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Le blog de Lucien PONS

la syrie - la libye - l'iran -

Sortir de la guerre contre la Syrie, par Thierry Meyssan

22 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Sortir de la guerre contre la Syrie

La Maison-Blanche ne parvient pas à se retirer de la guerre en Syrie. Le président Trump se heurte à la fois à l’auto-proclamé « État stable » (selon l’éditorial anonyme du New York Times), qui poursuit la stratégie Rumsfeld-Cebrowski, et aux ambitions réactivées de ses alliés israéliens, français, britanniques et turcs. La logique de ces intérêts pourrait déplacer la guerre au lieu de la résoudre.

| Damas (Syrie)

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Powerpoint extrait d’une conférence de l’amiral Cebrowki au Pentagone, le 23 juillet 2003. À gauche, en mauve, la zone dont il convient de détruire les structures étatiques.

Alors que la Maison-Blanche et la Russie se sont accordées pour mettre fin à la guerre par jihadistes interposés en Syrie, la paix tarde à venir. Pourquoi donc ?

Pourquoi la guerre contre la Syrie ?

Contrairement à une idée répandue par sept années de propagande, la guerre contre la Syrie n’est pas une « révolution qui a mal tourné ». Elle a été décidée par le Pentagone en septembre 2001, puis longuement préparée, avec quelques difficultés il est vrai.

Une guerre préparée durant une décennie

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La préparation de la guerre est largement développée dans le dernier livre de Thierry Meyssan. Il est disponible en français, en espagnol, en russe et en turc. Il paraître en septembre en anglais, en arabe et en italien.

Rappelons les principales étapes de cette planification :
- En septembre 2001, le secrétaire US à la Défense, Donald Rumsfeld adopte la stratégie de l’amiral Arthur Cebrowski. Les structures étatiques de la moitié du monde devront être détruites. Les États-Unis contrôleront l’accès des États dont l’économie est globalisée aux ressources naturelles des régions non-connectées à l’économie globale. Le Pentagone commencera son œuvre en « remodelant » le « Moyen-Orient élargi » [1].
- Le 12 décembre 2003, George Bush Jr. signe la Loi sur la restauration de la souveraineté libanaise exigeant des comptes à la Syrie (Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act). Désormais, le président des États-Unis a le droit d’entrer en guerre contre la Syrie sans avoir à passer par le Congrès [2].
- En 2004, lors du sommet de la Ligue arabe à Tunis, le président Ben Ali tente de faire passer une motion autorisant la Ligue à légitimer l’usage de la force contre les États-membres qui ne respectent pas la toute nouvelle Charte des Droits de l’homme de la Ligue.
- En 2005, la CIA organise la révolution colorée du Cèdre au Liban. En assassinant le leader sunnite Rafic Hariri et en en rendant responsables les présidents chrétien libanais et alaouite syrien, il s’agit de provoquer un soulèvement sunnite contre la Force syrienne de maintien de la paix [3]. Alors que les Marines sont prêts à débarquer à Beyrouth, la Syrie se retire d’elle-même et le soufflé retombe [4].
- En 2006, Dick Cheney confie à sa fille, Liz, le soin de créer le « Groupe pour la politique et les opérations en Iran et en Syrie » (Iran Syria Policy and Operations Group). Elle organise l’attaque israélienne contre le Hezbollah, en pensant qu’il ne résistera pas longtemps. Les Marines US débarqueront à Beyrouth et continueront leur marche « libératrice » sur Damas. L’opération ne fonctionne pas et Israël doit battre en retraite après 33 jours de combats [5].
- En 2008, Washington tente à nouveau de créer le conflit à partir du Liban. Le Premier ministre Fouad Siniora décide de couper les communications internes de la Résistance et d’interrompre les transports aériens avec Téhéran. En quelques heures, le Hezbollah renverse le dispositif militaire occidental et remet en place l’ensemble de ses infrastructures.
- En 2010, Washington adopte le « leadership par derrière » (leading from behind). L’administration Obama confie l’attaque de la Libye et de la Syrie au Royaume-Uni et à la France (accords de Lancaster House).
- En 2011, début des opérations militaires en Syrie.

Il est donc absurde d’évoquer la guerre contre la Syrie comme un événement spontané sui generis [6].

Une guerre indirecte

L’originalité de la guerre contre la Syrie est d’avoir certes été déclarée par des États (les « Amis de la Syrie »), mais d’avoir en pratique été conduite presque exclusivement par des armées non-étatiques, les jihadistes.

Durant les sept années de cette guerre, plus de 250 000 combattants sont arrivés de l’étranger pour se battre contre la République arabe syrienne. Il s’agissait certes de chair à canon, de gens souvent insuffisamment formés, mais durant les quatre premières années, ces soldats étaient mieux armés que n’était l’armée arabe syrienne. Le plus important trafic d’armes de l’histoire a été organisé pour les approvisionner en matériels de guerre [7].

Lee Occidentaux n’avaient jamais eu recours à des mercenaires à cette échelle depuis la Renaissance européenne [8].

Il est donc absurde de parler de « révolution qui a mal tourné ».

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Le démantèlement du Proche-Orient planifié par le Pentagone dans le cadre de la stratégie de l’amiral Cebrowski. Cette carte a été publiée par le colonel Peters en 2006, mais il l’avait déjà commentée, juste avant les attentats du 11 septembre 2001.
Une guerre supervisée par des alliés ayant leurs propres buts

En recourant à Israël pour attaquer le Liban, puis en confiant les guerres de Libye et de Syrie au Royaume-Uni et à la France, et enfin en utilisant les installations de l’Otan en Turquie, le Pentagone a laissé son plan être perturbé par ses alliés.

Comme dans toutes les guerres, le pays leader doit promettre à ses alliés qu’ils trouveront un retour sur leur investissement à le suivre. Or, avec l’entrée en guerre de la Russie, la victoire occidentale devenait impossible. Chaque allié des États-Unis s’est donc progressivement retourné vers sa propre stratégie dans cette région. Avec le temps, les buts de guerre des alliés ont pris le dessus sur celui des États-Unis qui refusaient, eux, de s’investir autant qu’ils auraient dû le faire militairement.

Israël

Poursuivant l’idéologie coloniale de certains de ses pères fondateurs, Israël met en œuvre une politique de division de ses grands voisins en petits pays ethniquement ou religieusement homogènes. Il a ainsi soutenu en vain la division du Liban en un État musulman et un autre chrétien, ou encore la création d’un Kurdistan en Iraq, puis en Syrie. Nous ne disposons pas des documents stratégiques israéliens, mais rétrospectivement, la ligne suivie par Tel-Aviv correspond au « plan Yinon » de 1982 [9] ou à celle de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies de 1996 [10].

La stratégie israélienne colle dans ses grandes lignes au « remodelage du Moyen-Orient élargi » de Rumsfeld et Cebrowski. Cependant, elle n’a pas du tout le même objectif : le Pentagone veut contrôler l’accès des pays développés aux richesses de la région, tandis qu’Israël veut s’assurer qu’aucun de ses voisins ne sera assez fort pour se dresser contre lui.

Le Royaume-Uni et la France

Le Royaume-Uni et la France renouent avec leur politique coloniale, telle qu’exprimée au moment de la chute de l’empire ottoman et de la division du Moyen-Orient (les accords Sykes-Picot).

Les Britanniques reprennent la « Grande révolte arabe de 1915 » que Lawrence d’Arabie avait mise en œuvre contre les Ottomans. À l’époque, ils avaient promis la liberté à tous les Arabes s’ils renversaient le joug ottoman et plaçaient les wahhabites au pouvoir, cette fois ils leur promettent la liberté s’ils renversent tous leurs gouvernements nationaux et les remplacent par les Frères musulmans. Mais, ni en 1915, lorsque l’Empire britannique remplaça l’Empire ottoman, ni en 2011, les Arabes ne trouveront leur liberté. C’est le plan du « Printemps arabe de 2011 » [11].

