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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

16 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 12/05/2016

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

Le projet de bouclier antimissile de l'Otan, dont une partie a été inaugurée ce jeudi en Roumanie par les Américains, irrite le Kremlin qui y voit "une menace pour la sécurité de la Russie".

"Les Etats-Unis et la Roumanie font l'histoire aujourd'hui en livrant ce système à l'Otan". Le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique Mark Ferguson a inauguré ce jeudi matin la mise en service du système de défense antimissile américain à Deveselu, dans sud de la Roumanie. Cette inauguration s'est déroulée en présence du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg et de responsables américains et roumains. Lancé en 2010, le projet de bouclier antimissile de l'Otan, basé essentiellement sur la technologie américaine, vise à être intégré dans le projet plus large de déploiement progressif d'intercepteurs de missiles et de puissants radars dans l'est de l'Europe et en Turquie.

Contre la dissuasion nucléaire russe?

Ce système militaire irrite au plus haut point la Russie. "Nous le disons depuis le début, (...) nous en sommes convaincus: le déploiement du système antimissile est en soi une menace pour la sécurité de la Russie", a déclaré ce jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce système de défense est présenté par Washington comme une protection face à l'Iran mais Moscou le considère comme dirigé contre sa dissuasion nucléaire. "Le président Poutine s'est demandé à de nombreuses reprises contre qui ce système est destiné (...) La situation avec l'Iran a drastiquement changé, mais la question reste d'actualité", a poursuivi Dmitri Peskov.

Le site de Deveselu, dont la construction entamée en 2013 a coûté environ 800 millions de dollars, est notamment formé de missiles intercepteurs de type SM-2. En juillet, il deviendra officiellement un élément du bouclier antimissile de l'Otan lors du sommet de Varsovie. Il s'agit en fait de la deuxième phase de ce projet, après le déploiement d'un radar en Turquie et de quatre navires Aegis dotés de capacités de défense antimissile à Rota, en Espagne.

La troisième phase vise la mise en place d'un système de défense antimissile en Pologne. Les travaux sur le site de Redzikowo, qui débutent vendredi, devraient être achevés fin 2018.

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Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

13 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #La guerre

Il est grand temps de se retirer de l’OTAN : les Américains veulent nous entraîner dans une guerre qui est à l’opposé de nos intérêts.

 

 

 

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

BFMTV

BFMTV

La Russie a vivement critiqué ce jeudi la mise en service du système de défense antimissile américain en Roumanie, dénonçant une "menace directe" pour sa sécurité et promettant en retour de renforcer ses capacités militaires.

 

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

"C'est une menace directe pour nous. (...) Tout ça est à 100, 200, 300, 1.000% dirigé contre nous. Ce n'est pas l'Iran mais la Russie et ses capacités de dissuasion nucléaire" qui sont visées, a fustigé le président de la commission de Défense du Parlement russe, Vladimir Komoïedov, cité par l'agence Interfax.

Aggraver la situation

"C'est un pas de plus dans l'endiguement militaire et politique de la Russie", a abondé Andreï Keline, haut-responsable du ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que ce déploiement "ne peut qu'aggraver la situation déjà compliquée des relations" entre la Russie et l'Otan.

Formé de missiles intercepteurs de type SM-2, ce système défensif est situé à Deveselu, dans le sud de la Roumanie, et destiné à être intégré dans le projet plus large de bouclier antimissile de l'Otan lors du sommet de Varsovie, en juillet.

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"
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Le château de cartes européen

10 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #L'OTAN., #La France

Le château de cartes européen

10 Mai 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Le château de cartes européen

L'Europe américaine sera-t-elle mise à mort par ceux-là même qui étaient censés la régénérer ? L'on peut sérieusement se poser la question quand on voit le divorce grandissant entre l'UE et les pays d'Europe centrale et orientale, fers de lance de la "Nouvelle Europe" si chère aux néo-cons. Le pied droit de Washington donne des coups au pied gauche et c'est tout le système vassalique européen qui risque de tomber. On comprend qu'Obama préfère penser à autre chose en jouant au golf...

Rappelons d'abord que la construction européenne fut, dès le départ, un projet américain. Des archives déclassifiées montrent que les soi-disant "pères de l'Europe" - Schuman, Spaak ou le bien-nommé Monet - travaillaient en réalité pour les Etats-Unis. Pour Washington, il était en effet plus aisé de mettre la main sur le Vieux continent par le biais d'une structure globale noyautée de l'intérieur que de négocier pays par pays avec des dirigeants indépendants.

La chute du Mur et l'intégration à l'UE des anciennes démocraties populaires n'étaient que le cache-sexe de l'avancée de l'OTAN vers la Russie. Mieux encore, ces pays nouvellement libérés de la tutelle soviétique et férocement anti-russes pour des raisons historiques compréhensibles étaient susceptibles d'établir un nouveau rapport de force très favorable aux Etats-Unis au sein de l'UE face à certaines poussées de fièvre frondeuse toujours possibles de la "vieille Europe" (De Gaulle, Chirac et Schroeder...)

