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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la mondialisation tag

Vous avez dit "conflit d'intérêts?". Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Emmanuel Macron, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #Les média, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?
Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?

Un scandale qui ne fait pas la « Une » des médias : pourquoi le financier franco-israëlien Patrick Drahi met son appareil médiatique (L'Express, L'Expansion, L'Étudiant, Libération, BFM-TV, RMC) au service d'Emmanuel Macron : un prêté pour un rendu.

Les feux médiatiques sont braqués sur Fillon sur des comportements décrits au final comme des dérapages personnels, tout au plus comme relevant des pratiques d'un certain nombre d'élus coupés du peuple et des réalités.

Qu'il faut sanctionner bien sûr, pénalement, moralement, politiquement au nom de la probité, de la transparence ...

Soit.

Mais nos grands médias dénonciateurs de ces comportements sont en même temps muets sur les aspects pourtant systémiques eux bien plus profondément, de pratiques et de connivences qui débouchent sur des situations payées cash par les travailleurs.

Aspects qui dévoilent les liens structurels et les intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes.

Un cas emblématique, celui de Macron dans le gouvernement socialiste à la tête du ministère de l'économie.

En 2014 Patrick Drahi est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR.

Arnaud Montebourg Ministre de l’Economie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par Drahi, estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne.

Dès son arrivée à Bercy le 28 octobre 2014 son successeur MACRON nouveau ministre de l’Economie et des Finances, signe lui le décret en faveur de Drahi l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom.
Et dans quelles conditions Drahi rachète-t-il SFR, sous accord de Macron?

Eh bien en utilisant la méthode crapuleuse dite LBO - voir notre article :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/sfr-drahi-le-stade-suppreme-du-capitalisme.html

dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois et en licenciant donc.

Chez SFR la saignée ça a été 5000 emplois sacrifiés sur les 15.000 existant : 1/3 des salariés jetés à la rue, sacrifiés sur l'hôtel du profit pour les prédateurs et leurs complices politiques.

Et comment le prédateur économique, par ailleurs déjà grand propriétaire de presse renvoie-t-il l'ascenseur au politique qui l'a si bien servi ?

Comment ça profite ensuite à Macron ?

Eh bien Drahi met son appareil médiatique (l'Express, L'expansion, L'étudiant, Libération, BFM-TV, RMC) qui inclue l'intervention d'instituts de sondage (Interactive) à la disposition de la promotion présidentielle du sieur Macron.

 

SOURCES :

 

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100% Econoclastes n°1, avec Béchade, Berruyer, Conesa, Delamarche et Sabatier. L'élection de Trump.

5 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique

Je vous propose aujourd’hui une nouvelle émission d’une chaîne youtube que j’espère prometteuse…

Nous comptons donc sur vous pour nous aider en la diffusant largement…

Source : Youtube, Les Econoclastes, 04-02-2017

L’arrivée du Président américain sur la scène mondiale fait l’effet d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il va y avoir de la casse !

Avec Philippe Béchade, Pierre Sabatier, Olivier Delamarche, Olivier Berruyer, Pierre Conesa et Jean-Pierre Corbel.

Source : Youtube, Les Econoclastes, 04-02-2017

 

Réponse à [Vidéo] 100% Econoclastes n°1, avec Béchade, Berruyer, Conesa, Delamarche et Sabatier

Commentaires recommandés

 Le 05 février 2017 
 
 

Il est trop tard pour qu’une génération d’esclaves européens se redresse.
La tyrannie de l’internationale financière, depuis 1914, a éliminé toutes les élites.
Il reste le plaisir de n’être pas dupe, comme nous le montre ce sympathique club des iconoclastes.
Que ce club continue à se réunir et à penser, simplement pour la gloire, nous comblera de joie.
Car la dialectique de la tyrannie financière globalitaire impose qu’au moins un groupe ne soit pas d’accord. Cela maintient l’idée que la liberté de penser survit voire qu’il existe des hérétiques contre lesquels il convient de lutter avec énergie par tous moyens…

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Les paradis fiscaux: Décryptage du système financier global avec Valérie Bugault

4 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique

TV Libertés: Décryptage du système financier global avec Valérie Bugault


valerie_bugaultAprès la pravda, Valérie Bugault a aussi eu les honneurs de l’émission Politique & éco sur TV Libertés. Si vous avez écouté son interview la semaine dernière, celle ci est dans un format plus long avec une meilleure qualité d’image et permet à Valérie Bugault de développer son analyse sur le décryptage du système financier global.

 

Je profite de cet interview pour vous encourager à lire ou relire ses analyses publiées il y a quelques mois. C’est une grille d’analyse de la finance mondialisée, clé en main. Comme toute grille, elle ne remplace pas forcément votre propre analyse mais donne un éclairage supplémentaire à l’actualité et aux décisions politiques prises en ce moment.

Hervé pour le Le Saker Francophone

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Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis. Le Saker.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Le grand banditisme, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis

A “color revolution” is under way in the United States


Saker US

Par le Saker – Le 28 janvier 2017 – Source The Saker

C’est une plaisanterie russe : « Question : pourquoi ne peut-il y avoir de révolution de couleur aux États-Unis ? Réponse : parce qu’il n’y a pas d’ambassade américaine aux États-Unis. »

C’est peut-être drôle, mais c’est faux dans les faits : je pense qu’il y a en ce moment même une tentative de révolution de couleur aux États-Unis.

Politico semble éprouver le même sentiment.  Voyez leur dernière couverture :

Lettre du monde arabe: Amérique, tu ressembles à un pays arabe en ce moment. Bienvenue au club.

Alors que je prédisais que Les États-Unis sont à la veille d’affronter la pire crise de leur histoire en octobre dernier, un mois avant les élections, je dois admettre que je suis surpris et stupéfié par l’ampleur de la lutte que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Il est clair maintenant que les néocons ont déclaré la guerre à Trump et certains, comme Paul Craig Roberts, croient que Trump leur a maintenant rendu la pareille. J’espère sincèrement qu’il a raison.

Considérons un exemple parlant.

Les agences de renseignement américaines mènent maintenant des enquêtes sur leur propre patron ! Oui, selon de récents rapports, le FBI, la CIA, l’Agence de la sécurité nationale et le département du Trésor enquêtent sur les conversations téléphoniques entre le Général Flynn et l’ambassadeur russe Serguei Kislyk. Selon Wikipedia, le Général Flynn est l’ancien

  • Directeur de l’agence de renseignement du ministère de la Défense.
  • Membre du centre de commandement opérationnel conjoint pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
  • Président de la Direction du renseignement militaire.
  • Directeur adjoint du Renseignement national.
  • Officier supérieur du renseignement au commandement des opérations spéciales conjointes.

Il est aussi le conseiller de Trump à la sécurité nationale. Autrement dit, ses compétences en matière de sécurité sont à des hauteurs stratosphériques et il deviendra bientôt le patron de tous les services de renseignement étasuniens. Et pourtant ces mêmes services de renseignement enquêtent sur lui pour ses contacts avec l’ambassadeur russe. C’est absolument extraordinaire. Même dans la vieille Union soviétique, le KGB censément tout puissant n’avait pas le droit d’enquêter sur un membre du Comité central du Parti communiste sans autorisation spéciale du Politburo (une grave erreur, à mon avis, mais peu importe). Cela signifie en gros que les 500 plus hauts membres de l’État soviétique ne pouvaient pas du tout faire l’objet d’enquêtes du KGB. En outre, la subordination du KBG au parti était telle que pour les affaires criminelles courantes, il lui était interdit d’enquêter sur un membre de la nomenklatura soviétique tout entière, environ 3 millions de personnes (une erreur encore plus grave !).

Mais dans le cas de Flynn, plusieurs agences de sécurité américaines peuvent décider d’enquêter sur un homme qui, selon toutes les normes, devrait être considéré au moins parmi les cinq responsables les plus élevés des États-Unis et qui a clairement la confiance du nouveau président. Et cela ne provoque aucun scandale, apparemment.

Dans la même logique, les agences à trois lettres devraient également enquêter sur Trump pour ses conversations téléphoniques avec Vladimir Poutine.

Si elles se mettent à y penser, elles pourraient bien le faire bientôt…

C’est totalement fou parce que c’est la preuve que la communauté américaine du renseignement est devenue une bande de voyous et prend maintenant ses ordres auprès des néocons et de leur État profond et non de la présidence, et que ces agences agissent maintenant contre les intérêts du nouveau président.

Pendant ce temps, les foules de Soros ont déjà choisi une couleur : le rose. Nous sommes maintenant témoins de la « pussyhat revolution » comme l’explique ce site. Et si vous pensez que ce n’est qu’une petite frange de féministes cinglées, vous vous trompez totalement. Pour les vraies folles féministes, l’allusion « subtile » à propos de leur « révolution du minou » est trop subtile, alors elles préfèrent rendre leur déclaration moins ambiguë, comme le montre l’image à droite.

Tout cela serait assez drôle, d’une manière un peu nauséabonde, je suppose, si les médias, le Congrès et Hollywood n’étaient pas totalement derrière ces « 100 jours de résistance à Trump », qui ont commencé par une – citation – « soirée de danse queer » devant la maison de Mike Pence.

Ce serait plutôt désopilant, n’était tout le sérieux avec lequel les médias dominants traitent ce qui serait autrement des « manifestations » assez pathétiques.

Regardez comment la tête qui parle de MCNBS rapporte béatement cet événement :

Moore dit à la minute 2:00 qu’il « célébrera le fait qu’Obama est toujours le président des États-Unis » et la journaliste prostituée lui répond : « Oui, il l’est » non pas une fois, mais deux.

De quoi parlent-ils ? Du fait qu’Obama est toujours le président !

