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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Un article du collectif indépendance des Chercheurs: La crise des universités françaises (III)

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #Ecole, #La France, #La République, #La nation ., #Services publics, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/15/la-crise-des-universites-francaises-iii-50744.html

La crise des universités françaises (III)

Le 15 mars 2015, La Dépêche écrit « Ils "défoncent" le mur de l'austérité », à propos d'une action symbolique menée à Gers en solidarité avec la Grèce annonçant une manifestation générale mercredi prochain à Francfort contre les « politiques de paupérisation populaire » imposées aux Etats membres de l'Union Européenne. Une information qui nous change par rapport à la monotonie décourageante des gesticulations autour des élections départementales. La politique de paupérisation populaire imposée par l'Union Européenne a été dénoncée à de nombreuses reprises sur ce blog, ensemble avec la démolition des services publics. Elle correspond à la stratégie de mondialisation du capitalisme, avec mise en concurrence de populations, salaires, standards sociaux... L'éducation et la recherche sont des cibles privilégiées de cette politique, comme rappelé encore dans notre article « Stratégie de Lisbonne, "gauche plurielle" : quinze ans après (I) ». De même, nos articles récents « La crise des universités françaises » (I) et (II) et « L'affaire des diplômes de Geneviève Fioraso » (I) et (II) ont souligné encore la détérioration progressive de la situation dans l'enseignement supérieur et la recherche. Dans « Affaire Fioraso : les "raisons de santé" empêcheront-elles l'enquête et le bilan ? » , un constat de l'absence de démarche autocritique de la part des milieux dirigeants est également présenté. Pourtant, les mobilisations dans les universités mettent bien en évidence la détresse générale. La situation à l'Université Lyon 2 a été évoquée dans « Université Lyon 2 : la mobilisation des "vacataires précaires" », mais personnels et étudiants réagissent également à l'évolution actuelle dans d'autres universités du pays. C'est le cas notamment des Universités Paris VIII, Paris XI, Paris XIII... La situation n'est pas meilleure dans les organismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) où la précarité ne cesse de se développer dans les laboratoires et la souffrance au travail a été fortement dénoncée depuis l'année dernière par des organisations syndicales, comme exposé dans « CNRS : trois suicides récents inquiètent la CGT (I) » , « Recherche, universités, suicides d'agents... (I) » et dans des articles plus récents. Quelles réponses et solutions apporte le monde politique à cette spirale catastrophique sans précédent ? La réalité est que depuis deux décennies, la politique appliquée à l'égard de la recherche et l'enseignement supérieur publics n'a cessé de se durcir. Au service de quels intérêts ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/15/la-crise-des-universites-francaises-iii-50744.html ]


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/15/francois-hollande-mondialisation-union-europeenne-50745.html

François Hollande, mondialisation, Union Européenne...

Le 15 mars 2015, l'actualité est encore submergée par des sondages en vue des élections départementales. Mais quelles solutions concrètes proposent François Hollande et l'ensemble du monde politique à l'avalanche de problèmes qui frappe la grande majorité de la population française ? Notre article du 12 mars « François Hollande, mondialisation, "déclinisme"... » a déjà abordé cette situation, rappelant le rôle de la mondialisation du capitalisme dont François Hollande et Manuel Valls sont, tout compte fait, des exécutants zélés. Cette semaine, l'Humanité écrivait « UE. Dépeçage des services publics : la négociation secrète s’accélère », évoquant un « projet de directives pour l’adoption d’un accord plurilatéral » au sein de l'Union Européenne dans le cadre du projet de traité TISA (Trade in Services Agreement, accord sur le commerce des services) déjà analysé dans « OMC, ACS - TISA, commerce mondial... (I) ». La recherche et l'éducation publiques font partie des cibles directes de cette opération, dans un contexte qui ne cesse de se dégrader comme souligné dans « Stratégie de Lisbonne, "gauche plurielle" : quinze ans après (I) » , « La crise des universités françaises » (I), (II) et (III), « L'affaire des diplômes de Geneviève Fioraso » (I) et (II), « Affaire Fioraso : les "raisons de santé" empêcheront-elles l'enquête et le bilan ? » et dans « Université Lyon 2 : la mobilisation des "vacataires précaires" ». Précisément, la politique de Geneviève Fioraso depuis mai 2012 s'est caractérisée par une application particulièrement accélérée de la stratégie de privatisation des services publics chère à l'Union Européenne et à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Quel bilan en ont tiré François Hollande et Manuel Valls ? Et qui ose manifester contre la politique de l'Union Européenne (UE) ? De façon générale, les manifestations sont dirigées contre le gouvernement de chaque Etat même si en réalité les instances de l'UE se trouvent à l'origine de la politique mise en cause. Une exception est la manifestation européenne prévue à Francfort le mercredi 18 mars devant le nouveau siège de la Banque Centrale Européenne (BCE). Précisément, François Hollande est devenu premier secrétaire du Parti Socialiste en 1997 avec l'avènement de la « gauche plurielle » de Lionel Jospin qui s'est caractérisée par un soutien permanent à la politique de l'UE et de l'OMC.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/15/francois-hollande-mondialisation-union-europeenne-50745.html ]


Et pour rappel :

Université Lyon 2 : la mobilisation des "vacataires précaires"

François Hollande, mondialisation, "déclinisme"...

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I)

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (II)

Elections européennes : quel bilan ? (I)

Affaire Fioraso : les "raisons de santé" empêcheront-elles l'enquête et le bilan ?

La crise des universités françaises (I)

La crise des universités françaises (II)

L'affaire des diplômes de Geneviève Fioraso (I)

L'affaire des diplômes de Geneviève Fioraso (II)

Stratégie de Lisbonne, "gauche plurielle" : quinze ans après (I)


Si vous avez apprécié le contenu de nos articles, nous ne pouvons que vous encourager à rediffuser autour de vous cette lettre d'information. Merci d'avance.

Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

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Le triste sire Colombani. Par Jacques Sapir

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La finance dérégulée, #Economie, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme

Le triste sire Colombani

15 mars 2015

Le ci-devant Colombani n’aime vraiment pas les russes. Il en a donné un nouvel exemple dans la tribune qu’il écrit pour le quotidien gratuit Direct Matin, tribune reprise sur internet dans Slate.fr où le ci-devant, qui en est aussi le directeur de publication, officie aussi[1]. C’est un exemple frappant et instructif du racisme antirusse, qui inspire ces élites auxquelles le ci-devant appartient, qu’il nous délivre à cette occasion.

Le bonheur ne s’achète pas.

Le ci-devant Colombani découvre donc qu’il y a des russes heureux. Et en plus, leur pourcentage progresse. Voilà qui semble beaucoup le chagriner. Il écrit donc « Selon un sondage publié fin février par VCIOM, institut russe d’études d’opinion publique, la part des personnes heureuses en Russie est en hausse : 52% contre 44% en décembre 2014. Malgré les sanctions contre le pays et la récente dévaluation du rouble, tout irait donc bien pour les Russes. Pour l’économiste Siméon Djankov, cette joie de vivre est difficilement conciliable avec certains faits qu’il rappelle sur le blog du Peterson Institute for International Economics ». Cette progression de gens se déclarant heureux l’effraie. Elle lui semble incompatible avec les effets des « sanctions » occidentales. Ces dernières sont réputées avoir plongé l’économie dans le chaos…Ou peut-être pas. Car il y a des observateurs, plus perspicaces que le ci-devant qui ont émis de sérieux doutes quant à cette vision catastrophiste de l’impact des sanctions.

C’est en réalité une chose très facilement compréhensible. Le ci-devant ne conçoit pas le bonheur en dehors des choses matérielles. Pour lui, ce n’est qu’une valeur comptable. Que, dans la notion du bonheur il puisse y avoir celle de la fierté nationale, de la dignité retrouvée, lui est à tout plein incompréhensible. Que le bonheur individuel participe d’émotions collectives, comme celles qu’ont éprouvées les russes à l’occasion du rattachement de la Crimée à la Russie lui est inconcevable. Il est bien ce produit de la bourgeoisie dont Marx et Engels disait, dans le Manifeste du Parti communiste, qu’elle « … a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange ». Voilà pourquoi il ne peut concevoir que, dans un pays où il y a des difficultés économiques, les gens puissent se sentir plus heureux. Non, il n’y a là aucune « dissonance cognitive ». Car, le ci-devant Colombani n’est pas à court d’une explication. Il ne la formule pas lui-même. Le ci-devant à des pudeurs de jeune fille d’un autre temps. Il préfère laisser la parole à d’autres, se réfugier derrière ce qu’il considère comme un « avis autorisé », celui de Siméon Djankov auquel il fait dire : “Je ne peux penser qu’à deux explications possibles de cette apparente dissonance cognitive. Premièrement, la majorité des Russes aiment souffrir : quand les temps deviennent durs, ils se sentent plus gais. Deuxièmement, les personnes interrogées ont peur de donner la véritable réponse puisque la paranoïa à l’égard de l’Etat omniprésent a rapidement augmenté. » Ah, que ces pratiques sont belles de la part d’un journaliste si éminent. Il ne dit pas ce qu’il pense vraiment : les russes aiment souffrir et sont tenus par la peur. Non, il le suggère par le biais d’une citation d’autrui. Mais, on se rend bien compte que ceci ne fait que traduire ce que le ci-devant Colombani pense. Et cette pensée est tout simplement raciste.

