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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore... Par Hélène Richard-Favre

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #le nazisme, #Les média

02/01/2017

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore...

Capture d’écran 2017-01-02 à 21.41.38.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/02/dix-choses-a-savoir...

Un énième article de nos médias occidentaux, nous met en garde contre ce qui semble représenter une menace, je veux parler des sites russes Sputnik  et RT.

On y lit ce qu’on va bientôt finir par connaître par coeur à force d’être repris en boucle depuis des années par la quasi totalité de nos sites dits d'information.

Eh oui, il est toujours important de rappeler que chez nous, on informe, ce qui, bien sûr, est loin d’être le cas en Russie.

On va finir par éprouver de la compassion pour ces journalistes qui se donnent tant de peine à nous expliquer ce qui se passe en réalité et combien nous risquons de nous faire avoir par cette (dés)information russe.

Ont-ils seulement conscience, ces valeureux combattants de la vérité -si elle existe, ce qui est un autre problème- ont-ils donc seulement conscience de n’être que des porte-paroles de pouvoirs qui ne lésinent sur aucune valeur qu’ils semblent tant chérir?

Sont-ils donc au courant que leur manière de nous rendre compte de guerres, comme ils s’y sont employés avec celle qui se poursuit en Ukraine, par exemple, a été dévoyée pour masquer l’importance des exactions commises par un pouvoir si démocrate qu’il n’a pas hésité à tirer sur son peuple, le torturer et l’emprisonner quand il le fallait?

Les mouvements néo-nazis sont une réalité, en Ukraine! Lequel de ces émérites reporters s’en serait offusqué? Qui a pris position pour dénoncer le massacre qui a eu lieu dans la Maison des Syndicats d’Odessa le 2 mai 2014?*

A-t-on vu un appel à manifester, des pancartes, des bougies, des fleurs ou tout autre façon de réagir à de tels actes? 

Quand les chefs de rédaction de nos médias admettront qu’ils ne sont que les porte-parole de pouvoir qui ne luttent que pour leurs intérêts, alors, on comprendra qu’ils s’en prennent à leurs rivaux.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la... 

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Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh. Réseau Voltaire

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)

 

 

Réseau Voltaire — Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles, dont Ahrar al-Cham.
Le premier prévoit un cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale.


Le second précise les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes.


Le troisième définit les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017).

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis un mois. Les parties qui s’y opposent ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

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Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

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John Mac Cain en Ukraine: Les assassins reviennent toujours... Par Erwan Castel.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme

dimanche 1 janvier 2017

 

Les assassins reviennent toujours...

 
" Si vous ne voulez pas entendre les tambours de la guerre, 
il vous faut être sourd. "
Henri Kissinger
 
Porochenko et Mac Cain au milieu des soldats ukrainiens sur le front de Shirokino le 30 décembre 2016
Pour cette fin d'année 2016, le Président Porochenko a invité un de ses soutien étasuniens les plus virulents, le sénateur John Mac Cain, a venir passé le réveillon sur le front du Donbass, près de Shirokino (au Sud de la DNR, près de la mer d'Azov). 
 
Ce sénateur appartient à la bande des vieillards incendiaires (avec Brejzinski, Kissinger, Soros, Rockfeller, Albright etc... ) qui animent le parti néoconservateur étasunien, celui qui veut imposer par le chaos un Nouvel Ordre Mondial à tous les pays non alignés...
 
Mac Cain, ce vétéran de la guerre du Vietnam (où il pilotait un bombardier A4 Skyhawk avant d’être abattu et fait prisonnier) est ce qu'on appelle un "dur à cuire" et surtout un faucon de guerre étasunien virulent qui prône la guerre pour soumettre les peuples à l'impérialisme mondialiste qu'il s'est juré de servir fanatiquement. Il soutient par exemple inconditionnellement le terrorisme djihadiste en Syrie, comme la guerre en Ukraine pour laquelle il est animé par une russophobie délirante..
 
Car Mac Cain s’intéresse depuis longtemps à l'Ukraine, ce "pivot stratégique européen" comme l'a définit son ami Brzeziński et qui depuis la fin du XIXème siècle est la convoitise des thalassocraties occidentales (Angleterre puis USA) qui dans une "stratégie de containment", veulent obstinément encercler la Russie et lui interdire l'accès aux routes économiques de la Méditerranée orientale (laquelle stratégie lie aujourd'hui les conflits syrien et ukrainien entre eux).
 
Dès 2004, John Mac Cain supervise la "Révolution orange" qui tente une nouvelle fois de faire basculer l'Ukraine vers l'Ouest européen. Il va continuer malgré l'échec de cette révolution colorée à entretenir des liens privilégiés avec les opposants pro-occidentaux de Kiev que subventionnent grassement des ONG "droitdel'hommistes". Lorsqu'en 2013 la "révolution de la dignité" enflamme le Maïdan, ce vieux faucon de guerre étasunien reprend alors son envol vers le Dniepr pour, avec Ashton, Brennan (directeur de la CIA), Biden et d'autres laquais et bouffons de l'Union Européenne comme BHL, couver les crânes rasés aux croix gammées tatouées, qui renverseront le président Ianoukovitch en février 2014. 
 
John Mac Cain au dessus de la place du Maïdan en décembre 2013
Depuis le déclenchement de l' "Opération Spéciale Anti-terroriste" dans le Donbass (le lendemain de la visite du Directeur de la CIA à Kiev le 16 avril 2014) John Mac Cain est un ardent défenseur de l'aide militaire étasunienne dans cette guerre menée contre les populations séparatistes de Donetsk et Lugansk (mais "officiellement" contre une invasion russe) 
En 2015, le débat fait rage au Congrès américain et Mac Cain défend tous azimuts l'idée de livrer des armes à Kiev, vitupérant un jour que "refuser de livrer des armes létales à l'Ukraine est une honte pour les USA" ou insultant un autre jour la chancelière allemande Merkel lorsqu'elle s'oppose à une telle aide militaire létale...  
 
Donc 3 ans plus tard Mac Cain revient en Ukraine et pousse la provocation jusqu'à venir, accompagné du "gouverneur de la colonie Ukraine" Porochenko, visiter une base avancée de la 36e brigade ukrainienne d’infanterie de marine qui est déployée sur le front de Shirokino à l'Est de Mariupol. Lors de cette visite John Mac Cain, en tant que président de la Commission des Forces armées des USA, était accompagné des sénateurs Ariz, Minn et Graham qui est le président de la Commission en financement du Département d’Etat US. Autant dire que l'aide militaire à l'armée ukrainienne était au centre des discussions...
 
Dans le cadre de leur visite en Ukraine les 4 représentants étasuniens ont lancé tour à tour des déclarations agressives dirigées autant vers Moscou que vers les promesses de campagnes du futur Président étasunien Trump, à l'exemple de Mac Cain qui déclare ouvertement que envisager un quelconque accord avec Poutine "serait interférer et porter atteinte à la liberté et les démocraties qui existent aujourd'hui." Quand à Graham, il crache sa haine aussi fort que le vieux pilote du Vietnam quand il déclare "Nous allons faire deux choses: Nous allons rendre la vie plus difficile à Poutine et son entourage avec des sanctions plus sévères et nous allons être plus utile à nos amis, comme ici en Ukraine"...
 
video
Comme pour le Maïdan, cette visite diplomatique ne représente que la partie émergée d'une présence étasunienne plus importante et qui a pour objectif de soutenir et d'encadrer les actions des laquais que Washington a installé à Kiev et qui mène une guerre depuis 2 ans et demi contre les populations du Sud Est qui refusent leur dictature ethnocentrée.
 
Je ne reviendrai pas ici sur les aides occidentales délivrées depuis 2 an à l'armée ukrainienne en subventions, équipements militaires, véhicules, instructeurs, et formations diverses... mais je m'attacherai à deux événements particuliers qui illustrent l'implication de plus en plus directe de l'OTAN sur le front du Donbass. 
 
 
Une ingérence militaire US de plus en plus importante et offensive
 
Sur le Front du Donbass le Général US Scaparotti, SACEUR OTAN avec le général Muzhenko Commandant l'armée ukrainienne
Alors que les experts cherchent toujours désespérément les preuves d'une mythique intervention russe dans le Donbass, en revanche les photos de soldats US ne manquent pas, du sergent instructeur au Commandant en chef des Forces américaines en Europe !
 
Le 15 décembre dernier, le Général 4 étoiles Curtiss Scaparotti visitait aussi le front du Donbass. Il s'agit du SACEUR, le Commandant en chef des Forces étasuniennes en Europe et qui est surtout le chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire. Avant lui, le Lieutenant Général US Ben Hodges étaient venu également en tournée d'inspection sur le même secteur du front que Mac Cain.
 
Au cours de son inspection du front la délégation militaire étasunienne emmenée par le Général Scaparotti «a visité la zone d'opération anti-terroriste, a pris connaissance de la politique de sécurité sur le territoire des régions Luhansk et Donetsk et a vu l'efficacité de l'utilisation du matériel fourni par les Etats-Unis"
 
Mais ce qui pourrait être considéré comme un droit de regard de l'Etat Major de l'OTAN, malgré que l'Ukraine ne fasse pas partie officiellement de l'alliance, va plus loin encore et jusque dans les rouages du pouvoir politico-militaire ukrainien et démontrant qu'il s'agit bien d'une véritable ingérence de l'OTAN mettant sous tutelle le gouvernement Porochenko :
 
  • En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko
  • En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.
 
 
Sur le terrain, la présence d'unités militaires de l'OTAN est de plus en plus forte via non seulement les multiples manœuvres et exercices interalliés exécutés sur terre comme en mer Noire (Rapid-Trident, See-breeze...) mais aussi par des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par les bâtiments de l'OTAN déployés en Mer Noire, les avions de l'US air force mais aussi les drones stratégiques dont les missions survolent fréquemment le territoire de l'Ukraine et se rapprochent de plus en plus de la ligne de front du Donbass (tout en restant hors de portée de la défense sol air des républiques)
 
Dans ce blog j'avais déjà évoqué par 2 fois des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par l'OTAN en Ukraine avec l'aide de drone US décollant de la base aérienne de Sigonella en Sicile (le 14 octobre et le 2 décembre). Une nouvelle mission de reconnaissance réalisée à partir d'un drone RQ-4A Global Hawk, a été repérée au cours du mois de décembre, très précisément le 16 décembre, c'est à dire juste avant le lancement d'une offensive ukrainienne à Svitlodarsk... !
 
