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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Sortir du carcan ultralibéral est d'une impérieuse nécessité. Le M'PEP fait des propositions et donne des explications. Par exemple:"démondialiser" ?

10 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La République, #La France, #La nation ., #Europe supranationale, #Economie, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme

Sortir du carcan ultralibéral est d'une impérieuse nécessité. Le M'PEP fait des propositions et donne des explications. Par exemple:"démondialiser" ?

Sortir du carcan ultralibéral est d'une impérieuse nécessité. Le M'PEP fait des propositions et donne des explications. Par exemple:"démondialiser" ?

 

Bonjour.

Les seules batailles que l’on est certain de perdre sont celles que l’on ne mène pas.

 

Nous sommes tous d’accord pour constater que notre société va mal, que notre économie va mal, que le présent s’assombrit, que des nuages noirs obscurcissent notre horizon…

Lors de la seconde guerre mondiale tout semblait perdu, la chape de plomb semblait s’imposer pour « mille ans au moins », et pourtant ...

Comme à cette époque la situation économique est catastrophique.

Comme à cette époque la trahison de nos « zélites » fait des ravages.

Comme à cette époque la République est niée et dénigrée.

Comme à cette époque les collaborateurs et les traitres préfèrent la sujétion à d’autres puissances.

Comme à cette époque la France à leurs yeux n’est que ringarde et moisie.

 

Ce constat est certainement largement partagé, pourtant tout semble figé. Peut-on espérer garantir à nos enfants une vie meilleure, sinon identique à celle que nos parents nous ont laissée en héritage ? Que reste-t-il de nos espoirs ? 

 

Je déplore que nous refusions de traduire en actes politiques forts ce dégout devant la casse de notre modèle social.

Beaucoup parmi nous désespèrent de voir une sortie probable du tunnel.

Beaucoup pensent que les grands prédateurs gagnent tout le temps, que de toute façon ils  sont trop forts. Le désintérêt pour la chose publique en atteste, il est bien réel.

D’autres pensent que nous  ne sommes pas encore tombés assez bas pour espérer nous ressaisir.

 

Je ne peux être en accord avec ce constat. Le chômage monte de plus en plus. Les profits des grandes entreprises sont au plus haut. La richesse produite sert essentiellement les actionnaires apatrides.

 

Aucun avenir ne semble se dessiner pour notre jeunesse. Après les avoir éduqués et formés ils iront s’employer sous d’autres latitudes, cela s’appelle l’émigration et c’est le signal d’un déclin irréversible.

 

Nous ne voulons pas voir la vérité en face, on se berce d’illusions rassurantes.

« L’Europe sociale », « l’Europe c’est la paix », sont les avatars de cet espoir en des lendemains meilleurs.

Ce faisant on s’interdit de penser et d’examiner la cause des causes de notre déclin. C’est pourtant facile à voir. Mais nos pensées engourdies refusent de constater notre égarement.

 

La seule, l’unique cause à tout cela porte le nom d’ultralibéralisme. Ce capitalisme du désastre véhiculé par cette mondialisation mortifère nous enferme dans le carcan néoconservateur. Le consensus de Washington s’applique à nous de façon violente mais jamais formalisé. L’Union Européenne est le bras armé de cette incroyable dictature. La BCE, le FMI, l’OCDE, l’OTAN sont là pour nous accompagner vers l’abîme.

 

La solution est simple, il faut identifier notre ennemi et ceux qui le servent. Toutes ces institutions supranationales acquises au libre marché et à la concurrence non faussée doivent être abolies et remplacées. Il n’est pas question de se fermer aux autres, il s’agit de privilégier la coopération entre les peuples plutôt que la guerre de tous contre tous.

 

Il faut abattre le libre-échange et ses trois piliers fondamentaux qui sévissent dans l’Union Européenne.

Il faut supprimer la libre circulation des capitaux.

Il faut supprimer la libre circulation des marchandises.

Il faut supprimer la libre circulation des personnes (La directive Bolkestein rebaptisée directive services).

 

La montée du Front National comme possible rustine n’est qu’un leurre dangereux.

 

Le M’PEP est un parti politique qui propose des solutions adaptées. Prenons le temps de les étudier.

 

Il se propose de démondialiser.

Le texte ci-dessous explique cette démarche.

 

Bien cordialement

Lucien Pons

 

 

 

QUE VEUT DIRE « DÉMONDIALISER » ?
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 
Le 9 mars 2015.

 
Démondialiser, pour le M’PEP, correspond à l’ensemble des actions, initiatives, luttes sociales, processus électoraux visant à s’émanciper de l’ordre néolibéral mondial et de son avatar européen. C’est construire une autre configuration internationale. Celle-ci se construira progressivement, pays par pays. Pour redonner son rôle à la politique, on ne peut compter, dans l’état actuel du monde, que sur les luttes sociales et la reprise en main des États par les peuples. Il est illusoire et nocif d’espérer un hypothétique gouvernement mondial ou une quelconque « gouvernance » mondiale. L’échelle mondiale, aujourd’hui, est un no man’s land démocratique. C’est le règne des institutions multilatérales supranationales, des firmes multinationales, des médias interplanétaires à leur service. Aucun contrepoids démocratique n’existe à cet échelon, comme à celui de l’Union européenne. Prétendre vouloir prendre des mesures mondiales revient à livrer les peuples aux classes dominantes mondialisées.
 
Démondialiser, c’est :
 
(…)
 

 



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Pour imprimer le bulletin d’adhésion au M'PEP, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/IMG/pdf/bulletin_adhesion_2015.pdf


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Alstom : Qui n’entend qu’un son n’entend qu’une cloche.

10 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Economie, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Publié par Jean Lévy

 

Un tramway construit par Alstom, à Paris.

Un tramway construit par Alstom, à Paris.

COMITE VALMY

 

Alstom : Qui n’entend qu’un son

n’entend qu’une cloche

lundi 9 mars 2015,

par Comité Valmy

Description de cette image, également commentée ci-après

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
et de Daniel Fasquelle
Députés de la Nation

Le 9 Mars 2015

A/S : Alstom : 

Qui n’entend qu’un son

n’entend qu’une cloche

A la veille des auditions des principaux protagonistes de la vente d’Alstom Energie à l’américain General Electric, Daniel Fasquelle, Vice-Président de la Commission des Affaires économiques et Jacques Myard, député des Yvelines ainsi que 53 de leurs collègues dénoncent une mascarade et persistent dans leur demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet.

 

En effet, ces auditions proposées par la majorité socialiste ne seront qu’une tribune de plus pour ceux qui sont les chevilles ouvrières de cette désastreuse opération. En écartant les contradicteurs, elles ne permettront en aucun cas de lever les zones d’ombres encore trop nombreuses sur ce dossier économique et industriel majeur particulièrement suivi par les Français qui ont le droit d’être informés.

 

Quel est l’intérêt de n’écouter que ceux qui délivreront tous les mêmes messages ?

Seule une commission d’enquête permettrait d’établir pleinement la vérité sur la base notamment de l’analyse contradictoire des auditions menées au second trimestre par la Commission des Affaires économiques autour des 7 thèmes détaillés ci-dessous. L’ensemble des protagonistes seraient interrogés y compris les représentants en France de Siemens et Mitsubishi et les dirigeants d’EDF, GDF, Areva, SNCF, RATP, Thalès, Safran et DCNS.

 

Une telle commission d’enquête permettrait également d’étudier les éventuels renforcements nécessaires des législations en matière de gouvernance d’entreprise, de transparence des rémunérations des dirigeants, du régime des OPA et d’intelligence économique.

 

Mais il semble que la vérité dérange. Il est certain que les auditions prévues n’y contribueront pas. Au contraire...

 

1 - Réalité de l’offre de rachat d’Alstom par General Electric

Contrairement aux annonces répétées dans l’ensemble des medias en juin dernier, il apparaît que :

- General Electric absorbera pleinement en deux temps les activités Energie d’Alstom pour un prix relativement faible car la vente des participations financières d’Alstom dans les trois co-entreprises est prévue en 2018 après l’élection présidentielle selon un mécanisme quasi-automatique),

- Alstom ne détiendra que 20% du capital de la co-entreprise « nucléaire » et General Electric disposera de la direction opérationnelle des 3 co-entreprises,

- Les salariés d’Alstom ne disposent d’aucun engagement réel de la part de General Electric en matière de maintien de l’emploi sur les différents sites français et encore plus de création de 1000 emplois en France,

- Alstom Transport, désormais seul, ne disposera pas d’un bilan financier suffisamment solide pour faire face à un contexte concurrentiel très difficile et devra payer, et non General Electric, l’amende de 630 millions d’euros pour le contentieux juridique avec les autorités américaines sur plusieurs contrats dans l’énergie en Asie et au Moyen-Orient,

- L’Etat ne devrait pas rentrer pas au capital d’Alstom Transport à hauteur de 20%, ce qui lui aurait apporté les bénéfices d’un actionnariat de long terme qui lui fait actuellement défaut (l’AMF a notamment limité la portée de l’accord Etat-Bouygues et l’Association APPAC a attaqué devant la justice le prêt d’actions prévu dans l’accord),

2 - Liens du groupe Alstom avec la puissance publique

Si Alstom est une entreprise privée, il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une entreprise comme une autre et que légitimement la représentation nationale doit pouvoir y exercer un droit de regard :

 

- Le groupe français exerce avec son important tissu de sous-traitants français dans un secteur stratégique à savoir l’approvisionnement énergétique de notre pays, en particulier dans l’énergie nucléaire,

- Alstom a bénéficié en 2003 de l’entrée de l’Etat dans son capital lorsque sa situation financière était compliquée, ce qui lui a permis d’assurer sa pérennité et de maintenir son développement,

- Son activité reste soutenue comme dans le passé par l’aide à l’innovation de l’Etat et par de nombreuses commandes provenant des pouvoirs publics et d’entreprises publiques (EDF, GDF, SNCF, RATP...), commandes qui lui servent de références à l’international où il bénéficie d’un large soutien financier et diplomatique à l’export.

