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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

RUSSIE : Vladimir Poutine exige le contrôle des PRIX des ALIMENTS et des MÉDICAMENTS pour éviter la spéculation. INFO REPRISE SUR LE BLOG DE MICHEL EL DIABLO.

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La République, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Les transnationales

RUSSIE : Vladimir Poutine exige le contrôle des PRIX des ALIMENTS et des MÉDICAMENTS pour éviter la spéculation. INFO REPRISE SUR LE BLOG DE MICHEL EL DIABLO.

Il faut voir à quel point le dirigeant russe est en train de préparer son pays à un effort de guerre. Il a très bien compris la stratégie des Etats-Unis, celle de l’UE totalement asservie.

Les imbéciles ou les alliés de la CIA qui lui reprochent telle ou telle alliance ne voient pas ou ne veulent pas voir que la guerre est déjà déclarée. Que sont mis en place contre la Russie, une puissance nucléaire, les mêmes propagandes et mécanismes utilisés déjà contre des puissances secondaires, de l’Irak à la Libye.

(note et traduction de Danielle Bleitrach)

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  • Vendredi 5 décembre 2014

Le Président russe Vladimir Poutine a exigé le contrôle jeudi sur les prix des aliments, des médicaments et articles de première nécessité pour éviter la spéculation, au milieu d’une situation économique difficile, caractérisée par l’inflation économique et la dépréciation du rouble.

Poutine a attiré l’attention sur le fait qu’en raison de la chute du rouble, l’inflation monte en flèche et il est nécessaire de protéger les citoyens ayant un faible revenu, les plus touchés par la faiblesse de la monnaie locale et par la hausse des prix du panier alimentaire de base.

Le Cabinet et les régions doivent contrôler la situation des prix des produits alimentaires, des médicaments et des produits de première nécessité, a souligné le Président dans la lecture du message annuel devant l’Assemblée parlementaire .

Dans le même temps, il a appelé à saisir l’opportunité de la faiblesse du rouble dans les possibilités concurrentielles des entreprises nationales et la substitution des importations, pour fournir à la population et au marché des produits et des médicaments de qualité et à des prix abordables.

La Santé, l’éducation et le système d’assistance sociale doivent devenir une prestation publique réelle et servir tous les citoyens du pays, a déclaré le dirigeant russe lors d’un discours de plus d’une heure avec les représentants de tous les pouvoirs de l’État.

En termes de santé, Poutine a opté pour une généralisation du système de l’assurance maladie, malgré les imperfections et les restrictions d’accès et le contrôle de l’État pour la qualité des prestations et des services des établissements médicaux.

Il a dit que le gouvernement poursuivrait les programmes démographiques, avec une attention particulière envers les mères et les familles avec plusieurs enfants, les mères potentielles.

Poutine a rappelé la crise démographique qui a frappé la Russie dans les années 1990, avec effet au début de 2000, faible taux de natalité, un taux de mortalité élevé et la réduction de l’espérance de vie.

L’ONU avait alors prévu une réduction à 136 millions de personnes vers 2012 et aujourd’hui il y a 144 millions d’habitants, 8 millions de plus que l’estimation de l’Organisation des Nations Unies, a expliqué le Président.

Il a ajouté que la population de la Russie devrait dépasser les 146 millions d’habitants avec la Crimée et Sébastopol, intégrée à la Fédération comme de nouveaux sujets administratifs en mars de cette année, pour la fin 2014.

Il a dit que l’amélioration des indicateurs a été le résultat de l’efficacité des programmes démographiques, qui se poursuivra et s’étendra à la Crimée et Sébastopol, a déclaré l’homme d’État.

source : histoire et société

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L'impromptu de Vnoukovo, le 7 décembre 2014. Par Jacques Sapir

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Politique étrangère, #Economie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine

L'impromptu de Vnoukovo

7 décembre 2014

La rencontre impromptue du samedi 6 décembre entre les Présidents Hollande et Poutine, lors d’une escale du premier à son retour du Kazakhstan marque peut-être un tournant dans les relations avec la Russie. Ces dernières étaient devenues franchement détestables avec la crise ukrainienne, mais leur détérioration était en réalité bien antérieure à cette crise.

L'impromptu de Vnoukovo, le 7 décembre 2014. Par Jacques Sapir

Même s’il ne faut pas trop attendre d’une réunion d’une heure, même si – et l’Elysée a bien tenu à le préciser – il y a eu concertation préalable avec la Chancelière Angela Merkel, il est clair que cette rencontre, organisée à la demande du Président français, constitue une étape importante dans l’amélioration de ces relations. Il faut donc s’en réjouir.

Une rencontre prévisible

Cette rencontre, pour inattendue qu’elle ait été, n’en était pas moins prévisible. En France, tout d’abord, de nombreuses voix commençaient à se faire entendre pour souligner l’extrême fragilité de notre position, qu’on la considère sur le plan moral, en raison de la révélation progressive tant des crimes de guerre commis par certaines des troupes du gouvernement de Kiev que des conditions réelle de son arrivée au pouvoir, ou politique, avec le risque réel de déboucher sur une nouvelle « guerre froide », ou enfin économique. La France, tout comme l’Italie et l’Allemagne, a beaucoup à perdre avec le maintien des « sanctions ». Le risque de voir la Russie se détourner de l’Europe pour de longues années était bien réel. Bref, il fallait mettre un coup d’arrêt à cette logique profondément destructrice. Un tel point de vue était apparu depuis ces dernières semaines dans les milieux proches du Quai d’Orsay. Dans la conférence de presse commune qu’il avait faite avec le Président du Kazakhstan, M. Nursultan Nazerbaev, François Hollande avait largement ménagé, dans ses propos, son homologue russe. Par ailleurs, il ne pouvait pas ne pas mesurer l’incohérence d’une position qui amène la France à avoir des bonnes relations avec des pays avec lesquels les causes de conflits, qu’elles soient latentes ou explicites, sont bien plus importantes qu’avec la Russie. Ceci a été dit et répété. Tout ceci rendait nécessaire une initiative forte de la diplomatie française sur ce dossier. La visite du président François Hollande au Kazakhstan fournissait l’occasion. Elle fut donc saisie. Mais, il convient ici de rappeler que François Hollande était demandeur.

Se réjouir, mais ne pas se bercer de fausses illusions

Il n’en reste pas moins qu’il ne faut pas trop en attendre. Assurément, toutes les conditions pour la « désescalade » sont réunies. On a déjà noté la déclaration du Commandant en Chef des forces de l’OTAN, le général Breedlove, qui déclarait le 26 novembre dernier à Kiev qu’il n’y avait pas de troupes de combat russes dans le Donbass. Par ailleurs, un nouvel accord de cessez-le-feu entrera en vigueur le 9 décembre entre les troupes de Kiev et celles des insurgés. De plus, avec l’arrivée de l’hiver, un certain sens des réalités va s’imposer à Kiev. Des accords économiques ont d’ailleurs été signés, tant avec la Russie qu’avec les insurgés du Donbass. C’est dans ce contexte qu’il faut replacer la décision de Kiev de suspendre tous les salaires et tous les versements sociaux à la population du Donbass. Pour scandaleuse que puisse paraître cette mesure, il faut aussi comprendre qu’elle signifie une reconnaissance de fait que la partie insurgée n’est plus l’Ukraine. En un sens, c’est aussi une décision qui va vers une stabilisation de la situation.

On peut donc s’attendre à ce que tant l’OTAN que les Russes, comprenant que cette crise les entrainait dans une spirale dont ils pouvaient à tout instant perdre le contrôle, trouvent un intérêt commun à faire descendre la tension. Il est tout aussi certain que tel est bien l’intérêt de la France, et ceci est compris par François Hollande. Outre la pression des industriels, qui va bien au-delà de la question de la livraison des deux BPC de classe « Mistral », il conçoit que cette tension est délétère pour l’ensemble du continent.

N’est pas de Gaulle qui veut

Il n’en reste pas moins que la position de la France n’est plus aujourd’hui celle qu’elle avait dans les années 1960 et 1970. D’une part, la France a réintégré le commandement intégré des forces de l’OTAN. Cet acte nous lie bien plus étroitement que par le passé à la politique des États-Unis. D’autre part, l’existence de l’Union européenne, mais aussi le parti-pris très européiste de François Hollande, viennent limiter l’autonomie de la politique étrangère française. On sait qu’au sein de l’UE, un groupe de pays donne dans une véritable hystérie anti-russe, comme la Pologne, la Suède et les Pays Baltes. Cette hystérie est largement partagée au Parlement européen. D’autres pays, tels la Hongrie, la Slovaquie ou la Bulgarie, ont des positions bien plus compréhensives quant il s’agit de la Russie. Enfin, de ce point de vue, l’Allemagne, la France et l’Italie ont toujours adopté une attitude médiane, qui s’explique tant par leur histoire que par l’étendue de leurs relations économiques avec la Russie. Il faut comprendre que les tensions internes à l’UE étaient en train d’atteindre un point de rupture. La décision de la Russie d’annuler le projet « South Stream », prise ces derniers jours, constituait un avertissement très clair. La Russie signifiait par ce geste une préférence pour des livraisons de gaz à l’Asie (Chine, mais aussi Corée du Sud et Japon). Il est clair que, dans les motivations qui ont poussé François Hollande à demander cette rencontre à Vladimir Poutine, il y a aussi la volonté d’éviter que cette crise, si elle continuait à monter en agressivité, ne provoque des déchirements irrémédiables dans l’UE. Aussi, rien ne serait plus faux que de voir en François Hollande un « continuateur » de la politique du Général de Gaulle. Sa démarche s’inscrit dans la ligne européiste et atlantiste qui est la sienne.

