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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la syrie - la libye - l'iran - tag

Assad et la bataille gagnée du renseignement ....

15 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Palestine libre, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL

Vu les risques encourus, il semblerait que le gouvernement syrien ai beaucoup de gens très courageux dans son camp, prêts à se faire égorger pour leur cause, ce qui est un signe.

Signe que n'ont pas voulu voir à temps les adversaires d'Assad qui pensaient sans doute avoir à faire à une armée, à un pouvoir, de tortionnaires et de corrompus pleutres et achetables, et non à des gens croyant dans leurs idées. Le mépris et l'arrogance n'étaient pas dans le camp d'Assad, ce qui est un signe. Même les Israéliens le reconnaissent aujourd'hui. Qui plus est, Ces Syriens là semblent techniquement et intellectuellement très compétents, ...à peu près aussi intelligemment faits que les feuilletons et films syriens.

 

Assad et la bataille gagnée du renseignement ....

 

 

 

 

L’armée syrienne a, à nouveau, lancé la bataille de libération d’Idlib des groupes armés, au Nord-Ouest du pays, attaquant une réunion des chefs d’«Al-Nosra», à Al-Habit, par une action militaire spéciale. Le chef militaire d’«Al-Nosra», Samir Hijazi, connu sous le nom d’«Abou Hammam» ou «Farouk, le Syrien» a été tué, dans opération, ainsi que trois autres chefs: «le Palestinien, Abou Mosaab», «le Kurde, Abou Omar», l’un des sept fondateurs d’«Al-Nosra», et «Abou Al-Baraa Al-Ansari». Ainsi, l’armée syrienne a mis fin à 17 ans de déplacement de Hijazi entre l'Afghanistan, l’Iraq et la Syrie. Ses trois frères ont péri, dans des batailles, à  Idlib, et dans la province de Lattaquié.  


C’est une opération sécuritaire, par excellence. L’armée syrienne a pu frapper «Al-Nosra» et ses exploits, d’un coup dur, à une époque où ces groupes souffrent de divisions internes ; et où les unités de l’armée syrienne réalisent un immense progrès, dans la province de Lattaquié, à Alep, à Qalamoun, et à Deraa, ce qui dévoile la faiblesse de ces groupes.

Ainsi, des sources révèlent que les informations, en matière de sécurité, dont l’armée syrienne a bénéficié, dans cette opération, n’étaient pas ordinaires, les unités de contrôle de l’armée ont implanté un micro et un détecteur, dans la voiture propre d'«Abou Hammam», et ont chargé des informateurs, dans les provinces d'Alep et d’Idlib, de recueillir des informations, à propos des mouvements des chefs d’«Al-Nosra». Et elle a pu obtenir des données précises, sur le lieu et le moment de la réunion et le nombre de chefs, qui vont y assister, ce qui démontre la grande capacité, chez l’armée, à surveiller leurs mouvements.

«L’information est arrivée, les chefs d’Al-Nosra sont, maintenant, pris au piège». Là, la décision était rapide et ne peut être retardée, tout le monde sait que les réunions de ces chefs ne dépassent pas les 30 minutes, par crainte d'attaquer leur siège. Donc, la décision de perquisitionner le siège était prise, rapidement, et exécutée, tout de suite.

La question évidente reste à propos du plan qui a poussé ces terroristes à se réunir.

Certainement, l’objectif de l’attaque n’était pas, seulement, de tuer les plus dangereux chefs du front «Al-Nosra», mais aussi, un message clair de l’Etat syrien, selon lequel le pouvoir est au courant de tout ce qui arrive dans le pays ; et que «le secret» que l’Arabie Saoudite, le Qatar et les États-Unis pensent cacher à Damas, est une politique à suivre à la direction du service de renseignement, dans tous ses détails.
Deux jours avant l’attaque, une discorde est montée à la surface entre le Qatar et la Turquie, surtout, suite à la visite du Président turc, Recep Tayyip Erdogan, en Arabie saoudite. Pendant ce temps, Abou Mohamad al-Joulani a commencé à étudier son détachement avec Al-Qaïda, et à former une nouvelle entité, soutenue par quelques pays du Golfe, et ceci, dans une tentative de renverser le projet turco-saoudo-américain, et à isoler la Turquie, ayant l’avantage à travers la géographie.

