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Le blog de Lucien PONS

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BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

10 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'armée française, #La nation ., #La Russie

Publié par El Diablo

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

Annie LACROIX-RIZ

La vision économique de long terme de l’union européenne rend dérisoire l’espoir de renégocier les traités européens affiché par « vingt intellectuels euro-critiques ».

Car ce processus a démontré ses objectifs non pas « depuis au moins trois décennies, sur la base de traités marqués au coin du néolibéralisme alors triomphant (Acte unique, traité de Maastricht, traité de Lisbonne), ou de l’ordo-libéralisme allemand (traité de cohérence budgétaire dit « TSCG » de 2012) », mais depuis les origines. Il s’est agi, en effet d’assurer la tutelle maximale sur cette partie du monde de l’impérialisme le plus puissant, états-unien, escorté du second, l’impérialisme allemand, que les rivalités inter-impérialistes opposent cependant, à l’occasion des crises systémiques, jusqu’à la guerre générale. Le phénomène a débouché, entre autres, sur ce que Georges Gastaud qualifie « de protectionnisme » rigoureux au bénéfice exclusif de l’Allemagne et des États-Unis. Il est sans rapport aucun avec l’idéologie, la Guerre froide, le rêve de « démocratie », etc., et ne laisse aucune chance à la « réforme » à laquelle semblent croire les « vingt intellectuels eurosceptiques » qui ont signé ce manifeste.

La critique est portée ici du strict point de vue historique qui relève de ma compétence.

1° Je suis stupéfaite que certains de ces signataires, que je croyais très bien informés de l’histoire vraie de l’union européenne, érigent en modèle la renégociation de « la conférence de Messine » de 1955 qui, après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED), a[urait] permis de remettre la construction européenne sur les rails ».

 

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

Ladite conférence se tint sous la stricte injonction de Washington, avec l’active contribution, selon la tradition, de ses purs et simples instruments, parmi lesquels Jean Monnet et Paul-Henri Spaak. Elle ouvrit sur une nouvelle étape majeure de la constitution de l’Europe germano-américaine, le marché commun, qui faisait suite à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) dont le « père de l’Europe » Robert Schuman s’était fait l’initiateur officiel. La réalité est différente, comme je le démontre notamment dans Aux origines du carcan européen, 1900-1960, dont l’édition augmentée vient de paraître.

Ce marché commun chemina, sans la « dérive » ici alléguée, vers l’union-carcan dont les hauts fonctionnaires français avaient révélé, avec une précision redoutable dès 1950-1953 (cette dernière date étant celle de la mise en œuvre de la Communauté européenne du charbon et de l’acier), tous les aspects, parmi lesquels l’impitoyable « dumping social ». Ladite « Europe » avait déjà, à l’époque du retour de De Gaulle aux affaires (1958), un aspect sinistre, marqué par la surproduction et les crises récurrentes (dont témoignait la fermeture des mines de charbon entamée par celles de France et de Belgique), décrit dans le même ouvrage.

Dans le 13e et dernier chapitre d’Une comédie des erreurs, 1943-1956, Souvenirs et réflexions sur une étape de la construction européenne, Paris, Plon, 1983, « L’étouffement », p. 499-523, l’ambassadeur de France à Londres René Massigli dressa un tableau effarant de cette session. Elle fut animée, en apparence, par les pions « européens » de Washington, déjà cités, sans oublier les autres, dont Pinay, Hallstein, Adenauer et Beyen ; en réalité par le tandem Département d’État-CIA, sous la houlette respective des deux frères Dulles, John Foster et Allen, partenaires essentiels de Sullivan & Cromwell, plus gros cabinet américain d’affaires internationales, lié à la finance allemande depuis le tournant du 19e siècle.

Notons, au cas où on serait tenté de taxer l’intéressé de subversion ou de « nationalisme », que Massigli n’avait pas incarné la résistance au tuteur étranger, et qu’il se voulait « européen ». Cet ancien champion de l’Apaisement de l’entre-deux-guerres, artisan majeur des accords de Munich comme directeur des Affaires politiques du Quai d’Orsay (voir l’index du Choix de la défaite, Paris, Armand Colin, 2010), avait fini en 1943 par se rallier à de Gaulle. Ralliement tardif et fort contraint : les archives américaines le montrent littéralement agenouillé devant Washington et quotidiennement disposé, à Alger, en 1943-1944, à lâcher de Gaulle auquel il reproche une résistance très excessive aux exigences américaines.

Allen Dulles, patron Europe de l’OSS (qui précéda la CIA) établi depuis novembre 1942 à Berne, avait alors déjà gagné, auprès de Robert Murphy, délégué de Roosevelt depuis décembre 1940 au débarquement en Afrique du Nord « française », ses galons de maître et de bailleur de fonds des « Européens » : c’est-à-dire des « élites » de la société acquises à la mainmise des États-Unis sur le continent européen après l’avoir été, le plus souvent, depuis les années 1930, à la mainmise allemande (sur ces noms, voir l’index de l’ouvrage Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Armand Colin, 2016).

De l’origine américaine de cette mythique « conférence de Messine », il n’est pas question dans le manifeste des « vingt intellectuels euro-critiques ». Omission surprenante qui se maintient dans les deux autres points abordés.