Quel futur ?

Il faut maintenant considérer quels pourraient être les débouchés de cette rencontre. La situation au Donbass peut se stabiliser, si Kiev est décidé à jouer le jeu du cessez-le-feu. Mais la solution de la « fédéralisation » de l’Ukraine, telle qu’elle est officiellement défendue par la Russie, n’apparaît pas réellement applicable. Cette solution eût été possible en juin 2014, avant les combats de la fin juin au début du mois de septembre. D’ailleurs, dans certaines vidéos, on sent bien qu’au-delà de leurs divergences il y a bien le sentiment tant des militaires ukrainiens que des insurgés d’appartenir à la même Nation. Mais, aujourd’hui, il est à craindre qu’il n’y ait trop de haines inexpiables. Au mieux, la « fédéralisation » pourrait prendre la forme d’une région autonome de l’Ukraine, sur le modèle du Kurdistan comme région autonome (et de fait quasi-indépendante) de l’Irak. L’autre solution est celle d’une indépendance non-reconnue, comme c’est le cas en Abkhazie ou en Ossétie du Sud. Un point important est ici celui de la monnaie. Si Kiev maintient son blocus monétaire, les responsables de Donetsk et Luhansk n’auront le choix qu’entre imprimer leur propre monnaie ou adopter le rouble russe. Dans tous les cas, ceci rendra encore plus difficile la perspective d’une future réunification de l’Ukraine.

Dans le reste de l’Ukraine, une fois l’émotion nationaliste passée, il faudra se rendre à l’évidence : le pays n’intègrera pas l’UE avant au moins vingt ans, et peut-être plus, et ne sera pas membre de l’OTAN. Les dirigeants ukrainiens ne veulent pas l’admettre alors que c’est une évidence, répétée par l’ensemble de leurs interlocuteurs officiels. Que se passera-t-il quand la population comprendra que le rêve d’une adhésion rapide à l’UE, si tant est que ce soit un « rêve », ne se réalisera pas ? Qu’à la place, elle aura affaire aux sbires de la Troïka et du FMI, et à une austérité meurtrière ainsi qu’à une destruction de toutes ses conquêtes sociales ? Dans ce contexte, tout devient possible, du retour vers la Russie à des demandes locales de rejoindre des pays de l’UE (la Galicie vers la Pologne, et la Ruthénie vers la Hongrie), qui signifieraient l’éclatement pur et simple du pays.

Surmonter la défiance

La rencontre entre les Présidents Hollande et Poutine a été un pas en direction d’une meilleure compréhension réciproque. Mais, le chemin pour désamorcer la défiance qui s’est accumulée des deux côtés sera long tant sont importants et durables les griefs. Il faut comprendre que la crise ukrainienne a cristallisé plus qu’elle n’a créé ces griefs qui se sont accumulés, surtout du côté russe, depuis 1998. Que l’on se souvienne de l’affaire du Kosovo, de l’intervention des parachutistes russes à Pristina, ou de la décision américaine d’envahir l’Irak en 2003. Si l’on veut rétablir la confiance il faudra mettre toutes ces questions sur la table. Pour cela une conférence, sur le modèle de celle qui se tint à Helsinki en 1975, s’impose. La conférence historique CSCE (ou Conference on Security and Cooperation in Europe) fut en effet une étape majeure dans le rétablissement d’un véritable dialogue entre les pays du Pacte de Varsovie et l’OTAN. Mais, cette fois, le dialogue devra être limité aux seuls pays européens, ce qui revient à en exclure les États-Unis et le Canada. J’ai déjà présenté l’idée de cette conférence dans une table ronde organisée par la Duma à Moscou, le 25 novembre[1]. J’en rappelle ici les thèmes qui me semblent importants. Il y en a trois :

  • (a) Définir les règles qui permettent de gérer la contradiction existant entre les principes westphaliens et ceux nés des Lumières et de la Révolution française de 1789. La souveraineté de l’État demeure la pierre de touche de toutes les relations internationales, mais aussi de la démocratie à l’intérieur de chaque État. Mais, certains principes comme le droit de décider de son propre futur et la nécessité de protéger les populations ont acquis une importance grandissante. La question est de savoir comment ces principes contradictoires peuvent se réconcilier avec le moins d’ambiguïté possible. Il n’est plus possible de voir les règles internationales subverties comme on le vit au Kosovo pour ensuite entendre les pays de l’UE proclamer leur attachement indéfectible à ces mêmes règles.
  • (b) Définir les règles de la sécurité collective, mais aussi du possible emploi de la force militaire, en Europe et dans sa périphérie. Le traité CFE est mort mais il nous faut un autre traité. Il doit inclure des règles sur l’utilisation légitime de la force militaire, là encore avec le moins d’ambiguïté possible. L’idée d’un monde où nulle force militaire ne serait nécessaire n’est pas aujourd’hui réaliste. Ce traité permettrait de résoudre des situations comme celles de la Libye en 2011 ou celle qui est en train de se développer à la frontière entre la Syrie et l’Irak, ou encore celle qui se développe en Afrique sub-sahélienne où la France intervient militairement depuis janvier 2013.
  • (c) Définir les règles de la coopération économique, scientifique et culturelle. La coopération est nécessaire non seulement entre les États mais aussi entre des régions constituées de différents États. Nous devons trouver des règles communes gouvernant cette coopération sans mettre en danger le principe de souveraineté tel qu’il est définit dans le premier point. Le problème principal est ici d’atteindre la coopération et non de désigner d’en-haut quelque nouvel État “supranational” sous un quelconque travesti économique ou social.

Ce programme est ambitieux, mais il est le seul qui puisse permettre de reconstruire une véritable confiance qui est nécessaire si nous voulons réellement dépasser la situation actuelle. Cependant, pour atteindre cet objectif, il est nécessaire que meurent certains comportements et certains discours. Le premier est la prétention des pays de l’Union Européenne de vouloir représenter l’Europe et en même temps d’être les porteurs des plus hautes valeurs morales. C’est ce que l’on peut appeler « l’exceptionnalisme » européen, tout aussi nocif que l’exceptionnalisme américain. Il faut se souvenir que l’Europe n’est pas l’UE. Ceci est vrai au sens géographique, au sens culturel et aussi dans un sens politique. Les discours au sujet des “valeurs européennes” que l’on entend dans différentes capitales ne servent en fait qu’à établir une nouvelle barrière idéologique à la coopération. Non que le développement des institutions de l’UE n’ait donné lieu à des débats vigoureux et importants. Mais revendiquer une position dominante en ce qui concerne les “valeurs morales” est ici sans fondement et est en fait autodestructeur. Les pays de l’UE ont à plusieurs reprises manqué à leurs prétendus “principes,” que ce soit dans les affaires internationales comme avec le Kosovo et plus tard avec la participation de certains pays de l’UE (comme la Pologne) dans la guerre d’agression des États-Unis contre l’Iraq en 2003, ainsi que dans leurs affaires intérieures.

Il faudra donc que l’Union européenne fasse preuve d’humilité et de raison si elle veut aboutir une véritable confiance avec la Russie.

[1] Voir Sapir J., « Surmonter la Crise de Confiance », note postée le 26 novembre 2014 sur RussEurope, http://russeurope.hypotheses.org/3076

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[L’œil itinérant] En dynamitant le gazoduc South Stream, l’Union européenne fait pivoter encore davantage la Russie et la Turquie vers l’Eurasie.

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #L'OTAN.

[L’œil itinérant] En dynamitant le gazoduc South Stream, l’Union européenne fait pivoter encore davantage la Russie et la Turquie vers l’Eurasie.

4 décembre 2014 Dan Iel 7 commentaires

L’Union européenne aurait donc infligé une défaite à Poutine en le forçant à abandonner le projet de gazoduc South Stream. C’est du moins ce qu’entonnent les médias institutionnels occidentaux. Quelle absurdité ! La réalité sur le terrain va dans un tout autre sens.

Poutine chevauchant le gazoduc South Stream fermé, sans débouchés vers l’Union européenne

Poutine chevauchant le gazoduc South Stream fermé, sans débouchés vers l’Union européenne

En abandonnant le gazoduc South Stream au profit d’un Turk Stream, la toute dernière manœuvre spectaculaire dans la saga du Pipelinistan [1] ne manquera pas de causer une énorme onde de choc géopolitique dans toute l’Eurasie, et ce, pour un bon moment. C’est le nouveau grand jeu eurasiatique à son meilleur.

Résumons. Il y a quelques années, la Russie a conçu deux projets de gazoduc : le Nord Stream (aujourd’hui pleinement opérationnel) et le South Stream (toujours à l’état de projet), afin de contourner l’Ukraine, qui est peu fiable comme pays de transit. Voilà maintenant que la Russie propose un nouvel accord avantageux avec la Turquie, qui lui permet d’ignorer la position de la Commission européenne, qui n’est pas constructive (dixit Poutine).

