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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

6 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Les média

Publié par El Diablo

Lettre ouverte de RT France à Emmanuel Macron

Lors de sa conférence de presse avec Vladimir Poutine à Versailles, Emmanuel Macron a qualifié RT d’«organe d’influence et de propagande». La rédaction de RT France a souhaité répondre à ces propos, point culminant d’une campagne de diffamation.

Monsieur le président,

Durant la conférence de presse que vous avez donnée avec Vladimir Poutine dans le cadre de sa visite en France, vous avez, une nouvelle fois, mis en cause la probité des journalistes de RT France, que vous avez qualifié d’«organe d'influence et de propagande».

Monsieur le président, cela fait à présent trois mois que les membres de votre garde rapprochée et vous-même multipliez ce type d’accusations à notre encontre. Des accusations que nous avons systématiquement récusées avec la plus grande énergie. Nous avons été qualifiés d’«Agence de propagande de l’État russe» travaillant «en symbiose avec des organisations fascistes ou d’extrême-droite» pour, comme vous l’avez vous-même formulé, répandre des «contre-vérités infamantes», entre autres délicates attentions.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez donné suite à nos nombreuses demandes d’interview.

Jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous ou les autres membres d’En Marche ! n’avez daigné nous accréditer à vos QG de campagne. Vos équipes n’ont même pas eu la plus élémentaire bienséance de nous expliquer honnêtement pourquoi ces accréditations nous étaient refusées, préférant se réfugier derrière de faux prétextes, de «demandes en cours de traitement» en «quota de places déjà atteint».

Et bien sûr, jamais, au cours de ces trois longs mois de diffamation ininterrompue, vous n’avez jugé bon de citer le moindre article, le plus petit exemple de ces fameuses «fausses informations» que nous sommes censés avoir véhiculées durant la campagne.

Mais au moins, cette fois, savons-nous pourquoi : il n’en existe pas. Pour la simple raison que les journalistes de RT France, comme la plupart de leurs confrères, aiment passionnément leur métier. Et que la diffusion de fausses informations, qui en est la négation même, nous déshonorerait.

Pourtant nous voilà donc, une fois de plus, déclarés coupables d’on ne sait trop quoi. Condamnés sans preuves, sans procès et sans possibilité de nous défendre. Est-ce là, Monsieur le président, votre conception de la justice ? Est-ce ainsi que vous concevez les rapports que doit entretenir un homme d’État avec la presse ?

Monsieur le président, vous avez dit lors de cette conférence : «J'ai toujours eu des relations exemplaires avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu'ils soient journalistes.» Nous y voyons les meilleurs augures : non seulement la rédaction de RT France est bel et bien composée de journalistes, dûment munis de leurs cartes de presse, mais de surcroît, la majorité d’entre eux sont français, ce qui devrait faciliter la compréhension mutuelle et permettre de dissiper ce qui ne saurait être qu’un gigantesque malentendu.

Car nous ne pouvons imaginer que la campagne que vous et vos équipes menez contre nous depuis ces trois longs mois ait un objectif. Comme, par exemple, d’instrumentaliser un modeste média afin d’enfiler l’armure du chevalier blanc à des fins électorales.

Monsieur le président, vous affirmiez à Versailles «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence». Sur ce point, nous sommes en parfait accord avec vous. Mais que penser des présidents de la République qui se livrent, eux aussi, à la diffusion de contre-vérités infamantes ?

La rédaction de RT France

En savoir plus : Rédactrice en chef de RT : les déclarations du président Macron menacent la liberté d’expression

 

 

http://www.communcommune.com/2017/06/lettre-ouverte-de-rt-france-a-emmanuel-macron.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

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Écraser le Général Flynn, par Robert Parry

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Le fascisme

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Le 8 mai 2017

Exclusif : Bien qu’aucune preuve n’ait été actuellement présentée, deux fonctionnaires de l’ancienne administration Obama ont détruit la réputation du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, le peignant comme un menteur et un traître potentiel, rapporte Robert Parry

Par Robert Parry

Il ne s’agit pas de défendre le jugement douteux du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, mais plutôt de montrer que cette situation est un exemple préoccupant de la façon dont la surveillance électronique et l’ application d’une loi politisée peut, dans le nouveau maccarthysme ambiant, détruire la vie d’un citoyen américain.

Le lieutenant général à la retraite de l’armée américaine Michael Flynn lors d’un rassemblement de campagne pour Donald Trump au Phoenix Convention Center à Phœnix, Arizona le 26 octobre 2016 (Flickr Gage Skidmore)

Lundi, les témoignages de l’ancienne procureure générale Sally Yates et de l’ancien directeur des renseignements nationaux James Clapper n’ont pu apporter la preuve d’une faute de Flynn – les faits étant « classifiés » – néanmoins tout deux ont détruit sa réputation, le dépeignant à la fois comme un menteur et un traître potentiel.

Que les Sénateurs démocrates, en particulier, n’aient rien vu de troublant dans cette diffamation de l’ancien directeur de l’Agence de Renseignement de la Défense, et brièvement conseiller pour la sécurité nationale du Président Trump, est en soi dérangeant. Les Républicains furent un peu plus sceptiques, mais personne, semble-t-il, ne voulait être accusé de mollesse envers la Russie.

Ainsi, personne n’a montré le moindre scepticisme envers la curieuse allégation de Yates sur les supposés mensonges de Flynn au vice-président Mike Pence, sur des détails d’un appel téléphonique à l’ambassadeur russe Sergey Kislyak, qui aurait pu exposer Flynn à un chantage des Russes, sa principale explication pour sa précipitation à avertir la Maison-Blanche de ce soit-disant grave danger .

Yates a eu également des mots inquiétants sur une information « sous-jacente » qui soulevait d’autres questions sur le patriotisme de Flynn, mais cette preuve, étant également classifiée, n’a pas pu être partagée avec le peuple américain, le laissant imaginer la profondeur de la perfidie de Flynn.

Malgré la faiblesse des accusations de Yates – faisant écho au sénateur Joe McCarthy et à ses listes secrètes de communistes qu’il ne dévoilerait pas – les principaux médias américains ont accordé à Sally Yates un statut d’héroïne sans la moindre crainte qu’elle aurait pu exagérer la très improbable possibilité de chantage des Russes sur Flynn.

Elle supposait que, puisque le compte-rendu du vice-président Mike Pence sur la conversation Kislyak-Flynn différait en quelques détails de ce qui avait été réellement dit, les Russes se serviraient de cet différence pour contraindre Flynn à se soumettre à leurs demandes.

Mais ce qui n’a vraiment aucun sens, en partie, parce que même si les Russes avaient relevé cette différence, ils auraient bien entendu supposé que les Renseignements américains avaient leur propre transcription de la conversation, et donc il n’y aurait pas de base pour un chantage.

La prétendue alerte de Yates pourrait constituer un bon roman d’espionnage, mais elle a peu ou pas de base dans le monde réel. Mais il est difficile pour les Américains d’évaluer ses affirmations puisque tous les faits clés sont classifiés.

L’ignorance fait la Force

Le public ne sait même pas ce que se sont dit Kislyak et Flynn le 29 décembre 2016, lorsque Kislyak a appelé Flynn, qui était en vacances en République Dominicaine. Les deux ont apparemment discuté de la dégradation des relations entre les États-Unis et la Russie, alors que le président Obama venait d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie, mais on ignore si la référence aux sanctions avait quelque chose de spécifique.

Sergey Kislyak, ambassadeur de Russie aux États-Unis (Photo de l’Ambassade de Russie)

Les détails sont importants ici, tout comme le fait que Flynn aurait bien pu ne pas se rappeler tous les détails parce qu’il n’était pas à son bureau et qu’il n’avait pas de soutien de son personnel pour prendre des notes ou enregistrer. Pour ce que nous en savons, Flynn était en maillot de bain, une Pina Colada à la main.

Ainsi, l’hypothèse selon laquelle Flynn mentait intentionnellement quand il a plus tard informé Pence et d’autres collègues est tirée par les cheveux. Pourtant, il a été reconnu coupable au tribunal de l’opinion publique sans que les preuves soient présentées ou sans lui laisser une chance sérieuse de se défendre.

Les motivations de Yates pourraient également mériter un examen. Son comportement semble celui d’une procureure partisane qui aurait probablement été en bonne place pour un poste de haut niveau sous une présidence Clinton. Cela influencerait-il son empressement à tordre les faits pour détruire Flynn et blesser le patron de Flynn ?

Après tout, le climat à l’intérieur de l’administration Obama dans ses derniers jours était de faire tout son possible pour renforcer la « résistance » à l’administration Trump entrante. Après l’investiture, il y a eu des manifestations massives anti-Trump avec des appels, pour ceux qui restaient de l’administration Obama, à se joindre à la #Resistance. Yates, en tant que reliquat de l’administration Obama et procureure générale en exercice, était dans une position idéale pour « résister ».

Le sentiment anti-Trump, compréhensible au sens politique, a fourni un motif à Yates pour exagérer une supposée menace et déclencher ainsi une crise immédiate au sein de l’administration Trump : objectif atteint.

