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Le blog de Lucien PONS

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Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad

Tulsi Gabbard: «Si le président vous appelle, décrocherez vous le téléphone ?»
Bachar Al Assad: «S’agit il d’une hypothèse ou d’une proposition ?»
Tulsi Gabbard: «Décrocherez-vous le téléphone pour répondre à son appel ?»
Bachar Al Assad: «S’agit-il d’une proposition de votre part?»
Tulsi Gabbard: «Non, la proposition vient du président»

A ce moment, le président syrien sourit et remis à l’émissaire américain un numéro de téléphone où il pouvait être joint directement.

Les déclarations du secrétaire d’Etat Rex Tillerson jeudi 30 mars 2017 à Ankara selon lesquelles «Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien», ne relèvent pas du hasard, mais d’une décision mûrement réfléchie de la nouvelle administration républicaine, désireuse de conférer la priorité au combat contre le terrorisme islamique.

Ci joint le récit intégral de ce surprenant dialogue entre le président syrien Bachar Al Assad et l’émissaire américain Tusli Gabbard, sénatrice démocrate de Hawaï, ainsi que cela a été rapporté lundi 3 avril 2017 par le directeur du quotidien libanais «Al Akhbar», Ibrahim Al Amine, auteur du scoop, consultable sur ce lien pour les locuteurs arabophones :

Tulsi Gabbard

Démocrate de Hawaï, hostile à Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État et candidate malheureuse à la présidentielle américaine 2016, Tulsi Gabbard avait voté en faveur de Bernie Sanders, le candidat de l’aile gauche du parti démocrate, lors des primaires de ce parti en 2016. Membre du House Armed Service Committee, Major dans la garde nationale, Tulsi Gabbard a effectué deux périodes de service au Moyen-Orient. En Octobre 2015, sur CNN, elle déclare: les États-Unis et l’Union Européenne doivent cesser cette guerre illégale et contre-productive visant à renverser le gouvernement d’Assad et se concentrer plutôt à combattre les groupes islamistes extrémistes».

L’interrompant, le journaliste lui pose alors la question suivante: «Cela ne vous importe-il pas que le régime brutal d’Assad ait tué 200.000 personnes au moins ou peut-être 300.000 personnes de son propre peuple».

La réponse fuse: «Les choses qu’on dit à propos d’Assad, ce sont les mêmes que l’on disait à propos de Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi par ceux qui poussaient les États-Unis à renverser leurs régimes. Si cela devait arriver en Syrie, nous nous retrouverons devant une situation de plus grande souffrance, des persécutions plus importantes des Chrétiens en Syrie. En prime notre ennemi en sortira renforcé».

  1. http://www.madaniya.info/2016/02/17/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-1/
  2. http://www.madaniya.info/2016/02/19/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-2/

Le dialogue entre Donald Trump et Tulsi Gabbard le 21 novembre 2016

Les contacts entre Donald Trump et Tusli Gabbard se sont noués à l’automne 2016. celui qui n’était alors que le candidat républicain à la présidentielle avait relevé le positionnement de la sénatrice démocrate et son entourage songeait même à lui proposer un poste ministériel au sein de la nouvelle administration qui devait succéder au démocrate Barack Obama.

L’entretien entre le président élu et la démocrate a eu lieu le 21 novembre 2016 et a duré 2H30, au cours duquel la sénatrice a informé d’emblée son interlocuteur que son voyage prévu de longue date ne pouvait être indéfiniment retardé du fait qu’il avait été fixé à la mi janvier 2017.

Donald Trump a admis partagé l’opinion de Tulsi Gabbard sur la Syrie, et, en réplique, la sénatrice a informé Donald Trump qu’elle songeait à forger une loi interdisant à tout américain de collaborer avec quiconque entretenant un lien direct ou indirect avec les organisations terroristes, particulièrement Daech.

La suite du dialogue Donald Trump-Tulsi Gabbard :

Donald Trump (DT): « Allez vous rencontrer Assad ? »
Tulsi Gabbard (TG): « Probablement »
Donald Trump (DT): « Parfait. Demandez lui s’il est disposé à entretenir des contacts avec nous. »

L’homme a tenu bon

Je suis disposé à entrer en contact téléphonique avec lui. Mais qu’il soit clair que la coopération portera sur le combat contre Daech. Il constatera que son éviction du pouvoir ne figure pas à l’ordre du jour de mes préoccupations. C’est d’ailleurs un thème qui va disparaître progressivement du débat public.

Toutefois, le contact direct et l’abolition des sanctions sont des sujets qui demandent du temps.

L’important est que l’on sache comment il se comporte et dans quelle mesure il est disposé à coopérer avec nous en dehors des Russes et des Iraniens. Nous devons changer de politique vis à vis d’Assad.

L’Homme a tenu bon. Le contenir directement pourra se révéler utile. Les faits nous commandent de coopérer avec lui s’il l’on veut combattre effectivement Daech.

Donald Trump, pragmatique et empirique, part du constat que Barack Obama a sapé l’influence américaine au Moyen-Orient et rend responsable son prédécesseur démocrate de la percée russe. Il considère qu’il incombe à son administration de rétablir une cogestion, particulièrement en Syrie et en Irak et que la Syrie peut constituer un terrain d’entente entre Russes et Américains.

L’Iran, le pays le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Donald Trump considère en outre que Daech représente le plus grand danger. Il est convaincu du soutien de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie à Daech et à toutes les déclinaisons d’Al Qaida. En dépit de détestation de l’Iran, il est convaincu que Téhéran est le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Son objectif n’est pas d’opérer un bouleversement fondamental de la politique américaine, mais juste d’infléchir sa stratégie, en focalisant sur Daech, et en mettant de côté les autres objectifs, tels l’éviction du président syrien.

Le rôle d’obstruction de l’ambassadrice américaine au Liban, Elizabeth Richard.

Lors de sa confirmation par la commission des affaires étrangères du Sénat américain comme nouvel ambassadeur des Etats Unis au Liban, Elizabeth Richard avait affirmé que sa mission prioritaire sera de faire front à la Syrie et au Hezbollah. Aussi n’a-t-elle pas été avisée de la mission de Tulsi Gabbard ni de ses objectifs. Elle estimait néanmoins qu’elle devait avoir la haute main sur cette visite, fixant les rendez vous de la sénatrice, écartant au besoin ce qu’elle considérait comme indésirable.

Le Liban divisé par l’ambassade américaine en trois zones selon le degré de risques.

Elizabeth Richard a voulu circonvenir les choses, demandant à s’entretenir avec l’équipe de la sénatrice, à son arrivée à Beyrouth. A l’ambassade, le responsable de la sécurité a fait un topo sur la situation sécuritaire en dotant ses interlocuteurs d’instructions adéquates.

L’officier chargé de la sécurité de l’ambassade a proposé que Tulsi Gabbard soit logée à la résidence de l’ambassadrice.

L’équipe de la sénatrice a décliné les offres, spécifiant qu’elle souhaitait que la visite de Tulsi Gabbard se déroule en dehors de tout protocole, que l’émissaire de Donald Trump choisira elle-même ses interlocuteurs libanais, de même que la date et le lieu de ses rendez-vous.

Le responsable de la sécurité de l’ambassade a alors insisté pour connaître l’identité du service libanais chargé de la protection de la sénatrice, exposant les zones à risques au Liban. Selon lui, le Liban est divisé en trois zones: Zone Rouge, frappée d’une interdiction absolue d’accès de jour comme de nuit; Une Zone Jaune, avec libre accès uniquement le jour; Une Zone Verte, avec libre accès de jour comme de nuit.

