la tête de la Fondation Ford, l’ex-officier de l'OSS, Paul Hoffman, qui était aussi le chef de l’ACUE à la fin des années cinquante. Le département d’État a également joué un rôle. Une note de la section européenne, en date du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de poursuivre l'union monétaire par la ruse.

Il recommande de débattre jusqu'à ce que le point où « l'adoption de ces propositions serait devenu pratiquement incontournable ».

* Mundell est Canadien. Mais après avoir enseigné dans les universités américaines depuis plus de 50 ans, nous le traitons comme un Américain d'honneur. En tout état ​​de cause, il a créé l'euro entièrement à Columbia. Quoi qu’il en soit, ce qui est frappant, c’est que c’est un Américain du Nord – et pas un Européen – qui a créé la monnaie de la zone euro.

 

Source : Washingtonsblog.com

Traduction :  folamour 
Corrections :  Chalouette 

Informations complémentaires :

 
 
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L’Union européenne était une idée AMÉRICAINE… par folamour.

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Le fascisme

L’Union européenne était une idée AMÉRICAINE…

Vous savez la réalité dépasse souvent la fiction… Aussi voici un thème largement abordé dans la célébrissime conférence de François Asselineau : « Qui gouverne RÉELLEMENT la France et l'Europe ? » (ci-dessous). Cependant pour le comprendre, il faut visionner plus de 4 h de vidéo… Aussi quand j’ai vu cet article ce matin (comme quoi certains Américains ne sont pas pourris), je n’ai pu m’empêcher de vous le traduire fissa, pour l’avoir en référence ultérieure dans nos fameuses « informations complémentaires » en bas d’article ; )

Alors partagez et faites circuler !

Amicalement,

L'Amourfou.

L'Union européenne était une idée AMÉRICAINE…

Posté le 3 mars, 2016 par WashingtonsBlog

Une Europe unifiée : Born in the USA

L'ancien dirigeant de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, a dit cette semaine que la « dépression » en Europe « est arrivée presque comme un acte politique délibéré ». Plus précisément, King a dit que la formation de l'Union européenne a condamné l' Europe à un malaise économique.

Il souligne que la Grèce connaît « une dépression plus profonde que celle que les États-Unis ont connue dans les années 1930 ».

En outre - comme Martin Armstrong, il a mis en garde depuis des décennies – laisser les pays comme la Grèce rejoindre l’Euro sans avoir d'abord ajusté structurellement leurs dettes était une recette pour un désastre.

Donc, il est fascinant d'apprendre que les États-Unis étaient largement derrière la création tant de l'Union européenne que de l'euro.

L’Union Européenne : Financée par la CIA

Le professeur de la sécurité internationale à l'Université de Warwick Richard J. Aldrich a examiné les documents historiques disponibles, et conclut que l'Union européenne était en grande partie un projet américain :

Les autorités américaines tentant de reconstruire et de stabiliser l'Europe d'après-guerre ont travaillé à partir de l'hypothèse qu'il fallait une unification rapide, qui peut-être pourrait conduire aux États-Unis d'Europe. L'encouragement de l'unification européenne, l'un des éléments les plus constants de la politique étrangère de Harry S. Truman, a été encore plus fortement souligné par son successeur, le général Dwight D. Eisenhower. En outre, à la fois sous Truman et Eisenhower, les décideurs américains ont conçu l'unification européenne, non seulement comme une fin en soi, mais aussi comme un moyen de résoudre le problème allemand.
 

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L'une des plus intéressantes opérations secrètes des États-Unis en Europe d'après-guerre était le financement du Mouvement européen. Le Mouvement Européen est une organisation paravent qui a été menée par un prestigieux et disparate groupe d'organisations, exhortant l'unification rapide en Europe, concentrant leurs efforts sur le Conseil de l'Europe, et comptant sur Winston Churchill, Paul-Henri Spaak, Konrad Adenauer, Léon Blum et Alcide de Gasperi, ainsi que ses cinq présidents d'honneur.

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L'injection discrète de plus de trois millions de dollars entre 1949 et 1960 (la plupart du temps des fonds du gouvernement américain), est au cœur des efforts visant à obtenir un soutien de masse pour le plan Schuman, la Communauté européenne de défense et une Assemblée européenne des pouvoirs souverains. Cette contribution secrète n'a jamais fait moins de la moitié du budget du Mouvement européen et, après 1952, probablement les deux tiers.

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La conduite de l'aide américaine était menée par le biais du Comité américain sur l'Europe unie (ACUE), dirigé par des personnalités de haut niveau de la communauté du renseignement américain. Cet organisme a été organisé au début de l'été 1948 par Allen Welsh Dulles, puis il a été à la tête d'un comité chargé d' examiner l'organisation de la Central Intelligence Agency (CIA) au nom du Conseil national de sécurité (NSC), avec William J. Donovan, ancien chef du Bureau de guerre des services stratégiques (OSS) [prédécesseur de la CIA].

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La division des organisations internationales [une branche nouvellement créée de la CIA] a également été impliquée dans le quatrième type d'opération américaine secrète - provoquant la dissonance dans les pays satellites. Cet effort a été acheminé par l'intermédiaire du Comité national pour une Europe libre, plus tard connu comme le Comité Free Europe, qui contrôlait Radio Free Europe et Radio Liberty. Une grande partie du travail a été faite avec l'aide de groupes d'exilés irascibles sous l'Assemblée des Nations Captives Européennes (ANCE), qui était coordonné par la nouvelle station de la CIA de Munich, et qui a également aidé les groupes de résistance en Europe orientale.

