Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

Sept territoires perdus par la Russie

2 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La Russie

Sept territoires perdus par la Russie

Contribution à la compréhension du concept de «Monde Russe»,  ce texte a été publié le 24 juin 2015 sur le blogue russophone «no globalism». Il est introduit par le commentaire suivant : Si l’on ne prend pas en compte la chute de l’Empire de Russie et le démembrement de l’URSS, la perte territoriale la plus célèbre, encourue par la Russie, et qui fut également la plus importante, est celle de l’Alaska. Mais notre pays a perdu d’autres territoires. Nous nous en souviendrons brièvement ici.
TP1
1.Le Littoral Sud de la Caspienne (1723-1732)
Grâce à sa victoire sur les Suédois, Pierre Ier perça une «fenêtre sur l’Europe». Il entreprit par ailleurs d’en percer une autre vers l’Inde. En 1722-1723, il entama à cette fin une randonnée dans la Perse, ravagée par les guerres intestines. Le fruit de cette randonnée consista en ce que tout le littoral méridional et occidental de la Mer Caspienne se retrouva sous la domination de la Russie. Mais la Transcaucasie, ce ne sont pas les Pays baltes ; la conquête de ces territoires s’avéra beaucoup plus facile que celle des possessions baltes de la Suède, par contre s’y maintenir fut beaucoup plus difficile. L’armée russe frappée par les épidémies et harcelée par les montagnards, perdit la moitié de ses effectifs. Exténuée par les guerres et les réformes de Pierre, la Russie fut incapable de payer le prix d’une acquisition aussi coûteuse, et en 1732, ces territoires furent repris par la Perse.

TP2
2.Prusse Orientale ((1758-1762)
En résultat de la Seconde Guerre Mondiale, une partie de la Prusse Orientale et Koenigsberg revinrent à la l’URSS. Il s’agit aujourd’hui de Kaliningrad et de l’oblast qui porte le même nom. Mais jadis il fut un temps où déjà ces terres firent partie de la Russie. En 1758, alors que sévissait la Guerre de Sept ans (1756-1763), l’armée de Russie occupa Koenigsberg et l’entièreté de la Prusse Orientale. Un oukase de l’Impératrice Élisabeth fit de la région un gouvernorat général, et les membres de la population prussienne prêtèrent serment en qualité de sujets russes. Le célèbre philosophe Emmanuel Kant fut sujet de Russie. On conserve une lettre dans laquelle le fidèle sujet de la couronne de Russie, Emmanuel Kant sollicite de la part de l’Impératrice Élisabeth Petrovna la charge de professeur ordinaire. Le décès inopiné d’Élisabeth Petrovna en 1761 changea le cours des choses. Le trône de Russie fut occupé par Pierre III, dont les sympathie envers la Prusse et son Roi Friedrich étaient bien connues. Il remit à la Prusse toutes les conquêtes opérées par la Russie au cours de cette guerre, et retourna les armes contre ses alliés. Catherine II, qui renversa Pierre III, fit montre de tout autant de sympathie envers Friedrich, confirmant les accords de paix et en particulier, la restitution de la Prusse Orientale.

TP3
3.En Méditerranée : Malte (1798-1800) et les Îles Ioniennes (1800-1807)
En 1798, en chemin vers l’Égypte, Napoléon mis à sac l’Île de Malte, sur laquelle régnait l’Ordre des Chevaliers hospitaliers, fondé dès l’époque des croisades. Se relevant de la dévastation, les chevaliers élurent l’Empereur de Russie Paul Ier en qualité de Grand Maître de l’Ordre. Le blason de l’Ordre fut intégré aux armoiries de l’État de Russie. Ce fut le seul signe extérieur signifiant que l’île se trouvait sous la souveraineté de la Russie. En 1800, les Anglais prirent Malte. A la différence de la domination plutôt formelle de l’Île de Malte, le pouvoir de la Russie s’exerça de façon nettement plus réelle sur les Îles Ioniennes, toutes proches des côtes grecques. En 1800, l’escadre russo-turque, sous le commandement de l’Amiral Ouchakov conquit l’Île de Corfou, fortifiée par les Français. On fonda la République des Sept Îles, officiellement sous protectorat turc, mais en réalité sous administration russe. Lors de la Paix de Tilsit, signée en 1807, l’Empereur Alexandre Ier céda secrètement les îles à Napoléon.

TP4
4.La Roumanie (1807-1812, 1828-1834)
Ce fut en 1807 que, pour la première fois, la Roumanie, ou plus précisément les deux royaumes distincts de Moldavie et de Valachie, passèrent sous la souveraineté de la Russie, pendant l’épisode 1806-1812 des guerres russo-turques. La population des deux royaumes prêta serment de fidélité à l’empereur, et tous ces territoires furent administrés par la Russie. Mais en 1812, l’invasion de Napoléon obligea la Russie à conclure à la hâte un traité de paix avec la Turquie, et dans ce contexte, au lieu des deux royaumes, elle dû se satisfaire de la seule Bessarabie (aujourd’hui appelée Moldavie), partie orientale du Royaume de Moldavie.
Le pouvoir de la Russie fut de nouveau établi sur les deux royaumes au cours de la guerre russo-turque de 1828-1829. Une fois la guerre terminée, les troupes furent maintenues dans ces territoires et les deux royaumes furent à nouveau administrés par la Russie. De plus, Nicolas Ier, alors qu’il éteignait à l’intérieur de la Russie même toute velléité d’accéder à certaines formes de liberté, décida d’octroyer une constitution à ses nouveaux territoires. Il est vrai qu’elle porta l’appellation de «règlement organique» ; pour Nicolas Ier, le terme même de constitution revêtait un caractère par trop «séditieux». La Russie aurait volontiers transformé la Moldavie et la Valachie sur lesquelles elle exerçait son pouvoir, de jure. Mais sur le plan concret, l’Angleterre, la France et l’Autriche l’en empêchèrent et en 1834, l’armée russe se retira de ces territoires. Finalement, la Russie perdit toute influence sur les deux royaumes après sa défaite lors de la guerre de Crimée.

TP5
5.Kars (1877-1918)
En 1877, au cours de l’épisode 1877-1878 de la guerre russo-turque, Kars fut prise par l’armée de Russie. Lors du Traité de San Stefano, Kars et Batoumi, entre autres, revinrent à la Russie. De nombreux colons russes vinrent s’établir dans l’oblast de Kars. La construction de la ville fut mise en œuvre selon des plans élaborés par les architectes russes. De nos jours encore, avec ses rues au tracé strictement parallèle  et perpendiculaire, ses bâtiments caractéristiques de la Russie de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, Kars contraste nettement avec l’urbanisme chaotique des villes turques environnantes. Kars rappelle très fort les anciennes villes de Russie. Par le Traité de Brest-Litovsk, les bolcheviques cédèrent Kars à la Turquie.

TP6
6.La Mandchourie (1896-1920)
En 1896, la Chine octroya à la Russie le droit de construire un chemin de fer à travers la Mandchourie, afin de relier la Sibérie et Vladivostok : la voie ferrée chinoise/orientale. Les Russes reçurent le droit d’affermer une bande de territoire de chaque côté de cette voie ferrée. De façon concrète, la construction de cette ligne fit de la Mandchourie un territoire dépendant de la Russie, sous administration russe, occupée par l’armée russe, surveillée par la police russe, la justice étant aux mains de tribunaux russes. Dès lors, les colons russes y accoururent. Le gouvernement de Russie commença à examiner un projet consistant à intégrer la Mandchourie au sein de l’Empire, sous l’appellation de « Russie-jaune ». Suite à la défaite de la Russie lors de la guerre russo-japonaise, le Sud de la Mandchourie passa dans la sphère d’influence du Japon, et après la révolution, l’influence russe en Mandchourie se mit à décroître. Finalement, en 1920, les troupes chinoises occupèrent les établissements russes, y compris Harbin, et la voie ferrée, mettant ainsi un terme au projet de « Russie jaune ».

TP7
7.Port-Arthur, la soviétique. (1945-1955)
En raison de l’héroïque défense de Port-Arthur, beaucoup de gens se souviennent que cette ville fit partie de l’Empire de Russie jusqu’à la défaite de celui-ci lors de la guerre russo-japonaise. Mais le fait que Port-Arthur fit, un temps, partie de l’URSS est beaucoup moins connu. En 1945, après la défaite de l’armée japonaise du Guandong, un accord signé avec la Chine rendit Port-Arthur à l’Union Soviétique pour trente ans, en qualité de base navale. En 1952, l’URSS et la République Populaire de Chine s’entendirent pour remettre la ville à cette dernière. Et à la demande de la partie chinoise, compte tenu de la tension qui caractérisait la situation internationale autour de la guerre de Corée, les forces armées soviétiques continuèrent à occuper Port-Arthur jusqu’en 1955.

