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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Ukraine.Ukraine: Les masques de la révolution Paul Moreira. Interview de Paul Moreira ( Extrait ) Le 22 juin 2016

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La République, #Europe supranationale, #Ukraine, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme, #L'OTAN.

Ukraine. Interview de Paul Moreira ( Extrait ) Le 22 juin 2016.

Interview de Paul Moreira, journaliste d'investigation, reporter de guerre, auteur du documentaire "Ukraine. Les masques de la révolution" Enregistrée le 22 juin 2016.
Source: chaine youtube Thinkerview. Retrouvez l'intégralité de l'interview ici : https://www.youtube.com/watch?v=uRawW...
SUJETS :
Cash investigation, IRAK, IRAN, Guerre, Elise Lucet, Terrorisme, Daesh, Al Quaida, Forces Américaines, Armes de destructions massives, PNAC, Réalités de terrain, journalistes d'investigations, Attentats de Paris, 200 terroristes sur le territoire ?, Etat d'urgence, Fiche S, Ecoute téléphonique, Services secrets, Ben Laden, Ukraine, Massacre d'Odessa, Russie, Est de l'Ukraine, Néoconservateurs, pensée de groupe , conseils pour les jeunes générations

Ukraine Les masques de la révolution Paul Moreira.

Paul Moreira dit la verite sur la ‘’revolution’’ fasciste et americaine `a Kiev
1er fevrier sur Canal+ dans Special Investigation – Un film de Paul Moreira
En fevrier 2014, des groupes paramilitaires ont affronte la police au coeur de Kiev et ont fait fuir le president Yanoukovitch. Ils ont installe un nouveau gouvernement.
Dans le recit mediatique communement admis, ils ont ete presentes comme les heros de la dite ‘’revolution’’. Ils etaient du bon cote de la barricade. Personne ne s’est vraiment demande qui ils etaient.
En fait, il s’agit de corps francs d’extreme droite, desormais lourdement armes.
Ils s’appellent ‘’Secteur Droit’’, ‘’Azov’’ ou ‘’Svoboda’’. Ils ont cree de veritables armees paralleles fascistes, largement incontrolees.
A Odessa, en mai 2014, ils ont commis un massacre de masse sans etre sanctionnes. 45 personnes brulees vives. Un massacre passe sous le radar.
Comment a-t-il pu nous echapper ? Pourquoi les democraties occidentales n’ont-elles pas fait entendre leur voix, les voix des victimes ?
Sans doute parce que les milices nationalistes fascistes jouaient les soldats suppletifs dans une guerre beaucoup plus large. La dit ‘’revolution ukrainienne’’ a ete soutenue massivement par la diplomatie americaine.
Dans la nouvelle guerre froide des USA contre la Russie, l’Ukraine est un pion decisif dans une strategie de la Maison Blanche..
« Les masques de la revolution », de Paul Moreira, explore cette zone restee aveugle pour les bourgeois de l`Occident.?

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Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Turquie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

lundi 18 juillet 2016

Un rapport étonnant du Conseil de sécurité russe (SC) circulant dans le Kremlin aujourd’hui, dit que, juste après avoir terminé sa conversation téléphonique avec le président Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, revigoré, a salué la Fédération de Russie pour lui avoir sauvé la vie et qu’il allait rencontrer le Président Poutine dans les 2 prochaines semaines. Il a aussi promis «vengeance» contre le président Obama pour avoir organisé le coup d’état manqué contre son régime.

Selon ce rapport, le complot du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan a été découvert par le ministère russe de la Défense (MoD) il y a et sept mois que nous avons rapporté dans nos rapports du 2 décembre 2015 en écrivant :

« Le ministère de la Défense (MoD) rapporte aujourd’hui que le président Poutine a ordonné aux avions géants Ilyushin-80 de commandement et de contrôle de la Fédération conçus pour une utilisation pendant la guerre nucléaire (autrement connu comme les avions du jour du jugement dernier » Doomsday « ) pour se préparer à des opérations de guerre à travers le monde dans un quinzaine jours, après que les analystes du renseignement militaire ont découvert une « figure de proue désigné » « au-delà de stupéfiant » complot ourdi par les États-Unis et des factions du gouvernement turc de faire tomber le président Recep Erdogan et le remplacer par Fethullah Gulen, homme de CIA -tout en utilisant terroristes l’État Islamique comme «levier». « [Note: ce rapport doit être lu dans son intégralité pour comprendre les plans complets du régime Obama et ses motivations pour la mise en scène de ce coup contre la Turquie]

Avion russe « Doomsday »

Immédiatement avant la découverte par le MoD de l’intrigue du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan, ce rapport continue, les relations entre la Fédération et la Turquie avaient été brisées lorsque le 24 Novembre 2015, un bombardier russe sans défense a été abattu sur la Syrie par l’aviation turque tuant son pilote– mais pour lequel, il y a quinze jours, le président Erdoğan a présenté ses excuses dans une lettre personnelle au président Poutine.

Dès la réception par le président Poutine des excuses du président Erdoğan, le 27 Juin, ce rapport note, le MoD a réactivé sa précédente opération «défense personnelle» pour le chef de la Turquie en activant une force d’élite du 25e Régiment Spetsnaz du Service de Renseignement de l’Administration (GRU).
Soldats du 25è Spetsnaz du GRU RUSSE (cosaques kabardes Caucase)

Craignant que le président Erdoğan ne soit bientôt protégé par ces forces d’élite Spetsnaz, ce rapport continue, le régime Obama accéléra ses plans de coup d’État, mais n’a pas réussi à comprendre qu’ils avaient déjà formé une «barrière proactive » autour d’Erdogan , de ses principales liaisons de communication à son gouvernement, des forces de police et des médias fidèles.

Obama ignorant que des forces d’élite Spetsnaz étaient déjà en « opération de combat » pour protéger le président Erdoğan, ce rapport explique, les comploteurs dirigés par la CIA ont commencé leur attaque le 15 Juillet dans la ville portuaire de la Riviera Turque de Marmaris, sur la côte méditerranéenne en attaquant Grand Yazici Club Turban où le chef de la Turquie était en vacances.

L’attaque elle-même, ce rapport continue, se composait de «au moins» 8-10 militaires turques dirigés par la CIA, débarquent d’un hélicoptère sur le terrain du Grand Yazici Club Turban. Ils se sont précipité vers ce qu’ils croyaient le château privé du président Erdoğan, en lançant des grenades et tirs d’armes automatiques contre ce château.

Cependant, l’élite de « protecteurs » Spetsnaz du président Erdogan l’avait déjà retiré de la Casa De Maris car ils savaient ce qui était sur le point de se produire et que la «bataille furieuse » a coûté la vie de nombreuses forces de police turques. Devant cet échec, les comploteurs se sont enfuis dans leur hélicoptère vers la Grèce. Ils ont comparu, il y a heures, devant un procureur grec. Et le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a promis de les extrader vers la Turquie .

Dans la foulée de cet échec d’Obama dans sa tentative de coup contre Erdoğan, ce rapport détaille plus de 6000 arrestations comme suspects de complot en connivence avec la CIA, dont les chefs de file sont le conseiller spécial du président turc, le colonel Ali Yazici, le commandant de la base aérienne Balikesir en Turquie occidentale, le Brigadier général Ishak Dayioglu, et le général Akin Ozturk, qui sont tous maintenant en garde à vue aussi.

La préoccupation la plus grave pour le ministère de la Défense russe, concerne le contrôle des quelque 90 bombes nucléaires B61 stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, dont cinquante sont affectées aux pilotes américains, et quarante sont affectées à la Force aérienne turque.

Avec le commandant de la base aérienne d’Incirlik, le général Bekir Ercan Van, actuellement en détention aussi, les forces militaires américaines ont activé leur niveau d’alerte le plus élevé tandis que les autorités locales ont bloqué tous les accès à cette base. –Pour le moment, il n’y a aucune indication claire sur la manière dont le régime Obama va répondre à son «aventure échouée», ni comment il compte protéger ces armes nucléaires.

Le principal suspect du Coup a servi comme attaché militaire à Israël

Le cerveau présumé derrière la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc avait autrefois servi comme attaché militaire à Israël, selon les rapports.

Général Akin Öztürk, qui était aussi l’ancien commandant de la force aérienne de la Turquie, a été arrêté samedi avec au moins cinq autres généraux dans le cadre du coup d’Etat manqué le vendredi soir.

De 1998 à 2000, Öztürk a servi à Tel-Aviv au sein de l’ambassade de Turquie. Plus tard, il est devenu commandant de la force aérienne, jusqu’à ce qu’il démissionne l’année dernière. Il a conservé son siège au Conseil militaire suprême de Turquie.

Avant le coup d’État, Öztürk était une figure militaire célèbre, honorée par de nombreuses médailles de son propre pays et de l’OTAN.

La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.

Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayyip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des évènements l’a prouvé.

