Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Déploiement de troupes aux frontières de la Russie : passage en revue des larbins des USA. Par Sébastien Hairon.

20 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #La nation ., #Terrorisme, #le nazisme

jeudi 19 janvier 2017

Déploiement de troupes aux frontières de la Russie : passage en revue des larbins des USA

 
Il y a peu je vous parlais de l'arrivée des troupes d'occupations américaines débarquant en Allemagne

Mais, en  plus de ces occupants venant des USA, ses complices participent eux-aussi à jeter de l'huile sur le feu en envoyant des troupes et du matériel en Europe de l'Est aux frontières de la Russie.

                                                                             Le Canada

Fidèle caniche de Washington ( mais en la matière, la France depuis l'ère Sarkosy l'a largement dépassé), Ottawa ne pouvait pas ne pas en être.
Dans le cadre de l'opération reassurance, le Canada envoie :
une frégate de classe  Halifax, la St-John's, composé de 225 membres d'équipage, d'un rayon d'action de 7100 miles. Son armement de bord comprend 24 torpilles, 16 missiles mer/air, 8 missiles de surface, un canon de 57mm, un canon de 20mm et six mitrailleuses de calibre 12,7mm.
Cette frégate dispose d'un pont d'envol pour l'hélicoptère qu'elle a à son bord. Il s'agit d'un CH-124 sea king.
Ce navire a été mit en service en 1996.

Dans le cadre de son engagement au sein de l'o.t.a.n, le Canada enverra 450 soldats et des blindés en Lettonie au printemps 2017 Metro
En Ukraine (opération unifier), 200 soldats sont présents depuis le 14 septembre 2015, pour former leurs homologues Ukrainiens à tuer des russophones dans le Donbass. La vidéo qui suit est plus que parlante...De très nombreux civils ont déjà été victimes de snipers Ukrainiens, dont certains sont certainement passés dans ces centres d’entraînements.

Ottawa participe à l'occupation de l'Europe avec ses troupes et contribue par sa présence militaire à la déstabilisation de la paix chez nous. Au lieu vouloir jouer les gros bras en Europe de l'Est, le gouvernement de Trudeau ferait mieux de moderniser ses casernes qui tombent en ruine Radio-Canada Les 350 millions de dollars engagés dans cette occupation en Lettonie seraient effectivement plus utiles ailleurs que dans cette aventure militaire Radio-Canada
Cette vidéo m'a bien fait rire ! Le même constat peut s'appliquer à de nombreuses autres armées Occidentales, en particulier, celle des USA.    
                                                                      
                                                                        L'Italie      


140 soldats seront envoyés en Lettonie au printemps 2017 Euronews Ces hommes seront intégrés et commandés par le Canada en y intégrant le bataillon dont l'ossature principale sera composée de troupes d'Ottawa.

                                                                        La France

La France va envoyer 300 soldats en Estonie au printemps 2017. Les troupes de ce contingent seront fournie par 130 hommes du 2ème régiment d'infanterie de marine originaire du Mans, du personnel du 6ème régiment du génie d'Angers et du 11ème régiment d'artillerie de marine de Rennes se joindront aux Manceaux. Au niveau du matériel, cinq chars Leclerc, 13 véhicules blindés de combat d'infanterie feront partie de cette expédition. Ouest-France
 

A noter qu'entre le 28 août 2016 et le 5 janvier, 4 mirages 2000-5 opéraient en Lituanie dans le cadre de l'opération "Baltic air policing 2016"
Les troupes Françaises engagées en 2017 en Estonie seront sous commandement Britannique. En 2018, elles se déploieront en Lituanie sous commandement Allemand !
Sortons vite de l'otan, de l'ue et retrouvons nos francs et notre indépendance !

                                                                             Les Pays-Bas

L'armée de l'air Néerlandaise a remplacé les mirages 2000 français le 5 janvier dans le cadre de l'opération "Baltic air policing". Quatre F-16 fighting falcon joueront les flics du ciel pour le compte de l'otan pendant environ 4 mois. 45eNord
En plus de ses avions, les Bataves mettront à disposition de l'otan, des troupes au sein du bataillon sous commandement Allemand en Lituanie. Ils arriveront au mois de mars. Ministère de la défense des Pays-Bas

                                                                     L'Allemagne

L'Allemagne qui commandera le bataillon en place en Lituanie enverra pour sa part 500 hommes, comptera 200 véhicules dont 26 chars léopard 2 Rtbf

                                                                      La Belgique

Sous commandement Germanique, la Belgique dépêchera en Lituanie une compagnie du train de 90 hommes. Ministère de la défense Belge

                                                                 La Grande-Bretagne

Les britanniques enverront 800 hommes, des drones et des chars challengers 2 en Estonie Sott

Les forces Françaises seront donc sous commandement Anglais !
En plus de cet engagement terrestre, la royale air force enverra plusieurs typhons en Roumanie sur la base de Mihail Kogalniceanu pendant 3 mois de l'été 2017. Ministère de la défense Britannique

Voilà les principaux protagonistes, complices et serviles larbins des USA dans leur tentative de déstabilisation de l'Europe. L'OTAN ne sert que les intérêts des lobbys de l'armement et l'économie Américaine jouant sur une peur fantasmée de l'improbable invasion par l'armée russe d'un pays-tiers. Le seul envahisseur dans ce lamentable remake des pires heures de la guerre froide, provient de ce pays arrogant, belliqueux, et envahissant, à savoir les démons-unis ! Partout où passent les troupes de l'oncle Sam, les pays trépassent, et les demandes de concessions dans les cimetières grimpent en flèche !

Yankees go home !

Parallèlement à l'arrivée de ces troupes d'occupation en Europe de l'Est, des manœuvres de l'OTAN, exercice Bison Drawsko 2017,  ont commencé le 11 janvier en Allemagne et en Pologne.

