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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec

10 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #La France, #Politique étrangère, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Daesch, #ISIL

L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec


Alexander Mercouris
Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 5 octobre 2015 – Source Russia Insider

C’est exactement ce que l’Occident craignait en Tchétchénie.

A tous égards, c’est comme la réponse occidentale à la campagne russe en Tchétchénie en 1999. Dans les semaines qui ont suivi le début de cette campagne, les experts occidentaux ont émis une série d’affirmations et de prédictions.

 

Ils soutenaient que l’aviation russe bombardait des civils et accusaient le gouvernement russe de crimes de guerre. Ils disaient que l’action militaire russe radicaliserait la population, la dresserait contre la Russie. Ils prédisaient davantage d’attaques terroristes contre la Russie et prédisaient sa défaite.

Toutes ces affirmations et ces prédictions se sont révélées fausses.

La population locale n’était pas radicalisée. Au contraire, elle soutenait le rétablissement du gouvernement régulier et la défaite du djihadisme et du terrorisme. Les gens qui combattent aujourd’hui le djihadisme et le terrorisme dans le Caucase sont principalement des membres de la population locale.

La campagne militaire russe n’a pas échoué. Au contraire, elle a réussi, si bien qu’aujourd’hui la Tchétchénie est pacifique et stable.

Quant à la guerre qui provoque davantage de terrorisme djihadiste contre la Russie, le terrorisme djihadiste contre la Russie a commencé avant que la campagne militaire soit lancée.

C’est le terrorisme qui a incité la Russie à lancer la campagne, et il a constamment diminué depuis lors.

Nonobstant la fausseté avérée des affirmations qu’ils ont faites au début de la campagne russe en Tchétchénie en 1999, et l’échec complet de leurs prédictions, les mêmes experts occidentaux s’occupent maintenant d’émettre les mêmes affirmations et prédictions au début de la campagne aérienne russe en Syrie.

De nouveau ils prétendent que l’armée de l’air russe bombarde des civils –même si la preuve fait défaut, c’est le moins qu’on puisse dire. Une fois de plus, ils disent que les bombardements russes vont radicaliser la population et la dresser contre la Russie. Une fois de plus ils menacent la Russie avec un terrorisme djihadiste accru, et prédisent l’échec de la campagne aérienne russe.

Je ne suis pas prophète. Je ne sais pas comment cela va tourner.

Je demande cependant pourquoi on devrait s’attendre à ce que ceux qui ont eu tort auparavant aient raison cette fois.

Il me semble que les experts occidentaux font la même erreur aujourd’hui à propos de la Syrie que celle qu’ils ont commise auparavant à propos de la Tchétchénie.

Ils supposent avec témérité que les populations locales préfèrent le terrorisme et le djihadisme violent à la paix et à un gouvernement normal.

Ils fantasment sur l’existence d’une troisième force composée de gens qui s’opposent au gouvernement et de ceux qui le combattent et auxquels ils s’opposent aussi .

Que cette troisième force n’ait aucune existence hormis dans leur imagination a été confirmé en Tchétchénie, comme cela s’est confirmé au Vietnam, et c’est indubitablement vrai en Syrie aujourd’hui. Les États-Unis l’admettent.

Le dernier sondage en Syrie et en Irak met en évidence l’étendue de leur erreur.

Il montre un soutien très faible à État islamique en Irak et un faible soutien en Syrie.

Il montre des majorités écrasantes de Syriens et d’Irakiens rejetant le sectarisme, qui veulent que leurs pays restent unis et qui croient qu’État islamique est une créature des États-Unis.

Il montre une très forte conviction que les conditions en Syrie étaient meilleures avant la guerre.

Étant donné le danger qu’il y a à parler contre État islamique dans les zones qu’il contrôle, le sondage sous-estime presque certainement l’ampleur de l’opposition qu’il suscite.

Il montre une claire majorité de Syriens soutenant une position identique, pour l’essentiel, à celle du gouvernement russe : la fin de la guerre, la défaite des terroristes djihadistes, le retour à des conditions de vie pacifiques et des négociations sans conditions préalables entre les diverses factions en Syrie.

Ce qui souligne la véritable crainte des experts occidentaux.

Ce n’est pas que la Russie échoue en Syrie, aggravant la situation. Comme en Tchétchénie, leur véritable crainte est que la Russie réussisse, et améliore la situation.

Alexander Mercouris

Article original publié par Sputnik

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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La Russie part en campagne pour écraser les Forces d’Al-Qaïda de la CIA

6 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #Le fascisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #La France, #Daesch, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient

La Russie part en campagne pour écraser les Forces d’Al-Qaïda de la CIA

Arabie saoudite Crises/guerres Droit international Etats-Unis Irak Iran Qatar Russie Syrie Turquie
 
 

russie - sukoi

 

Avec quelques 125 frappes en trois jours, la campagne de bombardements russe poursuit sa progression. Les médias américains sont maintenant obsédés par l’idée que la Russie utilise peut-être des bombes « muettes » au lieu des « bombes barils » syriennes. C’est leur nouveau thème de propagande. Mais les vidéos de la base aérienne russe montrent qu’au moins une partie des avions sont armés de bombes KAB-500S-E guidées par satellite (GLONAST) qui sont des bombes «intelligentes» très précises. (D’autres photos et vidéos de la base aérienne russe montrent que la base est très confortable avec ses quartiers climatisées, sa tente mess, ses Gulaschkanonen (cuisines roulantes, ndt), sa boulangerie, sa blanchisserie etc. Cette base n’est pas une installation temporaire improvisée.)

De plus, en quoi est-il plus humain de tuer les gens avec une bombe précise qu’avec une «bombe stupide» ou une «bombe baril » ? Gaza a été bombardée par les Israéliens avec des bombes intelligentes (made in USA). Cela n’a pas conduit à moins de destructions ou de tueries. La bombe saoudienne (made in USA) qui vient d’être larguée sur un mariage au Yémen en assassinant 130 personnes, était aussi une bombe «intelligente» et elle est tombée exactement là où on voulait qu’elle tombe.

La plupart du temps, les Russes ont bombardé, comme je l’ai décrit plus tôt, le couloir qui mène à la frontière turque et qui est aux mains d’al-Qaïda, d’Ahrar Al Shams et des mercenaires de la CIA. Ils ont également bombardé Raqqa, la capitale syrienne de l’État islamique, et tué une douzaine de combattants. En réponse, l’État islamique a annulé la prière du vendredi à Raqqa, craignant apparemment que toute l’assemblée des combattants ne soit bombardée.

Amusant. Les États-Unis ont affirmé pendant toute l’année dernière qu’ils bombardaient sérieusement l’État islamique. Mais les prières du vendredi n’avaient jamais été annulées auparavant. Peut-on en conclure que l’État islamique ne croyait pas ce que disaient les États-Unis, mais craint maintenant que les Russes ne fassent réellement ce qu’ils disent ?

