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Le blog de Lucien PONS

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Le maintien de Bachar el-Assad en Syrie ? Une «erreur funeste» selon Emmanuel Macron

28 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Le maintien de Bachar el-Assad en Syrie ? Une «erreur funeste» selon Emmanuel Macron

- Avec AFP

Le maintien de Bachar el-Assad en Syrie ? Une «erreur funeste» selon Emmanuel Macron© Philippe Wojazer Source: AFP
Emmanuel Macron à la conférence des ambassadeurs le 27 août 2018 à l'Elysée.
 

Le président français, lors de son discours de rentrée aux ambassadeurs, a estimé que le maintien de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie était selon lui «une erreur funeste». Il a également fait savoir à ce sujet compter «beaucoup» sur la Russie.

Le président français Emmanuel Macron n’a pas fait mystère le 27 août de son rejet du maintien au pouvoir de Bachar el-Assad, lors de son discours de la conférence des 250 ambassadeurs de France. «Si je considère depuis le premier jour que notre premier ennemi est Daesh et que je n'ai jamais fait de la destitution de Bachar el-Assad une condition préalable à notre action diplomatique ou humanitaire en Syrie, je pense qu'un tel scénario serait néanmoins une erreur funeste», a-t-il estimé.

«Nous voyons bien ceux qui voudraient, une fois la guerre contre Daesh achevée, faciliter un retour à la normale : Bachar el-Assad resterait au pouvoir, les réfugiés [...] retourneraient et l'Europe et quelques autres reconstruiraient», a encore déclaré le chef de l'Etat au cours de son discours annuel. «Qui a provoqué ces milliers de réfugiés ? Qui a massacré son propre peuple ? Il n'appartient pas à la France de désigner les futurs dirigeants de la Syrie pas plus qu'à un autre pays mais c'est notre devoir et notre intérêt de nous assurer que le peuple syrien sera bien en situation de le faire», a-t-il ajouté.

Le président a par ailleurs jugé que la situation était «aujourd'hui alarmante» en Syrie car, selon lui, le pouvoir «menace de créer une nouvelle crise humanitaire dans la région d'Idleb et ne montre jusqu'à présent aucune volonté pour négocier la moindre transition politique».

Emmanuel Macron explique attendre «beaucoup» de la Russie

«Cela implique de renforcer encore la pression sur le régime et ses alliés et j'attends à cet égard beaucoup de la Russie et de la Turquie compte tenu de leur rôle et de leurs engagements pris», a-t-il ajouté. En Syrie, «nous sommes à l'heure de vérité» alors que «nous abordons, je crois, les derniers mois du conflit» entamé en mars 2011, a ajouté Emmanuel Macron. Cette nouvelle phase va être pilotée par le nouveau représentant personnel du président pour la Syrie, François Sénémaud, qui vient de quitter son poste d'ambassadeur en Iran. La France avait fermé en 2012 son ambassade à Damas sans toutefois rompre formellement les relations diplomatiques. «Nous ne rouvrons pas une ambassade en Syrie», avait précisé en juin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. En revanche, le président français a affirmé qu'il continuerait à répliquer avec ses alliés américains et britanniques en cas de soupçon d'attaque chimique attribuée au gouvernement syrien. Une affirmation twittée par ses services en réponse... à un tweet du 14 avril, date à laquelle la France avait participé aux frappes occidentales contre la Syrie.

Emmanuel Macron a également fait savoir qu'il annoncerait dans «les prochaines semaines» des «initiatives concrètes» pour favoriser «la stabilité» du Moyen-Orient qui ne peut se construire, selon lui, «que dans le pluralisme». 

Lire aussi : Paris et Moscou se lancent dans une opération humanitaire conjointe en Syrie

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Syrie, nouvelle étincelle pour embraser le monde dans la guerre ? Par Bernard Maillard

28 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

Syrie, nouvelle étincelle pour embraser le monde dans la guerre ? Par Bernard Maillard
Syrie, nouvelle étincelle pour embraser le monde dans la guerre ?

Publié par Bernard Maillard sur 26 Août 2018, 

 

Le silence devant le mensonge ou la corruption ouvre toutes les portes, celle de la misère, comme celle de la guerre.

Et après toute guerre, il y a la paix.

Pour peser dans une négociation et permettre un retour durable à la justice et à la paix, ce à quoi  ne peuvent qu'aspirer les honnêtes hommes, la perspective d'une confiance partagée entre toutes les parties en conflit , et pas seulement le rapport de forces, quel qu'en soit sa nature ou sa puissance, est un préalable.

Et pour le retour d'une telle confiance, le mensonge n'est pas admissible.

Dans la guerre en Syrie, il y a eu beaucoup de mensonges, probablement de tous bords.

Pour retrouver une paix durable, avec un dialogue politique et la réconciliation maximale là où elle pourra s'établir, il faudra savoir dénouer le mensonge pour aller à la paix.

Ou alors on veut la guerre.

L'hypothèse en Syrie d'une nouvelle provocation à l'arme chimique est de nouveau avancée, au moment même où se lance la bataille décisive dans la province d'Idlib.

Le Gouvernement Syrien, aujourd'hui en position de force sur le terrain militaire, n'a absolument aucun intérêt à être à l'initiative d'une telle provocation.

En revanche, les groupes terroristes d'Al nostra et autres affiliés, assiégés par l'Armée régulière syrienne mais soutenus de l'extérieur, savent qu'ils disposent là d'une arme redoutable associée à la propagande de guerre aujourd'hui en place.

La France saura-t-elle se dissocier fermement d'une telle initiative?

L'expérience malheureuse de la violente et illégale attaque militaire du 14 avril 2018 contre la Syrie, Etat reconnu par l'ONU, sur la base de faits non établis, et en dehors de tout mandat international, fait craindre le pire.

En cas de nouvelle annonce de déclenchement d'armes chimiques, la France se devra d'interpeller au risque de provocation, a minima de s'interroger. Surtout pas intervenir militairement.

Dans le cas contraire, elle confirmerait qu'elle veut la guerre généralisée, en prenant elle même un risque insensé d'emballement compte tenu des parties prenantes aujourd'hui engagées, alors qu'aucune déclaration de guerre n'a été exprimée au Parlement français, conformément à la Constitution française.

Une telle décision relèverait alors de la plus haute trahison du peuple français, embarqué malgré lui dans une guerre généralisée, dans un mépris absolu, et du respect le plus élémentaire de la parole donnée, et de notre gouvernance démocratique.

Les décisions à venir vont peser, et pour la justice, et pour la paix, et pour notre propre liberté.

Les forces porteuses d'honnêteté, de justice et de sagesse seront-elles suffisantes pour être en situation de résistance et de sursaut face aux folies aujourd'hui prêtes à embraser le monde?

Le silence ne suffit pas. Il nous faudra un courage renouvelé pour dénoncer le mensonge et la barbarie,  pour agir.

Refusons le fatalisme de la misère et de la guerre.