Les Français cherchent à rétablir le mandat que la Société des nations leur avait confié sur la Syrie. C’est ce qu’explique le petit-neveu de Picot (celui des accords Sykes-Picot), l’ancien président Giscard d’Estaing [12]. Et c’est ce que réclame le président Hollande lors de son voyage aux Nations unies, en septembre 2015. Comme en 1921 la France s’appuie sur la séparation ethnique des Kurdes des Arabes. Elle défend donc la création d’un Kurdistan, non pas sur son territoire historique en Turquie, mais n’importe où, sur des terres arabes en Syrie.

La Turquie

La Turquie, quant à elle, rêve de réaliser la promesse de son fondateur, Mustafa Kemal Atatürk, le « Serment national » (Misak-ı Millî) [13], adopté par le Parlement ottoman le 12 février 1920. Elle entend à la fois annexer le Nord de la Syrie, y compris Alep, et éliminer les chrétiens, y compris les catholiques à Maaloula et les Arméniens à Kessab.

Elle entre en conflit avec les autres alliés : avec les Israéliens parce qu’elle veut annexer le Nord de la Syrie et non pas l’autonomiser ; avec les Britanniques parce qu’elle veut rétablir le Califat ottoman ; et avec les Français parce qu’elle s’oppose à la création d’un Kurdistan indépendant en Syrie. Surtout, elle entre en conflit avec les États-Unis eux-mêmes parce qu’ils ne font pas mystère de vouloir la détruire après avoir démantelé la Syrie [14].

Comment sortir de cette guerre ?

À l’issue de sept ans de combats, l’État syrien est toujours debout. La République arabe syrienne et ses alliés, la Russie, l’Iran et le Hezbollah sont victorieux. Les armées étrangères (les jihadistes) ont essuyé une cuisante défaite, mais pas leurs commanditaires : les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni et la France, la Turquie.

Non seulement la guerre a réveillé les ambitions du début du XXème siècle, mais aucun des protagonistes n’ayant connu la défaite dans sa chair n’est prêt à abandonner le combat.

Il paraît stupide de vouloir reprendre à zéro une guerre déjà perdue par les jihadistes. La présence de l’armée russe rend désormais impossible toute confrontation directe. Loin d’être anéantie, la population syrienne est désormais aguerrie, prête à supporter plus encore, et beaucoup mieux armée. Surtout, elle a beaucoup réfléchi et est moins manipulable qu’en 2011. Pourtant, comme à l’époque, la rhétorique politique occidentale a repris son antienne du « Bachar doit partir ».

La logique voudrait donc que le conflit se poursuive sur un autre terrain. Si par le passé, l’amiral Cebrowski avait prévu de porter la guerre dans un second temps à l’Asie centrale et du Sud-Est, ses successeurs doivent d’abord en finir avec le Moyen-Orient élargi. Ils se donnent actuellement la possibilité de rallumer le foyer iraquien, comme on le voit avec le spectaculaire retournement de l’administration Rohani et les émeutes à Bassorah.

[1] « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] “Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act”, Voltaire Network, 12 December 2003.

[3] La guerre civile libanaise (1978-90) se termine par les Accords de Taëf. À la demande de la Ligue arabe et avec l’assentiment du Conseil de sécurité de l’Onu, l’armée arabe syrienne vient aider l’armée libanaise à désarmer les milices, puis elle stabilise le pays en tant que Force de maintien de la paix. Par la suite, Israël accusera la Syrie d’avoir occupé le Liban, ce qui est faux.

[4] « Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 29 novembre 2010.

[5] L’Effroyable Imposture, Tome 2, Thierry Meyssan, éditions Alphée, 2007. Cet ouvrage, qui reste de loin le meilleur sur la guerre d’Israël contre Liban en 2006, sera prochainement réédité en français avec quelques mises à jour. Il est également disponible en espagnol. Je déconseille la version arabe qui est très mal traduite.

[6] Sui generis, en latin « de son propre genre », impossible à comparer avec quoi que ce soit.

[7] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.

[8] C’est dans ce sens, selon un témoin présent sur place, qu’il faut comprendre la déclaration du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la conférence des « Amis de la Syrie » de Marrakech : « Al-Nosra fait du bon boulot » (c’est-à-dire nos mercenaires d’Al-Qaïda nous rendent, à nous la France et au Conseil de coopération du Golfe, le service pour lequel nous les payons).

[9] “A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties (The "Yinon Plan")”, by Oded Yinon, Translation Israel Shahak, Kivunim (Israel) , Voltaire Network, 1 February 1982.

[10] « A Clean Break, a New Strategy for Securing the Realm », Institute of Advanced Strategic and Political Studies, Jérusalem-Washington.

[11] Voir les e-mails du Foreign Office révélés, en 2005, par Derek Pasquill.

[12] « Il faut envoyer l’ONU pour pacifier la Syrie », Propos recueillis par Henri Vernet et Jannick Alimi, Le Parisien, 27 septembre 2015.

[13] « Serment national turc », Réseau Voltaire, 28 janvier 1920.

[14] “Stability, America’s Ennemy”, Ralph Peters, Parameters, Winter 2001-02, pp. 5-20. « Blood borders : How a better Middle East would look », Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006.

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La Russie ferme d'immenses espaces aériens de la Méditerranée orientale pour des exercices militaires

22 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

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samedi 22 septembre 2018

 

 

La Russie ferme d'immenses espaces aériens de la Méditerranée orientale pour des exercices militaires
Les forces russes en Syrie effectueront des exercices militaires dans les eaux internationales au large des côtes d'Israël et de la Syrie entre les 19 et 26 septembre après la provocation israélienne d'il y a quelques jours qui a mené à la destruction d'un avion de renseignement russe IL-20.
 
Selon South Front: Une carte d'avertissement de navigation publiée montre que les forces russes imposeront une zone d'exclusion aérienne couvrant la majeure partie de la zone autour des eaux israéliennes pendant les exercices.
 
Le président russe Vladimir Poutine a promis d’améliorer la sécurité des forces russes en Syrie à la suite de l’incident de l’IL-20. Certains experts syriens ont affirmé que les exercices en cours servent cet objectif et ont envoyé un message à Israël, à savoir que la Russie ne renoncerait pas à soutenir ses alliés à Damas et à Téhéran.
Les actions israéliennes ont également été condamnées par Yasin Aktay, haut conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a accusé Israël d’avoir tenté de saboter le nouvel accord russo-turc de désescalade, qui empêchait une bataille dans le gouvernorat syrien d’Idlib. Selon Aktay, la priorité d’Israël est de maintenir la guerre en Syrie.
Dans le cadre de l'accord de désarmement russo-turc, une zone démilitarisée d'une largeur de 15 à 20 km sera établie autour d'Idlib. Des unités de la police militaire russe et turque vont patrouiller dans la zone pour assurer la mise en œuvre de l'accord. Plus tard, les deux pays s’attacheront à désarmer les militants restants et à combattre les groupes radicaux dans le gouvernorat du nord-ouest.
 
 
La Russie demande à l'Iran d'utiliser une base aérienne sur son sol
Afin de soutenir sa guerre en Syrie, la Russie a demandé hier à l’Iran d’accéder à la base militaire de Noyeh dans le nord-ouest de l’Iran.
On suppose que la base aérienne servira d’aérodrome de transit sur le chemin de la Syrie, où les avions militaires russes seront ravitaillés. Les sources syriennes disent que nous parlons de plusieurs chasseurs et de 4 avions-citernes IL-78.
 
La base de Noyeh était déjà utilisée par le Comité russe de l'aviation civile - en avril de cette année, il a été signalé que des bombardiers longue distance russes bombardant les positions des terroristes dans l'est de la Syrie y étaient restés.
En 2015, une base aérienne située dans la région de Hamadan était déjà très active avec les forces aériennes de la Fédération de Russie, mais des plans pour l'utilisation constante de cette base ont été rejetés en 2016, l'Iran exprimant son mécontentement. et à la fin de 2016, il a été annoncé que l'utilisation de cette base aérienne avait été suspendue "pour le moment".
Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie n'a pas encore émis de commentaires formels. On ne peut exclure que la divulgation de ces informations à la presse visait à perturber cet accord, l’Iran étant sensible aux fuites d’éléments d’accords secrets avec la presse.
 