Ces gesticulations auront lieu jusqu'au 24 février. Les Pays-Bas fourniront le gros des troupes, avec pas moins de 3600 hommes et 600 véhicules. Rien que pour ce pays, il a fallu 29 trains et 1000 wagons pour acheminer le matériel en Pologne. C'est le plus grand exercice auquel participent les Bataves depuis les 15 dernières années Ministère de la défense des Pays-Bas
900 hommes et leur matériel participeront aussi à ces manœuvres issus de 6 autres pays : l'Allemagne, la Pologne, l'Estonie, le Canada,  la Belgique et bien entendu les USA.
panzers Allemands (bataillon 414) à l'embarquement ! Destination la Pologne...comme au "bon vieux temps" ?
Source des vidéos ici

Comme nous pouvons le constater, l'OTAN continue et continuera à jeter de l'huile sur le feu et à provoquer la Russie cette année par des gestes clairement inamicaux, contrairement à ses déclarations selon lesquelles elle serait une organisation œuvrant pour la paix ! Pas certain que ce type de plaisanterie d'un goût douteux arrache ne serait-ce qu'un début de sourire aux peuples Libyen ou Serbe. Les communiqués que je viens de lire pendant les deux jours et demi où j'ai travaillé sur cet article sont une parfaite illustration et une mise en pratique de la pensée Orwellienne.
La guerre c'est la paix !
La résistance n'est pas un droit, mais un devoir !

Sébastien Hairon volontaire bénévole à Donetsk (DNR)

                                                                     Besoin de votre aide

N'ayant plus aucune ressources financières personnelles, votre soutien m'est indispensable pour pouvoir continuer mon travail dans cette guerre de l'information.
 Le moindre don, même le plus petit est vital ici (l'équivalent d'un paquet de cigarette par exemple).
 Vous pouvez m'envoyer vos dons sur le compte ci-dessous, d'où sera envoyé l'argent par le biais de western union pour limiter au maximum les frais. Merci d'avance pour votre soutien. Bien à vous.
Sébastien Hairon.
Lire la suite

INSOLENTIAE « Les « trumpettes » du souverainisme ! Trump éreinte l’Europe, l’Otan et Merkel !! »

17 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République

INSOLENTIAE

« Les « trumpettes » du souverainisme !

Trump éreinte l’Europe, l’Otan et Merkel !! »

 

C’est donc un revirement extraordinaire auquel nous assistons actuellement. Alors qu’il y a encore quelques semaines, j’étais le premier, et loin d’être le seul évidemment, à trembler devant le traité de libre-échange transatlantique qui aurait vu déferler les poulets aux hormones et autres joyeusetés qui nous auraient été imposées, nous en sommes rendus au point totalement inverse !!

INSOLENTIAE « Les « trumpettes » du souverainisme ! Trump éreinte l’Europe, l’Otan et Merkel !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer que les europathes mondialistes qui nous dirigent sont totalement isolés. Non seulement ils sont isolés, mais en plus ils sont encerclés ! Encerclés par la Russie d’un côté et les États-Unis de l’autre !

C’est donc un revirement extraordinaire auquel nous assistons actuellement. Alors qu’il y a encore quelques semaines, j’étais le premier, et loin d’être le seul évidemment, à trembler devant le traité de libre-échange transatlantique qui aurait vu déferler les poulets aux hormones et autres joyeusetés qui nous auraient été imposées, nous en sommes rendus au point totalement inverse !!

Trump vient de menacer ni plus ni moins la grande Allemagne de Merkel, la grande mondialiste (qui protège uniquement les intérêts marchands de ses quelques immenses multinationales germaniques pour servir la domination allemande), d’imposer des droits de douane de 35 % à toutes les BMW et Mercedes allemandes qui ne seraient pas produites aux États-Unis… Et ce n’est pas avec la rigueur que la Merkel impose au reste de l’Europe que son industrie vendra ses belles autos !!

« Cinq jours avant son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump a accordé une interview lundi 16 janvier à deux quotidiens conservateurs, l’un britannique (The Times) et l’autre allemand (Bild). »

Des propos « atomiques » !

C’est un festival souverainiste dont vient de nous gratifier Trump, et les mondialistes qui pourrissent le monde viennent d’en prendre pour leur grade.

« 1. L’Otan : «Obsolète»
«J’ai dit il y a longtemps que l’Otan avait des problèmes. En premier lieu qu’elle était obsolète parce qu’elle a été créée il y a des années et des années » et « parce qu’elle ne s’est pas occupée du terrorisme. (…) En deuxième lieu, parce que les pays ne payent pas ce qu’ils devraient.»

2. Le Brexit : «Un succès»
«Regardez l’Union européenne (…) c’est en gros un instrument pour l’Allemagne. C’est la raison pour laquelle je pense que le Royaume-Uni a eu bien raison d’en sortir», a dit le président élu. «Les peuples, les gens, veulent leur propre identité et les Britanniques voulaient leur identité», a-t-il jugé. «Je pense sincèrement que s’ils n’avaient pas été obligés de prendre tous les réfugiés, avec tous les problèmes qui vont avec, il n’y aurait pas eu de Brexit. Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase. Si vous me posez la question, je vous dirai qu’il y a d’autres pays qui sortiront de l’Union européenne.»

Donald Trump a suggéré que les conditions d’entrée des citoyens européens sur le territoire des États-Unis pourraient être durcies. «Nous ne voulons pas que des gens de Syrie viennent chez nous, des gens dont nous ignorons qui ils sont. Je ne veux pas faire comme l’Allemagne.»

3. Angela Merkel : «Une erreur catastrophique»
«Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique, une erreur très sérieuse, de prendre tous ces migrants illégaux.» (…) Selon lui, les conséquences de cette politique d’accueil se sont fait récemment «clairement sentir» – une allusion à l’attentat contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre. «Nous aurions dû mettre en place des zones de sécurité en Syrie. Cela aurait coûté beaucoup moins cher. Et les pays du Golfe auraient dû payer pour ça. Après tout, ils ont plus d’argent que quiconque.»

4. La Russie : «Les sanctions font très mal»
«Voyons si nous pouvons faire de bons accords avec la Russie. Je pense que l’armement nucléaire doit être très sensiblement réduit, ça en fait partie» a dit le président élu, en évoquant la possibilité d’un accord de réduction des armements nucléaires en échange de la levée des sanctions. «Les sanctions font très mal à la Russie mais je pense qu’il peut se produire quelque chose qui sera profitable à beaucoup de gens.»