Le racisme antirusse en action.

On se souvient de ce discours du XIXème siècle qu’avaient repris une partie de l’élite blanche sud-africaine : les noirs ont une gaine qui entoure leurs nerfs et qui fait qu’ils ressentent moins la douleur. D’où cette conclusion : on peut fouetter ces noirs, car ils ne sentent rien ou si peu…Et bien nous avons ici une autre forme de ce même racisme : « les russes aiment souffrir ». Donc, il n’est pas étonnant que plus nous (les occidentaux) nous leur faisons « mal » avec les sanctions, et plus ils soient heureux. On ne sait trop si, devant tant de stupidité, il faut rire ou bien pleurer.

Le stéréotype s’affiche dans sa bêtise crasse. S’il était un journaliste honnête, il aurait pu –et il aurait dû – regarder d’autres sondages, interroger d’autres personnes connaissant la Russie, bref trouver d’autres sources que quelques idéologues américains. Mais, cela fait des années, et les anciens lecteurs du Monde ne le savent que trop, que le ci-devant Colombani a abdiqué toute prétention et au journalisme et à l’honnêteté intellectuelle. Il n’est plus qu’un idéologue comme un autre. Il reprend à leur sources tous ces préjugés qui existent depuis maintenant près de deux siècles quant aux russes, il les recycle pour leur donner une forme plus acceptable, mais le fond est toujours le même : les russes sont des barbares, des êtres primitifs qui « aiment souffrir » quand ils ne sont pas terrorisés par le pouvoir.

Pourtant, la Russie a donné quelques leçons depuis deux siècles qu’elle a produit une civilisation, certes différente, mais comparable à celle de l’Europe occidentale. Que ce soit dans les arts ou dans les techniques, on ne compte plus les apports de la Russie. Pourtant, tout ceci est systématiquement nié, et l’image de la Russie qui est véhiculée par ces idéologues à gages est toujours celle d’un monde primitif et brutal. Il y a donc beaucoup de racisme dans cela, mais il y a aussi une idéologie meurtrière, comme un appel à la guerre. Rappelons-nous ce que les nazis disaient des slaves : des untermensch, des sous-hommes. On ne sait que trop où ceci conduisit, et les horreurs sans nom de la guerre d’extermination que les nazis (et leurs alliés) conduisirent contre les peuples de l’URSS. Mais on oublie parfois de rappeler où tout ceci s’arrêta : les dits sous-hommes infligèrent aux nazis des défaites sanglantes et prirent Berlin. Le ci-devant Colombani devrait s’en souvenir, ou alors il s’expose à finir comme d’autres ci-devants…

Confusion et méconnaissances

Mais il est vrai que la Russie a connu des problèmes économiques, et qu’elle en connaîtra encore en 2015. L’année 2014 a été marquée par une très forte dépréciation du taux de change, qui a eu des conséquences importantes sur la hausse des prix et sur le système financier. On sait que la situation actuelle se caractérise à la fois par une forte baisse des prix du pétrole, qui devrait durer jusqu’au mois de juin 2015, et par un affrontement entre les pays occidentaux et la Russie au sujet de l’Ukraine. Les sanctions financière qui ont résulté du conflit en Ukraine ont eu un impact sur la Russie qui a été surtout important dans la sphère financière. Ceci a contribué à déstabiliser encore plus le taux de change. Les prévisions pour 2015, comme celles du Ministre des finances, M. Siluanov, sont mauvaises et l’on annonce une récession de -4% du PIB. Il est possible que l’on pêche par excès de pessimisme, car d’autres éléments indiquent que l’économie russe résiste bien aux sanctions et pourrait rebondir dans le cours du 2ème semestre.

Mais, nouveau modèle de croissance s’impose désormais. C’est ce qu’a reconnu d’ailleurs le Président Poutine lors de son adresse du 4 décembre. L’importance du débat sur ce sujet ne date d’ailleurs pas de ces derniers jours[2]. La mise en place d’un modèle de financement (et bancaire) de développement « autocentré » (comme on peut le constater avec la mise en place du « système national de paiements ») met en lumière la dimension stratégique du taux d’intérêt, mais aussi celle d’un système bancaire performant[3]. En effet, tant que l’on considère que le rouble doit être stabilisé par des instruments de marché, ces taux resteront nécessairement élevés. Or, ils freinent, voire empêchent, l’économie russe de se diversifier et de profiter de la dépréciation du rouble qui rend les producteurs russes plus que compétitifs que ce soit à l’exportation ou sur le marché intérieur.

En fait, on constate que la politique de la Banque Centrale n’est pas cohérente que ce soit avec ses propres principes ou avec la situation que l’économie russe connaît. Pour lutter contre les effets de la déstabilisation du taux de change elle a fortement monté ses taux. Or, les taux d’intérêts pratiqués détruisent en effet les éléments de substitution à l’import qui existaient depuis cet automne et qui se développaient. La Banque centrale risque d’être désignée comme la principale responsable des difficultés économique qui s’annoncent. Les taux sur les prêts à l’agriculture pratiqués par les banques commerciales, en référence aux taux de la BCR, sont au minimum de 25% et plus proches de 35%. Les sociétés de leasing, y compris parapubliques comme la Rosselkhoz, sont en train de rapatrier massivement le matériel agricole au moindre défaut de paiement. Il en résulte que les producteurs agricoles ne peuvent acheter les semences et entretenir leur matériel. Beaucoup sont en défaut depuis l’an dernier. Une réaction de la part du gouvernement s’annonce et devrait prendre la forme de diverses mesures et peut-être de changements dans le gouvernement lui-même.

Il est donc clair qu’il y a de nombreux problèmes en Russie. Nul ne le nie. Mais, ces problèmes sont connus et reconnus comme tels. Peut-être que le sentiment de « bonheur » exprimé par 52% des russes traduit-il simplement le fait qu’existe la conscience que l’on sait où l’on va et que l’on a confiance, peut-être moins en certaines personnes du gouvernement que dans le système général de gouvernement, pour résoudre les difficultés qui ont surgi et qui surgiront. Dans le « Chant des Partisans », s’exprime justement cette idée d’une communauté de lutte et de projet où chacun sait ce qu’il a à faire.

« Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.

Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.

Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute… »

Cette idée correspond à une certaine définition du bonheur, non pas du bonheur hédoniste mais de celui qui se construit dans une lutte collective. C’est cela que, visiblement, le ci-devant Colombani ne peut et ne veut comprendre. Tout comme il ne peut comprendre que l’on veuille vivre dans un pays, la France ou la Russie, libre et souverain.

Il est vrai qu’il a choisi son camp, et que ce dernier n’est pas celui de la résistance.

Notes

[1] Colombani J-M, « Heureux qui, comme un russe », publié dans Direct Matin, n° 1653, 12 mars 2015.

[2] Ivanter V.V. Nekipelov A.D. et Glazyev S.Yu (2013), « Problemy Dolgosrotchnogo Sotsial’nogo-Yekonomitcheskogo Razvitija », Yekonomitcheskie i Sotsial’nye Peremeny n°30 (6/2013), p.14-25. Disponible aussi sur http://www.ras.ru/news/shownews.aspx?id=4f0a07fe-8853-4eda-9428-574f5fcf0654

[3] Ivanter V.V., Uzyakov M.N, Ksenofontof ,M. Yu., Shirov A.A., Panfilov B.S., Govtvan’ O. Dzh., Kuvalin D.B., Porfiriev B.N., « Novaya Yekonomika Politika – Politika Yekonomitcheskogo Rosta », (2013), in Problemy Prognozirovaniya, n°6 (141), pp. 3-16.

