Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Lavrov : il n’y a pas de plan B en Syrie, et il n’y en aura pas - Russia Today

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

Lavrov : il n’y a pas de plan B en Syrie,
et il n’y en aura pas - Russia Today

jeudi 25 février 2016, par Comité Valmy

Lavrov : il n’y a pas de plan B en Syrie, et il n’y en aura pas

Le ministre russe des Affaires étrangères a exclu l’existence, dans le présent ou le futur, d’un plan B concernant le règlement de la crise en Syrie, contrairement à ce qu’a commenté John Kerry, qui a prévu la partition de la Syrie en cas d’échec.

 

« On a tout dit sur ce plan B : il n’y en a pas, et il n’y en aura pas. Personne [ni la Russie, ni les Etats-Unis] ne l’envisage », a martelé Sergueï Lavrov, en répondant à la question des journalistes lui demandant de commenter la proposition des Etats-Unis sur les différents scénarios possibles pour l’avenir de la Syrie.

 

Le 22 février, les présidents russe et américain ont annoncé qu’un accord sur un plan de paix en Syrie avait été atteint. Le cessez-le-feu entre les troupes militaires syriennes et les groupes d’opposition entrera en vigueur le 27 février. Cependant, cet accord ne s’applique pas à l’Etat islamique (Daesh) et au Front al-Nosra (branche d’Al-Qaïda en Syrie) . Vladimir Poutine a déclaré que ces organisations terroristes seraient prises pour cible jusqu’à leur anéantissement complet.

 

Le 23 février déjà, le secrétaire d’Etat John Kerry avait annoncé que les Etats-Unis discutaient d’un soi-disant plan de sauvegarde qui pourrait avoir des conséquences, notamment sur la fin de l’unité de la Syrie. « Si nous attendons plus longtemps, il risque d’être trop tard pour conserver l’unité de la Syrie », a-t-il déclaré devant la commission du Sénat américain. Dans ce plan alternatif, John Kerry n’a pas écarté le renforcement de l’engagement militaire américain en Syrie.

 

La Russie et la Syrie ont réagi négativement à cette proposition ambiguë. Ainsi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov a déclaré que Moscou ne prévoyait aucun plan alternatif. « Nos partenaires occidentaux nous rendent perplexes, notamment les Etats-Unis, qui mentionnent l’existence d’une sorte de plan B », a-t-il indiqué.

 

Quant à Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, il a déclaré que la priorité russe restait de « réaliser le plan, l’initiative exprimée par les deux présidents ».

 

Damas n’est pas non plus au courant du plan B américain, a déclaré un conseiller du président syrien Bachar el-Assad, Bouthaina Shaaban. « Je ne sais pas si ces déclarations ont été faites pour exercer une pression. De toute façon, aucune pression n’a besoin d’être exercée sur le gouvernement syrien, qui est d’accord avec l’initiative russo-américaine », a-t-il dit.

 

25 février 2016

Source :

Lire la suite

Syrie : pourquoi les Etats Unis préparent la guerre ? par Karine Bechet-Golovko.

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #La Turquie, #L'OTAN., #l'ONU, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Syrie : pourquoi les Etats Unis préparent la guerre ?
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 26 février 2016, par Comité Valmy

Syrie : pourquoi les Etats Unis préparent la guerre ?

Alors que le plan de paix en Syrie semble petit à petit tenter de se mettre en place (voir notre article à ce sujet ici), des groupes d’opposition acceptant de déposer temporairement les armes, les Etats Unis préparent un plan B, que le Secrétaire d’état américain J. Kerry annonce plus conflictuel, militaire.

 

A peine les deux présidents russes et américains avaient raccroché le téléphone, que les chefsdu Pentagone et de la CIA exigent d’Obama de faire pression sur la Russie pour lui causer de sérieux problèmes, qui la fassent réfléchir. Des sanctions économiques encore plus fortes, soutenir militairement les groupes d’opposition. Article publié dans le Wall Street Journal le jour même de l’annonce du plan de paix, le 23. Les recettes classiques. Mais quelle est la faute de la Russie pour justifier tant d’hystérie : saper le travail américain de destabilisation de la région. Ils doivent reprendre la main.

 

Alors que les forces militaires régulières syriennes ont accepté le cessez-le-feu, que les kurdes également. Le Haut Conseil pour les négociations (soutenu par l’Arabie saoudite) accepte de voir venir pendant les deux prochaines semaines.

 

D’autres hésitent. L’armée libre syrienne ne s’est pas encore prononcée. Il faut dire que, comme l’écrit tranquillement Euronews, dans certaines régions les rebels modérés sont alliés avec Al Nusra, sans pour autant être des radicaux. Bien sûr.

 

La Turquie, elle, ne se considère pas concernée par les accords de paix. Si elle estime que ses intérêts nationaux sont en danger, elle ripostera sans demander la permission à personne, selon les terme du Premier ministre. Le président Erdogan déclarant pour sa part que, de toute manière, les kurdes sont des terroristes qu’il faut tuer.

 

Alors pourquoi les hauts responsables américains, Pentagone, CIA et Département d’état, entrent en guerre, pour l’instant verbale, contre la Russie ?

 

J. Kerry déclarait que dans le cas d’un échec du plan du plan de paix, les Etats Unis ont un plan B :

 

 

"Si la Russie et l’Iran continuent à faire leur travail, nous pouvons nous retourner vers la réalisation du plan B. Ce plan peut être plus confrontationnel et, alors, il sera possible que nous demandions au Congrès de faire plus."

 

Sans entrer dans les détails du plan, J. Kerry insiste sur le fait que si le plan de paix échoue, cela signifie que la diplomatie a échoué, il ne reste alors que la solution militaire. Soit 15 à 30 000 soldats et un système de défense aérienne. Autrement dit, c’est la guerre, car quels sont les avions dans le ciel syrien ? Et dans ce cas, selon J. Kerry, la Syrie sera totalement et définitivement détruite, elle n’existera plus comme état. Ainsi, Kerry explique devant le Sénat américain que ce scénario est possible notamment si Assad ne met pas en place dans les semaines qui viennent, un gouvernement de transition. Pour autant, la composition de cette opposition modérée qui a déjà sapé les négociations n’est toujours pas précise. C’est simple : l’opposition ne veut pas négocier, Assad doit partir.

 

La certitude avec laquelle les Etats Unis attendent l’échec du processus de paix fait comprendre qu’ils seront à l’origine de sa violation. Certaines formations armées d’oppostion, comme le HCN, peuvent utiliser ces deux prochaines semaines pour regourper leurs forces, les Etats Unis pour préparer leur réarmement "défensif" cela va sans dire, la Turquie pour se sentir agressée comme cela est coutume et Bashar doit disparaître et la Russie s’effondrer. La démocratie vaincra, mais moins vite que ne se répandra le terrorisme.

 

Et l’interprétation de la violation de ces accords de paix est très floue. La Russie a-t-elle une chance de réussir à les imposer ? Les jeux sont serrés. Comment réagira-t-elle en cas de confrontation ? C’est l’inconnue, qui va conditionner les démarches futures des Etats Unis. Plus ils sentiront une hésitation de sa part, plus ils iront loin. La destabilisation institutionnelle des pays pour en prendre le contrôle est une tactique qu’ils ont déjà éprouvé en de nombreux endroits. La Syrie ne peut résister, c’est une question de principe. Et si la Russie s’oppose, elle doit être prête à aller jusqu’au bout, à moins de ne prendre le risque de voir aussi une "opposition modérée armée" émerger sur ses terres.

 

Karine Bechet-Golovko
jeudi 25 février 2016

Russie politics

Lire la suite

Syrie : « L’option B du gouvernement américain est une option bidon » par Bassam Tahhan

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Turquie, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Syrie : « L’option B du gouvernement américain
est une option bidon »
par Bassam Tahhan

vendredi 26 février 2016, par Comité Valmy

Une femme kurde essaye de trouver ses proches suite à une bataille entre Daesh et les Peshmergas kurdes

Syrie : « L’option B du gouvernement américain
est une option bidon »

Comment le cessez-le-feu va-t-il fonctionner en Syrie ? Est-ce que la partition du pays est probable si l’on en croit le plan B américain ? Le géopolitologue franco-syrien Bassam Tahhan répond.

RT France : Toutes les conditions sont-elles réunies pour un cessez-le-feu en Syrie ?

Bassam Tahhan : Pour un véritable cessez-le-feu il faudrait d’abord que les Russes et les Américains se mettent d’accord sur une chose bien claire, c’est-à-dire que chacun campe sur ses positions sur le terrain. Il y a une chose qui n’a pas été relayée par les médias : au Nord-Est de la Syrie, les Américains ont aménagé près des champs pétrolifères syriens un petit aéroport. Ils l’ont élargi pour qu’il puisse accueillir des avions de combat. On peut donc supposer que, si les Américains entendent monter une base aérienne et militaire près des champs pétroliers, c’est sans doute en perspective du cas où les Russes investiraient Raqqa avec l’armée syrienne. Cela serait une victoire symbolique et en même temps très efficace pour le camp russe, l’Iran, l’Hezbollah, la Syrie, pour tout l’axe de résistance anti-américaine dans la région.

