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Le blog de Lucien PONS

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Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Turquie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

lundi 18 juillet 2016

Un rapport étonnant du Conseil de sécurité russe (SC) circulant dans le Kremlin aujourd’hui, dit que, juste après avoir terminé sa conversation téléphonique avec le président Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, revigoré, a salué la Fédération de Russie pour lui avoir sauvé la vie et qu’il allait rencontrer le Président Poutine dans les 2 prochaines semaines. Il a aussi promis «vengeance» contre le président Obama pour avoir organisé le coup d’état manqué contre son régime.

Selon ce rapport, le complot du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan a été découvert par le ministère russe de la Défense (MoD) il y a et sept mois que nous avons rapporté dans nos rapports du 2 décembre 2015 en écrivant :

« Le ministère de la Défense (MoD) rapporte aujourd’hui que le président Poutine a ordonné aux avions géants Ilyushin-80 de commandement et de contrôle de la Fédération conçus pour une utilisation pendant la guerre nucléaire (autrement connu comme les avions du jour du jugement dernier » Doomsday « ) pour se préparer à des opérations de guerre à travers le monde dans un quinzaine jours, après que les analystes du renseignement militaire ont découvert une « figure de proue désigné » « au-delà de stupéfiant » complot ourdi par les États-Unis et des factions du gouvernement turc de faire tomber le président Recep Erdogan et le remplacer par Fethullah Gulen, homme de CIA -tout en utilisant terroristes l’État Islamique comme «levier». « [Note: ce rapport doit être lu dans son intégralité pour comprendre les plans complets du régime Obama et ses motivations pour la mise en scène de ce coup contre la Turquie]

Avion russe « Doomsday »

Immédiatement avant la découverte par le MoD de l’intrigue du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan, ce rapport continue, les relations entre la Fédération et la Turquie avaient été brisées lorsque le 24 Novembre 2015, un bombardier russe sans défense a été abattu sur la Syrie par l’aviation turque tuant son pilote– mais pour lequel, il y a quinze jours, le président Erdoğan a présenté ses excuses dans une lettre personnelle au président Poutine.

Dès la réception par le président Poutine des excuses du président Erdoğan, le 27 Juin, ce rapport note, le MoD a réactivé sa précédente opération «défense personnelle» pour le chef de la Turquie en activant une force d’élite du 25e Régiment Spetsnaz du Service de Renseignement de l’Administration (GRU).
Soldats du 25è Spetsnaz du GRU RUSSE (cosaques kabardes Caucase)

Craignant que le président Erdoğan ne soit bientôt protégé par ces forces d’élite Spetsnaz, ce rapport continue, le régime Obama accéléra ses plans de coup d’État, mais n’a pas réussi à comprendre qu’ils avaient déjà formé une «barrière proactive » autour d’Erdogan , de ses principales liaisons de communication à son gouvernement, des forces de police et des médias fidèles.

Obama ignorant que des forces d’élite Spetsnaz étaient déjà en « opération de combat » pour protéger le président Erdoğan, ce rapport explique, les comploteurs dirigés par la CIA ont commencé leur attaque le 15 Juillet dans la ville portuaire de la Riviera Turque de Marmaris, sur la côte méditerranéenne en attaquant Grand Yazici Club Turban où le chef de la Turquie était en vacances.

L’attaque elle-même, ce rapport continue, se composait de «au moins» 8-10 militaires turques dirigés par la CIA, débarquent d’un hélicoptère sur le terrain du Grand Yazici Club Turban. Ils se sont précipité vers ce qu’ils croyaient le château privé du président Erdoğan, en lançant des grenades et tirs d’armes automatiques contre ce château.

Cependant, l’élite de « protecteurs » Spetsnaz du président Erdogan l’avait déjà retiré de la Casa De Maris car ils savaient ce qui était sur le point de se produire et que la «bataille furieuse » a coûté la vie de nombreuses forces de police turques. Devant cet échec, les comploteurs se sont enfuis dans leur hélicoptère vers la Grèce. Ils ont comparu, il y a heures, devant un procureur grec. Et le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a promis de les extrader vers la Turquie .

Dans la foulée de cet échec d’Obama dans sa tentative de coup contre Erdoğan, ce rapport détaille plus de 6000 arrestations comme suspects de complot en connivence avec la CIA, dont les chefs de file sont le conseiller spécial du président turc, le colonel Ali Yazici, le commandant de la base aérienne Balikesir en Turquie occidentale, le Brigadier général Ishak Dayioglu, et le général Akin Ozturk, qui sont tous maintenant en garde à vue aussi.

La préoccupation la plus grave pour le ministère de la Défense russe, concerne le contrôle des quelque 90 bombes nucléaires B61 stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, dont cinquante sont affectées aux pilotes américains, et quarante sont affectées à la Force aérienne turque.

Avec le commandant de la base aérienne d’Incirlik, le général Bekir Ercan Van, actuellement en détention aussi, les forces militaires américaines ont activé leur niveau d’alerte le plus élevé tandis que les autorités locales ont bloqué tous les accès à cette base. –Pour le moment, il n’y a aucune indication claire sur la manière dont le régime Obama va répondre à son «aventure échouée», ni comment il compte protéger ces armes nucléaires.

