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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

La Suisse en aide à l'est de l'Ukraine. Par Hélène Richard Favre.

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #Europe supranationale

17/05/2015

La Suisse en aide à l'est de l'Ukraine

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Depuis décembre 2013, près de 150 sujets de ce blog ont été consacrés à ce qui s'est d'abord appelé crise ukrainienne avant de devenir guerre en Ukraine.

La Suisse, l'an dernier, a eu un rôle essentiel à jouer dès lors qu'elle présidait l'OSCE et célébrait également le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie.

Certains événements prévus dans ce cadre ont été maintenus quand d'autres ont été annulés. On se rappellera, entre autre, la visite prévue du président de la Chambre basse du Parlement russe, Sergueï Naryshkine que son homologue suisse, Ruedi Lustenberger a jugé bon d'annuler:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-l-insulte.html

Heureusement, l'interview qu'avait sollicitée Darius Rochebin du Président de la Douma avait un peu sauvé la mise:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-...

Or voici que ce 15 mai, le site officiel de la Confédération Helvétique annonce que la Suisse a envoyé un convoi humanitaire à destination de l'est de l'Ukraine:

https://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=57284

Cette initiative est heureuse pour les populations concernées, bien sûr.

Mais elle l'est aussi pour la Suisse qui renoue ainsi avec sa neutralité un peu mise à mal jusque là par certaines décisions prises.

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La visite en France de M. Yatsenyuk.

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #le nazisme, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Lors de la visite du Premier Ministre Ukrainien Arseniy Yatsenyuk à Paris, où il a rencontré Manuel Valls, un journaliste pose la question qui fâche à M. Yatsenyuk.

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De EI aux extrémistes albanais, les US pas bégueules avec leurs bâtards.

16 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Yougoslavie, #Grèce, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #ISIL

De EI aux extrémistes albanais, les US pas bégueules avec leurs bâtards*


Le 13 mai 2015 – Source Russia Today

* Le secrétaire d'État de Roosevelt, Sumner Welles, a dit un jour à son président «Somoza est un bâtard!» Roosevelt répliqua: «Oui, mais c'est notre bâtard.»

De État islamique aux extrémistes albanais, les États-Unis soutiennent tous ceux qui sont prêts à se vendre à eux.

La police charge les manifestants devant le bâtiment du gouvernement à Skopje, en Macédoine, le 5 mai 2015

Les États-Unis soutiennent encore le projet Kosovo même s’il a échoué et n’a fait que rendre la région instable, poussant les Kosovars extrémistes à rejoindre l’EI et à revenir pour déstabiliser la Macédoine voisine, nous dit le journaliste spécialisé dans les affaires internationale Marko Gasic.

 

Manifestation sous drapeaux US

Des manifestations anti-gouvernementales agitent à nouveau les rues de la capitale de la Macédoine, Skopje. A la suite de la bataille rangée de samedi dernier qu’a subie la ville de Kumanovo, ville très métissée, où 22 personnes ont trouvé la mort dont huit policiers, les manifestants accusent le gouvernement de couvrir le meurtre d’un jeune homme par la police en 2011 et demandent sa destitution après que l’opposition a fait fuiter une série d’enregistrements qui montrent que le gouvernement a menti au public.

Russia Today : L’ambassade américaine à Skopje, ainsi que quelques diplomates européens, critiquent le gouvernement de Macédoine car il ne veut pas remédier aux causes profondes des manifestations dans la capitale. Quelles sont ces causes et qu’est ce que cela dit sur les pressions que subit la Macédoine?

Clinton Bill en statue,
Hillary, sa femme en vrai.

Marko Gasic : Je pense que les causes profondes sont à chercher à Washington plutôt qu’à Skopje, parce qu’une petite lumière rouge s’allume. Chaque fois que j’entends les Américains critiquer un gouvernement et demander que ce dernier fasse quelque chose pour satisfaire de soi-disant revendications légitimes – bien sûr que la corruption est endémique aux Balkans, rien de nouveau sur ce point –, leurs pressions  servent toujours un intérêt personnel et un but précis, comme en Ukraine, comme en Yougoslavie en 1999, et maintenant en Macédoine. Je pense donc que dans ce cas le problème américain est celui du gazoduc russe qui doit passer par la Turquie et rejoindre l’Europe centrale en passant par la Grèce et la Macédoine. Les États-Unis ont créé un cordon sanitaire efficace pour bloquer l’accès de la Russie à ses partenaires économiques européens. Mais ce cordon est fragile à la frontière de la Turquie. Celle-ci ne joue pas le jeu et les Grecs sont dans une position instable. Les États-Unis ont donc besoin d’un plan B. S’ils doivent bloquer la réalisation de ce gazoduc, cela doit se faire en Macédoine.Et quoi de mieux que d’en faire une région si peu sûre que les Russes ou les Européens y réfléchiraient à deux fois avant d’y installer un gazoduc?

Les États-Unis poussent la Grèce
à rejeter le Turkish Stream (en anglais)

RT: Vous pensez donc que les événements actuels sont directement liés à ce pipeline.

MG: Bien sûr, parce que la question est: pourquoi maintenant? Les extrémistes albanais, qui veulent créer la Grande Albanie, ont toujours été un problème pour la région, depuis longtemps, les Américains les ont toujours soutenus, et c’est encore le cas. La question est donc pourquoi ces évènements maintenant? Le problème de la corruption est historique pour la Macédoine et pour la région, mais la nouveauté est le gazoduc Turkish Stream que le président Poutine espère voir remplacer le South Stream qui passait par l’Ukraine. Mais c’est un problème pour les Américains qui préfèreraient que le gaz du Qatar soit envoyé sur l’Europe, ce qui leur permettrait d’interrompre l’approvisionnement en énergie à l’Union européenne selon leur bon vouloir. Les Américains ne veulent pas voir cet outil de pression sur l’Europe éliminé par le gazoduc russe. De même, ils ne veulent pas que la Russie et l’Europe aient un bon niveau de coopération. Alors l’Europe devrait se tourner à l’Ouest vers les États-Unis, pour acheter le gaz américain et celui de ses alliés du Moyen Orient, ce qui donnerait un veto américain de fait sur les relations entre la Russie et l’Union européenne.

