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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

« Trump met la pression : Fiat Chrysler annonce 2 000 nouveaux postes dans le Midwest !!» L’édito de Charles SANNAT

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #Les média

« Trump met la pression : Fiat Chrysler annonce 2 000 nouveaux postes dans le Midwest !!» L’édito de Charles SANNAT

« Trump met la pression : Fiat Chrysler annonce 2 000 nouveaux postes dans le Midwest !!»

L’édito de Charles SANNAT

En France, on vous explique que l’État ne « peut pas tout », ce qui est vrai, et ce qui est même d’ailleurs souhaitable, car il faut que chacun reste à sa place, et l’État, l’un des acteurs les plus importants de l’économie, doit savoir le premier rester à sa place pour ne pas nuire plus que nécessaire.

Pourtant, l’État n’est pas impuissant.

Le politique n’est pas impuissant.

L’impuissance généralisée de ces dernières décennies, cette impuissance devenant d’ailleurs exponentielle, n’est en aucun cas une fatalité.

Cette impuissance, c’est l’abdication de notre puissance publique, c’est l’abdication de nos hommes et femmes politiques, de nos dirigeants, massivement « corrompus », massivement arrosés par le totalitarisme marchand et ses grandes multinationales.

Notre impuissance collective, c’est notre perte de croyance en nous-mêmes car si l’État, qu’il soit français ou américain, ne peut pas tout, il peut tout de même des choses considérables pour peu qu’il accepte d’user de sa force légitime.

La force légitime de l’État, c’est lorsqu’il s’agit de l’intérêt de son peuple et de la protection de ce dernier.

Fiat Chrysler va créer 2 000 emplois aux États-Unis

« Un investissement d’un milliard de dollars dans le Midwest et la création de 2 000 emplois. Telle est la promesse de Fiat Chrysler Automobiles, annoncée dimanche, alors que Donald Trump met la pression sur les constructeurs automobiles.

Le constructeur va investir un milliard de dollars pour le rééquipement et la modernisation de deux usines situées dans le Midwest dont une produira des pick-up utilitaires de type Ram actuellement fabriqués au Mexique.

Cette annonce intervient alors que le président élu américain Donald Trump a menacé jeudi Toyota d’une « lourde taxe frontalière » si le constructeur exporte vers les États-Unis des voitures assemblées au Mexique. »

Le protectionnisme est une évidence de bon sens !

Si nos dirigeants n’étaient pas massivement vendus, il n’y aurait jamais eu d’ouverture inconsidérée à une concurrence totalement faussée ! La libre concurrence, et tous les économistes seront d’accord là-dessus, permet une saine émulation économique uniquement lorsqu’il s’agit de compétiteurs qui ont le même type de structure de coûts ! Une structure équivalente ne veut pas dire identique.

Autrefois, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, la structure de coût était équivalente entre les États-Unis et l’Europe malgré nos différences de systèmes. Nos entreprises ne délocalisaient pas en masse aux USA et réciproquement, ce qui ne nous a jamais empêché de commercer.

La mondialisation a été menée consciemment contre les peuples et contre les nations avec le résultat funeste que nous voyons aujourd’hui.

Trump est subversif sur cette idée de mondialisation justement !

Que nous montre Trump, que l’on aime son style ou qu’on le déteste ? Qu’avec du courage politique et la force de s’opposer aux intérêts marchands en mettant dans la balance le poids et la force de l’État, on peut faire revenir les entreprises et les emplois.

Pas tous évidemment. Mais, il est possible, en réinstaurant des droits de douane, de faire venir les usines… et donc du boulot et de la création de richesse sur son propre sol.

Et ils se précipitent tous pour ouvrir des usines et créer des emplois aux États-Unis, tellement ils ont peur de Trump !

« Le président directeur général de Daimler, Dieter Zetsche a annoncé dimanche que le groupe prévoyait d’investir 1,3 milliard de dollars supplémentaires pour développer la production de SUV dans son usine de l’Alabama. »

« Hinrich Woebcken, directeur général de Volkswagen en Amérique du Nord a dit dimanche à Reuters anticiper des investissements de 7 milliards de dollars aux États-Unis entre 2015 et 2019 ainsi que le lancement de la fabrication aux États-Unis de son nouveau modèle de SUV Atlas. »

Trump pourra-t-il démondialiser ?

Je n’en sais rien.

Mon analyse fondamentale m’incite à dire que oui, parce qu’il n’est pas seul à vouloir le faire.

Vous avez, aux États-Unis, trois grandes forces qui s’affrontent souvent et travaillent ensemble parfois. Le complexe militaro-industriel, les « nationalistes » et les « mondialistes ». Aujourd’hui, une grande partie de l’élite américaine pense qu’il est grand temps de changer les règles du jeu car ces dernières, avec la mondialisation actuelle, ne sont plus favorables aux USA et menacent évidement le leadership américain battu en brèche par la Chine, aujourd’hui, et l’Inde, demain.

Alors oui, Trump va considérablement démondialiser l’économie, réintroduire du protectionnisme. Nous ferons la même chose en Europe et le monde va à nouveau considérablement changer.

Si Trump le fait, c’est qu’il est soutenu par une frange non négligeable de l’élite américaine. Trump n’est pas seul. Loin de là. Sera-t-il l’empereur de la démondialisation ou une simple étape ? Il est trop tôt pour l’affirmer avec certitude.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

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Trump se prépare à attaquer George Soros par Hannibal Genseric

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Ukraine, #La guerre, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Les média, #l'horreur économique, #Les Antifafs., #Je suis Charlie?

lundi 9 janvier 2017

Trump se prépare à attaquer George Soros

 
 
Selon des sources russes, le ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a refusé, ce samedi 7 janvier, une "demande urgente" de l'ambassadeur américain John Tefft , consistant à refuser de donner à l'administration entrante Trump les dossiers historiques du Service fédéral de sécurité russe (FSB) relatifs au milliardaire américano-hongrois George Soros (la 19e fortune au monde avec 24,9 milliards $). En effet, le régime Obama craint que le président élu Donald Trump n'ait l’intention de poursuivre cet ancien collaborateur nazi en tant que «menace pour la sécurité nationale des États-Unis ".
 
En effet, le vendredi 6 janvier, le ministre Lavrov a reçu un avis diplomatique formel de l'équipe Trump demandant que "tous les dossiers" et tous les documents d'enquête en possession du FSB concernant les «actions et activités» de George Soros durant la Seconde Guerre mondiale lui soient fournis. Ceci est conforme à l’ordre exécutif du 6 mars 2014 (ayant force de loi) signé par le Président Barak Obama intitulé Blocage des biens de certaines personnes contribuant à la situation en Ukraine qui, en partie, dit:
Nous, BARACK OBAMA, président des États-Unis d'Amérique, constatons que les actions et les politiques des personnes qui sapent les processus démocratiques et les institutions en Ukraine; menacent sa paix, sa sécurité, sa stabilité, sa souveraineté et son intégrité territoriale; qui contribuent au détournement de ses biens, constituent une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, et Nous déclarons par la présente une urgence nationale pour faire face à cette menace.
Dans les pièces justificatives jointes à cette demande diplomatique, l’équipe de transition de Trump affirme que, 25 jours après la signature de ce décret par le Président Obama, le 31 mars 2014, les câbles diplomatiques américains montrent que Soros a bel et bien travaillé à "saper les processus et les institutions en Ukraine" devenant, en fait, le chef de facto de cette nation .
Lors d'une rencontre avec l'ambassadeur des États-Unis en Ukraine Geoffrey Pyatt, Soros « a jeté les bases de la guerre » en déclarant que le « plan de fédération vendu par Poutine à Merkel et à Obama permettrait à la Russie d'avoir une influence et un contrôle de fait sur les régions de l'Est en Ukraine. »
Le plan de fédération (similaire aux États-Unis d'Amérique) pour l'Ukraine, soutenu par le président Poutine, la chancelière Merkel et le président Obama, aurait créé une transition pacifique de pouvoir dans cette nation. Mais, l’intervention illégale de Soros a conduit à des conflits de masse et à des effusions de sang qui ont coûté la vie à environ 9.600 personnes (hommes, femmes et enfants).
Pour en savoir plus, Cliquez ICI.
Poue savoir pourquoi le président Obama n'a pas accusé Soros d'être une menace pour la sécurité nationale des États-Unis après qu'il a grossièrement violé cet ordre exécutif, cela s’explique par le flot d’argent déversé par Soros sur le parti démocrate d’Obama-Clinton, estimé à $ 100 Millions de dollars en dons. Cela a transformé ce parti politique autrefois respecté, et autrefois appelé le «Parti de Jefferson», pour prendre aujourd’hui l’appellation infamante de «Parti de Soros», ce qui équivaut, en fait, à sa destruction.
En fait, à partir de 2004, Soros a commencé sa prise de contrôle du Parti Démocrate, en déclarant que «c'est le centre de ma vie» et «c’est une question de vie et de mort» et en jurant qu'il est prêt à devenir pauvre si cela voulait dire vaincre le président des États-Unis. Mais tous ses efforts ont abouti à la défaite, tant pour lui que pour le Parti Démocrate.
 