Par contre, Abou Hammam al-Chami et quelques chefs d’«Al-Nosra» prônaient une ouverture à la Turquie, à l'Arabie saoudite et aux Etats-Unis, après l’arrivée des Américains à la base militaire turque, au Nord d’Ourfa. Les officiers du service de renseignement turcs, à Ourfa, ont appelé «Abou Omar al-Kurdi» et lui ont demandé d’organiser une rencontre avec des officiers  américains, dans la base militaire turque, à Ourfa, pour étudier comment les choses vont évoluer, après que les Etats-Unis et l’alliance ont laissé tomber l’élimination du «mouvement Hazem», et la saisie du Front d’«Al-Nosra» aux armes spéciales et aux fusées Tow.

Ceci a poussé «Abou Omar al-Kurdi» à exposer le sujet au soi-disant «Conseil de la choura» au «Front Al-Nosra», qui a informé «Al-Joulani» de cette affaire. C'est ainsi que le désaccord est devenu incontrôlable entre les deux groupes, «Al-Joulani» a alors appelé le service de renseignement qatari, pour demander une réunion urgente. Lors de cette réunion, les officiers qataris ont demandé à «Al-Joulani» de se mêler avec de petits groupes, comme «l’armée des moudjahidines» et «Al-Ansar» et autres groupes, guidés par des tchétchènes, et de châtier les chefs qui communiquent avec la Turquie, accusée de «vouloir détruire l’organisation».

La veille de la réunion, quelques personnalités salafistes, en relation avec la Turquie, devaient arriver, via la frontière turque, pour suivre les débats, à cet égard, avec le «Conseil de la choura» et les chefs. Mais ces derniers ont préféré se contenter de la réunion avec «Al-Joulani», dans une tentative de remettre de l’ordre, dans le corps de l’organisation. Mais puisque «Al-Joulani» était en retard, les chefs ont décidé de quitter le lieu de la réunion, ce qui a poussé l’armée syrienne à attaquer le siège, avant qu’ils ne le quittent.

Cette opération réussie que l’armée a exécutée, démontre que tous ses services sont capables d’attaquer, douloureusement, ces groupes-là, et qu’elle possède, encore, l’initiative de mener des opérations militaires et en matière de sécurité, sur tous les fronts du combat.

Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site

 


Selon les sources militaires syriennes, citées par Al-Manar, "un officier de l'armée sioniste aurait été, grièvement, blessé, il y a deux jours, au cours de l'offensive de l'armée contre le siège de la force connue sous le nom de "Armée première" (Jaïsh al-Awal, en arabe). Le raid avait visé la banlieue de Quneitra. En dernière nouvelle, l'officier sioniste aurait été tué". "Jaïsh al-Awal est liée à l'ASL, Armée syrienne libre. Mercredi dernier, l'aviation syrienne a lancé une série de raids préventifs contre les terroristes, dans le Sud de la province de Quneitra. L'officier israélien aurait eu pour nom Jouni. Il assisstait à la réunion de l'ASL, dans la ville d'Al-Fatiyan, quand les "Sukhoi" syriens ont lancé leurs raids. Les frappes ont, également, coûté la vie à Abou Ossama al-Naimi, l'un des bras exécuteurs du régime sioniste, au Golan. L'officier sioniste était entré, en octobre dernier, à Tal al-Hara, accompané d'une équipe technique et d'élements armés. A la réunion d'il y a deux jours des terroristes, à Quneitra, un officier jordanien y participait également ; cet officier faisait partie du centcom jordanien, "Al Mouk". Le sort de ce commandant jordanien est entouré d'incertitude. Les participants à ladite réunion préparaient un vaste plan d'attaque contre la banlieue de Deraa et de Quneitra. L'attaque aurait dû avoir lieu, sous la supervision de ces deux officiers jordanien et israélien. "Al Akhbar" avait confirmé, de son côté, la mort de dizaines de terroristes, au cours de ce raid, dont 12 commandants . 85 autres terroristes avaient été blessés et évacués dans des hôpitaux, en Jordanie et en Israël. Jaïsh al-Awal agit en parfaite coordination avec Israël et les services de renseignement jordaniens.

 

Et voilà que Ford, l'ex ambassadeur US en Syrie puis organisateur de l'opposition armée, reconnait sa défaite et ses erreurs monumentales ...Mais pas encore ses crimes...


