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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Comment combattre la stratégie du choc . Essai de Jérôme Bosch sur le Saker francophone: "DE LA BATAILLE CONTRE LE SYSTÈME"

25 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #La lutte des classes, #la liberté

Comment combattre la stratégie du choc . Essai de Jérôme Bosch sur le Saker francophone: "DE LA BATAILLE CONTRE LE SYSTÈME"

Bonjour.

Vous trouverez ci-après quelques extraits d’un article paru dans le Saker francophone, traitant de l’asservissement volontaire. Cet essai permet de comprendre les raisons de l’inaction de nos concitoyens et de leur incapacité à s’intéresser à la « Chose publique ». Ceci explique aussi la désaffection constatée à toutes les tentatives pour mobiliser les énergies en vue de combattre le système. Sa lecture doit nous conforter dans la justesse de nos actions d’information, d’éducation et de débats. Nous devons résister et résister encore au rouleau compresseur du système. Il se propose d’éradiquer toute dissidence.

Le retour à la liberté de penser est long et difficile, il se fait par étapes et nous contribuons à cette Libération. Nous sommes les piqûres de moustiques qui vont rendre folle la bête et la pousser à se découvrir aux yeux de tous. « La stratégie du choc » décrite par Naomi Klein ne dit pas autre chose, pour combattre le capitalisme il ne faut jamais baisser les bras. Le système provoque des chocs psychologiques très puissants qui inhibent les citoyens que nous sommes afin d’imposer des reculs que nous n’aurions pas pu imaginer accepter sinon (l’exemple de la Sécurité Sociale est le plus marquant je crois). La narrative du système a besoin pour imposer ces choix d’anéantir la contestation, aussi faible puisse-t-elle paraître. Les poches de résistance sont autant de métastases qui vont anéantir ce monstre froid appelé aussi « Le capitalisme du désastre ».

En résumé je pense que cet article va vous convaincre de la justesse de nos combats. L’abandon en rase campagne de ceux-ci permettrait au système de gagner cette guerre économique, politique et militaire.

Pour paraphraser Lucie Aubrac je conclurai en disant : « Résister se conjugue toujours au présent » !

Bonne lecture et bon courage.

Cordialement

Lucien Pons

Quelques extraits :

Bref, l’individu moyen est quotidiennement soumis aux stimuli du Système et à sa réalité virtuelle. Il est sous perfusion quasi permanente.

L’avantage de la réalité virtuelle sur la propagande, c’est-à-dire l’avantage de manipuler les psychologies plutôt que la pensée est donc évident. Car au lieu d’avoir des individus qui ânonnent sans y croire les vertus d’un système en le honnissant (cf ex-URSS), l’homo-occidentalis fait l’apologie du Système en étant persuadé de le faire de son plein gré en fonction d’un raisonnement libre, juste et bon.

L’individu se confond avec le Système qui a pénétré sa psychologie (2).

[…]

Mais au final, le combat est engagé. Et l’on pourrait dire que le champ de bataille se situe aujourd’hui dans cet espace infime et gigantesque à la fois que constitue le doute, le malaise que fait ressentir aux psychologies la manipulation du Système. Ce malaise est comme une faille qu’il faut élargir pour que s’y engouffre le réel. Ensuite, il appartiendra au dormeur de se réveiller en acceptant le vertige du réel, pour que puisse naître en lui l’esprit de résistance, le désir du combat.

[…]

Mais au final, le combat est engagé. Et l’on pourrait dire que le champ de bataille se situe aujourd’hui dans cet espace infime et gigantesque à la fois que constitue le doute, le malaise que fait ressentir aux psychologies la manipulation du Système. Ce malaise est comme une faille qu’il faut élargir pour que s’y engouffre le réel. Ensuite, il appartiendra au dormeur de se réveiller en acceptant le vertige du réel, pour que puisse naître en lui l’esprit de résistance, le désir du combat.

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De la Collaboration franco-allemande à l'intégration européenne...

24 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Le fascisme, #la liberté, #Le capitalisme;

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De la Collaboration  franco-allemande à l'intégration européenne...

RussEurope

Le carnet de Jacques Sapir

sur la Russie et l'Europe

 

Barroso, Juncker, l’Europe

et Vichy

21 avril 2015

 

Par 

 

Le divorce entre l’élite politique et la population que l’on constate à chaque élection est un fait massif depuis ces dernières années. Il se révèle dans le taux d’abstention, qui a considérablement progressé et ce pour l’ensemble des élections depuis les années 1980. Ce divorce alimente un procès en « populisme » contre des forces, de gauche comme de droite, qui conteste l’offre politique aujourd’hui rejeté par environ un tiers à la moitié des électeurs français. Pourtant, on peut penser que si tant le parti ex-gaulliste que le parti dit socialiste exprimait de véritables alternatives, ce taux d’abstention ne serait pas aussi élevé.

Ce divorce trouve son fondement dans le délitement de la souveraineté nationale qui est ressenti par la population. Les Français ont le sentiment, de plus en plus justifié, que leur gouvernement, qu’il soit de l’UMP ou du PS, écoute bien plus ce qui se dit à Bruxelles que ce que veulent les électeurs.

Ce délitement marche de concert avec le délitement de la démocratie. Certes, des élections se tiennent régulièrement en France. Mais, ont elles encore un pouvoir de changer la politique, voire de changer l’élite dirigeante ?

On peut en douter.

Par ailleurs, les choix des électeurs ont été bafoués de manière ouverte et explicite lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel de 2005. De là date la crise ouverte de la démocratie en France. Les suites de ce référendum constituent un événement marquant, l’équivalent d’un acte fondateur, qui nous a fait entrer dans une nouvelle époque.

Cela en dit long sur la notion de la démocratie qui est professée par les principaux responsables européens, et en particulier de M. Jean-Claude Juncker (un multirécidiviste sur ce point qui avait déclaré à la suite de cette élection du 25 janvier « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »[1]) ou M. Moscovici. Ajoutons que les récentes déclarations de M. Schäuble[2] vont parfaitement dans ce sens. On mesure que le mot « démocratie » n’est qu’un slogan sans contenu pour les dirigeants de l’Union européenne.

Il convient alors d’analyser ce discours anti-démocratique, et ses fondements économiques pour tenter de trouver une solution à la crise de la démocratie que l’on observe en France. Au-delà, ce divorce entre le peuple et les élites peut avoir comme solution la séparation radicale entre le peuple et une certaine élite. Après tout, Thomas Bottomore n’écrivait-il pas[3], il y a de cela près de cinquante ans, que l’histoire est un cimetière d’élites ?

 

Monsieur Barroso, l’Europe, et la démocratie.