 

"Ceux qui parlent de Syrie « utile »,
font vraiment preuve de bêtise"

RT France : Pourquoi parle-t-on d’un cessez-le-feu aujourd’hui ?

B.T. : C’est peut-être pour éviter que Raqqa ne tombe entre les mains de l’armée syrienne et que les forces loyalistes demeurent sur ce qu’on appelle stupidement la Syrie « utile ». Car si l’on suppose que l’armée régulière syrienne et les Russes investissaient Raqqa, Daesh serait terrassé. Car il s’agit là de leur capitale symbolique – je dis bien symbolique, parce qu’aujourd’hui la vraie capitale de Daesh n’est plus Raqqa, mais Mossoul, en Irak.

 

Donc ce cessez-le-feu est beaucoup plus une trêve dans cette guerre – pas froide, mais disons tiède, et qui peut devenir très chaude – entre les deux superpuissances que sont la Russie et les Etats-Unis.

 

Ceux qui parlent de Syrie « utile » font vraiment preuve de bêtise. Parce que la Syrie utile n’est pas uniquement la côte syrienne, c’est aussi les champs de pétrole, les sites archéologiques qui se trouvent actuellement en grande partie derrière les frontières de Daesh, à savoir Palmyre, Sergiopolis dans le désert syrien entre Raqqa et Palmyre... une partie très riche en sites archéologiques. Ceci pour dire que ces analyses de Syrie « utile » sentent un peu le colonialisme, où on parlait toujours d’une partie utile. Cela montre à quel point les médias internationaux connaissent mal la réalité syrienne.

 

"Il serait difficile pour l’OTAN d’aider la Turquie et le royaume saoudien dans une agression contre la Syrie"

RT France : Comment peut-on observer le cessez-le-feu si le Front al-Nosra et Daesh n’en font pas partie ?

B.T. : Cela veut dire que la coalition internationale dirigée par les Américains continuera à fonctionner, tout comme l’alliance de la Russie, de Bagdad et de Damas. Mais il reste un petit problème : ce sont les Nations unies qui doivent proposer une liste d’autres groupes terroristes qui ne sont pas forcément sous l’enseigne du Front al-Nosra ou de Daesh. C’est là où le bât blesse, comme on dit, parce que le royaume saoudien va sûrement dire qu’il s’agit là de rebelles « modérés » – modérés comme les saoudiens, c’est-à-dire des coupeurs des têtes qui paient des milliards pour déstabiliser des pays-frères, musulmans ou arabes. Donc Jaysh al-Islam, l’armée de l’islam, Ansar al-Sham, les Défenseurs du Levant et j’en passe, tous ces gens-là sont bien loin d’être modérés. Mais malgré cela, on a pu remarquer que, dans la délégation de Riyad lors des négociations à Genève, ils figuraient parmi les négociateurs, et en tant que modérés ! Donc je crois que les Russes ont convaincu Bachar el-Assad que, pour le moment, il fallait être un peu plus patient pour libérer tout le territoire syrien, parce que les Russes savent que les Américains sont déjà ancrés à l’Est et qu’il leur serait difficile d’aller bombarder carrément les Américains. Mais, en contrepartie, les Russes ont également pu montrer à Bachar el-Assad que le projet d’envoie de forces turco-saoudiennes au sol est tombé à l’eau, parce qu’ils se feraient massacrer par leur aviation. L’OTAN réfléchirait deux fois plutôt qu’une avant de soutenir une telle entreprise au sol, car dans un tel cas la Turquie serait un pays agresseur. Il serait difficile pour l’OTAN d’aider la Turquie et l’Arabie saoudite dans une agression ouverte, au sol, contre la Syrie, alors, on ferme les yeux sur les bombardements qui viennent de derrière la ligne des frontières turques, frappant les Kurdes.

 

"S’il n’y a pas de trêve, les réfugiés s’accumuleront
et inonderont jour après jour l’Europe"

RT France : A quoi sert donc ce cessez-le-feu ?

B.T. : Cette trêve est d’abord utile au niveau diplomatique, afin de retarder des opérations militaires trop importantes et pour éviter un affrontement entre les Américains et les Russes. On sent que l’Armée syrienne avance jour après jour avec ses alliés, et, dans cette avancée spectaculaire, affaiblit la position de toute la coalition rebelle pour les négociations, car il est clair qu’Alep aujourd’hui est presque entièrement libérée. D’où la nécessité qu’il y ait un équilibre.

L’option B du gouvernement américain est une option bidon. Que peuvent-ils faire ? Ils ne vont pas bombarder le palais d’Assad alors qu’ils savent très bien qu’il y a des S-300 des S-400 et peut-être même des S-500 du côté russe.

 

Donc c’est un peu une sorte de tentative pour calmer le jeu, parce qu’il a eu assez de morts comme ça, et en même temps parce qu’il y a une vraie pression de la part des Européens - car s’il n’y a pas de trêve, les réfugiés s’accumuleront et inonderont jour après jour l’Europe. Et cela devient un vrai problème non pas que pour l’Europe, mais pour le monde entier. Car ils sont des millions, c’est la vague d’immigration la plus importante depuis la Deuxième Guerre mondiale ! Et cela, je crois que plus personne ne l’admet, car cela pose des problèmes à la Turquie, à l’Europe, aux pays arabes, à la Russie, aux Etats-Unis. Cela montre vraiment l’hypocrisie de tous ces pays qui, au début, voulaient les accueillir. On peut dire que le monde occidental, qui a voulu déstabiliser la Syrie et la détruire, selon les dires du general américain Wesley Clark, est en train aujourd’hui de récolter ce qu’il a semé.

 

RT France : Une partition de la Syrie dans de telles conditions profiterait-elle au pays ?

B.T. : La partition de la Syrie, je n’y crois pas. Parce que si vous commencez à découper la Syrie ou n’importe quel pays au monde, il faudra continuer à découper les autres pays voisins. Tous ces pays-là sont sortis de différents accords au début du siècle dernier, le traité de Sèvres, San Remo, Lausanne… A partir de là, on peut commencer à remettre en question la légitimité de tel ou tel royaume, l’application de tel ou tel traité... La Syrie serait le premier domino.

 

Bassam Tahhan
24 février 2016

 

Lire la suite

Les Russes sont rapides par Iisraël Adam Shamir

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Les Russes sont rapides
par Iisraël Adam Shamir

samedi 27 février 2016, par Comité Valmy

Les deux présidents Assad et Poutine affirment lors d’un contact téléphonique la nécessité de poursuivre la lutte contre “Daech” et “Nosra” Agence SANA - 24 février 2016

Les Russes sont rapides

Autour des stations de métro centrales, à Moscou, on dirait Alep après un raid aérien. Des ruines, des carcasses de bâtiments, des pelleteuses charriant les gravats. Ce n’est pas une attaque terroriste, c’est la démolition programmée de centaines de petites et plus grandes baraques édifiées en dépit des lois d’urbanisme, tout autour des stations de métro dans les années 90, quand la loi était élastique et facile à tourner avec du liquide. La plus grande, la Pyramide, au-dessus de la station Pouchkinskaïa, est tombée cette semaine. Les agents municipaux ont rapidement évacué les décombres, sous le regard incrédule des ex-propriétaires.

 

Ils ont été surpris par l’offensive de la municipalité contre les bidonvilles illégaux ; certains ont continué à faire leurs petites affaires jusqu’à la dernière minute. Ils ont reçu un avis de démolition il y a quelques mois, mais ils ne s’attendaient pas à ce que le décret soit concrètement appliqué. Ils étaient persuadés qu’il serait invalidé à la dernière minute. Ce qui n’a pas eu lieu, et des centaines d’immeubles sont tombés en une nuit.

 

Cruel rappel que les autorités russes peuvent agir, après tant de palabres creuses. Les Russes prennent leur temps pour seller leur monture, mais ensuite ils sont rapides comme la foudre, disait le chancelier Bismarck, citant un proverbe russe (il avait servi à la cour russe et s’y connaissait quelque peu). Bien des gouvernants et rebelles ne prenaient pas au sérieux les avertissements russes, se moquaient de leur lenteur pour les préparatifs, et ont souvent eu l’occasion de le regretter.

 

Les Moscovites étaient enchantés de ces démolitions ; les structures étaient laides et bloquaient l’accès aux métros. Pire, ils rappelaient à tout le monde l’époque d’Eltsine, lorsqu’elles avaient poussé comme des champignons. Dépouillées de ces vestiges, les stations édifiées par les meilleurs architectes de l’ère stalinienne dans un style classique ont retrouvé belle allure.

 

Peu de gens ont réfléchi à une raison supplémentaire, peu connue, pour cette rénovation soudaine. Les stations de métro avaient été doublées pour servir d’abris anti-aériens, pendant la guerre. Les baraques illégales auraient fait obstacle à cet usage. Après la démolition, des centaines de stations de métro ont été habilitées pour abriter la population civile en cas d’attaque.