3 - Raisons stratégiques floues concernant cette vente d’Alstom Energie

Les raisons stratégiques de la vente précipitée d’Alstom Energie restent toujours aussi floues alors que la situation financière de l’entreprise était au moment de l’annonce de la vente très appréciable (carnet de commandes de 51 milliards d’euros, commandes de 20 milliards d’euros en hausse de 2% en croissance organique, résultat opérationnel et marge opérationnelle stables d’1,4 milliards d’euros et de 7%).

 

En termes de positionnement par rapport à la concurrence, le groupe français est un leader mondial dans la fourniture des équipements de centrales à charbon, de centrales nucléaires, de centrales hydroélectriques et de transmission électrique. Au-delà de la fourniture de nouveaux équipements, Alstom bénéficie d’une activité récurrente d’opérations de maintenance très rentables sur de nombreuses centrales déjà construites à travers le monde (25% de la puissance électrique mondiale). Le problème de taille critique évoqué pour justifier la vente n’apparaîtrait que dans les activités de l’éolien et des turbines à gaz. Pour les turbines à gaz, il semble même d’après les premières interrogations de la Commission européenne que ce ne serait pas le cas.

 

Cependant, la taille critique serait réelle pour l’ensemble du groupe en termes de surface financière vis-à-vis des banques, ce qui aurait pu justifier un rapprochement avec un autre grand groupe français présent dans un autre secteur industriel. Les conglomérats General Electric, Siemens et Mitsubishi en sont l’exemple concret.

 

Un troublant changement de stratégie de la part du PDG apparaît entre novembre 2013, lorsqu’il annonce un plan de long terme, fondé notamment sur la recherche d’un partenaire pour Alstom Transport, et avril 2014, où le Gouvernement, comme une partie du Conseil d’Administration et du Comité exécutif d’Alstom découvrent, via une information de l’agence américaine Bloomberg, que les activités Energie sont vendues à General Electric.

 

4 - La pression de la justice américaine concomitante avec les négociations avec General Electric

La chronologie révélée par la presse au sujet de la vaste enquête pour corruption menée par la justice américaine à l’encontre d’Alstom et de plusieurs de ses cadres laisse à ce titre interrogatif sur les vraies raisons de cette vente effectuée en secret. La pression des autorités américaines au niveau de la direction générale d’Alstom semble concomitante avec la négociation secrète avec General Electric. Dans un passé récent, 5 entreprises en difficultés avec la justice américaine pour des affaires de corruption ont été rachetées par General Electric, ce qui pourrait laisser penser à un mode opératoire déjà éprouvée.

 

Après l’amende record infligée à la BNP pour utilisation du dollar, monnaie internationale, dans des transactions avec Cuba et le Soudan pourtant légales au sens du droit européen, il convient de s’interroger sur l’utilisation de l’extraterritorialité de la loi américaine comme instrument d’une certaine guerre économique. Le rapport de la délégation parlementaire au renseignement publié en décembre dernier, présidé par le Député PS Jean-Jacques Urvoas et le Sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin, attirait déjà l’attention de l’utilisation détournée du Foreign Corrupt Act de 1977 et des sanctions économiques contre des pays comme l’Iran, Cuba, le Soudan et la Libye.

 

5 - Absence de mise en concurrence avec des offres alternatives

S’il apparaît que Bouygues qui détient 29% du capital était vendeur, il était tout à fait envisageable de mettre en place une solution française sans intervention directe de l’Etat actionnaire, notamment via les groupes DCNS, Thalès et Safran qui exercent dans des domaines semblables et qui auraient bénéficié industriellement d’un tel partenariat. Ce fut le souhait exprimé en juin - et non pris en compte par le Gouvernement – de plus de 50 députés au travers d’une tribune d’union nationale (opposition et majorité) publiée dans le Journal du Dimanche du 14 juin 2014.

 

Sur ce point, il convient de s’interroger sur le rôle de David Azéma, Directeur général de l’Agence des Participations en charge du dossier Alstom pour l’ensemble des administrations d’Etat, et qui a rejoint en septembre dernier le bureau européen de Bank of America, la banque d’affaires qui a conseillé Alstom sur la transaction.

 

S’agissant de l’offre alternative de Mitsubishi, associée à Siemens, même si elle correspondait à un achat partiel et donc insatisfaisant, il semble qu’elle n’ait pas été traitée de manière équitable par le Conseil d’administration, ce qui aurait permis à l’offre de General Electric d’être améliorée dans le plein respect des droits des actionnaires. L’aspect différenciant de la prise en charge du contentieux américain par General Electric et non par Mitsubishi-Siemens apparaît nul, Alstom Transport devant porter intégralement l’amende de 630 millions d’euros infligée par la justice américaine.

 

Au final, bien que plus de 70% de l’entreprise ait été cédée sans application du régime des OPA, mis à part Bouygues, les actionnaires d’Alstom semblent avoir été mis devant le fait accompli en devant privilégier la vente associée à une rémunération de court terme plutôt que la création de valeur sur le long terme. Le maintien d’Alstom en l’état faisait en effet courir un risque important après trois trimestres de flou pour les salariés, les clients et les sous-traitants sans compter le risque d’une amende des autorités américaines encore plus élevée.

 

6 - Evolution du cours de bourse

Il apparaît que le précédent Ministre de l’Economie avait saisi l’AMF pour des évènements de cours de bourse surprenants avant l’annonce de la vente. Par exemple, l’avertissement sur résultats financiers à l’origine d’une chute soudaine du cours de bourse fin janvier s’est avéré sans fondement lors de la publication des résultats annuels d’Alstom qui a suivi les informations de l’agence américaine Bloomberg. Ces éléments ont pu déstabiliser les actionnaires et les marchés financiers lors de ce moment crucial pour l’entreprise, et il conviendrait donc d’en effectuer un examen approfondi.

 

7 - Rémunération du PDG et des dirigeants d’Alstom

En cette période de crise économique et social, et alors que l’opération de la vente à General Electric n’apparaît pas être couplée à une création de valeur, la rémunération additionnelle du PDG (150 000 actions gratuites soit plus de 4 millions d’euros) suscite des interrogations légitimes en matière de transparence pour les sociétés cotées en bourse.

 

Liste des députés cosignataires :

Damien ABAD, Julien AUBERT, Jacques-Alain BENISTI, Sylvain BERRIOS, Véronique BESSE, Xavier BRETON, Bernard BROCHAND, Serge CORONADO, Jean-Michel COUVE, Marc-Philippe DAUBRESSE, Jean-Pierre DECOOL, Nicolas DHUICQ, Jean-Pierre DOOR, David DOUILLET, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Marie-Louise FORT, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Annie GENEVARD, Guy GEOFFROY, Alain GEST, Georges GINESTA, Daniel GIBBS, Philippe GOSSELIN, Anne GROMMERCH, Henri GUAINO, Jean-Jacques GUILLET, Michel HERBILLON, Philippe HOUILLON, Jean LASSALLE, Pierre LELLOUCHE, Céleste LETT, Lionnel LUCA, Thierry MARIANI, Franck MARLIN, Philippe MEUNIER, Yannick MOREAU, Pierre MOREL A L’HUISSIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Frédéric POISSON, Bérengère POLETTI, Frédéric REISS, Jean-Luc REITZER, Bernard REYNES, Franck RIESTER, Alain SUGUENOT, Lionel TARDY, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Michel TERROT, Guy TESSIER, Patrick VERCHERE, Philippe VITEL, Laurent WAUQUIEZ

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Comment Poutine a bloqué le pivot des États-Unis vers l’Asie. Par Mike Whitney le 9 mars 2015.

10 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #La France, #Politique étrangère

Comment Poutine a bloqué le pivot des États-Unis vers l’Asie

Par Mike Whitney le 9 mars 2015

 

«L'effondrement de l'Union soviétique a supprimé la seule limite au pouvoir de Washington qui l’empêchait d'agir unilatéralement à l'étranger... Soudain, les Etats-Unis se sont retrouvés le seul pouvoir, la seule superpuissance mondiale. Les néoconservateurs ont proclamé la fin de l'histoire.»
 
Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint du Trésor Américain

 

Proverbe russe
«Ce n’est pas la faute du miroir si votre visage est tordu.»