Hannibal GENSÉRIC
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Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, en marge du 2e Forum féminin eurasien, Saint-Pétersbourg, 20 septembre 2018

22 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

3004 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, en marge du 2e Forum féminin eurasien, Saint-Pétersbourg, 20 septembre 2018

 
  • 1 – Sur les liens extérieurs du District fédéral Nord-Ouest
  • 2 – Sur la visite de travail du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Bosnie-Herzégovine
  • 3 – Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la 73e session de l’Assemblée générale de l’Onu
  • 4 – Sur l’avion des forces aériennes russes, abattu près du littoral syrien
  • 5 – Sur l’évolution de la situation en Syrie
  • 6 – Sur le financement des groupes terroristes syriens par le gouvernement néerlandais
  • 7 – Sur les propositions russes sur l’Afghanistan, présentées le 17 septembre par l’Ambassadeur russe à l’Onu Vassili Nebenzia au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu
 

 

Chers collègues,

Aujourd’hui nous ne nous rencontrons pas à Moscou, mais dans une conférence de presse à l’extérieur à Saint-Pétersbourg en marge du plus grand Forum qui a réuni les femmes du monde entier – plus de 110 pays y sont représentés en la personne de leurs professionnelles – des femmes spécialistes dans différents domaines.

RUSSIE FORUM DES FEMMES 2018 actualite2[128528]    Intervenant à l’ouverture du 2e Forum Eurasien sur les femmes, qui s’est tenu les 19 et 20 septembre à Saint Petersburg (Russie), la ministre de la Solidarité de la Femme et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a prononcé une allocution dans laquelle elle a mis l’accent sur «les avancées enregistrées en Algérie en matière de droits des femmes» grâce à la politique initiée par le Président Abdelaziz Bouteflika … La suite sur  http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/128528

Aujourd’hui nous avons tous vu et entendu des discussions actives, des thèmes intéressants à aborder, un débat concret sur des questions concrètes.

Il faut dire également que pour la deuxième fois nous organisons une telle conférence de presse à l’extérieur précisément en marge de ce Forum. Il y a matière à comparaison. Bien sûr, le Forum a acquis une toute autre ampleur. Le premier était une idée qui a pu être mise en œuvre. Il y avait des essais, en quelque sorte des improvisations. Aujourd’hui, l’envergure parle d’elle-même. C’est un événement phénoménal, très important et d’actualité. Il n’y a pas de formalités, pas d’organisation d’un forum juste pour organiser un forum. Il est question d’une discussion effectivement très sérieuse sur un grand nombre de problèmes qui intéressent les gens.

Étant donné que je me trouve à Saint-Pétersbourg, je voudrais parler des liens extérieurs du District fédéral Nord-Ouest pour commencer notre conférence de presse d’aujourd’hui.

1 – Sur les liens extérieurs du District fédéral Nord-Ouest

Russie. Saint-pétersbourg. un centre d'affaires 'Atlantic City'.4_04828_1402096622Saint-pétersbourg.  un centre d’affaires ‘Atlantic City’.

Saint-Pétersbourg est l’un des centres d’affaires et cultuels internationalement reconnus de l’Europe, au même titre que la région de Saint-Pétersbourg, occupant les premières positions en termes d’attractivité des investissements et des touristes étrangers dans la région.

russie saint_petersburg_visa-free_travel_to_russia  Saint Petersbourg

En 2017, la ville a été visitée par 7,5 millions d’étrangers, et cette année le nombre de touristes dépassera 8 millions.

L’immense potentiel industriel et scientifique de la région attire les plus grands producteurs mondiaux, la zone économique particulière de Saint-Pétersbourg, les parcs techniques et les plateformes industrielles de la région de Saint-Pétersbourg se développent activement.

Le pôle automobile de Saint-Pétersbourg (avec la participation de grands concessionnaires mondiaux comme Toyota, Nissan, Hyundai) a affiché cette année le plus important rythme de production depuis cinq ans et il est prévu de poursuivre l’élargissement de la localisation de la production, y compris la production de moteurs.

russie le Gouverneur de Saint-Pétersbourg Gueorgui Poltavtchenko poltavtchenko  le Gouverneur de Saint-Pétersbourg Gueorgui Poltavtchenko 

En août, le Gouverneur de Saint-Pétersbourg Gueorgui Poltavtchenko s’est rendu au Japon, une feuille de route a été signée pour le développement de la coopération entre Saint-Pétersbourg et Hokkaido pour 2018-2022.

Rien qu’au cours des derniers mois à Saint-Pétersbourg se sont déroulées

  • les Journées de Shanghai (cette année marque le 30e anniversaire de l’établissement des liens de villes jumelées),
  • dans le cadre des Journées de Minsk s’est tenu le Forum de coopération d’affaires.
  • La ville a été visitée par les délégations du Vietnam, de l’Irlande et de l’Ecosse.
Les régions du District fédéral du Nord-Ouest sont les principaux participants des programmes internationaux de coopération frontalière entre la Russie et l’UE pour 2014-2020 dans le cadre desquels sont réalisés des projets d’infrastructure communs avec la Finlande et les pays baltes.

Outre l’organisation de rencontres interétatiques, de grands forums économiques et sociaux mondiaux avec la participation de dirigeants étrangers, de personnalités politiques, d’affaires et culturelles, Saint-Pétersbourg réalise un agenda international conséquent

  • dans le domaine d’élargissement de l’influence sociale russe à l’étranger,
  • la promotion de la langue et de la culture russe,
  • la préservation de la vérité historique sur le rôle du pays dans la défaite du fascisme,
  • l’enseignement d’étudiants étrangers,
  • les programmes de « diplomatie populaire » avec la participation de célébrités de la culture mondiale,
  • de l’opéra et du ballet.
  • En signe de reconnaissance de la contribution exclusive de la Russie au développement du jazz, l’Unesco a proclamé Saint-Pétersbourg capitale de ce genre musical en 2018.
Nous remercions les autorités et les habitants de Saint-Pétersbourg pour leur contribution au renforcement de l’image positive de notre pays au niveau international, notamment pour l’excellente organisation de l’événement et l’hospitalité bien connue de la « capitale du Nord ».
2 – Sur la visite de travail du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Bosnie-Herzégovine

balkans2002

russie Lavrov Bosnie Herzegovine 1038178076  Bien que les pays des Balkans aient tout à fait le droit d’aspirer à faire un jour partie de l’Union européenne, cette dernière ne doit pas les empêcher de développer des relations avec d’autres pays du monde, a déclaré Sergueï Lavrov, en réponse notamment aux déclarations de Federica Mogherini. https://fr.sputniknews.com/international/201809211038178253-declarations-arrogantes-union-europeenne-lavrov-pays-balkans/

Vendredi 21 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite de travail en Bosnie-Herzégovine. A Sarajevo sont prévus des rencontres avec les membres du Présidium de la Bosnie-Herzégovine et avec le Ministre des Affaires étrangères Igor Crnadak. La signature du Plan de consultations entre le Ministère russe des Affaires étrangères et le Ministère des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine pour 2019-2020 est en préparation.

bosnie herzegovine le Ministre des Affaires étrangères Igor Crnadak.Crnadak_45542_36  Igor Crnadak, Président du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine,

A Banja Luka le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Président serbe Milorad Dodik, il participera à la cérémonie d’ouverture d’une plaque commémorative de la bénédiction et à la pose de la première pierre dans les fondations de l’église orthodoxe en hommage à la famille de l’empereur russe Nicolas II.

balkans Milorad Dodik se fait le chantre du « droit à l_autodétermination »1030088989  le Président serbe Milorad Dodik

Pendant ces contacts il est prévu de réaffirmer l’attachement ferme de la Russie

  • à l’Accord-cadre général de paix sur la Bosnie-Herzégovine de 1995 (accord de Dayton),
  • soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays,
  • les pouvoirs constitutionnels de ses deux entités – la République serbe et la Fédération de Bosnie-Herzégovine
  • et l’égalité en droits des trois nations en titre.

Il est également prévu d’évoquer l’état et les perspectives de développement des relations entre la Russie et la Bosnie-Herzégovine, les possibilités pour approfondir la coopération dans le domaine politique, commercial, économique, culturel et social.

Il est prévu d’échanger les points de vue sur la situation dans les Balkans et d’autres questions internationales d’actualité.

