Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Lire la suite
Lire la suite

Etat des lieux des neo nazis au pouvoir a Kiev. Par Xavier D. sur Médiapart.

28 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Le capitalisme;

Etat des lieux des neo nazis au pouvoir a Kiev

02 mars 2014 | Par Xavier D

Vous trouverez ici un resume des membres du gouvernement non elu de Kiev et appartenant a des groupes neo nazis.

A la fin, j'ai ajoute le profil du leader de Svoboda, ainsi que de son conseiller, afin de mieux cerner leur profil.

Si vous voulez apporter des modifications, ou ajouts, n'hesitez pas, les informations seront verifiees.

Pour le moment les postes occupes sont par les nazis, au gouvernement en place a Kiev sont :

Vice Premier Ministre : Oleksandr Sych

Ministre de la Defense : Ihor Tenyukh

Responsable du Conseil de Securite et Defense Nationale : Andriy Parubiy (sorte de stasi, police interieure)

Membre du Conseil de Securite et Defense Nationale

Ministre de l'Ecologie : Andriy Mokhnyk

Ministre de l'Agriculture : Ihor Shvaika

Procureur General : Oleg Mokhnytsky (bras executif de la justice)

  Andriy Parubiy, l'organisateur :

Andriy Parubiy, l'organisateur :

role : membre du pari Fatherland, Union panukrainienne « Patrie », parti de Tymochenko

role dans le maidan : le Commandant du Maidan, reconnu par tous

role dans le gouvernement : A la tete du conseil national de securite et de defense (police interieure)

Revenons sur le parcours, avant Tymochenko :

il est l'un des fondateurs du parti national socialiste d'Ukraine.

logo originel du parti, on le retrouve encore de nos jours sur eux

logo originel du parti, on le retrouve encore de nos jours sur eux

Ce parti a ete fonde en 1990, par Parubiy, Oleg Tyagnibok (qui est toujours le president de ce parti, renomme recemment en Svoboda). Ils sont tres proches, ont fait parti du conseil regional de Lviv.

C'est un parti ouvertement nazi, pas de gene, on defile dans les rues sans crainte

 

defile a Lviv dans les annees 90

defile a Lviv dans les annees 90

En 2004 Andriy Parubiy participe activement a la revolution Orange, revolution qui nous le savons a ete aide par l'occident. Il a ensuite rejoint le parti Pour l'Ukraine.

Nous le retrouvons donc en plein milieu de cette revolution, et il est unaniment reconnu comme en etant le "commandant".

http://www.metronews.fr/info/ukraine-andriy-parubiy-nous-sommes-la-pour-la-revolution/mnbs!cSw0WJ6VjTN8/

Il a organise les forces militaires, les siennes, pour encadrer le mouvement Maidan, former les jeunes, les equiper, etc

Ses militaires sont des anciens d'Afghanistan, des veterans donc. Chaque jour des reunions sont faites pour suivre et organiser le Maiden

reunion du "Commandant" durant la revolution Maiden, 2014

reunion du "Commandant" durant la revolution Maiden, 2014

Oleksandr Sych, Vice Premier Ministre

Oleksandr Sych, Vice Premier Ministre

encore un membre du parti nazi Svoboda.

son role dans le gouvernement : Vice Premier Ministre

Ce monsieur s'est fait connaitre pour des positions tres tranchees depuis son entree dans le gouvernement.

Il a deja propose une loi sur l'avortement :une interdiction pure et simple, complete meme dans les cas de viol.

Il a ajoute une petite phrase :

"Les femmes feraient mieux d'apprendre a mener un genre de vie pour éviter le risque de viol, y compris celle de la consommation d'alcool et d'être en mauvaise compagnie."

 

Andriy Mokhnyk, Ministre de l'ecologie

membre du parti nazi Svoboda

 

Ihor Shvaika, Ministre de la politique agraire et de la nourriture d'Ukraine

Ihor Shvaika, Ministre de la politique agraire et de la nourriture d'Ukraine

membre du parti nazi Svoboda

Alexandre Mirny

membre du parti nazi Svoboda

Ministre de la politique agrairee (peut etre remplace par Shvaika, pas tres clair)

A noter que ces trois la n'aiment pas le fraking (Svoboda en general d'ailleurs), peut etre pour cela que Chevron a mis en pause le programme.

 

Oleg Mokhnytsky, Procureur General

membre du parti nazi Svoboda

 

 

Ihor Tenyukh, Ministre de la Defense   membre du parti nazi Svoboda

Ihor Tenyukh, Ministre de la Defense membre du parti nazi Svoboda

nom : Dmytro Yarosh, le bras arme d Pravy Sektor

nom : Dmytro Yarosh, le bras arme d Pravy Sektor

role : le leader de Pravy Sektor      

role dans le maidan : bras arme

position dans le nouveau gouvernement : membre du conseil national de securite et de defense.

il dirige groupe paramilitaire, neofasciste, le bras arme de la revolution. Tres organises, tres determines (lisez son interview)

 

une video le montrant dans un camp d'ete que son groupe paramilitaire organise regulierement dans la region occidentale de l'Ukraine

ces camps d'ete, non sans rappeler ceux des chemises brunes, sont organises depuis longtemps dans la region de Ternopil, dans la zone 'ultranationaliste' de Svoboda. Dmytro Yarosh lui meme a commence par ces camps d'initation. Le but de ces camps est de former les plus jeunes, endoctrines aussi.

Il est a noter cette interview de Dmyto Yarosh au Time, ou il dit clairement avoir un arsenal d'armes a sa disposition et qu'il est la pour faire tomber le gouvernement. Il y a donc eu premeditation, nous ne sommes pas dans un mouvement spontane : on ne cree pas magiquement des arsenals, tout comme on ne s'entraine pas des annees pour le plaisir.

http://world.time.com/2014/02/04/ukraine-dmitri-yarosh-kiev/

"Yarosh, dont la marque militant nationaliste rejette toute influence étrangère sur les affaires ukrainiens, a révélé pour la première fois que Pravy Sektor a amassé un arsenal d'armes mortelles. Il a refusé de dire exactement combien d'armes dont ils disposent. «C'est assez», dit-il, «pour défendre toute l'Ukraine des occupants internes» - par quoi il entend le gouvernement au pouvoir - et de poursuivre la révolution si les négociations avec ce gouvernement se décomposent".

 

Etat des lieux des neo nazis au pouvoir a Kiev. Par Xavier D. sur Médiapart.

D'autres membres influents de Svoboda :

Oleg Tyagnibok, le politicien:

role : leader de Svoboda

role dans le maidan : l'un des trois grands leaders reconnus et appuyes par l'occident, il a fait parti de toutes les negociations avec l'occident

role dans le gouvernement : depute

Il a fonde le parti nazi avec son ami Andriy Parubiy, l'a renomme en 2005 en Svoboda (liberte) et change le logo pour quelque chose de plus innocent.

Il a ete a toutes les negociations, son parti etait present en masse sur la place, on voyait son drapeau partout.

le nouveau logo du parti, plus cool, celui pour la presse

le nouveau logo du parti, plus cool, celui pour la presse

Il a reussi a obtenir le soutien des americains, un soutien officiel et sans aucune concession en retour.