L’armée de l’air syrienne s’était abstenue de larguer des bombes près de la frontière turque, craignant, à juste titre, que la Turquie n’abatte un avion syrien. Mais la Russie peut maintenant le faire. Le bombardement au sol est maintenant réalisé par des avions d’attaque au sol construits pour ça, les Su-24, Su-25 et Su-34 et qui sont couverts par des avions de chasse Su-30M armés de missiles R-27 air-air de moyenne à longue portée, extrêmement véloces qui volent au-dessus d’eux. Ils abattraient tout avion turc qui tenterait d’attaquer les bombardiers russes. C’est juste pour être sûr qu’il ne vienne pas une idée idiote à  M. Erdogan.

La campagne aérienne est également bien coordonnée avec les forces gouvernementales syriennes sur le terrain. Voilà un extrait d’un article payant du Wall Street Journal :

[D]es milliers de rebelles se sont regroupés dans plusieurs enclaves au nord de Homs, dans des villes comme al-Rastan et Talbiseh. Des avions de guerre russes ont frappé des cibles civiles et militaires dans ces deux villes et dans cinq villages environnants, a déclaré Rashid al-Hourani, un officier de l’armée syrienne de la région qui a fait défection aux rebelles en 2012.

Il a déclaré que les frappes aériennes avaient été suivies d’un barrage de tirs d’artillerie à partir de plusieurs positions proches où des milices chiites et alaouites pro-régime ainsi qu’un groupe soutenu par l’Iran connu sous le nom de Brigade Ridha, s’étaient massées au cours des derniers jours.

L’armée syrienne va bientôt attaquer en coordination avec l’armée de l’air russe et va essayer de reprendre le nord du territoire, le long de l’autoroute M4 et M5. Cela permettrait de lancer une attaque plus large jusqu’à la frontière turque. Des renforts de troupes au sol en provenance d’Iran, d’Irak et du Hezbollah sont en chemin ou déjà arrivés. Nous assistons à la préparation d’une bataille plus importante.

Le Guardian lance la rumeur que les Etats du Golfe vont contrecarrer le mouvement russe en fournissant davantage d’armes:

Le mouvement de la Russie risque clairement d’être contrecarré par les pays qui soutiennent les rebelles. Selon un analyste indépendant, cette tentative aurait peut-être déjà commencé, avec les Qataris qui envoient — avec l’accord de l’Arabie saoudite — des avions remplis d’armes à des bases aériennes turques. « Je m’attends à un énorme afflux d’armes dans le nord pour tenter d’enrayer toute attaque terrestre du régime », a déclaré l’analyste.

« Les enjeux sont très élevés. »

Et les avions russes volent très haut. La plupart volent habituellement au-dessus de 5000 mètres et aucun missile de défense aérienne portatif (MANPAD) ne peut les atteindre. Les gens qui sont bombardés ne voient, ni n’entendent même pas les avions qui arrivent. Cela va changer avec les attaques de l’armée syrienne, et un soutien au sol plus direct sera nécessaire, mais les avions qui seront alors utilisés sont des Su-25 et Su-34 construits à cet effet et qui ont des cockpits blindés.

La base aérienne russe est protégée par une défense aérienne moderne installée au sol et sur les navires russes qui se trouvent dans la mer toute proche. Elle est protégée sur le terrain par environ 1250 marines russes. Elle contiendrait des munitions et autres fournitures pour au moins trois mois. Personne ne risque de prendre cette base et la campagne de la Russie à la légère. Pour s’y attaquer, il faudrait des forces très importantes et cela entraînerait presque inévitablement une guerre plus large avec la Russie qui est une superpuissance nucléaire. La Syrie est la sœur de la Russie (vidéo) et elle sera défendue.

L’administration Obama a donc décidé qu’elle n’interférerait pas avec les attaques russes contre les mercenaires de la CIA et leurs frères d’armes d’al-Qaïda. On trouve bien quelques déclarations inquiètes et provocatrices mais c’est juste des rodomontades.

Mais les candidates pour les prochaines élections présidentielles ne sont pas aussi avisées. Toutes les deux, Hillary Clinton et Carly Fiorina, ont appelé à la création pas les Etats-Unis d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie du Nord ce qui engendrerait évidemment une guerre avec la Russie et de ses alliés. Ces deux femmes veulent attaquer les forces russes pour défendre Al-Qaïda !

Note: Le pays qui doit décider qui vole ou non sur la Syrie est la Russie. Chers électeurs américains, s’il vous plaît ne laissez plus jamais ces maniaques s’approcher du pouvoir.

Les mercenaires de la CIA en Syrie – 10 000 hommes entraînés, armés et payés grâce à un  programme secret – coopèrent directement avec al-Qaïda et les terroristes du genre d’Ahrar Al Shams. Le NYT le reconnaît enfin dans ces deux articles aujourd’hui. Le premier dit:

Les combattants avançant sur ce front [nord] ne venaient pas de l’Etat islamique, mais de l’armée de conquête, un groupe qui comprend une filiale d’Al-Qaïda connue sous le nom de Front Nusra et d’autres groupes islamistes, ainsi que plusieurs groupes plus laïques qui ont été secrètement armés et entraînés par les États-Unis.

Le second article est consacré à l’armée de conquête:

L’alliance se compose d’un certain nombre de factions souvent islamistes, dont le Front Nusra, la filiale syrienne d’Al-Qaïda; Ahrar al-Sham, un autre grand groupe; et les factions rebelles plus modérées qui ont reçu en secret des armes des services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés. 

Les groupes qui se battent ensemble dans l’armée de conquête partagent évidemment leurs armes, leurs munitions et d’autres fournitures. Ils ont aussi très probablement des idéologies similaires. La CIA, sous Obama, le général Petraeus et Brennan,  arment sciemment Al-Qaïda en Syrie et depuis un bon moment. Le NYT avait souligné, l’année dernière, que les mercenaires de la CIA travaillaient avec les islamistes, mais cet article était lénifiant et présentait cette collaboration comme quelque chose de peu d’importance. Il est également tout à fait étonnant que, dans entre l’article de 2014 et le deux article d’aujourd’hui, aucun article du NYT sur la Syrie n’ait mentionné cette collaboration. Le NYT s’est au contraire concentré sur la clownerie du Pentagone des « cinq rebelles modérés » qui était une simple diversion.

Le Pentagone fait semblant de ne rien savoir des personnes touchées par les bombardements russes sur les positions d’Al-Qaïda:

Q: McCain dit qu’ils ont frappé les rebelles soutenus par la CIA. Vous, les gars, vous avez sans doute les mêmes infos. Savez-vous si c’est vrai ou pas ? Où tout cela en est-il? 

COL. WARREN: Eh bien – encore une fois, Tom, je dirais que nous ne pensons pas qu’ils appartenaient à ISIL. Vous savez, qui soutient qui, vous savez, c’est… — Je ne vais pas entrer là-dedans. Non, je ne vais pas parler de ça, surtout qu’il s’agit de… — vous savez, ce n’est même pas d’une agence du Département de la Défense dont il s’agit là..

Je prends cela comme une confirmation.