Le principal suspect du Coup a servi comme attaché militaire à Israël

Le cerveau présumé derrière la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc avait autrefois servi comme attaché militaire à Israël, selon les rapports.

Général Akin Öztürk, qui était aussi l’ancien commandant de la force aérienne de la Turquie, a été arrêté samedi avec au moins cinq autres généraux dans le cadre du coup d’Etat manqué le vendredi soir.

De 1998 à 2000, Öztürk a servi à Tel-Aviv au sein de l’ambassade de Turquie. Plus tard, il est devenu commandant de la force aérienne, jusqu’à ce qu’il démissionne l’année dernière. Il a conservé son siège au Conseil militaire suprême de Turquie.

Avant le coup d’État, Öztürk était une figure militaire célèbre, honorée par de nombreuses médailles de son propre pays et de l’OTAN.

La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.

Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayyip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des évènements l’a prouvé.

Le journal émirati, Al Khaleej, est convaincu que Moscou a agi à bon escient dans cette situation, tout en évitant des étapes dangereuses et des revendications irréfléchies, choisissant la voie de l’application des pressions économiques sur Ankara (tourisme, gaz).

De nombreux analystes analysent les relations bilatérales entre Moscou et Ankara en fonction la situation en Syrie, qui est devenue le point d’intersection des différents intérêts géopolitiques des forces extérieures.

La responsabilité de la baisse dans le rôle de la Turquie dans la région, selon certains analystes politiques, repose sur les épaules des élites politiques turques. Ankara n’a pas attendu que les flammes qui dévorent ses voisins syriens et irakien se répandent et embrasent toute la région. La Turquie a du reconnaître qu’il était idiot de regarder ces flammes sans rien faire.

Le rédacteur en chef de l’influent journal Al-Hayat, George Samaan, estime qu’Erdogan a mis du temps pour enfin reconnaître la nécessité de pragmatisme dans la politique étrangère de son pays, tout en étant incapable de tourner le dos aux vieux rêves ottomans. Le nouveau pragmatisme en Turquie le renvoie désormais vers sa maison pour le bien-être économique turc, qui a été la base du poids et de l’influence de ce pays au Moyen-Orient.

En supprimant les blocages dans les relations entre Moscou et Ankara, selon le journaliste turc Hakan Aksay, Moscou veut accélérer les étapes, ce qui va accélérer du même coup le désengagement turc de Syrie, car Ankara devra cesser de soutenir les djihadistes et les groupes extrémistes si elle veut une réconciliation honnête et totale avec la Russie.

Mais ce qui, peut être, va finalement être obtenu, c’est la normalisation des relations entre les deux pays au point où ces relations bilatérales étaient avant la crise syrienne.

Un expert libanais en vue sur les affaires turques, Dr. Mohammed Noureddine, note aussi qu’il ne peut y avoir aucune discussion sérieuse sur les relations de la Russie avec la Turquie, sauf si cette dernière retire soutien aux groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Les experts continuent de faire valoir que la normalisation n’est maintenant qu’une question de temps.

Une experte libano-américaine de premier plan, Raghida Dergham, estime que le président turc Erdogan s’est lui-même trouvé piégé en Syrie, et il est convaincu qu’il a besoin de la Russie pour en sortir. Vladimir Poutine a bénéficié de l’évolution de la position de la direction turque non seulement parce qu’il a reçu des excuses du chef d’Ankara, mais aussi parce qu’elle a attiré Erdogan sur la voie de la réconciliation en Syrie.

Le journal irakien Al-Zaman voit les actions communes que la Russie et la Turquie vont prendre pour lutter contre le terrorisme bénéficieront à ces deux états. Ce serait de loin une étape plus productive que la coopération de la Turquie avec Washington, dont les politiques ont été en proie à l’imprécision, à l’incertitude et à des délais déraisonnables, et quelquefois à des heurts sanglants [1].

http://tass.ru/en/politics/888845
http://www.rferl.org/content/putin-erdogan-meeting/27863368.html
https://draft.blogger.com/fortnight
http://www.whatdoesitmean.com/index1952.htm
http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34912581
https://informnapalm.org/en/the-25th-spetsnaz-regiment-of-gru/
http://www.globalsecurity.org/intell/world/russia/gru.htm
http://www.grandyazicihotels.com/en/club-turban-marmaris
http://www.hurriyet.com.tr/marmariste-erdoganin-kaldigi-oteldeki-catisma-40148943
http://www.casademaris.com/about.php
http://www.reuters.com/article/us-turkey-security-greece-military-idUSKCN0ZX0BR?il=0
http://tass.ru/en/world/888816
http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/07/17/486358297/turkey-says-6-000-people-have-been-detained-after-failed-coup
http://sputniknews.com/politics/20160717/1043161321/erdogan-adviser-coup.html
http://thebulletin.org/status-us-nuclear-weapons-turkey
https://www.rt.com/news/351694-incirlik-base-commender-detained/
http://abcnews.go.com/International/us-troops-turkish-air-base-highest-force-protection/story?id=40634670
https://www.rt.com/news/351606-usa-incirlik-base-turkey-blocked/
http://www.whatdoesitmean.com/index2073.htm

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Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan
 

 

Suite à l’article de Jean Patrick Grumberg « Turquie : vidéo surréaliste de l’arrestation de soldats dans les bureaux de CNN Istanbul », voici … une autre vidéo sur le sort réservé à un soldat par les adorateurs d’Erdogan.