2° La séduisante revendication de la renonciation au « modèle mercantiliste allemand (excédent extérieur approchant les 10 % du PIB) […] intransposable aux autres pays et notamment à ceux de l’Europe du Sud » équivaut, compte tenu de l’histoire réelle de l’union européenne, à la demande polie et vaine, adressée aux États-Unis et à l’Allemagne d’abandonner purement et simplement ladite union, leur créature. Autant vaudrait demander à une association bancaire de s’auto-transformer en entreprise de bonnes œuvres, pour réaliser la fameuse « Europe sociale » qu’on nous vante chaque jour. Cette revendication est aussi sidérante que celle d’un renouvellement de « la conférence de Messine » puisque l’objectif de l’union européenne a été précisément réalisé : nous bénéficions de son succès depuis bientôt plus de soixante ans, il faut le reconnaître, avec une intensité démultipliée par la destruction de la zone d’influence soviétique muée en zone américaine depuis 25 ans.

« Dérive », vraiment ?, par rapport au propos d’un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay de février 1950 (avant le fameux discours de Robert Schuman du 9 mai, donc), annonçant les effets imminents de « la pression du chômage sur le niveau des salaires [européens]. Or, il ne peut y avoir harmonisation des salaires et des charges sociales [...] que par le jeu de l’offre et de la demande et elle se fera au niveau le plus bas. C’est bien là une des raisons pour lesquelles le Conseil national du patronat français se prononce en faveur de la libération des échanges et des Unions régionales : il y voit un moyen de réduire les prétentions des salariés lors des prochaines négociations des conventions collectives. » (Note du Service de Coopération économique (SCE), 10 février 1950, CE, 56, archives du ministère des Affaires étrangères, plus longuement citée dans Aux origines du carcan européen, p. 116-117). (Le Conseil national du patronat français succéda, en 1946, à la Confédération générale de la Production française devenue en juillet 1936 Confédération générale du patronat français, et précéda le MEDEF).

Les exigences historiques et actuelles des États-Unis à l’égard de cet énorme marché unifié et non protégé de leurs marchandises et de leurs capitaux n’ont pas non plus, dans ce deuxième point du manifeste, été prises en compte.

 

BRUXELLES à GENOUX devant WASHINGTON : Observations sur l’appel de vingt intellectuels euro-critiques pour un nouveau traité européen [Annie Lacroix-Riz]

3° Le « dialogue avec la Russie, pays européen indispensable pour l’établissement d’une sécurité dont toutes nos nations ont besoin », etc., est-il compatible avec le maintien de l’union européenne dans l’OTAN, institution dont l’origine se confond strictement avec l’histoire de l’encerclement de l’URSS. Les États-Unis combattaient d’ailleurs la Russie depuis les débuts de l’ère impérialiste, plus de 20 ans avant 1917. L’a démontré l’un des deux pères fondateurs du courant historiographique américain dit « révisionniste » (courant scientifique sans rapport avec les « révisionnistes » français, simples « négationnistes » des chambres à gaz), William Appleman Williams. Sa thèse universitaire (Ph.D.) American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & C°, 1952, a montré que le jeune impérialisme américain, soucieux de contrôler, entre autres, le sort de la Chine, avait jugé insupportable l’expansion de son (assez faible) rival russe, qui revendiquait sa participation au contrôle des transports ferroviaires de la Chine : « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ».

On trouvera maintes références sur la vieille obsession antirusse des impérialismes américain et allemand et sur leur agressivité, dimension militaire incluse, envers l’empire russe puis l’URSS dans les références suivantes : « Le débarquement du 6 juin 1944 du mythe d’aujourd’hui à la réalité historique » (http://www.lafauteadiderot.net/Le-debarquement-du-6-juin-1944-du, juin 2014), et dans « L’apport des “guerres de Staline” de Geoffrey Roberts à l’histoire de l’URSS : acquis et débats », préface à l’ouvrage de Geoffrey Roberts, Les guerres de Staline, Paris, Delga, 2014, p. I-XXXIV.

Ceux qui seraient tentés de balayer d’un revers de main les références fournies par l’universitaire sérieuse que je suis pourront constater que je les emprunte soit aux archives originales soit aux travaux historiques américains accumulés depuis des décennies. Ce travail, notons-le, qualifie les pratiques de la « soviétologue » de Rennes 2, Cécile Vaissié, qui met en cause l’« universitaire retraitée et militante au PRCF » Annie Lacroix-Riz dans Les réseaux du Kremlin en France. Le lecteur pourra juger du manque de sérieux de la documentation de ce récent ouvrage assuré d’un énorme écho médiatique, phénomène qui démontre le caractère plus que jamais actuel de mon livre de 2012, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises.

Une « union européenne » à direction germano-américaine bien disposée envers la Russie, vraiment ? Qu’est-il arrivé à certains, au moins, des « vingt intellectuels eurocritiques » qu’on avait pris pour des observateurs sérieux du « carcan » réservé de longue date aux « Européens » non détenteurs de profits monopolistes ? Leurs « vœux pieux » européens traduisent-ils une nostalgie pour le « baiser Lamourette » de juillet 1792 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser_Lamourette ) ?

Annie LACROIX-RIZ
Chercheuse en histoire contemporaine, professeur émérite, université Paris 7.

L’appel : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/30/31002-20160630ARTFIG00290-...