 

Au même moment, l’armée russe et l’armée de l’air ont entrepris des manœuvres soudaines dans le sud du pays. Les journaux télévisés ont couvert ces exercices avec délectation. La Russie espère encore que la paix prévaudra, mais les dirigeants préfèrent prévoir. Il y a un réel risque de conflagration, à partir de la guerre par procuration qui a lieu en Syrie.

 

La cessation des hostilités

Les Russes ont accepté la proposition russe de cessez-le-feu en Syrie (ou plutôt d’arrêt des hostilités). Ils avaient fait une proposition semblable quelques semaines plus tôt, c’est donc dans la ligne de leur analyse. Ils ont eu de grands succès en Syrie ; ils ont remporté une victoire inattendue et étourdissante avec très peu de pertes.

 

Il s’agit d’une victoire au niveau de l’image autant que sur le plan militaire. La guerre était au point mort, au niveau international, quand la Russie est intervenue. Les US et l’UE ont déclenché une guerre sévère au niveau commercial, financier et diplomatique (ce qu’ils appellent « sanctions ») contre l’Ours ; celui-ci était isolé, à l’Ouest et au Sud. Le rouble s’effondrait, la société faisait grise mine et en voulait à Poutine de sa décision prudente de rester en retrait de la tourmente ukrainienne (se bornant à un soutien très limité aux séparatistes russes) au lieu de s’imposer, alors que la Russie avait été de toute façon condamnée à titre d’agresseur.

 

L’intervention dans la guerre de Syrie avait suscité incrédulité et doutes. L’armée russe pouvait-elle gagner si loin de ses bases ? Leurs avions allaient-il vraiment décoller, et leurs tanks démarrer, ou bien se disloquer en masse, par suite des négligences de l’ère post-soviétique ? Dans le pays comme au-delà, des Cassandres prophétisaient la catastrophe, « le Vietnam », « l’Afghanistan » qui les attendaient, et spéculaient sur le nombre de cercueils à rapatrier. Mais ce ne fut qu’un chemin de roses, les militaires ont fait de superbes performances, avions, missiles et chars ont fait leurs preuves. Le régime de Bachar al Assad a été sauvé, les rebelles battent en retraite. Pour les Russes, la fin des hostilités permettrait la consolidation de leur victoire.

 

Dans chaque guerre, quand un cessez-le-feu est accepté, il y a des voix pour réclamer « la guerre jusqu’à la victoire complète ». Je me souviens, quand j’étais un jeune soldat israélien dans la guerre de 1973, quand Kissinger a imposé le cessez-le-feu, les observateurs militaires étaient indignés de n’être pas autorisés à ratatiner la Troisième Armée égyptienne acculée sur la rive orientale du Canal de Suez. Combien d’entre nous auraient été tués si cette attaque avait eu lieu ?

 

La guerre de Syrie n’est pas une exception. L’armée syrienne est au bord d’une victoire retentissante, d’après les experts militaires belliqueux ; les rebelles sont encerclés à Alep, leur accès vital à la Turquie a été coupé, c’est le moment d’en finir avec la menace et de débarrasser la Syrie des djihadistes. Mais l’élimination des poches ennemies peut être une opération très coûteuse en termes de vies humaines, surtout s’agissant d’un ennemi fanatique et solide dans ses retranchements. Les terribles attentats-suicide à Damas et à Homs ont prouvé que les rebelles sont aussi meurtriers que leurs prédécesseurs, la secte des Assassins. Seuls les Mongols de Genghis Khan avaient réussi à en venir à bout. Les Russes ont préféré négocier et envisager un gouvernement de coalition qui inclurait certains rebelles modérés, élargissant de la sorte le soutien à Assad.

 

Les derniers jours avant le cessez-le-feu vont permettre à l’armée d’Assad de gagner du terrain dans la région d’Alep et de se retourner contre le front sud. Je m’attends à la reprise de Palmyre dans les prochains jours, prenez-le comme un tuyau que je vous donne.

 

Pourtant, le cessez-le-feu s’est avéré être un but fuyant, dans cette étape. Les rebelles ont accepté avec hésitation une « cessation des hostilités », mais avec tant de pré-conditions que cela n’a plus de sens. Les forces gouvernementales n’avaient pas envie de déposer les armes non plus, tant que le vent de la victoire soufflait dans leurs voiles. Les Russes n’ont pas l’intention d’arrêter les opérations contre les « terroristes » ; les US étaient bien d’accord, mais qui sont les « terroristes » et qui sont les « modérés », voilà ce qu’il va falloir trancher dans les négociations.

 

Le Conseil de Sécurité de l’Onu déclaré Daech et al Nosra (la branche syrienne d’al Quaida) « terroristes », mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il y a des centaines de petites organisations qui leur sont affiliées, depuis les Brigades Abdullah Azzam jusqu’à Jamaat Abu Banat (qui « opère dans les faubourgs des villes syriennes d’Alep et d’Idlib, rackettant et enlevant contre rançon, avec exécutions publiques des habitants syriens », selon la liste de terroristes de l’Onu. Va-t-il falloir les protéger au titre du cessez-le-feu ?

 

Les rebelles « modérés » (soutenus par les Saoud) répondent oui. Ils veulent inclure les affiliés à Al Nosra dans les accords de cessez-le-feu, car sans al Nosra, ils seraient perdus. Ceci est inacceptable pour le gouvernement syrien et pour ses alliés russes. A reculons, les Américains ont essayé d’inclure al Nosra dans le schéma, au moins à Alep. On aura bientôt la solution du casse-tête, si elle existe.

 

Le nettoyage des accès au métro à Moscou avait plus à voir avec un danger de guerre avec la Turquie. La Turquie est entrée en guerre, volontairement de façon limitée, en bombardant les Kurdes syriens. Les Russes se sont préparés à une confrontation armée avec la Turquie, mais seulement comme riposte dans le cas d’une invasion turque à grande échelle. Cette préparation militaire (qui inclut le transport d’armes lourdes, par voie aérienne, vers la base aérienne russe en Arménie) et la déclaration de l’Otan (qui dit que l’Otan ne suivra pas la Turquie si elle ouvre les hostilités) a aidé à affaiblir la détermination turque. Les Russes se sont adressés au Conseil de Sécurité pour demander la condamnation de la Turquie ; mais il s’agit d’une déclaration, et non pas d’une résolution, comme le voulaient les Russes.

 

Cela a quand même refroidi les Turcs quelque peu, et il semble que leur envie d’envahir et de s’installer à Alep se soit évanouie. Les troupes saoudiennes ne se sont pas encore matérialisées, comme je l’annonçais dans mon article précédent.

 

La guerre de Syrie est donc loin d’être finie, mais il y a de bonnes chances qu’au premier mars, des accords de cessez-le-feu se concrétisent. Si les rebelles saisissent l’occasion et entreprennent des négociations sérieuses pour un gouvernement de coalition, la paix est possible. S’ils arrivent à Genève avec leur vieux mantra « Assad doit partir », ils auront raté l’occasion. Même si (ce qui est très improbable) la Russie acceptait de sacrifier Assad pour la paix, elle n’en aurait pas les moyens. Assad est quelqu’un de solide et un dirigeant qui a un pouvoir réel. La Russie ne pourra pas le déposer. Assad est incontournable, qu’on le veuille ou non. A mon avis, c’est un bon dirigeant dans le présent contexte.

 

Il y a deux changements importants : une vision plus réaliste du conflit syrien s’est frayé un chemin dans les médias mainstream américains. La publication de deux articles de Stephen Kinzer dans le Boston Globe, « Sur la Syrie, merci la Russie » et « En Syrie les médias nous égarent », premier évènement révolutionnaire d’envergure. Pour la première fois dans l’histoire, le lecteur des journaux américains a pu lire que « depuis trois ans, des militants violents règnent sur Alep. Leur gouvernement a commencé par une vague de répression. Ils ont affiché des avertissements aux résidents : ‘n’envoyez pas vos enfants à l’école. Si vous le faites, nous garderons les cartables et vous reprendrez les cadavres’. Ensuite ils ont détruit les usines, espérant que les ouvriers au chômage seraient bien obligés de s’enrôler. Ils ont emporté en camion les équipements pillés vers la Turquie, pour les vendre. » Kinzer est arrivé à la conclusion : « Nous aurions été une nation plus sûre, et aurions contribué à un monde plus stable, si nous avions suivi la politique étrangère russe d’autrefois », référence à l Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Certes le monde serait différent. Souhaitons que l’on puisse bientôt relier ces publications au nouveau style américain qui s’est fait jour lors des primaires en faveur de Trump et de Sanders.