3 – Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la 73e session de l’Assemblée générale de l’Onu

onu image1170x530cropped Photo ONU/Manuel Elias – María Fernanda Espinosa Garcés, présidente de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, s’adresse aux médias au siège de l’ONU à New York en juin 2018. https://news.un.org/fr/story/2018/09/1023792

 

La 73e session de l’Assemblée générale de l’Onu qui est le forum international central destiné à un examen détaillé des problèmes d’actualité internationale, a ouvert ses portes le 18 septembre à New York.

Cette année, la délégation russe sera menée dans le cadre du segment de niveau élevée de la session – il débutera le 25 septembre – par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le programme de séjour du chef de la diplomatie russe à New York sera de tradition très chargé. Il prévoit plusieurs dizaines de rencontres avec des chefs d’État, de gouvernement et de diplomatie.

Le Ministre russe s’entretiendra avec le Secrétaire général de l’Onu António Guterres et la Présidente de la 73e session de l’Assemblée générale Maria Fernanda Espinosa. Sergueï Lavrov prendra part aux réunions des chefs de diplomatie des membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, des BRICS et de l’OTSC, aux sessions thématiques de haut niveau.

Le 28 septembre, il devrait s’adresser aux nations depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’Onu.
Lors de la session débutée, les efforts principaux de la Russie viseront le renforcement du rôle central et de l’autorité de l’Onu. Nous continuerons de promouvoir un agenda unificateur afin d’atténuer la confrontation dans le monde et de résoudre efficacement les problèmes actuels sur la base du droit international. Parmi nos priorités, il faut notamment citer la lutte contre l’altération de l’histoire, la formation d’un large front antiterroriste et une mise en œuvre équilibrée de l’Agenda 2030.

Vous pouvez consulter une présentation détaillée des approches russes des perspectives du travail de la 73e session de l’Assemblée générale de l’Onu sur le site du Ministère.

Nous recevons énormément de demandes de préciser le programme de Sergueï Lavrov à New York, de présenter les détails de ses futures rencontres. Le programme est actuellement en état d’élaboration actif. Je peux vous citer plusieurs rencontres envisagées actuellement. J’ai déjà mentionné beaucoup d’événements multilatéraux.

Quant aux rencontres bilatérales, Sergueï Lavrov devrait s’entretenir

  • avec la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
  • la Présidente croate,
  • le Ministre zambien des Affaires étrangères,
  • le Président chypriote,
  • le Ministre cubain des Affaires étrangères,
  • le Secrétaire général de l’Otan, membre du Conseil d’État
  • le Ministre chinois des Affaires étrangères,
  • le Ministre bolivien des Affaires étrangères,
  • le Président somalien,
  • les Ministres des Affaires étrangères du Guatemala,
  • du Belize,
  • du Surinam
  • du Panama,
  • ses collègues suisses,
  • le Secrétaire général de l’OSCE,
  • le Président de la Guinée équatoriale,
  • les ministres arménien, soudanais et jordanien des Affaires étrangères.

 

Il s’entretiendra spécialement avec le Secrétaire général de l’Onu, mais on envisage également des rencontres multilatérales.

On prépare ses rencontres avec les ministres des Affaires étrangères de Jamaïque, de la France, de Saint-Vincent et de l’Égypte.

Sergueï Lavrov s’entretiendra traditionnellement avec des représentants des pays de la partie méridionale de la région Pacifique en marge de l’Assemblée générale.

On élabore également un nombre d’autres rencontres. Sergueï Lavrov devrait participer à une conférence de presse suite à son voyage de travail à New York, dont on vous informera spécialement. 

4 – Sur l’avion des forces aériennes russes, abattu près du littoral syrien

un Il-20 des forces aériennes russes 4001688951  un Il-20 des forces aériennes russes 

avion F-16-1  F-16 des forces aériennes israéliennes

Comme vous le savez, tard dans la soirée du 17 septembre, un Il-20 des forces aériennes russes qui patrouillait le littoral syrien, a été abattu dans cette partie de la Méditerranée. Des militaires russes ont été tués. Au nom du Ministère russe des Affaires étrangères, des dirigeants du Ministère et de tout son collectif, je voudrais présenter aux proches et aux familles des victimes nos condoléances sincères en raison de cette perte.

Le Président russe Vladimir Poutine a présenté une estimation exhaustive de cet événement tragique. Le Ministère russe de la Défense a déjà commenté les événements de cette nuit à plusieurs reprises et aux niveaux différents. Nous devrions obtenir bientôt de nouvelles données (elles seront rendues publiques) qui permettront de répondre aux questions posées par cette tragédie, notamment en ce qui concerne la responsabilité des pilotes militaires israéliens.

La Russie et Israël ont des liens historiques très forts. A toutes les étapes de la formation de cet État, la Russie se prononçait constamment pout le développement et l’approfondissement des relations amicales entre nos deux pays, faisait tout pour que cet État du Moyen-Orient s’intègre dans le paysage régional, se transforme en facteur de stabilité et de prospérité du Moyen-Orient.
C’est pourquoi, la tragédie du 17 septembre exigera des investigations et des explications supplémentaires de la part d’Israël.

Je suis certaine que ces dernières seront bientôt présentées. Pour ma part, j’estime que les pilotes israéliens, dont les actions se sont soldées par une menace réelle et la destruction d’un avion russe (dont témoignent les données de nos experts militaires), ont fait preuve d’un comportement peu professionnel pour ne pas dire plus.

Il est honteux de se cacher derrière le dos de ceux qui assurent notamment ta propre sécurité et, à cause de leur devoir, ne peuvent pas éviter la balle, ciblée à toi.    
5 – Sur l’évolution de la situation en Syrie
syrie elections municipales les première depuis 2011 manar-07689920015370968451La Syrie a organisé le 16 septembre les premières élections municipales – https://french.almanar.com.lb/1043693
L’évolution de la situation en Syrie fait preuve de plusieurs facteurs positifs et négatifs.

La Syrie a organisé le 16 septembre les premières élections municipales depuis le début de la crise.

5 300 bureaux de vote ont été ouverts sur le territoire du pays. Il s’agit d’un événement important et très attendu dans le pays, d’un bon symbole de passage vers la vie paisible et la reconstruction.
Nous saluons également le rapatriement des réfugiés syriens et le retour des personnes déplacées aux lieux d’habitation permanente en Syrie. Un forum international spécial pourrait favoriser davantage ce processus. La déclaration finale du sommet tripartite des pays garants du processus d’Astana, qui s’est déroulé le 7 septembre dernier à Téhéran, souligne la volonté de la Russie, de l’Iran et de la Turquie d’examiner leur participation éventuelle aux préparatifs d’une telle conférence
Le Centre russe d’accueil, de répartition et d’hébergement des réfugiés favorise le rapatriement des Syriens depuis le Liban et la Jordanie.
Plus de 13 000 personnes sont revenues en Syrie depuis le 18 juillet 2018 (je voudrais souligner qu’il ne s’agit que de plusieurs mois), alors que le nombre total des rapatriés a dépassé 242 000 personnes depuis le 30 septembre 2015.     
Dans le contexte de la stabilisation de la situation sur les territoires libérés des terroristes, les personnes déplacées reviennent elles-aussi chez eux. 148 000 personnes déplacées sont revenues aux lieux d’habitation permanente depuis le 1er janvier 2018, alors qu’il s’agit de 1 231 000 retours depuis le 30 septembre 2015 (ces chiffres sont approximatifs, mais se basent sur des faits).
Nous constatons avec satisfaction la stabilisation de la situation dans le sud-ouest de la Syrie après une opération militaire, qui s’y est déroulée avec succès en août dernier. La vie paisible se rétablit graduellement sur ce territoire. Le Gouvernement syrien organise le rétablissement des sites d’infrastructure principaux, continue d’octroyer l’aide humanitaire.
Depuis le septembre 2015, on a reconstruit en Syrie près de 30 000 maisons, ainsi que plus de 5 000 établissements d’enseignement et plus de 150 hôpitaux. Cela a pris plusieurs années. Qui plus est, ces travaux se déroulent dans le contexte d’une lutte acharnée contre le terrorisme international, menée par les Syriens et le Gouvernement syrien avec le concours de la Fédération de Russie. Ces données ne sont donc pas relatives à la vie paisible, ni au développement ou à la reconstruction de ces sites pendant une période de la paix, sans l’ombre de la lutte contre le terrorisme, mais au plus fort de ce combat.
La Russie a organisé dès lors près de 2 000 opérations humanitaires distribuant plus de 3 000 tonnes d’aliments et d’objets de première nécessité. Les médecins militaires russes ont offert des soins de qualité à 93 000 Syriens.  