 
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Discours de vérité et de paix d'une policière de Donetsk à destination des pays occidentaux

10 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

Discours de vérité et de paix d'une policière de Donetsk à destination des pays occidentaux

Lors d'un entretien accordé à des collègues belges en pleine distribution des passeports de la République populaire de Donetsk (RPD), la cheffe du service d'immigration du district de Boudenovsky de Donetsk a fait un discours de vérité et de paix à destination du peuple belge, et des pays occidentaux en général, sur qui sont réellement les habitants du Donbass.

Elle a souligné l'importance d'entendre et de diffuser la vérité à propos de la situation dans le Donbass, et sur les gens qui vivent ici :

"Nous ne sommes ni des terroristes, ni des séparatistes. Nous sommes des personnes qui vivent et travaillent, construisent, mais ne détruisent pas."

Elle a aussi insisté sur le fait que le peuple du Donbass voulait la paix, et n'aimait pas faire la guerre.

Un discours à écouter et à partager :

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Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude?

9 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

samedi 9 juillet 2016

Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude?

 
 
L'agressivité de la propagande guerrière anti-russe atteint des niveaux inquiétants juste au moment où l'OTAN lance son sommet sur le thème non pas de la lutte contre le terrorisme, mais sur l'endiguement de la menace russe. Il s'agit certes d'une rhétorique, mais elle continue à se réaliser par ce qui est désormais appelé le renforcement du front oriental.
 

 
Nos dirigeants n'ont pas connu de conflit mondial, ils n'ont qu'un souvenir indirect des horreurs de la guerre, elle est un récit. Pour eux, elle devient un élément comme un autre de la politique internationale, un instrument qu'il est envisageable d'utiliser. Elle se résume en stratégie, commémorations diverses et variées, drapeaux au vent et chants vainqueurs. Le guerre moderne est presque, dans leur représentation, semblable à un jeu vidéo, avec ses drones, robots. Les morts ... sont chez les autres. Ils sont déhumanisés. Des pertes collatérales. Collatérales à quoi? Au but fondamental: la victoire d'un monde unipolaire.
 
Et l'on voit les médias présenter cette mythique "agression" russe de l'Europe comme une possibilité réelle. Une possibilité contre laquelle les pays de l'Est doivent être protégés par l'OTAN. Un reportage totalement fou est sorti sur Euronews, dans l'émission Insiders: Small Lithuania's big fears of Russia.
 
Dans cette émission, l'on voit comment l'armée de l'OTAN est dissimulée un peu partout, prête à défendre l'Europe contre "l'agression russe". Maintenant, il est clairement dit que les manoeuvres de l'OTAN sont dirigées contre la Russie. L'on peut également entendre l'interview d'une jeune lithuanienne, dont le père est polonais et la mère russe répondre à la question suivante: en cas d'agression russe, vous n'aurez pas de difficulté à vous battre contre les russes? Réponse: non bien sûr, je défendrai le pays où je suis née. L'agression est donc une certitude, seule sa date reste à déterminer. Et les populations de l'est sont "préparées", formatées à cela. Voici l'épisode.
Même si l'OTAN affirme qu'ils ne développent pas de politique de confrontation avec la Russie, mais une politique d'endiguement, les faits démentent les dires. Tout d'abord, la stratégie de l'endiguement, ou doctrine Truman développée en 1947 contre le bloc communiste pendant la guerre froide pour stopper l'extension de la zone d'influence soviétique, ne correspond pas à l'extension de l'OTAN aux portes de la Russie. Il apparait clairement un parallèle entre extension de l'UE à l'est et extension de l'OTAN.
 
 
En ce qui concerne la répartition géographique des bases de l'OTAN, voici une carte publiée sur le site Les Crises, montrant bien tout le paradoxe des accusations portées contre la Russie:
 
 
Il semblerait que la technique de l'endiguement ne soit pas que politique ...
 
Il faut dire que depuis longtemps, "l'agression russe" est lancée dans les médias. Depuis la Crimée en fait. En accusant la Russie d'avoir agressé l'Ukraine. Oubliant que ce n'est pas la Russie qui a financé et organisé le coup d'état de Kiev, que ce n'est pas la Russie qui a envoyé l'aviation ukrainienne contre la population civile du Donbass et que la population de Crimée, rejetant ce coup d'état criminalo-fascisant a décidé de rentrer en Russie, où sa vie est paisible.
 
L'on ne compte plus les sous-marins russes que la Suède cherchait partout pendant 9 mois. Accusant la Russie de violer son espace maritime, accusant la Russie d'agression ... et finalement ce magnifique sous-marin a été retrouvé. Il était au fond depuis plus d'un siècle:
Les plongeurs déclarent qu’il a l’air moderne, sans dommage apparent. “Cela signifie que l’équipage peut encore se trouver à bord”, dit l’un des plongeurs au quotidien de Stockholm. Des cohortes d’experts suédois pointent aussitôt le doigt vers la Russie, et avancent la thèse d’une mission d’espionnage, annonçant une crise potentielle.
 
Une journée aura suffi à révéler le pot aux roses. Le sous-marin est, selon les dernières analyses, de la classe Som. Il s’agirait d’un submersible russe coulé en 1916 après une collision avec un navire suédois. 
D'autant plus que tout le monde connaissait l'emplacement de ce navire depuis un an: une série télé y a été tournée ... Bref, un coup monté, mal monté, mais qui contribue à l'hystérie ambiante.
 
