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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

L’Estonie ne tolère pas la vérité et arrête Giulietto Chiesa. Le 18 décembre 2014

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Economie, #L'Italie., #La France, #L'OTAN., #La guerre, #La paix, #La mondialisation

L’Estonie ne tolère pas la vérité et arrête Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa arrêté en Estonie puis expulsé.

Giulietto Chiesa arrêté en Estonie puis expulsé.

Dans cette nouvelle Europe dépourvue de toute politique étrangère et entièrement dominée par l’OTAN, on n’hésite plus à expulser d’un des pays membres un journaliste de renommée internationale comme Giulietto Chiesa, le premier à avoir affronté – en mondovision – les putschistes de Moscou qui tentèrent en 1991 de renverser Mikhaïl Gorbatchev, le père de la Perestroïka et Prix Nobel de la Paix.

Stupéfaction dans la presse italienne après son arrestation ce 15 décembre à Tallinn, capitale de l’Estonie où il était invité à un débat international sur le thème « La Russie ennemie de l’Europe ? » L’irritation des autorités estoniennes vis-à-vis de l’activité du journaliste, autrefois correspondant permanent à Moscou pour les plus grands médias italiens, est évidente. Giulietto a mené – et continue de mener – une vaste campagne sur PandoraTV pour dénoncer le « coup d’État » par lequel l’Occident a renversé le gouvernement ukrainien de Yanukovich et l’a remplacé par un gouvernement proaméricain dominé par l’extrême droite néonazie responsable d’atrocités contre la population ukrainienne d’origine russe, et notamment du carnage de la « maison des syndicats » à Odessa.

Giulietto Chiesa a été arrêté par la police de Tallinn avant d’être expulsé comme « persona non grata » : « un incident extrêmement grave » selon son avocat, Francesco Paola : « Une violation des droits politiques. »

Ancien euro-parlementaire, élu en 2004 sur la liste « Di Pietro – Occhetto »  avant de passer « indépendant » au sein du groupe socialiste européen, Giulietto avait de nouveau candidaté aux élections européennes en 2009 en Lettonie comme représentant de la minorité russe de ce pays balte. Homme possédant un vaste réseau de relations internationales, promoteur du « World Political Forum » présidé par Mikhail Gorbatchev [ci-dessus – NdT] en personne, Giulietto Chiesa a également enseigné aux Etats-Unis, au Woodson Wilson International Center de Washington, et fait aussi partie du Comité international du Consensus 911 pour la vérité sur le 11-Septembre. Il est notamment l’auteur du best-seller La guerra infinita (Feltrinelli, 2002) et du documentaire Zéro : Enquête sur le 11-Septembre, deux oeuvres qui contestent la version officielle des attentats tragiques contre les Tours Jumelles.

Giulietto Chiesa, un homme qui dérange, donc. Mais au point d’être expulsé sans façon d’un pays membre de l’Union européenne pour avoir exprimé ses idées ?

Il a certes dénoncé haut et fort les mystifications entourant la crise ukrainienne totalement manipulée par les médias dominants depuis son début sanglant, à savoir, le carnage de civils sur la place Maidan à Kiev.  En fait, c’est Urmas Paet, un homme politique estonien et ministre des Affaires étrangères qui a vendu la mèche lors d’une conversation téléphonique avec la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton. Paet lui a dit avoir découvert que ceux qui avaient tiré sur la foule [à Maidan] n’étaient pas des agents du régime de Yanukovich, mais des tireurs embusqués entrainés par l’Occident. L’objectif ? Massacrer des innocents pour ensuite faire porter le chapeau à la police ukrainienne et déchainer une véritable campagne de haine contre le régime de Yanukovich, lequel n’était pas hostile à Moscou. Des brutalités et un cynisme dénoncés avec la plus grande fermeté par Giulietto Chiesa, qui a immédiatement pointé du doigt l’émergence des groupes nazis et la montée extrêmement dangereuse en Europe de l’Est de l’intolérance contre tous ceux qui s’opposent à la « pensée unique » imposée par les USA.

Mais au point d’être arrêté pour avoir posé le pied sur le sol d’un pays, même si celui-ci regarde avec sympathie les « putschistes » de Kiev ?

LibreIdee
Le 15 décembre 2014

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Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ? Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La Russie, #La République, #La France, #La nation ., #L'OTAN., #Ukraine, #La mondialisation, #La paix, #Europe supranationale

Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ?

Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

 Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ?  Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

Le directeur de l’institut des problèmes liés à la globalisation et conseiller d’état Mikhail Delyagin a révélé dans une interview à la radio Pravda que l’Ukraine préparait une provocation à grande échelle à l’encontre de la Russie.

Chelyshev :

- Bonjour Mikhail Gennadievich, allons nous discuter du discours du président Poutine ?

Delyagin :

- Le discours du président Poutine à l’Assemblée fédérale est extrêmement important. Et bien sûr, il serait nécessaire d’en discuter de manière prioritaire. De plus, il nous a donné de nouvelles perspectives. Après la gestion du rattachement de la Crimée j’ai un grand respect pour le président.

J’ai eu différentes appréciations sur sa politique, mais après la Crimée je n’ai plus de doutes. Mais malheureusement, comme le secrétaire à la défense américain l’a dit : « il y a des choses plus importantes dans le monde. » J’espère que vous avez écouté ce discours, vous pouvez toujours le lire et écouter les commentaires des experts. Je veux plutôt vous parler d’informations exceptionnelles, malheureusement. Elles sont d’un caractère extrêmement préoccupant et nous menacent tous directement.

Chelyshev:

- Quel genre d’informations ?

Delyagin:

- Elles concernent la géopolitique. Pourquoi la crise ukrainienne est survenue, quelle en est la raison fondamentale ? Pourquoi les américains se sont-ils autant impliqués ? Les européens ont suivi à cause des actifs, comme les allemands en 1941, afin d’acquérir davantage de territoires, d’usines, d’installations énergétiques, des ports et des mines. Les américains se sont engagés dans cette confrontation car dans le monde d’aujourd’hui il y a trois acteurs majeurs : les USA, la Chine, et l’Union Européenne. Mais l’UE est un acteur indépendant et un égal des USA et de la Chine seulement dans le cas où elle coopère avec la Russie. Il ne s’agit pas d’une intégration, bien sûr, mais seulement d’un partenariat économique et stratégique. La destruction de la coopération entre l’UE et la Russie a permis d’éliminer un acteur indépendant de la compétition pour le leadership mondial. Les américains ne se sont pas lancés dans cette aventure pour conquérir la Russie. Malgré tout mon patriotisme, 2% du pib mondial, cela ne fait pas de la Russie un acteur majeur de l’économie mondiale.

Les grandes puissances sont constituées de trois acteurs dans la compétition globale, si vous éliminez l’Union Européenne, il n’en reste que deux. L’Union Européenne n’existera plus en tant qu’acteur mondial. Il s’agissait de l’objectif stratégique des états-unis, et nous également, comme les européens l’ont réalisé.

Nous l’avons également compris mais nous étions focalisés sur des problèmes locaux : comment apaiser Yanoukovitch. Comment aurions nous pu lui expliquer qu’il aurait dû accepter notre argent pour le donner aux européens ?

Les américains ont obtenu un succès éclatant. Nous sommes maintenant dans une nouvelle guerre froide. L’Ukraine est plongée dans la guerre civile. Les pourparlers sur le cessez-le-feu n’effacent pas les exactions, et des civils pacifiques sont tués tous les jours. Et le problème n’est toujours pas résolu. En dépit du fait que la fédération de Russie n’ait pas envahi l’Ukraine, n’est pas impliquée dans la guerre, en dépit de l’agressivité de l’Union Européenne, cette dernière ne souhaite pas se quereller avec la Russie. Son état d’esprit est le suivant : les russes ont peut-être raison ou tort, mais ils sont une nation importante et nous avons besoin de ce débouché. S’ils ont tort, nous ferons confiance à nos leaders politiques, continuons à commercer avec eux en prenant de la distance. Mais pourquoi détruire nos relations commerciales ? L’Europe souffre de nombreux maux, elle souffre également de notre pauvreté. Si seulement 40 de nos touristes arrêtent de voyager en Europe ce sera une saignée très sévère à l’industrie du tourisme européenne. Ils penseront qu’il s’agit d’une conséquence de leurs sanctions économiques et non le résultat de notre stupidité. Il y a une très forte disposition à restaurer les relations économiques avec la Russie, peu importe que cette dernière ait tort ou raison.

C’est ce qui s’est passé à Milan récemment. Notre délégation d’hommes d’affaires, après des négociations difficiles et pas très fructueuses, cherchait un restaurant authentique, où les italiens mangent tous les jours. Ils l’ont trouvé et ont pénétré à l’intérieur. Il y a eu un moment de silence car tous les nouveaux arrivants étaient en costume. Qui étaient-ils ? Il s’agissait d’un restaurant de quartier. Le personnel de la délégation avait décidé de se détendre, demandant si par hasard il y avait de la vodka russe. On leur a demandé : vous êtes probablement russes ? Oui, nous sommes russes. Chuchotements. La vodka est apparue. Après cinq minutes de chuchotements, les clients italiens se sont levés et ont applaudi. Puis ils ont crié : « Poutine ! Russie ! » Cela a duré environ cinq minutes.Puis chacun est retourné à ses affaires, pour ne pas déranger les hommes d’affaire russes. Cela aurait été inimaginable une année ou deux auparavant. Les gens ont le sentiment en Europe que leurs dirigeants les ont vendu aux américains. Cela n’était jamais arrivé auparavant. Enfin presque. Peut-être dans les années 50.