Des unités spéciales américaines au Liban prêtes à intervenir à tout moment.

Au terme de son exposé le responsable a confié à l’équipe de la sénatrice des numéros de téléphone pour an faire usage en cas d’urgence, l’assurant que les États Unis disposaient de diverses unités déployées sur l’ensemble du territoire libanais prêtes à intervenir à tout moment en cas de nécessité.

14 Janvier 2017, l’arrivée à Beyrouth de Tulsi Gabbard.

Tusli Gabbard est arrivée le dimanche 14 Janvier 2017 à Beyrouth, en compagnie de son époux, Abraham William, un riche homme d’affaires originaire de l’Inde. A l’aéroport de Beyrouth-Khaldé, elle a été accueillie par un détachement de l’unité chargée de la protection des ambassades, relevant des Forces de Sécurité Intérieures (FSI), mis à sa disposition par le ministre de l’Intérieur Nihad Machnouk.

La traversée dans la zone Hezbollah

Le convoi s’est dirigé directement vers Yarzé, colline surplombant Beyrouth siège de la Présidence de la République libanaise, du ministère de la défense et de l’ambassade de Syrie au Liban, notamment, où elle a été accueillie par l’ambassadeur syrien Ali Abdel Karim.

Le convoi a emprunté un court trajet, ce qui signifie qu’il a immanquablement traversé la banlieue sud de Beyrouth, en pleine «zone rouge», de l’ambassade américaine, la fameuse ville de Dayeh des journalistes français, autrement dit le fief du Hezbollah.

A la question de savoir où elle se trouvait, il lui fut répondu, laconiquement: «Dans la zone du Hezbollah».

Tulsi Gabbard: «Où sont donc les bases militaires et les hommes en armes»?
Réponse: «Pas de présence de toutes ces choses ici».
Tuslsi Gabbard: Êtes vous surs que nous traversons une zone sous contrôle du Hezbollah»?
Réponse: Oui absolument et dans quelques minutes nous serons dans une zone sous contrôle total de l’armée libanaise, où se trouve le bureau de l’ambassadeur syrien.

A son arrivée dans le secteur de Yarzé, le convoi a été pris en charge par les «Fouhouds» (Les Panthères), troupes de chocs des forces de sécurité libanaise. Les officiels de l’ambassade américaine avaient peu apprécié que le service de protection des ambassades aient été chargé de la protection de la sénatrice américaine, considérant que ce service était sous influence du Hezbollah.

A son arrivée à son hôtel,l’ambassadrice des États Unis à Beyrouth, Elizabeth Richard, a demandé à rencontrer l’émissaire du président Donald Trump. Tulsi Gabbard a refusé, lui précisant qu’elle ne souhaitait rien de l’ambassade.

Le séjour à Damas de Tulsi Gabbard et le récit de sa première rencontre avec le président Bachar Al-Assad

Lundi 15 janvier à 008 H du matin, le convoi américain se dirige directement vers Damas. A son arrivée au poste frontière de Masnah, le convoi est accueilli par une délégation officielle syrienne qui prend en charge la protection de l’émissaire américain, abandonnant le convoi libanais dans le secteur libanais de la zone frontalière.

Le premier échange Bachar A-Assad-Tulsi Gabbard

Accueillie par un sourire du président syrien, Tusli Gabbard entre d’emblée dans le vif du sujet:

Tusli Gabbard: Je suis là pour une mission de collecte d’informations. Je souhaite visiter plus d’une région si possible, aller à la rencontre des gens. Je souhaite aussi que vous nous fournissiez des informations fiables sur ceux qui apportent leur soutien à Daech et à al Qaida. Je suis là avec l’accord du Congrès américain. Je devais venir il y a un mois, mais j’ai retarde mon voyage à la demande du président Trump en personne.

J’ai rencontré Donald Trump avant ma venue. Je suis porteuse d’un message de sa part. Je suis chargé de vous soumettre ses vues sur la zone. Il m’a en plus chargé d’une demande directe à vous.

L’émissaire américain se livre alors à un exposé des vues de la nouvelle présidence américaine, mettant l’accent sur la position des alliés des États Unis dans la zone, de l’Arabie saoudite, à la Turquie, en passant par ls autres pays du Golfe.

La priorité de Donald Trump est le combat contre Daech. Dans son approche, il prend en considération le dossier iranien, un pays très sérieux dans son combat contre Daech. Donald Trump veut une modification radicale de la politique des États Unis à l’gard de la Syrie et de la zone.

Donald Trump: admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien.

Bachar Al-Assad: « S’agit il des impressions que vous avez recueillies de votre entretien avec votre président ? »
Tulsi Gabbard : « Non, ce sont ces idées. Il m’a demandé de vous les soumettre. En résumé, nous voulons coopérer avec vous pour combattre Daech. Il (Donald Trump) est admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien. Il entend bâtir une entente avec les Russes en Syrie. »

Puis, soudainement, Tulsi Gabbard s’adresse directement au président syrien en ces termes :

Tulsi Gabbard : « Si le Président Trump vous contacte, répondrez-vous ? »
Assad esquisse un sourire et répond par une autre question: « S’agit-il d’une suggestion ou d’une proposition ? »
Tulsi Gabbard : « Non, pas une supposition ».
Bachar Al-Assad: « Donc s’agit-il d’une proposition de votre part ? »
Tulsi Gabbard : « Non il s’agit d’une proposition directe du Président Trump et c’est lui qui l’a demandé de vous la transmettre. Et je répète la question: S’il vous contacte, allez vous décrocher ? »
Bachar Al-Assad: « Naturellement. Je vous donnerai un numéro de téléphone où vous pourrez me joindre rapidement. »

Tulsi Gabbard a été surprise par la rapidité de la réponse du président syrien. Sous l’effet d’une campagne d’intoxication, elle était convaincue que Bachar Al-Assad demanderait un délai avant de répondre à la proposition de Donald Trump. Le temps de consulter ses amis Russes et Iraniens. Les Américains pensaient sérieusement qu’«Assad n’oserait pas nouer un contact avec les États Unis ans l’accord préalable de ses alliés».

Avant la fin de l’entretien, Tulsi Gabbard a insisté pour effectuer une tournée à l’intérieur de la Syrie, notamment Alep de nouveau sous l’autorité du pouvoir central, afin d’établir un rapport circonstancié sur la situation.

Au terme de son exposé de deux heures, le président syrien a pris la parole à son tour pour exposer à son interlocutrice le rôle des États Unis dans leur soutien aux organisations terroristes.

A l’issue de cette rencontre, Tulsi Gabbard a rencontré l’épouse du chef de l’état syrien, Mme Asma Al-Assad. Cet entretien de deux heures également a porté sur les aspects sociaux et les effets négatifs de la guerre sur la population syrienne.

Puis, Tulsi Gabbard a rencontré successivement, le Mufti de Syrie, Badreddine Hassoune, le Patriarche Ignace Ephrem (Syriaques), des hommes d’affaires et des académiciens. Elle a également visité la grande Mosquée de Damas, La Mosquée des Ommeyades.

La délégation américaine a résidé au palais des hôtes de Damas et a dîné avec Mme Bouthaina Chaabane, conseiller du président Assad chargé de l’Information, en présence de M. Bachar Jaafari, délégué de la Syrie aux Nations Unies et Chef de la délégation gouvernementale syrienne aux négociations de Genève. Au cous de ce dîner, les modalités d’un entretien Tulsi Gabbard avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al Mouallem, ont été arrêtées.