La carte 2009 des gazoducs en service et prévus

La carte 2009 des gazoducs en service et prévus

Une récapitulation s’impose pour comprendre le jeu en cours. Il y a cinq ans, j’ai suivi de très près l’opéra absolu [2] du Pipelinistan qu’était la guerre des gazoducs rivaux South Stream et Nabucco. Nabucco avait fini par être écarté. Le South Stream pourrait éventuellement ressusciter, mais seulement si la Commission européenne retrouve ses sens (ne parions pas là-dessus).

S’étendant sur 3 600 kilomètres, le South Stream devait être en place en 2016. Ses embranchements devaient atteindre l’Autriche, les Balkans et l’Italie. Gazprom en possède 50 % des parts, l’italienne ENI 20 %, la française EDF 15 % et l’allemande Wintershall, une filiale de BASF, 15 %. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces grandes sociétés énergétiques européennes ne sont pas particulièrement enchantées. Pendant des mois, Gazprom et la Commission européenne tergiversaient à propos d’une solution. Sans surprise, Bruxelles a fini par succomber à sa propre médiocrité ainsi qu’aux pressions continuelles des USA par rapport à la Bulgarie, son maillon faible.

Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse avec Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, le 1er décembre 2014. PhotoMikhail Klimentyev / Reuters / RIA Novosti / Kremlin

Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse avec Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, le 1er décembre 2014. PhotoMikhail Klimentyev / Reuters / RIA Novosti / Kremlin

La Russie va toujours construire un gazoduc sous la mer Noire, sauf qu’il sera redirigé vers la Turquie et livrera la même quantité de gaz que celle prévue dans le projet South Stream (un point crucial). La Russie va aussi construire un nouveau terminal pour le gaz naturel liquéfié (GNL) en Méditerranée. Gazprom n’a donc pas dépensé cinq milliards de dollars (financement, coûts d’ingénierie) en vain. La réorientation s’avère un choix judicieux du point de vue économique. La Turquie est le deuxième client en importance de Gazprom après l’Allemagne. Son marché est plus important que ceux de la Bulgarie, de la Hongrie et de l’Autriche réunis.

La Russie propose aussi un réseau unique de transport gazier capable de livrer du gaz naturel de partout en Russie à n’importe quel terminal à ses frontières.

Finalement, comme si elle en avait besoin, la Russie obtient une autre preuve éclatante que le véritable marché à forte croissance de l’avenir, c’est en Asie qu’il se trouve, plus particulièrement en Chine, et non pas dans une Union européenne timorée, stagnante, dévastée par l’austérité et paralysée politiquement. Le partenariat stratégique russo-chinois en constante évolution sous-entend que la Russie est complémentaire à la Chine, en excellant dans les projets d’infrastructure majeurs comme la construction de barrages et l’installation de pipelines. Nous assistons ici à des relations d’affaires trans-eurasiatiques ayant une grande portée géopolitique et non pas à l’adoption de politiques teintées d’idéologie.

Modélisation de la première centrale nucléaire de la Turquie qui sera construite par la compagnie russe Rosatom dans la province méditerranéenne de Mersin. Sa mise en service est prévue pour 2016. (Photo: DHA)

Modélisation de la première centrale nucléaire de la Turquie qui sera construite par la compagnie russe Rosatom dans la province méditerranéenne de Mersin. Sa mise en service est prévue pour 2016. (Photo: DHA)

Une défaite russe ? Vraiment ?

La Turquie aussi en sort gagnante. Car outre l’accord avec Gazprom, Moscou va mettre sur pied rien de moins que l’ensemble de l’industrie nucléaire de la Turquie, sans oublier l’augmentation des échanges liés au pouvoir de convaincre (plus de commerce et de tourisme). Mais avant tout, la Turquie se rapproche encore plus d’être acceptée comme membre à part entière de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Moscou milite activement en ce sens. La Turquie accéderait ainsi à une position privilégiée comme plaque tournante à la fois de la ceinture économique eurasiatique et, évidemment, de la ou des nouvelles routes de la soie chinoises. L’Union européenne bloque l’entrée de la Turquie ? La Turquie se tourne vers l’Est. Un exemple éloquent d’intégration eurasiatique.

Washington fait tout en son pouvoir pour créer un nouveau mur de Berlin s’étendant des pays baltes à la mer Noire, afin de mieux isoler la Russie. Pourtant, l’équipe chargée de ne pas faire de conneries à Washington n’a jamais vu venir le dernier coup que le maître du judo, des échecs et du jeu de go Poutine leur réservait, à partir de la mer Noire en plus.

Depuis des années, Asia Times Online rapporte que l’impératif stratégique clé de la Turquie est de se positionner comme un carrefour énergétique indispensable de l’Orient à l’Occident, d’où transitera aussi bien le pétrole irakien que le gaz naturel de la mer Caspienne. Du pétrole de l’Azerbaïdjan transite déjà par la Turquie via l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) mis de l’avant par Bill Clinton et Zbig Brzezinski. La Turquie deviendrait aussi le carrefour du gazoduc transcaspien, si jamais il se concrétisait (rien n’est moins sûr), pour acheminer le gaz naturel du Turkménistan à l’Azerbaïdjan, puis à la Turquie jusqu’à sa destination finale en Europe.

Ce qu’a accompli le maître du judo, des échecs et du jeu de go Poutine en un seul coup, c’est de faire en sorte que les sanctions stupides imposées par l’Union européenne se tournent de nouveau contre elle. L’économie allemande souffre déjà beaucoup des pertes commerciales avec la Russie.

La brillante stratégie de la Commission européenne gravite autour de ce qu’on appelle le troisième paquet énergie, qui oblige les gazoducs et leur contenu d’appartenir à des sociétés distinctes. La cible a toujours été Gazprom, qui possède des gazoducs dans de nombreux pays en Europe centrale et de l’Est. Puis la cible dans la cible a toujours été le gazoduc South Stream.

Il appartient maintenant à la Bulgarie et à la Hongrie qui, soit dit en passant, se sont toujours opposées à la stratégie de la Commission européenne, d’expliquer le fiasco à leurs populations et de maintenir la pression sur Bruxelles. Après tout, ces pays vont perdre une fortune, sans parler du gaz qu’ils n’obtiendront pas avec la mise au rancart du South Stream.

Voici ce qu’il faut retenir :

  • la Russie vend encore plus de gaz… à la Turquie ;
  • la Turquie obtient le gaz dont elle a grandement besoin à un prix d’ami ;
  • les membres de l’Union européenne, sous la pression de l’Empire du Chaos, en sont réduits à courir encore et encore comme des poules sans tête dans les sombres couloirs de Bruxelles, en se demandant qui les a décapités.

Pendant que les atlantistes reviennent à leur mode par défaut et concoctent encore d’autres sanctions, la Russie continue à acheter de plus en plus d’or.

Méfiez-vous des lances néoconservatrices

Le jeu n’est pas terminé, loin de là. Dans un proche avenir, bien des variables vont se croiser.

Ankara pourrait changer son jeu, mais c’est loin d’être assuré. Le président Erdogan, le sultan de Constantinople, voit sûrement dans le calife Ibrahim de l’EIIS/EIIL/Da’ech un rival voulant lui ravir sa superbe. Le sultan pourrait ainsi caresser l’idée d’atténuer ses rêves néo-ottomans et revenir à sa doctrine de politique étrangère précédente, soit zéro problème avec nos voisins.

Pas si vite ! Jusqu’ici, Erdogan était engagé dans le même jeu que la maison des Saoud et la maison des Thani, c’est-à-dire se débarrasser d’Assad pour assurer la mise en place d’un oléoduc partant de l’Arabie saoudite et d’un gazoduc partant du gisement gazier géant South Pars/North Dome au Qatar. Ce gazoduc liant le Qatar, l’Irak, la Syrie et la Turquie entre en concurrence avec le gazoduc Iran-Irak-Syrie déjà proposé, dont les coûts s’élèvent à 10 milliards de dollars. Le client final, c’est bien sûr l’Union européenne, qui cherche désespérément à échapper à l’offensive de Gazprom.

Cher voisin, et comment vont vos extrémistes ?

Cher voisin, et comment vont vos extrémistes ?

Qu’arrivera-t-il maintenant ? Erdogan va-t-il mettre fin à son obsession qu’Assad doit partir ? Il est trop tôt pour le dire. Le ministère des Affaires étrangères turc est en effervescence. Washington et Ankara sont sur le point de s’entendre à propos d’une zone d’exclusion aérienne le long de la frontière turco-syrienne même si, plus tôt cette semaine, la Maison-Blanche a insisté pour dire que l’idée avait été rejetée.

La maison des Saoud a l’air d’un chameau dans l’Arctique. Son jeu meurtrier en Syrie s’est toujours résumé à un changement de régime pour permettre la construction éventuelle d’un oléoduc de la Syrie à la Turquie parrainé par les Saoudiens. Voilà maintenant que les Saoudiens constatent que la Russie est sur le point de répondre à tous les besoins énergétiques de la Turquie, en occupant toujours une position privilégiée pour vendre encore plus de gaz à l’Union européenne dans un proche avenir. Qui plus est, Assad doit partir ne part pas.