Comment se fait-il que la Sécurité intérieure et le FBI n’enquêtent pas sur MCNBC et Moore pour rébellion et sédition ?

Jusqu’à présent, les manifestations n’ont pas été trop importantes, mais elles se sont déroulées dans diverses villes américaines et elles ont été bien couvertes par les médias :

Ne vous y trompez pas, ces manifestations ne sont pas plus spontanées que celles qui se sont déroulées en Ukraine. Quelqu’un paie pour tout cela, quelqu’un l’organise. Et ils utilisent toute leur réserve de trucs. Un exemple encore.

Rappelez-vous le joli visage de Nayirah, l’infirmière koweïtienne qui a dit au Congrès qu’elle avait été témoin de soldats irakiens arrachant les bébés des couveuses (et qui s’est révélée plus tard être la fille de Saud Al-Sabah, l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis) ? Vous souvenez-vous du joli visage de Neda, morte en direct à la télévision en Iran ? Eh bien, permettez-moi de vous présenter Bana Alabe, qui a écrit une lettre au président Trump et bien sûr les médias s’en sont emparés et aujourd’hui, elle est « le visage des enfants syriens ».

Une petite Syrienne écrit une lettre à Trump: « Vous devez faire quelque chose pour les enfants de Syrie », écrit cette petite fille célèbre pour ses tweets envoyés d’Alep.

Vous voulez une autre preuve ?

D’accord, cliquez ici et jetez un œil sur un échantillon de caricatures et de dessins humoristiques anti-Trump compilés par l’excellent Colonel Cassad. Certains sont tout à fait remarquables. Je n’en choisis que deux dans cette collection écœurante.

À gauche: « Moi, Donald John Trump, j’affirme solennellement que je suis mon propre homme. » À droite: « Un jour tout cela sera à toi, mon fils! »

Le premier accuse clairement Trump d’être dans les mains de Poutine. Le second fait de Trump l’héritier d’Adolf Hitler et suggère fortement qu’il pourrait vouloir réactiver Auschwitz. Traduit en langage clair, cela envoie un double message : Trump n’est pas le président légitime des États-Unis et il est le mal ultime.

Cela va bien au-delà du style de satire dont les précédents présidents ont toujours fait l’objet.

Mon but, en énumérant les exemples ci-dessus, est de suggérer ce qui suit : loin d’avoir accepté leur défaite, les néocons et l’État profond américain ont décidé, comme ils le font toujours, de doubler la mise et aujourd’hui ils s’embarquent dans une « révolution de couleur » de grande envergure qui ne finira qu’avec la destitution, le renversement ou la mort de Donald Trump.

L’une des caractéristiques les plus étonnantes de cette révolution de couleur contre Trump est le fait que ceux qui sont derrière ne veulent rien savoir des dommages que leur guerre inflige à l’institution qu’est le président des États-Unis et, en réalité, aux États-Unis dans leur ensemble. Ce préjudice est en effet immense et le résultat est là : le président Trump court un énorme risque d’être renversé et son seul espoir de survie est de frapper dur et vite.

L’autre élément étonnant est le vilain rôle que joue la Grande-Bretagne dans ce processus : les pires saletés contre Trump ont toujours trouvé finalement leur origine directement au Royaume-Uni. Pourquoi ? C’est simple. Vous souvenez-vous comment, au moins formellement, la CIA et la NSA n’avaient pas le droit d’espionner les citoyens américains tandis que le MI6 et le GCHQ britanniques n’avaient pas le droit d’espionner les citoyens britanniques ? Les deux côtés ont trouvé une manière aisée de s’en sortir : la CIA et la NSA espionnaient les Britanniques, le MI6 et le GCHQ espionnaient les Américains, et ils ont simplement échangé leurs données entre « partenaires » (il semble que depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama, toutes ces mesures soient devenues obsolètes et que maintenant tout le monde soit libre d’espionner qui bon lui semble, y compris leurs propres nationaux). Les néocons américains et l’État profond étasunien recourent maintenant aux services spéciaux britanniques pour produire un flot d’ordures contre Trump qu’ils rapportent ensuite comme des « renseignements » susceptibles d’être utilisés par le Congrès comme base d’une enquête. Sympathique, simple et efficace.

La conclusion est la suivante : le président Trump court l’immense danger d’être renversé et son unique espoir de survie est de frapper dur et vite.

Peut-il le faire ?

Jusqu’à présent, j’ai suggéré plusieurs fois que Trump traite les néocons américains de la même manière que Poutine avait traité les oligarques en Russie : les attraper sur des accusations d’évasion fiscale, de corruption, de conspiration, d’entrave à la justice, etc. Toutes ces bonnes choses que l’État profond pratique depuis des années. Le Pentagone et les agences à trois lettres sont probablement les institutions les plus corrompues de la planète et comme elles n’ont jamais été contestées pour leur corruption, sans parler d’être punies, elles doivent être devenues extraordinairement satisfaites d’elles-mêmes et de la manière dont elles agissent, comptant fondamentalement sur la Maison Blanche pour les sauver en cas de problème. L’arme principale de ces cercles est le grand nombre de lois sur le maintien du secret qui les protègent du regard du public et du Congrès. Mais ici, Trump peut utiliser sa carte la plus puissante : le général Flynn qui, en tant qu’ancien directeur de la DIA et actuellement conseiller à la sécurité nationale auprès du président, pourra accéder à tout. Et si ce n’est pas le cas, il peut l’imposer, si nécessaire en envoyant des forces spéciales pour garantir la « collaboration ».

Je commence cependant à penser que ça ne suffira peut-être pas. Trump a une arme encore plus puissante qu’il peut lancer contre les néocons : le 9/11.

Que Trump l’ait su avant ou non, il est maintenant conseillé par des gens comme Flynn qui doivent savoir depuis des années que le 9/11 était un boulot venu de l’intérieur. Et si le nombre effectif de gens directement impliqués dans l’opération du 9/11 elle-même est relativement petit, celui des gens qui ont placé toute leur crédibilité morale et politique dans le récit officiel sur le 9/11 est immense. Permettez-moi de le dire ainsi : alors que le 9/11 était une opération de l’État profond américain (probablement sous-traitée pour son exécution aux Israéliens), la totalité du « marais » de Washington a été depuis lors « complice après coup » en aidant à maintenir la dissimulation. Si c’est amené à la lumière, des milliers de carrières politiques vont s’effondrer et se carboniser dans le scandale.

Le 9/11 a été un crime collectif par excellence.  Quelques hommes l’ont effectivement perpétré, mais ensuite des milliers, probablement des dizaines de milliers de gens ont utilisé leur position pour assurer le camouflage et empêcher toute véritable enquête. Ils sont TOUS coupables d’entrave à la justice. En ouvrant une nouvelle enquête sur le 9/11, une enquête dirigée par le département de la Justice et PAS par le Congrès, Trump pourrait, littéralement, placer un « pistolet politique » sur la tempe de chaque politicien et le menacer de presser sur la gâchette s’il ne renonce pas immédiatement à sa tentative de le renverser. Pour cela, ce dont Trump a besoin, c’est d’un homme en qui il a confiance à 100% et loyal à 100% à la direction du FBI, un homme avec « des mains propres, une tête froide et un cœur brûlant » (pour reprendre l’expression du fondateur de la police secrète soviétique, Félix Dzerjinsky). Cet homme se retrouvera immédiatement physiquement en danger, il devra donc faire preuve d’un grand courage personnel et d’une forte détermination. Et, bien sûr, cet « homme » pourrait être une femme (un équivalent du procureur russe, Natalia Poklonskaia).

Je comprends parfaitement que le danger de ce que je suggère, utiliser « l’arme du 9/11 », sera de provoquer, évidemment, une énorme contre-attaque des néocons et de l’État profond. C’est là le nœud de l’affaire : ceux-ci sont déjà à fond dans leur tentative de destitution, de renversement ou d’assassinat de Donald Trump. Et, comme Poutine l’a dit une fois dans une interview : « Si vous savez qu’une bataille est inévitable, frappez le premier ! . »

Vous pensez que tout cela est exagéré ? Prenez en compte ce qui est en jeu.

Premièrement, à tout le moins, la présidence de Trump elle-même : les néocons et l’État profond américain ne laisseront pas Trump appliquer ses promesses de campagne et son programme. Au lieu de quoi, ils saboteront, ridiculiseront et déformeront tout ce qu’il fait, même si c’est une grande réussite.

Deuxièmement, il semble que le Congrès ait maintenant un prétexte pour ouvrir plusieurs enquêtes sur Donald Trump. Si c’est le cas, il sera facile au Congrès de faire chanter Trump et de le menacer en permanence de représailles politiques s’il ne « respecte pas le programme ».

Troisièmement, la persécution frénétique de Trump par les néocons et l’État profond affaiblit l’institution de la présidence. Par exemple, la toute dernière idée folle lancée par quelques politiciens est d’« interdire au président des États-Unis de recourir aux armes nucléaires sans l’autorisation du Congrès, excepté lorsque les États-Unis sont soumis à une attaque nucléaire ». D’un point de vue technique, c’est un non-sens, mais cela envoie le signal suivant au reste de la planète : « Nous, au Congrès, croyons qu’on ne peut pas faire confiance à notre commandant en chef en matière d’armes nucléaires. » Peu importe qu’ils fassent confiance à Hillary à propos de ces mêmes armes et peu importe que Trump n’utilise que des armes conventionnelles pour déclencher de toute façon une guerre nucléaire mondiale (par exemple par une attaque conventionnelle sur le Kremlin), ce qu’ils disent est que le président des États-Unis est un fou auquel on ne peut pas faire confiance. Comment pourrait-il ensuite s’attendre à être pris au sérieux sur quelque sujet que ce soit ?