Ce délitement de la souveraineté nationale s’est mis en place avec le traité de Maastricht. Il s’est amplifié par petit pas. Victor Hugo le disait déjà[4], et comme en son temps on peut écrire que l’on «nous retire petit à petit tout ce que nos quarante ans de révolution nous avaient acquis de droits et de franchises.(…) Le lion n’a pas les mœurs du renard [5]».

Il est à cet égard intéressant et instructif de lire ce que dit, et sans nul doute ce que pense, l’un des principaux acteurs de l’Union européenne, José-Manuel Barroso dont les talents renardiers sont indiscutables.

Le parti de Manuel Barroso au Portugal ...en 1975

et ses amis hier

 

Le discours qu’il prononça au début du printemps 2014 en Californie, à l’université de Stanford[6] est, à cet égard, parfaitement exemplaire de l’imaginaire du personnage, et avec ce dernier de nombreux parmi les dirigeants européens. On a eu tendance à railler son manque (évident) de charisme. C’est oublier que le charisme n’est une qualité nécessaire que dans un univers où les décisions sont prises par des dirigeants identifiables et (si possible…) élus. Le lion a besoin du charisme, point le renard… Quand la décision est prise par une bureaucratie anonyme, cette qualité s’avère un défaut. Barroso est donc très représentatif et en un sens exemplaire de l’idéologie de l’Union européenne.

Au-delà, dans ce discours sont exprimées une série de notion d’une importance toute particulière. Ce discours peut être lu comme un programme et comme un aveux. Un programme, en ceci qu’il décrit le chemin que l’Union Européenne s’est fixé pour les prochaines années. Un aveu parce qu’il décrit, dans des formules explicites mais aussi par des raccourcis implicites et par des métaphores, l’imaginaire d’un fonctionnaire européen. En ce sens, le terne Monsieur Barroso est parfaitement révélateur d’un modèle politique qui est une anti-politique. Il implique la réduction des choix politiques à des choix techniques qui sont supposés être « apolitiques ».

 

L’imaginaire d’un rentier.

La première idée importante, et qui est exprimée sous l’aspect anodin d’une simple constatation, est celle d’un monde complètement dominé par les différents marchés. La métaphore utilisée n’est pas sans intérêt. C’est celle d’un monde sans aspérité, ce qu’il appelle une « terre plate »[7]. On est donc dans un monde à une seule dimension. C’est en fait l’image même qui est utilisée dans les versions les plus caricaturales de la théorie néoclassique en économie, ou théorie de l’équilibre général. Il est à cet égard assez remarquable de trouver une congruence entre une pensée politique et une théorie économique. L’inquiétant, dans le discours de Barroso, est que cette pensée politique est congruente avec la plus pathologique des théories économiques. Ceci mérite que l’on s’y arrête et que l’on revienne sur l’analyse de la théorie économique qui sert de soubassement à cette vision politique.

Il faut ici rappeler que la Théorie de l’équilibre général, qui reste à la base de la pensée dominante en économie, ne correspond quant à ses fondements à aucun raisonnement scientifique[8]. Elle s’est constituée par un coup de force théorique de la part de Léon Walras à la fin du XIXème siècle, qui postula que l’on pouvait considérer l’économie comme un ensemble de marchés interdépendants à l’exception de toute autre situation[9]. L’idée est formellement attirante ; légions sont d’ailleurs les économistes qui ont succombé aux charmes formels de cette théorie. Mais elle s’avère incapable de permettre une vision de la réalité.

Pour réaliser ce « coup de force », Walras a dû sacrifier la théorie du marché lui-même. Si l’on on cherche une définition du “marché” dans les ouvrages modernes inspirés par sa théorie on n’en trouve aucune. Assurément il existe de nombreuses définitions de ce que le marché est censé réaliser. Mais dire ce qu’un système produit ne nous dit pas comment il le fait[10], ni quelle est sa nature[11]. On est renvoyé à unmystère au sens religieux du terme. La nature religieuse de cette pensée économique explique sa constitution en orthodoxie, qui voue aux gémonies toute pensée non-conforme.

Le formalisme sans contenu de la pensée de Walras se révèle dans l’hypothèse d’une capacité pour les agents d’attribuer des valeurs monétaires à la totalité de leur environnement. Oscar Wilde remarquait déjà que cela décrit certes le cynique, « l’homme qui connaît le prix de toute chose mais la valeur d’aucune », mais cela n’établit pas de manière réaliste un raisonnement sur lequel on peut se fonder pour construire une théorie.

 

Une haine de l’Etat-Nation ?

Juan-Manuel Barroso présente une alternative à la notion de Nation qu’il récuse, et c’est là que se dévoile le fond de sa pensée. L’Europe, définie comme l’Union Européenne, ce qui n’est ni sans conséquences ni sans soulever un certain nombre de questions, est alors présentée comme étant « ni un super-Etat, ni une organisation internationale ». Elle serait, au contraire, un projet « sui-generis », qui résulterait de la libre volonté des Etats de mettre en commun leur souveraineté afin de résoudre des problèmes communs[12], n’est pas sans soulever d’importantes questions. Barroso sombre ensuite dans l’autosatisfaction, et décerne à l’UE des louanges dont, à regarder les dernières élections européennes, on peut penser qu’elles ne sont pas partagées. L’Europe « …a été un petit laboratoire de la mondialisation, un incubateur de la coopération internationale et d’une gouvernance à plusieurs niveaux pour plusieurs décennies. Et je suis heureux de dire qu’elle a été une expérimentation très réussie »[13]. Entre un avenir qui se présente comme radieux, et des alternatives lourdes de menaces ; comment ne pas choisir ? Il convient alors de défendre à tout prix le modèle d’ouverture extrême qui caractérise l’UE. A cet égard, une autre citation du même discours est très révélatrice : « Mais, mettre en cause notre modèle de régionalisme ouvert reviendrait à mettre en cause l’existence même de l’Union Européenne »[14].