La démocratie, même pervertie, est encore préservée, et cette pression populaire se fait ressentir sur le pouvoir. Et le projet américain de séparer la Russie de l’Europe, n’est pas encore réalisé. L’Europe ne veut pas du gaz de schiste américain, plus cher et instable. Elle préfère les gazoducs russes. L’Europe ne veut pas abandonner le marché russe pour y écouler ses voitures et son vin. Elle ne souhaite pas détruire ses relations commerciales. Le coup monté du Boeing malaisien a échoué, rien n’en est sorti de compromettant pour la Russie. Maintenant les anglais affirment pouvoir démontrer que les impacts sur les fragments du Boeing correspondent à des impacts de missile Buk. Mais personne ne croit plus ces affirmations. Car tout le monde se souvient comment l’hystérie anti-russe s’est calmée lorsque le gouvernement de Russie a commencé à poser des questions sur cette affaire. Cela s’est arrêté immédiatement. Et c’était une réponse sur les véritables responsables de la destruction du Boeing.

La suite va venir. Il y aura une autre provocation. Et quelle pourra t-elle être ? Nous avons certaines informations à ce sujet. La première information vient de Kharkov. Et je n’étais pas très incliné à la prendre au sérieux parce que l’Ukraine est engagée dans un phénomène de psychose de masse et est saturée de rumeurs. Mais une confirmation est venue directement. J’espère vraiment qu’il s’agit d’un fake, de propagande. Mais vous savez, mieux vaut prévenir que guérir. L’information serait que l’armée ukrainienne va lancer une offensive. Ils n’en ont cependant pas les capacités et le niveau de démoralisation est monstrueux. Cependant, ils prétendent attaquer. Les soldats opérationnels préparent un pilonnage d’artillerie massif.

Tous les médias occidentaux, sans mentionner les médias ukrainiens, parlent à l’unisson de la libération de 300 m2 de l’aéroport de Donetsk, par exemple. Après cela, une arme nucléaire tactique explosera dans la zone de l’offensive de l’armée ukrainienne. Tout le monde condamnerait donc l’usage d’une arme nucléaire par les horribles russes. Les discussions sur la réorientation de notre doctrine militaire tournent autour de ce point. L’intelligentsia libérale pousse déjà des hurlements à ce sujet. Une telle accusation sera extrêmement difficile à démentir. Même si notre armée n’est pas capable d’un tel acte, même théoriquement. Pourtant cela semblerait tout à fait plausible pour les américains car tous les cas d’usage d’armes nucléaires dans l’histoire sont de leur fait. Utiliser une arme nucléaire pour la troisième fois ne leur poserait pas de problème.

Il y a des rapports sur le formidable port estonien de Padiski, un ancien état balte, qui est maintenant un grand entrepôt de déchets radioactifs pour toute l’Estonie et même probablement pour d’autres états. Du vieux matériel médical de radiographie et d’autres choses du même genre. Et là, l’OTAN a fait accoster un cargo radioactif, mais il ne s’agit pas de matériel usagé destiné à la poubelle. Les déchets radioactifs sont juste utilisés comme couverture. Il y a également quelques autres histoires étranges. Par exemple, des experts de compagnies militaires privées sont arrivés au début du conflit. Un de ces experts (son nom est connu) a été placé en isolement à cause des radiations. Apparemment il en serait mort. L’histoire à propos du père des armes chimiques est un peu différente mais l’homme qui créa les armes chimiques sous Saddam Hussein vint aux négociations avec des représentants de l’Union Européenne à Kiev et il fut assassiné. Comment les démocraties y prêteraient-elles attention ? Mais ce genre d’incident est très troublant.

Le schéma est le suivant : comme nous avons été incapables de convaincre quiconque que le Boeing malaisien a été détruit par les animaux russes nous allons expliquer aux gens que les barbares russes ont utilisé une arme nucléaire contre l’armée ukrainienne sans défense.

Chelyshev:

- Avez-vous des informations sur la manière dont cette arme nucléaire allait être mise en action dans la zone de l’armée ukrainienne ?

Delyagin:

- Non. Je ne suis pas l’autorité compétente. En principe, cela pourrait être un missile de croisière qui pourrait être lancé d’assez loin et voler à basse altitude, selon les spécialistes. Cela pourrait être la commande.

Chelyshev:

– Est-ce que le script est connu ?

Delyagin:

– C’est très simple. Ils ont tous commencé à affirmer, comme nous l’avons vu dans l’affaire du Boeing de la malaysian airlines, que Poutine est personnellement responsable. Actuellement dans la fédération de Russie, aucun général ni aucun sombre idiot ne peut déployer une arme nucléaire tactique sans ordre direct du commandant suprême. Toute l’intelligentsia libérale s’est donc mise à s’excuser auprès de l’occident pour son régime criminel et méprisable. Cela a commencé avec l’affaire du Boeing malaisien. Ensuite le régime a été déclaré criminel, les relations ont été coupées incluant les transactions bancaires. Et parmi les hommes politiques européens il n’y a personne pour dire, même pas parmi les français ou les allemands : écoutez, il s’est certainement passé quelque chose de très grave, mais nous continuerons à acheter leur gaz parce que c’est avantageux. Parce qu’on va leur montrer des enfants ukrainiens brûlés par les radiations. Et ce ne sera pas comme pour Hiroshima ou Nagasaki, car les américains étaient les vainqueurs. Nous serons les perdants. C’est la différence. Les médias de masse sont étroitement contrôlés par les américains. Je pense que Russia Today sera interdite de diffusion dans tous les pays occidentaux et au Japon, et dans tous les pays qui veulent maintenir des relations commerciales avec les états-unis et le Japon. C’est très possible, bien que cela semble théoriquement impossible, étant donné le cynisme infini de « notre » Amérique.

Etant donné cela, Obama, s’il n’est pas un coq boiteux, est de toute manière un canard boiteux dans la classification américaine. Le parlement lui est hostile. Son pouvoir est très limité. Il a besoin de faire quelque chose pour survivre et ne pas être dévoré morceau par morceau. Il doit changer radicalement la situation. Poroshenko est dans une situation similaire. Il a essayé de changer radicalement la situation le 1er novembre. Il a voulu lancer une grande attaque frontale. La milice, autant que je peux en dire, connaissait ce plan à l’avance. Donc une préparation d’artillerie a été menée, et dans certains cas il ne restait plus personne pour attaquer. Un mini Koursk s’est produit. Il est impopulaire de parler de cela ici comme en Ukraine ou à l’ouest. La même chose est arrivée aux forces spéciales géorgiennes pendant la guerre de 2008. Personne n’aime le rappeler. Mais cette provocation peut avoir de terribles conséquences, pas seulement pour l’histoire de la Russie, pas seulement pour l’Europe, mais pour l’humanité entière. J’insiste: j’étais très fier de cette opération. Je maintiens qu’ils ont essayé d’allumer une troisième guerre mondiale en Ukraine mais que cela n’a pas fonctionné parce que le tas de bois était humide. Des gens qui se battent là bas et sont morts ont été offensés. Mais dans la perspective d’une troisième guerre mondiale il est vrai que le tas de bois était humide. Il ne s’agit pas de l’état islamique.

Mais soudain il y a une nouvelle perspective d’allumer une telle guerre. Car il s’agit d’un crime absolu, et qu’il n’y aura aucune preuve. Il ne s’agit pas d’un Boeing malaisien avec trois tonnes de fret et tout le monde tournant autour de l’épave en prenant des photos. Il n’y aura rien à photographier. Et prouver que nous ne sommes pas responsables sera impossible.

Des représentants occidentaux se faisant passer pour des journalistes russes font le siège de Donetsk en cherchant des preuves de l’implication militaire de la Russie. Nous les connaissons. De super professionnels et en même temps des gens absolument débiles. Ils n’ont aucune prudence et ne savent pas quoi chercher. Ils sont restés là-bas pendant les mois où les hostilités étaient les plus intenses et n’ont rien trouvé. Mais ce n’est pas une preuve pour eux ni pour personne. Ils ont dit : nous n’avons rien vu mais nous savons que des militaires russes étaient sur le terrain. Personne ne se soucie de la réalité. Ils inventèrent le mythe que la Russie est responsable de la guerre civile en Ukraine et ils travaillent sur la base de ce mythe. Ils imposent des sanctions le lendemain d’un accord de paix obtenu par la Russie. Ils violent cet accord, bombardent les villes, menaçant de provoquer un génocide au début de l’hiver. Et c’est la faute de la Russie, c’est normal.