C’était aussi la monnaie de la pièce contre Flynn, qui s’était associé au slogan infâme de la Convention nationale républicaine « enfermez-la (lock her up) ». Ainsi, les partisans de Clinton avaient un puissant motif de créer un contexte pour enfermer Flynn, ce qui semble maintenant tout à fait possible.

La course au jugement

Pourtant, dans cette course au jugement sur le Russie-gate, le public américain n’a pas eu la chance d’entendre Flynn ni les autres conseillers de Trump, présentés comme des agents russes sur la base d’insinuations, y compris le contenu d’un dossier de recherche sur l’opposition compilé par un ancien agent de renseignement britannique et apparemment financé par des partisans de Clinton inconnus.

L’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, parlant avec des partisans lors d’un rassemblement de campagne à Phoenix, en Arizona, le 21 mars 2016. (Photo de Gage Skidmore)

En reculant d’un pas, nous ne connaissons même pas la preuve derrière les allégations d’ingérence russe dans la campagne de 2016. Pour soutenir ces accusations, les chefs des services de Renseignement du président Obama ont émis un rapport incomplet le 6 janvier 2017, qui n’offrait aucune preuve – seulement des allégations – sur des agents russes qui auraient piraté des comptes e-mail démocrates et qui auraient, d’une manière ou d’une autre, fait passer ces informations à WikiLeaks.

Le gouvernement russe et WikiLeaks nient tous deux ce scénario, et le rapport du 6 janvier ne fait que répéter encore et encore combien ses rédacteurs sont sûrs que la Russie est coupable.

Lundi, Clapper, un ancien agent de la DNI, a clarifié un point que les Démocrates ont constamment déformé : à savoir que ce rapport n’était pas le jugement consensuel des 17 agences de renseignement américaines, mais le travail de trois agences seulement : la CIA, la NSA et le FBI.

Mais le grand problème du rapport du 6 janvier, c’est qu’il est complètement partial : il cite les raisons de croire que les Russes sont coupables, mais il passe sous silence les raisons tout aussi fortes de douter de leur culpabilité.

Par exemple, le rapport met l’accent sur le motif présumé de la Russie pour « pirater » et diffuser des courriels nuisibles à la campagne de Hillary Clinton citant la préoccupation du président russe Vladimir Poutine selon laquelle Clinton constituerait une menace de détérioration des relations déjà bien effilochées entre les deux superpuissances nucléaires.

Mais le rapport ne parle pas de l’inconvénient pour la Russie d’essayer d’interférer avec la campagne électorale des États-Unis et de ne pas réussir à stopper Clinton, ce qui était le plus probable jusqu’au soir de l’élection.

Si la Russie avait eu accès à des courriels démocrates et les avait fait passer à WikiLeaks pour publication, Poutine aurait dû penser que la NSA, avec sa capacité exceptionnelle de tracer les communications électroniques dans le monde, aurait bien pu détecter la manœuvre et en aurait informé Clinton.

Ainsi, en plus du caractère faucon bien connu de Clinton, Poutine aurait risqué de donner à la probable présidente des États-Unis une raison personnelle de se venger de lui et de son pays. Historiquement, la Russie a été très circonspecte dans de telles situations, gardant d’habitude pour des fins internes ses collectes de renseignement, sans les partager avec le public.

Bien qu’il soit concevable que Poutine ait décidé de prendre ici ce risque extraordinaire – malgré le point de vue largement répandu selon lequel Clinton était la favorite pour battre Trump – un rapport objectif du DNI aurait dû examiner la possibilité qu’il n’ait pas agi ainsi.

Mais le rapport du DNI n’a pas été motivé par une volonté d’équilibre : c’est bien un réquisitoire de procureur, et qui ne comporte aucune preuve véritable que l’accusé soit coupable.

Le rapport du DNI comprend également une annexe de sept pages, datant de 2012, qui est une attaque argumentée contre RT, le réseau de télévision soutenu par le gouvernement russe, lequel est accusé de dépeindre « le processus électoral américain comme antidémocratique ».

La preuve de cette accusation comprend des articles de RT sur les « vulnérabilités des machines à voter », bien que pratiquement toutes les principales organes de presse américains aient présenté des histoires similaires: certaines lors de la dernière campagne sur la faisabilité de piratage russe dans le processus de vote actuel, piratage dont même le renseignement américain dit qu’il n’y a pas existé.

Le rapport ajoute qu’en plus de nuire à la foi des Américains dans le processus démocratique des États-Unis, « RT a diffusé, accueilli et fait la publicité de débats avec des candidats tiers ». Apparemment, le point de vue du DNI est que montrer aux Américains qu’il existe des choix au-delà des deux principaux partis est en quelque sorte séditieux.

« Les présentateurs de RT ont affirmé que le système américain bipartite ne représente pas les points de vue d’au moins un tiers de la population et que c’est une ‘imposture’ », déclare le rapport. Pourtant, les sondages ont montré exactement ce sentiment chez un grand nombre d’Américains, qui préféreraient plus de choix que les deux candidats habituels ; et effectivement, la plupart des démocraties occidentales ont plusieurs partis.

Ainsi, la critique implicite de RT sur le processus politique américain n’a rien qui sorte de l’ordinaire. Ce qui est extraordinaire, en revanche, c’est que la communauté du renseignement des États-Unis considère qu’en permettant aux candidats tiers américains d’exprimer leur opinion, RT a en quelque sorte subverti le processus démocratique américain.

Le rapport prend également à partie RT pour avoir couvert le mouvement Occupy Wall Street et pour avoir rendu compte des dangers environnementaux liés à la fracturation hydraulique, des sujets cités comme preuve supplémentaire que le gouvernement russe utilise RT pour affaiblir le soutien du public américain à la politique de Washington (bien que, encore une fois, ce soit là d’authentiques sujets d’intérêt général).

Compte tenu de la faiblesse – voire de l’absurdité – de ces attaques contre RT, les Américains pourraient avoir des raisons de se questionner sur la solidité des preuves concernant les élections de 2016. Mais nous ne sommes pas du tout autorisés à les voir : elles sont classifiées.

Quant à Michael Flynn, il pourrait bien y avoir des critiques légitimes à son égard pour avoir accepté de prononcer un discours payé lors du dixième anniversaire de RT en 2015, apparemment sans s’en expliquer avec le Pentagone.

La leader du Parti Vert, Jill Stein, et le lieutenant-général  Michael Flynn, assistent à un dîner marquant les 10 ans d’existence du réseau RT à Moscou, en décembre 2015, assis à la même table que le président russe Vladimir Poutine.

On m’a dit également que Flynn s’était fait des amis parmi les officiers russes qu’il avait rencontrés lors de sa coopération avec la Russie dans les campagnes militaires américaines en Afghanistan et dans la lutte contre le terrorisme.

Bien sûr, le président Obama lui-même a développé une relation de coopération avec le président Poutine et son prédécesseur, Dmitri Medvedev. Poutine a joué un rôle clé en persuadant l’Iran d’accepter des contraintes sévères sur son programme nucléaire, un accord que Obama considère comme sa plus grande réalisation en politique étrangère.

Ce n’est qu’après le putsch orchestré par les États-Unis en Ukraine au début de 2014 et la réaction de la Russie à un nouveau régime hostile à ses frontières, que la relation entre les États-Unis et la Russie est devenue clairement antagoniste. Bien que la plupart des politiciens américains et les médias accusent exclusivement Poutine et la Russie, une évaluation objective trouverait également à blâmer du côté américain.

Mais on est à court d’objectivité dans le Washington d’aujourd’hui, d’autant plus que les démocrates amers ont vu dans les espoirs de Trump de rétablir une relation plus coopérative avec la Russie, une vulnérabilité politique qui pourrait être exploitée dans la perspective d’un scandale allant jusqu’à une possible destitution.

Dans l’opinion officielle de Washington, Michael Flynn n’est rien d’autre qu’un chien écrasé dans la course majeure vers le pouvoir.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé plusieurs affaires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek, dans les années 80.

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

 

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RGT Le 04 juin 2017 
 
 

Je pense personnellement que si cet homme a été “écarté” c’est plutôt pour son indépendance d’esprit.

Un type qui suivait ses propres convictions, et qui était donc “ingérable”.

L’ennemi politique est bien là : Un type qui ne suit pas l’intérêt des partis mais ses propres convictions, c’est réellement dangereux.

Surtout s’il réussit (on ne saura jamais).
Imaginez que les électeurs s’en rendent compte et surtout qu’ils approuvent.

L’intérêt de la nation et de sa population, les politiciens s’en foutent.
Seul compte leur propre intérêt et ils sont prêts à plomber tous ceux qui pourraient mettre en danger leur business fructueux.

Désormais le “danger” est écarté et il a été remplacé par un homme plus “compatible” avec les intérêts de la “démocratie”.
“On” a échappé de peu à la catastrophe.

P.S. Il ne faut pas oublier que certaines personnes honnêtes se joignent parfois à des politiciens quand ils ont la garantie de pouvoir mener à bien des actions qu’ils jugent justes et utiles.

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Une journée internationale de l'enfance  sur le front du Donbass. D'un côté le respect, de l'autre coté l'abjection. Par Erwan Castel.