Ce drone, capable de scanner un terrain à 300 km de distance a donc tout simplement survolé en parallèle plusieurs fois la ligne de front entre Donetsk et Lugansk (Svitlodarsk se trouve entre les 2). Sa mission a duré environ 10 heures et son vol repéré car l'appareil avait laissé son transpondeur allumé (certainement pour ne pas se faire abattre par la DCA ukrainienne)
 
Perso j'ai du mal à croire au hasard... Einstein disait : "le hasard c'est Dieu qui se balade incognito" à moins que dans ce cas là ce ne soit le Diable ! 
 
 
Plan de vol réalisé par un drone US le 16 décembre 2016 en parallèle de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk
 
Le sénateur Mac Cain n'est donc bien que la gesticulation politique extérieure d'un théâtre dont les coulisses sont infestées par ses hommes de main, en costumes noirs ou tenues camouflées et qui actionnent de plus en plus fort les rouages d'une machine de guerre inquiète qu'une nouvelle Maison Blanche la prive d'essence et qui veut finir la course vers les frontières russes qu'elle a démarré il y a 3 ans sur la place du Maïdan.
 
Les prochaines semaines vont être décisives et dangereuses, tant du côté du Donbass que du côté de la Maison Blanche, car sur ces 2 fronts bouillants, les cuisiniers du chaos n'ont pas encore rendu leur tabliers...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
2013, Mac Cain sur le Maïdan aux cotés du nazi Oleg Tyahnybok
le fondateur du "Parti Social Nationaliste ukrainien" devenu "Svoboda"
 
 
2016, Porochenko décore Mac Cain de l'Ordre de la Liberté. (fallait oser !)
 
Sources de l'article 
 
Dans ce blog, sur les drones US : Le retour des vautours et les vautours yankees et 
Combattre et agir (Blog de Sébastien Hairon) : "le général en chef de l'OTAN sur le front du Donbass"
 
"Le yankee et son kamikaze" 

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Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
 
 
 
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Yuletide Trump. Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Yuletide Trump


Un état des lieux, fait sans mâcher ses mots ni ses idées, de la situation géopolitique occidentale à la veille de l’inauguration de Trump.


Par Israel Shamir – Le 16 décembre 2016 – Source UNZ Review

Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?

 

Maintenant, nous sommes dans un dilemme similaire. Le soleil se lèvera-t-il ? Donald Trump gagnera-t-il la Maison Blanche contre les Morts vivants ? Jamais auparavant, dans notre mémoire, le chemin d’un président élu n’a été si plein d’incertitude et de dangers possibles. Il semble que les perdants n’acceptent pas encore leur défaite. Comme les Allemands en 1945, ils cherchent une Wunderwaffe, une arme merveilleuse pour changer le destin et gagner, aucun truc n’étant trop vicieux pour être essayé.

Ils tenteront d’influencer les électeurs, ils tenteront d’empêcher le Congrès d’approuver leur choix, ils pourront tenter leur coup avec des troubles à l’ordre public ou un coup d’État militaire. Le Yuletide sera tout sauf paisible et morne.

Leur idée de recomptage n’a pas fonctionné selon le miracle qu’ils espéraient. En vain, Mme Stein avait transformé sa belle fête en un outil entre les mains de Soros et autres. Trump est toujours en avance dans les États marginaux qu’il a gagnés. Aucun État n’a été transféré dans le camp de Clinton.

Après l’échec du recomptage, ils se sont tournés vers la peur russe, à savoir : les Russes ont influencé les élections, donc les résultats sont invalides, et la Maison Blanche devrait revenir à Mme Clinton. Trump est un agent russe, disent-ils. (Accuser Trump d’être l’homme de Poutine est aussi pertinent que d’accuser Galilée de travailler pour Satan, ou d’accuser Soljenitsyne de travailler pour la CIA, a dit le spirituel Professeur Goldstein). Et les médias indépendants, c’est-à-dire les petits sites Internet qui n’appartiennent pas aux seigneurs des médias, (dont le vénérable Unz Review), sont accusés d’être des marionnettes aux mains des Russes et des agents de Poutine. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous devez être un espion russe », ou des mots de ce genre. Comment envisagent-ils que ce petit groupe de penseurs indépendants puisse influencer des millions d’électeurs ? En produisant des « fausses nouvelles » ? Les médias traditionnels les ont facilement surpassés en produisant eux-mêmes tant de « fausses nouvelles » que Poutine ne pourra jamais les concurrencer. Juste en vertu de l’approbation de Poutine ? Pensez-vous qu’un agent russe ait une baguette magique pour faire plier les esprits américains ?

Rien de mal, vous dites-vous, à essayer d’influencer les élections. Cela se fait depuis longtemps. Mes compatriotes israéliens ont leur puissant AIPAC pour un tel but, et ils sont généralement couronnés de succès. (Et oui, ils lisent vos emails.) Ils ont réussi à bloquer les deuxièmes mandats de Jimmy Carter et de George Bush, Sr. Ils ont dit qu’aucun homme ou femme ne pourrait être élu au Sénat ou au Congrès sans rendre hommage à l’AIPAC et recevoir sa bénédiction. Si vous objectez, ou même remarquez leur ingérence, vous serez traité d’antisémite et exilé de la bonne société.

Mais les Russes ne pourraient pas le faire aux États-Unis même s’ils le voulaient (et je doute qu’ils aient un avis sur celui qui serait le mieux pour eux) : c’est une grande surestimation des capacités russes. Des gens merveilleux, une grande endurance, de belles femmes, de bons skieurs, ils excellent dans les arts, oui, ils ont retrouvé tout récemment leur voix dans les médias (jusqu’à il y a deux ans, ils ne pouvaient que répéter les clichés occidentaux), bien, mais ils ne peuvent pas tenir la concurrence avec la seule et unique puissance médiatique mondiale.

Car un groupe d’individus aux idées identiques contrôle tous les grands médias occidentaux. Personne ne peut rivaliser avec le NY Times, le Washington Post et Reuters, Hollywood, le Guardian et Le Monde, et tous ces médias qui se sont unis derrière La Clinton. Plus important encore, ces maîtres du discours sont entièrement intégrés en une obscure entité qui cherche à contrôler le monde derrière la puissance visible. Cette entité influence chaque élection dans le monde, et est utilisée pour gagner. Cette fois ils ont perdu, et ils ne peuvent pas encore le croire et accepter cette défaite.

Quelle est cette entité obscure, et pourquoi est-elle si hostile à Donald Trump ? Je vais vous le dire. Dans la classe de mon jeune fils, il y avait un tyran. Un garçon idiot, mais grand et fort qui a rendu la vie des autres enfants, y compris mon fils, assez misérable. Il aimait battre les plus faibles, et il n’y a pas un truc méchant qu’il n’ait pas essayé. L’intimidateur avait un compagnon, une imitation de garçon, qui ne pourrait pas nuire à un bébé. Nous lui avons accordé peu d’attention. Puis le copain est transféré par ses parents dans une autre école, parce qu’ils déménageaient dans une banlieue lointaine. Et à ma grande surprise, le costaud a cessé d’intimider les autres enfants. En plus, il est devenu un bon ami de mon fils et d’autres camarades de classe. Il s’est avéré que le petit faible était en réalité le mauvais esprit derrière les harcèlements du grand gaillard. Après son départ, celui ci s’est avéré être un assez bon gars, fair play, et même ses notes se sont bien améliorées.

L’entité obscure intégrée aux médias est l’esprit mauvais qui a pris possession du corps athlétique de l’Amérique. Et ils se sont mêlés, ont influencé ou subverti de nombreuses élections dans de nombreux pays depuis l’époque de « l’Américain tranquille ». En 2014, ils ont déboursé cinq milliards de dollars pour organiser le coup d’État à Kiev et y installer leurs marionnettes. Ils ont essayé de subvertir les élections à Téhéran et dans de nombreux pays d’Amérique latine – et nulle part ils ne l’ont fait dans l’intérêt du peuple américain.

Ils l’ont fait aussi aux Russes. Quand ils ont réussi à conserver Eltsine l’ivrogne au Kremlin en 1996, le magazine Time en était fier et a publié sa couverture avec un flamboyant « Les Yankees à la rescousse. L’histoire secrète de la façon dont quatre conseillers américains ont utilisé des sondages, des groupes de discussion, des publicités négatives et toutes les autres techniques de campagne américaine pour aider Boris Eltsine à gagner » (Vous pouvez lire l’histoire fascinante des États-Unis subvertir la jeune démocratie russe, comme elle est racontée par deux journalistes expatriés américains du magazine ExileD). Mais ce n’était pas vraiment les États-Unis – c’était le mauvais esprit obsédé par la domination mondiale.

Et maintenant, ils sont sur le point de perdre leur contrôle sur l’esprit et le corps de l’Amérique. Il y a quelques jours, à Cincinnati, dans l’Ohio, le président élu a promis que les États-Unis cesseraient d’essayer de renverser les autres gouvernements. Plus de changements de régime, a-t-il-dit. C’est un changement phénoménal.

C’est pourquoi Trump a été attaqué par la CIA, la plus diabolique organisation dans l’univers connu. Les assassinats, les révolutions, les guerres civiles, la corruption, le commerce de la drogue sont des tâches quotidiennes pour la CIA. Elle est l’arme de choix entre les mains de l’Entité obscure, leur Nazgûl. La CIA est anti-américaine : les soldats américains se battent en Afghanistan, tandis que la CIA produit, achète et vend la majeure partie du commerce afghan de l’opium.

La CIA pourrit les relations entre les Américains et les autres peuples de la terre. La CIA donne des leçons de torture aux régimes les plus sombres. La CIA s’est tenue à l’écart le 11 septembre 2001, et elle a poussé les États-Unis dans de nouvelles guerres depuis. La CIA a organisé et fourni les terroristes d’État islamique et d’al-Nusra. Ce sont les gars qui ont dit que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et provoqué la guerre en Irak.

Si vous doutez quant à votre position à l’égard de Trump, après l’attaque de la CIA contre lui, vous ne devriez plus douter. Rappelez-vous, JFK a essayé de défaire la CIA, mais hélas, c’est la CIA qui l’a défait. Trump est une chance de se débarrasser de cet Ordre des Assassins, ou le dompter, au moins. Trump a même sagement refusé d’écouter leurs leçons d’endoctrinement, dites « briefings quotidiens ».