Mais quand ce mythe prend appui sur l’explosion d’une arme nucléaire tactique il sera impossible de nous défendre. Etant donné les proportions qu’a prise la propagande libérale en Russie. Etant donné la bêtise de la propagande libérale en Russie. Etant donné l’influence des institutions libérales sur les autorités d’état. Etant donné le peu de poids des gens qui aiment la Russie comparés aux libéraux. Ce sera une situation catastrophique. Et malheureusement cela risque d’arriver très prochainement, à la mi-décembre. Car pour un plus grand impact émotionnel cela doit se produire un jour férié. Je peux peut-être me tromper sur certains détails, car il s’agit de données indirectes. Je n’étais pas dans le secret des préparatifs, je n’ai pas d’agents à ma solde pour vous apporter des preuves. De plus, je fais souvent des erreurs concernant les dates. Je pensais qu’une opération serait montée par les nazis ukrainiens pour l’ouverture des jeux olympiques et c’est arrivé le dernier jour. J’ai commis une erreur, cela arrive…

 

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Halte à la chasse aux “prorusses” !, par Roland Hureaux. Dans Marianne.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La paix, #La guerre, #Les média, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #Politique étrangère

Poutine prorusse

Poutine prorusse

Tribune de Roland Hureaux* du 28/11 dans Marianne

Il y a quelques jours, Libération annonçait en première page une grande « enquête sur les réseaux Poutine en France ». Disons tout de suite qu’il vaut mieux ne pas en être si on ne veut pas côtoyer Marine Le Pen, Aymeric Chauprade ou Alain Soral. Ou, si l’on tient à sa peau, Christophe de Margerie, disparu dans un accident d’avion, qui figure sur la liste noire de Libé. Comme Enrico Mattei en 1962, qui s’en était pris aux « sept sœurs », les grandes sociétés pétrolières américaines. Le pétrole est un métier dangereux, surtout si l’on s’avise de dire, comme le PDG de Total : « Nous ne devons pas nous laisser convaincre que la Russie est un ennemi. [...] Si les Américains veulent attiser le conflit pour des raisons historiques, c’est leur décision. Nous, Européens, devons résoudre cette crise [celle de l'Ukraine]autrement, sans prendre les choses en noir et blanc. » Circonstance aggravante, l’intéressé avait déclaré lors des dernières Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (en juillet 2014) que le commerce du pétrole ne devait pas se faire seulement en dollars !

Le ci-devant journal maoïste, qui ne fera pas d’enquête approfondie sur les raisons du décès de Christophe de Margerie, préfère cibler des universitaires comme Hélène Carrère d’Encausse ou Jacques Sapir, des hommes politiques comme Jean-Pierre Chevènement ou Thierry Mariani, ainsi que Gérard Depardieu et Serge Dassault dont le journal n’est pourtant pas furieusement prorusse : l’avionneur a seulement eu le tort d’avoir accepté une invitation du président de la Douma de passage à Paris !

Les personnalités épinglées ont en commun de penser que l’intérêt de la France n’est pas nécessairement de faire la guerre, fût-elle économique, à la Russie. A aucun moment n’est envisagée la possibilité que les intéressés aient pu faire là un choix de raison respectable. Parler de « réseaux », c’est déjà les situer dans le sulfureux. La plupart des personnalités citées sont supposées n’avoir pris des positions prorusses que pour des intérêts mercantiles des plus vils. Et les autres, notamment Depardieu, sont taxés de naïveté. On ne dit pas encore idiots utiles, mais ça viendra.

Il n’est d’ailleurs jamais question que de Poutine, guère de la Russie : comme si s’allier avec un régime qu’on n’approuve pas n’était pas de la diplomatie, et de la plus classique : celle de Delcassé, inaugurant le pont Alexandre-III avec le tsar de Russie, dont le régime se trouvait pourtant aux antipodes de la IIIe République. De même, de Gaulle se rapprochant du Kremlin au temps du communisme. Mais ne s’était-il pas déjà trouvé alors des imbéciles, de la mouvance américaine, pour soupçonner alors le Général d’être devenu communiste !

Parler de Poutine et de lui seulement tend à flétrir les dissidents de la pensée unique internationale, puisqu’on rappelle complaisamment qu’il a « beaucoup de sang sur les mains ». Plus que Staline, plus que Bush ? Plus que les dirigeants actuels de la Chine ? Plus que Kagamé que Libé a toujours défendu ?  S’il avait existé en 1914, il aurait mis, n’en doutons pas, Jaurès dans les « réseaux du kaiser ». Certains le disaient d’ailleurs à l’époque : nous savons où cela a mené. Et encore y avait-il alors bien plus de raisons de stigmatiser le camp du compromis puisque les Allemands nous avaient pris l’Alsace et la Lorraine et campaient à la frontière du Rhin, prêts à l’invasion. Rien de semblable avec la Russie, notre ancienne alliée. Rien qui justifie donc ce processus insidieux de diabolisation.

Pour déconsidérer l’idée d’amitié franco-russe, Libération précise que la France n’a pas toujours été du côté des Russes,  en rappelant les guerres de Napoléon (1811-1814) et celle de Crimée (1854-1855). On oublie de préciser que dans les deux cas c’est nous qui avions été les agresseurs, à 3 000 km de nos frontières ! Les alliances décisives pour notre survie de 1914-1917 et 1941-1945 ne pèsent-elles pas bien plus ?

Le seul tort des Russes est sans doute d’avoir, au temps du communisme, été les premiers à développer des réseaux d’influence destinés à façonner l’opinion, le fameux soft power. Orwell avait montré comment la majorité de l’intelligentsia anglaise après la guerre était prosoviétique. Mais, depuis la chute du communisme, il est clair que les Russes ont perdu la main : nous n’en voulons pour preuve que le petit nombre d’« agents » cités dans le dossier. Les Etats-Unis, qui avaient du retard en la matière, durent se mettre à leur école pour leur faire pièce. Ils le firent si bien qu’ils se trouvèrent, après la chute du communisme, à la tête d’une immense machine d’influence qui est aujourd’hui bien plus à redouter que celle de Poutine.

* Roland Hureaux est essayiste et élu local.

Source : Marianne, 21/11

 

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2014, l’année où l’Empire a refusé de mourir dans son lit, le 15 décembre 2014. The French Saker

15 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La France, #La guerre, #La paix

2014, l’année où l’Empire a refusé de mourir dans son lit

15 décembre 2014. The French Saker

On espérait un peu naïvement que l’Empire US mourrait dans son lit (1). Il n’en est rien. Gangrené par sa faillite financière, morale et sociale, il décline bien sûr comme prévu et le Système atlantiste avec lui. Sauf que tout se passe beaucoup plus vite qu’attendu. Saisi de panique, l’Empire a donc mis à profit l’année 2014 pour semer partout le chaos dans le but de conjurer son déclin, allant jusqu’à construire toutes les conditions d’une Troisième guerre mondiale. Il aura évidemment pris soin de fixer l’épicentre de la chose loin de son sanctuaire (2), avec l’assentiment d’une élite européenne de groupies-technocrates, et autres idiots utiles, encadrés par un proconsul allemand dangereusement rétabli dans sa grandeur (3). 2014 aura donc été l’année d’un emballement stupéfiant et d’une montée aux extrêmes terrifiante, l’année où l’Empire aura refusé de mourir dans son lit, ouvrant une nouvelle séquence historique plus folle que jamais.

2014, l’année où l’Empire a refusé de mourir dans son lit, le 15 décembre 2014. The French Saker

Du grand frère protecteur au tortionnaire

Lorsque des clowns formatés dans des écoles de com’ prétendent lui commander, l’Histoire peut se montrer d’une cruauté infinie. Ainsi en va-t-il du dernier POTUS, Barack Hussein Obama, à la fois Prix Nobel de la Paix, geôlier en chef du camp de torture de Guantanamo et artisan d’une nouvelle guerre froide à l’issue potentiellement apocalyptique.

Le mythe hollywoodien du grand frère américain protecteur, un peu couillon mais bienveillant, est bel et bien définitivement enterré, malgré la puissance de la machine de propagande mobilisée pour l’entretenir.

Aujourd’hui, la plupart des peuples du monde sont ainsi passés de la fascination pour l’American Dream au dégoût à l’égard d’une hyperpuissance aussi vorace que brutale, qui n’hésite pas à semer la mort et le chaos pour « perdurer dans son être ».

2014 fait à ce titre un peu figure de point d’orgue, où l’on aura vu l’Empire étrenner l’année par une alliance avec des groupes néonazis ukrainiens – pour perpétrer le coup d’État que l’on sait–, puis la terminer dans la puanteur exhumée de ses habituelles pratiques tortionnaires (4).

Et c’est aux pieds de cet Empire-là que les élites européennes n’en finissent plus de ramper, se soumettant à tous ses diktats, couvrant tous ses crimes, se prêtant à toutes ses manigances les plus folles.
A cet égard, le cas de l’Allemagne mérite désormais une attention particulière.

« We’ve beaten the Germans twice, and now they’re back! »

On se souvient des craintes de Mitterrand et de la Dame de fer à l’aube de la réunification allemande, craintes parfaitement résumées par Margaret Thatcher lorsqu’elle s’était écriée : «Quoi, nous avons battu deux fois les Allemands et les voilà encore de retour ! (5)».

De facto, l’Allemagne est en effet (re)devenue la puissance dirigeante en Europe, au point que certains observateurs, comme Emmanuel Todd, n’hésitent plus à parler d’un Empire allemand reconstitué (6).

Or la soudaine adhésion de la chancelière allemande à l’hystérie guerrière antirusse de l’Empire US pose de graves questions.
Suite au scandale des écoutes perpétrées par la NSA sur son téléphone portable, on pensait pourtant que la lune de miel avec Washington ne serait pas pour demain, la chancelière allemande faisant savoir qu’«entre des amis proches et des pays partenaires comme le sont la République fédérale d’Allemagne et les Etats-Unis depuis des décennies, une telle surveillance d’un chef de gouvernement ne saurait exister. » Parlant même d’un «coup sérieux porté à la confiance mutuelle entre les deux pays».

C’était en octobre 2013, peu avant le début du coup d’Etat de Kiev.
Mme Merkel s’était ensuite joint à la meute des toutous pour hurler avec l’Empire contre Moscou, mais toutefois sans excès. Du moins jusqu’au discours de Sidney, le 17 novembre dernier, où la chancelière a attaqué la Russie avec une agressivité inédite, affirmant notamment «que les agissements de la Russie mettaient en péril la paix en Europe» (7).