Or, au moment où les institutions européennes sont noyautées et soumises comme jamais aux désidératas US, le château de cartes est en train de s'écrouler... Ce sont d'abord les sanctions anti-russes qui ont créé une brèche. Si elles furent accueillies avec des transports de joie par la Pologne et les pays Baltes, leur réception en Hongrie, en Slovaquie et même en République tchèque fut bien plus mesurée, c'est le moins qu'on puisse dire. Première cassure au sein de la "nouvelle Europe".

Et maintenant, la question des réfugiés pourrait bien sonner l'hallali. La Pologne, pays ô combien pro-US, refuse tout à fait d'obéir aux injonctions des institutions elles aussi ô combien pro-US de Bruxelles. Diantre, Brzezinski n'avait pas prévu ça...

Varsovie, ainsi que Budapest ou Bratislava, rejettent totalement ce qu'ils considèrent comme un diktat de Bruxelles et ses menaces d'amende (250 000 euros par réfugié refusé). Les mots sont intéressants :

  • Jaroslaw Kaczynski, chef du PiS au pouvoir : "Une telle décision abolirait la souveraineté des Etats membres de l'UE. Nous refusons cela car nous sommes et serons en charge de notre propre pays".
  • Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères : "La menace d'amende de la part de la Commission est du chantage pur et simple".

Notons en passant la naïveté confondante de ces dirigeants qui croyaient apparemment benoîtement que l'entrée dans l'UE allait préserver la souveraineté de leur pays...

Il n'en fallait en tout cas pas plus pour que le système se mette en branle. La mafia médiatique occidentale a glosé sur la "manifestation monstre" de... 240 000 Polonais (sur 40 millions !) contre le gouvernement et pour l'Europe. Toute ressemblance avec des événements (le Maïdan par exemple) ayant existé serait le fruit de la plus pure coïncidence.

Le fidèle lecteur de ce blog aura été prévenu avant tout le monde, dès le mois de janvier, sur la possibilité d'une révolution colorée en Pologne :

La nouveauté est que, d'arme offensive à l'assaut de l'Eurasie, la "révolution colorée" se transforme de plus en plus en moyen coercitif défensif pour faire rentrer dans le rang des pays théoriquement alliés mais qui ont de dangereuses tendances à l'émancipation. Cela en dit long sur le reflux US. Il y a une décennie, les "révolutions de couleur" visaient à encercler la Russie - Ukraine, Géorgie, Kirghizstan etc. Depuis deux ans, elles sont beaucoup moins ambitieuses et ont surtout pour objectif de colmater les brèches d'un système qui prend l'eau : Macédoine (pour empêcher le passage de l'extension du Turk Stream), Hongrie (pour tenter de mettre au pas l'électron libre Orban, peu soumis à l'UE et susceptible de se rapprocher de Poutine).

Le dernier exemple en date pourrait bien être la Pologne du PiS, parti conservateur démocratiquement élu et peu en odeur de sainteté à Washington, donc à Bruxelles. C'est notamment ce que pense un journaliste d'investigation polonais réputé, Witold Gadowski. Le parallèle avec le Maidan ukrainien est en effet troublant.

Diabolisation du gouvernement dans le caniveau les médias occidentaux, protestations de rue (pour l'instant assez légères), grandes sorties d'hommes de paille du système sur la "dictature" qui s1111111'installerait en Pologne (la palme de la crétinerie revenant à l'ancien Premier ministre belge qualifiant le PiS de "nazis"). Quand tous ces gens (dont l'inévitable Soros) se mettent à prendre des grands airs, il y a du coup d'Etat dans l'air...

Et dans un addendum le jour suivant :

Certains lecteurs doutent de la réalité d'un Maidan polonais en recourant à un argument de bon sens : le PiS étant anti-russe, quel intérêt y aurait-il pour Washington et Bruxelles à déstabiliser la Pologne ? Au premier regard, l'argument fait mouche. Au premier regard seulement...

Il y a anti-russe et anti-russe. Le PiS n'a certes aucun penchant pour Moscou, mais il n'en a pas beaucoup plus pour Bruxelles. L'anti-russisme du PiS, c'est l'anti-troyisme d'Achille face à Hector : deux ennemis déclarés, mais qui se respectent et ont une certaine estime l'un pour l'autre. Au-delà de leurs différends, Poutine et Kaczynski partagent beaucoup de valeurs : même attachement sourcilleux à leur souveraineté nationale, même conception de la société (plutôt conservatrice et religieuse, familiale avec mariage hétérosexuel) ; ils sont tous deux atterrés par ce qu'ils considèrent comme étant la décadence civilisationnelle des pays occidentaux, la perte de leurs racines, morale et culture.