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Ukraine, #le nazisme

vendredi 2 juin 2017

 

D'un côté le respect, de l'autre coté l'abjection

 
Une journée internationale de l'enfance 
sur le front du Donbass
 
 
Consacrer une journée pour rappeler l'importance de l'enfance dans les sociétés humaines est une tradition aujourd'hui reconnue et pratiquée par tous les pays du Monde, avec cependant des dates différentes. Suite au congrès de la Fédération internationale des femmes (à Paris) le Monde russe a décidé en 1949 de choisir la date du 1er juin pour célébrer l'enfance dans les pays du bloc soviétique. 40 ans plus tard les Nations Unies suivent cet exemple et décident de suivre l'initiative russe en choisissant la date du 20 novembre.
 
Dans le Donbass, recueillement et le respect
 
Comme les deux précédentes années de guerre, hier à Donetsk, cette journée internationale de l'enfance, qui insiste principalement sur le devoir universel de protéger cette innocence qui porte en elle notre avenir, a revêtu au coeur de la cité assiégée par l'armée de Kiev et bombardée quotidiennement une dimension émotionnelle particulière.  
 
Les différentes cérémonies qui ont eu lieu dans le Donbass, inauguration de plaques et monuments, témoignages, concerts en hommage aux enfants du Donbass qui depuis 3 ans vivent sous les obus et dans la peur, se sont achevées par un lâcher de lanternes lumineuses au dessus du lac du parc de Scherbakhova, au coeur de Donetsk.

101 ballons lancés vers les étoiles en mémoire des 
101 vies innocentes fauchées pendant leur printemps 
Merci à Sorokina Lena pour cette vidéo
 
Plus de 100 enfants ont été tués depuis le lancement de cette cynique et criminelle "Opération Spéciale Antiterroriste" menée par Kiev contre les populations russophones de la Novorossiya, cette région slave située au Sud et à l'Est de l'Ukraine contemporaine.
 
Les enfants du Donbass, victimes de la guerre ne sont pas morts au combat mais dans leurs écoles, jardins d'enfants, transports en commun ou habitats résidentiels, souvent loin des champs de batailles, victimes de tirs génocidaires sadiques de la part de soudards excités par la haine, la stupidité et l'alcool. 
 
Et ces vies innocentes, fauchées à le fleur de leurs premières années, ne sont pas des "dommages collatéraux" mais bien une cible intentionnelle déclarée et reconnue par le Président ukrainien Porochenko lui-même !
 
 
En Ukraine, crime et abjection  
 
Malgré le cessez le feu déclaré à l'occasion de cette journée internationale de l'enfance l'armée ukrainienne a réalisé des tirs et bombardements sur des quartiers résidentiels, au Nord de Donetsk et à Trudovsky notamment (Ouest), montrant leur mépris total de la vie.
 
Trudovsky 1er juin en après midi, tirs ukrainiens 
pendant le cesse le feu sur un quartier résidentiel
 
A Volvo Center, dans l'Ouest de Oktyabrsky les ukrainiens ont tiré des traçantes contre les ballons lumineux qui ont été également lancés dans le ciel dans ce quartier Nord de Donetsk, tels des crapules cherchant à tuer une deuxième fois leurs victimes innocentes.
 
 
Mais c'est certainement dans les territoires occupés par l'armée ukrainienne que s'est déroulé le "fait divers" le plus révélateur de la mentalité abjecte qui domine les actes des soudards excités de ce régime issu des poubelles du Maïdan.
 
Ce 1er juin, un nouveau viol a été commis par un soldat ukrainien contre une gamine vivant à Andreevka un village du district de Volnovakha, occupé par Kiev en ce moment. La victime est une jeune fille de 14 ans qui a été violée avant d'être assassinée.
 
Voilà comment à Kiev on célèbre la journée de l'enfance !
 
 
A Oktyabrsky, lorsqu'un enfant est réveillé par les bombardements, sa maman lui dit en essuyant ses larmes que c'est l'orage qui passe dans le ciel, loin des rêves et des jouets et que demain le soleil victorieux fera encore briller les balançoires et fondre les glaces au chocolat...
 
Il y a quelques semaines étaient lancé le projet "101 vies", exposition itinérante destinée à alerter le public et éveiller les consciences sur la situation réelle du Donbass à travers une évocation des enfants qui y ont été massacrés par les forces armées ukrainiennes.
 
 
Venir dans le Donbass, poussé par un idéal, une envie de concrétiser un engagement politique ou un devoir de libérer la vérité en réinformant est une motivation déjà forte et qui nous aide, les volontaires étrangers venus servir les Républiques de Donetsk ou Lugansk, à franchir le pas, sautant vers l'inconnu par dessus la barrière de la langue. Mais lorsque que l'on côtoie cette population à la fois humble et courageuse, l'engagement prend alors une autre dimension, plus intime et intuitive, plus forte à chaque sourire rencontré au coin d'une rue, dans un jardin ou une épicerie, dans une tranchée où à une table d'hôte... 
 
Au milieu de ces regards croisés parfois le temps d'une station de bus, ceux des enfants restent les plus étonnants dont la flamme conservant l'innocence de l'enfance exprime souvent une gravité mesurée, expression d'une conscience éveillée et cultivant malgré la guerre un avenir plein de rêves et d'espérances...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

J'ai réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir plus encore aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
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Le Russie gate, une nouvelle forme de Maccarthysme, par Robert Parry

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #La guerre, #l'horreur économique

Source : Consortium News, Robert Parry, 07-05-2017

Exclusif : les cauchemars des défenseurs des libertés individuelles au sujet de l’État espion deviennent réalité, mais puisque les victimes sont d’anciens conseillers de Trump, beaucoup  des militants de ces mouvements sont ici étonnamment silencieux, écrit Robert Parry.

Par Robert Parry

Le Congrès exige de plusieurs conseillers de la campagne Trump des informations sur leur vie privée et leurs affaires, voilà qui prouve à quel point l’enquête sur le Russia-gate ne cesse de prendre de l’importance jusqu’à se transformer en un nouveau type de maccarthysme portant atteinte aux libertés du citoyen, comme la liberté de parole et la liberté d’association.

Carter Page, ex-conseiller en politique étrangère de Trump

On avait d’abord pensé que les enquêtes du Congrès et autres allaient se concentrer sur des problèmes spécifiques autour de la présumée ingérence russe dans l’élection de 2016. Ainsi on aurait pu chercher à savoir si un intermédiaire de Trump avait, d’une façon ou d’une autre, fait passer à WikiLeaks des mails dérobés aux Démocrates pour que cette organisation les publie sur le net.

WikiLeaks nie avoir reçu des Russes les mails qui ont fuité et la campagne et Trump nie avoir conspiré avec les Russes, ce qui n’a pas empêché les chefs du renseignement du président Obama de prétendre que les agents russes avaient piraté les mails avant de les faire passer par des intermédiaires à WikiLeaks, même si aucune preuve de ces agissements n’a, jusqu’à présent, été rendue publique.

Cependant, au lieu de se concentrer sur cette question centrale, le Sénat, semble-t-il, va à la pêche aux informations en enquêtant  sur quasiment tous les contacts entre les conseillers de Trump et des Russes, susceptibles d’avoir ou non des liens avec le gouvernement.  Le nombre des renseignements exigés est tel que les enquêteurs pourraient piéger leurs cibles, en interprétant comme obstruction à une enquête officielle l’omission, intentionnelle ou non, d’un nom ou d’un contact.

Par exemple, le comité sénatorial du renseignement a exigé de Carter Page, l’ancien conseiller en politique étrangère de Trump, qui fait de nombreuses affaires avec la Russie et a de nombreux contacts personnels dans le pays, qu’il fournisse le nom et des informations à propos de quasiment toutes les personnes contactées au cours de cette période de dix huit mois et susceptibles d’être des responsables russes ou liées, d’une façon ou d’une autre, avec des entreprises russes.

Dans une lettre datée du 28 avril, le responsable Républicain du comité, Richard Burr de la Caroline du Nord et le responsable Démocrate Mark Warner de Virginie, ont donné à Page jusqu’au 9 mai pour fournir : “une liste de toutes vos rencontres avec un officiel russe ou un représentant d’intérêts de firmes russes entre le 16 juin 2015 et le 20 janvier 2017. Pour chacune de ces rencontres, vous devrez indiquer la date, l’heure, le lieu, le nom de toutes les personnes présentes et inclure des copies des notes prises par vous ou pour vous.”

Rencontres avec les membres de la campagne

En outre, le Comité a fixé la date limite du 19 mai pour que lui soit également fournie : “Une liste de toutes les rencontres dont vous avez eu connaissance entre un membre de la campagne Trump et tout responsable russe ou représentant d’intérêts de firmes russes, qui se sont déroulées entre le 16 juin 2015 et le 20 janvier 2017. Pour chaque rencontre de la liste, vous devrez indiquer la date, l’heure, le lieu et le nom de toutes les personnes présentes.”

Donald Trump s’adresse à des sympathisants lors d’un meeting à Fountain Park, Fountain Hills, Arizona, le 19 mars 2016.

Pour le 19 mai aussi, le Comité a exigé que soient fournis : ” tous les enregistrements de communications  électroniques telles que mails ou textos, toute la correspondance manuscrite et les enregistrements des appels téléphoniques, qui ont eu lieu entre le 16 juin 2015 et le 20 janvier 2017, entre vous-même et tout responsable russe ou représentant d’intérêts de firmes russes.