Pour leur part, les néoconservateurs aux USA affûtent leurs pointes de lance empoisonnées avec enthousiasme. Dès le début de 2015, une loi sur une Ukraine libre pourrait être déposée à la Chambre des représentants. L’Ukraine y sera décrite comme un important allié des USA non membre de l’Otan, ce qui se traduira, en pratique, par une annexion virtuelle à l’Otan. Il faudra ensuite s’attendre à encore plus de provocation néoconservatrice turbopropulsée contre la Russie.

Un scénario possible serait qu’un vassal et chiot comme la Roumanie ou la Bulgarie, sous la pression de Washington, décide d’accorder aux navires de l’Otan le plein accès à la mer Noire. De toute façon, qui se soucierait qu’une telle décision violerait les accords existants au sujet de la mer Noire touchant à la fois la Russie et la Turquie ?

Entre aussi en compte un connu inconnu rumsfeldien dangereux, à savoir comment les pays fragiles des Balkans vont réagir à l’éventualité d’être subordonnés aux caprices d’Ankara. Bruxelles aura beau maintenir la Grèce, la Bulgarie et la Serbie dans une camisole de force, il n’en demeure pas moins que sur le plan énergétique, ces pays vont commencer à dépendre de la bonne volonté de la Turquie.

Pour le moment, contentons-nous de mesurer la magnitude de l’onde de choc géopolitique causée par le dernier coup du maître du judo, des échecs et du jeu de go Poutine. Préparez-vous aussi en vue du prochain épisode du pivot vers l’Eurasie amorcé par la Russie. Poutine se rend à Delhi la semaine prochaine. Attendez-vous à une autre bombe géopolitique.

Pepe Escobar
Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr

Notes

[1] Guerre liquide : Bienvenue au Pipelineistan, Mondialisation.ca, 03-04-2009

[2] Tomgram : Pepe Escobar, Pipelineistan’s Ultimate Opera, TomDispatch.com, 01-10-2009

Pour approfondir sur le sujet

Source : Russia and Turkey pivot across Eurasia, Asia Times Online, à paraître le 08-12-2014

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

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Le Sénat autorise l'’intervention militaire italienne en Syrie. Article de Manlio Dinucci du 7 décembre 2014.

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La mondialisation, #La guerre, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #L'Italie.

Le Sénat autorise l'’intervention militaire italienne en Syrie. Article de Manlio Dinucci du 7 décembre 2014.

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 7 décembre 2014

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/le-senat-autorise-lintervention-militaire-italienne-en-syrie/5418534

Commission des affaires étrangères. Sénat.

Commission des affaires étrangères. Sénat.

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/le-senat-autorise-lintervention-militaire-italienne-en-syrie/5418534

La Commission affaires étrangères au Sénat, dans une résolution sur la Syrie (Doc. XXIV, n° 43), a engagé le gouvernement à « soutenir par tous les moyens, y compris militaire, l’'action de la coalition internationale »: en d’autres termes, elle a autorisé (avec un vote favorable PD-Pdl et un vote opposé du Sel et 5Stelle[1]) une intervention militaire directe de l’Italie en Syrie.

La crise syrienne -déclare la prémisse approuvée par contre aussi par Sel et 5Stelle- s'’est transformée en guerre civile « à cause de la responsabilité claire et reconnue du régime du président Assad », créant « le terrain idéal pour le renforcement de l’'extrémisme fondamentaliste armé, en particulier de celui de Daesh » (Emirat islamique) qui constitue aujourd’hui « une menace à l'’intégrité territoriale des pays de la région, en plus d’'être un des plus grands défis contemporains à la sécurité, à la démocratie et à la liberté ».

ISI Mac Cain
ISI Mac Cain

ISI Mac Cain

Ce sont en réalité les Etats-Unis et les alliés majeurs de l’Otan qui ont financé, armé et entraîné en Libye en 2011 les groupes islamistes jusque peu de temps auparavant définis comme terroristes, parmi lesquels les premiers noyaux du futur EI. Ils ont été approvisionnés en armes à travers un réseau organisé par la Cia (comme l’indique une enquête du New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Khadafi, ils sont passés en Syrie pour renverser Assad ; ce sont, encore, les USA et l’Otan qui ont favorisé l’offensive de l’EI en Irak (au moment où le gouvernement al Maliki s’éloignait de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou). De nombreuses preuves existent à ce sujet. Par exemple la photo du sénateur étasunien John McCain, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, qui rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l’EI. Ou le reportage télévisé transmis il y a quelques jours seulement par la chaîne allemande Deutsche Welle[2], qui montre comment des certaines de camions TIR traversent chaque jour sans aucun contrôle la frontière entre la Turquie et la Syrie, en transportant des chargements destinés à Raqqa, base des opérations EI en Syrie.

La Commission du Sénat soutient en outre que l’intervention militaire en Syrie, effectuée par la coalition internationale dont fait partie l’Italie, est autorisée par les résolutions 2170 et 2178 du Conseil de sécurité de l’Onu. Alors qu’en réalité elles ne stipulent que l’obligation des pays membres de l’Onu de prévenir le recrutement, l’organisation, le transport et l’équipement d’individus qui se rendent dans d’autres Etats dans le but d’opérer des actes terroristes (ce que font justement les Usa et l’Otan).

L’intervention militaire en Syrie des Etats-Unis et de leurs alliés n’est donc pas autorisée par le Conseil de sécurité. Et, centrée en apparence sur l’EI (en réalité fonctionnelle à la stratégie USA/Otan), elle vise la démolition complète de la Syrie, jusqu’ici empêchée par la résistance intérieure et la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et la réoccupation de l’Irak. Dans cette guerre peut maintenant aussi entrer l’Italie.

Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de dimanche 7 décembre 2014 de il manifesto

Sous le titre Roma si accoda alla guerra contro lo Stato Islmico in Siria

http://ilmanifesto.info/roma-si-accoda-alla-guerra-contro-lo-stato-islamico-in-siria/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Lundi 8 décembre 2014. Vladimir Poutine :"Nous allons protéger la diversité du monde" (Vidéo sous-titrée français). Article repris sur Le Blogue Noir de Brocéliande.

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La guerre, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La France, #La nation ., #La République

Lundi 8 décembre 2014. Vladimir Poutine :"Nous allons protéger la diversité du monde" (Vidéo sous-titrée français). Article repris sur Le Blogue Noir de Brocéliande.

Lundi 8 décembre 2014. Vladimir Poutine :"Nous allons protéger la diversité du monde" (Vidéo sous-titrée français). Article repris sur Le Blogue Noir de Brocéliande.

Un discours important du président russe où il s'affirme clairement en opposant N°1 au "Nouvel Ordre Mondial" de Sarkozy, Bush, Hollande, Obama et compagnie...

Vladimir Poutine : Discours à l'Assemblée Fédérale - 4 décembre 2014 (VOSTFR)

(Sous-titres français : cliquer sur le 2eme bouton en bas à droite pour activer l'option)

Publié par Bertrand Riviere

http://gaideclin.blogspot.fr/2014/12/vladimir-poutine-nous-allons-proteger.html

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Syrie: deux raids aériens israéliens près de Damas. Laurent Fabius et le gouvernement Hollande se taisent...

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Politique étrangère, #Europe supranationale

Mardi 9 décembre 2014

Loin des déclarations va-t-en guerre concernant la Russie... Quand Israël bombarde un Etat souverain, Laurent Fabius et le gouvernement Hollande se taisent...

Loin des déclarations va-t-en guerre concernant la Russie...

Quand Israël bombarde un Etat souverain,

Laurent Fabius et le gouvernement Hollande se taisent...

Syrie: deux raids aériens israéliens près de Damas

ParRFI

Des Les habitants de Damas, la capitale syrienne, ont rapporté avoir entendu de fortes explosions dimanche 7 décembre 2014.

AFP PHOTO/ANWAR AMRO

L'armée israélienne a mené ce dimanche 7 décembre, deux raids aériens dans des régions tenues par le régime syrien dans la province de Damas.

Les raids n'ont pas fait de victimes.

« L'ennemi israélien a attaqué la Syrie en visant deux régions sécurisées [par les forces gouvernementales, ndlr] de la province de Damas », a annoncé la télévision officielle syrienne. Une source syrienne a précisé que les raids n'avaient pas fait de victimes mais seulement des dégâts matériels.

Les raids aériens israéliens visaient des dépôts de munitions situés dans l'enceinte de l'aéroport international de Damas et des positions militaires de l'armée syrienne, à Dimas, au nord-ouest de la capitale syrienne. D'énormes explosions ont ainsi été entendues à proximité de l'aéroport. Une image diffusée par al-Manar, la télévision du Hezbollah libanais, montrait un immense incendie et une épaisse colonne de fumée. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), pas moins de dix explosions ont été entendues dans le secteur.

Un soutien d'Israël à al-Qaïda

Comme le rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh, un porte-parole militaire syrien a déclaré que ces attaques aériennes prouvent qu'Israël apporte un soutien direct à al-Qaïda et au groupe Etat islamique dans leur guerre contre le régime syrien, mais que ces raids n'empêcheront pas l'armée syrienne de poursuivre sa guerre contre les terroristes.