Les Israéliens reconnaissent maintenant aussi qu’ils travaillent avec al-Qaïda:

Nusra et quelques milices locales sont en charge de la plus grande partie de la frontière de 100 km avec Israël du côté syrien du plateau du Golan. Au cours des dernières années, Nusra a légèrement édulcoré son idéologie militante sous l’influence du Qatar et de l’Arabie saoudite qui lui apportent un appui financier.

Nusra est en contrôle de la plus grande partie de la frontière, mais a respecté jusqu’à présent l’accord tacite de ne pas retourner ses armes contre l’Etat juif.

Nusra contrôle la frontière parce qu’Israël l’a aidé en tirant sur l’armée syrienne chaque fois que Nusra en avait besoin. L’article du Jerusalem Post, que je viens de citer, est également intéressant par rapport au fameux plan d’Odet Yinon car il confirme que le renseignement militaire israélien préside à la fragmentation des nations du Moyen-Orient en petites entités dirigées par des seigneurs de guerre :

Il y a quelques années, la communauté du renseignement a commencé à réévaluer la réalité chaotique qui émergeait au Moyen-Orient. Sur des plans élaborés par le Département de la recherche du MI, on peut voir que les états sont remplacés par des organisations… 

C’est aussi ce qui est prévu pour la Syrie. Mais avec la coalition qui se forme maintenant pour reprendre les territoires syriens, ce plan pourrait bien échouer.

Moon of Alabama

Article original : http://www.moonofalabama.org/2015/10/russias-campaign-to-snuff-off-cias-al-qaeda-forces.html

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/la-russie-part-en-campagne-pour-ecraser-les-forces-dal-qaida-de-la-cia/

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La blague du jour : Hollande donne ses instructions à Poutine

5 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN.

La blague du jour : Hollande donne ses instructions à Poutine

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© Inconnu
Poignée de mains entre Vladimir Poutine et François Hollande le 2 octobre 2015 à l’Élysée
« Ce que j'ai rappelé au président Poutine, c'est que les frappes doivent concerner Daesh et uniquement Daesh. » (François Hollande, 2 octobre 2015).

On s'amusera de l'effet qu'a très certainement produit cette injonction péremptoire faite par le président français à son homologue russe à l'issue de leur tête-à-tête du vendredi 2 octobre à l'Élysée. Passé l'éclat de rire, on s'étonnera de ce curieux distinguo qui exclut de fait toute une partie de la mouvance islamique extrême gangrenant la Syrie. Que l'on sache, le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Quaïda sévissant au nord-ouest du pays, ne se différencie guère, en matière d'horreurs, de son frère ennemi Daesh.
 

Commentaire : Ah ben zut alors, on pensait le contraire quand le possible parkinsonien Fabius nous serinait qu'« ils font du bon boulot ».
 

Une armée rebelle fantôme

Dans la guerre de communication qui bat naturellement son plein en cette période de conflit pour la prééminence géopolitique au Moyen-Orient, l'élément de langage déployé par la coalition sous égide américaine est que l'armée russe a bombardé des positions tenues par des forces amies, formées et équipées par le Pentagone.

Les "rebelles amis" du Pentagone, parlons-en : le plan initial de Washington prévoyait de former et d'équiper un effectif d'environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans. À l'heure qu'il est, le Pentagone recense en tout et pour tout deux groupes de respectivement 54 et 70 combattants, et n'est assuré que de la présence réelle d'une dizaine d'entre eux sur le terrain des opérations.

Mieux, toujours selon le Pentagone (relayé par l'AFP ), ceux-là viennent d'avouer avoir refourgué au Front al-Nosra 25 % du matériel militaire que leur avait obligeamment fourni l'Oncle Sam, cela comme droit de passage dans le secteur. Sûr que le régime de Bachar el-Assad doit trembler devant une telle armée de bras cassés. Sûr qu'ils constituaient à eux dix la cible la plus urgente à éliminer pour Poutine et ses avions Sukhoi SU-30 SM.

Comme le souligne Robert Fisk , correspondant sur place de The Independent, les rebelles "modérés" ne sont guère qu'un miroir aux alouettes servi aux citoyens-lambda par une propagande occidentale complètement déjantée :
« Les rebelles modérés soutenus par l'Occident ne jouent qu'un rôle marginal parmi les combattants de l'opposition syrienne. Robert Ford, l'ancien ambassadeur américain en Syrie, longtemps partisan de ceux-là, a reconnu cette année qu'en réalité "les gens que nous avons soutenus se sont pas en mesure de tenir le terrain face au Front al-Nosra". Pourtant, la politique occidentale continue de prétendre qu'il y a encore une alternative "modérée" à Assad, dont les forces n'en finiraient pas de décliner. »
Incohérence contre stratégie

Si les citoyens-lambda peuvent ignorer les tenants et les aboutissants d'une situation scabreuse de conflit, il en va tout autrement d'un président en exercice, fût-ce François Hollande. C'est à coup sûr en pleine connaissance de cause que celui-ci s'est une nouvelle fois livré à une de ses ineffables tartarinades. Dès lors, la bouffonnerie devient vite malodorante. En couvrant ouvertement tout un pan de la mouvance islamiste (le Front al-Nosra), François Hollande montre qu'il sacrifie à la politique de la terre brûlée pratiquée par le maître américain.
 

Commentaire : N'oublions pas qu'Hollande voulait, récemment, limiter le recours au droit de veto au Conseil de sécurité : c'est vrai ça, si on peut plus massacrer en toute impunité, où va la France ?
 

Pulsion suicidaire, aveu d'impuissance, illustration d'une incommensurable bêtise ? Ce qui ressort de cette lamentable histoire, c'est que la Russie, comme elle l'avait déjà fait en 2013 en dissuadant les forces de l'Otan de bombarder le régime syrien, est bel et bien en train de marquer des points décisifs dans la maîtrise du Moyen-Orient, en faisant montre, comme le note Philippe Grasset sur son blog Dedefensa , d'une volonté "gaullienne" qui fait tant défaut au président français :
- Vladimir Poutine obéit à une stratégie là où ses adversaires agissent de façons erratiques et incohérentes (ces bombardements aveugles qui depuis un an n'ont jamais empêché l'État islamique de progresser) et sous des prétextes exclusivement narratifs ("guerre préventive", "légitime défense"...) ;

- le maître du Kremlin veille à rester dans une stricte légalité : il répond à une demande d'aide officielle du seul gouvernement légitime actuel de la Syrie (quoi qu'on pense du "dictateur" en place) et consulte son Parlement avant d'agir ;

- il réaffirme la claire supériorité de son pays, tant dans le domaine politique que militaire, assuré qu'il est du soutien de ses alliés chinois et iranien.
Avec les Russes, écrit Philippe Grasset, « la guerre, c'est vraiment la guerre », pas un spectacle médiatique façon Grand-Guignol, ni une rhétorique fumeuse colportée par un valet de comédie.

Commentaire : Pour le plaisir, proposons la photo de l'évènement et observons la tête de Poutine en train de regarder Hollande :
 
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© Kremlin/AFP

 
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Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures

4 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Terrorisme, #Europe supranationale, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures

© Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI
 

Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures.

Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb.

«Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs.

Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb

Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour

Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes

Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI

ENG العربية ESP РУС DE RT francais 22:05 à Paris, 4 octobre 2015 Actualité France International Economie Opinions Vidéos Photos Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures 4 oct. 2015, 12:25 © Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures. Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb. «Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs. Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI Une bombe de precision détruit quatre postes de commandement de Daesh à Jisr al-Choghour

ENG العربية ESP РУС DE RT francais 22:05 à Paris, 4 octobre 2015 Actualité France International Economie Opinions Vidéos Photos Les forces aériennes russes ont frappé 10 cibles de Daesh en Syrie au cours des dernières 24 heures 4 oct. 2015, 12:25 © Maxim Blinov Source: RIA NOVOSTI Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir attaqué 10 sites terroristes en Syrie et détruit des dépôts d’armes, des centres d’entrainements et leur infrastructure lors des 20 sorties aériennes qui ont eu lieu au cours des dernières 24 heures. Selon les informations fournies par le ministère de la Défense russe, des avions de combat Sukhoï SU-34, SU-24M et SU-25 ont réussi à détruire des camps terroristes dans la province syrienne d’Idleb. «Au cours des dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties. Dix sites d'infrastructures des terroristes de l'EI ont été frappés», a fait savoir le ministère qui a également publié des vidéos montrant les forces aériennes russes en train de bombarder leurs objectifs. Frappe aérienne sur un camp djihadistes dans la province d’Idleb Frappe chirurgicale sur un dépôt d’armes près de Jisr al-Choghour Frappe aérienne sur des positions terroristes et un dépôt d’armes Frappe aérienne contre un centre de commandement de l’EI Une bombe de precision détruit quatre postes de commandement de Daesh à Jisr al-Choghour Des avions de combats procèdent à trois frappes aériennes contre un poste de commandement et un dépôt d’armes près de la ville de Ma’arrat al-Numan

Le 2 octobre, des avions de combat russes Su-34 stationnés en Syrie avaient déjà attaqué 12 cibles de Daesh à Raqqa.

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En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour.

4 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch, #Israël - palestine - Moyen-Orient

En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour

3 Octobre 2015 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Chine, #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis

En Syrie, Chinois et Tchétchènes attendent leur tour

La bataille qui se préparait suspendait non seulement Démétrius et Ptolémée, mais aussi tous les autres princes, dans l'attente des événements qui devaient en être la suite et qui étaient fort incertains. Toutefois, chacun pensait que le succès ne se bornerait pas à rendre le vainqueur maître de la Syrie, mais qu'il en ferait le plus puissant des rois.

Ces paroles de Plutarque, narrant une bataille d'il y a 23 siècles, pourraient être écrites aujourd'hui tant l'humanité, les pays et les peuples reproduisent à l'infini les mêmes schémas. Si les généraux d'Alexandre ont laissé la place à Poutine, Obama, Xi, Erdogan ou Rouhani, la Syrie demeure la pierre angulaire. L'histoire à la remorque de la géographie et de la stratégie en quelque sorte...

Et il s'en passe des choses passionnantes sur cette pierre angulaire ! La grande, l'étonnante nouvelle du jour est la probable participation chinoise aux frappes russes. D'après Debka, site israélien proche du Mossad et généralement très bien informé, Pékin a fait savoir à Moscou que ses chasseurs-bombardiers J15, à bord du porte-avion Liaoning actuellement au large des côtes syriennes, se joindraient bientôt aux Sukhois. Internationalisation de la coalition russe, donc sa légitimation (beaucoup plus difficile pour les officines occidentales de faire du Xi-bashing que du Poutine-bashing). Voilà qui va donner des sueurs glacées aux Euro-atlantiques...

Comme si ça ne suffisait pas, Bagdad aurait formellement proposé aux Russes d'utiliser la base d'Habbaniyah pour leur campagne aérienne contre l'EI et autres djihadistes. Là où cela devient franchement pittoresque, c'est que les Russes partageraient cette base avec... les Américains ! Le lieu est en effet également utilisé par les forces états-uniennes pour leurs opérations. Je ne sais pas si le facétieux premier ministre irakien mesure l'ironie de la chose mais cela risque de faire grincer quelques dents parmi les pilotes de l'US Air Force. Moscou n'a pas encore donné sa réponse et doit actuellement peser le pour et le contre.

- Avantage : une enclave militaire en Irak, au coeur du Moyen-Orient, après celles de Tartous et Lattaquié en Syrie ; aucun dirigeant russe n'aurait pu rêver pareille occasion. En passant, une nouvelle gifle aux Américains, la signification étant à peu près celle-ci : vous avez été incapables d'assurer la défense de l'Irak, faites-nous place maintenant. Le message risque de se répercuter longtemps dans les chancelleries moyen-orientales...

- Inconvénient : l'intervention russe prendrait une tout autre ampleur et coûterait beaucoup plus cher. Vladimirovitch a déjà un peu de mal à convaincre l'opinion publique russe, majoritairement hostile, de la nécessité d'intervenir en Syrie, alors l'Irak...

On attend la réponse du Kremlin avec impatience, mais une chose est sûre : c'est un possible game changer supplémentaire au Moyen-Orient, qui en compte déjà beaucoup ces derniers jours.

Est-ce donc un hasard si le bourrage de crâne reprend de plus belle dans la presse aux ordres (chut, ne tirons pas sur une ambulance) occidentale ? Les propagandistes ne sont certes pas à une contradiction près. Les journaux nous expliquaient la semaine dernière que les Etats-Unis n'avaient réussi à former que quelques rebelles syriens modérés et arrêtaient par conséquent leur programme qui tournait au fiasco. Et là, soudain, les mêmes journaux nous affirment sans rire que les Russes ont retrouvé en 24 h, pour les bombarder, ces fameux groupes de "rebelles modérés" que tout le monde cherchait depuis des années... Pitoyable de bêtise.

Dans le flot de désinformation, quelques lumières tout de même, par exemple dans la presse espagnole ou israélienne. Ces analyses des différents groupes syriens montrent bien que les "rebelles modérés" sont à peu près inexistants. Désormais, la Syrie est grosso modo divisée en quatre, le reste n'étant que quantité négligeable :

  • le régime Assad
  • les Kurdes au nord
  • l'Etat Islamique
  • Al Nosra seule ou Al Nosra + autres mouvances djihadistes au sein de l'Armée de la conquête (rappelons qu'Al Nosra est tout simplement Al Qaeda en Syrie, organisation sur laquelle pleurent à chaude larme les Occidentaux en ce moment)

L'article du Jérusalem Post est également intéressant à un autre titre, car il confirme ce que plusieurs observateurs (dont votre serviteur) avançaient, à savoir la collusion entre Israël et Al Qaeda sur les hauteurs du Golan.

Les Russes, eux, n'ont cure de cette guéguerre de l'information ; ils laissent aux Américains les gesticulations médiatiques pour se concentrer sur le réel. Leurs bombardements sur l'Etat Islamique sont suffisamment sérieux pour que le calife autoproclamé, Al Bagdadi, annule la prière du vendredi dans sa capitale Raqqa, ce qui n'était curieusement jamais arrivé en un an de frappinettes de la coalition occidentale.