Décryptons le discours. L’Union européenne n’est pas un « super-état », bien entendu. Ce simple concept doit faire frémir d’horreur tout Bruxelles, et jeter les habitants du Berlaymont (l’un des bâtiment de la Commission européenne) dans des transes d’effroi. En fait, se situant dans un « entre-deux », Barroso, et avec lui les différents bureaucrates européens, espèrent bien être quitte de l’interrogation en démocratie, désormais récurrente à propos de l’Union européenne. L’UE n’est pas un « super-état » ? Fort bien, on n’a donc pas à faire la démonstration qu’il existe un « peuple européen », ni à mettre ces institutions sous le contrôle d’une souveraineté populaire. Mais l’UE n’est pas, non plus une « organisation internationale ». ce point est important. Si l’on considère que l’UE est bien une organisation internationale, alors le droit de coordination l’emporte sur le droit de subordination. Les décisions ne peuvent être prises qu’à l’unanimité des Etats participants, et le contrôle de la souveraineté populaire se recompose, certes de manière indirecte, mais tout à fait réelle. En affirmant péremptoirement que l’UE est un projet « sui generis », Barroso et ses confrères s’exonèrent de tout contrôle démocratique et enterrent ainsi le principe de souveraineté nationale, mais sans le remplacer par un autre principe. C’est le fait du Prince dans toute sa nudité, certes caché dans une formule dont Jean de La Fontaine[15] apprécierait l’hommage (involontaire) à sa fable de la Chauve Souris et des Deux Belettes : « Je suis Oiseau : voyez mes ailes;
Vive la gent qui fend les airs !…. Je suis Souris : vivent les Rats;
Jupiter confonde les Chats ».

 

Le fantôme de Vichy.

Cette volonté farouche de faire disparaître du champ politique le principe de la souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Mais, ce faisant, on détruit aussi un lien social de la plus grande importance. Dès lors, il ne faut plus s’étonner de ce que la société glisse vers l’anomie, et la guerre de « tous contre tous ». Il n’est donc pas étonnant que l’on se réveille, comme en cet été 2014, avec des fragments de notre société qui ne se pensent plus comme Français avant tout, mais comme musulmans ou juifs, comme « noirs » ou « blancs », bref, cette montée du communautarisme qui ronge aujourd’hui le « vivre ensemble ».

Il est clair qu’il y a un projet international dans cela. C’est celui des « néo-Conservateurs » américains et de leurs stipendiés français, des Bernard Henri-Lévy aux Kouchner, qui préfèrent de loin classer les individus par catégories ethnico-religieuses et non par leur appartenance à des communautés nationales transcendants justement ces catégories. Mais, il y a surtout une dimension profondément française qui est un mélange de haine de la Nation, de culpabilité rentrée, et de ce passé rance qui nous vient de 1940. Fuyons donc la France disent-ils tous ces beaux esprits, et allons nous perdre dans cette masse informe qu’est aujourd’hui l’Union européenne, fusse au prix d’un abandon de la démocratie et de la souveraineté.

Pourtant si l’on doit faire des analogies, il est clair que ce sont les tenants de cette haine de l’Etat-Nation qui se révèlent être les plus proches et les plus fidèles imitateurs de la France de Vichy.

En fait, ce sont eux qui ont sacrifiés la démocratie à un projet étranger, ce sont eux qui en prétendant « dépasser » la souveraineté en rendent la présence d’autant plus nécessaire.

Il y a beaucoup de Vichy dans le discours de M. Barroso, de son successeur (Jean-Claude Juncker), de ses séides et de ses alliés.

NOTES :

[1] Naulot J-C., « Le défi Tsipras », Libération, 14/04/2015,http://www.liberation.fr/monde/2015/04/14/le-defi-tsipras_1241076

[2] http://www.lesechos.fr/monde/europe/02114542169-passe-darmes-entre-sapin-et-schauble-sur-la-france-1112348.php

[3] Bottomore T., Elites and society, Londres, Pinguin book, 1966.

[4] Voir sa plaidoirie devant le TRIBUNAL DE COMMERCE, lors du « PROCES DE MONSIEUR VICTOR HUGO CONTRE LE THEÂTRE-FRANCAIS, ET ACTION EN GARANTIE DU THEÂTRE-FRANCAIS CONTRE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS » en 1832.

[5] http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782824701387/chap_0035

[6] Barroso J-M., Speech by President Barroso: “Global Europe, from the Atlantic to the Pacific”, Speech 14/352, discours prononcé à l’université de Stanford, 1er mai 2014.

[7] Barroso J-M., op.cit. La citation exacte est : « Some have even called it a flat world – meaning that fluidity has replaced structure, with no state able to dominate or dictate »

[8] Sapir J., Les trous noirs de la science économique – Essai sur l’impossibilité de penser le temps et l’argent, Albin Michel, Paris, 2000.

[9] L. Walras, Éléménts d’économie politique pure ou théorie de la richesse sociale, Pichon et Durand-Auzias, Paris, 1900.

[10] B. Guerrien, “L’introuvable théorie du marché”, in Revue Semestrielle du MAUSS, n°3, op.cit., pp. 32-41.

[11] Voir aussi, M. de Vroey, “S’il te plaît, dessine moi…un marché”, in Économie Appliquée, tome XLIII, 1990, n°3, pp. 67-87.

[12] Barroso J-M, « It is neither a superstate nor an international organisation. It is a sui generis project composed of sovereign states who willingly decided to pool their sovereignty in order to address better their common problems »

[13] Idem, « In fact Europe has been a small laboratory of globalisation, an incubator of international cooperation and multi-layered governance for several decades. And I am glad to say that it has been a very successful experiment ».

[14] Idem, « But to put in cause our open regionalism model is to put in cause the very existence of the European Union ».

[15] Et avant lui Esope, mais ceci est une autre histoire….

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Graham Phillips: L’Ukraine que je connaissais est morte à jamais

24 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme

Graham Phillips:
L’Ukraine que je connaissais est morte à jamais


Par Graham Phillips – Le 22 avril 2015 – Source Russia Insider

 

L’Ukraine est morte. Qu’est-ce-qui la remplacera ?

C’est dur à dire et triste pour ceux d’entre nous qui aimaient l’Ukraine, comme je l’ai aimée – j’y ai vécu deux ans avant la guerre – c’était un pays que j’aimais beaucoup – mais après Euromaïdan, l’Ukraine est morte.

Voici pourquoi

 

1. Sans loi, il n’y a pas de pays, mais un État en faillite

La récente vague d’assassinats de quiconque est perçu comme anti-régime en Ukraine, accompagnée non seulement du refus d’enquêter, mais aussi de l’approbation effectivement officielle des assassins – le fait que la police en Ukraine s’en remette au groupe néonazi terroriste Pravy Sektor pour assurer l’ordre. Ce n’est que le début d’une longue liste. Il y a aucune loi, d’aucune sorte, dans l’Ukraine post-Euromaïdan.