5. BMW : «35 % de taxes»
«L’Allemagne est un pays génial, un grand pays producteur. Quand on va sur la 5e Avenue, on voit que tout le monde a une Mercedes garée devant chez lui, pas vrai ? Or le fait est que vous (les Allemands) êtes très injustes avec les États-Unis. Combien de Chevrolet avez-vous en Allemagne ? Pas beaucoup, peut-être aucune, dehors on n’en voit pas une seule. Ça doit marcher dans les deux sens. Moi je veux que ça soit juste. (…) Vous pouvez fabriquer des voitures pour les États-Unis mais vous devrez payer 35 % de taxes sur chaque voiture qui entre aux États-Unis». »

Vous pouvez être anti-Trump, mais dans ce cas, vous êtes pro-mondialiste !

Vous devez bien comprendre que l’hystérie anti-Trump vient desservir vos propres intérêts en tant que peuple et nation souveraine.

Autrefois, la politique française était équilibrée, nous savions servir de pont entre les États-Unis et la Russie, nous savions servir de lien entre les pays arabes et Israël, nous avions notre monnaie, nos lois, notre armée, nous n’étions pas inféodés à l’Otan.

Que dit Trump ?

Que les mondialistes ont pourri le monde et l’économie.

Que les sanctions contre les Russes n’ont aucun sens, ce qui est une évidence.

Que le libéralisme et le libre-échangisme c’est d’accord uniquement si c’est équitable, or l’Allemagne et la Chine détruisent volontairement les industries des autres.

Que l’Otan n’est plus une organisation adaptée sinon à la domination du monde par les USA et au chantage. Toutes les guerres depuis 10 ans l’ont été sous le couvert de l’Otan qui est devenu le bras armé non pas des peuples mais du totalitarisme marchand et des multinationales.

Supprimer l’Otan c’est un immense service à rendre aux peuples de la planète et à la paix car l’Otan c’est la guerre, la guerre en Irak, la guerre en Syrie, la guerre en Libye, la guerre en Ukraine… L’Otan est elle-même une organisation de terreur et de vol en bande organisée des ressources de pays tiers à commencer par le pétrole irakien ou libyen.

Trump n’est pas notre ennemi direct. Il est le président des États-Unis d’Amérique et il ne s’est jamais caché de son « America first »… mais cet « America first », cette priorité qu’il donne à sa propre nation, s’accompagne d’un changement total de logiciel.

Il s’agit de redéfinir les règles de la mondialisation.

Non, nous ne finirons pas comme la Corée, et d’ailleurs personne ne le souhaite, mais il existe autant de formes de mondialisation que notre imagination peut en produire ! La mondialisation actuelle n’est en rien une fatalité et rééquilibrer les choses est une évidence, du simple bon sens.

Tous ceux qui hurlent sont en réalité les serviteurs zélés et corrompus d’un système marchand qui nous a asservis.

Ne vous méprenez pas, c’est un combat à mort. C’est une lutte sans merci pour la survie de nos nations.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source La Croix ici 

Lire la suite

Jan Ober « Ce que j’ai vu à Alep : un bonheur humain débordant »

16 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Jan Ober « Ce que j’ai vu à Alep : un bonheur humain débordant »

Par Jan Oberg11 janvier 2017

Le témoignage d’un photographe européen ayant visité Alep, à la mi-décembre 2016.


http://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2017/01/alep-2.jpg

Photo Jan Ober


Les habitants d’Alep libérée

Pour la plupart des médias, des commentateurs et des politiciens occidentaux, cela ne faisait aucun doute : Alep est tombée (de nouveau) aux mains du « régime », du« dictateur ». Ils se sont concentrés sur les civils et les rebelles modérés, comme ils les appellent, tués dans les dernières heures de la bataille autour d’Alep orientale, qui était occupée depuis mi-2012.

J’étais là – autant à l’est qu’à l’ouest d’Alep – quand c’est arrivé. J’étais dans le quartier Hanano d’Alep, sa vieille ville et dans la ville industrielle de Shaykh Najjar.

Je marchais dans les rues et je pouvais parler à n’importe qui et photographier ce que je voulais, personne ne me guidant vers des personnes particulières.

Ces images sont réelles, elles sont authentiques.

Voila ce que j’ai vu et entendu.

Mes photos transmettent ce que j’ai vu aux endroits que j’ai mentionnés. Ni plus, ni moins.

Un bonheur humain débordant après quatre ans de ce que beaucoup considèrent comme « un enfer vécu sous le joug terroriste. » J’ai vu des sourires et des signes de fierté et de victoire, comme ce garçon au-dessus.

J’ai écouté des gens qui expriment leur gratitude à la fois à Bachar al-Assad et au gouvernement, ainsi qu’à Poutine et aux Russes, ces derniers bombardant et envoyant des hôpitaux de campagne, en même temps. Je les ai écoutés dire que la vie était bonne à Alep, avant que les occupants débarquent et commencent à piller et à détruire.

Je me suis joint aux gens dans les restaurants de l’Ouest qui fêtaient, trinquaient à la liberté et parlaient avec soulagement de la façon dont c’est fantastique de ne plus avoir à vivre tous les jours dans la peur. Ils ont été bombardés de temps en temps par des mortiers rebelles et d’autres munitions tirées par les rebelles, je l’ai moi-même vécu pendant ma visite.

Et j’ai vu des victimes de l’occupation de l’Est à qui l’on donnait du pain, des légumes, des bananes et de l’eau. Assis sur des chaises installées sur le trottoir, dégustant du thé et fumant une cigarette. Et parlant sans crainte.

J’ai vu des gens aller d’est en ouest de la ville, dans des bus verts, afin d’obtenir des soins de santé ou de se réunir avec des membres de la famille et des amis – et ceux venant de l’Ouest pour voir ce qui reste ou ne reste plus de leur maison située à l’Est de la ville.

Et j’ai parlé avec de jeunes soldats et des officiers plus âgés, qui étaient fiers d’avoir libéré leurs citoyens et leur ville.

Enfin, j’ai entendu des gens exprimer leur désaccord avec la politique d’amnistie d’al-Assad. Si vous êtes un citoyen syrien et que vous avez combattu contre les vôtres, vous obtiendrez l’amnistie si vous donnez votre arme, répondez à certaines questions et signez un document promettant de ne jamais recommencer. C’est tout. Vous pouvez être réintégré dans la société à nouveau. Ce n’est que s’il y a un procès contre vous, intenté par une famille dont vous avez volontairement tué un membre, que vous serez puni.