L'ex ambassadeur américain, en Syrie, Robert Ford, a demandé aux terroristes anti-Assad de mettre une croix sur l'idée d'écarter Assad du pouvoir. Ford, architecte de l'infiltration de milliers de terroristes takfiris, en Syrie, a, pour la première fois, reconnu, à demi mot, "les actes de sauvagerie, commis par certains groupes", tout en demandant aux "opposants, de renoncer à renverser Assad". Ford évoque toutes ces idées, dans un article, publié par "Foreign Policy", où il plaide, pour que la clause de l'élimination d'Assad soit éliminé, à titre d'une pré-condition à une solution politique de la crise. L'homme, qui n' a cessé, entre 2011 et 2013, de réclamer le retrait du président syrien du pouvoir, a reconnu que 'l'actuelle stratégie US, en Syrie, ne cadrait plus avec les circonstances actuelles, et qu'il faudrait trouver une stratégie de substitution". "L'une des clauses principales de cette stratégie nouvelle, qui viserait, directement, les opposants, devrait les contraindre à suivre les recommandations du commandement américain et de ce commandement, seul, si ces opposants veulent recevoir de l'aide de la part de Washington". "La seconde condition, pour que les opposants puissent bénéficier de l'aide US consisterait à ce que les rebelles évitent de commettre des actes de barbarie contre les civils pro-Assad. Et comme troisème condition, les rebelles devront rompre, totalement, tout lien avec le Front Al-Nosra". Ford évoque, ensuite, des idées encore plus inouies : "Les rebelles ne devront pas, non plus, s'en prendre aux chrétiens et aux minorités, et devront même coopérer avec l'armée syrienne, ( !!!), pour établir la sécurité, prélude à un accord politique, qui ne demanderait pas le retrait d'Assad". Selon les analystes politiques, l'article, extrêmement, novateur de Ford reflète un virage à 180 degrés de l'administration Obama, en Syrie !! Ford fait partie de cette classe politique radicale, qui n'a cessé d'exiger le renversement pur et net d'Assad. Ford demande, aussi, à la Turquie, de fermer ses frontières sur Daesh et Al-Nosra.. Ford a reconnu la défaite US, en Syrie..

 

 Fabius il y a peu déclarait encore que "An Nosra faisait du bon boulot en Syrie" ...la voix de Tel Aviv semble dépassée.

 

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Syrie : Jacques Myard déplore «l’aveuglement» du gouvernement Hollande

12 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #La nation ., #La République, #Politique étrangère, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #L'OTAN.

Syrie : Jacques Myard déplore «l’aveuglement» du gouvernement Hollande.

De retour d'un voyage controversé en Syrie, le député UMP Jacques Myard s'est exprimé sur iTELE pour expliquer les raisons de son voyage : "Je ne suis pas là pour défendre Bachar", s’est défendu Jacques Myard, qui reconnaît que le président Syrien "a du sang sur les mains". Mais "s'enfermer dans cette espèce d'aveuglement idéologique est une faute géostratégique", a assuré le député UMP. "La diplomatie ce n'est pas seulement de parler avec celles et ceux avec lesquels on est amis, il faut aussi parler avec un certain nombre de dictateurs et de gens pas toujours fréquentables". Contre Daesh, "il faut trouver une solution politique", en passant par Bachar Al-Assad qui "est un élément incontournable", explique le député UMP.

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SYRIE: la vérité qu’on vous cache [Par Mère Agnès-Mariam de la Croix]

12 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #Europe supranationale, #La France, #Politique étrangère

Publié par Michel El Diablo

 

SYRIE: la vérité qu’on vous cache [Par Mère Agnès-Mariam de la Croix]

Mère Agnès Mariam de la Croix, carmélite, est supérieure du monastère Saint-Jacques le Mutilé à Qara, près de Homs, en Syrie. Elle est née en Palestine, de nationalité Franco-Libanaise et vit en Syrie. Elle vient spécialement en France pour alerter l’opinion publique sur la désinformation dont nous souffrons de la part des médias du système, et raconter le calvaire que vit le peuple syrien, victime impuissante de l’acharnement des puissances occidentales.