Kaczynski frère avait accepté l'invitation de Poutine en 2010, une sorte de paix des braves entre deux pays souverains. Et hop, un accident d'avion tombe à point nommé pour ne pas aller plus avant dans le réchauffement des relations polono-russes. Le défunt est remplacé par le clown américano-polonais Donald (sic) Tusk, libéral malléable et gluant aux ordres directs de Washington. Le système pousse un grand ouf de soulagement...

Et voilà que ça recommence avec l'autre frère ! La récente victoire du PiS a fait sonner quelques alarmes rouges à Bruxelles et outre-Atlantique, c'est certain. Des leviers, notamment médiatiques, ont été actionnés, on le voit. Les croisés des "révolutions de couleur" sont sortis de leur retraite. Il n'est pas sûr que cela finisse en Maidan polonais, mais ne pas s'interroger relèverait d'une grande naïveté.

Redisons-le ici, rien n'est sûr, mais un lecteur averti en vaut deux. Il se pourrait qu'on approche lentement mais sûrement de l'instant T

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Festivités en Russie

10 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La République, #La Russie, #La France, #La guerre, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch

Festivités en Russie

Comme dans la Rome antique

ou presque… car les Russes ne promènent pas l’effigie de tous leurs ancêtres mais les portraits de leurs parents morts dans ce que nous appelons IIe Guerre Mondiale, et eux Grande Guerre Patriotique. Cette manifestation est dite « Marche du Régiment immortel », parce que le dit régiment ressuscite à chaque génération.

Que feraient-ils s’ils avaient une génération sans guerre ? Ce n’est pas encore arrivé.

Comme l’an dernier…

Vladimir Poutine prend la tête de la marche du Régiment immortel à Moscou avec une photo de son père

Vladimir Poutine a traversé toute la place Rouge à la tête de la colonne du Régiment immortel. Il portait la photo de son père, Vladimir Spiridonovitch Poutine. Pour le président, comme pour tous les Russes, la Seconde Guerre mondiale a marqué son histoire familiale. Son père a pris les armes contre les Allemands, même s’il travaillait dans une usine lui permettant d’échapper à la conscription. Il a été gravement blessé mais a pu en réchapper.

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Ils ont été près d’un million à défiler pendant cinq heures. Marche intégrale en direct live [ce qui est la meilleure façon de noyer dans une mer d’ennui les moments forts, les slogans significatifs, les drapeaux soviétiques et les portraits de Staline], on peut sauter sans dommage la première 1h50’… L’arrivée de la tête sur la Place Rouge, vers 2h01’ :

La marche, que le magazine d’anciens combattants US Veterans today qualifie d’« idée de politique intérieure la plus géniale de tous les temps » et de « probablement même pas calculée », s’est étendue, cette année, à 42 pays du monde (y compris à Paris, de la Bastille au Père Lachaise). Partout où il y a des expats russes…

Et il vous le prouve :

http://www.veteranstoday.com/2016/05/09/russian-immortal-...

 

4. russep.GIF

 

Mais il y avait eu aussi, le matin, la traditionnelle parade militaire. Aucune ne dépassera sans doute celle de l’année dernière, mais celle-ci a fait ce qu’elle pouvait. Ceux qui ont guetté le signe de croix orthodoxe du bouddhiste Sergueï Choigou n’ont pas été déçus. Et si vous regardez bien, vous verrez, vers la 10e minute, au premier rang des invités, M. et Mme Magué, de Florensac.

Journée pleine pour Vladimir Poutine…

 

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Le défilé du régiment des Immortels à Kiev le 9 mai 2016 a célébré le 71 anniversaire de la victoire sur le nazisme.

10 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La guerre, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Daesch, #Ukraine, #AMERIQUE

Le défilé du régiment des Immortels à Kiev le 9 mai 2016 a célébré le 71 anniversaire de la victoire sur le nazisme.

Le défilé du régiment des Immortels à Kiev le 9 mai 2016 a célébré le 71 anniversaire de la victoire sur le nazisme.

Bonjour

Le 9 mai 2016 à Kiev le peuple a défilé pour fêter le 71° anniversaire de la Victoire sur le Nazisme le 9 mai 1945.

Dans ce pays où les néonazis ont infesté les rouages de l’état grâce au coup d’état du 21 février 2014 orchestré par les Etats-Unis (échanges téléphoniques entre Victoria Nuland et Geoffrey Pyatt) et l’Union Européenne, le peuple commence à se réveiller et c’est rassurant. La sidération qui a suivi ce putsch avec son cortège de barbarie - massacre d’Odessa le 2 mai 2014, massacre de Marioupol le 9 mai 2014, massacre de Slaviansk, massacre de la population du Donbass, etc… - se dissipe peu à peu et le corps social réagit au cancer néonazi.