RT : On pense que les fusillades de ce week-end ont été perpétrées par un groupe de Kosovars albanais. L’Occident a soutenu cette minorité quand le Kosovo a fait sécession de la Serbie. La soutient-t-elle encore?

Idôlatrie ?

MG : Certainement. Les Kosovars albanais servaient déjà de levier américain dans les Balkans puisqu’ils formaient la base du Camp Bondsteel, proche de la Macédoine, la plus grande base militaire depuis le Vietnam. On comprend maintenant pourquoi les Américains ont voulu construire une telle base militaire, proche de la route stratégique qui relie l’Europe au Moyen Orient, via la Méditerranée. Donc oui, les États-Unis soutiennent toujours le projet Kosovar même s’il a déjà échoué et même si cela crée une zone de forte instabilité au Kosovo, provoquée par la corruption endémique, et qui a poussé de nombreux Kosovars extrémistes à rejoindre les rangs de l’EI au Moyen Orient et à revenir maintenant pour déstabiliser la Macédoine proche. En fait, pour l’EI au Moyen-Orient comme pour les Albanais extrémistes dans les Balkans, les États-Unis les soutiennent car ils font ce que veulent les États-Unis et quand ils le veulent. C’est l’heure maintenant pour la Macédoine.

Puisqu’on vous dit qu’elles sont spontanées, les manifs.


Note du Saker Francophone

Le Kosovo a été une province de l’Empire ottoman de 1389 à 1912.

Sa population actuelle est d’origine ethnique albanaise à 90 % et à 96 % musulmane.

Sources Wikipedia :

http://en.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Demographics

http://en.wikipedia.org/wiki/Islam_in_Kosovo

 

Traduit par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Macédoine : la révolution de couleur est en marche

16 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #L'OTAN., #La Yougoslavie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch, #La Russie

Macédoine : la révolution de couleur est en marche

Wayne Madsen
Wayne Madsen

Par Wayne MADSEN – Le 12 mai 2015 – Source strategic-culture

 

 

Le plan diabolique visant à déstabiliser la Macédoine, ourdi par la Secrétaire d’État assistant Victoria Nuland, l’ambassadeur des États-Unis en Macédoine Jess Baily et les leaders de l’opposition sociale-démocrate Zoran Zaev et Branko Crvenkovski – en quelque sorte les Arseny Iatseniouk et Petro Porochenko de Macédoine – est entré dans une phase critique. Des membres de la soi-disant dissoute Armée de libération du Kosovo (ALK) multiplient en effet leurs incursions terroristes sur le territoire macédonien à partir du Kosovo. 

 

Le projet du Département d’État US et de ses comparses macédoniens Zaev et Crvenkovski vise à chasser le gouvernement élu démocratiquement du Premier ministre Nikola Gruevski et du Président Georgy Ivanov lors d’un soulèvement organisé par des agents grassement payés de George Soros. Les artisans de ce coup d’état, dont ceux que l’on appelle dans toute la Macédoine les Sorosites, espèrent renverser le gouvernement soucieux de l’indépendance de la Macédoine.

Le nouveau gouvernement commencerait par annuler le projet de pipeline Turkish Stream, destiné à acheminer le gaz naturel de Russie en Europe centrale via la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie. Il négocierait également avec la Grèce, l’Union européenne et l’Otan afin d’abolir l’usage du nom Macédoine en vue d’accélérer son adhésion à l’UE et à l’Otan. Enfin, il s’attacherait à répondre aux vœux des nationalistes albanais d’Albanie et du Kosovo dans les régions à majorité albanaise de Macédoine, à savoir, les détacher du pays pour les rattacher à la Grande Albanie.

C’est la montée de l’irrédentisme nationaliste albanais le long de la fragile frontière albano-kosovare qui constitue la plus grande menace pour l’intégrité politique et territoriale de la Macédoine. Les premiers signes de troubles le long de la frontière se sont manifestés en avril lors de l’attaque d’un poste de police macédonien frontalier de Gošince par 40 hommes armés portant l’insigne de l’ALK, prétendument hors-la-loi. Cette opération a eu lieu en même temps que le ministre kosovar des Affaires étrangères Hashim Thaci, ancien leader de l’ALK, mettait les autorités serbes au défi de l’arrêter pour des accusations de terrorisme remontant à 2007, et les menaçait de se rendre à Belgrade pour assister à une conférence organisée par les Sorosites. L’arrestation du ministre kosovar des Affaires étrangères aurait donné prétexte à une confrontation entre l’Otan/UE et la Serbie. Rappelons que celle-ci est un partenaire vital non seulement du pipeline Turkish Stream, mais également du tronçon ferroviaire de la Route de la Soie qui traversera les Balkans pour relier le port grec du Pirée à Budapest, en passant par la Macédoine et la Serbie.

Le 9 mai, des hommes armés venus du Kosovo ont affronté la police macédonienne à la ville frontalière septentrionale de Kumanovo à l’occasion d’une opération de contre-terrorisme. Une fusillade a éclaté entre les membres de l’ALK suspectés de terrorisme et la police. Six policiers macédoniens et un nombre inconnu de terroristes albanais ont été tués dans la bataille qui s’est ensuivie.