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IL A OSÉ ! Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle placé sous commandement américain…

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #L'armée française, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #Economie, #Le capitalisme;, #La mondialisation

IL A OSÉ ! Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle placé sous commandement américain…

Peut être n’avez vous pas bien saisi la signification de la mise sous commandement US, de notre navire amiral le Charles de Gaulle. Manquons nous de commandants français compétants, pour assurer la gestion du seul navire nucléaire non US dans le monde? On les voit partout ces « distributeurs de démocratie à coup de bombes », et vous n’avez pas percuté sur cette info, pourtant d’une importance capitale??. De la même façon,  ce qui finira de nous mettre à genoux devant les USA, pays géré par des psychopathes, à l’égo démesuré, qui ont concocté avec la complicité de nos gouvernements un TAFTA/TISA qui va finir de mettre l’Europe sous tutelle US. On comprend mieux pourquoi le crime de haute trahison a été supprimé de notre constitution…

Si il vous fallait une preuve de l’absolue soumission de la France aux US, en voici une énorme !  Hollande met dans des mains étrangères notre navire amiral ! Autrement dit le navire de commandement de la flotte militaire française  !

Lorsque l’avion du général Martin Dempsey a atterri dimanche sur le pont de ce navire, il est devenu le premier Chef d’état-major des armées des États-Unis dans l’histoire récente – peut-être jamais – à mettre le pied sur un porte-avions français, un signe de l’unité opérationnelle augmentant les deux nations dans la campagne contre l’État islamique.

… Pour cette mission,  c’est la première fois que la France a placé le Charles de Gaulle, le seul porte-avions nucléaire non-US dans le monde et un bijou de l’armée française, sous le commandement opérationnel d’une nation étrangère, »

(extraits de l’article du Wahington-Post)

Sur le plan du symbole c’est extrêmement lourd !

J’ignore ce qu’en pense l’Amirauté Française, mais certains doivent se sentir trahis.  N’avons-nous pas de commandement compétent chez nous pour gérer le Charles de Gaulle ?

Bientôt la délégation aux US du droit d’appuyer sur le bouton rouge  de la bombe ?

Où est la limite ?

La colonisation de la France est plus qu’en marche. Elle est maintenant actée. 

Si vous imaginez qu’en cas de conflit étendu, la France s’opposerait à cette folie,

vous avez maintenant la preuve que vous rêvez.

Si vous espérez encore que nous résisterons au TAFTA  C’est une illusion.

La France est bradée à ceux que De Gaulle puis Mitterrand quasiment sur son lit de mort désignait comme des ennemis avec lesquels existait une « lutte à mort » .

Après 14 années passées à l’Elysée, et quelques semaines avant de mourir, François Mitterrand livra son testament politique aux Français :
« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

(Le dernier Mitterrand – Georges Marc Benamou)
RÉVEILLEZ-VOUS TOUS, MES AMIS, L’HEURE EST GRAVE !

Seule une révolution populaire massive et trans-nationale peut nous sortir des griffes de l’Empire. L’humanité a un besoin urgent de tous les hommes et femmes de bonne volonté

Article source (Washington Post) : via Sputniknews

Je profite du sujet pour vous rappeler cet édifiant article de 2005, peu relayé dans les grands médias de l’époque , et vous comprendrez pourquoi à sa lecture.

Alors, complotiste, cette  femme engagée reconnue pour son intelligence et sa culture et qui  fut pendant 14 ans la première témoin de l’époque Mitterrand  ??

DANIELLE MITTERRAND : « La démocratie n’existe ni aux USA, ni en France ».

Hernando Calvo Ospina est un journaliste colombien réfugié en France et collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique.

Sa présence dans un avion régulier d’Air-France en avril 2009 effraya à ce point les USA qu’ils lui interdirent le survol de leur territoire et exigèrent son déroutage. Voir : http://www.legrandsoir.info/article8459.html

Hernando Calvo Ospina a bien voulu nous confier le texte d’un entretien qu’il a eu avec Danielle Mitterrand. Qu’il en soit remercié.

LGS

Ce qui suit est un extrait de l’entrevue à Mme. Danielle Mitterrand, veuve de l’ex-président français François Mitterrand, et présidente de l’association « France-Libertés ». A sa lecture il est facile de comprendre pourquoi, et ce depuis plusieurs années, les médias politiques et d’informations dans leur grande majorité ont essayé de l’ignorer.

vendredi 28 octobre 2005 – Entretien réalisé par Hernando Calvo Ospina.

Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu’a signifié pour vous l’arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu’il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là  ?

Danielle Mitterrand  :

Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir.

J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement.

HCO : Vous n’avez pas assumé le rôle de « première dame » comme l’« exige » la tradition protocolaire. Était-ce un simple caprice ? Ou à cause de convictions politiques ?

DM : Je n’ai pas voulu être une « première dame » comme toutes les autres, et en conséquence j’ai refusé le protocole qu’on a voulu m’imposer. J’étais l’épouse du chef de l’État, d’un homme que j’aimais, mais j’étais aussi libre d’avoir mes propres convictions. Je n’allais pas accepter d’être la simple image de la femme française typique, représentative d’un secteur social ; de sourire devant les caméras et les personnalités ; ou de servir d’ornement aux oeuvres de bénéfices. Avant tout, mon rôle devait consister en mon apport pour la construction d’une société juste.

J’ai eu mes critères et mes réflexions politiques, qui ont parfois fait choc avec celles de François. Si le gouvernement n’allait pas sur une bonne voie, je me devais de le dire, de le critiquer. Je sais que ce n’est pas le rôle d’une « première dame », car normalement elles ne sont qu’un instrument du pouvoir. Chaque fois que les autres ont voulu s’opposer à mes tâches militantes pour des « raisons d’État », pour n’être pas « diplomatiquement correctes », François m’a soutenue car il voyait qu’elles étaient justes. Il ne pouvait essayer de m’empêcher de faire ce qu’il disait défendre.

HCO : Mme. Mitterrand, vous avez fondé « France-Libertés », qui s’est distinguée par son engagement politique, social et humanitaire…

DM : Je l’ai fondée non pas dans l’intention d’en faire un contre-pouvoir, ni pour qu’elle serve au pouvoir. Je voulais prendre mes propres initiatives de solidarité politique, indépendantes des desseins du pouvoir, même si je m’attendais qu’avec le gouvernement socialiste nous aurions des objectifs proches. Mais je me suis vite rendu compte que ce ne serait pas facile. Est arrivé le moment où « France-Libertés » voulait aider des populations opprimées, mais le gouvernement socialiste français soutenait d’une manière ou d’une autre leurs bourreaux. Rapidement j’ai dû me poser la question : Jusqu’où peut-on aller sans provoquer d’ « incidents diplomatiques » ?

Dans l’Association s’est présenté pour nous un questionnement qui ne m’a pas du tout plu : sa présidente, épouse du président de la République, devait-elle respecter la sacro-sainte loi de non-ingérence dans les affaires de l’État, et se priver ainsi de son droit à la solidarité politique et humanitaire, pour ne pas aller à contre-courant ? J’ai continué avec mon projet car je le croyais juste. Alors, même de vieux amis personnels et de lutte ont commencé à m’isoler. Tout le pouvoir et le poids de la diplomatie française ont tenté de m’écraser, usant de tout pour « réparer » mes actions et mes expressions politiques publiques.

J’ai constaté que je ne pouvais pas exercer ma fonction de manière exemplaire si je ne servais pas le marché, le capitalisme. Que mon devoir n’était pas de me préoccuper des torturés ni des affamés. Que si ceux qui étaient écrasés réclamaient l’éducation, la santé ou du travail, je devais tourner la tête de l’autre côté. J’étais la « première dame » et je devais aider, avec mes sourires dans les cocktails, à ce que les intérêts commerciaux de la France progressent. Quand j’écoutais au cours de mes visites aux ambassades les discours du « commercialement correct », où le tout-puissant marché était ce qu’il y avait de fondamental avant la solidarité entre les peuples, cela me donnait l’envie de partir en courant. Je ne pouvais croire que les « bulldozers » du marché pourraient arriver à recouvrir jusqu’aux fondements mêmes de notre culture. Et ils l’ont fait.

Pourquoi un gouvernement qui se disait de gauche ne pouvait-il pas répondre aux attentes qu’il avait créées durant tant d’années dans l’opposition, tant au niveau national qu’international ? Devait-on accepter les impératifs d’un système mercantile jusqu’à la soumission ?

HCO : Ce système du marché sauvage, du capitalisme, du néolibéralisme, a à sa tête les États-Unis. Est-ce que la France se soumettait aux desseins de ce pays ?

DM : Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme – juillet 1989 – j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux État-Unis. L’État français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard c’était ces pays-là que Washington voulait annuler, détruire. Et je ne vais pas citer de noms, mais c’est facile à vérifier. Je me rappelle avoir dit à François : « Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des États-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités… ? » Ce fut une honte.