Les sept illustrations proviennent de l’article original, accessible ci-dessous.
Source.

Lire la suite

Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message

30 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme

Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message
Lire la suite

Starikov. Diviser et dresser les uns contre les autres, pour régner.

30 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE

Starikov. Diviser et dresser les uns contre les autres, pour régner.

 

Texte publié par Nikolaï Starikov sur son blog le , et repris sur le site du Club d’Izborsk. Starikov excelle à jongler avec la géopolitique, l’histoire de la Russie et les événement contemporains. Il met en œuvre ici deux éléments clés de ce début de XXIe siècle : la conviction qu’ont les Russes de l’existence dans le chef de leurs adversaires d’une volonté de démanteler la Russie, et la description de la tactique systématiquement mise en œuvre par ces derniers.
diviser
«Diviser pour régner» disait le vieil adage romain. Et Rome agit de la sorte, subjuguant les peuples pour installer et maintenir son pouvoir. La technologie de la domination des Anglo-saxons se base sur ces mêmes règles.Nos «partenaires» empruntèrent à Rome non seulement son droit et ses valeurs culturelles, mais également les principes sur base desquels elle menait son combat géopolitique.
Et ils utilisent encore les mêmes principes de nos jours. En analysant la situation actuelle, nous pouvons apprendre beaucoup et comprendre les méthodes d’action de nos opposants. Les Romains aimaient s’exprimer de façon concise. «Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu», voilà l’aphorisme  condensant la pensée du grand César. Rien à ajouter, rien à retirer. Toutefois, en ce qui concerne la règle «Diviser pour Régner», de toute évidence, nous devons rajouter un stade supplémentaire. Diviser et dresser les uns contre les autres pour régner. Ainsi ce concept acquiert sa forme définitive.
L’histoire offre de nombreux exemples dans lesquels cette tactique fut mise en œuvre. C’est le cas du tableau de l’assujettissement de l’Inde par les Anglais, alors qu’ils dressèrent sans cesse les rajas les uns contre les autres, pour finalement les écraser tous. Les scènes de la capture et de l’extermination des Indiens d’Amérique nous sont mieux connues. Les Anglo-saxons concluaient des alliances avec certaines tribus, contre d’autres. Et après une victoire, ils inoculaient la variole à leurs alliés de la veille.
Mais ces exemples se sont déroulés loin de notre pays. Examinons maintenant notre propre histoire. L’Empire de Russie, immense, puissant. Donc, très dangereux pour nos concurrents. La Finlande fut progressivement intégrée à la Russie. La première étape fut la Paix de Nystadt, conclue en 1721 avec la Suède. L’Estonie, qui faisait partie de la Finlande, et la Lettonie, qui était à la Suède, furent achetées pour quelques millions de thallers-or. Une partie supplémentaire de la Finlande revint à la Russie sous Élisabeth Petrovna, et finalement, le territoire de la Finlande fut «rassemblé» au sein de l’Empire de Russie sous Alexandre Ier. Ce qui fut caractéristique, c’est que toutes ces acquisitions ne furent réalisées ni par des conquêtes, ni par des occupations, mais à travers des négociations avec la Suède. Leur légalité ne fut contestée par personne.
Pour ce qui est du droit international, la Finlande devint régulièrement partie de l’Empire de Russie. Elle disposait de son propre parlement, alors que la Russie elle-même n’en avait pas encore, ainsi que sa propre unité monétaire sa police et ses douanes. Lors du voyage de Petersbourg à la Finlande, dont la limite se trouvait à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, il fallait passer la douane, tout en restant dans les limites de l’Empire de Russie. Ce statut particulier de la Finlande fut une aubaine pour les révolutionnaires qui commettaient leurs attentats dans la capitale et s’enfuyaient ensuite rapidement chez les Finlandais. Et le pouvoir impérial ne put rien y faire, jusqu’à la révolution et sa propre chute.
Aucun soulèvement contre le «sanguinaire régime tsariste» n’eut jamais lieu en Finlande. Pourquoi donc ? Parce que la situation convenait parfaitement aux Finlandais. Jamais ils n’avaient eu leur propre État, et ils n’en réclamaient pas particulièrement un.
Mais en février 1917, les traîtres de l’intérieur, avec le soutien de l’Entente, se mirent à désorganiser la Russie. Et lors de l’étape suivante, en  octobre, Lénine reconnu la séparation de la Finlande. De quoi s’agissait-il ? D’un pays uni au sein duquel on n’avait jamais entendu parler d’opposition entre Finlandais et Russes. Tout comme il n’y en eut pas entre Russes et entre Finlandais au cours des siècles précédents. Il fallait détruire l’État, il fallait le diviser, alors que la guerre civile venait de commencer, et qu’en Russie, des Russes tuaient des Russes, et juste à côté dans la Finlande «indépendante», des Finlandais tuaient des Finlandais.
Vint ensuite l’étape suivante, les uns dressés contre les autres. En Russie, les rouges vainquirent, en Finlande, les blancs. Voilà le conflit. Alors qu’il n’y en eut jamais. L’Entente arma la Finlande, qui ne disposait pas d’armée tout simplement parce qu’il n’y avait pas de Finlande. Les Anglais utilisèrent leur territoire pendant la guerre civile en Russie, afin d’attaquer Kronstadt et la flotte. Les premiers bombardements de Piter dans ses limites actuelles sont à porter au compte de pilotes britanniques, et non allemands ; ils datent de la période de la guerre civile.
Le résultat se traduisit par de la méfiance et de la haine, par la division, là où il n’y en eut jamais. Et cela demeure aujourd’hui encore. En 1939 débuta la guerre russo-finlandaise, qui se répéta au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quand existait un Empire de Russie, les Russes et les Finlandais ne pouvaient combattre les uns contre les autres ; ils n’avaient aucun motif d’entrer en conflit.
Voilà la méthode des Anglo-saxons. Ils commencent par diviser un pays en morceaux. Ensuite ils suscitent un conflit, apportant leur soutient à une des parties (la plus petite et la plus faible) dans sa lutte contre l’autre. Dresser l’une contre l’autre dans un conflit militaire les parties d’un pays unifié, les affaiblir toutes les deux et ensuite soumettre tout le pays à sa mainmise ; voilà la méthode.
Ayant compris cela, nous pouvons examiner son application dans le cadre de la situation en Ukraine. En 1991, et auparavant, l’Occident soutenait tous ceux qui contribuaient à déchirer l’Union. Ayant recours à la propagande, à la falsification de l’histoire, à la prise du pouvoir par des marionnettes à sa solde, il voulait provoquer un conflit entre la Russie et l’Ukraine. Un tel conflit n’avait jamais eu lieu au cours de l’histoire puisqu’il s’agissait de deux parties d’un seul peuple, d’un seul pays. Dans l’histoire de tous les pays européens, des confrontations les opposèrent les uns aux autres au cours du Moyen-Age, mais cela n’interféra ni d’une manière ni d’une autre dans la création de l’Union européenne. Mais pour l’Ukraine, on est allé rechercher d’antiques griefs mutuels et on les a enflés par tous les moyens afin de créer l’illusion d’une hostilité «séculaire» avec la Russie. Au moment jugé opportun par l’Occident, on entama le conflit armé au Donbass, en vue d’exciter l’une contre l’autre Russie et Ukraine, et de les attirer dans une guerre.
La méthode consistant à diviser et ensuite dresser les parties les unes contre les autres, est universelle et elle fait l’objet d’un usage continuel. Le but est de morceler  sans cesse. On a dressé l’Ukraine et la Russie l’une contre l’autre. Le plan initial n’a-t-il pu être mené à terme ? Qu’à cela ne tienne, nous essaierons de morceler la Russie. «Il faut cesser de nourrir le Caucase !», «Plus de transfert d’impôts et d’accises de Sibérie au profit de Moscou !», «La Sibérie appartient au monde entier !», «Liberté pour l’Ingrie et la Carélie !», «L’Oural peut vivre comme la France, il lui suffit d’imprimer ses francs !», «Saint-Pétersbourg peut devenir une ville franche !», etc… L’important n’est pas ce qu’on détache; le Caucase de Moscou ou Moscou du Caucase, l’essentiel est d’appliquer la «devise de Rome».
Je souhaite souligner un point. La place de ceux qui prônent la division de la Russie, c’est… en prison. Pourquoi demeurent-ils libres ? Pour moi cela reste une énigme. Très peu nombreux sont ceux qui veulent détacher la Sibérie et la Carélie de la Russie. Ils sont une quinzaine, pas plus.
Un seul procès exemplaire, accompagné de l’emprisonnement de deux ou trois des mutins sera suffisant pour que les autres soit, mettent un terme à leurs activités (s’ils se sont trompés, en toute bonne foi), soit s’exilent à Londres et les y poursuivent (s’il s’agit de scélérats rémunérés). Il faut prendre tous ces «régionalistes» très au sérieux. Ils s’intègrent à la première étape de la méthode des Anglo-saxons, l’étape qui se termine toujours par la guerre. Même là où il est impossible de se l’imaginer. Qui pouvait imaginer une guerre au Donbass voici deux ans ?
Mais ce n’est pas encore tout.
La défense seule ne permet pas de gagner la guerre. L’attaque est nécessaire.
C’est pourquoi, après avoir mis au frais ceux qui veulent enlever la Sibérie, le Caucase ou Piter de la Russie, nous devons intervenir sur la scène internationale en faveur du droit des nations à l’autodétermination. Nous supportons le Québec libre (à la suite de Charles De Gaulle), nous sommes en faveur de la Californie libre.
Quant la nécessaire réunion de l’Irlande du Nord avec l’Irlande, elle est tellement évidente, qu’il n’y a rien à ajouter ni à discuter.
Source.