Comme le souligne Philippe Grasset dans dedefensa (8), «aucun élément nouveau décisif, dans les trois ou quatre derniers mois, ne paraît devoir justifier le revirement de Merkel exprimé dans des termes si dramatiques et alarmistes, et encore moins l’expliquer ».

D’où l’hypothèse, de plus en plus répandue, que les écoutes de la NSA ont finalement payé, et que les USA feraient tout simplement chanter la chancelière. Les Etats-Unis disposeraient donc de «moyens de pression pouvant aller aussi bien de documents récupérés de l’ex-RDA, par exemple des archives de la Stasi, que de certaines affirmations et confidences de la chancelière interceptées par la NSA ».

C’est bien évidemment possible, la politique étrangère étasunienne relevant davantage du gangstérisme que de la diplomatie.

« Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »

Il n’en reste pas moins que la volonté des Etats-Unis de faire de l’Allemagne leur principal supplétif en Europe ne date pas d’hier, et qu’ils estiment apparemment depuis longtemps déjà qu’Angela Merkel a le profil idéal pour le rôle (9).

De son côté, en jouant ainsi la carte US de l’affrontement contre la Russie, l’Allemagne d’Angela Merkel paraît tentée par un nouvel impérialisme (10) qui soulève des questions il est vrai dérangeantes compte-tenu de l’Histoire du siècle dernier.

Bien sûr, en Allemagne même, les critiques commencent à fuser. Le Spiegel a ainsi récemment ouvert les feux avec un article fleuve très mordant contre la politique de la chancelière (11).

Puis ce fut le discours fantastique tenu à la tribune du Bundestag devant la représentation nationale par Sahra Wagenknecht (12), vice-présidente du parti Die Linke (La Gauche). Un discours où tout est dit avec les mots les plus justes.

Enfin, il y a eu cet appel lancé par des personnalités allemandes (anciens présidents, intellectuels, artistes ou industriels) dont le titre se passe de commentaire : «Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » (13).

On voit toutefois mal Angela Merkel reculer, à plus forte raison s’il y a chantage.

Aujourd’hui l’Empire US semble donc avoir trouvé dans l’Allemagne le pivot européen idéal pour articuler sa croisade contre la Russie. Servie par la quasi dissolution d’une France qui ne pèse strictement plus rien en matière de politique étrangère, Berlin peut en effet s’appuyer pour ce faire sur la russophobie «naturelle» d’anciennes républiques soviétiques qu’elle contrôle largement (14).

L’Empire aux abois

De son côté, l’Empire poursuit furieusement sa montée aux extrêmes. Le 12 décembre dernier, le Congrès US a ainsi autorisé la livraison d’armes létales à l’Ukraine en votant à l’unanimité un texte que d’aucuns considèrent comme une véritable déclaration de guerre contre la Russie (15).

Nous en sommes donc là, en cette fin 2014.

En s’appuyant sur les faiblesses, les aveuglements ou les rêves de grandeur inavoués d’acteurs européens parfaitement lamentables dans cette affaire, l’Empire a décidé de privilégier la politique du pire pour tenter de conjurer son déclin, fixant une guerre en Europe de l’Est en acceptant avec une inconséquence inouïe la possibilité d’une confrontation militaire entre puissances nucléaires.

C’est peut-être que pour lui le temps presse de plus en plus.

L’offensive menée contre la Russie a en effet convaincu les pays du Brics de passer à la vitesse supérieure et les rapprochements entre Moscou et Pékin, et même plus récemment New Delhi, font paniquer Washington (16).

Sur le plan intérieur, la situation étasunienne se détériore d’heure en heure. Un Américain sur 5 bénéficie désormais de bons d’alimentation pour vivre (17), et une réplique amplifiée de la crise des subprime de 2008 est d’ores et déjà sur dans les starting blocks.
Pour éviter la rébellion des 99% contre les prédateurs du corporate power US, c’est-à-dire du peuple contre le gouvernement, l’administration Obama a même exhumé la vieille technique de la division raciale pour noyer le poisson (18), ce qui est tout de même un comble pour un premier Président noir US. Mais passons.

La faillite des Etats-Unis est consommée, tant sur les plans financier, que moral ou social.

Ne reste dès lors que l’Empire en tant que structure, en tant que Système, en tant que machine à dominer et à écraser, dans toute sa froideur et toute sa brutalité.

Un Empire aux abois, qui refuse de mourir dans son lit.

Pierre Vaudan

Notes

1 L’empire et le docteur Kübler-Ross

2 Enfumage ukrainien, contre propagande

3 L’Allemagne tient le continent européen

4 Torture à la CIA, les passages les plus terrifiants du rapport

5 L’Allemagne, puissance hégémonique à reculons

6 L’Empire allemand reconstitué

7 Le grand virage de Sidney

8 Merkel sous chantage ?

9 Angela Merkel va-t-elle entraîner l’Europe et le monde dans les prochaines guerres?

10 L’essor de l’impérialisme allemand et la pseudo-menace russe

11 Summit of Failure: How the EU Lost Russia over Ukraine

12 Le discours de Sahra Wagenknecht (sous-titré français)

13 «Une autre guerre en Europe, pas en notre nom»

14 L’Allemagne tient le continent européen

15 Ukraine: la Russie menace les Etats-Unis de mesures de rétorsion

16 Avec la Crimée, l’Inde défie les USA

17 Explosion du nombre d’Américains ayant recours à l’aide alimentaire

18 Du racisme à la révolution

Source : 2014, l’année où l’Empire a refusé de mourir dans son lit (entrefilets.com, français, 15-10-2014)

Déjà publié de Pierre Vaudan

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Pétition remise à Monsieur le Président de la République: Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN. Par JC Cordier.

15 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La République, #La nation ., #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La paix

Adressée à Monsieur le President de la Republique

Cette pétition sera remise à:

Monsieur le President de la Republique

Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN

Pétition  remise à Monsieur le Président de la République: Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN. Par JC Cordier.

A Monsieur Le Président de la République,

Au moment où la Crise Ukrainienne entre OTAN et Russie nous replonge dans les dédales d’une nouvelle Guerre Froide, au moment où les tensions économiques, énergétiques et sociales peuvent à tout moment allumer la mèche d’une bombe infernale, il importe à la France de montrer un autre chemin que celui de la confrontation et de faire entendre une autre voix que celle de l’OTAN et des USA.

A l’orée de la Grande Guerre, c’est cette voix là qu’avait voulu porter Jaurès dans son dernier discours de Vaise du 25 juillet 1914 ; il alertait ainsi le monde sur la mécanique infernale des Traités qui allait plonger l’Europe dans d’innommables charniers :

« A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu. »

Deux guerres plus tard, à la Libération, le Général de Gaulle ne voulut pas se ranger dans une politique d’alignement atlantique systématique. Pour lui, la France, entre l'Amérique et la Russie, devait être « un lien et non pas un enjeu ». Il précisa dans un message public du 17 novembre 1945 qu'il fallait mener : « une politique française d'équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l'intérêt du pays et même pour celui de la paix. »

C’est cette vision là du rôle de la France, qui le conduisit à décider en 1966 le retrait de la structure militaire de l’OTAN.

Le 7 mars 1966, Maurice Couve de Murville remit à l'ambassadeur américain Charles Bohlen une lettre manuscrite du général de Gaulle au président Johnson. Il lui annonçait que la France, sans dénoncer le traité instituant l'Alliance atlantique, avait décidé « de recouvrer sur son territoire l'ancien exercice de sa souveraineté, actuellement entamée par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. » États-majors, services et forces de l'OTAN avaient un an pour évacuer leurs 30 bases militaires, leurs 27 000 soldats et leurs 37 000 employés civils.

Le retour de la France dans les structures militaires de l’OTAN n’a été décidé que très récemment par le Président Sarkozy et n’a pas fait l’unanimité au sein de sa majorité.

Cette décision a fait l’objet d’une question de confiance à l’Assemblée Nationale le mardi 17 mars 2009, quarante trois ans –à 10 jours près-après la décision souveraine du Général De Gaulle.

Le Premier Ministre François Fillon justifiait ainsi ce retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN :

« Il y a quarante ans, le général de Gaulle se retirait d'une organisation compacte, dressée face au pacte de Varsovie, et exclusivement dirigée par les États-Unis. Depuis, c'est la notion de coalition d'États volontaires à participation variable qui s'est imposée au détriment des schémas rigides de la guerre froide.

En 1966, mesdames et messieurs les députés, la logique des blocs réglait la géopolitique mondiale.

Rester dans les structures intégrées de l'OTAN, c'était aliéner les choix politiques de la France à cette logique binaire que le général de Gaulle voulait justement transcender.

En 1966, les États-Unis imposaient la doctrine de la riposte graduée à l'OTAN et ils n'y prévoyaient aucun partage des responsabilités. Rester dans les structures intégrées, c'était prendre le risque de nous retrouver engagés dans des conflits qui n'étaient pas les nôtres… »

Voici le résultat du scrutin :

Nombre de votants 567

Nombre de suffrages exprimés 567

Majorité absolue 284

Pour l’approbation 329

Contre 238.

La logique parlementaire du vote de confiance l’a donc emporté sur la volonté géopolitique d’indépendance et de souveraineté voulue par le Général De Gaulle.

Malheureusement, les évolutions géopolitiques actuelles nous conduisent à une situation de crise encore plus dangereuse que la Guerre Froide des années 60-80. Comme l’énonçait fort justement François Fillon le 17 mars 2009 : « Rester dans les structures intégrées, c'était prendre le risque de nous retrouver engagés dans des conflits qui n'étaient pas les nôtres »

Monsieur Le Président de la République, vous pouvez vous inscrire dans le chemin tracé par Jaurès et De Gaulle et redonner à la France son indépendance, sa volonté d’équilibre, de paix entre l’Amérique et la Russie.