Le journal émirati, Al Khaleej, est convaincu que Moscou a agi à bon escient dans cette situation, tout en évitant des étapes dangereuses et des revendications irréfléchies, choisissant la voie de l’application des pressions économiques sur Ankara (tourisme, gaz).

De nombreux analystes analysent les relations bilatérales entre Moscou et Ankara en fonction la situation en Syrie, qui est devenue le point d’intersection des différents intérêts géopolitiques des forces extérieures.

La responsabilité de la baisse dans le rôle de la Turquie dans la région, selon certains analystes politiques, repose sur les épaules des élites politiques turques. Ankara n’a pas attendu que les flammes qui dévorent ses voisins syriens et irakien se répandent et embrasent toute la région. La Turquie a du reconnaître qu’il était idiot de regarder ces flammes sans rien faire.

Le rédacteur en chef de l’influent journal Al-Hayat, George Samaan, estime qu’Erdogan a mis du temps pour enfin reconnaître la nécessité de pragmatisme dans la politique étrangère de son pays, tout en étant incapable de tourner le dos aux vieux rêves ottomans. Le nouveau pragmatisme en Turquie le renvoie désormais vers sa maison pour le bien-être économique turc, qui a été la base du poids et de l’influence de ce pays au Moyen-Orient.

En supprimant les blocages dans les relations entre Moscou et Ankara, selon le journaliste turc Hakan Aksay, Moscou veut accélérer les étapes, ce qui va accélérer du même coup le désengagement turc de Syrie, car Ankara devra cesser de soutenir les djihadistes et les groupes extrémistes si elle veut une réconciliation honnête et totale avec la Russie.

Mais ce qui, peut être, va finalement être obtenu, c’est la normalisation des relations entre les deux pays au point où ces relations bilatérales étaient avant la crise syrienne.

Un expert libanais en vue sur les affaires turques, Dr. Mohammed Noureddine, note aussi qu’il ne peut y avoir aucune discussion sérieuse sur les relations de la Russie avec la Turquie, sauf si cette dernière retire soutien aux groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Les experts continuent de faire valoir que la normalisation n’est maintenant qu’une question de temps.

Une experte libano-américaine de premier plan, Raghida Dergham, estime que le président turc Erdogan s’est lui-même trouvé piégé en Syrie, et il est convaincu qu’il a besoin de la Russie pour en sortir. Vladimir Poutine a bénéficié de l’évolution de la position de la direction turque non seulement parce qu’il a reçu des excuses du chef d’Ankara, mais aussi parce qu’elle a attiré Erdogan sur la voie de la réconciliation en Syrie.

Le journal irakien Al-Zaman voit les actions communes que la Russie et la Turquie vont prendre pour lutter contre le terrorisme bénéficieront à ces deux états. Ce serait de loin une étape plus productive que la coopération de la Turquie avec Washington, dont les politiques ont été en proie à l’imprécision, à l’incertitude et à des délais déraisonnables, et quelquefois à des heurts sanglants [1].

http://tass.ru/en/politics/888845
http://www.rferl.org/content/putin-erdogan-meeting/27863368.html
https://draft.blogger.com/fortnight
http://www.whatdoesitmean.com/index1952.htm
http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34912581
https://informnapalm.org/en/the-25th-spetsnaz-regiment-of-gru/
http://www.globalsecurity.org/intell/world/russia/gru.htm
http://www.grandyazicihotels.com/en/club-turban-marmaris
http://www.hurriyet.com.tr/marmariste-erdoganin-kaldigi-oteldeki-catisma-40148943
http://www.casademaris.com/about.php
http://www.reuters.com/article/us-turkey-security-greece-military-idUSKCN0ZX0BR?il=0
http://tass.ru/en/world/888816
http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/07/17/486358297/turkey-says-6-000-people-have-been-detained-after-failed-coup
http://sputniknews.com/politics/20160717/1043161321/erdogan-adviser-coup.html
http://thebulletin.org/status-us-nuclear-weapons-turkey
https://www.rt.com/news/351694-incirlik-base-commender-detained/
http://abcnews.go.com/International/us-troops-turkish-air-base-highest-force-protection/story?id=40634670
https://www.rt.com/news/351606-usa-incirlik-base-turkey-blocked/
http://www.whatdoesitmean.com/index2073.htm

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Le « XXVIe Congrès du parti de l’OTAN » à Varsovie (un point de vue).

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #Terrorisme, #La Russie, #Europe supranationale

Le « XXVIe Congrès du parti de l’OTAN » à Varsovie (un point de vue).

Le « XXVIe Congrès du parti de l’OTAN » à Varsovie (un point de vue)


Saker US
Saker US

Par The Saker – Le 10 juillet 2016 – Source thesaker.is

Le sommet de l’OTAN annoncé en grande pompe a finalement eu lieu à Varsovie. Ce fut un succès retentissant, du moins si le critère était que les résultats répondent aux attentes.

  • Porochenko et Nadia Savtchenko ont été conviés et traités comme d’illustres invités ;
  • la Russie a été condamnée pour ses agressions en Géorgie, en Crimée et en Ukraine ;
  • les Polonais ont tapissé Varsovie d’affiches scandant « ACHTUNG RUϟϟIA » ;
  • les pays baltes ont eu chacun droit à un bataillon de l’OTAN pour dissuader l’ours russe ;
  • la Russie a été condamnée pour ne pas avoir respecté l’accord Minsk 2 ;
  • la quantité de paroles en l’air était telle, que le réchauffement climatique pourrait avoir augmenté d’au moins dix degrés.

Franchement, je n’ai pas tellement le goût de commenter pareilles inepties. D’autant plus que toutes ces pseudo décisions ne constituaient même pas le véritable objectif de ce sommet. Le sommet poursuivait un objectif totalement différent, qui a été pleinement atteint lui aussi.

L’objet réel du sommet était d’amener chaque chef politique occidental à choisir entre la réalité et l’idéologie. Tous ont fait évidemment le bon choix. Ils ont catégoriquement rejeté la réalité et accueilli avec enthousiasme l’idéologie.

Voilà pourquoi on a accusé la Russie de ne pas se conformer à un accord qui ne la concerne même pas.

Voilà pourquoi on a accusé la Russie d’agression contre la Géorgie, même si l’UE a conclu que c’est la Géorgie qui avait déclenché la guerre.

Voilà pourquoi on a dénoncé une menace russe inexistante.

Voilà pourquoi on a déclaré que quelques bataillons de l’OTAN avaient un effet dissuasif sur les forces armées russes.

Voilà pourquoi on a dénoncé l’invasion du Donbass par la Russie.

Voilà pourquoi on a fait fi des résultats d’un référendum cent pour cent légitime en Crimée.

La détermination unanime de tous les chefs d’État occidentaux d’ignorer la réalité et de proclamer haut et fort, publiquement, que cette absurdité idéologique constitue la vérité était, en réalité, l’objectif attendu du sommet.

Les Anglo-sionistes adorent envoyer des messages et ils en ont exprimés plusieurs de façon claire et nette :

Message à la Russie  –  Vous avez osé vous opposer à nous, en pensant que vous étiez dans votre bon droit. Nous avons une petite nouvelle pour vous : nous n’en avons rien à foutre de la Russie et de la réalité ! Soit vous êtes avec nous (c.-à-d. sous notre domination), soit vous serez traités en parias.

Message à la population européenne – Si quiconque songe à nous défier, vous avez affaire à un front uni. Le front uni de la superstructure parasitaire qui dirige l’UE au nom du 1 % formant les élites locales qui ont dépouillé la Russie et au nom de l’empire anglo-sioniste. Ne songez même pas à l’indépendance, à la liberté et à d’autres non-sens du genre. Nous dirigeons la planète et vous obéissez.

Message au reste de la planète – Gare à vous, si vous songez à joindre la Russie ou même à la soutenir, car si vous passez aux actes, nous vous écraserons comme un insecte. Nous dirigeons la planète et nous soutenons et détruisons qui nous voulons.

Dernier message, mais pas le moindre :

Message à eux-mêmes – Nous exerçons le contrôle, nous l’emporterons, les Russes devront fléchir, nous sommes invulnérables.

Je dirais que ce dernier message est le plus important d’entre tous. Parce qu’il est évident que les dirigeants anglo-sionistes ont peur. Ils ont surtout peur de la Russie bien sûr, mais craignent encore plus ce que la Russie représente. Ils ont peur d’un dollar que rien ne soutient, pas même le pétrole et les porte-avions de l’US Navy. Ils ont peur parce qu’ils ont une conscience grandissante que de moins en moins de gens les craignent. Ils ont peur que des pays comme la Russie, l’Iran ou la Chine déclarent ouvertement qu’il adopteront un autre système économique et modèle de civilisation. Mais ce qui les terrorise plus que tout, c’est de se rendre compte que leurs propres citoyens (en théorie du moins) les haïssent et les méprisent.