Lire la suite

L’UE n’a pas d’argent pour la Grèce, mais a 11 milliards d’Euros pour un pays non membre, l’Ukraine. Victoria Nuland avait eu raison, « F**K the EU »

29 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La finance dérégulée, #La Russie, #AMERIQUE

L’UE n’a pas d’argent pour la Grèce, mais a 11 milliards d’Euros pour un pays non membre, l’Ukraine. Victoria Nuland avait eu raison, « F**K the EU »

L’UE n’a pas d’argent pour la Grèce, mais a 11 milliards d’Euros pour un pays non membre, l’Ukraine. Victoria Nuland avait eu raison, « F**K the EU »

4

Alors que l’UE est inflexible vis-à-vis d’un état membre, la Grèce, les contribuables européens sont contraints de soutenir le gouvernement illégal de Kiev avec des prêts de plusieurs milliards d’euros.

Alors que la Grèce demande un accord avec l’Europe et que l’Union européenne, la bave aux lèvres, impose encore plus d’austérité paralysante à un autre de ses membres… Bruxelles n’a aucun problème pour distribuer des milliards pour un état non membre, l’Ukraine.

Le plus drôle, c’est que la Grèce, l’Espagne, le Portugal et d’autres pays touchés par l’économie de la Troïka de l’UE devront débourser pour les néo-nazis ukrainiens.

Imaginez si les milliards généreusement octroyés par une UE corrompue à une Ukraine encore plus corrompue, étaient plutôt utilisés pour stimuler la croissance dans une Europe appauvrie.

Via Russia Insider…

Le document rendu public par la Commission européenne intitulé: « Paquet de soutien pour l’Ukraine » est un document des plus intéressants et troublant à la fois. Il détaille les propositions visant à fournir une somme de 11 milliards d’euros à l’Ukraine dans les prochaines années. Oui, vous avez bien lu-11 milliards. Alors maintenant, nous savons pourquoi il n’y a plus d’argent pour la Grèce… je me posais la question à ce sujet.

Voici les détails :

  • € 3 milliards du budget de l’UE dans les années à venir, € 1,6 milliards en prêts d’aide macro financière (MFA) et un programme d’aide de subventions de € 1,4 milliards ;
  • Jusqu’à € 8 milliards provenant de la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la Reconstruction et le développement ;
  • € 3,5 milliards potentiels à effet levier obtenus par le biais de la Facilité d’Investissement de Voisinage ;
  • Mise en place d’une plate-forme de coordination des donateurs ;
  • Application à titre provisoire de la Zone de Libre-échange Complète et Approfondie à la signature de l’accord d’Association et, si besoin, par le pré-approvisionnement autonome des mesures commerciales ;
  • Organisation d’un Forum/groupe d’investissement de haut niveau ;
  • Modernisation du système de Transit du gaz en Ukraine et travail sur les flux inverses, notamment par le biais de Slovaquie ;
  • Accélération du Plan d’Action de libéralisation des Visas dans le cadre établi ;
  • Offre d’un partenariat pour la mobilité ;
  • Assistance technique sur un certain nombre de domaines, des réformes constitutionnelles aux réformes judiciaires et les préparations d’élections.

L’Ukraine a besoin d’aide humanitaire — ne vous méprenez pas – mais la guerre doit cesser.

Récapitulons sur comment cela a commencé, pour ceux qui ne sont pas si familiers avec la crise ukrainienne. Le Président démocratiquement élu de l’Ukraine, Ianoukovitch, a été évincé en 2014, et un gouvernement « illégitime » a pris le pouvoir par la force, avec l’aide de diverses organisations fascistes. Le nouveau gouvernement aussi contenait des éléments fascistes et a commencé à propager une rhétorique antirusse. Des dispositions ont été prises pour éradiquer la culture et la langue russe –provoquant naturellement la colère des plus de 8 millions de russophones qui composent la population – mais qui se considéraient également ukrainiens. En particulier, cela a provoqué un soulèvement en Crimée, qui a conduit à sa demande de rejoindre la Fédération de Russie. Donc ce que nous avons maintenant, c’est une guerre menée par le gouvernement ukrainien contre son propre peuple, financée par l’UE. Et c’est la guerre et le gouvernement corrompu que nous soutenons en tant que membres de l’UE – bien que l’Ukraine elle-même ne soit pas membre de l’Union européenne. Je ne souscris pas à cela.

Références:

http://russia-insider.com/en/no-facts-eu-just-opinion/5923

Traduction Avic – Réseau International

Source : http://redpilltimes.com/eu-has-no-money-for-greece-but-does-have-11-billion-euros-for-non-member-state-ukraine-victoria-nuland-was-right-fk-the-eu/

Lire la suite

Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Terrorisme, #le nazisme, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La finance dérégulée

Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

Svetlana Kissileva est une femme qui cultive la mémoire du passé pour mieux comprendre le présent et pour mieux travailler le futur. La mémoire des morts et de nos anciens sont des éléments importants pour elle. En effet, une société qui ne cultive pas la mémoire de ses anciens n’est pas capable de protéger ses enfants. Cette tradition envers la mémoire se retrouve actuellement chez les populations russes et slaves. Il est question de l’Histoire et de la dignité humaine. Svetlana Kissileva est une personne discrète qui a une force en elle. Avec l’abominable guerre en Ukraine, Svetlana Kissileva est devenue une figure importante de la résistance contre la destruction de l’Ukraine. Le conflit en Ukraine est très mal expliqué par nos médias. Nos médias dans le monde occidental parle peu de la situation en Ukraine. Les informations sont souvent désinformées. Dans un entretien Svetlana Kissileva, « la résistante au grand cœur », comme du temps de la Grande guerre patriotique, répond à nos questions.

Le 9 mai, célébration importante de la victoire de la Grande guerre patriotique. Svetlana Kissileva s’est rendue dans le Donbass. Pourquoi s’était important d’être ce 9 mai à Saur Mogila ?

Pourquoi à Saur Mogila ? Tout d’abord, le 9 mai est une fête extrêmement importante pour tous les Russes ou plutôt je dirais pour l’ensemble des peuples de l’ex-Union soviétique ou du moins pour ceux qui n’ont pas perdu leur mémoire collective. (Les Européens ne peuvent pas comprendre l’importance de cette fête sans avoir vécu ce rituel en Russie où les enfants distribuent des fleurs aux anciens soldats à l’heure où les instances européennes sont en train d’effacer l’Histoire des peuples européens). L’Union soviétique a gagné la Seconde Guerre Mondiale au prix d’énormes sacrifices et il n’y a pas une seule famille chez nous qui n’ait pas perdu un proche.

Depuis les événements dans le Donbass et l’élan de patriotisme que cela a provoqué chez les Russes, cette cérémonie est devenue encore plus importante à mes yeux. Et compte tenu du contexte politique il a été impensable pour moi de rester le jour du 70e anniversaire de la Victoire en France où, comme je le savais, il n’allait rien se passer. J’avais envie d’une grande fête avec les miens.

J’ai donc décidé d’aller dans le Donbass où les festivités allaient être organisées avec ampleur malgré les violations de la trêve par l’armée ukrainienne. Notamment à Saur Mogila qui est un lieu doublement sacré. C’est le symbole de l’héroïsme des soldats soviétiques pendant la Grande guerre patriotique et de la résistance du Donbass insoumis.

Cette année, une opération commémorative a été lancée par la Russie intitulée, “Le régiment immortel”, où les gens devait défiler avec les portraits des membres de leur famille ayant combattu le nazisme.