Le 10 Février 2007, Vladimir Poutine a prononcé un discours à la 43e Conférence sur la sécurité de Munich qui a ouvert un fossé entre Washington et Moscou, fossé qui n’a fait que s’approfondir au fil du temps. Une heure durant, le président russe a critiqué de manière cinglante la politique étrangère américaine, se livrant à un acte d’accusation en bonne et due forme des interventions américaines dans le monde entier et de leur effet dévastateur sur la sécurité du monde. Poutine n’a probablement pas réalisé l’impact qu’aurait son réquisitoire sur l’assemblée réunie à Munich, ni la réaction des éminences grises états-uniennes, pour qui ces déclarations ont représenté un tournant dans les relations américano-russes. Mais, le fait est que l’hostilité de Washington envers la Russie remonte à cet incident particulier, à ce discours dans lequel Poutine s’est engagé publiquement en faveur d’un système mondial multipolaire, rejetant par là-même les prétentions à un Nouvel ordre mondial des élites américaines. Voici ce qu’il a dit:

«Je suis convaincu que le moment est venu de réfléchir sérieusement à l’architecture de la sécurité internationale. Et nous devons rechercher un équilibre raisonnable entre les intérêts de tous les participants au dialogue international

En disant cela, Poutine a contesté le rôle de seule superpuissance mondiale et de seul responsable de la sécurité mondiale des États-Unis, une position privilégiée que Washington estime avoir méritée par sa victoire dans la guerre froide et qui autorise les États-Unis à intervenir unilatéralement lorsqu’ils le jugent opportun. Le discours de Poutine a mis fin à des années de querelles et de discussions entre les analystes des groupes de réflexion sur la question de savoir si la Russie pouvait être intégrée au système dirigé par les États-Unis ou non. Désormais, ils savaient que Poutine ne danserait jamais sur l’air de Washington.

Dans les premières années de sa présidence, on a cru que Poutine finirait par se plier aux demandes de l’Ouest et à accepter un rôle secondaire dans le système centré sur Washington. Mais ça ne s’est pas passé ainsi. Le discours de Munich a simplement mis en lumière ce que beaucoup de faucons américains et partisans de la guerre froide disaient depuis le début, à savoir que Poutine ne renoncerait pas à la souveraineté russe sans se battre. La déclaration qui contestait l’aspiration américaine à gouverner le monde n’a laissé aucun doute sur le fait que Poutine allait devenir un problème qui devait être réglé par tous les moyens nécessaires, y compris des sanctions économiques sévères, un coup d’État dirigé par le Département d’État US en Ukraine voisine, un complot pour faire s’écrouler le prix du pétrole, une attaque spéculative contre le rouble, une guerre par procuration dans le Donbass en utilisant les néo-nazis comme troupes de choc de l’Empire, et des myriades d’opérations sous fausse bannière pour ternir la réputation de Poutine tout en provoquant des divisions entre Moscou et ses principaux partenaires en affaires européens. Maintenant, le Pentagone projette d’envoyer 600 parachutistes en Ukraine sous prétexte de former la garde nationale ukrainienne, une grave escalade qui viole l’esprit de Minsk 2 et qui appelle à une réponse proportionnée du Kremlin. En un mot comme en cent, les États-Unis utilisent toutes les armes de leur arsenal pour poursuivre leur guerre contre Poutine.

L’assassinat de style mafieux du leader de l’opposition russe, Boris Nemtsov, la semaine dernière, doit être replacé dans un contexte géopolitique actuel plus large. Nous ne saurons sans doute jamais qui a commis le crime, mais nous pouvons déjà affirmer que le manque de preuves n’a pas empêché les médias ou les politiciens américains d’instrumentaliser ce drame pour faire avancer leur agenda anti-Poutine qui est de déstabiliser son gouvernement et de déclencher un changement de régime à Moscou. Poutine lui-même a suggéré que le meurtre pouvait avoir été commandité pour mettre plus de pression sur le Kremlin. Le site World Socialist Web résume ainsi ses implications politiques :

«L’assassinat du politicien de l’opposition russe Boris Nemtsov est un événement politique important, qui découle de la confrontation américano-russe et de la lutte intense qui fait rage actuellement aux plus hauts niveaux de l’État russe. L’administration Obama et la CIA jouent un rôle majeur dans l’escalade de ce conflit pour le faire évoluer dans un sens qui serve les intérêts géo-politiques et financiers internationaux de l’impérialisme américain …

»Il est tout à fait évident que l’administration Obama espère qu’une faction va émerger du sein de l’élite russe, et que, avec le soutien d’éléments de l’armée et de la police secrète, elle va fomenter une révolution de palais et se débarrasser de Poutine…

»Les États-Unis ne cherchent pas à déclencher une révolte populaire générale. (Mais) ils font tout leur possible pour convaincre une fraction de l’oligarchie et de la nouvelle classe capitaliste que leurs intérêts commerciaux et leur richesse personnelle dépendent du soutien des États-Unis. C’est pourquoi l’administration Obama se sert des sanctions économiques individuelles pour faire pression sur les oligarques ainsi que sur des segments plus larges de l’élite entrepreneuriale…

C’est dans le cadre de cette lutte de pouvoir internationale que l’on doit analyser l’assassinat de Nemtsov. Bien sûr, il est possible que sa mort soit la conséquence d’affaires privées. Mais il est plus probable qu’il a été tué pour des raisons politiques. De fait, le moment du meurtre – la veille de la manifestation anti-Poutine de l’opposition à Moscou – est une forte indication que le meurtre était un assassinat politique, et non un règlement des comptes privé.»(Assassinat à Moscou: Pourquoi Boris Nemtsov a-t-il été assassiné? David North,World Socialist Web Site)

Quelques heures après que Nemtsov avait été abattu à Moscou, les médias occidentaux sont passés à l’action en publiant des volées d’articles suggérant l’implication du Kremlin, sans la moindre preuve à l’appui de leurs dires. La campagne d’insinuations s’est renforcée à mesure que de plus en plusd’experts et de politiciens russes donnaient leur avis sur les éventuels responsables. Naturellement, aucune des personnes interrogées ne s’est écartée de la ligne officielle selon laquelle quelqu’un devait avoir effectué l’attentat sur l’ordre de Poutine. Le Washington Post a publié un article qui est un bon exemple des tactiques utilisées dans la dernière campagne de communication visant à discréditer Poutine. Selon Vladimir Gel’man, de l’Université européenne des scientifiques politiques de Saint-Pétersbourg et de l’Université de Helsinki:

«Boris Nemtsov, un des leaders de l’opposition, a été abattu à proximité du Kremlin. À mon avis, cela a toutes les caractéristiques d’un assassinat politique provoqué par une campagne agressive menée par le Kremlin contre lacinquième colonne de traîtres à la nation qui se sont opposés à l’annexion de la Crimée, à la guerre avec l’Occident sur l’Ukraine, et à la diminution croissante des libertés civiles politiques dans le pays. Nous ne saurons jamais si le Kremlin a ordonné ce meurtre, mais Nemtsov était l’un des critiques les plus efficaces non seulement du régime russe en tant que tel, mais aussi de la personne même de Poutine, et sa voix dissidente ne dérangera jamais plus Poutine et son entourage immédiat.(Qu’est-ce que l’assassinat de Boris Nemtsov signifie pour la Russie ?, Washington Post)

L’article du Washington Post est typique des articles publiés dans les médias dominants. Ils sont fertiles en insinuations et accusations mais pour les faits, on repassera. Les principes journalistiques traditionnels d’objectivité et de présentation des faits ont été abandonnés au profit de l’agenda politique de leurs propriétaires. En matière de couverture médiatique, l’assassinat de Nemtsov n’est que la dernière illustration de l’état lamentable des médias occidentaux.

L’idée que des agents de Poutine puissent détruire un candidat de l’opposition à un jet de pierre du Kremlin est pour le moins tirée par les cheveux. Comme un commentateur du blog Moon of Alabama le note:

«L’’image d’un opposant politique étendu mort sur un pont en contrebas du Kremlin n’est-elle pas un peu trop belle? Je veux dire qu’il ne manque que le poignard planté entre les omoplates avec l’inscription : Si vous le trouvez, rapportez-le s’il vous plaît à M. Poutine; je ne peux pas imaginer une meilleure manière d’impliquer le gouvernement. Et, en plus, la nuit précédant un rassemblement de l’opposition que Nemtsov espérait conduire. Pour qui nous prennent-ils?»

On ne peut bien sûr pas nier que Moscou puisse être impliqué, mais cela semble peu probable. L’explication la plus plausible est que le meurtre fait partie du projet de changement de régime et a pour but de créer de l’agitation sociale et de déstabiliser le gouvernement. Les États-Unis ont utilisé ces méthodes tant de fois auparavant dans diverses révolutions de couleur qu’il est inutile de les détailler ici. Mais il faut tout de même rappeler que les États-Unis n’ont pas de lignes rouges quand il s’agit d’atteindre leurs objectifs stratégiques. Ils feront tout ce qu’ils jugent nécessaire pour l’emporter sur Poutine.

La question est pourquoi? Pourquoi Washington est-il aussi déterminé à éliminer Poutine?

Poutine a répondu lui-même à cette question récemment lors de la Journée des travailleurs diplomatiques de Russie. Il a dit que la Russie poursuivrait une politique étrangère indépendante malgré les pressions dans ce qu’il appelle l’environnement international complexe d’aujourd’hui.

«En dépit des pressions que nous subissons, la Fédération de Russie continuera à mener une politique étrangère indépendante, dans l’intérêt supérieur de notre peuple et dans le respect de la sécurité et de la stabilité mondiales.» (Reuters)

Voilà le crime impardonnable de Poutine, C’est le même crime qu’ont commis le Venezuela, Cuba, l’Iran, la Syrie et d’innombrables autres nations qui refusent d’obéir aux directives de Washington.