Nous, citoyens du Monde, nous vous demandons de décider le retrait de la France des structures militaires intégrées de l’OTAN et de porter ainsi le message d’une France souveraine, indépendante, ouverte au dialogue Est-Ouest et désireuse de promouvoir une diplomatie d’équilibre et de compromis à l’opposé des logiques guerrières d’affrontement actuellement à l’œuvre.

JC CORDIER.

Adressée à

Monsieur le President de la Republique

Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN

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La menace de guerre se confirme, par Erwan Castel.

14 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La République, #La Russie, #La France, #La guerre, #L'OTAN., #La paix, #le nazisme

La menace de guerre se confirme, par Erwan Castel.

14 /12/2014 : 2 avions cargos militaires étasuniens ont déchargé du matériel sur l’aéroport de Zaporojié le 19/ décembre à 23h10. 2 autres sont attendus. Source

La menace de guerre se confirme, par Erwan Castel.

Depuis la constatation amère par les occidentaux que leur dictateur protégé Porochenko n'arriverait pas à mater seul la rébellion du Donbass, nous assistons à une gesticulation diplomatique à recherche d'une solution pacifique mais qui ressemble de plus en plus à un écran de fumée cachant au contraire des intentions bellicistes radicales.

Car les 4 annonces de trêves lancées depuis 5 mois par le "Piètre" Porochenko, lorsqu'elles sont observées dans leur contexte politico-militaire, se révèlent de fait plus des ruses de faquin que de sincères intentions pacifiques.

En effet de la première annonce de trêve, début juin au moment de la campagne présidentielle ukrainienne, à la troisième tentative de cessez le feu du 19 septembre, quand Mariupol était sur le point de tomber aux mains des séparatistes, il s'avère que ces "promesses de paix" lancées par Kiev, ne sont que de grossières rodomontades destinées à séduire un électorat inquiet ou permettre à ses unités militaires en difficulté de se reconstituer et renforcer une ligne de front chancelante.

Le 9 décembre une trêve est a nouveau annoncée et si les séparatistes jouent le jeu allant jusqu'à retirer des unités d'artillerie lourde de la ligne de front, Kiev en revanche ne semble pas pressé de respecter ces accords de désengagement militaire , au contraire même, le gouvernement ukrainien procède à une militarisation accélérée de son industrie, un approvisionnement du front avec des nouvelles unités de combat renforcées et prépare une nouvelle mobilisation partielle de sa population.

Jusque là, rien de nouveau dans les forfaitures des laquais kiéviens servant les ambitions militaro-industrielles de Washington et Bruxelles, mais en prenant plus de recul, on s'aperçoit que cette 4ème négociation de paix s'inscrit bien au delà d'un cadre ukrainien et affiche une dimension internationale inquiétante.

En effet, au moment où les accords signés à Minsk sont remis sur le tapis, des événements interviennent au niveau régional et américain :

- Le Caucase connait une nouvelles vagues d'attentats terroristes qui cherchent à déstabiliser les Républiques autonomes de Russie à partir du 4 décembre : la Tchétchénie puis la Kabardino-Balkarie, et aussi le Daguestan où des émeutes ont éclaté.

- La Géorgie qui intervient de plus en plus aux cotés de Kiev jusqu'à être présente au sein de son gouvernement (avec le ministre Sandro Kvitachvili) s’apprête à déployer sur le front du Donbass une "Légion géorgienne".

- Enfin l'OTAN qui ne peut intervenir directement et officiellement dans une Ukraine non intégrée sans déclencher un "casus belli" avec la Russie s'autorise cependant à une aide militaire indirecte auprès de pays tiers élevés au rang d' "alliés non intégrés".

Le puzzle apparaît donc progressivement au fur et à mesure que les pièces y sont posées et tour semble s'accélérer brutalement :

1 / MARDI 9 DÉCEMBRE, la nouvelle trêve permet à Kiev de stabiliser le front et de réorganiser ses unités, recomplétées en effectifs et matériels d"assaut.

2 / JEUDI 11 DÉCEMBRE , le sénat étasunien adopte la loi "Ukraine Freedom Support Act" qui autorise l'aide militaire directe à l'Ukraine et l’intègre avec la Moldavie et la Géorgie dans la liste des alliés non membres de l'OTAN.

3 / VENDREDI 12 DÉCEMBRE, les aéroports ukrainiens de Karkhov, Dnepropetrovsk et Zaporodje sont fermés dans l'attente de livraisons importantes par avions cargos de l'OTAN !

L'espace aérien ukrainien fermé correspond à une zone de projection militaire encerclant le Donbass séparatiste

L'espace aérien ukrainien fermé correspond à une zone de projection militaire encerclant le Donbass séparatiste

Je ne pense pas que la folie occidentale envoie directement des soldats de l'OTAN intervenir sur le front, car Washington, empêtré dans les dérapages de ses guerres multiples, va d'abord essayer de vaincre en Ukraine par procuration.

En revanche si cette information d'un pont aérien militaire est confirmée cela signifie que le conflit entre dans une nouvelle étape militaire qui attendait le feu vert du Sénat américain. Il ne serait pas surprenant d'observer le déploiement d'unités géorgiennes ou moldaves aux côtés des unités ukrainiennes. L'OTAN quant à elle, en plus des conseillers militaires et des officieux "contractors" privés s'engagera dans de missions d'assistance au maintien de l'ordre qu'elle a déjà amorcé ce mois ci avec l'envoi de policiers militaires canadiens.

Car si les USA délèguent leur soutien à des Etats indépendants et non intégrés à l'OTAN signant seuls officiellement des accords bilatéraux avec l'Ukraine, Washington se déresponsabilise ainsi au regard du droit international.

En revanche par leur statut d' "alliés non alignés" ces "Etats mercenaires" peuvent bénéficier d'un soutien logistique et d'une aide technique et il est fort à parier, si ce scénario catastrophe se confirmait, que leurs unités seraient encadrées et sous commandement de "conseillers militaires" de l'OTAN...

Quoiqu'il en soit, les occidentaux n'ont plus le choix ni le temps :

- Soit ils jettent l'éponge et, après avoir vu la Crimée leur échapper ils perdent le Donbass et certainement 'Ukraine dont le gouvernement ne pourra survivre à une telle défaite.

- Soit, ils tentent "le tout pour le tout" espérant qu'une victoire éclair dans le Donbass sauvera le gouvernement pro UE installé à Kiev, leur offrant sur un plateau le plus grand pays d'Europe.

Je souhaite de tout coeur que ce dernier scénario ne se produise pas en Ukraine, mais malheureusement non seulement les indicateurs vont dans ce sens, mais cette hypothèse "tient la route" car son protocole a déjà été mis en oeuvre en 1992-1993, lorsque l'OTAN a délégué à la Croatie "allié non intégré" la mission de réduire la République serbe autoproclamée de Krajina.

Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas le Père Noël qui va atterrir sur les aéroports ukrainiens et cela risque d'être légitimement considéré par la Russie comme une agression masquée de l'OTAN, et constituer un pas de plus vers une nouvelle guerre européenne...

Y a t-il encore un pilote dans cet avion fou qu'est la stratégie occidentale en Europe ?

Erwan Castel

Les sources de l'article :

- Info Colonel Cassad : La raison de la fermeture des aéroports ukrainiens

- Info anonyme : Fermeture partielle de l'espace aérien ukrainien

Concernant l'implication de la Géorgie dans le conflit ukrainien :

- Liste d'articles publiés sur la page du groupe ci dessous : Géorgie

Cet article a été réalisé à partir d'informations transmises quotidiennement sur la page de réinformation ouverte sur Facebook, et je remercie ici l'intérêt et la participation remarquable de ses membres à son animation...

La menace de guerre se confirme, par Erwan Castel.
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"Nuit de cristal à Kiev". Les néonazis saccagent les locaux du parti communiste.

14 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La guerre, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #le nazisme, #La mondialisation

Andres Bryant

13 décembre 23:48

Ukraine - Assaut contre des locaux et des militants du Parti Communiste à Kiev par un commando néonazi à la solde du pouvoir



"Nuit de cristal à Kiev". Les néonazis saccagent les locaux du parti communiste.

“L'Ukraine a établi un régime fasciste, gangster, un clan oligarchique, qui ne croient pas, que nous en avons assez de la guerre civile dans le pays et a ouvertement déclaré la guerre à un peuple de travailleurs et au Parti Communiste, à représenter ses intérêts en Ukraine. Après des tentatives pour interdire la KPU et en poussant les Communistes hors du Parlement, l'Ukraine les fonctionnaires ont commencé l'extermination physique des Communistes, des jeunes Communistes, membres de la Ligue et d'autres personnes lucides dans le pays.
L'Ukraine, réveillez-vous!
“Le fascisme est un mensonge, de bouche de voyous”, - a dit Ernest Hemingway ...