“Tous les enregistrements de communications  électroniques telles que mails ou textos, toute la correspondance manuscrite, et les enregistrements d’appels téléphoniques ayant un rapport quelconque avec la Russie, qui ont eu lieu entre vous et des membres et conseillers de la campagne Trump.”

“Toutes les informations relatives à vos avoirs financiers et immobiliers en lien avec la Russie entre le 16 juin 2015 et le 20 juillet 2017, dont les valeurs mobilières ou les biens immobiliers que vous avez vendus ou dont vous vous êtes séparés durant cette période.”

Des demandes d’information similaires auraient été adressées à d’autres conseillers de la campagne Trump comme Roger Stone, Paul Manafort et Michael Flynn.

Page a énormément de relations commerciales avec la Russie où il a d’ailleurs vécu plusieurs années, ce qui assimile ces considérables demandes d’information à une façon de piéger, pour faux témoignage, la personne concernée. En effet, même si Page faisait de son mieux pour fournir la liste de tous ses contacts réels, téléphoniques et mails, il oublierait forcément quelque chose ou quelqu’un, ce qui l’amènerait à être poursuivi pour avoir fait obstruction à l’enquête ou pour avoir menti aux enquêteurs.

Un mandat FISA [Foreign Intelligence Surveillance Act]

En outre, puisque l’administration Obama est censée avoir obtenu, l’été dernier, un mandat FISA contre Page grâce à la  loi sur la surveillance et le renseignement étranger, le gouvernement états-unien a probablement plus d’informations sur les contacts de Page et ses communications que l’intéressé lui-même, ce qui fait courir à ce dernier, d’un point de vue juridique, un risque bien plus élevé d’omission.

Le directeur du Renseignement National James Battant (à droite) s’entretient avec le Président Barack Obama dans le Bureau Ovale, avec John Brennan et d’autres assistants à la sécurité nationale. (Crédit Photo: Bureau du Directeur du Renseignement National)

Le mandat FISA aurait été obtenu, en partie, en raison d’un discours prononcé par Page, en Russie, le 7 juillet 2016, discours qui exprimait une critique modérée de la politique étrangère des États-Unis envers les pays de l’ex-Union soviétique. Cette enquête du FBI, qui a commencé fin juillet, s’est étendue depuis, de manière bien plus vaste, aux membres de la campagne présidentielle de Trump qui peuvent avoir des liens avec la Russie.

Dans un article sur les origines de l’enquête visant Page et d’autres conseillers de Trump, le New York Times a présenté le discours prononcé par Page à la Nouvelle école économique de Moscou en juillet comme une critique de “la politique américaine vis-à-vis de la Russie en des termes qui faisaient écho à ceux du président Poutine”.

Le Times a alors cité une ligne du discours de Page : “Washington et les autres capitales occidentales ont fait obstacle à des progrès possibles en se concentrant, souvent de façon hypocrite, sur des idées comme la démocratisation, l’inégalité, la corruption et le changement de régime.”

Les auteurs de l’article, Scott Shane, Mark Mazzetti et Adam Goldman ajoutent : “Ses remarques [celles de Page]  coïncidaient avec l’opinion positive qu’a M. Trump du président russe, ce qui a conduit à spéculer sur ce que M. Trump pouvait bien voir en M. Poutine, accusé en général aux États-Unis d’être un  implacable autocrate anti-occidental.”

En réalité, le discours de Page était beaucoup plus nuancé que ce que le Times a bien voulu en rapporter. Il soulignait surtout que le passage précipité, dans l’ex-Union soviétique, d’une économie contrôlée par l’État à une économie de marché, avait eu des effets pervers, notamment l’augmentation de la corruption.

“Comme l’État continuait à dominer et qu’en même temps, s’ouvraient de nouveaux marchés, à la suite du démantèlement de l’Union soviétique, les membres de ces sociétés ont mis au point des méthodes et des moyens qui leur ont permis de survivre grâce à la corruption”, a déclaré Page, en ajoutant que l’Occident n’était pas sans rencontrer, lui aussi, ce genre de problèmes.

“Ces approches rappellent plusieurs formes de corruption que l’on trouve parfois dans les sociétés occidentales. Certaines peuvent être explicites comme le scandale Madoff dans le monde de la finance et l’affaire Enron dans celui de l’énergie, tandis que d’autres sont plus subtiles comme les injustices sociales mises en lumière par le mouvement Occupy Wall Street.”

En d’autres termes, les commentaires de Page s’inscrivent dans une évaluation raisonnable des problèmes auxquels ont été confrontés les pays de l’ex-Union soviétique. Page a aussi admis que l’Occident, malgré son attitude moralisatrice envers les pays moins développés, avait des soucis, lui aussi, avec la corruption aussi bien dans sa forme explicite, passible de poursuites, que dans une forme plus subtile qu’on retrouve dans les machinations de Wall Street. Après tout, la crise financière de 2008 n’a-t-elle pas dépouillé de milliers de milliards de dollars les citoyens de base tant américains qu’européens, en les délestant de leurs actifs et en leur faisant payer le coût des renflouements gouvernementaux ?

Un écho à Poutine ?

Pour le New York Times, notons-le, les remarques de Page font “écho à la position de Vladimir V. Poutine”, ce qui laisse entendre que Page, un ancien officier de marine états-unien, faisait preuve, quelque part, de déloyauté.

Le président russe Vladimir Poutine, après son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 28 septembre 2015.

Les opinions de Page exprimées dans ce discours ont, à ce que suggère le New York Times, contribué à la décision de l’administration Obama d’obtenir un mandat FISA qui a permis au gouvernement américain de surveiller ses communications comme agent potentiel d’une puissance étrangère.

Normalement, les défenseurs des libertés individuelles devraient s’émouvoir d’une démarche gouvernementale aussi intrusive contre un citoyen au prétexte qu’il exprime ses opinions, que celles-ci fassent écho ou non aux vues du président Poutine. Cependant, comme Page a été brièvement conseiller de politique étrangère de Trump, et que beaucoup des défenseurs des libertés du citoyen font partie de #Resistance à Trump en raison des  menaces que ce dernier ferait peser sur les libertés, ils sont tous restés extraordinairement silencieux sur le traitement maccarthyste auquel étaient soumis Page et d’autres conseillers de Trump.

Le général de corps d’armée à la retraite, Michael Flynn, qui a été brièvement conseiller à la sécurité nationale du président Trump, a déjà eu un aperçu de la façon dont les autorités de surveillance du gouvernement des États-Unis peuvent piéger un citoyen et lui faire commettre un délit passible de poursuites, comme mentir à des enquêteurs ou faire obstruction à la justice.

Le 29 décembre 2016, plusieurs semaines avant l’investiture de Trump, Flynn, alors en vacances en République dominicaine, a répondu à un appel téléphonique de l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak lors duquel ils ont, semble-t-il, discuté de la montée des tensions entre Washington et Moscou, alors que les écoutaient, à leur insu, des responsables du renseignement des États-Unis.

Comme Flynn ne faisait pas officiellement partie du gouvernement au moment de cet appel, les fonctionnaires du ministère de la Justice de l’administration Obama ont concocté un prétexte pour ouvrir une enquête criminelle en invoquant la loi Logan, adoptée en 1799 pour défendre aux citoyens non autorisés de négocier avec des gouvernements étrangers mais qui n’a jamais été utilisée pour condamner qui que ce soit. Cette loi est, en outre, d’une constitutionalité douteuse et n’à sûrement jamais été destinée à s’appliquer aux conseillers d’un président élu.

Cependant, sur la base de ce prétexte peu convaincant, les agents du FBI – avec une transcription de l’interception électronique de l’appel téléphonique entre Kislyak et Flynn ont mis à l’épreuve la mémoire de Flynn sur la conversation et ont trouvé ses souvenirs incomplets. Flynn a également été critiqué pour avoir donné une conférence payée en 2015, lors d’un dîner à Moscou rendant hommage au dixième anniversaire de la station de télévision russe RT. Sous la pression politique et médiatique, le président Trump a renvoyé Flynn.

Le Nouveau Maccarthysme

Ainsi, alors que l’on peut légitimement critiquer le jugement de Flynn, la grande question de liberté civile que pose l’enquête sur le Russia-gate est la perspective de criminaliser des contacts dans un autre contexte inoffensifs avec la Russie et de punir les citoyens américains de leur résistance à la Nouvelle Guerre froide.

La leader du Parti Vert, Jill Stein et le général de corps d’armée à la retraite Michael Flynn assistent à un dîner marquant les 10 ans d’existence de la chaîne RT à Moscou, en décembre 2015, assis à la même table que le président russe Vladimir Poutine.

De nombreux démocrates, des libéraux et même des progressistes semblent enthousiasmés par la perspective de brandir ce nouveau maccarthysme contre les conseillers de Trump dans l’espoir que le Russia-gate puisse devenir une affaire menant à la destitution de Trump.