 

ici avec Nuland, chargee du gouvernement americain

ici avec Nuland, chargee du gouvernement americain

ici avec McCain, Senateur US

ici avec McCain, Senateur US

ici avec Fabius, je pense que vous le connaissez

ici avec Fabius, je pense que vous le connaissez

ici avec Fabius, je pense que vous le connaissez

defile a la torche organise par Svoboda, avec en premier plan une croix celtique, signe distinctif des neo nazis

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9onazisme

 

Yuri Mykhailyshyn, l'intellectuel

fondateur du ‘Joseph Goebbels Political Research Centre"

membre svoboda,membre du conseil municipal de Lviv, depute au parlement

ami proche du leader, il sert d'intellectuel pour valider les theses racistes du mouvement

un exemple 

Yuriy Mykhalchyshyn a qualifie l’holocauste comme « une période de lumière dans l’histoire » (http://uainfo.org/heading/accident/2531-mihalchishin-schitaet-holokost-svetlym-periodom-v-istorii-evropy.html)

il a aussi ecrit l'ABC du National Socialism vatra-1-0-mala.png

il a aussi ecrit l'ABC du National Socialism vatra-1-0-mala.png

Etat des lieux des neo nazis au pouvoir a Kiev. Par Xavier D. sur Médiapart.

Svoboda a un programme clair : l'Ukraine aux Ukrainiens. L'Ukraine au dessus de tout (message ecrit sur les banderoles)

 

Le Pen et Svoboda

 "notre but ensemble c'est la construction d'une europe des nations" dit il a Le Pen

 

 Svoboda fait parti du Front National Europeen http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_europ%C3%A9en

et de l'Alliance européenne des mouvements nationaux, fonde par Golnisch (a titre d'observateur depuis 2013) http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_europ%C3%A9enne_des_mouvements_nationaux

 

Note :

pour se faire une idee, mettre en perspective, voici les ministeres qui ont ete donne aux activistes euromaiden :

Ministere de la Sante, Ministere de la Culture, Ministere des jeunes et du sport

 

deux videos de propagande de secteur droit, de cette annee, plus un defile de Svoboda et Secteur Droit de 2011

Right sector. Ukrainian Revolution 2014

defile de Svoboda et Secteur Droit en la memoire d'une fete nazi, 2011

Les racines de ce mouvement nazi, on tombe sur l'histoire de la division SS Galicie. Son palmarès nazis fait froid dans le dos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Division_SS_Galicie

voici le blason de cette division

voici le blason de cette division

Cette division SS a ete formee de volontaires Ukrainiens, l'une des plus grosses divisions de volontaires hors territoire allemand d'ailleurs.

2013 ils ont celebre le 70eme anniversaire de la formation de cette division, a Lviv

cela donne des ceremonies etranges, par exemple celle ci, ou l on voit diverses generations, avec un pretre, celebrer le nazisme

http://youtu.be/jSpX0K6KfB0

et bien sur des marches dans la ville ou se melangent tous les extremistes/nationalistes/nazis

http://youtu.be/ICNof2839GI

 

voici une photo d'un defile a Lviv, une commeration, en 2010

voici une photo d'un defile a Lviv, une commeration, en 2010

Lire la suite

Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.

28 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #La nation ., #La République, #La guerre, #La paix, #Europe supranationale

Donetsk : Igor Ivanov, le témoin

Donetsk après un bombardement ! Le jardin d'enfants est un lieu stratégique.

Donetsk après un bombardement ! Le jardin d'enfants est un lieu stratégique.

Il y a une personne à Donetsk qui, lorsque sifflent les projectiles ou les missiles Grad, ne court pas aux abris, mais prend son appareil photo et accourt sur les lieux pour documenter le massacre d’un peuple. Ce témoin s’appelle Igor Ivanov. Témoin de la construction de sa ville, puis de sa destruction.

Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.
Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.Donetsk : Igor Ivanov, le témoin. Le Saker Francophone.

Si jamais, un jour, les responsables des massacres de Donetsk sont appelés à rendre des comptes, Igor sera appelé par l’accusation à déposer en faveur de sa ville. Parce qu’il prête ses yeux à sa communauté. En attendant, les photos d’Igor sont publiées sur sa page Facebook, accessibles à quiconque veut les regarder et veut comprendre.

Détresse, rage, désespoir, c’est l’onde de sentiments que les images d’Igor vous transmettront. Après les avoir vues, il vous sera impossible de rester indifférents. Même ceux qui s’occupent depuis des mois du sud-est de l’Ukraine et connaissent bien les terribles épreuves auxquelles a été soumise la population reste accablés par les dimensions mêmes de la souffrance et de la destruction qu’Igor a scrupuleusement documentées, jour après jour, mois après mois.

Nous avons demandé à ce témoin de nous raconter son histoire. Une histoire incroyable et normale, comme tant d’histoires de la cité assiégée.

Igor Ivanov, photographe

Igor Ivanov, photographe

Qui est Igor Ivanov ? Que faisais-tu avant la guerre ?

Igor Ivanov — Il n’y a pas grand-chose à dire sur moi. Tout ce qu’il y avait avant la guerre est maintenant devenu absolument insignifiant. Mais si c’est important pour vous de le savoir, je suis né dans l’oblast de Donetsk. Ma famille vit à Donetsk, j’ai deux enfants. J’ai un diplôme technique. À un certain moment de ma vie, j’ai commencé à me consacrer à la photographie. D’un hobby de jeunesse, faire des photos est devenu peu à peu une passion, puis un travail. Un travail qui m’occupe depuis 10, 15 ans… je ne me rappelle même plus précisément. Entre autres choses, je reproduisais pour les brochures de la municipalité les réalisations urbanistiques de Donetsk, les nouvelles structures, les nouveaux bâtiments qui, peu à peu, l’embellissaient et la rendaient unique.

Nous avons vu l’album de tes photos sur Facebook, elles sont vraiment impressionnantes. Tu les as toutes prises toi-même ?

Igor Ivanov — Je suis photographe, toutes les photos que vous voyez sur ma page sont faites par moi. Sur les images, il n’y a pas une seule retouche de « Photoshop ». Tout est téléchargé directement de mon appareil photo.

Tes reportages sont faits sur place, tout de suite après la chute des missiles et des grenades. Sur beaucoup de photos, on voit les flammes qui brûlent, les gens encore sous le choc, et en pleurs à cause de leurs maisons détruites, les parents morts, la vie bouleversée. Pourquoi risques-tu ta vie de cette façon ?

Igor Ivanov — Quand la guerre a commencé, j’ai jugé nécessaire de montrer aux gens ce qui arrive dans la ville. Moi, je ne risque pas ma vie. Risquer ma vie, tu plaisantes ! Les pompiers, les équipes des ambulances, et les fonctionnaires du service de fourniture du gaz qui accourent même sous les bombardements, eux, oui, risquent vraiment leur vie !

Comment travailles-tu ? Comment fais-tu pour arriver sur place en même temps que les secours ?