Les avions russes ont également multiplié les frappes sur Al Qaeda, notamment près de la frontière turque. C'est intéressant car, après avoir vu plusieurs de ses avions être abattus par la DCA turque, la chasse syrienne n'osait plus s'aventurer aussi haut, laissant les djihadistes faire à peu près ce qu'ils voulaient dans la province d'Idlib. Les bombardiers russes sont escortés par des S-30 pour bien s'assurer qu'aucune tentation stupide ne passe par la tête d'Erdogan qui semble avoir reçu le message 5/5.

Apparemment, les premiers effets des bombardements se font déjà sentir si l'on en croit le commandement militaire russe, pourtant peu habitué au lyrisme triomphaliste : "Des militants quittent les zones sous leur contrôle. Selon nos renseignements, il y a une certaine panique et des désertions dans leurs rangs".

Tout semble donc se passer comme sur des roulettes et, si tant est qu'il le décide, Poutine a peut-être déjà la solution pour l'éventuelle intervention terrestre qui fait si peur à son opinion publique. Le leader de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov a demandé à Vladimirovitch de lui permettre d'aller avec ses forces spéciales combattre l'Etat Islamique sur son terrain. Ce ne sont pas des paroles en l'air ; cela fait des années que Kadyrov veut en découdre avec les wahhabites et autres djihadistes, responsables de la mort de son père. L'on se souvient de son discours assez hallucinant fin décembre 2014 devant 10 000 rudes guerriers tchétchènes :

Nous allons prouver au monde que nous, Tchétchènes, sommes l'infanterie de Vladimir Poutine. Nous sommes prêts à défendre la Russie et accomplir n'importe quelle mission de combat. L'ennemi de la Russie, nous le confronterons où qu'il soit, y compris dans la propre tanière. Vive notre grande patrie la Russie ! Vive notre leader national, Vladimir Poutine ! Allah Akbar !

Une intervention tchétchène au sol contre l'EI serait assez populaire en Tchétchénie même et passerait sans doute mieux dans le reste de l'opinion russe. Toutefois, il serait intéressant de voir comment s'entendront Iraniens, Tchétchènes et Hezbollah... Nous n'en sommes pas encore là : place pour l'instant aux avions chinois.

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Syrie : Cette fois, c’en est bien fini de l’arnaque des rebelles triés sur le volet

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #La France, #Daesch, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme

Syrie : Cette fois, c’en est bien fini de l’arnaque des rebelles triés sur le volet

Moon of Alabama
Moon of Alabama

Le 22 septembre 2015 – Source: Moon of Alabama

Voilà, ci-dessous, ce qui a été rapporté hier dans le London Times. Bizarrement, aucun grand média américain n’en a fait état :

« La tentative américaine de relancer son programme – très critiqué – de formation de rebelles a essuyé un nouveau revers, hier, quand un deuxième lot de combattants formés en Occident a été détenu par d’autres groupes rebelles dans le nord de la Syrie.»

 

«Environ 70 combattants du groupe formé par les Américains, connu sous le nom de 30e Division, sont entrés en Syrie par le poste frontalier de Bab al-Salama au nord d’Alep dans un convoi lourdement armé de 12 véhicules couverts par l’aviation étasunienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.»

Le groupe sélectionné par le Pentagone aurait été détenu par un groupe turkmène parrainé par la Turquie. Toutes sortes de folles rumeurs sur le sort du groupe se sont succédées tout au long de la journée d’hier, mais on sait maintenant ce qu’il en est. Le groupe, que le Pentagone a minutieusement sélectionné, agréé et formé, n’a pas été arrêté du tout, il a changé de camp aussitôt arrivé en Syrie :

«Les rebelles entrainés par le Pentagone auraient trahi les États-Unis et remis leurs armes à une filiale d’al-Qaïda aussitôt entrés en Syrie.

Des sources ont indiqué lundi que des combattant de la Division 30 s’étaient rendus et avaient remis toutes leurs armes, à Jabhat al-Nusra, en Syrie.»

***

«Une bonne claque [en pleine figure] pour l’Amérique […] Le nouveau groupe de la Division 30, qui est entré hier, a remis toutes ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu des assurances sur sa sécurité», a tweeté Abu Fahd al-Tunisi, qui prétend être un membre de la filiale d’Al-Qaïda.

[Le tsar de la guerre contre État islamique d’Obama, le général Allen, vient d’être renvoyé, probablement à cause de l’incident décrit ci-dessus. C’est le génie qui a donné toute latitude à la Turquie pour bombarder les Kurdes, en échange de l’accès à la base aérienne d’Incirlik en Turquie. (le nullissime général Petraeus en disgrâce pourrait-il le remplacer?)]

Le leader du groupe formé, payé et équipé par les États-Unis a publié un texte (en arabe) donnant les six raisons pour lesquelles il a changé de camp.

Mais selon un article assez bizarre du Washington Post, l’administration réfléchit déjà à une nouvelle stratégie pour remplacer celle qui consiste à infiltrer des combattants triés sur le volet, et qui a échoué :

«L’administration envisage de fournir des armes et des munitions à un éventail plus large de groupes rebelles en Syrie et d’assouplir ses critères de sélection, augmentant, de ce fait, l’implication de l’Amérique dans la guerre civile en cours.»

Donc, alors que les rebelles triés sur le volet passent à al-Qaida, la solution est d’assouplir les critères de sélection.

Mais c’est justement sans ou avec très peu de sélection que la CIA a payé, formé et équipé 10 000 combattants anti-syriens depuis le début de 2012. La plupart de ces combattants ont, comme le groupe formé par le Pentagone, vendu leurs armes et leurs munitions aux djihadistes ou les ont rejoints. La sélection n’est donc pas du tout indispensable. Dans un communiqué d’AP sur les 14 civils syriens tués par les bombardements rebelles, hier, on peut lire :

«La coalition rebelle, connue sous le nom d’alliance de l’Armée de conquête, comprend la branche d’al-Qaida en Syrie, le Front Nusra et le groupe extrémiste Jund al-Aqsa, et elle est soutenue par la Turquie et l’Arabie saoudite

Reuters a publié, hier, un communiqué pour tenter de redorer l’image des djihadistes salafistes d’Ahrar al-Shams :

«Fortement soutenu par le voisin de la Syrie la Turquie, Ahrar al-Sham (les Hommes libres de Syrie) ont joué un rôle important tout au long des quatre années de guerre civile en Syrie – peut-être même le plus grand rôle de tous les groupes d’insurgés en dehors de État islamique.»

***

«Sous sa nouvelle direction, il essaie de se différencier d’al-Qaïda, suscitant la colère du Front Nusra et d’autres extrémistes. Mais son passé lié à al-Qaïda explique qu’Ahrar al-Sham ait toujours une relation spéciale avec le Front Nusra.

» Les rebelles, à l’intérieur de la Syrie, disent qu’Ahrar al-Sham a fourni beaucoup d’armes à Nusra. On ne sait pas s’il continue de le faire.

» Un ancien combattant de Nusra, qui a maintenant cessé la lutte, dit que Nusra et Ahrar avaient autrefois des relations étroites.