Nous établissons des contacts avec des parties intéressées afin de résoudre le problème du camp des réfugiés et des personnes déplacées « Roukban », créé sur le territoire dont les États-Unis ont pris le contrôle de manière illégale et unilatérale. Selon nos estimations, la résolution réside dans l’octroi à la population de l’aide humanitaire de tous les genres, l’organisation de corridors d’évacuation sécurisés et de centres de régularisation de statut, ainsi que dans la poursuite des accords de cessez-le-feu.

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Les négociations entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui se sont déroulés le 17 septembre à Sotchi, ont permis d’obtenir un progrès notable concernant la zone de désescalade d’Idleb. Ils ont signé notamment un Mémorandum de stabilisation de la situation dans cette province, prévoyant de créer d’ici le 15 octobre une zone démilitarisée de 15 à 20 km d’épaisseur le long de la ligne de contact entre l’opposition et les troupes gouvernementales. Cette zone de tampon sera contrôlée conjointement par les unités de la police militaire russe et les patrouilles turcs.
Les accords obtenus par la Russie et la Turquie permettront de sauver la vie des civils.
Nous espérons qu’elles non seulement favoriseront la séparation entre l’opposition modérée et les terroristes à Idleb, mais aussi dégriseront les provocateurs qui y préparent une nouvelle mise en scène chimique pour justifier des frappes de missiles et des bombardements éventuels du territoire syrien par la coalition menée par les USA.
Il est malheureusement encore trop tôt de parler de l’échec de ce scénario soutenu par l’Occident. On constate toujours des informations sur la poursuite des préparatifs d’une provocation chimique. Ainsi, le Front al-Nosra qui fournit des armes chimiques aux groupes armés alliés, a transporté des réserves de la substance toxique sarin à l’hôpital national de la ville d’Idleb.
Le rôle principal dans cette mise en scène planifiée pourrait être encore une fois octroyé aux Casques blancs tristement célèbres. Selon les dernières informations, des centaines de membres de ce groupe sont récemment arrivés sur le territoire syrien afin de mener des préparatifs sous la direction des instructeurs étrangers. Certains témoignages indiquent que ces crimes provocateurs pourraient viser des femmes et des enfants kidnappés par les terroristes.
Des menaces ouvertes de lancer une opération militaire de grande envergure en Syrie, proférées par nos partenaires américains, empêchent la réconciliation nationale dans cet État. Au lieu de pousser l’opposition armée « raisonnable » vers le dialogue, ils inspirent aux opposants un sentiment absolument illusoire de l’ingérence américaine éventuelle dans le conflit du côté de l’opposition.
Encouragés par ce soutien, les combattants d’Idleb continuent leurs attaques contre les territoires contrôlés par le Gouvernement syrien. Ainsi, les militaires russes ont enregistré en août dernier 554 violations du cessez-le-feu par ces groupes armés, notamment avec l’utilisation des canons et des mortiers. Ces incursions se sont soldées par la mort de 29 personnes. Depuis le début du mois de septembre, on a déjà enregistré près de 350 violations, ce qui témoigne de l’intensification des activités terroristes.
Nous avons constaté le scandale grandissant lié à l’octroi par le gouvernement néerlandais de l’aide aux groupes syriens antigouvernementaux. Nous sommes certains de la nécessité de mener une enquête objective et détaillée sur cette affaire. 
Le processus de règlement en Syrie se déplace visiblement dans le domaine politique et diplomatique.
Après plus de sept ans de conflit, le pays est ruiné, alors que son peuple a très besoin d’une aide diversifiée de la part de la communauté internationale. Dans ce contexte, nous appelons l’Occident à renoncer à son humanisme feint et de façade et à rejoindre l’octroi d’une aide réelle aux Syriens dans toutes les questions liées à la reconstruction de l’État, notamment dans le soutien au rapatriement des réfugiés.
On ne peut pas présenter des exigences politiques comme une condition préalable de l’octroi de l’aide humanitaire qui est une preuve de l’humanité et d’une solidarité réelle.  

 

6 – Sur le financement des groupes terroristes syriens par le gouvernement néerlandais

pays bas Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères - Ph. DR. 6288763b6c695759160ba509c644f84f20180419115514_thumb_565    Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères / Ph. DR.

Nous avons constaté un scandale grandissant aux Pays-Bas, provoqué par des investigations des médias qui avaient révélé l’octroi de l’aide aux groupes terroristes syriens par le gouvernement néerlandais.

Rappelons que cette liste comprend notamment Jabhat al-Chamia, reconnu comme un groupe terroriste par le parquet néerlandais, ainsi que plusieurs autres mouvements liés d’une manière ou d’une autre à Al-Qaïda. L’un de ces derniers s’est fait notamment connaitre pour avoir utilisé les civils en tant que bouclier humain et impliqué les mineurs dans les combats. Ces groupes ont reçu de l’aide de la part des autorités officielles des Pays-Bas.

Cette aide « non-létale » comprenait les livraisons d’équipements, de 4×4 et de téléphones par satellite pour 25 millions d’euros au total.
L’aspect le plus absurde de la situation réside dans le fait que quand nous nous adressons à nos collègues occidentaux et leur proposons lors des forums et des conférences de participer de manière bilatérale au rétablissement de l’infrastructure civile, ils ne peuvent pas trouver les fonds nécessaires et ne veulent en aucune façon octroyer ces 25 millions d’euros.
Vous pouvez facilement vous imaginer combien d’écoles, d’hôpitaux, de sites d’infrastructure civile, de boulangeries, de centres de distribution de l’aide humanitaire ou, plus précisément, de cette aide humanitaire (des vêtements, des médicaments, des manuels pour les enfants qui reprennent leurs études à l’école) on aurait pu offrir aux Syrien grâce à ces fonds.  

En même temps, le gouvernement néerlandais comprenait parfaitement que les moyens octroyés pourraient être utilisés à des fins pas du tout pacifiques: ainsi, on peut facilement installer des mitrailleuses sur ces 4×4.

Une investigation sur cette affaire est actuellement en cours aux Pays-Bas, mais, compte tenu des données présentées, il est déjà évident que ce soutien des forces antigouvernementales syriennes s’effectuait en violation totale des normes du droit international et constituait une ingérence directe dans les affaires intérieures d’un État souverain.

pays bas Bert Koenders, ancien Ministre néerlandais des Affaires étrangères  Bert Koenders, ancien Ministre néerlandais des Affaires étrangères

Les Pays-Bas se laissaient guider en Syrie par un principe vicieux qui affirme qu’il est possible de négliger le droit international en cas de violation grossière des droits de l’homme (du point de vue des Néerlandais). Il s’agit du principe de « négation du fétichisme de droit », introduit par Bert Koenders, ancien Ministre néerlandais des Affaires étrangères. En résultat, l’aide néerlandaise s’est retrouvée entre les mains de ceux qui n’appréciaient pas absolument les droits de l’homme et notamment le droit à la vie.

pays bas le Premier Ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a été obligé de démissionner en 2010 belga-picture-18868894  le Premier Ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a été obligé de démissionner en 2010

Les autorités néerlandaises répètent visiblement leurs propres erreurs. Ainsi, le Premier Ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a été obligé de démissionner en 2010 à cause des résultats de l’investigation de la commission Davids qui avait souligné le caractère illégal du soutien politique octroyé à l’aventure militaire de 2003 en Irak.

Nous sommes persuadés que la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité de l’Onu et le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, doit réagir à ces nouveaux manifestations de la politique « deux poids, deux mesures ». Nous constatons donc des informations absolument scandaleuses. Il s’agit de fait d’une aide criminelle aux terroristes de la part des autorités publiques des Pays-Bas.  