 

Le second changement d’envergure est la position claire d’Israël contre le cessez-le-feu, contre Assad, en faveur de Daech et d’al Nosra. Pendant longtemps cette position avait été masquée par les observateurs et politiciens israéliens. Israël a beaucoup apprécié que les Arabes s’entretuent. Maintenant que la fin de la guerre approche, Israël donne de la voix. Amos Harel, observateur militaire en vue, avec accès au haut commandement, l’a clarifié : « la guerre en Syrie a largement servi les intérêts israéliens. L’armée syrienne n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, grâce aux combats en cours. Et le Hezbollah, le principal adversaire d’Israël au nord, perd des douzaines de combattants tous les mois sur le champ de bataille. Israël a souhaité la victoire tranquillement aux deux camps et n’aurait pas été contre la poursuite de l’hécatombe pendant quelques années de plus, sans gagnant clair. » Maintenant, après l’intervention russe, Israël déclare ouvertement qu’une « victoire d’Assad serait funeste pour Israël », et appelle l’Occident a « envoyer une aide militaire réelle pour les rebelles sunnites les moins extrémistes. »

 

Autrement dit, le bon plaisir d’Israël et du lobby israélien aux US est en franche contradiction avec la volonté du peuple, comme l’a dit en toute lucidité Stephen Kinzer. Vous pouvez vous laisser piloter par votre lobby israélien, ou avoir la paix et la sécurité, mais vous ne pouvez pas avoir les deux à la fois, c’est aussi simple que ça.

 

Iisraël Adam Shamir

Pour écrire à l’auteur : israel.shamir@gmail.com

Publication originale sur the Unz Review

Traduction de l’anglais : Maria Poumier

Lire la suite

Semaine 20 de l’intervention russe en Syrie : accord entre les États-Unis et la Russie ? - Un cessez-le-feu et de nouveau une immense victoire pour la Russie The Saker

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

 

Semaine 20 de l’intervention russe en Syrie : accord entre les États-Unis et la Russie ? - Un cessez-le-feu et de nouveau une immense victoire pour la Russie
The Saker

vendredi 26 février 2016, par Comité Valmy

Semaine 20 de l’intervention russe en Syrie :
accord entre les États-Unis et la Russie ?


Un cessez-le-feu et de nouveau une immense victoire pour la Russie


Le récent accord entre les États-Unis et la Russie ne résout rien réellement, il ne met même pas fin à la guerre, et les deux côtés manifestent beaucoup de prudence quant à sa future application. Et pourtant, c’est une immense victoire pour la Russie. Alors qu’il est encore trop tôt pour dire que « les Russes ont gagné en Syrie », je pense qu’il est juste, aujourd’hui, de dire que la position russe sur la Syrie l’a emporté. Voici pourquoi.

 

Premièrement : personne ne suggère plus que Assad sera renversé ou que Damas sera prise. Cela, à son tour, signifie que tout le monde a maintenant reconnu que la République arabe syrienne, soutenue par la Russie, a repoussé avec succès l’agression de l’immense coalition que les Anglosionistes ont construite pour renverser Assad.

 

Deuxièmement : la Russie a forcé le Conseil de Sécurité des Nations Unies et les États-Unis à admettre que l’immense majorité de ceux qui combattent Assad aujourd’hui sont des terroristes. Bien sûr, ce n’est pas de cette manière que cela a été exprimé, mais si vous observez les organisations que le Conseil de Sécurité de l’ONU a déclarées terroristes, alors vous avez déjà une majorité absolue des forces anti-Assad. Cela signifie que la légitimité morale et légale des forces anti-Assad est en lambeaux.

 

Troisièmement : indépendamment de ce que Erdogan cherche à faire, il y a maintenant des signes clairs que ni l’OTAN, ni l’Union européenne ni même le haut commandement militaire turc ne veulent une guerre avec la Russie. Et cela signifie que le jeu de Erdogan n’a pas payé et que toute sa politique syrienne est maintenant complètement morte. Gardez à l’esprit qu’après l’attaque perfide contre le SU-24 russe, le Kremlin s’est donné comme objectif politique de saakachviliser Erdogan. Ce but est presque atteint et l’avenir de Erdogan semble très, très sombre : tout le monde (à l’exception peut-être des Saoudiens) est dégoûté et fatigué de cet obsédé. Ce qui pourrait arriver de mieux à la Turquie aujourd’hui serait que les militaires se débarrassent de Erdogan et le remplacent par quelqu’un qui souhaiterait sincèrement réparer tous les dommages qu’il a causés.

 

Quatrièmement : toutes les menaces d’imposer une zone d’exclusion aérienne ou d’occuper la Syrie ont été annulées par un accord qui déclare fondamentalement que quiconque ne respecte pas le cessez-le-feu est une cible légitime qui peut être combattue et détruite.

 

Cinquièmement : les États-Unis ont dû accepter l’humiliation de devoir acquiescer à toutes les conditions russes à la trêve actuelle. Oui, évidemment, les États-Unis peuvent, et pourront probablement, tenter de renégocier en partie ou en totalité cet accord, mais le précédent a été établi et il sera très difficile, sinon impossible, pour les États-Unis de revenir ouvertement à leurs politiques d’avant 2016.

 

Sixièmement : quelqu’un se souvient-il encore des discours de Hillary Clinton sur la Syrie et la Russie ? Sa position était claire comme de l’eau de roche : Assad doit partir et ceux qui le soutiennent doivent être punis. Même après le commencement de l’offensive militaire russe, les États-Unis ont refusé de dire aux Russes où étaient les bons terroristes et les mauvais terroristes. Aucun échange d’information avec les Russes n’était acceptable. Maintenant, les Américains ont dû accepter de travailler avec les Russes sur une carte de la Syrie indiquant où sont les participants au cessez-le-feu et où sont déployés ceux qui n’y ont pas été inclus. En d’autres termes, les États-Unis devront dorénavant mettre en commun avec la Russie toute l’information qu’ils refusaient auparavant de partager et travailler avec les Russes d’une manière quotidienne.

 

Septièmement : la Russie a essentiellement coopté ce qu’on appelle l’Armée syrienne libre. Comment ? Fondamentalement, en forçant chaque faction en Syrie à choisir entre l’un des deux statuts possibles : être un terroriste (et une cible légitime pour la destruction) ou être un participant à un processus politique entièrement conçu par la Russie. Les Russes sont même en train d’ouvrir un centre de trêve à la base aérienne de Khmeimin, près de Lattaquié, qui prêtera assistance à toutes les parties au cessez-le-feu.

 

Le nouveau visage de la diplomatie russe

Ce qui est, pour le moment, principalement une victoire diplomatique, bien sûr, mais une victoire diplomatique russe, a été rendu possible par une victoire militaire russe. Un minuscule contingent militaire russe a fondamentalement complètement neutralisé les plans de tout un Empire mondial. Cela, en soi, est une réussite extraordinaire.

 

Les autres grands gagnants ici sont, à mon avis, les Kurdes qui, selon des responsables britanniques, semblent être en train de coordonner leurs opérations militaires avec l’Armée syrienne et les Forces aériennes russes, et qui pourraient maintenant réaliser leur rêve de joindre les régions irakienne et syrienne du Kurdistan. Ce qui est à peu près le pire cauchemar pour les Turcs se réalise, d’où le risque persistant d’une opération militaire turque prétendument pour créer une zone tampon, mais en réalité pour sauver la face. Ce type d’intervention restera une possibilité aussi longtemps que les Turcs peuvent continuer à espérer de perpétrer une agression contre leurs voisins sous la protection de l’OTAN et des États-Unis. Et cela ne va pas changer de sitôt.

 

Et puis il y a les Saoudiens. Ils sont très, très en colère. Ils sont furieux au point de proférer des menaces très peu subtiles sur l’usage d’armes nucléaires pour traiter leurs adversaires. Voyez vous-mêmes (vidéo sous-titrée en anglais) :

Effectivement, depuis que le Pakistan s’est doté de La Bombe, je ne voudrais pas écarter toute affirmation saoudienne de posséder un grand nombre d’engins nucléaires. Mais est-ce que ça compte vraiment ?

Pas du tout.

Il est tout à fait possible que les Saoudiens aient le savoir-faire pour manier un engin nucléaire. Et il est tout à fait possible qu’ils aient même mis la main sur suffisamment de matières atomiques pour construire quelques bombes. Ils pourraient même avoir réussi à se procurer quelques engins nucléaires auprès des Pakistanais ou des Israéliens. Mais même si c’est vrai, la réalité est que les Saoudiens n’ont même pas la capacité militaire de s’affronter avec le plus pauvre des pays arabes sur la planète (le Yémen) et qu’ils ne disposent pas de la moindre capacité d’engager leurs engins nucléaires d’une manière qui leur permettrait de d’obtenir un avantage militaire quelconque. Après tout, de quoi parlons-nous ici ? D’utiliser des armes nucléaires contre l’armée syrienne ? Contre l’Iran ? Contre la Russie ? C’est totalement ridicule. La réalité est que quelles que soient les capacités nucléaires que les Saoudiens pourraient avoir ou ne pas avoir, le fait qu’ils fassent des menaces nucléaires n’est qu’un signe de faiblesse et de peur, pas un signe de force. C’est pourquoi personne n’est impressionné par ces déclarations, et les destinataires de celles-ci encore moins.