» Tout ce que je sais c’est que Nusra voit Ahrar comme leur source d’armes, en particulier dans certaines batailles», a-t-il dit.

Le Pentagone a soigneusement trié sur le volet les quelques mercenaires qu’il a envoyés en Syrie et ils ont rapidement rejoint Nusra. S’il passait, de même, au crible Ahrar als-Shams, son appréciation serait sûrement tout aussi positive. Toute l’histoire des rebelles triés sur le volet est une arnaque, la preuve en est que les États-Unis et leurs alliés n’ont jamais cessé d’approvisionner les islamistes non triés sur le volet qui luttent contre l’État syrien laïque .

Mais la fête est peut-être finie pour Ahrar. Le groupe est actuellement approvisionné avec amour par la Turquie, mais demain, le président turc Erdogan doit rencontrer le président russe, Vladimir Poutine.

Poutine vient de déployer une énorme quantité de matériel et de personnel en Syrie pour éradiquer les islamistes. Leur quantité pourrait bien augmenter et se transformer en un corps expéditionnaire entièrement équipé de quelques 15 000 soldats. La Russie est alliée à l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Hezbollah dans l’alliance «4 + 1» et coordonne la lutte depuis un quartier général commun. La reconnaissance russe est active partout sur le champ de bataille syrien et ses renseignements, ainsi que de nouvelles armes, aident déjà le gouvernement syrien à attaquer avec succès les concentrations d’État islamique à Raqqa et Palmyre, tuant des dizaines de combattants.

La Turquie dépend du gaz russe pour plus de 30 % de ses besoins en énergie primaire. Erdogan a le projet ambitieux de faire de la Turquie une plus importante plaque tournante de l’énergie en participant au projet d’un nouveau gazoduc russe, d’un montant de 11,4 milliards d’euros. Mais le gaz ne continuera à couler en toute sécurité dans les pipelines russes que si celui qui approvisionne État islamique, Ahrar Al Shams et Jabhat al-Nusra en armes turques se tarit. Erdogan devra choisir lequel de ces deux pipelines correspond le mieux à ses intérêts.

Si Erdogan décide de continuer à approvisionner les islamistes que la Russie a décidé de combattre, il va mettre son pays en position très dangereuse. La Russie pourrait, par exemple, fournir secrètement les Kurdes qui combattent l’État turc dans l’est de la Turquie. Quels succès pourraient-ils remporter s’ils recevaient une quantité infinie d’armes russes modernes?

Je pense que le jeu de M. Erdogan est terminé. La Russie a décidé de mettre fin à la guerre que les États-Unis et leurs alliés mènent contre la Syrie. Elle utilisera tous les moyens dont une grande nation dispose pour soutenir ses positions. Les zones d’exclusion aériennes occidentales, ou leur protection des régions tenues par l’opposition en Syrie, ne sont plus que du pipeau. Le génie Petraeus, qui a lancé le programme de mercenaires de la CIA qui a approvisionné Nusra et État islamique, vient à nouveau de dire ceci, entre autres absurdités :

«Nous pourrions, par exemple, dire à Assad qu’il doit cesser d’utiliser des bombes-barils. Et que, s’il continue, nous empêcherons la Force aérienne syrienne de voler», a-t-il décrété. «Nous en avons les moyens.»

Les États-Unis en ont les moyens à condition d’être prêts à sacrifier nombre de leurs pilotes. Le pays qui peut décider d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie est la Russie. Les nouveaux systèmes de défense aérienne S-300 et S-400, qu’on voit maintenant à Lattaquié, s’assurent que rien ne vole dans l’espace aérien de Syrie sans l’accord des Russes (!).

Traduction: Dominique Muselet

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Hollande refuse d'intégrer Bachar al-Assad dans la lutte contre l'Etat Islamique.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Daesch, #ISIL, #Terrorisme

François Hollande

s'oppose à l'Assemblée des Nations Unis

à toute coopération avec le président Bachar al-Assad pour éradiquer les terroristes de L'EI

Cette semaine, à l'Assemblée des Nations unies, une négociation devrait s'ouvrir sur la constitution d'une coalition internationanale pour éradiquer les terroristes de l'EI.

Au-delà des frappes aériennes menées par les Etats-Unis,d'une part, et la France, d'autre part, se développe l'idée que ces interventions limitées ne peuvent atteindre le but de libérer la région de l'emprise meurtrière de l'Etat islamique. Et qu'il serait nécessaire de prévoir des "troupes au sol".

Mais les Occidentaux rejettent, en ce qui concerne leurs armées, tout engagement de cette nature. L'échec des expéditions en Afghanistan et en Irak pèse lourd. Aussi, les Etats-Unis comme la France ont envisagé une intervention armée des Etats de la région, en premier lieu de l'Arabie saoudite et de la Turquie. Mais celles-ci, qui veulent se débarasser du voisinage d'un Etat laïc (et en partie chiitte), aident massivement les terroristes islamiques dans la lutte que ceux-ci mènent contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. En effet, Riyad et Ankara ouvrent grandes leurs frontières afin d'acheminer les armes sophistiquées contre le régime légal de Bachar et permettent l'envoi massif de mercenaires étrangers au profit d'EI.

Comment envisager alors une intervention au sol ?

La Russie, par la voie de Vladimir Poutine, propose une autre solution : il faut constituer une vaste coalition qui intégrerait l'Iran et le pouvoir syrien. L'appui du gouvernement de Damas devrait aller de soi, puisque ses troupes mènent depuis des années le combat sur le terrain contre les terroristes de l'EI.

Etats-Unis et Grande-Bretagne hésitent.

La chancelière allemande, Angela Merkel, souhaite "dialoguer avec le président syrien Bachar al-Assad" dans la recherche d'une solution au conflit syrien

Mais la France de Hollande et de Fabius monteaux créneaux contre cette stratégie de bon sens. Pour eux, l'ennemi essentiel c'est Bachar !

Pourquoi cette attitude du gouvernement français ?

Depuis le début du conflit en Syrie, les dirigeants du PS, Fabius en premier, réclament la tête du président syrien, jugé l'adversaire prioritaire à abattre. Que valent, dans ces conditions, les propos officiels des dirigeants français contre "le terrorisme qui menace notre pays" ? Ce ne sont pas, aux dires mêmes de président de la République française et de son ministre des affaires Etrangères, les soldats de Damas qui organisent les attentats en France...

Et pourtant chacun se souvient des déclarations de Laurent Fabius.

Ce dernier ne déclarait-il pas déjà en août 2012 :

« Je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : Mr Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre ».

Et Laurent Fabius ne confirmait-il pas, ce 27 septembre, son refus d'intégrer le gouvernement syrien dans le processus de paix qui va se discuter à l'ONU :

"Le président Bachar al Assad ne pourra jouer aucun rôle dans le cadre d'une future transition politique en Syrie car il n'aurait aucune crédibilité aux yeux de son peuple après quatre ans de conflit dont une bonne partie des victimes est imputable au régime de Damas", a déclaré hier à New York le chef de la diplomatie française.