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Chrétiens de Syrie : le mensonge organisé des médias français. Par François Belliot

11 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme, #La France

 

Chrétiens de Syrie : le mensonge organisé des médias français

Par François Belliot

Mondialisation.ca, 06 mars 2015

arretsurinfo.ch

 

assad_soldats

Dans cette deuxième chronique de la série «  Syrie : Comment les médias français intoxiquent l’opinion publique », écrit en 2013, François Belliot * montre comment la presse française a donné la parole presque exclusivement à un prêtre italien pour dénoncer le « régime de Bachar », alors même que la totalité des évêques et Patriarches chrétiens de Syrie le soutient. Il ne s’agit bien sûr que d’un exemple du biais médiatique en Occident, ce prêtre ayant été invité aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe. [Arrêt sur Info]

Photo: Bachar el-Assad, que Sarkozy / BHL pensaient faire tomber comme Kadafi en Libye,  félicite l’armée de défense syrienne pour sa résistance contre les groupes terroristes financés et armés par l’étranger

Il existe bien des façons de démontrer que la Syrie est victime depuis mars 2011 d’une campagne de propagande intense visant à persuader l’opinion « occidentale » de la nécessité d’armer l’opposition et de renverser Bachar el-Assad, « l’ignoble-dictateur-qui-torture-et-massacre-son-propre-peuple ». On peut évoquer l’imposture que constitue le prétendu Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH), on peut rapporter des témoignages qui vont dans le sens inverse de la version officielle, on peut remonter l’histoire et constater que la déstabilisation actuelle de la Syrie depuis l’étranger s’inscrit dans une dynamique très ancienne (Sykes-Picot, 1916) dont la crise actuelle ne constitue que la dernière étape, on peut faire la comparaison avec d’autres campagnes de propagande ayant abouti aux renversements de chefs d’Etat sur la base de fausses preuves (Saddam Husseïn, Mouammar el-Kadhafi), on peut évoquer le jeu d’alliances de la Syrie avec le Hezbollah et l’Iran, qui gêne les velléités expansionnistes d’Israël et s’oppose au plan de remodelage par les États-Unis du « Moyen Orient élargi, on peut souligner les intérêts gaziers et pétroliers dans la région, qui font de la Syrie une proie d’autant plus convoitable que ses ressources d’énergie fossile restent largement à exploiter.

On peut aussi pointer la loupe sur certains personnages mis en avant dans les médias traditionnels. La propagande pour être crédible s’appuie sur des témoins de choix, souvent minoritaires dans le camp qu’ils sont censés représenter. En comparaison, d’autres personnes, souvent plus nombreuses et plus représentatives, sont systématiquement écartées des plateaux, voire diffamées sans qu’elles aient la possibilité de se défendre médiatiquement.

Le cas du père Paolo Dall’Oglio, censé représenter le point de vue des chrétiens de Syrie, omniprésent dans les « grands médias » à l’automne 2012, et de nouveau au mois de mai 2013, à la différence d’autres personnalités bien plus représentatives, permet de démontrer de façon irréfutable que le traitement de la crise syrienne par l’appareil politico médiatique occidental est presque intégralement mensonger et orienté.

L’histoire que je vais raconter commence par une conférence organisée à Paris en septembre dernier.

Dall'Oglio 1Père Paolo Dall’Oglio 

Une conférence sur la Syrie à la mairie du XXème arrondissement de Paris

Le 25 septembre 2013 était organisée, dans la salle des fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris, une conférence intitulée « Regards croisés sur la Syrie ». Elle mettait en scène un intervenant unique, le père Paolo Dall’Oglio. Elle était prévue pour durer deux heures, une heure de parole pour le père Paolo suivie d’une heure d’échange avec le public.

Habitué depuis des mois à passer chaque matin devant cette mairie, j’avais forcément remarqué une immense banderole qui en recouvrait la façade, et qui appelait par un biais tendancieux à la fin des massacres en Syrie. La mairesse du XXème arrondissement, Frédérique Calandra avait à l’évidence choisi son camp : celui de l’ « opposition », contre celui du « régime de Bachar el Assad »[i].

Je savais plus ou moins à quoi m’attendre en me rendant à cet événement ; mais c’était tout de même une bonne occasion d’entendre quelqu’un qui avait vécu longtemps en Syrie et qui pouvait donner le point de vue d’un témoin direct confortant la version officielle. Je n’avais jamais entendu parler du père Paolo Dall’Oglio. Son nom m’avait échappé dans le flot d’actualités quotidien sur la Syrie, et les médias indépendants eux-mêmes n’y avaient guère prêté attention.

La salle des fêtes de la mairie du XXème était très bien remplie, 300 personnes au jugé. A proprement parler ce n’était pas une conférence, mais un jeu de questions réponses entre un journaliste et le père Paolo. Il ne s’agissait donc pas de « Regards croisés », comme suggéré dans l’intitulé de la conférence, mais du « regard » du père Paolo, qui n’était affligé d’aucun strabisme convergent. Le journaliste, étant complètement acquis à la cause du père il n’y avait pas de contradicteur dans ce « croisement ».