La vidéo sur les sévices infligés au soldat turc et sa décapitation est apparue sur le web et sur YouTube avant d’être enlevée. La nouvelle a été diffusée par divers quotidiens internationaux dont The Independent, le Mirror, la BBC, mais en France, aucun journaliste n’a fait son travail d’information : protéger l’islam est la priorité absolue des médias, et si le prix à payer est de désinformer les Français, c’est un prix à payer très très acceptable.

Les images montrent un soldat décapité, gisant dans une marre de sang, entouré des fidèles du sultan au comble de l’hystérie. D’autres images circulent exhibant des soldats qui s’étaient pourtant rendus, battus à sang par des islamistes armés de matraques, super excités, hurlant « allahou akbar ».

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Ces mêmes islamistes qu’Erdogan avait appelé à descendre dans la rue pour « sauver » son gouvernement “démocratiquement élu”, qui, aujourd’hui, n’a plus rien de démocratique. Comme dit un confrère, « Erdogan a évité un coup d’Etat, et il fait un coup d’Etat ».

Erdogan n’a rien à envier à feu Pinochet. Je n’ose imaginer ce que ce malade va faire subir à ces soldats. Et dire que la Turquie fait partie de l’OTAN, qu’elle aspire à devenir membre de l’UE, et qu’il se trouve des dirigeants européens pour lui ouvrir les bras !

Des rumeurs étranges circulent sur ce coup d’Etat avorté, dont Erdogan en ressort plus fort que jamais. Désormais, le sultan a devant lui la voie aplanie vers l’instauration de la République présidentielle via la modification probable de la Constitution, qu’il souhaite ardemment depuis son élection « démocratique » à la présidence de la Turquie.

Personne au Parlement n’osera refuser sa voix à celui qui se présente comme le paladin de la liberté et de la « démocratie » contre la dictature des baïonnettes. Il va pouvoir imposer sa république présidentielle – en enlevant le pouvoir aux militaires, qui depuis Atatürk sont les garants de la Constitution – et en s’arrogeant tous les droits.

N’oublions pas que le président turc, favorable à l’extension de ses prérogatives, a cité l’Allemagne nazie comme un exemple de régime présidentiel efficace. Question de démocratie et d’Etat de Droit, cela promet un bel avenir sous une dictature islamo-nazie à la turque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Scandale : Le terroriste syrien Abdul Razzak Tlass aurait obtenu l'asile politique en France.

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN., #AMERIQUE, #l'horreur économique, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

lundi 18 juillet 2016

Scandale : Le terroriste syrien Abdul Razzak Tlass aurait obtenu l'asile politique en France

 
Tlass (à dr.) avec le journaliste algérien proche du Qatar Anouar Malek à Paris le 11/07/2016
L'ancien chef de la Brigade "Farouk" (du nom de l'ancien cadre d'Al Qaïda Omar Al Farouk, décédé en 2006), Abdul Razzak Tlass, ancien lieutenant de l'armée régulière syrienne dont il a déserté en 2011 aurait, selon le site syrien SPC, récemment obtenu l'asile politique en France après avoir fui la Syrie et avoir trouvé refuge en Turquie en 2013 suite à la déroute de son groupe armé face aux troupes régulières de l'Armée Arabe Syrienne (AAS).

On se souvient que Tlass et sa brigade terroriste Farouk ont été impliqués dans de multiples exactions en 2011 et 2012, comme l'acte de cannibalisme filmé et diffusé sur internet d'un de ses hommes (Abou Sakkar) envers un soldat de l'AAS, divers cas de tortures sur des prisonniers, la prise d'otage de cinq ingénieurs iraniens et de leur cuisinier syrien, le nettoyage ethnique des chrétiens et le sabotage des oléoducs de Homs ou encore le massacre de Houla révélé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Il a par ailleurs lancé un "appel au Djihad" sans équivoque sur ses allégeances islamistes.
 
Tlass avec ses otages iraniens fallacieusement accusés d’être des "mercenaires"  (reportage de Paris-Match)
 Après la révélation de ses activités inavouables de "cybersexe" avec une activiste syrienne "pro-démocratie" proche d'Hillary Clinton, il cessera ses activités à la tête de la brigade Farouk finalement démantelée en 2013 suite à l'éparpillement de ses troupes dans différents groupes djihadistes.
 
Tlass et ses hommes à Homs en 2012
Voir le décryptage publié en 2012 d'un reportage de la chaîne anglaise Channel 4 pour en savoir plus sur la Brigade Farouk :
Ce que nous montre le reportage de Channel 4 sur la brigade Farouk
 
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Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

International

Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque - ALEXANDER KOTS - KOMSOMOLSKAYA PRAVDA/AFP/Archives
Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est excusé pour l'avion militaire russe abattu par la Turquie en 2015, un incident qui a provoqué une crise majeure entre les deux pays, et appelé à restaurer les relations bilatérales, a annoncé le Kremlin lundi.