Quatrièmement, pouvez-vous seulement imaginer ce qu’il se passera si les forces anti-Trump réussissent ? Non seulement la démocratie sera totalement et définitivement mise en pièces aux États-Unis, mais les risques de guerre, y compris nucléaire, seront incontrôlables.

Il y a beaucoup plus en jeu ici que la seule petite politique américaine.

Chaque fois que je pense à Trump et chaque fois que je regarde les informations, je reviens à la même pensée angoissée : Trump aura-t-il l’intelligence de réaliser qu’il est soumis à une attaque et aura-t-il le courage de riposter assez fort ?

Je ne sais pas.

Je place beaucoup d’espoir dans le général Flynn. J’ai confiance dans le fait qu’il comprend parfaitement le film et sait exactement ce qu’il se passe. Mais je ne suis pas sûr qu’il ait assez de pouvoir sur le reste des forces armées pour les maintenir du bon côté en cas de crise. Généralement, le militaire « classique » n’aime pas les gens du renseignement. Mon espoir est que Flynn ait des alliés fidèles dans les SOCOM (les forces spéciales) et le JSOC (Joint Special Operations Command, le commandement central des forces spéciales) puisque ce sont eux qui à la fin auront le dernier mot sur qui occupe la Maison Blanche. La bonne nouvelle ici est que contrairement aux militaires classiques, les forces spéciales et les gens du renseignement sont en général très proches et ont l’habitude de travailler ensemble (les forces militaires régulières n’aiment pas non plus les forces spéciales). Les SOCOM et le JSOC sauront aussi s’assurer que la CIA n’ait pas un comportement de voyou.

Enfin, mon plus grand espoir est que Trump recoure à la même méthode que celle utilisée par Poutine contre les élites russes : le soutien du peuple. Mais pour cette tâche, Twitter n’est tout simplement pas assez efficace. Trump doit prendre le « chemin de RT » et ouvrir sa propre chaîne de télévision.  Bien sûr, ce sera très difficile et prendra du temps, et il pourrait devoir commencer par une chaîne uniquement sur Internet, mais tant qu’il y a assez d’argent, il peut y arriver. Et, tout comme RT, il faut qu’elle soit multi-nationale, politiquement diverse (avec y compris des personnalités opposées à l’Empire qui ne soutiennent pas Trump) et qu’elle inclue des célébrités.

Une des nombreuses erreurs commises par Ianoukovitch en Ukraine est qu’il n’a pas osé utiliser les instruments légaux du pouvoir pour stopper les néo-nazis. Au niveau où il les a utilisés, ce fut un désastre (comme lorsque les flics anti-émeute ont battu les manifestants étudiants). Après avoir écouté quelques interviews de Ianoukovitch et de ses proches pendant ces heures cruciales, il semble qu’il ne se sentait tout simplement pas le droit moral de recourir à la violence pour museler la rue. Nous ne saurons jamais si c’étaient les principes moraux ou la lâcheté fondamentale qui le retenaient, mais ce qui est certain c’est qu’il a trahi son peuple et son pays lorsqu’il a refusé de défendre la vraie démocratie et a laissé la « rue » se charger de remplacer la démocratie par l’ochlocratie (la loi de la foule). Bien sûr, la véritable ochlocratie n’existe pas, toutes les foules sont toujours contrôlées par des forces en coulisses qui les déchaînent juste le temps nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Les forces qui tentent actuellement de destituer, renverser ou assassiner le président Trump sont un danger évident et actuel pour les États-Unis en tant que pays et pour la République fédérale des États-Unis. Elles sont, pour utiliser un terme russe, un type d’opposition « anti-système » qui ne veut pas accepter le résultat des élections et s’oppose, en refusant ce résultat, à l’ensemble du système politique.

Je ne suis pas citoyen des États-Unis (je le pourrais mais je refuse par principe cette citoyenneté parce que je refuse de prêter le serment d’allégeance) et la seule loyauté que je dois à ce pays est celle d’un invité : ne jamais lui nuire délibérément en quoi que ce soit et obéir à ses lois. Et pourtant, cela me révulse de voir à quel point il a été facile de retourner des millions d’Américains contre leur propre pays. J’écris beaucoup sur la russophobie sur ce blog, mais je vois aussi une « américanophobie » ou une « USophobie » profondément ancrée dans les paroles et les actes de ceux qui disent aujourd’hui que Trump n’est pas leur président. Pour eux, leur micro-identité de « progressiste » ou de « gay » ou d’« afro-américain » compte plus que les principes fondamentaux sur lesquels ce pays a été construit. Quand je vois ces foules de détracteurs de Trump, je vois une haine pure et farouche, non de l’Empire anglo-sioniste ou d’une ploutocratie déguisée en démocratie, mais une haine de ce que j’appellerais l’« Amérique simple » ou l’« Amérique de tous les jours » – les gens simples parmi lesquels je vis depuis de nombreuses années et que j’ai appris à respecter et à apprécier et dont les fans de Clinton pensent que ne sont que des « déplorables ».

Cela m’étonne de voir que les pseudo-élites étasuniennes éprouvent autant de haine, de mépris et de peur à l’égard des masses américaines que les pseudo-élites russes en éprouvent à l’égard des masses russes (l’équivalent russe des « déplorables » de Hillary serait un mot difficile à prononcer pour les anglophones, « быдло », quelque chose comme « troupeau », « lumpen » ou « populace »). Cela me surprend de voir que les mêmes personnes qui ont diabolisé Poutine pendant des années diabolisent maintenant Trump en recourant exactement aux mêmes méthodes. Et si leur propre pays doit s’effondrer dans leur lutte contre les gens ordinaires – qu’il en soit ainsi ! Ces élites auto-proclamées n’auront aucun scrupule à détruire le pays qu’elles ont parasité et exploité pour leurs propres intérêts de classe. Elles ont fait exactement la même chose à la Russie il y a exactement 100 ans, en 1917. J’espère qu’elles ne s’en tireront pas de nouveau à bon compte en 2017.

The Saker

L’article original est paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

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Présenter des candidats "insoumis" contre les sortants du PCF est stupide ! Par Gilles Questiaux.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Les média

 

Présenter des candidats "insoumis" contre les sortants du PCF est stupide !

31 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil Communiste 

Surtout maintenant (31 janvier) avec Hamon dans les pattes !

Ci contre l'affiche de Mélenchon avec son candidat suppléant aux législatives à Hénin Beaumont, en juin 2012, Hervé Poly, secrétaire fédéral du PCF du Pas de Calais.

(NB : Poly n'a soutenu Mélenchon dans le débat interne du PCF ni en 2011 ni en 2016, mais il a accepté de lui céder la circonscription d'Hénin Beaumont, où JLM a réalisé somme toute un bon résultat : 21%. Cela crée, il me semble, une dette politique)

Message de GQ destiné aux "Insoumis"

J’appartiens au PCF, où je me suis rangé dans les derniers congrès dans le courant d’opposition qui était mené pour un temps par André Gerin, et j’appartiens aussi à l’ANC, association fondée le 16 janvier 2016 par des militants communistes de diverses affiliations qui en contestent la ligne réformiste, et qui ne  soutient pas de candidat aux élections.

J’anime le blog Réveil Communiste depuis sa fondation (2007), et nous avons pris position pour la candidature Mélenchon en septembre 2016. Nous avons écrit ceci pour nous moquer gentiment de nos camarades qui trouvaient que « Mélenchon n’est pas assez bien pour [eux] » : respect-melenchon-n-est-pas-assez-bien-pour-eux.

Nous en sommes maintenant au moment décisif de la campagne présidentielle où il est possible de lancer une dynamique victorieuse … ou non. toutes les énergies sont bienvenues et nécessaires pour gagner la partie.

Or depuis peu la teneur des interventions sur les listes de sympathisants de la "France insoumise" me laisse perplexe. Certains on l'air de croire que l'élection présidentielle est déjà gagnée, et qu'il faut en profiter pour purger les rangs des militants des anciens partis, forcément suspects d’arrières-pensées et on lit des âneries sur le PCF ou sur le communisme qu’on voit d’habitude plutôt dans les manuels scolaires. Rien de grave, nous avons l’habitude.

Mais j’affirme avec force qu’il serait tout à fait idiot de leur part, il n’y a pas d'autres mots, de présenter des candidats contre les peu nombreux sortants FDG, et même contre les candidats FDG et ou PCF qui tentent de reconquérir une vingtaine de sièges perdus en 2007 ou en 2012 (comme à Malakoff, Ivry, Aubervilliers, Marseille, Montreuil, Vénissieux, Bolbec, Amiens, Montluçon, Firminy, Sète, Le Havre, Echirolles, Guingamp, Alès, Gardannes, Nontron, Denain, dans les PO, etc) .

Mélenchon a besoin des un ou deux millions de voix communistes pour atteindre le second tour. Connaissant bien le PCF, et le fort patriotisme de parti qui y règne, j'affirme qu'il ne faudra pas y compter si on cherche des poux à ses élus. Il ne sert absolument à rien en lui mettant un candidat dans les pattes de provoquer la colère et le ressentiment d’André Chassaigne, qui a de l’influence sur le « peuple communiste » et qui de toute manière si on veut voir les choses froidement ne peut pas être battu dans sa circonscription.

On met en avant la démocratie et le pouvoir de la base pour remettre en cause les positions acquises. Mais les candidats au delà du niveau local ne sont jamais désigné entièrement par la base, qui d'ailleurs reflète le sommet. On ne réinventera pas la démocratie en deux coup de cuillère à pot, en investissant des inconnus sur le dos des élus PCF. Les militants de FI sont souvent jeunes et frais, et ils ont les défauts de leurs qualités.