Bien qu’il soit tout à fait vrai que le dernier accord entre les États-Unis et la Russie ne marque pas la fin de la guerre en Syrie, c’est un tournant, une sorte d’Accord de Minsk 2 que personne ne veut vraiment respecter, mais qui scelle la défaite des plans anglosionistes en Syrie comme Minsk 2 a signifié la défaite du rêve ukronazi.

Le temps est du côté russe et syrien. Chaque jour qui passe, la force d’intervention russe en Syrie deviendra plus puissante, tout comme les Forces armées syriennes. Cela, en soi, ne suffira pas à vaincre Daech, et nous pouvons nous attendre à une forte résistance des fous takfiris, mais le message a été écrit sur le mur en lettres de feu pour que tous le voient : plus les Russes et les Américains s’impliquent ensemble, moins la Turquie et l’Arabie saoudite seront en mesure de déterminer l’issue de la guerre. Autrement dit, alors que c’est loin d’être la fin de Daech, c’est le commencement de la fin pour Daech en Syrie.

De nouveau, il est prouvé que les opposants systématiques et ceux qui haïssent Poutine ont eu tort. Pour être honnête, moi aussi : je n’aurais jamais deviné que les Russes puissent réaliser autant avec si peu et pourtant ils ont remporté ce pari extrêmement dangereux et ils ont gagné. Seule une combinaison suprêmement habile de moyens militaires, économiques, diplomatiques et politiques aurait pu produire un résultat aussi remarquable, mais Poutine, apparemment, a trouvé le parfait dosage. Le chemin à parcourir reste extrêmement dangereux, assurément, mais le résultat des 20 semaines d’intervention russe en Syrie est tout simplement remarquable.

The Saker

Le 24 février 2016 – Source thesaker.is

Article original publié sur The Unz Review

Traduction : le Saker Francophone

Lire la suite

La trêve en Syrie, un piège tendu à la Russie ? par Valentin Vasilescu.

27 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La Turquie, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Publié par Jean Lévy

 

La trêve en Syrie, un piège tendu à la Russie ?  par Valentin Vasilescu

COMITE VALMY

La trêve en Syrie, un piège tendu à la Russie ?

Une vieille histoire chinoise raconte qu’un homme devait une grosse somme d’argent à un vieil usurier, et l’homme avait une très belle fille. Le prêteur lui proposa un accord, sous la forme d’un petit jeu, qui lui permettrait d’annuler la dette. Il mettrait deux cailloux, un blanc et un noir dans un sac. Ensuite la fille devrait en piocher un sans regarder. Si elle choisit le caillou noir, elle se marierait avec le prêteur et la dette de son père serait annulée. Si elle choisit le caillou blanc, il n’y aurait pas de mariage et la dette de son père serait annulée. Si elle refuse le jeu et ne choisit aucun caillou dans le sac, son père irait en prison. Tout en parlant, le prêteur avait ramassé sur la route deux cailloux, et la fille observa, du coin de l’œil, qu’ils étaient tous les deux noirs, mais ne dit rien.

 

Que faire ? D’un côté, si elle refuse de choisir l’une des pierres dans le sac, son père serait arrêté. De l’autre, le choix d’un des cailloux équivaut à se sacrifier et se marier avec le vieil usurier. Il y avait bien la possibilité de prendre les deux cailloux et prouver ainsi la tromperie de l’usurier, mais ça n’effaçait pas la dette. Il était clair que le dilemme ne pouvait être résolu de manière équitable. Que fit la fille ? Elle prit un des cailloux dans le sac, mais le fit tomber au sol plein de gravier, parmi les centaines de cailloux de toutes les couleurs qui jonchaient la route, se plaignant de sa maladresse. « Ça ne pose aucun problème », dit la jeune fille. « Il suffit de vérifier de quelle couleur est le caillou qui reste dans le sac. S’il est noir, cela signifie que celui que j’ai fait tomber est blanc ». Le vieil usurier, ne voulant pas exposer sa tromperie, dut s’incliner face à l’intelligence de la jeune fille qui avait renversé une situation qui semblait insoluble.

 

La 555ème Brigade mécanisée de l’armée arabe syrienne a lancé une nouvelle offensive terrestre contre l’Etat islamique le long de la route Salamiyah-Raqqa, avec pour mission immédiate la libération de l’aéroport militaire d’Al-Tabaqah, dans le gouvernorat de Raqqa. Les troupes syriennes sont arrivées à 50 km de Raqqa, la capitale de l’Etat islamique, dont la libération constitue leur mission suivante.

 

Parallèlement à cette offensive, des forces spéciales Cheetah de l’armée arabe syrienne ont libéré la zone autour de la centrale thermique de la ville d’Alep. À la suite de cette opération, l’armée arabe syrienne a encerclé à l’est d’Alep, autour de l’aéroport d’Alep, un groupe de 800 combattants de l’État islamique.

 

Au niveau déclaratif, tous les états membres de la coalition anti-islamique dirigée par les Etats-Unis, se battent contre l’Etat islamique. Dans la pratique, aucun ne le fait. L’État islamique constitue un facteur majeur de déstabilisation du régime de Bachar al-Assad, tandis que pour les Turcs et les Saoudiens, c’est un prétexte pour atteindre d’autres objectifs en Syrie. Ainsi, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déclaré que les forces PYD représentent « un groupe terroriste qui est une aile du régime syrien, collaborationniste et complice des bombardements russes contre des civils ».

 

C’est la raison pour laquelle l’artillerie automotrice turque a ouvert un feu continu sur des cibles de combattants kurdes autour de la ville d’Azaz, à la frontière Turco-syrienne et sur l’armée arabe syrienne dans le nord de la Syrie, avec pour objectif de venir en aide aux mercenaires terroristes du Front Al Nusra et pour stabiliser la situation dans le nord du gouvernorat d’Alep. Dans le même temps, un corps d’observateurs des droits de l’homme en Syrie, a confirmé qu’au moins 500 terroristes armés, ont traversé la frontière avec l’autorisation et sous le contrôle de la Turquie pour entrer dans la ville syrienne d’Azaz dans le nord du gouvernorat d’Alep. Le 14 février, un autre groupe de 350 terroristes, équipés d’armes lourdes ont traversé la frontière de la Turquie, à destination de Azaz et Tal Rafat.

 

Une situation similaire à notre histoire chinoise du début de l’article existe maintenant en Syrie, où les Etats-Unis et leurs alliés essayent par tous les moyens d’arrêter le bombardement de l’aviation russe. La dernière solution a été d’imposer une trêve qui entrera en vigueur le 27 Février 2016. Il faut rappeler que l’OTAN a imposé une « zone d’exclusion aérienne » en Libye, bombardant les troupes libyennes avec l’aviation et des missiles de croisière, comme le fait la Russie contre les islamistes en Syrie. L’OTAN n’a accepté la conclusion d’un cessez-le feu avec les troupes de Kadhafi qu’après qu’il ait été capturé et tué par les rebelles. De même, pendant cinq ans, quand les islamistes avaient pris l’initiative, les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs alliés, ne voulaient pas entendre parler de cessez-le feu en Syrie.

 

La mise en place d’une trêve, dans les conditions actuelles en Syrie où l’armée arabe syrienne est à l’offensive généralisée, a été réclamée par les États-Unis, la France, l’Angleterre, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. La Russie est confrontée à des choix similaires à l’histoire chinoise. Si le cessez-le-feu est respecté et que la Russie cesse les vols de bombardement, elle abandonne les objectifs qu’elle s’était fixée en Syrie en laissant le peuple syrien à son sort. Etant donné que les islamistes n’exercent plus aucun contrôle, le seul élément nouveau est que les attaques terroristes avec des voitures piégées et les attentats suicides vont croître de façon exponentielle. Par conséquent, une trêve est juste un piège tendu à la Russie et à l’armée arabe syrienne, tant que les frontières avec la Turquie, la Jordanie et Israël ne sont pas contrôlées par l’armée arabe syrienne. Ce sera juste une pause opérationnelle qui permettra à l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, les commanditaires des mercenaires terroristes en Syrie, de les approvisionner en nouvelles recrues, en armes et munitions, pour passer à l’offensive et reprendre le terrain perdu contre l’armée arabe syrienne.

 

Valentin Vasilescu
24 février 2016

Lire la suite

[VIDÉO] Tentatives de LIQUIDATION du DROIT INTERNATIONAL [par Robert CHARVIN, Professeur émérite de l'Université de Nice]

26 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #l'ONU, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie

 

 

 

 

[VIDÉO] Tentatives de LIQUIDATION du DROIT INTERNATIONAL [par Robert CHARVIN, Professeur émérite de l'Université de Nice]

TENTATIVES DE LIQUIDATION DU DROIT INTERNATIONAL

 

par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M-PEP).
 
Le 22 février 2016.

Robert CHARVIN est docteur en droit, diplôme d'études supérieures de sciences politiques et agrégé des facultés de droit. Il est Doyen honoraire de la faculté de droit et de sciences politiques de Nice et Professeur émérite de l'Université de Nice. Il a participé à l'Université d'automne du Parti de l'émancipation du peuple qui se tenait à Nice, et a alerté sur les tentatives de liquidation du droit international.