Alep, mardi 16 janvier 2017

A Alep, Tulsi Gabbard a longuement parcouru la ville, rencontrant l’administrateur de la ville, des parlementaires, des académiciens, des hommes de religion, des activistes de la société civile avant de visiter un camp de personnes déplacées.

Avant son départ d’Alep, la délégation américaine a reçu un appel de Damas souhaitant revoir l’émissaire du président Trump pour un entretien approfondi et détaillé qui sera entrecoupé d’un déjeuner de travail. La présidence syrienne proposait en outre à Tulsi Gabbard de lui confier des documents irréfutables concernant l’implicaiton directe des hommes de la sécurité américaine dans leur soutien aux terrorisme en Syrie. A la suite de cet appel, Tulsi Gabbard décida alors de reporter son départ de Syrie de 24 heures.

Retour à Damas, mercredi 17 janvier et la remise des documents officiels syriens

Ce jour là, Tulsi Gabbard rencontra à deux reprises le Président Bachar Al Assad en présence des responsables syriens des services de sécurité, munis de documents. L’émissaire américain a été saisi par le choc à la vue de ses documents que les Syriens lui ont remis, ce jour là, afin de lui permettre son enquête aux États Unis même.

Jeudi 18 janvier Beyrouth

Entretien surprise avec l’ancien président Emile Lahoud et le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari.

Jeudi 18 janvier à Beyrouth a été une journée d’entretiens intensifs avec des personnalités choisies par Tulsi Gabbard, elle même: Les trois présidents, le président de la République Michel Aoun, le premier ministre Saad Hariri, le président de la chambre des députés Nabih Berry, le Commandant en chef de l’armée et le directeur général de la Sûreté Générale, le patriarche maronite Mgr Bichara Ar Rahi, et l’ancien président de la République Emile Lahoud, seul ancien président libanais à avoir eu droit à un tel traitement, pourtant jadis ostracisé par Jacques Chirac l’ancien partenaire du milliardaire libano saoudien Rafic Hariri.

Un incident est révélateur du parasitage déployé par l’ambassadrice américaine à Beyrouth, Elizabeth Richard, hostile à cette visite.
Comme un rendez vous était sollicité auprès des services de la présidence de la chambre pour un entretien avec M. Nabih Berri, la demande a été refusée au prétexte que l’émissaire américain entreprenait ses démarches sans l’aval du du Département d’état. Les collaborateurs de M.Berri ont soutenu avoir eu cette explication directement par l’ambassade américaine.

Alertée sur cette mauvaise manière, Tulsi Gabbard a chargé son adjoint d’aviser l’ambassadrice, Mme Elizabeth Richard, qu’elle devra rendra compte de son comportement illégal devant l’administration américaine

Avant son départ de Beyrouth, M. Tulsi Gabbard a rencontré le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari, qui se trouvait fortuitement dans la capitale libanaise.

Épilogue du signataire de ce texte

Et pendant ce temps là, les hiérarques de l’Élysée et du Quai d’Orsay t leurs amplificateurs médiatiques, les éditocrates de France, continuent de se lamenter……

-Ah si Obama avait bombardé la Syrie, nous n’en serions pas là, oubliant que la Chambre des Communes avait refusé un engagement militaire du Royaume Uni en Syrie et que de sérieux doutes subsistaient sur les responsables de l’usage des armes chimiques en Syrie.

A propos de l’usage des armes chimiques en Syrie

-Ah, si la France n’était pas aussi dépendante militairement des États Unis nous n’en serions pas là.

-Ah si la France était une véritable démocratie présupposant une autorisation du parlement avant un engagement militaire extérieur, nous n’en serions pas là.
Ah, si la France cessait son état de lévitation permanent pour se livrait, pour une fois, à son autocritique, nous n’en serions pas là.

-Ah, si la France avait soutenu l’opposition démocratique syrienne et non les mercenaires des pétromonarchies, compagnons de route du terrorisme islamique, nous n’en serions pas là.

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Jour de deuil pour la paix dans le monde : le 04 avril 1949 naissait l'OTAN. Par Sébastien Hairon.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

dimanche 26 février 2017

26 février 1991 : réunion en vue de dissoudre le pacte de Varsovie. Et l'otan, c'est pour quand ?

 
Il y a maintenant 26 ans, le 25 février 1991, une réunion des ministres des affaires étrangères et de la défense du pacte de Varsovie se tenant à Budapest prononçait la dissolution de cette organisation militaire. Fondé  le 14 mai 1955 pour répondre à la menace que représentaient les USA et son organisation militaire, l'otan, qui existait depuis le 4 avril 1949.
En toute logique, la disparition de ce pacte militaire aurait dû avoir pour conséquence la dissolution de l'otan et permettre au monde d'avoir l'espoir qu'il en était enfin fini avec ces superstructures militaristes et belliqueuses. Que neni ! Malheureusement, les USA s'arrogeant unilatéralement comme les seuls vainqueurs de la guerre froide comptaient bien au contraire asseoir encore un peu plus son emprise sur le reste de la planète qui lui échappaient jusque-là, en particulier en Europe centrale et de l'est.
Suite à l'accord tacite passé entre l'Union Soviétique et l'otan, la RDA dissoute suite à la chute du mur de Berlin en 1989 intégrera de facto l'otan. Cet accord stipulait que l'otan n'avancerait pas vers l'est, qu'aucune troupe ou armes nucléaires n'y seraient stockées.Nous savons aujourd'hui ce que vaut la parole de l'otan...
Le 12 mars 1999 la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque rejoignent l'otan.
Le 29 mars 2004 l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont happées eux aussi par cette entité insatiable.
Le 1er avril 2009, l'Albanie et la Croatie intègrent eux aussi l'otan.
A ce jour l'otan compte 28 pays membres.
 
 

Cette organisation militaire sous commandement américain ne devrait donc plus exister aujourd'hui. Malheureusement, l'otan sert de paravent à l'hégémonisme militariste états-uniens et  à sa politique belliciste à travers le monde. L'otan permet aux USA de multiplier les opérations d'ingérence sous couvert de cette organisation comme contre la Serbie en 1999 ou en Libye en 2011 et demain peut-être contre les russophones du Donbass voire même contre la Russie.
La trahison étant la marque de fabrique de "nos dirigeants", aucun des présidents ou de chef de gouvernement dénoncent cette forfaiture et la continuité de l'otan dans sa politique vindicative et somme toute dangereuse pour la paix et la stabilité mondiale.
Pire même, en France Nicolas Sarkosy, connu dans le milieu sous le sobriquet de sarko l'américain, et son alter ego, François Hollande dans la droite lignée de la soumission à l'empire américain, ont faits réintégrer la France au sein du commandement de l'otan ! Merci du cadeau !
Ils ne nous restent plus qu'à espérer, qu'un jour cette organisation criminelle implose et disparaisse définitivement dans les poubelles de l'histoire. Pour que ce jour de libération arrive, il faudra fatalement un changement politique majeur en Europe de l'ouest, avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique et surtout de dirigeants qui respecteront leurs engagements à sortir nos pays respectifs de l'otan, mais aussi de cette entité technocratique qu'est l'Union Européenne et cette monnaie d'escroc nommée l'euro !
Vivement l'acte de décès et le pot de départ !

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

                                                         Besoin de votre aide
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Sébastien
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En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes. Par Hélène Richard-Favre.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

04/04/2017

En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

Merci à elle.