"Le dirigeant turc a exprimé sa sympathie et ses sincères condoléances à la famille du pilote russe tué et il s'est excusé", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant qu'Erdogan a dit vouloir "faire tout son possible pour restaurer les relations traditionnellement amicales entre la Turquie et la Russie".

 
Dans un communiqué, le Kremlin a ensuite précisé avoir reçu un message de Recep Tayyip Erdogan dans lequel le président turc assure qu'Ankara "n'a jamais souhaité ou eu l'intention d'abattre un avion militaire russe". Ces excuses viennent confirmer la volonté d'apaisement de la part d'Ankara à l'égard de Moscou, alors que les relations entre les deux pays étaient pratiquement rompues. Mi-juin, une première lettre de M. Erdogan à Vladimir Poutine avait constitué le premier contact connu entre les deux hommes depuis l'incident. La nouvelle lettre envoyée lundi par Recep Tayyip Erdogan précise que "la Russie est, pour la Turquie, un ami et un partenaire stratégique", explique le Kremlin dans son communiqué. "Je veux une fois encore exprimer ma sympathie et mes condoléances à la famille du pilote russe, et je dis +excusez-nous+", poursuit M. Erdogan, cité dans le communiqué du Kremlin. Un communiqué du porte-parole du président turc, Ibrahim Kali, cité par l'agence officielle Anadolu, a cité M. Erdogan dans les mêmes termes et ajouté que "la Turquie et la Russie sont d'accord pour prendre les mesures nécessaires afin d'améliorer au plus vite les relations bilatérales". Le 24 novembre 2015, un bombardier russe Su-24 avait été abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, provoquant la mort du pilote, tué alors qu'il retombait en parachute après s'être éjecté. Son navigateur avait lui été secouru à l'issue d'une opération des forces spéciales après une première tentative avortée qui avait coûté la vie à un soldat d'infanterie de marine russe. La Turquie affirme que l'avion était entré dans son espace aérien et avait été averti "dix fois en cinq minutes", tandis que Moscou assure que le Su-24 survolait le territoire syrien et n'avait pas été mis en garde avant d'être touché.

Cet incident, qualifié de "coup de poignard dans le dos" par le président Poutine, a provoqué une crise aiguë dans les relations entre les deux pays.

Moscou a adopté une série de mesures de rétorsion -- allant de l'abrogation des facilités de visa à un embargo alimentaire -- à l'encontre de ce pays jusqu'alors considéré comme un partenaire privilégié, la Turquie accusant en échange Moscou de se comporter "comme une organisation terroriste" en Syrie, où les deux pays défendent des intérêts opposés.

Moscou soutient le président syrien Bachar al-Assad dont Ankara encourage activement la chute en soutenant des groupes rebelles.

Selon le communiqué publié par le Kremlin, M. Erdogan a ajouté que le "citoyen turc dont le nom est associé à la mort du pilote russe est visé par une enquête judiciaire". Le quotidien turc Hurriyet assure toutefois qu'Alparslan Celik, accusé d'avoir mitraillé le pilote russe et placé en détention préventive début avril, a été libéré lundi de prison.

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Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

28 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

Bonjour

L'oligarchie est sérieusement gangrénée. Pour continuer à faire des profits, les voyous qui dirigent l'économie mondiale sont prêts à pactiser avec le diable. Daesch est quand même reconnue comme une organisation terroriste par l’ONU, et à ce titre elle doit être combattue avec la plus grande vigueur ; mais cela ne compte pas !

Les takfiristes - biberonnés à l’idéologie salafiste venue des ténèbres de l’histoire - sont soutenus et armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, etc… . Ces barbares ne méritent pas le qualificatif d’humain. Pourtant ils sont capables d’égorger, de crucifier, de brûler vivant des personnes, sans que cela ne pose problème à cette caste d’hyper-riches qui est au-delà de toute humanité. Comment concevoir alors que ces soudards assoiffés de sang puissent encore exister ? Il suffirait de bloquer tout financement de leurs crimes : comptes bloqués et saisis, interdiction d’acheter du pétrole, interdiction de faire des affaires, …

Il me semble que pour bien moins que cela d’autres entreprises ont eu à subir les foudres de Washington. Peugeot, la BNP, le Crédit Agricole, la Société Générale, Alstom,… par exemple pour ne retenir que les françaises

Je n’arrive pas à m’expliquer cette contradiction, peut-être que quelqu’un pourrait mieux me renseigner ?

Merci d’avance.

Bien cordialement.

Lucien PONS

Appel pour une nationalisation-sanction de Lafarge.

Par Jacques Nikonoff, candidat à la présidence de la République au nom du Rassemblement pour la démondialisation

Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

Le 23 juin 2016.

Le journal Le Monde daté du 22 juin 2016 a révélé sur sa Une l’information ahurissante suivante : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ».

Le journal explique que le numéro un mondial du ciment a « indirectement financé l’organisation État islamique (EI) pendant plus d’un an en Syrie, pour assurer sa production ». Le quotidien précise que « le cimentier a payé au prix fort le passage de ses camions aux checkpoints djihadistes et leur a versé des taxes sur le pétrole et les matières premières ».