Igor Ivanov — Quand j’arrive sur le lieu du bombardement, près de moi, il y a toujours un ami à moi qui tourne les vidéos de ce qui arrive. Il s’appelle Viktor, de Donetsk, avant la guerre, il était technicien informatique, mais, à cause du conflit, il a perdu son travail. Au début, nous allions, Viktor et moi, chercher les zones touchées. Ce n’était pas difficile, quand on était dans la ville, de comprendre ce qui arrivait, et où. Puis, sur place, nous avons souvent croisé des équipes de pompiers et d’ambulances qui faisaient leur devoir. Nous avons noué des rapports d’amitié et maintenant ce sont eux qui nous signalent les « points chauds ». 

Et puis, que fais-tu avec les photos ?

Igor Ivanov — Les photos sont téléchargées sur internet pour les rendre accessibles au public, pour que le plus de gens possible puissent les voir et puissent comprendre ce qui arrive ici. Ma formation technique m’a aussi été utile. J’ai rédigé quelques rapports sur la direction et la distance d’où venaient les frappes qui tombaient sur la ville, afin d’individualiser les responsables. J’ai aussi travaillé sur l’affaire scandaleuse du bombardement du terrain sportif scolaire dans le village d’Oktiabrsk, où sont morts des enfants. Après quoi, l’OSCE a été contrainte, même si elle ne l’a pas fait explicitement, de reconnaître qui était le responsable.

Tes photos sont très belles et très professionnelles. As-tu reçu une rémunération pour ton travail ?

Igor Ivanov — Je ne retire aucun gain de cette activité, au contraire, tout ce que j’ai gagné ça été de détruire tout mon équipement photographique, et vu que je le fais à titre bénévole…

Comment est-il possible que le monde extérieur semble ignorer votre tragédie ?

Igor Ivanov — L’été dernier, une large collection de mes photos de Donetsk a été remise personnellement entre les mains d’Angela Merkel en visite à Kiev. Une collection tout aussi importante a été donnée à Porochenko. Ils savent donc parfaitement ce qui se passe ici. Quand Madame Merkel est allée en visite à Kiev, elle a eu une entrevue avec Porochenko, à laquelle était aussi présent le maire de Donetsk, Loukianchenko. Et il a donné, en personne, les photos à tous les deux. Nous avons aussi eu ici des journalistes de France, d’Autriche, des Allemands et des Américains, mais, vu les résultats, je dirais qu’ils ont écrit le contraire de ce qu’ils ont vu.

Quatre photos de Donetsk, de gauche à droite et de haut en bas : un jour de trêve, le Palais de la Culture en flammes, après la reprise des bombardements en août 2014 et bombardement le 1er décembre 2014

Quatre photos de Donetsk, de gauche à droite et de haut en bas : un jour de trêve, le Palais de la Culture en flammes, après la reprise des bombardements en août 2014 et bombardement le 1er décembre 2014

Quelle est actuellement la situation à Donetsk ? Comment faites-vous pour vivre dans une ville cernée par les troupes ennemies, continuellement bombardée ?

Igor Ivanov — On a eu très peur en juillet, cet été, quand les bombardements se sont déchaînés. Nous étions terrorisés. Maintenant, avec le temps, nous y sommes habitués. On ne peut pas rester terrorisé pendant cinq mois. En ce moment, ils bombardent aussi bien les banlieues que le centre, mais les gens vont travailler (s’ils ont un travail…), ils emmènent les enfants se promener, les femmes accouchent. Seulement, parfois, elles ne le font pas à l’hôpital, puisque les bombardements peuvent rendre ça impossible, alors on s’arrange pour le faire dans les caves, à la bougie, au lieu de l’électricité.

Dans quel sens n’est-il pas possible d’aller à l’hôpital ?

Igor Ivanov — Parfois, dans les hôpitaux, c’est plus sûr ; mais je n’ai pas voulu dire que les médecins ne font pas leur devoir. Par exemple, je pense à ce qui est arrivé à l’Hôpital 21 de la banlieue d’Oktiabrsk. Le bâtiment a été bombardé plusieurs fois, ils ont touché avec les Grad les murs et aussi le toit, mais, malgré cela, tout le personnel est actif à plus de 90 % et l’hôpital travaille normalement.

Selon vous, que veut la population de Donetsk pour son avenir ?

Igor Ivanov — À mon avis, notre peuple mérite d’avoir au moins un certain degré d’autodétermination. Non pas par haine de l’État ukrainien. Ce n’est pas la question. Au début, au printemps, nous avons essayé de suivre la voie du dialogue. Mais tout de suite, comme vous le savez, nous avons été obligés de défendre notre terre à n’importe quel prix. Quand je dis que les aspirations à l’autodétermination sont largement répandues, je ne parle pas seulement à titre personnel, mais pour la majorité de notre communauté. Ce qui a aussi été démontré par le résultat du référendum aux élections. Les gens se sont rendus aux urnes en masse, ils tenaient à exprimer leur avis. Ils tenaient à décider de leur destin.

 

L’image de couverture de la page Facebook d’Igor

L’image de couverture de la page Facebook d’Igor

Marco Bordoni
Traduit par Rosa Llorens, édité par Fausto Giudice pour Tlaxcala et vineyardsaker.fr

Source : Igor Ivanov, il testimone (vineyardsaker.it, italien, 11-12-2014)

Déjà publié de Marco Bordoni

Lire la suite

Barbarie] La Russie a abattu le traîneau du père Noël près du pôle Nord ! Le blog d'Olivier Berruyer.

28 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La paix, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN.

La Russie a abattu le traîneau du père Noël dans l’espace international de l’océan Arctique.

La Russie a abattu le traîneau du père Noël dans l’espace international de l’océan Arctique.

Selon les premiers communiqués, le traîneau terminait sa tournée mondiale de Noël lorsqu’il a été frappé par un missile sol-air tiré depuis l’île russe de Novaya Zemlya – à quelques centaines de kilomètres du pôle Nord. Le père Noël et presque tous ses rennes ont été tués sur le coup.

Un pêcheur norvégien a rapidement localisé la zone d’impact dans les eaux glaciales de l’océan Arctique. Sur les images des débris, diffusées sur CNN et d’autres chaînes internationales, on peut apercevoir, pêle-mêle, branches brisées, ours en peluche et autres cadeaux encore emballés éparpillés sur l’océan.

Bien que la Russie ait nié officiellement toute implication dans cet incident, les agences de renseignement américaines affirment détenir la preuve que le missile a bien été tiré depuis une installation militaire russe située sur l’île. Plusieurs hommes politiques ultra-nationalistes se sont réjouis de cette destruction, visant une personnalité occidentale

Selon Alexi Onnatopp, le leader du parti d’extrême-droite Ours doré, “le père Noël est un des symboles de la décadence occidentale et de la société de consommation. “Qui que puisse être la personne qui a tué ce gros bonhomme corrompu, elle est à considérer comme patriote et héros. ”

Les évènements d’aujourd’hui comportent des similitudes frappantes avec l’affaire du vol MH 17, abattu cet été par les rebelles pro-russes dans l’est de l’Ukraine à l’aide du même type de missile sol-air. Les 285 passagers ainsi que les 15 membres d’équipage trouvèrent la mort à bord de ce vol qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, un des rennes a survécu à l’explosion d’aujourd’hui et est actuellement soigné dans un hôpital de Norvège. Les autorités n’ont pas encore révélé son identité mais des sources proches de l’enquête indiquent qu’il s’agit de Rudolph, le renne excentrique au museau rouge, immortalisé dans la chanson éponyme de 1939 : “Rudolph, The Red-Snouted Reindeer”.