Ce qui est le plus pathétique dans tout cela, c’est la façon dont les Anglo-sionistes interprètent mal les Russes. Du point de vue de la culture russe, tout ce que l’Occident et l’OTAN font, est perçu comme un signe de faiblesse. Pourquoi une alliance forte perd-elle son temps à proférer des menaces qui n’ont aucun sens (présence de bataillons de l’OTAN ou de boucliers antimissiles) ? Pourquoi une alliance forte cherche-t-elle refuge dans la force du nombre ? Pourquoi une alliance forte agit-elle comme si la réalité n’existait pas ? Du point de vue des Russes, toutes ces démonstrations de force et de démagogie constituent un immense aveu de faiblesse, qui ne les impressionne pas du tout. Ils ne craignent pas non plus d’exprimer leur mépris envers ce qu’ils considèrent comme un étalage pathétique d’incompétence par des dirigeants occidentaux complètement paumés.

Ce qui ne veut pas dire que les Russes ne sont pas inquiets. Ils le sont. Énormément. Parce qu’ils comprennent aussi que, malgré leur manque de vision politique pathétique et même de professionnalisme élémentaire, les Anglo-sionistes sont encore très dangereux. Il n’est pas nécessaire d’être très intelligent pour déclencher une guerre nucléaire. Les Russes ont beau considérer maintenant ouvertement l’Empire avec mépris, ils savent fort bien que c’est cette absence de compétence même, en Occident, qui nécessitera une dose immense de prudence et de patience de la part des dirigeants russes, pour que l’Empire atterrisse en douceur sans déclencher une guerre nucléaire à l’échelle planétaire.

On pourrait dire que la Russie craint beaucoup plus la faiblesse des USA, de l’OTAN et de l’UE, que la force des USA, de l’OTAN et de l’UE.

Enfin, bien des Russes réalisent que la civilisation occidentale est tout autant discréditée, moralement défaillante et pratiquement morte, que la civilisation soviétique à la fin des années 1980. Il n’y a plus de valeurs occidentales comme telles, qui ne font pas l’objet de blagues ou de sarcasmes méprisants. Personne n’y croit plus, mais tous font comme si. Tous ces grands fondements conceptuels formés de notions comme la démocratie, les droits de la personne, la liberté et la justice se sont effondrés de manière irréparable. La bonne nouvelle, c’est que cette chute n’est pas définitive. À l’instar de la Russie qui s’est redéfinie après 2000, l’Occident fera de même, tant aux USA qu’en Europe. Je n’ai aucune peine à m’imaginer l’Occident revenir à ses racines historiques, mais d’une façon toute moderne. Tout comme la Russie de 2000 à 2016 n’est pas la Russie d’avant 1917, le nouvel Occident se renouvellera, mais en ayant des racines toujours ancrées dans un lointain passé. Pour en arriver là, l’Occident devra passer par un processus de désintégration douloureux et extrêmement dangereux, semblable à ce qui s’est produit en Union soviétique entre 1980 et 2000.

Dmitry Orlov a parfaitement raison. La chute de l’Occident est inévitable et l’étude de la chute de l’Union soviétique nous permet de tirer bien des leçons intéressantes.

Mais pour le moment, nous sommes coincés dans la réalité actuelle. Le monde est divisé en deux. D’un côté, un Empire faible, déconnecté, mourant. De l’autre, pratiquement tout le reste de l’humanité. À l’intérieur de ce monde mourant et instable, le sommet de l’OTAN à Varsovie a joué le même rôle que le XXVIe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique en 1981 : une démonstration d’unité touchante, face à une chute inévitable.

En nous remémorant ce qui s’est passé en URSS et en Russie au cours des deux décennies qui ont suivi, une conclusion s’impose : nous sommes sur le point d’entrer dans une des périodes les plus difficiles et dangereuses de l’Histoire.

The Saker

Traduit par Daniel, relu par Catherine pour le Saker Francophone

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lundi 18 juillet 2016 Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Par Karine Bechet Golovko

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Turquie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie

lundi 18 juillet 2016

Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie

 
 
Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Maintenant qu'il a échoué, certains tentent de minimiser les moyens mis en place, montrer qu'ils étaient insuffisants pour faire vasciller le pouvoir. Bombarder un bâtiment vide ne sert à rien. Certes, les moyens étaient insuffisants, tant que la tentative d'assassinat d'Erdogan n'était pas accomplie. La Turquie accuse Fethullah Gülen, et indirectement les Etats Unis, puisque l'imam travaillait avec la CIA, d'être derrière cette opération. 
 

 
Déroulement des évènements
 
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet, un groupe de militaires s'attaque en même temps à trois villes majeures en Turquie: Ankara pour les institutions étatiques, Istanbul pour les médias et Maramis la station balnéaire où se trouve le Président Erdogan.
 
A Ankara, les putschistes ont bombardé le quartier général, car après les nettoyages opérés dans l'armée, la majorité de l'état major est loyal à Erdogan, et le Palais présidentiel. Ils ont également attaqué le bâtiment de la télévision nationale:

Les tanks ont, pendant ce temps, commencé à tirer sur le Parlement. Vide, heureusement. Le but était de bloquer toute possibilité de communication entre Erdogan et les centres politiques du pays.

A Istanbul, où se trouvent les plus grandes chaînes de télévision et les centres de communications, les putschistes ont attaqué la chaîne turque TRT et la chaîne CNN turk. Tous les ponts furent bloqués et l'aéroport Ataturk fermé.

A Marmaris, la station balnéaire, pendant ce temps, se jouait l'élément clé de cette tentative de renversement du pouvoir en Turquie. Les forces en jeu étaient trop faibles pour pouvoir prendre de cette manière le pouvoir et surtout le garder. Il fallait tuer Erdogan. 3 hélicoptères ont tiré sur l'hôtel où résaidait le Président, environ 25 hommes furent débarqués pour tuer Erdogan. Mais ils rencontrèrent des difficultés à l'intérieur du bâtiment, car les forces spéciales qui protègent le Président les accueillirent.

Voici la vidéo de l'attaque aérienne de l'hôtel et l'état de la chambre occupée par Erdogan après l'attaque:

Si Erdogan avait été dans sa chambre, il n'aurait eu aucune chance. Seulement, il n'y était plus. Et le coup d'état a échoué à ce moment-là.

Les éléments de rupture du scénario

Quelques minutes avant l'attaque de son hôtel, Erdogan le quitte:

Pour autant, la communication va maintenant prendre le relai et tenter de faire tomber le régime sur un coup de poker menteur. Les putschistes font passer une annonce à la télévision turque affirmant qu'ils ont pris le pouvoir, que Erdogan est démis de ses fonctions présidentielles, en raison des nombreuses violations aux droits de l'homme:

Pour sa part, comme l'écrit The Washington Post, un militaire américain déclare à la chaîne NBC que Erdogan quitte le pays et demande l'asile politique en Allemagne:
Or rather, a U.S. military source told NBC News that Erdogan was trying to get into Germany.
Senior US military source tells NBC News that Erdogan, refused landing rights in Istanbul, is reported to be seeking asylum in Germany.
C'est alors que Erdogan apparait de manière très étrange à la télévision turque, sur le téléphone de la journaliste qui le brandit à la caméra:
 
 
Il est vivant, il appelle les turcs à défendre leur pays et à descendre massivement dans la rue.
 
Par cette déclaration, le Président turc a cassé la deuxième phase du coup d'état, la phase médiatique. Il n'est pas mort, il ne fuit pas et il n'a pas peur de son peuple, il arrive à Istanbul. Et les gens descendent dans la rue, ce qui complique techniquement la tâche des putschistes. Et renverse l'équilibre politique des forces en présence.
 
Dans ce scénario, un élément est troublant. Les américains viennent de favoriser une fuite d'information dans l'agence Reuters: deux chasseurs F16, soi-disant pilotés par les putschistes, encadraient l'avion présidentiel et encore deux les suivaient:
"At least two F-16s harassed Erdogan's plane while it was in the air and en route to Istanbul. They locked their radars on his plane and on two other F-16s protecting him," a former military officer with knowledge of the events told Reuters.
 
"Why they didn't fire is a mystery," he said.
Il semblerait que le message soit passé: on aurait pu, on ne l'a pas fait. A moins que le but était de l'arrêter et non de le tuer. Ou d'attendre pour voir où il allait: Ankara? Istanbul? A l'étranger? Et laisser le temps pour voir la réaction de la population. Ca reste un mystère.
 
D'où vient cette tentative?
 
La Turquie accuse l'imam Fettulah Gülen d'être derrière cette tentative de coup d'état. Celui-ci se défend. La Turquie demande son extradition aux américains, eux déclarent n'avoir reçu aucune demande mais pouvoir examiner les éléments de preuves que fournira Ankara. Et pour cause.
 