D'autres sont déterminés au vote Mélenchon par la passion pour le vote blanc, le droit de vote à seize ans, la révocabilité des élus, et les autres pièces du mécano constitutionnel de la « France Insoumise ». C’est leur droit. Mais moi, je ne vote pas Mélenchon pour ça mais parce qu’il peut gagner et réaliser quelques promesses simples mais importantes pour notre peuple. Et je pense que ce sera le cas de millions d’électeurs.

J'ai décidé de voter pour lui quand il a clairement mis en avant sa volonté de faire en sorte que la France quitte l'OTAN. Une telle décision serait un formidable appui à la paix. S’il a les tripes de le faire, je suis prêt à manger du quinoa tous les jours pendant cinq ans si ça lui fait plaisir !

Mais aussi parce qu’il a promis de rétablir la retraite à soixante ans, et d’abroger la loi El Khomry.

La "VIème république" qui ressemble beaucoup à la quatrième, avec son assemblée toute puissante élue à la proportionnelle, elle ne m’intéresse pas. Et j’ai comme qui dirait l’intuition que ça n’intéresse pas non plus la classe ouvrière. Or c’est aussi de cette classe que dépend la victoire !

Mélenchon gagnera s'il continue à infléchir sa campagne vers la solution des problèmes concrets des gens, comme il a commencé à le faire en s'orientant vers les classes populaires, dans son "déboulé" à Tourcoing.

Il gagnera aussi si la sorte de trève conclue avec le monde médiatique qui pour le moment l'utilise pour renforcer indirectement sa candidature favorite, Macron, ne le conduit pas à un discours consensuel sur l'Europe.

Il gagnera aussi s’il met en avant de manière iconoclaste un projet économique de réindustrialisation protectionniste, capable de faire basculer de son coté le vote populaire, et pour ça il faut que le plan B sonne crédible, parce qu’il est évidemment impossible de mener une telle politique à l’intérieur de la zone euro.

Mais il ne gagnera pas s’il apparait comme un simple produit de la culture politique épuisée de la « gauche », avec son goût des discours juridiques abstraits, ses querelles de chapelles, ses illusions idéologiques, et sa rigidité tactique.

Donc, s’il vous plait chers camarades « insoumis » mettez en sourdine votre anticommunisme complètement dépassé, qui n’a vraiment rien d’original, qui n'a pas d'objet, et qui ne vous avancera à rien. Travaillons plutôt ensemble à gagner, puisque nous le pouvons. Nous pouvons faire gagner une candidature vraiment favorable aux intérêts populaires, pour la première fois depuis très longtemps. Il ne faut pas gâcher cette belle chance.

On peut toujours discuter de la justesse des choix stratégiques du PCF, mais on ne peut pas nier qu'il a une expérience politique considérable qu'il faudra mobiliser quand la vraie bataille commencera, c'est à dire après l'élection de Jean Luc Mélenchon. Car une des raisons de sa victoire possible est que l'oligarchie ne se rend pas compte du danger qu'il représente pour sa domination. Lorsqu'elle en prendra conscience il faut s'attendre à la voir se déchaîner.

GQ, 15 janvier 2017

PS l'ironie de la situation est que Mélenchon a souvent des positions plus authentiquement communistes et plus à gauche que le PCF, notamment sur la Syrie, l'Union européenne et l'OTAN.

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Pour que la France quitte le concours de L'EUROVISION de la chanson [PÉTITION]

30 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La défense de la langue française.

Publié par El Diablo

Pour que la France quitte le concours de L'EUROVISION de la chanson [PÉTITION]

Pour que la France quitte le concours de l’Eurovision de la chanson et crée à la place un concours international de la chanson francophone.

Les signataires de la présente lettre ouverte demandent aux responsables politiques de notre pays, la fin de la participation de la France au Concours de l’Eurovision de la chanson, et demandent que parallèlement à ce retrait, soit créé un concours international de la chanson francophone mettant en lumière les langues et les cultures de toute la Francophonie.

 

Ensemble, refusons ce qu’est devenu l’Eurovision,

c’est-à-dire l’Anglovision :  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !   

Madame, Monsieur,    

LA FRANCE DOIT CESSER DE CAUTIONNER LE CONCOURS DE L’EUROVISION DE LA CHANSON, cette   machine à uniformiser la chanson, à l’appauvrir tout en officialisant l’anglo-américain comme étant la langue de l’Europe !

D’année en année, le concours de l’Eurovision étale sa propension à uniformiser le marché de la chanson et sa tendance lourde à imposer l’anglo-américain comme la langue quasi-unique de la chanson en Europe.

D’année en année, France Télévisions est devant ce dilemme : la France doit-elle chanter en français, en bilingue français-anglais ou en anglais, comme s’il était normal d’avoir un tel dilemme dans un pays censé promouvoir la Francophonie au niveau international et le plurilinguisme au niveau européen ?  

En 2016, la France a chanté en bilingue français-anglais, pour se conformer servilement à la politique du tout-anglais voulu par le grand Marché unique de la chanson, un marché que l’Eurovision, mue en Anglo-vision, promeut au profit de l’industrie du divertissement.

Si la chanson de notre représentant avait gagné, aurait-elle servi à promouvoir le français dans les pays non francophones ou aurait-elle à l’inverse, donné un nouveau signal destiné aux Francophones pour les convaincre qu’en tous domaines, la réussite commerciale passe par l’abandon du français ?  

Dans les deux cas, « défaite » ou « victoire » de notre représentant, c’est la défaite de la langue française et l’affaiblissement de la Francophonie qui sont mis en lumière !  

En réalité, ce concours n’est qu’une foire d’empoigne dont sont proscrites l’équité et la diversité culturelle. Quant à l’audimat, quand il se paie par l’allégeance à un insidieux totalitarisme culturel, il ne saurait servir d’argument à un service public censément régi par les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.  

Le service public de la télévision française, assujetti par définition à l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »), doit donc se retirer de cette « compétition » grotesque où la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » alléguée par l’UE, est bafouée de fait par l’hégémonie d’un modèle anti-culturel unique qui   fonctionne sur le mépris de la diversité culturelle et linguistique des téléspectateurs.  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !  

Refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision et proposons à France Télévisions, pour compenser ce retrait salutaire, d’organiser chaque année, en coopération avec les télévisions publiques des autres pays francophones, avec l’organisation internationale de la francophonie (OIF), avec les Alliances françaises du monde entier, un grand concours de la chanson francophone ouvert à chaque pays de la Francophonie.

Dans l'attente d'une réaction-action de votre part, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations citoyennes.  

Primo-signataires :  

- Georges Gastaud, Président du Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation linguistique (CO.U.R.R.I.E.L), - Régis Ravat, Président de l’Association FRancophonie AVenir (A.FR.AV), - Albert Salon, Président d’Avenir de la langue française (ALF) et du Forum francophone international (FFI-France), - Daniel Miroux, Président de l’Alliance Champlain (Nlle-Calédonie), - Jean-Paul PERREAULT, Président d’Impératif français (Québec), - Louis MAISONNEUVE, Président de l’Observatoire des Libertés, - Marc Favre d'Échallens, Président de Droit de Comprendre (DDC).

 

POUR SIGNER LA PÉTITION LIEN CI-DESSOUS:

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Burn-out, Ou la fin annoncée de la lutte des classes Par Zénon

29 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Burn-out


Ou la fin annoncée de la lutte des classes


Par Zénon − Janvier 2017

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Une fois n’est pas coutume : je vais aborder le sujet par un constat positif… N’en déplaise aux farouches partisans de la dépopulation volontaire, les découvertes technologiques et scientifiques de l’humanité depuis la première révolution industrielle, ainsi que les immenses étendues de terres arables non-cultivées sur le globe, pourraient permettre à plus de neuf milliards d’êtres humains de s’alimenter sans problème. Mieux : l’essor de la robotique et de l’intelligence artificielle devrait réduire la somme de travail nécessaire à la subsistance d’autant de gens à tout au plus trois, quatre heures par jour et par personne. Nous serions en mesure de consacrer tout ce temps au partage, à l’éducation de nos enfants, au voyage, à la recherche, d’apprendre continuellement tout au long de la vie et même, pourquoi pas, de nous interroger un peu davantage sur son sens.

 

Instruits de toutes les erreurs du passé, nous pourrions réfléchir aux moyens de rétablir une juste équité entre les devoirs et les droits. Nous pourrions redéfinir complètement la manière dont décider des questions publiques et du bien commun. Nous pourrions nous pencher sérieusement sur la réparation des dégâts du nucléaire et résoudre bien d’autres problèmes encore insolubles. Nous pourrions enfin viser l’épanouissement de tous au lieu du profit de quelques-uns. Mais en la situation actuelle, c’est impossible. Car comme nous le savons, le système prédateur de l’oligarchie mondialiste nous l’interdit.

Il semble même qu’au contraire, l’élite autoproclamée ait choisi l’élimination progressive de toutes ses petites mains devenues l’une après l’autre surnuméraires. Malgré les piètres tentatives des statisticiens chargés d’enfumer l’auditoire, le chômage de masse continue à se répandre et gagner de plus larges couches de la société. Dans quasiment tous les corps de métiers, le travail tel que nous le connaissions, devenu dans une large mesure inutile, est en passe de disparaître… Mais au lieu de libérer de son astreinte ceux qui jusqu’alors l’occupaient, l’emploi s’est petit à petit tourné vers un autre but. S’il se perpétue de nos jours, ce n’est plus seulement pour l’enrichissement d’une petite caste de privilégiés, mais aussi et surtout afin d’occuper tout un pan de l’espèce humaine à l’éradication des autres. Cela peut sembler brutal énoncé de la sorte, mais grattons sans nous mentir le vernis de nos fonctions respectives : nous ne pouvons que reconnaître œuvrer en l’état actuel des choses à notre autodestruction.