“Nous avons pu le secourir en premier grâce à son nez rouge qui se détachait nettement sur les vagues de l’océan. Les autres n’ont pu être sauvés assez rapidement”, nous rapporte Lars Sommerheilm, amiral de la Marine Royale Norvégienne.

Dans un discours prononcé depuis le bureau ovale, le président Obama a promis une réponse à la hauteur de la tragédie. Celle-ci pourrait comporter un durcissement des sanctions face à une économie russe déjà exsangue.

“Aujourd’hui, la Russie est allée trop loin”, a-t-il déclaré aux journalistes présents, “Vladimir Poutine a brisé les rêves et les espoirs de tous les enfants du monde. Il devra répondre de ses actes devant un tribunal.”

Les funérailles de M. Noël auront lieu le 31 décembre au pôle Nord. Le président Obama, le premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande et d’autres représentants de la communauté internationale ont déjà prévu de s’y rendre.

Source : DailyCurrant.com, 24/12/2014, traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Barbarie] La Russie a abattu le traîneau du père Noël près du pôle Nord ! Le blog d'Olivier Berruyer.
Lire la suite

Chambre forte mondiale de graines du Svalbard: le grenier de l'Apocalypse!

28 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Le capitalisme;, #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #ecologie

Bonjour.

Cet article a le mérite de nous éveiller sur un problème majeur, à savoir la survie de l'humanité.Encore un sujet tabou! Malheur à deux qui l'abordent, ils seront traités de complotistes voire de conspirationistes! 

Mais ce grenier géant construit au pôle nord, financé par Bill Gate, Monsanto, Rockefeller et bien d'autres bienfaiteurs de l'humanité a un coût titanesque! Quelle est donc sa fonction? C'est une bonne question n'est-ce pas?

Je citerai seulement quelques mot de Jean Jaurès: Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage."

 

Lucien Pons

 

Chambre forte mondiale de graines du Svalbard: le grenier de l'Apocalypse!

Reportage sur la plus grande réserve de graines de toute la planète (français): À VOIR...

1 milliard de personnes souffrent de sous-nutrition dans le monde à cause de la spéculation sur les aliments de première nécessité. Combien demain ? Pendant ce temps, l’oligarchie prévoyante verrouille ses réserves alimentaires.

Le Svalbard Global Seed Vault / Chambre forte mondiale de graines du Svalbard

La croissance de la population fait peur aux plus nantis
 
Quand les maîtres du monde veulent faire dans l’écologie urgentiste et jouer les survivalistes, ils y mettent le prix. Sur l'île du Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard, à 1.000 kilomètres du pôle Nord, un coffre-fort abrite plus de 600.000 variétés de graines et de semences. À terme, 4,5 millions d'échantillons pourraient être entreposés dans cette arche de Noé du troisième millénaire, vrai méga grenier de nos agro et écosystèmes en silos bunkérisés. Sans compter les graines sauvages, on évalue à 1,5 million les variétés différentes de graines de culture agricole existant de par le monde. Les premières semences sont parties du port de Lagos (Nigeria) : 7 000 variétés de niébé, maïs, soja et pois de terre, soit 330 kilos répartis dans 21 caisses, qui sont les premières stockées dans le blockhaus au jour de l'inauguration du 26 février 2008.
 

Le Svalbard Global Seed Vault (littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard), est financé par diverses fondations dont celles de Bill et Melinda Gates, de Rockefeller et du semencier transnational Syngenta. Divers pays capitalistes ont complété la mise.
 

Cette parodie du hamster, revue et corrigée à hauteur d’une pathétique bunkérisation humaine, est constituée en l’hypothèse tangible d’une crise alimentaire. Le projet date déjà de 1980 et la FAO l’intégra en 2001 dans le cadre du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Cette formidable banque mondiale de graines congelées transmettra donc la diversité agricole aux survivants élus des décennies à venir. Faudra-t-il encore qu’ils disposent de terres fertiles et du savoir-faire paysan ! Sous couvert de parer à une crise mondiale, une telle initiative est honteusement élitiste et à l’usage des seuls futurs rescapés les plus riches et qui, dès maintenant, rêvent idéalement de reconstruire un monde au-delà d’un effondrement dont ils auront été les premiers artisans. Si du bon peuple émergent des miraculés de l’an 2100, ils n’auront même pas droit à de mauvaises graines ensilées par Monsanto. N’est pas poulet de grain qui veut.
 
 
Source:

 

Lire la suite

Les Pays-Bas refuse de rendre public l’accord secret relatif aux investigations sur le crash du vol MH17 en Ukraine, conclu entre les quatre pays impliqués dans l’enquête, à savoir la Belgique, l’Australie, l’Ukraine et la Hollande.

27 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La paix, #La France, #Politique étrangère

Les Pays-Bas refuse de rendre public l’accord secret relatif aux investigations sur le crash du vol MH17 en Ukraine, conclu entre les quatre pays impliqués dans l’enquête, à savoir la Belgique, l’Australie, l’Ukraine et la Hollande.

L’hebdomadaire néerlandais à grand tirage Elsevier a révélé le 19 novembre 2014 que le gouvernement des Pays-Bas refuse de rendre public l’accord secret relatif aux investigations sur le crash du vol MH17 en Ukraine, conclu entre les quatre pays impliqués dans l’enquête, à savoir la Belgique, l’Australie, l’Ukraine et la Hollande. Ces États constituent le « Joint Investigation Team » (le « JIT »), que la Malaisie a été autorisée à rejoindre le 28 novembre 2014 seulement, soit bien après l’enquête.

Elsevier, repris par une série de médias étrangers, comme l’Express belge ou Russia Today, tend ainsi à confirmer les rumeurs selon lesquelles le résultat des investigations sur le vol MH17 a été classé « secret défense » dès le mois d’août 2014 par les pays membres du JIT.

L’attitude embarrassée du JIT, dont les quatre premiers membres sont des pays totalement alignés sur la politique étrangère des États-Unis d’Amérique, laisse penser qu’il possède des éléments disculpant les séparatistes et, à l’inverse, incriminant le gouvernement de Kiev dans le drame du vol MH17. Cette version des faits serait cohérente avec le scénario selon lequel le Boeing de la Malaysia Airlines aurait été abattu par un avion de chasse ukrainien. Plusieurs médias français de grande diffusion ont d’ailleurs évoqué sérieusement cette hypothèse pour la première fois ce 24 décembre 2014 (voir ici ou ici).


La suite de cet article (que papa Noël a malencontreusement oublié de déposer au pied de votre sapin) se trouve ici :

http://www.upr.fr/communiques-de-presse/lupr-demande-au-gouvernement-francais-dexiger-la-publication-des-resultats-de-lenquete-internationale-sur-le-vol-mh17-et-dannuler-ses-sanctions-legard-de

Lire la suite

[Reprise] Déclaration des descendants de l’émigration blanche à l’heure de la tragédie Ukrainienne. Olivier Berruyer. ​

27 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La guerre, #La paix

[Reprise] Déclaration des descendants de l’émigration blanche à l’heure de la tragédie Ukrainienne. Olivier Berruyer.  ​

27 décembre 2014.