L’attaque perpétrée par l’ALK restaurée contre le poste frontière macédonien de Gošince, où des officiers de police macédoniens ont été pris en otage jusqu’à ce que les Albanais auteurs du raid reprennent le chemin du Kosovo, ainsi que la dernière incursion en date de l’ALK à Kumanovo, n’auraient pas été possibles sans que le protecteur militaire du Kosovo, l’Otan, ne soit au courant. Rappelons d’ailleurs que c’est précisément au Kosovo que l’Otan a sa plus grande base militaire, Camp Bondsteel.

En 2001, l’ALK, alliée aux nationalistes albanais macédoniens de l’Armée de Libération Nationale (ALN) de Macédoine, s’est battue contre les forces gouvernementales macédoniennes à Aračinovo, en Macédoine. Lors de cet épisode, des forces de l’armée privée US Military Professional Resources, Inc. (MPRI) étaient impliquées des deux côtés. La MPRI prêtait main forte à l’ALN tout en fournissant des conseillers à l’armée macédonienne. On pense que la MPRI avait transmis des informations relatives à la sécurité nationale de la Macédoine à l’ALN avant l’attaque par l’ALK/ALN à Aračinovo. Les accords d’Ochrid ont vu la Macédoine, généralement pacifique, accorder de généreux droits d’autonomie à sa population albanaise en vue d’éviter la violence qui a détruit le Kosovo et la Bosnie. Ces accords sont aujourd’hui menacés par la pression croissante sur le gouvernement de Skopje exercée par les forces déstabilisatrices de Nuland et Soros.

Comme s’il agissait sur ordre de ses maîtres sorosites, le leader nationaliste albanais Koco Danaj a déclaré à Tirana que l’incident de Kumanovo était la faute de Gruevski [le Premier ministre macédonien, NdT], qu’il comparait à Adolf Hitler. Danaj est le chef d’un groupe nationaliste albanais appelé Plateforme pour une Albanie naturelle dont les adhérents en Albanie, au Kosovo, au Monténégro et en Macédoine ambitionnent de créer une Grande Albanie. Danak a indiqué qu’il a des alliés prêts à se mobiliser dans ce but à Pristina, à Skopje et Ulcinj, cette dernière ville étant le principal centre albanais du Monténégro.
Pour intimider Gruevski, Danaj a déclaré qu’il finirait dans le sang. Il l’a par ailleurs averti de s’abstenir de toute tentative d’étouffer les activités terroristes albanaises en Macédoine. En fait, les membres de l’ALK pris par la police à Kumanovo étaient, selon Gruevski, en train de planifier une série d’attentats contre des bâtiments administratifs de Skopje et d’autres villes macédoniennes.

En même temps que Danaj proférait ses menaces à l’encontre de la Macédoine depuis l’Albanie, membre de l’Otan, les musulmans bosniaques jouaient à Novi Pazar, capitale de la province serbe à majorité musulmane de Sandzhak, une reprise d’un défilé de la division Handzar de la Waffen SS. Pour cet événement, les Bosniaques ont choisi le 9 mai, jour de commémoration de la Victoire sur le nazisme. Cette initiative est à rapprocher des parades de divisions Waffen SS organisées en Lettonie, en Estonie et en Lituanie en vue de mettre les russophones en colère.

Hadj Amin al-Husseini passant en revue une unité de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar (Silésie, novembre 1943).

Les troupes de la Waffen SS bosniaque, reconnaissables à leurs uniformes verts et à leurs fez rouges, faisaient partie des guerriers les plus féroces d’Hitler. Le jour de la Victoire, les Bosniaques de Novi Pazar portaient exactement les mêmes uniformes. Les musulmans bosniaques de Sandzhak et leurs coreligionnaires de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro et de Macédoine sont largement en faveur d’un califat islamique dans les Balkans, qui inclurait les musulmans bosniaques et albanais.

Zaev, Crvenkovski et les Sorosites profitent de l’irruption de violence dans les régions à population majoritairement albanaise de Macédoine pour tenter de déloger du gouvernement actuel le parti politique albanais. Celui-ci, l’Union Démocratique pour l’Intégration (UDI), est un partenaire de second plan de la coalition du parti au pouvoir du Premier ministre Gruevski, le VMRO DPMNE,
Les problèmes des régions albanaises de Macédoine font suite aux violentes manifestations antigouvernementales de Skopje, à l’instigation des Sorosites.

Pour monter la population contre le gouvernement, Zaev et Crvenkovski s’appuient sur des accusations infondées, selon lesquelles le gouvernement de Gruevski aurait écouté les conversations téléphoniques de 20 000 Macédoniens. Le fait que seule la NSA et ses partenaires britanniques et allemands sont en mesure de pratiquer une telle surveillance de masse a largement été tu par la presse étrangère. Une question subsiste : qui a communiqué à l’opposition macédonienne les enregistrements des conversations de Gruevski et d’autres leaders du gouvernement avec ceux de l’opposition? La sophistication des interceptions exclut toute initiative des services de renseignement macédoniens.

L’opposition au gouvernement de Gruevski a vu ses rangs grossis par deux des grands médias financés par Soros en Macédoine, les chaînes de télévision Telma et 24 Vesti. Dernièrement, elles ont contribué à enflammer les violentes protestations contre le gouvernement sur la Place de la Macédoine, dans le centre de Skopje. À l’occasion de ces manifestations, 36 des 40 blessés dans les échauffourées devant le siège du gouvernement ont été identifiés comme étant des officiers de police. Radmila Shkerinska, qui fait partie des leaders sociaux-démocrates et alliés de Zaev et Crvenkovski, a été vue dans un café proche des lieux en train de donner des instructions aux manifestants, afin qu’ils forcent l’entrée des immeubles gouvernementaux. Crvenkovski et Zaev ont ouvertement appelé au soulèvement populaire contre le gouvernement macédonien. La Radio Free Europe, également sous l’influence de Soros, n’a cessé de sous-estimer le nombre d’officiers de police blessés par des manifestants sorosites. Elle a également omis de mentionner l’agitation extérieure, à l’arrière des émeutes.