Commençons par ordre alphabétique (c’est une manie) avec l’agroalimentaire. En vue de produire la nourriture au rabais qu’exige la grande distribution, l’agriculture industrielle, aujourd’hui principalement d’exportation, empoisonne durablement les sols et précarise tout l’écosystème planétaire. Parallèlement, toute une armada d’ingénieurs s’adonne à la chimie amusante en cherchant quelle combinaison d’additifs peut mieux camoufler leur toxicité, tandis que fonctionnaires de France et d’Europe veillent à l’application de règles encadrant l’appauvrissement des produits de la Terre en nutriments. Tout ce petit monde s’active à généraliser les carences pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques. Quant au FMI et à ses relais gouvernementaux, ses programmes d’ajustements structurels affament les populations à l’échelle de pays entiers.

L’artisanat, jadis premier employeur de France, se trouve en phase terminale d’extinction. Ces micro-entreprises étranglées par le RSI ferment boutique par centaines chaque mois, laissant pour seuls souvenirs des rangées de rideaux fermés dans les rues. L’ébéniste avec encore des années à cotiser finira sa carrière salarié chez un des grands groupes qui l’ont coulé. Et déconseillera le plus souvent aux jeunes de s’aventurer dans la profession.

Si les instituteurs, professeurs des collèges et lycées n’en peuvent plus, ce n’est pas pour cause de salaires insuffisants, de manque d’effectifs ni de moyens matériels. S’ils craquent, c’est parce que leurs élèves les renvoient chaque jour à l’inutilité de cours et de leçons pour eux vides de sens. Parce qu’engagés le plus souvent dans le métier par vocation d’enseigner, ils se retrouvent plus ou moins consciemment à formater les jeunes et non les instruire.

Si autant de policiers se foutent en l’air chaque année, ce n’est sûrement pas par remord d’avoir malmené untel ou untel au cours d’une intervention, mais parce qu’au quotidien confronté à une violence endémique, délibérément permise et encouragée par l’autorité publique, ils réalisent fatalement que, loin de défendre la veuve et l’orphelin, leur boulot consiste essentiellement à compter les points.

La désindustrialisation et la disparition de la classe ouvrière dans les pays occidentaux ne sont pas nouvelles. En revanche, on observe désormais la mécanisation grandissante des services : robots ménagers, livraisons par drones, dématérialisation des démarches et fin des guichets administratifs, calculs de résultats prévisionnels et infographies réalisés par des algorithmes… Tout ce dont nous avions le savoir-faire se voit remplacé par des tâches de supervision, de communication, ou encore, plus confusément, de « prospective ». Dans le meilleur des cas, sans aucun intérêt pour soi ni utilité commune.

Cette déliquescence est la même partout… Aussi bien chez l’emblème du capitalisme que sont les chaînes de fast-food, où les ados employés ont pour consigne d’orienter le client vers les automates qui les supplantent, que dans les services publics, où les effectifs ne se maintiennent une raison d’être qu’à travers l’artificielle et permanente complexification des procédures. Cette inefficience programmée sert d’ailleurs à justifier la délégation des missions régaliennes au secteur privé : l’objectif étant que dans un avenir proche, il nous faille payer pour obtenir certificat de naissance ou livret de famille.

Toute la science que nous mettons à nous cacher la réalité n’y change rien : le travail est aussi condamné que ce modèle social finissant… Les cadres pressurisés par l’injonction à la performance ont autant la tête dans le guidon que le petit personnel enrôlé à l’abus des clients pour le profit à court terme, et ne peuvent s’apercevoir de l’absurdité suicidaire de continuer à faire tourner la roue du système… Combien suent sang et eau à quelque chose qu’ils ne comprennent pas ? Combien font semblant d’être utiles et s’occupent pour éviter de regarder tomber les autres ?

Beaucoup d’entre nous demeurent sincèrement convaincus de pouvoir, par leur présence et leur action, infléchir la tendance depuis l’intérieur du système… Mais le verrouillage des leviers de commande est tel que meilleure soit la volonté, et si grands ou nobles soient les efforts en ce sens, nous n’y récoltons au mieux qu’une volée de bois vert. Et que même par la contestation officielle, nous y participons malgré nous. Au point de dépendance où nous sommes rendus, il nous est devenu impossible de tirer nos marrons du feu sans concourir à ce grand sabotage.

Nous observons au quotidien toutes les conséquences, les ravages de notre suivisme et de nos réticences à nous remettre en cause… Mais nous continuons, continuons, à tourner en boucle comme des hamsters dans leur roue. Non tant par lâcheté que par inconscience, et par culpabilité judéo-chrétienne à l’idée de compter parmi les inactifs, « assistés » et autres poids morts de la société. En somme, par peur de se désolidariser de la norme et peut-être aussi de perdre nos petits niveaux de vie. Nous avons renoncé l’un après l’autre aux droits et protections durement acquis par un siècle de luttes, sous prétexte de ne pas perdre nos pitoyables indemnités journalières ou notre place dans la société. Nous avons, au prétexte d’avoir quand même des gosses à nourrir, toléré pour ce faire l’hypothèque de leur avenir. Comme des grenouilles dans la casserole, nous restons dans l’eau frémissante croyant que le printemps arrive… Nous sommes pourtant voués à mourir un jour. Jusqu’où irons-nous dans l’avilissement pour nous convaincre d’y échapper ?

In fine, l’intelligentzia globaliste entend à la fois nous faire accepter la mise au ban de tous les inadaptés à sa cause, et le contrôle total de ses derniers bons petits soldats. Tandis que nos métiers s’éteignent l’un après l’autre, faute d’être rentables au système en place, nous devenons de plus en plus nombreux à dépendre des aides sociales pour subsister. Croyez-vous qu’un tel gouffre financier puisse être le fait d’une quelconque philanthropie d’État ? Ou bien celui-ci cherche-t-il à tuer dans l’œuf toute insurrection en s’assurant que nous ne puissions plus vivre sans lui ?

Le fameux revenu universel que l’on essaye de nous vendre à différentes sauces relève du même procédé. Devant l’impossibilité d’essorer toujours davantage les contribuables, son financement supposerait soit de mettre fin à l’évasion fiscale, soit de taxer les transactions boursières ou les profits des multinationales. Ne soyons pas dupes. Si celles-ci consentent à lâcher ne seraient-ce que quelques milliards pour le projet, c’est que les tenanciers de la haute finance y ont intérêt. Et quel autre, sinon celui de réduire la main-d’œuvre obsolète à une soumission totale et définitive ? « Si c’est gratuit, c’est vous le produit. » Après deux, trois expériences dans quelques pays-laboratoires, ce revenu de base sera probablement la meilleure façon de faire accepter la disparition du cash déjà en cours, mais également la mise en circulation d’une monnaie mondiale numérique… D’abord « inconditionnel », il sera peu à peu soumis à l’acceptation de nouvelles contraintes. Puis fera l’objet d’un chantage à propos de la vaccination des enfants, de l’euthanasie forcée, du puçage, clonage, du don et marché d’organes… L’idée est de contenir à feu doux la grogne des peuples pour se donner le temps d’exterminer en douceur, sans trop que ça tache, les marées humaines oisives et dangereuses que nous sommes… Notre nombre est trop grand pour qu’ils nous éliminent d’une traite, ou qu’ils nous contraignent de force à de telles mesures. C’est pourquoi nous maintenir individualistes, indifférents à l’autre et perpétuellement divisés est la condition sine qua non à leur réussite.

Le peuple supporte pour l’instant la situation sous prozac, mais le jour approche où il n’y aura plus assez de rustines pour que la roue tourne. Alors se multiplieront les pétages de plombs, violences et immolations sur les lieux de travail… Dans le paradigme actuel, nous n’y pouvons rien. La catastrophe restera inéluctable tant que nous continuerons de croire en un changement venu d’en haut, ou bien que la situation s’arrangera d’elle-même. Nous avons en revanche tout le pouvoir et toutes les clefs en main pour nous affranchir du joug multiséculaire des maîtres du capital. Eux savent mutuellement s’entraider à nous spolier depuis la nuit des temps. Mais ils seraient incapables de se préparer une omelette si nous les laissions entre eux. Nous avons quant à nous les savoirs qui nous permettent, bien que chacun spécialisé dans sa branche, de nous organiser pour survivre par la solidarité et par la complémentarité de nos talents.

La grève du vote n’est que d’une portée symbolique, puisque les politiciens sont capables de s’auto-élire. Mais elle est une première étape nécessaire : celle de leur adresser, ainsi qu’au reste de la population, le message clair que nous refusons de cautionner les forfaits commis en notre nom.

La grève du travail n’a d’avenir et d’impact possible que tant que celui-ci conditionne la survie du système. Sur une chaîne de montage entièrement automatisée, l’ultime ouvrier promu superviseur n’a plus d’autre choix que de fermer sa gueule ou de dégager. La fin du travail telle que programmée met un terme à la lutte des classes, au sens où sa victoire est alors définitivement acquise aux possédants… Mais nous avons encore une étroite fenêtre par où sortir du piège où nous sommes pris. Celle de la désertion massive de tous les lieux d’exploitation publics ou privés, sans préavis, pour investir notre volonté et notre énergie à construire autre chose. Tant que nous sommes valides et que notre coopération leur est nécessaire, la grève est une des armes dont nous disposons pour les affaiblir. Nous devons mutualiser localement les produits de base pour pallier la perte de nos salaires. Ainsi s’est toujours organisée la résistance. Ainsi se sont vues couronnées de succès toutes nos luttes passées. La solidarité, l’amour et la reconnaissance possèdent une force incommensurable et inconnue dans leur équation. L’expérience humaine ne saurait se réduire à une variable statistique : en cela, les mécanistes aux abois ont perdu d’avance.