Je vais vous dire pourquoi il peut réussir ce que Kennedy n’a pas pu faire. Aucun président américain (sauf JFK) n’avait jamais été attaqué par ses propres services de sécurité de la manière dont Trump l’a été par la CIA. Ils ont prétendu que les pirates russes l’ont élu, pas le peuple des États-Unis. N’importe qui d’autre, à la place de Donald Trump, se mettrait en mode de soumission et déclarerait sa haine éternelle à la Russie. Mais Trump a choisi Rex Tillerson, l’homme qui a reçu l’Ordre de l’amitié des mains de Poutine, pour être secrétaire d’État. Je dirais que Trump a les couilles faites du meilleur acier américain. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient encore produire de tels hommes. Si quelqu’un peut purger le corps de l’Amérique de sa possession par la légion de démons, c’est cet homme aux cheveux jaunes qui en est capable.

Le choix de Tillerson est brillamment bon et encourageant après les terribles rumeurs disant que Trump pourrait choisir Mitt Romney, ou Rudy Giuliani, David Petraeus ou John Bolton (difficile de décider qui est le pire). Tillerson est un homme qui sort de la vraie économie, il est habitué à traiter avec des gens réels et des problèmes réels, et il était logique pour Trump de le nommer.

Oubliez les Démocrates et les Républicains, c’est une fausse distinction. Il y a deux partis, le Parti de l’Économie Réelle (les constructeurs) et un Parti de l’Économie Virtuelle (les destructeurs), ou, si vous préférez, des gens qui aiment leurs pays et leurs travailleurs – et des agents de l’Entité Obscure. L’économie virtuelle comprend les finances, l’industrie militaire, et d’autres malfaisances. Trump est un homme de l’économie réelle qui n’a besoin d’aucune guerre mais la paix pour la reconstruction de son pays et le rendre productif et bon pour ses travailleurs. Il choisit donc un bon praticien de l’économie réelle pour sa diplomatie.

Ses adversaires ne sont pas nécessairement des démocrates, mais les bellicistes du Parti de l’économie virtuelle, et ceux ci peuvent aussi être des républicains du noyau dur. « Nous ne pouvons pas permettre au Département d’État d’être dirigé par un ami et allié de Vladimir Poutine afin qu’il poursuive une désastreuse diplomatie de négociation et d’apaisement qui donne à Poutine ses plus grandes victoires », a déclaré Foxnews. « Ami et allié » serait bien, mais ce sont les délires d’un guerrier de droite, qui sont identiques à la virgule près aux délires d’un guerrier de gauche, comme par exemple Dan Rather qui nous met en garde contre « une Russie nouvellement agressive et affirmée, menée par Poutine, un ancien officier du KGB » et donc que Trump, un homme de paix, doit être écarté.

Les bellicistes ont de bonnes raisons de s’inquiéter. Trump est sur le point de débarrasser l’Amérique de ses pires fléaux : la garde néoconservatrice du « changement de régime » et la CIA, pour commencer. Il a aussi déclaré la guerre au complexe militaro-industriel quand il a dit : « Le programme F-35 et son coût sont hors de contrôle. Des milliards de dollars peuvent et seront économisés sur les achats militaires (et autres) après le 20 janvier. »

C’est une merveilleuse nouvelle – non seulement pour les Américains, mais pour le monde entier. Quatre cents milliards de dollars (oui, c’est le prix demandé par la compagnie pour cet inutile morceau de ferraille) ont été transférés des coffres vides du Trésor dans ceux de Lockheed-Martin, augmentant la dette américaine et privant le pays d’investissements beaucoup plus utiles. Cela conduirait le monde à une nouvelle course aux armements : les Américains, les Russes et les Chinois dépenseraient de l’argent pour des armes au lieu d’améliorer la vie de leurs peuples.

Et cela rendrait la guerre mondiale plus probable : comme la sœur et supportrice d’Hillary et la secrétaire d’État de Bill, Madeleine Albright, l’a dit à Colin Powell : « Quel est l’intérêt d’avoir cette superbe armée dont vous parlez toujours si nous ne pouvons pas l’utiliser ? ».

Les Maîtres du Discours, la voix de l’Entité Obscure, sonnèrent l’alarme. Le magasine Fortune, la voix des Banksters, a écrit que Trump lançait des tweets haineux contre Lockheed.

Le mot « haine » est comme un coup de sifflet de ralliement de la part des maîtres. Leurs esclaves obéissants et consentants ont su répondre. Si les Maîtres disent que quelqu’un est « en colère » ou « hait », c’est un signe pour leur peuple de ce qu’il faut penser.

Si les Israéliens tuent des centaines d’enfants palestiniens, les Maîtres rapportent dans leurs médias : les Palestiniens sont en colère et jurent de se venger. Il y a quelques jours, les islamistes, idiots utiles des Maîtres, ont commis un attentat dans une église du Caire, tuant une trentaine de chrétiens. Les médias des Maîtres ont peu parlé de cet acte terroriste pour ne pas interférer avec leur campagne pour les islamistes en Syrie et avec le mouvement des migrants islamiques vers l’Europe. Donc les chances sont élevées que vous ne soyez même pas au courant de cette attaque. Et dans leurs maigres rapports, les médias des Maîtres incorporeraient le coup de sifflet : la haine ou la colère. Le New York Times a écrit sur ce meurtre de masse : « Des paroissiens en colère se sont rassemblés à l’extérieur et ont lancé des insultes ».

Non, ils n’ont pas utilisé l’expression de « meurtre de masse » : il est habituellement réservé aux actes terroristes contre les juifs, et alors la colère et la haine ne sont pas mentionnées, seulement la souffrance. Par contre, le terme « meurtre de masse » peut être appliqué pour les bombardements russes contre les islamistes à Alep. Ils sont « assassinés en masse », les chrétiens étant simplement « abattus ».

Je suis ennuyé par le mot « haine ». C’est un mot de belle-mère « Fils, je sais que tu me détestes et que tu me veux morte ! », « Non, maman, mais je veux juste que nous puissions décider de nos vies par nous-mêmes ».  Maintenant, nous savons que Trump déteste non seulement les femmes, les juifs et la CIA, ce monstre déteste même l’innocent et sans défense Lockheed-Martin ! Il serait préférable qu’il ait donné un coup de pied à des chatons, comme ils ont accusé Julian Assange de le faire. Plus j’entends parler de la haine de Trump, plus je suis certain qu’il a raison.

Non seulement Trump a twitté un message de haine contre Lockheed-Martin mais il a dit qu’il ne gaspillerait pas des milliards payés par les contribuables américains pour un nouveau Boeing Air Force One. Il s’est fâché quand il a appris qu’un général, Mark Welsh, ancien chef d’état-major de la Force aérienne, a rejoint Northrop Grumman après avoir accordé à la compagnie un contrat de plusieurs milliards de dollars pour construire un bombardier furtif de prochaine génération. Trump économisera votre argent – et nous sauvera de la guerre, s’il arrive à la Maison Blanche.

Mais il prend à ses côtés de si nombreux généraux que certaines personnes s’en plaignent. Rappelez-vous : les États-Unis de Trump seront toujours le plus grand et le plus fort État dans la communauté mondiale, mais sans cet esprit maléfique. Cet état d’esprit persiste encore dans les médias traditionnels, qui continuent à accumuler mensonges sur mensonges et cherchent encore à revenir pour posséder ce grand corps étasunien. Alors que les États-Unis de Trump ne seront pas cet agresseur que nous détestions.

Ils ne deviendront pas non plus un ange, mais une grande puissance ordinaire avec ses propres intérêts, ni plus ni moins, comme à l’époque de Théodore Roosevelt. Cela doit être rappelé quand on vous dit que Trump a embauché tant de généraux à son cabinet. Les États-Unis ne seront plus le mauvais esprit arcbouté sur la domination mondiale, mais juste un grand État.

Le monde est trop grand pour n’avoir qu’un maître et une règle. Le désir de domination est la cause de la monstrueuse dette étasunienne de vingt mille milliards de dollars. Donald Trump, un proverbial yankee pragmatique, a vu cette fuite dans les ressources de son pays, et a décidé de la colmater avant qu’elle n’en cause le naufrage.

Il y a plusieurs années, Trump a donné une interview à Playboy. Sa lecture est fascinante et obligatoire. Il a compris avant tout le monde que Gorbatchev « serait renversé, parce qu’il a fait preuve d’une faiblesse extraordinaire ». Cela montre bien sa clarté d’esprit en politique étrangère.

Il comprenait le danger de la guerre nucléaire : « J’ai toujours pensé à la question de la guerre nucléaire. C’est l’ultime, la catastrophe ultime, le plus gros problème de ce monde, et personne ne se concentre sur les engrenages qui le composent. C’est un peu comme la maladie. Les gens ne croient pas qu’ils vont tomber malades jusqu’à ce que cela arrive. Personne ne veut en parler. Je crois que la plus grande de toutes les stupidités est que les gens croient que cela n’arrivera jamais, parce que tout le monde sait combien ce sera destructeur, alors personne n’utilisera ce genre d’armes. Quelle connerie. » Vingt-cinq ans plus tard, il est venu pour sauver l’humanité d’une guerre nucléaire imminente.

À la question « Vous ne voulez absolument pas être président ? », il a répondu : « Je ne veux pas être président. J’en suis sûr à cent pour cent. Je ne changerais d’avis que si je voyais ce pays continuer à tomber dans le gouffre. » Maintenant, il a vu et accepté le boulot. Il le fera aussi bien que ce qu’il a fait jusqu’à maintenant.

Afin de sauver le pays et son peuple d’un désastre imminent, Trump veut arrêter les délires de domination mondiale. Les États-Unis n’ont pas besoin de tant de bases militaires, de tant de porte-avions. L’Entité Obscure veut que les États-Unis dominent en son nom, mais les Américains n’en ont pas besoin. Dans les pays de l’OTAN, les hommes politiques européens ont commencé à reconnaître que leur bonne époque aux dépens des contribuables américains sera bientôt terminée. Ils l’ont appréciée tant que cela a duré. Leurs budgets de défense ont été principalement utilisés pour des conférences, des visites, des missions et le soutien des politiciens amis.