Avec sa marionnette Hillary Clinton battue, et son Parti Démocrate détruit, Soros a maintenant tourné toute sa puissance financière contre le président élu Trump en disant que "la démocratie est maintenant en crise " parce que le peuple américain « a élu un escroc et un probable dictateur comme président »
 
Ayant développé une sinistre réputation de milliardaire avide au début des années 1990, lorsqu'il a causé à lui seul une crise économique en Angleterre en pariant contre la livre sterling, lors du fameux (Black Wednesday), en gagnant plus d'un milliard de dollars aux dépens du peuple britannique.
Extraits :
STEVE KROFT. Si je comprends bien, vous êtes sorti avec ce protecteur qui a juré que vous étiez son filleul adoptif.
GORGE SOROS: Oui. Oui.
STEVE KROFT: Il est allé, en fait, et a aidé à la confiscation des biens de vos compatriotes juifs, qui étaient des amis et des voisins.
GORGE SOROS: Oui. C'est vrai. Oui.
STEVE KROFT: Je veux dire, cela ressemble à une expérience qui enverrait beaucoup de gens au canapé psychiatrique pour de nombreuses années. Était-ce difficile?
GORGE SOROS: Non, pas du tout. Pas du tout, je l'ai plutôt apprécié.
STEVE KROFT: Pas de sentiments de culpabilité?
GORGE SOROS: Non, seulement des sentiments de pouvoir absolu.
 
Avec son monde qui commence à «tomber en morceaux tout autour de lui», Soros a commencé à utiliser le président Poutine comme un bouc émissaire afin de détourner l’attention loin de ses nombreux crimes.
Il est soutenu aux États-Unis par le sénateur républicain John McCain (que Soros finance depuis 2001), par le sénateur républicain Lindsey Graham (financé, lui aussi, par Soros depuis longtemps) et par le gouverneur républicain de l'Ohio, John Kasich (que Soros a financé pour devenir président en cas de défaite d’Hillary Clinton). Toutes ces marionnettes de Soros n’arrêtent pas de prévenir avec hystérie, "Les Russes vont venir" à un niveau jamais vu depuis la guerre froide.
Comme Soros utilise maintenant sa puissance financière pour corrompre et détruire le Parti Républicain comme il l’a fait avec le Parti Démocrate, le seul obstacle qui se présente à son encontre est le président élu Trump. Celui-ci, malgré les agressions continuelles par les médias de propagande et de "fausses nouvelles" dirigés par Soros, ne montre aucun signe de recul contre ce monstre nazi.
Pour en savoir plus, cliquer ICI.
 
 
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ANNEXE : George Soros: la face hideuse cachée derrière les nombreux mouvements de protestation
Qu’est-ce que le «printemps arabe», les «manifestations de Maïdan », « Black Lives Matter », « Occupy Wall Street », « Open Borders » et bien d’autres mouvements ont en commun ? George Soros.
Récemment il y a eu beaucoup de mouvements de protestation dans le monde, conduisant à aggraver les situations politiques, mais si vous jetez un œil dans les coulisses vous pourriez percevoir la face hideuse de George Soros. Il tire tant de ficelles avec ses milliards de dollars qu’il y a de très bonnes raisons d’être alerté.
Soros, dont le vrai nom juif est György Schwartz, a jeté les bases de sa fortune pendant la Seconde Guerre Mondiale. Sa famille vivait en Hongrie à l’époque et a collaboré avec les nazis. Quand les Allemands occupaient la Hongrie, Soros a mené des opérations de change au marché noir – une activité qui était punie de mort. Il a décrit cette époque comme « le plus beau moment de toute ma vie ». Sa famille a été épargnée parce que pendant l'époque communiste de la Hongrie qui a suivi sa libération du joug nazi, Sorosa également collaboré avec le service de renseignement militaire GRU (Renseignement soviétique).
Ce mélange d’opportunisme et de cupidité a fait de George Soros ce qu’il est aujourd’hui: un magouilleur qui suscite les révolutions et les coups d’état tout en se présentant comme un «philanthrope». En raison de ses bonnes relations avec les médias, il risque difficilement d’acquérir une image négative, tant aux États-Unis qu’en Europe et dans les grands médias traditionnels. Les personnes qui sont dans ces médias ne sont pas intéressées de savoir qui est derrière ces mouvements de protestation, tant qu’ils suivent les objectifs politiques des grands patrons de ces médias et tant qu'ils sont grassement payés pour nous raconter des bobards.
Que ce soit :
- le «printemps arabe» (qui s’est transformé en boucherie islamiste-impérialiste),
- les manifestations de Maïdan (avec pour conséquences le coup et la guerre civile),
- les «crises des réfugiés syriens » (avec son aide pour les amener en Europe), ou
- « Occupy Wall Street » (une attaque contre ses rivaux),
- "Open Borders" (comment entretenir l’agitation autrement ?),
- les " manifestations anti-Trump" (émeutes payées pour lui donner une image négative) et
- le "soulèvement de Ferguson" avec le mouvement "Black Lives Matter " destinés à déclencher une guerre raciale aux États-Unis –
Ce sont tous des exemples de la façon dont Soros mène ses actions subversives à travers ses organisations et associations.
Il devient de plus en plus évident à quel point les volontés du multimilliardaire Soros peuvent être dangereuses – il utilise ses richesses pour créer l’agitation et les révolutions à son avantage. Si seulement chaque gouvernement dans le monde rejetait les nombreuses organisations soutenues par Soros et d’autres multimilliardaires, nous pourrions avoir un peu plus de paix sur la planète.
31 mai 2016 Marco Maier
Traduction – Avic – Réseau International
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Colonisation : La coupure historique de la résolution 2334, par Richard Labévière

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 02-01-2017

Mieux vaut tard que jamais… En s’abstenant le 23 décembre dernier, donc en renonçant à faire usage de leur droit de véto de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, les Etats-Unis ont permis l’adoption de la résolution 2334 qui condamne clairement la colonisation israélienne des territoires occupés palestiniens.

Plus de 35 ans après la résolution 465 de mars 1980, qui dénonçait – déjà – l’extension des colonies israéliennes, jugées illégales, la résolution qui vient d’être adoptée affirme que l’établissement de colonies israéliennes dans les territoires occupés « constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la mise en œuvre de la solution à deux États et à l’instauration d’une paix totale, juste et durable ». La résolution 2334 demande en conséquence à Tel-Aviv de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est et de respecter toutes ses obligations légales dans ce domaine ».