HCO : Mme. Mitterrand, si cela arrive en France, vous devez bien savoir ce qu’il en est sous d’autres latitudes…

DM : Je ne suis pas anti-États-Unis, mais je suis avec le peuple de ce pays et non pas avec l’Administration qui le gouverne. Celle qui se sert de ce peuple pour tirer des bénéfices qui servent à quelques uns. Durant toutes ces années de ma vie, spécialement après la Seconde Guerre mondiale, j’ai pu voir comment les États-Unis foulaient aux pieds la liberté et la démocratie des autres pays, particulièrement les pauvres. Ronald Reagan désigna comme terroriste le gouvernement sandiniste du Nicaragua, quand les terroristes, c’était son Administration et cette « contra » qu’il finançait.

J’étais au Nicaragua peu de temps avant qu’ils détruisent la révolution. Fonctionnait encore ce qui avait été atteint au niveau de l’éducation et de la santé, des choses qu’avait le peuple nicaraguayen pour la première fois de son histoire. Je me rappelle que Daniel Ortega me disait : « Daniella, dis à François qu’il ne peut pas nous laisser tomber ; que l’Europe démocratique ne peut pas nous abandonner… ». Je le lui ai dit en effet. Et il n’a pu rien faire : les États-Unis avaient décidé que les sandinistes devaient s’en aller avec leurs plans de développement social, pour faire place au néolibéralisme et au retour de la misère pour le peuple. Tandis que nous, nous étions en train de fêter le Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme !

HCO : Au cours de ces mêmes années Washington resserrait le blocus contre Cuba, essayant d’en finir avec la Révolution.

DM : Le Nicaragua ne pouvait compter que sur Cuba. Et Cuba aussi était en train d’être étranglée par l’embargo des États-Unis, qui continue jusqu’à présent et qui n’a eu d’autre but que celui d’en finir avec tout ce qu’il y a de merveilleux que cette Révolution a réalisé au niveau social : quelque chose d’unique en Amérique latine ; presque unique dans un pays du Tiers-Monde.

Quand en 1989 Cuba se trouvait déjà seule face à Washington, car elle n’avait plus l’appui de l’Union soviétique, je m’y suis rendue. A mon retour j’ai dit à François : « Tu ne peux pas laisser tomber Cuba. Cette Révolution a beaucoup fait pour le peuple. La France ne peut être soumise aux États-Unis. »

Il me disait que la France toute seule ne pouvait pas, et qu’en Europe personne ne la suivrait. Que les États-Unis détenaient tout le pouvoir économique, politique et de la propagande, en plus des contre-révolutionnaires de Miami. Je continue aujourd’hui à dire que cette révolution a mérité de se maintenir, car elle l’a fait et c’est le peuple qui la maintient. Par conséquent les États-Unis n’ont pas pu la faire plier. Je connais Fidel depuis très longtemps. J’ai passé beaucoup d’heures à discuter avec lui, à nous dire ce que nous pensons. Je lui ai fait part de toutes les critiques que j’ai au niveau politique. Une fois je lui ai demandé pourquoi il me supportait. Et il m’a répondu : « Parce que tu es une amie sincère. Et les critiques des amis on les écoute parce qu’elles sont honnêtes, même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses. »

La dernière fois qu’avec François nous avons reçu officiellement Fidel à Paris, en le saluant je l’ai embrassé publiquement sur la joue. Ce qu’ « interdit » le protocole et les « politiquement corrects ». Mais c’est que non seulement Fidel était notre ami, mais aussi qu’il est latin, et les Latins sont tendres. Ce fut un scandale que la presse me rappelle encore.

HCO : Que pense Mme Mitterrand du président vénézuélien Hugo Chávez et des projets nationaux qu’il essaie de lancer ?

DM : Je n’ai jamais aimé les militaires. Mais Chávez, avant d’être un militaire est un homme, un être humain, et il est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, et au point de gagner plusieurs élections. Chávez, au milieu de tous les obstacles que mettent sur son chemin les États-Unis et l’opposition dirigée par les riches, tente de faire avancer les programmes sociaux qu’il a offerts au peuple. Évidemment, le monde capitaliste lui est tombé dessus car il ne veut pas qu’un président du Tiers-Monde démontre que le peuple peut effectivement participer aux décisions de l’État et à son développement.

Que ce peuple, avec son leader, marche de l’avant pour ne plus être exploité, ni être analphabète et avoir droit à la santé. C’est ce qui se passe au Venezuela malgré tout. A cause de cela ils veulent éliminer, effacer Chávez. Peu leur importe si c’est le peuple qui l’a élu, et qui doit décider s’il doit le soutenir ou l’enlever de là . Il existe une espèce de rage de la grande majorité de la presse mondiale contre Cuba et le Venezuela. Et c’est parce que ces gouvernements veulent être indépendants, souverains, dignes. Cela dérange. N’oubliez pas que les médias sont dirigés par de puissants capitalistes.

HCO : Mme Mitterrand, est-ce que la France est un modèle de démocratie ? Est-ce une puissance mondiale ?

DM : En France on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. Est-ce la démocratie quand après avoir voté nous n’ayons pas la possibilité d’avoir de l’influence sur les élus ? Je ne crois pas que dans aucun des pays qui se disent démocratiques, ceux-là qui croient avoir le droit d’imposer « leur » démocratie aux pays pauvres, il existe la démocratie, à commencer par les États-Unis et la France. La France est une démocratie ? Une puissance mondiale ?

Je le dis en tant que Française : Cela ne veut rien dire. Si on le dit pour les niveaux d’éducation, de la recherche ou la santé, c’est nul. Pour être capables d’aider la paix mondiale, les peuples opprimés ? Nul.

Hernando Calvo Ospina. (Traduit par Abacar Fall) Le-Grand-Soir relayé par LesBrinsdherb
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Grèce allemande 1941 - 1944 : quand madame Merkel ne se souvient pas très bien...

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Grèce, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La lutte des classes, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Europe supranationale

Publié par Jean Lévy

 

 

 Grèce  allemande 1941 - 1944 : quand madame Merkel ne se souvient pas très bien...
 
Le c@rnet de Canaille le RougeLe c@rnet de Canaille le Rouge

 

Dette ? Dette ? Dettes ?

Quelles dettes ?

Publié le 19 Février 2015

Londres 1953 :

surtout ne pas mettre l'Allemagne

en défaut de paiement.

Bruxelles 2015 :

tout faire pour conduire la Grèce

au défaut de paiement.

 

 

Bienvenue dans le monde de la concurence libre et non faussée 

Dette ? Dette ? Dettes , quelles dettes ?

Moment historique : Londres 1953, signature de la suppression de 50% de la dette allemande et son rééchelonnement après la signature d'un traité de paix. 

Les plus expérimentés (patients?) lecteurs de Canaille le Rouge pourront témoigner que la question de la "dette grecque", sur ces p@ges, n'est pas un sujet qui arrive soudainement.

Voila trois années que La Canaille (au départ pris pour un dingue avec cette idée au premier abord alors farfelue) défend l'idée que si dette il y a, c'est bien d'une dette de l'Allemagne qu'il s'agit.

Celle-ci le sait si bien que c'est pour cette raison que le traité de réunification (dit des 4+2) des années 90 ne se nomme pas traité de paix puisque le moratoire de 1953 indique que la dette devra être honorée dès qu'un traité ou accord de paix aura été signé.

Plus important aujourd'hui, les arguments utilisés en 1953 pour justifier la renégociation de la dette de guerre de l'Allemagne (renégociation qui permet à celle-ci d'accumuler un passif qui pour la Grèce uniquement oscille entre 50 et 90% de la "dette grecque" de 2015 : "Il ne fallait pas refaire l'erreur du traité de Versailles qui avait humilié l'Allemagne et permis la montée du fascisme".

L'argument reposait sur une réalité : le remboursement de la dette imposée par la négociation avait mis le pays a genou et les bandes hitlérienne, à partir des frei korps et légion d'ancien combattant financées par l'industrie lourde et la banque allemande s'était déchainée.

Mais alors pourquoi les arguments d'hier pour l'Allemagne, dans les mêmes conditions, ne pourraient s'appliquer à la Grèce aujourd'hui ?

Pour une raison toute simple c'est qu'en 1953 il fallait vite construire le mur de l'argent contre les peuples* (image de l'URSS, montée des non alignées , luttes d'indépendance nationale et décolonisation). Ajoutons en plus une louche épaisse de rancoeur et vengeance de Churchill contre la Grèce qui avait rejetté avec vigueur sa pesante tutelle, ruinant les espoirs de l'impérialisme britannique de reprendre pieds dans les Balkans et l'or des Grecs etait mieux dans les coffres de la city qu'entre les mains de ses légitimes propriétaires, tous les armateurs en étaient convaincus, les popes bénissaient cette divines chance, c'est dire.