Jusqu’à présent, les États-Unis payaient et payaient, sans compter, arrosant des milliers de politiciens et de généraux européens. Cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Européens qui n’étaient soumis à aucun danger, cela n’a pas été fait pour le bénéfice des Américains non plus. Maintenant, c’est bientôt fini et les nouvelles élites implantées en Europe par l’Entité Obscure, entretenues par les États-Unis, se trouveront sans soutien extérieur face à leurs propres peuples.

Elles ne vont pas apprécier. Prenons l’exemple d’un parlementaire anglais, le député Ben Bradshaw. Bradshaw est un représentant typique de la nouvelle élite : un pro-Blair, un instigateur de la guerre en Irak, ex-secrétaire à la Culture, ex-employé à la BBC, marié à un producteur de la BBC de même sexe, il s’est débrouillé pour que son hypothèque soit payée par le contribuable britannique. Il est aimé par les citadins gays (« 100% de soutien »), mais les électeurs du parti travailliste ne sont pas si enthousiastes pour lui. Il déteste le nouveau dirigeant syndical élu, Jeremy Corbyn, qui est arrivé au pouvoir quand les travailleurs britanniques ont décidé de retirer leur parti des mains bien manucurées des homosexuels cultivés mais bellicistes.

Bradshaw a participé à la tentative de coup d’État des fonctionnaires du parti contre Corbyn malgré le vote populaire. Corbyn est un ennemi du complexe militaro-industriel, Bradshaw aime les guerres. Il est fortement opposé au Brexit : il veut que la Grande-Bretagne reste sous le joug de Bruxelles, la deuxième capitale de l’Entité Obscure.

Prenant inspiration de l’attaque de la CIA contre Trump, il a déjà proclamé qu’il est « hautement probable que la Russie de Vladimir Poutine ait interféré dans le référendum britannique sur le Brexit ». Ses homologues américains liés à la CIA aimeraient donner la Maison Blanche à Clinton malgré la volonté du peuple américain. Bradshaw veut aussi renverser les résultats du Brexit, car c’est l’œuvre de Poutine.

C’est le profil de l’aile gauche de l’Entité Obscure. Ils ne croient pas en la démocratie si elle ne leur donne pas ce qu’ils veulent. Ils méprisent les ouvriers et s’intéressent davantage à leur milieu homosexuel raffiné. Ils aiment les guerres ; la guerre contre l’Irak était agréable ; et la guerre contre la Libye était joyeuse ; ils voudraient plus de guerre en Syrie, que ces guerres leur fournissent de jeunes corps frais de garçons moyen-orientaux. Quelqu’un veut une tranche de pizza ? Ils détestent Poutine pour avoir arrêté la désintégration de la Russie – et maintenant de la Syrie. Ils voient une autre façon de se débarrasser de la dette : au lieu de couper les bénéfices de l’industrie militaire, plutôt bombarder la Russie, si la menace de guerre ne suffit pas.

La gauche a connu des jours meilleurs. Dans la même interview Playboy, Trump a dit qu’il ne veut pas devenir président, mais si l’envie lui prenait il concourrait dans le parti démocrate. « Je ferais mieux en tant que démocrate que républicain – et ce n’est pas parce que je suis plus progressiste, en fait je suis conservateur. Mais c’est l’ouvrier qui votera pour moi. Il m’aime. »

Il y a vingt-cinq ans, les travailleurs ont voté pour les démocrates, mais maintenant ils ont voté pour Trump, qui s’est présenté comme républicain – parce que le Parti démocrate est devenu le parti préféré des maîtres du discours, obsédés par les toilettes unisexes et les droits des homosexuels, et non par les travailleurs. Mais les Républicains ont leurs propres démons, les guerriers bellicistes du genre « N’importe qui, sauf Trump ».

Étonnamment, une nouvelle coalition est en train de se former entre « des mangeurs de granola, vivant dans les arbres et écoutant la radio publique, qui couchent dans le même lit de camp que les néocons va-t-en-guerre à la McCain – tous unis dans leur colère contre la Russie et l’homme de la Russie à Washington », (selon les bons mots de Golstein) et, ajouterons-nous, dans leur amour pour Lockheed Martin, Goldman Sachs et la CIA. Ils devraient être rejoints par la Coalition Bipartisane pour la Paix et la Reconstruction.

La gauche nationaliste précédemment activée, puis rejetée par Sanders est trop faible pour traiter les agents de l’Entité Obscure par ses propres moyens, mais elle peut encore soutenir Trump. Tulsi Gabbard, la merveilleuse démocrate d’Hawaï qui milite contre les guerres, pourrait en être le modèle. Elle est contre l’envoi d’armes aux islamistes de Syrie, contre les changements de régime. Qu’elle, et bien d’autres, deviennent l’appui à gauche d’une nouvelle coalition Trump, pour sauver les États-Unis et le monde. Le temps pour une nouvelle alliance est venu. Surtout si nous voulons que le soleil échappe aux morts-vivants et se lève à nouveau, après le Yuletide.

Israel Shamir

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Qui a tué le Docteur Liza? Par Emmanuel Leroy

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme

Qui a tué le Docteur Liza?


Par Emmanuel Leroy − 27 Décembre 2016

Elizaveta Glinka, alias Docteur Liza, grande figure de l’action humanitaire, était dans l’avion qui s’est abîmé en mer Noire le 25 décembre dernier avec le chœur de l’Armée rouge qui se rendait en Syrie.

Je suis d’autant plus bouleversé par sa disparition que je l’avais rencontrée l’année dernière en décembre 2015 au ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Donetsk et nous avions travaillé ensemble pour la coordination de l’aide à apporter aux populations du Donbass victimes du régime de Kiev.

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française  "Enfants du Donbass".

Le Dr Liza, à droite sur la photo, avec Emmanuel Leroy, Président de l’association humanitaire française "Enfants du Donbass".

 

Nous avions évoqué lors de cette rencontre, divers projets, dont celui de créer une structure humanitaire franco-russe afin de renforcer les liens entre nos deux pays.

À ce stade, et dans l’attente de l’analyse des boites noires de l’avion, il est impossible d’affirmer avec certitude que l’appareil a été frappé par une puissance hostile ou s’il a été victime d’une avarie.

Toutefois, il me paraît difficile de ne pas faire le rapprochement entre les menaces proférées par Barack Obama et la série d’attaques répétées que la Russie subit depuis. Tout se passe comme si l’administration étasunienne sortante mettait en œuvre un processus de durcissement extrême des relations avec la Russie afin de ruiner à l’avance la politique pro-russe de Donald Trump en créant une situation de conflit irrémédiable sur laquelle son successeur ne pourra revenir.

Le 19 décembre, assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie suivie quelques heures plus tard de la mort mystérieuse de Piotr Polshikov, diplomate de haut rang spécialiste de l’Amérique Latine, retrouvé mort par arme à feu dans son appartement moscovite. Suicide ou assassinat ? Nous n’avons pas de réponse pour l’instant.

Est-ce que tous ces faits seraient à mettre en relation avec la la capture d’officiers occidentaux, y compris Français, qui auraient été découverts dans un bunker d’Alep-Est lors de la libération de la ville ? Pour ceux qui seraient surpris par cette révélation, ou pour les sceptiques invétérés, je rappellerai les propos de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères sur la branche syrienne d’al-Qaïda ou encore les nombreuses sources faisant état de la présence de forces spéciales françaises en Syrie, au moins depuis 2012 voir ici, ou là, ou encore là.

Une source russe non officielle va même encore plus loin en accusant l’Occident, voire la France d’être à l’origine de cette attaque contre le Tupolev qui s’est abîmé en mer Noire. L’auteur émet l’hypothèse d’une agression radio-électronique comme étant la cause de la panne soudaine des transpondeurs de l’appareil puis de sa chute. Il est certain qu’aujourd’hui un certain nombre d’États disposent des moyens de brouillage électronique ou de la capacité de prendre le contrôle à distance de l’électronique embarquée d’un aéronef.

Si par malheur cette suspicion se trouvait confirmée, il s’agirait là d’une dérive gravissime de la politique étrangère française et d’un acte de guerre commis en temps de paix. Obliger les troupes d’élite de l’armée française à servir la cause des égorgeurs « modérés » d’al-Qaïda représente déjà une forfaiture dont les responsables politiques devront rendre compte, mais si cette ignoble conjecture devait être confirmée et si François Hollande, à la demande de l’OTAN, a donné le feu vert de l’Élysée pour cet acte inqualifiable, il aura définitivement ruiné le crédit et l’honneur de la France et il devra répondre de son geste devant l’Histoire.

Adieu Docteur Liza ! Nous garderons votre mémoire.

Emmanuel Leroy

Lien : Tu 154 : L’incompréhensible crash de l’avion militaire russe à Sotchi

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Avant de se réveiller avec la gueule de bois… Pourquoi ne pas passer Niouiyrsîve avec Ariane Walter ?

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La paix

31/12/2016

AVANT DE SE RÉVEILLER AVEC LA GUEULE DE BOIS...

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Avant de se réveiller avec la gueule de bois…

Pourquoi ne pas passer Niouiyrsîve avec Ariane Walter ?

 

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2016, l’année quantique !

Ariane WALTER – Le Grand Soir 31 décembre 2016

 

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2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse, la plus chère au cœur du peuple qui se puisse imaginer !

Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque.

Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire !

Soulevant le couvercle de son cercueil, Merkel propose une amende de 500 000 euros par fake news (nouvelle erronée) ! Amende renouvelable tous les jours !

C’est ça, Totoche, vas-y.

Tu délires Merkel !

Arrête le vent, la marée, l’avalanche et la beauté de la nuit !

Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord, débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des medias dits les merdias, qui se sont pris une saucée mémorable.

Ils prévoyaient un « non » au Brexit. Ce fut un « Oui ».

Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump.

Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon.

Ils devraient tous se faire hara-kiri !

Tous ces gros prétentieux de BFM et LCI , les petits marquis de 28 mn, ridicules, à poil, au lendemain des grandes échéances de cette année, se demandant dans les ruines de leur mensonges pourquoi ils s’étaient « trumpés » !

Vous ne vous êtes pas trompés, les gars ! Vous n’êtes pas des journalistes mais des propagandistes !! On ne vous demande pas d’analyser honnêtement une situation mais de réciter des mantras à longueur de journée.