La résolution appelle « tous les États à faire la distinction, dans leurs relations, entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 ». Après avoir appelé à l’adoption de mesures immédiates pour « empêcher tous les actes de violence contre les civils, y compris les actes de terrorisme et les actes de provocation et destruction », le texte juge urgentes « l’intensification et l’accélération des efforts diplomatiques internationaux et régionaux » sur la base notamment « des Résolutions pertinentes des Nations unies, des termes de référence de la conférence de Madrid et de la feuille de route du Quartet1 ».

En conclusion, le document souligne les efforts en cours « pour faire progresser l’Initiative de paix arabe, l’initiative de la France en vue de réunir une conférence de paix internationale, les récents efforts du Quartet ainsi que ceux de l’Égypte et de la Fédération de Russie ». L’histoire des blocages récurrents du Conseil de sécurité n’est plus à faire, mais cette dernière résolution nous rappelle d’abord qu’indépendamment de toutes ses inerties et ses imperfections, l’ONU demeure indispensable et, pour reprendre les mots du regretté Stéphane Hessel, « un monde sans ONU serait bien pire qu’il n’est en réalité… » L’organisation internationale, qui n’est pas un gouvernement mondial, conserve plusieurs supériorités indispensables : son universalité et sa mémoire. Celle-ci nous rappelle, en l’occurrence et textes à l’appui, que la colonisation israélienne est une vieille histoire et qu’Israël a continuellement violé le droit international dès les lendemains de sa création en 1948, notamment quant au statut de Jérusalem et à la colonisation de la partie Est de la ville sainte.

Par-delà les frontières de 1967, la politique de colonisation s’est poursuivie sans relâche, le nombre de colons étant dorénavant estimé à environ 430 000 en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée. Un projet de loi actuellement à l’étude à la Knesset prévoit de régulariser une cinquantaine « d’avant-postes », des colonies sauvages qu’Israël entérine mais qui demeurent illégales au regard des Nations unies et des milliers de logements construits dans les colonies en Cisjordanie. Devant le Conseil de sécurité le 16 décembre dernier, Ban Ki-moon, le secrétaire général sortant de l’ONU avait demandé à Israël de renoncer à ce projet.

La résolution 2334 est la 226e résolution adoptée par le Conseil de sécurité portant sur le conflit israélo-palestinien depuis la création de l’ONU en 1945. C’est encore sans compter les centaines de résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations unies à la majorité des États membres, ainsi que par la Commission des droits de l’homme de l’ONU (aujourd’hui devenu « Conseil des droits de l’homme ») installée à Genève.

Plus récemment en 2011, Washington avait empêché l’adoption d’une résolution similaire au Conseil de sécurité, arguant qu’un tel texte pouvait donner prétexte aux Israéliens comme aux Palestiniens de ne pas s’engager dans des négociations sérieuses… Bien qu’ayant commencé son premier mandat en conseillant à Tel-Aviv de geler les colonisations pour permettre la relance de négociations de paix avec les Palestiniens, Barack Obama s’était vite ravisé face à la violence de la réaction des lobbies pro-israéliens hyperpuissants aux Etats-Unis. Ainsi, pendant huit ans, le président Obama s’est contenté de timides réprimandes, tout en continuant de soutenir inconditionnellement Tel-Aviv à l’ONU, ainsi qu’en mettant à disposition des forces armées israéliennes les matériels militaires les plus sophistiqués, l’aide civilo-militaire annuelle de Washington dépassant les quatre milliards de dollars.

Certes, Barack Obama a moyennement apprécié que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se rende à Washington en mars 2015 pour appeler le Congrès à torpiller ses efforts en vue de l’accord sur le nucléaire iranien. Il n’a jamais vraiment non plus affiché une grande chaleur à l’encontre du dirigeant israélien, montrant même quelque agacement face à ses rigidités idéologiques, ses marques réitérées d’ingratitudes, ses prétentions politiques unilatérales, sinon une arrogance ayant fini par indisposer toute l’équipe de la Maison blanche.

Dans un discours de soixante-dix minutes, prononcé à Washington le 28 décembre dernier – et spécialement consacré au conflit israélo-palestinien -, le secrétaire d’Etat John Kerry a assené le coup de grâce et apporté une compréhension encore plus claire de cet ultime sursaut de lucidité de l’administration Obama : « nous ne pouvons pas – en toute bonne conscience – ne rien faire et ne rien dire alors que nous voyons l’espoir de paix s’évanouir ». De bonnes sources, prochetmoyen-orient.ch peut confirmer que Barack Obama a inspiré son secrétaire d’Etat pour ce discours réquisitoire destiné à prendre date face à la conscience universelle, le gouvernement américain sortant ne voulant pas demeurer dans l’Histoire comme ayant cautionné un système d’Apartheid source de violences, d’épurations ethniques et de nouvelles menaces terroristes.

Dans tous les cas de figure, la résolution 2334, comme le discours de John Kerry, prennent valeur de « coupure historique », au sens profondément althussérien du terme, en ce sens que désormais plus rien ne sera jamais comme avant… du moins sur le plan des perceptions, de l’analyse et des efforts diplomatiques engagés depuis plus de soixante ans pour régler la question palestinienne. Cette coupure historique, sinon épistémologique met d’abord crûment en lumière une réalité connue mais rarement prise en compte dans ses justes mesures : le poids et l’influence des lobbies pro-israéliens aux Etats-Unis ont transformé, dès le départ, cette crise internationale majeure en une question de politique intérieure américaine.

Cette anomalie sauvage a imposé les Etats-Unis comme médiateur « naturel » et principal d’une question palestinienne au cœur de laquelle Washington n’a cessé d’être juge et partie prenante. Des médiations brésilienne, norvégienne, suisse ou papou auraient été essentiellement plus impartiales, sinon plus efficaces que les agitations récurrentes des administrations américaines successives cherchant inlassablement à avantager leur allié historique !

Le deuxième effet de cette coupure épistémologique remet un peu de raison dans l’histoire en ce qu’elle remet sur la table de la communauté internationale ce que tout le monde sait depuis des décennies : l’illégalité, l’injustice, la violence de la continuation des colonies israéliennes dans les territoires occupés palestiniens. Le vote de la résolution 2334 a été entériné par des Etats qu’on n’attendait pas : Venezuela, Malaisie, Nouvelle-Zélande et Sénégal, affirmant enfin eux-aussi que la force ne peut supplanter infiniment le droit international. Même le très pro-américain président de l’Ukraine a condamné la colonisation israélienne, voyant ainsi annuler par le gouvernement Netanyahou la visite qu’il devait prochainement effectuer à Tel-Aviv.

Enfin, la coupure historique de la résolution 2334 signe la déconfiture de l’idéologie néo-conservatrice américaine et de ses surgeons européens, notamment français (Basbous, Encel, Tertrais, Levallois, etc.). Selon les morbides prédictions de l’historien Bernard Lewis, celle-ci prétendait vouloir gommer, sinon nier la centralité du conflit israélo-palestinien dans l’arc de crises proche et moyen-orientales, en recommandant de ne plus parler ni de la Palestine, ni du monde arabe, ni des Arabes, mais de simples tribus auxquelles il fallait impérativement imposer la démocratie (version occidentale) par les armes !

C’est au nom de cette abomination que furent déclenchées la deuxième guerre d’Irak du printemps 2003 et la guerre de Libye du printemps 2011 avec les résultats que l’on connaît. La « démocratie » en Irak devait produire un effet dominos de contagion dans toute la région et, ainsi, « digérer » une question palestinienne devenue périphérique et simple enjeu de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Infatigable porteuse de ce machin baptisé « Grand-Moyen-Orient », la secrétaire d’Etat Condoleeza Rice allait même jusqu’à comparer Yasser Arafat avec… Oussama Ben Laden ! Tout récemment encore, Richard Perle2 affirmait aux voisins de sa résidence provençale de Gordes que la plus grande erreur d’Obama était l’accord sur le nucléaire iranien et que l’objectif des Palestiniens était de fonder un Etat… islamique !