Mon grand-père a péri en Pologne et nous n’avons jamais eu l’occasion d’aller sur sa tombe. J’ai donc voulu amener son portait à Saur Mogila et lui rendre hommage en le déposant sur ce lieu couvert de gloire ou reposent les héros des temps passés et présents.

Votre grand-père était un soldat de l’Armée rouge ? Expliquez !

Mon grand-père a été en effet capitaine de l’Armée rouge. Du temps de sa vie civile il était comptable dans une usine d’automobiles dans ma ville natale qui est Zaporojié. Son histoire est en fait plus complexe. Sa mère a été victime d’une fausse accusation suite à une délation de ses voisins qui voulaient récupérer sa chambre dans un appartement partagé. Ces voisins ont accusé sa mère d’être en désaccord avec la politique de Staline. Elle a donc fait de la prison. Lorsque la guerre a éclaté et qu’il a fallu défendre la patrie, mon grand-père a tenu sous silence cette histoire pour pouvoir être pris dans l’armée afin de combattre l’ennemi. Au lieu de se retrancher dans les lignes arrières, il a décidé de mener le combat. Ce qui lui a coûté la vie. Il aurait pu rester en vie. En préférant accomplir son devoir il est décédé 4 mois seulement avant la Victoire. Mon grand-père a laissé sa femme avec 2 enfants en bas âge dont ma mère qu’il n’a pas pu connaître.

Ma grand-mère, son épouse, était issue d’une famille de paysans aisés qui ont subi la dékoulakisation (le processus de liquidation des grands fermiers dans les années 30). Ses deux frères, lorsque la guerre a éclaté, se sont engagés dans l’armée comme volontaires. Le plus jeune avait 15 ans et il a déclaré être plus âgé pour être pris. Les deux frères sont morts au combat.

Lorsque les Ukrainiens trouvent des excuses pour les bandéristes, ceux qui ont collaboré avec l’ennemi qui a envahi notre pays parce que soi disant ils avaient souffert des pouvoirs soviétiques, j’ai, compte tenu de l’histoire de ma propre famille, du mal a leur trouver une excuse.

Mon “pèlerinage” à Saur Mogila a été aussi réalisé pour honorer la mémoire de mes grands-oncles. Nous n’avons malheureusement aucune photo d’eux.

Votre grand-père a trouvé la mort en 1945 où et dans quelles circonstances ?

Il y a encore quelques années nous ne savions rien dans ma famille. Je n’avais à ma disposition que 4 lettres de lui datant de la guerre et seulement l’avis de décès mais sans plus de détails. Un jour j’ai découvert un site “l’Exploit du Peuple”. Ce site a été lancé en Russie pour constituer une importante base de données sur tous les anciens combattants. Mon frère a pu retrouver 2 ordres qui avaient été décernés à mon grand-père dont des décorations. Ce fut une grande nouvelle.

Il assurait le commandement d’un bataillon d’infanterie qui a été le premier à franchir la rivière Dunajec en Pologne le 18 janvier 1945 ce qui a assuré le succès de l’offensive de l’Armée Soviétique. Son bataillon a capturé un convoi ferroviaire d’automobiles, un convoi des prisonniers russes, plusieurs convois de munitions et d’approvisionnement, 4 locomotives ainsi que des stocks de munitions.

Il a été mortellement blessé lors de ce combat et il est décédé dans un hôpital en Pologne le 20 janvier.

Le général Pétrov en personne a demandé à lui décerner le titre de « Héros de l’Union soviétique », la décoration suprême, à titre posthume. Mais c’est l’ordre du Drapeau rouge qui lui a finalement été octroyé.

Par votre grand-mère maternelle vous êtes de Lougansk et par grand-père paternel de la Crimée. Que doit savoir l’Europe de cette guerre en Ukraine ?

J’ai envie de dire « tout » puisqu’en Europe c’est un blackout médiatique total. La Crimée, pour commencer, a toujours été et restera toujours russe. Ce n’est point une annexion. La population de la Crimée a voulu se réunifier avec la Russie et ce n’est qu’une réparation de l’injustice.

Quant au Donbass… Vous savez, le peuple russe, c’est un peuple pacifiste. Mais lorsqu’il se fait agresser, il se soulève comme un seul homme et, là, il devient prêt à tout pour défendre ses valeurs. J’ai récemment été dans le Donbass à deux reprises. Tout le monde m’a dit (que ce soit des gens croisés dans la rue ou des personnes qui occupent un poste quelconque au sein de la république autoproclamée), « nous avons jamais souhaité sortir de l’Ukraine. Nous avons juste voulu un referendum pour obtenir la fédéralisation du pays pour mieux défendre nos valeurs, notre langue et notre culture. Nous avons cru obtenir nous aussi les effets positifs de l’Euromäidan qui était censé défendre les libertés. Nous avons été tout d’abord traités de terroristes et ensuite des chars ont été envoyés contre notre population qui est sortie à mains nues pour les arrêter. C’est par la suite que nous nous sommes débrouillés pour trouver des armes parce que c’est notre terre ici ! C’est notre maison ! Et ces terres nous les défendrons à n’importe quel prix !

Votre action dans le Donbass est pour la mémoire de votre grand-père qui a donné sa vie contre le nazisme ?

Avec les événements d’abord à Odessa et ensuite dans le Donbass je ressens depuis un an des liens plus forts que jamais avec mon grand-père. Il a combattu le nazisme et a libéré d’abord mon pays et l’Europe ensuite. Aujourd’hui la vermine nazie a, de nouveau, avec les atrocités commises dans le Donbass par les Ukrainiens, levé la tête. J’ai l’impression de vivre dans le film « Retour vers le futur ». Le fait de pouvoir penser que mon grand-père pourrait peut-être être fier de moi, même si je ne sais pas tenir une arme, me donne les forces pour poursuivre le combat.

Les médias européens parlent de rebelles dans le Donbass vous en pensez quoi ?

Je vais citer un seul exemple. Lors de mon dernier séjour dans le Donbass le chauffeur du bus qui m’a amenée de Rostov à Donetsk, a dit, au moment où nous traversions la ville d’illovaïsk, « c’est l’école d’Ilovaïsk, les FAU y ont rassemblé la population. Femmes, enfants, vieillards ont été rassemblés dans l’école. Les Ukrainiens ont placé leur artillerie juste derrière l’école pensant que les républicains n’oseraient pas tirer sur ce bouclier vivant ! Alors les combattants de la résistance arrivés du côté nord ont pris l’école d’assaut en se servant uniquement de fusils et ont pu libérer les gens. Voilà pourquoi le bâtiment n’est presque pas abîmé. Cela montre bien l’attitude des deux parties. »

Vous êtes la responsable du groupe Novopole. C’est quoi ? Quels sont les objectifs ?

Les membres du groupe se sont tout d’abord connus sur des réseaux sociaux. Nous avons ensuite voulu passer à l’organisation d’actions concrètes. A partir de ce moment là nous avons eu l’idée de fonder une association selon la loi de 1901. Ses objectifs sont bien sûr d’aider le Donbass, notamment par le biais des actions humanitaires, mais pas seulement. Dans un sens plus large nous menons une vaste palette d’actions pour rapprocher et développer l’amitié entre les peuples de tous les Etats. Nous avons la conception multipolaire du monde. Nous faisons la promotion des études et des recherches dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales, de l’histoire, de l’économie et de la géostratégie.

Vous travaillez comme journaliste pour l’agence d’Etat de Novorossia. Dans un article vous lancez un appel à l’aide internationale pour la population du Donbass « APPEL AUX DONS POUR LA SOUPE POPULAIRE DANS LE DONBASS », nous apprenons que les convois humanitaires sont stoppés par l’Ukraine. Comment vivent les gens dans le Donbass actuellement ? Et comment peut-on les aider ?

Vous savez, si nous pouvions arriver à trouver 100 personnes qui donneraient 10 euros par mois cela permettrait de nourrir chaque mois 170 personnes là-bas. Je pense que cet exemple est concret et qu’il suffit à lui-même.

Vous travaillez comme journaliste pour Novorossia Today. Quels sont vos objectifs en tant que journaliste ?

Faire tout le travail de réinformation, de palier à l’absence quasi-totale des médias. Je pense qu’en étant sur place avec un journaliste français, Laurent Brayard, nous pourrons leur permettre d’attendre un niveau bien supérieur de travail sur le plan international.

Quel message voulez-vous donner à nos lecteurs ?

Que la guerre est déjà aux portes de l’Europe. Il n’est plus possible de rester à l’écart, ou de dire que la politique ne m’intéresse pas. Nous sommes donc tous concernés. Nous pouvons nous en sortir tous ensemble ou bien ce sera un désastre qui n’épargnera personne.