Heureusement, les Macédoniens de tous horizons et de toutes origines ethniques, Slaves et Albanais, Musulmans et Orthodoxes, sont parfaitement conscients des influences sorosites derrière les éruptions de violence dans leur pays, et prêts à se dresser contre elles. Soros et ses agitateurs au sein de l’opposition macédonienne et à l’ambassade US de Skopje doivent toutefois savoir que la Macédoine ne se laissera pas piétiner aussi facilement que l’Ukraine.

Wayne Madsen

Traduit par Gilles Chertier, relu par jj  pour le Saker Francophone.

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Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU

15 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #La paix, #Histoire

Publié par Michel El Diablo

 

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU
Une insulte à l’histoire
 
La cérémonie de samedi était l’hommage à la contribution décisive de la Russie à la victoire contre Hitler. Comme le montre Olivier Berruyer sur son blog, chose oubliée aujourd’hui, la Russie est, de loin, le pays qui a le plus contribué à la défaite du nazisme. D’abord, c’est le premier pays par la contribution du sang, avec plus de 20 millions de victimes, 30% des morts de la Seconde Guerre Mondiale. Quand les Etats-Unis ont perdu 400 000 soldats, l’URSS en a perdu entre 8,7 et 13,9 millions !En 1945, pour 57% des Français, l’URSS était le premier contributeur à la défaite de l’Allemagne, les Etats-Unis pour 20%. L’histoire a été réécrite avec le temps puisque 54% citent Washington et 23% Moscou.
 
Quelque soit ce que l’on pense du régime de Poutine, l’histoire imposait à la France et sans doute aussi aux autres dirigeants européens de se rassembler samedi, dans un message de rassemblement pour défendre la liberté contre l’oppression du totalitarisme le plus barbare. C’était le moins que l’on pouvait faire pour honorer la mémoire des 80 millions de morts provoqués par le conflit, mais aussi la liberté dont nous avons profité par la suite. Il est difficile de ne pas comprendre, en se rappelant ce qu’a été cette guerre, qu’il était indispensable pour les principaux dirigeants européens d’être présents à Moscou samedi pour honorer cette alliance qui a fait tomber Hitler, comme l’a noté Jacques Sapir.
 
Deux poids, deux mesures
 
Bien sûr, certains se boucheront le nez en évoquant la Russie de Poutine. Sa pratique de la démocratie n’est pas conforme à ce que nous pouvons attendre, mais après tout, nous raisonnons aussi avec notre histoire et nos valeurs. Ensuite, les évènements ukrainiens sont plus complexes que la façon dont ils sont trop souvent présentés. Et de toutes les façons, même si la Russie était une dictature, fallait-il ignorer cette cérémonie historique majeure, les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale ? Et cela est d’autant plus vrai que nos dirigeants ne sont aussi regardants avec des dirigeants au pédigré bien plus contestable que la Russie, que ce soit la Chine, l’Arabie-Saoudite ou le Qatar.
 
En effet, les dirigeants absents samedi reçoivent en grande pompe le premier ministre Chinois, alors que les Chinois n’ont pas leur mot à dire sur qui les dirige. La mort du roi d’Arabie Saoudite a vu déflier bien des dirigeants de la planète, dont Barack Obama et François Hollande. Il n’est quand même pas difficile de comprendre que la place des présidents des Etats-Unis et de la France était plus à Moscou samedi dernier pour honorer ce combat commun contre la barbarie plutôt qu’à Riyad pour honorer la mort de l’autocrate d’un pays qui ne partage pas beaucoup de valeurs avec nous… Et que dire du voyage de Hollande dans le Golfe, à des régimes largement aussi critiquable que la Russie.
 
L’effarante décision diplomatique de ne pas aller à la cérémonie des 70 ans de la rédition de l’Allemagne à Moscou révèle la russophobie sans nuance ni recul de nos dirigeants. Et mis en rapport avec les honneurs donnés à certains régimes, elle révèle une totale absence de valeurs.
 
Laurent HERBLAY
 
SOURCE:

 

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La Russie et la Chine renforcent leur unité au sein du CS de l’ONU

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #Ukraine

06.05.2015 URL courte

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les élites occidentales finiront par s’y habituer : la Russie et la Chine ont clairement montré une fois encore leur unité et leur vision commune quant à l’avenir des relations internationales dans un monde multipolaire.

Dernier exemple en date: la Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont bloqué la proposition de résolution française sur le Burundi.

En effet et une fois encore, les élites politiques occidentales n'ont pas été ravies de voir que deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU bloquent communément les visées néocolonialistes de certains autres membres. D'autant plus lorsque cela concerne l'Afrique, un continent martyrisé depuis bien longtemps par les pays occidentaux. Un continent dont de plus en plus de pays privilégient désormais le partenariat avec la Chine, la Russie et les autres pays BRICS.

La République du Burundi connaitra des élections présidentielles fin juin prochain. Le président en exercice, Pierre Nkurunziza, a décidé de se porter candidat pour un troisième mandat présidentiel. Une annonce qui a vraisemblablement déplu aux représentants des élites occidentales, qui avaient déjà un plan bien à eux en ce qui concerne le futur de ce pays. Plus encore, des tentatives évidentes de déstabilisation sont aujourd'hui observées au Burundi (comme dans d'autres pays africains), ou en d'autres termes des révolutions de couleur (déjà en cours ou à venir), made in USA.