2. S’il y a pas de démocratie, ce n’est pas un pays

Dmitry Yarosh (à droite) avec le chef d’état-major de l’armée

C’est une république bananière. Le 22 février 2014, Euromaïdan a chassé non seulement un président démocratiquement élu, mais un gouvernement démocratiquement élu. Il a attendu trois mois avant la tenue d’élections pour un nouveau président, huit mois pour un nouveau parlement. À ce moment, c’était déjà trop tard, l’élément extrémiste avait pris les manettes de l’État sans contrôle électoral – le parti néo-nazi Svoboda, malgré un score inférieur à 5% dans les élections législatives, assure sa prééminence au parlement de l’Ukraine, envoie régulièrement des combattants sur le front. Le  leader du groupe terroriste néo-nazi Pravy Sektor Dmitry Yarosh, qui a récolté moins de 1% des voix à l’élection présidentielle, est sur la liste des personnes recherchées par Interpol, et il est maintenant conseiller du chef d’état-major de l’armée ukrainienne.

3. Il n’y aura jamais la paix en Ukraine

Il y a maintenant un passé, et un futur, de révolution violente. Maidan a créé un précédent, en installant son président en Ukraine par un coup d’État. Pourtant Maidan était composé de différentes factions, toutes ne soutenaient pas le président, loin de là.

Éléments du bataillon Azov faisant le salut nazi

En fait, le bataillon néo-nazi Azov a souvent affirmé son intention de provoquer un nouveau Maidan en transportant le combat du Donbass à Kiev. Même le journal pro-Kiev Moscow Times a parlé de la probabilité d’un autre Maidan.

Maidan a fixé les modalités pour la démolition institutionnalisée de la démocratie en Ukraine – quelques centaines d’extrémistes, et une masse facilement dupée par des slogans patriotiques, dans le centre de Kiev, peut renverser violemment n’importe quel gouvernement. Le président de l’Ukraine Porochenko le sait, il fait tout ce qu’il peut pour apaiser les radicaux. Toute personne objective sait que, quoiqu’il arrive, il n’y aura jamais de paix dans l’Ukraine post-Euromaïdan .

4. La Crimée

Après que le territoire d’or du pays a tenu un référendum pour voter sa séparation de l’Ukraine, il n’y reviendra jamais, même la chancelière allemande Angela Merkel l’a admis avec sa récente déclaration: «Nous ne l’oublierons pas» (mais nous ne ferons rien à ce sujet).

Lorsqu’un pays perd une partie de son territoire, il ne sera jamais plus le même pays.

5. Les Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk, ne reviendront jamais

Les Forces ukrainiennes n’ont récupéré aucun territoire là-bas depuis juillet 2014, elles en ont seulement perdu. Les forces de la DPR et de la LPR ont consolidé leurs lignes, et s’il y a mouvement, ce sera pour prendre plus du Donbass – actuellement, elles ont environ un tiers de la région qui a produit autrefois 80% du charbon de toute l’Ukraine, mais la DPR et la LPR ne fournissent plus l’Ukraine, la production industrielle dans le reste de l’ancien centre industriel du Donbass est essentiellement au point mort.

La DPR et la LPR ont organisé un référendum, et une élection, pour se séparer de l’Ukraine. La majorité des personnes du Donbass a voté pour la sécession. Pendant ce temps le reste de l’Ukraine devient à la fois moins préoccupé par la reconquête des territoires, et plus ambivalente envers l’Ukraine en raison du point suivant.

6. La vie normale est presque impossible en Ukraine

L’inflation en Ukraine a été de 272% en 2014, la hryvnia, la monnaie ukrainienne, est tombée à  moins de 40% de ce qu’elle était il y a un an. L’inflation a explosé, les salaires se sont effondrés, les entreprises à travers l’Ukraine ont fermé. En bref, les gens n’ont plus d’argent en Ukraine – ventes de voitures neuves en baisse de 67% d’une année sur l’autre, production de voitures en baisse de 96%, 46 banques déclarées insolvables dans la dernière année.

Quant à l’épine éternelle dans le pied de l’Ukraine, la corruption, qui apparemment était l’un des objectifs justifiant le Maidan, elle est encore pire que ce qu’elle était avant.

Et pour les soldats ukrainiens tués en action dans Donbass, leur nombre est estimé à plus de 20 000 en août dernier. J’ai vu les corps de dizaines de soldats ukrainiens, dont on a pu identifier moins d’un quart. L’extrême pauvreté, l’hyper-inflation, le chômage, les parents qui sont partis ou ont été mobilisés pour combattre dans le Donbass disparus à jamais, dont le sort ne sera jamais connu, tout cela fait qu’il n’y a désormais plus rien de normal en Ukraine.

7. La dette de l’Ukraine est de plus de $80 milliards

Cent milliards de dollars, bientôt, 100% d’un PIB en chute libre. Un récent programme de sauvetage du FMI de 17,5 milliards de dollars ne ferait que gratter la surface. L’économie de l’Ukraine a rétréci de 7,5% en 2014, selon des estimations prudentes. Les estimations pour cette année varient de 6% à plus de 20%. Les gouvernements européens s’engagent à soutenir le pays, alors que les entreprises européennes se retirent en masse, des centaines ont déjà quitté le marché ukrainien, la plupart des 600 entreprises allemandes opérant en Ukraine effectuent un audit pour décider d’un éventuel retrait du marché.

Le commerce avec le pays qui était de loin le principal importateur et exportateur, la Russie, est évidemment décimé, l’économie de l’Ukraine est frappée, et condamnée au déclin.

8. La signification de l’Ukraine a totalement changé 

Il suffit de regarder l’évolution de l’image de l’Ukraine entre 2011, 2012 et 2015

Ukraine 2011
Ukraine 2012
Ukraine 2015

L’Ukraine est maintenant associée avec le sang, la mort, et la guerre. Il y a du sang associé au drapeau ukrainien par ses tirs militaires à Odessa, à Marioupol, et ses bombardements sans relâche des zones civiles du Donbass. La perception, l’identité, la définition même de Ukraine ont changé pour toujours.

9. Il n’y a personne qui pourrait réunifier l’Ukraine

Il n’y a pas de personnalité politique qui puisse unir l’ancien pays. Nul personnage élu ou imposé à Kiev ne pourra jamais gagner le soutien des régions qui se sont détachées et qui refuseront toujours de revenir dans le giron de Kiev. Aucune personnalité politique ne serait jamais élue dans ces régions sécessionnistes sur l’idée de l’Ukraine unie.

Il n’y a tout simplement personne qui peut refaire l’Ukraine.

10. Il y aura une Ukraine, quelle qu’elle soit, dans l’avenir

Mais l’Ukraine, qui était pour certains Une Ukraine est terminée. Morte. Le plus tôt les pro-Ukrainiens l’accepteront, le plus de vies seront sauvées et plus vite ils pourront comprendre ce qu’est devenue l’Ukraine, où elle va, et commencer à construire, plutôt que de détruire l’ancienne Ukraine.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone.

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Airbus Helicopters remporte un méga contrat en Pologne... qui va à terme encore détruire des emplois en France. Eric Boizet.