[Reprise] Déclaration des descendants de l’émigration blanche à l’heure de la tragédie Ukrainienne

Encore un document pas inintéressant pas vu dans nos médias… C’est une déclarations des descendants d’émigrés anti-communistes des années 1920 – en rapport avec l’image Poutine = Russie = URSS = Communistes = Staline

Solidaires de la Russie à l’heure de la tragédie Ukrainienne

Depuis bientôt un an, les événements d’Ukraine interpellent chacun de nous, descendants de l’émigration blanche, d’autant plus que nos origines nous donnent accès à une information diversifiée, contrairement à la majorité des gens qui nous entourent. La connaissance d’un passé proche, celui de la Russie d’avant 1917, nous donne la possibilité, et le devoir, de dénoncer les falsifications historiques patentes qui ont conduit au drame actuel en Ukraine.

Devant l’aggravation des tensions, dans le Donbass comme dans les relations internationales, une conclusion s’impose : l’hostilité agressive déployée aujourd’hui contre la Russie n’a rien de rationnel. La politique du « deux poids, deux mesures » a dépassé toutes les bornes. La Russie est accusée de tous les crimes, sans preuve, coupable a priori, tandis que d’autres pays bénéficient d’une indulgence particulièrement révoltante, au regard des droits de l’homme notamment.

Nous ne renonçons en rien à la défense des valeurs transmises par nos familles contraintes à l’exil après la révolution de 1917, ni à la dénonciation des crimes des bolcheviks et de leurs successeurs, ni à la promotion de la vérité historique sur ces années terribles. Mais ce n’est pas une raison pour admettre les calomnies qui se déversent, jour après jour, sur la Russie actuelle, ses dirigeants et son président, sanctionnés et vilipendés contre tout bon sens. Ce processus extravagant – autodestructeur pour les pays européens – donne des arguments sérieux à tous ceux qui y voient une volonté occidentale de contrecarrer le développement de la Russie, bien plus que de résoudre la crise ukrainienne. Attaquer systématiquement tout ce qui touche à la notion de « monde russe » est particulièrement ridicule : il s’agit d’une réalité historique, géographique, linguistique, culturelle et spirituelle, d’une haute civilisation qui a beaucoup donné au monde et dont nous sommes fiers.

Nous ne pouvons pas non plus tolérer le honteux silence officiel et médiatique des pays européens sur les terribles bombardements de populations et d’infrastructures civiles effectués par l’armée ukrainienne dans le Donbass, soutenue par des milices arborant une symbolique nazie. Ce silence, pour les autorités de Kiev, équivaut à un véritable permis d’exterminer. Depuis des mois, des enfants et des vieillards meurent ou sont gravement blessés, des prisonniers sont torturés. Voilà maintenant que le gouvernement de Kiev a décrété un blocus intégral (gaz, électricité, trains, administrations et hôpitaux, retraites, salaires, médicaments…) pour mieux anéantir une région dont il proclame pourtant qu’elle fait partie intégrante de son territoire. Et comment ne pas dénoncer les violences commises par les partisans de Kiev contre l’Eglise orthodoxe russe en Ukraine – des prêtres menacés, contraints à la fuite ou même tués, une cinquantaine d’églises bombardées (vingt entièrement détruites), des fidèles persécutés. Où sont les valeurs européennes dans tout cela ?

Malgré leur rejet total de l’Union soviétique, nos parents et grands-parents ont été bouleversés par les souffrances du peuple russe lors de la Deuxième guerre mondiale. A notre tour, nous refusons l’indifférence et le silence – devant l’extermination programmée des populations du Donbass, la russophobie délirante, l’hypocrisie de procédés totalement contraires aux intérêts d’une Europe qui nous est chère. Nous voulons espérer que les pays qui ont accueilli nos familles retrouveront bientôt la voie de la raison et de l’objectivité.

Paris, le 26 novembre 2014
Dimitri et Tamara SCHAKHOVSK
OY

La déclaration « Solidaires de la Russie » a été rédigée par Dimitri et Tamara Schakhovskoy, avec la participation du groupe de réflexion Russky Most*. Depuis le 26 novembre 2014, cette initiative a reçu l’approbation de plus d’une centaine de descendants représentatifs de l’émigration blanche, appartenant à ses différentes associations, dans des pays et des continents différents. Quelques autres personnes – ayant ou non un lien particulier avec la Russie – ont souhaité, elles aussi, manifester leur soutien. La liste des signataires s’allonge chaque jour et reste ouverte sur solidairesdelarussie@gmail.com.

* Russky Most a été créé en février 2011 par un groupe de descendants de l’émigration blanche, désireux d’approfondir les réflexions nées de leur participation à la « croisière-pèlerinage de Bizerte à Sébastopol ». Organisé en juillet 2010 par plusieurs associations russes (Fonds André le Premier appelé, Fondation pour la Gloire nationale russe, Le Monde Russe, etc), ce voyage commémorait l’Exode de Crimée de l’Armée Wrangel en 1920 et a été l’occasion de débats aussi vifs que riches d’enseignements. On en trouvera quelques échos sur le site www.russkymost.net.

****************************************************************************************

LISTE DES SIGNATAIRES:

LL.AA.SS. le Prince et la Princesse Georges Yourievsky (Seengen, Suisse)
Vera Albertini (Sainte-Geneviève-des Bois, France)
Olga Andreoli, née Troubnikoff (Meudon, France)
Arkady Arianoff (Bruxelles, Belgique)
Michel Avierino (Neuilly-sur-Seine, France)
Vladimir et Yolande Bariatinsky (Schiltigheim, France)
Marie-France Beglan (Walton-on-Thames, Grande-Bretagne)
Alexis et Claude Beresnikoff (Roman, France)
Nicolas et Ghislaine Bieliavsky (Roly, Belgique)
Alexandre Bobrikoff (Asnières-sur-Seine, France)
Nicolas Bobrinsky (Darmstadt, Allemagne)
Alexandre Boldireff (Gallardon, France)
Irène de Boreicha (Lausanne, Suisse)
Véra Boutleroff (Paris, France)
Sophie Brun de Saint-Hippolyte (Asnières-sur-Seine, France)
Roger Carmigniano (Paris, France)
Pierre Cheremetieff (Paris, France)
Tatiana Chirikova (Saint-Maurice, Suisse)
Philippe Crévieaux (Rixensart,Belgique)
Constantin Davidoff (Paris, France)
Dimitri Dourdine Mak (Bruxelles, Belgique)
Alexander Drutskoy Sokolinsky (Bruxelles, Belgique)
André Feodoroff (Fontenay-aux-Roses, France)
Tatiana Feodoroff (Chatenay-Malabry, France)
Pierre de Fermor (Nice, France)
Julia Filatova (Saintes, Belgique)
Xenia Finnsson (Versailles, France)
Vera Finnsson (Paris, France)
Nestor et Marie Genko, née Starosselsky (Le Pecq, France)
Vladimir Givoloup (Ault, France)
Nadine Goloubinoff (Versailles, France)
Gérard Gorokhoff (Paris, France)
Jean Goutchkoff (Genève, Suisse)
Michel Grabar (Paris, France)
Nicolas Grekoff (Paris, France)
Alexis Grigorieff ( Paris, France)
Marie de Haut de Sigy, née de Saint-Hippolyte (Issy-les-Moulineaux, France)
Anne Henderson-Stewart, née de Pahlen (Londres, Grande-Bretagne)
André Henderson-Stewart (Londres, Grande-Bretagne)
Nicolas Ignatiew (La Rochelle, France)
Marie Ivanov, née Tatistcheff (Paris, France)
Tatiana Kameneff (Vélizy-Villacoublay, France)
Serge Kapnist (Paris, France)
Véronique Kapnist, née Lycett (Vélizy, France)
Hélène Knupffer, née Yaguello (Londres, Grande-Bretagne
Rostislav Kolla-Moussine Pouchkine (Vélizy-Villacoublay, France)
Alexandre et Janine Koltchak (Paris, France)
Ivan Kourdukoff (Nice, France)
Vladimir Kozyreff (Chaumont-Gistoux, Belgique)
Yvan Kriloff (Bruxelles, Belgique)
Oleg Lavroff (Chatenay-Malabry, France)
Jean Lazareff (Paris, France)
Anne Louis-Kisselevsky (Rueil-Malmaison, France)
Serge Loutchaninoff (Texas, Etats-Unis d’Amérique)
Georges Marschalk (Paris, France)
Georges et Nadia Matcheret, née Wolkonsky (Paris, France)
André Matzneff (Courbevoie, France)
Alexandre et Anne Miller de la Cerda, née Tolstoï (Biarritz, France)
Anna Miloradovitch (Montréal, Canada)
Marie Mourait, née Troubnikoff (Paris, France)
Constantin et Suzanne Mourousy (Paris, France)
Xenia Muratova (Paris, France)
Peter Naryshkine (Capetown, Afrique du sud)
Tatiana Oussof (Paris, France)
Serge de Pahlen (Allaman, Suisse)
Irina Pahlen (Wezembeek Oppen, Belgique)
Serge Pascault (Paris, France)
Galina Perchitchev (Sceaux, France)
Efim Pernikoff (Mareil-Marly, France)
Rostislav et Xenia Pervychine, née Machtalere (Meudon, France)
Alexandre V. et Hélène V. Plotto (Fontenay-sous-Bois, France)
Dmitri Possylkine (Saintes, Belgique)
Alexandre et Marie-Madeleine Pouchkine, née Dournovo (Bruxelles, Belgique)
Marina Poulet, née Pervychine (Chaville, France)
Johanna Pridun (Paris, France)
Stéphane Pridun (Paris, France)
René-Marie et Marianne Rampelberg, née Parfenoff (Paris, France)
Séraphin et Hélène Rehbinder, née Pochitaloff (Mies, Suisse)
Serge et Hélène Rehbinder (Antony, France)
Daria Reine, née Rozova (Paris, France)
Alexandra de Rennenkampf, née Nefedoff (Meudon, France)
Nathalie von Rosenschild (Yerres, France)
Elisabeth Roussel, née Stephanovitch (Paris, France)
Alexis et Nathalie Rutschkowsky, née Babkoff (Paris, France)
Paul Safiannikoff (Bruxelles, Belgique)
Pierre de Saint-Hippolyte (Paris, France)
Dimitri et Tamara Schakhovskoy, née Thorgevsky (Paris, France)
Irène Schidlovsky, née Golovine (Bougival, France)
Marina Schidlovsky (Meudon, France)
André Schorochoff (Bruxelles, Belgique)
Catherine Soulatzky (Boulogne-Billancourt, France)
André Stenbock Fermor (Paris, France)
Xenia Stenbock Fermor (Albenga, Italie)
Antoine Succar (Sacharoff) (Paris, France)
Jean et Denise Swetchine (Châtenay-Malabry, France)
Alexandre Terentiev (Marly-le-Roi, France)
Colette Tolstoï (Paris, France)
Dimitri Tolstoï (Paris, France)
Marina Tolstoy (Bruxelles, Belgique)
Tatiana Toungouzova (Paris, France)
Dr Sergey Trotzky (Salzburg, Autriche)
Catherine von Tsurikoff, née Ignatieff (Bad Homburg, Allemagne)
Michel Vinogradoff (Bourg-en-Bresse, France)
Olga Wienand, née Rosine (Esher, Grande-Bretagne)
Michel et Chantal Worontzoff Weliaminoff (Concarneau, France)
Nicolas Yanoff (Boulogne-Billancourt, France)

Lire la suite

Samedi 27 décembre 2014. Ce que POUTINE ne nous dit pas! Le blog d'Eldiablo.

27 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #Politique étrangère, #La mondialisation, #La nation ., #La République

Samedi 27 décembre 2014. Ce que POUTINE ne nous dit pas! Le blog d'Eldiablo.

 Samedi 27 décembre 2014. Ce que POUTINE ne nous dit pas! Le blog d'Eldiablo.

Lors de sa conférence de presse annuelle et du marathon de questions et réponses qui a suivi, même aux prises avec ce qui, à tous égards, constitue une tempête parfaite, le président Poutine a affiché un comportement extrêmement mesuré.

 

Cette tempête parfaite évolue sur deux fronts : une guerre économique ouverte (comme un siège mené à coup de sanctions) ainsi qu’une attaque concertée et secrète menée dans l’ombre, au cœur même de l’économie russe. Pour Washington, l’objectif ultime est clair : appauvrir et dégriffer l’adversaire, pour le forcer à s’incliner docilement devant les lubies de l’Empire du chaos [1]. Et s’en vanter à tout bout de champ jusqu’à la victoire [2].

Le problème, c’est qu’il se trouve que Moscou a impeccablement percé le jeu, et ce, même avant que Poutine, lors de la réunion du club Valdaï d’octobre dernier, ne décrive avec perspicacité la doctrine Obama, en disant que nos partenaires occidentaux sont des adeptes de la théorie du chaos contrôlé.

 

Poutine a donc parfaitement compris en quoi consistait l’attaque monstre de cette semaine, de type chaos contrôlé. L’Empire dispose d’un pouvoir monétaire massif, d’une influence énorme sur le Produit intérieur brut mondial de 85 000 milliards de dollars et du pouvoir bancaire qui sous‑tend tout ça. Rien de plus facile donc que de faire jouer ce pouvoir, par l’entremise des systèmes bancaires privés, qui contrôlent en réalité les banques centrales, pour lancer une attaque sur le rouble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Empire du chaosrêve de faire chuter le rouble d’environ 99 % (anéantissant du même coup l’économie russe). N’est‑ce pas là la meilleure façon d’imposer à la Russie la discipline impériale ?

 Samedi 27 décembre 2014. Ce que POUTINE ne nous dit pas! Le blog d'Eldiablo.