Il n'est pas de notre ressort de commenter si le président en exercice du Burundi, Pierre Nkurunziza, a eu raison ou non de se porter candidat pour un troisième mandat présidentiel. Seuls les citoyens du Burundi sont habilités à faire le choix sur l'avenir de leur nation. Et c'est dans ce cadre, que la Russie et la Chine ont bloqué la proposition de résolution française (soutenue par d'autres pays occidentaux), qui voulait interférer dans le processus électoral burundais, ainsi que dans les questions constitutionnelles. Certains se poseront d'ailleurs la question pourquoi cette proposition était « française » si les principaux intéressés sont outre-Atlantique? Vraisemblablement pour deux raisons relativement simples: francophonie oblige et puis la France d'aujourd'hui se trouve de fait dans une situation de colonie vis-à-vis des USA. Il est donc peu surprenant que la France ait une fois encore joué le rôle du sous-traitant des intérêts étasuniens, d'autant plus que dans le cas de l'Afrique leurs intérêts néocolonialistes se rejoignent de temps à autre.

Pour revenir à la Russie et à la Chine, voici ce qu'a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'Organisation des Nations unies: « Si certains membres du Conseil de sécurité souhaitent discuter avec les citoyens du Burundi la façon d'interpréter la constitution de leur pays, c'est leur droit. Mais le Conseil de sécurité en lui-même n'a aucunement à intervenir dans les affaires constitutionnelles de pays souverains ». Tout est dit.

Pour finir, il serait bon de rappeler que les relations avec l'Afrique constituent l'une des priorités des pays BRICS, aussi bien sur le plan individuel qu'au niveau des actions communes de l'alliance: la Chine est le premier partenaire économique et commercial de ce beau continent et ne cache pas que l'Afrique représente l'une des priorités chinoises en matière de politique extérieure. La Russie revient activement en Afrique et sa présence se fait désormais sentir y compris dans les pays qui n'étaient pas nos alliés même à l'époque soviétique (on pense notamment au Cameroun avec lequel une page très intéressante s'est ouverte récemment dans le cadre des relations bilatérales). L'Inde et le Brésil sont eux aussi des acteurs importants et de plus en plus représentés sur le continent. L'Afrique du Sud est elle-même un pays africain. Continuons d'avancer.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.


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Chuttt…! Une autre grande victoire diplomatique pour la Russie

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre

Chuttt…! Une autre grande victoire diplomatique pour la Russie

The Saker

Par Le Saker original – Le 13 mai 2015 – Source thesaker.is

Sauf si vous lisez le russe ou surveillez la blogosphère libre, vous pourriez ne pas avoir remarqué cela, mais quelque chose de grand vient de se passer en Russie : Kerry, Nuland et une importante délégation du Département d’État se sont déplacés jusqu’à Sotchi, en Russie, où ils ont rencontré le ministre des Affaires étrangères Lavrov et le président Poutine .

Ils ont passé plus de quatre heures avec ce dernier. Non seulement cela, mais Kerry a fait quelques remarques plutôt intéressantes, en disant que l’accord de Minsk-2 était la seule façon d’avancer et qu’il mettait fortement en garde Porochenko contre l’idée de renouveler les opérations militaires.

Poutine : Réveillé John? Bienvenue dans le réel!

Dire que cette évolution est étonnante serait un euphémisme.

Pour commencer, cela signifie que le soi-disant isolement de la Russie est maintenant officiellement terminé, même pour l’Empire indispensable.

Ensuite, et pour autant que je sache, il s’agit de la première reconnaissance officielle des accords de Minsk par les États-Unis. Ceci est plutôt humiliant étant donné que l’accord a été négocié sans eux.

Pour la première fois, les États-Unis ont effectivement mis en garde la junte ukraino-nazie contre une attaque militaire. Ceci à un moment où ces derniers sont dans un état de frénésie belliqueuse et où Porochenko a tout simplement promis de reconquérir non seulement l’aéroport de Donetsk, mais tout le Donbass et même la Crimée. Pour la première fois les États-Unis et Kiev ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Vous ne le verrez pas
aujourd’hui en lisant CN
N

Enfin, les États-Unis ont, pour la première fois, déclaré que si les accords de Minsk étaient mis en œuvre, les sanctions européennes et américaines seraient levées. Fait intéressant, les Russes n’étaient même pas intéressés à discuter de la question des sanctions.

Alors qu’est-ce que tout cela veut dire?

À ce stade, rien de plus.

Les Américains sont des négociateurs farouches, et dans chaque négociation américano-russe sur le conflit en Ukraine, les Russes ont complètement mis hors-jeu à chaque fois leurs partenaires géostratégiques américains (terme russe ironique quasi-officiel pour parler des interlocuteurs occidentaux). Ce qui se passe habituellement, c’est que Kerry s’écrase, puis revient à Washington et change son fusil d’épaule à 180 degrés. Les Russes le savent et les médias russes l’ont souligné dans leurs analyses.

Vous ne le verrez pas non plus
en lisant la BB
C

Pourtant, les États-Unis peuvent zigzaguer autant de fois qu’ils le veulent, la réalité, elle, va tout droit. Quoi qu’il en soit, la présence récente des troupes chinoises et indiennes sur la Place Rouge a montré que l’idée d’isoler la Russie est un fiasco retentissant, que Kerry & Co le veuillent ou pas.

Puis, il y avait le comportement plutôt intéressant de Nuland, qui était avec la délégation de Kerry; elle a refusé de parler à la presse et a levé le camp l’air plutôt malheureux.

Enfin, une vérification rapide sur les organes de presse des oracles impériaux révèle que le Département de la propagande de l’Empire ne sait pas vraiment quoi faire de tout cela.

Donc que se passe-t-il vraiment?

Honnêtement, c’est trop tôt pour le dire et, comme on le sait déjà, les chances d’un autre virage US sont très élevées.