23 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #Le capitalisme;

Airbus Helicopters remporte un méga contrat en Pologne... qui va à terme encore détruire des emplois en France. Eric Boizet.

Comme prévu, le journal de 13h00 de France 2 (le 22 avril 2015),vient d'annoncer fièrement à la populace qu'Airbus vient de remporter un énorme contrat en vendant 50 hélicoptères militaires à la Pologne.

Mais bien sûr :

- pas un mot sur le fait que ces emplettes polonaises sont financées pour une très grosse part par les contribuables français via les subventions "européennes" que touche la Pologne
- pas un mot sur le fait que la Pologne a obtenu qu'Airbus construise en Pologne une usine d’assemblage des hélicoptères en question
- pas un mot sur le fait que la Pologne a obtenu en prime la création d'un centre de Recherche & Développement d'Airbus en Pologne

Bref, pas un mot sur le fait qu'une fois de plus, les "élites" françaises viennent de trahir les intérêts de la France au bénéfice d'une poignée d'actionnaires mais aussi au profit de Nations (cherchez lesquelles...) qui veulent reléguer la France au rang de simple lieu de villégiature pour touristes.



http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/02121148552-helicoptere-multiroles-varsovie-aurait-choisi-airbus-helicopters-1113179.php

En gros, avec l'argent des subventions européennes (qui, pour les Polonais, sont vraiment des subventions...) la Pologne achète des hélicoptères "européens" à condition qu'ils ne soient pas fabriqués en France et en Allemagne, mais en Pologne.
Avec en prime la création d'un centre de Recherche & Développement en Pologne pour donner du travail aux ingénieurs polonais.

Bref, il ne leur manque plus que d'obtenir le sourire de Marianne, la crémière française (mission dévolue aux médias français qui vont, comme à l'accoutumé, copieusement enfumer les Français en leur présentant cette énième arnaque comme un grand succès).

Eric Boizet

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Le drame des morts en méditerrannée.

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Afrique, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Economie, #Terrorisme

L'éditorial du journal Ouest-France, paru le 18 avril est un appel à essayer de construire une nouvelle humanité. On s'éloigne, certes, de la biodiversité, mais la tragédie humaine des naufrages nous ramène à des dures réalités qui, faute d'être traitées, peuvent reléguer la biodiversité à un "luxe" de société "plus riche" que la moyenne de notre planète.

Voici longtemps déjà, nous avons cité cette phrase de Bernanos : «Le pas des mendiants fera trembler la terre. »

En 1990, nous posions la question: « Aurons-nous, un jour, des boat people qui s'efforceront de traverser la Méditerranée?? Enverrons-nous alors la Royale pour les repêcher ou pour les refouler? (1) ».

Voici que la prophétie de Bernanos se réalise aujourd'hui. Voici que l'interrogation d'hier devient tragique réalité. Les années passent avec leur lot de naufrages dans cette Méditerranée lumineuse, berceau de notre civilisation. Les plus importants connus ont fait environ deux cents morts chaque fois. Mais l'intensité va croissant avec, pour un seul naufrage, quatre cents victimes le 12 avril. Le total des noyades connues atteint 3 400 en 2014. Depuis le début de l'année, 900 personnes ont péri.

Le dispositif Mare Nostrum mis en place en 2013 a permis le sauvetage de 150 000 personnes. Mais ceux qui se préoccupent de ces mouvements migratoires estiment que plus de 500 000 migrants sont en marche vers l'Europe, provenant soit de l'est ou de l'ouest africain, soit du Moyen-Orient. C'est la grande fuite devant la misère, devant la faim et plus encore, ces dernières années, devant les guerres, les exclusions ethniques, les persécutions religieuses, les exactions dictatoriales.

Mare Nostum, coûtant très cher, a été remplacé par le dispositif Triton, moins onéreux, sans doute moins efficace, alors que la situation se tend. Désormais, les passeurs sont armés. Ils n'hésitent pas à faire usage de leurs armes pour récupérer les embarcations vides dont les passagers ont été sauvés par les navires de secours. De plus, on se bat entre migrants à bord de ces esquifs. On a vu des passagers jetés à la mer à la suite de querelles ethniques ou religieuses. « La Méditerranée, c'est la route la plus mortelle du monde », a déclaré un représentant du HCR (2).

Endiguer et organiser la migration

L'Union européenne, confrontée à cet énorme problème, ne sait toujours pas comment le traiter. À cause de la convention de Dublin qui prévoit que le premier État où arrive le migrant doit le prendre en charge, les pays riverains les plus proches de l'Afrique sont en première ligne. L'Italie n'en peut plus: 10 500 réfugiés y ont débarqué en deux semaines. « L'Italie porte un fardeau énorme pour l'Europe… Cela ne va plus », déclarent les autorités italiennes. Il devient évident, nécessaire, urgent que l'Union européenne mette en marche les dispositifs de solidarité, donc d'accueil par chacun des pays européens, selon ses moyens. Malheureusement, la France ne brille pas par sa générosité en ce domaine. L'Allemagne est beaucoup plus ouverte*…

N'oublions pas que la Turquie, le Liban, la Jordanie abritent chacun des centaines de milliers de réfugiés. Il faut rapidement, en Union européenne, un grand sursaut. Il faut regarder les choses en face. Agir efficacement vaut mieux que de détourner les regards comme nous le faisons actuellement. Plutôt que de laisser se dérouler anarchiquement une migration jusqu'à présent inévitable, il faut s'efforcer de l'endiguer et de l'organiser et donc y mettre tous les moyens.

Par ailleurs, après le bombardement d'une école d'Alep, Andrea Riccardi de la Communauté de Sant'Egidio lance un appel: « Il faut mettre en place des couloirs humanitaires pour les civils et imposer la paix au nom de ceux qui souffrent. » C'est ainsi que l'on pourra peut-être tarir les migrations à leurs sources.

(1) Ouest-France, 7-8 avril 1990
(2) Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'Onu.


Source : http://www.ouest-france.fr/le-pas-des-mendiants-fera-trembler-la-terre-3342757
et http://www.ouest-france.fr/un-bateau-chavire-700-migrants-auraient-trouve-la-mort-3344964



commentaire ( GK )
* Il faut organiser l'immigration. L'Allemagne, vieillissante, à besoin de main-d’œuvre. Or les migrants d'aujourd'hui ont une formation.
C'est une fuite des cerveaux vers l'Europe. Cerveaux formés avec difficulté par leurs pays qui voient partir leur avenir sous d'autres cieux.
Il faut une véritable politique de coopération dans ces pays pour fixer leurs populations.