Alors qu'aujourd'hui, ce qu'il faut montrer aux peuples, c'est le mur de l'argent (qui a remis aux commandes les battus de 45 aidés par la part des "vainqueurs" qui avaient gardé des intérêts financiers majeurs chez les vaincus) qui décide.

De même qu'impérativement il ne fallait pas humilier l'Allemagne en 53, il faut -pour l'exemple- impérativement humilier la Grèce en 2015.

Juste une incise, sans importance majeure nous dirait le premier chroniqueur enarque politologue disposant d'un rond de serviette sur le plateau de Pujadas , mais qui pour Canaille le Rouge revêt quand même une certaine importance pour qui veut comprendre :

Cette fameuse conférence de Londre de 1953 laquelle doit réorganiser les conditions d'indemnisation des peuples dont les pays ont été ravagée par la barbarie nazie et est pivot en 2015 du débat sur la dette. Qui y est convié ?

En plus de l’Allemagne (de l'Ouest ), étaient présent la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Iran, l’Irlande, l’Italie, le Liechtenstein, le Luxembourg, la Norvège, l’Espagne, la Suède, la Suisse, l’Afrique du Sud, les États-Unis, la Yougoslavie et d’autres disent les dico (à quelle titres?) "le bloc de l'est n'avait pas été convié".

Déjà, il y a comme un problème. Vaduz et pas Moscou ? Déjà?

le nom réel de  l'accord est important :

il s'agit d'un "traité d'allégement de dette" (ce qui prouve que sans même juger si la demande est juste ou pas -cela va être débattu par ailleurs et plus tard par La canaille- contrairement à ce que clamme la Walkyrie du Berlin Luxembourg via Franckfort et son écuyer de Sochaux, en droit international elle est juridiquement fondée et les signataires de 1953  font caution de cette légitimité).

Où cela devient croquignolet au regard de la situation 2015 (Canaille le Rouge reprend la version de Wikipédia pour ne pas se faire taxer de récriture partisane :

"Les négociations portaient sur des sommes comprenant d'une part un montant de 16 milliards de marks résultant des obligations du traité de Versailles de la Première Guerre mondiale jamais honorées, ainsi que des emprunts souscrits par la République de Weimar et dont le paiement des intérêts a été suspendu par l’Allemagne au début des années 1930, et d'autre part 16 autres milliards de marks représentant des emprunts d'après-guerre auprès des Alliés et principalement des États-Unis. L'Allemagne avait décidé de rembourser ses dettes pour restaurer sa réputation. L'argent était essentiellement dû aux gouvernements et à des banques privées aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne. L'Allemagne étant alors partitionnée en deux, la question de savoir si la seule RFA devait prendre en charge la totalité des dettes allemandes d'avant-guerre se posa. Le chancelier Konrad Adenauer fut favorable à cette option en échange d'une reconnaissance internationale de la RFA, et d'une révision du statut d'occupation de la RFA"

Les 16 milliards non payés avaient mis la République de Weimar en -notez le terme d'alors- défaut de paiement,  mais comme le SPD d'Ebert et les Corps Francs qui porteront Adolf avaient su massacrer la révolution Allemande, le capital passa l'éponge sur ces milliards de Reichmark-or. Une sorte de restau du coeur du capital.

C'est pour cela qu'au-delà des contradiction du gouvernement de tsyparas (en particulier sa confiance affirmée dans les outils de domination du capital au sein de l'UE) il est important d'être solidaire des Grecs et de faire rebondir la question de la dette comme étant la dette de l'Allemagne.

Outre que c'est la vérité, à voir la façon dont la "frankfurter blanchiement connexion" tors le nez, d'une part c'est que ça tape juste et qu'en plus cela leur fait mal .

Tapons ensemble mes frères, tapons.

* "Petit" point d'histoire -là aussi jamais rappelé pour permettre de ne pas y voir clair-rappelons  la chronologie des faits : Tout part de la violation des accords de Potsdam lesquels avaient acté au départ la proposition de l'URSS d'une allemagne unifiée, démilitarisée et neutre. La fusion des zones d'occupation anglaise et américaine et la mise en place d'un appreil étatique dès 1947  conduit à la constitution de la République fédérale d'Allemagne (RFA-BDR 27 mai 1949 - après la création duDeutsche Mark en 1947 ) et la réouverture de la bourse de Franckfort avec l'inscription dans l'Otan. Tout cela conduira (la chronologie dans l'histoire, ce n'est pas rien non ?) à la signature du pacte de varsovie ET à la constitution de la République démocratique Allemande (RDA-DDR 07 octobre 1949 mise en place de l'Öst Mark le 24 juillet 48). 

Quand le lecteur patient remet tout cela dans le bon ordre, il mesure mieux ce qu'est l'impérialisme et la guerre idéologique qui fait rage pour interdire qu'il soit démasqué.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Contre la provocation d'Obama : les Etats d'Amérique latine solidaires du Venezuela

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #L'Espagne., #Le grand banditisme

Publié par Jean Lévy

 

 

Contre la provocation d'Obama : les Etats d'Amérique latine solidaires du Venezuela

Réveil Communiste

 

Venezuela :

le pas de trop d'Obama

renforce Maduro

15 Mars 2015 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #Impérialisme

Venezuela : le pas de trop d'Obama renforce Maduro

 

Publié le 14 mars 2015 sur

Analyse communiste internationale

CARACAS / MADRID, 14 mars 2015 (LatinReporters.com) -

 

En qualifiant le Venezuela de "menace extraordinaire pour la sécurité des États-Unis", le président Barack Obama a paradoxalement renforcé le président vénézuélien Nicolas Maduro. Car Washington se retrouve accusé d'avoir fait un pas de trop, qui ravive le mauvais souvenir de son interventionnisme en Amérique latine.

Au-delà de celle du président Maduro, les réactions critiques viennent de divers gouvernements latino-américains, mais aussi de secteurs de l'opposition vénézuélienne et même du New York Times.

"
Moi, Barack Obama, (...) je considère que la situation au Venezuela (...) constitue une menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis. C'est pourquoi je déclare l'urgence nationale pour faire face à cette menace".

Ces mots sont inclus dans le décret qui a renforcé le 9 mars les sanctions contre des responsables vénézuéliens accusés par Washington de violations des droits de l'homme. L'incarcération du maire de Caracas Antonio Ledezma, pour implication présumée dans une tentative avortée de coup d'État, est considérée comme la plus récente des dites violations.

"
Coup le plus agressif, injuste et néfaste jamais porté au Venezuela" a riposté Nicolas Maduro au décret de Barack Obama. Il a aussitôt sollicité de l'Assemblée nationale, qui devrait le satisfaire dimanche, six mois de pouvoirs spéciaux pour répondre à "l'agression impérialiste".

"Mauvais service" à l'opposition vénézuélienne

Le 12 mars, l'Église vénézuélienne, habituellement critique du régime bolivarien, tançait à son tour Washington par la voix du cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas. Il "
semble" au prélat que "le gouvernement nord-américain a exagéré en affirmant que le Venezuela est une menace pour la sécurité interne des États-Unis."

Il ajoute que "
cette affirmation est inacceptable vu ses conséquences possibles pour tous les Vénézuéliens, non seulement pour le gouvernement".

Du côté de l'opposition, le gouverneur de l'État vénézuélien de Lara, Henri Falcón, a qualifié le décret de Barack Obama de "
document menaçant, irrespectueux, relevant de l'ingérence et bien sûr inamical. Nous ne pouvons pas le partager, indépendamment de notre opinion sur le gouvernement (vénézuélien)".

Selon ce membre de la Table de l'unité démocratique (MUD), qui regroupe tous les partis antichavistes, les États-Unis viennent de "
rendre un mauvais service à l'opposition", car leur décret a détourné l'attention "des priorités actuelles du pays : la crise alimentaire, l'inflation, les pénuries".

Même diagnostic du New York Times. Le 12 mars, l'un des trois éditoriaux du grand journal de référence des démocrates étasuniens considérait que les sanctions annoncées par la Maison Blanche contre le Venezuela pourraient renforcer le président Maduro. Ce dernier l'avait lui-même compris, organisant rapidement des manifestations patriotiques pour contrer la phraséologie agressive de Barack Obama et l'avertissant qu'elle lui coûterait cher sur le plan diplomatique.

"Langage impropre à une puissance globale"

"
Personne n'a le droit d'intervenir dans les affaires internes d'un État souverain ni à le déclarer, sans aucun fondement, une menace à sa sécurité nationale", a assuré le gouvernement cubain en soutien au Venezuela.

"
La gravité de cette décision exécutive a mis en état d'alerte les gouvernements d'Amérique latine et des Caraïbes", ajoute La Havane.

Il s'agit du premier affrontement public de Cuba avec les États-Unis depuis l'annonce le 17 décembre dernier par les deux pays de leur intention de renouer les liens diplomatiques.