Même un peu tard, la résolution 2334 neutralise ce genre de balivernes, comme celles du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman qui vient d’appeler les Français juifs à quitter leur pays pour Israël afin qu’ils puissent « rester juifs ». Il a même comparé l’initiative diplomatique française sur le Proche-Orient de « nouvelle affaire Dreyfus », ajoutant qu’« il est temps de dire aux Français juifs, ce n’est pas votre pays, ce n’est pas votre terre. Quittez la France et venez en Israël. Avec toutes les difficultés que cela implique, si vous voulez rester juif et être sûr que vos enfants et petits-enfants restent juifs, faites votre aliyah en Israël ».

Près de 5 000 Français juifs ont immigré en Israël en 2016, soit une baisse de plus de 30% par rapport à l’an dernier. En 2014 et 2015, un record avait été atteint avec 7 200 et 7 800 immigrants en provenance de France. Le ministre israélien n’a pas hésité à comparer l’initiative diplomatique française à l’affaire Dreyfus, lorsqu’un officier israélite de l’armée française avait été accusé à tort d’intelligence avec l’ennemi à la fin du XIXe siècle, avant d’être innocenté. « Il n’y a qu’une seule différence entre ce qu’ils préparent à Paris et l’affaire Dreyfus, c’est que la dernière fois il n’y avait qu’un juif sur le banc des accusés alors que maintenant, [il s’agit de] toute la population israélienne », a indiqué le ministre de la Défense. « Ceci n’est qu’un procès dirigé contre l’Etat d’Israël. C’est un sommet dont l’unique objectif est d’affaiblir la sécurité d’Israël », a-t-il conclu.

La France organisera le 15 janvier une nouvelle conférence internationale sur le Proche-Orient, avec quelque 70 pays, mais sans les parties concernées, pour réitérer le soutien de la communauté internationale à la solution à deux Etats, israélien et palestinien. Dans la dynamique de la coupure historique de la résolution 2334, on ne peut que soutenir l’initiative de notre ami – le politologue John Whitbeck – s’adressant au Conseil national américain de sécurité pour que l’administration Obama sortante transforme l’essai en reconnaissant l’existence pleine et entière d’un Etat palestinien avant le 20 janvier prochain.

En attendant, bonne lecture, bonne et heureuse année en vous souhaitant les meilleures choses pour les temps qui viennent. Nous en aurons grand besoin…

Richard Labévière
2 janvier 2017

1   Le Quartet pour le Moyen-Orient ou plus simplement Quartet, est un groupe formé de quatre États et d’organisations nationales et internationales décidé à réaliser une médiation dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Quartet est composé des États-Unis d’Amérique, de la Russie, de l’Union européenne et des Nations unies. Le groupe fut nommé en 2002, en réponse à l’escalade du conflit au Moyen-Orient.


2   Richard Norman Perle, né le 16 septembre 1941 à New York, a été conseiller politique auprès du secrétaire à la défense sous l’administration de Ronald Reagan et membre de la commission de la politique de défense de 1987 à 2004. Il est membre du Parti démocrate. Richard Perle est surtout connu pour son idéologie néo-conservatrice et par sa défense de la guerre d’Irak en 2003 pour défaire le dirigeant irakien Saddam Hussein. Il est également membre de l’American Enterprise Institute, de la direction du groupe Bilderberg, ainsi que présent dans le Projet pour un nouveau siècle américain (Project for the New American Century – PNAC) et fut un des cosignataires de la lettre du 26 janvier 1998 envoyée au président Bill Clinton, l’enjoignant de désarmer par la force Saddam Hussein. Perle est également considéré comme un proche du parti conservateur israélien, le Likoud.

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 02-01-2017

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Vers la fin des référendums ? «Une priorité donnée à l'Union européenne sur la volonté des peuples»

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation .

Vers la fin des référendums ? «Une priorité donnée à l'Union européenne sur la volonté des peuples»

Vers la fin des référendums ? «Une priorité donnée à l'Union européenne sur la volonté des peuples»© Eurokinissi Source: Reuters
Des manifestants brûlent un drapeau européen à Athènes.
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Le Premier ministre slovaque a appelé les dirigeants européens à mettre fin aux scrutins par référendum qui peuvent menacer l'Europe. Pour le politologue Matthew Goodwin, cette «déclaration condescendante» est un aveu du déficit démocratique de l'UE.

RT : Le Premier ministre de la Slovaquie Robert Fico a demandé le 2 janvier aux dirigeants des pays membres de l'Union européenne «de mettre un terme à leurs scrutins aventureux comme les référendums au Royaume-Uni ou en Italie sur des questions nationales qui pourraient menacer l'Europe.» Est-ce démocratique de demander aux dirigeants de ne plus recourir à un vote censé représenter la volonté du peuple ?

Matthew Goodwin (M. G.) : Il est intéressant de souligner que le Premier ministre slovaque parle «d'aventures» pour décrire le fait de demander aux citoyens de s'exprimer sur des sujets précis et locaux. Nous avons vu en Europe - aussi bien au Royaume-Uni qu'en Hongrie - que les référendums avaient été lancés pour permettre au peuple de donner son avis sur différentes questions. La réponse donnée par les citoyens a mis les élites européennes dans l'embarras. Leur réaction consiste désormais à appeler à la fin de ce type de scrutin, ce qui a pour conséquence principale de faire sortir les citoyens des débats politiques. C'est pour moi un aveu clair du déficit démocratique au cœur même des institutions européennes.

La position de Robert Fico implique que l'on doit désormais marginaliser l'opinion publique au profit de l'Union européenne

RT : Robert Fico décrit les référendums sur des questions nationales comme une menace. Pourquoi des questions à l'échelle d'un pays peuvent-elles être vues comme dangereuses ? Pourquoi refuser toute souveraineté des Etats ?

M. G. : Ses propos interviennent après une série de scrutins en Europe, dont notamment le référendum italien, où l'instabilité politique qui fait suite au résultat peut mettre en péril l’euro-zone. En clair, le Premier ministre slovaque explique qu'aucun référendum sur des questions nationales ne devrait être permis quand il pourrait potentiellement toucher l'intégrité de l'UE. Cette position implique que l'on doit désormais marginaliser l'opinion publique au profit de l'Union européenne. C'est une priorité donnée à l'UE sur la volonté des peuples. Or cela intervient au moment-même où l'Europe souffre d'un manque de légitimité aux yeux des électeurs, qui, ces dix-quinze dernières années, ont perdu de plus en plus confiance non seulement en l'UE et son parlement mais également en ses dirigeants nationaux. Si vous voulez mon avis, une telle déclaration condescendante envers les citoyens n'est pas très constructive en cette période de crise dans la construction européenne.

La colère est particulièrement forte chez les électeurs qui viennent de passer deux décennies difficiles au sein de l'UE

 

RT : A en croire les résultats des derniers référendums, les citoyens lambda ne soutiennent plus vraiment l'UE et ses politiques : le référendum grec contre les réforme de la troïka, le Brexit... Que doit-on en retenir sur les sentiments des Européens vis-à-vis de leurs institutions ?

M. G. : Il y a un phénomène politique qui est très clair et certainement clé face à cette défiance, c'est le soutien populaire grandissant pour des partis ouvertement nationalistes. Ces partis veulent offrir aux électeurs des référendums qui dans la plupart des cas remettent en cause l'adhésion à l'UE ou à l'euro et qui veulent revenir à des Etats-nations souverains. La plupart de ces mouvements politiques ont été encouragés par le vote pour le Brexit et par l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Ils utilisent ces victoires comme des arguments séduisants d'un retour du pouvoir dans les mains du peuple qui devrait avoir à choisir le destin de l'Europe.

Les institutions européennes répondront probablement à cela - on est déjà en train de le voir avec ce genre de déclaration - en essayant de repousser cette colère populaire. Le problème c'est que cette dernière est particulièrement forte chez les électeurs qui viennent de passer deux décennies difficiles au sein de l'UE. Ceux qui ont le sentiment qu'ils n'ont bénéficié ni de l'intégration économique, ni des revenus de la croissance de l’euro-zone. Ils se sentent aujourd'hui laissés pour compte par leurs dirigeants mais aussi par la tournure que prend la construction européenne.