Poutine a également résisté à l’encerclement de l’Otan et aux efforts états-uniens pour piller les vastes ressources naturelles de la Russie. Et tout en faisant le maximum pour éviter une confrontation directe avec les Etats-Unis, Poutine n’a pas reculé sur les questions qui sont vitales pour la sécurité nationale de la Russie, au contraire, il l’a souligné à maintes reprises, non seulement la menace que pose à Moscou l’avancée de l’Otan, mais aussi les mensonges qui ont précédé son expansion vers l’est. Poutine en a aussi parlé à Munich:

«Je voudrais citer le discours du Secrétaire général de l’OTAN, M. Woerner à Bruxelles le 17 mai 1990. Il a dit à l’époque que le fait que nous soyons prêts à ne pas placer une armée de l’Otan en dehors du territoire allemand donne à l’Union soviétique une solide garantie pour sa sécurité… Où sont ces garanties?»

Où, en effet. Apparemment, ce n’étaient que des mensonges. Comme l’a dit l’analyste politique Pat Buchanan dans son article Poutine n’a-t-il pas raison sur un point?:

«Bien que l’Armée rouge se soit retirée volontairement d’Europe de l’Est et soit rentrée chez elle, et que Moscou ait compris que nous n’étendrions pas l’Otan vers l’est, nous avons saisi toutes les occasions de faire l’inverse. Non seulement nous avons fait entrer la Pologne dans l’Otan, mais aussi la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie, et la quasi-totalité des pays du Pacte de Varsovie, ce qui amenait l’Otan à la porte d’entrée de la Mère Russie. Il y a maintenant un projet en cours de réalisation pour y faire entrer l’Ukraine et la Géorgie, un pays du Caucase où est né Staline…

… »Nous semblons maintenant déterminés à rendre permanentes les bases en Asie centrale que Poutine nous avait laissés installer dans les anciennes républiques soviétiques pour libérer l’Afghanistan.

… »Par le biais de la National Endowment for Democracy, ses auxiliaires Démocrates et Républicains et leurs think-tanks exonérés d’impôt, ses fondations, et ses institutions de droits de l’homme comme Freedom House, (…) nous avons fomenté des changements de régime en Europe de l’Est, dans les anciennes républiques soviétiques, et en Russie elle-même…

Ce sont les griefs de Poutine. N’a-t-il pas un peu raison?» (Poutine n’a-t-il pas raison sur au moins un point?, Pat Buchanan, antiwar.com)

Maintenant, les États-Unis veulent déployer leur système de défense antimissile en Europe de l’Est, un système qui – selon Poutine – «va fonctionner automatiquement et faire partie intégrante de la capacité nucléaire des États-Unis. Pour la première fois dans l’Histoire, et je tiens à le souligner, il y a des portions de la capacité nucléaire des États-Unis sur le continent européen. Cela change tout simplement la configuration de la sécurité internationale dans son ensemble. (…)  Nous devons naturellement répondre à cela.»

Comment Poutine peut-il laisser faire cela? Comment peut-il laisser les États-Unis installer des armes nucléaires dans un endroit qui augmentera leur capacité de frapper les premiers, ce qui détruira l’équilibre des forces de dissuasion et mettra la Russie devant le choix d’obéir aux États-Unis ou d’être anéantie. Poutine est obligé de s’opposer à cette éventualité, tout comme il est obligé de s’opposer au principe sur lequel repose l’expansion des États-Unis, à savoir l’idée que la guerre froide a été remportée par les États-Unis, et que donc les États-Unis ont le droit de remodeler le monde en fonction de leurs propres intérêts économiques et géopolitiques. Voici encore Poutine:

«Qu’est-ce qu’un monde unipolaire? Même si on tente d’embellir ce terme, il ne s’en réfère pas moins à une situation où il y a un centre d’autorité, un centre de force, un centre de prise de décision. C’est un monde dans lequel il y a un seul maître, un seul souverain. Au bout du compte, c’est dommageable non seulement pour tous ceux qui vivent au sein de ce système, mais aussi pour le souverain lui-même, car il se détruit de l’intérieur…

»Je considère que le modèle unipolaire est non seulement inacceptable mais aussi impossible dans le monde d’aujourd’hui (…) le modèle lui-même est vicié à la base car il n’est pas et ne peut pas être le fondement moral de la civilisation moderne…» (Munich, 2007)

Quel genre d’homme parle de la sorte? Quel genre d’homme parle des fondations morales de la civilisation moderne ou invoque Franklin D. Roosevelt dans son discours?

Poutine: «La sécurité de l’un d’entre nous est la sécurité de tous. Comme l’a dit Franklin D. Roosevelt pendant les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale : Quand la paix a été rompue quelque part, la paix de tous les pays est partout en danger. Ces mots restent d’actualité aujourd’hui.»

J’exhorte chacun à regarder au moins les dix premières minutes du discours de Poutine et à décider par lui-même si la description (et la diabolisation) de Poutine dans les médias est juste ou non. En faisant particulièrement attention à la sixième minute où Poutine dit ceci:

«Nous assistons au mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Et les normes juridiques indépendantes se rapprochent, en fait, de plus en plus du système juridique d’un État. Cet État c’est, bien sûr, les États-Unis, qui débordent de leurs frontières nationales dans tous les domaines. Cela se voit dans les politiques économiques, politiques, culturelles et éducatives qu’ils imposent aux autres nations. Eh bien, qui aime cela? Qui est satisfait de cette situation?» (Discours légendaire de Vladimir Poutine à la Conférence sur la sécurité de Munich)

Pendant que Poutine parle, la caméra panoramique s’attarde sur John McCain et Joe Lieberman qui sont assis au premier rang, le visage figé, bouillonnant de rage à chaque mot prononcé par le président russe. Si on regarde d’assez près, on peut voir la vapeur sortir de l’oreille de McCain.

Voilà pourquoi Washington veut un changement de régime à Moscou. C’est parce que Poutine refuse de se laisser mener par le bout du nez par les États-Unis. C’est parce qu’il veut un monde régi par des lois internationales appliquées de manière impartiale par les Nations Unies. C’est parce qu’il rejette un ordre mondial unipolaire où une nation dit à tout le monde ce qu’il doit faire et où la guerre devient le moyen préféré des puissants d’imposer leur volonté aux plus faibles.

Poutine: «Aujourd’hui, nous assistons à une hyper-utilisation, une utilisation presque sans limites de la force, qui plonge le monde dans un abîme de conflits permanents. (…) Les États-Unis outrepassent leurs frontières nationales dans tous les domaines (…) Et bien sûr, c’est extrêmement dangereux. Il en résulte que plus personne ne se sent en sécurité. Je tiens à le souligner – personne ne se sent plus en sécurité.» Vladimir Poutine, Munich 2007.

Poutine n’est pas parfait. Il a ses défauts et ses manquements comme tout le monde. Mais il semble être une personne honnête qui a permis le rétablissement rapide de l’économie de la Russie, qui avait été pillée par des agents des États-Unis suite à la dissolution de l’Union soviétique. Il a élevé le niveau de vie, augmenté les pensions, réduit la pauvreté et amélioré l’éducation et les soins, ce qui explique le taux de satisfaction du public, qui plafonne actuellement à un impressionnant 86 %. Mais ce qui suscite le plus l’admiration chez Poutine, c’est qu’il ose s’opposer aux États-Unis et bloquer leur stratégie de pivoter vers l’Asie. La guerre par procuration qu’il mène en Ukraine a pour but de contrecarrer le plan de Washington de briser la Fédération de Russie, d’encercler la Chine, de contrôler le flux des ressources de l’Asie vers l’Europe et de gouverner le monde. Vladimir Poutine est le fer de lance de cette lutte et c’est pourquoi il a gagné le respect et l’admiration de beaucoup de gens dans le monde.

Quant à la démocratie, laissons encore la parole à Poutine:

«Suis-je un pur démocrate? (Rires.) Bien sûr que oui. Absolument. Le problème est que je suis le seul, le seul de mon espèce dans le monde entier. Il suffit de regarder ce qui se passe en Amérique, c’est terrible, la torture, les sans-abri, Guantánamo, les personnes détenues sans procès ni enquête. Et regardez la violence avec laquelle l’Europe traite les manifestants, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sont utilisés dans une capitale après l’autre, des manifestants sont tués dans les rues…  Je n’ai plus personne à qui parler depuis que Gandhi est mort.»

Bien dit, Vladimir.

Mike WHITNEY –  6-8 mars 2015

Article original : CounterPunch – Traduit par Dominique

Source : Saker 

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Défendre le français contre le tout-globish.

9 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La République, #La France, #La nation ., #Europe supranationale, #La mondialisation, #La finance dérégulée

Défendre le français contre le tout-globish

Gastaud, Salon, Ravat et Varnier*
Pour les auteurs de cette tribune, le français est pris en "tenaille". D'une part, expliquent-ils, "la loi Fioraso vient d’instituer l’anglais langue de l’enseignement universitaire". Ensuite, "le Parlement est invité à adopter la charte européenne des langues minoritaires et régionales". Pour eux, "ces "tirs croisés illustrent le démontage de l’Etat-nation". Il est donc temps d'"entrer en résistance linguistique".

>>> Tribune parue dans Marianne daté du 8 août


Vingt ans déjà. Vingt ans que la loi Toubon du 4 août 1994, disposant que le français est « la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics », doit nous protéger d’un flot graduel et continuel de « tout anglais », cette langue d’importation que l’on ne cesse de nous proposer, de nous imposer, de nous vendre. Vingt ans d’une lutte méconnue où, garde-fou, elle a pu matérialiser le bon sens d’une société consciente de ses fondations, mais dont chacun peut appréhender actuellement les limites.