Et enfin « EI a pris le contrôle du site en 2014 et a demandé 15% des bénéfices [l’usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie] ». Les dirigeants du groupe coté au CAC 40 étaient parfaitement au courant.

Ainsi, pour cette entreprise, ses dirigeants et ses actionnaires, les meurtres de masse commis par cette organisation en France, aux États-Unis, en Europe, en Syrie, en Irak, etc., sont des sujets secondaires. Les sujets principaux, pour ces gens-là, sont la continuité de la production « coûte que coûte » pour garantir les profits aux actionnaires et les grasses rémunérations des cadres dirigeants. Pour tenir ces objectifs, tout est alors possible, et notamment le financement de l’organisation criminelle Daesh.

 

Comment ne pas faire un parallèle avec le fondateur et patron de Renault, Louis Renault ?

Ce dernier, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait collaboré avec les nazis. Le 16 janvier 1945, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononçait la saisie, la dissolution et la nationalisation de la société Renault sous le nom de « régie nationale des usines Renault ». Dans l'exposé des motifs, Louis Renault était accusé de collaboration. La confiscation ne s'appliquait qu'aux parts détenues par Louis Renault et les administrateurs. Les petits actionnaires étaient indemnisés.

Les actionnaires et dirigeants de l’entreprise Lafarge, eux aussi, doivent être accusés de collaboration avec une organisation criminelle.

À ce jour, aucun actionnaire de Lafarge n’a vendu ses actions, aucun cadre dirigeant, aucun membre du Conseil d’administration n’a démissionné pour dénoncer cette collaboration. Tous, par leur inertie, cautionnent la collaboration de l’entreprise avec l’organisation criminelle Daesh. Leur sens de l’honneur, s’ils en ont, devrait les conduire à démissionner immédiatement.

 

Je demande aux pouvoirs publics de prendre les décisions suivantes 

  • Révocation du PDG et du Conseil d’administration.
  • Nomination d’un administrateur provisoire.
  • Réquisition de l’entreprise par l’État.
  • Vote d’une loi de nationalisation sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

 

Dehors !

  • Président-directeur général : Éric Olsen.
  • Vice-président : Oscar Fanjul.
  • Conseil d’administration de Lafarge composé de 15 membres nommés pour quatre ans par l'assemblée générale des actionnaires : Philippe Charrier,  Juan Gallardo, Ian Gallienne, Mina Gerowin, Jérôme Guiraud, Luc Jeanneney, Gérard Lamarche, Hélène Ploix, Baudouin Prot, Christine Ramon, Michel Rollier, Ewald Simandl, Véronique Weill.
  • Présidents d'honneur : Bertrand Collomb et Bruno Lafont.

 

Citoyens, signez l’appel ci-dessous :

Le journal Le Monde daté du 22 juin 2016 a révélé sur sa Une l’information ahurissante suivante : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ».

J’accuse les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge de collabo ration avec l’organisation criminelle État islamique.

Je demande :

  • Au PDG et aux membres du Conseil d’administration de démissionner immédiatement.
  • Au Medef de condamner les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge.
  • Au gouvernement de publier un décret de révocation du PDG et du Conseil d’administration, de nomination d’un administrateur provisoire, de réquisition de l’entreprise.
  • Au président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes politiques de préparer une loi de nationalisation du groupe Lafarge, sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

Cette pétition sera déposée à l’Élysée, à Matignon et à l’Assemblée nationale.

Signez et faites signer !

http://www.nikonoff2017.fr/qui-est-jacques-nikonoff/communiques/258-appel-pour-une-nationalisation-sanction-de-lafarge

 

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Syrie : la Russie perd patience face aux Etats-Unis

22 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Samedi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou se trouvait en Syrie, où il a rencontré le président Bachar al Assad.

Samedi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou se trouvait en Syrie, où il a rencontré le président Bachar al Assad.

COMITE VALMY

Syrie – L’attaque surprise russe met 
fin aux manœuvres de retardement de Kerry 

par Moon of Alabama

 

Les Etats-Unis ne veulent pas mettre fin à la guerre contre la Syrie ni régler l’affaire à la table de négociation. Ils veulent voir leurs exigences satisfaites à 100%, à savoir la chute du gouvernement syrien, la dissolution de l’Etat syrien et la mise en place d’une administration américaine par procuration, en Syrie.

Lorsque le cessez-le-feu a été instauré en Syrie, fin février, Obama n’a pas respecté son engagement de séparer les « rebelles modérés », soutenus par les États-Unis, d’al-Qaïda. En avril, les rebelles soutenus par les Américains, les talibans comme Ahrar al Sham, et Al-Qaïda se sont réunis pour attaquer le gouvernement syrien au sud d’Alep. Les forces par procuration des Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu.

Deux résolutions de l’ONU stipulent qu’al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu’il en coûte. Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Al-Qaïda. Ils prétendent à tort qu’il ne leur est pas possible de séparer leurs « modérés » d’al-Qaïda et qu’une attaque contre al-Qaïda toucherait également leurs amis « modérés ».