Il est en France pénalement répréhensible d’appeler à la grève de l’impôt, et nos élus ont de toutes façons prévenu l’occurrence par le prélèvement à la source… Mais rien n’interdit d’assumer la conséquence de celle du travail en échappant légalement à toute taxation par absence de revenu. Cela représente le sacrifice d’un confort auquel beaucoup d’entre nous étions habitués. Toutefois, il faut bien comprendre que celui-ci est de toutes façons voué à disparaître. 2017 et les suivantes marqueront la fin douloureuse de l’illusion d’une société solvable à crédit. Plus personne parmi le peuple ne peut se croire intouchable… La zone de turbulences et de chaos qui s’annonce nous impose d’organiser d’ores et déjà des réseaux de solidarité pour nous abriter de l’orage. Qu’ils soient par la même occasion le moyen de ne plus financer notre suicide collectif.

Mais de toutes, la grève de la consommation, à commencer par le boycott généralisé de tout le superflu, de tout ce qui porte la marque d’une expropriation, d’une exploitation ou d’une pollution quelle qu’elle soit, est sans doute la plus efficace manière de faire plier les empires de l’industrie et de la finance. Qu’ils comprennent une bonne fois pour toutes que sans nous, ils ne sont rien. Et même s’ils ne plient pas, même si le système se défendra bec et ongles jusqu’au bout, la grève de la consommation suppose de recouvrir une autonomie alimentaire locale, ce qui serait en soi une victoire… Par tous nos choix, jusque dans notre absence ou notre passivité, notre attitude influe sur le cours des événements. Choisissons d’investir un terrain où l’adversaire ne nous attend pas. Là encore, personne ne peut nous coller à tous un flingue sur la tempe pour nous obliger d’acheter… Le peu de libertés dont nous disposons encore doit être assumé comme les responsabilités qu’elles sont. Et utilisées en toute conscience tant qu’elles existent.

L’idée de l’entraide comme remède aux maux actuels pourra sembler utopiste à ceux qui n’ont jamais connu que le climat compétitif et délétère du salariat. Qui pourtant n’a jamais frémi devant la beauté d’un travail réalisé par et avec amour ? Qui n’a jamais senti en lui la satisfaction d’œuvrer au bien commun ? Cette chaleur et cette énergie surpassent tous les combustibles fossiles : elles sont le moteur de la perpétuation de l’espèce humaine depuis des millions d’années, et la source-même de la Vie. Nulle intelligence artificielle ne saurait s’y substituer.

Énormément d’épreuves nous attendent. Nous ne pourrons revenir du jour au lendemain à l’équilibre des forces. Mais puisque nos décideurs procèdent par étapes, allons de même progressivement, chacun selon ses possibilités, vers une solidarité seule à-même de nous éviter le funeste sort qu’ils nous réservent… Nous disposons de l’opportunité d’inverser le cours des choses. Pour nous et pour le salut des générations futures, nous devons agir non plus idéologiquement, mais de façon concrète à réaliser le désir des 99% contre celui des 1%…Certes, nous sommes encore de grands enfants, et tout nous restera à apprendre une fois redevenus maîtres de nos destins. Mais qu’est donc notre peur de la liberté comparée à cette ineffable joie d’être en vie ?… Nous avons tous été portés durant neuf mois. Nourris et pour les plus chanceux aidés à devenir ce que nous sommes. Ne valons-nous pas mieux qu’un rouage de machine ou de la chair à canons ? La route n’existe que par notre marche. Elle n’attend plus que d’être empruntée.

Zénon

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Panique générale chez les euro-atlantistes. Par Pierre Lévy.

28 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La mondialisation

Panique générale chez les euro-atlantistes

Panique générale chez les euro-atlantistes© Kai Pfaffenbach, ERIC THAYER Source: Reuters
Angela Merkel et Donald Trump
 

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy pointe ici la panique des élites mondialisées face à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et certaines analogies des deux côtés de l’Atlantique.

Effarés, affolés, traumatisés, bouleversés, tétanisés, livides… On peine à trouver un qualificatif qui rende compte de l’état d’esprit des dirigeants euro-atlantiques, et de la presse qui leur est fidèle, au moment où Donald Trump accède à la Maison Blanche.

Et que dire des quelques poignées d’«idiots utiles» (selon la formule jadis prêtée à Lénine) qui, à Berlin, Paris ou Londres, ont défilé notamment avec ce délicieux slogan : «ce n’est pas mon président»… Que dire, si ce n’est pointer une ligne de fracture fondamentale qui s’esquisse progressivement tout autant dans de nombreux pays européens qu’aux Etats-Unis, et dans bien d’autres contrées du monde : entre des couches moyennes plutôt aisées, urbaines, intellectuelles et aspirant à la mondialisation ; et une classe ouvrière qui subit mépris et atomisation depuis des décennies.

Entre les premiers qui pensent «valeurs», et les seconds «intérêt», voire survie sociale pure et simple. Entre d’un côté ceux qui se mobilisent «contre la haine» (!) ; de l’autre ceux qui se rassemblent pour l’emploi. Simplification outrancière ? Peut-être. Mais cette polarisation de classe qui émerge n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et tant mieux si les seconds y regagnent cette dignité, cette existence et ce rôle collectifs qui leur ont été déniés par les chantres de la globalisation économique mais aussi idéologique.

Si Monsieur Trump passe de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique

Pour l’heure, écoutons ces derniers. «C’est la fin du monde», a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une «alliance entre Trump et Poutine». «Donald Trump [est] décidé à détruire le projet européen», s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : «le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (…) c’est toute l’Europe qui est attaquée».

L’UE est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : «on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union européenne, ce n’est pas possible !». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se «rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique… au passé.

Cette panique générale – qu’on ne peut s’empêcher de savourer – est compréhensible. Car, dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonction, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà trembler tant Bruxelles que l’«establishment» de Washington lors de sa campagne électorale. Or, comme l’a fait remarquer Monsieur Valls, décidément inspiré, «on a oublié qu’un populiste peut vouloir mettre en œuvre son programme».

Sera-ce le cas avec le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Pour l’heure, la prudence doit rester de mise. Mais si Monsieur Trump passe, ne serait-ce que partiellement, de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique.

Car qu’a dit le milliardaire dans l’entretien publié par les quotidien allemand Bild et anglais The Times ? Que le Royaume-Uni a été «intelligent» de quitter l’UE ; que cette dernière n’était que le «véhicule de la puissance allemande» ; qu’il comptait bien que d’autres Etats imitent le Brexit ; qu’il se réjouissait de préparer un accord commercial séparé avec Londres ; que le libre-échange mondial (donc notamment le TTIP) était désormais caduc ; que l’industrie automobile allemande pourrait bien se voir imposer d’importants droits de douane si cela encourage l’emploi aux Etats-Unis ; et que la chancelière avait commis une «erreur catastrophique» avec sa politique de portes ouvertes aux réfugiés.

Les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime

Pire – ou mieux : le nouveau président américain a confirmé qu’il jugeait l’OTAN «obsolète» ; qu’un grand accord avec Moscou visant au désarmement nucléaire «serait dans l’intérêt de beaucoup de gens» ; et que, conséquemment, les sanctions contre la Russie pourraient bien être remises en cause. Mobilisant tout son sens de la litote, le Secrétaire général de l’Alliance atlantique s’est dit «préoccupé». Le Monde enrageait déjà fin décembre (22/12/16) : Monsieur Trump «veut être l’homme du renouveau industriel américain, pas le shérif d’un ordre démocratique occidental à maintenir et propager». Impardonnable ! A Davos, Joseph Biden, encore vice-président américain pour deux jours, a lancé un appel désespéré pour «sauver l’ordre libéral international»…

Seize anciens chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres – essentiellement issus des pays d’Europe du Nord-est – avaient, peu avant, alerté contre le péril majeur d’un réchauffement des relations avec la Russie : «la confiance et l’amitié seraient une grave erreur», écrivaient-ils sans ciller.

Faut-il dès lors s’étonner de l’hystérie croissante contre la Russie ? Moscou est pêle-mêle accusé de promouvoir (avec un succès grandissant) ses médias publics à destination de l’Occident, d’envahir les réseaux sociaux par de fausses nouvelles, et de pirater les ordinateurs des institutions occidentales. Selon la CIA, la NSA, et le FBI – et Dieu sait que ces nobles échoppes ne peuvent dire que la vérité – Vladimir Poutine aurait ainsi influencé l’élection américaine en faveur de son favori et bien sûr sablé le champagne. Retransmis par Arte (06/01/13), le grand chef (sortant) du renseignement, James Clapper, a ainsi déclaré : «les Russes ont une longue expérience de l’ingérence électorale, qu’il s’agisse de leurs propres scrutins ou de ceux des autres». Humour involontaire ?

Et déjà, l’hôte du Kremlin se préparerait à prendre en main les électeurs néerlandais, français, puis allemands, qui se rendront aux urnes en 2017, pour que les uns et les autres choisissent des formations anti-UE (ou réputées telles).

Car, évidemment, sans ces sombres manœuvres, les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime.

Encore une coupe, Vladimir Vladimirovitch ?

Du même auteur : Le complot de Moscou

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Des origines de la dynastie Rothschild... D’où vient l’argent ? Par Paul Dussert le 27 janvier 2017.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

D’où vient l’argent ?

 

  

Des origines de la dynastie Rothschild...

et comment cette mafia a fini par arriver à ses fins :

privatiser les États et régner en maître absolu sur le monde.