Au-delà de ses accointances religieuses, F. Gülen est considéré comme travaillant pour la CIA et ses différentes "écoles" que l'on retrouve dans différents pays comme, par exemple, au Kazakhstan, ne sont que des couvertures pour le recrutement et la formation de collaborateurs de la CIA.
 
Qui concrètement a fait le travail? On ne sait pas. Que les Etats Unis soient derrière? C'est fort possible, c'est leur méthode de faire disparaître les dirigeants gênants comme en Irak ou en Libye pour ne prendre que ces exemples. On se souviendra aussi de la tentative échouée contre le Président ukrainien Yanukovitch sauvé in extremis par la Russie. Mais ils ont besoin que le travail soit fait, du moins en apparence, de l'intérieur. D'où le recours à ces militaires. S'ils gagnent, ils les reconnaissent et s'ils perdent, ils soutiennent Erdogan.
 
Autrement dit, ils ne pouvaient ne pas être au courant. Et peut-être n'y a-t-il pas uniquement les Etats Unis qui furent au courant. On se souvient avec surprise de l'annonce brusque de fermeture de l'Ambassade de France à Ankara et du Consulat d'Istanbul le 13 juillet pour des raisons de sécurité "jusqu'à nouvel ordre". La France semble mieux informée à l'étranger que sur son propre territoire, mais il est vrai que ce ne sont pas les mêmes services qui travaillent.
 
La bulle explose
 
Les forces étaient gonflées et peu fiables. C'est ce qui donne, a posteriori, cette impression d'amateurisme. Qui ne reste qu'une impression, car tout a été préparé et coordonné. Les généraux ont envoyé les subalternes en première ligne, qui ont envoyé de simples soldats pour le renfort en disant que c'était un exercice. Lorsque Erdogan est apparu bien vivant et bien soutenu par la population, les généraux se sont trouvé "pris en otage" ou redevenus solidaires, les soldats se sont rendus et la bulle a explosé.
 
Or, il est clair, à entendre les réactions des dirigeants occidentaux, qu'un autre final était attendu. Le premier à s'être prononcé, et qui a mis J. Kerry en difficulté, est le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov a clairement déclaré condamner tout coup d'état dans n'importe quel pays et a appelé à régler les différents dans le cadre constitutionnel. 
 
Il est évident que J. Kerry n'avait particulièrement ni prévu, ni envie de se prononcer si tôt, il voulait d'abord comprendre si ça avait marché ou échoué, d'où sa formulation plus qu'énigmatique sur la possible reconnaissance d'une "continuation" du pouvoir. Manifestement par d'autres qu'Erdogan.
 
 
U.S. Secretary of State John Kerry said on Friday that he hoped for peace, stability and continuity in Turkey, where a coup attempt is underway.
Kerry, speaking at a news conference in Moscow after a day of talks on Syria with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, said he could not comment further on Turkey because he did not have the latest details of what was happening there.
Dans l'ensemble, les dirigeants ne se sont pas pressés pour intervenir. Ils ont attendu de voir qui allait gagner la manche et comment allait réagir le peuple. D'autant plus que les médias sont remplis d'analyses expliquant la faiblesse d'Erdogan et du mécontentement populaire. Analyses biaisées, comme nous le voyons. Bref, quand il est devenu clair qu'il allait falloir continuer à coopérer avec Erdogan, alors ils ont, dans un premier temps, approuver l'échec d'un coup d'état. Mais ensuite, la machine se met en route. Prenons un article du Parisien:
"l'autoritaire président de la République islamo-conservateur", "les chancelleries étrangères, déjà très critiques sur le non-respect des droits fondamentaux dans le conflit avec les Kurdes, et qui considèrent à ce titre la Turquie comme un Etat démocratiquement peu fréquentable."
Cet Etat, il y a encore peu, allait bénéficier d'un régime sans visas avec l'UE. La situation des droits de l'homme s'est dégradée après ou avant l'impossibilité de convenir d'un prix?
 
En attendant, les purges du régime sont importantes. 6000 personnes arrêtées, dont près de 3000 militaires, plus de 2000 juges vont être démis de leur fonction. Et tout à coup, se pose la question de la fiabilité de la Turquie dans la lutte contre le terrorisme. A ce stade ce n'est plus de l'hypocrise, c'est de l'art. Il est vrai que Ankara interdit aux américain l'utilisation de la base aérienne de Incirlik. 
 
Plus de 70 généraux et amiraux seraient liés au complot. Voici la liste publiée de ceux qui ont été arrêté:
 
 
 
 
 
La situation est calme, mais encore tendue. Aujourd'hui, à Istanbul, la police a ordre de descendre sans prévenir tout hélicoptère survolant la ville sans autorisation. Au dernières nouvelles, l'attaché militaire turc au Koweit a été arrêté sur demande de la Turquie par l'Arabie Saoudite, lorsqu'il essayait de quitter le pays. Manifestement la Turquie rassemble des preuves. Contre les Etats Unis.
 
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La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme

La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.

 

La procession panukrainienne: le bien en marche

Le 13 juillet 2016

Devant l’’importance de l’événement, ignoré non seulement des médias mais aussi de certains partisans de la défense du Donbass étrangers au monde orthodoxe, voire hostiles à toute expression du fait religieux, je pense nécessaire de regrouper petit à petit les posts qui en témoignent. Comme le dit le hiéromoine Vikenti, le fait est grandiose. Il peut avoir d’énormes conséquences, quelle que soit la façon dont il se termine et il peut se terminer par de nombreux martyrs, ces gens, ces gens simples, dignes, aux visages purs, vont peut-être à la mort, et ils le savent, prions avec eux et pour eux, car c’est aussi pour nous qu’ils marchent, même si nous l’ignorons. Ils déchaînent une méchanceté stupide, une haine ignominieuse, comme le Christ lui-même qui ne répondait même plus à ses juges. Ils deviennent pareils au Christ, et par nos prières, associons-nous à leur miraculeuse procession. Dans tous les cas, elle sera victorieuse car « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ». Depuis le temps que je suis le métropolite Onuphre, je me suis convaincue que c’était un saint homme, de la trempe de saint Philippe de Moscou, et je pense que l’Ukraine, tombée si bas, matériellement et spirituellement, n’est pas abandonnée de Dieu, puisqu’il lui a été donné, en de telles circonstances, un pareil métropolite. Il faut prier pour le métropolite Onuphre, qui jamais n’a appelé au meurtre, comme le patriarche autoproclamé de Kiev, mais toujours à la prière et à l’apaisement, tout en restant ferme et sans compromission. C’est un grand prélat orthodoxe, devant lequel je m’incline jusqu’à terre. Quand je dis l’Ukraine, je devrais dire la Petite Russie, car ce qui est en marche en ce moment, ce n’est pas l’Ukraine de Bandera ni l’entité synthétique créée par les soviétiques et adoubée, pour nuire aux slaves orthodoxes et les diviser, par les forces occidentales ténébreuses et trois fois maudites. Ce qui est en marche, c’est la Russie orthodoxe, ce qu’on appelait « les Russie », la Russie de Kiev, en marche vers la mère des villes russes. Et si cette Petite Russie meure en martyre, ne restera sur cette terre profanée et exploitée, inondée de sang par les bandits internationaux, que la poignée de cloportes qui leur est acquise, et qu’on ne peut qualifier ni de Russes ni d’Ukrainiens, car ils sont tout simplement du diable, qui n’a pas de patrie.

La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.
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D’UKRAINE AVEC AMOUR

Un commentaire à la procession panukrainienne:+

Je n’aurais jamais pensé que moi, athée, j’allais suivre avec une attention si soutenue la procession qui va à Kiev. Elle se rend à la Laure des Grottes de Kiev depuis deux directions à la fois, de l’Ouest et de l’Est de l’Ukraine. Une marche, pleine du sens le plus profond, de plusieurs milliers de gens avec des icônes et leur prière pour la paix. Les nationalistes déchaînés appellent ce qui se passe “une provocation du FSB”, traitent les participants de “popes du Kremlin”, menacent d’interrompre, de juger, d’anéantir… Ces sauvages ne comprennent pas ce qui est clair même pour un athée. Cette procession signifie beaucoup plus qu’une marche habituelle de croyants. C’est la dernière tentative de l’Ukraine pacifique de faire appel à la raison de la camarilla qui tue le pays, de ceux qui le poussent encore avec insistance vers une confrontation religieuse. qui sera plus terrible qu’une guerre civile territoriale ou de classe. La guerre religieuse ne s’arrête pas au moment des traités ou des accords, dans la mesure où, pour les croyants, il y a un seul Juge et il est hors de la juridiction terrestre. Arrêter une guerre religieuse est presque impossible, elle peut couver des décennies, et c’est justement ce que nous risquons d’avoir, dans le cas d’une possible provocation des nationalistes. Les intérimaires que nous avons au pouvoir ne comprennent simplement pas que l’Eglise a vu des centaines et des milliers de gens comme eux, que son expérience se compte par siècles, que lui sont fidèles des millions. Ils veulent “vérifier”, provoquer, nuire… Il fut un temps où le Mahatma Gandhi conduisait des gens qui s’opposaient par la non violence au régime en place. Et même le puissant empire mondial fut obligé de reculer, réalisant que réprimer infiniment la volonté du peuple et ses directions supérieures n’était pas possible. Ce n’est pas une petite lutte mesquine pour des visas ou du shopping bon marché. Ne faites pas le pas fatal, résistez à la tentation des provocations. Et encore une leçon importante. Cette fois, pour ceux qui, au nom de leur propre tranquillité et confort, ont si vite renié l’Ukraine, Kiev, leurs millions de compatriotes et de coreligionnaires. Les voilà qui marchent, sans armes, couverts des insultes les plus basses de la part des médias. Et la plupart d’entre eux ne sait pas ce qui les attend demain, comment on les accueillera à Kiev, de quelle intensité est le danger qui les menace. Et en dépit de cela, ils avancent. Allez donc à leur rencontre, ne serait-ce que dans vos cœurs.+