Le Ministre des affaires étrangères russe Lavrov en a parlé plusieurs fois à Kerry. Mais la seule réponse qu’il a obtenue a été de surseoir aux attaques aériennes. Pendant ce temps, Al-Qaïda et les « modérés » ont continué à violer le-cessez-le-feu et à attaquer les forces gouvernementales syriennes.

Près de quatre mois ont passé et Kerry continue de dire que les Etats-Unis ont besoin de plus de temps pour séparer leurs forces par procuration d’al-Qaïda. Le ministre des Affaires étrangères Lavrov a récemment exprimé la consternation des Russes :

Les Américains disent maintenant qu’ils n’arrivent pas à écarter les membres de la « bonne » opposition des positions tenues par le Front al-Nusra, et qu’ils ont besoin de deux ou trois mois de plus. J’ai l’impression que c’est juste une tactique pour garder une sorte de lien avec le Front al-Nusra et l’utiliser plus tard pour renverser le régime [d’Assad] », a déclaré M. Lavrov lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

La coupe était pleine, et la dernière demande de Kerry d’attendre encore trois mois avant d’attaquer Al-Qaïda a été la goutte qui a fait déborder le vase. La Russie a maintenant répondu en frappant les États-Unis là où ils ne s’y attendaient pas :

Les avions de l’armée russe ont bombardé les combattants syriens soutenus par le Pentagone plus tôt dans la semaine, sans tenir compte des mise en garde des commandants américains contre ce que les responsables militaires américains considèrent comme la plus grande provocation de Moscou depuis le début de sa campagne aérienne en Syrie, l’année dernière.

Les frappes ont touché une base située près de la frontière jordanienne, loin des zones d’actions précédentes des Russes, et ont ciblé les forces soutenues par les Etats-Unis qui luttent contre les militants de l’État islamique.

Ces dernières frappes ont eu lieu de l’autre côté du pays, autour de Tanf, une ville à proximité de laquelle se rejoignent les frontières de la Jordanie, de l’Irak et de la Syrie, à l’opposé de l’endroit où opèrent habituellement les Russes...

Les frappes russes ont touché une petite base rebelle d’entraînement située dans une zone aride et inhabitée de la frontière. Environ 180 rebelles y participaient à un programme du Pentagone pour former et équiper les combattants contre l’État islamique.

Lorsque le bombardement a commencé, les rebelles ont appelé un centre de commandement américain au Qatar, d’où le Pentagone orchestre les attaques aériennes quotidiennes contre l’État islamique.

Les jets américains sont arrivés et les jets russes sont partis. Les jets américains sont repartis pour faire le plein, les jets russes sont revenus et ont bombardé à nouveau. Il semble que deux combattants américains par procuration aient été tués et que 18 aient été blessés.

Plus tôt dans la journée, il y a eu une autre attaque similaire sur la même cible.

Il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’une opération bien planifiée et la réponse du porte-parole russe l’a clairement indiqué :

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov a confirmé l’attaque de vendredi et a dit aux journalistes qu’il était difficile de distinguer les différents groupes rebelles depuis le ciel.

Traduction : « Si vous n’êtes pas capables de séparer vos forces de celles d’Al-Qaïda, ni de différencier leurs zones d’action, ni de désigner les zones tenues exclusivement par les « modérés », nous n’en sommes pas capables non plus. »

Les combattants qui se trouvent près de Tanf sont soutenus par l’artillerie américaine depuis la Jordanie et par les forces aériennes américaines depuis l’Irak. Les forces d’opérations spéciales britanniques et jordaniennes font partie des forces terrestres (ainsi que, probablement, la plus grande partie des combattants « syriens ».) Al-Qaïda n’est pas là. Les Russes le savent bien. Mais ils voulaient qu’il soit clair que si séparation il y a, tout le monde doit la faire et pas seulement eux. Et que donc, tant que les États-Unis ne les sépareraient clairement d’al Qaeda, toutes les forces qu’ils soutiennent seraient bombardées indistinctement, partout et à tout moment. (Excepté, pour l’instant, les Kurdes syriens qui luttent contre l’État islamique avec le soutien des Etats-Unis.)

Le Pentagone ne veut pas intensifier son engagement contre le gouvernement syrien, ni contre la Russie. Il veut combattre l’État islamique et il hait la CIA pour sa coopération avec al-Qaïda et d’autres éléments djihadistes. Mais John Brennan, le chef de la CIA qui sert les intérêts saoudiens, semble encore avoir l’oreille d’Obama. Seulement que peut faire Obama maintenant ? Abattre un jet russe et ainsi mettre en danger les pilotes américains qui survolent la Syrie ou qui s’approchent de la frontière russe ? Risquer une guerre avec la Russie ? Vraiment ?