« Clinton va gagner, Clinton va gagner, Clinton va gagner ! »

Et la Clinton s’est pris la « rusty belt » dans la tête ! Ouïlle, ça fait mal !

Maintenant on vous a demandé de vous occuper de Macron. Le castrat de la Finance !

Les sondages lui sont favorables (bref, il est mort).

Odoxa le donne en tête comme il donnait Juppé !!

Hihihihi !

Mais rien ne vous arrête !

Ou plutôt si, nous, nous vous arrêtons. La presse du peuple !

Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton, Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande !!! Tous les vieux de la vieille qui finissent au musée des horreurs !

 

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Une grande rigolade, hier. Le bouquet final de cette année magique !

Obama, qui ne sait comment révéler à tout un chacun qu’il est aussi efficace pour maîtriser Poutine qu’une chignole pour creuser l’Everest, a expulsé 35 ambassadeurs. Réponse de Poutine : il invite les ambassadeurs étasuniens au Noël du Kremlin et traite la diplomatie d’Obama, à qui il souhaite au passage une bonne année, de diplomatie de comptoir...

Poutine ...

On ferait voter la terre entière pour nommer un président du globe, il serait élu avec un score soviétique...

Le talent de Poutine, son calme olympien face à la dangereuse tempête, ça aussi, c’est un cadeau de 2016 !

Sans oublier le petit Donald !

Alors là, lui !

Hier il a félicité Poutine, si intelligent, d’avoir ridiculisé Obama !!

Et nous, qui avons tant et tant défilé, pétitionné contre le TAFTA ! Pour rien ! Et lui, il ne veut pas de TAFTA ! Il le met à la poubelle !

On rêve ! On vit au pays des nuages en barbe à papa !!

On sombrait dans un monde de malheurs et de sang et tout à coup Alep a été libérée !

Et les pères Noël se sont promenés dans les rues d’Alep et la messe de minuit a résonné dans les églises et toutes les religions ont chanté « Joyeux Noël » !

Oui, je sais, il y a eu tant d’horreurs en 2016.

Mais aujourd’hui ne prenons en compte que cette incroyable effondrement des boudins sataniques et prenons à pleines mains les lumières qui sont celles de notre amour d’une vie simple, honnête et joyeuse !

A venir !

Pour tous !

Car la joie des autres est le feu qui réjouit la nôtre !

Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre !!

2017, pupuce, tu as un sacré héritage !

On va te donner la main pour t’aider à être à la hauteur !

 

Source : https://www.legrandsoir.info/2016-l-annee-quantique.html

 

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La preuve qu’elle n’exagère pas ?

 

Réponse de Vladimir Poutine aux mesures de Barack Obama

 

Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine répond à l'expulsion de 35 diplomates russes des États-Unis et à la campagne de dénonciation d'une supposée intervention du Kremlin dans les élections américaines. Le fait que le rapport des services de renseignements américains sur le piratage des e-mails du Parti Démocrate commence par une mise en garde selon laquelle « Ce rapport est fourni 'tel quel' uniquement à des fins d'information. Le Département de la Sécurité Intérieure n'apporte aucune garantie de quelque nature que ce soit quant aux informations contenues dans ce document », et que les incriminations de la Russie sont explicitement attribuées au gouvernement américain, sans être endossées par ledit rapport, semble assez révélateur. Quoi qu'il en soit, cet incident donne un aperçu éloquent de la diplomatie américaine et de la diplomatie russe.

 

Déclaration du Président russe

Le 30 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53678

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

Nous considérons les récentes mesures hostiles prises par l'administration américaine sortante comme provocatrices et visant à affaiblir davantage les relations entre la Russie et les États-Unis. Cela va à l'encontre des intérêts fondamentaux tant du peuple russe que du peuple américain. Compte tenu des responsabilités mondiales de la Russie et des États-Unis en matière de sécurité, cela nuit également aux relations internationales dans leur ensemble.

Conformément à la pratique internationale, la Russie a toutes les raisons de répondre par des mesures similaires. Bien que nous ayons le droit de répondre, nous ne recourrons pas à une diplomatie «de cuisine » irresponsable, mais planifierons nos démarches additionnelles visant à rétablir les relations entre la Russie et les États-Unis selon les politiques de l'administration Trump.

Les diplomates qui rentrent en Russie passeront les vacances du Nouvel An avec leurs familles et leurs amis. Nous ne créerons aucun problème pour les diplomates américains. Nous n'expulserons personne. Nous n'empêcherons pas leurs familles et leurs enfants de profiter de leurs sites de vacances traditionnels pendant les congés du Nouvel An. En outre, j'invite tous les enfants des diplomates américains accrédités en Russie à assister aux festivités du Nouvel An et des fêtes de Noël pour les enfants au Kremlin.

Il est regrettable que l'administration Obama mette fin à son mandat de cette manière. Néanmoins, je présente mes vœux de Nouvel An au Président Obama et à sa famille.

Je présente également mes vœux au Président élu Donald Trump et au peuple américain.

Je vous souhaite à tous bonheur et prospérité.

 

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Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine - Extrait

Le 23 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53573

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

[…] Yevgeny Primakov : Yevgeny Primakov, Mezhdunarodnoye Obozrenie [Revue internationale], Rossiya 24, VGTRK.

Monsieur le Président, le monde traverse actuellement une période de mutation fondamentale. Nous avons vu l'expression de la volonté populaire, lorsque les peuples votent contre les vieux concepts politiques et les anciennes élites. La Grande-Bretagne a voté pour quitter l'Union européenne, bien qu'il reste à voir comment le Brexit va se dérouler. Beaucoup disent que Trump a gagné parce que les gens ont voté, entre autres choses, contre l'ancien ordre établi, les gens qu’ils ont plus qu’assez de voir au pouvoir.

Avez-vous discuté de ces changements avec vos collègues ? À quoi ressemblera le nouveau paysage mondial ? Vous souvenez-vous de ce que vous avez dit à l'Assemblée générale lorsque l'ONU a célébré son 70e anniversaire ? Vous avez dit : « Comprenez-vous ce que vous avez fait ? » Où vont les choses? Nous sommes toujours bloqués dans une confrontation. Vous avez mentionné les échanges au sujet de qui a l'armée la plus forte. Lors de sa conférence de presse d'adieu, Barack Obama, qui est encore votre collègue, a déclaré que 37% des Républicains sympathisent avec vous et qu’à entendre cela, Ronald Reagan se serait retourné dans sa tombe.

Vladimir Poutine : En entendant quoi ?

Yevgeny Primakov : Que 37% des électeurs Républicains sympathisaient avec vous.

Vladimir Poutine : Vraiment ?

Yevgeny Primakov : Oui. Et que si Ronald Reagan savait une telle chose, il se retournerait dans sa tombe.

Soit dit en passant, en tant qu’électeurs, nous apprécions beaucoup votre pouvoir [supposé] et le fait de savoir que votre influence s’étend jusqu'à Ronald Reagan. Nos collègues occidentaux nous disent souvent que vous avez le pouvoir de manipuler le monde, de désigner des présidents et d'intervenir dans les élections ici et là. Qu’est-ce que cela fait d’être la personne la plus puissante sur Terre ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : J'ai évoqué cette question à plusieurs reprises. Si vous voulez m'entendre encore une fois, je peux le répéter.

L'administration américaine actuelle et les dirigeants du Parti Démocrate essaient de faire porter la responsabilité de tous leurs échecs sur des facteurs extérieurs. J'ai quelques questions et réflexions à cet égard.

Nous savons que le Parti Démocrate a non seulement perdu l'élection présidentielle, mais aussi le Sénat, où les Républicains ont la majorité, et le Congrès, dont les Républicains ont également le contrôle. Serions-nous, ou suis-je également responsable de cela ? Nous avons peut-être célébré cela sur les « vestiges d'une chapelle du XVIIe siècle », mais est-ce nous qui avons détruit la chapelle, comme dit le proverbe ? En réalité, il en va tout autrement. Tout cela montre que l'administration actuelle est confrontée à des problèmes à l'échelle du système, comme je l'ai dit lors de la rencontre du Club Valdaï.

Il me semble qu'il y a un fossé entre la vision de l'élite sur ce qui est bon et mauvais et celle de ce que nous aurions jadis appelé les grandes masses populaires. Je ne considère pas le soutien d’une grande partie des électeurs Républicains pour le Président russe comme un soutien personnel pour moi, mais dans ce cas, je le vois plutôt comme une indication qu'une partie substantielle du peuple américain partage notre point de vue sur l'organisation mondiale, sur ce que nous devrions faire, et sur les menaces et défis communs auxquels nous sommes confrontés. Il est bon qu'il y ait des gens qui sympathisent avec notre point de vue sur les valeurs traditionnelles parce qu’elles constituent un bon fondement pour construire des relations entre deux pays aussi puissants que la Russie et les États-Unis, pour les construire sur la base de la sympathie mutuelle entre nos peuples.

Il vaudrait mieux qu’ils ne citent pas le nom de leurs anciens hommes d'État à la légère, bien sûr. Je ne suis pas si sûr quant à qui pourrait se retourner dans sa tombe en ce moment. Il me semble que Reagan serait heureux de voir les gens de son parti gagner partout, et accueillerait positivement la victoire du nouveau Président élu si apte à comprendre l'humeur du public, et qui a pris précisément cette direction et est allé de l’avant jusqu’à la fin, même lorsque personne, sauf nous, ne croyait qu’il puisse gagner. (Applaudissements).

Les grands Démocrates de l'histoire américaine se retourneraient probablement dans leurs tombes. Roosevelt le ferait certainement parce qu'il était un homme d'État exceptionnel dans l'histoire américaine et mondiale, qui a su unifier la nation même pendant les années les plus sombres de la Grande Dépression, à la fin des années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. L'administration actuelle, quant à elle, divise très clairement la nation. L'appel aux grands électeurs de ne pas voter pour l'un ou l'autre des candidats, et dans ce cas, de ne pas voter pour le Président élu, était tout simplement un pas vers la division de la nation. Deux grands électeurs ont décidé de ne pas voter pour Trump, et quatre pour Clinton, et ici aussi ils ont perdu. Ils perdent sur tous les fronts et cherchent des boucs émissaires sur qui jeter le blâme. Je pense que c'est un affront à leur propre dignité. Il est important de savoir perdre gracieusement.