Osons, avant qu'il ne soit trop tard.

Il y a eu déjà  trop de morts, trop de vies arrachées !

 

Pour retrouver tous les articles du Blog de Malicorne sur la  guerre en Syrie

http://www.guerre-en-syrie-blog-de-malicorne.over-blog.com/

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La France, les USA, l’UK veulent frapper la Syrie au motif du recours aux armes chimiques Sputnik

26 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La France, les USA, l’UK veulent frapper la Syrie
au motif du recours aux armes chimiques
Sputnik

samedi 25 août 2018, par Comité Valmy

Voir en ligne : Questions sur la France en Syrie - par Bernard Maillard

John Bolton aurait averti d’une éventuelle frappe américaine en Syrie

La France, les USA, l’UK veulent frapper la Syrie
au motif du recours aux armes chimiques

La France, les États-Unis et le Royaume-Uni préparent une nouvelle frappe aérienne en Syrie sous prétexte du recours par les autorités syriennes aux armes chimiques, a annoncé samedi le ministère russe de la Défense.

 

La France, conjointement avec les États-Unis et le Royaume-Uni, envisage un bombardement en Syrie au motif de l’utilisation par Damas d’armes chimiques, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

 

 

« La mise en œuvre avec la participation active des services secrets britanniques de cette provocation devrait également devenir le prétexte d’une frappe aérienne par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre des sites économiques et d’État en Syrie », a-t-il averti.

 

« À cet effet, le destroyer The Sullivans de l’US Navy avec 56 missiles de croisière à son bord est arrivé il y a quelques jours dans le golfe Persique. Un bombardier stratégique В-1В de l’US Air Force doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM a été positionné sur la base aérienne Al Oudeid au Qatar », a-t-il poursuivi.

 

M.Konachenkov a également précisé que les déclarations infondées des hauts représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France du 22 août affirmant leur intention de répondre « dans les termes les plus fermes » à « l’utilisation d’armes chimiques » par le gouvernement syrien, étaient les confirmations indirectes de la préparation par ces pays d’une nouvelle agression contre la Syrie.

 

« Ainsi, les actions des pays occidentaux allant à l’encontre de leurs déclarations publiques visent à aggraver de nouveau la situation au Moyen-Orient et à saper le processus de paix en Syrie », a conclu le porte-parole du ministère russe de la Défense.

 

25 août 2018

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Bolton appelle Al-Qaida à monter de nouvelles attaques chimiques en Syrie - Eva Bartlett, In Gaza

26 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Bolton appelle Al-Qaida
à monter de nouvelles attaques chimiques en Syrie - Eva Bartlett, In Gaza

dimanche 26 août 2018, par Comité Valmy

Bolton appelle Al-Qaida à monter
de nouvelles attaques chimiques en Syrie

Comme il fallait s’y attendre, l’administration étasunienne menace une nouvelle fois de bombarder la Syrie en cas d’"attaque à l’arme chimique".

 

Cela n’a rien d’étonnant, car le même scénario d’attaque chimique est régulièrement repris, avec les mêmes larmes de crocodile, les mêmes préoccupations mensongères et la même indignation hypocrite, par les porte-paroles américains, depuis que l’ancien président américain Obama a tracé sa ligne rouge en Syrie, en 2012.

 

John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, vient à son tour, de ressortir le script de la fausse attaque chimique, en déclarant, le 22 août : "....si le régime syrien utilise des armes chimiques, nous réagirons avec toute la fermeté requise et ils devraient vraiment y réfléchir à deux fois."

 

Mal couverts par les lambeaux du voile de supériorité morale sous lequel se dissimule la propagande de guerre américaine, les propos de Bolton sonnaient clairement comme un ordre officiel à Al-Qaïda et aux co-extrémistes de mettre en scène une nouvelle fausse attaque chimique.

 

La déclaration de Bolton a été précédée, le 21 août, d’une déclaration commune de la France, du royaume Uni (UK) et des Etats-Unis(US), soit FUKUS, qui menaçait également la Syrie de bombardements illégaux si une attaque chimique s’y produisait (sur la base de preuves que les Etats-Unis n’ont pas et n’ont jamais besoin d’avoir).

 

Rappelons que la dernière fois qu’ils ont mis en application leur menace, en avril 2018, les Etats-Unis et leurs alliés interventionnistes n’avaient même pas attendu que le mensonge sur les attaques chimiques à Douma ait fait long feu, sans parler de la présentation des soi-disant preuves, avant de larguer illégalement 103 missiles sur la Syrie. Les bombardements ont eu lieu avant que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ait pu visiter les sites de Douma concernés.

 

Il semble que les bombardements de la Syrie d’avril 2018 et d’avril 2017, suite à des allégations non fondées sur Khan Sheikhoun, dans le gouvernorat d’Idlib, n’ont pas diminué l’appétit de destruction de FUKUS.

 

Les déclarations de Bolton sont reprises en boucle par les habituels médias aux ordres et faux groupes de défense des droits humains, les habituels "militants médiatiques" et individus proches du Conseil de l’Atlantique de l’OTAN, le think tank de propagande de guerre.

 

Ken Roth, qui règne en maître sur Human Rights Watch (HRW) depuis vingt ans, - et qui n’avait même pas été capable de faire la différence, sur une vidéo, entre la ville de Shuja’iyya de la bande de Gaza, réduite en cendres par les Israéliens, et la Syrie, lorsqu’il a tweeté qu’il s’agissait d’Alep en 2015 – s’acharne à ramener la Ghouta de 2013 sur le tapis, pour effrayer les bonnes âmes du monde entier. La narrative occidentale des événements de la Ghouta a été largement invalidée par des journalistes et par les soi-disant "rebelles" eux-mêmes.

 

Je corrige : il s’agit d’une vidéo de la destruction de Gaza après l’été dernier, pas d’Alep. Kenneth Roth (@KenRoth) 9 mai 2015

 

Cependant, à force d’entendre la même chanson et d’assister aux mêmes contorsions, beaucoup de gens sont désormais sceptiques et ont du mal à croire ceux qui crient au loup. La propagande de guerre s’est intensifiée de façon dramatique avant et pendant la libération d’Alep-Est et de la Ghouta orientale, pour ne citer que deux exemples.

 

De fait, le fil Twitter de l’AFP sur les menaces de Bolton est plein de commentaires moqueurs sur la réédition du scénario d’attaque chimique sous faux drapeau, et autres arguments éculés et ridicules de la propagande de guerre. Et aussi sur la vidéo de NBC News où on voit Bolton faire les menaces.

 

Il y a cependant des gens, qui font le travail que les médias dominants ne font pas, et qui continuent de poser les bonnes questions au sujet de cette dernière vague de propagande sur les attaques aux armes chimiques.