 

Lire aussi : Brexit à Hollywood : la Warner Bros veut faire un film sur la campagne victorieuse de Nigel Farage

 

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Le nécessaire sursaut populaire par "CRS DISSIDENT".

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Les média, #Politique intérieure, #l'horreur économique, #Je suis Charlie?

CRS DISSIDENT en activité (au placard).

Je préfère me suicider professionnellement que physiquement.
Mon objectif est de NOUS UNIR pour enfin changer ce SYSTÈME DÉCADENT.


https://www.facebook.com/Ivan.Abbes/posts/755163744636622

Je me charge d'essayer de produire "L'ÉTINCELLE" pour chasser nos GOUVERNANTS qui NOUS PILLENT depuis des décennies.
Le PEUPLE dont je fais partie pourra ensuite décider de ce qui est BON POUR LUI.

Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes en DÉMOCRATIE que Wikipedia défini comme étant une forme de gouvernement fondée sur la SOUVERAINETÉ DU PEUPLE, où les citoyens ont un DROIT ÉGAL dans les décisions affectant leur vie.

Actuellement nous sommes TRÈS LOIN du compte.
On nous demande d'aller voter tous les cinq ans pour le moins pire des candidats avant d'attendre patiemment que notre "MAÎTRE" termine enfin son quinquennat.

Inutile de me chercher une appartenance politique car je n'en ai pas et n'en veux pas.
J'estime que TOUS les partis ont de BONNES IDÉES mais aussi d'autres qui le sont beaucoup moins.
Je suis PÈRE DE FAMILLE, raison pour laquelle je m'exprime à vous.
Il m'est impossible de rester spectateur de la MORT PROGRAMMÉE de NOTRE ÉTAT FRANÇAIS

Je pense que seule, une personne ne pourra mener le projet du Peuple à bien.
"ON" pourrait le SUICIDER car le système auquel il s'attaque est plus que verrouillé.

J'estime donc qu'un "BLOC" de plusieurs centaines de personnes issues du PEUPLE pourraient œuvrer plus facilement.

Mais je le répète, j'essaie juste de provoquer "l'étincelle".
Pour le reste...

Si vous avez un peu de temps à me consacrer, j'attends vos Messages Privés.

‼‼Blog de secours‼‼
https://www.facebook.com/Ivan.Abbes/posts/755163744636622

Même si elle est TRÈS MALADE (ELLE AGONISE), je suis persuadé qu'en s'y mettant TOUS, NOUS POUVONS GUÉRIR NOTRE FRANCE...
C'EST TRÈS URGENT.
 

J'ai un penchant pour :

- Les écologistes car j'aime la nature.
- La gauche car j'estime qu'il faut réduire les inégalités mais aussi car je suis le petit-fils d'un mineur de fond que je n'ai pas connu.
- La Droite pour...
- La Droite de la Droite car j'estime que les ZONES DE NON DROIT n'auraient JAMAIS DÛ VOIR LE JOUR et qu'il y a URGENCE ABSOLUE À REPRENDRE CES QUARTIERS.
- ...

Je suis persuadé QUE LES ÉLECTIONS 2017 N'APPORTERONT RIEN.
AUCUN CANDIDAT ne propose LE VRAI CHANGEMENT.
AUCUN.
577 Députés !!!
Taux de présence ?

Le Peuple doit écrire une nouvelle constitution.
C'est NOTRE GÉNÉRATION QUI DOIT RENVERSER CE SYSTÈME.
NOUS NE POUVONS LAISSER ÇA À NOTRE DESCENDANCE.

Devant :

- Assemblée Nationale.
- Préfectures.
- sous préfecture.
- Mairies des grandes agglomérations.

👉Faites du bruit avec casserole et cuillère. (référence au passé Judiciaire/fiscal de nombreux élus).

Sinon, vous pouvez :

- retirer l'argent que vous auriez en banque.
- Scotcher les radars automatiques.
- Faire en sorte que les boîtes à lettres, lignes téléphoniques et télécopies des administrations dysfonctionnent (allumettes, glue, appels et envois de faxs massifs, ...)
- Placarder/distribuer partout l'affichette en lien de cette publication.
- Imprimer et distribuer le petit mot adressé aux SDF et les inviter à venir réclamer un toit aux administrations.
- Me donner des idées via un commentaire sur ma page Fb "Yvan ABBÉS CRS DISSIDENT".

POUR PARTAGER INTÉGRALEMENT CETTE PUBLICATION, VOUS DEVEZ FAIRE UN COPIER/COLLER DE L'ENSEMBLE DU TEXTE.

Si certains d'entre vous seraient prêts à me consacrer UN PEU DE TEMPS, j'attends vos MESSAGES PRIVÉS.

Si vous aimez cette publication, il serait appréciable que vous aimiez cette page car le plus gros est à venir.

En cas de fermeture de cette page.

RUTUBE:
https://rutube.ru/video/person/1287868/

Première vidéo :
https://www.facebook.com/AutrementVue/videos/1134580076638054/

Deuxième vidéo :
https://www.facebook.com/AutrementVue/posts/1149731218456273

Affichette à distribuer aux Sans Domicile Fixe :
https://www.facebook.com/Ivan.Abbes/posts/749708471848816:0

‼‼Blog de secours‼‼
https://www.facebook.com/Ivan.Abbes/posts/755163744636622

Réponse aux partisans de Mr ASSELINEAU :
https://youtu.be/I4Uhir3MY3Q
https://youtu.be/C93zp-LgFXI

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Poutine, la Russie et l’Orient Écrit par Jean SALVAN .

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre

Poutine, la Russie et l’Orient

 

Poutine, la Russie et l’Orient
 
Le 20 décembre 2016 à Moscou, les ministres des affaires étrangères de la Russie, de l’Iran et de la Turquie se sont réunis et ont réglé entre eux le problème syrien, en précisant "beaucoup de joueurs extérieurs ont essayé d’utiliser (le printemps arabe) à leur avantage, dans le but de changer le régime… avant une prise conscience… la priorité n’est pas le changement de régime mais la lutte contre le terrorisme…". On ne peut imaginer un pire camouflet envers les initiatives de l’ONU, des Etats-Unis, de la France : depuis cinq ans, nous avons tout faux, et nous avons gâché tous nos atouts.
Soyons clair : c’est la stratégie mise en œuvre depuis quatre ans par Poutine, dans le cadre de traditions centenaires, qui l’a emporté.
Il est consternant de constater comment nos dirigeants se trompent sur Poutine - trop souvent présenté comme un petit lieutenant-colonel du KGB ou un tyran - et comment ils ignorent qu’il s’est coulé dans les traditions séculaires russes. Depuis la présidence de Sarkozy en passant par le ministère des affaires étrangères de Fabius, nos gouvernants cherchent à plaire à Bernard Henri Lévy : ils prétendent que leur priorité est la défense des droits de l’homme, plutôt que la préservation de nos intérêts.
 
Pour comprendre Poutine, il faut se replacer dans l’histoire longue. Et ne pas s’étonner de voir son bureau orné du portrait du Tsar Alexandre 1er, dont la devise fut "Orthodoxie, autocratie, identité nationale".
C’est au XVIIè siècle que la Russie s’ouvrit pour la première fois et avec difficulté aux influences occidentales : elle sortait alors de l’occupation mongole, du temps des troubles (1598-1613), elle venait d’échapper à la conquête polonaise. Les réticences face à l’Occident sont une constante de l’histoire russe. Klioutchevski nota : "A quoi l’Histoire destine la Russie ? Est-elle vouée à être la lumière de l’Orient, ou à ne rester que dans l’ombre de l’Occident ?" Et dans sa Chronique, le diacre Ivan Timophéev écrivit en 1620 : "Les Russes se tournent le dos, regardant les uns vers l’Orient, les autres vers l’Occident." Cela dit, la Russie hésite toujours entre l’attrait pour l’Occident, le courant eurasiatique qui voit son avenir en Orient, et les slavophiles, tentés par le retour à la Moscovie des origines. Quand Soljenitsyne prônait la fusion de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine, c’est bien le projet slavophile qu’il soutenait.
 