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Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

  • Par

Une explosion s'est produite aujourd'hui dans le métro de Saint-Pétersbourg, rapporte le site d'information russe Life News. Selon des informations préliminaires citées par l'agence Interfax, l'explosion a fait au moins dix morts, tandis que l'agence de presse RIA fait état d'au moins dix blessés.

Les causes n'étaient pas connues dans l'immédiat.

» EN DIRECT - Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, au moins 10 morts

Le site Life News a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d'un wagon du métro.

D'autres médias russes dont l'agence de presse RIA ont également signalé une explosion dans le métro. Un journaliste de Reuters a vu une dizaine d'ambulances s'approcher de la station Sennaïa Plochtchad.

Le site Fontanka indique pour sa part que trois stations du réseau ont été fermées aux voyageurs.

> Lire: Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, plusieurs morts

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Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire. Le journal Ruptures.

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #le nazisme

Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire

Tusk à Rome

Tout le monde connaît Donald Trump. Mais qui connaît Donald Tusk ?

A l’attention des 99% d’impardonnables ignorants qui n’ont jamais entendu parler de ce noble personnage, précisons qu’il s’agit de l’homme le plus important de l’Union européenne, puisqu’il préside le Conseil européen formé des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement. Il vient d’ailleurs d’être reconduit à ce poste le 9 mars par ces derniers. Il avait été le Premier ministre polonais de 2007 à 2014.

Il fut donc l’un des très nombreux orateurs qui s’exprimèrent à Rome à l’occasion du soixantième anniversaire du Traité du même nom. C’était le 25 mars, lors d’une célébration mémorable qui cloua littéralement les 500 millions de citoyens européens passionnés devant leurs téléviseurs, tant personne n’imaginait manquer cet événement historique. Il fut celui qui a brandi les signatures des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement qui entendent bien poursuivre la merveilleuse aventure au moins « jusqu’à son centenaire », selon la promesse de son compère de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

M. Tusk, donc, prononça une brève allocution, où il s’efforça de prendre de la hauteur par rapport aux crises et bisbilles internes qui font le quotidien bruxellois. Il y rappela que sa propre naissance coïncida avec celle de la Communauté européenne (malgré ces soixante ans de part et d’autre, aucun ne se résigne à la retraite), censée – selon l’historiographie très officielle – avoir permis « la paix sur le continent ». Et le Polonais de rappeler que sa ville natale, Gdansk, avait été « détruite par Hitler et Staline».

Renvoyées dos à dos

Manière de renvoyer – implicitement mais clairement – l’Allemagne nazie et l’URSS dos à dos. Dans le parterre des dirigeants européens, nul n’a moufté. Et on peut prendre le pari qu’au sein de l’aréopage qui l’entourait durant les festivités – le président français, la chancelière allemande, le président du Conseil italien, celui de la Commission européenne et la vaste escouade des puissants qui tentaient de festoyer dans le centre de la ville éternelle – nul n’a songé à lui rappeler un détail de l’Histoire. A savoir qu’il y eut, lors de la seconde guerre mondiale un agresseur (la guerre commença officiellement par l’invasion de la Pologne par la Wehrmacht le 1er septembre 1939) et, le 22 juin 1941, un agressé.

Que ce dernier, en l’occurrence l’Union soviétique, a payé un tribut sans précédent historique – plus de vingt-cinq millions de morts – à cette tragédie, soit plus que tous les autres pays réunis. Et, surtout, que c’est grâce au sacrifice inouï mais aussi à l’effort militaire sans commune mesure avec tous les autres Alliés que le sort de la guerre fut scellé par l’écrasement du nazisme. Sans les batailles de Koursk et de Stalingrad, sans les 34 millions de Soviétiques mobilisés et les 360 divisions de l’Armée rouge qui combattirent la Wehrmacht (à comparer au 90 divisions américaines au plus fort de leur engagement), M. Tusk n’aurait sans doute pas chanté en 2017 les louanges de l’Europe. Quoique.

Celui-ci a tenu à rappeler sa jeunesse « sous le joug communiste » : « j’ai vécu plus de la moitié de ma vie derrière le rideau de fer, là où il était interdit ne serait-ce que de rêver aux valeurs européennes » au rang desquelles figure notamment « la dignité humaine ». C’était à l’époque de la Pologne socialiste, où il était en effet impossible de rêver au chômage et à l’absence de perspective pour la jeune génération.

L’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne : celle-ci est née de, dans et par la guerre froide.

Heureusement, tout cela est aujourd’hui forclos. Les jeunes Polonais peuvent librement chercher du travail au sein de l’UE – ils sont ainsi plus de 830 000 à avoir émigré rien qu’au Royaume-Uni, certainement mus par le seul amour des voyages. Il est vrai que Donald Tusk lui-même est un travailleur détaché à Bruxelles.

Ce dernier a, dans la foulée, salué « les millions de gens qui, aujourd’hui, défilent dans les rues de nos capitales, à Rome, à Varsovie, et même à Londres » pour fêter l’Europe. Des millions ? Mais que fait le Décodex ?

Plus sérieusement, l’intervention de M. Tusk a eu au moins un mérite : rappeler les gênes fondateurs de l’intégration européenne. Celle-ci est née de, dans et par la guerre froide. Chassez le naturel, il revient au galop.

Chacun est, après tout, libre d’oublier M. Tusk. Il est en revanche des repères historiques dont il est parfois bon de se souvenir.

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L’Europe veut changer une loi russe

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #La mondialisation, #AMERIQUE, #L'OTAN.

L’Europe veut changer une loi russe

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L’Europe veut changer une loi russe

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) s’est mise en tête de faire modifier la loi russe dite « sur les agents de l’étranger ». Cette loi prévoit de ranger dans la catégorie « agent de l’étranger » les associations russes recevant un financement de pays étrangers.

Plusieurs associations russes ont en effet saisi la CEDH, prétendant que cette loi viole la liberté de parole et de réunion en Russie. Pourtant cette loi n’interdit pas de telles associations, elle prévoit seulement des mesures de contrôle particulier concernant leur financement.

Il existe d’ailleurs à peu près la même loi aux Etats-Unis, on attend donc avec impatience que la CEDH s’y intéresse mais il semble d’ores et déjà garanti que la CEDH condamnera la Russie sans s’intéresser aux Etats-Unis!

Cette ingérence flagrante dans la souveraineté intérieure de la Russie semble toute naturelle aux Européens; il est vrai que les pays d’Europe, qui ont tous renoncé à leurs prérogatives nationales au profit de technocrates européens, ne savent plus ce qu’est la « souveraineté ». Leurs efforts seront vains, la Russie ne se laissant pas dicter d’instructions par des tiers et une éventuelle condamnation sera donc traitée comme elle le mérite: En l’ignorant.

 

source: https://rusreinfo.ru/fr/2017/03/leurope-veut-changer-une-loi-russe/


 
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Détruire Daesh ? Par Thierry Meyssan

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Détruire Daesh ?

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Détruire Daesh ?

Alors que Washington multiplie les signaux confirmant son intention de détruire Daesh, les Britanniques et les Français, suivis par l’ensemble des Européens, envisagent de faire bande à part. Londres et Paris auraient coordonné l’attaque de Damas et d’Hama pour contraindre l’armée arabe syrienne d’aller les défendre et de la sorte pour affaiblir sa présence autour de Rakka. Les Européens espèrent organiser la fuite des jihadistes vers la frontière turque.

La réunion de la Coalition anti-Daesh à Washington, les 22-23 mars, s’est très mal passée. Si en apparence les 68 membres ont réaffirmé leur volonté de lutter contre cette organisation, ils ont en réalité étalé leurs divisions.