A Beyrouth, des analystes affirment que les raids israéliens sont des messages adressés à Damas et à ses alliés russes et iraniens. Ils interviennent quelques jours après une rencontre entre Vladimir Poutine et le chef de la diplomatie syrienne, à Sotchi, et à la veille d'une visite du ministre Walid Moallem à Téhéran.

Plusieurs raids depuis 2011

De leur côté, les autorités israéliennes n’ont pas commenté l’information. Comme toujours en Israël, on se contente de citer les médias syriens et libanais, explique notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Et s'il n'y a pas de réactions officielles, ce n'est donc pas étonnant : selon des sources étrangères, l'armée et l'aviation israélienne ont mené dans le passé plusieurs attaques contre des positions militaires depuis le début de la révolte contre le régime sans jamais confirmer ces opérations. Cela a été notamment le cas contre un convoi de missiles antiaériens en Syrie en janvier 2013, et aussi en 2007 contre un site nucléaire syrien construit par la Corée du Nord. Le raid aérien israélien le plus récent a eu lieu en mars dernier. Il visait des positions militaires de la région de Qouneitra, près du Golan.

La loi du silence a été observée par Israël...Et par Paris !

Mais des responsables israéliens et américains, sous couvert de l'anonymat, n'ont pas manqué de confirmer les informations auprès des médias étrangers.

Les habitants de Damas, la capitale syrienne, ont rapporté avoir entendu de fortes explosions dimanche 7 décembre 2014.   AFP PHOTO/ANWAR AMRO

Les habitants de Damas, la capitale syrienne, ont rapporté avoir entendu de fortes explosions dimanche 7 décembre 2014. AFP PHOTO/ANWAR AMRO

L'armée israélienne a mené ce dimanche 7 décembre, deux raids aériens dans des régions tenues par le régime syrien dans la province de Damas.

Les raids n'ont pas fait de victimes.

« L'ennemi israélien a attaqué la Syrie en visant deux régions sécurisées [par les forces gouvernementales, ndlr] de la province de Damas », a annoncé la télévision officielle syrienne. Une source syrienne a précisé que les raids n'avaient pas fait de victimes mais seulement des dégâts matériels.

Les raids aériens israéliens visaient des dépôts de munitions situés dans l'enceinte de l'aéroport international de Damas et des positions militaires de l'armée syrienne, à Dimas, au nord-ouest de la capitale syrienne. D'énormes explosions ont ainsi été entendues à proximité de l'aéroport. Une image diffusée par al-Manar, la télévision du Hezbollah libanais, montrait un immense incendie et une épaisse colonne de fumée. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), pas moins de dix explosions ont été entendues dans le secteur.

Un soutien d'Israël à al-Qaïda

Comme le rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh, un porte-parole militaire syrien a déclaré que ces attaques aériennes prouvent qu'Israël apporte un soutien direct à al-Qaïda et au groupe Etat islamique dans leur guerre contre le régime syrien, mais que ces raids n'empêcheront pas l'armée syrienne de poursuivre sa guerre contre les terroristes.

A Beyrouth, des analystes affirment que les raids israéliens sont des messages adressés à Damas et à ses alliés russes et iraniens. Ils interviennent quelques jours après une rencontre entre Vladimir Poutine et le chef de la diplomatie syrienne, à Sotchi, et à la veille d'une visite du ministre Walid Moallem à Téhéran.

Plusieurs raids depuis 2011

De leur côté, les autorités israéliennes n’ont pas commenté l’information. Comme toujours en Israël, on se contente de citer les médias syriens et libanais, explique notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Et s'il n'y a pas de réactions officielles, ce n'est donc pas étonnant : selon des sources étrangères, l'armée et l'aviation israélienne ont mené dans le passé plusieurs attaques contre des positions militaires depuis le début de la révolte contre le régime sans jamais confirmer ces opérations. Cela a été notamment le cas contre un convoi de missiles antiaériens en Syrie en janvier 2013, et aussi en 2007 contre un site nucléaire syrien construit par la Corée du Nord. Le raid aérien israélien le plus récent a eu lieu en mars dernier. Il visait des positions militaires de la région de Qouneitra, près du Golan.

La loi du silence a été observée par Israël...Et par Paris !

Mais des responsables israéliens et américains, sous couvert de l'anonymat, n'ont pas manqué de confirmer les informations auprès des médias étrangers.

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Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan, par Thierry Meyssan.

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre, #Economie, #La France

Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan

par Thierry Meyssan

La Russie réagit dans la guerre économique que lui livre l’Otan à la manière dont elle l’aurait fait dans une guerre classique. Elle s’est laissée atteindre par des « sanctions » unilatérales pour mieux emmener son adversaire sur le terrain qu’elle a choisi. Simultanément, elle a conclu des accords avec la Chine pour préserver son avenir, puis avec la Turquie pour désorganiser l’Otan. Comme jadis face à la France ou à l’Allemagne, sa défaite initiale pourrait être la garantie de sa victoire finale.

Réseau Voltaire International | Damas (Syrie) | 8 décembre 2014

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Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan, par Thierry Meyssan.

Lors du sommet annuel sur la sécurité, organisé par la Fondation Bertelsmann et l’Otan à Munich, en 2007, le président Vladimir Poutine avait souligné que l’intérêt des Européens de l’Ouest n’était plus uniquement outre-Atlantique, mais aussi et surtout avec la Russie. Depuis cette date, il n’a cessé de tenter de nouer des relations économiques, dont la construction du gazoduc North Stream sous la direction de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. De leur côté, les États-Unis ont tout fait pour empêcher ce rapprochement, dont l’organisation du coup d’État de Kiev et le sabotage du gazoduc South Stream.

Selon la presse atlantiste, la Russie aurait été gravement impactée par les « sanctions » unilatérales —en réalité des actes de guerre économique— prises à l’occasion du rattachement de la Crimée à la Fédération ou de la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines et par la baisse du prix du pétrole. Le rouble a perdu 40 % de sa valeur, les investissements inutiles dans le gazoduc South Stream ont coûté 4,5 milliards de dollars, et l’embargo alimentaire a coûté 8,7 milliards de dollars. En définitive, assure la presse atlantiste, la Russie est aujourd’hui ruinée et isolée politiquement.

La presse atlantiste fait par contre l’impasse sur les conséquences de cette guerre économique dans l’Union européenne. Outre que l’interdiction des exportations alimentaires est susceptible de détruire des pans entiers de son agriculture, le renoncement à South Stream pèsera très gravement sur l’avenir de l’Union en renchérissant le prix de l’énergie.

Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan, par Thierry Meyssan.

La baisse du cours du rouble par rapport au dollar

Source : Boursorama

Il semble que les « sanctions » unilatérales aient eu comme conséquence imprévue la chute des cours du pétrole. En effet, ceux-ci ont débuté le 20 juin, mais ils ne sont sortis des variations habituelles qu’à la fin juillet, lors des premières « sanctions » économiques. Le prix du pétrole n’ayant aucun rapport avec la loi de l’offre et de la demande, mais comme pour tout marché spéculatif, avec le volume des capitaux qui y spéculent, le déplacement des capitaux russes à l’annonce des sanctions ont accéléré le mouvement. Dans un premier temps, on avait attribué la baisse du prix du pétrole à un effort de l’Arabie saoudite pour plomber les investissements états-uniens dans le gaz de schiste et les pétroles non-conventionnels mais, lors de la réunion de l’Opep, il s’est avéré que les Saoudiens n’y étaient probablement pour rien. Au demeurant, il semblait impossible que l’Arabie saoudite spécule contre son suzerain états-unien.

Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan, par Thierry Meyssan.

Quoi qu’il en soit, la Russie a surpris Washington en renversant l’échiquier diplomatique : Vladimir Poutine s’est rendu en Turquie, État membre de OTAN, juste après le vice-président états-unien Joe Biden, pour y conclure de gigantesques accords économiques. Non seulement ils contournent les sanctions unilatérales de l’Alliance, mais ils la désorganisent profondément.

La Turquie actuelle est un État en passe de redevenir une terrible dictature. Selon le département d’État —pourtant complaisant vis-à-vis d’un membre de l’Otan— l’internet est censuré ; le gouvernement a abusé de son pouvoir pour stopper les enquêtes de corruption conduites contre ses membres et leurs familles ; il a sanctionné les policiers et les magistrats qui ont conduit ces enquêtes ; les minorités n’ont aucun droit, à l’exception des trois minorités désignées dans le Traité de Lausanne en 1923 ; l’administration Erdoğan détient des centaines de prisonniers politiques (principalement des officiers supérieurs coupables d’avoir pris contact avec l’Armée chinoise, des responsables politiques d’opposition, des journalistes et des avocats) ; la torture est généralisée, les détentions arbitraires et les assassinats extra-judiciaires sont légion.

Le président Erdoğan s’est fait construire le plus grand palais du monde. Il l’a fait dans un parc naturel, alors que la Justice le lui avait interdit. Il en a coûté 615 millions de dollars à ses contribuables.

La dérive criminelle de l’administration Erdoğan est devenue un grave sujet de préoccupation au sein de l’Otan. D’autant que la Turquie s’avère devenir aussi un allié récalcitrant. Ainsi, elle persiste à aider les jihadistes dans leur lutte contre le peuple kurde (pourtant très majoritairement sunnite) au lieu de rejoindre activement la coalition états-unienne contre l’Émirat islamique. C’est pourquoi le vice-président Joe Biden s’est rendu le 22 novembre à Ankara, manifestement pour menacer le président Erdoğan s’il ne rentrait pas dans l’ordre états-unien.