Ou bien aussi la Finlande, que l'OTAN veut à tout prix intégrée et qui a vu son espace aérien, soi-disant, violé systématiquement par des avions de chasses désignés comme étant "russes" ... qui n'ont pas été identifiés car aucun des avions de l'OTAN qui y volent n'ont de système d'identification non plus. Donc ces avions étaient russes, il faut faire comprendre la menace à la population. Pour l'instant, la Finlande résiste et protège encore sa neutralité. En visite officielle, le Président russe a rappelé que les troupes russes étaient basées à 1500 km de la frontière, mais si la Finlande entre dans l'OTAN, alors, il faudra bien défendre la frontière.
 
L'on apprécie également la critique faite à la Russie de faire des exercices militaires, en ayant prévenu à l'avance les pays de l'OTAN, sur son propre territoire. En effet, de quel droit, c'est de la provocation. Ou encore les incursions aériennes "à proximité" de et non dans l'espace aérien des pays baltes.
 
Ainsi, sur ce fondement, l'OTAN se renforce dans ce qu'ils appellent le front oriental (expression qui fait penser au Front de l'Est, mais alors contre un autre ennemi), envoyant soldats étrangers, boucliers aériens, des navires de guerre dans la Mer Noire, de l'artillerie lourde etc. Car l'OTAN est une organisation pacifique face à l'agression russe.
 
Et Poroshenko revient sur le devant de la scène, affirmant l'intérêt primordial que peut jouer l'Ukraine, faisant ses déclaration quand même dans le Wall Street Journal:
"Pas un seul Etat membre de l'Otan n'a d'expérience pratique de combat contre l'armée russe contemporaine, et l'Ukraine en a. (...) Rien que l'année dernière, nous avons prévenu quelque 300 attaques terroristes préparées par la Fédération de Russie. (...) Une coopération plus profonde entre l'Ukraine et l'Alliance renforcera la stabilité en Ukraine, en Europe de l'Est, dans la région de la mer Noire et sur l'ensemble de l'espace transatlantique"
Non, P. Poroshenko n'est pas fou. Ce serait plus simple et moins grave. Il joue le rôle qu'on lui fait jouer. Autrement dit, ces paroles devaient être prononcées. 
 
Tout ceci ressemble beaucoup à une poussés hystérique. Même la presse américaine, parfois, semble avoir du mal à justifier cette politique de confrontation irresponsable. The Nation:
Basically, it's very hard to imagine a scenario in which Russia would initiated an armed attack on NATO.
Pour autant, le journal reconnait que l'agenda prévu par l'OTAN est bien celui d'une guerre chaude, non celui d'une guerre froide:
For the first time in a quarter-century, the prospect of war—real war, war between the major powers—will be on the agenda of Western leaders when they meet at the NATO Summit in Warsaw, Poland, on July 8 and 9.  
Il faut dire que des intérêts se rejoignent:
 
  • L'OTAN ne peut exister que s'il existe un ennemi à combattre.  Le terrorisme est un ennemi désincarné, diffus, il n'a pas de réel visage, il est un peu partout, insaisissable. Et l'OTAN n'est pas une structure adaptée à combattre contre ce type d'ennemi. Il faut quelque chose de stable. Un pays. La Russie est un parfait candidat, d'autant plus que les réflexes reviennent facilement. On se sent à l'aise, on connait le scénario.
  • Les Etats Unis sont en crise. Cela fait longtemps, mais ça ne s'arrange pas. Leur modèle social d'une soi-disant tolérance entre les races et les croyances vole en éclat car il n'a jamais exsité, la paupérisation de la société se renforce, son image à l'étranger est trop sanguinaire, son cynisme politique à l'international inefficace. Mais ici aussi les réflexes sont difficiles à faire tomber, ils jouent dessus. Sachant très bien que ça ne durera pas éternellement, surtout avec la montée de la Russie sur la scène internationale. Alors pourquoi pas? Lancer les pays de l'est comme l'Ukraine, les pays baltes et autres nouveaux européistes qui veulent montrer pattes blanches au nouveau maître. Si la Russie ne réagit pas, en tout cas elle y laissera des plumes et si elle répond, elle devient l'agresseur tant attendu. Les Etats Unis se rêvent alors naïvement dans le rôle du sauveur de l'Europe et cette fois-ci pas d'armée rouge pour leur faire concurrence. Ils pourront débarquer à l'heure du journal sur CNN. Les conséquences? On verra alors. Leur incapacité à projeter dans le long terme en matière de conflit armé n'est plus à prouver.
Heureusement, en dehors de ces vas-t'en-guerre prêts à faire couler le sang des autres pour garantir l'hégémonie américaine, certains pays européens - de l'ouest - sont beaucoup plus frileux. Le ministre des affaires étrangères de l'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, critique la politique de l'OTAN visant à renforcer la présence militaire aux frontières russes, à multiplier les "exercices" surdimensionnés de 31 000 soldats sur 24 pays en réaction affirmée à une potentielle agression russe , ennemi appelé "l'Union des rouges". Il déclare:
 Celui qui croit que plus de sécurité passe par des parades symboliques de chars se trompe. Nous devrions éviter d'envenimer la situation avec des cris guerriers et des bruits de bottes.Il serait fatal de réduire notre politique à une dimension militaire et de considérer que la dissuasion militaire constitue notre seule option 
Finalement, il devient évident que la paix en Europe a bien fini par dépendre de la Russie, mais pour des raisons inversées: c'est le seul pays à pouvoir protéger l'Europe d'une guerre tant demandée par les Etats Unis et son bras armé l'OTAN. La Russie qui reste stoïque face aux diverses provocations. Espèrons qu'elle le restera longtemps, le temps que de véritables hommes d'état arrivent au pouvoir. Il bien en rester quelques uns  ... 
 