Constantin Kevorkian

LA PROCESSION PANUKRAINIENNE

D’habitude, quand je tombe sur la bêtise criante et particulièrement féerique de la partie ukrainienne de FB, je copie le “chef d’oeuvre” pour que les gens qui sont loin de cette schizophrénie de masse connaissent le niveau actuel d’idiotisme.+

Mais ce qu’écrivent maintenant les “svidomites” sur la procession pour la paix, c’est tout simplement au delà non seulement du bien et du mal mais même de la nature humaine. C’est une haine si sauvage et absolument satanique, ce sont de tels appels au meurtre, à faire exploser, à enfermer, à effacer de la surface de la terre, à encercler et enfermer dans un “chaudron”, à pendre, brûler… :(((+

Ce ne sont pas seulement les patriotes de canapé qui écrivent, ou les volontaires qui jouent aux héros, mais même des femmes, des jeunes filles… Et de plus, comme elles le considèrent elles-mêmes, elles croient en Dieu! Leurs pages sont saupoudrées d’icônes stylisées jaunes et bleues avec “Dieu sauve l’Ukraine” et sur nombre d’entre elles la Vierge Marie ou le Christ lui-même pleurent à genoux devant leur drapeau jaune et bleu…+

Même le Christ, pour elles, sert l’Ukraine :(((+

On a l’impression qu’en Ukraine, maintenant, s’affrontent le bien et le mal. Le bien avance, sans prêter attention au danger, sans armes et sans défense, à la rencontre de n’importe quelle issue. Il semble qu’il soit si faible, si malheureux et pitoyable… Et le mal est fort, armé jusqu’aux dents, déchaîné de haine, il s’étouffe dans son propre poison, mais devant l’esprit du bien, il ne peut rien faire.

Même les athées les plus convaincus observent cela en retenant leur souffle, comprenant, même si pour l’instant ils ne la reçoivent pas, sans aucun doute ce que c’est que la foi.+

La foi, ce n’est pas tant combien de prosternations et de prières aligner ou de cierges poser. La foi, c’est le bien désarmé qui est plus fort que le mal armé et puissant. Plus fort en dépit de tout: la logique, l’expérience, les lois de la nature ou celles des gens. C’est stupéfiant!+

Irina Puchkova

La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.
La procession panukrainienne doit arriver à KIEV le 27 juillet 2016: le bien en marche.
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Le HIEROMOINE VIKENTI (Floretski)

Ce qui m’a complètement attendri, c’est que tous les évêques ont fait toute la route avec nous: de Potchaïev à Kremenev. Et en plus, nous nous ne faisons que renifler, et eux, au micro, ils chantent des acathistes, des prières. Et tout ça, avec les hauts parleurs (sur la voiture qui nous suivait), dans tout le district.+

Nous avons marché avec de courtes pauses (de quelques minutes) pendant presque sept heures et tout ce temps, nous n’avons cessé de prier, je ne sais seulement plus combien d’acathistes nous avons dit. Et dès qu’on finissait un acathiste ou un canon, on commençait une éctenie, une prière pour la paix en Ukraine.+

Dans chaque village que nous traversions, les croyants nous rencontraient, de petites processions se formaient en colonne. Les prêtres locaux sortaient aux carrefours avec des seaux d’eau bénite et des goupillons, ils nous revivifiaient (il sourit). Au moins 99% des voitures s’arrêtaient, peu d’entre elles sont passées à côté. Les gens sortaient de voiture, se signaient. Les femmes, toutes baignées de larmes (il sourit). Tu les regardes et tu comprends que tu participes à quelque chose de grandiose.+

Devant et derrière la colonne nous accompagnaient des forces de l’ordre, roulait la voiture des urgences. Il n’y avait pas le moindre malveillant ni aucun provocateur. Il est clair que les gens du coin, les gens normaux n’ont pas besoin de cela. Ce sont des gens de passage qui organisent des provocations, sur commande particulière, avec un but précis. A mi chemin nous accueille une pluie terrible (il sourit). Jusqu’alors, marcher était très bien: un petit peu de soleil, des petits et gros nuages… Ni trop chaud ni trop froid. Mais ensuite, le ciel s’est couvert, et la pluie est tombée, ni forte ni faible, mais prolongée, assez pour nous tremper. Naturellement, des ampoules ont fait leur apparition, les chaussures étaient humides. Mais les gens ne s’arrêtaient pas, sans interrompre la prière, ils attrapaient au passage des pèlerines, s’en couvraient et continuaient. C’est pourquoi je le dis, pour comprendre l’Orthodoxie, il faut participer à une procession. Comment on recevait les pèlerins, c’était une chose, mais comment on recevait la Mère de Dieu, je n’avais jamais vu cela nulle part. A l’entrée de Kremenets, des enfants sont arrivés avec des corbeilles de fleurs et les ont semées devant l’icône, et ce sur quelques kilomètres, de là au monastère il y a une bonne distance. Près de la porte du monastère, il y avait toute une couche de fleurs, en plus pas jetées au hasard, mais en tapis orné, où chaque dessin a été disposé avec attention et amour.+

Depuis l’arche avec le clocher jusqu’à la porte de l’église s’étendait un chemin de fleurs. C’est vraiment super que le peuple se soit levé. Pour être honnête, je n’étais pas le seul à me faire du souci, de nombreux habitants de Potchaïev étaient dans le même cas: pourvu que les gens ne restent pas sans réponse! Mais dès que nous sommes sortis de Potchaïev, oh! comme il y avait du monde. Et ce fleuve humain grossit à chaque village et on comprend: frères, tout n’est pas perdu!.+

Hiéromoine Vikenti

Texte et traductions de Laurence Guillon

Source

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Une volonté fanatique de saboter une procession pour la Paix

17 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La Russie, #La France, #le nazisme, #Le fascisme

dimanche 17 juillet 2016

Une provocation iconoclatse...

 
Une volonté fanatique de saboter une procession pour la Paix
 
 
Le 3 juillet à l'appel du métropolite Onuphle, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine (patriarcat de Moscou), des dizaines de milliers de fidèles se sont lancés dans une immense « Marche pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine » venant de l'Est et de l'Ouest à travers les oblasts d'un pays ravagé par une guerre fratricide depuis plus de 2 ans.
 
Ils sont aujourd'hui des dizaines de milliers, partis de 2 directions principales, le 3 juillet du monastère de la Sainte-Assomption à 750 km à l’est de Kiev, et le 9 juillet de Potchaïev, à 400 km à l’ouest. L'arrivée est prévue pour les 2 processions le 27 juillet dans la capitale ukrainienne, sur le sanctuaire de la laure de Kiev, au jour anniversaire du baptême orthodoxe de la Rus de Kiev.
 
 
Cette initiative religieuse organisée par la communauté religieuse la plus importante de l'Ukraine, l'église orthodoxe du Patriarcat de Moscou, n'est pas sans déplaire au nouveau pouvoir de Kiev qui depuis le Maïdan laisse éclater une russophobie fanatique pour ne pas dire hystérique...

Pour lire des témoignages de pèlerins de ce pèlerinage, voir le lien ici : "Le bien en Marche" 
 
Dès les premiers jours du pèlerinage, les ukropithèques ont accusé la foule l'initiative d'être un cheval de Troie du FSB pour déstabiliser le gouvernement Porochenko, et les fanatiques paramilitaires de Prayvi Sector de commencer une série de provocations sur l'itinéraire emprunté par les fidèles...
 
Malgré ces insultes délirantes, malgré les menaces grandissantes et la chaleur de l'été le flot pacifique a continué sa progression aux rythmes des prières et des chants traditionnels de la foi orthodoxe russe qui anime depuis plus de 1000 années les âmes vivant sur les berges du Dniepr...
 