La lucidité…

Du jour où un État abandonne le privilège de sa création monétaire au profit exclusif des banques privées, il devient un État privatisé, soumis à la mafia bancaire qui lui confisque au passage sa souveraineté.

La privatisation des États, en Amérique du Nord et en Europe, est en marche depuis plus d’un siècle. Elle s’est concrétisée en France à l’insu de tous ou presque le 3 janvier 1973, sous la Présidence de Valéry Giscard d’Estaing, avec l’adoption de la loi n° 73-7 sur la Banque de France et la création monétaire.

Tout a commencé juste avant la Première Guerre mondiale, avec l’entrée en scène discrète du dollar sur la scène mondiale.

Pendant que l’Europe préparait la guerre qui allait la ruiner, elle ne prêtait pas attention à un événement monétaire qui allait avoir des conséquences gigantesques pour l’économie de la planète : la signature, le 23 décembre 1913, d’une loi instituant une "banque centrale privée" constituée par un cartel de banques d’affaires dirigées par les groupes financiers Rothschild et Rockefeller, et frauduleusement baptisée "Federal Reserve Bank".

Cette escroquerie sémantique est à l’origine de la plus grande arnaque financière internationale de tous les temps.

Mayer Amschel Rothschild, alias Mayer Amschel Bauer (1), le fondateur de la dynastie banquière des Rothschild, a prononcé un jour cette phrase devenue célèbre :

Permettez-moi d’émettre et de contrôler la création monétaire d’un pays et je me moque de qui écrit ses lois.

 

La FED, ou Federal Reserve Bank

Presque tout le monde s’imagine qu’il s’agit de la banque centrale des États-Unis et donc de la propriété collective, publique et inaliénable du peuple américain. Il n’en est rien. Pour ceux qui l’ignorent encore, il faut savoir que la FED n’est pas fédérale, comme son nom officiel le laisserait supposer, mais qu’elle est une société privée à but lucratif.

Qui sont les propriétaires de la FED ?

  • Rothschild Banks of London and Berlin
  • Lazard Brothers Bank of Paris
  • Israel Moses Sieff Banks of Italy
  • Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
  • Lehman Brothers Bank of New York
  • Kuhn Loeb Bank of New York
  • Chase Manhattan Bank of New York
  • Goldman Sachs Bank of New York

« Il n’existe pas de moyen plus efficace pour prendre le contrôle d’une nation que de diriger son système de création monétaire », disait M. Phillip A. Benson, le 8 juin 1939…

Et en effet, la finance internationale a fini par prendre le pouvoir absolu sur le monde, en utilisant cette escroquerie sémantique.

Charles A. Lindberg, le père du célèbre aviateur, a déclaré : "Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président Wilson signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire."

Le dollar flottant : l’escroquerie monétaire du millénaire

En 1965, le Général de Gaulle put encore exiger des États-Unis le remboursement en or d’une dette de 300 millions de dollars. Cinq ans plus tard, au moment de la guerre du Vietnam, la couverture or n’était plus que de 55 % et elle est tombée à 22 % un an plus tard en 1971.

Or, à cette date les États-Unis avaient dépensé 500 milliards de dollars dans leur effort de guerre au Vietnam alors qu’ils ne possédaient plus qu’une réserve de 30 milliards de dollars en or.

De nombreux citoyens du Rest of the World (Reste du Monde), emboîtèrent le pas au Général de Gaulle et des demandes de conversion en provenance de diverses banques centrales étrangères provoquèrent un vent de panique si bien que le 15 août 1971, acculé, le Président en exercice de l’empire, Richard Nixon, fut contraint de demander à la FED de prendre une décision en forme de coup de poker : abandonner purement et simplement la convertibilité du dollar en or. N’ayant plus les moyens de racheter ses billets, la FED, en accord avec le pouvoir exécutif de l’empire, décida que le cours du dollar flotterait au gré de l’offre et de la demande…

Conséquences de cette décision :

  1. Le dollar n’avait plus de couverture or.
  2. Le dollar avait également perdu la garantie de l’État !

Cette décision fut le premier gigantesque coup de force des États-Unis, un véritable coup d’État monétaire et un coup de pied dans la fourmilière de l’économie mondiale. Elle marque l’entrée des États-Unis dans l’ère ouvertement militaro-impériale. Une ère "offensive", précisément décidé à la suite du déclenchement d’une guerre déjà fondée, elle aussi, sur un mensonge et une manipulation médiatique de l’opinion intérieure et des opinions mondiales, celui d’une attaque, totalement inventée, de la flotte américaine par le Vietnam du Nord dans la baie du Tonkin.

Ce fut la première manifestation spectaculaire d’un mépris pour le reste du monde, pudiquement appelé unilatéralisme qui allait croître et embellir au fil du temps.

La servitude volontaire

L’Amérique n’est puissante que parce que nous sommes à genoux à ses pieds.

Bien plus que sur des courbes et des équations mathématiques, l’économie repose sur la psychologie des peuples et des États. L’étalon or-dollar déconnecté de la référence or, les États utilisateurs du dollar étalon devaient soit manifester une allégeance aveugle à l’empire et accepter une soumission passive à ses décisions, soit croire en l’existence d’un État à la vertu miraculeuse qui n’aurait jamais la moindre tentation de créer fictivement de la monnaie et d’arrondir ses fins de mois en achetant au Reste du Monde beaucoup plus de marchandises et d’équipements divers que ce qu’il aurait pu le faire grâce à la richesse réelle produite par son économie.

Et l’histoire révèle que rien n’est plus facile à imposer qu’un miracle, comme le prouvent les dogmes des diverses religions de la planète. Et le miracle, somme toute modeste par rapport à ceux véhiculés par les croyances comme la naissance virginale ou la résurrection, que l’empire a réussi à répandre, fut la croyance en sa vertu, en son honnêteté et en son désir d’agir pour le bien de l’humanité. De plus l’irrationalité de ce qu’on appelle "les marchés financiers" n’est plus à démontrer, surtout lorsqu’on leur présente l’appât de bénéfices immédiats.

Avec le dollar flottant, toutes les digues étaient rompues et, comme le disait le sapeur Camembert, "quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites". Les États-Unis pouvaient dorénavant créer autant de monnaie que le supporteraient leur prestige et celui de leur économie. Sans couverture, ce n’était rien d’autre que de la fausse monnaie, ou monnaie de singe.

C’est bien ce qui est arrivé, puisque depuis 1971, la richesse produite par l’économie de l’empire a quadruplé, alors que la masse monétaire qu’il a déversée sur le globe a été multipliée par quarante.

Les habitants des banlieues du Rest of the World ont beau être d’un naturel crédule et soumis, notamment les Européens, et béer d’admiration devant leurs "libérateurs" de 1 944, il n’aurait peut-être pas été si facile d’inciter leurs banques centrales à continuer d’accorder au dollar flottant, donc devenu aussi consistant qu’un caramel mou, un statut privilégié et à utiliser ce pseudo étalon comme monnaie unique des échanges entre eux et comme monnaie de réserve de leurs propres banques centrales. Le mark allemand et le franc suisse jouissaient à l’époque d’une solidité et d’un statut enviables.

L’empire a donc trouvé un stratagème particulièrement efficace et contraignant pour que la vassalisation des économies mondiales puisse se poursuivre à son bénéfice exclusif par le truchement d’un système qui n’avait plus rien de concret ou de scientifique.

Reposant sur la confiance des utilisateurs, il était du ressort exclusif de la psychologie.

La création d’une fausse monnaie : le pétrodollar

Le pétrole, hier comme aujourd’hui, n’est pas un produit ordinaire. Il est le moteur de toute l’économie mondiale. Ce que les États-Unis ne pouvaient plus faire avec la seule arme d’un dollar faiblissant, ils tenteront de le réaliser par l’alliance du dollar avec le pétrole. L’opération connut une belle réussite pendant trente ans.

Pour cela, il leur fallait un comparse complaisant, un complice qui trouverait également son propre intérêt dans cette alliance. Ce fut le royaume de la famille Saoud, appelé Arabie Saoudite qui accepta de jouer ce rôle.

Le cadeau sans prix que le royaume saoudien fit à l’Amérique au début des années 1970, en échange d’une "protection militaire" et de divers "avantages économiques", fut de libeller et de vendre son pétrole exclusivement en dollars. Comme il s’agit du plus gros producteur et du membre le plus influent de l’OPEP, les autres monarchies du Golfe, en bons moutons de Panurge proaméricains, suivirent le mouvement, si bien que l’habitude, puis une sorte de loi tacite s’imposèrent : pour acheter du pétrole, il fallait des dollars. Et on pouvait obtenir des dollars de deux façons :

  • Acheter des produits américains, ce qui dopait l’industrie de l’empire et procédait en quelque sorte au blanchiment d’une monnaie fictive créée par un simple jeu d’écriture, une variante d’un "argent sale".
  • Utiliser exclusivement les dollars dans les échanges entre États.

On faisait ainsi entrer dans un circuit commercial classique à l’extérieur des USA des billets de banque qui, à l’origine, étaient simplement du papier imprimé. Du coup, une monnaie fictive créée ex nihilo par des institutions financières privées de l’empire trouvait par la magie de ce mécanisme un statut officiel de monnaie réelle.

Comme cette masse flottante de monnaie circulait en dehors de l’État émetteur puisque, de fil en aiguille, elle était devenue l’étalon international des échanges de toutes les marchandises, la créance n’était jamais présentée au débiteur. Celui-ci pouvait d’autant mieux continuer à créer de la monnaie que la demande de pétrole était de plus en plus importante. La quantité de monnaie augmentait donc parallèlement à l’augmentation de la demande de pétrole dans le monde.