 

7 – Sur les propositions russes sur l’Afghanistan, présentées le 17 septembre par l’Ambassadeur russe à l’Onu Vassili Nebenzia au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu

onu russie l'Ambassadeur russe à l'Onu Vassili Nebenzia 7607931_25573bd6-27d3-11e8-8495-74019d0098ae-1_1000x625  l’Ambassadeur russe à l’Onu Vassili Nebenzia

Compte tenu de l’intensification de l’expansion de Daech en Afghanistan qui crée des foyers de tension dans le pays et notamment près de frontières de nos partenaires d’Asie centrale, nous envisageons d’utiliser plus activement les mécanismes antiterroristes de sanctions du Conseil de sécurité de l’Onu afin de combattre ce mouvement en Afghanistan.
Sur le plan pratique, nous recueillons une base de preuves pour rédiger des demandes en ce sens et saisir le comité de sanctions contre Daech/Al-Qaïda du Conseil de sécurité de l’Onu de l’introduction de mesures punitives contre des individus et des organisations qui font partie de la « branche » afghane de Daech ou sont directement liés à cette dernière. Ces propositions russes ont été évoquées le 17 septembre par l’Ambassadeur russe à l’Onu Vassili Nebenzia lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.
Nous appelons tous les États membres à participer activement à ce processus et à envoyer des demandes appropriées de sanctions au comité mentionné.
L’élargissement des sanctions à ces individus liés à Daech permettra aux pays membres d’introduire des mesures appropriées contre ces derniers: l’interdiction des déplacements internationaux et de la vente d’armes, le gel de leurs actifs financiers etc.

 

à suivre


SOURCE/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3347997

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Syrie: pourquoi la Turquie, la France, Israël et d'autres soignent les terroristes? Par Karine Bechet Golovko

19 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

mercredi 19 septembre 2018

Syrie: pourquoi la Turquie, la France, Israël et d'autres soignent les terroristes?
 
 
 
La Syrie reste décidément au coeur de l'actualité. Ainsi, nous apprenons que dans la région de Kuneitra, sur le plateau du Golan, libérée des terroristes par l'armée syrienne, les soldats y ont trouvé un hôpital suréquipé et rempli de médicaments provenant d'Israël, de France, de Turquie, d'Arabie Saoudite ... Hôpital qui était à l'usage exclusif des groupes armés. Cela ne fait-il pas réfléchir à ce qui s'est passé ces derniers jours, entre l'accord avec la Turquie sur Idlib et l'avion militaire russe abattu en raison des attaques israéliennes? Mais il semblerait que la priorité soit d'éviter les conflits ... Simplement, les "conflits", eux, ne sont pas au courant ... Alors ils s'accumulent. Et il faudra bien les affronter.
 
 
L'agence russe d'information RIA Novosti annonce que l'armée syrienne a trouvé dans la région de Kuneitra, sur la plateau du Golan (donc à la frontière entre la Syrie et Israël), et plus précisément dans la petite ville de Bureika, un hôpital parfaitement équipé et avec des stocks conséquents de médicaments, ce qui est un trésor dans la région. Des médicaments provenant de France, d'Israël ou encore des Etats-Unis par exemple. Mais l'on trouve également de l'appareillage médical et d'autres médicaments provenant du Qatar, de Turquie, d'Arabie Saoudite. 
 
Le trésor, et le mot n'est pas faible, n'est pas négligeable. L'on y trouve des antibiotiques, des vaccins, des antidouleurs, des appareils neufs d'imagerie médicale, des salles d'opération parfaitement équipées. Les habitants ont montré aux soldats un beau véhicule médical jaune, équipé pour la réanimation, avec des numéros britanniques et le volant à droite.
 
Et ce trésor était réservé aux groupes armés et à leur famille, aucun civil n'a eu le droit d'y être soigné. Ainsi les pays de l'OTAN, si inquiets de catastrophe humanitaire, n'apportent qu'une aide réelle aux groupes armés? Pour les civils, les opérations de comm semblent suffisantes.
 
Donc la France, la Turquie, Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne soignent les groupes armés?
 
Et après l'on parle d'un "accord historique" sur la démilitarisation d'Idlib (voir notre texte) qui permettra aux groupes "rebelles" de garder les territoires qu'ils occupent, sans que l'armée syrienne, en Syrie, n'ait le droit de récupérer le contrôle de son territoire. L'on apprend que les "rebelles" d"Al Nusra seront évacués. Leurs sponsors pourront tranquillement les récupérer?
 
Et d'ailleurs le journal Le Monde ne s'y trompe pas, les grands gagnants de cette opération sont avant tout les "rebelles", comme les pays soutenant la coalition américaine aiment à appeler les groupes terroristes qui ont le bon goût de lutter contre Assad:
 
 
 
Après l'on apprend qu'un avion militaire russe a été abattu selon le ministère russe de la défense suite à une attaque de la Syrie des avions israéliens, qui se sont protégés par la frégate française et ont mis en danger (volontairement?) l'avion militaire russe qu'ils ne pouvaient pas ne pas voir, provoquant la réaction automatique du système de défense aérien S-200 syrien:
Dans cette affaire, Moscou estime que l'aviation israélienne a délibérément créé une situation "dangereuse" dans le secteur de Lattaquié, alors que l'avion russe s'apprêtait à atterrir sur la base de Hmeimim, située dans la province du même nom. "Nous considérons comme hostile cette initiative de l'armée israélienne", a dit Igor Konachenkov, porte-parole du ministère. "Du fait des actes irresponsables de l'armée israélienne, 15 militaires russes ont trouvé la mort. Ce n'est absolument pas conforme à l'esprit du partenariat russo-israélien."
"Nous nous réservons le droit de réagir par des mesures équivalentes", a-t-il poursuivi dans une déclaration sur la télévision russe.
Mais pour autant, la presse française ne s'y trompe pas, immédiatement une manière d'éviter le conflit est recherchée. Le Président russe, joue sur la communication, parlant à la fois "d'une suite de concours de circonstances déplorables" et se référant aux déclarations du ministère de la défense qui ont été validées par lui. Ceci est pourtant une tragédie dans laquelle 15 hommes, remplissant leur devoir pour leur patrie et à la demande de leur patrie, ont trouvé la mort.
 
Et l'on trouve un hôpital flambant neuf, remplis de médicaments venant de Turquie, d'Israël, de France, réservé aux terroristes et à leur famille.
 
N'y a-t-il pas une certaine contradiction?
 
Pourquoi lorsque les Etats-Unis, la Turquie, Israël, la France frappent des forces militaires étrangères, un pays souverain, personne ne s'inquiète des risques de guerre qui pourraient en découler? En revanche, il est absolument impensable à la Russie de répondre réellement et pas en suspendant les tomates turques, sans, soi-disant, provoquer un risque de guerre mondiale ...

Si le conflit est postmoderne, il doit l'être pour tous. Ou bien cette postmodernité n'est qu'un écran cachant des intérêts et des manoeuvres bien réels.
 
Etrange, non?
 
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Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier. Le Réseau Voltaire

19 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier
 
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Le 17 septembre 2018, vers 22h (heure locale), un turbo-propulseur Il-20 militaire russe a disparu des écrans radars en Méditerranée, à environ 35 kilomètres des côtes syriennes. Il retournait à la base aérienne d’Hmeymim avec 14 personnes à son bord.

L’incident est survenu alors qu’une bataille faisait rage dans la zone. Quatre F-16 israéliens attaquaient depuis les eaux internationales l’Institut des industries techniques de Lattaquié. La défense anti-aérienne syrienne est parvenue à détruire en vol plusieurs missiles ennemis.

Israël attaque désormais tous les centres de recherche scientifique liés aux armées. Il s’agit de poursuivre le programme d’assassinat des scientifiques militaires non-Israéliens du Moyen-Orient, tel qu’il a été déjà mené en Iran et en Iraq.

L’attaque israélienne a été précédée par l’intrusion d’un avion Torpedo britannique.

Les États-Unis ont accusé la Syrie d’avoir détruit l’avion russe par inadvertance dans le feu de l’action.

Cependant, la Syrie accuse la frégate française l’Auvergne d’avoir participé à la bataille, ce que Paris nie comme à son habitude.

De nombreux satellites ont observé la bataille du 17 septembre et en conservent des enregistrements.