Mais le précédent ainsi mis en place pourrait se révéler très dangereux à long terme. Si les Américains peuvent être soumis à des mandats intrusifs de la part du FISA pour s’être rendus à l’étranger et avoir critiqué des politiques américaines ou si des appels téléphoniques interceptés peuvent être utilisés pour tester les souvenirs des citoyens lors d’interrogatoires par le FBI, nombre d’avertissements des défenseurs des libertés civiles sur les dangers d’une application large du droit de surveillance dans la “guerre contre le terrorisme”, pourraient devenir réels.

Après avoir pris connaissance des requêtes radicales du Congrès au sujet des documents et autres données, Carter Page, consultant de l’industrie pétrolière, qui a  de nombreux contacts étrangers, y compris en Russie, a répondu en prenant note de la surveillance déclarée à laquelle la FISA l’avait soumis, en écrivant aux sénateurs Burr et Warner :

“Je reste déterminé à aider le Comité sénatorial sur le renseignement dans toute la mesure de mes moyens. Mais, je vous prie de noter que tous les enregistrements que je pourrais avoir effectués en tant que simple citoyen disposant de ressources technologiques limitées seront peu de chose comparés à la base de données complète qui a déjà été recueillie sous la direction de l’administration Obama au cours du mandat FISA complètement injustifié de l’année dernière, qui m’a pris pour cible pour avoir exercé mes droits du premier amendement, tant en 2016 que lors des années précédentes.”

 “En tant que premier de la liste dans cette résurgence de la chasse aux sorcières que suggèrent les tâches fastidieuses définies dans votre… lettre, je vous prie de commencer par partager [avec moi] les informations que vous avez actuellement… En se fondant  sur la base de données d’informations personnelles déjà recueillies au cours de l’opération intérieure de renseignement politique de l’administration Obama qui aurait débuté l’année dernière, il semble clair que beaucoup des lourdes tâches que vous m’avez assignées ont probablement déjà été largement menées à leur terme.” 

“En tant que simple individu, je peux vous assurer que mes capacités administratives personnelles sont dérisoires à côté de la force de frappe bureaucratique que représente le personnel nombreux des branches exécutives, législatives et judiciaires du gouvernement des États-Unis qui est  apparemment impliqué dans cette surveillance abusive depuis de longs mois.”

Justifiée ou pas, la surveillance de la FISA de Page – et donc d’autres personnes qu’il a contactées – peut servir de base à certaines  accusations criminelles contre lui. On peut coincer d’autres conseillers de Trump pour divers délits procéduraux, comme des rapports non correctement réalisés, avec le Foreign Agents Registration Act [Loi sur l’enregistrement des agents étrangers], une autre loi qui s’applique de façon sélective principalement contre les personnes sans soutien politique.

Dans une interview vendredi, Page m’a dit qu’il était un petit joueur qui n’avait violé aucune loi, mais qui était devenu une cible  “évidente” dans les tentatives de l’administration Obama pour saper la campagne de Trump.

“Je n’ai pas de protection [politique] et j’ai de vrais liens, profonds, avec les Russes”, a-t-il affirmé avant d’ajouter que s’il voulait obéir aux injonctions du Sénat, il devrait passer en revue “des milliers de mails et des centaines d’appels téléphoniques… Cette affaire est un défi à toute logique, à tout bon sens”.

Mais, en réalité, dans le microcosme de Washington, une fois que la pression monte autour d’un “scandale”, quelqu’un doit être condamné pour quelque chose, sinon tous les gros bonnets qui sont intervenus dans “l’affaire” auraient l’air stupide. Dans le Russia-gate, cependant, d’importants principes touchant le droit à une opinion dissidente, le droit au respect de la vie privée et le droit d’association sont, en ce moment, foulés aux pieds.”

Pour plus d’informations sur ce sujet, voir Consortiumnews.com et notamment “La chasse aux sorcières : avez-vous parlé aux Russes ?”.

Journaliste d’investigation, Robert Parry a publié de nombreuses révélations sur le dossier Iran-Contra pour l’Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, Robert Parry, 07-05-2017

 

31 réponses à Le Russie gate, une nouvelle forme de Maccarthysme, par Robert Parry

Commentaires recommandés

Georges Clounaud Le 31 mai 2017 à 07h48
 
 

Sur ce sujet il serait peut-être intéressant d’entendre l’avis du “maitre du Kremlin” qui a donné une interview for intéressante au figaro lors de son passage à Paris.
http://www.lefigaro.fr/international/2017/05/30/01003-20170530ARTFIG00381-vladimir-poutine-au-figaro-arretez-d-inventer-des-menaces-russes-imaginaires.php
On peut ne pas être d’accord avec lui et avoir certaines réserves sur ces dires mais il y a au moins une qualité qu’on peut lui accorder : ces propos sont nets, clairs et précis.
Et son explication sur l’inutilité de favoriser un candidat en est un parfait exemple. (à partir de la 22ème minute) : “Nous n’en avons aucun besoin […] la personne élue a ses opinions […] mais le lendemain des élections il est visité par des gens avec des attachés-caisses, bien vêtus […] qui lui explique comment réagir en bon président et changer quelque chose dans ces conditions est très difficile”
Très posément, Poutine nous explique donc qu’il est inutile de “corrompre” tout président américain car c’est la “bureaucratie”, le deep state qui dirige les États-Unis. Et ce ne sont pas les fidèles de ce blog qui iront le contredire…

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La Russie n'a pas invité l'AFP au Sommet des agences de presse à Saint Petersbourg. Par Karine Béchet Golovko.

3 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La nation ., #Les média

vendredi 2 juin 2017

 

La Russie n'a pas invité l'AFP au Sommet des agences de presse à Saint Petersbourg

 
 
 
A l'occasion du Forum économique de Saint Petersbourg, le Président russe invite les directeurs des grandes agences de presse mondiales pour un Sommet de la presse. Cette année, l'absence de l'AFP a été remarquée. Juste après le comportement scandaleux de Macron à Paris, peut être que la Russie n'avait pas envie de voir des propagandistes autour de la table, mais des journalistes.
 

La Russie est bien connue pour ses réactions asymétriques et le silence du Président russe, qui n'a pas voulu faire de scandale suite à l'accusation d'organe de propagande portée par E. Macron à l'encontre de  RT et Sputnik, ne pouvait rester sans réaction bien longtemps.
 
Celle-ci ne s'est pas faite attendre. L'Agence France Presse n'a pas participé à la conférence des grandes agences de presses mondiales à Saint Petersbourg avec le Président V. Poutine. Le porte-parole du Kremlin a très diplomatiquement expliqué cela:
"Le fait est que cela s'appelle le Sommet des agences de presse, autrement dit y participent les directeurs, sinon au minimum les sous-directeurs. Le format de la rencontre ne prévoit pas une autre forme de participation"
C'est simple et très clair en même temps. Toute action entraîne réaction et il est naïf de la part du Président français d'imaginer que la Russie restera sans bouger face à un tel comportement. Le fait de ne pas casser la vaisselle en public ne signifie pas que tout soit pardonné et accepté. 
 
Mais à ce niveau, est-ce de la naîveté ou de l'incompétence de la part de E. Macron?
 
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Les leçons de la rencontre Macron / Poutine par Karine Bechet Golovko.

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

mardi 30 mai 2017

 

Les leçons de la rencontre Macron / Poutine

 
 
 
Lorsque deux chefs d'Etat se rencontrent, chacun doit avoir une idée claire de ce qu'il attend de la discussion. Si l'on comprend sans difficulté l'intérêt pour Macron d'inviter le Président russe, l'intérêt de la Russie de se prêter au jeu du faire-valoir est beaucou plus flou. De cette confrontation, semble-t-il inattendue pour la Russie, en ressortira peut-être plus de clairvoyance dans sa vision de la France contemporaine.
 

Le produit Macron, un produit à la mode
 
E. Macron est un produit qui s'est bien vendu en France et dont le cours continue à augmenter, si l'on en croit les convertions récentes parmi ceux qui le critiquaient il y a encore peu. La forme fait oublier le fond. Il a suffit de mettre les habits d'un chef d'Etat qui reprend un minimum de patriotisme pastellisé, en le mêlant à de l'européanisme débridé, pour que chacun y trouve son De Gaulle ou son Delors, sans même faire le lien entre les figures contradictoires et inconciliables du produit. 
 
La technique de marketing très poussée qui a été emloyée est d'une efficacité redoutable et ce qui reste de capacité de réflexion indépendante des individus de notre société ne rassure pas. Nous avons plutôt l'impression d'être confronté à un troupeau de moutons qui se prend pour une société humaine et se dirige "de lui même" dans la voie qui lui a été préparée. 
 
Ce produit doit maintenant être vendu à l'international. L'on a vu la fameuse poignée de mains entre Trump et Macron, surmédiatisée en France, ici aussi la forme masquant le fond. Quel apport pour la politique française? Aucun. Simplement, il fallait donner l'image d'un homme de ce gringalet flottant dans son costume face à l'énorme Trump. L'intérêt reste au niveau de la communication: Macron est apte à tenir face à Trump. En tout cas, il est capable de serrer la main. Quel homme! Quel Président! Et toute la machine de presse de montrer un Macron digne d'un nouveau Talleyrand, face un à Trump sorti de son Western. Décidément, ce produit de consommation courante bénéficie de toutes les comparaisons glorieuses, comparaisons qui doivent le dispenser de faire réellement ses preuves.
 