Or, le 1er décembre, Vladimir Poutine se rendait également à Ankara. Distinguant les questions économiques des politiques, il présentait une offre longuement préparée : une alliance économique sans précédent entre les deux nations. Comprenant que cette offre inattendue était sa seule issue face à Washington, le président Erdoğan signait tous les documents qui avaient été rédigés par les Russes. Il acceptait le renforcement du gazoduc sous-marin reliant son pays à la Russie via la Mer Noire ; il achetait à bon prix du gaz russe et même des centrales nucléaires civiles pour alimenter son industrie ; il livrait ses produits agricoles à la Russie malgré l’embargo de tous les autres États atlantiques ; etc.

Pour l’Otan, le problème turc vire au cauchemar.

Vladimir Poutine n’a certes pas changé d’avis sur Recep Tayyip Erdoğan. C’est un petit criminel qui a rejoint les Frères musulmans, a été propulsé au pouvoir avec l’aide de la CIA, et qui se comporte aujourd’hui comme un vrai chef mafieux. Mais le président russe a l’habitude de traiter avec des oligarques ou des chefs d’État d’Asie centrale qui ne valent pas mieux. Lui-même est parvenu au Kremlin en s’infiltrant dans le cercle de Boris Elstine et de Boris Berezovski.

De son côté, Recep Tayyip Erdoğan sait qu’il doit son pouvoir à l’Otan, et qu’aujourd’hui elle lui demande des comptes. Il n’a aucune difficulté à faire le grand écart : allié de Washington en politique et de Moscou en économie. Il sait qu’aucun État n’a jamais pu sortir de l’Alliance, mais il imagine se maintenir au pouvoir par ce double jeu.

Maintenant observons la stratégie de Vladimir Poutine.

La puissance des États-Unis réside à la fois dans leur monnaie, qu’ils imposent au reste du monde via le contrôle du marché du pétrole, et dans leur armée.

L’Otan vient de lancer une guerre économique contre la Russie. Pour les besoins de la propagande, elle masque ses attaques sous le vocable de « sanctions ». Pourtant des sanctions supposeraient une mise en examen, un procès et un verdict. Pas dans ce cas. Les « sanctions » les plus importantes ont même été décidées après la destruction d’un avion civil en Ukraine alors que, selon toute probabilité, il a été abattu par les nouvelles autorités de Kiev.

Pour y répondre, Vladimir Poutine a d’abord fait basculer l’avenir de son pays de l’Europe occidentale vers l’Extrême-Orient en signant les plus importants contrats de l’histoire avec ses partenaires chinois. Puis, il a utilisé la Turquie contre l’Otan pour contourner les « sanctions » commerciales occidentales. Que ce soit avec la Chine ou avec la Turquie, la Russie vend son énergie en monnaies locales ou en troc, jamais en dollars.

Les experts russes ont calculé que Washington interviendrait si le cours du pétrole se maintenait plus de six mois à un cours inférieur à 60 dollars le baril. Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque centrale russe, Elvira S. Nabiullina, attestait devant la Douma être prête pour ce scénario, son institution détenant suffisamment de réserves.

Par conséquent, si pour le moment la Russie est gravement touchée par l’attaque économique de l’Otan, la situation pourrait s’inverser dans six mois. Pour maintenir sa domination sur le reste du monde, Washington serait alors contraint d’intervenir pour faire remonter les prix du pétrole. Mais entre temps, cette guerre aura plombé l’Union européenne et l’Otan, tandis que la Russie aura muté son économie vers son allié chinois.

En définitive, la Russie agit ici comme elle l’a toujours fait. Jadis, elle pratiquait la « stratégie de la terre brûlée » lorsque la France de Napoléon ou l’Allemagne d’Adolf Hitler l’envahissait. Elle détruisait elle-même ses propres richesses à la place des troupes ennemies et ne cessait de reculer vers l’Extrême-Orient. Puis elle refluait contre les envahisseurs exténués par leur trop longue pénétration.

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L'arrêt de South Stream : tous sont perdants!

9 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #Politique étrangère, #La guerre

L'arrêt de South Stream : tous sont perdants!

© Photo: AP/Darko Vojinovic

© Photo: AP/Darko Vojinovic

Par La Voix de la Russie | Le gazier russe Gazprom a confirmé l'abandon définitif du projet South Stream. Le monde des affaires européen compte les dommages et Bruxelles tente de prendre conscience d'une réalité nouvelle.

La déclaration sensationnelle sur l'abandon par la Russie du projet South Stream a été faite par le président Vladimir Poutine au cours de sa visite à Ankara. Selon lui, la réalisation du projet était impossible face à la position non constructive de l'Union européenne. Tout de même, pour satisfaire les besoins de la Turquie, la Russie construira un nouveau gazoduc lequel, soit dit en passant, échappe aux restrictions du soi-disant troisième paquet énergie imposé par les Européens à Gazprom en tant que condition sine qua non de la coopération. Le président du conseil d'administration de Gazprom Alekseï Miller relève :

« La décision est dictée par l'impossibilité de réaliser le projet en principe étant donné qu'il est ouvertement bloqué. C'est une politique préméditée de l'UE. Le 17 avril 2014 le parlement européen a adopté une résolution sur l'interdiction de South Stream. En juin, la Commission européenne a envoyé une lettre appropriée à la Bulgarie. Cette lettre peut également être considérée comme un blâme pour la coopération avec la Russie. En réalité, le projet South Stream est suspendu depuis 6 mois. Dire que la Russie en est responsable, c'est rejeter sa faute sur autrui ».

Une rencontre au niveau ministériel des représentants de la Commission européenne et des pays de l'UE participant au projet South Stream (Bulgarie, Hongrie, Slovénie, Autriche, Croatie, Italie, Grèce et Roumanie) est prévue pour le 9 décembre. Les Européens déconcertés tentent de comprendre comment assurer la survie de leur électorat dans les conditions nouvelles. L'Europe de l'Est s'en prend à Bruxelles pour son intransigeance. D'autre part, la même Bulgarie a tergiversé avec l'autorisation de la pose de la partie sous-marine du tuyau. Il est possible qu'elle le faisait craignant la réaction de la Commission européenne, mais c'est à elle seule de subir les dommages suite à la rupture du contrat. Alekseï Miller poursuit :

« Si l'on parle de la Bulgarie, la fermeture de South Stream la place dans une situation compliquée. Plus de 3 milliards d'euros ne seront pas investis dans l'économie bulgare. Plus de 6 000 emplois ne seront pas créés. En plus la Bulgarie perd le statut de pays transitaire. A l'heure actuelle, le transit via la Bulgarie vers la Turquie, la Macédoine et la Grèce s'élève à 18 milliards de mètres cubes de gaz. Le projet du gazoduc maritime vers la Turquie une fois réalisé, toutes ces quantités passeront ailleurs».

Il va de soi que la Russie perd beaucoup, elle aussi. Mais les années d'efforts n'étaient pas vaines. Du temps et des finances ont été dépensés, en revanche elle a reçu des connaissances et une expérience. On peut dire que Moscou connaît désormais bien la bureaucratie européenne. La parole est à Alekseï Miller :

« La décision sur l'arrêt de South Stream est le début de la fin de notre modèle orienté sur les livraisons au consommateur final en Europe. L'amour ne se commande pas, si l'acheteur ne veut pas que la marchandise lui soit livrée à domicile, qu'il aille la chercher au magasin. Cela ne sera pas facile en hiver. Mais on peut emporter avec soi le troisième paquet énergie. Pourvu qu'il ne soit pas vide ».

L'opinion des experts est solidaire : la suppression de South Stream renferme de gros risques pour l'Europe en ce qui concerne son approvisionnement en gaz. Sans parler des possibilités tout à fait nouvelles pour Ankara d'exercer la pression sur Bruxelles. Alekseï Miller explique :

« L'UE a offert à la Turquie le robinet du gaz. La Turquie devient un grand pays de transit. Plus de 50 milliards de mètres cubes de gaz russe transiteront pas son territoire. Cela rehaussera le statut géopolitique d'Ankara dans la région. La Turquie sera, de fait, un centre de distribution comme l'Allemagne dans le nord de l'Europe et comme l'était l'Ukraine dans le centre du continent ».

Ayant obligé la Russie à renoncer au gazoduc South Stream, l'Union européenne s'est créée un gros problème. Ce projet ouvrait de grandes perspectives eu égard à la fiabilité des fournitures, à la croissance des droits de transit en vue de compléter le budget et à la création de nouveaux emplois. Sa fermeture est une perte pour tout le monde.


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Message annuel du président Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale. Le 4 décembre 2014. Article repris sur "la voix de la Russie".

4 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #La France, #La nation ., #La guerre, #La paix

Aujourd'hui à 12:14

Message annuel du président Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale
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Par La Voix de la Russie | Aujourd'hui le 4 décembre le président de Russie Vladimir Poutine a prononcé au Kremlin un message à l'Assemblée fédérale (parlement) de Russie. Son intervention a commencé à 12H00 heure de Moscou.

Vladimir Poutine a prononcé son 11e message à l'Assemblée fédérale.