Or il sort d'Afrique plus d'argent qu'il n'en rentre. Chaque année environ 150 milliards de dollars partent d'Afrique pour s'investir
hors d'Afrique car c'est plus rentable

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Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #La mondialisation, #La Russie, #AMERIQUE, #Les transnationales

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Le Parti socialiste en France, toujours prompt à donner des leçons de choses se montre depuis le départ de l’affaire ukrainienne étrangement silencieux. A peine avons-nous entendu le président Hollande faire des déclarations vides sur l’Ukraine, dans le sillage des propagandes occidentales atlantistes, nous indiquant qu’une armée russe d’invasion se trouve dans le pays, que nous ne livrerons pas les navires de la classe Mistral en nous comportant comme de vulgaires escrocs et quelques autres « vérités » sur l’Ukraine. Est-ce à dire que le Parti socialiste est inactif ? Et bien non, il agit par des moyens détournés et à travers des personnages de second rang qui seront peut-être d’ailleurs à la pointe de la politique française dans quelques années. Pour se donner une vitrine respectable et dans le goût de l’Union européenne des démocraties, ceci se fait parfois par des ONG. Malgré son nom, Cosmopolitan Project Foundation est une association qui n’affiche pas sa date de création (récente), typiquement française et basée à Paris et ayant ouvert récemment un bureau à Bordeaux et qui prétend : « avoir une activité tournée vers les pays en mutation démocratique, promouvoir la démocratie, le dialogue et la coopération des cultures, les libertés individuelles et collectives, le cosmopolisme, développer le lien avec les démocrates et progressistes en Europe et à l’international ».

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Si vous naviguez sur le site, vous trouverez très peu d’informations en réalité sur qui et comment fonctionne la structure. Elle affiche comme zone d’action deux pays européens, la Hongrie et l’Ukraine et l’Erythrée dans la corne de l’Afrique. Il est pourtant question d’un engagement depuis dix ans par les fondateurs (qui ne sont pas nommés) en Iran, en Tunisie, en Birmanie, en Syrie, en Corée du Nord, en Hongrie et enfin en Ukraine. Il est très intéressant de remarquer la présence de la Hongrie, montrée du doigt pour ses dérives néo-fascistes dans l’Union européenne ainsi que l’Ukraine exactement dans le même cas. Pourtant, à l’antipode des idéaux socialistes, c’est bien un gouvernement en parti brun qui est soutenu ici par le Parti socialiste. Car derrière la Cosmopolitan Project Foundation se cache les socialistes français. Son président est un illustre inconnu qu’il faudra suivre, peut-être un futur désastre pour la France, il s’appelle Quentin Guillemain. Vous découvrirez sur son Facebook (quel formidable outil pour des journalistes face à des politiciens qui ne peuvent s’empêcher de parader et se pavaner !). Malgré sa petite taille et son physique ingrat, ne vous trompez pas sur la dangerosité d’un tel personnage en matière de carriérisme et de nocivité dans l’utilisation propagandiste de tout ce qui pourrait servir « pour la cause ». Malgré son âge, Quentin Guillemain est déjà un vétéran de la politique et vous allez voir la genèse d’un exemple concret de ce dont meurt la France aujourd’hui, à savoir cette classe politique toute tendance politique confondue.

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Quentin Guillemain fut étudiant en communication politique à Paris XII et déjà collaborateur de cabinet. Il fait carrière au Parti socialiste, encarté dans les jeunesses socialistes précocement et passant dans le militantisme actif de terrain à l’Université dans les rangs de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) clairement classée à gauche et disposant d’une puissance militante non négligeable de 20 000 étudiants. Cette organisation très structurée et agressive politiquement ; comme vous le diront tous ceux qui les ont croisé dans les campus universitaires ; est affiliée à toute sorte d’autres organisations de la jeunesse, ancrant ses affidés au Conseil national de la Jeunesse, à la FFSU la Fédération française du sport universitaire et d’une demi-douzaine d’autres. Guillemain a fait ses armes et aiguisé ses couteaux dans les méandres du militantisme universitaire pour ensuite grimper dans la structure administrative propre de ce milieu. C’est ainsi qu’il se retrouve directeur de cabinet de la présidente de l’Université de Paris VII Diderot en 2014. A cette date, il trempe dans le scandale du faux doctorat de Jean-Christophe Cambadélis à l’automne dernier. L’affaire fut soulevée par Médiapart pointant du doigt la manière frauduleuse qui aurait permis à Cambadélis, alors Premier secrétaire du Parti socialiste, d’acquérir avec des complicités un doctorat. Mis en cause, le politicien réplique et en appelle à l’Université pour défendre sa probité qui est alors validée par l’Université de Paris VII par un communiqué de Quentin Guillemain de quelques lignes. L’affaire est aussitôt un deuxième scandale, Médiapart après enquête communique que Guillemain était alors membre du bureau fédéral de la Fédération socialiste de Paris et un ami de Cambadélis. Il y avait donc parti pris… Au final Cambadélis pourra fournir les fameux diplômes prouvant de manière magistrale : 1) qu’il avait obtenu un doctorat 2) qu’il avait obtenu ce doctorat en moins d’un an… Si la première constatation lavait son honneur, la deuxième le salissait encore plus car l’obtention du doctorat est encadré par des lois, nul ne peut valider ce diplôme du dernier cycle universitaire en si peu de temps.

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Quentin Guillemain était-il complice ou simplement de mauvaise foi en cherchant à protéger « son patron » ? Il s’en défendra en public et nous le retrouverons plus loin assistant parlementaire pour un sénateur socialiste : Daniel Raoul, sénateur socialiste du Maine-et-Loire. Daniel Raoul est un vieux renard du Parti socialiste depuis 1977. Il fut dès 1983, conseiller délégué à la ville d’Angers, vice-président du district, premier vice-président de la communauté d’agglomération d’Angers Loire Metropole depuis 2001, date à laquelle il fut élu sénateur. Il sera ensuite en bon cumulard, Président du Pays Loire Angers en 2004. Lui-même fut mêlé à la fin de 2006 à une sombre et ubuesque affaire de propos dégradants de la part de Segolène Royal à l’encontre des enseignants, alors que lui-même soutenait la candidature à la présidentielle d’un certain DSK… Le monde est petit, celui des politiciens toujours aussi nauséeux. C’est donc à bonne école que se trouve notre cher Quentin. Il s’essaye d’ailleurs comme de nombreux politiques au journalisme. Il est publié (entre autre, L’Obs, L’Express) par l’office de propagande américaine Huffington Post dont la rédactrice en chef pour le service en langue française est Anne Sinclair ! Dans cet entourage vivifiant pour la jeunesse, Quentin Guillemain est aussi identifié comme affilié au Sénat à la commission des affaires européennes et des finances qui explique comment, dans la France ravagée économiquement il y a encore de l’argent pour fonder une ONG comme la Cosmopolitan Projet Foundation. Pas facile de vivre sans argent notamment dans les tentatives de levée de fonds au Canada où l’association possède des contacts. Sur son Facebook, nous constatons 336 personnes qui « aiment ça »… autant dire que l’association est marginale, ce qui n’empêche pas qu’elle joue un grand rôle dans la Ve colonne ukrainienne en France.