L’Iliouchine Il-20 était un quadrimoteur à hélices qui menait une mission d’observation des forces occidentales dans la zone et des drones des jihadistes au moment où la bataille a débuté.

L’étude des enregistrements montre que (1) la France a bien tiré des missiles sur la Syrie (2) un des avions israéliens s’est caché derrière l’appareil russe, de sorte qu’un tir syrien le visant a atteint l’Il-20.

Le fait d’utiliser un avion d’un pays tiers pour se protéger de la DCA ennemie constitue un acte de guerre. C’est ce qu’a fait Israël à l’encontre de la Russie.

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Un avion militaire russe abattu par les missiles français?

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Mardi 18 Septembre  2018 2:54 du matin
La base aérienne russe Hmeimim en Syrie ©AFP
La base aérienne russe Hmeimim en Syrie ©AFP

Des cibles russes à Lattaquié ont été attaquées, lundi soir, par Israël secondé par la France. 

Des dernières informations, en provenance de la Syrie, font état d'une attaque balistique conjuguée France/Israël contre des cibles russes à Lattaquié. Selon le ministère russe de la Défense, peu après des frappes aux missiles, depuis quatre F-16 israéliens, contre la banlieue de Lattaquié, une frégate française a visé un avion russe au dessus de la Méditerranée avec 14 militaires à bord.

L'appareil, un II-20 a perdu tout contact avec la base aérienne russe Hmeimim vers 00h23 (Heure locale) après que la frégate française Auvergne a tiré des missiles. Il survolait la Méditerranée à 35 km de la côte syrienne. Pour la première fois depuis le début de la guerre contre la Syrie, Israël se fait accompagner de l'un des membres de l'Otan, la France pour frapper non seulement des sites militaires syriens mais aussi des cibles russes.

Le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué, émis le 17 septembre, que l’attaque de missiles sur la ville syrienne de Lattaquié a été réalisée depuis la mer parallèlement au tir de missiles israéliens contre des cibles russes à Lattaquié.

Le commandement central de l’armée syrienne a annoncé, dans un communiqué, que les chasseurs du régime israélien ont attaqué lundi soir un établissement des industries techniques à Lattaquié. L’attaque a causé des dégâts matériels et tué deux personnes qui étaient sur place.   

« L’ennemi veut ainsi rehausser le moral chez les groupes terroristes échoués à Idlib face aux victoires fulgurantes de l’armée. Cela affirme encore une fois de plus qu’Israël soutenait directement les terroristes en Syrie », indique le communiqué.

L’agence d’informations syrienne SANA a annoncé plutôt que les systèmes de défense antiaérienne de l'armée syrienne avaient repoussé lundi une attaque de missiles menée depuis" air et mer "contre la banlieue de la ville de Lattaquié.

Selon les premières informations, sept personnes ont été blessées dans cette frappe de missiles. La DCA syrienne a violemment repoussé cette attaque qui a visé la base aérienne de Hmeimim et le village de Boulad à Homs soit des cibles militaires et civiles, a annoncé l’agence SANA, ce lundi. 

Samedi 15 septembre, la défense antiaérienne syrienne a intercepté plusieurs missiles aux abords de l'aéroport international de Damas. Le raid a été effectué par deux avions israéliens depuis l'espace aérien libanais.

À suivre.....         

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion.

Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions ce point de vue.

La rédaction du blog

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Il-20 russe: des F-16 israéliens ont dévoyé les S-200 syriens à dessin

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

Mardi 18 septembre 2018. 9:14 du matin
Il-20 russe: des F-16 israéliens ont dévoyé les S-200 syriens à dessin

Le danger d'une confrontation frontale avec la Russie a frôlé la "Macronie" : dans la matinée de mardi 18 septembre, un communiqué du ministère russe de la Défense pointait de doigt la France pour avoir tiré un missile en direction d'un avion Il-20 russe qui a disparu depuis des radars. Terrorisé à l'idée d'avoir à subir une riposte russe, l'état-major des armées françaises a aussitôt démenti, en affirmant n'être pour rien dans l'incident. Un nouveau communiqué du ministère russe de la Défense vient de tomber affirmant que l'appareil a été abattu par des systèmes syriens S-200 en raison des actions «irresponsables» et «provocatrices» d'Israël. Pourquoi "irresponsables" et "provocatrices"?

 

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, répond : "Menant des frappes en Syrie, des pilotes israéliens se sont abrités derrière l'avion russe Il-20 qui s'est retrouvé sous le feu des systèmes de défense aérienne syriens S-200". Le haut gradé a qualifié cette action de l'armée israélienne de «provocation» avant de poursuivre : "Nous considérons ces actions provocatrices d'Israël comme hostiles. À la suite des actes irresponsables de l'armée israélienne, 15 militaires russes ont perdu la vie. Cela ne correspond absolument pas à l'esprit du partenariat russo-israélien".

De tout évidence ce partenariat qui n'a jamais réellement existé, vient de briser en mille morceaux : "Via la ligne rouge, l'armée israélienne a prévenu la Russie d'une opération militaire en Syrie seulement une minute avant de mener les frappes, ce qui n'a pas permis de faire revenir l'Il-20 dans une zone sécurisée".  

Dans l'imbroglio qu'est la stratégie syrienne d'Israël, ce dernier vient à nouveau de tomber dans son propre piège. À preuve, groggy, l'ambassade d'Israël à Moscou a refusé de commenter les déclarations de ministère russe de la Défense surtout que "la Défense russe affirme se réserver le droit à une réponse adéquate après les actions hostiles d'Israël en Syrie, a souligné le porte-parole du ministère russe".

 

S'il est vrai que la "Macronie" a bien échappé à une riposte russe presque par miracle, ce ne serait plus le cas du régime de Tel-Aviv : Hésitant depuis le début du conflit, la Russie est désormais en droit de créer une zone d'exclusion aérienne en Syrie à l'aide de ses S-300 et de ses S-400. Cette zone no-fly pourrait aussi impliquer des escadrons de SU-35 ou de MIG-35 dotés d'imparables missiles lesquels pourront clouer au sol non pas seulement l'armée de l'air d'Israël mais aussi l'armada USA/OTAN. Les manœuvres russes en Méditerrané ont déjà prouvé les capacités de Moscou à créer une zone d'exclusion aérienne en Méditerranée au-dessus des bases britanniques de Chypre. Le méga faux-pas de Tel-Aviv pourrait accélérer les choses. Le temps de l'immunité pour la bande guerrière de Tel-Aviv est révolu. Gare aux USA, au président Macron ou encore à la PM britannique... 

 

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion.

Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions ce point de vue.

La rédaction du blog

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Folie criminelle occidentale cette nuit en Syrie. Supplément à La lettre du MMJ. Marc Jutier.

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

SPÉCIAL N° 1 (18/09/18): Folie criminelle occidentale cette nuit en Syrie. Supplément à La lettre du MMJ

Supplément à La lettre du MMJ / SPÉCIAL N° 1 (18/09/18)

 

 

Le 17 septembre, vers 22h00 heure de Paris, tout contact a été perdu avec l'équipage de l'appareil russe Il-20 qui était de retour sur la base aérienne de Hmeimim, à 35km de la côte syrienne, avait annoncé le ministère russe de la Défense. La perte de tout contact avec l'appareil a coïncidé avec les frappes de l'aviation israélienne contre la Syrie et le tir de missiles depuis un navire français, précise le département militaire.

 

Au cours de la journée de mardi, le ministère russe de la Défense a déclaré que le Il-20 disparu en Syrie avait bel et bien été abattu par des systèmes syriens S-200, en raison des actions «irresponsables» et «provocatrices» d'Israël.

 

Cette nuit, les israéliens et les français ont mené une attaque de missiles aériens et maritimes contre des objectifs militaires et civils sur le sol syrien. Alors que la Russie et la Turquie venaient de négocier la démilitarisation partielle d'Idlib permettant le désarmement, l'évacuation de groupes djihadistes de zones résidentielles, la Syrie a subi dans la soirée du 17 septembre 2018 des bombardements importants dans le secteur de Lattaquié par des missiles "provenant de la mer" sur plusieurs installations militaires, à priori du hezbollah, et civiles dont l'Institut des industries techniques.