Les frappes russes près de Tanf ont clairement été une surprise. Les Russes ont encore pris à Washington à contre-pied. Le message à l’administration Obama est clair : « Finies les manœuvres de retardement et les embrouilles. Vous séparez vos modérés MAINTENANT ou tous vos actifs en Syrie deviendront des cibles formidables pour les forces aériennes russes. »

Les frappes russes à Tanf sur les mandataires américains ont eu un avantage supplémentaire. Les Etats-Unis avaient prévu de laisser ces forces se déplacer vers le nord, vers la ville de Deir Ezzor pour y défaire l’Etat islamique. Le but étant d’instaurer une « entité sunnite » sous contrôle américain qui couvrirait le sud-est de la Syrie et l’ouest l’Irak. Ce qui diviserait la Syrie en deux.

Le gouvernement syrien et ses alliés ne les laisseront pas faire. Il y a une grande opération prévue pour libérer Deir Ezzor de l’occupation de l’État islamique. Plusieurs centaines de forces gouvernementales syriennes ont réussi à tenir un aéroport isolé à Deir Ezzor malgré les nombreuses attaques de l’Etat islamiques. Ces troupes sont actuellement renforcées par des contingents supplémentaires de l’armée syrienne et des commandos du Hezbollah. Une grande bataille va avoir lieu et Deir Ezzor pourrait être libérée dans les prochains mois. Les plans américains pour une entité syrienne orientale s’effondreront si le gouvernement syrien parvient à prendre et tenir sa plus grande ville orientale.

Les manœuvres de retardement de l’administration Obama ont fait long feu. La Russie n’acceptera plus de rester les bras croisés pendant que les États-Unis sabotent le-cessez-le-feu et soutiennent al-Qaïda.

Quelle stratégie les États-Unis vont-ils adopter maintenant ?

Moon of Alabama
18 juin 2016

Traduction : Dominique Muselet

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Syrie: les Etats Unis perdent un round diplomatique

21 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #Terrorisme

mardi 21 juin 2016

Syrie: les Etats Unis perdent un round diplomatique

 
 
 
Comme le déclare le chef de l'état major des forces armées russes en Syrie Valéry Guerassimov, la Russie perd patience face au double jeu mené par les Etats Unis dans la région et les incessantes accusations sans fondement qui lui sont adressées. Ca ne continuera pas éternellement. Une certaine crise diplomatique, jusque là latente, s'officialise entre la Russie et les Etats Unis.
Tout a commencé par une déclaration à l'emporte pièce faite par le Secrétaire d'état américain J. Kerry
«La Russie doit comprendre que notre patience n’est pas infinie. En fait, elle est même très limitée quant au fait de savoir si Assad va ou non être mis devant ses responsabilités»
Les Etats Unis reprochent à la Russie de ne pas faire tout son possible pour contraindre le Président syrien Assad de cesser les combats, alors qu'avant leurs afforts avaient portés leurs fruits.
 
En effet, l'intensité du combat avait baissé et les groupes terroristes ont pu se reconstituer et reprendre des forces. Ce qui ne semble pas perturber particulièrement le Secrétaire d'état américain. Qui regrette particulièrement que l'armée d'Assad ne permette pas aux groupes terroristes de s'emparer d'Alep. Car rappelons que ce sont bien des groupes terroristes qui combattent à Alep.
 
Selon les dernières informations données à ce sujet par le bulletin d'information du Centre russe pour la réconciliation:
 
Les groupements terroristes de Jabhat al-Nusra ne cessent pas de tentatives pour faire échouer le cessez-le-feu dans la province d’Alep. 
Au cours des dernières 24 heures, les terroristes ont porté des coups sur les cités suivantes: dans la province de Lattaquié – Khakour-Takhtani, Racha et Nekhchebba; dans la province de Hama – Al-Hamra, dans la province d’Alep – Khandrate, les quartiers Cheikh Maqsoud, Sallakh-ed-Dine, Az-Zagra et l’aéroport Al-Naïrobe de la ville d’Alep; dans la province de Damas – les quartiers résidentiels du village Mardj-Soultan et les positions des Forces armées syriennes près du village Khaouch-Kharabou.
Au nord de la province d’Alep, près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, les unités des Forces armées syriennes ont arrêté une offensive de grande échelle des formations armées de Jabhat al-Nusra ainsi que les tentatives des terroristes de mettre sous contrôle la cité Khalassa (au sud-ouest de la province d’Alep) et saisir les hauteurs dominantes.
Dans ce contexte, forcément, la déclaration du Secrétaire d'état passe mal. D'ailleurs, son porte-parole s'est empressé de préciser qu'il ne s'agit pas du tout d'une menace contre la Russie, mais simplement les Etats Unis sont fatigués du comportement d'Assad.
En effet, combattre le terrorisme, quelle idée...
 
Afin de mieux faire comprendre sa position stratégique, le Président russe a envoyé le ministre de la défense, S. Choïgu , à Damas rencontrer le Président syrien qui, à en croire la taille de son sourire, ne s'attendait pas à un tel soutien. Cette question là est réglée, les Etats Unis ont permis de renforcer finalement la position d'Assad.