Le secrétaire d’État états-unien, Rex Tillerson a rappelé l’engagement du président Trump devant le Congrès de détruire Daesh et non plus de le réduire comme l’affirmait l’administration Obama. Ce faisant, il a placé sans débat les membres de la Coalition devant le fait accompli.

Premier problème : comment les Européens en général et les Britanniques en particulier pourront-ils sauver leurs jihadistes, s’il ne s’agit plus de les déplacer, mais de les supprimer ?

Rex Tillerson, et le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, ont rendu compte de la bataille de Mossoul. Malgré les satisfecit, il est évident pour tous les experts militaires qu’elle ne sera pas terminée avant de très longs mois. Car à Mossoul, chaque famille ou presque a un de ses membres engagé dans Daesh.

Au plan militaire, la situation de Rakka est beaucoup plus simple. Les jihadistes y sont des étrangers. Il convient donc prioritairement de couper leur approvisionnement, puis de les séparer de la population syrienne.

Deuxième problème : l’armée des États-Unis doit préalablement obtenir l’autorisation du Congrès, puis de Damas, pour se déployer en territoire syrien. Les généraux James Mattis (secrétaire à la Défense) et John Dunford (chef d’état major interarmées) ont tenté de convaincre les parlementaires, mais ce n’est pas gagné. Il faudra alors négocier avec Damas et donc clarifier ce qui doit l’être.

À la question des Européens sur ce que Washington ferait de Rakka libérée, Rex Tillerson a étrangement répondu qu’il y ferait revenir la population déplacée ou réfugiée. Les Européens en ont conclu que cette population étant massivement favorable à Damas, Washington a l’intention de restituer ce territoire à la République arabe syrienne.

Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères portugais, Augusto Santos Silva, a souligné que cette proposition allait à l’encontre de ce qui avait été décidé précédemment. Les Européens ont le devoir moral, a-t-il souligné, de poursuivre leur effort de protection envers les réfugiés qui ont fui la « dictature sanguinaire ». Or, même libérée, Rakka ne sera pas une zone sûre, du fait de l’armée arabe syrienne qui serait pire que Daesh.

Le choix par les Européens de confier cette intervention au Portugal n’est pas neutre. L’ancien Premier ministre portugais dont Santos Silva a été ministre, António Guterres, est l’ancien haut-commissaire pour les Réfugiés et l’actuel secrétaire-général de l’Onu. Il avait été aussi président de l’Internationale socialiste, une organisation entièrement contrôlée par Hillary Clinton et Madeleine Albright. Bref, il est aujourd’hui le paravent de Jeffrey Feltman à l’Onu et du clan belliciste.

Troisième problème : libérer Rakka de Daesh, certes, mais, selon les Européens, pas pour la restituer à Damas. D’où la surenchère française.

Immédiatement, on a vu les jihadistes de Jobar attaquer le centre de la capitale et ceux d’Hama attaquer des villages isolés. Peut-être s’agit-il pour eux d’une tentative désespérée afin d’obtenir un lot de consolation à Astana ou à Genève avant la fin de la partie. Peut-être s’agit-il d’une stratégie coordonnée par Londres avec Paris.

Dans ce cas, on devrait s’attendre à une vaste opération des puissances coloniales à Rakka. Londres et Paris pourraient attaquer la ville avant qu’elle ne soit encerclée de manière à contraindre Daesh à se déplacer et ainsi le sauver. Daesh pourrait se replier à la frontière turque, voire en Turquie même. L’organisation deviendrait alors le liquidateur des Kurdes pour le compte de Recep Tayyip Erdoğan.

Thierry Meyssan

Source : Al-Watan (Syrie)

via: http://www.voltairenet.org/article195783.html

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Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine

Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

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Conflit OTAN-Russie : Qui a vraiment transgressé les tabous ? (Interview du professeur Daniele Ganser)

Les médias établis parlent sans arrêt d’une intervention militaire possible dans les pays baltes, c’est-à-dire dans les anciennes républiques soviétiques d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Le magazine politique « Rundschau » de la Télévision suisse SRF par exemple a relaté la présence en Estonie de milices qui s’entraînent régulièrement les week-ends « pour – je cite SRF – se préparer au pire ». En Estonie, en Lettonie et en Lituanie il y aurait un malaise à cause de leur « voisine russe (entre guillemets) de plus en plus agressive ».

Mais quand on regarde d’un peu plus près l’argument de la prétendue « agressivité de la voisine russe », il y a finalement ces deux affirmations qui reviennent toujours :

Premièrement « l’annexion de la Crimée » et deuxièmement « l’agression en Ukraine de l’est », deux choses qui auraient été un choc également pour les pays baltes. La Russie aurait utilisé la force pour modifier les frontières européennes existantes, ce qui serait une transgression des tabous, d’après SRF.

Mais si on parle de « transgression des tabous », il semble que les médias établis ont complètement mis de côté une chose, à savoir avec quelle affaire la transgression des tabous avait réellement commencé.

Il serait capital de savoir cela, comme l’a dit en mai 2015 sur la chaîne de télé « RT Deutsch » le professeur Daniele Ganser, historien suisse qui fait des recherches sur la paix. Capital de savoir que le changement de gouvernement en Ukraine en février 2014 a été de façon quasiment certaine un coup d’Etat sponsorisé par l’Occident. C’est uniquement ce coup d’Etat sanglant qui aurait suscité l’effondrement de l’économie et la guerre civile dans l’est de l’Ukraine. Cela ferait une grande différence ; en effet si c’est le gouvernement des Etats-Unis ou les pays de l’OTAN qui ont réellement renversé le gouvernement légitime de Kiev, la suite des événements en Crimée serait en fait une riposte et c’est l’OTAN qui serait à l’origine de la transgression des tabous.

Il semble vraiment que les médias occidentaux ne s’occupent ni des véritables transgressions des tabous, ni de leur analyse. Il en est exactement de même en ce qui concerne l’élargissement de l’OTAN à l’Est. Pendant les négociations à l’occasion de la réunification de l’Allemagne en 1990, on s’était engagé à ne pas élargir l’OTAN vers l’Est. Il était prévu qu’en contrepartie toutes les troupes soviétiques se retireraient du territoire de l’ancienne RDA, ce qui avait effectivement été fait. Le magazine « DER SPIEGEL » en a même présenté des preuves claires dans son édition 48 de 2009 : L’Occident aurait « tout fait pour donner l’impression aux Soviétiques qu’une adhésion à l’OTAN de pays comme la Pologne, la Hongrie ou la Tchécoslovaquie était exclue. »

Mais jugez par vous-mêmes si l’élargissement de l’OTAN à l’Est est la première transgression des tabous :

Le 12 mars 1999 la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie ont adhéré à l’OTAN.

Le 29 mars 2004 la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont adhéré à l’OTAN.

Le 1er avril 2009 ça a été le tour de l’Albanie et de la Croatie.

Le 19 mai 2016 le Monténégro a été accueilli dans la coalition de l’OTAN.

La Géorgie et l’Ukraine pareillement aimeraient adhérer à l’OTAN le plus tôt possible. La Macédoine de même s’intéresse à une adhésion.

Egalement en ce qui concerne les dépenses militaires, les pays de l’OTAN dépassent largement la Russie. Ainsi le représentant russe de l’OTAN Alexander Grushko a dit le 16 février 2016 que les dépenses militaires de l’ensemble des pays européens de l’OTAN (plus de 250 milliards d’euros) dépassent le budget militaire total de la Russie et de la Chine réunies. Et pourtant les pays européens de l’OTAN ne contribuent même pas pour 30% de l’enveloppe budgétaire de l’OTAN, les Etats-Unis en assurant plus de 65%.