 

La propagande de guerre de l’OTAN,
n’est même pas originale

Les accusations d’armes chimiques figurent parmi les tactiques de propagande de guerre les plus utilisées dans la guerre contre la Syrie. De fin 2012 à avril 2018, les porte-paroles de l’OTAN ont dénoncé des attaques meurtrières au chlore ou au sarin. Mais, il a été démontré à chaque fois, qu’ils étaient des menteurs sans intelligence, ni originalité, pour le dire poliment. Des voix moins audibles mais plus raisonnables ont souligné les nombreuses occasions où les soi-disant "rebelles" disposaient de gaz sarin, du contrôle d’une usine de chlore et d’un véritable mobile pour perpétrer une attaque, entre autres.

 

Parmi les allégations qui ont fait le plus de bruit, il y a eu : mars 2013, à Khan al-Assal, Alep ; août 2013, dans les régions de la Ghouta orientale ; avril 2017, à Khan Sheikhoun, Idlib ; et avril 2018, à Douma, Ghouta orientale.

Enlisés dans leurs mensonges, les États-Unis et leurs alliés bombardent la Syrie la veille de l’arrivée des inspecteurs internationaux (Op-Ed par @EvaKBartlett) https://t.co/TB8POO8JXrpic.twitter.com/DTUZ4Dudly - RT (@RT_com) 15 avril 2018

 

En ce qui concerne les allégations de Khan al-Assal, Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête du Conseil des droits humains des Nations-Unies, a déclaré que c’était les "rebelles" qui avaient utilisé du sarin : "J’ai été quelque peu stupéfaite par les premières indications que nous avons reçues.... elles concernaient l’utilisation du gaz neurotoxique par l’opposition."

 

Un journaliste de Mint Press News qui s’est rendu dans les zones en question a écrit qu’il avait parlé à des "rebelles" et à des membres de leur famille qui reprochaient au prince Bandar d’Arabie saoudite de leur avoir envoyé des armes qu’ils ne savaient pas être des armes chimiques et dont ils ne savaient pas se servir.

 

Le journaliste d’investigation Seymour Hersh a parlé des allégations de sarin, notant (entre autres) que "le sarin de l’armée syrienne a une composante chimique différente de celle du sarin d’al-Nusra".

 

Parmi les nombreuses questions que les journalistes auraient dû poser à propos des allégations de Khan Sheikhoun d’avril 2017, il y avait la question de savoir comment on pouvait faire confiance aux échantillons de l’OIAC alors qu’il n’y avait manifestement pas de chaîne de traçabilité : la zone est contrôlée par Al-Qaeda ou des groupes affiliés, des groupes qui ont un intérêt direct dans la falsification des résultats.

 

Comme l’indique un article de Moon of Alabama, il y a aussi beaucoup d’incertitudes en ce qui concerne la réalité même de l’attaque de Khan Sheikhoun. L’article note que dans le rapport de l’OIAC sur Khan Sheikhoun, il y a ce qu’il appelle des irrégularités (un euphémisme, à mon avis) : à savoir les 57 cas de patients admis à l’hôpital avant l’incident présumé et les résultats contradictoires d’échantillons de sang et d’urine chez les "victimes du sarin".

 

Suite à l’accusation d’avril 2018 de la Maison Blanche selon laquelle le gouvernement syrien a utilisé du sarin à Douma, et malgré l’insistance de Damas pour qu’il y ait une enquête de l’OIAC, FUKUS a bombardé la Syrie, y compris le quartier densément peuplé de Barzeh, à Damas, détruisant un site où on fabriquait des produits pour traiter le cancer, et pas des armes chimiques.

 

A Douma, le personnel médical a affirmé que les patients n’avaient pas de symptômes d’attaque chimique. Les citoyens de Douma ont également déclaré qu’il n’y avait pas eu d’attaque chimique. Dix-sept civils et membres du personnel médical de Douma ont témoigné à La Haye. Les médias aux ordres ont fait l’impasse sur ces témoignages.

 

Dans son rapport provisoire de juillet 2018 sur Douma, l’OIAC a noté qu’il n’avait été détecté aucun produit chimique interdit par la Convention sur les armes chimiques dans les échantillons prélevés sur les sites présumés. L’OIAC a trouvé des traces de "produits chimiques organiques chlorés", mais pas de sarin, contrairement à ce qu’avaient prétendu le soi-disant expert Eliot Higgins et la Maison Blanche, entre autres.

 

A qui profitent ces accusations incessantes ? Quel intérêt le gouvernement syrien aurait-il eu à perpétrer l’une ou l’autre de ces attaques présumées ? Aucun. Est-il logique que le président syrien ordonne une attaque chimique qui provoquerait la colère d’Obama, de Trump et de leurs alliés ? Ces accusations profitent-elles à la coalition qui veut provoquer un changement de régime en Syrie ? Oui.

 

Dans leur récent rapport sur les allégations de Douma, le Groupe de travail sur la Syrie, Propaganda and Media, a analysé les faits concernant les allégations de Douma (et les précédentes allégations), les divergences dans les récits officiels, et les liens cachés des experts qui nous apportent des "preuves", dont un expert qui aurait des liens avec les services secrets du Royaume-Uni, le MI-6.

 

Autant de facteurs susceptibles d’influencer
le résultat officiel des enquêtes.

Je suis en partie d’accord avec les dernières préoccupations de FUKUS au sujet d’une attaque chimique : il faut en effet s’inquiéter d’une nouvelle attaque ou d’une nouvelle mise en scène, sauf qu’elle ne sera pas le fait du gouvernement syrien. Comme ce fut le cas tant de fois déjà, l’attaque sera mise en scène par les mercenaires de l’OTAN en Syrie.

 

En fait, les médias syriens ont récemment mentionné la probabilité que des membres des Casques blancs et d’Al-Qaida en Syrie aient transporté une cargaison de barils d’une usine de recyclage du chlore située près de la frontière turque vers des zones d’Idlib occupées par les terroristes.

 

Si c’est vrai, ce sont alors en effet des activités étranges pour un groupe de "sauveteurs neutres", et l’indice inquiétant de la préparation d’une mise en scène qui servira de prétexte à un nouveau round d’accusations.

 

Les entraves à la lutte légitime contre Al-Qaeda à Idlib

Ce que Bolton, CNN ou tous les autres adeptes des interventions illégales en Syrie évitent de mentionner, bien que ce soit gros comme le nez au milieu de la figure, c’est que c’est le groupe terroriste Al-Qaida qui contrôle Idlib sous le nom de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS). HTS est censé avec "coupé" ses liens avec Al-Qaida, tout en conservant la même idéologie.

 

Brett McGurk, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la coalition (qui prétend écraser l’EI) a même dit qu’Idlib était "le plus grand lieu de refuge d’Al-Qaeda depuis le 11 septembre, lié directement à Ayman al-Zawahiri (leader actuel d’# Al-Qaeda) & c’est un énorme problème ".

 

Pourtant, CNN qui revenait d’Idlib (où il était entré illégalement, une fois de plus), a passé sous silence la présence d’Al-Qaida, comme on pouvait s’y attendre, et a entamé une campagne de propagande de guerre non-stop sur Idlib.