Comme à Odessa pour le deuxième anniversaire du massacre de la maison des syndicats, comme à Odessa pour la marche du régiment des Immortels le 9 mai 2016, la ville de Kiev a elle-aussi rendu hommage aux immortels malgré la censure et les menaces perpétrées par les factions nazies protégées par le nouveau gouvernement ukrainien (le vice porte-parole du parlement, Andreï Paroubi, a été élu porte-parole de la Rada. Andrei Paroubi est le fondateur du parti néo nazi Pravy Sektor responsable entre autre des violences sur le Maïdan le 20 février 2014).

Le courage et la détermination du peuple ukrainien s’est manifesté dans diverses villes malgré la menace.

Dans la vidéo ci-après c’est le défilé de Kiev qui est pris en compte : Le fascisme ne passera pas !" Les drapeaux, le ruban de St. Georges, les chants soviétiques, malgré la chasse "aux sorcières ", sont au rendez-vous…

La vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=kxQm4K44NxY

Bien cordialement

Lucien PONS

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Le terrorisme est le mode de gouvernement des sociétés occidentales, par Gilles Questiaux

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Daesch, #La Russie, #La guerre, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Histoire, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Publié par Jean Lévy

 

 

 

Réveil Communiste

 

 

Le terrorisme est devenu un mode d’être des sociétés occidentales depuis 30 ans. Il s’agit de la part des groupes terroristes, mais aussi de la part de gouvernants qui les combattent avec tant de mollesse, et qui les utilisent aussi quand ils veulent déstabiliser d’autres pays, d’une stratégie dont le but est de déposséder les peuples de leur histoire, de les rendre craintifs, impuissants et passifs, et de rendre impossible ou même carrément illégitime la lutte sociale.

Le terroriste est l’adversaire idéal pour les pouvoirs du capitalisme pourrissant, dont on peut dire que s’il n’existait pas il faudrait l’inventer. Et la paranoïa collective qu'il engendre lui permet de gouverner en état d'exception permanent.

Selon les cas, les attentats aveugles qui rompent la continuité historique et provoquent la sidération des masses depuis les années 1980 peuvent refléter réellement l’agenda de leurs auteurs ; ou bien ils peuvent être manipulés par des secteurs de pouvoir occidentaux, des services secrets ; ou ils peuvent n’être que de pure et simple provocation où il n’y a pas l’ombre d’un participant authentique.

Nous ne le saurons jamais assez vite pour faire de cette vérité une arme politique. Au contraire, le dévoilement trop tardif ne servira qu'à crédibiliser les futurs mensonges. Mais nous en saurons assez pour poser comme principe : lorsqu'ils prétendent lutter contre le terrorisme, ils mentent!

Il y a certainement des complots terroristes qui trouvent leur origine dans les États qui sont censés les combattre. Mais peu importe au fond, qu’il y ait complot, et quel soit exactement ce complot : même si tout ce que les médias nous disaient était vrai, ce qui serait très surprenant, il n’en resterait pas moins que le terrorisme est devenu le mode de gouvernement global de l’Occident, de ses politiciens et de ses médias (et les grands médias étant devenus enfin ce « quatrième pouvoir » qu’ils ont toujours rêvé d’être ; mais bien loin d’être en aucune façon « contre pouvoir », ils se chargent de donner à la terreur son éclat maximum). Le terrorisme est un substitut à l'histoire, et il convient au capitalisme car il n'y rien que le capitalisme redoute autant que la roue de l'histoire. Le terrorisme en cela a remplacé en 2015 la guerre de masse de 1915. C'est, si on veut, un progrès.

La renaissance régulière et permanente de menaces terroristes spontanées qui participent sans le savoir au fonctionnement normal de l'ordre social du capitalisme à son "nouvel âge" , et à son jeu de pouvoirs, de réseaux et de médias, condamne de manière bien plus radicale le système capitaliste le plus actuel (celui "des nomades", "du partage", "du care", de la pseudo-créativité et des bonnes actions) dans sa structure, dans son ensemble et à l'échelle mondiale, que l'existence pourtant avérée de certains complots ourdis dans les cercles dirigeants, par la CIA, d'opérations "false flag" etc.

En dénonçant ces complots sans disposer de preuves formelles, qui sont fort difficiles à réunir comme on s'en doute, on risque aussi de se décrédibiliser, et on ne peut, au mieux, que favoriser un secteur de la bourgeoisie contre un autre, suivant le schéma du Watergate, et donner le beau rôle aux libéraux de toute nuance. Sachant que certaines dénonciations de complots sont des règlements de compte internes et d'autres des "hoax" forgés précisément dans le but de discréditer les médias alternatifs de gauche. Mais il faut aussi garder à l'esprit que la lutte pour trainer devant les tribunaux des tortionnaires ou des terroristes d'État au rancard est mal orientée, parce que loin de faire jouer les contradictions internes du capitalisme, elle légitime aussi cette justice, un des piliers de l'État capitaliste.