Si cette attitude devait conduire à l'échec les négociations qui vont s'ouvrir sous l'égide des Nations Unies, les Français seraient à même de se poser la question : pour quels intérêts travaille le gouvernement de François Hollande ?

Sa proximité et celle de Laurent Fabius envers l'Etat d'Israël et de sa politique est-elle la seule motivation d'un pouvoir qui, rappelons-le, pointait sur Damas les canons de ses navires et se préparait, le 30 août 2013; à lancer ses fusées...ce qui aurait entrainé la France dans une troisième guerre mondiale ?

Le gouvernement français va-t-il persévérer dans ce sens ?

Si oui, quel crédit lui accorder lorsqu'il dénonce "le terrorisme" des fanatiques de EI comme une menace mortelle pour notre pays, alors qu'il refuse le moyen de l'éradiquer ?

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Maria Zakharova, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie cite le 10ème rapport de la Mission d’Observation des droits de l’homme de l’ONU.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #L'OTAN., #l'ONU, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme

Maria Zakharova

Maria Zakharova

(VIDEO) Kiev-Moscou. Maria Zakharova – le chant des GRADs russes

on: septembre 26, 2015

Maria Zakharova, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie cite le 10-me rapport de la Mission d’Observation des droits de l’homme de l’ONU lors d’un débat télévisé diffusé en direct entre les représentants du pouvoir ukrainien et leurs homologues russes.

Extrait de l’émission “Soirée dominicale avec Vladimir Soloviev” https://www.youtube.com/watch?v=HXcjt…

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Unicef complice des crimes de guerre ? La situation des enfants en Ukraine.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'ONU, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme

Ukraine: camp militaire pour enfants.

Ukraine: camp militaire pour enfants.

Unicef complice des crimes de guerre ?

on: septembre 27, 2015

Dans notre article « Porochenko bientôt accusé de crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale ? » nous avons parlé du reportage d’Arte en date du 25 août 2015 qui montre un centre de formation militaire ukrainien pour enfants : les enfants soldats. Inquiets de ne pas voir des réactions par des communiqués de la part des organisations défendant les enfants sur ce reportage d’Arte, nous avons décidé de contacter l’Unicef. Le premier contact avec l’Unicef a été surréaliste car pour notre interlocuteur Arte montre, « un genre de camp de vacances » et « que pour l’Unicef sur place c’est un peu difficile de dénoncer ce genre d’action… », pourtant notre interlocuteur dit, « le recrutement et l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans comme soldats est interdit par le droit humanitaire international et constitue un crime de guerre pour la Cour pénale internationale ». Est-ce que l’Unicef va enfin dénoncer les enfants soldats formés par Kiev comme elle l’a juré haut et fort à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale contre le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats ce 12 février 2015 dernier ?

Enfants soldats. L’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de 15 ans tombe sous la loi de la Cour Pénale Internationale. Dans notre article « Porochenko bientôt accusé de crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale ? » nous avons parlé de Thomas Lubanga Dyilo, le président national de l’Union des patriotes congolais (UPC), coupable, selon la Cour Pénale Internationale, des crimes de guerre consistant à avoir procédé à l’enrôlement et à la conscription d’enfants de moins de 15 ans et à les avoir fait participer activement à des hostilités. Le reportage d’Arte montre aussi des enfants de moins de 18 ans s’entraîner militairement, dont certains partent au front, avec une jeune fille identifiée par le journaliste d’ Arte, comme avoir 12 ans en train de démonter et remonter une kalachnikov. D’autres enfants ayant visiblement moins de 15 ans sont aussi dans le reportage ce qui nous avait poussé à écrire que Porochenko allait bientôt être condamné par la Cour Pénale Internationale tout comme Thomas Lubanga Dyilo.

Unicef, son rôle. « 250 000 enfants sont toujours exploités dans le cadre des conflits armés dans le monde » et « l’Unicef présente ses actions pour sortir les enfants des groupes et des forces armés, d’assurer leur accès aux services socio-sanitaires essentiels, de reconnecter ces enfants avec un environnement protecteur de leur famille lorsque cela est possible, de leur proposer des alternatives durables grâce à la scolarisation, à l’apprentissage d’un métier, au soutien psychosocial et au soutien des communautés qui les accueillent » (Source). Puis, « Grâce à ces programmes, depuis 2001, près de 100 000 enfants associés aux forces et groupes armés ont pu être soutenus dans leur libération et leur réinsertion ». Le mot d’ordre de l’Unicef est, « sensibiliser le public en France : la condition des enfants soldats fait partie des thèmes que nous abordons dans les écoles ou les centres de loisirs ». Enfin l’Unicef, « promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. »

Camp de vacances pour interlocuteur de l’Unicef. « J’ai vu ce reportage. Cela m’a donné l’impression que ces pratiques n’ étaient pas très conformes à ce qu’on souhaite en matière de bien être des enfants et de protection des enfants. En même temps dans le reportage il est dit que ce sont les parents qui les inscrivent à ce genre d’activité qui est plutôt sous un genre de camp de vacances. Donc à partir de là je n’ai pas eu l’impression que c’était des enfants qui étaient forcés de suivre ces activités et qu’il y avait une mise en danger de ces enfants », est la première remarque de notre interlocuteur (n’était pas la femme de ménage) à l’Unicef. « En tout cas je n’ai pas vu en quoi on pouvait incriminer le travail de l’Unicef ou le non travail de l’Unicef (notre rédaction dénonçait le silence de l’Unicef). « Je pense que pour l’Unicef sur place c’est un peu difficile de dénoncer ce genre d’action », termine notre interlocuteur.

Après avoir insisté auprès de l’Unicef pour obtenir un communiqué officiel pour dénoncer l’existence d’enfants soldats formés par Kiev, nous avons finalement reçu l’information suivante que l’Unicef est informé de l’existence de plusieurs camps militaires pour enfants sur le territoire contrôlé par Kiev, « l’Unicef a reçu des informations indiquant qu’un certain nombre d’enfants ont pu être recrutés et pourraient être directement impliqués dans les combats dans les régions de Donetsk et Lugansk. D’autres informations indiquent une prolifération de camps militaires pour mineurs (bien que les académies militaires ne soient pas illégales sous certaines conditions et existaient en Ukraine avant la crise) dans lesquels des enfants de moins de 15 ans ont pu être entraînés à la manipulation d’armes de guerre, ce qui est illégal. D’autres informations rapportent que certaines structures scolaires sont occupées par des militaires des deux camps. »

Unicef complice des crimes de guerre ? Mi-surpris de voir aucune parution de l’Unicef pour dénoncer les enfants soldats par Kiev ( car l’Unicef a son siège à New York et étant le Fonds des Nations unies pour l’enfance qui est une agence de l’Organisation des Nations unies, la position de l’Unicef n’est pas neutre et participerait à la désinformation internationale sur les violations réelles concernant les crimes de guerre en Ukraine tout comme le rapport de l’ONU dans notre précédant article « ONU : « graves violations des droits de l’homme dans le Donbass par l’Ukraine-Silence de la communauté internationale » qui sous estime les crimes de guerres dans le Donbass et refuse d’accuser le gouvernement de Kiev tout en ne dénonçant pas le silence de la communauté internationale) nous avons, donc, demandé à l’Unicef de nous donner les éléments de preuves sur les camps d’enfants soldats et de dénoncer l’existence de camps d’enfants soldats sur son site et aussi de réaliser un communiqué officiel. L’Unicef va enfin dénoncer les enfants soldats formés par Kiev ? Sensibiliser le public en France ? Ou cacher les crimes de guerre du gouvernement ukrainien avec l’aide de l’ONU, de l’OSCE ? Toutes des organisations partenaires !