Le régime de Kiev, sous influence bandériste, désire plus que tout briser cette dynamique populaire avant qu'elle n'atteigne sa dernière étape qui sera sans nul doute fortement médiatisée. Aussi après avoir lâché des pitoyables insectes rouge et noir de Prayvi Sector, Kiev mobilise l'appareil politicien dans sa croisade contre le pèlerinage.
 
Les routes de cette double procession religieuse qui couvre 12 diocèses, se rejoignent sur le ville de Boryspil ou la réunions des pèlerins de l'Est et de l'Ouest est prévue le 25 Juillet. Boryspil est en effet la dernière étape avant l'arrivée des pèlerins au sanctuaire de Vladimirskaïa Gorkak de la laure de Kiev
 
Or, les autorités de la ville, avec celles de l'oblast de Kiev dont elles dépendent viennent d'interdire aux organisateurs de traverser leur territoire :
 
"Afin d'éviter les provocations et les conflits religieux et des émeutes, afin d'assurer l'ordre public, le fonctionnement calme et stable des établissements, des institutions et des entreprises de la ville, en évitant les embouteillages, la communauté exige que les participants de la procession n'entre pas dans la ville Boryspil"
 
De plus les autorités ont exhorté les habitants "à ne pas soutenir l’initiative du Patriarcat de Moscou et de décourager leurs parents et amis à y participer." 
 
 
Nous voyons donc ici un pouvoir kiévien drogué par ses propres fantasmes belliqueux vouloir défier un pouvoir religieux animé par une foi ancestrale et pacifique. D'un côté une propagande de guerre occidentale cherchant à voir dans cette procession l'expression d'un « christianisme politique » subversif au service de Moscou, et de l'autre un rassemblement populaire animée par le désir de retrouver la paix dans ses foyers meurtris par la guerre du Donbass.
 
Jusqu'où les ukropithèques sont-ils prêts a pousser cet affrontement ? Oseront-ils l'impensable en usant de la violence contre les prêtres les moines et les pèlerins ? 
C'est peut-être aussi une raison non avouée de cette interdiction prononcée par la municipalité de Boryspil : éviter d'être le théâtre d'affrontements inévitables !
 
Car il est probable si la sécurité des pèlerins n'est pas organisée officiellement que des extrémistes bandéristes, organisés ou pas, après quelques vodkas et coups de soleil tentent des actions folles pour ensuite accuser les services russes d'avoir provoqué le pouvoir en manipulant ce pèlerinage. 

Ce qui est sûr c'est que désormais cette procession pour la Paix se dirige vers une ligne de front déclarée !
 
A suivre...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Source de l'article : Le Printemps russe
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BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

10 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'armée française, #La nation ., #La Russie

Publié par El Diablo

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

Annie LACROIX-RIZ

La vision économique de long terme de l’union européenne rend dérisoire l’espoir de renégocier les traités européens affiché par « vingt intellectuels euro-critiques ».

Car ce processus a démontré ses objectifs non pas « depuis au moins trois décennies, sur la base de traités marqués au coin du néolibéralisme alors triomphant (Acte unique, traité de Maastricht, traité de Lisbonne), ou de l’ordo-libéralisme allemand (traité de cohérence budgétaire dit « TSCG » de 2012) », mais depuis les origines. Il s’est agi, en effet d’assurer la tutelle maximale sur cette partie du monde de l’impérialisme le plus puissant, états-unien, escorté du second, l’impérialisme allemand, que les rivalités inter-impérialistes opposent cependant, à l’occasion des crises systémiques, jusqu’à la guerre générale. Le phénomène a débouché, entre autres, sur ce que Georges Gastaud qualifie « de protectionnisme » rigoureux au bénéfice exclusif de l’Allemagne et des États-Unis. Il est sans rapport aucun avec l’idéologie, la Guerre froide, le rêve de « démocratie », etc., et ne laisse aucune chance à la « réforme » à laquelle semblent croire les « vingt intellectuels eurosceptiques » qui ont signé ce manifeste.

La critique est portée ici du strict point de vue historique qui relève de ma compétence.

1° Je suis stupéfaite que certains de ces signataires, que je croyais très bien informés de l’histoire vraie de l’union européenne, érigent en modèle la renégociation de « la conférence de Messine » de 1955 qui, après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED), a[urait] permis de remettre la construction européenne sur les rails ».

 

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

Ladite conférence se tint sous la stricte injonction de Washington, avec l’active contribution, selon la tradition, de ses purs et simples instruments, parmi lesquels Jean Monnet et Paul-Henri Spaak. Elle ouvrit sur une nouvelle étape majeure de la constitution de l’Europe germano-américaine, le marché commun, qui faisait suite à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) dont le « père de l’Europe » Robert Schuman s’était fait l’initiateur officiel. La réalité est différente, comme je le démontre notamment dans Aux origines du carcan européen, 1900-1960, dont l’édition augmentée vient de paraître.

Ce marché commun chemina, sans la « dérive » ici alléguée, vers l’union-carcan dont les hauts fonctionnaires français avaient révélé, avec une précision redoutable dès 1950-1953 (cette dernière date étant celle de la mise en œuvre de la Communauté européenne du charbon et de l’acier), tous les aspects, parmi lesquels l’impitoyable « dumping social ». Ladite « Europe » avait déjà, à l’époque du retour de De Gaulle aux affaires (1958), un aspect sinistre, marqué par la surproduction et les crises récurrentes (dont témoignait la fermeture des mines de charbon entamée par celles de France et de Belgique), décrit dans le même ouvrage.

Dans le 13e et dernier chapitre d’Une comédie des erreurs, 1943-1956, Souvenirs et réflexions sur une étape de la construction européenne, Paris, Plon, 1983, « L’étouffement », p. 499-523, l’ambassadeur de France à Londres René Massigli dressa un tableau effarant de cette session. Elle fut animée, en apparence, par les pions « européens » de Washington, déjà cités, sans oublier les autres, dont Pinay, Hallstein, Adenauer et Beyen ; en réalité par le tandem Département d’État-CIA, sous la houlette respective des deux frères Dulles, John Foster et Allen, partenaires essentiels de Sullivan & Cromwell, plus gros cabinet américain d’affaires internationales, lié à la finance allemande depuis le tournant du 19e siècle.

Notons, au cas où on serait tenté de taxer l’intéressé de subversion ou de « nationalisme », que Massigli n’avait pas incarné la résistance au tuteur étranger, et qu’il se voulait « européen ». Cet ancien champion de l’Apaisement de l’entre-deux-guerres, artisan majeur des accords de Munich comme directeur des Affaires politiques du Quai d’Orsay (voir l’index du Choix de la défaite, Paris, Armand Colin, 2010), avait fini en 1943 par se rallier à de Gaulle. Ralliement tardif et fort contraint : les archives américaines le montrent littéralement agenouillé devant Washington et quotidiennement disposé, à Alger, en 1943-1944, à lâcher de Gaulle auquel il reproche une résistance très excessive aux exigences américaines.

Allen Dulles, patron Europe de l’OSS (qui précéda la CIA) établi depuis novembre 1942 à Berne, avait alors déjà gagné, auprès de Robert Murphy, délégué de Roosevelt depuis décembre 1940 au débarquement en Afrique du Nord « française », ses galons de maître et de bailleur de fonds des « Européens » : c’est-à-dire des « élites » de la société acquises à la mainmise des États-Unis sur le continent européen après l’avoir été, le plus souvent, depuis les années 1930, à la mainmise allemande (sur ces noms, voir l’index de l’ouvrage Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Armand Colin, 2016).

De l’origine américaine de cette mythique « conférence de Messine », il n’est pas question dans le manifeste des « vingt intellectuels euro-critiques ». Omission surprenante qui se maintient dans les deux autres points abordés.

2° La séduisante revendication de la renonciation au « modèle mercantiliste allemand (excédent extérieur approchant les 10 % du PIB) […] intransposable aux autres pays et notamment à ceux de l’Europe du Sud » équivaut, compte tenu de l’histoire réelle de l’union européenne, à la demande polie et vaine, adressée aux États-Unis et à l’Allemagne d’abandonner purement et simplement ladite union, leur créature. Autant vaudrait demander à une association bancaire de s’auto-transformer en entreprise de bonnes œuvres, pour réaliser la fameuse « Europe sociale » qu’on nous vante chaque jour. Cette revendication est aussi sidérante que celle d’un renouvellement de « la conférence de Messine » puisque l’objectif de l’union européenne a été précisément réalisé : nous bénéficions de son succès depuis bientôt plus de soixante ans, il faut le reconnaître, avec une intensité démultipliée par la destruction de la zone d’influence soviétique muée en zone américaine depuis 25 ans.