La meilleure réponse au terrorisme et à ceux qui s’en servent, c'est une certaine indifférence devant ce mauvais spectacle sanguinaire, et c’est l'intensification de la lutte sociale la plus terre-à-terre, pour son droit, son salaire, son logement, son emploi ; la meilleure défense contre le terrorisme en France aujourd'hui, c'est de lutter contre la casse du droit du travail sans se laisser dévier de sa route !

Et c’est aussi la lutte concrète pour défendre la paix et instaurer le socialisme, dans un réseau communiste international d'un type nouveau, qui transcende les clivages et les haines communautaires entretenues par la bourgeoisie. Cette lutte comporte le soutien critique aux États qui luttent effectivement contre l'impérialisme et ses terroristes dans la mesure où ils sont directement menacés : Chine, Russie, Iran, Venezuela, etc. Et bien sûr, la Syrie.

La seule réponse aux complots de la bourgeoisie est de lutter pour son renversement.

GQ, 29 novembre 2015

PS : Bien entendu, ce qui précède vaut pour le terrorisme aveugle, et non pour le terrorisme ciblé, pratique de base de la CIA, qui a pour but l'extermination des cadres révolutionnaires, et de ceux des groupes terroristes qui ont échappé à son contrôle. Dans ce cas il faut au contraire exiger impérativement le passage en jugement des coupables, cela fait partie de la lutte judiciaire qui est un des aspect de la lutte du mouvement ouvrier depuis son origine.

 

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Les militaires turcs s'infiltrent à l'intérieur de la Syrie. ERDOGAN FRANCHIT LA LIGNE ROUGE.

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Turquie, #AMERIQUE, #La Russie, #l'Allemagne, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

ERDOGAN FRANCHIT LA LIGNE ROUGE

La Turquie visiblement a décidé de jouer les incendiaires jusqu'au bout... Prise en flagrant délit de soutien économique et militaire avec la nébuleuse islamiste terrorisant la Syrie, cette République islamiste déguisée continue ses provocations tant vis à vis de l'Europe soumise au chantage des migrants, que vis à vis de la Russie dont elle a déjà abattu un avion de chasse pour tenter de regionaliser le conflit syrien...

Moscou à de nombreuses reprises a demandé que les interventions étrangères sur le sol Syrien ne se fassent qu'avec l'accord du gouvernement légal du pays.

Mais Ankara "n'en a rien à foutre" comme le prouvent ses livraisons d'armes aux djihadistes, son soutien politique aux salafistes, ses interventions dans le Kurdistan irakien ou son refus de s'aligner sur les protocoles antiterroriste européens.

Erdogan ce mythomane qui se prend pour le nouveau sultan méditerranéen, à l'outrecuidance de prétendre agir en toute indépendance pour participer à la lutte contre Daesh. Ceci n'est que mensonges et gesticulations pour faire bonne figure vis à vis d'une Union Européenne qui s'apprête à ouvrir ses frontières au turcs tout en payant Ankara pour drainer les migrants...

Ce week end des forces spéciales turques ont officiellement pénétré le territoire syrien. Cette opération risquée sur le plan diplomatique n'a pas pu se réaliser sans l'aval des USA et du Commandement de L'OTAN dont fait partie Ankara.

Si cette reconnaissance est suivie d'une opération massive nous risquons d'assister à un "casus belli" très grave risquant d'impliquer des belligérants tiers et la Russie.

Ceci fait peut être partie du "plan B" annoncé par les USA il y a deux mois et qui semblent vouloir imposer une situation chaotique et un état de guerre avant les élections présidentielles.

Erwan Castel

Sun May 8, 2016
Les soldats turcs se sont infiltrés à l'intérieur du territoire syrien. ©Mehr

Les soldats turcs se sont infiltrés à l'intérieur du territoire syrien. ©Mehr

Selon le quotidien Daily Sabah, les forces spéciales de l'armée turque se sont infiltrées à l'intérieur du territoire syrien dans la nuit de samedi à dimanche sous prétexte de mener des opérations terrestres contre les positions de Daech près de la frontière, non loin de la ville turque de Kilis.

D'après des sources bien informées, avant cette opération, une unité composée de 15 à 20 personnes avait collecté des informations sur le terrain, pendant une dizaine de jours, au sujet de l'emplacement et des mouvements des éléments de Daech près de la frontière turque.

Ces opérations ont été menées à 13 ou 14 kilomètres de la frontière, à l'intérieur du territoire syrien.