La continuité politique
A partir de 1994, Boris Eltsine voulut calquer en Russie le modèle occidental libéral. Mais les échecs et les pommes de discorde se sont multipliés : Tchétchénie, Iran, Irak, Serbie, Kosovo. Dès 1996, le ministre Primakov ressortit la carte chinoise et il fit entrer la Russie dans le groupe de Shanghaï, devenu l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS), qui regroupe la Chine, le Kazakhstan, la Kirghisie et le Tadjikistan. Comme le remarquait Léonid Ivachov : "L’Occident ne sera jamais l’ami de la Russie". Ou Victor Baranets : "Sarkozy et Medvedev peuvent toujours s’embrasser, nos intérêts seront toujours divergents.". Après l’effondrement de l’URSS, les Russes, humiliés, ont serré les rangs autour de Poutine qui les a sortis de la misère et qui leur a restitué une fierté nationale.
Quand Poutine déplore la disparition de l’URSS et la qualifie de "plus grande catastrophe", il regrette la stabilité du régime soviétique : il succéda aux Romanov qui régnèrent de 1613 à 1917. Pour Poutine, le vieil adage romain "Quieta non tangere", "ne touchez pas à ce qui est stable" est un principe politique : un tyran qui assure la stabilité de son régime et qui est prévisible est toujours préférable à un démocrate farfelu. Il faut absolument éviter le chaos qui succéda à la disparition de la Russie tsariste comme à celle de l’URSS. Et la situation qui suivit le "printemps arabe", de la Tunisie à l’Afghanistan, ne l’inspire pas davantage.
 
Le césaro-popisme
Historiquement, les Tsars et l’église orthodoxe ont pratiqué une symphonie des rapports de l’Eglise et de l’Etat : Nicolas Bedaiev écrivit : "le christianisme fut adapté à l’autorité de César", c’est ce que j’ai appelé le césaro-popisme. Depuis les Romanov, la Russie s’est sentie responsable des peuples slaves, Bulgares, Serbes,… etc. Depuis le traité de Kutchuk-Kainardi en 1774, la Russie s’est voulue la protectrice des chrétiens du Caucase et de l’empire ottoman.
 
Les relations avec l’Islam
Les Slaves ont une longue expérience des relations avec les peuples musulmans, même si elles furent souvent tumultueuses. Surtout quand on se souvient des vingt millions de Musulmans inclus dans l’ensemble russe.
Dès 921, des relations étaient établies entre le souverain bulgare et celui de Bagdad. Du XIII° au XV° siècle, la Horde d’or - des Turco-Mongols - dominèrent la Russie, l’Ukraine et la Bulgarie. La Russie s’est toujours intéressée à l’Orient et à la Méditerranée.

Rappelons Nicolas 1er : "La grandeur de la Russie exige qu’elle parle la première chaque fois qu’il s’agit du destin de l’Orient". Quant à Catherine II, elle faisait bombarder Beyrouth en 1770. Lors de la signature du traité de Kutchuk-Kaïnarsji, le 21 juillet 1774, le traité imposé à l’empire ottoman fit de la Russie la protectrice des chrétiens orthodoxes de cet Etat. En 1780, Catherine II avait imaginé un projet grec qui consistait à recréer l’empire chrétien d’Orient, dont Constantinople serait la capitale : ce projet fut repris par Nicolas II, qui y voyait le prix de sa participation au 1er conflit mondial. La révolution de 1917 fit capoter cette idée.
Depuis 1860, une mission russe était installée à Jérusalem : elle fut prolongée par la Société Impériale Orthodoxe de Palestine (SIOP), qui étendait ses activités dans ce qui est aujourd’hui le Liban, la Syrie, la Jordanie. En 2014, Poutine avait réuni à Moscou les quatre patriarches orthodoxes d’Alexandrie, d’Antioche, d’Istanbul, de Jérusalem. Ces personnalités ont déclaré Poutine : "Le vrai Président chrétien orthodoxe", et ils ont loué sa volonté "d’agir indépendamment de l’Occident." Ces personnages reprenaient mot pour mot les déclarations du philosophe Nicolaï Danilevski qui, dans "La question d’Orient", soutenait qu’il n’y avait pas d’antagonisme entre chrétiens orthodoxes et musulmans, mais bien plutôt un conflit entre la culture européenne et la civilisation slave, héritière de Byzance. 
 
Le désastre subi par les armées arabes en novembre 1956 lors de la nationalisation du canal de Suez, puis la rupture de la fusion entre l’Egypte et la Syrie en 1961, permirent à l’URSS de s’engager pour réorganiser l’armée et les services de renseignement, et pour approvisionner en armement la Syrie et l’Egypte.
La suite logique de cette histoire et de ces traditions, ce sont les efforts russes depuis 2011 pour sauver le régime de Bachar el Assad, ce sont les bases russes de Tartous et de Hmeimim, une base partagée avec l’Iran, ce sont les alliances avec la Turquie et l’Iran. Il convient de remarquer les capacités de la diplomatie russe, s’alliant sans vraie difficulté avec les Chiites et les Sunnites…
Soyons clair : la Syrie est désormais un condominium russo-iranien.
 
 

SALVAN   Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants

Officier, général de corps d'armée

Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

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« La diplomatie française au Moyen-Orient » Dr Elias Lahham

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Politique étrangère

Dr Elias Lahham

Dr Elias Lahham

« La diplomatie française au Moyen-Orient »  Dr Elias Lahham 

« Les conséquences de la politique française en Syrie », par Dr Elias LAHHAM, Chef du service de chirurgie à l'hôpital français de Damas, Président du conseil d'administration du Forum National Syrien.

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organisait le jeudi 23 Juin 2016 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

http://www.academiedegeopolitiquedepa...

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1000 jours de larmes, de sang et d'espérance  dans le Donbass ! Par Erwan Castel.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

1000 jours !

 
1000 jours de larmes, de sang et d'espérance 
dans le Donbass !
 
"Ici les héros ne meurent jamais" - Mémorial de Saur-Moghila, bombardé en 2014
 
Il y a 1000 jours, au sortir du coup d'Etat du Maïdan organisé par les occidentaux et le lendemain de la visite de John Brennan, Directeur de la CIA, le nouveau Président du parlement ukrainien et Président par interim Oleksandre Tourtchinov déclenchait le 16 avril 2014 une "Opération Spéciale Antiterroriste" contre les populations russophones d'Ukraine qui, protestaient contre les mesures russophobes engagées par le nouveau pouvoir, réclamant une fédéralisation du pays pour garantir et protéger leur identité culturelle russe. 

En quelques jours, la réaction hallucinée de violences de la junte de Kiev allait transformer la revendication fédéraliste initiale en rébellion séparatiste définitive !
 
 
1000 jours de revendication naturelle d'un peuple voulant vivre selon ses coutumes, avec sa langue maternelle et dans le respect de son Histoire. L'Ukraine cette terre slave, berceau de la Russie, connait une identité territoriale russe très importante identifiée par la Novorossiya. 
 
 
1000 jours de guerre fratricide insensée, d'opération punitive et disproportionnée, menée à force tanks, obusiers hélicoptères et avions de combat contre une population réfugiée derrières des barricades et des icônes dorées, mais refusant de déshonorer sa liberté et trahir son Histoire.
 
 
1000 jours de massacres aveugles et génocidaires exécutés par des soudards fanatiques et  nostalgiques d'un passé où la haine de l'autre dominait les pensées et les actes. Odessa, Mariupol, Lugansk, Slaviansk, Krasnoarmeisk, Gorlovka, bornes de sang traçant le martyr du Donbass.
 