Pourtant, il n’est pas impossible que les Américains aient finalement (?) compris quelques faits élémentaires :

1. La Russie ne reculera pas
2. La Russie est prête à la guerre
3. L'Ukraine occupée par les nazis s'effondre
4. La plupart des pays du monde soutient la Russie
5. L'ensemble de la politique américaine envers la Russie a échoué

Tout ce qui précède est assez évident pour un observateur débutant, mais pour une administration complètement enivrée d’hubris impériale exceptionnaliste, d’ignorance crasse et de déni, ce sont des réalités très très douloureuses à admettre. Cependant, les refuser pourrait, au bout du compte, les atomiser. Comme dit l’expression, si vous avez la tête dans le sable, votre cul est à l’air.

Ainsi, il est possible que ce qui se passe soit juste le premier signe d’un dégrisement US et que Kerry soit venu explorer avec Lavrov et Poutine une sorte d’option pour sauver la face par une sortie honorable. Si tel est le cas, alors ce sont des nouvelles terminales pour Porochenko. Cela signifie que les États-Unis ont essentiellement jeté l’éponge, dégoûtés par les monstres au pouvoir à Kiev.

En outre, cela pourrait être un signe que les analystes militaires américains ont adopté une vue très négative sur les chances de succès ukraino-nazis dans leur Reconquista planifiée du Donbass. En allant en Russie et en endossant officiellement les accords de Minsk, Kerry veut peut-être envoyer un message à Porochenko : oubliez vos rêves de reconquête, ça se fera pas !

Pourtant, je voudrais vivement mettre en garde contre tout optimisme prématuré. Je considère le virage américain comme une quasi-certitude. Mon espoir est que le virage sera limité en amplitude et que quand il arrivera, il s’agira plus de sauver la face d’Obama que d’un déni de la réalité.

Il est cependant certain que la Russie a remporté une autre bataille dans cette longue guerre et que tous les signes annoncent une défaite inévitable de l’Empire.

Le Saker

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Le Mistral, histoire belge ? Non, de Hollande, celui qui dirige un pays bas.

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #la liberté

Le Mistral, histoire belge ? Non, de Hollande, celui qui dirige un pays bas.

Par Harrison Koehli – Le 11 mai 2015 – Source Russia Insider

La France s’abaisse à un tel niveau de servilité envers son maître US, que cela devient inimaginable.
 
La Russie insiste pour que la France ne vende pas les vaisseaux de guerre, qui incluent des éléments de fabrication russe, à tout autre pays qu’avec son accord explicite.

Les deux porte-hélicoptères aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire

Donc, la France et la Russie avaient un accord. La France allait assembler des porte-hélicoptères de dernier cri pour la Russie. Celle-ci produirait quelques éléments des vaisseaux, puis la France les réceptionnerait pour les terminer. L’accord a été signé en 2011. L’argent versé : $1,25 Mds. Le premier vaisseau aurait dû être livré en novembre 2014. Mais depuis lors, la France s’est engagée dans une histoire géopolitique délirante et interminable, retardant leurs départs et suggérant même l’idée qu’ils n’honoreraient pas l’accord passé, après tout.

Et tout cela s’est passé sous la pression constante des inspirateurs de ce délire hystérique : les USA et l’UE. Qu’est-ce que tu dis? Vendre du matériel à la Russie? Mais ils sont tellement méchants! Nous te l’interdisons. Absolument. Et que ce soit bien clair entre nous : on a les photos où on te voit clairement faire une chose que tu ne devrais pas faire, et avec qui tu sais! [Les Anglo-saxons sont de grands puritains, NdT]

Ainsi donc, comme la petite guenon apeurée et obséquieuse qu’elle est, la France a baissé sa culotte, obéissant à ses maîtres comme la bonne petite esclave qu’elle est devenue.

La Russie – qui n’a pas vraiment besoin de ces vaisseaux, mais un accord est un accord – a été assez choquée, et c’est compréhensible, rappelant que si la France refuse de donner ce pour quoi la Russie a payé, il est entendu qu’elle doit rembourser, avec €300 millions de dédommagement. A ce jour, comme l’hystérie US continue de plus belle, il est de plus en plus vraisemblable que la France va casser le contrat.

Officiellement, Hollande est prêt au remboursement de l’argent russe. Beaucoup de gens considèrent cette pitoyable pantalonnade comme une disgrâce mondiale pour l’image de l’industrie française, mais je ne dirais pas ça. Au moins, ils rendent l’argent! Donc, la question reste : que vont-ils faire des vaisseaux après avoir remboursé les Russes

Les saborder!

Oui-oui, vous lisez bien : les couler. Le gouvernement français considère sérieusement le démantèlement et le remodelage, ou plus simplement couler ses éléments au large, selon le journal Le Figaro. Les bateaux avaient été conçus pour la marine russe, et ils s’avèrent inutiles pour l’armée française. La Russie a fait clairement comprendre qu’elle s’oppose à la revente des bâtiments à un acheteur potentiel, nommément l’Égypte, le Canada ou un autre pays du Nord. Ben non, on va les couler, alors…

Maintenant, le vice-premier ministre Dimitry Rogozine déclare que la France ne peut les revendre à un autre pays qu’avec la permission expresse de la Russie. Après tout, c’est la Russie qui a construit la partie arrière des vaisseaux, et elle bénéficie d’une autorisation exclusive quant à leur usage. Donc, l’idée géniale de la France est de bazarder les Mistrals, et on n’en parle plus. France, oh France, il y a une solution pour te sortir du pétrin où tu t’es mise toi-même : relève la tête, bombe le torse et montre que tu es encore une nation indépendante, et pas le fameux Igor des films de Frankenstein des années 1950 par rapport aux US : «J’obéis maaaîîîître…»

Les nouvelles concernant ce dernier exemple en date de l’idiotie française ont apparemment mis en colère certaines personnes, dont un officier de haut rang de l’armée française, qui a confié au Figaro que cette idée de sabordage était absolument inacceptable, et a rappelé la qualité du travail réalisé par les ouvriers des chantiers de Saint-Nazaire. La chaîne de télévision Russia Today reprend ici quelques déclarations apparemment saines de citoyens français :

«La décision du gouvernement inquiète certains dirigeants français d’industries, qui pensent que l’incapacité de Paris à honorer sa parole pourrait impacter l’économie à long terme.