Je commençai à prendre des notes. La salle était mal insonorisée, et le père Paolo, en plus de s’exprimer dans un français parfois incertain, était dur à suivre dans son exposé. Il rendit hommage à la révolution tunisienne et à la révolution égyptienne, plus généralement au printemps arabe, dans lequel s’inscrivait naturellement selon lui la révolution syrienne[ii]. Il insista sur la pratique systématique de la torture et l’emprisonnement des opposants par le « régime de Bachar el-Assad ». Il se félicita d’avoir en juin 2011 tiré la sonnette d’alarme : « le régime » était construit exclusivement sur le mensonge, cela faisait partie de son ADN. A deux reprises il compara ceux qui remettaient en cause la version officielle de la révolution syrienne à ceux qui remettaient en cause la version officielle du génocide des juifs, qu’il assimila ainsi à du négationnisme et à une pathologie de l’esprit. Il expliqua que la négation de la version officielle était le fait de forces d’extrême gauche et d’extrême droite coalisées pour l’occasion. Il fustigea le rôle de la Russie, qui mettait régulièrement des vetos aux résolutions de l’ONU contre la Syrie, car elle pensait à tort avoir été bernée sur l’affaire libyenne, l’année précédente, et sur l’affaire du Kosovo, il y a quelques années. Il expliqua, quoiqu’il fût prêtre et par nature religieuse opposé à l’usage de la force, qu’il fallait cependant armer les rebelles (en ne se trompant pas sur les destinataires) et qu’il y avait un devoir d’ingérence à intervenir en Syrie. Il nia absolument le fait qu’il pût exister une alliance entre le Qatar, l’Arabie saoudite, la France et le Royaume Uni (je rajoute la Turquie et la Jordanie qu’il a omises dans sa liste), pour déstabiliser la Syrie. Et si l’ONU ne pouvait résoudre le problème… c’était une théorie du complot diffusée par « le régime » pour cacher ses exactions, il devenait urgent de « passer outre le droit international ».

Le journaliste osa poser une question cruciale : comment lui, chrétien, prêtre qui plus est, pouvait-il appeler à armer l’opposition ? N’y avait-il pas là une contradiction fondamentale ? Une personne du public relaya cette préoccupation. Cette question fut posée en préambule, et le père Paolo y répondit avec certains des arguments que je viens d’énumérer. Je passe sur la séance de questions qui s’ensuivit. Elles furent pour la plupart extrêmement consensuelles, et beaucoup dans la même veine persuasive plus que convaincante qu’avait employée le père Paolo. Je me souviens en particulier d’une dame explosant sur un ton hystérique : « Vous attendez quoi ? Les chambres à gaz ? Le Christ était le premier martyr ! Il y a des milliers de Christs en Syrie ! » Elle avait sans doute lu la chronique de désinformation de Caroline Fourest dans l’édition du Monde du 25 février 2012[iii], suggérant que l’Iran avait fourni un four crématoire à la Syrie qui « tournerait déjà à plein régime » dans la région d’Alep.

La seule question un peu dissidente fut posée par une femme qui pointa la responsabilité éventuelle de puissances étrangères dans la déstabilisation de la Syrie. Elle put s’exprimer mais fut la seule que l’on pressa de remettre le micro alors qu’elle déroulait son intervention. Elle fut moquée par le père Paolo qui, sans le moindre argument, l’accusa de pratiquer des amalgames, alors que lui-même n’avait fait que ça pendant son intervention.

Quand la conférence fut terminée, je découvris des Syriens contestant la version officielle, que j’avais eu l’occasion pour certains de rencontrer lors de diverses manifestations et nous nous retrouvâmes autour d’un verre dans une brasserie de la place Gambetta. Je m’enquis du personnage et l’on m’en fit une brève présentation, que je complète avec certains détails utiles.

Paolo Dall’Oglio est un religieux jésuite italien né à Rome en 1954. Après un passage par le Liban en 1982, il découvre le monastère Deir Mar Moussa en Syrie, et décide de consacrer sa vie à sa restauration. En 1992 il fonde une communauté œcuménique religieuse mixte qui promeut le dialogue islamo-chrétien. Dans le prolongement de cette démarche, il publie, en 2009, Amoureux de l’Islam, croyant en Jésus. Quand les troubles commencent, début 2011, il prend parti pour l’opposition, allant jusqu’à demander publiquement qu’on lui fournisse des armes. En juin 2012, à la demande de l’ensemble des Eglises de Syrie et du gouvernement, son visa n’est pas renouvelé et il doit quitter le pays[iv]. Depuis, l’homme a été très massivement relayé dans les médias commerciaux de masse (New York Times, Le Figaro, etc.) et a été reçu par les plus hautes autorités de divers Etats engagés dans le conflit aux côtés de l’Arabie saoudite, du Qatar, et de la Turquie.