La « langue de la République » en échec

Il y avait déjà la substitution galopante de l’anglais au français dans la pub, la chanson, le cinéma, la recherche et les enseignes commerciales – y compris dans celles où l’Etat est majoritaire (SNCF, EDF, La Poste, Orange…). Cela ne suffisait pas : nos gouvernants, eux-mêmes, actuels comme passés, s’acharnent sur la « langue de la République » (art. II de la Constitution). La loi Fioraso vient ainsi d’instituer l’anglais langue de l’enseignement universitaire, dans le sillage de la LRU de Valérie Pécresse, qui aligne nos universités sur le « modèle » néolibéral anglo-saxon. Le CSA ( chargé de réprimer l’anglicisation des médias !) « réfléchit » à un assouplissement des quotas de chanson française.

Empire atlantique monolingue

Le Parlement, lui, est invité à adopter la charte européenne des langues minoritaires et régionales, qui exige une co-officialité des langues régionales sur certains territoires, sapant par l’ethnicisation les fondements universalistes de la citoyenneté.

Une tenaille politique se resserre sur notre langue. Une stratégie linguistique émanant de l’oligarchie « française » et internationale. On sait que l’Union européenne privilégie déjà outrageusement la « langue des affaires et de l’entreprise » comme disait le baron Seillière, alors président de BusinessEurope : qu’en sera-t-il dans l’Union transatlantique ?

En réalité, ces tirs croisés illustrent le démontage de l’Etat-nation, socle du Smic, des conventions collectives, des diplômes nationaux et de la Sécu. Les plus acharnés à promouvoir la charte sont d’ailleurs les mêmes qui, dans les périphéries, rêvent d’euro-régions transfrontalières. Là, le français reculerait, bien plus face à l’anglais qu’en faveur des terroirs ; la loi du profit s’imposerait plus aisément encore qu’elle ne le fait aujourd’hui, où la langue commune, premier service public de France, fédère les résistances ; bref, l’euro-balkanisation du pays et de son substrat linguistique, qui permettrait d’abolir les conquêtes du Conseil national de la Résistance (CNR) au profit d’un empire Atlantique monolingue, est l’arme des puissances d’argent pour diviser et… régner. S’ensuivra une hiérarchisation sociale avec ses discriminations selon que l’on dissertera en english mother tongue, baragouinera globish, ou se contentera d’un français appauvri, miné d’anglicismes grossiers ?

Entrer en résistance linguistique

La nation, l’égalité des peuples et la diversité culturelle sont en danger. Et, pendant qu’un ministre déclare que le français « n’est pas menacé », le gouvernement contribue activement à son déclassement ; un colloque officiel prévu au Sénat le 13 octobre 2014 ne va-t-il pas jusqu’à demander si la loi Toubon « est en adéquation avec les évolutions actuelles » ?

Nous devons entrer en résistance linguistique. Ne laissons pas le basculement au tout-globish s’opérer en silence. Ne nous laissons pas arracher la langue, celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et du CNR, si nous voulons redevenir un peuple libre !


* Georges Gastaud et Matthieu Varnier dirigent l’association Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique), Albert Salon préside l’association Avenir de la langue française, et Régis Ravat est syndicaliste CGT à Carrefour-Nîmes.

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GRÈCE: Le discours d’ Alexis TSIPRAS au Comité Central de SYRIZA

5 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Economie

GRÈCE: Le discours d’ Alexis TSIPRAS au Comité Central de SYRIZA

Publié par Michel El Diablo

 

Camarades,
Nous sommes au début d’un long et difficile combat, unis non seulement par le programme sur lequel le peuple grec nous a accordé sa confiance, mais aussi par les principes, les valeurs fondamentales, les idées et l’histoire de la gauche, par notre volonté de servir le peuple et le pays, par nos relations franches et ouvertes avec les travailleurs, avec ceux qui créent et inventent l’avenir par notre attachement à la démocratie et à la justice sociale, par la mobilisation solidaire du peuple autour de revendications mûres, qui donnent son vrai sens au mot progrès.


Et pour qu’il n’y ait pas de confusion – je tiens à dire clairement que :
Si nous représentons le nouveau, le « sans précédent », l’espoir de changement, cela ne signifie pas pour autant que nous sommes nés de la dernière pluie. Nous avons l’ancienneté et l’expérience de notre parti, de ses combats, de sa longue histoire.


Nous avons fait nos preuves dans des périodes difficiles. Et aujourd’hui, quoi qu’il arrive, nous n’allons pas transiger avec nos principes et nos valeurs, ni reculer devant les difficultés en trahissant nos engagements.


Tous ceux qui l’espèrent seront déçus.


Et laissez­-moi vous rappeler un conseil de nos maîtres à penser l’émancipation sociale : Notre combat politique a comme point de départ des principes et des valeurs immuables mais il ne les vide pas de leur contenu par une aveugle obstination.
Nous avons toujours été, et nous le sommes encore davantage aujourd’hui, obligés de servir ces principes et valeurs, en élaborant une tactique efficace et intelligente, qui tient compte des rapports de force, des dispositions des travailleurs et du peuple, de notre marge de manoeuvre à chaque instant et à chaque détour, des impératifs de notre pays.


Ce discernement est la vertu principale dans une situation comme celle d’aujourd’hui, où SYRIZA est confronté à un défi sans précédent:
Promouvoir le changement social et politique, en assumant des responsabilités gouvernementales et non pas en force revendicative d’opposition.


Vous savez ce que cela signifie, camarades.


Cela veut dire que chaque décision, chaque évaluation de nos actes, chaque attitude, chaque position publique a des répercussions non seulement sur l’image actuelle de la gauche et sur son avenir, non seulement sur l’ensemble des mobilisations progressistes, mais aussi sur le présent et le futur de notre pays et de notre peuple.
C’est une responsabilité inédite, dans une situation entièrement nouvelle.
Et je suis certain que nous sommes capables d’assumer avec le soutien de notre peuple cette responsabilité.


Camarades,


Cela fait à peine un mois que le peuple grec a confié à SYRIZA un mandat gouvernemental.
 

Un mois qui a bousculé les codes et les vieux usages, les tabous politiques et idéologiques.
 

Et il serait souhaitable de ne pas perdre de vue le tableau d’ensemble:
Notre pays et notre gouvernement se sont trouvés au centre des préoccupations européennes et mondiales.


La Grèce a cessé depuis les premiers jours du nouveau gouvernement d’être considérée comme un paria, qui reçoit des ordres et applique des mémorandums.


Le peuple grec a le sentiment qu’il retrouve la dignité qui lui a été contestée et outragée.
L’opposition à l’austérité a été mise au centre de tous les débats.


La crise humanitaire, les personnes qui souffrent, que nous représentons dans les débats, ne sont plus considérés comme de simples chiffres sans dimension humaine.
Nous avons trouvé des alliés dans notre combat de dénonciation d’une crise auto­alimentée.


Nous avons reconquis le droit fondamental que dispose chaque peuple libre de discuter de son avenir.


De décider de son avenir.
Nous avons prononcé non pas un, mais plusieurs NON, en quelques jours, malgré les pressions qui sont devenues quelques fois épouvantables en revêtant le caractère du chantage.

 

Et après ces épreuves nous en arrivons à une première conclusion politique :
Aujourd’hui l’étendue de la liberté d’action de notre gouvernement et de notre pays s’est élargie.

 

L’affranchissement des mémorandums et des désastreuses politiques d’austérité ne sont plus uniquement l’objet d’un désir exalté tel qu’il a été exprimé par le résultat des urnes électorales.
 

Notre gouvernement en a fait un acte politique, en affirmant sa « légitimité » tant au niveau de l’opinion publique européenne qu’au niveau des institutions européennes, par sa mise en œuvre en tant que sujet de négociation et de confrontation politique.
Et les premiers pas ont été franchis dans la voie de l’affranchissement sur laquelle SYRIZA s’est engagé en assemblant notre peuple.

 

Ce n’est pas pour nous gratifier des compliments ni pour embellir la dure réalité en falsifiant la vérité que nous dressons ce constat politique.
 

Les subterfuges ne trompent pas notre peuple et sont aux antipodes de la culture de notre parti.
 

En revanche, ce constat contribue à l’éclaircissement de notre conduite actuelle et future, puisque l’amélioration de notre position et de la situation d’ensemble nous permettra de revendiquer et d’appliquer l’autre politique que nous souhaitons et nous avons promise.
Est­ce que les circonstances sont difficiles?
Oui, des grandes difficultés se dressent devant nous, car tous les jours nous livrons de nouveaux combats et les plus grands sont ceux à venir. Mais nous nous préparons en améliorant nos positions et la situation d’ensemble en vue d’atteindre nos buts.

 

Il est donc clair qu’aujourd’hui : La troïka a pris fin.