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En ce qui concerne la réponse aux paroles de J. Kerry, la réaction russe ne s'est pas faite attendre non plus. Valery Guerassimov, le chef de l'état major des forces armées russes en Syrie, a déclaré:
En ce qui concerne la situation en Syrie, c'est nous qui perdons patience, pas les Etats Unis. Nous avons entièrement rempli nos obligations concernant la garantie du cessez-le-feu et de la réconciliation nationale. Alors que pendant ce temps, du côté américain, il y a toujours des "difficultés" avec "l'opposition" contrôlée. C'est pourquoi, lorsque nous entendons la direction du Pentagone nous accuser de manque de "professionnalisme" dans l'utilisation des canaux de communication, soit ils ne sont pas au courant des canaux existants, soit ils sont en possession d'informations erronées.
V. Guerassimov a par ailleurs ajouté que depuis trois mois la Russie envoie aux Etats Unis les coordonnées de la localisation géographique des cibles détenues par Daesh et par Al-Nusra, quand eux n'arrivent toujouus pas à se décider à indiquer où se trouve "leur" opposition et où se trouvent les groupes terroristes. En résultat de quoi, les terroristes se sont renforcés et le sang coule à nouveau. Et lorsqu'ils attaquent à l'artillerie lourde les villes et les civils, ce n'est qu'un dégât collatéral. Lorsque l'armée combat ces groupes terroristes, c'est considéré comme une violation inacceptable du cessez-le-feu. Cette situation ne peut durer longtemps.

Bref, la Russie perd (enfin) patience. C'est le premier résultat patent de la tentative du coup de force, somme toute assez primaire, faite par les Etats Unis. Voyons la suite.
 
 
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En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

21 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Daesch, #Terrorisme

En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

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Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai.

Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai. Crédits photo : DELIL SOULEIMAN/AFP

Sur la défensive depuis plusieurs semaines, les djihadistes ont réussi à desserrer l'étau des forces prorégime sur leur capitale syrienne à l'occasion d'une contre-offensive féroce qui a fait une soixantaine de morts des deux camps.

En difficulté sur le terrain depuis plusieurs semaines, harcelé jusque dans ses propres fiefs de Raqqa, en Syrie, et de Faloudja, en Irak, l'État islamique (EI) n'a pourtant pas abdiqué face aux forces gouvernementales et à la coalition occidentale emmenée par les États-Unis. Ce lundi soir, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a indiqué que les djihadistes ont infligé un revers aux forces du régime syrien en les chassant de la province de Raqqa, dans le nord du pays. Depuis le 3 juin, les forces de Damas, appuyées par les frappes aériennes russes, avaient lancé une offensive pour s'emparer de la ville clé de Tabqa. Cette cité se situe à cinquante kilomètres de la capitale syrienne du «califat» autoproclamé. C'était alors la première fois que le régime entrait dans la province de Raqqa depuis 2014.

Lors d'une contre-offensive féroce lancée dimanche soir, qui a fait une soixantaine de morts des deux camps en 24 heures, l'EI a réussi à repousser les forces syriennes «hors des frontières administratives de la province de Raqqa», selon l'OSDH. «Les prorégimes ont été contraints à revenir dans la province de Hama», plus au sud, a ajouté l'ONG. Cette ville représente un point de transit essentiel pour les djihadistes sur les bords de l'Euphrate, et sa reprise permettrait de couper par l'ouest la route d'approvisionnement de l'EI.

Lors de l'offensive des forces de Damas, les djihadistes avaient opposé une forte résistance aux forces du régime et envoyé quelque 300 combattants de Raqqa à Tabqa pour défendre la ville qu'ils contrôlent depuis 2014, selon l'OSDH.

Dimanche, les prorégimes s'étaient rapprochés à sept kilomètres de l'aéroport de Tabqa tenu par les djihadistes, mais ils avaient été ensuite forcés de reculer après de nombreuses attaques de l'EI, avant d'être finalement chassés de la province. Comme à son habitude, l'EI a eu notamment recours aux attentats suicide et à la voiture piégée pour repousser les forces du régime.

» LIRE AUSSI: Les djihadistes de Daech confrontés à un double assaut sur Raqqa et Faloudja

Une contre-offensive djihadiste près d'Alep

Dans le même temps, l'EI a également mené ce lundi une contre-offensive dans la province voisine d'Alep, plus à l'ouest, pour desserrer l'étau autour de son fief assiégé de Minbej par l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ces dernières assiègent Minbej depuis dix jours, mais elles sont freinées par les attaques suicide de l'EI. Les djihadistes contrôlent depuis 2014 cette ville, carrefour routier pour l'approvisionnement des djihadistes entre la frontière turque et la ville de Raqqa.

Selon l'OSDH, l'EI a réussi à reconquérir deux villages et trois hameaux au sud de Minbej qui avaient été pris par les FDS lors d'une large offensive lancée le 31 mai pour prendre le bastion djihadiste, avec l'aide de l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. «L'EI essaie de défendre Minbej en envoyant des combattants de l'extérieur de la ville attaquer les FDS dans ces villages», selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. «Daech a exécuté des habitants», a-t-il ajouté, sans pouvoir fournir de bilan.

En Irak, en revanche, l'EI ne parvient pas à contrôler l'avancée des forces gouvernementales irakiennes à Faloudja. Ces dernières ont repris plusieurs zones du centre de la ville aux djihadistes, provoquant l'exode d'au moins 30.000 personnes, selon l'OSDH.

 
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