Je suis très mécontent du fait que la France ait décidé de ne pas fournir les Mistrals à la Russie confia un membre de l’assemblée française en mars dernier. «Je pense que c’est une erreur à tout point de vue. Cela blesse la crédibilité de la France comme partenaire de confiance, et nous, les parlementaires, soutenons fortement l’idée selon laquelle les sanctions sont suffisantes.»

Jean-Pierre Thomas, un ancien conseiller de l’ex-président Nicolas Sarkozy, a déclaré à Russia Today que toute décision de couler des vaisseaux aussi coûteux serait absurde.

“Ce serait un non-sens complet. Nous allons perdre 1 000 emplois à Saint-Nazaire, ceux-là même qui ont fabriqué ces bateaux. La France va perdre de l’argent et de l’emploi, ça c’est le côté commercial de la décision. L’autre aspect, c’est l’image de la France. Les Mistrals doivent être livrés ; et cela doit être associé aux efforts de la diplomatie. La politique et les affaires sont deux choses séparées», conclut-il.

C’est très juste, mais je pense que les dégâts sont déjà visibles pour la France. Honorer le contrat avec la Russie peut lui conserver un peu de respectabilité, mais le gouvernement français ne pourra pas masquer le fait, aux yeux du monde, qu’il n’est qu’une marionnette des USA et de l’UE. Mais même si tout se déroulait comme initialement prévu, le masque est désormais tombé, et ce fiasco aura révélé ce qu’est devenue la France.

Y a-t-il un mot pour décrire le fait de prendre une décision stupide, puis de se surpasser en proposant une idée encore plus stupide censée rattraper la première? S’il existe, ce doit être un mot d’origine française…

Traduit par Geoffrey, relu par jj pour le Saker Francophone

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L’effacement de l’histoire. Par Manlio Dinucci.

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #le nazisme, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance

L’effacement de l’histoire

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 12 mai 2015

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/leffacement-de-lhistoire/5448912

Le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 9 mai à Moscou, a été boycotté sur la pression de Washington par tous les gouvernants de l’Ue, sauf le président grec, et mis sous le boisseau par les médias occidentaux, dans une tentative grotesque d’effacer l’Histoire. Non sans résultats : en Allemagne, France et Grande-Bretagne il s’avère que 87% des jeunes ignorent le rôle de l’URSS dans la libération de l’Europe du nazisme. Rôle qui fut déterminant pour la victoire de la coalition antinazie. Après l’attaque de l’Urss le 22 juin 1941 par 5,5 millions de soldats, 3500 chars et 5000 avions, l’Allemagne nazie concentra en territoire soviétique 201 divisions, c’est-à-dire 75% de toutes ses troupes, auxquelles s’ajoutaient 37 divisions de ses satellites (parmi lesquels l’Italie). L’URSS demanda sans relâche aux alliés d’ouvrir un second front en Europe, mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne le retardèrent, aux fins de décharger la puissance nazie sur l’URSS pour l’affaiblir et avoir ainsi une position dominante au terme de la guerre. Le second front fut ouvert avec le débarquement anglo-étasunien en Normandie en juin 1944, quand désormais l’Armée rouge et les partisans soviétiques avaient défait les troupes allemandes en assénant le coup décisif à l’Allemagne nazie.

Le prix payé par l’Union Soviétique fut très haut : environ 27 millions de morts, civils pour plus de la moitié, correspondants à 15% de la population (par rapport aux 0,3% des USA dans toute la Seconde guerre mondiale) ; environ 5 millions de déportés en Allemagne ; plus de 1700 villes et bourgs, 70 mille petits villages, 30 mille usines détruites.

On tente aujourd’hui d’effacer cette page fondamentale de l’histoire européenne et mondiale, en mystifiant aussi les événements successifs. La guerre froide, qui divisa à nouveau l’Europe immédiatement après la Seconde guerre mondiale, ne fut pas provoquée par une attitude agressive de l’URSS, mais par le plan de Washington d’imposer la domination étasunienne sur une Europe en grande partie détruite. Ici aussi les faits historiques parlent. Un mois à peine après le bombardement de Hiroshima et Nagasaki, en septembre 1945, on calculait déjà au Pentagone qu’il fallait plus de 200 bombes nucléaires pour attaquer l’URSS. En 1946, quand le discours de Churchill sur le « rideau de fer » ouvrait officiellement la guerre froide, les USA avaient 11 bombes nucléaires, qui en 1949 grimpaient à 235, alors que l’URSS n’en possédait pas encore. Mais en cette année-là l’Urss effectua la première explosion expérimentale, en commençant à construire son propre arsenal nucléaire.

Dans cette même année l’Otan fut fondée à Washington, en fonction anti-soviétique, six ans avant le Pacte de Varsovie constitué en 1955. La guerre froide terminée, à la suite de la dissolution en 1991 du Pacte de Varsovie et de l’Union Soviétique elle-même, l’Otan s’est étendue sur pression de Washington jusqu’à l’intérieur du territoire de l’ex URSS. Et quand la Russie, s’étant reprise de la crise, a reconquis son rôle international en liant des rapports économiques croissants avec l’Ue, le putsch en Ukraine, sous gestion Usa/Otan, a ramené l’Europe dans un climat de guerre froide.