Mais mon véritable espoir est que nous puissions bâtir des relations professionnelles et constructives avec le nouveau Président et également avec les futurs dirigeants du Parti Démocrate, parce que c'est dans l’intérêt des deux pays et des deux peuples. […]

 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/reponse-de-vladimir...

 

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Qui ne met pas de talonnettes pour se faire photographier

 

 

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Ne soyons pas ladres !

Partageons ce qui nous arrive...

 

Voeux de Vladimir Poutine

Publié le 31 décembre 2016 par Editeur

RusRéinfo

 

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Chers citoyens de Russie ! Chers amis !

L’année 2016 est sur le point de se terminer. Elle n’a pas été facile mais les difficultés auxquelles nous avons été confrontés nous ont soudés, nous ont poussés à découvrir d’énormes ressources pour continuer à aller de l’avant. L’essentiel c’est que nous croyons en nous, en nos forces, en notre pays. Nous travaillons, nous avons des succès et il y a beaucoup de choses que nous avons réussies. Je voudrais vous remercier de tout mon cœur pour les victoires et les réussites, pour la compréhension et la confiance, pour les soins véritables et sincères pour la Russie.

Nous avons un grand pays unique au monde qui est magnifique ! Nous partageons les mêmes difficultés et les mêmes joies, nous avons tous la même bonne vieille tradition de fêter le Nouvel An entourés de nos familles en espérant le meilleur.

Mais aujourd’hui tout le monde n’est pas à la table de la fête. Beaucoup de nos concitoyens, dont ceux qui se trouvent loin de leur maison, qui assurent la sécurité de la Russie, travaillent dans des entreprises ou des hôpitaux, conduisent des trains ou pilotent des avions. J’adresse les meilleurs vœux du Nouvel An à tous ceux qui sont en train de remplir leur devoir lié à leur travail ou au service militaire.

Chers amis !

Nous attendons avec émotion le son des carillons du Kremlin de Moscou et plus que jamais nous distinguons clairement le passage du temps, sentons l’avenir approcher. Ce n’est que dans ces minutes de cette magnifique fête aimée par tous que cela arrive.

Cette fête a aussi ses secrets. Ainsi chacun de nous peut devenir un peu magicien en cette nuit du Nouvel An. Pour cela, il faut tout simplement avoir de l’amour et de la gratitude pour ses parents, entourer d’attentions et de soins ses enfants, sa famille, avoir du respect pour ses collègues de travail, veiller à préserver l’amitié, défendre la vérité et la justice, être charitable, aider ceux qui attendent un soutien. C’est en cela que le secret consiste.

Que tous nos rêves, nos bonnes pensées et intentions se réalisent. Que la joie et l’amour règnent dans chaque maison. Que nos rues, villes et villages chers à nos cœurs deviennent plus beaux et plus plaisants.

Je souhaite paix et prospérité à notre grande Patrie qui est à nous tous — à la Russie. Je vous souhaite bonheur et santé, et prospérité.

Joyeuses fêtes ! Bonne année 2017 !

 

Reçu de : https://rusreinfo.ru/fr/2016/12/voeux-de-vladimir-poutine...

https://tvs24.ru/cumulus/videos/142/voeux-v-poutine-31-12...

 

 

Mis en ligne le 31 décembre 2016

 

 

 

 

 

 Écrit par Theroigne

Commentaires

Bon "éveil" à vous ! Permettez-moi de vous transmettre les raisons de mon refus de ne pas cotillonner avec Ariane Walter et que j'explique par ce billet du jour de l'An Neuf ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/01/01/le-dernier-jour-du-nouveau-monde/ Bien sûr, il n'y a pas de lézard, vu qu'on se connait pas et puis je donne juste mon avis, rien de plus ! Merci pour le partage, et l'échange ! Au plaisir ; JBL

Écrit par : JBL1960 | 01/01/2017

Chère Jo,
Merci pour votre réaction. Vous savez qu’elles sont toujours les bienvenues.
En réponse et pour faire aussi bref que possible, je ne partage pas plus que vous l’enthousiasme d’Ariane Walter, non plus, par exemple, que celui qui la porte à soutenir Jean-Luc Mélenchon (si je me trompe, tant mieux !). C’est pourquoi j’ai intitulé ce billet « Avant de nous réveiller avec la gueule de bois ». Mais je suis quand même capable de comprendre et même d’un peu partager sa réaction spontanée.
Pas plus que vous, je ne m’attends à des miracles de la part du nouveau président US, et je m’attends même à pas mal d’horreurs, autres mais inéluctables. Je ne compte cependant pas pour rien le spectre d’une guerre européenne, voire mondiale au nucléaire, momentanément écartée du fait de son élection. De ses intentions, je ne connais rien, ni même dans quelle mesure il aura le pouvoir de les concrétiser.
Je ne mets pas dans le même sac « Vlad » et son équipe, parce que je crois, à tort ou à raison, qu’en cette période de très profonde transformation du continent qu’ils habitent (« de l’Atlantique à l’Oural »), ils font ce qu’ils peuvent, en vertu de l’évidence que « la politique, c’est l’art du possible ». Quand le sort de millions de gens est en balance et que ce que l’on fait peut peser dans un sens ou dans l’autre, on n’a pas le droit de se dérober aux responsabilités dont on s’est chargé, au risque de se tromper.
La rigueur des sacro-saints principes, je suis pour (on n’est pas robespierriste sans conséquences), mais la réalité ne peut pas être écartée d’un coup de sifflet : il faut y faire face, chacun dans son état. (Saint-Just disait qu’un postier qui trie mal son courrier est aussi criminel qu’un général qui perd une bataille ou la gagne à un prix trop fort).
Comme vous sans doute, je ne vote pas. Non pour donner une leçon de comportement aux candidats ou à ceux qui votent, mais parce que les dés sont pipés. Je ne joue pas à des jeux truqués. Mais si j’étais vénézuélienne, je voterais certainement.
Pour l’article d’Armstrong que vous publiez en français, je l’avais lu sur Vetrerans Today, et si je suis d’accord avec lui sur le fond, je ne le suis pas sur certains détails, qui nous entraîneraient ici trop loin.
J’espère vous avoir à peu près répondu.
Bonne Année à vous aussi, chère Jo.

Écrit par : Théroigne | 01/01/2017

J’aurais volontiers réveillonné avec Ariane Walter.

Je ne boude pas mon plaisir d’avoir lu un texte piquant, drôle, intelligent, bien écrit , avec des réminiscences littéraires, Hugo ( on attendait Grouchy, ce fut Blücher, ils prévoyaient Clinton , ce fut Trump), Mme de Sévigné ( ce fut, ma chère Bonne, la nouvelle la plus extraordinaire, la plus inattendue, la plus surprenante, etc…, 2016… a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique).

Quelqu’un de cultivé me plaît d’emblée. En plus, je suis d’accord avec 99% de ce qu’elle écrit. Nous aurions eu une conversation passionnante sur le talent politique de Vlad et le comportement vicieux des Otaniens. Voilà qui aurait pas mal meublé le dîner.

J’aurais gentiment essayé de doucher son enthousiasme sur l’avenir de « pupuce » et les pouvoirs de Trump. Je lui aurais rappelé que la belle Maria Zakharova ne se fait pas d’illusions sur la manière dont se déroulent les relations internationales : si l’équipe de Trump cherche à annuler les sanctions - et notamment les dernières, les plus grotesques - de toutes manières, cela ne se fera pas sans que les Américains demandent un paiement aux Russes.

Et lequel ? Probablement le plus coûteux de tous, celui que la Russie ne pourra pas accepter, à savoir diminuer ou même suspendre ses relations privilégiées avec la Chine – le clou dans la chaussure des Américains. Rien n’est jamais gratuit dans les relations entre Etats.

Ariane Walter a été emportée par son enthousiasme devant une avalanche inattendue de bonnes nouvelles pour nous et la joie de voir les grimaces et le teint de plus en plus gris d’Obama. Il n’en demeure pas moins que j’ai beaucoup aimé son texte.

Écrit par : Sémimi | 01/01/2017 

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Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

1 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/obama-war-640x333-1728x800_c.jpg

Les menaces occidentales à la Russie [Vidéo]

Les révélations sur les menaces des dirigeants occidentaux à la Russie, par le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères de Russie. On a après ça du mal à vouloir croire que le vol 154 des Choeurs de l’Armée Rouge s’est crashé « accidentellement »… entre autres!

Il faut une fois encore rendre hommage à Vladimir Poutine pour sa retenue, parfois d’ailleurs incomprise par le Peuple Russe qui le soutient pourtant à près de 90%. Après de telles provocations et menaces, tout autre Président aurait entrainé le monde dans la guerre. Les dirigeants occidentaux qui ne jurent que par la disparition de Vladimir Poutine feraient bien de comprendre que son remplaçant n’aura pas forcément le même ardent désir de Paix.

Et quand on pense que celui qui se prétend « le leader du monde libre », responsable de toutes ces manipulations et provocations, a été nommé « Prix Nobel de la Paix », on comprend mieux l’état de délabrement total et de folie du monde occidental actuel.

https://tvs24.ru/cumulus/videos/141/menaces-occidentales-la-russie/

source: https://rusreinfo.ru/fr/2016/12/les-menaces-occidentales-a-la-russie-video/


 
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Lettre ouverte aux «défenseurs des droits de l’homme» à propos d’Alep. Par Jean Bricmont

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #L'OTAN., #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #Les média

© Khalil Ashawi Source: Reuters – Alep, Syrie, décembre 2016

© Khalil Ashawi Source: Reuters – Alep, Syrie, décembre 2016

 

 

 Des «tartuffes», des «hypocrites», des «salauds»… L’essayiste belge Jean Bricmont ne mâche pas ses mots, en s’indignant des intérêts réels de ceux qui prétendent défendre les droits de l’homme en Syrie.


Tout d’abord, ceci n’est pas une attaque contre les droits de l’homme, comme idéal à atteindre, et le titre complet de l’article devrait être: «Lettre ouverte à ceux qui invoquent sélectivement les droits de l’homme pour justifier la politique d’ingérence des puissances occidentales dans les affaires intérieures des autres pays.»

En effet, la seule question qui mérite d’être discutée à propos de l’affaire syrienne, ce n’est pas la situation sur le terrain (qui est sans doute compliquée), mais la légitimité de la politique d’ingérence des États-Unis et de leurs «alliés», c’est-à-dire des Européens, de la Turquie et des États du Golfe, dans ce pays.