Et tant pis, si certains voient la troïka à la place de la Commission européenne ou des institutions européennes et internationales avec lesquelles nous collaborons et nous discutons bien sûr, puisque nous appartenons à la zone euro.
La troïka en tant que mécanisme de supervision et de domination extra­institutionnel, arbitraire, et sans légitimité démocratique, est formellement terminée.
Et cette mission a été accomplie par le nouveau gouvernement grec.
Il est également clair que :
Les mémorandums appartiennent au passé. Et ceci est attesté par la lecture de fond et de forme de l’accord de prêt puisqu’ils ne font pas partie du texte adopté et parce que les mesures absurdes de l’austérité ne figurent plus dans notre nouvel accord.
Ce nouvel accord obtenu après une série de négociations difficiles démontre non seulement la persévérance des dogmatiques de l’austérité mais aussi la détermination de notre gouvernement d’en finir avec leurs dogmes.
Mais je voudrais remarquer que si le comportement des anciens gouvernants qui prétendent que nous continuons dans leur voie paraît plutôt comique, entendre des discours dénonciateurs qui déforment la réalité prononcés par des représentants des forces politiques de la gauche emportés par une naïveté révolutionnaire est en revanche triste et consternant. [….]
Bien sûr, il y a et il doit y avoir des avis et des jugements différents, des discussions, des réserves, des désaccords.
Bien sûr, il y a et il y aura des attaques de la part de nos adversaires en Europe et en Grèce.
Mais nous avons le devoir envers notre peuple, envers les peuples de l’Europe qui nous regardent attentivement avec un sentiment d’espérance, envers les mouvements qui luttent pour le renversement de l’austérité, de dévoiler et de défendre la vérité.


Alors, quelles sont les vérités sur les négociations qui ont conduit à l’accord­pont ?
 

Première vérité : Nous sommes arrivés dans une zone minée. Des pièges nous ont été tendus par les forces conservatrices les plus agressives de l’Europe avec la collaboration du gouvernement Samaras pour provoquer notre naufrage avant même de gouverner.


Leur dessein était l’asphyxie financière et le renversement de notre gouvernement en faisant de la victoire de Syriza une simple parenthèse antimémorandaire.
 

Nous nous sommes trouvés coincés par des délais prémédites très courts.
 

Avec les caisses vides et les banques à court de liquidités.
 

Avec l’héritage des engagements du gouvernement précédant et les accords passés avec ses protecteurs.
 

Avec le couteau de l’asphyxie financière sous la gorge.
 

Ils avaient tout préparé pour entraîner notre naufrage, et celui du pays aussi.
Mais ils n’avaient pas prévu : 
que notre victoire serait très proche de la majorité absolue, que nous serions capables de former un gouvernement très rapidement sans avoir recours à eux, que nous aurions un soutien populaire sans précédent après les élections, une mobilisation populaire pour soutenir notre combat pour la dignité et la souveraineté d’une ampleur jamais vue depuis la période de la Résistance Nationale.

 

Ces imprévus ont annulé leurs desseins en nous donnant cette marge de liberté qui nous a permis d’éviter de tomber dans leur piège.
 

Deuxième vérité :
Nous avions prévu avant les élections les difficultés, mais l’estimation théorique des obstacles n’est pas suffisante. Il faut du temps et des moyens de gouvernance pour y faire face.
Et nous, nous avons dû réagir avant même l’ouverture du nouveau Parlement : Nous n’avions donc aucune autre arme que notre détermination à obéir à la volonté du peuple telle qu’elle a été exprimée dans les urnes.

 

Troisième vérité :
Nous avions compris à juste titre que la crainte d’une déstabilisation générale causée par l’éventualité d’un échec l’emporterait sur les projets orchestrés par les forces conservatrices en Europe.
 

Cette inquiétude a conduit les grands pays comme la France, les États­Unis, la Chine, et d’autres, dans une position plus positive et responsable par rapport à l’axe de l’austérité européenne en nous permettant de promouvoir nos arguments.
 

Cependant, nous avons dû faire face à un axe de forces politiques animé principalement par les Espagnols et les Portugais, qui pour des raisons politiques évidentes ont tenté de mener les négociations à l’échec, en prenant le risque de créer un incident au niveau international, afin d’éviter des perturbations politiques à l’intérieur de leurs pays.
 

Que pouvons-­nous donc conclure de ces vérités?
 

Il y a eu un projet qui a été fait avec la collaboration du premier ministre grec sortant qui n’a pas hésité au moment où la Grèce entamait des négociations cruciales de signer des résolutions dans le cadre du Parti Populaire Européen à l’encontre de son propre pays.
 

Ce projet visait et vise toujours à conduire le gouvernement à l’impuissance ou à la capitulation avant que celui­ci fasse la preuve de ses capacités, avant que le paradigme grec ait des répercussions sur le rapport de forces politiques dans d’autres pays, et surtout avant les élections en Espagne. C’est à dire : créer des pressions qui nous conduisent à des concessions inacceptables sous la menace de l’asphyxie financière. Provoquer la déception afin de nous priver du soutien populaire. Utiliser l’asphyxie financière pour susciter le mécontentement populaire.
 

Leur objectif était de nous obliger à participer à une formation gouvernementale d’une moralité et d’une légitimité politique douteuse à l’instar du gouvernement Papadimos.
 

Ou alors de nous renverser en mettant une fin à nos revendications politiques qui leur font tant peur.
 

Laissez-­moi, là encore, ajouter un commentaire: Ces projets qui visaient à conduire non seulement SYRIZA mais aussi la Grèce « sur le lit de Procuste » étaient fondés sur la surestimation aveugle de leur force, sur l’incompréhension des données concrètes concernant la Grèce et la force de sa gauche, sur la sous­estimation de notre détermination et de notre résilience.
 

Habitués à des échanges avec des représentants serviles de l’establishment mémorandaire, ils ont été surpris par notre NON prononcé à la première réunion de l’Eurogroupe. Et fort irrités par notre deuxième NON à la réunion suivante, ils ont lancé un ultimatum. Mais notre refus de céder au chantage de l’ultimatum a mobilisé d’autres forces politiques européennes qui sont intervenues en défendant la voie de la raison.
 

Notre peuple aussi est intervenu efficacement en manifestant et en se mobilisant. Une vague de soutien international a été suscitée d’une ampleur jamais vue depuis l’époque de la dictature.
 

Et c’est ainsi que nous sommes arrivés à un compromis qui nous a permis de retrouver notre souffle et d’éviter les pires scénarios qui auraient des conséquences désastreuses aussi bien pour la Grèce que pour l’Europe.
[….]

 

Camarades,
permettez moi de vous rappeler les objectifs principaux de cette négociation : La dissociation de l’accord de prêt des mémorandums.
 

Un accord­ pont intermédiaire qui nous offre le temps et l’espace nécessaires pour mener la négociation principale qui porte sur la dette publique et appliquer une politique de croissance en dehors du marécage de l’austérité.
 

Mais ce n’est pas seulement le piège tendu que nous avons réussi à éviter. Nous avons obtenu la fin formelle et matérielle du mémorandum.
 

Les exigences [de la troïka] dictées par courrier électronique à [l’ ancien ministre des finances] Hardouvelis ont disparues de la table des négociations. – Et vous vous rappelez du caractère et la dureté de ces mesures!
Nous avons obtenu la fin de la troïka.

 

A partir de maintenant, nous ne traiterons plus nos affaires avec des employés, mais avec la Commission et les institutions qui par leur caractère proprement politique sont obligées dans le cadre de leurs fonctions et de leurs entretiens d’adopter des critères qui ne sont pas exclusivement technocratiques mais aussi politiques.
 

Nous avons obtenu la fin des excédents irréalistes et inatteignables qui sont le synonyme et la base de l’austérité et nous avons pu protéger les banques.

Ainsi, les banques sont restées ouvertes et la sécurité du système financier dans son ensemble a été préservée.
 

Camarades,
Nous n’avons pas d’illusions. D’ailleurs, nous n’avons le droit d’en avoir.
«Nul répit, pas d’interruption, pas de trêve».

 

Nous n’en sommes qu’au commencement.
 

Nous avons franchi le premier pas, mais plein d’autres questions nous attendent:
 

Augmenter les revenus des fonds publics.
 

Remettre debout une société ravagée par cinq années de sévices.
 

Surmonter les pressions et les chantages qui seront encore exercés sur notre gouvernement.
 

Nous sommes conscients de nos responsabilités et notre combat sera long et constant.
Mais je suis optimiste et je crois que nous pouvons surmonter tous les obstacles en profitant du « souffle » que nous avons obtenu pour matérialiser rapidement nos engagements prioritaires.

 

En coordonnant toutes nos forces, avec le soutien du peuple, avec l’énergie de notre volonté et de notre travail assidu, nous pourrons transformer l’accord de prêt en tête de pont vers le grand changement.
 

Vous savez que nombreux sont ceux qui ont misé sur un troisième mémorandum avant fin Juin.
 

Ils seront démentis une fois de plus.
Les mémorandums sous n’importe quelle forme possible ont pris fin le 25 Janvier.

 

Ce que nous cherchons – et ce à quoi nous nous préparons en employant toutes nos capacités – est d’arriver avec nos partenaires à un accord mutuellement acceptable qui permet de dégager définitivement notre pays d’une tutelle aussi étouffante qu’humiliante.
 

Un accord qui rendra socialement durables nos engagements financiers en nous permettant de renouer avec la croissance, la normalité et la cohésion sociale.
Nous entrons maintenant à une période de travail constructif.

 

Hier, j’ai annoncé au Conseil des ministres le dépôt des premiers projets de loi pour inverser la situation actuelle.
 

Le premier projet concerne les mesures qui seront prises pour remédier à la crise humanitaire.
 

Le deuxième concerne le règlement des dettes échues envers l’État et les fonds publics.
 

Le troisième concerne la protection de la résidence principale et sera déposé dès la semaine prochaine, afin de mettre un terme à l’angoisse de centaines de milliers de nos concitoyens, des travailleurs et des retraités qui risquent de perdre leur maison.
 

La semaine prochaine également, le jeudi 5 Mars, nous déposerons le projet de loi pour la réouverture de ERT [radio télévision publique].
 