Plusieurs personnes, tant des civils que des soldats, m’ont dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette douce philosophie réconciliatrice voulue par leur président. Certains ont dit que des procédures juridiques étaient nécessaires et que les Syriens qui avaient combattu leur propre peuple et avaient participé à l’occupation de l’Alep orientale méritaient d’être punis. D’autres étaient d’avis qu’ils méritaient de mourir.

Oh oui, et j’ai vu beaucoup de jeunes Syriens, étudiants universitaires en particulier, volontaires pour le Croissant-Rouge, aider les gens dans une situation désastreuse.

Ce que je n’ai pas vu ni entendu

Alep héberge – ou plutôt hébergeait – environ 2 millions de personnes. C’est une immense ville, couvrant 190 kilomètres carrés. Bien sûr, je n’ai pas visité ou traversé tous les quartiers, les rues de l’est ou de l’ouest pendant mes trois jours et demi de présence.

Les rapports médiatiques disant que les rebelles et leurs familles ont été massacrés ou tués dans les derniers jours et heures peuvent être vrais ou pas. Je ne peux pas en juger. Je ne l’ai pas vu et n’ai pas rencontré des gens qui en ont parlé. J’ai interviewé un soldat qui m’a dit que, par principe, l’armée ne tue que lorsqu’elle se bat avec des gens armés. Il m’a assuré qu’il n’avait jamais tué un civil non armé. Je n’ai aucune raison de ne pas le croire – les autres choses qu’il a dites avait du sens et pouvaient être vérifiées.

Mais, bien sûr, des gens ont peut-être été tués dans les dernières poches d’occupation, quand la partie était perdue pour eux.

Mais ce n’est pas mon rôle, comme un analyste des conflits et chercheur pour la paix, de faire un rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international – comme Médecins sans frontières n’a pas pour mission d’enquêter sur la situation économique dans le secteur agricole. Je ne peux rien dire sur ce que je n’ai pas vu ou entendu au cours de mes entrevues.

Ce que, cependant, je n’ai vu chez aucun résident d’Alep Est, est la crainte du gouvernement – j’ai plutôt vu la reconnaissance pour les soins de santé, le transport par bus jusqu’au centre d’inscription de Jibrin. Je n’ai pas vu de peur dans les yeux de quiconque revenant sous le contrôle du gouvernement.

Je n’ai entendu personne dire que la vie était bonne ou même tolérable pendant le siège de la partie orientale d’Alep. J’ai entendu des gens parler de vivre dans la peur, de ne pas recevoir assez de nourriture ou de soins de santé, d’être harcelé, de membres de la famille ou d’amis ayant été tués ou blessés. On m’a raconté des histoires sur la façon dont certains avaient essayé d’aller vers l’ouest de la ville, mais les forces d’occupation les en avaient brutalement empêchés. Ou tués pendant la tentative. Et que les enfants n’étaient pas allés à l’école au cours des deux dernières années.

Je n’ai pas rencontré les Casques blancs, l’organisation humanitaire présumée qui a reçu plus de 100 millions de dollars US pour sauver des personnes, qui a mobilisé l’opinion pour obtenir le Prix Nobel de la Paix et a reçu le Right Livelihood Award à Stockholm, quelques jours plus tôt.

Je n’ai rencontré personne qui les ait vus ou ait été aidé par eux – mais j’ai rencontré certaines personnes qui en avaient entendu parler.

Où pourraient-ils être, sinon à Alep Est, aidant les dizaines de milliers de résidents à obtenir tout ce dont ils ont besoin, après avoir été libérés de quatre ans d’enfer ?

Durant mes journées à Alep, je n’ai vu aucune des principales organisations humanitaires internationales travailler sur le terrain. Sur la route entre Damas et Alep, les seuls transports humanitaires que j’ai croisés étaient russes et syriens. Je n’ai vu aucun des grands convois internationaux que les gouvernements occidentaux voulaient amener dans le cadre de diverses tentatives antérieures de cessez-le-feu.

Je me demande pourquoi. La libération complète d’Alep a pris plus de deux semaines. Comment prévoyaient-ils cette libération ?

Et je n’ai vu aucun journaliste ou équipe de caméraman travaillant pour les grands médias occidentaux – certains sont venus à Alep, mais s’en sont retournés à Damas ou à Beyrouth, alors qu’ils auraient dû être présents à cet événement particulier. Les médias européens n’étaient pas visibles pour ce moment historique. Certes, certains ne reçoivent pas de visa, mais cela n’explique pas une telle absence.

Le monde a trop, beaucoup trop, d’articles sur la guerre et en accuse le journalisme, alors qu’il y a trop peu de reportages sur les conflits, les histoires humaines. Ils sont obsédés par les gouvernements et la violence et ignorent les points de vue des citoyens, des victimes et de ceux qui peuvent entraîner un changement bénéfique.

La libération d’Alep devrait être une bonne histoire, pile à Noël en plus, après une guerre qui a coûté tant de vies. Mais cette libération ne correspond pas au récit occidental de ce conflit, quelque chose que j’ai appris par moi-même, étant donnée la façon dont certains médias ont traité mon histoire, s’acharnant à me coller l’étiquette de « collaborateur de l’armée syrienne » et de « partisan du régime ».

Jusqu’à aujourd’hui, aucun des grands médias n’a montré le moindre intérêt pour la souffrance humaine, la destruction ou le bonheur dont j’ai été témoin.

De toute façon, je m’en fous. Je le savais déjà.

Ce qui importe le plus pour moi, c’est que j’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont exprimé leur gratitude pour le fait que j’ai fait un long chemin, de la Suède jusqu’à Alep, parce que je me souciais de la souffrance de leur peuple. Je me suis fait beaucoup de nouveaux amis pendant mes dix jours en Syrie.

C’était touchant au-delà des mots et très agréable, donc, que je puisse exprimer ce que j’ai ressenti à travers des images.

Plus jamais ça!

Oui, c’est une phrase usée, ce « plus jamais ça! », datant de la première et de la deuxième guerre mondiale, utilisée pour Hiroshima, le Burundi et le Rwanda, Srebrenica, Sarajevo. Mais n’oublions jamais Alep. Et que quelque chose comme ça ne se reproduise jamais!

C’est ma grande motivation à publier ces photos.

Et merci à vous, braves Syriens!