Allié lui aussi de Caracas, le président de l'Équateur, Rafael Correa, a estimé qu'il s'agissait d'une "
blague de mauvais goût" de la part de Washington, "qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre Amérique, quand l'impérialisme nous imposait des invasions et des dictatures".

"Comprendront-ils que l'Amérique latine a déjà changé ?", s'est-il demandé.

À Buenos Aires, le ministère des Affaires étrangères argentin a exprimé dans un communiqué sa "consternation pour la dureté inhabituelle des termes, quasi menaçants ( du décret de Barack Obama)".

Dans le même communiqué, l'Argentine "
appelle le gouvernement des États-Unis à éviter un langage impropre à un pays de son importance et responsabilité en tant que puissance globale".

Il y a, "
au fond, la menace, par Obama, d'envahir le Venezuela", a affirmé pour sa part le président bolivien Evo Morales, cité par l'agence de presse officielle ABI.

C'est pourquoi "
nous condamnons, nous répudions, nous n'acceptons pas, au XXIe siècle, ce genre d'intervention des États-Unis", a-t-il ajouté, appelant à organiser des réunions d'urgence des organismes régionaux Celac et Unasur "face à l'agression" américaine.

Les 12 pays de l'Unasur (Union des nations sud-américaines) doivent précisément débattre, ce 13 mars près de Quito au niveau des ministres des Affaires étrangères, de ce que plusieurs d'entre eux qualifient "l'ingérence" de Washington dans la politique du Venezuela.

Prochain Sommet des Amériques dévalorisé ?

Le secrétaire général de l'Unasur, l'ex-président colombien Ernesto Samper, souhaite éviter une confrontation avec les États-Unis. Mais, selon lui, il faut définir si l'essentiel est "
un multilatéralisme partagé par tous" ou s'il existe un espace pour des "expressions unilatérales" comme celle de Washington considérant le Venezuela comme une "menace", ce que M. Samper qualifie d'inacceptable.

Même la Russie donne de la voix. Rappelant "
les liens étroits d'amitité" et "l'association stratégique" entre Moscou et Caracas, un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe a accusé le 12 mars les États-Unis d'exercer des pressions politiques sur le Venezuela, avertissant que la déstabilisation de ce pays menacerait tant la démocratie vénézuélienne que l'ensemble de l'Amérique latine.

Avant le Sommet des Amériques, sous peine d'un affrontement à Panama avec les "présidents antiimpérialistes, Barack Obama doit "demander pardon" au Venezuela pour l'avoir menacé, exige le président bolivien Evo Morales.

"
Je tends la main au gouvernement des États-Unis pour entamer ensemble un dialogue franc et chercher, sur la base du droit international et du respect mutuel, une solution au grave problème créé" a néanmoins déclaré hier Nicolas Maduro lors d'un acte politique au nord du Venezuela.

source: http://www.latinreporters.com/venezuelapol14032015kefr.html

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La Grèce, colonie européenne ?

16 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #La France, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme

Publié par Jean Lévy

La Grèce, colonie européenne ?

Syriza sur la corde raide 

par Stathis Kouvelakis

vendredi 13 mars 2015, par Comité Valmy

 

Syriza sur la corde raide

 

Avec son style inimitable, Wolgang Schäuble, le ministre allemand des finances, avait déclaré dès la conclusion de l’accord entre la Grèce les autres membres de l’Eurogroupe, le 20 février dernier : « le gouvernement grec aura du mal à faire passer cet accord auprès de son électorat ». En réalité, l’électorat semble se montrer compréhensif vis-à-vis d’un gouvernement soumis à un chantage permanent, qui a tenté un exercice auquel aucun de ses prédécesseurs n’avait sérieusement songé : négocier le plus durement possible dans le cadre de l’euro pour sortir le pays de la cure d’austérité qui l’a plongé dans une dépression sans fin.

 

Selon un sondage récent, Syriza bénéficie d’un solide soutien populaire. En cas de nouvelles élections, il obtiendrait 41,3%, des suffrages, avec 20 points d’avance sur la Nouvelle Démocratie. La même enquête pointe un paradoxe apparent : l’accord conclu avec l’Eurogroupe le 20 février est jugé par 70% des personnes interrogées « meilleur » ou « plutôt meilleur » que le précédent, mais une majorité relative (39%) pense également qu’il est « certainement » ou « plutôt », la continuation des Mémorandums contre 31% qui sont de l’avis contraire et presque autant qui se déclarent « sans avis » sur cette question.

 

Il semble donc bien que l’opinion publique pense que le gouvernement a fait ce qu’il a pu dans le contexte donné sans pour autant adhérer à sa rhétorique autojustificatrice, qui s’efforce de présenter le résultat comme un « succès ». Raison pour laquelle, les taux d’approbation d’options visant à durcir la stratégie suivie lors des négociations sont les plus élevés jamais enregistrés jusqu’à présent, avec 44% se déclarant en faveur de mesures de contrôle des capitaux (52% contre) et 38% en faveur d’une sortie de la zone euro, avec 60% d’avis contraire.

 

Un « coup d’état soft »

Reste que l’accord en question représente un sérieux recul pour le gouvernement Syriza, obligé à des concessions de taille : reconnaissance de l’intégralité de la dette, engagement à éviter toute « mesure unilatérale » susceptible d’avoir un impact budgétaire ou de menacer la « stabilité financière », reconduction enfin de la tutelle de la Troïka elle-même, désormais appelée « Institutions ». La liste des « réformes » envoyée par Yanis Varoufakis le 25 février à ses homologues complète le tableau : le gouvernement grec s’engage à poursuivre les privatisations, à introduire de la « flexisécurité » dans un marché du travail déjà dérégulé et à tenter d’améliorer la qualité des services publics à dépense strictement constante. Les engagements préélectoraux de Syriza paraissent bien loin…

 

Alexis Tsipras a certes obtenu un répit de quatre mois, qui devrait assurer les besoins de financement du pays et de son système bancaire. Mais le discours qu’il a tenu depuis et visait à présenter l’accord comme un « succès » et une « démonstration des possibilités de négociation au sein du cadre européen » n’a pas tardé à sonner faux. Le gouvernement se trouve les mains liées, dans l’incapacité de réaliser la plupart de ses engagements électoraux et de sortir le pays du corset des « Mémorandums » honnis. Il en a résulté une paralysie presque irréelle pour un gouvernement de la gauche radicale, avec un travail législatif au point mort, et un flot de déclaration contradictoires et/ou dilatoires sur la quasi-totalité des mesures emblématiques qui avaient été annoncées lors des premiers jours du gouvernement, tout particulièrement sur le relèvement des salaires, la suppression des taxes foncières particulièrement pénalisantes pour les couches moyennes et populaires, le relèvement du seuil de non-imposition, bref l’essentiel de ce qui aurait permis de donner un bol d’air à une société exsangue.

 

Syriza se trouve en fait confronté à ce que certains qualifient de « coup d’état européen soft », où les armes monétaires et les techniques de manipulation de la communication ont remplacé (pour l’instant en tout cas) les chars d’assaut, et qui lui interdit de mettre en œuvre le programme pour lequel il a reçu un mandat populaire. Plus grave encore : si cet état de choses se perpétue, le « temps gagné » de ces quatre mois couverts par l’accord du 20 février pourrait fort bien jouer contre le gouvernement, conduisant à l’érosion du soutien populaire et permettant à l’adversaire de réorganiser ses forces et de contre-attaquer. Et, surtout, il n’y a aucune raison de penser que, si la même approche que celle que suivie par la délégation grecque à Bruxelles le mois dernier est maintenue, le résultat lors du nouveau round de négociations qui s’ouvrira en juin pourrait être différent. D’autant que ce dont il sera question ne portera pas sur un arrangement transitoire de quelques mois mais sur des engagements de long terme.

 

Vers une « désobéissance contrôlée » ?

Les critiques n’ont donc pas tardé, et elles se sont manifestées au sein même du Syriza, à son plus haut niveau. A l’issue d’une réunion marathon de douze heures, le 27 février, environ un tiers du groupe parlementaire a manifesté son opposition à l’accord lors d’un vote indicatif. Pas moins de six ministres ont marqué leur désapprobation par un votes « blanc », à savoir les quatre ministres issus des rangs de la Plateforme de gauche (Panagiotis Lafazanis, Dimitris Stratoulis, Nikos Chountis et Costas Isyhos), auxquels se sont ajoutés Nadia Valavani (vice-ministre des finances) et Thodoris Dritsas (vice-ministre au développement). Ils ont été rejoints par la présidente de l’Assemblée nationale, Zoé Kostantopoulou, qui n’a pas hésité à voter contre. Cette fronde a obligé Alexis Tsipras à reporter sine die toute idée de soumettre l’accord du 20 février à un vote parlementaire, qui ne ferait que révéler les fractures au sein de sa propre majorité.