L’option nucléaire

La Russie vend son pétrole à l’Occident en dollars US. Lukoil, par exemple, possède un dépôt en dollars US dans une banque américaine pour ses ventes de pétrole. Pour verser des salaires en roubles en Russie, Lukoil devra vendre ses dépôts en dollars US pour acheter en Russie un dépôt en roubles pour son compte bancaire, ce qui aura pour effet de soutenir la valeur du rouble. La question n’est pas de savoir s’ils accumulent des fonds à l’étranger, cela est une donnée.  La seule question est de savoir s’ils ne les font plus revenir en Russie. La réponse est non. Et il en va de même pour d’autres entreprises russes.

 

La Russie n’est pas en train de perdre ses économies, comme en jubilent les grands médias occidentaux. Elle peut toujours exiger des compagnies étrangères de se délocaliser en Russie. Apple pourrait par exemple y ouvrir une usine de fabrication. Les récents accords commerciaux sino‑russes incluent, entre autres, la construction d’usines en Russie par les Chinois. Vu la dépréciation du rouble, la Russie est en mesure d’exiger des entreprises manufacturières établies dans l’Union européenne de se délocaliser sur son territoire, sous peine de perdre leur accès au marché. Poutine a, en quelque sorte, admis que la Russie avait trop tardé à imposer une telle demande. La chose (positive en soi) est désormais inévitable.

 

Puis il y a aussi l’option nucléaire (option que Poutine n’a même pas eu à mentionner). Si la Russie devait décider d’imposer un contrôle des mouvements de capitaux ou un congé de remboursement de larges tranches de sa dette venant à échéance au début de 2015, cela équivaudrait au pilonnage du système financier européen (dans le style choc et stupeur). Après tout, une bonne partie du financement des banques et des grandes entreprises russes a été approuvée en Europe.

 

Pour ce qui est de la Russie elle‑même, l’exposition au risque n’est pas l’enjeu. Ce qui importe, ce sont les liens avec les banques européennes. Un banquier d’affaires me citait l’exemple de Lehman Brothers, qui a provoqué tout autant l’effondrement de l’économie européenne, que celui de la ville de New York (par le jeu des liens d’interconnexion). Et ça, même si Lehman était basée à New York. Ce qui compte, c’est l’effet domino.

 

Si la Russie devait déployer cette option financière nucléaire, le système financier occidental ne serait pas en mesure d’absorber le choc causé par l’interruption du service de la dette. Et cela prouverait (une fois pour toutes) que les spéculateurs de Wall Street ont érigé un château de cartes tellement fragile et corrompu, que la première vraie tempête aura suffi à le réduire en poussière.

 

Un seul coup suffirait

Et si la Russie cessait d’assurer le service de sa dette, créant du coup une sainte pagaille, compte tenu de ce que ça représente 600 milliards de dollars ? Ce scénario transparaît dans le fait que les Maîtres de l’univers demandent à Janet Yellen et à Mario Draghi de créer des crédits dans les systèmes bancaires, pour prévenir les dommages indus (comme ceux subis en 2008).

 

Mais imaginons qu’ensuite la Russie décide de couper l’acheminement du gaz et du pétrole vers l’Ouest (tout en maintenant les pipelines ouverts en direction de l’Est). Les services de renseignements russes pourraient causer des dommages considérables et constants aux postes de pompage, du Maghreb jusqu’au Moyen‑Orient. La Russie pourrait bloquer tout le gaz naturel et le pétrole en provenance des stans d’Asie centrale [3]. Le résultat ? L’effondrement financier le plus gigantesque de toute l’histoire. Et la fin des prétentions à l’exceptionnalisme de l’Empire du chaos.

 

Il s’agit bien sûr d’un scénario apocalyptique. Mais il ne faut pas provoquer l’Ours, car, ce scénario, il pourrait le réaliser en un éclair.

 

Lors de sa conférence de presse, Poutine [4] a affiché une attitude vraiment sereine, calme, contenue (et une ardeur à plonger dans les détails), car il sait que Moscou a les moyens d’une autarcie complète. Il va de soi qu’il s’agit d’une guerre asymétrique contre un empire dangereux qui s’écroule. Qu’en pensent les nains intellectuels qui fourmillent au sein de l’administration du canard boiteux Obama ? Qu’ils pourront vendre à l’opinion publique américaine (et mondiale) l’idée selon laquelle Washington (en fait, leurs caniches européens) affrontera une guerre nucléaire sur le théâtre européen au nom de l’État ukrainien en déroute ?

 

C’est une partie d’échecs. Le raid sur le rouble était censé faire échec et mat. Ça n’a pas marché. Pas quand le coup est porté par de simples amateurs de scrabble. Et n’oubliez pas le partenariat stratégique sino‑russe. La tempête est peut‑être en train de s’apaiser, mais la partie, elle, se poursuit.

Pepe Escobar

 

Article original : What Putin is not telling us (rt.com, anglais, 18-12-2014)

 

Traduit par Jacques pour vineyardsaker.fr

[1] Empire of Chaos: The Roving Eye Collection [amazon.fr, Kindle Edition]

[2] White House Brags Sanctions Put Russia On ‘Brink of Collapse’: Crippling Russian Economy Could ‘Force’ Putin to Obey US (antiwar.com, anglais, 16-12-2014)

[3] Les stans sont les pays dont le nom comporte ce suffixe : Afghanistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan

[4] Putin: Russian economy will inevitably bounce back, 2 years in worst case scenario (rt.com, 18-12-2014)

 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

 

 

Lu sur Mondialisation.ca

Lire la suite

SYRIE : Comment Hollande a manipulé les rapports sur les ARMES CHIMIQUES. Le blog de Eldiablo.

26 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La nation ., #La France, #La République, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #L'OTAN., #Politique étrangère, #La mondialisation

SYRIE : Comment Hollande a manipulé les rapports sur les ARMES CHIMIQUES. Le blog de Eldiablo.

On savait bien que la raison d’État a parfois peu à voir avec la raison tout court. Mais le dernier livre des journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot est une véritable bombe. Il montre comment des gouvernements d’irresponsables (Sarkozy/Hollande) peuvent manipuler l’information de leurs propres services de renseignement et de leurs ambassadeurs afin de pouvoir affirmer que la seule solution c’est la guerre. Mais comment peut-on encore faire confiance à des gens pareils ?

 

Le livre français, les chemins de Damas , publié il y a quelques jours, provoque un scandale en révélant des éléments secrets sur la manière dont la présidence française a forcé le corps diplomatique et les services secrets français à se soumettre à la décision politique de renverser Assad et à manipuler les rapports sur les armes chimiques et la réelle puissance du régime syrien.

Un livre publié à Paris il y a quelques jours et intitulé Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne, par les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, donne de précieuses informations sur les coulisses de la relation entre Paris et Damas au cours des 40 dernières années. Ce livre d’investigation contient des informations et des interviews avec des personnalités étroitement impliquées dans le dossier syrien, des années 1980 à nos jours.

SYRIE : Comment Hollande a manipulé les rapports sur les ARMES CHIMIQUES. Le blog de Eldiablo.

En passant des sommets présidentiels aux confrontations politiques et meurtrières, et des tensions diplomatiques aux périodes de lune de miel et à la coordination secrète des deux capitales, le livre s’attaque aux “dossiers noirs” et autres événements cachés qui caractérisent la relation décrite comme “quasi-schizophrène” entre les deux pays.