Et merci à ceux qui ont pris le temps de me raconter leur histoire. Merci à ceux qui ont traduit pour moi et pour ceux qui, ici et là, ont assuré ma protection dans les zones dangereuses.

Le moins que je puisse faire pour vous rembourser est de transmettre vos mots, vos émotions et mes impressions. Votre dignité au milieu de la souffrance et de l’injustice.

J’espère que les garçons sur la photo en en-tête auront un avenir dans Alep reconstruit. Tout le monde le mérite. Ils méritent de vivre dans la liberté et la paix et de bénéficier de la capacité productive d’Alep, l’une des plus grandes villes industrielles du Moyen-Orient et, autrefois, l’incarnation de l’histoire, de la culture et du développement.

Et nous devrions aider les citoyens d’Alep et de Syrie, peu importe ce que nous pouvons penser du gouvernement et de ses politiques.

La mission de paix de la FTF – partager et soutenir

La visite d’Alep à ce moment historique faisait partie d’une mission d’enquête sur le conflit et la paix, de dix jours, organisée par la Fondation transnationale pour la paix et la recherche future, à Lund en Suède, dont je suis le directeur.

Nous remercions ceux qui soutiennent la fondation dans son travail de paix, paix selon les normes de l’ONU, et qui ont rendu possible cette mission, la première depuis que la violence a éclaté en 2011 en Syrie. Dans la mesure où nous pouvons réunir les fonds, ce sera la première de nombreuses autres missions.

Par Jan Oberg – 29 decembre 2016 – Son blog

Pour admirer ce reportage photo, c’est ici

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

 

Lire la suite

2017, le grand basculement. Mis en ligne par le site "entrefilet" le 6 janvier 2017

16 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #Les média, #l'horreur économique, #Je suis Charlie?

2017, le grand basculement. Mis en ligne par le site "entrefilet" le 6 janvier 2017

2017, le grand basculement

06/01/2017 L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique. La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s'obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l'hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L'année du grand basculement ?

L’Empire en voie d’extinction
On voyait bien la bête pourrir sur pieds depuis quelques années mais le millésime 2016 aura été admirablement dévastateur pour l’Empire atlantiste. C’est l’année où tous les derniers joints de l’édifice ont pour ainsi dire pété en même temps.
Le Brexit; l’éviction du gang Clinton par le «déplorable» Trump; la montée irrésistible en Europe des partis souverainistes; la perte totale de crédibilité de la machine à enfumer merdiatique après la chute d’Alep, bref, autant de déculottées qui ont poussé toute la pègre ultralibérale de l’Empire dans les cordes.
Matrice et capitainerie du Système, les Etats-Unis en ont pris pour leur grade, nécessairement. De l’Ukraine à la Syrie en passant par la Lybie ou par l’Irak, toutes ses opérations de regime change ont foiré lamentablement.

Sans nous appesantir sur le désormais «failed state» ukrainien (1), la perte d’Alep en décembre dernier représente sans conteste le coup de grâce, l’humiliation ultime d’une machine à dévorer le monde qui va devoir s’habituer à bouffer de la compote à la paille désormais.
D’où la rage d’adolescent attardé manifestée par le pitoyable Obama dans les derniers jours de son pitoyable mandat.
Même ses provocations contre Poutine ou ses manœuvres pour savonner la planche à son successeur auront tourné au fiasco.
En expulsant 35 diplomates russes sur la base d’accusations fallacieuses par exemple, le POTUS espérait sans doute pouvoir encore jouer les gros bras dans une ultime passe d’armes intercontinentale. C’est raté. Le haussement d’épaule de Poutine (2) lui a renvoyé sa fanfaronnade en pleine tronche avec le claquement sec et terriblement humiliant d’une gifle diplomatique.

  1. constat est sans appel: Obama-le-pitre aura sans aucun doute possible été le pire POTUS depuis la Seconde guerre mondiale, c’est-à-dire le meilleur finalement. Il laisse en effet derrière lui un Empire en voie d’extinction, pour ainsi dire ruiné, que plus personne ne craint, et désormais guetté par une dislocation qui pourrait bien surprendre par sa rapidité.
    Merci à lui.
    On ajoutera à ce stade que cette dislocation pourrait prendre une forme inattendue dans la guerre qui oppose Trump à l'Etat profond US désormais. Sur MSNBC, un sénateur vient ainsi de menacer Trump, suggérant à mots à peine couverts que la CIA pourrait bien vouloir sa peau (3).

    Suicide merdiatique
    L’affaire d’Alep aura aussi permis à la volaille merdiatique d’achever son suicide en beauté.
    En près de 6 ans de tueries encadrées par les services secrets de moins en moins secrets de Washington, Riyad, Ankara, Londres, Tel-Aviv ou Paris (4), on croyait avoir tout vu, tout lu en matière de désinformation sur cette prétendue révolution syrienne et ses rebelles bisounours – notamment de la part d’une gauche française totalement ravagée par un crétinisme romantique effarant.
    Avec la prise d’Alep-est pourtant, les dernières bornes de la décence n’ont pas seulement été repoussées, elles ont été littéralement explosées dans une formidable crise d’hystérie merdiatique où les rumeurs les plus folles de massacres et même de viols collectifs par les troupes syriennes ont été présentées comme des faits avérés.
    C’était comme si au sein des rédactions occidentales – devenues officines du «Ministère de la vérité» de l'Empire depuis quelques années déjà (5) –, ont avait joué à qui aurait l’idée la plus délirante, la plus malsaine pour tenter de susciter encore la mobilisation et sauver la rébellion qu’on avait fantasmée.

Tout cela pour qu’à la fin, les seuls charniers découverts dans une Alep libérée soient ceux de civils torturés et massacrés par les rebelles bisounours qu’on avait tenté de faire passer durant 6 ans pour les dignes héritiers du Che (6).
Là encore: passé la colère aux moments cruciaux de la bataille, on s’est surpris à éprouver ensuite une certaine gêne face à l’ampleur des démentis que le réel infligeait coup pour coup aux délires d’une corporation merdiatique désormais réduite à un troupeau bêlant de petits militants hallucinés.