Selon une étude de l’Institut international suédois de recherche sur la paix (SIPRI) les dépenses militaires de l’OTAN se sont élevées en 2015 à 904,9 milliards de dollars, dont 595,5 milliards apportés par les Etats-Unis à eux seuls. La Russie à l’inverse a dépensé seulement 91,1 milliards de dollars.

Ces exemples montrent que dans le conflit croissant entre l’OTAN et la Russie, il faut analyser de façon très précise les véritables transgressions des tabous. Le film russe « Crimée – le retour à la patrie », que Klagemauer.TV a traduit en allemand, est indispensable pour avoir une autre image sur les véritables transgressions des tabous dans le conflit entre l’Ukraine et la Crimée. Vous allez pouvoir regarder maintenant la réponse du professeur Daniele Ganser expliquant qui, selon lui, a commencé le conflit entre l’Ukraine et la Crimée. L’interview a eu lieu en mai 2015, donc un an après le putsch en Ukraine. Depuis, comme Daniele Ganser l’a exposé dans plusieurs conférences, il n’est plus guère contesté que c’était un putsch sponsorisé par l’Occident.

Mais pour ce spécialiste de la recherche sur la paix il était primordial déjà à l’époque de savoir qui avait vraiment commencé le conflit, une question que les médias occidentaux n’ont jamais ni posée ni analysée.

de d.d.


 
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Avec les mineurs du Donetsk sur le front du Donbass - 1ère partie. "Montez de la mine descendez des collines camarades !" Par Erwan Castel.

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

jeudi 30 mars 2017

 

Force et honneur (1)

 
"Montez de la mine descendez des collines camarades !"
 
Avec les mineurs du Donetsk sur le front du Donbass - 1ère partie
 
 
Lorsque l'armée ukrainienne arrive aux portes du Donbass, la population qui s'organise d'abord sur les barrages improvisées autour des localités va rapidement donner naissance à des groupes d'autodéfense qui vont évoluer vers des milices locales, embryons de la future armée républicaine.
 
L'ossature de cette milice a été formée par des volontaires étrangers, des déserteurs de l'armée ukrainienne, mais surtout des "gueules noires", ces ouvriers mineurs incarnant le Donbass et qui vont quitter leurs usines et galeries profondes pour s'opposer aux unités d'assaut de Kiev...
 
Cette "Shakhtyor Skaïa" de Donetsk n'est pas une nouveauté, elle perpétue en effet la tradition des "divisions de mineurs" du Donbass pendant la deuxième guerre mondiale, notamment la 383ème Division d’infanterie, cette unité du Donbass composée de bénévoles mineurs qui participa à la défense de la ville de Donetsk, aux combats en Crimée jusqu'à la bataille de Berlin, et qui s'est forgée une réputation exceptionnelle.
 
Aujourd'hui si le temps de l' "Opolcheny" (milice populaire) est terminé, il flotte toujours dans les rangs de l'armée de Donetsk déployée à l'ombre des terrikons (terrils) cet esprit populaire invincible qui entraîne les peuples aux moments critiques de leur Histoire à prendre en main les armes et leur destinée.
 
Ces derniers jours, avec une équipe de Novorossiya Today, je suis allé à la rencontre de la "Division des mineurs", une unité composée principalement de mineurs commandé par Constantin Kouzmin qui est également le vice-ministre des mines de la République Populaire de Donetsk. 
Formée en 2014, cette unité est toujours là, en première ligne, déployée dans le secteur de Luganskoe, sur le front Sud de la ville de Donetsk, à 500 mètres des avant-postes ukrainiens.
 
Partie 1 : Des "gueules noires" devenues "diables noirs"

Dans ce premier reportage nous évoquons l'important rôle joué par ces ouvriers dont la corporation incarne le coeur du Donbass dont elle a façonné par sa sueur et son sang autant le paysage que forgé  son esprit libre et rebelle...
 
Par son histoire, et surtout ses engagements politique et militaire, la corporation des mineurs du Donbass est devenue au fil du XXème siècle une élite de la société de l'URSS, et a conserver jalousement les valeurs d'entraide et de partage forgées dans les labyrinthes de tous les dangers à plus d'1 kilomètre de profondeur, au coeur de cette terre du Donbass. dont une ville minière porte même le nom de Stakhanov, ce "héros soviétique" qui symbolise cette élite ouvrière soviétique. 

Lorsque l'Allemagne nazie attaque l'URSS, le Donbass devient rapidement un enjeu stratégique important tant par ses richesses agricole (Hitler fera venir par trains entiers de la terre Noire du Donbass vers les champs allemands) et industrielle que par le couloir d'entrée vers le Caucase pétrolier qu'il représente. Cette terre est semée de champs de bataille dont les  noms vont resurgir du passé 70 années plus tard pour récrire une nouvelle page de son Histoire héroïque. 

 
"Les vengeurs du Donbass" 1945 pendant la bataille de Berlin
Lors de la "Grande guerre patriotique" de 1941 à 1945, les mineurs du Donbass vont s'illustrer dans les combats par leur courage extrême, leur refus de céder le terrain même lorsqu'ils sont à cours de munitions, continuant à se battre avec leurs baïonnettes et pelles de tranchée comme à Sébastopol en 1941. Leur combativité est telle que consigne est donnée aux forces allemandes de ne jamais faire de prisonnier chez les soldats des "Shakhtyor Skaïa" un ordre qui renforce encore plus encore s'il était encore possible leur ténacité et volonté de se battre jusqu'à la mort !
 
Le souvenir de ces faits d'armes, transmis de génération en génération a donné aux mineurs du Donbass cette conscience historico-politique doublée d'un courage et d'une endurance exceptionnelle forgés par des conditions de travail extrêmes, car au fond des mines de charbon ou de sel ces hommes ont appris à dominer et dépasser leur peur et leur fatigue. Lorsque  nous demandons aux soldats de la Division des mineurs à quel moment ils se sont engagés dans la défense du Donbass, tous nous répondent "pendant le Maïdan" lorsque les manifestations se transforment en coup d'état violent dirigé par des extrémistes aux discours ouvertement russophobes.
 
En ce début 2014, les mineurs sont aux premiers rangs des réunions, des manifestations anti-maïdan qui animent les débats dans les salles et les rues de Donetsk, et rapidement, la contestation devient colère après les massacres de la maison des syndicats d'Odessa (2 mai, près de 200 victimes parmi les manifestants fédéralistes), ou celui de Mariupol (9 mai, plus de 100 morts) pris d'assaut par les blindés le bataillon spécial néo-nazi Azov qui sonnent le temps de la Rébellion. 
 
 
Plus tard, en mai 2014à Slaviansk, quand la population reçoit le premier choc des colonnes blindées de l' ATO ("Opération Spéciale Anti terroriste") lancée par la junte de Kiev, de nombreux mineurs rejoignent la poignée des volontaires d'Igor Strelkov qui mène la résistance. Le 26 mai, la guerre arrive aux portes de Donetsk avec les premiers combats pour le contrôle de l'aéroport, et plus d'un millier de mineurs organisent une manifestation dans les rues de Donetsk. Le 18 juin, lorsque la violence des attaques ukrainiennes fait définitivement basculer la crise ukrainienne dans le gouffre sanglant d'une guerre civile, les mineurs de Donetsk, dont certains ont déjà formé des groupes d'autodéfense sur les barrages improvisés vont lancer un "appel aux mineurs et aux ouvriers de toute l’Europe" (Voir annexe 1).
 