En même temps, nous déposerons une proposition concernant la création d’une commission d’enquête, afin d’examiner les raisons et les circonstances exactes qui ont conduit notre peuple dans cette mésaventure.
 

Voilà les premières interventions parlementaires et législatives de notre gouvernement de salut social.
Et nos réformes législatives vont se poursuivre jusqu’à l’éradication complète des problèmes de l’opacité de la vie publique, de la corruption et des conflits d’intérêts.
Toutefois, l’œuvre gouvernementale ne peut pas se limiter à l’œuvre législative.
Dès la semaine prochaine nous commençons un marathon de réformes afin de rationaliser
l’administration publique et faciliter la vie des citoyens.
Ces premières mesures illustrent déjà les principes de l’orientation générale de nos réformes.
Mais je voudrais aussi parler d’une autre mesure phare qui manifeste de façon exemplaire le passage à la période postmémorandaire : Nous avons décidé de révoquer le permis de recherches et d’exploitation de l’usine de Skouries afin de défendre, de la manière la plus efficace possible, deux grandes priorités de notre gouvernement: l’environnement et l’intérêt public.
Et notre réponse aux réactions suscitées par notre décision est simple et sans équivoque:
Si le peuple nous a accordé sa confiance, c’est parce que pour nous, les employés, le
développement productif progressif, l’environnement et l’intérêt public, sont au­dessus des intérêts commerciaux, aussi grands qu’ils soient et aussi importants qu’ils soient leurs réseaux d’influence.
Camarades
Face au changement de circonstances que faire?
Notre œuvre gouvernementale sera déterminante pour l’avenir de notre pays.
Mais le rôle de notre parti est aussi essentiel.[….] Nous avons besoin d’un parti qui surveille et critique notre action tout en faisant preuve de responsabilité, d’un esprit méthodique qui juge en tenant compte de tous les paramètres. […]
Esprit d’équipe, bon sens, adaptabilité, engagement, résistance, pensée critique sont les qualités qui vont nous permettre de marquer l’idée du progrès dans la conscience collective, dans l’histoire de notre société et de notre pays.
Et cela mérite des efforts et des sacrifices !

syriza.gr

Traduction:Vassiliki Papadaki

 

SOURCE:

 

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Business à l'américaine: "faire de l'argent" en Russie aux dépens de l'Europe

5 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La mondialisation

Business à l'américaine: "faire de l'argent" en Russie aux dépens de l'Europe

Business à l'américaine: "faire de l'argent" en Russie aux dépens de l'Europe

Selon le parlementaire russe Alexeï Pouchkov, les Etats-Unis dissuadent l'Europe de coopérer avec Moscou tout en augmentant leurs échanges commerciaux avec la Russie.

 

Les Américains "font de l'argent" en élargissant leurs échanges commerciaux avec la Russie, mais dissuadent l'Europe d'avoir des relations économiques avec Moscou, a déclaré mercredi à Moscou Alexeï Pouchkov, président du comité parlementaire russe pour les affaires étrangères.

"Les échanges entre les Etats-Unis et la Russie ont progressé de 7% en 2014. Ils exercent des pressions sur l'UE et font dans le même temps de l'argent", a indiqué M.Pouchkov sur Twitter.

 

La porte-parole du Département d'Etat américain Marie Harf a appelé lundi l'UE à renoncer à la coopération économique avec la Russie jusqu'au règlement du conflit en Ukraine. Elle a fait cette déclaration suite à plusieurs ententes intervenues entre la Russie et Chypre la semaine dernière.

 

Le président chypriote Nikos Anastasiadis a déclaré le 25 février dernier, lors d'une visite à Moscou, que les sanctions occidentales contre la Russie avaient porté préjudice à tous les pays membres de l'UE.


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Business à l'américaine: "faire de l'argent" en Russie aux dépens de l'Europe
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Cash Investigation : “Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois”. France 2

5 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale, #La lutte des classes

EXCELLENT, un vrai moment de journaliste en prime time, c’est assez rare pour le saluer…

Mais n’ayez crainte, c’est bien parce que c’est très rare que ça peut exister – généralement pas pour très longtemps.

Vous pouvez visionner le reportage complet ICI

C’est la crise pour tout le monde, sauf pour les actionnaires ! Les 56 milliards d’euros de dividendes distribués en 2104 par les entreprises du CAC 40 font de la France l’un des pays les plus généreux en la matière. C’est une partie non négligeable des plus de mille milliards de dollars de rémunérations des actionnaires dans le monde… Pour réaliser de telles performances, les grandes entreprises françaises ont notamment recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables.

Certains des fleurons économiques français sont prêts à tout pour dégager toujours plus de cash au profit de leurs actionnaires. De Hénin-Beaumont à Toronto, en passant par Londres et Boston, l’argent du capitalisme financier passe d’un continent à l’autre d’un simple clic. Derrière les cours de Bourse sur les écrans d’ordinateur et la froideur des bilans de fin d’année, se cache souvent un drame fait de licenciements, de pressions sur les salariés et parfois même de la mort d’un employé poussé au suicide par des objectifs impossibles à atteindre.

La course aux dividendes

Pendant un an, Édouard Perrin et les équipes de Cash Investigation ont suivi les circuits très opaques empruntés par les investisseurs mondiaux, toujours à l’affût de la bonne affaire, de la rentabilisation maximale. Et l’on voit comment une décision d’un fonds de pension à l’autre bout de la planète détruit de l’emploi en France. Comme à son habitude, Élise Lucet surgit là où ceux qui ne veulent pas répondre au téléphone ou recevoir les journalistes ne l’attendent pas…

Pourquoi Sanofi, 2e entreprise du CAC 40 enchaîne les fermetures d’usines et de laboratoires, alors qu’elle engrange les bénéfices… et paie son dirigeant 508 fois le smic par an ? Comment le patron des patrons, Pierre Gattaz, justifie-t-il la course aux dividendes ? À questions gênantes, réponses embarrassées ou péremptoires… Cash Investigation révèle notamment les indemnités de départ de Chris Viehbacher, l’ex-patron du groupe pharmaceutique. Elles se sont élevées à 5 millions d’euros, alors que l’entreprise a supprimé 4 000 postes en France sous sa direction.

Juste pour “siphonner” le cash

Plaire au marché, séduire les actionnaires. C’est le travail de Goldman Sachs, KKR ou Bain Capital, de très puissants fonds d’investissement américains. L’enquête montre très clairement comment certains de ces fonds s’abattent sur des entreprises, juste pour “siphonner” leur cash ou les “rationaliser”, soit fermer des sites, pour les revendre ensuite à prix d’or.

Cash Investigation a également suivi jusqu’aux États-Unis les ex-salariés de Samsonite de Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais), laissés sur le carreau après justement une opération de… “rationalisation”. Ils se battent aujourd’hui avec leur avocat pour faire reconnaître leurs droits. Et quand des enseignantes de l’Ontario à la retraite découvrent ce que leur fonds de pension a fait avec leur argent, leur émotion est sincère. Elles incarnent alors l’actionnaire anonyme au nom de qui ces dégâts humains ont été commis…

Source : France 2, le 3 mars 2015

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Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #Le fascisme

Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

 

L'idéologie de la troïka - baisse des salaires et licenciements faciles vont vaincre le chômage ; l'austérité apporte la croissance - permet de faire privatiser le patrimoine public des États.

Les voyous du FMI ont modifié en catimini leur règlement interne, l'UE a contourné les règles du traité de Maastricht, dans le but de renflouer la Grèce en la sachant insolvable, et de favoriser les banques françaises (soutenues par DSK) et allemandes (dans les petits papiers de Merkel), qui ont ainsi reçu 20 milliards et 17 milliards d'euros.
On a sacrifié la Grèce sur l'autel de la stabilité du marché mondial.
En 4 ans l’État grec a réduit ses dépenses d'un tiers.
Si l'austérité a marché en Allemagne en 1990-1991, c'est à cause des exportations vers des pays au boum économique financé par la dette, comme l'Espagne. Mais les autres États ne bénéficient pas du même contexte.
L'austérité a ainsi provoqué une récession.
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L'austérité tue
4.500 suicides ont eu lieu en Grèce.
Les dépenses de santé y ont été plafonnées à 6% du PIB, contre 8% dans le reste de l'UE et 10% en Allemagne.
Dans le pays d'Hippocrate, 3 millions de Grecs (1/4 de la population) n'ont plus accès aux assurances maladies ni aux soins médicaux.
40% des hôpitaux ont dû fermer et la moitié des médecins du public ont été licenciés. 2.000 sur 5.000 subsistent => catastrophe humanitaire = > médecins, cliniques bénévoles et secouristes ont dû prendre le relais.
La pension d'invalidité est passée de 67 à 35% pour les malades atteints de sclérose en plaque.
Des centaines de malades meurent chaque mois.
Celui qui a de l'argent peut vivre, celui qui n'en a pas peut mourir, telle est l'idéologie de la troïka.
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En outre, la troïka a pu sévir hors du contrôle parlementaire de l'UE pendant 4 ans.
La troïka et ses mécanismes sortent complètement du cadre des institutions européennes, grâce à un accord intergouvernemental
dans la zone euro.
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La troïka a imposé des 'réformes structurelles' basées sur l'idéologie qui veut que le chômage est dû à des salaires trop élevés et à des difficultés à licencier.
La baisse des salaires est de 20% au Portugal, qui a vu la destruction des conventions collectives.
Le Smic s'élève à 485 € et le salaire moyen à 1.000 € dans ce pays.
La troïka n'a même pas écouté les chefs d'entreprise et continue à prôner la "compétitivité".
Exode. La population risque de passer de 10 à 6 millions d'habitants, soit la population moyenne du 19e siècle.
Comme en Irlande, seules les petites gens paient le prix de la crise ; pourtant la CE a traité d'"activistes politiques" les parlementaires portugais qui voulaient faire payer les plus riches.
Et les élites sont épargnées : Apple et Google ont engrangé 31 milliards d'euros de bénéfices non déclarés rien qu'en 2011.
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La troïka impose la baisse du salaire minimum, la flexibilité du marché de l'emploi, la suppression des conventions collectives et des licenciements massifs en Grèce, notamment celui des 595 femmes de ménage du ministère des finances.
Licenciements qui n'ont pas fait faire d'économies à l’État mais ont enrichi les agences d'intérim privées.
La troïka a décidé de supprimer le dialogue social, pour que le gouvernement grec décide seul de la politique salariale, ce qui va à l'encontre des règles de l'OIT.