 
 
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Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

9 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #L'OTAN., #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme, #La Russie, #Ukraine, #AMERIQUE

Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord
Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

vendredi 8 juillet 2016, par Comité Valmy

Voir en ligne : Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré -Appel pluraliste (pétition)

Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

Sortons la France du Traité de l’Atlantique Nord

L’OTAN – Organisation du traité de l’Atlantique Nord, prépare depuis plusieurs semaines des exercices militaires inquiétants. L’opération au nom révélateur d’ « Anaconda » évoque une stratégie d’encerclement de la Russie à l’instar du serpent qui s’enroule autour de ses victimes pour les étouffer. Ces manœuvres réunissant des troupes de plusieurs pays (États-Unis, Royaume Uni, Pologne, Kosovo, Ukraine, Géorgie, Finlande, Suède…) sont un prélude au sommet qui se tient les 8 et 9 juillet à Varsovie. (ville où a été créé puis démantelé le pacte de 1955 entre l’URSS et les pays d’Europe centrale, en réaction à la création de l’OTAN en 1949). A cette occasion, l’alliance devrait entériner sa stratégie qui fait de la Russie une menace pour les pays de l’Atlantique Nord. Le sommet devrait décider de mettre en place quatre bataillons de combat de 1 000 soldats dotés d’équipements permanents aux frontières de la Russie. C’est le retour de la vieille doctrine des années 1920 dite du cordon sanitaire et dont la Pologne des Colonels fut l’un des principaux acteurs avec l’impérialisme français.

 

L’OTAN continue donc de s’élargir et avance méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans les pays anciennement socialiste. Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. Il est urgent de dire « stop » à cette escalade nucléaire dangereuse pour l’avenir de l’humanité.
La France doit faire entendre sa voix et dénoncer les provocations qui font peser un risque important pour l’avenir de notre continent.

 

L’escalade de la course à l’armement crée les conditions d’une guerre généralisée en Europe, au détriment des peuples. A l’heure où les besoins fondamentaux des peuples ne sont pas entendus par les gouvernements qui appliquent avec zèle les politiques d’austérité dictées par l’UE, il est inconcevable de s’engager dans de nouvelles interventions impérialistes au service de la domination américaine.

 

A l’occasion de ce sommet, je voudrais rappeler ma position ferme de parlementaire communiste sur ce sujet. Je suis clairement opposé à l’OTAN qui n’est qu’un traité de vassalisation opérationnel, politique et matériel à l’impérialisme américain.

 

Depuis 2009 et notre retour dans les structures militaires intégrées de l’OTAN, notre pays se trouve à la remorque des décisions les plus bellicistes inspirées par les États-Unis. Il est urgent de poser la question de la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord afin de préserver notre indépendance de décision et de dissoudre cette organisation.

 

La France doit prendre de nouvelles initiatives pour assurer une sécurité en Europe basée sur les coopérations et non pas sur l’affrontement.

 

A ce sujet, voici ma proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) (cliquer ici)

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Loir-et-Cher : une jeune russe bachelière avec mention très bien, menacée d'expulsion.

8 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #le nazisme, #Daesch

Loir-et-Cher : une jeune russe bachelière avec mention très bien, menacée d'expulsion.

Les professeurs et les élèves du lycée de Zarema, la mairie de Blois et le collectif des sans-papiers espèrent que la jeune bachelière pourra obtenir une carte de séjour étudiant afin d'intégrer un BTS.

Résultats du baccalauréat affichés devant un lycée

Résultats du baccalauréat affichés devant un lycée

Zarema Abieieva, 20 ans, a appris le même jour qu'elle venait d'obtenir son baccalauréat avec mention très bien et qu'elle était menacée d'expulsion. La jeune réfugiée russe a fui le Daguestan en 2012 avec sa mère et son père aveugle. Installée à Blois (Loir-et-Cher), elle a reçu mardi 5 juillet la notification de son expulsion de France avec ses parents.

Elle "dispose de 30 jours pour quitter le territoire français", a indiqué le préfet du Loir-et-Cher, Yves Le Breton, dans un communiqué, jeudi 7 juillet. Après avoir décroché son bac gestion et administration avec mention, elle est admise en BTS pour la rentrée prochaine. 

Ses soutiens se mobilisent 

"Je ne comprends pas, ces trois années et ces bons résultats n'auraient donc servi à rien ?", a commenté la jeune fille avec amertume à un correspondant de l'AFP. Les professeurs et les élèves du lycée de Zarema, la mairie de Blois et le collectif des sans-papiers se sont émus de la situation et espèrent que la jeune bachelière pourra obtenir une carte de séjour étudiant.