Propos recueillis par Olivier Renault pour Wall Street International

Lire la suite

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

Le 27 juin 2015

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

A l’occasion du IIIe congrès antifasciste de Donetsk qui s’est déroulé le 14 mai 2015, Laurent Brayard, journaliste français a été invité dans le Donbass où il a séjourné quelques jours pour se rendre également à la rencontre de la population et des combattants, des journalistes locaux, de politiciens et d’activistes.

Il a été suivi pendant son séjour par une équipe de tournage du canal Novorossia.TV de Donetsk. Avec eux, il s’est rendu sur le terrain et a pu voir de ses propres yeux la situation réelle dans le Donbass. Accompagné de Sergeï au début de son voyage à partir de Moscou, il a retrouvé sur place Svetlana Kissileva, présidente en France de l’association Novopole.

Durant un séjour hélas trop court, il a cependant pu mesurer la détresse des populations les plus démunies, le courage des habitants, leur dignité et sentir quelle injustice est faite aux russophones de la région, les oubliés de l’histoire, ceux qui meurent pour ne pas subir le sort de milliers de leurs concitoyens déjà morts, ceux emprisonnés en Ukraine, ceux vivant sous la botte des bataillons de mercenaires et de volontaires des partis néo-nazis ukrainiens Pravy Sektor et Svoboda.

C’est accompagné par Svetlana, Sergeï, Kristina et Vyacheslav qu’il a pu vivre une expérience particulière qui est retracée modestement dans ce petit film qui au départ n’était destiné qu’aux téléspectateurs du Donbass et de leurs voisins de Russie mais que nous vous livrons ici sous-titré en français.

Lire la suite

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

Ukraine Masses Troops on Border With Transnistria

© Flickr/ Dieter Zirnig

Europe

28.06.2015

Ukraine continues to mass troops and heavy weapons on the border with Transnistria on the pretext that the self-proclaimed republic may launch a military campaign against Ukraine, Russian media reported on Saturday.

Traduction :

Les média russes ont rapporté samedi l’information suivante :

L’Ukraine continue de masser des troupes et des armes lourdes à la frontière avec la Transnistrie sous prétexte que la république autoproclamée de Transnistrie peut lancer une campagne militaire contre l’Ukraine.

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

U© Sputnik/ Sergey Kuznecov

Moldova, Ukraine Wage Hybrid War Against Transnistria

“It looks like the Kiev authorities  want to picture themselves as encircled by enemies, ready to attack,” a representative of the Transnistrian KGB told Russia’s Zvezda TV channel.

“That we may have a war here tomorrow is hard to say, but we are not ruling out a Ukrainian provocation either…They could use for this purpose one of their many small private armies which refuse to take any orders from Kiev,” the official added.

On June 22, the deputy foreign minister of the Transnistrian Republic, Vitaly Ignatyev, said that Ukraine was moving its troops towards the borders of the self-proclaimed republic, sandwiched between Ukraine and Moldova.

“The situation here is very bad… Economic production is going down, foreign trade is shrinking, the security situation is equally alarming with our Moldovan partners holding military drills with NATO and the Ukrainian pressure mounting every day,” Ignatyev said.

He also mentioned the curbs Kiev has imposed on the transit of  Transnistrian nationals and citizens of Russia, almost 200,000 of whom currently live in Transnistria.

“They haven’t been able to travel to Russia via Ukraine for more than a year now. They have to move across Moldova, but Chisinau is creating problems too, along with economic sanctions,” Ignatyev added.

The newly appointed governor of Ukraine’s Odessa region Mikheil Saakashvili earlier announced plans to reinforce Ukraine’s border with Transnistria.

"We have two major tasks — to reinforce the border and curb corruption. Drug and weapons trafficking across this border means nothing good," Saakashvili told a news conference in Odessa.

He also blamed the Transnistrian authorities of destabilizing the situation in Ukraine.

 

Traduction :

 

Un représentant des services secrets de Transnistrie KGB dit déclare à la « TV canal russe Zvezda ».

 

« Les autorités de Kiev veulent donner l’image d’un pays assiégé, entouré d'ennemis prêts à l'attaque".

 

"Que nous ayons une guerre d’ici demain est difficile à dire, mais nous ne pouvons pas exclure une provocation ukrainienne non plus. Ils pourraient utiliser à cet effet une de leurs armées privées qui refusent de prendre des ordonnances de Kiev, a "ajouté le responsable.

Le 22 juin, le vice-ministre des affaires étrangères de la République de Transnistrie, Vitaly Ignatiev, a déclaré que l'Ukraine déplaçait ses troupes vers les frontières de la République autoproclamée, pris en sandwich entre l'Ukraine et la Moldavie.

"La situation ici est très mauvaise. La production économique est en baisse, le commerce extérieur se rétrécit, la situation de sécurité est tout aussi alarmante avec nos partenaires moldaves. Ils participent à des exercices militaires avec l'OTAN et la pression ukrainienne monte tous les jours, » dit Ignatiev.

Il a également mentionné que Kiev a imposé des contrôles sur le transit des ressortissants de Transnistrie et des citoyens de la Russie, près de 200.000 d'entre eux vivent actuellement en Transnistrie.

"Ils n'ont pas pu se rendre en Russie via l'Ukraine depuis plus d'un an maintenant. Ils ont à se déplacer sur la Moldavie, mais Chisinau crée des problèmes également. Les sanctions économiques pèsent également a ajouté Ignatiev .

Le nouveau gouverneur de la région d’Odessa en Ukraine, Mikheil Saakashvili a annoncé son intention de renforcer le contrôle de la frontière entre l'Ukraine et la Transnistrie.

Saakachvili lors d'une conférence de presse à Odessa a annoncé : "Nous avons deux tâches principales, celle de renforcer la lutte contre la corruption et le trottoir. Le trafic de drogue et des armes à travers cette frontière ne signifie rien de bon, "

Il a également accusé les autorités transnistriennes de déstabiliser la situation en Ukraine



Read more: http://sputniknews.com/europe/20150628/1023940592.html#ixzz3eMb5eIUu

Lire la suite

Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants par V_Parlier (son site) vendredi 26 juin 2015 3 Réactions 0 Favoris Lorsque des opposants ukrainiens s'alarmaient de la création par le gouvernement post-Maïdan de bataillons punitifs constitués de détenus libérés pour l'occasion, les bien pensants faisaient la sourde oreille face à cette "propagande russe"... Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants Note : Ce qui est rapporté en paroles dans certaines séquences de la vidéo peut choquer un public sensible. Certaines parties de phrases ont été bipées pour cette raison. Toutefois le visionnage de cette vidéo reste tout de même déconseillé aux moins de 16 ans.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme, #Daesch, #Le grand banditisme

Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants

par V_Parlier (son site)
vendredi 26 juin 2015

Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants

Note : Ce qui est rapporté en paroles dans certaines séquences de la vidéo peut choquer un public sensible. Certaines parties de phrases ont été bipées pour cette raison. Toutefois le visionnage de cette vidéo reste tout de même déconseillé aux moins de 16 ans.

Lorsque des opposants ukrainiens, et pas uniquement les insurgés et les chaînes russes, s’alarmaient à propos de la formation de bataillons punitifs pro-Kiev à partir de détenus libérés pour l’occasion, les bien pensants faisaient la sourde oreille face à cette "propagande". Pourtant vous pourrez constater que ce procédé a toujours été pleinement assumé par Kiev, même avant le lancement de la guerre civile par O. Tourchinov, alors encore "président par intérim". Régulièrement, les chaînes ukrainiennes ont soutenu ou au moins relaté cette pratique, jusqu’à ce que des problèmes trop voyants se posent...


Découvrez le monde obscur des bataillons ukrainiens de volontaires de l’ATO (opération punitive contre les insurgés, dite "Anti-terroriste"), 100% reconnus comme forces armées légales :


Le batillon Azov :

 

La première fois que le bataillon Shakhtarsk a fait parler de lui :

Comment sont traités les prisonniers lors du conflit :

Des armées quasi-privées

L’amour envers les grands parrains des USA :

La secte pseudo-orthodoxe dont il est question dans la vidéo :

CONTRIBUTIONS :
-----------------------------
Merci à Thalie Thalie (chaîne Youtube) pour la traduction de l’intervention du procureur militaire.
Précisions supplémentaires quant à l’évolution récente de la situation à propos du bataillon Tornado :

Ces "volontaires", qui faisaient partie des forces armées ukrainiennes, ont été arrêtés dans différentes villes du pays. Les combattants, dont le chef du bataillon Rouslan Onishchenko, ont été arrêtés à Kiev, à Lvov, à Dnepropetrovsk et à Severodonetsk. Selon le procureur militaire principal Anatoly Matios, les détenus en question sont accusés d’avoir créé un groupe criminel et d’avoir commis des crimes, dont des agressions sexuelles et des meurtres. M. Matios a précisé qu’en janvier 2015, Rouslan Onishchenko a créé un groupe criminel dans la ville de Privolie, dans la région de Lougansk, où il poussait ses subordonnés à commettre des crimes aggravés, tels que la réclusion illégale d’habitants, des tortures et des viols.
Le 18 juin, M.Avakov a signé l’ordre de dissolution du bataillon, mais certains combattants "continueront leur service militaire, d’autres seront jugés devant la cour".
Le 17 juin, le parquet de la région de Donetsk a déclaré que deux combattants des forces armées ukrainiennes avaient été incarcérés pour le meurtre de deux femmes considérées comme des "séparatistes".