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Nous vous parlions de Nathalie Pasternak, du sénateur Hervé Maurey de l’UDI, du loobying ukrainien au Sénat et des actions contestables des uns et des autres, vous pourrez facilement visiter les FB de Guillemain pour voir qu’il déploie avec son association une très grande activité autour du cas de la pilote et navigatrice d’avion Savchenko, néonazie enrôlée dans le bataillon Aydar de sinistre mémoire pour les massacres commis (et dénoncés par Amnesty International) dans le Donbass. Elle se trouve en prison en Russie après avoir participé à l’assassinat de deux journalistes russes présents sur le terrain dans l’été 2014. Vous découvrirez les pages de l’association ou du jeune Guillemain où se trouvent étalés les appels non équivoque en sa faveur, jusqu’à l’annonce de la participation à une session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour faire pression et demander sa libération par la Russie (15 avril 2015). Le FB de Guillemain, notamment par les photos, montre clairement qu’il s’est rendu en Ukraine au moins à une reprise, d’ailleurs dans la région centrale à Tcherkassy, célèbre bataille de la Seconde Guerre mondiale… entre l’Armée rouge et les troupes nazies ! La sœur de Savchenko est depuis quelques semaines, promenée en Europe, elle se trouvait en France à la rencontre d’un homme d’importance à l’ambassade d’Ukraine, un certain BHL… comme le montre les photos partagés par Guillemain.

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Il écrit lui-même le 18 avril après la fameuse réunion, que des actions seront engagées contre la Russie pour la libération de Savchenko : « une lettre à la Fédération de Russie, une résolution d’urgence du Parlement européen, des initiatives militantes et des déclarations publiques, un débat à l’APCE (session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 20 avril dernier), l’échange de prisonniers politiques entre les deux camps… ». Mais arrêtons-nous à ce dernier point qui parle bien de l’échange de prisonniers politiques… Il est évident et je vous laisse lire la prose de Quentin Guillemain sur ses réseaux sociaux, que les prisonniers politiques qui sont enfermés en Ukraine, ceux qui sont assassinés, n’auront pas les honneurs de l’association Cosmopolitan Project Foundation. Cosmopolite peut-être mais certainement pas avec les Russes et les russophones cela va de soi. Les prix des adhésions parlent aussi et montre à quel public s’adresse l’association : mettant l’adhésion étudiante à 10 euros, celle du chômeur à 20 euros puis s’égrainant jusqu’à 500 euros en posant la question d’un don supplémentaire de 10 à 100 euros ou montant libre… Dans les sphères, de telles sommes d’argent ne sont rien. Elles démontrent bien l’élitisme avéré du public recherché coupé des réalités de notre société. Pour des socialistes c’est ici le comble, demander deux fois plus d’argent à un chômeur qu’un étudiant… c’est ici la première fois que je vois une telle pratique. Il faudrait peut-être que Monsieur Guillemain et ses semblables viennent voir de près ce que c’est de vivre au chômage avec des indemnités misérables (ou pas du tout). S’il y a beaucoup d’étudiants aux revenus très modestes, il ne me semble pas qu’aucun parti ne fasse de différences dans leurs prix d’adhésion entre un demandeur d’emploi et un étudiant. https://www.helloasso.com/associations/cosmopolitan-project-foundation/adhesions/adhesion . Mais passons, Monsieur Rebsamen, socialiste et ministre du Travail stigmatisait lui-même les chômeurs il n’y a pas longtemps.

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Selon une pratique bien rôdée, les Occidentaux, les Européens, pèsent par ingérence politique dans des pays du Monde entier. C’est la raison pour laquelle la Russie en 2013 avait annoncé vouloir contrôler les ONG sur son territoire. A lire cet article, nous comprenons mieux comment, une simple association à caractère « démocratique » ou humanitaire peut s’insinuer dans les milieux politiques internationaux pour influer et orienter. Avec la Cosmopolitan Project Foundation, la France socialiste inaugure là les mêmes méthodes. Les chemins mènent toujours aux officines européennes ou américaines richement dotées et pourvues de moyens financiers. Cet argent, le nerf de la guerre, permet de financer des actions de propagande à double sens, en direction des opinions publiques locales et dans les pays visés. Elles permettent d’établir des contacts avec (dans le cas de l’Ukraine) les partisans de l’Union européenne, de tenir une ligne diplomatique parallèle et de s’opposer directement aux régimes en place ou de les soutenir contre une forme d’opposition classée comme « non démocrate ». A ce jeu, BHL est passé maître. Mais nous voyons parfaitement qu’en soutenant un régime comme celui de Porochenko, lui-même appuyé par une frange extrémiste néo-nazie, les socialistes, Guillemain et ses acolytes jouent un jeu dangereux et inconscient. Durant la collaboration environ 50 % des hommes qui trahirent la France étaient issus de la gauche (SFIO, radicaux socialistes, communistes et même anarchistes), comme l’a démontré le professeur Simon Epstein. Aurions-nous une répétition de l’histoire avec une alliance internationale de circonstance entre des hommes de gauche et des fascistes d’autres pays ?

Laurent Brayard pour Novorossia Vision

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Un défaut grec est-il possible ?

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La mondialisation

Un défaut grec est-il possible ?

Un défaut grec est-il possible ?

Points de vue

14:46 20.04.2015(mis à jour 16:41 20.04.2015) URL courte

Jacques Sapir

Dossier:

Situation économique en Grèce (34)

100464

La question d’un possible défaut de la Grèce dans les jours, voire les semaines, qui viennent est désormais régulièrement posée. Mais, elle se combine aussi avec l’étranglement financier de la Grèce mis en place par l’Union européenne et la BCE afin de faire plier Syriza.