Chacun y alla ensuite de son anecdote, touchant soit son expérience personnelle en France ou en Syrie, soit sur un aspect de la conférence. L’un des Syriens m’apprit qu’il avait levé la main pour poser une question (qui fatalement n’irait pas dans le sens des organisateurs de la conférence), et qu’alors il fut montré du doigt par un des organisateurs, avec un signe d’interdiction. L’homme était intervenu dans des circonstances comparables et avait été repéré comme un contestataire gênant de la pensée unique officielle, que l’on devait en conséquence contenir ou réduire au silence. Consigne fut ainsi donnée de l’empêcher de prendre la parole. Je me souvenais alors que ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à ce genre de censure, et je rapportais ce qui m’était arrivé à la Fête de l’Humanité.

Rencontre de l’association Souria Houria à la Fête de l’Humanité

Me promenant dans le « Village international » de la Fête de l’Humanité, j’étais entré, curieux, dans un stand « syrien ». Il s’agissait d’un groupe de personnes soutenant la version officielle de l’OTAN et d’al-Jazeera. Ils appelaient à la mobilisation contre Bachar el-Assad, invoquaient les devoirs de la « Communauté internationale », la nécessité du « droit d’ingérence humanitaire ». Quatre intervenants s’étaient succédé en l’intervalle de 40 minutes. Au terme de cette tribune commune, j’avais pris la parole (nous n’étions guère nombreux, et le stand d’à côté avait une sono tonitruante), pour contester leur vision de la situation, qui passait sous silence le fait que d’horribles massacres étaient perpétrés par des mercenaires fanatiques financés par le Qatar et l’Arabie saoudite et appuyés logistiquement par l’OTAN et les services de renseignement alliés. La réaction des tenanciers du stand avait été éloquente : dans un premier temps l’un d’entre eux m’avait pris gentiment par le bras pour m’inviter à quitter les lieux. Comme j’avais protesté contre le procédé, on m’avait confronté à un « militant de l’ASL » qui pendant 10 minutes m’avait reseriné la version officielle. Je n’avais pu malheureusement lui répondre de façon développée. Alors que j’avais patiemment écouté son discours, je n’avais pu, en guise de réponse, prononcer plus de trois phrases. Un concert de huées s’était allumé. Des gens s’étaient senti le devoir de m’interrompre, visiblement émus et hors de raison. Sentant qu’il me serait difficile de m’exprimer, j’étais sorti, bruyamment accompagné par une chanson qu’ils s’étaient mis soudain à entonner en chœur et à pleins poumons.

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Le groupe terroriste ASL est une création de services secrets étrangers

Les tenanciers de ce pavillon n’étaient autres que les organisateurs de cette conférence du 29 septembre, qui s’appelait Souria Houria (Syrie Liberté). Dans la pratique de la censure et le mépris de la liberté d’expression, nous avions affaire-là à une cohérence indéniable. Ces gens qui critiquaient le régime massacreur, désinformateur, qui appelaient au devoir d’ingérence humanitaire, pour parvenir à leurs fins n’hésitaient pas à trier les questions du public de leurs conférences, et refusaient de débattre avec des gens ayant un autre point de vue que le leur (tout en laissant passer des réactions hystériques du genre de celle de la femme que j’ai rapportée plus haut). Et quand ils se trouvaient dans l’obligation de répondre, ils se mettaient immédiatement en colère, faisaient des comparaisons avec le négationnisme, coupaient la parole, ou se mettaient à entonner des chants en troupeau.

Je me souviens qu’à un moment de la conférence de Paolo dall’Oglio, ils se sentirent d’entamer la même chanson avec laquelle ils avaient fêté ma fuite. Cependant ils n’étaient plus entre eux et l’initiative était déplacée. Peu suivis (et compris) par les 300 assistants, ils se turent après quelques syllabes.