En boycottant dans le sillage des USA le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, l’Europe occidentale (celle des gouvernements) efface l’histoire de sa propre Résistance, qu’elle trahit en soutenant les nazis arrivés au gouvernement à Kiev. Elle sous-évalue la capacité de la Russie à réagir, quand elle est envoyée dans les cordes. Elle a l’illusion de pouvoir continuer à dicter sa loi, quand la présence à Moscou des plus grands représentants des BRICS, à commencer par la Chine, et de nombreux autres pays confirme que la domination impériale de l’Occident est sur la voie du déclin.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 12 mai 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-cancellazione-della-storia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres: Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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Enjeux derrière l’insurrection pan-albanaise de Macédoine? Cherchez les USA…

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Daesch, #Terrorisme, #le nazisme

Enjeux derrière l’insurrection pan-albanaise de Macédoine? Cherchez les USA…

Komunovo

Actions de la police à Komunovo lors de l’insurrection pan-albanaise

La guerre du Kosovo toujours latente, risque de se déclarer de nouveau à deux heures de Paris. La volonté des albanophiles de l’ex-Yougoslavie  de créer la Grande Albanie au détriment des autochtones n’est pas suffisante, semble-t-il, pour expliquer les diverses insurrections que connait notamment la Macédoine. Il semblerait que la réelle volonté hégémonique des Albanais soit consciencieusement agitée par les USA dans des buts peu avouables, selon la méthode des révolutions de couleurs ou des printemps arabes: des agitateurs américains exacerbent les tensions internes à un pays pour le déstabiliser, jusqu’à renverser son gouvernement en s’appuyant sur la partie insurrectionnelle. Il ne reste plus ensuite qu’à mettre à sa place un gouvernement fantoche.

Le géopolitologue Yves Bataille, Français résident à Belgrade en Serbie, explique que l’opération de Kumanovo aurait été destinée à intimider les Macédoniens afin qu’ils refusent le passage d’un potentiel gazoduc  russe:

«Oui, mais il n’y a pas que ça, précise le géopolitologue Yves Bataille qui vit à Belgrade. Il existe un bras de fer secret entre les Etats-Unis et la Russie dans la région. Aucun des pays touchés par les troubles récents n’est membre de l’OTAN. Les Etats-Unis et leurs valets veulent accélérer l’adhésion de la Macédoine et du Monténégro à l’OTAN, d’où l’intérêt d’y provoquer des troubles. En Serbie une majorité est contre un assujettissement à l’Alliance et en Bosnie, la Republika Srpska bloque cette adhésion. » D’ailleurs, Milorad Dodik, son président, était à Moscou le 9 mai. Les musulmans de Bosnie, et les croates dans une certaine mesure, y sont favorables mais il faut l’accord des deux composantes de cet « Etat » fabriqué à Dayton pour valider toute adhésion de cette sorte. Et d’ajouter : « Il est évident qu’une adhésion à l’OTAN bloquerait le gazoduc russe. L’OTAN présente toujours l’adhésion à son carcan comme un désir des entités concernées mais ce n’est pas vrai… »

Arrestation de terroristes à l’aspect peu compatible avec le type albanais

Manœuvres de déstabilisation

Dès l’annonce du début des affrontements, une certaine presse occidentale s’est déchaînée pour soutenir les bandes armées albanaises. Ainsi, le New York Times a accusé le gouvernement macédonien de ne pas être « démocratique » (sic). Comme lors des guerres en ex-Yougoslavie dans les années 1990, la méthode consiste à fomenter des troubles civils et armés qui provoquent des morts et des blessés, puis d’accuser le gouvernement en place d’en être responsable, puis d’exiger un « changement » de régime, un coup d’Etat.
Washington et ses alliés reprochent au président macédonien Gjorge Ivanov son rapprochement avec Moscou et d’avoir assisté au défilé du 9 mai. Il s’agit aussi de s’en prendre au passage prévu du gazoduc de remplacement de South Stream qui transitera par la Grèce et la Macédoine pour traverser la Serbie, la Hongrie, etc. Des pays qui ne sont considérés depuis quelque temps comme moins assujettis à l’hyperpuissance US.

Depuis plus de 10 ans, au Kosovo comme en pays gheg (Albanie du nord), des camps d’entrainement et des bases logistiques sont tolérés par l’OTAN (qui occupe la province serbe et dont l’Albanie est membre) à des fins peu avouables, en même temps que l’on tolère des laboratoires clandestins de transformations de la morphine base en héroïne pour la mafia albanaise.

Il semblerait que ces groupes armés représentent tout au plus un petit millier de combattants à l’heure actuelle, légèrement armés, mais possédant sans doute quelques systèmes portables sol-air américains Stingers et d’anciens SA-7.

A Kumanovo, sur la trentaine de terroristes arrêtés, 18 venaient du Kosovo, 11 de Macédoine, 1 d’Albanie et un autre d’Allemagne. Les trois commandants de l’UCK, qui ont été arrêtés en Macédoine, étaient connus des services de sécurité serbes.

Trois commandants de l’UCK arrêtés parmi les terroristes

Adem Shehu avait participé à la liquidation des non-Albanais à Pristina et Leskovac, Mirsad Ndrecaj est un proche collaborateur de l’ancien chef de l’UCK Ramush Haradinaj. En juin 1999, Shehu était un des commandant de l’UCK pour la zone opérationnelle Lab, à la tête de la Brigade 153 opérant sur Pristina – Leskovac. Mirsad Ndrecaj, né à Suva Reka, était le bras droit de Ramush Haradinaj comme commandant de la brigade 132 de l’UCK. À l’arrivée de la KFOR et de la MINUK au Kosovo, il avait pris la tête d’une unité spéciale appelée «Rivière du mal», dont les membres ont commis des assassinats de masse et des actes de barbarie contre des non-Albanais à Djakovica, en toute impunité. (Source)

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