 

En fait, beaucoup de gens sur les médias sociaux prédisent que la coalition de changement de régime va nous recycler les mêmes éléments éculés de propagande de guerre, y compris les "derniers hôpitaux", les comptes Twitter des enfants Bana al-Abed 3.0 (les comptes Bana 2.0 ont été créés pendant la libération de la Ghouta orientale), et le dernier hashtag émotionnel #EyesOnIdlib.

 

Il y a quelques jours, Abu Mohammed al-Golani de HTS s’est à nouveau prononcé contre la reddition des groupes armés à Idlib. Un autre "rebelle syrien" à Idlib, un commandant égyptien d’Al-Qaida, a menacé de crucifixion les Syriens qui auraient l’idée de se réconcilier.

 

Il n’y a pas que les terroristes qui s’opposent à la réconciliation. Les gouvernements occidentaux la considèrent comme un obstacle à leur projet d’intervention. La réconciliation a apporté la paix et la stabilité à beaucoup de régions de Syrie, et plus récemment au gouvernorat de Daraa. Quand j’étais à Daraa, en mai 2018, les bombes terroristes pleuvaient. Maintenant, grâce à une combinaison d’opérations militaires et de réconciliations dans toute la région de Daraa, le calme règne, comme dans la Ghouta orientale et à Alep.

 

Pourtant, chaque fois que le processus de réconciliation commence dans une nouvelle zone, les terroristes bombardent les couloirs humanitaires, et les dirigeants occidentaux parlent d’"atrocités" non vérifiées, fermant délibérément les yeux sur Al-Qaïda et ses affiliés en Syrie, et diabolisant les gouvernements syrien et russe qui luttent contre le terrorisme en Syrie.

 

La déclaration de FUKUS du 21 août disait également : "Nous implorons ces pays de reconnaître que l’utilisation incontrôlée d’armes chimiques par n’importe quel État constitue une menace inacceptable pour la sécurité de tous les États."

 

Je suis presque certaine de ne pas être la seule à vouloir que les États-Unis et leurs alliés rendent des comptes sur leur utilisation documentée, incontrôlée et criminelle d’armes chimiques contre des civils partout dans le monde.

 

Eva Bartlett
24 août 2018

 

Eva Bartlett est une journaliste indépendante et une militante des droits humains qui connaît bien la bande de Gaza et la Syrie. Ses écrits se trouvent sur son blog, In Gaza.

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Syrie : « Une reconstruction politique difficile dont certains se sont eux-mêmes exclus » Bruno Guigue : Invité de RT France

25 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Syrie : « Une reconstruction politique difficile dont certains se sont eux-mêmes exclus »
Bruno Guigue : Invité de RT France

lundi 20 août 2018, par Comité Valmy

Plusieurs centaines de réfugiés syriens arrivent dans leur pays par la frontière libanaise le 13 août.© Jonathan Moadab Source : RT France

Syrie : « Une reconstruction politique difficile
dont certains se sont eux-mêmes exclus »

Invité de RT France le 14 août, l’analyste politique Bruno Guigue a livré son analyse de la situation actuelle en Syrie évoquant les perspectives d’une fin de conflit, le retour des réfugiés et la reconstruction du pays après sept ans de guerre.

 

Tandis que s’organise le retour de milliers de réfugiés syriens dans leur pays, l’ancien haut fonctionnaire et analyste politique Bruno Guigue a livré pour RT France sa vision et ses prévisions de la reconstruction à venir de la Syrie après sept années de guerre. Même s’il pense qu’on ne peut encore parler de fin du conflit sans faire preuve d’un « optimisme exagéré », Bruno Guigue estime néanmoins que la situation est « en train de revenir progressivement à la normale puisque l’armée arabe syrienne a reconquis l’essentiel du territoire syrien ».

 

Par ailleurs, le projet de Daesh d’établir une entité territoriale a échoué : « L’idée était de territorialiser le djihad en créant une sorte de crypto-Etat terroriste, or ce projet a échoué, il s’est fracassé sur le mur de l’armée syrienne et de ses alliés mais aussi de la coalition à direction occidentale. »

Concernant la reconstruction de la Syrie, Bruno Guigue estime qu’elle est en marche mais qu’« il y a[urait] un certain nombre d’individus qui certainement ne reviendront pas dans ce pays parce qu’ils y ont commis des méfaits qui sont impardonnables ».

 

Concernant les pays engagés dans la région, Bruno Guigue est d’avis que la Russie et la Chine participeront à la reconstruction de la Syrie. Quant à la France, selon l’analyste, « elle a joué un rôle très négatif depuis le début puisqu’elle a pris fait et cause pour les bandes armées extrémistes et aujourd’hui, elle aimerait sans doute qu’on la sollicite mais je crois que la Syrie va se passer de ses services ».

 

Plus de 25 000 réfugiés ont déjà pu rentrer chez eux et des centaines d’autres sont arrivés au poste-frontière de Jdeidet Yabous.

 

Contraints de quitter la Syrie en raison du conflit, des dizaines de milliers de Syriens entament désormais le chemin du retour après la libération de la majeure partie du territoire par l’armée syrienne, ses alliés et la coalition occidentale.

 

18 août 2018

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L’évacuation des Casques blancs de Syrie est-elle le prélude de l’ultime bataille ? Par Robert Fisk.

1 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

L’évacuation des Casques blancs de Syrie
est-elle le prélude de l’ultime bataille ?
Robert Fisk, Chronique de Palestine

lundi 30 juillet 2018, par Comité Valmy

Des soldats des forces loyales au président syrien Bashar al-Assad passent par le passage Bustan al-Qasr d’Alep après leur libération par les rebelles. Ils ont été libérés dans le cadre d’une accord plus général qui a vu les derniers rebelles syriens dans la ville centrale de Homs évacuer leurs positions - Photo : Archives

 

L’évacuation des Casques blancs de Syrie
est-elle le prélude de l’ultime bataille ?

Robert Fisk - Grâce à Donald Trump, c’en est fini des "rebelles" de Syrie, trahis par les Américains - sûrement en fin de compte par Trump lui-même au cours des discussions secrètes qu’il a eues avec Vladimir Poutine.

 

S’agira-t-il de la dernière bataille ? Pendant trois ans, Idlib a été le dépotoir de toutes les milices islamistes syriennes en retraite, la dernière citadelle de tous les combattants qui ont préféré continuer le combat plutôt que de se rendre à l’armée syrienne et à l’armée de l’air russe - et au Hezbollah et, dans une moindre mesure, aux Iraniens.

 

Le général de brigade Suheil al-Hassan, le "Tigre" de la légende et du mythe militaire syrien - qui peut citer le poète Mutanabi par cœur mais préfère être comparé à Erwin Rommel plutôt qu’à Bernard Montgomery - conduira sûrement ses "Forces du Tigre" vers le dernier combat, le combat qui soldera les comptes entre le régime de Damas et les islamistes salafistes, armés par les occidentaux, qui ont osé essayer de renverser Bachar al-Assad. et ont échoué.