La Grèce et les remboursements

La Grèce doit, on le sait, de l'argent au FMI, à la BCE ainsi qu'aux différents fonds d'aides (MES et FESF). Les échéanciers des remboursements jusqu'au 19 juin sont les suivants:



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graphique 1

graphique 1

 
 

On constate qu'a part de petits remboursements à la BCE, l'essentiel, du moins jusqu'au 19 juin, sera les remboursements aux FMI (2,54 milliards d'euros). Or, le Fond Monétaire International s'est montré bien plus « souple » que la BCE ou de l'Eurogroupe qui supervise les paiements à faire pour le MES et le FESF. Il n'est donc pas exclu que l'on trouve un arrangement sur ces 2,54 milliards d'Euros. Mais, un tel arrangement ne saurait être que provisoire. Après le 19 juin, la Grèce devra rembourser, entre le principal et les intérêts, environ 7 milliards d'euros aux diverses institutions européennes entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet. Le gouvernement Grec a dit, à de nombreuses reprises, qu'il ne ferait pas ces paiements car ces derniers prélèverez sur le (petit) excédent fiscal primaire qu'il réalise et qu'il souhaite affecter tant à des mesures de soutien à la population qu'a des mesures de relance de l'activité économique. L'Eurogroupe, pour l'instant, refuse cette solution et refuse même de négocier sur la dette, et cherche à imposer des réformes qui, outre qu'elles sont inutiles (1), sont refusées par le gouvernement grec. Nous sommes donc dans une impasse. Il s'en déduit qu'un défaut de la Grèce peut survenir dans les semaines qui viennent, mais surviendra de toute manière entre la fin juin et le début du mois de juillet. Sauf si, d'un côté ou de l'autre, un changement de position survient.

 

Une crise de liquidité

 

Pour chercher à faire céder la Grèce, et imposer une politique dont les électeurs grecs clairement ne veulent pas comme ils l'ont montrés lors des élections du 25 janvier, l'Eurogroupe institue un rationnement dans l'offre de liquidité à l'économie grecque. La Banque Centrale Européenne a « déconseillé » aux banques grecques d'acheter des bons du trésor, elle a exclu de fait la Grèce du mécanisme d'aide d'urgence à la liquidité (ou ELA), et relève très lentement le plafond de ses offres de liquidités. Un auteur de la revue américaine Foreign Policy, qui ne peut être considérée comme d'extrême-gauche, va jusqu'à parler des « dirty tricks » soit des « sales magouilles » de la Commission de Bruxelles vis à vis de la Grèce (2). Cette situation, couplée avec les retraits des banques grecques et les sorties de capitaux qui ont atteint un niveau très élevé en mars dernier confronte le pays avec le risque que son économie, affaiblie par les mesures d'austérité mises en place par le « protectorat » européen, ne s'effondre rapidement. Les deux problèmes deviennent liés car si la Grèce fait défaut sur ses remboursements extérieurs, la BCE ne pourra plus légalement financer les banques grecques. Le défaut provoquera la crise de liquidité.

Le problème politique

 

Cela en dit long sur le cas que font de la démocratie des principaux responsables européens, et en particulier de M. Jean-Claude Juncker (un multirécidiviste sur ce point qui avait déclaré à la suite de cette élection du 25 janvier « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (3)) ou M. Moscovici. Ajoutons que les récentes déclarations de M. Schäuble (4) vont parfaitement dans ce sens. On mesure que le mot « démocratie » n'est qu'un slogan sans contenu et vide de sens pour les dirigeants de l'Union européenne. Un hochet qu'ils agitent quand cela les arrange en politique étrangère, mais dont ils ne veulent pas entendre parler dès qu'il faudrait réellement appliquer ces mêmes principes au sein de l'UE.

 

Le gouvernement grec a construit sa stratégie sur le fait que l'Eurogroupe aurait bien plus à perdre que la Grèce à une crise. C'est entièrement exact.

Mais, là où le gouvernement grec erre, c'est qu'il pense que les décisions au niveau de l'Eurogroupe seront prises sur la base d'intérêts économiques. En fait, les gouvernements des pays de la zone Euro ont investi énormément dans la dimension politique et symbolique. L'Euro n'est pas seulement une monnaie; c'est un projet politique et symbolique, une arme de domination au profit de l'Allemagne. Et, ce projet ne peut s'accommoder d'un compromis avec la Grèce. Car, en cas de compromis, validant la stratégie de Tsipras et de Syriza, c'est toute la politique d'austérité qui volerait en éclat (avec un encouragement très fort à Podemos en Espagne et au Sinn Fein en Irlande), non seulement au grand dam de l'Allemagne (et de ces alliés) mais aussi des hommes politiques qui, dans d'autres pays, ont construit leur carrière sur ce projet (comme François Hollande).

 

C'est pourquoi un compromis est en réalité une illusion. Il n'y a pas d'alternative à l'Eurogroupe que d'écraser ou périr. Il n'y a pas d'alternative pour le gouvernement grec que d'aller à l'affrontement ou périr. La fin de juin et le début de juillet seront à cet égard les moments cruciaux dans ce conflit. Un défaut grec pourrait bien être une réalité à l'été 2015.

 


1. En particulier la « réforme » du marché du travail. Voir le World Economic Outlook d'avril 2015, publié par le FMI, et le Chapitre 3, rédigé par Patrick Blagrave, Mai Dao, Davide, Furceri (responsable du groupe), Roberto Garcia-Saltos, Sinem Kilic Celik, Annika Schnücker, Juan Ypez Albornoz, and Fan Zhang, avec l'assistance technique de Rachel Szymanski, disponible à partir du 16 avril sur www.imf.org.

2. Legrain P., « Greece Needs to Start Playing Hardball With Germany », Foreign Policy, 10 avril 2014

3. Naulot J-C., « Le défi Tsipras », Libération, 14/04/2015

4. http://www.lesechos.fr/monde/europe/02114542169-passe-darmes-entre-sapin-et-schauble-sur-la-france-1112348.php



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Des monstres psychopathes dirigent "l'Empire du Bien", le triste résultat: Ces enfants syriens ont perdu leur mère.

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La mondialisation, #L'OTAN., #Daesch, #ISIL, #le nazisme, #Le capitalisme;, #Les transnationales

Des monstres psychopathes dirigent "l'Empire du Bien", le triste résultat: Ces enfants syriens ont perdu leur mère.

Des monstres psychopathes dirigent "l'Empire du Bien". Pourquoi restons-nous sans protester? En 2003 un vaste mouvement pour la paix, aujourd'hui plus rien! Où sont passés les manifestants? Sont-ils tous convaincus que la seule façon d'aider les populations est d'envoyer des tapis de bombes pour leur apporter la paix. De plus les hordes sauvages nazis en Ukraine répandent la terreur et la mort sans une protestation des ONG droits de l'hommisme, quelle honte. Ces mêmes organisations humanitaires sont également complices de l’installation des hordes sauvages takfiris en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen pour le plus grand bonheur de... La population civile est laissée à l'abandon. Honte à Washington, honte à Bruxelles, honte à la France, honte à nous-mêmes qui n'osons protester pour exiger la justice et le respect des personnes.
Lucien Pons

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