Depuis des décennies, l’idée de base du droit international, à savoir l’égale souveraineté des États et la non ingérence d’un État dans les affaires intérieures d’un autre a été systématiquement battue en brèche, au point d’être pratiquement oubliée, par les partisans du «droit d’ingérence humanitaire» (voir «Massacres à Alep : lettre à un camarade qui s’obstine à justifier l’injustifiable» de Julien Salingue, qui ne mentionne nulle part le droit international, comme exemple frappant de cet oubli dans la «gauche radicale». Salingue reproche en fait aux Occidentaux de ne pas avoir fourni plus d’armes aux rebelles c’est-à-dire de ne pas avoir violé ce droit plus encore qu’ils ne l’ont fait).

Le principe de non ingérence rend illégal tout ce que font les États-Unis un peu partout dans le monde: pas seulement les invasions «préventives», mais aussi les achats d’élections, les armements de rebelles, ou les sanctions et embargos unilatéraux.

Il faut peut-être rappeler les raisons sur lesquelles se fondent les principes du droit international. Tout d’abord, Il y a la leçon tirée de la Seconde Guerre mondiale. C’est l’usage par l’Allemagne de la politique des minorités en Tchécoslovaquie et en Pologne qui a été à l’origine de la guerre, politique qui a encore été amplifiée lors de l’invasion de l’Union soviétique. Cette politique a eu, à la fin de la guerre, des conséquences catastrophiques pour les minorités qui avait été utilisées par les Allemands.

C’est en partie pour cela que les vainqueurs, qui ont rédigé la charte de l’ONU, ont voulu «protéger l’humanité du fléau de la guerre» en rendant illégale la politique d’ingérence.

La politique de non ingérence a encore été renforcée par la décolonisation des années 1950 – 1970. La dernière chose que les pays issus de cette décolonisation souhaitaient, c’était que les anciennes puissances coloniales s’ingèrent dans leurs affaires intérieures.

C’est pourquoi le rejet de la politique d’ingérence fait la quasi unanimité des pays du Sud. On lit, par exemple, dans la résolution adoptée lors du sommet des pays non alignés, à Kuala Lumpur en février 2003, peu avant l’invasion de l’Irak, que : «Les chefs d’Etats ou de gouvernement réaffirment l’engagement du mouvement pour renforcer la coopération internationale afin de résoudre les problèmes internationaux ayant un caractère humanitaire en respectant pleinement la charte des Nations unies et, à cet égard, ils réitèrent le rejet par le mouvement des pays non-alignés du soi-disant «droit» d’intervention humanitaire qui n’a aucune base dans la charte des Nations unies ou dans le droit international.»

Par ailleurs, l’ingérence ne peut évidemment se faire que des pays forts à l’égard des pays faibles ; c’est donc une légitimation de la force brute.

Cependant, tous les États forts ne sont pas égaux entre eux. Imaginons un instant que la politique d’ingérence soit admise comme nouveau principe du droit international. Que se passerait-il si la Russie entendait renverser le gouvernement saoudien à cause des «violations des droits de l’homme» dans ce pays? Ou si la Chine décidait d’envoyer des troupes en Israël pour y «protéger les Palestiniens»? On aboutirait rapidement à une guerre mondiale.

Pour comprendre le caractère «inacceptable» de la politique d’ingérence quand il est appliqué à des pays puissants, il suffit de penser aux cris d’orfraie que pousse l’establishment américain suite au soi-disant piratage par les Russes de certains emails rendus publics par Wikileaks. Notons au passage que la réalité de ce piratage reste à prouver et que, même s’il l’était, l’authenticité des emails n’est pas contestée, ce qui signifie que ce piratage aurait simplement permis d’informer le public américain de certaines manoeuvres de leurs dirigeants, ce qui est une peccadille comparé aux interventions américaines en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Indochine.

Les conséquences de la politique d’ingérence sont multiples et catastrophiques. Il y a évidemment les millions de morts dus aux guerres américaines (l’étude suivante arrive à un total de 1,3 million de victimes, rien que pour la «guerre à la terreur»). Mais il ne faut pas s’imaginer que les pays victimes d’ingérence ne vont pas réagir, ne vont pas établir les alliances, et ne vont pas tenter de se défendre en se durcissant sur le plan interne. Quand les États-Unis sont attaqués le 11 septembre 2001, ils prennent des mesures de sécurité et de surveillance sans précédent et surtout, ils se lancent dans l’invasion de deux pays. Comment imaginer que la Syrie, l’Iran, Cuba, la Russie ou la Chine ne vont pas prendre des mesures répressives pour se protéger de la subversion? On entre ainsi dans une logique de guerre sans fin. En effet, après être intervenu en Ukraine et en Syrie, les Occidentaux entrent en conflit avec la Russie et la Chine à cause des mesures que ces pays prennent face à ces interventions. Loin d’être une source de paix, le Conseil de sécurité de l’ONU devient, à cause de la politique d’ingérence, le lieu de toutes les acrimonies.

Dans le cas de la Syrie, si, comme il le semble, l’insurrection finit par être vaincue, on ne pourra que constater que la politique d’ingérence, à travers l’armement des rebelles, n’a fait que prolonger les souffrances de la population de ce malheureux pays. Les «défenseurs des droits de l’homme» qui ont appuyé cette politique d’ingérence, portent une lourde responsabilité dans cette tragédie.

Bien que les droits de l’homme soient une idée libérale et que le libéralisme s’oppose en principe au fanatisme, les «défenseurs des droits de l’homme» actuels sombrent souvent dans le fanatisme: on nous met en garde contre une influence russe en Europe parfaitement imaginaire (comparons un instant l’influence commerciale, culturelle, intellectuelle, diplomatique des États-Unis et de la Russie en Europe) et on nous incite à ne pas consulter les «médias du Kremlin». Dans toute guerre, et le soutien aux insurgés en Syrie est une guerre, la première victime est la vérité. N’importe quel esprit vraiment libéral irait consulter la «propagande» de l’autre camp, sans nécessairement la croire sur parole, mais afin de contre-balancer celle à laquelle il est constamment soumis.

Sans même écouter la «propagande russe», qui va s’intéresser à l’étude: «Possible Implications of Faulty US Technical Intelligence in the Damascus Nerve Agent Attack of August 21, 2013» ? Cette étude, réalisée par un ancien inspecteur de l’ONU, Richard Lloyd et un Professeur de Science, Technologie et Sécurité nationale du MIT, Theodore A. Postol, montre que l’attaque au gaz près de Damas en août 2013, qui a failli provoquer une attaque en règle contre la Syrie, ne pouvait pas être le fait du gouvernement syrien. On imagine mal des personnes aussi importantes mentir délibérément pour «soutenir Assad» ou être incompétentes sur des questions de physique relativement élémentaires.

Les «défenseurs des droits de l’homme» se demandent aussi si, après Alep, il est encore possible de discuter avec Poutine. Mais la guerre à la terreur, y compris l’invasion de l’Irak, n’a jamais empêché personne de discuter avec les Américains, malgré les centaines de milliers de morts que cette guerre a provoquées. Au contraire, après 2003, la France s’est d’avantage intégrée dans l’OTAN et a suivi les États-Unis plus fidèlement que jamais.

De plus, les «défenseurs des droits de l’homme» européens sont dans une situation particulièrement absurde: en effet, si l’on prend, par exemple, l’affaire de l’usage des gaz en 2013, attribué au gouvernement syrien, il y avait un large accord en France pour intervenir. Mais en l’absence d’une intervention américaine, une intervention purement française s’est avérée impossible. Les «défenseurs des droits de l’homme» européens en sont réduit à implorer les Américains: «Faites la guerre, pas l’amour !» Mais comme ceux-ci souffrent de «war fatigue» et ont élu un président en principe opposé aux interventions, il ne reste plus aux «défenseurs des droits de l’homme» européens que de faire accepter par leurs peuples des dépenses militaires gigantesques pour créer un rapport de force qui rende crédible la politique d’ingérence. Bonne chance !

Finalement, parmi les défenseurs des droits de l’homme, il faut distinguer entre les bonnes âmes et les belles âmes.

Les bonnes âmes mettent en garde leur «amis» contre l’idée de «soutenir» le boucher, le criminel, l’assassin de son peuple, Bachar el Assad. Mais c’est ne rien comprendre à la position anti-ingérence.

Des Etats peuvent soutenir d’autres Etats en leur donnant des armes et de l’argent. Mais de simples individus, ou des mouvements sociaux, comme un mouvement de la paix, ne le peuvent pas. Cela n’a, par conséquent, aucun sens de dire que, lorsque des individus s’expriment, quand ils le peuvent dans notre société, c’est-à-dire de façon marginale, pour critiquer la politique d’ingérence, ils «soutiennent» telle personne ou tel régime, à moins de considérer que tous ceux qui ne souhaitent pas que la Russie intervienne en Arabie saoudite ou la Chine en Palestine «soutiennent» le régime saoudien ou la colonisation israélienne.

Les anti-impérialistes soutiennent une autre politique étrangère pour leurs pays, ce qui est très différent.

Dans toutes les guerres, il y a une propagande massive en faveur de celles-ci. Comme les guerres ou les ingérences actuelles sont justifiées au nom des droits de l’homme, il est évident que la propagande va se concentrer sur la dénonciation des «violations des droits de l’homme» dans les pays ciblés par l’interventionnisme.

Par conséquent, tous ceux qui s’opposent à cette politique d’ingérence se doivent de fournir toutes les informations qui permettent de contrer cette propagande, comme par exemple l’étude sur l’usage des gaz en 2013 mentionnée plus haut, ou les témoignages discordants concernant le situation à Alep aujourd’hui. Il est remarquable de voir Julien Salingue, co-animateur du site de critique des médias Acrimed, répéter le récit dominant sur la Syrie, sans aucune distance critique. Mais si les médias mentent et déforment en ce qui concerne la France, pourquoi ne le feraient-ils pas encore bien plus lorsqu’il s’agit de pays étrangers, comme la Syrie et la Russie, où les choses sont plus difficiles à vérifier ? De nouveau, sans faire appel aux sources russes, Salingue pourrait lire, par exemple, l’avis de l’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Syrie, qui contredit le récit médiatique dominant sur Alep.