Le nouveau complot de Poutine
Mais comme on le sait le ridicule ne tue pas, hélas.
Et la plume encore puante de ses derniers mensonges orientaux, on a pu voir ensuite avec quelle dévotion hargneuse ledit troupeau s’est vite remis au garde-à-vous pour alimenter les nouvelles minutes de haine antirusse commanditées par l’éditeur-Système (7).
Ainsi, déjà accusé d'avoir en quelque sorte placé Trump à la Maison-Blanche, Vladimir Poutine est désormais soupçonné de vouloir organiser cette année encore une série de quasi coups d’Etat en Europe pour y placer, là aussi, des (es)-pions à lui lors des élections en Allemagne et en France notamment.

C'est le dernier complot cosmique mis au jour par nos rigoureux enquêteurs nourris au grain bio de la déontologie et de l’éthique des grandes écoles de journalisme officielles: Magic-Poutine s’apprêterait... à prendre le contrôle du monde-libre par extrêmes-droites interposées. Si si. (8)
Magic-Poutine version grand méchant de Comic Books: c'est du lourd, du massif, de l'indiscutable, et on a déclenché des guerres intergalactiques pour moins que ça.
Bêler d’effroi pour le compte de l’Empire est un travail harassant, à n’en pas douter.

L’UE en plein naufrage
Du côté de l’UE de Bruxelles, le naufrage se poursuit aussi sans encombre. La nausée des Européens est désormais telle que, à nouveau, tous les plumitifs du Système sont mobilisés (encore eux, les pauvres) pour sauver la succursale étasunienne.
Dans L’im-Monde du 21 décembre on pouvait ainsi lire en se pinçant le nez: «La Commission européenne n’a rien à voir avec la description technocratique qui en est faite (...) Jean-Claude Juncker (...) s’efforce de taxer les multinationales, de faire la chasse au paradis fiscaux et d’avoir une gestion politique – comprendre de gauche – des politiques budgétaires.» (9)
Ce que confirment pleinement d’ailleurs les révélations du Guardian du 4 janvier dernier (10), selon lesquels «Juncker aurait bloqué des réformes contre l’évasion fiscale».

Mais allez, on ne va pas chipoter comme disent nos amis belges. L’UE c’est chouette, c’est beau et ça sent bon puisque l’’im-Monde et ses clones vous le martèlent, et d’ailleurs tous les retraités grecs vous le confirmeront.
Reste que malgré les efforts déployés pour sauver l’image de l’UE, ça commence franchement à sentir le sapin pour le machin et nous, on aime bien..

Une fois n’est pas coutume, nous nous risquerons même au jeu des pronostics pour dire que 2017 aura sa tête, à l’UE de Bruxelles donc, avec une probable série d’xxExit qui seront sinon accomplis du moins franchement sur les rails avant la fin de l’année.
La perspective est tellement jouissive qu'on se laisserait presque aller à pousser pour l'occasion un petit «Jun-cker, blai-reau, le peuple aura ta peau»...
Patience.


En attendant un Trump à Paris
Pour boucler la boucle, on voulait encore souligner le spectacle lamentable donné par l'ennuyeuse petite troupe d'énarques en lice pour la Présidentielle française. Ce qui confirme d'ailleurs que le théâtre, plus c'est subventionné, plus c'est de la..., enfin plus c'est mauvais quoi.
En ce moment, la sitcom en est à la primaire de l’autre tête dite «de gauche» du Parti inique, pardon, unique, aux commandes, et nous voulions évoquer un peu la vacuité abyssale de la chose. Et puis nous y avons renoncé. Un coup de mou sans doute, non pas devant l’ampleur de la tâche, nous ne sommes pas si paresseux, mais devant son inutilité. Si vous en avez la force, il vous suffit en effet de vous infliger un JT de temps en temps pour être édifiés. Nous, on y arrive plus.
Alors pour faire court, nous nous risquerons là encore au jeu des pronostics en disant qu'il est bien possible, sinon probable, que les Français décident enfin de tirer la chasse sur cette caste d'énarques et autres enfumeurs néolibéro-progressistes en choisissant leur propre Trump, quel qu’il soit. «N’importe qui plutôt qu’un de ceux-là», nous paraît l’engagement citoyen le plus responsable et respectable qui soit par les temps qui courent.

Epilogue
L'Empire atlantiste est donc enfin entré dans la phase finale de son effondrement.
Les Etats-Unis dévissent et la succursale européenne se débat pour survivre aux secousses.

Partout les idéologues et les artisans du chaos sont désormais démasqués, conspués, et la machine merdiatique qui recouvrait leur sale petite mécanique d'un vertueux vernis est en panne.
Les temps sont tragiquement propices au changement.
2017 sera-elle l'année du grand basculement?
Tout est prêt.

Mis en ligne par entrefilets.com le 6 janvier 2017

1 La vérité sur l’Ukraine exposée au Parlement européen

2 Trump et d'autres saluent la décision «mûre» de Poutine de ne pas répondre aux sanctions américaines

3 Did Chuck Schumer Just Threaten Donald Trump?

4 Liste d’officiers de la coalition américaine capturés à Alep-Est

5 Goebbels peut aller se coucher

6 Alep: des charniers de civils découverts dans des quartiers libérés des combattants

7 Guy Verhofstadt: «Résistons à la guerre hybride que Poutine mène contre l’Occident»

8 Le Monde craint «la cyberguerre de Poutine» à l’approche de la présidentielle française

9 [Le Monde] Vous reprendrez bien un peu de propagande UE avec votre propagande Alep ?


10 Juncker aurait bloqué des réformes contre l’évasion fiscale, selon le «Guardian»

Lire la suite

Barack Obama, le marketing, & l’Empire (par John Pilger)

16 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Les transnationales, #Je suis Charlie?

Barack Obama, le marketing, & l’Empire (par John Pilger)

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/Obama-marketing-20170116-1728x800_c.jpg

Barack Obama, le marketing, & l’Empire (par John Pilger)

Barack Obama™, durant sa dernière année au pouvoir, a largué plus de 26 000 bombes sur 7 pays différents, et pourtant les médias « progressistes » et la gauche bien-pensante dans son ensemble pleurent douloureusement son départ, pour la seule raison qu’il avait l’air cool et classe en le faisant. Cela témoigne de l’emprise et de l’influence du marketing sur l’opinion publique, puisqu’en 2008, Barack Obama™, en tant que marque / produit, recevait le « prix marketing de l’année » pour sa campagne présidentielle, devançant Apple™ et Nike™.