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Le dépeçage de la France: l'Etat vend 3,96% de Safran.

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'armée française, #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

09h15 le neuf-quinze
Safran : un milliard pour l'Etat

Vous ne le savez pas pas, tout le monde s'en fiche, et ça ne fera sans doute pas plus de dix posts dans le forum, mais l'Etat vend 3,96% de Safran. Saf'ran, c'est la boîte issue de la fusion en 2005 de Snecma et de Sagem. Moteurs d'avion, trains d'aterrissage, hélicoptères, fusées, civil et militaire, du lourd de chez lourd, du fleuron français, du stratégique. Et donc, l'Etat vend. Pas tout. Il en garde parait-il assez pour rester actionnaire principal et garder le contrôle, mais il vend 3,96%. Ce qu'on appelle un bijou de famille. Rentrées escomptées : un milliard d'euros.

Et c'est une mauvaise affaire. Ce n'est pas moi qui le dis. Vous ne me croiriez pas sur parole et vous auriez raison, je ne me prétends pas expert en politique industrielle. C'est François Lenglet, de France 2. Il est colère. Colère à la Lenglet, bien sûr. Ce n'est pas lui qui va aller interpeller Macron, au milieu de la foule, avec son petit micro, comme Elise Lucet avec le patron de Sanofi dans Cash investigation. Chacun son style. Mais furieux tout de même. Habituellement, Lenglet, il est plutôt chèvre chou, thèse antithèse synthèse, il y a du bon et du mauvais partout, très 20 heures fédérateur, en somme. Pas cette fois. Pas sur Safran. Sur Safran, en gros, il trouve stupide de vendre une participation qui rapporte chaque année des dividendes à l'Etat, alors que l'Etat, en ce moment, pourrait s'endetter quasiment à coût zéro.

Mais alors, pourquoi l'Etat prend-il cette décision stupide ? Parce que Bruxelles, dit Lenglet. Il faut adresser un signal à la commission. Montrer qu'on rentre des sous, qu'on fait tout pour faire baisser le déficit. Il lui en faut, à la commission. La loi Macron au 49-3, c'est déjà fini, oublié, il faut passer à autre chose, l'Ogre réclame chaque jour sa ration. Mais Bruxelles ne sait donc pas que c'est stupide, et qu'il vaudrait mieux engranger tranquillement les dividendes de Safran ? Voilà ce que Pujadas pourrait demander à Lenglet. Mais il ne faut pas exagérer, on n'a pas tout le 20 Heures non plus. Lenglet répondrait que oui, bien sûr, Bruxelles sait, mais Bruxelles s'en fout, il faut faire baisser le déficit, point final. Comme la Troïka en Grèce : on sait que ça ne marche pas, que ça ne marchera jamais, mais on continue J'arrête là, j'ai l'impression de me répéter.

Il y a tout de même du nouveau dans l'histoire même si Lenglet, faute de temps, ne le dit pas. Le milliard que l'Etat va ainsi récupérer en vendant ces 3,96% de Safran, il pourrait l'injecter dans une "société de projet" militaire (1). Une quoi ? Une société de projet. Voilà la nouveauté (ça date de la loi Macron). Ca vient de sortir, j'ai dû relire dix fois avant de comprendre, et je ne suis pas sûr d'avoir compris. Donc, c'est la dernière idée géniale de Hollande et Le Drian, pour maintenir à niveau le budget de la Défense. Parce que c'est bien joli, de pourchasser l'égorgeur au Mali, en Libye, en Syrie, au Nigeria, où on voudra, mais ça coûte. Où trouver l'argent ? Dans les "sociétés de projet", donc. Je résume ce que j'ai compris. Avec les milliards retirés de la vente des bijoux de famille, l'Etat crée une société, dont le capital sera largement ouvert au privé (si le privé veut bien venir) (2). Cette société achète des avions militaires ou des frégates. Et elle les reloue immédiatement à l'Armée, qui paie donc des mensualités de location. Ainsi, l'Armée ne sera plus propriétaire de ces avions, de ces frégates. Elle en sera seulement locataire. Car un avion ou une frégate, c'est comme une voiture : dans l'immédiat, moins cher à la location qu'à l'achat. Sauf si on en a besoin à temps plein, pendant dix ans. Si je poursuis le parallèle, le calcul repose donc sur l'hypothèse suivante : la traque aux égorgeurs islamistes sera de courte durée, ou intermittente. C'est une hypothèse. Hasardeuse. A l'arrivée, après dix ou vingt ans, l'Armée fera les comptes, et on se dira qu'on aurait mieux fait d'acheter. Mais c'est dans dix ou vingt ans.

C'est bancal ? C'est un calcul à court terme ? Ca risque d'être retoqué par le Conseil constitutionnel ? Sans doute. Même Bercy le redoute. (3)En tout cas, dans l'immédiat, c'est incompréhensible. Mais le déficit. Mais les 3%. Mais Bruxelles. Une dernière chose. Ce petits tours de passe-passe budgétaires, quels politiques en parlent ? Aucun. Ah si. Une réaction . "Le gouvernement poursuit sa politique folle de désengagement des fleurons français, aussi incompréhensible politiquement qu'économiquement. (...) D'un point de vue économique, il est incompréhensible de se séparer d'entreprises aussi rentables, à l'image de Safran, qui versent chaque année à l'État des dividendes colossaux." Je vous laisse découvrir qui est le trouble-fête (4). Alors ? Alors rien, je dis ça comme ça.

Certains clients de courrier électronique bloquent l'accès direct aux liens. Aussi, vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent message :

(1) http://www.rfi.fr/economie/20150303-france-cede-une-partie-safran-financer-son-armee/?aef_campaign_date=2015-03-04&aef_campaign_ref=partage_aef&dlvrit=1448817&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=twitter

(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/03/20002-20141003ARTFIG00038-les-armees-francaises-vont-recourir-a-la-location.php

(3) http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2015/02/11/societes-de-projet-13768.html

(4) http://www.boursorama.com/actualites/l--tat-vend-3-96-du-capital-de-safran-le-fn-denonce-une-faute-lourde-a4c04b5b39be7c4244675e458da8543d

Daniel Schneidermann

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La trahison des socialistes au bénéfice du grand capital. HÔPITAUX: des COUPES COLOSSALES à venir dans les budgets

2 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale, #La santé, #La République, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Publié par Michel El Diablo

 

HÔPITAUX: des COUPES COLOSSALES à venir dans les budgets

Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière.

 

Le gouvernement a étayé son plan d'économies de 3 milliards d'euros pour les hôpitaux d'ici à 2017, la maîtrise de la masse salariale devant notamment rapporter à elle seule 860 millions d'euros, selon le quotidien en ligne Challenge Soir«Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière», affirme le quotidien dans un article publié vendredi soir, s'appuyant sur un «document du ministère».

Par ailleurs, «la mutualisation des achats des hôpitaux et l'obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs doivent dégager 1,2 milliard», et «les rapprochements entre hôpitaux voisins quelque 450 millions d'euros». Le développement de la chirurgie ambulatoire, qui permet une sortie de l'hôpital le jour de l'intervention, «doit générer 400 millions» d'euros et «la réduction des durées d'hospitalisations 600 millions».

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé a précisé que «les économies doivent s'entendre non pas comme une réduction des dépenses mais comme une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses». Les efforts ne vont donc pas forcément se traduire par des coupes budgétaires ou des réductions de personnels, mais par un frein à la hausse des dépenses de santé.

10 milliards d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017

Celles-ci augmentent naturellement chaque année en raison du vieillissement de la population et de l'augmentation des pathologies chroniques. Leur progression est limitée chaque année par l'Objectif national des dépenses de l'Assurance maladie (Ondam). Elle a été fixée par le gouvernement à 2,1% pour 2015. «Les efforts visent tout les secteurs d'activité, pas seulement le secteur hospitalier» a commenté le ministère, assurant que «des travaux visant l'amélioration des organisations et des pratiques sont toujours en cours».

En avril dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait présenté dans les grandes lignes son plan pour dégager 10 milliards d'euros d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017, dont 2 milliards d'euros pour l'hôpital et 1 milliard grâce au développement des soins ambulatoires. La Fédération hospitalière de France (FHF) rappelle de son côté que, dans un contexte budgétaire contraint, la masse salariale peut devenir un levier, les dépenses de personnel représentant près de 70% du budget des établissements de santé.

 

SOURCE: 

 

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