Expulsée de son appartement en avril dernier, la famille vit depuis dans une chambre d'hôtel. C'est là que la jeune fille a révisé avec succès son bac.

"Une fois rentrée dans son pays, la jeune femme pourra déposer une demande de visa étudiant pour poursuivre ses études en France si tel est son projet", a précisé le préfet. Selon lui, cette "décision [a été] prise en application des règles du droit du séjour et de l'asile en France sur le fondement des rejets de l'ensemble des demandes d'asile de la famille Abieieva", a-t-il ajouté. 

La famille se dit menacée au Daguestan

La famille Abieieva a indiqué aux autorités françaises avoir dû fuir le Daguestan car sa sécurité était menacée. Selon ses déclarations, le père de Zarema a été agressé en 2006 lorsqu'il a voulu dénoncer les malversations financières de ses associés dans une entreprise de matériaux. Un de ses cousins a été assassiné pour les mêmes raisons tandis que la jeune Zarema a échappé de justesse à un enlèvement, toujours selon le dossier présenté par la famille pour demander l'asile.

"Nous ne pouvons pas retourner là-bas, nous ne serions pas en sécurité et mon père serait immédiatement arrêté pour ne pas avoir respecté l'interdiction de partir du pays", a assuré Zarema.

Cependant, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a rejeté leur requête l'année dernière pour manque de preuve, malgré des témoignages produits par des proches. "L'office et la cour ont en effet considéré que la famille n'encourait pas de menace particulière dans son pays d'origine", a encore indiqué la préfecture. 

http://www.francetvinfo.fr/france/loir-et-cher-une-jeune-russe-bacheliere-avec-mention-tres-bien-menacee-d-expulsion_1536173.html

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Un sommet de l'OTAN sur un volcan... Le Donbass au bord de la guerre totale

7 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Les transnationales, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

Un sommet de l'OTAN sur un volcan...

 
Le Donbass au bord de la guerre totale
Un sommet de l'OTAN sur un volcan... Le Donbass au bord de la guerre totale
Depuis plusieurs semaines nous rendons compte d'un regain d'activité des opérations ukrainiennes menées sur la ligne de front du Donbass : 
 
  • déploiement massif d'unités d'assaut et d'artillerie, jusque sur la ligne de contact 
  • augmentation des missions de reconnaissance par les drones, 
  • intensification des bombardements sur les défenses et les quartiers résidentiels 
  • déclenchement de nouvelles attaques au sol contre les postions républicaines etc...
L'ensemble de ces mesures à caractère offensif constituent autant des provocations que des violations des accords de Minsk signés en février 2015 par Kiev.
 
Ce 6 juillet 2016, à Moscou ses sont rencontrés autour du sujet, Grigori Karassine, le vice Ministre russe des Affaires étrangères, Rüdiger von Fritsch, l'ambassadeur d'Allemagne et Jean-Maurice Ripert, l'ambassadeur de France.  
 
Grigori Karassine, vice Ministre russe des Affaires étrangères,
Le représentant russe a exprimé la vive inquiétude de son gouvernement suite aux derniers développements initiés par Kiev de la situation militaire sur le front du Donbass et qui mettaient en danger le processus de paix engagé à Minsk.
 
Tout en précisant que cette radicalisation militaire engagée par Kiev était confirmée par les observateurs de l'OSCE, Grigori Karassine a demandé aux 2 pays représentés par leurs ambassadeurs de bien vouloir faire pression sur Kiev pour enrayer le plus vite possible cette escalade militaire provoquée par l'armée ukrainienne et qui risque d'anéantir définitivement le règlement pacifique organisé par le "format Normandie" et déstabiliser gravement toute la région.
 
Poutine en observateur attentif de la crise ukrainienne
Dans le même temps, on apprend par certaines sources que le Président russe Vladimir Poutine aurait annulé l'ensemble de ses déplacements prévus ces prochains jours dans les régions de l'Altaï et de la Yakutie. (à confirmer)
 
Selon ces analystes ces décisions tant militaires que politiques seraient liées à la réunion prochaine du sommet de l’OTAN prévue à Varsovie les 8 et 9 juillet prochains.
 
En effet, le Donbass, qui est déjà un des points majeurs de l'ordre du jour de cette réunion risque par ses derniers développements de forcer certaines décisions dirigées contre la Russie, toujours désignée responsable de la crise par les membres de l'OTAN. 
 
Concrètement, alors que l'OTAN, entre ses déploiements de troupes conventionnelles sur les frontières de la Russie ou de ses missiles stratégiques en Roumanie et Pologne affiche une stratégie offensive ouvertement dirigée contre la Russie.
Les points abordés lors de la présentation de l'ordre du jour de ce futur sommet de l'Organisation militaire étasunienne en Europe confirme cette stratégie russophobe qui prévoit un renforcement de sa présence militaire dans la partie Orientale de l’Alliance comme l'a annoncé son Secrétaire Général Jens Stoltenberg en déclarant«Nous travaillerons quatre bataillons internationaux en Estonie,  Lettonie, Lituanie et Pologne (...) et une brigade multinationale en Roumanie.»