Manifestations des mineurs de Donetsk le 18 juin 2014
 
Au lendemain de cette journée du 18 juin 2014, 200 mineurs se réunissent et ressuscitent l'unité "Shakhtyor Skaïa" sous le commandement de Pavel Shakun, et dont le père avait combattu dans les rangs de son aînée de la seconde guerre mondiale.
 
Pavel Shakun, le 1er commandant de la "Division des mineurs"
Les premiers volontaires ont entre 40 et 60 ans en moyenne, ce sont des mineurs qui ont fait leur service militaire dans les rangs de l'armée rouge, du temps de l'URSS. Beaucoup sont des vétérans d'Afghanistan ou de Tchétchénie, et ils vont entre les combats encadrer les plus jeunes qui commencent à accourir vers les casernes de la milice. 
 
"Baikal" qui commande aujourd'hui la position de l'unité près de Luganskoe sur laquelle nous nous sommes rendus était de ces premiers volontaires, il se souvient des premiers accrochages sur les barrages quand les volontaires étaient seulement armés de fusils de chasse, de barres de fer, de cocktails molotov, au milieu desquels se comptaient sur les doigts de la mains quelques armes de guerre dont certaines portaient gravées dans l'acier usé de leur canons les années héroïques "1941" "1943" etc... (aujourd'hui encore certaines armes de la seconde guerre mondiale continuent à équiper les unités de la DNR comme le fusil antichar PTRD par exemple). 
Rapidement des déserteurs ukrainiens vont rejoindre les rangs des milices, anciens soldats, douaniers et "berkout"  (police anti émeute), mais aussi des jeunes qui eux aussi quittent les usines ou l'université pour rejoindre leurs aînés miliciens qui sont parfois leur propre père, oncle, ou frère 
 
Mineurs du Donbass au combat : au centre un père et son fils et à gauche Baikal, qui chef commandant cette unité de la "Division des mineurs" et pour qui "il n'y a pas de combat plus important qu'un autre : tous les combats sont importants !"
Pendant l'été 2014, c'est l'escalade militaire et les escarmouches et accrochages deviennent alors de véritables batailles modernes et meurtrières. C'est le temps des "chaudrons", au cours desquels la "Division des mineurs" va être engagées 70 ans après sur les traces de son aînée. La "Shakhtyor Skaïa" est de tous les combats qui s’enchaînent semaine après semaine: "Shakhtyorsk", "Iliovaisk" "Aéroport" "Debalsevo"... Pendant toute cette période de 2014 à 2015, tous sont volontaires, bénévoles et ne survivent que grâce aux dons et aux aides de la population de Donetsk et des autres villes minières de la République de Donetsk. Aujourd'hui, l'unité a intégré le "Corpus abarone" l'armée professionnelle que la République a organisée pour homogénéiser des forces de défense, les former les structurer et leur donner équipements et statut socio-professionnel modernes.
 
 
Les mineurs du Donbass, que ce soit dans cette unité d'élite, mais aussi dans d'autres comme la brigade Kalmius par exemple dont ils forment également l'ossature, sont toujours en première ligne depuis maintenant 3 ans !
 
Sur cette position à 500 mètres des avant-postes ukrainiens, malgré des bombardements et des échanges de tirs quotidiens, la bonne humeur autant que la discipline nous accueillent dans des "blindages" impeccablement entretenus. Les hommes sont déterminés et soudés et l'esprit qui les animent semble n'être que le prolongement de celui trouvé au fond des puits de mines et où ils ont écrits sous la menace des "coups de grisou" les premières page d'une fraternité invincible. 
 
Pères et fils, ouvriers mineurs, tous deux enfants du Donbass en première ligne sur le front de Donetsk
Pour ces hommes guettant à l'horizon la menace d'un ennemi qui veut détruire leur identité, leur passé et leur avenir, la guerre est un malheur; un drame mais auquel ils participent par devoir car si la paix est ce rêve qui sommeille dans les coeurs de chacun, la Liberté est là derrière leurs tranchées, dans le secret de leurs foyers, là où une mère, une femme, des enfants les attendent en priant. Pour ces hommes, se battre est un devoir familial autant qu'un engagement politique car il veulent défendre une terre contre l'envahisseur mais aussi "construire une société avec l’esprit de solidarité que l’on trouve à la mine"
 
Ces mineurs de Donetsk que je vous invite à retrouver dans de prochains articles incarnent la rébellion contre le coup d'état du Maïdan, cette terre noire du Donbass qu'ils ont façonné depuis le XIXème siècle avec leur sueur et leur sang, autant que le rêve des peuples européens de vouloir et pouvoir vivre dans leur sanctuaire selon leurs coutumes et cultures. 
Dans cette jeune République de Donetsk dont le drapeau porte fièrement leurs outils, les mineurs représentent bien plus qu'un simple secteur économique régional: ils sont le coeur de ce peuple européen du Donbass, fidèle au passé tout en imaginant un avenir avec audace et humilité et qui sait nous montrer le chemin à suivre pour s'affranchir de l'esclavage de la ploutocratie mondialiste et de sa pensée unique déshumanisante.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Après cette première présentation de l'unité  "Shakhtyor Skaïa" nous retournerons pour rencontrer quelque uns de ces hommes ayant troqué la pioche contre le fusil d'assaut pour continuer à faire vivre le Donbass !

 
 
Annexe 1 :
 
L'appel des mineurs du Donbass aux mineurs 
et aux ouvriers de toute l’Europe
 
"Frères mineurs!
 
Nous voulons vous expliquer la situation réelle dans le Donbass. Les médias européens faussent ou font le silence sur la véritable image des événements.Nous savons que vous ne pouvez pas obtenir facilement une image fidèle de ce qui se passe ici, c’est pourquoi nous déclarons :
 
Nous, les mineurs, nous sommes obligés de nous battre avec nos armes pour défendre notre vie, pour survivre!
 
Notre objectif dans ce défi auquel nous faisons face est celui-ci: arriver à arrêter l’effusion de sang! La fin de la guerre aura lieu avec le jugement des criminels de guerre qui l’ont provoquée. Nous ne pouvons pas abandonner ce combat, parce que cela signifierait notre anéantissement moral et physique! Dès le début, « l’Euromaïdan » s’est trouvé sous le contrôle de la grande bourgeoisie: les oligarques ukrainiens et leurs commanditaires étrangers. En Février de cette année, s’est produit un coup d’état en Ukraine avec la participation active de groupes néo-nazis. C’est en réaction à cela que s’est formé le mouvement dans le Sud-Est du pays, qui a mis en avant au début des revendications modérées de fédéralisation et de reconnaissance du russe comme deuxième langue d’État, demande auxquelles le pouvoir a répondu par la terreur.
 
 
La situation dans le Donbass prend l’allure d’une véritable guerre dans laquelle des civils sont tués: des personnes âgées, des femmes, des enfants. On vous ment de façon effronté en prétendant qu’il s’agit d’une guerre entre l’Ukraine et la Russie. Ce n’est pas vrai! La guerre se déroule entre le peuple et une poignée d’oligarques soutenus par l’UE et les Etats-Unis. Le malheur de l’Ukraine réside dans le fait que l’exercice de l’autorité est tombé aux mains de pourritures qui ont réussi à infecter par leurs idées fascistes une partie de la société. Nous, le peuple du Donbass, nous luttons contre toutes les manifestations de nazisme et de fascisme. Nous nous battons avec un fusil à la main pour notre vie et celle de nos proches. Nous n’avons pas à nous retirer-c’est notre terre! Nous nous tournons vers vous, travailleurs des pays européens, en vous demandant votre aide solidaire:aidez nous à briser le bastion du fascisme en Ukraine. Ce sera notre victoire commune !"
 