 

Vers 20h00 GMT le 17 septembre, la frégate lance missiles française FS Auvergne, positionnée au large des côtes syriennes a tiré plusieurs missiles de type SCALP.

 

Immédiatement après, un avion de surveillance électronique russe de type EW Il-20, avec à son bord 14 membres d'équipage et opérateurs, qui surveillait l'espace aérien syrien a disparu des radars.

 

Vers 22h00 GMT, 4 chasseurs bombardiers israéliens ont tiré des salves de missiles sur le secteur syrien de Lattaquié. La défense antiarienne syrienne appuyée des S400 russes ont détruit de nombreux missiles mais des explosions importantes ont été entendues aussi au sol.

 

Tel Aviv, comme à son accoutumée ne fait aucun commentaire, Washington accuse la défense syrienne de la destruction de l'avion russe.

 

Moscou avait averti que la défense antiaérienne russe riposterait à toute nouvelle attaque contre la Syrie et viserait les lanceurs aériens ou navals des bombardements.

 

Cette attaque par les forces occidentales constitue une très grave escalade de la guerre en Syrie, d'autant plus que,même si ce sont des objectifs du hezbollah qui ont été officiellement ciblés à priori, Lattaquié est aussi la zone syrienne où se trouvent les bases russes de Tartous et Hmeymim.

 

Netanyahou est un psychopathe … heureusement que Vladimir Poutine est un homme responsable et de sang froid, autrement, cela pourrait rapidement dégénérer en un conflit beaucoup, beaucoup plus grave !!

 

A suivre donc !

 

18/09/2018.

CNN critiquée sur le Net pour avoir diffusé des «fake news» sur l’avion russe disparu - sptnkne.ws/j84s (mis à jour 10:24 18.09.2018)

La Défense russe dévoile qui a abattu le Il-20 en Syrie - sptnkne.ws/j84R (mis à jour 10:12 18.09.2018)

Un avion russe disparaît des radars en Syrie, la France «dément toute implication» - sptnkne.ws/j83T

Des tirs de missiles enregistrés depuis une frégate française en Méditerranée - sptnkne.ws/j8wS

Un avion militaire russe abattu par les missiles français - presstv.com/DetailFr/2018/09/18/574460/Un-avion-militaire-russe-abattu-par-les-missiles-franais

La DCA syrienne repousse une attaque de missiles dans les alentours de Lattaquié (vidéos) - sptnkne.ws/j8tJ

La France ou Israël ont-ils abattu un avion militaire Russe? - rusreinfo.ru/fr/2018/09/la-france-ou-israel-ont-ils-abattu-un-avion-militaire-russe/

 

17/08/2018. Escalade en Méditerranée orientale. Doublement des navires de guerre russes et américains - numidia-liberum.blogspot.com/2018/09/escalade-en-mediterranee-orientale.html

 


 
18/09/2018
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Avion militaire russe abattu : «Une situation très tendue, où le moindre dérapage peut-être fatal»

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

Avion militaire russe abattu : «Une situation très tendue, où le moindre dérapage peut-être fatal»

Entretien du 18/9/2018 avec Régis Chamagne, colonel en retraite de l'armée de l'air, ancien commandant en chef de la base de Mérignac. En direct sur le plateau de RT France, il donne son analyse de la situation militaire et politique en Syrie après l'annonce faite par la Russie de l'identification de la provenance de l'attaque contre un de ses avions.

Bassam Tahhan : «la Russie ne laissera pas passer cela et attend des excuses de la part
 
Ajoutée le 18 sept. 2018

Entretien du 18/09/2018 avec Bassam Tahhan, politologue franco-syrien. Pour RT France, il revient sur le cas de l’avion russe II-20 abattu ce 18 septembre avec 15 militaires à son bord. Selon Moscou, c'est un tir malheureux de son allié syrien qui est en responsable.

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Syria - Israel's Provocation Kills Russian Soldiers - Moscow Will Take Political Revenge. Moon of Alabama

18 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch

September 18, 2018
Syria - Israel's Provocation Kills Russian Soldiers - Moscow Will Take Political Revenge

Yesterday Turkey and Russia agreed on a further de-escalation in Idelb province in Syria (see the update here). This agreement takes away the chance of an imminent wider war in which the U.S. and some of its allies would use a fake 'chemical attack' as a pretext to launch missiles against a large number of Syrian government targets and military positions.

A peaceful solution of the Idleb situation is unsatisfying for Israel. The successful Syrian defeat of the Jihadi enemy inside the country would allow Syria and its allies to concentrate their forces against Israel. Israel wants the Syrian government destroyed and the country in chaos.

On Sunday September 16 Israel tried to hit an Iranian Boeing 747 fright plane at Damascus airport. The plane allegedly carried an Iranian copy of the Russian S-300 long range air defense System for the Syrian army.

On Monday around 10:00pm local time 4 F-16 jets of the Israeli airforce, coming from the sea, launched missiles against at least three targets on Syria's coast. The strike came only hours after Israel released satellite images of what it called "strategic targets" in Syria. The integrated Syrian and Russian air-defenses responded.

The Israeli air force had warned the Russian forces in Syria only one minute before the strike. A Russian IL-20 electronic warfare airplane (red line) was preparing to land at the Russian airport near Latakia just as the Israeli attack (blue) happened.


Source: Russian defense Ministry - bigger
The IL-20 was hit 35 kilometers off the coast by a S-200 air-defense missile fired by the Syrian military towards the Israeli attack. There were 15 Russian soldiers on board of the plane which were likely all killed. Russian ships search for survivors. Some wreckage of the plane was found at sea 27 kilometers west of the village of Banias.

IL-20 electronic warfare version - bigger

The Israeli attack came out of the same direction as the Russian IL-20. The large 4 propeller plane creates a much bigger radar reflection than the small F-16s fighter jets. The S-200 missiles have a semi-active radar homing seeker. These are passive detectors of a radar signal which is provided by an external source, in this case the Syrian and Russian radars on the ground. While the missile was aimed at the F-16 its seeker likely mistook the larger radar reflection of IL-20 for the intended target.

At the same time as the Israeli air force attacked, a Russian frigate (red) near the coast detected missile launches from the French Frigate Auvergne (blue) nearby. The French frigate carries air, ship and land attack missiles. France denied "any involvement in the incident." But it seems that this only referred to the IL-20 incident and did not deny launching missiles.

Even more was going on says Haaretz:

Not only Russian and (allegedly) Israeli and French aircraft and missiles were in the air. Civilian radar also tracked British Royal Air Force aircraft, which, unusually, had switched on their transponders and gone into holding patterns – most likely to avoid being somehow involved in the exchange of fire over Latakia.

The Russian Defense Ministry accuses the Israeli government of a deliberate set up:

"Israel did not warn the command of the Russian troops in Syria about the planned operation. We received a notification via a hotline less than a minute before the strike, which did not allow the Russian aircraft to be directed to a safe zone," Russian Defense Ministry spokesman Maj. Gen. Igor Konashenkov said.

After the Israeli attack the Syrian state TV showed the headquarter of the Technical Industries Agency near Latakia on fire. Other targets were near Jableh, south of Latakia, and Homs. At least ten people were wounded due to these attacks.

The Russian military spokesman also accused Israel of "hostile action" against Russian forces:

"We see these provocative actions of Israel as hostile," Konashenkov said, adding that 15 Russian servicemen were killed as a result of the "irresponsible actions" of Israel's Defense Forces, which violated "the spirit of the Israeli-Russian partnership."
According to the spokesman, the Russian Defense Ministry reserves the right to an "adequate response" following the Israeli attack.

Israel (and France?) are deliberately provoking the Syrian and Russian forces. It hopes for a response that allows it play the victim and to call on U.S. President Trump for help and protection. The help would come in the form of a U.S., British and French attack on the Syrian government and Syrian military targets.

Russia will certainly take revenge for the Israeli provocation, but will likely do so in the political arena. On Netanyahoo's personal request Russia had stopped the delivery of original Russian S-300 long range air-defense missiles to the Syrian military. These would have been less likely to veer off towards the wrong target. In consequence an Iranian 747 was damaged and 15 Russian soldiers were killed. Netanyahoo can forget about any further such 'favors' from Moscow.

Posted by b on September 18, 2018 at 06:09 AM | Permalink

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