 

Grâce à Donald Trump, c’en est fini pour les "rebelles" de Syrie qui ont été trahis par les Américains - sûrement en fin de compte par Trump lui-même au cours des discussions secrètes qu’il a eues avec Vladimir Poutine à Helsinki, peut-être le plus important des "inconnus" de ces conversations à laquelle seuls les interprètes étaient présents- comme ils ont été trahis par les Arabes du Golfe.

 

Trois semaines plus tôt, les Américains avaient dit aux " rebelles " qui se trouvaient au sud-ouest de la Syrie, près du plateau du Golan occupé par Israël, qu’ils ne devaient plus compter que sur leurs propres forces et qu’ils n’auraient plus de soutien militaire étasunien. Même les Casques blancs, les premiers intervenants, secouristes héroïques ou propagandistes de la guerre menée par les " rebelles " (faites votre choix, mais soyez sûrs qu’ils seront bientôt qualifiés de " controversés ") ont été évacués avec leurs familles des lignes rebelles par les Israéliens et mis à l’abri en Jordanie.

 

Les Israéliens sont un peu contrariés de ne pas avoir été remerciés par les unités de défense civile des Casques blancs pour leur aide humanitaire - mais qu’espèrent-ils, eux qui ont passé leur temps à attaquer les forces iraniennes, syriennes et du Hezbollah pendant la guerre, à fournir une aide médicale aux combattants islamistes de Nusrah et n’ont jamais - jamais - bombardé l’EI ? Les Casques blancs veulent-ils être associés à Israël en ce moment ?

 

Mais les Israéliens ont obtenu ce qu’ils voulaient vraiment : une promesse russe que les Iraniens resteraient loin du plateau du Golan syrien occupé par Israël. Cela semble un peu étrange, puisqu’il y a peu de troupes iraniennes en Syrie – et ne prêtez pas attention aux sottises des " experts " de Washington - mais cela correspond à la conviction morbide et théâtrale de Benjamin Netanyahou que l’Iran est " un nœud coulant terroriste " autour du cou d’Israël. Quoi qu’il en soit, Poutine sait tout ce qu’il faut savoir sur la guerre de Syrie : les bombes ont leur mot à dire, mais le cash aussi.

 

Pour quelle autre raison Poutine viendrait-il d’annoncer un investissement russe de 43 milliards d’Euros dans l’industrie pétrolière et gazière iranienne ? Ne s’agirait-il pas tout simplement de rétribuer l’Iran pour son investissement dans la guerre de Syrie ? Un cadeau de Moscou qui signifierait " merci de ce que vous avez fait mais vous pouvez partir maintenant " qui serait couronné par la marche triomphale à Téhéran des forces " victorieuses ", de retour en Iran après avoir fait leur devoir révolutionnaire islamique en Syrie ?

 

Après avoir rencontré Poutine au Kremlin il y a moins de deux semaines, Ali Akbar Velayati, le conseiller principal du " Guide suprême " Khamenei pour les affaires étrangères, a convenu que leurs entretiens " concernaient la coopération russo-iranienne... ainsi que la situation dans la région, y compris l’évolution de la situation en Syrie ". Et voilà ! La Russie soutient l’économie iranienne, et en échange Poutine décide pour l’Iran en Syrie.

 

Il est temps pour les Iraniens, je pense. J’ai été fort choqué de voir les Iraniens de la classe moyenne, riches et très riches, arriver en masse à Belgrade le mois dernier, apportant à l’Ouest avec eux leur argent et leurs objets de valeurs à travers l’un des rares pays européens qui autorise encore l’entrée sans visa des Iraniens sanctionnés. Des vols bon marché en provenance de Téhéran et d’autres villes iraniennes atterrissent quotidiennement en Serbie, et les hôtels de Belgrade regorgent de clients parlant farsi, tous prêts - vraisemblablement – à entamer une nouvelle vie en occident. L’Union européenne, évidemment, menace le président de Belgrade de supprimer le droit qu’ont les citoyens serbes de circuler sans visa dans le reste de l’Europe, si la Serbie n’empêche pas les lucratifs " touristes " iraniens d’entrer sur son territoire.

 

Pendant ce temps, l’armée syrienne, qui combat les derniers groupes islamistes qui ne veulent pas se rendre autour de Deraa, va revenir au bord de la zone tampon des Nations Unies sur le Golan où elle était basée avant le début de la guerre civile en 2011. En d’autres termes, le "Front Sud" va tomber, ne laissant que la citadelle d’Idlib et la ville de Raqqa aux mains des milices encore fidèles aux Etats-Unis – sans doute plus pour très longtemps vu que Trump les a abandonnées à leur sort. Poutine peut probablement résoudre ce problème, s’il ne l’a pas déjà fait pendant son pow-wow avec Trump.

 

Mais Idlib est une autre paire de manches. Il ne fait aucun doute que nous assisterons à d’autres pourparlers de "réconciliation" parrainés par la Russie entre les autorités syriennes et les groupes rebelles à l’intérieur de la province. Il y aura des accords, privés et publics, grâce auxquels ceux qui souhaitent revenir en territoire gouvernemental pourront le faire. Mais étant donné qu’Idlib abrite les islamistes et leurs familles qui avaient auparavant rejeté de telles offres dans d’autres villes - beaucoup d’entre eux ont été évacués de la Ghouta et de Yarmouk à Damas, de Homs et d’autres villes où ils ont déposé les armes, vers la province d’Idlib - leur avenir semble plutôt sombre.

 

Nous voulons tous que les guerres se terminent par une "bataille finale", bien sûr. Jérusalem et Bagdad - assez étrangement – ont été les seules "capitales" ennemies envahies par les Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Et nous savons que la prise de Berlin par les Russes a mis fin à la Seconde Guerre mondiale. On laissera de côté la chute de Saigon pour des raisons évidentes (le mauvais camp a gagné), et les différentes conquêtes des "capitales" du Moyen-Orient (Jérusalem en 1967, Beyrouth en 1982, le Koweït en 1990, Bagdad en 2003), parce qu’elles ont toutes engendré des conflits meurtriers qui perdurent jusqu’à ce jour.

 

Mais il ne faut pas oublier que l’armée syrienne est habitée à se battre. Tout comme l’armée de l’air russe. Il est certain que le siège par Al Nusrah de l’hôpital militaire de Jisr al-Shugour à Idlib - et le massacre de nombreux soldats syriens et de leurs familles il y a trois ans – sera dans toutes les têtes au moment de l’assaut. Moscou ne va pas laisser les islamistes rentrer "chez eux" en Tchétchénie. Et Ankara ne voudra pas laisser les vétérans d’Idlib s’installer dans les plaines d’Anatolie - surtout qu’Erdogan est toujours obsédé par le souvenir du coup d’Etat "islamiste" d’il y a deux ans, et que des dizaines de milliers de prétendus soutiens du coup d’état languissent encore dans les luxueuses prisons turques.