Diaporama : Message annuel de Vladimir Poutine à l'Assemblée fédérale

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© Photo : RIA Novosti/Mikhail Konovalov Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

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Mise à jour : 14:02 (heure de Moscou)

Une substitution aux importations raisonnable sera une priorité durable de la Russie, en toute circonstance, a déclaré le président russe. L'enjeu des programmes de substitution aux importations et de créer " une large couche de compagnies de production qui soient compétitives non seulement à l'intérieur du pays, mais aussi sur des marchés internationaux ", a-t-il dit. Ces compagnies existent déjà en Russie, mais elles éprouvent une pénurie de capitaux, de technologies, de main-d'æuvre et d'équipements. " Il faut lever toutes ces contraintes ", a ordonné le chef de l'Etat. Pour ce faire, il faut un " ascenseur d'investissements " que devraient créer l'Agence des initiatives stratégiques, la Vnesheconombank, le Fonds russe des investissements directs et d'autres agences encore. Une fois ce système mis au point, il faudra " réaliser dès l'année prochaine le premier projet pilote de soutien aux compagnies qui ne font pas partie du secteur des matières premières ".

Mise à jour : 14:00 (heure de Moscou)

Les sanctions et restrictions encouragent à atteindre les objectifs posés, a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans son message au parlement. " Les prétendues sanctions et restrictions imposées de l'extérieur sont une incitation à progresser plus vite et de manière plus efficace vers les objectifs assignés ", a-t-il dit. Beaucoup de choses restent à faire en Russie : développer de nouvelles technologies et des produits compétitifs, former une marge de sécurité dans l'industrie, le système financier et la formation des personnels. " Nous disposons pour ce faire d'un vaste marché domestique et de ressources naturelles, de capitaux et de réalisations scientifiques, nous possédons des gens talentueux et intelligents qui sont capables d'apprendre, et vite ", a noté Poutine. " L'essentiel est de laisser les gens s'épanouir ; la liberté dans l'économie et la sphère sociale, ainsi que dans les initiatives civiques est la meilleure réponse aux restrictions imposées de l'extérieur et à nos problèmes intérieurs, estime le président. Plus les gens s'investissent dans l'édification de leur vie, plus ils sont indépendants économiquement et politiquement, plus grand est le potentiel de la Russie ".

Mise à jour : 13:59 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine est certain que son pays est capable de relever n'importe quel défi de l'heure et d'en sortir vainqueur. " Nous sommes prêts à relever n'importe quel défi de l'heure et à vaincre ", a-t-il déclaré à la fin de son message annuel au Parlement.

Mise à jour : 13:58 (heure de Moscou)

" Ce n'est pas de la politicaillerie, mais l'assistance à l'économie ukrainienne qui s'impose d'urgence, mais les collègues occidentaux ne sont pas pressés d'intervenir ", a déclaré le président. Evoquant l'Ukraine, le chef de l'Etat s'est demandé : " Pourquoi le coup d'Etat ? Pourquoi les tirs qui ne discontinuent pas et qui tuent ? L'économie, les finances, le secteur social sont en fait en ruines, la nation est ruinée ". " Ce n'est pas de la politicaillerie, des promesses retentissantes mais creuses qui s'imposent, mais l'assistance urgente à l'économie ukrainienne, à la condition, sans aucun doute, de la réalisation des réformes ". " Mais je ne vois pas nos partenaires occidentaux brëler du désir d'intervenir, pas plus que Kiev de se charger des problèmes de ses citoyens ".

Mise à jour : 13:55 (heure de Moscou)

Le président Vladimir Poutine propose d'unir les efforts de différents centres de recherche et d'inviter des spécialistes étrangers pour travailler sur des développements technologiques de pointe. " Nous devons réfléchir à la façon, dont nous devrons nous acquitter des problèmes à l'avenir. Je propose de réaliser une initiative technologique nationale. Sur la base de prévisions à long terme il faudra cerner les tâches que la Russie devra résoudre dans 10-15 ans, les solutions de pointe qui seront nécessaires pour assurer notre sécurité nationale, un niveau de vie élevé de la population, le développement des branches technologiques ", a déclaré le président Poutine.

Mise à jour : 13:39 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a chargé le gouvernement et les autorités locales de durcir le contrôle des prix des produits alimentaires, des médicaments et des articles de première nécessité. " Il convient de défendre les intérêts des citoyens premièrement de ceux à revenus bas ", a-t-il déclare". Le gouvernement et les régions se doivent d'assurer le conträle des prix des produits alimentaires, des médicaments et des articles de première nécessité. Il faut le faire obligatoirement ", est convaincu M.Poutine.

Mise à jour : 13:27 (heure de Moscou)

Poutine fixe pour objectif de porter le niveau des investissements à 25 pour cent du PIB national d'ici à 2018.

Mise à jour : 13:22 (heure de Moscou)

La souveraineté nationale réelle est la condition sine qua non de l'existence de la Russie. "Nous serons souverains ou nous nous dissoudrons, nous nous perdrons dans le monde", a déclaré le président Vladimir Poutine. D'aucuns cherchent à persuader la Russie que la présente politique en Ukraine est "correcte et pondérée et que nous devrions nous y soumettre aveuglement, sans réfléchir". "Il n'en est pas question", a martelé le président. "Si pour certains pays européens la fierté nationale est une notion oubliée depuis belle lurette et la souveraineté, un luxe inabordable, pour la Russie la souveraineté nationale réelle est une condition sine qua non de son existence", a déclaré Vladimir Poutine en ajoutant que "nous devrions nous rendre à l'évidence". "Nous serons souverains ou nous nous dissoudrons, nous perdrons dans le monde, les autres puissances doivent le comprendre", a-t-il conclu.

Mise à jour : 13:19 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose d'abandonner un contrôle total et gênant des activités privées et de rendre publique chaque vérification. Dans son message annuel à l'Assemblée fédérale il a prêté attention à " la nouvelle position sur les activités des administrations de contrôle. " Ceci dit, il a avoué que les changements " se produisaient lentement " et que les administrations de contrôle " rendaient difficiles les activités des hommes d'affaires dociles à la loi. " Dans cette optique il a exigé de " faire échapper à un contrôle gênant " les activités privées. " Chaque vérification doit être publique ", a-t-i souligné en ajoutant que cela concernait les établissements publics mais aussi les organisations à but non lucratif. Il a jugé nécessaire d'abandonner " le principe du contrôle total " et de lancer des vérifications là oé il y avait des violations ou des indices de violation.

Mise à jour : 13:16 (heure de Moscou)

L'économie russe doit s'extirper de la zone de croissance zéro pour adopter des rythmes de croissance supérieurs à la moyenne mondiale, a dit Vladimir Poutine en présentant son message au parlement. Dans cette optique, il a posé l'objectif d'atteindre une croissance de productivité du travail de 5% par an et de ramener l'inflation sous la barre des 4%. Le président insiste sur le maintien de la stabilité macroéconomique, mais la répression de l'inflation ne devrait pas se faire au détriment des activités économiques. "Il faut apprendre enfin à marier harmonieusement la modération de l'inflation et l'encouragement des activités économiques", a-t-il dit.

Mise à jour : 13:14 (heure de Moscou)

La Russie a beaucoup d'amis et de partenaires stratégiques dans le monde, a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Ces dix dernières années la région Asie-Pacifique s'est développée de façon impétueuse. La Russie, qui fait partie de cette région, va utiliser cet immense potentiel de façon multiforme. On connaît bien les leaders, les locomotives du développement économique global. Parmi eux il y a beaucoup d'amis sincères et de partenaires stratégiques de la Russie, a déclaré le leader russe.

Mise à jour : 13:12 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose de figer le système fiscal existant pour quatre ans. "Je propose de figer les conditions fiscales en vigueur pour les quatre années à venir pour ne plus revenir sur ce sujet", a-t-il dit. Et de rappeler que les hommes d'affaires "ont raison d'insister sur une législation stable et des règles prévisibles, notamment en ce qui concerne les impôts". "Je suis absolument d'accord", a-t-il confirmé.

Mise à jour : 13:09 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'hypocrisie les dissertations au sujet des droits de l'homme justifiant le coup d'Etat opéré en Ukraine. " La Russie a condamné le coup d'Etat, l'usurpation violente du pouvoir effectué à Kiev en février dernier ", a-t-il rappelé. " Tout ce que nous sommes en train d'observer à présent en Ukraine, notamment la tragédie du sud-est, confirme la justesse de notre prise de position ". Les décisions prises par Yanoukovitch pour parfaire le Traité d'association avec l'UE " relevaient parfairement de la compétence de chef d'Etat légitime et reconnu par la communauté internationale ". " Comment aurait-il été possible d'appuyer l'usurpation armée du pouvoir, la violence et les meurtres ? Comment est-il possible de souscrire à cela et disserter en même temps sur la défense du droit international et des droits de l'homme ? C'est du pur cynisme ".

Mise à jour : 13:05 (heure de Moscou)

L'utilisation à mauvais escient des fonds budgétaires alloués aux commandes militaires est une menace directe pour la sécurité nationale.

Mise à jour : 13:04 (heure de Moscou)

Les exportations des produits hautement transformés doivent augmenter de moitié en trois ans.