Le droit international est un ensemble de normes réglant les relations entre états, relevant du monde des croyances (la " légitimité juridique ") et objet d'une méconnaissance presque totale (les citoyens n'en font pas un point d'appui politique). On l'invoque parfois lorsqu'un état y trouve un intérêt. On le passe le plus souvent sous silence, parce qu'il entrave une puissance (publique ou privée). Aujourd'hui, à l'instigation surtout des États-Unis, qui ont tous les moyens à leur disposition, le droit international fait l'objet de manipulations : il est instrumentalisé pour des causes qui lui sont contraires. Il est même victime d'une tentative de liquidation, du moins dans tous les secteurs qui handicapent la liberté de manœuvre des grandes puissances, particulièrement les états-Unis. C'est ainsi, par exemple, que la " non-ingérence " dans les affaires intérieures des états et des peuples, disposition centrale de la Charte des Nations unies, devient par la grâce " étasunienne " sont contraire avec l'ingérence dite " humanitaire " et le " devoir de protéger " les peuples contre leur propre état. La pratique de quelques Puissances, désireuses de produire à elles seules un " droit coutumier ", devient une source fondamentale en lieu et place de l'accord entre états. Cette pratique présente les caractères les plus arbitraires, les plus discriminatoires et les plus contradictoires : elle ne relève d'aucun principe, quel que soit le discours officiel, mais d'une simple évaluation des rapports de force et des possibilités qu'ils ouvrent. Seules, pourtant, les organisations populaires peuvent prendre en charge le Droit international, après avoir pris conscience de l'importance politique de ses principes et de ses normes aptes à limiter tous les pouvoirs publics et privés.

2015 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 Liens CA N'EMPECHE PAS NICOLAS RÉVEIL COMMUNISTE CANAILLE LE ROUGE INITIATIVE COMMUNISTE LE MENSUEL "RUPTURES" FRONT SYNDICAL DE CLASSE GAUCHE COMMUNISTE ROUGES VIFS ILE DE FRANCE ROUGE MIDI RÉSEAU : FAIRE VIVRE LE PCF FACEBOOK RSS 26 Février 2016 Publié par Michel El Diablo [VIDÉO] Tentatives de LIQUIDATION du DROIT INTERNATIONAL [par Robert CHARVIN, Professeur émérite de l'Université de Nice] [VIDÉO] Tentatives de LIQUIDATION du DROIT INTERNATIONAL [par Robert CHARVIN, Professeur émérite de l'Université de Nice] TENTATIVES DE LIQUIDATION DU DROIT INTERNATIONAL par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M-PEP). Le 22 février 2016. Robert CHARVIN est docteur en droit, diplôme d'études supérieures de sciences politiques et agrégé des facultés de droit. Il est Doyen honoraire de la faculté de droit et de sciences politiques de Nice et Professeur émérite de l'Université de Nice. Il a participé à l'Université d'automne du Parti de l'émancipation du peuple qui se tenait à Nice, et a alerté sur les tentatives de liquidation du droit international. Le droit international est un ensemble de normes réglant les relations entre états, relevant du monde des croyances (la " légitimité juridique ") et objet d'une méconnaissance presque totale (les citoyens n'en font pas un point d'appui politique). On l'invoque parfois lorsqu'un état y trouve un intérêt. On le passe le plus souvent sous silence, parce qu'il entrave une puissance (publique ou privée). Aujourd'hui, à l'instigation surtout des États-Unis, qui ont tous les moyens à leur disposition, le droit international fait l'objet de manipulations : il est instrumentalisé pour des causes qui lui sont contraires. Il est même victime d'une tentative de liquidation, du moins dans tous les secteurs qui handicapent la liberté de manœuvre des grandes puissances, particulièrement les états-Unis. C'est ainsi, par exemple, que la " non-ingérence " dans les affaires intérieures des états et des peuples, disposition centrale de la Charte des Nations unies, devient par la grâce " étasunienne " sont contraire avec l'ingérence dite " humanitaire " et le " devoir de protéger " les peuples contre leur propre état. La pratique de quelques Puissances, désireuses de produire à elles seules un " droit coutumier ", devient une source fondamentale en lieu et place de l'accord entre états. Cette pratique présente les caractères les plus arbitraires, les plus discriminatoires et les plus contradictoires : elle ne relève d'aucun principe, quel que soit le discours officiel, mais d'une simple évaluation des rapports de force et des possibilités qu'ils ouvrent. Seules, pourtant, les organisations populaires peuvent prendre en charge le Droit international, après avoir pris conscience de l'importance politique de ses principes et de ses normes aptes à limiter tous les pouvoirs publics et privés. Evolution du droit international - Intervention de Robert Charvin - Université d'Automne M'PEP 2015

Evolution du droit international - Echanges 1/2 avec la salle et Robert Charvin

Lire la suite

[Pépite] Que l’Europe remette Poutine à sa place, par Guy Verhofstadt

26 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

La PÉPITE du jour, dans le quotidien économique français.

Bien entendu, une telle charge coordonnée contre Poutine, venant de plusieurs endroits avec les mêmes éléments de langage (c’est pour cela que je les reprends ici) n’est pas anodine.

Source : Les Echos, Guy Verhofstadt, 23-02-2016

Morgestraich carnival parade, Basel, Switzerland - 15 Feb 2016

Pour Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen, Vladimir Poutine exacerbe les crises qui frappent l’Europe. L’heure est venue de contrer l’agressivité du président russe.

La stabilité de l’Europe est actuellement mise à l’épreuve au travers d’au moins six crises majeures : chaos régional principalement lié à la guerre en Syrie, risque de sortie britannique hors de l’UE , afflux de réfugiés d’une ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, difficultés financières non résolues, expansionnisme russe, et retour du nationalisme dans la vie politique.

Or, c’est tout à fait sciemment que le président russe Vladimir Poutine vient exacerber au moins quatre de ces crises. Outre le comportement aventuriste dont il fait preuve en Ukraine, Poutine ne cesse d’instiller de l’obstructionnisme dans la politique européenne en soutenant les partis populistes et eurosceptiques, d’ attiser le conflit au Moyen-Orient via son intervention militaire en Syrie, et par voie de conséquence d’aggraver la crise des réfugiés. L’heure est venue pour l’UE d’ouvrir les yeux face à la menace que représente Poutine, et de commencer à contrer l’agression initiée par le président russe.

En effet, cette propagation du nationalisme à laquelle nous assistons aujourd’hui en Europe s’explique notamment par le fait que la Russie finance les partis politiques d’extrême droite, dont la montée en puissance empêche l’Europe d’élaborer une réponse collective à la crise des réfugiés. Au Royaume-Uni, cette formation pro-Poutine qu’est le Parti pour l’indépendance vient talonner de très près le Premier ministre David Cameron, ce qui conduit le gouvernement à refuser de prendre en charge sa juste part de réfugiés. De même, la Suède a pris la décision de fermer ses frontières, en réaction à des sondages de plus en plus favorables à l’extrême droite des Démocrates de Suède. Et ce malheureux constat s’observe sur tout le continent.

Ah pardon, je pensais que c’était juste que les citoyens n’avaient pas envie d’accueillir des immigrés…

Vladimir Poutine entrave le processus de paix

Dans le même temps, Poutine veille à saboter les efforts de la communauté internationale visant à négocier une solution politique au conflit syrien, principale cause de la crise des réfugiés. L’appui de la Russie aux interventions militaires du gouvernement syrien à Alep vient entraver le processus de paix, qui dépend d’une coopération entre acteurs mondiaux, puissances régionales et forces d’opposition modérées, que Poutine ne cesse de bombarder.

Qu’est ce que je rirais si ces crétins ne poussaient pas au conflit…

Amis jeunes, c’est à cause de gens comme ça que vous ne connaitrez pas la paix toute votre vie – observez bien.

Le 15 février, d’après les Nations Unies, au moins 50 personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants auraient perdu la vie dans plusieurs frappes de missiles sur des écoles et des hôpitaux dans le nord de la Syrie. Le gouvernement français a qualifié à juste titre ces attaques de « crime de guerre ». La Russie a pour sa part nié toute implication, bien que des fragments de missiles de fabrication russe aient été retrouvés sur place. L’association humanitaire Médecins Sans Frontières a expliqué que seuls la Russie ou le gouvernement syrien pouvaient être derrière ces attaques.

Je n’ai pas le temps de vérifier, mais il faudra qu’on m’explique depuis quand un type bombardé au sol peut savoir qui l’a bombardé – j’aurais pensé que des AWACS ou satellites auraient pu fournir des informations fiables, mais je pense (et comme pour le MH17) qu’au XXIe siècle, on va finir par demander à tout le monde de mettre une webcam à sa fenêtre, les militaires n’ayant a priori jamais les moyens de savoir quoi que ce soit.

Par ailleurs, d’après le Comité international de la Croix-Rouge, les combats menés autour d’Alep aurait contraint au déplacement environ 50.000 personnes. Beaucoup de ces Syriens désespérés – ceux qui pour la plupart ne pouvaient pas financièrement se permettre de fuir jusqu’à présent – prendront la route de la Turquie et de l’Europe.