Auteur de l'article

Vincent Parlier

V_Parlier

Administrant initialement la chaîne Youtube "Vincent Parlier" où sont principalement abordés les sujets de politique internationale et de société, j'ai consacré depuis un peu plus d'un an mes publications au danger que représente la main mise totale et sans aucune limite des USA sur l'Europe, par le biais de ce faux contrepoids qu'est l'Union Européenne. 

Une main mise qui ne consiste à présent plus en une domination économique "douce" mais bel et bien en un programme agressif et belliqueux même en Europe, sous couvert des éternels oripeaux du gendarme qui apporte la démocratie.
Une doctrine mondialiste néolibérale (d'ailleurs même pas vraiment libérale mais plutôt anti-souverainiste et antisociale avant tout), un paquet "sociétal" de théories scabreuses qui n'intéressaient personne avant leur promotion, un orgueil et une condescendance allant jusqu'au suprémacisme se justifiant par une morale de circonstance, tels sont les ingrédients de la recette pour que l'Occident soumis et pourtant si fier, France en tête, parte en guerre contre le reste du monde... en croyant que le monde, c'est lui !
Pourtant habituellement conservateur, souvent agacé jadis par les éternels repentants nous invitant à nous autoflageller pour les fautes dont nous n'avions pas été personnellement les acteurs, étant jeune je n'aurais jamais imaginé que plus tard de tels repentants collectivistes et libertaires allaient servir en grande partie, consciemment ou par niaiserie, un impérialisme capitaliste absolu, impitoyable, prêt à soutenir les mouvements les plus barbares pour arriver à ses fins. Beaucoup refusent encore d'ouvrir les yeux et se contentent d'une critique supericielle des "erreurs". Au point que cet impérialisme des USA auquel j'accordais peu d'importance à l'époque fait aujourd'hui ami-ami avec ces anticonservateurs systématiques (au bagout à connotations sociales) que j'avais en horreur et qui prônent aujourd'hui l'application d'une politique parmi les plus antisociales, antisouverainistes, néoconservatrices et agressives. Les USA font feu de tout bois dans chaque situation. Si on m'avait annoncé le futur quand j'avais 15-20 ans, je ne l'aurais jamais cru ! Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine, et peut-être bientôt Macédoine et Arménie sont ou seront les victimes du plan euro-atlantiste, avec un contrôle de la propagande médiatique inégalé : Mensonge éhonté de la presse subventionnée et/ou acheteuse de dépêches AFP, black-out total, mauvaise foi poussée à son extrême, doubles standards, rien ne nous est épargné, et il faut le voir pour le croire ! Sinon on le le croit pas.
Comme il faut le voir, vous comprendrez pourquoi je tente régulièrement de publier des extraits vidéos montrant non pas simplement ceux qui exposent mon point de vue, mais surtout les adversaires eux-mêmes qu'on évite de nous faire trop connaître pour que le public ne se pose pas trop de questions. C'est particulièrement le cas pour la crise ukrainienne, abondamment couverte cette dernière année et constituant en ce moment la principale activité de la chaîne, ainsi que les relations Europe-Russie, sujet intimement lié et qui me touche de près.
Je n'ai pas de cursus professionnel journalistique et je ne fais partie d'aucune association, think tank, etc... Il s'agit d'une démarche spontanée et personnelle.

Lire la suite

Crimes et Démantèlement au Moyen orient.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #le nazisme, #Daesch

Crimes et Démantèlement au Moyen orient.

Crimes et Démantèlement au Moyen orient.

« La violence est le dernier retranchement de l’incompétence » (I.Asimov)

Communiqué du 23 juin 2015

C’est l’heure de gloire posthume de Sir Mark Sykes et de Monsieur François George-Picot. Dans nos « grandes démocraties », les politologues autoproclamés, les apprentis experts en turqueries, les soi-disant islamologues, les réactionnaires amoureux des « révolutions » arabes sont penchés sur les cartes du Grand Moyen-Orient, où l’Amérique avait entrepris jadis d’imposer sa « démocratie » au nom de la lutte contre le terrorisme. Ces dilettantes apprécient en connaisseurs la dislocation d’un monde qu’ils exècrent et le démantèlement de ses Etats, l’un après l’autre, ne voyant rien d’extraordinaire à cette cascade de révolutions » qu’ils persistent à qualifier de « démocratiques », éludant toutes les interrogations gênantes.

– Par quel prodige les wahhabites obscurantistes du Qatar et de l’Arabie, les islamistes turcs ont-ils développé une vocation révolutionnaire dont le djihadisme et le terrorisme sont les deux mamelles ?

– Suite à quel cheminement spirituel les nouveaux croisés ou les cow-boys de l’Axe du Bien en sont-ils arrivés à s’unir dans une alliance aussi audacieuse avec les parrains de ce djihad ?

– Comment la patrie des droits de l’homme peut-elle afficher une telle symbiose avec des partenaires aussi réfractaires aux droits de la femme ?

– Comment le bastion de la laïcité dure et pure, où l’on traque la moindre ombre de crèche, de croix ou d’oremus, fait-il bon ménage avec des fanatiques religieux qui coupent les têtes au nom de Dieu?

L’Amérique omniprésente dans cette stratégie du chaos ? Quelle Amérique ? La France complice et actrice ? Mais comment oser insinuer une telle monstruosité, alors qu’elle a sauvé le Mali des terroristes après avoir apporté la « démocratie » en Libye ?

Où est le borgne qui éclairera les aveugles ? Le monde arabe n’en finit plus de se disloquer : l’Irak, le Soudan, la Somalie, la Libye, le Yémen, mais également la Tunisie et l’Egypte qui tentent d’échapper aux griffes du djihadisme, et puis la Syrie qui vit depuis plus de quatre ans un véritable martyre, sous les coups conjugués de plus de quatre-vingt-dix Etats.

La patrie de l’arabisme est en grand danger face à une ronde infernale unissant main dans la main des myriades de djihadistes qui imposent l’enfer aux populations sous prétexte de gagner au plus vite le paradis, des terroristes implacables présentés comme des modérés faisant du bon boulot et des conseillers cagoulés de provenances diverses. Ces opposants « démocratiques » jouissent du soutien multiforme des régimes islamistes d’Ankara, de Riyad et de Doha et de l’appui actif des Occidentaux qui leur accordent l’impunité, sans oublier Israël qui soigne les blessés et donne un coup de main à l’occasion.

Cette troupe barbare patronnée par l’étranger et reconnue comme représentative par les « Amis de la Syrie » (grâce auxquels celle-ci n’a plus besoin d’ennemis) trouve un prompt renfort auprès des transfuges cyniques qui ont fait fortune grâce au pouvoir qu’ils honnissent à présent, des opportunistes de tout poil, des arrivistes qui se croient déjà ministres. George Bush lui-même, reconverti depuis son passage à la retraite dans la peinture de petits moutons idiots, refait surface pour préconiser des frappes terrestres sur la Syrie.

Il faut compter aussi avec la désinformation prodiguée par les médias, avec les manipulateurs, avec des intellectuels qui affirment dormir en paix à l’ombre des drapeaux du djihad, des gourous qui recherchent dans le chaos une audience qui leur fait défaut par ailleurs, des politiques qui répètent en chœur ce que leurs chefs de file disent en solo.

Il n’est pourtant pas besoin d’être grand observateur pour constater que le scénario du démantèlement, sur des bases ethniques et/ou confessionnelles, est à l’ordre du jour, en Syrie, comme en Irak, en Libye ou ailleurs. Que les Etats- nations à forte identité et à vieille histoire sont visés en priorité, en vue d’un éventuel dépeçage. Que d’autres entités semblent se dessiner peu à peu, à coups de nettoyage ethnique, de déplacement ou d’échange de populations, voire de déportation pure et simple, et d’immigrations de type « sioniste ». Un tel redécoupage banaliserait la transformation d’Israël en « Etat juif », tout en lui garantissant la suprématie stratégique face à des entités croupions.