 

Les résistances ont franchi un nouveau seuil lors de la réunion du comité central de Syriza, qui s’est tenue le week-end dernier. L’aile gauche du parti, emmenée par l’actuel ministre du redressement productif Panagiotis Lafazanis, s’est livré à une démonstration de force en réussissant à rassembler 41% des voix sur un amendement rejetant aussi bien l’accord de l’Euro que la « liste Varoufakis » des réformes à mener. Pour la Plateforme de gauche, le gouvernement doit sortir du cadre des accords signés et mettre en œuvre certains de ces engagements-phare, en se passant de l’accord préalable des « Institutions ». En vue des négociations de juin, elle propose « un plan alternatif », qui n’hésiterait pas devant des mesures unilatérales, y compris, en cas de nouveau chantage à la liquidité, une rupture avec le cadre de l’euro. Et pour « avancer dans ce sens », et pour la gauche de Syriza propose de s’« appuyer sur les luttes ouvrières et populaires, de contribuer à leur revitalisation et à l’élargissement continu du soutien populaire ». Les médias ont aussitôt fait état d’un parti divisé sur les choix stratégiques et peu enclin à accepter le carcan imposé par les instances de l’UE.

 

C’est toutefois un nouveau point d’équilibre qui semble se dégager aussi bien du discours d’Alexis Tsipras devant le comité central que des annonces ministérielles qui ont suivi. Le gouvernement s’oriente à présent vers une sorte de « désobéissance contrôlée » vis-à-vis de la tutelle européenne. Tsipras a annoncé la présentation imminente de cinq projets de loi, qui porteront sur les mesures d’urgences pour faire face à la crise humanitaire, le règlement des arriérés au fisc selon des modalités favorables aux contribuables modestes, l’interdiction de la saisie des résidences principales pour cause de dette, la reconstitution de l’audiovisuel public et la constitution d’une commission d’enquête sur les responsabilités des politiques qui ont conduit à la signature des Mémorandums.

 

Le projet de loi pour résoudre la crise humanitaire a depuis été présenté au parlement, mais il faut souligner qu’il ne constitue qu’unε version fortement revue à la baisse du « premier pilier » du programme de Thessalonique, du fait notamment des conditions restrictives fixées pour avoir accès aux aides offertes. Son coût est évalué à 200 millions d’euros contre 1,8 milliard pour celui correspondant aux engagements préélectoraux, ou même 1,3 si on enlève les 500 millions prévus pour le rétablissement d’un treizième mois pour les bénéficiaires de la pension minimale. Il est toutefois complété par les mesures annoncées par le ministre des affaires sociales, Dimitris Stratoulis, qui annulent les coupes sur les retraites que le précédent gouvernement s’était engagé à effectuer courant 2015. Stratoulis, l’une des figure de proue de la Plateforme de gauche, a par ailleurs déclaré qu’il ne comptait soumettre le moindre de ses projets à l’accord préalable des « Institutions », seul le ministre des finances étant celui-lui chargé de discuter avec la Troïka relookée. Quant au salaire minimum, le projet de loi visant à le ramener à son niveau de 2009, soit 751 euros brut, en deux étapes (l’une au cours de cette année, la seconde en 2016), ainsi qu’à rétablir les conventions collectives, est attendue d’ici deux semaines.

 

Pour compléter ce tableau de désobéissance sélective, il faut mentionner les initiatives du ministre du redressement productif, et dirigeant de l’aile gauche de Syriza, Panagiotis Lafazanis qui à bloquer la poursuite des trois projets sans doute les plus emblématiques de la politique d’ « accumulation par dépossession » poursuivie à marche forcée par les gouvernements précédents : la poursuite du dépeçage de la compagnie d’électricité qui visait à privatiser sa partie « rentable », l’exploitation à à ciel ouvert de la mine d’or de Skouries dans la Chalcidique, cédée dans des conditions scandaleuses au mastodonte de l’extractivisme Eldorado Gold et la cession du terrain de l’ancien aéroport d’Athènes à un prix dérisoire à un holding constitué par le milliardaire grec Latsis associé à des capitaux qataris.

 

Vers un nouveau round d’affrontement

Cette orientation ne pourrait que compliquer davantage les rapports avec les « Institutions » et cela alors que la situation économique se dégrade fortement. Confronté à un effondrement des rentrées fiscales qui pourrait conduire à un défaut de paiement désordonné, le gouvernement a annoncé son intention de reporter le versement des obligations de la BCE qui viennent à échéance, pour pouvoir honorer celles du FMI.

 

Mais Wolgang Schäuble ne l’entend pas de cette oreille. Dans un entretien accordé à l’édition dominicale de Bild Zeitung, il a averti les dirigeants grecs qu’un quelconque retard dans le remboursement de la dette serait automatiquement considéré comme un défaut de paiement. Il leur a également enjoint de mettre en œuvre immédiatement les « réformes » auxquelles ils se sont engagés sous peine de se voir refuser le moindre financement. Une menace à prendre d’autant plus au sérieux que la BCE n’a toujours pas levé les restrictions à l’approvisionnement en liquidité des banques grecques, plus que jamais dans un état critique. Mario Draghi a même tenu à préciser que ces restrictions ne seraient levées que si le conseil de la BCE « décidait que les conditions pour un achèvement réussi du programme sont réunies », tout en exprimant de fortes « réserves » concernant les réformes envisagées par Athènes.

 

Au total, il apparaît que, loin de résoudre la crise grecque, l’issue de ce premier round de négociations mouvementées n’était qu’une première étape d’un affrontement prolongé entre le premier gouvernement européen de gauche radicale et une Union Européenne plus que jamais retranchée dans la défense de la « cage de fer »* des politiques néolibérales. Il reste à voir si le gouvernement Syriza, mais aussi le parti et les mouvements sociaux, sauront mettre à profit ces quatre mois pour élaborer une stratégie alternative en mesure de briser ce carcan et d’éviter la répétition des déboires de février.

 

*Référence au concept du sociologue allemand Max Weber, qualifiant le capitalisme de "Stahlkäfig", "cage d’acier [Note de Tlaxcala]

Stathis Kouvelakis Στάθης Κουβελάκης 

Stathis Kouvelakis enseigne la philosophie politique au King’s College de l’université de Londres. Membre de la rédaction de la revue Contretemps , il a dirigé l’ouvrage Y a t il une vie après le capitalisme ? (Le Temps des Cerises, 2008) et il est l’auteur de La France en révolte : Luttes sociales et cycles politiques (Textuel, 2007) et de Philosophie et révolution, De Kant à Marx (PUF, 2003). Il est membre du comité central de la Coalition de gauche grecque SYRIZA -EKM.

Sources :

https://www.ensemble-fdg.org/content/syriza-sur-la-corde-raide

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp ?reference=14368

Date de parution de l’article original : 05/03/2015

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D. Eisenhower contre le complexe militaro-industriel...

15 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La guerre, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #La paix, #la liberté

D. Eisenhower contre le complexe militaro-industriel...

Dwight David Eisenhower (14 octobre 1890 - 28 mars 1969), surnommé « Ike », était un général cinq étoiles de l'armée américaine, commandant en chef des forces alliées en Europe durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut également un homme politique, membre du parti républicain, et le trente quatrième président des États-Unis d'Amérique durant deux mandats entre le 20 janvier 1953 et le 20 janvier 1961.

Il fut également chef d'état-major général des Forces Armées des États-Unis de 1945 à 1948 et le Commandant suprême des Forces alliées en Europe du 2 avril 1951 au 30 mai 1952.

En tant que président des États-Unis, il supervisa le cessez-le-feu en Corée, lança la course à l'espace, développa le système des autoroutes inter états et fit du développement de l'armement nucléaire l'une de ses priorités dans le cadre de la guerre froide avec l'URSS.

17 janvier 1961 : Allocution de fin de mandat du président. Ce discours resta célèbre en raison de la mise en garde formulée par Eisenhower contre le "complexe militaro-industriel".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dwight_E...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Militarisme

http://www.pascalirma.org/discours_d_... (texte intégrale)

http://www.archive.org/details/dde_19... (enregistrement archivé)

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John F. Kennedy : Une Société Secrète (17 avril 1961)

15 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La guerre, #la liberté, #La paix, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Le fascisme

John F. Kennedy : Une Société Secrète (17 avril 1961)

John Fitzgerald Kennedy, Sr. (1917 - 1963), abrégé en JFK, est le 35e président des États-Unis. Entré en fonction le 20 janvier 1961, à l'âge de 43 ans, il est assassiné le 22 novembre 1963, à l'âge de 46 ans. Plus jeune président élu [1], il est aussi le plus jeune à mourir en cours de mandat suite à son assassinat moins de trois ans après son entrée à la Maison Blanche.