Mise à jour : 13:02 (heure de Moscou)

Le rouble commence à remonter la pente à la Bourse de Moscou: le dollar redescend sous la barre des 53 roubles.

Mise à jour : 13:02 (heure de Moscou)

La dépréciation du rouble aggrave les risques d'inflations - Poutine.

Mise à jour : 13:01 (heure de Moscou)

Il faut échapper au piège de la croissante à taux zéro pour dépasser le taux de croissance mondial.

Mise à jour : 12:58 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine propose une amnistie fiscale totale pour les capitaux, placés dans les zone offshores, à condition que ceux-ci soient rapatriés en Russie ". Je propose une amnistie fiscale totale pour les capitaux à rapatrier sur le territoire national, a-t-il déclaré dans son message annuel à l 'Assemblée fédérale ce jeudi. Bien sûr, il convient d'expliquer aux personnes censées prendre une décision en ce sens ce que veut dire l'amnistie totale. "

Mise à jour : 12:55 (heure de Moscou)

Poutine propose de ne pas vérifier les activités des PME à condition que rien ne soit à reprocher à celles-ci en l'espace de trois ans (TASS).

Mise à jour : 12:52 (heure de Moscou)

Poutine exige de lever les obstacles aux activités privées et de les faire échapper à un contrôle gênant.

Mise à jour : 12:51 (heure de Moscou)

La Russie n'entend pas s'embarquer dans une coûteuse course aux armements. Cela étant, elle assurera pleinement sa sécurité, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine dans son message annuel à l'Assemblée Fédérale. " Nous n'avons pas l'intention de nous embarquer dans une coûteuse course aux armements. Cela étant, nous assurerons fiablement la sécurité de notre pays dans les nouvelles conditions ", a-t-il déclaré. " Nous le ferons. Nous avons les moyens et des solutions originales " pour le faire, a-t-il résumé.

Mise à jour : 12:41 (heure de Moscou)

" Suite au retrait unilatéral des Etats-Unis du Traité sur ABM en 2002, l'équilibre stratégique des forces est menacé, ce qui est préjudiciable pour les Etats-Unis eux-mêmes ", a rappelé le président russe Vladimir Poutine " Suite au retrait unilatéral en 2002 des Etats-Unis du Traité sur ABM, qui était la pierre angulaire de la sécurité internationale, de l'équilibre stratégique des forces et de la stabilité, les Etat-Unis poursuivent avec insistance leurs activités pour créer leur système global ABM ". " Ces activités ne menacent pas que la sécurité de la Russie, mais du monde entier suite à une éventuelle rupture de l'équilibre stratégique des forces ". " Cette situation nuit aux Etats-Unis eux-mêmes, je présume, parce qu'elle crée une illusion d'invincibilité ", a fait remarquer le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:39 (heure de Moscou)

La Russie n'a pas l'intention de suspendre ses relations avec l'Europe et l'Amérique, a indiqué le président russe Vladimir Poutine. "Nous n'allons, sous aucune circonstance, suspendre nos relations avec l'Europe et l'Amérique, nous allons rétablir et multiplier les liens traditionnels avec le sud du continent américain, nous poursuivrons de coopérer avec l'Afrique, les pays du Proche-Orient", a-t-il déclaré.

Mise à jour : 12:36 (heure de Moscou)

La Russie gardera ses portes ouvertes au monde entier pour drainer des investissements étrangers et réaliser des projets communs, a déclaré le président Vladimir Poutine. "Pour concrétiser tous nos projets de manière inconditionnelle, pour honorer tous les engagements sociaux de l'Etat, formulés dans les décrets présidentiels de mai 2012, il faut donner une réponse à la question de savoir ce que nous allons faire dans l'économie, les finances et la sphère sociale. Quelle sera notre ligne stratégique? Je répète: la Russie restera ouverte au monde entier, à la coopération, aux investissements, à la réalisation de projets communs", a dit le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:35 (heure de Moscou)

La Russie a résisté aux tentatives de la pousser dans la voie de la dislocation suivant le scénario yougoslave, comme elle avait résisté à Hitler, a déclaré le président Vladimir Poutine en présentant, jeudi, son message au parlement. "On aurait aimé nous faire emboîter le pas à la Yougoslavie en nous imposant le scénario de démantèlement et dislocation avec toutes les conséquences tragiques qui en découleraient pour les peuples de Russie. Ils n'ont pas eu gain de cause. Nous leur avons résisté", a-t-il fait valoir.

Mise à jour : 12:33 (heure de Moscou)

"Il est insensé de parler à la Russie en jouant des muscles", a déclaré le président. Cela est aussi vrai pour les situations lorsque le pays est confronté à des difficultés intérieures, comme c'était le cas dans les années 1990 ou au début des années 2000. " Nous n'avons pas oublié qui et comment a soutenu, presque ouvertement, le séparatisme et la terreur chez nous, a indiqué le président. Les assassins qui avaient du sang jusqu'au coude étaient traités en insurgés et pas autrement, ils étaient reçus au plus haut niveau ". Ces " insurgés " se sont déjà manifestés en Tchétchénie. " Je suis sûr que les gars là-bas, les forces de l'ordre locales, s'acquitteront de leur tâche... Appuyons-les ", a ajouté le chef de l'Etat.

Mise à jour : 12:32 (heure de Moscou)

Les sanctions sont nuisibles pour tous, y compris pour ceux qui optent pour elles.

Mise à jour : 12:29 (heure de Moscou)

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la politique de dissuasion à l'encontre de la Russie ne date pas d'hier. "La politique de dissuasion ne date pas d'hier. Elle est appliquée à notre pays depuis des années, des décennies ou des siècles, voire de toute éternité. Bref, à chaque fois que d'aucuns commencent à penser que la Russie est devenue trop forte et indépendante, ces instruments sont actionnés d'urgence", a dit le chef de l'Etat (TASS).

Mise à jour : 12:26 (heure de Moscou)

Pour la Russie, la Crimée a une immense importance civilisationnelle et sacrale.

Mise à jour : 12:17 (heure de Moscou)

Chaque peuple a le droit inaliénable à choisir sa propre voie de développement. La Russie le respectera toujours, concernant l'Ukraine également, a déclaré Vladimir Poutine. " La Russie a non seulement soutenu l'Ukraine et les autres républiques sœurs de l'ancienne Union Soviétique dans leur aspiration à la souveraineté, mais aussi a considérablement contribué à ce processus au début des années 1990. Depuis, sa prise de position n'a pas changé. Chaque peuple a le droit inaliénable et souverain à choisir sa propre voie de développement, ses alliés, les formes d'organisation politique de la société et de développement de son économie, à assurer sa sécurité ", a souligné le président Poutine. " La Russie l'a toujours respecté et le respectera à l'avenir ", a -t- il assuré.

Mise à jour : 12:15 (heure de Moscou)

Poutine a qualifié d'historique la réunification de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie (TASS).
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

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Ukraine: une américaine nommée ministre des finances ! Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014

3 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #La France, #La guerre, #Le capitalisme;, #La mondialisation

Ukraine: une américaine nommée ministre des finances !

Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014

Les USA ne se cachent plus en Ukraine, malgré le démenti concernant toute implication dans cette nomination

Les USA ne se cachent plus en Ukraine, malgré le démenti concernant toute implication dans cette nomination

Difficile ne pas y voir un pied de nez à la russie de Poutine. En nommant, 3 étrangers à des postes clés., le Premier ministre ukrainien n'a pas peur d'innover pour sortir son pays de la crise. L'Ukraine s'est dotée mardi d'un nouveau gouvernement incluant une Américaine, un Géorgien et un Lituanien censés aider le pays à sortir d'une grave crise économique et à faire face au sanglant conflit armé dans l'Est.

Ces nominations surviennent alors que, sur le terrain, des trêves ont été annoncées dans les combats entre les séparatistes prorusses et l'armée ukrainienne dans la zone de l'aéroport de Donetsk et dans la région de Lougansk, les points les plus chauds.«Nous devons intégrer dans notre gouvernement les meilleures compétences internationales», a déclaré le président Petro Porochenko.

Les Etats-Unis démentent toute implication dans les nominations

Natalie Jaresko, une Américaine d'origine ukrainienne ayant travaillé pour le département d'Etat américain et pour un fonds d'investissement ukrainien financé par le Congrès des Etats-Unis, se retrouve ainsi ministre des Finances.Interrogée sur cette nomination, la porte-parole du département d'Etat à Washington a assuré que les Etats-Unis «n'avaient rien à faire du tout avec cela». «C'est le choix du peuple ukrainien et de leurs représentants élus», a affirmé Marie Harf.

Le Lituanien Aivaras Abromavicius, co-dirigeant d'un fonds d'investissement suédois, devient ministre de l'Economie, et le Géorgien Alexander Kvitachvili, ex-ministre de la Santé en Géorgie, hérite du ministère de la Santé. Le président Porochenko a indiqué leur avoir octroyé la citoyenneté ukrainienne mardi matin, juste avant leur nomination.

La semaine dernière, le président avait déjà proposé qu'un étranger soit nommé à la tête du nouveau bureau de lutte contre la corruption, un mal endémique dans cette ex-république soviétique, en estimant qu'un étranger aurait un avantage considérable: "l'absence de liens avec l'élite politique ukrainienne".

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