La Russie largue ses bombes aux endroits mêmes où Poutine affirme soutenir un cessez-le-feu. De toute évidence, la parole du président russe n’a aucune valeur, comme l’illustrent les antécédents du Kremlin en Ukraine.

À l’heure où l’attention des États-Unis se trouve captée par la campagne présidentielle , les dirigeants de l’Europe se retrouvent esseulés tandis que l’Ours russe ronge la porte du continent.

Pôvre petit chou qui n’a pu papa pour le protéger !

Ca, c’est de l’Europe puissance !

L’heure est venue de prendre des mesures immédiates.

Aux aaaaaaaaaaaaaaaarmes citoyens; formeeeeeeeeeez…

Des mesures fortes

Il s’agirait tout d’abord pour les gouvernements européens de mettre rapidement un terme à ce mécanisme par lequel la Russie finance un certain nombre de partis politiques en Europe, en sollicitant si nécessaire l’aide de la CIA pour déterminer la manière dont ces fonds sont transférés.

Celle là, c’est cadeau tant c’est énorme, ne me remerciez pas.

(au passage, je rappelle que l’histoire du FN, c’est un parti politique français à qui les v=babques françaises refusent de preter de k’a

Cet effort devra se poursuivre jusqu’à ce que ces pipelines qui approvisionnent les partis européens en argent russe soient coupés une bonne fois pour toutes.

Deuxièmement, l’UE doit se préparer à imposer de plus lourdes sanctions économiques à la Russie. La résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui fixe la feuille de route du processus de paix en Syrie, contraint l’ensemble des acteurs, y compris la Russie, à cesser toute frappe aveugle à l’encontre de civils. Si la Russie manque à cette obligation, ces sanctions devront être déclenchées.

Si c’est les occidentaux, aussi.

Troisièmement, il est nécessaire que l’UE œuvre aux côtés de la Turquie et d’autres acteurs régionaux

Non, je rêve, il n’a pas écrit ça ? Pas les parrains de Daech qui sont en train de bombarder la Syrie là ? On peut le tondre ?

Troisièmement, il est nécessaire que l’UE œuvre aux côtés de la Turquie et d’autres acteurs régionaux afin d’établir des zones de refuge au niveau de la frontière turco-syrienne, en direction desquelles se dirigent les populations déplacées d’Alep et d’ailleurs. Bien que cette démarche présente un certain risque, elle n’offre actuellement aucune alternative crédible.

Si, on arrête de soutenir les barbares, et on laisse le gouvernement syrien reprendre la ville en quelques jours – après on verra, mais les afflux de réfugiés cesseront.

Enfin, l’Europe doit cesser de faciliter la tâche de Poutine,

C’est vrai que je sentais l’UE un peu molle du genou là, avec toute cette russophilie ambiante…

et appliquer une approche collective face à l’afflux de réfugiés. Dans le cadre de cette réponse d’urgence, garde-côtes et police aux frontières européennes doivent être mis en place, avec pour mission d’aider la Grèce à gérer ses propres frontières, ainsi que de sauver des vies humaines et de traiter les nouvelles arrivées.

Dans le même temps, les fonds de l’UE doivent être utilisés afin d’améliorer les conditions de vie dans les camps de réfugiés en Turquie, en Jordanie et ailleurs, afin d’offrir aux résidents de ces camps un minimum d’espoir de satisfaction de leurs besoins essentiels. Et effectivement, les dirigeants européens doivent consentir à prendre en charge leur juste charge d’individus dans le besoin, en permettant aux réfugiés de demander asile dans l’UE directement à partir du pays dans lequel ils résident actuellement.

George Soros a eu raison d’affirmer récemment que le plus grave menace à long terme pour la stabilité de l’UE n’était autre que la Russie. Il est toutefois dans l’erreur lorsqu’il annonce un scénario dans lequel l’UE serait vouée à fléchir, pour finalement s’effondrer sous les poids des multiples crises auxquelles elle est confrontée. Il est temps que l’Europe s’affirme, qu’elle tire parti de sa puissance économique, et qu’elle en fasse bon usage afin de remettre Poutine à sa place.

bah, après tout, ces gens prenant sans cesse les USA comme modèle, il est clair que la guerre est au bout de chemin.

Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate 2016 – Que l’Europe remette Poutine à sa place

Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen et ancien Premier ministre belge

Source : Les Echos, Guy Verhofstadt, 23-02-2016

Lire la suite

La vision de Kissinger sur les relations américano-russes

26 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Source : The National Interest, le 04/02/2016

Henry_Kissinger_-_World_Economic_Forum_Annual_Meeting_Davos_2008_numb2

La Russie devrait être perçue comme un élément essentiel de tout nouvel équilibre global.

Henry A. Kissinger

Le 4 février 2016

Entre 2007 et 2009, Evgueni Primakov et moi-même avons présidé un groupe composé de ministres d’État à la retraite, de hauts fonctionnaires et de chefs militaires de Russie et des États-Unis, incluant certains d’entre vous présents aujourd’hui. Son objectif était d’atténuer les aspects antagonistes des relations États-Unis-Russie et d’étudier les opportunités d’approches coopératives.

En Amérique, il était décrit comme un “Track II group”, ce qui signifie qu’il était bipartite et encouragé par la Maison-Blanche à explorer mais non à négocier en son nom. Nous avions alterné des réunions dans chacun des pays. Le président Poutine a reçu le groupe à Moscou en 2007, et le président Medvedev en 2009. En 2008, le président George W. Bush a rassemblé une grande partie de son équipe pour la sécurité nationale dans la salle du Cabinet pour un dialogue avec nos invités.

Tous les participants avaient occupé des postes à responsabilité durant la Guerre Froide. Pendant les périodes de tension, ils avaient fait valoir l’intérêt national de leur pays comme ils le comprenaient. Mais ils avaient aussi appris par l’expérience des périls d’une technologie menaçant la vie civilisée et évoluant dans une direction qui, en période de crise, pourrait perturber toute activité humaine organisée. Des soulèvements surgissaient tout autour du globe, amplifiés en partie par différentes identités culturelles et la confrontation d’idéologies. Le but de l’initiative Track II était de surmonter les crises et d’explorer des principes communs à l’ordre mondial.

Evgueni Primakov était un partenaire indispensable dans cette initiative. Son esprit analytique aiguisé combiné à une large compréhension des tendances mondiales acquise au cours des années qu’il a passées à proximité et finalement au centre du pouvoir, et sa grande dévotion à son pays ont amélioré notre réflexion et aidé à la quête d’une vision commune. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais nous nous respections toujours. Nous le regrettons tous et moi personnellement en tant que collègue et ami.

Je n’ai pas besoin de vous dire que nos relations aujourd’hui sont bien pires que ce qu’elles étaient il y a une décennie. En effet, elles sont certainement le pire de ce qu’elles ont été avant que ne se termine la guerre froide. La confiance mutuelle s’est dissipée de part et d’autre. La confrontation a remplacé la coopération. Je sais que ces derniers mois, Evgueni Primakov cherchait des moyens de surmonter cette inquiétante situation. Nous honorerions sa mémoire en faisant nôtre cette démarche.

A la fin de la guerre froide, les Russes et les Américains avaient une vision d’un partenariat stratégique modelé par leurs récentes expériences. Les Américains espéraient qu’une période de réduction des tensions conduirait à une coopération productive sur les enjeux planétaires. La fierté russe dans leur rôle de modernisation de leur société fut tempérée par leur malaise face à la transformation de leurs frontières et par la constatation des tâches monumentales à venir en termes de reconstruction et redéfinition. Des deux côtés, beaucoup comprenaient que les destins de la Russie et des États-Unis restaient étroitement entrelacés. Maintenir une stabilité stratégique et empêcher la prolifération des armes de destruction massive devenaient une nécessité grandissante, tout comme l’était la construction d’un système de sécurité pour l’Eurasie, spécialement le long des contours étirés de la Russie. De nouvelles perspectives s’ouvraient en matière de commerce et d’investissement ; la coopération en matière d’énergie était en haut de la liste.

Malheureusement, le rythme du bouleversement mondial a dépassé les capacités de la diplomatie. La décision d’Evgueni Primakov en tant que Premier ministre, durant un vol au-dessus de l’Atlantique en direction de Washington, d’ordonner à son avion de faire demi-tour et de retourner à Moscou pour protester contre le début des opérations de l’OTAN en Yougoslavie était symbolique. Les espoirs initiaux qu’une étroite coopération dans les premières phases de la campagne contre al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan pourraient mener à un partenariat sur un éventail plus large de problèmes s’affaiblissaient dans le tourbillon des disputes sur la politique au Moyen-Orient, puis se sont effondrés avec les manœuvres militaires russes dans le Caucase en 2008 et en Ukraine en 2014. Les efforts les plus récents pour trouver un terrain d’entente sur le conflit en Syrie et pour réduire les tensions en Ukraine ont peu changé l’accroissement du sentiment d’éloignement.