« Dérive », vraiment ?, par rapport au propos d’un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay de février 1950 (avant le fameux discours de Robert Schuman du 9 mai, donc), annonçant les effets imminents de « la pression du chômage sur le niveau des salaires [européens]. Or, il ne peut y avoir harmonisation des salaires et des charges sociales [...] que par le jeu de l’offre et de la demande et elle se fera au niveau le plus bas. C’est bien là une des raisons pour lesquelles le Conseil national du patronat français se prononce en faveur de la libération des échanges et des Unions régionales : il y voit un moyen de réduire les prétentions des salariés lors des prochaines négociations des conventions collectives. » (Note du Service de Coopération économique (SCE), 10 février 1950, CE, 56, archives du ministère des Affaires étrangères, plus longuement citée dans Aux origines du carcan européen, p. 116-117). (Le Conseil national du patronat français succéda, en 1946, à la Confédération générale de la Production française devenue en juillet 1936 Confédération générale du patronat français, et précéda le MEDEF).

Les exigences historiques et actuelles des États-Unis à l’égard de cet énorme marché unifié et non protégé de leurs marchandises et de leurs capitaux n’ont pas non plus, dans ce deuxième point du manifeste, été prises en compte.

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

3° Le « dialogue avec la Russie, pays européen indispensable pour l’établissement d’une sécurité dont toutes nos nations ont besoin », etc., est-il compatible avec le maintien de l’union européenne dans l’OTAN, institution dont l’origine se confond strictement avec l’histoire de l’encerclement de l’URSS. Les États-Unis combattaient d’ailleurs la Russie depuis les débuts de l’ère impérialiste, plus de 20 ans avant 1917. L’a démontré l’un des deux pères fondateurs du courant historiographique américain dit « révisionniste » (courant scientifique sans rapport avec les « révisionnistes » français, simples « négationnistes » des chambres à gaz), William Appleman Williams. Sa thèse universitaire (Ph.D.) American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & C°, 1952, a montré que le jeune impérialisme américain, soucieux de contrôler, entre autres, le sort de la Chine, avait jugé insupportable l’expansion de son (assez faible) rival russe, qui revendiquait sa participation au contrôle des transports ferroviaires de la Chine : « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ».

On trouvera maintes références sur la vieille obsession antirusse des impérialismes américain et allemand et sur leur agressivité, dimension militaire incluse, envers l’empire russe puis l’URSS dans les références suivantes : « Le débarquement du 6 juin 1944 du mythe d’aujourd’hui à la réalité historique » (http://www.lafauteadiderot.net/Le-debarquement-du-6-juin-1944-du, juin 2014), et dans « L’apport des “guerres de Staline” de Geoffrey Roberts à l’histoire de l’URSS : acquis et débats », préface à l’ouvrage de Geoffrey Roberts, Les guerres de Staline, Paris, Delga, 2014, p. I-XXXIV.

Ceux qui seraient tentés de balayer d’un revers de main les références fournies par l’universitaire sérieuse que je suis pourront constater que je les emprunte soit aux archives originales soit aux travaux historiques américains accumulés depuis des décennies. Ce travail, notons-le, qualifie les pratiques de la « soviétologue » de Rennes 2, Cécile Vaissié, qui met en cause l’« universitaire retraitée et militante au PRCF » Annie Lacroix-Riz dans Les réseaux du Kremlin en France. Le lecteur pourra juger du manque de sérieux de la documentation de ce récent ouvrage assuré d’un énorme écho médiatique, phénomène qui démontre le caractère plus que jamais actuel de mon livre de 2012, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises.

Une « union européenne » à direction germano-américaine bien disposée envers la Russie, vraiment ? Qu’est-il arrivé à certains, au moins, des « vingt intellectuels eurocritiques » qu’on avait pris pour des observateurs sérieux du « carcan » réservé de longue date aux « Européens » non détenteurs de profits monopolistes ? Leurs « vœux pieux » européens traduisent-ils une nostalgie pour le « baiser Lamourette » de juillet 1792 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser_Lamourette ) ?

Annie LACROIX-RIZ
Chercheuse en histoire contemporaine, professeur émérite, université Paris 7.

L’appel : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/30/31002-20160630ARTFIG00290-...

 
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Discours de vérité et de paix d'une policière de Donetsk à destination des pays occidentaux

10 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

Discours de vérité et de paix d'une policière de Donetsk à destination des pays occidentaux

Lors d'un entretien accordé à des collègues belges en pleine distribution des passeports de la République populaire de Donetsk (RPD), la cheffe du service d'immigration du district de Boudenovsky de Donetsk a fait un discours de vérité et de paix à destination du peuple belge, et des pays occidentaux en général, sur qui sont réellement les habitants du Donbass.

Elle a souligné l'importance d'entendre et de diffuser la vérité à propos de la situation dans le Donbass, et sur les gens qui vivent ici :

"Nous ne sommes ni des terroristes, ni des séparatistes. Nous sommes des personnes qui vivent et travaillent, construisent, mais ne détruisent pas."

Elle a aussi insisté sur le fait que le peuple du Donbass voulait la paix, et n'aimait pas faire la guerre.

Un discours à écouter et à partager :

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Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude?

9 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

samedi 9 juillet 2016

Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude?

 
 
L'agressivité de la propagande guerrière anti-russe atteint des niveaux inquiétants juste au moment où l'OTAN lance son sommet sur le thème non pas de la lutte contre le terrorisme, mais sur l'endiguement de la menace russe. Il s'agit certes d'une rhétorique, mais elle continue à se réaliser par ce qui est désormais appelé le renforcement du front oriental.
 

 
Nos dirigeants n'ont pas connu de conflit mondial, ils n'ont qu'un souvenir indirect des horreurs de la guerre, elle est un récit. Pour eux, elle devient un élément comme un autre de la politique internationale, un instrument qu'il est envisageable d'utiliser. Elle se résume en stratégie, commémorations diverses et variées, drapeaux au vent et chants vainqueurs. Le guerre moderne est presque, dans leur représentation, semblable à un jeu vidéo, avec ses drones, robots. Les morts ... sont chez les autres. Ils sont déhumanisés. Des pertes collatérales. Collatérales à quoi? Au but fondamental: la victoire d'un monde unipolaire.
 
Et l'on voit les médias présenter cette mythique "agression" russe de l'Europe comme une possibilité réelle. Une possibilité contre laquelle les pays de l'Est doivent être protégés par l'OTAN. Un reportage totalement fou est sorti sur Euronews, dans l'émission Insiders: Small Lithuania's big fears of Russia.
 
Dans cette émission, l'on voit comment l'armée de l'OTAN est dissimulée un peu partout, prête à défendre l'Europe contre "l'agression russe". Maintenant, il est clairement dit que les manoeuvres de l'OTAN sont dirigées contre la Russie. L'on peut également entendre l'interview d'une jeune lithuanienne, dont le père est polonais et la mère russe répondre à la question suivante: en cas d'agression russe, vous n'aurez pas de difficulté à vous battre contre les russes? Réponse: non bien sûr, je défendrai le pays où je suis née. L'agression est donc une certitude, seule sa date reste à déterminer. Et les populations de l'est sont "préparées", formatées à cela. Voici l'épisode.
Même si l'OTAN affirme qu'ils ne développent pas de politique de confrontation avec la Russie, mais une politique d'endiguement, les faits démentent les dires. Tout d'abord, la stratégie de l'endiguement, ou doctrine Truman développée en 1947 contre le bloc communiste pendant la guerre froide pour stopper l'extension de la zone d'influence soviétique, ne correspond pas à l'extension de l'OTAN aux portes de la Russie. Il apparait clairement un parallèle entre extension de l'UE à l'est et extension de l'OTAN.
 
 
En ce qui concerne la répartition géographique des bases de l'OTAN, voici une carte publiée sur le site Les Crises, montrant bien tout le paradoxe des accusations portées contre la Russie:
 
 
Il semblerait que la technique de l'endiguement ne soit pas que politique ...
 
Il faut dire que depuis longtemps, "l'agression russe" est lancée dans les médias. Depuis la Crimée en fait. En accusant la Russie d'avoir agressé l'Ukraine. Oubliant que ce n'est pas la Russie qui a financé et organisé le coup d'état de Kiev, que ce n'est pas la Russie qui a envoyé l'aviation ukrainienne contre la population civile du Donbass et que la population de Crimée, rejetant ce coup d'état criminalo-fascisant a décidé de rentrer en Russie, où sa vie est paisible.
 
L'on ne compte plus les sous-marins russes que la Suède cherchait partout pendant 9 mois. Accusant la Russie de violer son espace maritime, accusant la Russie d'agression ... et finalement ce magnifique sous-marin a été retrouvé. Il était au fond depuis plus d'un siècle:
Les plongeurs déclarent qu’il a l’air moderne, sans dommage apparent. “Cela signifie que l’équipage peut encore se trouver à bord”, dit l’un des plongeurs au quotidien de Stockholm. Des cohortes d’experts suédois pointent aussitôt le doigt vers la Russie, et avancent la thèse d’une mission d’espionnage, annonçant une crise potentielle.
 