 
Au cours de ce sommet est également prévu le vote d'un "paquet d’aide à l’Ukraine, en ce qui concerne le secteur de la sécurité et de la défense"

De son côté Kiev, enlisée dans un conflit qu'elle est incapable de gérer tant sur le plan militaire que politique, pourrait-être tentée par une nouvelle offensive militaire contre le Donbass pour forcer la main des occidentaux au delà des aides déjà prévues à son armée. En effet, cette offensive ukrainienne, vu le rapport de force et militaire et surtout moral existant, serait à court terme vouée à l'échec, et risquerait même de faire échouer la stratégie étasunienne régionale qui, en Ukraine est déjà en difficulté...sauf si elle reçoit un renfort important et significatif !

 
Aujourd'hui si l'OTAN est bien le bras armé de l'Union Européenne, cette dernière semble cependant avoir son couteau posé sur sa gorge et qui oblige à aboyer vers l'Est.
 
Profitant de cette prise d'otage étasunienne de l'Europe, Porochenko pourrait donc chercher à entraîner prématurément les occidentaux dans une guerre contre la Russie à laquelle les préparent les faucons néo-conservateurs de Washington, notamment via leurs valets de l'Union Européenne et leurs chiens de garde médiatiques à l'image de l'abject Nicolas Tenzer, qui vient de commettre dans le quotidien "Le Monde" un panégyrique qui est un véritable appel à la guerre contre Moscou !
 
Ce fanatique belliciste illustre à lui tout seul la folie de cette politique étasunienne à la dérive et qui s’apprête à jeter ses pays vassalisés à l'assaut de la Russie, cette "première menace pour l'Europe", et rapidement, avant que l’euroscepticisme les gagne tous ou que l'effondrement économique les paralyse complètement. 
 
 
Et ce triste et nuisible politologue de conclure que "la Russie vise à démanteler l’Europe et à diviser ses nations : nous devons tenir bon. Un choix de société est en jeu – le plus crucial des choix pour la France, l’Europe et le monde libre."
 
 
 
Avec de telles mouches du coche, les occidentaux sont embarqués à grande vitesse sur un chemin étroit et glissant bordé par le précipice de la guerre... Sauront-ils reprendre les rênes de leur destin et éjecter de l'attelage ce vampire étasunien agonisant qui veut tenter de survivre par le chaos ? 
 
Peut-être que les prochaines semaines qui s'annoncent décisives, nous dessineront-elles un début de réponse, entre Donetsk et Lugansk...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
 
Un sommet de l'OTAN sur un volcan... Le Donbass au bord de la guerre totale
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Donbass. Zaïtsevo. La petite Rita/ Little Rita [Par Thalie Thalie]

5 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Donbass. Zaïtsevo. La petite Rita/ Little Rita

(Par Thalie Thalie)

Ajoutée le 4 juil. 2016

Aujourd'hui, pendant que je sous-titrais cette vidéo, j'ai reçu un coup de fil d'une ONG récoltant des fonds pour des enfants dans le besoin à travers le monde. "Ukraine? Donbass?... Non, connait pas...." J'ai explosé de rage. Que la personne qui m'a appelée, si par hasard elle tombe sur cette vidéo, me pardonne - vous faites un noble travail - tout enfant sur cette terre doit être aidé !... Sans exception ! Oui....sans exception...

Today, just as I was putting in these subtitles I got a call from a charity collecting money for children in need around the world.
“Ukraine? Donbass”
“No, we don’t know.”
I just blew up. The person who called me, should she by chance come upon this video, may pardon me - you are doing a noble task - every child on this earth should receive help. No exception! Yes indeed, no exception…

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Après l'attentat Istanbul, La Cour! Par Hélène Richard Favre.

3 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch

La Cour!

 

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Comment parler d’un événement sans rien en dire qui éclaire ses véritables enjeux, l’article indiqué en lien ci-dessous en donne un bon exemple:

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Istanbul-vit-dans...

Alors qu’on sait comment la Cour Européenne des Droits de l'Homme et Amnesty International ont permis de soutenir un homme qui a répandu la terreur à Istanbul, on fait se répandre en considération des Stambouliotes sur le régime en place dans leur pays.

Le problème, ici, n’est pas le président Erdogan.

Le problème, ici, est l’Occident.

A avoir si bien voulu éviter au terroriste le sort supposé qui l’attendait en Russie, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont choisi.

Sans doute que s’adresser à des citoyens turcs plutôt qu’aux soutiens institutionnels qui ont permis à Ahmed Tchataev de semer la mort dans l’aéroport d’Istanbul-Atatürk, le 28 juin dernier, engageait moins la rédaction de 20 minutes.

Condoléances et pensée aux proches des victimes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/02/terreur-desinf...

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Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Le sport, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO
Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

Le Conseil de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF), le 17 juin, a pris une décision sans précédent: il a sanctionné collectivement toute la fédération russe d'athlétisme, sans faire la part entre sportifs propres et dopés. Le drapeau russe ne pourra flotter aux JO de Rio, ce qui semble faire le bonheur des d...ifférentes fédérations occidentales - il sera plus facile d'avoir des médailles. Le dernier mot appartient au Comité international olympique qui pourrait autoriser la participation de certains sportifs russes à certaines conditions.