Le monde est plus que jamais dirigé par une aristocratie de corporations et de superpuissances, dont la propagande publicitaire, omniprésente, joue sur les sentiments pour altérer la perception de la réalité. Ce type est un meurtrier. Comme la plupart des présidents.
Même s’il sourit et qu’il est noir.

 


 
Lire la suite

Communiqué : Manifestations anti-Trump en Europe et stratégie de guerre. Par le Comité No Guerra No Nato

16 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #l'Italie, #La Russie

Communiqué : Manifestations anti-Trump en Europe et stratégie de guerre

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/ob_51ff6a_no-guerra-no-nato-1728x800_c.jpg

Communiqué : Manifestations anti-Trump en Europe et stratégie de guerre

Le Comité No Guerra No Nato qui a lancé l’Appel pour la sortie de l’Italie hors de l’Otan (actuellement 25 000 signataires) a constitué une Coordination nationale (80 personnes) ; elle est signataire du communiqué suivant :

Florence , 14 janvier 2017

 

Le CNGNN (Comité No Guerra No Nato) considère que manifester en Europe, le 21 janvier, contre le nouvel élu président des Etats-Unis Donald Trump signifie de fait prêter main forte à l’administration Obama qui a transformé l’Europe en première ligne d’affrontement, y compris nucléaire, de l’Otan contre la Russie.

Trump se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération ordonnée par le président russe Poutine. Les « preuves » sont fournies par la CIA, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état.

Les stratèges néocons, artisans de la campagne, essaient de cette façon d’empêcher un possible changement de cap dans les relations des Etats-Unis avec la Russie, que l’administration Obama a ramenées à un niveau de guerre froide.

Le relâchement de la tension avec la Russie est redouté avant tout par les dirigeants Otan, qui ont pris de l’importance avec la nouvelle guerre froide, et par les groupes de pouvoir des pays de l’Est -en particulier Pologne, Ukraine et pays baltes- qui misent sur l’hostilité envers la Russie pour avoir un soutien militaire et économique croissant de la part de l’Otan et de l’UE.

Confirmé par le fait que, sur décision de l’administration Obama, est arrivée en Pologne le 12 janvier la brigade blindée étasunienne qui potentialise le déploiement de forces Otan sous commandement USA, forces italiennes incluses, en Europe orientale dans une escalade militaire toujours plus dangereuse contre la Russie.

Dans ce contexte, les manifestations anti-Trump du 21 janvier deviennent de fait fonctionnelles à cette stratégie de guerre.

Nous devons au contraire nous mobiliser encore plus pour libérer nos pays de la sujétion à l’égard des Etats-Unis, indépendamment de qui en soit président ; pour sortir de l’Otan, pour refouler les armes nucléaires étasuniennes hors de nos territoires nationaux.

Coordination nationale du Comité No Guerra No Nato

 Traduction Comaguer : Comité Comprendre et agir contre la guerre, Marseille

source: http://www.mondialisation.ca/communique-manifestations-anti-trump-en-europe-et-strategie-de-guerre/5568719

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/communique-manifestations-anti-trump-en-europe-et-strategie-de-guerre/#vd5bLsqQ5kxsIigg.99

Lire la suite

Fanny Ardant aux journalistes : "Vous êtes les laquais de l’Amérique" !!

16 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Les média

Fanny Ardant aux journalistes : "Vous êtes les laquais de l’Amérique" !!   

 

Le 13 janvier 2017

Invitée à l émission 28 mn sur Arte !!

 

 

Udo Ulfkotte, aujourd’hui décédé, aurait été content de l’entendre.

Lire la suite

Mort du célèbre journaliste d’investigation Udo Ulfkotte. Par Olivier Renault.

15 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #le nazisme

Lire la suite

Donbass: l'Ukraine développe une "guerre molle". Par Karine Bechet Golovko

15 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #Les média

samedi 14 janvier 2017

Donbass: l'Ukraine développe une "guerre molle"

 
Maison à Kominternovo après les tirs de l'armée ukrainienne
 
 
L'armée ukrainienne n'est pas actuellement apte à remporter d'importants affrontements directs, comme l'a démontré sa dernière tentative vers Debaltsevo. Par ailleurs, sa position est "inconfortable" à certains endroits de la ligne de front. Afin de renforcer ses positions, elle a développé une nouvelle technique, celle que l'on pourrait appeler la guerre molle. Il s'agit de gagner quelques mètres ici, un kilomètre par là, stabiliser une nouvelle ligne de front qui lui permette d'avoir, à moyen ou long terme, un point de départ plus fort pour une offensive de grande ampleur.
 
 
Ces derniers temps, malgré le cessez-le-feu du 24 décembre qui, selon le dirigeant de la République de Donetsk, Zakharchenko, n'a été respecté que 2 jours par l'armée ukrainienne, les combats s'intensifient.
 
L'artillerie reprend du service depuis le réveillon de Noel orthodoxe, le 6 janvier:
« Dans l'espace des dernières 24 heures, les forces de sécurité ukrainiennes ont violé le cessez-le-feu 253 fois. En cela, l'ennemi a tiré contre la république 28 projectiles de calibres 122 et 152 mm, 69 obus de calibres 82 et 120 mm, ainsi que 90 munitions de divers types de lance-grenades. De même, des véhicules blindés et des armes d'infanterie ont été utilisées ».
Les nouvelles dans l'ensemble sont mauvaises. En une semaine, l'on compte 1500 tirs de mortiers et d'obus. L'armée ukrainienne renforce ses positions, fait venir des tireurs d'élite, rappelle les bataillons punitifs, augmente sa force de feu avec les tanks et les blindés. Les résultats sont évidents: les civils sont les cibles. 
 
A Débaltsevo, 500 maisons se sont retrouvées sans électricité suite aux tirs incessants de l'armée ukrainienne dans la nuit du 12 au 13 janvier qui ont touché la ligne électrique. Dans le village de Kalinovo, ce sont 900 abonnés qui sont sans électricité parce que l'armée a bombardé toute la nuit du 13 au 14 janvier. Deux maisons ont été détruites et une personne est décédée à Irmino lorsqu'un obus est tombé sur sa maison. Dans le village de Kominternovo, une maison a brûlé cette nuit suite aux tirs de l'armée ukrainienne.
 