11 juin 1963 : Kennedy prononce un discours sur les droits civiques et souligne à la fois l'existence et la menace que représente une société secrète. (GeofsFilms a traduit et sous-titré ce discours en français pour que vous puissiez apprécier les paroles de ce grand homme)

22 novembre 1963: Il entame la campagne pour sa réélection par un voyage au Texas, qui avait voté majoritairement pour Nixon, donc républicain. À 12h30, alors que le cortège présidentiel se dirige vers Dealey Plaza, plusieurs coups de feu sont tirés, le gouverneur John Connally est touché, Kennedy est atteint en pleine tête. Son assassinat reste à ce jour, pour beaucoup, non résolu, alimentant des rumeurs et des hypothèses. La version "officiel" de son assassinat affirme qu'un seul tireur Lee Harvey Oswald, ayant tiré une seule balle, explique toutes les blessures subites par JFK et ses associés, qui étaient dans la voiture présidentiel au moment de la fusillade. La seconde enquête (celle du HSCA) ait estimé qu'il y avait eu conspiration.




Sources:
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Ken...
http://www.archive.org/details/jfks19...

« Dans un temps de mouvements et de changements, il est plus vrai que jamais que la connaissance est le pouvoir. »

« L'humanité doit mettre un terme à la guerre, sinon la guerre mettra un terme à l'humanité. »

La Face Cachée des Kennedy - Doc Rare à VOIR

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Ariane Walter à "Marianne" au sujet des "Fous du complot".

15 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #la liberté, #Je suis Charlie?, #Les média, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme

Ariane Walter à "Marianne" au sujet des "Fous du complot"

Par ariane walter, le samedi 14 mars 2015.

Depuis quelque temps, les attaques de la presse mainstream contre les " complotistes" signent une inquiétude des pouvoirs politiques. Les citoyens sur le Net sont trop informés. Il faut donc des menaces, du "patriot act" dans l’air, des sanctions, pour que la liberté de réfléchir n’existe plus. Les projets de la clique Valls-Hollande sont effrayants."Marianne", dans une édition consacrée aux fous du complot, rejoint l’armada de la presse atlantiste. Qu’ils utilisent l’expression "théorie du complot" qui est une invention de la CIA, est un signe qui ne trompe pas. Etant citée dans leur goulbi-boulga de copier-coller, je me fais un plaisir de leur répondre.

je joins ici quelques liens concernant des faits dont je parle :

1-La confession du journaliste allemand Udo Ulfkotte. Après avoir travaillé pour la presse mainstream, il quitte ce clan et refuse de mentir sur ordre.https://www.youtube.com/watch?v=lr8650BQ4aw#t=469

L’émission d’"Envoyé Spécial" sur la 2. Le FBI fabrique de faux attentats.https://www.youtube.com/watch?v=HAebP8UkpdA

3-Article de Voltaire-net. 27 janvier 2015. Le discours de Hollande au mémorial de la Shoah. Menaces sur les libres citoyens.

http://www.voltairenet.org/article186986.html

4-Analyse de l’attaque contre les "complotistes " par un lecteur de "Marianne"

http://fraternitecitoyenne.blog4ever.com/080215-lettre-d-info-de-fc-la-revue-de-presse-du-dimanche-le-label-theoriciens-du-complot

Il y a aujourd’hui une volonté de la sphère d’influence dominante – la presse mainstream tenue par les industriels et la finance – de stigmatiser les « complotistes ». Le plus récent exemple est l’édition du 27 février 2015 de l’hebdomadaire Marianne qui nous met en garde contre les fous du complots. marianne.net/cette-semaine-marianne-les-fous-du-complot-100231605.html . Marianne est un des rares hebdo que j’achetais encore de temps à autre, avec ce numéro, ils peuvent être certain de ne plus jamais m’avoir comme client. La technique utilisée de la part de ces médias dominants consiste à faire un mélange des genres, un amalgame entre une interrogation tout à fait légitime sur la façon dont ont été présentée les différents conflits et événements – 9/11, guerres de Libye, de Syrie ou d’Ukraine pour ne citer que les exemples les plus marquant – et toutes sortes de théories plus ou moins farfelues – les Protocoles des Sages de Sion, les Illuminati, les Reptiliens, les extraterrestres, etc. – la manipulation n’est elle pas grossière ? Ces journalistes nous prennent-ils pour des abrutis ?Il n’y a là rien qui ait trait à des extraterrestres ou des aliens… mais bien des manoeuvres géopolitiques secrètes qui vont à l’encontre de l’intérêt du public et il me semble que c’est là dessus que les gens devraient se concentrer ». - « Nous voyons l’émergence progressive d’un véritable régime de surveillance de masse, parfaitement orwellien, principalement des gouvernements américain et britannique mais auxquels s’associent 38 autres pays. Les téléphones, les disques durs du monde entier sont sous surveillance aujourd’hui, à quoi s’ajoute la coopération d’entreprises comme Google. Je crois que tout cela rend le monde très vulnérable et fait planer une véritable menace sur le monde contemporain ».

5- L’inventaire complotiste par la fondation jean Jaurès.( Cité dans l’article de Meyssan.)

[C’est une] mouvance hétéroclite, fortement intriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs d’Hugo Chávez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent anciens militants de gauche ou d’extrême gauche, ex-"Indignés", souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIe Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11-Septembre, antisionistes, afrocentristes, survivalistes, adeptes des "médecines alternatives", agents d’influence du régime iranien, bacharistes, intégristes catholiques ou islamistes » (p. 8).

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Monsanto achète Blackwater, la plus grande armée mercenaire du monde

14 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #la liberté, #Les transnationales, #Le fascisme, #le nazisme

Monsanto achète Blackwater, la plus grande armée mercenaire du monde

S’il manquait quelque chose à la société Monsanto, spécialiste mondiale des OGM, c’était une armée officielle d’assassins payés.
C’est fait : Monsanto contrôle la distribution des aliments, partage des financiers avec l’industrie pharmaceutique et fabrique des armes nucléaires et bactériologiques.
C’est ce que révèle un article de Jeremy Scahill pour le journal « The Nation » dans lequel il informe que la plus grande armée mercenaire de la planète, le « service » criminel d’intelligence Blackwater (connue sous le nom de Xe services et plus récemment sous celui d’Academi), a vendu une part de ses services à la société transnationale Monsanto.
Après d’innombrables plaintes internationales pour violation de la loi , et s’étant fait connaitre par ses massacres en Irak et dans d’autres pays.

Blackwater a combattu en Irak aux côtés des GI et des Marines.

En effet, l’armée américaine a payé plusieurs milliards de dollars Blackwater qu avait formé des milliers de légionnaires pour les aider en Irak, en les payant 50% moins cher que les GI de l’armée US. Cela leur a permis en outre de se payer de nouveaux terrains d’entrainements, aussi évolué que ceux de l’armée américaine elle-même, dispaché sur des milliers d’hectares! Vous souvenez-vous de ces bavures en Irak en Afghanistan? Certaines d’entres elles ont été faites par des soldats de Blackwater, mais le gouvernement américain l’a toujours nié.
Blackwater a changé de nom en 2009. Toutefois il continue d’être le plus grand sous-traitant privé du Département d’Etat des Etats-Unis en tant qu’agence secrète de « services de sécurité » qui pratique le terrorisme d’état en donnant au gouvernement la possibilité de le nier.

Des anciens de la CIA et d’ex miliaires travaillent pour Blackwater.

Political Blind Spot a dénoncé le fait que beaucoup d’agents de la CIA et d’ex militaires travaillent pour Blackwater ou pour des compagnies en relation qui cherchent à détourner l’attention de sa mauvaise réputation et à réaliser d’importants bénéfices commerciaux.

La guerre, l’un des investissements les plus rentables.

Ces mercenaires vendent leurs services, qui vont de l’information illégale, à l’intelligence d’infiltration, le lobbysme politique et l’entrainement paramilitaire, à des gouvernements, des banques, et des sociétés multinationales. Selon Scahill, les affaires avec Monsanto, Chevron, et des géants financiers comme Barclays ou Deutsche Bank, se développent par le biais de deux entreprises (Total Intelligence solutions et Terrorism research center) dont le propriétaire est Erik Prince, qui est également propriétaire de Blackwater .

Croyez-moi, il y a de quoi avoir peur.

Vidéos reliées
Blackwater Xe
http://www.dailymotion.com/playlist/x1f1zm_Super_Resistence_blackwater-xe/1#video=xbxl4i

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