De l'autre côté, l'autre homme fort est V. Poutine. L'invitation est lancée à la hâte, mais pas pour autant à la légère. Et elle est acceptée immédiatement. Il faut donc donner au Président russe un produit acceptable. Versailles, les ors de la Monarchie prostitués par la République, l'histoire retravaillée pour l'occasion et une haie d'honneur. On descend le perron et l'on sert la main chaleureusement, en véritable maître des lieux, Sans oublier que le but reste la mise à genoux, au minima le couteau dans le dos. Mais pour cela il y a la conférence de presse. La Russie ne s'attend pas à trouver si peu d'humanité derrière un tel sourire. C'est oublier que Macron n'existe pas, il est fabriqué, il ne fonctionne que pour remplir le but fixé.
 
Et le premier but de cette rencontre est rempli: Macron est un produit à la mode, il est devenu plus populaire que Trump, il sera donc acheté. Pari réussi.
 
 
Echanges de tirs lors de la conférence de presse
 
Voici la vidéo de la conférence de presse en français:
 
 
 
La vidéo en russe:
 
 
Avant même d'entrer sur le fond, une chose saute aux yeux: le Président russe est totalement absent, Macron occupe l'espace. La presse russe elle-même remarque cette attitude effacée de V. Poutine qui ne lui ressemble pas. Car si formellement il ne s'agit que d'une conférence de presse, banale, aucune règle n'est en réalité préservée, les organisateurs ont bousculé les convenances pour destabiliser. Et ça a marché.
 
Sur la manière, le choc entre deux hommes incarnant deux modes politiques irréconciliables. D'une part, la politique européenne traditionnelle européenne chez le Président russe, dont la courtoisie, pourtant mise à rude épreuve, reste inébranlable. Même à l'excès. D'autre part, Macron , l'agressivité et le manque de tact, tant face aux journalistes qu'à l'égard de son invité. 
 
Un exemple flagrant concerne la réponse faite par Macron sur le refus d'accès opposé aux journalistes de RT et Sputnik lors de la campagne présidentielle, question posée par une jouraliste de RT, devant le Président russe, son Président. Macron répond en dépassant toutes les bornes de la diplomatie:
 
 
 
Et pas une réaction rien. La situation était, certes, délicate. Réagir aurait pu être considéré comme une confirmation, un soutien direct apporté aux médias russes. Mais quel Président laisserait ses journalistes se faire insulter devant lui à l'étranger? La réaction est venue plus tard. Trop tard. Le porte-parole du Kremlin, D. Peskov a déclaré que le Kremlin ne consière pas que RT et Sputnik soient des organes d'influences. RT a publié un commentaire:
«Il est très décevant que ce qui avait commencé comme une rencontre productive entre deux chefs d'Etat se soit transformée en une nouvelle occasion pour le président Macron de proférer des accusations sans fondement contre RT. Il se trouve que, malgré les nombreuses invectives adressées durant la campagne présidentielle, jusqu’à aujourd’hui, pas un seul exemple, pas une seule preuve que RT ait diffusé des fausses informations à propos d’Emmanuel Macron n’a été présentée. Ni par son équipe, ni par les grands médias qui ont aveuglément diffusé les accusations de l’équipe d’Emmanuel Macron contre RT. Le tout sans questionnement aucun et sans prendre la peine de vérifier ces attaques. En qualifiant de fausse information toute information avec laquelle il ne se montre pas d’accord, le président Macron pose les bases d’un dangereux précédent qui menace à la fois la liberté d’expression et le journalisme dans son ensemble.»
Cet échange fait la Une de la presse française et donne l'image d'un Macron qui a su s'imposer face à Poutine, qui à la surprise générale, n'a pas répondu, alors qu'il en avait la possibilité:
 
Macron aurait-il pu répondre autement? Oui, s'il ne s'était agit que d'un enjeu secondaire. Or, en répondant aussi directement, d'une part il fait une réelle publicité à ces chaînes "d'opposition" en France, mais il lance un signal ouvertement liberticide à la société. La journaliste de RT, en provoquant cette réponse, a permis, d'autre part, de montrer toute la rigidité du système politico-médiatique actuel en France, qui ne supporte plus la contradiction et l'assimile à du mensonge. C'est toute la frontière entre l'information et la propagande.
 
L'agressivité de Macron s'est vue également en ce qui concerne la Syrie, où la menace de recourir aux bombardements en cas d'utilisation d'armes chimiques était directement adressée à la Russie, accusée a priori de couvrir les bombardements chimiques attribués au régime d'Assad par la communauté internationale, cette communauté qui refuse toute enquête indépendante. Ici non plus, le Président russe n'a pas répondu. Mais cette attaque a fait le bonheur du New York Times:
 
With Mr. Putin standing beside him, he accused two news organizations with ties to Russia of acting as “organs of influence” rather than as true outlets for journalism. And he publicly warned the Russian leader that the use of chemical weapons was a “red line” for France. “The use of chemical weapons by anyone will be the object of reprisals and immediate retaliation on the part of France,” he said.Mr. 
Putin has strongly backed President Bashar al-Assad of Syria, whose forces have been accused of using chemical weapons as recently as April. The Russian president did not respond directly to Mr. Macron’s implicit challenge.
D'une manière générale, E. Macron a donné le ton dès son discours d'introduction:
"Pierre le Grand est le symbole de cette Russie qui veut s'ouvrir à l'Europe et qui vient tirer en Europe tout ce qu'elle a de grand et de fort. (...) La Russie qui s'ouvre à l'Europe"
C'est cette Russie qui est la bienvenue, cette Russie qui connait sa place et ne prétend pas à plus, cette Russie qui vient apprendre de l'Europe, docilement, lorsque l'Europe a un peu de temps à consacrer à son éducation. Pour cela, d'ailleurs, il faut créer un Forum franco-russe des sociétés civiles: les grands esprits français vont pouvoir reformater les faibles esprits russes. Ce n'est jamais l'Europe qui s'ouvre à la Russie. Cette vision des rapports entre l'Europe et la Russie nous renvoie bien en arrière, à cette condescendance européenne, à cette Russie curiosité intéressante aux portes de la civilisation. 
 
La Russie d'aujourd'hui peut-elle l'accepter? En a-t-elle besoin? Et Macron d'enfoncer le clou avec la défense des droits des LGBT en Tchétchénie et des ONG en général en Russie:
"J'ai indiqué au Président Poutine les attentes de la France et nous sommes convenus d'avoir un suivi extrêmement régulier ensemble."
Autrement dit, Macron a fait la leçon et maintenant le Président va devoir rendre des comptes? Est-ce bien ce que la Russie est venue chercher à Versailles?
 
Toute la presse française célèbre la victoire de Macron, qui a effectivement largment dominé l'exercice en imposant ses règles:
 
 
 
 
 
Quel était le but de la Russie?
 
La question de savoir ce que pouvait faire le Président russe face à un tel comportement, reste ouverte. Soit la dénégation, soit le scandale. Il eût été aussi possible de répondre avec humour pour dénigrer son vis-à-vis, il est dommage que le choix ait été celui de la dénégation. Car en suivant la conférence de presse, l'on a vraiment l'impression que les deux Présidents font deux conférences de presse distinctes.
 
Et l'on voit bien que les différends ne sont pas conjoncturels, le maintien des échanges commerciaux ne règlera rien et ne signifie rien, sauf que les milieux d'affaires qui ne vivent pas de la globalisation n'ont aucun pouvoir d'influence sur la politique en France, qui se décide ailleurs. Et remettre en vrac sur le tapis, et en se dépêchant, la question des sanctions, alors que la Russie avait toujours pris de la hauteur en refusant par principe de discuter de ce qu'elle n'a pas initié, a clos la conférence de presse sur une étrange impression. 
 
Les différends sont profonds, c'est une vision du monde différente. Une vision du monde et un comportement auxquels, manifestement, la délégation russe n'a pas été préparée. Macron a clairement lancé un défi à V. Poutine: ou vous jouez selon nos règles, car nous reprenons les manettes suite à la défaite de Clinton, soit l'on ne vous reconnaît pas comme des nôtres. Et ces "valeurs" qu'il impose comme de fait acceptées par V. Poutine. 
 
La Russie, pour reprendre le terrain dans ces nouveaux types de rapports politiques, va devoir s'adapter très vite. Les victoires militaires ne comptent que pour autant qu'elles sont médiatisées : que reste-t-il d'Alep ou de Palmyre? Les bévues n'existent que pour autant que l'on en parle: qui s'inquiète des morts civils syriens suite aux bombardement américains? L'Occident maîtrise la parole médiatique et laisser RT et Sputnik se faire attaquer dans ce monde devenu largement virtuel n'est plus une faute de goût, c'est une erreur très grave. La Russie aussi doit affirmer ses lignes rouges dans ce nouveau monde, qu'il s'agisse de ses diplomates ou de ses journalistes.
 
Le seul avantage de cette rencontre est d'avoir pu faire tomber les illusions quant à Macron, ce Président particulièrement cultivé, très intelligent, pragmatique, avec lequel il sera possible de parler. Cette France-là ne cherche pas à coopérer avec la Russie, elle veut la faire rentrer dans le rang. Sans émotion superflue. Question d'intérêt: être globaliste ou ne pas être. La Russie va devoir faire un choix, il existe peu de camps. Or, à l'intérieur du pays, les sirènes néolibérales et globalistes chantent aussi, adapter la position stratégique du pays nécessite une clarification de sa politique.  
 