Cette critique de la propagande ne signifie nullement un «soutien» à un régime ou l’autre, au sens où ce régime serait dans l’absolu souhaitable dans un monde libéré de la politique d’ingérence.

Les bonnes âmes veulent «sauver Alep», «ont honte de l’inaction de la communauté internationale» et veulent «faire quelque chose». Mais faire quoi? La seule suggestion pratique qui est avancée serait d’établir en Syrie une «no fly zone» qui empêcherait l’aviation russe d’aider l’armée syrienne. Mais cela serait une violation de plus du droit international, la Russie étant invitée en Syrie par le gouvernement légal et internationalement reconnu de ce pays pour l’aider dans le combat contre le terrorisme. La situation de la Russie en Syrie n’est pas, juridiquement parlant, différente de celle de la France lorsqu’elle a été invitée au Mali pour y combattre les islamistes (qui se trouvaient là suite à la guerre en Libye, mais passons). De plus, intervenir militairement en Syrie impliquerait soit une guerre avec la Russie, soit que ce pays accepte d’être vaincu sans combattre. Qui veut parier sur cette deuxième possibilité?

Pour illustrer l’hypocrisie des bonnes âmes, comparons la situation en Syrie et au Yémen. Dans ce dernier pays, l’Arabie Saoudite commet de nombreux massacres, en violation claire du droit international. Si vous vous indignez parce qu’on ne fait rien en Syrie, pourquoi vous-même ne faites-vous rien pour le Yémen? De plus, il y a une grande différence entre ces deux situations. Dans le cas de la Syrie, intervenir militairement risquerait d’entraîner une guerre avec la Russie. Dans le cas du Yemen, il suffirait sans doute, pour faire pression sur l’Arabie Saoudite, de suspendre les livraisons d’armes occidentales à ce pays. Bien sûr, vous êtes parfaitement conscient du fait que vous êtes incapables d’arrêter les livraisons d’armes à l’Arabie Saoudite. Mais alors, à quoi rime votre indignation concernant la Syrie ?

Les belles âmes, par contre, sont contre toutes les guerres, toutes les violences. Elles condamnent : Assad et Poutine, bien sûr, mais aussi Obama, l’Union européenne, l’OTAN, tout le monde. Elles dénoncent, elles allument des bougies et éteignent des lumières. Elles témoignent, parce que se taire serait «être complice».

Elles ne se rendent pas compte que, sur le terrain, en Syrie, personne, ni gouvernement ni rebelles, ne savent qu’elles existent et, s’ils étaient au courant de leur existence, ils se moqueraient complètement de leurs indignations, condamnations, et éclairages de bougies. Pour paraphraser ce que disait Staline à propos du Vatican, les «défenseurs des droits de l’homme», combien de divisions?

Ceci ne veut pas dire que les bonnes âmes et les belles âmes n’ont aucun effet. Elles en ont un, mais ici : empêcher toute politique étrangère alternative, qui serait fondée sur la diplomatie et le respect de la charte des Nations unies. Seule une telle politique pourrait favoriser la paix dans le monde, l’équilibre et d’égalité entre les nations et, en fin de compte, faire aussi réellement avancer la cause des droits d’homme. Mais la diabolisation par les «défenseurs des droits de l’homme» d’Assad et de Poutine, ainsi que de tous ceux qui voudraient ne fut-ce que parler avec eux, rend une telle alternative impossible.

Pour les «défenseurs des droits de l’homme», le réalisme politique et les conséquences de leurs actions n’ont aucune importance ; l’important c’est de montrer que l’on fait partie du «camp du bien». Vous vous imaginez être libres, tout en suivant fidèlement les injonctions des médias dominants qui vous indiquent, à chaque moment, la crise qui requiert votre indignation.

Si j’avais la moindre illusion sur la lucidité que vous pouvez avoir à propos des conséquences de vos actions, je dirais que votre politique est criminelle, à cause des conséquences tragiques qu’elle a pour l’Europe et le monde ; mais comme je n’en ai aucune, je me limiterai à vous traiter de tartuffes, ou pour utiliser l’expression de Sartre, de «salauds».

Jean Bricmont | 29 déc. 2016

Lire aussi: «Les Etats-Unis fournissent délibérément des armes aux extrémistes en Syrie»

Lutte anti-propagande aux USA : l’Occident ressemble à la caricature qu’il fait de la Russie

Charniers civils à Alep : le discours officiel servi à la population européenne est «monomaniaque»

Source: https://francais.rt.com/opinions/31480-lettre-ouverte-defenseurs-droits-homme-alep

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La Syrie, Astana et le basculement du monde par Bruno Guigue

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Daesch

La Syrie, Astana et le basculement du monde
par Bruno Guigue

vendredi 30 décembre 2016, par Comité Valmy

La Syrie, Astana et le basculement du monde

Depuis la libération d’Alep, les événements se précipitent. Des négociations inter-syriennes ont été menées sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie. Elles ont abouti le 29 décembre à un triple accord entre le gouvernement syrien et sept groupes de l’opposition armée. « Trois documents ont été signés », a déclaré le président russe. Le premier instaure « un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien ». Le deuxième définit « les mesures visant à contrôler le respect de la trêve ». Le troisième est une « déclaration sur la volonté des parties en conflit de lancer des négociations de paix ».

 

Certes, on objectera à juste titre que cet accord n’instaure dans l’immédiat qu’un fragile cessez-le-feu. Il peut être remis en cause à tout moment, les terroristes d’Al-Qaida et de Daech en sont exclus, et il ne règle pas, au fond, la crise syrienne ouverte au printemps 2011. Il n’empêche que cette signature, fruit de tractations entre des parties qui ne se parlaient plus, marque une nouvelle avancée en vue d’un règlement politique du conflit, une semaine à peine après la victoire de l’armée arabe syrienne dans la deuxième ville du pays.

 

L’avenir dira si cette étape était décisive, mais on peut déjà en tirer trois enseignements.

Le premier, c’est que rien ne vaut une victoire militaire pour remettre les pendules à l’heure. La débandade des « rebelles » d’Alep-Est après un mois de combats valide la stratégie syrienne de reconquête territoriale. Les cinq premières villes du pays sont désormais sous le contrôle du gouvernement : Damas, Alep, Homs, Lattaquié et Hama. Toutes les combinaisons échafaudées en Occident et dans les pays du Golfe pour imposer le départ de Bachar Al-Assad, que ce soit comme « préalable » ou comme « résultat » d’une transition politique, se brisent sur cette réalité comme une coque vermoulue sur des récifs côtiers.

 

La victoire militaire de l’armée syrienne et de ses alliés, en réalité, conforte l’initiative russe en faveur d’une solution politique. En position de faiblesse, les groupes armés non affiliés à Daech ou Al-Qaida vont devoir choisir entre une fuite en avant qui liera leur sort à ces jusqu’au-boutistes ou une négociation avec un Etat syrien qui les chasse, peu à peu, des principales agglomérations du pays. L’attitude de ces groupes est l’une des inconnues qui pèseront sur la suite des événements, mais il est significatif qu’ils aient choisi, sans doute à contre-cœur, la solution négociée.

 

Le deuxième enseignement, c’est l’éviction spectaculaire des Etats-Unis, éjectés comme des malpropres d’une scène syrienne où ils ont additionné les mensonges, les coups bas et les échecs à répétition. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, la négociation sur un conflit majeur est engagée sans Washington, qui doit se résoudre à faire tapisserie pendant que Moscou mène la danse. Discrédités par une politique erratique, les USA sont condamnés à approuver un processus qu’ils n’ont jamais cherché à promouvoir tout en prétendant le contraire. En attendant, ils se voient contraints de mettre une sourdine à leurs jérémiades sur les « crimes de guerre » et la « barbarie russe ».

 

Cette mise en orbite de la Maison-Blanche est d’autant plus cruelle que son principal allié dans la région, la Turquie, y a participé activement. Pour Ankara, mieux vaut un adversaire avec qui on peut négocier (Moscou) qu’un allié félon qui vous fait des enfants dans le dos (Washington). Les USA paient leur ambiguïté lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie, mais aussi le soutien opportuniste accordé aux Kurdes de Syrie. M. Poutine, dont la retenue lors de l’affaire du Soukhoï abattu a porté ses fruits, n’eut qu’à tendre la main à son homologue turc pour que la géographie et l’économie, facteurs objectifs de convergence turco-russe, prennent le dessus.

 

L’admission de la Turquie dans le club des parrains de la paix en Syrie est un coup de maître. Mais Moscou a aussi contracté une police d’assurance du côté de Doha. En lui concédant une participation au capital de la compagnie pétrolière nationale Rosneft, Moscou achète la neutralité du Qatar. Ce pacte de circonstance devrait contribuer à la tiédeur de l’Arabie saoudite, à son tour, pour une rébellion en déroute. Revirement turc, défection qatarie, isolement saoudien, le dispositif clintonien du « regime change » en Syrie s’effondre comme un château de cartes. Donald Trump a proclamé son intention d’en finir avec ces lubies néo-conservatrices. A croire qu’il avait anticipé la suite des événements !

 

Le dernier enseignement, enfin, est lié au lieu même des futures négociations de paix. Capitale futuriste du Kazakhstan construite en 1997, Astana est au cœur de cet arc de puissance géopolitique dont Moscou est l’artisan inlassable face aux prétentions occidentales à régenter la planète. C’est à travers le territoire kazakh que passent les oléoducs qui acheminent, vers la Chine, le gaz en provenance des gisements de la Caspienne. Premier producteur mondial d’uranium, le Kazakhstan est un allié stratégique de la Russie et son partenaire essentiel dans les domaines-clé de la modernité économique (nucléaire, spatial, hydrocarbures).

 

Ce pays asiatique majoritairement musulman est membre de l’Union eurasienne et de l’Organisation de coopération de Shanghaï. En plein développement, proche de la Russie, il est le symbole des nouveaux équilibres du monde. C’est à Astana que les négociations de paix commenceront en janvier, précédant celles de Genève en février. Les deux processus ne sont pas contradictoires, affirme la diplomatie russe. Staffan de Mistura, délégué spécial de l’ONU pour la Syrie, sourit pour la forme. Mais quel symbole ! Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n’est plus le centre de l’activité diplomatique. Les Russes l’ont déplacé à l’Est, au cœur d’une Eurasie qui est le siège des puissances de demain.

 

Bruno Guigue
30 décembre 5016

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

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