 

L’Occident ne fera rien pour les aider. Il y a la vieille ONU à tout faire, qui pourrait, je suppose, être envoyé à Idlib dans le cadre d’une mission "temporaire" de maintien de la paix - mais cela ne plaira pas du tout à un président syrien qui a l’intention de remettre chaque kilomètre carré du pays sous le contrôle exclusif du régime. Les rebelles d’Idlib pourraient être repoussés dans un dépotoir encore plus petit dans l’enclave nord d’Afrin - déjà largement contrôlée et peuplée par les anciens amis turcs de l’EI. L’Occident ne voudra pas sûrement pas récupérer les restes de l’armée islamiste qu’il a contribué à armer. L’asile politique aux Casques blancs sera le maximum de sa générosité, avec l’aide habituelle aux réfugiés.

 

Mais nous devons aussi nous rappeler que les nations qui ont si longtemps cherché à renverser Assad vont maintenant essayer – tout doucement - de rétablir une certaine forme de relation avec le régime de Damas. Les diplomates français font discrètement des voyages touristiques en Syrie depuis près d’un an à partir du Liban. Il en va de même pour les autres nations européennes. Les Etasuniens voudront aussi faire partie du casting – à la mode Trump - et à ce moment-là Poutine sera à sa disposition.

 

Mais qu’en est-il des cinq millions de réfugiés syriens dont les pays d’accueil – l’Europe, bien sûr, mais aussi la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak, le Koweït, l’Egypte - aimeraient beaucoup qu’ils rentrent "chez eux". Et c’est peut-être là que se trouve la clé de la "fin de la guerre".

 

Les Russes sont prêts à fournir des garanties de passage sûr pour les réfugiés - ce que ces promesses valent reste une question ouverte alors que des milliers de sans-abri craignent le régime - et les hommes de Moscou seraient déjà arrivés au Liban, qui accueille jusqu’à un million et demi de Syriens, pour discuter de la logistique. Les Arabes du Golfe - en particulier le Qatar - seraient intéressés par la reconstruction financière de la Syrie. Donc, s’ils ne se rendent pas militairement, les "rebelles" d’Idlib peuvent-ils être achetés ? Notamment par les nations arabes qui les ont soutenus en premier lieu. Ce sont les premiers jours. Mais toutes les guerres prennent fin. Et alors l’histoire recommence.

 

Robert Fisk
30 juillet 2018

Initialement publié sur The Independent

Traduction : Dominique Muselet

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Les Casques blancs évacués de Syrie sur demande des Etats-Unis: n'y a-t-il plus de mises en scène à réaliser? Par Karine Bechet Golovko.

23 Juillet 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

lundi 23 juillet 2018

Les Casques blancs évacués de Syrie sur demande des Etats-Unis: n'y a-t-il plus de mises en scène à réaliser?
 
 
 
Alors que l'armée régulière syrienne, appuyée par la Russie, reprend possession du territoire, Israël évacue les Casques blancs de Syrie, sur demande des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et du Canada. A l'heure où la Russie tente de mettre en place une opération humanitaire de grande ampleur avec la coalition américaine, il est surprenant d'évacuer des membres d'une organisation qui se revendique comme humanitaire. A moins que ce ne soit qu'une façade. Dans ce cas, l'opération est logique. Mais personne ne relève le paradoxe ...
 

 
Nous apprenons ainsi que, suite à l'avancée, semble-t-il irréversible, de l'armée syrienne régulière, les soutiens des Casquess blancs lancent une opération d'exfiltration, annoncée le 15 juillet sur CNN. Ainsi, selon ce média, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et la France seraient inquiets pour le sort du millier de membres, avec leur famille, de l'organisation des Casques blancs présents en Syrie, et lors du sommet de l'OTAN, le président Trump aurait eu des discussions avec les alliés de la coalitions US pour mettre au point un plan d'évacuation, avec l'aide d'Israël et de la Jordanie.
 
En effet, la moitié des ces personnes a pu être évacuée par Israel vers la Jordanie, avant d'arriver en Europe (essentiellement en Allemagne) et au Canada.
 
 
Explication dans Euronews:
"Il y a quelques jours, le président Trump m'a parlé", a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, "tout comme le Premier ministre canadien Trudeau et d'autres responsables, pour me demander de faire sortir les Casques blancs de Syrie. La vie de ces personnes, qui ont sauvé des vies, était maintenant en danger. J'ai donc autorisé, comme geste humanitaire, leur transfert via Israël vers d'autres pays ".
S'il s'agit d'humanitaires, où est le problème? De quoi doivent-ils avoir peur?
 
Rappelons que cette organisation n'oeuvre qu'en zone terroriste. Ce que les médias occidentaux appellent les "rebelles". Daesh, Al Nusra, etc. Des "rebelles", presque des héros pour les médias occidentaux, car ils luttent contre Assad. Qui, pour eux, est bien pire qu'un islamiste.  Il est vrai que les "rebelles" reçoivent une aide conséquente (et vitale) de la part des Occidentaux. Qu'il s'agisse des dépôts d'armes qui ont été retrouvés après la fuite des terroristes, des appareillages médicaux utilisés non pas pour la population, selon les témoignages des survivants, mais pour remettre sur pied les terroristes. Israël n'est d'ailleurs pas en reste. Sans même parler des divers bombardements d'installations militaires syriennes, aidant ainsi directement les groupes terroristes, Israël a plus d'une fois soigné les terroristes dans ses hôpitaux. Explication:
“We’ve assisted them under two conditions,” Ya’alon said of the Israeli medical aid to the Syrian rebels, some of whom are presumably fighting with al-Qaeda affiliate al-Nusra Front to topple Syrian President Bashar Assad. “That they don’t get too close to the border, and that they don’t touch the Druze.”
Autrement dit, d'une manière générale, l'Occident préfère les islamistes combattant Assad à l'armée syrienne combattant les terroristes. Ne voulant pas voir que ce sont ces mêmes individus qui viennent tuer sur nos territoires. Peu importe, Assad est le mal absolu. D'ailleurs, "il utilise des armes chimiques contre sa propre population", c'est un monstre. C'est bien connu. Et pour que ce soit parfaitement connu, que les experts n'aient pas à se déplacer sur place, les Casques blancs organisent de magnifiques mises en scène, qui tournent en boucle dans les médias occidentaux. Même lorsque le voile tombe, comme avec la déposition du petit Hassan devant l'OIAC, expliquant qu'il se porte à merveille, qu'il s'est toujours porté à merveille, que les Casques blancs avaient besoin de figurants, contre de la nourriture, et que lui justement avait faim, alors il y est allé - pour avoir à manger. Sinon les "humanitaires" des Casques blancs ne lui auraient rien donné. Bref, même lorsque les participants de la pseudo attaque chimique à Douma affirme que c'est un Fake (Voir notre texte détaillé ici), même dans ce cas, aucune réaction de la communauté internationale. Le discours est toujours le même: Assad est coupable car il est un monstre, la Russie est coupable, car c'est la Russie. Point, ça ne se discute pas. On ne discute pas les fondements d'un système.
 