“Le 10 décembre 2014 à 18:00 à Shevchenko comité de district du Parti Communiste d'Ukraine à Kiev, il y a eu une attaque audacieuse. Environ une vingtaine de jeunes en Cagoule avec des barres de fer, des chauves-souris, des marteaux et des matraques de la police se précipita dans le comité de quartier, blessant une personne, dans la mesure où il a dû être hospitalisé - de frappes sur les mains, sa peau a été éclatée en plusieurs endroits, les médecins ont dû coudre sa main. L'équipement du parti Communiste - ordinateurs, équipement de bureau, meubles ont été brutalement détruits.
“Ce même jour, des communistes et du Komsomol Kiev, en coopération avec les organisations d'anciens combattants de la ville étaient devant l'Administration de la Ville contre l'abolition des avantages pour les anciens combattants, les étudiants et les autres personnes socialement défavorisées, les sections de la population. Ce même jour, “seigneur” Klitschko et son gang ont été forcés d'entendre la vérité sur eux-mêmes et de leurs oeuvres ténébreuses de la bouche de personnes qui travaillent. C'était quelques heures après le piquet que l'attaque a eu lieu, et nous, en Ukraine, pour un long temps ne croyons pas aux coïncidences !

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Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » Par Jean Lévy

12 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #L'OTAN., #La France, #La paix, #Ukraine, #Le capitalisme;

En partant d’en haut à gauche vers en bas à droite : 1) Gerhard Schröder, 2) Antje Vollmer, 3) Horst Teltschik, 4) Walter Stützle, 5) Roman Herzog, 6) Wim Wenders

En partant d’en haut à gauche vers en bas à droite : 1) Gerhard Schröder, 2) Antje Vollmer, 3) Horst Teltschik, 4) Walter Stützle, 5) Roman Herzog, 6) Wim Wenders

Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »

En Allemagne, d’anciens présidents, des artistes, des industriels lancent un puissant appel pour une politique de détente en Europe. Leurs collègues italiens [et français] se taisent.

En Allemagne, des dizaines d’intellectuels de premier plan, d’hommes politiques de diverses tendances, d’anciens présidents de la République, de journalistes, de responsables religieux de niveau mondial, etc. ont lancé un appel dramatique en faveur d’une politique de détente pour arrêter de diaboliser la Russie. Cet appel s’intitule « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »

Désormais, des pans entiers des classes dirigeantes allemandes voient se profiler le risque toujours plus grand d’une nouvelle guerre mondiale. Ils assistent effarés aux campagnes d’hystérie anti-russe dans les médias et font remarquer la soumission des gouvernants allemands et plus généralement européens qui, tel un troupeau allant au suicide, obéissent aveuglément aux mauvais bergers dirigés par les néocons de Washington.

Les esprits les plus ouverts en Allemagne pointent du doigt la responsabilité primordiale des médias, infestés qu’ils sont par des éditorialistes et des commentateurs qui « diabolisent des nations entières, sans donner un crédit suffisant à leurs récits. » Ils rappellent les leçons dramatiques de l’Histoire, qui voient dans la Russie une puissance ayant une fonction dirigeante incontournable dans la vie politique européenne.

Et même si d’éminentes personnalités allemandes appellent les classes dirigeantes russes au respect du droit international, leur doigt est clairement pointé vers cette tentative aussi folle que vouée à l’échec – la troisième après Napoléon et Staline – de dissocier la Russie de l’Europe. Ceux qui lancent cet avertissement sont des personnalités qui se sont toujours exprimées de façon modérée.

Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » Par Jean Lévy

Nous avions traduit, voilà quelques mois, un superbe article de Gabor Steingart, le rédacteur en chef du plus important quotidien économique allemand, Handelsblatt, « L’Occident sur la mauvaise voie ».

Nous avions saisi, au moment de sa publication, une inquiétude extrêmement répandue parmi les classes dirigeantes allemandes. L’appel que nous publions aujourd’hui confirme à quel point cette inquiétude est générale, depuis les artistes jusqu’aux capitaines d’industrie.
Naturellement, les grands organes de presse italiens [et français] taisent tout cela de façon parfaitement honteuse.

Pour comprendre à quel point la République italienne [et française – NdT] est mal en point, il ne suffit pas de s’indigner au sujet du dernier scandale de sous-commissions à Rome [ou à Paris- NdT], c’est toujours la même histoire. Il faut surtout constater combien les (soi-disant) classes dirigeantes ignorent la portée et les implications de la crise que traverse actuellement l’Europe.

Alors que la crème des crèmes des artistes, scientifiques, et hommes politiques allemands ressentent le besoin de s’informer sur cette nouvelle Guerre froide, et après en avoir compris la gravité et s’en être horrifié, lancent ce gigantesque cri d’alarme, chez nous, rien de la sorte ne semble se profiler parmi nos éminents intellectuels et hommes politiques.

Nous avons désormais une classe d’intellectuels totalement chloroformée ; artistes, hommes de cinéma, intellectuels, la plupart ont un électro-encéphalogramme plat, surtout à gauche, en plus d’avoir des hommes politiques pratiquement analphabètes en matière de politique internationale.

Tous lisent des journaux plus mauvais les uns que les autres, se fient à eux, ou alors ils y écrivent eux-mêmes, mais ils ne comprennent plus rien. En attendant, ils répètent comme des perroquets les déclarations de John McCain et évoquent un soi-disant Adolf Poutine.

Leurs collègues allemands font exactement le contraire, à savoir que c’est l’Occident qui se comporte comme Hitler. En fait, Kiev est en train de donner carte blanche aux militants à la croix gammée. Non seulement nous recommandons à nos lecteurs de lire cet appel, mais nous les invitons à le diffuser tous azimuts à travers tous les réseaux dont ils disposent.

Ce vendredi 12 décembre, lors de la conférence internationale GlobalWARning qui se tiendra à la Chambre des députés, nous avons l’intention de donner le plus de relief possible à ces réflexions.

Voici la traduction du texte publié en ligne par le quotidien allemand Zeit. Bonne lecture !

Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » Par Jean Lévy

Par Pino Cabras Lundi 8 décembre 2014 Megachip

Roman Herzog, Antje Vollmer, Wim Wenders, Gerhard Schröder et bien d’autres personnalités appellent au dialogue avec la Russie. ZEIT ONLINE relaie cet appel.

Plus de 60 personnalités issues du monde politique, économique, culturel, ou encore médiatique nous mettent en garde contre une guerre imminente avec la Russie, et exhortent toute l’Europe à une politique de détente. Leur lettre s’adresse au gouvernement fédéral, aux membres du Parlement et aux médias. À l’origine, l’appel est parti de l’ancien secrétaire du Chancelier, Horst Teltschik (CDU), de l’ancien secrétaire d’État à la Défense, Walter Stützle (SPD), ainsi que de l’ex-vice-président du Bundestag, Antje Vollmer (Les Verts).

Détaillant les raisons qui les ont poussés à lancer cet appel, Teltschik déclare : « Nous voulons d’urgence lancer un signal politique, de façon à empêcher que la critique, par ailleurs légitime de la politique de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine, n’efface tout d’un coup 25 ans de relations avec la Russie. »

Sont signataires du texte, entre autres, les anciens chefs des gouvernements régionaux d’Hambourg, Berlin et Brandebourg, Klaus Von Dohnanyi, Eberhard Diepgen et Manfred Stolpe, l’ex-président du SPD, Hans-Jochen Vogel, l’ex-chancelier fédéral Gerhard Schröder, l’ex President de la Republique Roman Herzog et l’acteur Mario Adorf.

Voici le texte de l’appel :

* * * APPEL * * *

"Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom !"

Personne ne veut la guerre. Mais l’Amérique du Nord, l’Union européenne et la Russie se dirigent tout droit vers une guerre si l’on ne met pas fin à la spirale mortelle des menaces et contre-menaces.

Tous les Européens, y compris la Russie, partagent la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité. Seuls ceux qui ne perdent pas de vue cet objectif peuvent éviter de nous engager sur la mauvaise voie.

Le conflit en Ukraine montre que la soif de pouvoir et de domination sont des problèmes toujours bien réels. En 1990, à la fin de la Guerre froide, nous avions tous espéré le contraire. Mais le succès de la politique de détente et les révolutions pacifiques nous ont rendus imprudents et nous ont endormis.

À l’est comme à l’ouest. Aussi bien les Américains que les Européens et les Russes, ont oublié le principe fondamental de bannir définitivement la guerre des rapports internationaux. Sinon, on ne s’explique pas l’élargissement occidental vers l’Est, menaçant pour la Russie, en l’absence totale d’une collaboration contextuelle plus approfondie avec Moscou ; ou encore l’annexion de la Crimée par Poutine, contraire au droit international .

Dans un moment de grand danger pour le continent comme celui que nous sommes en train de vivre, l’Allemagne a une responsabilité particulière dans le maintien de la paix.

Sans la volonté de réconciliation du peuple de Russie, sans la clairvoyance d’un Mikhaïl Gorbatchev, sans le soutien de nos alliés occidentaux et l’action prudente du gouvernement fédéral d’alors, nous n’aurions jamais pu surmonter la fracture de l’Europe.

Le fait de rendre possible la réunification pacifique de l’Allemagne fut un acte majeur et d’une grande sagesse de la part des puissances sorties vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. De la fin de cette fracture devait naitre un ordre européen durable fait de paix et de sécurité, allant de Vancouver à Vladivostok, comme cela fut établi en novembre 1990 par tous les chefs de gouvernement des 35 États membres de l’OSCE signataires de la « Charte de Paris pour une nouvelle Europe. »

Sur la base des principes convenus ensemble et des premières mesures concrètes mises en oeuvre, il fallait construire une « maison européenne commune », dans laquelle chaque État membre pourrait jouir du même niveau de sécurité. Cet objectif fondamental de la politique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui n’a pas été atteint.

Les Européens ont encore des raisons d’avoir peur.

Nous, signataires de ce texte, appelons le gouvernement fédéral à agir de façon responsable pour la paix en Europe. Nous avons besoin d’une nouvelle politique de détente en Europe. Celle-ci ne peut exister que sur la base d’une sécurité égale pour tous, et entre partenaires aux droits égaux et au respect réciproque.