L'armée met quasiment toute la ligne de front sous pression, même les anciennes zones de combat, comme l'aéroport de Donetsk ou Gorlovka. D'une manière générale, l'armée attaque des petites zones, cherche à renforcer ses positions. Selon les experts militaires ukrainiens:
Faire la guerre maintenant, ce n'est plus attaquer Donetsk. Faire la guerre, c'est éliminer les dangers pour notre armée sur tous les points du front où l'ennemi est encastré dans nos défense. Ce qui concerne Popasnaya, Svetlodarsk, Gorlovka, Adeevka, Marinka, Peskov, Dokutchaevsk, Vodianovo, Chirokino ... Pour cela, il faut préparer l'armée à de réels combats locaux, qui se conduisent dans les forêts et sur les hauteurs. Et cela va durer encore de nombreuses années. 
Avec cette technique, l'armée ukrainienne a déjà réussi à déplacer à son avantage la ligne de front dans cette zone, qui est la zone neutre entre les deux camps, revendiquant certains villages par exemple ou certaines zones industrielles. C'est aussi une guerre d'usure. De cette manière, elle peut préparer à terme une offensive de plus grande ampleur.
 
Lire la suite

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine. Par Bruno Guigue

11 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #Ukraine, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère.

Pour justifier l'ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l'affabulation et un manque évident d'imagination. Les dirigeants US n'oublient jamais d'inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n'est pas que Washington fasse preuve d'une telle répétition dans son répertoire, c'est plutôt qu'on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d'eux-mêmes. L'analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d'école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l'opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

A l'époque, la presse occidentale reprend mot pour mot la version officielle, accréditant la thèse d'une agression des forces communistes nord-vietnamiennes qui seraient donc responsables de l'escalade militaire. Pourtant, cette narration de l'incident est totalement fictive. Elle a été fabriquée de A à Z. En réalité, aucune attaque n'a eu lieu. Le « Maddox » était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes et non dans les eaux internationales. Il a bien tiré 350 obus, mais dans le vide, contre un ennemi parfaitement imaginaire, pour faire croire à une attaque. Mais peu importe. Il fallait démontrer l'agressivité criminelle du camp adverse, lui faire porter la responsabilité d'une guerre totale. Elle fera trois millions de morts, et les USA la perdront.

Deuxième cas d'école, la guerre contre l'Irak. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 fournissent à l'administration Bush un prétexte idéal pour lancer une vaste offensive au Moyen-Orient. Elle passe d'abord par la destruction du régime taliban en Afghanistan (pourtant installé avec la bénédiction de Washington), puis par l'attaque contre l'Irak de Saddam Hussein (mars 2003). Privée de toute légitimité internationale, cette agression militaire contre un Etat qui ne menace personne se prévaut, officiellement, d'un double « casus belli ». Bagdad détiendrait des armes de destruction massive représentant un danger mortel pour la sécurité collective, et le régime baasiste fournirait une aide logistique à l'organisation terroriste Al-Qaida.

Comme pour l'incident du Golfe du Tonkin, cette double accusation est une monstrueuse affabulation. On eut beau faire semblant de les chercher, on n'a trouvé aucune arme de destruction massive en Irak, ni aucune connivence entre le régime irakien et l'organisation terroriste fondée par Ben Laden. En revanche, l'implication des services secrets américains et saoudiens dans les attentats du 9/11 est un secret de polichinelle. La version officielle permet donc d'occulter cette responsabilité (qui reste obscure dans ses détails) en se livrant à une inversion accusatoire. Pour justifier la liquidation d'un Etat qui s'oppose à ses ambitions, Washington l'accuse de ses propres turpitudes. Habituée à avaler des couleuvres, la presse occidentale reproduira servilement l'argumentaire contre Bagdad.

Troisième cas d'école, la Syrie. A partir du printemps 2011, une contestation minoritaire et encouragée de l'extérieur, sur le modèle préfabriqué des « révolutions arabes », réclame la destitution du président syrien. Des provocations et des attentats créent un climat de guerre civile, aggravé par l'aide massive que fournissent à la rébellion armée les puissances occidentales et les pétromonarchies du Golfe. Refroidi par les fiascos afghan et irakien, Washington préfère intervenir contre Damas en utilisant des « proxys », des organisations de mercenaires. Mais une partie de l'establishment, acharnée, veut provoquer la chute de Bachar Al-Assad en persuadant Barack Obama d'infliger des frappes aériennes aux forces syriennes.

Pour justifier cette intervention, il faut évidemment un prétexte. On va vite le trouver ! Par l'horreur qu'il inspire, l'usage de l'arme chimique contre des populations civiles constitue le motif idéal. Le 21 août 2013, des images d'enfants gazés dans la banlieue de Damas font le tour du monde. Faute de preuves, les enquêteurs de l'ONU ne désignent aucun coupable. Une étude menée par le prestigieux MIT révélera que cette attaque ne pouvait provenir que des zones rebelles. Mais c'est trop tard. La machine à mensonges tourne à plein régime. Accréditée par Washington, avalisée par ses alliés, la version officielle est reprise par la presse et les ONG subventionnées. Elle devient « la vérité » sur le conflit syrien, le prétexte de l'ingérence étrangère et le faux-nez du néo-colonialisme.

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère. Lyndon Johnson invente des vedettes-lance-torpilles, Colin Powell brandit sa fiole de jus de pomme à l'ONU, Barack Obama désigne le coupable d'une attaque chimique organisée par ses protégés. Tout est bon pour édifier le bon peuple.

La formule-clé de cette politique, c'est « mensonge, fausse bannière et vidéos ». Le mensonge est l'élément générateur de la guerre impérialiste, sa matière première, son carburant. La fausse bannière (« false flag ») est son mode opératoire préféré, car il autorise l'inversion accusatoire, l'imputation de ses propres crimes à l'adversaire qu'on veut abattre. Les vidéos, enfin, sont l'instrument de communication qui donne corps à la fable fondatrice. Avec la force persuasive de l'image, avec ses effets de réel, elles permettent de substituer une post-vérité construite à la simple véracité des faits. Ce n'est pas un hasard si le Pentagone a dépensé 500 millions de dollars pour fabriquer de fausses vidéos djihadistes, et si les Casques Blancs, en Syrie, montaient leurs vidéos dans des décors de cinéma.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>