Les infrastructures (écoles, hôpitaux, routes, usines, conduites d’eau, oléoducs, lignes électriques), les maisons, mais aussi les églises, les mosquées, sont toutes ciblées. Pour ceux qui n’auraient pas compris de quoi il s’agit, le patrimoine historique et religieux est détruit systématiquement, les pièces et œuvres d’art pillées, la mémoire détruite.

Les massacres, les destructions massives, les rapts, les viols, les ventes aux enchères de jeunes filles, voire de petites filles en vue de mariages de jouissance, les tortures, les exécutions sommaires, les bombes aveugles, les attentats suicides, les exactions de toutes sortes perpétrées par des mercenaires cruels et sauvages, tel est le lot quotidien d’un peuple confronté aux « révolutionnaires modérés » à aspirations démocratiques.

La manipulation médiatique bat son plein, appuyée par le mensonge d’Etat, l’intimidation et le lavage de cerveau quotidien : tout est bon pour casser la Syrie résistante, abattre Bachar al Assad, président dont la légitimité fait peut- être rêver certains de ses ennemis.

Dame Bêtise est omniprésente. A qui profitent donc ces « printemps arabes » ? Certains de ces arrogants émirs, princes, rois et sultans devraient regarder de près les cartes nouvelles en circulation : loin de devenir de majestueux empires, leurs pays seront passés eux aussi à la moulinette Sykes-Picot.

Bonnes vacances aux dirigeants des « grandes démocraties ». Et qu’ils évitent de se raser, car ils pourraient s’effrayer de l’image sinistre que leur renvoie le miroir.

Ne serait-il pas grand temps que les consciences se réveillent face à la destruction volontaire, systématique et obstinée d’un pays souverain, d’une société tolérante et multiconfessionnelle, du seul Etat laïc de la région, dont le seul défaut est de vouloir conduire lui-même ses affaires, conformément aux principes de base de la légalité internationale, tels qu’ils sont gravés dans le marbre de la Charte des Nations-Unies…

Le Collectif pour la Syrie

Association loi du 1er juillet 1901- J.O. du 26 mai 2012

Site internet : www.collectif-pour-la-syrie.org

Facebook : http://www.facebook.com/pages/Collectif-pour-la-Syrie/354276937932285

Adresse Courriel : contact@collectif-pour-la-syrie.org

Lire la suite

Le 27 juin 2015. L’épouvantail de la « théorie du complot ».

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #La République, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Les Antifafs.

Le 27 juin 2015. L’épouvantail de la « théorie du complot ».

Le 27 juin 2015. L’épouvantail de la « théorie du complot ».

Une véritable campagne d’intimidation se déploie – à coups d’émissions TV, de dossiers de presse, d’accusations infâmantes, de « listes noires », d’interdictions de parler etc… – à l’encontre de « complotistes » et de « confusionnistes » où l’on fait figurer, pêle-mêle, des critiques surtout dérangeants des politiques des Etats-Unis, d’Israël, de l’Union Européenne etc… (curieusement, il s’agit toujours de ceux-là !) et les « populistes » « antisémites » « conspirationnistes délirants » auxquels les précédents sont abusivement amalgamés.

Les procédés de cette « chasse aux sorcières », couverte par certains intellectuels français, sont de type policier et rappellent les méthodes de l’extrême-droite « organisée », y compris des menaces physiques à l’encontre d’organisateurs de débats « conspirationnistes ».

Cela frise la terreur intellectuelle, vu que les « accusés » sont quasiment mis en demeure de se taire ou, de facto, réduits au silence par des médias (journalistes) eux-mêmes effrayés d’être vus en sulfureuse compagnie.

Difficile de savoir « qui tire les ficelles » de ce…complot médiatique auquel prend également part une certaine « gauche » bienpensante. Il faudrait IDENTIFIER les sources, en particulier les soi-disant « antifas » qui se chargent de cette basse besogne.

A titre d’information, le « journal antiproductiviste » KAIROS publie cette critique cinglante de…

Le 4 janvier dernier, le New-York Times ouvre un débat dans ses colonnes avec une courte série d’articles sur les théories du complot. Après les attentats parisiens du 7 janvier paraissent également dans les journaux français de nombreux articles sur ce thème – avec des titres explicites trahissant l’objectif poursuivi. On peut lire par exemple : « Les jeunes plus exposés à la théorie du complot », « Comment naissent les théories du complot », « La théorie du complot, l’arme politique du faible », « Les rouages de la machine complotiste » ou encore « Pourquoi les enfants sont tentés par la théorie du complot ? ».

Tous ces articles évoquent les théories du complot sans qu’aucun d’eux n’ose préciser ce que ce vocable, hors de toute conviction, de toute réalité et de toute opinion, peut objectivement désigner. A leur lecture, apparaît pourtant le seul dénominateur commun de tous ces points de vue : la perte de confiance d’une partie de la population face à la présentation officielle d’évènements (ou à leurs analyses), c’est-à-dire émanant du pouvoir, grands médias ou institutions politiques. Cette défiance – justifiée ou non – vis-à-vis des thèses officielles porte de plus en plus de gens à accorder leur confiance à des sources non officielles présentant des versions des faits sensiblement différentes. Dès lors, si l’on imagine que ce phénomène peut se généraliser à une part importante de la société, on comprend mieux l’inquiétude des pouvoirs, et plus généralement de nos élites. Car que resterait-il de notre système si les populations ne croyaient plus ce que leur disent les élites politiques et médiatiques qui les dirigent ?

L’objectif de tous ces articles apparaît sans ambiguïté : décrédibiliser toute personne mettant en doute les thèses officielles, c’est-à-dire la vérité telle que la conçoit le pouvoir. A ce titre, toutes les vieilles méthodes sont employées, à commencer par l’emploi de néologismes suggestifs, comme « les conspirationnistes » évoquant sans détour l’image de gens à moitié fous s’imaginant que des comploteurs masqués se réunissent en secret la nuit dans les caves pour nuire à la communauté tout entière.

La seconde méthode, qui était fréquemment pratiquée par l’URSS et la Chine de Mao, consiste à disqualifier la parole des gens qui doutent des versions officielles en leur collant sur le dos une pathologie certifiée par des spécialistes. Ainsi, toute parole dissonante ou dissidente sera considérée comme un comportement déviant qu’il faut soigner. Comme le disait très sérieusement une journaliste de France 2 : « il faut repérer et traiter tous ceux qui ne sont pas Charlie ». Dans la demi-douzaine d’articles du NYT, un supposé spécialiste du phénomène dénonce la nature « paranoïaque » des conspirationnistes, un autre y voit le symptôme d’une anxiété « de masse » (on notera le choix du terme soulignant la nature peu instruite ou éduquée des conspirationnistes qui appartiennent à « la masse »), un autre encore évoque les croyances populaires aidant le peuple à admettre ce qu’il ne comprend pas. Le portrait est dressé : celui qui émet un doute sur les thèses présentées par le pouvoir s’appelle un conspirationniste, c’est un malade mental généralement peu instruit appartenant à la masse et sujet à des croyances populaires car il ne comprend pas le monde. Dans les articles français, on trouve l’utilisation de la même méthode, puisque l’on parle de « vulnérabilité » au conspirationnisme comme à une maladie, vulnérabilité accrue avec la jeunesse : l’idée est de faire passer la remise en cause des thèses officielles pour de l’adolescence attardée. Les conspirationnistes sont donc des victimes – immatures dans la totalité des cas – et les journalistes se demandent comment leur venir en aide. L’un des articles va d’ailleurs plus loin que la simple référence à l’adolescence puisqu’il parle des enfants tentés par la théorie du complot. Ainsi, si un doute naît dans votre esprit sur ce qui vous est présenté officiellement, cela signifie que vous êtes retombés en enfance. Dans le même esprit, on notera également l’intervention dans les colonnes du NYT d’une professeure de psychologie qui use d’une bienveillance maternelle avec une extrême condescendance jugeant ces théories risibles et inoffensives pour la plupart.

« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage », c’est la troisième méthode destinée à neutraliser toute idée contraire aux thèses officielles. Pour cela, on va associer au conspirationnisme des thèses parfois indéfendables ou saugrenues, ou encore poursuivies par la loi. Ainsi, en lisant les articles cités plus haut, on pensera que les conspirationnistes ne croient pas aux premiers pas sur la lune en 1969, qu’ils sont convaincus que les extra-terrestres ont débarqué sur terre il y a longtemps (mais que les gouvernements nous le cachent), et enfin, que ce sont des négationnistes. Sachez donc que si vous doutez de certaines informations ou analyses exposées dans les grands médias, cela signifie que vous pensez que les extra-terrestres sont parmi nous et que vous niez l’existence des chambres à gaz. Cette méthode est d’une efficacité redoutable puisque, en ces temps terrifiants de procès pour pensée, de dénonciation calomnieuse d’intention ou de non-charlisme, chacun redoute, et c’est bien légitime, d’être soupçonné de la sorte et lynché.