Il faut s’arrêter un peu sur cette association Souria Houria, qui soutient aveuglément, avec un argumentaire minimal, et des pratiques douteuses, la version officielle relayée par les grands médias commerciaux. Cette association est depuis sa création en mai 2011 de toutes les actions et manifestations organisées en France appelant à la chute du régime. Lors d’une journée de soutien place de la Bourse, on entendit l’un de ses membres à la tribune se vanter qu’à présent ils brassaient des millions. Elle était au centre du « Train pour la liberté du peuple syrien », le 12 décembre dernier, qui emmenait des citoyens et des parlementaires français de Paris à la rencontre de parlementaires européens à Strasbourg. Elle était au cœur du débat truqué organisé à l’Institut du Monde Arabe (IMA) le 24 février (voir ma précédente chronique[v]) dernier au cours duquel un des membres de Souria Houria siffla violemment une personne qui prenait la parole pour contester la version officielle. Enfin, c’est cette association qui est motrice de la « Vague blanche pour la Syrie », « manifestation internationale (lancée) le vendredi 15 mars à l’occasion des deux ans de la « révolution syrienne », que relaieront massivement les organes habituels de la propagande de guerre de l’OTAN : TV5 monde, Bfmtv, France 24, LCP, en partenariat avec Le Nouvel Observateur, Libération, Mediapart, Rue89, Radio France.

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L’association Souria Houria a été fondée en mai 2011 par Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne qui travaille en France depuis 30 ans et elle en en a jusqu’à récemment assuré la présidence. Hala Kodmani a été rédactrice en chef de France 24 d’octobre 2006 à septembre 2008, et chargée de la rubrique Syrie au journal Libération pendant une grande partie de la crise qui secoue ce pays depuis 2 ans. Mais la place centrale qu’elle occupe dans la contestation syrienne en France s’explique surtout par l’influence de sa sœur Bassma Kodmani, qui a participé à la fondation du Conseil National Syrien lancé en octobre 2011 à Istanbul. Bassma Kodmani (je renvoie à mon précédent article sur le débat truqué à l’IMA), est considérée comme la principale représentante des intérêts des USA dans cet organisme. Il est savoureux (outre les conflits d’intérêt évidents), de remarquer que dans le même temps où l’opposition dénonce que « Bachar n’a pas le droit d’être président de la Syrie car il a hérité le pouvoir de son père ! », les sœurs Kodmani (qui ne représentent strictement rien pour le peuple syrien), font ce qu’elles dénoncent en parole en se distribuant familialement les rôles au sein de la « rébellion » en France.

Les Syriens avec qui je discutais, place Gambetta ce 25 septembre, défendaient une position aux antipodes de celle de Souria Houria et du gouvernement et des médias français. La discussion roula évidemment sur la situation en Syrie et sur notre curieux conférencier en soutane. Cet homme ne représente rien, m’affirma-t-on. Il ne représente en aucun cas les chrétiens de Syrie, qui soutiennent majoritairement (à l’instar du reste du peuple syrien) le gouvernement d’el-Assad, et pour cause, avec les alaouites, les chrétiens dès le début du conflit étaient une cible privilégiée des mercenaires islamistes.

Ils me rapportèrent diverses exactions commises par les mercenaires, exactions toutes plus horribles les unes que les autres et qui montraient, au moins, que la présentation de la crise syrienne par le père Paolo Dall’Oglio était une caricature illégitime et dépourvue de toute nuance. Au vu du caractère édifiant de ces témoignages, on comprenait aisément pourquoi on n’en entendait jamais parler dans les grands médias commerciaux. Ils étaient si forts et si nombreux que les relayer même en passant porterait un coup fatal à la propagande des puissances engagées dans la déstabilisation du gouvernement Assad.

En rentrant chez moi je décidai de m’intéresser plus en détails à l’histoire de ce curieux prêtre, et j’entamai une recherche internet.

La campagne médiatique autour du père Paolo dall’Oglio

Il est peu question du père Paolo dall’Oglio avant son départ de la Syrie en juin 2012, pour non-renouvellement de visa. On relève un article dans Pèlerin du 10 août 2011 favorablement intitulé : « En Syrie la parole se libère »[vi]. Les troubles agitent le pays depuis la fin du mois de mars. Il vient de publier avec une dizaine de Syriens laïcs et religieux une contribution intitulée « Démocratie consensuelle pour l’unité nationale », dans laquelle il appelle à la mise en place « d’un système pour amener la Syrie vers une démocratie parlementaire. Car la démocratie est la seule voie possible pour mettre un terme à ce bain de sang et faire respecter les droits de l’homme, qui sont universels : tous, que nous soyons d’Orient ou d’Occident, nous nous retrouvons dans cette idée humaniste. » L’homme n’appelle pas encore à « armer l’opposition », mais comme des membres de son groupe appellent ouvertement à « la chute du régime », il est rabroué par les autorités et les différentes Eglises chrétiennes qui désapprouvent son initiative.