Une journée aura suffi à révéler le pot aux roses. Le sous-marin est, selon les dernières analyses, de la classe Som. Il s’agirait d’un submersible russe coulé en 1916 après une collision avec un navire suédois. 
D'autant plus que tout le monde connaissait l'emplacement de ce navire depuis un an: une série télé y a été tournée ... Bref, un coup monté, mal monté, mais qui contribue à l'hystérie ambiante.
 
Ou bien aussi la Finlande, que l'OTAN veut à tout prix intégrée et qui a vu son espace aérien, soi-disant, violé systématiquement par des avions de chasses désignés comme étant "russes" ... qui n'ont pas été identifiés car aucun des avions de l'OTAN qui y volent n'ont de système d'identification non plus. Donc ces avions étaient russes, il faut faire comprendre la menace à la population. Pour l'instant, la Finlande résiste et protège encore sa neutralité. En visite officielle, le Président russe a rappelé que les troupes russes étaient basées à 1500 km de la frontière, mais si la Finlande entre dans l'OTAN, alors, il faudra bien défendre la frontière.
 
L'on apprécie également la critique faite à la Russie de faire des exercices militaires, en ayant prévenu à l'avance les pays de l'OTAN, sur son propre territoire. En effet, de quel droit, c'est de la provocation. Ou encore les incursions aériennes "à proximité" de et non dans l'espace aérien des pays baltes.
 
Ainsi, sur ce fondement, l'OTAN se renforce dans ce qu'ils appellent le front oriental (expression qui fait penser au Front de l'Est, mais alors contre un autre ennemi), envoyant soldats étrangers, boucliers aériens, des navires de guerre dans la Mer Noire, de l'artillerie lourde etc. Car l'OTAN est une organisation pacifique face à l'agression russe.
 
Et Poroshenko revient sur le devant de la scène, affirmant l'intérêt primordial que peut jouer l'Ukraine, faisant ses déclaration quand même dans le Wall Street Journal:
"Pas un seul Etat membre de l'Otan n'a d'expérience pratique de combat contre l'armée russe contemporaine, et l'Ukraine en a. (...) Rien que l'année dernière, nous avons prévenu quelque 300 attaques terroristes préparées par la Fédération de Russie. (...) Une coopération plus profonde entre l'Ukraine et l'Alliance renforcera la stabilité en Ukraine, en Europe de l'Est, dans la région de la mer Noire et sur l'ensemble de l'espace transatlantique"
Non, P. Poroshenko n'est pas fou. Ce serait plus simple et moins grave. Il joue le rôle qu'on lui fait jouer. Autrement dit, ces paroles devaient être prononcées. 
 
Tout ceci ressemble beaucoup à une poussés hystérique. Même la presse américaine, parfois, semble avoir du mal à justifier cette politique de confrontation irresponsable. The Nation:
Basically, it's very hard to imagine a scenario in which Russia would initiated an armed attack on NATO.
Pour autant, le journal reconnait que l'agenda prévu par l'OTAN est bien celui d'une guerre chaude, non celui d'une guerre froide:
For the first time in a quarter-century, the prospect of war—real war, war between the major powers—will be on the agenda of Western leaders when they meet at the NATO Summit in Warsaw, Poland, on July 8 and 9.  
Il faut dire que des intérêts se rejoignent:
 
  • L'OTAN ne peut exister que s'il existe un ennemi à combattre.  Le terrorisme est un ennemi désincarné, diffus, il n'a pas de réel visage, il est un peu partout, insaisissable. Et l'OTAN n'est pas une structure adaptée à combattre contre ce type d'ennemi. Il faut quelque chose de stable. Un pays. La Russie est un parfait candidat, d'autant plus que les réflexes reviennent facilement. On se sent à l'aise, on connait le scénario.
  • Les Etats Unis sont en crise. Cela fait longtemps, mais ça ne s'arrange pas. Leur modèle social d'une soi-disant tolérance entre les races et les croyances vole en éclat car il n'a jamais exsité, la paupérisation de la société se renforce, son image à l'étranger est trop sanguinaire, son cynisme politique à l'international inefficace. Mais ici aussi les réflexes sont difficiles à faire tomber, ils jouent dessus. Sachant très bien que ça ne durera pas éternellement, surtout avec la montée de la Russie sur la scène internationale. Alors pourquoi pas? Lancer les pays de l'est comme l'Ukraine, les pays baltes et autres nouveaux européistes qui veulent montrer pattes blanches au nouveau maître. Si la Russie ne réagit pas, en tout cas elle y laissera des plumes et si elle répond, elle devient l'agresseur tant attendu. Les Etats Unis se rêvent alors naïvement dans le rôle du sauveur de l'Europe et cette fois-ci pas d'armée rouge pour leur faire concurrence. Ils pourront débarquer à l'heure du journal sur CNN. Les conséquences? On verra alors. Leur incapacité à projeter dans le long terme en matière de conflit armé n'est plus à prouver.
Heureusement, en dehors de ces vas-t'en-guerre prêts à faire couler le sang des autres pour garantir l'hégémonie américaine, certains pays européens - de l'ouest - sont beaucoup plus frileux. Le ministre des affaires étrangères de l'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, critique la politique de l'OTAN visant à renforcer la présence militaire aux frontières russes, à multiplier les "exercices" surdimensionnés de 31 000 soldats sur 24 pays en réaction affirmée à une potentielle agression russe , ennemi appelé "l'Union des rouges". Il déclare:
 Celui qui croit que plus de sécurité passe par des parades symboliques de chars se trompe. Nous devrions éviter d'envenimer la situation avec des cris guerriers et des bruits de bottes.Il serait fatal de réduire notre politique à une dimension militaire et de considérer que la dissuasion militaire constitue notre seule option 
Finalement, il devient évident que la paix en Europe a bien fini par dépendre de la Russie, mais pour des raisons inversées: c'est le seul pays à pouvoir protéger l'Europe d'une guerre tant demandée par les Etats Unis et son bras armé l'OTAN. La Russie qui reste stoïque face aux diverses provocations. Espèrons qu'elle le restera longtemps, le temps que de véritables hommes d'état arrivent au pouvoir. Il bien en rester quelques uns  ... 
 
 
 
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Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

9 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #L'OTAN., #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme, #La Russie, #Ukraine, #AMERIQUE

Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord
Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

vendredi 8 juillet 2016, par Comité Valmy

Voir en ligne : Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré -Appel pluraliste (pétition)

Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord

L’OTAN – Organisation du traité de l’Atlantique Nord, prépare depuis plusieurs semaines des exercices militaires inquiétants. L’opération au nom révélateur d’ « Anaconda » évoque une stratégie d’encerclement de la Russie à l’instar du serpent qui s’enroule autour de ses victimes pour les étouffer. Ces manœuvres réunissant des troupes de plusieurs pays (États-Unis, Royaume Uni, Pologne, Kosovo, Ukraine, Géorgie, Finlande, Suède…) sont un prélude au sommet qui se tient les 8 et 9 juillet à Varsovie. (ville où a été créé puis démantelé le pacte de 1955 entre l’URSS et les pays d’Europe centrale, en réaction à la création de l’OTAN en 1949). A cette occasion, l’alliance devrait entériner sa stratégie qui fait de la Russie une menace pour les pays de l’Atlantique Nord. Le sommet devrait décider de mettre en place quatre bataillons de combat de 1 000 soldats dotés d’équipements permanents aux frontières de la Russie. C’est le retour de la vieille doctrine des années 1920 dite du cordon sanitaire et dont la Pologne des Colonels fut l’un des principaux acteurs avec l’impérialisme français.

 

L’OTAN continue donc de s’élargir et avance méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans les pays anciennement socialiste. Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. Il est urgent de dire « stop » à cette escalade nucléaire dangereuse pour l’avenir de l’humanité.
La France doit faire entendre sa voix et dénoncer les provocations qui font peser un risque important pour l’avenir de notre continent.

 

L’escalade de la course à l’armement crée les conditions d’une guerre généralisée en Europe, au détriment des peuples. A l’heure où les besoins fondamentaux des peuples ne sont pas entendus par les gouvernements qui appliquent avec zèle les politiques d’austérité dictées par l’UE, il est inconcevable de s’engager dans de nouvelles interventions impérialistes au service de la domination américaine.

 

A l’occasion de ce sommet, je voudrais rappeler ma position ferme de parlementaire communiste sur ce sujet. Je suis clairement opposé à l’OTAN qui n’est qu’un traité de vassalisation opérationnel, politique et matériel à l’impérialisme américain.

 

Depuis 2009 et notre retour dans les structures militaires intégrées de l’OTAN, notre pays se trouve à la remorque des décisions les plus bellicistes inspirées par les États-Unis. Il est urgent de poser la question de la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord afin de préserver notre indépendance de décision et de dissoudre cette organisation.

 

La France doit prendre de nouvelles initiatives pour assurer une sécurité en Europe basée sur les coopérations et non pas sur l’affrontement.

 

A ce sujet, voici ma proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) (cliquer ici)

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