Le gouvernement allemand serait dans son rôle si compte tenu de la situation de blocage, il lançait un appel au calme et au dialogue avec la Russie. Le besoin de sécurité des Russes est aussi vaste et légitime que celui des Allemands, des Polonais, des Ukrainiens ou des habitants des Pays baltes.

Nous ne pouvons pas chasser la Russie de l’Europe.

Ce serait contraire à l’Histoire, irrationnel et dangereux pour la Paix. Jusqu’au congrès de Vienne de 1814, la Russie était reconnue comme une des puissances dirigeante de l’action politique en Europe.

Tous ceux qui ont essayé de changer cet état de fait par la violence ont failli et ont généré un immense bain de sang, comme ce fut le cas avec la tentative meurtrière et mégalomane de l’Allemagne d’Hitler qui s’aventura hors de ses frontières pour tenter de soumettre également la Russie à son propre régime.

Nous exhortons tous les députés du Bundestag allemand, en tant que représentants du peuple, à être à la hauteur de la gravité de la situation, et à se faire les gardiens des engagements de Paix du gouvernement fédéral.

Ceux qui ne font que construire l’image d’un ennemi, et manipuler les faits en lui attribuant unilatéralement les fautes, exacerbent les tensions à un moment où au contraire devraient prévaloir les signes de détente. Incorporer, intégrer, ne pas exclure, devraient être le leitmotiv des politiques allemands.

Nous en appelons aux médias, afin qu’ils se conforment de façon plus convaincante à leurs obligations de rapporter les faits sans a priori. Les éditorialistes et les commentateurs diabolisent des nations entières, sans donner suffisamment de crédit à leurs récits. N’importe quel journaliste expert en politique étrangère comprendra facilement la crainte des Russes, depuis que fin 2008, les membres de l’OTAN invitent la Géorgie et l’Ukraine à entrer dans l’Alliance atlantique. Il ne s’agit pas de Poutine. Les chefs vont et viennent. Il s’agit de l’Europe. Il s’agit d’ôter aux gens la peur de la guerre. Dans ce contexte, un compte-rendu responsable des faits, basé sur des recherches solides, ne peut qu’être bénéfique.
Le 3 octobre 1990, le jour de l’Unité allemande, le président Richard von Weizsäcker a dit : « La guerre froide est surmontée. Liberté et démocratie ont été rapidement appliquées à tous les États… Désormais ceux-ci peuvent intensifier leurs rapports et les consolider au niveau institutionnel, au point que pour la première fois, pourra se former un ordre commun de vie et de paix. […] C’est ainsi que commence pour les peuples d’Europe un nouveau chapitre de leur histoire. Son but est une union paneuropéenne. C’est un objectif formidable. Nous pouvons l’atteindre, mais nous pouvons aussi le rater. L’alternative qui se présente à nous est claire : unir l’Europe, ou bien retomber dans des conflits nationalistes dans la lignée d’autres exemples historiques douloureux. »

Jusqu’au conflit ukrainien, nous avions cru, en Europe, que nous étions sur la bonne voie. Aujourd’hui, le discours de Richard von Weizsäcker, prononcé voilà un quart de siècle, n’a jamais été plus actuel.

Les signataires :

Mario Adorf, acteur
Robert Antretter (e- parlementaire au Bundestag)
Prof. Dr Wilfried Bergmann (Vice-président de l’Alma Mater Europaea) Luitpold Prinz von Bayern (Königliche Holding und Lizenz KG, manufacture de porcelain de Nymphenburg)
Achim von Borries (metteur en scène et scénariste)
Klaus Maria Brandauer (acteur, metteur en scène)
Dr Eckhard Cordes (président de la commission pour les relations économiques avec l’Europe de l’Est)
Prof. Dr Herta Däubler-Gmelin (ex-ministre de la Justice)
Eberhard Diepgen (ex maire de Berlin)
Dr Klaus von Dohnanyi (maire de la Cité libre de Hambourg)
Alexander van Dülmen (Conseiller d’administration de la A-Company Filmed Entertainment AG)
Stefan Dürr (Managing Partner et administrateur délégué de la Ekosem-Agrar GmbH)
Dr Erhard Eppler (ex-ministre fédéral pour le développement et la coopération)
Prof. Dr Heino Falcke (recteur)
Prof. Hans-Joachim Frey (président du Conseil d’Administration de la Semper Opernball de Dresde)
Père Anselm Grün (moine)
Sibylle Havemann (Berlin)
Dr Roman Herzog (ex-président fédéral)
Christoph Hein (scénariste)
Dr H. C. Burkhard Hirsch (ex Vice président du Bundestag)
Volker Hörner (recteur)
Josef Jacobi (agriculteur biologique)
Dr Sigmund Jähn (ex-astronaute)
Uli Jörges (journaliste)
Prof. Dr H. C. Dr Margot Käßmann (ex-présidente du Conseil Protestant allemand et évêque)
Dr Andrea von Knoop (Moscou)
Prof. Dr Gabriele Krone-Schmalz (ex-correspondant de la chaine tv ARD à Moscou)
Friedrich Küppersbusch (journaliste)
Vera von Lehndorff Gräfin (artiste)
Irina Liebmann (scénariste)
Dr H. C. Lothar de Maizière (ex premier ministre de la RDT, ex-ministre de la RFT)
Stephan Märki (directeur du Theatre de Bern)
Prof. Dr Klaus Mangold (président de Mangold Consulting GmbH)
Reinhard e Hella Mey (auteur chanteur)
Ruth Misselwitz (pasteur protestant de Pankow)
Klaus Prömpers (journaliste)
Prof. Dr Konrad Raiser (ex-secrétaire général du Conseil oecuménique mondial des Églises)
Jim Rakete (photographe)
Gerhard Rein (journaliste)
Michael Röskau (ex dirigeant ministeriel)
Eugen Ruge (scénariste)
Dr. H. C. Otto Schily (ex-ministre federal de Interieur)
Dr H. C. Friedrich Schorlemmer (spécialiste en théologie, militant des droits civils)
Georg Schramm (comique)
Gerhard Schröder (ex-Chancellier federal)
Philipp von Schulthess (acteur)
Ingo Schulze (scénariste)
Hanna Schygulla (actrice, chanteuse)
Dr Dieter Spöri (ex-ministre des Affaires économiques)
Prof. Dr. Fulbert Steffensky (théologue catholique)
Dr Wolf-D. Stelzner (Managing Partner : WDS-Institut für Analysen in Kulturen mbH)
Dr Manfred Stolpe (ex ministre fédéral, ex-gouverneur du Brandebourg)
Dr Ernst-Jörg von Studnitz (ex-ambassadeur)
Prof. Dr Walther Stützle (ex-secrétaire d’État à la Défense)
Prof. Dr Christian R. Supthut (ex-Conseiller en Droit)
Prof. Dr H. C. Horst Teltschik (ex-conseiller auprès du Bureau fédéral pour la sécurité et la politique étrangère)
Andres Veiel (metteur en scène)
Dr. Hans-Jochen Vogel (ex ministre federal de la Justice)
Dr Antje Vollmer (ex-Vice-président du Bundestag)
Bärbel Wartenberg-Potter (éveque emerite de Lubecca)
Dr Ernst Ulrich von Weizsäcker (scientifique)
Wim Wenders (metteur en scène)
Hans-Eckardt Wenzel (Auteur chanteur)
Gerhard Wolf (écrivain, éditeur)

Source :

Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » Par Jean Lévy
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Arrêté devant son fils parce qu'il porte le ruban de st Georges (signe anti nazi) Le vrai visage du pouvoir Ukrainien.

12 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #La paix, #AMERIQUE, #Les transnationales

Scène de rue à ODESSA, un homme, accompagné d'un enfant est brutalement emmené par la police ukrainienne. Il portait un ruban de St Georges" (symbole anti nazi).

Vidéo via Andres Bryant :
Scène de rue à ODESSA (là où des gens avaient été torturés et brûlés vifs début 2014) :
Un homme, accompagné d'un enfant est brutalement emmené par la police ukrainienne, devant les pleurs de l'enfant qui voit son père embarqué, les gens autour et témoins de cette arrestation protestent et prennent à partie les policiers, ils les traitent de "bâtards", et demandent aux policiers à ce que l'homme soit relâché, "que va devenir l'enfant ?" disent-ils, vous ne voyez pas qu'il pleure" ?
Le policier se justifie en disant que cet homme a commis un CRIME ! "lequel" ? demandent les gens ? "pour DESORDRE à l'ORDRE PUBLIC", "lequel ?" demande quelqu'un " ?
Il portait un ruban de St Georges" (symbole anti nazi) et c'est un CRIME !" répond le policier.
Les gens disent : "vous laissez en liberté les assassins et vous arrêtez quelqu'un qui porte un ruban de St Georges" ! laissez-le partir, vous n'avez pas honte ?" alors ils continuent à invectiver la milice en leur demandant " où étiez-vous vous et votre commandant lorsque des personnes ont été tuées ? Et que ferez-vous lorsqu'ILS reviendront tuer ? Laissez-le partir, le peuple vous le demande"...
L'homme qui est emmené leur dit courageusement : "notre temps viendra, notre temps viendra". "pourquoi tout cela ? se demande une femme ? il avait juste son ruban de St Georges sur lui".
Voilà le visage du pouvoir ukrainien d'aujourd'hui, soutenu par les USA, soutenu par l'U.E., soutenu par ces pays qui s'autoproclament des "démocraties" !
https://www.facebook.com/video.php?v=847200391989377

Il faut faire circuler cette vidéo, il faut la partager, il faut DENONCER ces BATARDS, dénoncer ce REGIME de Kiev, soutenu par ceux qui ne cessent d'invoquer avec hypocrisie, les "heures sombres de l'histoire" comme prétexte lorsqu'il s'agit de décréter des lois liberticides et qui de l'autre, apportent leur plein soutien à cette caste criminelle, digne des gestapistes, qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev !

Un homme est arrêté, son fils pleure désespérément.

Un homme est arrêté, son fils pleure désespérément.

Lorsque les intérêts supérieurs de ce capitalisme du désastre installent et soutiennent les nazis au pouvoir à Kiev, nos démocraties réduites au silence acceptent l'impensable. Elles cautionnent par un silence coupable et criminel le retour de "la bête immonde" en Europe.

Quelques vers d'Aragon dans ce sublime poème " Un jour un jour" retrouvent toute leur actualité.

Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos
rivages.

...

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l
'a touché

Le poème en entier à lire sur le lien ci-dessous:

http://pcf.evry.pagesperso-orange.fr/aragjour.htm

Lucien Pons

Vidéo via Andres Bryant :
Scène de rue à ODESSA (là où des gens avaient été torturés et brûlés vifs début 2014) :
Un homme, accompagné d'un enfant est brutalement emmené par la police ukrainienne, devant les pleurs de l'enfant qui voit son père embarqué, les gens autour et témoins de cette arrestation protestent et prennent à partie les policiers, ils les traitent de "bâtards", et demandent aux policiers à ce que l'homme soit relâché, "que va devenir l'enfant ?" disent-ils, vous ne voyez pas qu'il pleure" ?
Le policier se justifie en disant que cet homme a commis un CRIME ! "lequel" ? demandent les gens ? "pour DESORDRE à l'ORDRE PUBLIC", "lequel ?" demande quelqu'un " ?
Il portait un ruban de St Georges" (symbole anti nazi) et c'est un CRIME !" répond le policier.
Les gens disent : "vous laissez en liberté les assassins et vous arrêtez quelqu'un qui porte un ruban de St Georges" ! laissez-le partir, vous n'avez pas honte ?" alors ils continuent à invectiver la milice en leur demandant " où étiez-vous vous et votre commandant lorsque des personnes ont été tuées ? Et que ferez-vous lorsqu'ILS reviendront tuer ? Laissez-le partir, le peuple vous le demande"...
L'homme qui est emmené leur dit courageusement : "notre temps viendra, notre temps viendra". "pourquoi tout cela ? se demande une femme ? il avait juste son ruban de St Georges sur lui".
Voilà le visage du pouvoir ukrainien d'aujourd'hui, soutenu par les USA, soutenu par l'U.E., soutenu par ces pays qui s'autoproclament des "démocraties" !
https://www.facebook.com/video.php?v=847200391989377

Il faut faire circuler cette vidéo, il faut la partager, il faut DENONCER ces BATARDS, dénoncer ce REGIME de Kiev, soutenu par ceux qui ne cessent d'invoquer avec hypocrisie, les "heures sombres de l'histoire" comme prétexte lorsqu'il s'agit de décréter des lois liberticides et qui de l'autre, apportent leur plein soutien à cette caste criminelle, digne des gestapistes, qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev !

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Des USA, appel aux armes. Par Manlio Dinucci sur Mondialisation.ca, le 9 décembre 2014

11 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La guerre, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Ukraine, #La paix, #La France, #Politique étrangère, #La République

Des USA, appel aux armes

L'art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 09 décembre 2014

ilmanifesto.info

Des USA, appel aux armes. Par Manlio Dinucci sur Mondialisation.ca, le 9 décembre 2014

La Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique a adopté (4 décembre 2014) quasiment à l’unanimité (411 voix contre 10) la Résolution 758[1], qui « condamne avec force les actions de la Fédération Russe, sous la présidence de Vladimir Poutine, pour avoir opéré une politique d’agression visant à la domination politique et économique de pays voisins », en particulier l’Ukraine que « la Fédération Russe a soumis à une campagne d’agression politique, économique et militaire dans le but d’établir sa domination sur le pays et d’effacer son indépendance ».

La résolution balaie ainsi toute l’histoire de la pénétration USA/Otan en Ukraine, jusqu’au putsch de Place Maïdan organisé pour susciter la réaction des Russes d’Ukraine et de la Fédération Russe, ramenant l’Europe à une nouvelle guerre froide. La résolution appelle donc le Président à fournir au gouvernement ukrainien armes, entraînement et renseignement, et en même temps à revoir « l’état de préparation des forces armées USA et Otan ». En accusant la Russie de violer le Traité Inf[2], qui en 1991 a éliminé en Europe les missiles nucléaires à moyenne portée lancés depuis le sol (parmi lesquels ceux USA stockés à Comiso, Sicile), la résolution demande au Président de « revoir l’utilité du Traité Inf pour les intérêts des Etats-Unis » avec la possibilité de « se retirer du Traité » (non par hasard au moment où les USA modernisent les armes nucléaires qu’ils conservent en Europe, Italie comprise).

La résolution sollicite en outre le Président pour qu’il vérifie si chaque allié est en mesure de contribuer à l’ « autodéfense collective sur la base de l’article 5[3] du Traité de l’Atlantique Nord ». Cet article, qui oblige tous les membres de l’Alliance à intervenir si l’un d’entre eux est attaqué, est de fait étendu aujourd’hui aussi à l’Ukraine, bien qu’elle ne soit pas encore officiellement membre de l’Otan. Les alliés se trouvent directement sollicités, dans la résolution, pour « fournir leur plein quota de ressources nécessaires à la défense collective », c’est-à-dire à accroître la dépense militaire sur la base de l’engagement pris de le porter à au moins 2% de leur PIB. Ce qui implique pour l’Italie l’augmentation des actuels 52 millions d’euros par jour, selon les chiffres officiels de l’Otan (72 selon les chiffres du Sipri), à plus de 100 millions d’euros par jour.

Sur le plan économique, pour « réduire la capacité de la Russie à utiliser les fournitures énergétiques comme moyen de pression », la résolution appelle l’Union européenne à « soutenir les initiatives de diversification énergétique » entreprises par les USA, notamment « l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres types d’énergie par les Etats-Unis » vers l’Ue, l’Ukraine et d’autres pays européens. En d’autres termes, elle appelle l’Ue à renoncer à l’importation de gaz russe (et pour cela les USA ont enterré le gazoduc South Stream) pour importer celui liquéfié (par ailleurs beaucoup plus cher) fourni par les multinationales étasuniennes.

La résolution enfin appelle le Président à développer une stratégie pour « produire et diffuser des informations en langue russe dans des pays ayant des secteurs significatifs de population qui parlent russe », en maximalisant l’utilisation des émetteurs « La voix de l’Amérique » et « Radio Europe Libre /Radio Liberté » à travers « un partenariat public-privé » avec des médias nationaux. En relançant ainsi en Europe l’hystérisme propagandiste de la guerre froide.

Voici, en résumé, le contenu de la Résolution 758[4] qui, après qu’elle aura été approuvée aussi au Sénat, deviendra une véritable loi pour l’actuelle et les futures administrations.

Et en même temps une déclaration officielle de guerre à la Russie qui, à travers l’Otan, ramène l’Europe en première ligne d’une nouvelle confrontation militaire périlleuse.

Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de mardi 9 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/dagli-usa-chiamata-alle-armi-in-ucraina/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Apostille de la traductrice pour la version française :

Pour des chiffres précis sur le montant de la contribution française au « plein quota de ressources nécessaires à la défense collective » recommandée par la résolution 758 du Congrès étasunien, on peut s’adresser à Madame la députée Patricia Adam, Présidente de la Commission défense à l’Assemblée nationale, et membre de la Délégation française à l’assemblée parlementaire de l’Otan.

Rappel de la Loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019, sur le financement des opérations extérieures (http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r1551-a0.asp ), article 5.3. :

« La présente programmation retient un montant de 450 M € pour la dotation prévisionnelle annuelle au titre des opérations extérieures.

En gestion, les surcoûts nets (hors titre 5 et nets des remboursements des organisations internationales) non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés sur le périmètre des opérations extérieures font l’objet d’un financement interministériel ».

Financement interministériel : on pourra donc aussi demander à Madame Adam quels autres ministères français contribuent au pourcentage, fixé par l’Otan, qu’elle a consciencieusement rappelé en séance de l’AN, pour « passer un cap difficile, mais ayons conscience que l’augmentation de nos capacités militaires est désormais indispensable en attendant, comme cela a été dit par le ministre lui-même, de pouvoir retrouver meilleure fortune ainsi que les 2 % du PIB ». http://www.nosdeputes.fr/14/seance/3682#inter_76ba075b143268d8d78248c5911910be .

[1] https://www.congress.gov/bill/113th-congress/house-resolution/758 .

[2] Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_les_forces_nucl%C3%A9aires_%C3%A0_port%C3%A9e_interm%C3%A9diaire

[3] http://www.nato.int/terrorism/cinq.htm ; on remarquera que cette page concernant l’art. 5 sur le site de l’Otan est disponible (depuis février 2005) en quatre langues : anglais, français, ukrainien et russe.

[4] Le lecteur (et contribuable) français appréciera en particulier le bon accueil fait par le Congrès étasunien à « la décision de la France de suspendre la livraison des navires Mistral à la Fédération Russe » : « Welcomes France’s decision to suspend the delivery of the Mistral-class warships to the Russian Federation ».

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