Jusqu'à présent, aucun rapport officiel n'a été publié au sujet de ces opérations, mais des journaux turcs comme Yeni Şafak ont laissé entendre que le but de ces opérations était de sécuriser les zones frontalières de la province turque de Kilis.

Selon ces sources, la Turquie avait informé les Etats-Unis et la Russie avant de lancer cette opération.

Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmuş, avait fait état lundi dernier du tir de 55 roquettes par Daech contre le territoire turc dans la province de Kilis. 

http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/05/08/464607/Les-militaires-turcs-sinfiltrent--lintrieur-de-la-Syrie/

 


En savoir plus sur http://www.jacques-tourtaux.com/blog/syrie/l-armee-turque-penetre-a-l-interieur-de-la-syrie.html#hM5rc21q0p2MRxJO.99
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Kiev interdit à deux journalistes occidentaux d’enquêter sur le drame du 2 mai 2014 à Odessa

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme

Kiev interdit à deux journalistes occidentaux d’enquêter sur le drame du 2 mai 2014 à Odessa

1 mai 2016,

Kiev interdit à deux journalistes occidentaux d’enquêter sur le drame du 2 mai 2014 à Odessa

Les services de sécurité ukrainiens ont interdit d’entrée sur son territoire deux journalistes, un polonais et un allemand, qui menaient chacun leur enquêtes pour faire la lumière sur les tragiques événements du 2 mai 2014 à Odessa.

Kiev continue à imposer des restrictions aux journalistes qui écrivent sur des sujets qui ne lui plaisent pas. Le 29 avril, à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, le journaliste polonais Tomasz Maciejczuk a reçu une estampille dans son passeport qui lui interdit de pénétrer sur le territoire ukrainien pour les cinq années à venir. D’après lui, la principale raison de cette décision des autorités découle du fait qu’elles redoutent de le voir révéler les problèmes auxquels la société ukrainienne est confrontée à l’heure actuelle.

Lire aussi : Odessa secouée par des violences après les révélations de Panama Papers sur le maire de la ville

«Je montre des choses que Kiev veut cacher et qui ne plaisent pas aux hommes politiques, ainsi qu’aux journalistes ukrainiens qui m’accusent de diffuser la propagande russe», a déclaré Tomasz Maciejczuk à l’agence TASS, ajoutant qu’il se dirigeait vers Odessa pour faire un reportage sur les événements du 2 mai 2014 où 48 personnes ont péri dans l’incendie de la Maison des syndicats d’Odessa. C’était une attaque des nationalistes radicaux, partisans du coup d’Etat qui a provoqué la fuite de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovytch. Pour le moment, l’enquête n’a pas trouvé de preuves que la Maison des syndicats a été incendiée lors d’un acte prémédité.

Le journaliste allemand Saiidi Isakov qui souhaite lui aussi se rendre à Odessa a été bloqué dans la zone de transit de l’aéroport de la ville du bord de la mer Noire. Selon le journaliste, les gardes-frontières ne l’ont pas laissé passer à cause du livre qu’il a écrit sur les événements du 2 mai 2014 Conscience brûlée. Son avocat Kirill Schevtchouk précise que Saiidi Isakov est resté pour le deuxième jour consécutif dans la zone en transit de l’aéroport, qu’il ne peut pas changer d’argent ni faire usage de sa carte de crédit pour acheter à manger.

Les tensions montent à Odessa, la veille de l’anniversaire du 2 mai

Hormis l’interdiction d’entrée à Odessa signifiée aux deux journalistes étrangers, Kiev a ordonné le déploiement des forces du bataillon «Azov», composé de nationalistes radicaux, dans la ville. Environ 300 combattants étaient déjà arrivés il y a déjà deux semaines, installant du matériel de guerre dans les rues. Cette mesure nécessaire du point de vue du gouvernement pour défendre l’ordre public risque devenir une provocation.

De plus, Odessa a été récemment secouée par des violences et connaît une crise politique intérieure en raison de la mention du maire de la ville, Guennadi Troukhanov, dans les Panama Papers qui aurait la citoyenneté russe. Le service de sécurité ukrainiens ont ouvert une enquête contre lui, suivant la recommandation du gouverneur de la région d’Odessa, l’ex-président de la Géorgie, Mikhaïl Saakashvili. Des manifestants ont demandé la démission du maire et installé le 10 avril un camp improvisé au centre-ville d’Odessa. Deux semaines plus tard, dans la nuit du 25 au 26 avril, les manifestants ont été agressés par des inconnus, et le camp a été dispersé.

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Le plan de destruction de l'Algérie et du Maroc (Vernochet, Hindi)

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Le plan de destruction de l'Algérie et du Maroc (Vernochet, Hindi)

A l'occasion de leur chronique régulière pour MPI-TV, Youssef Hindi et Jean-Michel Vernochet s'interrogent sur le plan de destruction du Maghreb que BHL continue de développer et qui frappe maintenant l'Algérie et le Maroc.