L'IAAF a pris une décision sans précédent dans l'histoire des JO, voire du sport. Alors que le dopage est un problème mondial et récurrent, l'on ne peut faire la liste des scandales de dopage tant elle est longue, c'est la première fois que toute une équipe nationale est santionnée. Comme équipe. Recourant à la responsabilité collective, parce qu'ils sont russes. Alors qu'en la matière la responsabilité individuelle est de mise.

Surprenant. Ils n'ont pas améliorés leur système, les résultats des contrôles de dopage ne sont pas fiables? Intéressant, il faudrait alors sanctionner l'Agence anglaise antidopage UKAD qui depuis novembre et le début du scandale médiatique lancé par le journaliste allemand Seppelt s'occupe du contrôle du dopage des sportifs russes. Peut être cette agence n'est-elle pas efficace?

Car ne l'oublions pas, comme le déclarait Seppelt, juge et procureur tout à la fois, ses films ayant tenu place et lieu d'enquête objective, les russes n'ont aucune raison d'être fiers de leur pays.

Sebastian Coe, le président de l'IAAF, a bien précisé les choses:
Aucun athlète ne compétitionnera sous le drapeau russe. (...) Des athlètes qui ne sont pas testés dans le système russe, mais dans des systèmes qui ont des programmes antidopage efficaces » pourront faire valoir leur cas sur une base individuelle. (...) Ces athlètes seraient autorisés à concourir sous la bannière olympique, comme « athlètes indépendants ». Le système russe a « abandonné » ses athlètes et « on ne peut pas conclure qu'ils sont dans un système sécuritaire pour pouvoir participer à des compétitions internationales »

Bref, le système est fautif, donc il faut sortir les sportifs russes du système sportif russe et s'ils renient leur drapeau et acceptent de concourir sous le drapeau olympique, on pourra faire preuve de grandeur d'âme. J'ai l'impression d'être face à une nouvelle inquisition ...

Au fait, certaines paroles n'ont bizarrement pas été traduites dans la presse française. Ainsi, S. Coe précise bien:

"Les athlètes qui n'étaient pas liés au système russe, ceux qui par exemple se sont entraînés à l'étranger, pour ceux-là une décision favorables peut être envisageable"

L'important est bien de couper le lien entre l'athlète et le pays qu'il représente, la Russie ne méritant manifestement pas ses athlètes aux yeux de l'IAAF. Bref, cela n'a plus rien à voir avec la lutte contre le dopage, dommage.

Pour autant de grands athlètes russes, et jamais contrôlés positifs, comme Elena Isinbaeva, double championne olympique à la perche déclare que cette décision reposant sur une responsabilité collective est inadmissible et viole les droits de l'homme, ce qu'elle contestera devant la justice. Il est impensable pour elle de participer aux JO sous un autre drapeau, ne regardera même pas ce qui s'y passe:
Personne ne nous a défendu. J'ai de sérieux doutes quant à l'intention de l'IAAF de défendre les intérêts des athlètes propres. L'on nous accuse de ce dont nous ne sommes pas coupables. Je pense que cette discrimination des russes est avant tout fondée sur la nationalité, parce que nous venons de Russie.

Pour sa part, l'autre champion olympique, jamais contrôlé positif, Andrey Silnov (saut en hauteur) a également déclaré ne pas aller aux JO:

"Pour moi, c'est une question de principe. Si je me retrouve aux JO, je ne vais pas concourir sous un quelconque drapeau olympique ou autre. Je me présente au nom de mon pays, la Fédération de Russie, Je ne vois aucun sens à particper aux JO sous les couleurs olympiques, je suis patriote de mon pays et si mon équipe nationale n'y va pas, moi non plus."

En attendant, la situation est claire. Qu'il y ait un problème de dopage, c'est fortement possible. Et pas uniquement en Russie, c'est un problème généralisé. Mais que la Russie soit sanctionnée comme pays, que l'équipe nationale porte une responsabilité collective, c'est une première. Et la russophobie ambiante qui frise l'hystérie n'y est pas étrangère.

PS: Puisque la télévision remplace la justice et fait pression de manière beaucoup plus efficace, rappelons que la veille, juste avant de rendre sa décision quant à la suspension de l'équipe nationale russe d'athlétisme, la BBC a sorti, par hasard (le hasard faisant bien les choses) un film mettant en cause la probité du président de l'IAAF, Sebastian Coe, justement en lien avec la Russie:

La chaîne de télévision affirme que le Britannique de 59 ans a été élu l'an dernier grâce aux voix rassemblées par le fils de son prédécesseur Lamine Diack, Papa Massata Diack, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour son rôle dans le scandale du dopage en Russie.

Oui, ce sont des méthodes de mafieux.

http://sd58.ru/dogovor-mezhdu-uefa-i-rusada-priostanovlen/
http://russiepolitics.blogspot.ru/2016/06/seppelt-le-hero-agressif-de-la.html
http://ici.radio-canada.ca/sports/Jeux-Olympiques/2016/06/17/002-dopage-russie-athletisme-iaaf-suspension-jeux-olympiques-rio-exemptions.shtml
http://ria.ru/sport/20160617/1449073176.html
http://tass.ru/sport/3377899
http://www.sovsport.ru/news/text-item/910463
http://ici.radio-canada.ca/sports/PlusSports/2016/06/16/008-bbc-sebastian-coe-athletisme-critiques-documentaire.shtml
http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/06/athletisme-le-drapeau-russe-interdit-de.html

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