 
 
Mais l'on évacue discrètement les Casques blancs et leur famille. Ils auraient beaucoup trop de choses à raconter. Et aucune réaction, tout est normal. Le degré d'anesthésie général est stupéfiant.
 
 
 
 
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Evacués par Israël, 800 Casques blancs vont rejoindre l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Canada

22 Juillet 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Evacués par Israël, 800 Casques blancs vont rejoindre l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Canada
Evacués par Israël, 800 Casques blancs vont rejoindre l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Canada© Rami al SAYED / AFP
Image d'illustration : un membre des Casques blancs
 

Exfiltrés de Syrie en Jordanie, des centaines de Casques blancs, organisation soupçonnée de liens avec des groupes terroristes, devraient être transférés vers des pays occidentaux. Supervisée par l'ONU, l'opération aurait été réclamée par Washington.

 

Environ 800 membres de l'organisation controversée des Casques blancs syriens, financée par les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux, ont été évacués avec leur famille vers Israël puis transférés en Jordanie dans la nuit du 21 au 22 juillet, selon la radio de l'armée israélienne citée par l'AFP. De même source, l'opération a été effectuée sur demande de Washington et de plusieurs pays européens.

Les membres de cet organisme, qui se présente comme humanitaire mais est soupçonné de proximité avec des groupes terroristes, notamment liés à al-Qaïda, ont dans un premier temps été exfiltrés du sud-ouest de la Syrie vers une base militaire de l'Etat hébreu, selon des correspondants du journal allemand Bild. L'opération a débuté aux petites heures le 21 juillet puis s'est poursuivie jusque dans la nuit.

Le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères Mohammed al-Kayed a annoncé que les Casques blancs, actifs uniquement dans des zones sous contrôle des rebelles, seraient transférés en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada «en raison du risque pour [leur] vie» et «pour des raisons purement humanitaires». En juin, Amman, qui accueille déjà environ 1,3 millions de réfugiés syriens avait en effet fait savoir qu'elle n'en accepterait pas plus, soulignant la nécessité d'une «solution politique».

Israël dit s'en tenir à la «non-intervention»... Vraiment ?

Tsahal a souligné dans un communiqué que cette opération ne traduisait pas un changement dans le refus d'Israël d'accueillir des réfugiés syriens sur son territoire. «Il s'agit d'un geste humanitaire exceptionnel. Israël maintient sa politique de non-intervention dans le conflit en Syrie et continue à considérer le régime syrien comme responsable de toutes les activités qui ont lieu sur le territoire syrien», peut-on lire dans le texte.

Pourtant, l'Etat hébreu avait déjà reconnu avoir fourni une aide humanitaire aux rebelles syriens, faisant notamment soigner plus d'un millier de combattants dans ses hôpitaux. Alors ministre de la Défense, Moshe Ya'alon avait affirmé que cette assistance avait été accordée à deux conditions : «Qu'ils ne s'approchent pas trop de la frontière, et qu'ils ne touchent pas aux Druzes.»

Au cours du conflit syrien, Israël a par ailleurs frappé à plusieurs reprises des positions militaires de l'armée arabe syrienne ou encore des convois d'armes destinés au Hezbollah libanais, allié du gouvernement de Bachar el-Assad dans sa lutte contre Daesh.

En outre, Tel Aviv et Damas sont toujours officiellement en guerre, en raison de l'occupation illégale par Israël d'une partie du plateau du Golan situé à la frontière entre les deux pays, depuis 1967.

Lire aussi : Le Golan bientôt rendu à Damas ? Un ex-général syrien évoque de possibles négociations avec Israël

Une opération supervisée par l'ONU

Selon Mohammed al-Kayed, cité par le média jordanien Ammon News, les Syriens évacués seront confinés à une zone restreinte où ils resteront pour une durée maximale de trois mois avant d'être remis aux pays ayant accepté de les accueillir. L'opération a été décidée en concertation avec les Nations unies, selon l'agence de presse jordanienne Petra.

On ignore pour l'heure les modalités précises de répartition des membres des Casques blancs dans les trois pays occidentaux.

Cette évacuation survient alors que l'armée syrienne, épaulée par l'aviation russe, poursuit son avancée dans le sud du pays. 

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Syrie - Deraa: vers une victoire militaire d'Assad et de la Russie, que l'Occident ne peut accepter en l'état. Par Karine Bechet Golovko

14 Juillet 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

vendredi 13 juillet 2018

Syrie - Deraa: vers une victoire militaire d'Assad et de la Russie, que l'Occident ne peut accepter en l'état
 
 
 
La guerre en Syrie n'est pas une exception, elle ne pourra pas être gagnée que par les armes, mais elle ne pourra pas être gagnée sans les armes. Alors que l'armée régulière syrienne reprend sans cesse du terrain, l'Occident réagit ... assez étrangement, si la question de la lutte contre le terrorisme, si l'intégrité territoriale évoquée ailleurs avec tant de force n'étaient pas des préoccupations à géographie variable. Alors que la grande ville sudiste de Deraa voit à nouveau flotter le drapeau syrien, la coalition américaine bombarde les alentours de Deir Ezzor, faisant des victimes civiles dans l'indifférence générale.
 

 
Après une opération menée conjointement avec la Russie, l'armée régulière syrienne a pu reprendre le contrôle du Sud, à Deraa, ville stratégique de la région et symbolique puisque c'est là qu'en 2011 les manifestations avaient commencé. Alors que la presse occidentale  parle d'un "déluge de feu" dans un hyperbolisme qui était absent à Raqqa, il faut souligner que la logique d'un Etat est de reprendre son territoire et peu importe le vocabulaire employé par la presse occidentale, "troupes du régime" pour "armée régulière", "rebelles" pour "terroristes". De nombreuses négociations ont été menées avec ces groupes "rebelles", pour qu'ils déposent les armes et se dissocient des terroristes de Al Nusra et Daesh. Contre ceux qui gardent les armes, évidemment, le combat a continué jusqu'à la victoire. C'est la logique étatique, la logique de lutte contre le terrorisme. Qui, certes, ne se réduit pas à allumer / éteindre la Tour Eiffel, comme un allumeur de réverbères fou.
 
Ainsi, dans le Bulletin d'informations du 9 juillet diffusé par le ministère russe de la Défense, l'on apprend que des groupes armés baissent les armes:
 
 
Finalement, après des combats, la Syrie restaure sa souveraineté sur le Sud et la cérémonie officielle du lever de drapeau sur la ville de Deraa en est le symbole.
 