Mikhaïl Krylov, Président du Syndicat indépendant des mineurs de Donetsk, 
 
18 juin 2014
 
 
Sources de l'article : 

Les mineurs dans les armées des Républiques populaires de Donetsk et Lugansk
- Appel des mineurs du Donbass
- Les mineurs du Donbass vont au charbon contre Kiev

 


 
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Affaire Z. A. c. Russie ou de l'incongrüité de la frontière. Par Karine Bechet Golovko

29 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La Russie, #l'immigration

mercredi 29 mars 2017

Affaire Z. A. c. Russie ou de l'incongrüité de la frontière

 
 
 
Dans sa nouvelle décision Z. A. contre Russie, la Cour européenne des droits de l'homme vient de rendre une décision intéressante, qui tend à forcer l'entrée de personnes en situation illégale sur le territoire de l'Etat, faisant reposer sur lui l'entière responsabilité de la situation. Pour continuer dans l'ubuesque ...
 

 
Le 21 mars, la CEDH a rendu un arrêt condamnant la Russie a verser 95 000 euros aux quatres personnes en situation irrégulière, dont la demande d'asile a été refusée par la Russie, pour les conditions dans lesquelles ils vécurent plusieurs mois dans la zone de transit de l'aéroport international Sheremetyevo à Moscou.
 
Le fait que des personnes soient bloquées, pour des raisons différentes dans des aéroports internationaux, n'est pas une nouveauté. L'on se souviendra de l'iranien Mehran Karimi Nasseri et de ses 18 années à l'aéroport Charles de Gaulle, de la chisoise Feng Zhenghu qui a passé plus de 3 mois dans la zone de transit de l'aéroport de Tokyo, etc.
 
En l'espèce, les faits sont assez simples:
Les requérants dans cette affaire sont quatre individus détenteurs de papiers d’identité d’Irak, des Territoires palestiniens, de Somalie et de Syrie. Alors qu’ils transitaient – séparément les uns des autres – par l’aéroport de Moscou-Sheremetyevo, les requérants se virent refuser l’entrée en Russie par les services russes des frontières, au motif que leurs documents de voyage n’étaient pas en règle. En conséquence, trois des requérants passèrent entre cinq et huit mois, en 2015/2016, dans la zone de transit de l’aéroport ; l’un des requérants, originaire de Somalie, est resté dans cette zone pendant un an et 11 mois, du 9 avril 2015 au 9 mars 2017. Les quatre requérants demandèrent le statut de réfugié en Russie mais ne l’obtinrent pas
 La surprise vient de la qualification juridique donnée par la Cour européenne, qui a assimilé cette situation à une privation de liberté:
Les intéressés, qui se trouvaient dans la situation de demandeurs d’asile dont les dossiers n’avaient pas encore été examinés, n’avaient pas choisi de rester dans la zone de transit puisqu’ils ne pouvaient entrer ni sur le territoire russe ni dans aucun État autre que celui qu’ils venaient de quitter. Ils n’ont donc pas consenti valablement à leur privation de liberté. En conséquence, la Cour conclut que leur rétention dans la zone de transit s’analyse en une privation de liberté de facto.
Pas un mot sur le fait qu'ils soient sciemment arrivés en Russie avec des documents qui ne sont pas en règle, ce qui remettrait en cause l'idée selon laquelle ils "n'avaient pas choisi". De plus, très étrangement pour des personnes privées de liberté, ils sont partis, soit dans un autre pays avec l'aide des organismes internationaux compétents (dont l'activité n'a pas été entravée), soit rentrés dans leur pays, comme le reconnaît par ailleurs la Cour:
Le requérant irakien et le requérant syrien furent finalement réinstallés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), au Danemark et en Suède respectivement. Le requérant originaire des Territoires palestiniens put quitter la zone de transit lorsque se présenta la possibilité de prendre un vol pour l’Égypte. Le requérant originaire de Somalie, ayant perdu l’espoir d’obtenir le statut de réfugié en Russie, est parti pour Mogadiscio.
La contradiction est flagrante: soit ils sont détenus contre leur volonté - et donc il y a volonté de l'Etat de les maintenir dans cet espace restreint, soit lorsque la possibilité s'est présentée et qu'ils ont compris qu'ils n'obtiendraient pas ce qu'ils étaient venus chercher ... ils sont partis, mais l'Etat, finalement, n'y est pas pour grand chose. Le "crime" de l'Etat russe est en fait de ne pas avoir laissé entrer des personnes en situation irrégulière et de ne pas les avoir prises en charge.
 
Alors pourquoi condamner la Russie? Justement pour cela.
 
L'on peut aussi se demander, s'il s'agit réellement des conditions de détention, si toutes les personnes dont le dossier de demande d'asile est en attente ou a été refusé dans les camps de transit en Italie, en Grèce, dans la Jungle en France vont être prises en charge par des ONG pour déposer un recours devant la CEDH et si l'Italie, la Grèce, la France et autres pays vont devoir payer des millions d'euros de dédommagement? Car là, il ne s'agit pas de quatre personnes ...
 
Non, le but est ailleurs: il faut forcer la frontière. La frontière est le symbole de l'Etat, son attribut, comme la porte de votre maison. Aujourd'hui, la frontière ne doit pas être une barrière, l'Etat doit laisser passer les clandestins qui sont devenus une catégorie spéciale, celle d'une sorte de "réfugiés de fait", dont l'expulsion est rendue de plus en plus difficile et contraignante pour l'Etat. L'Italie avait été ainsi condamnée en 2011 pour avoir voulu renvoyer des tunisiens dans leur pays et au passage pour les conditions de détention à Lampedusa. C'était déjà en 2011, tout au début de la grande vague d'immigration en Europe. Il a fallu faire passer le message aux Etats qui auraient des tentations souverainistes. Depuis, la pression n'a fait qu'augmenter.
 
Cet arrêt contre la Russie se situe dans cette jurisprudence constante de la CEDH qui fait poser sur les Etats l'obligation de prise en charge des personnes en situation illégale dès le moment où ils ont posé le pied, de manière illégale, sur leur territoire. Ce n'est pas la personne en situation illégale qui a des obligations, c'est l'Etat. La personne en situation irrégulière a des droits, c'est l'Etat qui a les obligations. 
 
Pour illustrer cette tendance, bien implantée en France, l'on peut se rappeler du communiqué du ministère de l'intérieur de l'été 2016 pour la prise en charge des "migrants", faisant fi de toute distinction entre immigré en situation illégale et légale. La notion même d'immigré est pieusement remplacée par celle de "migrant", dont la charge symbolique est différente, même si un migrant est bien un immigré, mais manifestement principalement en situation irrégulière, d'où la nécessité de le taire.
La prise en charge en CAO doit ainsi permettre aux personnes migrantes sans-abri de bénéficier d'un temps de répit et d'engager, si elles le souhaitent, une démarche de demande d'asile. Elle leur permet également d'avoir accès à une offre de soins adaptée et d'être orientées rapidement vers des structures qui correspondent à leur situation (CADA pour les demandeurs d'asile, etc.). 
C'est exactement ce qui est reproché à la Russie: d'avoir maintenu la distinction classique pour un Etat de droit souverain de la distinction entre immigration légale et illégale et ainsi d'avoir maintenu la frontière. 
 
 
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