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Neuf thèses sur la guerre dans laquelle nous sommes engagés

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

Neuf thèses sur la guerre dans laquelle nous sommes engagés


Rostislav Ichtchenko

Par Rostislav Ichtchenko – Le 2 mai 2016 – Source thesaker.is

Les 27 et 28 avril, le ministère russe de la Défense a tenu une conférence internationale sur la sécurité. Je participe à un groupe débattant des révolutions de couleur.

Le temps accordé aux intervenants (5 minutes) et aux participants au débat (1 minute) était trop bref pour présenter la totalité du concept des révolutions de couleur dans la politique moderne et leur impact sur la sécurité générale et militaire de l’État touché. Par conséquent, je présenterai mes vues sur la question sous forme de points. Je serai succinct, parce qu’on peut écrire une étude en plusieurs volumes sur les révolutions de couleur et la guerre hybride en général, et même alors le sujet pourrait ne pas être traité complètement.

Thèse 1. Le fait même que les militaires étaient intéressés par ce sujet (en fait des représentants de plusieurs douzaines de ministères de la Défense de divers pays ont participé à la discussion) montre que les révolutions de couleur sont considérées par les États modernes non pas comme une menace intérieure (où la police et les services spéciaux seraient intéressés), mais comme une menace extérieure. Elle a les caractéristiques d’une agression militaire, donc la contre-attaque relève de l’armée.

Thèse 2. Les coups d’État colorés, qui sont un élément de la guerre hybride moderne, ne sont pas apparus seulement parce qu’un conflit direct entre deux puissances nucléaires est devenu impossible en raison de leur destruction mutuelle certaine. Différents scénarios d’une guerre nucléaire limitée ou d’un conflit armé entre les superpuissances n’utilisant que des armes non nucléaires ont été et sont examinés. Toutefois, si des pays détiennent des armes nucléaires, un conflit militaire où celles-ci seraient utilisées est possible, et les états-majors généraux doivent avoir des plans pour cette éventualité.

Les coups d’État colorés étaient une réponse à cette impasse politique qui a surgi comme résultat de la formation, à la fois dans les pays civilisés et au niveau du droit international, de l’idée selon laquelle la guerre n’est pas un outil admissible pour résoudre des problèmes politiques. Ainsi, les coûts politiques et moraux pour un État qui ouvre les hostilités, même si un énorme avantage en termes de forces permet une victoire rapide avec des pertes minimes, sont devenus plus élevés que les avantages matériels et politiques du contrôle sur le territoire ennemi. Un blitzkrieg, et encore plus une campagne militaire prolongée, sont devenus non rentables.

Thèse 3. Un coup d’État de couleur n’est pas perpétré lorsque la situation est mûre pour un changement de régime (situation révolutionnaire classique), mais lorsqu’une force extérieure est intéressée à prendre le contrôle sur l’État victime.

Un coup d’État coloré est impossible sans ingérence extérieure. Lorsque le mécanisme du coup d’État est lancé dans un pays, cela signifie que celui-ci est attaqué par un agresseur.

L’identification de cet agresseur est généralement aisée. Prouver ses intentions agressives, si évidentes soient-elles, est toutefois habituellement impossible sur la base du droit international. L’agresseur expliquera toujours son ingérence dans les affaires intérieures de l’État victime en recourant à des excuses humanitaires et à la protection des droits humains.

Je vous rappellerai que selon les accords de Helsinki (qui sont maintenant les règles de l’OSCE et de l’ONU), la défense des droits humains ne peut être exclusivement l’affaire intérieure d’un État.

Thèse 4. Pourtant un agresseur a besoin de légitimer ses actions aux yeux de la communauté internationale. Par conséquent, en règle générale, il tente d’obtenir un mandat de l’ONU ou de l’OSCE pour intervenir ou, au moins, pour former une coalition internationale formelle de plusieurs douzaines de pays dans le but de masquer son agression, la décrivant comme visant à contraindre un régime dictatorial à respecter les normes internationales.

Thèse 5. Cela limite le genre de pays en mesure d’utiliser le mécanisme des coups d’État de couleur. Le pays agresseur doit non seulement disposer d’une immense supériorité militaire sur le pays victime (c’est souhaitable, mais pas absolument nécessaire). Il doit avoir un poids politique et diplomatique suffisant pour assurer une couverture légale à son ingérence.

Thèse 6. Comme n’importe quelle guerre ou opération militaire, le coup d’État de couleur est soigneusement planifié et préparé. En général, plusieurs plans sont élaborés, qui dépendent du degré de résistance du pays victime.

Le scénario idéal comprend la capitulation ou la trahison des élites nationales. C’est l’option la moins chère. Dans ce cas, toutes les ressources du pays victime, y compris le système politique et la structure administrative, peuvent être immédiatement utilisés par l’agresseur pour ses fins politiques.