Le portrait-robot du conspirationniste ayant été tracé, que ce soit sous les traits de la naïve victime de son incompréhension du monde, ou sous ceux du délire paranoïaque du malade mental, il faut aussi en citer des exemples et le situer sur un échiquier politique infréquentable. On lira alors dans Le Figaro : « le conspirationnisme était le propre de l’extrême droite. Depuis les attentats du 11 septembre, on le trouve aussi chez certains courants de la gauche radicale ». Le message est clair : extrême droite et extrême gauche se rejoignent dans la déraison ; seuls des extrémistes peuvent douter des versions officielles. Quant aux exemples, ils sont explicites : Alain Soral, l’humoriste Dieudonné ou Jean-Marie Le Pen sont cités. Une fois toutes ces précautions prises, on peut alors qualifier certaines analyses de conspirationnistes pour les discréditer. On apprend ainsi, par de supposés experts censés « démonter les mécanismes complotistes », que le conspirationnisme est très répandu en Russie. En effet, toujours dans le même article, d’après « l’expert » interrogé, « les télévisions du Kremlin décrivent (…) les révolutions de couleur comme des complots occidentaux ». Cette fois, si vous pensez que certains renversements de régime ont été organisés ou soutenus par des agences américaines, c’est que vous êtes victime de la propagande du Kremlin passé maître dans l’art du conspirationnisme. Dans Le Monde, on peut lire le même type de discours, tout aussi accusateur quand, à propos de l’assassinat de Boris Nemtsov, le journal écrit : « La théorie du complot prend de l’ampleur à Moscou (…) et le pouvoir russe n’hésite pas à désigner son commanditaire : l’Occident ». L’objectif est ici, à l’aide de disqualification par théorie du complot, d’écarter toute explication autre que celle de l’assassinat de Nemtsov par le Kremlin.

Plus intéressante encore, et infiniment plus inquiétante, la description des conspirationnistes faite par la fondation Jean-Jaurès, le fameux think tank du parti socialiste auquel le président Hollande a commandé un rapport en janvier. Voici ce que le laboratoire d’idées, réputé siège de l’élite des intellectuels du parti gouvernemental, écrit dans son rapport lorsqu’il entreprend de décrire ceux qui doutent des thèses officielles : « (…) mouvance hétéroclite, fortement imbriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs de Hugo Chavez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent d’anciens militants (…) d’extrême gauche,(…), souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIème Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11 septembre, antisionistes, adeptes des médecines alternatives, agents d’influence du régime iranien, bacharistes, (…) ». De cet odieux inventaire à la Prévert destiné à rendre compte du conspirationnisme tel que l’entend le pouvoir, c’est le mépris et l’intolérance, voire la haine et l’insulte qui émergent de ces associations infâmes, mêlant sans honte les adeptes de la médecine douce avec les admirateurs de nazis et de Hugo Chavez (à propos de ce dernier, rappelons qu’il a été le président de gauche du Venezuela, régulièrement élu quatre fois consécutives, et qu’il s’est illustré au plan international par son refus de se plier à la domination américaine ; son alliance avec Morales en Bolivie, Correa en Equateur ou Castro à Cuba en font un acteur majeur de la vague socialiste en Amérique latine, vague qui vient de faire plier Obama il y a quelques jours, contraint de lever l’embargo sur Cuba). D’après le Parti Socialiste français, approuver le socialisme de Chavez, c’est être un paria, tout comme refuser d’alimenter la guerre civile en Syrie, ou faire partie d’un milieu interlope, ou être antisioniste, ou être un nostalgique du IIIème Reich, c’est appartenir à une mouvance où se côtoient tous les infréquentables, tous les sorciers qu’il faut combattre. Notons d’ailleurs qu’à cette liste noire, la fondation Jean Jaurès ose ajouter, déshonorant ainsi le nom qu’elle porte, celui d’Etienne Chouard, simple citoyen blogueur devenu célèbre en 2005 pour avoir lancé une campagne pour le « Non » au référendum sur la Constitution européenne, et revendiquant aujourd’hui une position radicale sur la nécessité de repenser la démocratie.

A la lecture de cette description pitoyable – dont il faut répéter qu’elle est réalisée par l’élite du parti au pouvoir – on comprend aisément que sont estampillés conspirationnistes tous ceux qui ne pensent pas comme le veulent nos élites. Ainsi, le problème « complotiste » n’est plus de distinguer le vrai du faux, le vraisemblable de la fable ou le délire de la raison, non, le problème est de penser ou non comme le suggère le pouvoir. Il faut donc condamner tous ceux qui, finalement, « ne sont pas Charlie ».

Ce mois de janvier 2015 s’achève par un texte étonnant :

« Pour combattre un ennemi, il faut d’abord le connaître et le nommer (…) c’est toujours le complot, le soupçon, la falsification (…). Les théories du complot se diffusent sans limites et ont, dans le passé, déjà conduit au pire. Alors face à ces menaces, il nous faut des réponses, des réponses fortes, des réponses adaptées. (…) Il faut prendre conscience que les thèses complotistes prennent leur diffusion par internet et les réseaux sociaux (…). Nous devons agir au niveau international pour qu’un cadre juridique puisse être défini, et que les plateformes qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement. »

Ces quelques lignes ne sont pas extraites d’un manuscrit d’Orwell qui n’aurait pas encore été publié, mais du discours de François Hollande prononcé le 27 janvier dernier à propos de l’antisémitisme. Deux semaines après ce discours, est publié le décret d’application du blocage de sites internet sans juge pour suspicion d’apologie d’actes terroristes, ce qu’Amnesty International dénonce comme un concept flou dans un article où l’on apprend le 18 mars que cinq sites ont déjà été bloqués sans procédure de justice.

Le 19 mars est présenté en Conseil des ministres le projet de Loi Renseignement, prévoyant de renforcer les données liées aux connexions internet : l’idée majeure est d’installer des boîtes noires chez les fournisseurs d’accès internet contrôlant et vérifiant tous les transits de données. L’argument est de les équiper d’algorithmes destinés à déceler des comportements proches d’éventuels terroristes, et de contrôler les personnes en contact avec les personnes déjà suspectées. De plus, la conservation des données est étendue de un à cinq ans et tous les opérateurs devront fournir les éléments permettant le déchiffrement des données. Le quotidien Le Monde précise : « La France n’est pas seule à se pencher sur la question du chiffrement : le sujet est aussi à l’origine d’un bras de fer entre le FBI, Apple et Google. (…) Le premier ministre britannique, David Cameron, a quant à lui menacé ces derniers mois de rendre illégaux les systèmes de chiffrement dont les créateurs n’auront pas fourni les « clefs » aux autorités. »

Enfin, le 9 avril, les principaux hébergeurs de sites internet réagissent en lançant un signal d’alerte dans un communiqué adressé au Premier Ministre. Outre dresser un tableau noir des conséquences économiques qu’aurait l’adoption d’une telle loi (perte de plusieurs milliers d’emplois et déménagement vers l’étranger de toutes leurs plateformes), ils s’opposent à la « captation en temps réel des données de connexion » par les boîtes noires aux contours flous, et déclarent : « [40% de clients étrangers] viennent parce qu’il n’y a pas de Patriot Act en France, que la protection des données des entreprises et des personnes est considérée comme importante. Si cela n’est plus le cas demain en raison de ces fameuses « boîtes noires », il leur faudra entre 10 minutes et quelques jours pour quitter leur hébergeur français. » (…) « En effet, nous ne sommes pas les États-Unis, nous n’avons pas de NSA, dont les activités de surveillance opaques ont poussé nombre d’entreprises et de particuliers du monde entier à devenir clients de la France : une démocratie plus transparente et respectueuse des droits de ses citoyens. »

Ainsi pourraient se dessiner les contours d’un nouveau monde, bien étrange, un monde dans lequel de grosses entreprises viennent au secours de nos libertés en nous protégeant du pouvoir politique.

Michel Segal

Kairosjuin, 25 juin 2015

Michel Segal : Auteur de Ukraine : Histoires d’une Guerre, éditions Autres Temps, 2014.

http://www.mondialisation.ca/lepouvantail-de-la-theorie-du-complot/5458607

Lire la suite