 
 
1000 jours de sang et de larmes dans des familles brisées par la guerre et choquées par le barbarie lancée contre elles. Des dizaines de milliers de tués, plus de cent mille blessés, un million de réfugiés et déplacés, sans compter les destructions innombrables.
 
 
 
 
 
1000 jours de résistance incroyable, depuis les miliciens dépenaillées aux vieux fusils mais récupérant, combat après combat, le matériel pris ou abandonné par l'ennemi, jusqu'aux soldats équipés et entraînés des armées professionnelles des Jeunes Républiques populaires. 
 
 
1000 jours de victoires éclatantes ouvrant un nouveau chapitre de l'Histoire glorieuse de cette Europe des peuples défendant leurs libertés: Saur-Moghila, Iliovaisk, Donetsk, Debalsevo et tant de tranchées et "block-post" anonymes où combattent jour et nuit les volontaires.
 
 
1000 jours de construction politique et social inimaginable, donnant naissance à des Républiques audacieuses et innovantes, nées dans le feu des bombardements et des combats qui sont à la fois fidèles au passé mais aussi un exemple pour l'avenir des peuples d'Europe.
 
 
Enfin 1000 jours d'espérance de paix portées par cette Foi et cette capacité de résilience exceptionnelle de ces femmes, ces hommes et ces enfants qui chaque jour prient les armes à la main pour que cette guerre cesse et que leurs enfants sortent enfin des caves pour jouer au soleil. 
 
 
1000 jours et 1000 nuits qui sont passés comme une nuit d'orage, et la tourmente n'est pas terminée car l'accalmie de Minsk n'est peut-être que l'oeil d'un cyclone dont la terreur ne cesse d'enfler à l'horizon, aussi les sentinelles ici resteront éveillées sur les marches de l'Empire russe tant que la folie des hommes servant Mammon ne sera pas éteinte par la flamme de leurs fusils...

 
1000 jours de guerre dans le Donbass !
Vidéo de Graham Phillips
Car le Donbass, c'est d'abord cela: un peuple rare dont les vents violents de l'Histoire ont façonné la noblesse et qui aujourd'hui lutte debout pour défendre cette Liberté que le monde Moderne veut anéantir dans le coeurs des Hommes !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 


Source de la vidéo : Youtube 
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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation.
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabo... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
 
Erwan
 
 
 
 
 
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Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech. Par René Naba.

 

Le curieux cheminement du Parti Baas irakien: Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech

Curieux cheminement que celui des baasistes irakiens qui passeront sans coup férir, de parangon de la laïcité à l’une des composantes majeures de l’Etat Islamique, en fait son ossature militaire. Plutôt que d’opposer un front idéologique commun avec leurs frères baasistes syriens, ils ont rallié leur ancien bourreau saoudien, la caution arabe et musulmane de l’invasion américaine de l’Irak, abandonnant à son sort le pouvoir syrien, qui fut leur plus ferme soutien dans la guérilla antiaméricaine en Irak, s’attirant à ce titre les foudres de Washington par la «Syrian Accountability Act», en 2002.

Fruit de la copulation ancillaire entre Al Qaida et d’anciens dirigeants baasistes happés par la tentation d’un alignement sectaire, le commandement de l’ISIS, dont l’acronyme en arabe est Da’ech, est exclusivement irakien.

Autour du noyau central se sont greffés des membres des tribus sunnites d‘Irak lésés par la disparition de Saddam Hussein, de concert avec des Frères Musulmans irakiens, des Nachkabandistes, une secte minoritaire du sunnisme dont se réclame Izzat Ibrahim Ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête de la guérilla anti américaine en Irakien.
Une structure hétéroclite, scellée par une alliance contre nature entre ce même Izzat Ad Doury, surnommé «le rouquin» pour sa pigmentation, et son ancien bourreau, le Prince saoudien Bandar Ben Sultan, un des artisans de la destruction de l’Irak et des assises du pouvoir baasiste sunnite dans ce pays. Une allaince scellée, paradoxalement, en vue de restaurer le primat sunnite à Bagdad, dans l’ancienne capitale abbasside.

Une démarche qui révèle la fragilité des convictions idéologiques des dirigeants arabes. Une insulte à la mémoire des nombreux morts d’Irak et du Monde arabe. Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets libyens, a opéré la même mutation au service du Prince saoudien pour la zone Maghreb-Sahel.

La proclamation du califat et ses conséquences stratégiques.

La proclamation du califat sur l’ancien territoire des deux premiers empires arabes (Omeyyade-Syrie et Abbasside-Irak), dimanche 29 juin 2014, premier jour du mois sacré du Ramadan, au-delà de sa portée symbolique dans l’ordre religieux et politico-historique, a bouleversé radicalement les données de l’échiquier régional sans qu’il ait été possible de savoir, trois ans après son lancement, si la proclamation de ce 5eme califat représentait l’aube d’une nouvelle renaissance pan islamique, une nostalgie d’une grandeur révolue ou plus simplement une pathologie passéiste ?

Quoiqu’il en soit, l’instauration de ce 5eme califat de l’histoire musulmane, dans la foulée de l’irruption des djihadistes sunnites sur la scène irakienne et syrienne a, en tout état de cause, accéléré la désagrégation de la zone dessinée par l’accord Sykes-Picot.

Ce bouleversement symbolique dans la hiérarchie sunnite sur fond d’exacerbation du caractère sectaire de la rivalité sunnite-chiite a modifié sensiblement les termes du conflit en ce que la surenchère intégriste des islamistes sunnites a opéré un retournement de situation en plaçant en porte à faux leurs bailleurs de fonds, principalement l’Arabie saoudite, victime collatérale de ce débordement rigoriste. «Un Emirat Islamique du Nadjd», la province d’origine de la dynastie wahhabite, a été instauré le 29 mai 2015 dans la foulée du 2eme attentat contre une mosquée chiite en Arabie, dans la continuité de l’«Emirat Sunnite du Koweït» proclamé a la première année du Califat.

Par ses répercussions sur le Liban et la Jordanie, la Tunisie et le Koweït, quatre pays alliés du camp atlantiste, ainsi qu’en Libye, sur le flanc méridional de l’Europe, l’alliance si bénéfique à ce jour s’est révélée encombrante pour les pays occidentaux et difficile la poursuite de la coopération islamo-atlantiste en ce que la rengaine chère au duo socialiste Hollande Fabius -«La faute à Bachar»- ne saurait indéfiniment constituer une excuse absolutoire aux turpitudes des pays occidentaux et des pétromonarchies dont la plus grande réside précisément dans cette alliance contre nature entre deux blocs antinomiques.

De par sa configuration géo stratégique, l’Irak, désormais à l’épicentre du conflit, est propulsé ainsi, involontairement et paradoxalement, en sentinelle des pétromonarchies. Limitrophe de la Turquie et de l’Iran, les deux puissances musulmanes non arabes, le premier sunnite, le second chiite, il borde en outre la Syrie et la Jordanie, ainsi que le Koweït et surtout l’Arabie saoudite, qui pâtit déjà au niveau de l’opinion internationale de son parrainage de Da’ech, d’une manière générale de l’’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques et de ses retombées djihadistes en Europe, comme ce fut le cas avec les dérapages terroristes de Mohamad Merah, de Hédi Nammouche, du carnage de Charlie Hebdo, des attentats de Paris Bataclan 13 novembre 2015 et des attentats de Buxelles, Mars 2016.

Les barbares aux portes des vieilles civilisations

L’Etat Islamique relève d’un commandement irakien qui a fait ses preuves en Irak contre les Américains, alors que Jabhat al-Nosra est une structure panislamique sous la houlette d’Al Qaida, sunnite, particulièrement active en Syrie.

Trois des grandes capitales de la conquête arabe des premiers temps de l’Islam échappent au contrôle des sunnites: Jérusalem, sous occupation israélienne, Damas, sous contrôle alaouite et Bagdad, sous contrôle kurdo-chiite.