La scène s'est déroulée dans la Galerie des Batailles de Versailles. Ce n'est qu'une bataille, mais qui augure de la guerre qui se joue.
 
 
 
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Comment protéger la jeunesse contre la manipulation politique? Par Karine Bechet Golovko

26 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Ecole

vendredi 26 mai 2017

 

Comment protéger la jeunesse contre la manipulation politique?

 
 
 
Les derniers mouvements à tendance révolutionnaire ont un point commun: l'utilisation, voire la manipulation, de la jeunesse. Qui dans ses années étudiantes n'a pas participé à une manif? Difficile à imaginer. Qui n'a pas voulu changer le monde? Qui n'a pas défié la police, s'imaginant dans la peau de David conte Goliath, la peur au ventre et le coeur en fête? Peu importe, si l'on n'est pas romantique à 16 ans, on ne l'est jamais. Si l'on ne verse pas de larmes à 16 ans sur les mots de Chateaubriand, une vie bien sèche s'annonce. Mais les temps ont changé et l'émotion provoquée par les post sur Facebook n'ont pas le même effet. La Russie cherche un moyen pour protéger sa jeunesse, mais la pente est glissante. 
 

 
La moyenne d'âge dans le Maïdan ukrainien était très basse, de même lors des manifestations organisées par Navalny contre Medvedev sous couvert  de lutte contre la corruption (voir note article sur la tentative de Révolution verte lancée par Navalny). Le Conseil des droits de l'homme s'est inquiété des appels à manifester directement adressés aux écoliers, de cette technique de manipulation de leur nature émotive à des fins très particulières.
 
La ministre de l'enseignement affirme que les jeunes doivent rester en dehors de la politique, qu'ils ne comprennent pas par ailleurs. Suite aux manifestations de mars, une étude a été faite chez les écoliers pour savoir s'ils comprenaient au moins ce que signifie le concept de corruption, contre lequel ils étaient sortis dans la rue. 70% d'entre eux n'ont pas été capables d'en donner la moindre définition.
 
Donc la question étant: pour quoi les enfants manifestaient si nombreux dans la rue?
 
Tout d'abord, parce que les organisateurs ont fait un excellent travail sur les réseaux sociaux pour les inciter à participer "à un grand mouvement qui va changer le monde, le rendre meilleur". Qui, à cet âge, n'a pas envie de changer le monde? 
 
Ensuite, parce que la société actuelle voue un véritable culte à l'enfant génie de par sa naissance, qui a une connaissance innée que le professeur (qui doit obligatoirement ête jeune lui aussi) ne fait que révéler. Les émissions s'enchaînent en Russie à propos de tous ces enfants qui ont des dons incroyables: ils sont capables de ressortir par coeur des connaissances qu'ils ne maîtrisent pas. Mais on ne leur demande pas de les maîtriser, on leur demande de faire le show - pour les adultes. Notre société a, en quelque sorte, remplacé les chiens savants par les enfants savants. En même temps, elle leur accorde une place qu'ils ne peuvent tenir, qui est trop lourde pour leurs épaules encore fragiles. Les enfants ne sont pas là pour faire fantasmer les adultes, pour vivre virtuellement la vie qu'ils n'ont pu se construire dans leur réalité. 
 
Nous assistons à ce double mouvement, à la fois d'infantilisation par la déresponsabilisation réelle des adultes et le vol de l'enfance en traitant les enfants comme des êtres supérieurs, par un transfert opéré des adultes sur les enfants. Ce processus destructeur fragilise en profondeur les individus, les rendant également plus facilement maléables ... manipulables.
 
La Russie cherche un moyen de protéger les jeunes. Il ne serait pas mauvais de commencer par mettre un terme à ces émissions télévisées exploitant l'image de l'enfant, de prendre avec plus d'humour tous ces centres pour "surdoués" dont l'aspect commercial du projet n'est pas forcément étrangé à leur réussite et de s'intéresser avant tout à l'école. C'est certes banal et beaucoup moins vendeur que Syrius ou autres programmes post-modernes, mais à long terme l'école est le seul rampart de l'enfance contre l'absurdité du monde adulte. 
 
En attendant le long terme, la Douma s'interroge sur le court terme et la discussion porte sur l'interdiction de participation des jeunes aux manifestations non autorisées, au minimum pour qu'ils ne soient pas utilisés comme rampart humain par les adultes organisateurs. En ce qui concerne les mineurs, c'est juridiquement faisable, mais pour les jeunes majeurs cela semble irréaliste. Les parents seraient alors soumis à une responsabilité administrative (une amende). Il est évident que ce projet de loi n'est pas prévu pour sanctionner en masse les parents, mais pour fixer la ligne de ce qui est autorisé et de l'interdit dans la société. Après les parents prennent leur responsabilité, ils peuvent expliquer - ou non - à leur enfant les règles sociales. Mais ces règles existent. 
 
La question de la responsabilité des organisateurs doit être traitée à part. Le danger est ici. Ils utilisent certes les faiblesses du système: la destructuration du système éducatif sous l'impulsion des recommandations de l'OCDE; le culte de l'individu connecté en permanence - comme un animal en laisse; le culte de la jeunesse omnipotente et de l'âge mûr décadent et dépassé; le culte de l'éternel adolescent; etc. Les adultes qui incitent les enfants à sortir dans la rue pour "défendre" des causes, dont ils ne maîtrisent pas les enjeux réels, sont les véritables tireurs de ficelles sociales. 
 
Mais comment réagir? Les enfants doivent rester en dehors de la politique, mais la tentation de la transgression de l'interdit est normale, et même nécessaire, dans le processus de construction de l'individu. Tout comme la rencontre douloureuse avec la limite, le non. La loi peut-elle aider à fixer cette barrière? Seulement dans le cadre d'une réflexion générale sur la dégradation des rapports humains dans notre société.
 
 
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Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil ! Par Sébastien Hairon

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL

samedi 20 mai 2017

 

Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil !

 

Au détour d'une recherche sur l'actualité de la Syrie, j'apprends que les derniers terroristes présents à Homs sont évacués par bus. Homs est la troisième plus grande ville de Syrie.

Comme d'habitude, nos médias subventionnés nous parlent de "rebelles", alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins de criminels qui martyrisent le peuple syrien depuis 2011 en les bombardant, égorgeant des civils ou des soldats prisonniers, les faisant crever de faim ou de soif, violant et/ou vendant femmes et enfants comme esclaves sexuels ! Décidément cette presse a clairement choisi son camp, et elle a délibérément choisi de soutenir des gens qui non seulement tuent en Syrie ou en Irak, mais tuent également en Europe et dans d'autres régions du monde !

Car comment qualifier les articles que je viens de lire ?
Nos journalistes aux ordres de l'oligarchie atlantiste nous parlent de 15 000 personnes qui ont été ou qui vont-être évacuées sur plusieurs semaines !!! 15 000 ? Mais la ville d'Homs compte 1 million d'habitants ! Ce qui veut dire que 985 000 habitants n'attendent qu'une chose : que ces terroristes se cassent de leur ville pour pouvoir enfin de nouveau respirer et revivre en paix. Croyez-vous qu'il en ait été question dans les articles de ces kapos ? Que nenni !

Ces médias nous sortent toujours les mêmes poncifs : le régime de Damas, les rebelles, le régime va prendre le contrôle de la ville, les Russes, les Iraniens etc etc
Faux ! Le gouvernement légal et légitime de la Syrie va reprendre le contrôle de sa ville !!!
 A lire la presse-tituée occidentale, j'ai l'impression que l'armée syrienne va prendre le contrôle d'une ville d'un autre pays ! HALLUCINANT !

Vous pensez que je délire ? Alors, amusez-vous à taper Homs sur votre moteur de recherche, en affinant la recherche à moins de 24 heures et vous verrez par vous-mêmes si je vous mens.
Eh oui, ça se passe comme ça aujourd'hui avec les médias aux ordres. Si tu ne baisses pas ton pantalon, tu es le vilain petit canard !
Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Publié par El Diablo

Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

Le Collectif Polex à reçu un ami revenu récemment de Damas. Il tient à conserver l'anonymat, il n'est pas toujours facile d'exprimer en France une opinion contraire à celle des gouvernants occidentaux sur la Syrie. Vous lirez ce témoignage (ci-dessous) en nous portant garant de son honnêteté.

Le Collectif Communiste Polex

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Début avril 2017, pendant 7 jours, j’ai pu découvrir la Syrie légale, celle contrôlée par le gouvernement de Bachar Al Assad. Voici quelques impressions et réflexions rapides sans prétention et loin d’un reportage ou une enquête exhaustive, ce qui me semble difficile dans ce pays en guerre depuis 6 ans. Nous avons pu obtenir le visa dans le cadre d’un voyage alliant solidarité et découverte. L’objectif humanitaire du déplacement était de faire parvenir des médicaments aux hôpitaux syriens Cela nous permettait de découvrir la vie quotidienne de ce pays martyre. Depuis l’embargo, la Syrie officielle doit acheter ses médicaments en devises au Liban.