Lorsque les élites nationales ne capitulent pas, la méthode des manifestations de rue pacifiques est utilisée. L’élite qui résiste est contrainte, sous la pression des manifestations de rue, de remettre son pouvoir à ses collègues les plus souples. Il lui est, en substance, donné à choisir entre la capitulation volontaire et une tentative de réprimer les manifestations, au risque de provoquer des victimes accidentelles, ce qui fournit le prétexte de décréter le régime répressif et dictatorial, de l’accuser de brutalités policières et de déclarer qu’il a perdu toute légitimité.

Si ce genre de pression pacifique ne fonctionne pas, au cours des semaines ou des mois qui suivent (cela dépend de la situation et de la résilience du régime du pays victime), on passe à l’insurrection armée. Dans ce cas, le régime est forcé de choisir entre la capitulation et les inévitables victimes d’une confrontation armée, qui se compteraient en douzaines ou même en centaines.

Parallèlement à l’incitation aux manifestations pacifiques ou au soulèvement armé, le pays agresseur organise l’isolement politique et diplomatique du pays victime.

Si le soulèvement armé dans la capitale ne se produit pas ou ne débouche pas sur un changement de régime, le scénario suivant est la guerre civile. Dans ce cas, le pays agresseur déclare que le pouvoir est illégitime, il reconnaît l’opposition et lui fournit un soutien politique, diplomatique, financier puis militaire.

Enfin, si les résultats de la guerre civile débouchent sur une impasse, ou si l’opposition est en train de perdre, une agression directe (sous un prétexte humanitaire) est possible. La version plus douce est la mise en œuvre de zones d’exclusion aériennes et la fourniture massive d’armes, y compris des armes lourdes, aux rebelles. La version plus sévère implique l’invasion directe par des troupes étrangères, en règle générale déguisées en volontaires, ou par des forces spéciales.

Thèse 7. Comme on le voit, en dépit du caractère ostensiblement pacifique ou informationnel du coup d’État de couleur, son succès est garanti par la présence, derrière les diplomates et les journalistes, d’une force armée qui peut supprimer, si nécessaire, la résistance de l’élite nationale, même si celle-ci décide de se battre jusqu’au bout.

Cette variante a été utilisée en Irak, en Serbie et en Libye. Jusqu’à présent, elle n’a échoué qu’en Syrie. Mais en Syrie, il y avait une nouvelle composante importante. Les ressources, y compris militaires, d’une autre superpuissance étaient engagées dans le soutien au gouvernement légitime. La situation a changé, passant d’un coup d’État de couleur à une confrontation directe des deux superpuissances, comme dans les guerres de Corée et du Vietnam.

Ainsi, une condition nécessaire pour tout scénario de coup d’État de couleur était éliminée : la supériorité absolue, politique, diplomatique, économique, financière et militaire du pays agresseur sur le pays victime.

Cela nous amène à la thèse 8. Un coup d’État de couleur ne peut être stoppé ni par la consolidation de l’élite nationale (il ne ferait que progresser vers le scénario suivant), ni par la préparation de son armée à combattre (elle finira par s’épuiser), ni par un travail efficace de la presse nationale (elle sera submergée par les capacités technologiques de l’agresseur).

La préparation du pays victime à résister est une condition nécessaire mais non suffisante pour bloquer les mécanismes du coup d’État de couleur.

Seul le soutien des autorités légitimes du pays victime par une autre superpuissance en mesure d’affronter le pays agresseur avec une force égale, de toutes les manières et par tous les moyens, peut stopper une agression colorée.

Enfin, la thèse 9 et la conclusion. Les coups d’État de couleur d’aujourd’hui sont des opérations locales au sein de la confrontation mondiale des superpuissances. Tout comme les guerres de Corée, du Vietnam et d’autres encore, dans les années 1950 à 1990, n’étaient souvent que des guerres par procuration entre l’URSS et les États-Unis sur le territoire de quelqu’un d’autre, les coups d’État de couleur modernes, qui sont l’une des formes de la guerre hybride, sont aussi des éléments de la confrontation entre la Russie et les États-Unis.

C’est la guerre. Une nouvelle sorte de guerre. Pas la guerre comme continuation de la politique par d’autres moyens (pour reprendre l’expression de Clausewitz), mais la technologie colorée comme extension de la guerre par d’autres moyens.

Nous nous sommes engagés dans cette guerre avant de réaliser que nous étions en guerre. Comme cela arrive souvent avec la Russie, nous avons commencé par les défaites des années 1990, ensuite nous avons repris nos esprits, appris à combattre et nous avons combattu avec succès ces deux dernières années.

Article original paru sur e-news.su

Traduit du russe en anglais par Seva.

Traduit de l’anglais par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

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