A la sixième année de la guerre de la coalition islamo-atlantiste contre la Syrie, il paraît désormais urgent pour les wahhabites, de crainte d’être démasqués, de laver cette souillure infligée par leur politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, le principal protecteur d’Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe.

Les barbares sont aux portes des pays de vieilles civilisations, aux portes de Bagdad et d’Alep, un moment en plein centre de la cité antique de Palmyre (Tadmor), qu’ils ont saccagés. Les supplétifs pétromonachiques arabes, par leur veulerie, et les pays occidentaux, par leur morgue, en assument d’ores et dejà les conséquences de leurs incohérences.

Favoriser inconditionnellement l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins stratégiques, afin de provoquer l’implosion de l’Union soviétique, (Guerre d’Afghanistan décennie 1980) et de détourner le combat arabe de la Palestine vers l’Asie; cautionner par ailleurs la forme la plus rétrograde et la plus répressive de l’islam, le wahhabisme, soutenir, de surcroît, inconditionnellement le délire djihadiste, au-delà de toute mesure, sans la moindre retenue, pour assurer la pérennité des roitelets du Golfe sur les débris du Monde arabe.

Faire, enfin, de l’Arabie saoudite, ce royaume des ténèbres, l’allié privilégié de la grande démocratie américaine, et de la France, la Patrie des Droits de l’Homme; Instrumentaliser dans le même élan des binationaux pour une fonction supplétive à une politique de prédation économique du monde arabe, aboutit à de telles monstruosités. Elles signent dans le même temps la pathologie atlantiste en même temps que pétro-monarchique.

La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille.

Un défouloir absolu du djihadisme erratique que les pétromonarchies préfèrent sacrifier sur le théâtre des opérations extérieures plutôt que de le réprimer sur le sol national, avec son cortège de représailles. Un dérivatif au combat pour la libération de la Palestine, la «grande oubliée du printemps arabe».

A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation sud nord d’une «révolution» en ce que ses meneurs auront été des arabes, porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.

Le surge de l’ISIS est apparu dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité. Et pour les Occidentaux, un défi de civilisation lourd de périls.
Au-delà des Océans, pendant ce temps-là, dans la profonde Amérique, un artiste aux moeurs aussi rugueuses qu’un Texan de Dallas s’initie aux joies de l’aquarelle et de la peinture.

Au vu de cette hécatombe, beaucoup, en leur for intérieur, marmonnent que ce «born again» aurait mieux fait de ne pas renaître à la vie. Pour la survie de l’humanité.

Pour aller plus loin

Le Parti Baas : http://www.madaniya.info/2014/09/26/le-parti-baas-monstres-sacres-sacres-monstres/

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« Le dernier héros », l’ex-président d’Uruguay Mujica vu par Kusturica Par MAURICIO RABUFFETT

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Amerique latine, #La finance dérégulée

« Le dernier héros », l’ex-président d’Uruguay Mujica vu par Kusturica

« Le dernier héros », l’ex-président d’Uruguay Mujica vu par Kusturica  Par MAURICIO RABUFFETT

 

L’ex-président Mujica filmé par le réalisateur Emir Kusturica à Montevideo, le 5 mars 2015. AFP Photo/Miguel Rojo)


Il lui porte la même admiration qu’à ses idoles de jeunesse: le cinéaste serbe Emir Kusturica vient de terminer le tournage en Uruguay de son documentaire Le dernier héros, consacré à l’ancien dirigeant José Mujica, surnommé le « président le plus pauvre du monde ».

« J’ai développé une vision particulière du monde, liée aux personnes que j’admirais depuis ma jeunesse, du (guérillero Ernesto) Che Guevara à (l’ex-président cubain Fidel) Castro », confie-t-il à l’AFP à l’occasion du tournage des dernières scènes à Montevideo.

« Comme je n’ai rien pu faire avec eux deux (…), quand j’ai entendu parler d’un homme qui était président tout en continuant à conduire son tracteur et réparer sa maison, je me suis dit « C’est lui mon homme ». Et je ne me suis pas trompé », assure le réalisateur de 62 ans, lauréat de deux Palmes d’or au Festival de Cannes (France), en 1985 et en 1995.

Cet homme, c’est José Mujica, 81 ans, dit « Pépé », qui s’est fait connaître dans le monde entier pour son style informel, son franc-parler et sa façon de gouverner l’Uruguay entre 2010 et 2015.

Promoteur de mesures pionnières comme le mariage homosexuel et la légalisation du cannabis, ce chantre anti-consommation reversait la quasi-totalité de ses revenus à un programme de logement social, s’attirant le surnom de « président le plus pauvre du monde ».

Même s’il a suscité des critiques dans son propre pays, pour Kusturica c’est Le dernier héros, titre du documentaire qu’il lui consacre, mêlant entretiens et images de ses nombreux voyages à l’étranger.

« Il y a des gens en Uruguay qui n’aiment pas ce qu’il fait, ce qui est naturel », observe-t-il, certains lui reprochant de ne pas avoir tenu ses promesses concernant la réforme de l’éducation ou de l’administration.

Mais « même s’il est populaire autour du monde, il ne l’est pas autant que je le souhaiterais », dit Kusturica.

Le cinéaste serbe, connu pour Chat noir chat blanc, Le temps des gitans ou encore Underground, voit dans « l’expérience » de vie de Mujica, ex-guérillero emprisonné 14 ans avant de se reconvertir dans la politique pour devenir député, sénateur, ministre et finalement président, une « synthèse » de « l’histoire compliquée » de nombreux pays.

« Humilité et engagement »

Aujourd’hui sénateur, Mujica vit toujours dans sa modeste « chacra » (ferme) en périphérie de Montevideo. C’est là que Kusturica tourne les dernières images.

« Il est connecté de façon presque religieuse avec la terre », s’enthousiasme le réalisateur, qui filme, par une journée chaude, un groupe de jeunes venus écouter Mujica leur raconter sa façon de cultiver.

Le documentaire se centrera sur « son dernier jour à la présidence », lorsqu’il était « en train de se préparer à transmettre les manettes à une autre personne », le leader de gauche Tabaré Vazquez qui lui a succédé début 2015.

Les proches de Mujica assurent que l’ex-président a « beaucoup de patience » avec Kusturica, mais en ce jour de tournage, le vieil homme regarde régulièrement sa montre tandis qu’il attend, devant sa maison, que ce soit son tour de « jouer » face aux caméras.

Portant un chapeau, une chemise aux manches retroussées, un pantalon large, des lunettes noires, de vieilles sandales en plastique, « Pepe » accueille le groupe de jeunes dans sa « chacra » où il a reçu nombre de personnalités, comme l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos.

Au bout de 45 minutes, le tournage bascule sur la conversation entre le Serbe et l’Uruguayen.

Pour la première fois en quatre ans, Kusturica interroge Mujica sur sa famille, sur la mort. L’ex-président lui offre les paroles du tango La ultima curda (« La dernière beuverie »), traduites en anglais. Séduit, Kusturica propose d’utiliser la chanson dans le film.

Interrogé le jour suivant, Mujica salue l’idée du documentaire, qui, selon lui, permettra « que l’on connaisse l’Uruguay, qui a beaucoup à apporter au monde », même si c’est « le pays le plus petit d’Amérique latine ».

« Kusturica, je ne sais pas trop ce qu’il va faire, parce qu’il est à moitié… », dit-il en secouant sa main droite à côté de sa tête en signe de folie, « et moitié génial ». « Mais j’ai beaucoup de respect pour lui ».

Ce qu’il attend du projet ? Qu’il transmette un message d’« humilité et d’engagement ».

Kusturica prévoit, lui, que son documentaire soit prêt, au plus tôt, pour la Mostra de Venise en septembre 2017.

MAURICIO RABUFFETTI 
Agence France-Presse
Publié le 05 janvier 2017
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