Le récit prévalant dans chaque pays rejette la totalité du blâme sur l’autre, et dans chaque pays il y a une tendance à la diabolisation, si ce n’est de l’autre pays, du moins de ses dirigeants. Comme les problèmes de sécurité nationale dominent le dialogue, une partie de la méfiance et des suspicions provenant de la lutte acharnée durant la guerre froide a resurgi. Ces sentiments ont été exacerbés en Russie par la mémoire de la première décennie post-soviétique lorsque la Russie souffrait d’une vertigineuse crise politique et socio-économique, alors que les États-Unis bénéficiaient de leur plus longue période ininterrompue de développement économique. Tout cela causa des divergences politiques sur les Balkans, l’ancien territoire soviétique, le Moyen-Orient, l’expansion de l’OTAN, les ventes d’armes et de défense anti-missile au point de submerger les perspectives de coopération.

Peut-être plus important encore a été le fossé fondamental entre les conceptions historiques. Pour les États-Unis, la fin de la guerre froide représentait une justification de sa foi traditionnelle en une inévitable révolution démocratique. Ils visualisaient l’expansion d’un système international gouverné essentiellement par des règles juridiques. Mais l’expérience passée de la Russie est plus compliquée.

Pour un pays sur lequel avaient marché des armées étrangères depuis des siècles venant aussi bien de l’Est que de l’Ouest, la sécurité nécessitera toujours d’avoir une fondation géopolitique aussi bien que légale. Lorsque sa frontière de sécurité se déplace de 1 000 miles de l’Elbe vers Moscou, à l’est, la perception par la Russie de l’ordre mondial renfermera une inévitable composante stratégique. Le défi de notre époque est de fusionner deux points de vue – le juridique et le géopolitique – dans une conception cohérente.

De cette manière, paradoxalement, nous nous trouvons confrontés à nouveau à un problème essentiellement philosophique. Comment pour les États-Unis travailler avec la Russie, un pays qui ne partage pas l’ensemble de ses valeurs mais est une indispensable composante de l’ordre international ?

Comment pour la Russie mettre en pratique ses intérêts en matière de sécurité sans déclencher des alarmes dans sa périphérie et accumuler les adversaires. La Russie peut-elle gagner une place respectée dans les affaires mondiales avec lesquelles les États-Unis sont à l’aise ? Les États-Unis peuvent-ils poursuivre leurs valeurs sans être perçus comme menaçant de vouloir les imposer ? Je n’essaierai pas de proposer des réponses à toutes ces questions. Mon objectif est d’encourager une initiative pour les explorer.

Beaucoup de commentateurs, russes et américains, ont rejeté la possibilité que les É-U et la Russie collaborent à un nouvel ordre mondial. Selon eux, les États-Unis et la Russie sont entrés dans une nouvelle guerre froide.

Le danger aujourd’hui est moins le retour à une confrontation militaire que la consolidation dans les deux pays d’une prophétie en cours de réalisation. Les intérêts à long terme des deux pays appellent à un monde qui transforme les actuelles turbulences et fluctuations en un nouvel équilibre de plus en plus multipolaire et globalisé.

La nature de la tourmente est en soi sans précédent. Jusque récemment, les menaces internationales mondiales étaient identifiées grâce à l’accumulation de pouvoir par un État dominant. Aujourd’hui les menaces proviennent plus fréquemment de la désintégration de pouvoir étatique et du nombre grandissant de territoires non gouvernés. Cette propagation du vide de pouvoir ne peut être gérée par aucun État, peu importe sa puissance, sur une échelle exclusivement nationale. Cela requiert une coopération durable entre les États-Unis et la Russie, et d’autres grandes puissances. Par conséquent, les éléments de compétition, dans le cadre des conflits traditionnels du système interétatique, doivent être contenus afin que la compétition soit maintenue dans certaines limites et crée les conditions qui empêchent que cela ne se reproduise.

Il y a, comme nous le savons, de nombreux problèmes décisifs devant nous, l’Ukraine et la Syrie sont les plus immédiats. Durant ces dernières années, nos pays ont engagé des discussions épisodiques sur ces questions sans progrès notable. Ce n’est pas surprenant, car les discussions se sont déroulées en dehors du cadre d’un accord stratégique. Chacun de ces problèmes spécifiques est l’expression d’un autre problème stratégique plus large. L’Ukraine a besoin d’être incorporée à la structure de l’architecture internationale et européenne de sécurité de telle façon qu’elle serve de pont entre la Russie et l’Occident, plutôt que de poste avancé de chaque côté. Concernant la Syrie, il est clair que les factions locales et régionales ne peuvent trouver une solution par elles-mêmes. Des initiatives russo-américaines compatibles coordonnées avec d’autres grandes puissances pourraient créer un modèle de solutions pacifiques au Moyen-Orient et peut-être ailleurs.

Toute initiative pour améliorer les relations doit inclure un dialogue sur l’ordre mondial émergent. Quelles sont les tendances qui érodent l’ancien ordre et formatent le nouveau ? Quels défis les changements posent aux intérêts nationaux et russes et américains ? Quel rôle chaque pays veut-il jouer dans la mise en forme de cet ordre, et quelle position peut-il raisonnablement et finalement espérer occuper dans ce nouvel ordre ? Comment concilions-nous les conceptions très différentes de l’ordre mondial qui se sont développées en Russie et aux États-Unis – et chez d’autres grandes puissances – en fonction de l’expérience historique ? Le but devrait être de développer une conception stratégique des relations russo-américaines dans laquelle les points de discorde pourraient être gérés.

Dans les années 60 et 70, je percevais les relations internationales comme une relation essentiellement antagoniste entre les États-Unis et l’Union soviétique. Avec l’évolution de la technologie, une conception de stabilité stratégique que les deux pays pouvaient mettre en œuvre s’est développée, même lorsque leur rivalité continuait dans d’autres domaines. Le monde a considérablement changé depuis. En particulier, dans l’émergence de l’ordre multipolaire, la Russie devrait être perçue comme un élément essentiel de tout nouvel équilibre mondial, non en premier chef comme une menace pour les États-Unis.

J’ai passé la majeure partie des soixante-dix dernières années engagé d’une façon ou d’une autre dans les relations américano-russes. J’étais dans les centres de décision lorsque les niveaux d’alerte ont été relevés, et aux célébrations conjointes de succès diplomatiques. Nos pays et les peuples de par le monde ont besoin de perspectives qui soient plus dans la durée.

Je suis ici pour débattre de la possibilité d’un dialogue qui cherche à fusionner nos avenirs plutôt que de discourir sur nos désaccords. Cela requiert respect des deux côtés pour les valeurs vitales et de l’intérêt pour l’autre. Ces objectifs ne peuvent être atteints dans le temps qu’il reste à l’administration actuelle. Mais leur poursuite ne devrait pas pour autant être différée en raison de politiques intérieures américaines.

Cela résultera seulement d’une volonté commune de Washington et de Moscou, au sein de la Maison-Blanche et du Kremlin, de dépasser les griefs et le sentiment de persécution pour affronter les défis majeurs qui attendent nos deux pays dans les années à venir.
Henry A. Kissinger a servi en tant que conseiller en sécurité nationale et Secrétaire d’État sous les présidents Nixon et Ford. Ce discours a été prononcé à la Fondation Gorchakov de Moscou durant la conférence Primakov.

Image: Wikimedia Commons/World Economic Forum.

Source : The National Interest, le 04/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Lire la suite

VIDEO : Mélenchon soutient Poutine pour ce que fait la Russie en Syrie contre Daesh

25 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Turquie

23 Février 2016

Publié par Jean Lévy

VIDEO : Mélenchon soutient Poutine pour ce que fait la Russie en Syrie contre Daesh

Il ne l'avait jamais dit aussi directement. Invité de l'émission "On n'est pas couché", samedi 20 février sur France 2, l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon a "félicité" le président russe Vladimir Poutine pour son action en Syrie. A la journaliste Léa Salamé, qui lui demandait s'il était "pour ce que Vladimir Poutine est en train de faire en Syrie", le coprésident du Parti de Gauche a répondu "oui". "Je pense qu'il va régler le problème", a-t-il ajouté.

"Je souhaite que Daech soit frappé à mort"

"Je suis pour que Daech soit vaincu, écrabouillé", a-t-il poursuivi, estimant qu'il n'était "pas vrai" que l'armée russe frappe davantage l'opposition syrienne au régime de Bachar Al-Assad que les positions de Daech. "Ce sont les Russes qui ont coupé les communications qui sortaient le pétrole de Daech pour faire de la contrebande par la Turquie", a insisté Jean-Luc Mélenchon, "félicitant" à ce titre Vladimir Poutine et la Russie.

Et de marteler : "Daech va être étranglé. Et comme c'est Daech qui nous a frappé, je souhaite qu'ils soient frappés à mort". "Je suis pour qu'on revienne à la paix le plus vite possible", a-t-il conclu, appelant à une "coalition militaire internationale [avec la Russie] pour battre Daech".

Lire la suite