Ainsi la monnaie privée des financiers américains est devenue, de fil en aiguille, la monnaie mondiale dominante : 75 % de la monnaie mondiale sont des dollars. De plus, tantôt par des pressions, tantôt par des menaces, tantôt par suivisme, lâcheté, indifférence ou ignorance des utilisateurs, les dollars représentent 80 % des fonds détenus par les banques étrangères. Je reviendrai ultérieurement sur les liens entre l’invasion de l’Irak et la décision de Saddam Hussein de vendre son pétrole en euros.

En attendant, la martingale fonctionnait à la perfection et il est avéré que l’empire américain en faux monnayeur efficace, jouissait du statut exceptionnel de pouvoir acquérir, comme il a été décrit précédemment, des biens considérables tant à l’étranger qu’à l’intérieur, du pétrole, un armement phénoménal, un équipement spatial, une infrastructure universitaire, des laboratoires et des centres de recherche performants avec une monnaie fictive appelée dollar, mais non gagée par des actifs réels.

Depuis la dérèglementation du système bancaire mondial en 1994 par les accords de l’OMC (Organisation mondiale du commence, alias les puissantes sociétés financières de Wall Street), les fonds de pension et les trusts bancaires de l’empire ont pris d’assaut la planète et mettent la main sur tout ce qui offre une rentabilité juteuse : des usines, des sociétés, contre du papier imprimé à gogo appelé dollars.

Ce mécanisme s’apparente à une escroquerie pure et simple puisque les richesses de l’empire sont financées par des "emprunts", qui, s’accumulant, deviennent des dettes vertigineuses et donc impossibles à rembourser. Quand l’escroquerie est aussi gigantesque, elle en devient invisible.

De même que l’Empire romain imposait aux provinces ou aux États qu’il avait vaincus un tribut annuel sous forme d’un impôt ou de la fourniture de marchandises (par exemple, le blé d’Égypte), le monde entier paie aujourd’hui à l’empire américain un tribut évalué à 700 milliards de dollars qui représentent la différence entre ce qu’il produit et ce qu’il dépense.

Le monde commençait à éprouver les conséquences néfastes de cette situation ubuesque. Sans toutefois en mesurer vraiment l’ampleur et le danger, elle fut acceptée bon an mal an par la planète tout entière, faute d’une coalition assez puissante, assez lucide et assez déterminée à y mettre un terme, malgré quelques grincements de dents ici ou là.

Le bord du gouffre et le dérapage avant la chute

Déjà quelques glissades dangereuses avaient donné des sueurs froides aux plus prudents et aux plus perspicaces, hantés par le crash de 1 929. Une crainte de plus en plus perceptible commençait de troubler les institutions monétaires du Rest of the World : à force de creuser le trou des déficits et des dettes, une gigantesque implosion risque d’ébranler la planète.

La panique devant un 11 septembre financier était beaucoup plus catastrophique pour l’économie mondiale que l’écroulement (plus ou moins accompagné officiellement) des deux tours jumelles du Word Trade Center et de la tour voisine qui leur faisait face et qui, sans même avoir été effleurée, s’est visiblement effondrée par compassion. Cet effondrement financier préoccupait de plus en plus d’esprits pendant que la fête battait son plein sur les ponts du Titanic et que l’euphorie régnait chez les boursiers.

Cet épisode est d’autant plus troublant que les sous-sols des deux tours principales du Word Trade Center contenaient une gigantesque réserve d’or et que seule une faible quantité de lingots soigneusement empilés dans un semi-remorque abandonné dans un conduit souterrain reliant les tours jumelles à la troisième a été récupérée. Les trois tours appartenaient à M. Silverstein. Il se peut que ce fait, qui semble avoir été jugé anecdotique, prenne un jour une importance insoupçonnée.

Entrée en scène de l’euro en 1999

Les "agrégats" monétaires désignent l’ensemble des moyens de paiement. Les monétaristes les ont classés en quatre types : M0, M1, M2 et M3. Le plus important de ces agrégats est le M3, parce qu’il contient les trois précédents.

Deux événements majeurs sont venus troubler le jeu de cartes des magiciens du dollar flottant : la naissance d’une monnaie commune européenne, l’euro, et la fin de la publication régulière de l’agrégat M3 qui révélait au monde entier l’importance de la gloutonnerie dépensière de l’empire.

Car il existait une dernière petite butée rassurante pour les utilisateurs du dollar avant la chute dans l’abîme : toutes les données monétaires disponibles étaient publiques, aussi bien les liquidités (pièces, billets, comptes courants, livrets, comptes épargne, sicav) que les "agrégats" (ensemble des moyens de paiement). C’est le M3 qui nous intéresse, car c’est celui qui pilote la politique monétaire globale. Il est l’indicateur le plus fiable de la quantité totale de dollars en circulation à l’intérieur des USA et dans le monde. Il permet donc de calculer le rapport entre la richesse réelle de l’État et son train de vie.

L’entrée en scène de l’euro en 1999 offrait au monde l’alternative d’une nouvelle monnaie internationale. L’empire, sentant le danger, avait vainement jeté toutes ses forces dans la bataille pour essayer d’en empêcher le débarquement.

Accueillie d’abord prudemment, cette météorite creusa néanmoins un gros cratère dans les sables bitumineux du pétrodollar et remit en cause la superbe construction monétaire qui avait imposé au monde l’utilisation d’un dollar même flottant et dévalué comme seule monnaie de réserve au bénéfice de l’économie des USA.

Mais le coup de grâce vint de l’intérieur même du système. Le 23 mars 2006, un événement capital se produisit dans l’histoire économico-monétaire de la planète, dont la presse quotidienne, le nez sur le guidon du quotidien et complètement myope, n’a pas tout de suite mesuré l’importance : la décision de la Réserve fédérale de l’empire américain (la FED), émettrice privée des dollars, d’arrêter la publication de l’agrégat monétaire M3 ainsi que la parution de divers autres indicateurs secondaires qui, par des moyens détournés permettaient aux autres États de la planète de se faire une idée globale de la masse monétaire en circulation.

Une dette colossale impossible à rembourser

Continuant de collationner les données, le cartel de banques privées composant la FED rompait le contrat de confiance qui le liait aux utilisateurs de sa monnaie, et gardait pour son usage exclusif les données recueillies, considérant avec le mépris et l’indifférence propres à l’empire, que les banques centrales et les citoyens du Reste du Monde n’avaient qu’à se débrouiller dans le brouillard ou à faire aveuglément confiance aux maîtres du monde, c’est-à-dire aux financiers de la FED.

En réalité, il s’agissait d’une opération de camouflage honteux d’une dette exponentielle, officiellement évaluée à 8.000 milliards de dollars, mais qui serait en fait de 42 000 milliards, et même de 55 000 milliards selon d’autres calculs, si l’on y intègre les dépenses de santé et les retraites, ce qui représente plus de vingt fois le budget annuel de ce pays.

Si un particulier doit deux mille euros à une banque, c’est un problème pour lui, mais s’il doit deux millions d’euros à cette même banque, c’est un problème pour la banque. La situation est transposable à la dette américaine, dont le montant colossal des dettes privées et publiques continue d’augmenter dans le plus grand secret, ne sera évidemment jamais remboursée et constituera à l’avenir un problème majeur pour tous les États de la planète.

  • Quid du comportement à venir des pays qui détiennent de pleins coffres de créances en dollars ?
  • Quid de l’avenir de l’économie de l’empire ?
  • Mais surtout, quid de l’économie des autres pays de la planète ?
  • Quel sera l’avenir de l’euro ?

Au sujet de la situation monétaire actuelle, on peut appliquer à l’empire la métaphore qui disait que la roche tarpéienne est proche du Capitole. Il n’est pas nécessaire d’être un grand prophète pour affirmer avec une quasi-certitude que le Capitole américain penche dangereusement, qu’il est sur le point de s’effondrer et de s’écraser dans le gouffre de la dette et de la gloutonnerie impériale comme la traîtresse Tarpeia s’était écrasée dans le gouffre qui s’étendait au pied de la roche à laquelle le Capitole des Romains était adossé et du haut de laquelle elle avait été précipitée, donnant son nom au célèbre rocher.

Seule la date précise reste à déterminer, même si les financiers de Wall Street susurrent que la chute sera assez lente et qu’ils maîtrisent la situation. Il est d’autant plus important d’éviter une panique dévastatrice qu’ils espèrent avoir le temps de mettre leurs billes à l’abri et de trouver un stratagème afin d’obliger le Reste du Monde à assumer les conséquences du fardeau de leur dette. Traduit en langage de l’empire cela donne : "La FED espère un atterrissage en douceur de l’économie américaine...".

Les privilèges monétaires dont jouit l’empire depuis 1945 sont les sources de sa puissance et de son expansion. Ils sont si faramineux qu’on devine que les USA sont prêts à tout pour en assurer la pérennisation.

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(1) Ce qu'il faut savoir sur les origines de la famille Rothschild...

      Mayer Amschel Rothschild (1744 – 1812) est le fondateur de la dynastie banquière des Rothschild.

      Mayer Amschel Rothschild est né Mayer Amschel Bauer le 23 février 1744 dans le ghetto juif de Francfort-sur-le-Main dans l'ouest de l'Allemagne, fils de Moses Amschel Bauer. Il changea son nom en Rothschild, que l'on peut traduire en français par "bouclier" ou "écusson rouge", en référence au bouclier rouge, symbole de la maison familiale puis devenu celui de la banque et du commerce de prêt sur gage créé par son père Moses Amschel Bauer.

      Plus de détails sur Wikipédia... 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mayer_Amschel_Rothschild

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Ce billet fait suite à celui-ci :

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