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L’ACUE, et son prédécesseur de courte durée, ne sont que deux des nombreux comités « américains » et « libres » établis en 1948 et 1949. Des exemples bien documentés comprennent le Comité national pour une Europe libre (plus tard le Comité Free Europe) et le Free Asia Comité (ensuite la Fondation pour l’Asie). Le Comité Europe libre, formé, en 1948 par le diplomate à la retraite Joseph E. Grew à la demande de Kennan, a travaillé en étroite collaboration avec la CIA pour maintenir le contact entre les groupes d'exilés en Occident et le bloc de l'Est. Leur campagne « pour maintenir en vie l'espoir de libération en Europe de l'Est » a été lancée publiquement, en 1949, par le gouverneur militaire américain qui a récemment pris sa retraite en Allemagne, le général Lucius D. Clay. « La composition initiale comprenait de nombreux hauts responsables du gouvernement, comme l'ex-adjoint au secrétaire d'État, Adolphe Berle, Allen Dulles et des ex-personnels OSS, tel que Frederic R. Dolbeare. Le Comité pour une Europe libre était censé tirer ses ressources des souscriptions privées et de diverses fondations, mais en réalité, la majorité de ses fonds provenait du gouvernement des États-Unis à travers des canaux gérés par la CIA.

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Les États-Unis ont persuadé la Grande-Bretagne et la France de donner la possibilité aux groupes d'exilés d’être membres associés du Conseil de l'Europe. Un an plus tard, la Maison Blanche a approuvé que le Département d'État envisage d'accélérer ces efforts. Décrivant leurs propositions dans un document d'orientation spécial intitulé « Le concept de l'Europe », où ils ont admis leur inquiétude sur le fait que le principal effort de propagande à l'Est manquait des « qualités positives nécessaires pour éveiller les nations ». Plusieurs études ont été faites dans une tentative de trouver un concept positif sur les thèmes de « l'unité européenne » et du « retour à l'Europe » qui pourrait remédier à ce problème. Son caractère « exclusivement européen » assurait qu'il ne pouvait pas être rejeté comme une autre manœuvre de « l'impérialisme américain ».

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L’unification était officiellement un élément central de la politique américaine - Le Congrès l’avait stipulé comme condition d'une nouvelle aide du Plan Marshall.

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Le travail de l'ACUE en Europe continentale au cours des années 1950 a également porté de plus en plus sur la propagande et l'action de masse.

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En 1951, la majorité des fonds de l’ACUE pour l'Europe a été employée sur une nouvelle entreprise - une campagne de l'unité parmi la jeunesse européenne. Entre 1951 et 1956, le Mouvement européen a organisé plus de 2000 rassemblements et festivals sur le continent, en particulier en Allemagne, où ils ont reçu l'aide de l'armée américaine. L'un des avantages supplémentaires du déploiement des fonds américains, sur les grands programmes pour la jeunesse, est qu'il a aidé à dissimuler la mesure dans laquelle le Mouvement européen dépendait de fonds américains. En mai 1952, Spaak a décidé que les fonds provenant de sources américaines, qui avaient déjà été utilisées dans le budget ordinaire du Mouvement européen, seraient désormais détournés pour une utilisation dans les « budgets spéciaux » utilisés pour soutenir leur gamme croissante de nouveaux programmes. Cette source déguisée leur évitait toute accusation de dépendance américaine. Encore une fois, en novembre 1953, Baron Boel, le trésorier du Mouvement européen, a expliqué qu'il était essentiel d'éviter une situation, où les adversaires de l'unité européenne pourraient les accuser d'être une création américaine. Pour cette raison « de l'argent américain, tout à fait acceptable pour les campagnes de la jeunesse européenne et certaines activités restreintes, ne pouvait pas être utilisé pour le fonctionnement normal du mouvement ». Grâce à l'utilisation de « budgets spéciaux », les grosses sommes provenant de sources américaines ne se présentaient pas dans le budget ordinaire du Mouvement européen.

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Dès 1949, à la demande de Allen Dulles, la Fondation Ford a coopéré avec la CIA sur un certain nombre de programmes européens. « En 1950, l'ACUE et la Fondation Ford ont coordonné leurs efforts pour soutenir le fédéralisme. » De plus, dans le milieu des années 1950, les personnalités qui ont dirigé le soutien américain à la fois visible et invisible étaient de plus en plus convergentes. En 1953, à la fois John J. McCloy et Shepard Stone, qui avaient joué un rôle déterminant dans l'organisation des fonds gouvernementaux secrets importants pour la campagne européenne de la jeunesse, étaient tous au conseil d'administration de la Fondation Ford. McCloy a également été administrateur de la Fondation Rockefeller. En 1955, McCloy était devenu président de la Fondation Ford, tout en servant en tant que président du Conseil des relations étrangères. En même temps, le même cercle, avec Retinger, McCloy, Allen Dulles, Harriman, David Rockefeller, Jackson et Bedell Smith étaient en train de créer le groupe de Bilderberg, encore une autre organisation qui a comblé les lacunes pour un rapprochement entre le gouvernement, le privé et les organisations publiques visibles et invisibles des deux côtés de l'Atlantique.

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La plupart des fonds de ACUE provenaient de la CIA.

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Des fonds de la Mutual Security Agency [une agence américaine créée par le Congrès] ont également été utilisés pour soutenir le Mouvement européen. En effet, la loi de sécurité mutuelle de 1951 a explicitement déclaré que ses ressources devaient être utilisées « pour encourager davantage la fédération économique et politique de l'Europe ».

 

 
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