Par Olivier Renault

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Ce qu'a proposé Vladimir Poutine à la tribune de l'ONU.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #l'ONU, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #Terrorisme, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

28 Septembre 2015

Publié par Jean Lévy

Ce qu'a proposé Vladimir Poutine à la tribune de l'ONU.

Ce qu'a proposé Vladimir Poutine à la tribune de l'ONU.

 

Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé et de réfléchir à l’avenir. En 1945, les pays ont uni leurs efforts pour penser à l’après-guerre, et c’est dans notre pays, à Yalta, que se sont réunis les chefs de la coalition anti-hitlérienne.

Les différends à l’ONU ont toujours existé et le droit de veto a toujours été appliqué par tous les membres du Conseil de Sécurité. C’est normal. Au moment de la création de l’ONU, on ne comptait pas sur l’unanimité mais sur la recherche de compromis.

Nous savons tous qu’à la fin de la Guerre froide, il n’y a plus eu qu’un centre de domination. Ceux qui se trouvaient au sommet ont pensé qu’il ne fallait plus tenir compte de l’ONU, que l’organisation ne mettait que des bâtons dans les roues. Des rumeurs ont surgi : l’organisation était devenue obsolète et avait rempli sa mission originale.

Mais si l’ONU disparaît, cela peut conduire à l’effondrement de l’architecture mondiale et du droit international. C’est la raison du plus fort et l’égoïsme qui vont primer. Il y aura moins de libertés, plus d’Etats indépendants mais des protectorats gérés de l’extérieur. L’Etat, c’est la liberté de chacun. Dans les affaires internationales, chacun doit être clair et transparent. Nous sommes tous différents, il faut en tenir compte. Personne ne doit adopter un seul modèle de développement reconnu par un seul. Nous devons nous rappeler le passé, l’expérience de l’URSS.

Personne ne veut apprendre des erreurs d’autrui, tout le monde répète les siennes. Regardons les pays de l’Afrique et du Proche-Orient, bien sûr que les problèmes économiques et sociaux y ont mûri longtemps et que les gens y voulaient des changements. Mais l’intervention extérieure a conduit à la destruction de leurs structures étatiques, les droits de l’homme n’y sont plus respectés. Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ?!, Je demande aux responsables de cette situation. Mais ces gens-là n’ont jamais renoncé à leurs politiques. Nous voyons des zones d’anarchie apparaître avec l’EI, on y trouve d’anciens combattants d’Irak, de Libye, un pays détruit, nous voyons aussi les membres de ce qu’on appelle l’opposition modérée recevoir une formation et puis passer dans le camp de l’EI.

L’EI continue son expansion dans d’autres régions et veut dominer le monde islamique. La situation est dangereuse et il est hypocrite de parler du terrorisme international et de fermer les yeux sur les flux de financement de ce terrorisme : les drogues, les armes, le pétrole. Il est aussi hypocrite de manipuler ces groupes de gens dans l’espoir de pouvoir les détruire par la suite. J’aimerais dire à ceux qui le pensent et le font : vous avez affaire à des gens cruels mais absolument pas idiots.

A vouloir jouer avec le terrorisme, il ne faut pas oublier que cette menace peut se propager à d’autres régions de la planète. Nous ne devons pas permettre à ces gens qui ont senti l’odeur du sang de revenir dans leurs pays d’origine et d’y poursuivre leur sale boulot. Personne ne le veut, nous non plus, nous pensons que c’est un erreur de refuser de soutenir les autorités syriennes qui se battent : seuls Assad et les Kurdes se battent réellement contre le terrorisme. Notre approche est franche et honnête, mais on nous accuse d’avoir des ambitions démesurées. Comme si ceux qui nous en accusent n’avaient pas d’ambitions du tout.

Nous ne pouvons plus tolérer la situation actuelle, et ce n’est pas une question d’ambitions : nous nous basons sur les valeurs, le droit international. Nous devons unir nos efforts pour former une coalition large, comme celle contre Hitler, pour lutter contre ceux qui sèment le mal.

Les réfugiés ont besoin de notre compassion et de notre soutien. Mais pour résoudre leur problème, nous devons restaurer l’Etat là où il a été détruit, le renforcer là où il est fragile, et aider ceux qui sont en péril et ceux qui ne quittent pas leur pays. Nous devons faire tout cela selon les règles de l’ONU. Respecter ce qui se fait dans le cadre de l’ONU et rejeter le reste. Nous devons aider la Libye, l’Irak et les autorités légitimes en Syrie.

Nous devons créer une sécurité indivisible. Mais malheureusement c’est toujours la manière de penser en bloc du temps de la Guerre froide qui domine actuellement en suivant la ligne de l’élargissement de l’OTAN, qui continue de se développer. Tôt ou tard, cette logique devait mener à une crise géopolitique, comme avec l’Ukraine où une guerre civile a eu lieu. Pour mettre fin à cela, nous devons respecter les accords de Minsk et tenir compte des droits des populations du Donbass. Ce n’est que comme ça que l’Ukraine sera un Etat civilisé, un maillon entre l’Europe et l’Asie.

Nous pensions que nous allions agir en toute transparence dans l’économie, y compris selon les règles de l’OMC. Mais les sanctions unilatérales sont devenues la norme et servent à supprimer des concurrents. Des unions se créent sans consulter les habitants des différents pays. Tout se fait en cachette, on nous met devant le fait accompli. Il s’agit d’un réel petit cercle d’élus qui décident.

La Russie propose d’harmoniser les différents projets économiques : un projet d’intégration basé sur des règles uniques. Nous allons déjà dans cette direction. Par exemple, nous avons entamé la coordination de l’Union économique eurasiatique avec le projet chinois de Ceinture de la route de la soie.

Quant au changement climatique, nous voulons que la conférence (COP21) porte ses fruits. D’ici 2030, nous nous engageons à diminuer les émissions de gaz à effet de serre à 77 %. Pour résoudre nos problèmes de façon radicale, nous devons adopter des technologies qui ne nuisent pas à l’environnement. C’est un défi planétaire, nous devons unir nos efforts, y compris avec les Etats scientifiquement puissants. Nous devons envisager les problèmes existants de façon globale. La Russie peut être une base à cela.

En 1946, le diplomate colombien Zuleta Angela avait formulé les principes de l’ONU : la bonne volonté, pure de toute idée d’intrigue et de ruse et l’esprit de coopération. La Russie veut suivre ces principes et nous devons choisir la coopération : ensemble, nous allons rendre le monde stable et sûr, et garantir son développement.

Retransmission en direct de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies

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