La destruction de l’appareil productif (notamment la région d’Alep) a accentué la pénurie et le pays a du mal à couvrir ses besoins médicaux. Le groupe était formé d’une dizaine de personnes provenant de différents milieux socioculturels. Il y avait des ouvriers qualifiés, des techniciens, des fonctionnaires, des retraités, hommes et femmes. Tous se présentaient comme des amis de la Syrie et de son peuple. Ils voulaient voir sur place une réalité dont les média occidentaux dominants ne parlent pas. Le voyage avait été organisé par une petite association humanitaire de Syriens de France. Les zones parcourues s’étendent de la frontière libanaise à Damas puis de Damas à Alep en passant par Homs, et la côte méditerranéenne.

Sur certains axes, nous avons circulé dans les bus normaux, parmi la population syrienne, notamment dans le long trajet de 8 heures entre Damas et Alep. L’autoroute est parfois encore coupée et il faut faire de longs détours, d’abord par la montagne puis par le désert pour ne pas être exposés à des tirs intempestifs. Le reste du circuit, Lattaquié, Tartous, Homs, Maaloula (la cité chrétienne ravagée) a été effectué en mini bus loué par les organisateurs. Nous avons pu entrevoir la vie de cette population courageuse et qui semble unie. Damas, à notre arrivée en fin d’après-midi, souffre d’embouteillages permanents. Le centre-ville semble craquer tant la densité humaine parait importante. La présence de nombreux réfugiés provenant des zones de combat est manifeste. On s’entasse dans les appartements de la famille, des cousins, des amis. La vie est très chère et partout pauvreté mais dignité. L’artisanat, la réparation et le recyclage en tout genre permet à la population de survivre malgré les pénuries liées aux sanctions occidentales. Le soir il n’y a plus d’éclairage public et les coupures d’électricité nombreuses. Les blocs électrogènes prennent le relais chez les particuliers. L’armée arabe et nationale syrienne dite « armée du régime » et les différents groupes de défense locale sont partout. Ils sont formés par toutes les communautés avec beaucoup de jeunes certainement nouvellement enrôlés. Ces soldats ont le sentiment de se battre actuellement contre une agression extérieure. Leur solde est basse et sans commune mesure avec les salaires proposés dans les milices des groupes rebelles. Pour eux, il n’y a pas d’islamistes modérés mais de terroristes qui occupent leur pays en y créant l’insécurité. Les deux plus grandes villes du pays (Damas et Alep) sont totalement pacifiées de même que les villes de la côte et Homs. Cela ne les empêche pas d’entendre des canonnades lointaines, le survol des Mig, des hélicoptères et de subir des attentats à la voiture piégée. De temps à autre (deux fois durant notre séjour) la capitale reçoit des tirs de roquettes aveugles provenant des montagnes. C’est pour des raisons de sécurité qu’il nous fallut faire demi-tour à seulement 20 km de la cité antique de Palmyre. La présence de snipers de Daech était signalée. Dans cette zone nous avons pu apercevoir 5 puits de pétrole en flamme et une raffinerie détruite. Faute de moyen et à cause de l’insécurité les autorités laissent brûler. Cela explique la grande difficulté pour s’approvisionner en carburant. La population disciplinée ouvre les sacs aux barrages de sécurité qui ceinturent les quartiers. Sur les routes des check points distants de 5 à 10 km contrôlent les coffres des véhicules, les sacs et marchandises. Pour des échanges directs et totalement indépendants nous étions limités par la langue et seuls les chrétiens semblent avoir sauvegardé la culture francophone. Je peux citer une religieuse libanaise responsable d’un orphelinat, un homme d’affaire lié au tourisme ou des personnes âgées rencontrées librement et vraiment au hasard dans les rues de Damas. Les témoignages recueillis convergent souvent dans le même sens. Il y a eu un incontestable mouvement démocratique en 2011 que les chrétiens ont salué mais qui très vite a été pris en main par des groupes armés islamistes et djihadistes. La soi-disant opposition laïque se disputait à Istanbul, à Paris ou au Caire mais n’avait aucune représentation crédible sur le terrain. Souvent on nous a interrogés sur le rôle de la diplomatie française qui d’après eux aurait pu avoir un rôle médiateur mais qui s’est alignée sur les seuls groupes terroristes.

Nous avons pu visiter librement, sans escorte avec seulement des personnes parlant arabe, les zones libérées d’Alep Est. Nous avons pu observer les terribles destructions sur les lignes de front et l’organisation des réseaux creusés par les rebelles dans une stratégie de guerre souterraine. Les tunnels communiquaient avec les égouts où de puissantes charges explosibles étaient positionnées sous les positions tenues par l’armée régulière. Les souks et la mosquée des Omeyade ont été pillés et fortement endommagés mais déjà des jeunes de l’école technique de Damas s’affairent à des travaux de restauration. Les bâtiments publics ont été occupés par les groupes rebelles de même que certaines maisons de particuliers car elles avaient par leur position une utilité stratégique. Nous avons trouvé, dans les sous-sols du QG des fameux casques blancs mais occupés par des combattants terroristes ((Jabhat Al Nostra) au milieu des immondices, des tracts du CBRN-TF en arabe (Chemical, biological, Radiological, Nuclear) de la task force de l’OTAN. Cela prouverait que des contacts entre l’alliance atlantique et les rebelles étaient engagés pour une assistance sanitaire et logistique.

Malgré leurs victoires récentes et leur moral élevé, l’armée nationale et les différentes défenses territoriales apparaissent comme épuisées et fatigués. Ils habitent dans des abris de fortune avec un matériel dérisoire aux barrages (des Kalachnikovs et des pick-up avec mitrailleuse Doushka).

Contrairement aux légendes nous n’avons pas vu de Russes en déplacement, seulement une base près d’Alep. On nous a dit qu’après les déminages, une de leurs spécialités, ils ne feraient que de la logistique.

Nous pouvons conclure que ce voyage de solidarité n’était pas de vouloir sauver un régime politique mais l’existence même d’un état souverain que certains voudraient voir éclaté. L’état syrien est indépendant depuis 1946. Il est reconnu comme tel par la communauté internationale. Malgré toutes ses imperfections, il permettait de faire vivre en paix les diverses communautés composant la société syrienne. L’avenir appartient au peuple syrien, sans intervention extérieure, lui seul saura décider de son futur.

 

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Syrie: la coalition américaine bombarde les alliés de Assad luttant contre Daesh. Par Karine Bechet Golovko.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

vendredi 19 mai 2017

 

Syrie: la coalition américaine bombarde les alliés de Assad luttant contre Daesh

 
 
 
La coalition américaine reconnait avoir bombardé des forces pro-Assad luttant contre Daesh. Elle reconnait l'avoir fait sciemment. Car ils présentaient un danger. Voici ce qui se passe lorsque l'on n'a pas le même ennemi: certains utilisent les terroristes dans un but politique pour garder le contrôle sur un territoire, d'autres luttent contre ces terroristes.
 

Le 18 mai, la coalition américaine, après avoir soi-disant prévenu les "intrus" et leur avoir demandé de sortir de la zone contrôlée par la coalition américaine, après avoir soi-disant prévenu la Russie par le canal officiel, a bombardé une colonne de chars T 62 qui se dirigeait vers At Tanf en Syrie. Tout cela, parce que cette colonne de 5 chars présentait un danger et qu'il fallait bien se défendre. 
 
 
La question étant: se défendre contre qui? Car les Etats Unis affirment entrainer là-bas des forces d'opposition. L'affirmation du Pentagone selon laquelle la politique américaine dans la région n'a pas changé est on ne peut plus vrai: les Etats Unis continuent à défendre leurs groupes armés contre les forces d'Assad.
 
La seconde excuse avancée concerne ces fameuses zones de désescalades. Or, comme le fait remarquer le Pentagone un peu plus tard, il ne s'agit pas tout à fait d'une zone de désescalades faisant partie de celles convenues à Astana, mais ce territoire aurait été visé par un ancien memorandum passé entre les Etats Unis et la Russie ... Si l'explication est assez floue, en revanche, la démarche féodale est évidente: nous sommes chez nous et faisons ce que nous voulons. 
 
Autrement dit, soit Trump a lui-même donné l'ordre, comme ce fut le cas lors de la dernière attaque de la base aérienne syrienne et les discussions avec la Russie ne lui servent qu'à gagner du temps pour reprendre la main en Syrie et affaiblir Assad, en utilisant les armées constituées sur place par la coalition américaine. Soit la guerre des clans aux Etats Unis se radicalise après que Trump ait relevé la tête dernièrement et le maximum est fait pour compliquer sa tournée au Moyen Orient et en Europe.
 
Un sénateur russe estime que cet acte doit être considéré à l'ONU comme un acte d'agression. Mais la Russie sera bien seule à défendre cette position, pourtant rationnelle. Dans tous les cas, il est extrêmement difficile de coopérer avec un pays dont le pouvoir le maîtrise pas le processus de décision politique. Situation encore compliquée par cette manie des guerres modernes de jouer sur l'apparence, car le niveau d'armement mondial ne permet plus les guerres traditionnelles. Les avancées militaires sont utilisées dans des processus politiques de négociation sans fin. Et ces conflits n'en finissent pas.
 
 
 
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