 
L'armée syrienne est arrivée par la ville de Tafas, qui s'est ralliée à Damas, accueillie dans la joie et le soulagement de la population locale:
 
 
Pourtant, cela dérange. Cela dérange stratégiquement, car chacun comparait l'intervention russe en Syrie à l'Afghanistan. Or, elle est en passe de gagner la partie. Et si elle gagne la partie, l'échec de l'Irak, de la Libye, du Yémen (dont personne ne parle) n'en est que plus cuisant. Des pays détruits, l'Irak que les Etats-Unis refusent d'aider à reconstruire. La Syrie qui refuse les propositions occidentales pour la reconstruction du pays. Deux logiques opposées, irakienne et syrienne: celle de la soumission, celle de la reconquête de l'indépendance. Et la presse commence, sinon à s'interroger, du moins à s'inquiéter. Voir un article dans Atlantico:
 
 
C'est déjà une victoire stratégique de la Russie, qui va à l'encontre de l'image propagée, caricaturale, d'un pays à peine sorti de l'âge de pierre (à la limite du feu), vision totalement faussée par une russophobie primaire qui domine parmi les soi-disant "spécialistes" de la Russie en Occident.
Mais en définitive, le succès russe en Syrie est sûrement dû à une stratégie beaucoup plus globale alliant tactique et outil militaire modernisés et expérimentés à l’efficacité d’une diplomatie internationale, régionale mais aussi locale (je rappelle la création, sur le terrain, par les Russes, d’un Centre de réconciliation destiné aux négociations de guerre, la protection des transferts de combattants, l’aide aux populations en coordination avec les autorités civiles, les ONG et l’ONU). De toute évidence, il est aussi certain que les réussites diplomatiques du Kremlin, de ses diplomates et de ses négociateurs, entreront dans l’histoire…
Tout cela est au service d’une grande politique (et des fins géopolitiques) claire, cohérente et constante. Poutine n’a pas fait que lire Clausewitz, il applique ses principes : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » ! Car au Moyen-Orient, les Russes font de la politique, leur politique. Et à la différence des Occidentaux, celle-ci est fondée sur le réalisme et leurs propres intérêts nationaux… et pas seulement commerciaux ! Elle prime sur tout le reste et n’est nullement soumise, comme malheureusement pour la politique de la France dans cette région, au commerce, à l’émotionnel ou à une quelconque idéologie. Là est la véritable clé.
La réponse doit donc être adaptée, car la victoire de la Russie et d'Assad signifie l'échec de la coalition américaine et de la bien-pensance occidentale.
 
La Coalition répond comme elle sait le faire depuis le début. Comprenant parfaitement que la victoire à Deraa libère des forces pour repartir sur les zones hors contrôles, elle compte bien tenir envers et contre tout, envers l'armée régulière syrienne - qui est sur son territoire, la région de Deir Ezzor (voir notre texte ici sur le sujet). La coalition américaine joue sur la gamme de l'occupation d'un territoire étranger. Rappelons que la France y participe. Une intervention étrangère est possible soit dans le cadre d'un mandat de l'ONU (sans l'accord de l'Etat concerné), soit sans mandat de l'ONU sur demande de l'Etat concerné. Sinon, l'intervention est illégale, elle s'apparente à une action de guerre menée contre un Etat souverain et ce quelle que soit la richesse des sous-sols.  l'ampleur de la violation des droits de l'homme ...
 
Cette fois encore, la Coalition a bombardé. Des civils. Des villages. Il s'agit selon les sources locales, de la banlieue de Boukamal (Deir Ezzor), détruisant les habitations et faisant 30 morts et des dizaines de blessés, surtout des femmes et des enfants.
 
Etrangement, cette information n'est pas trop diffusée. En revanche, l'on entend les appels "désespérés" de la bonne conscience occidentale publier une tribune dans le non moins bien-pensant Le Monde appelant à une réaction de la communauté internationale face à cette victoire inadmissible d'Assad. Qui entraînerait d'échec moral de l'Occident. En effet, cette victoire remet en question la posture occidentale et la protection dont il couvre l'islamisme sur ses propres terres.
 
En attendant une énième mise en scène des Casques Blancs sur une énième attaque chimique dont évidemment Assad et la Russie seraient responsables, puisque en toute logique ils gagnent la guerre et n'en ont absolument pas besoin, il reste à espérer un peu de lucidité pour une sortie de crise concertée de la rencontre entre Trump et Poutine. La Syrie peut être un terrain d'entente entre les deux présidents, sans que les Etats-Unis ne perdent (trop) la face. Et Trump peut toujours reporter la faute sur Obama.
 
 
 
 
 
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Premier baptême de feu du Su-57 en Syrie

13 Juillet 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Premier baptême de feu du Su-57 en Syrie
Premier baptême de feu du Su-57 en Syrie

 

25 février 2018

Le déploiement d’un certain nombre d’avions furtifs de cinquième génération Sukhoï Su-57 en Syrie suscite de très nombreuses interrogations quant à sa signification. 

Une première réponse nous vient des satellites-espions israéliens et US, qui scrutent avec minutie le moindre recoin en Syrie depuis des mois. 

Une deuxième réponse plus inquiétante pour les rivaux de Moscou nous parvient des radars US en Israël, en Irak et en Turquie ainsi que l’ensemble des systèmes d’écoute et d’interception du signal à la disposition des israéliens :  une nouvelle arme totalement inconnue aurait survolé l’une des localités de la Ghouta orientale ces dernières 48 heures. 

Deux projectiles hypersoniques se sont abattus sur des cibles précises localisées dans la Ghouta orientale au moment précis où deux Su-57 étaient dans le ciel de Damas. 

Aucun missile Air-Sol ou missile de croisière actuellement en service n’atteint une vitesse aussi élevée. La plupart peuvent atteindre des vitesses subsoniques ou à la limite supersoniques. 

Les Su-57 surgis au dessus de Damas provenaient de la base de Hmeimim et n’avaient aucun emport apparent. Leur survol de la capital syrienne a coïncidé avec de très fortes explosions dans la Ghouta orientale.   

Chasseur de supériorité aérienne, l’un des deux Su-57 ayant survolé Damas a t-il lancé des missiles Air-Sol d’un type nouveau dans un combat réel ?  Dans ce cas le Su-57 vient de réussir son baptême de feu dès son entrée en service.

Les américains et les israéliens redoublent d’efforts en matière de Sigint (renseignement électronique) et de Humint (renseignement humain) pour savoir ce que Moscou a déployé réellement  en Syrie. Car avec le Su-57, que certains observateurs atlantistes présentent comme un tueur de F-22, les spéculations les plus folles avancées il y a quelques semaines s’avèrent dépassées par la réalité. 

Washington et Tel-Aviv réfléchiront longtemps avant de lancer de nouveaux raids aériens sur les forces gouvernementales syriennes ou leurs alliés.  

Réputés pour leur méfiance légendaire, les russes sont déterminés à ne pas perdre pied en Syrie quelle que soit l’issue possible d’une telle posture. 

 

Bien à tous,

 

Transmis par:

Olivier MONTULET

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