 

Selon le synopsis qu’en propose l’éditeur Robert Laffont, Les chemins de Damas montre que les présidents français successifs ont agi avec la Syrie “souvent de manière émotionnelle, avec précipitation ou avec improvisation, ce qui a conduit à l’impasse que nous observons aujourd’hui (dans les relations)“.

Assad reçu par Sarkozy à Paris.

Assad reçu par Sarkozy à Paris.

Les auteurs relatent un incident qui a suivi immédiatement l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafik Hariri : “Au moment même où Jacques Chirac, après l’assassinat de son ami Rafik Hariri, voulait “faire rendre gorge” à Bachar el-Assad, la France livrait à Assad dans le plus grand secret, deux hélicoptères Dauphin et fournissait à son entourage un système pour sécuriser leurs communications.”

 

Quant aux présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande “ils ont fait tour à tour les mêmes erreurs par méconnaissance de la réelle capacité de survie du régime syrien,” concluent les auteurs.

 

La presse française a publié quelques extraits du livre, notamment Le Point du 9 octobre. Le magazine a écrit que le livre était “exceptionnel,” et a publié des morceaux du livre qui contiennent des détails importants sur les discussions qui se tenaient dans les couloirs du ministère des Affaires Etrangères, de l’Elysée, des services secrets et des services de sécurité français sur la crise syrienne.

 

(Sous Sarko) Altercation au ministère des Affaires étrangères

 

Un chapitre du livre intitulé “Bagarre au Quai d’Orsay” fait état d’une violente querelle sur la Syrie qui s’est produite dans un bureau du ministère des Affaires Étrangères à Paris au printemps 2011. A cette époque, Alain Juppé était le ministre des Affaires Étrangères. L’altercation a eu lieu dans le bureau d’Hervé Ladsous, le chef de cabinet du ministre des Affaires Étrangères, entre Eric Chevallier, l’ambassadeur de France à Damas, et Nicolas Galey, le conseiller du président (Nicolas Sarkozy à l’époque) pour le Moyen-Orient. Étaient aussi présents Patrice Paoli, directeur, à l’époque, du département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et aujourd’hui ambassadeur de France au Liban, et Joseph Maila, le directeur de la prospective au ministère des Affaires Étrangères, ainsi que des diplomates responsables des affaires syriennes.

 

La conviction de l’ambassadeur Chevallier était la suivante : “Le régime d’Assad ne tombera pas, Assad est fort” et il se maintiendra au pouvoir. C’est ce qu’il avait écrit dans ses dépêches diplomatiques depuis Damas, raison pour laquelle il avait été rappelé à Paris. Chevallier “a redit aux personnes présentes à cette réunion qu’il était “proche du terrain”, et qu’il avait “visité diverses régions de la Syrie et qu’il n’avait pas le sentiment que le régime en place était en train de s’effondrer“.

 

“Arrêtez de dire des bêtises !” l’a interrompu Galey, le représentant de Sarkozy. “Il ne faut pas s’en tenir aux faits, il faut voir plus loin que le bout de son nez.” a-t-il ajouté. La remarque de Galey était d’une “hostilité sans précédent” selon une des personnes présentes. Même Ladsous “a été choqué de la détermination de Galey,” quand il est apparu que Galey “n’était pas venu prendre part aux délibérations mais remplir une mission spécifique : imposer l’idée que la chute d’Assad était inévitable,” et faire comprendre à tout le monde qu’aucune opinion divergente ne serait tolérée dans le corps diplomatique français.

 

Mais Chevallier a défendu sa position qui différait de celle que l’Elysée voulait imposer. Il a dit qu’il avait rencontré l’opposition syrienne régulièrement, “mais qu’il continuait à penser que le régime avait la capacité de survivre ainsi que des soutiens étrangers““On se moque de vos informations !” a réitéré Galey, ce à quoi l’ambassadeur a répondu : “Vous voulez que j’écrive autre chose mais mon travail comme ambassadeur est de continuer à dire ce que j’ai écrit, c’est à dire ce qui est réellement arrivé““Vos informations ne nous intéressent pas. Bachar el-Assad doit tomber et il tombera,” a rétorqué Galey d’une voix coupante.

La querelle s’est alors envenimée, ce qui a forcé Ladsous à intervenir plusieurs fois pour mettre fin à cette “bataille verbale”.

 

(Sous Hollande) Un rapport étrange sur les attaques aux armes chimiques en Syrie

Une autre section du livre traite des actions du président François Hollande en août 2013, quand il a ordonné la déclassification du document de synthèse des rapports de la Sécurité Extérieure et du Renseignement militaire sur les attaques aux armes chimiques dans la région de Ghouta près de Damas, au moment où il tentait de rallier un soutien international en faveur d’une frappe pour punir ceux “qui empoisonnaient des innocents.”

 

Le livre révèle que la conclusion du rapport conjoint avait été “élaguée” par le conseiller spécial du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, d’une manière qui d’une certaine façon faisait du tort aux informateurs.

 

Les informateurs avaient soulevé plusieurs questions dans leurs rapports concernant des événements qu’ils n’avaient pas pu vérifier comme l’utilisation de gaz sarin. Une des hypothèses faite par les informateurs dans leurs rapports était la suivante :“Il est possible que des bombardements classiques de l’armée syrienne sur un laboratoire clandestin des rebelles ait provoqué une fuite de gaz.” Mais cette conclusion a été “purement et simplement coupée” du texte du rapport final.

 

Nous avons fait des erreurs en ce qui concerne la Russie

 

Claude Guéant, l’ancien ministre de l’Intérieur et Secrétaire Général sous Sarkozy, dit que la manière dont Juppé a traité la Russie fut une grave erreur ; il souligne que la Russie n’aurait pas dû être marginalisée mais qu’au contraire, on aurait dû en tirer partie.

 

Il a ajouté : “Si nous avions mis de côté notre égoïsme, notre prestige et notre amour du pouvoir et dit aux Russes qu’ils étaient les plus à même de concourir à trouver une solution en Syrie, ils auraient été heureux d’apporter un soutien positif. Ils étaient les seuls à pouvoir faire quelque chose.”

 

Le livre traite aussi de la fragile relation entre les diplomates français et les services secrets et du conflit entre le Renseignement Intérieur et le Renseignement Extérieur sur la question syrienne. L’antipathie entre les deux agences a commencé au début de la crise syrienne et s’est prolongée même après que les deux agences se soient installées à Amman.

 

Les rapports venant des deux agences semblaient contradictoires en 2011. Un diplomate qui était en contact avec les deux agences a expliqué que toutes les deux étaient convaincues que Assad ne tomberait pas rapidement mais que le Renseignement Intérieur a vite noté le rôle des salafistes et des djihadistes dans la rébellion, tandis que le Renseignement extérieur continuait d’envoyer des rapports diabolisant le régime de Assad.

 

Sabah Ayoub

Source : Al-Akhbar

Traduction : Dominique Muselet

Transmis par la peniche

 

Lu sur Rouge Midi

  •  
 

 

Lire la suite