Le 8 janvier 2012, Rue 89 publie un article de Nadia Braendel intitulé « Mar Moussa, un monastère pris dans la révolution »[vii]. Le père Paolo y est présenté comme une « icône de la contestation ». On apprend que le père Paolo a pu rester en Syrie, malgré une décision d’expulsion envoyée à l’évêque de Homs. Il s’est engagé à ne plus prendre de position politique. Mme Braendel rapporte pourtant les propos ambigus suivants : « Il faudra peut-être une force d’interposition pacifique arabe et occidentale, car aujourd’hui il y a 100000 Syriens prêts à tuer, et 100000 qui se vengeront. Les deux camps sont bloqués ». Le 21 mai 2012 le site RMC.fr fait paraître un article complaisant de Nicolas Ledain intitulé : « Syrie : des religieux chrétiens font de la résistance »[viii]. Le journaliste relate les problèmes rencontrés par les religieux de Mar Moussa, victimes de menaces et de pillages de la part de bandes armées non identifiées, et clôt son article en faisant un rapprochement avec la situation des moines de Tibhérine en 1996.

On ne peut pas dire jusque-là que le père Paolo occupe une place de choix dans la couverture des événements en Syrie. C’est son expulsion du territoire syrien le mois suivant qui va donner le coup d’envoi d’une impressionnante campagne médiatique dans plusieurs pays. Cette expulsion est relatée dans Le Point du 16 juin[ix]. Très amer, le père Paolo déclare : « C’est mon cadavre qui a quitté la Syrie ».

Tel Paul en son temps, le père Paolo prend son bâton de missionnaire et, financé on ne sait comment, entame une série de voyages en Europe et Amérique du Nord, au cours desquels il va dispenser largement la bonne parole appelant à la chute du « régime » en Syrie, en armant au besoin l’opposition. Il effectue une longue tournée qui va le mener aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en France et en Belgique. A chacun de ces passages, le témoignage du père Paolo fait l’objet d’une couverture médiatique massive et unanimement louangeuse.

Je m’intéresse essentiellement dans cette chronique à ses deux passages en France, en septembre 2012 et mai 2013, et à la campagne médiatique. L’homme ayant été depuis, par une ironie du destin surprenante, assassiné par l’Etat Islamique fin juillet 2013, j’ai été amené à prolonger ce parcours et le traitement médiatique qui l’a accompagné jusqu’à la mi 2014, des commémorations étant régulièrement organisées et médiatisées dans la période qui suit la disparition du Jésuite.

fabius - Oglio

Le coup d’envoi de cette campagne est lancé par notre ministre des Affaires étrangères en personne. Invité au Quai d’Orsay par Laurent Fabius, notre religieux à l’honneur et le privilège de pouvoir tenir un point presse de 20 minutes en sa compagnie[x]. Il le présente comme « une personne réputée » et « bien informée », et après ces propulsions louangeuses lui donne la parole. Ce coup de projecteur bienvenu lance la campagne médiatique. Le lendemain, 12 septembre 2012, il est interviouvé sur France inter[xi], et sur RTL[xii] par Yves Calvi, et des articles lui sont consacrés dans La Croix[xiii] et Le Parisien[xiv]. Le 24 septembre, deux blogs du journal Le Monde et de Médiapart[xv] annoncent la tenue de la conférence dans la salle des Fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris. Le 25 septembre, le Courrier International publie un long entretien (l’entretien n’est plus accessible que sur le site ConspiracyWatch[xvi]). Le 26 septembre, le quotidien gratuit 20 Minutes lui consacre un article, et il est longuement interviouvé sur la chaîne France 24[xvii]. Le 27 septembre l’Express lui consacre un article dans lequel il est présenté comme « la conscience de la révolution »[xviii]. Le 28 septembre, c’est Pélerin qui relaie ses positions appelant à armer l’opposition[xix]. Le 30 septembre il est longuement interviouvé par RFI[xx].

Laurent Fabius Receives Father Paolo Dall'Oglio - Paris

On voit que cette couverture médiatique se concentre autour de deux pics : le point presse tenu en commun avec Laurent Fabius au Quai d’Orsay au début du mois de septembre, et son second passage en France après une tournée en Belgique qui a culminé le 18 septembre avec la rencontre au parlement de deux vice-présidents de cette institution : Gianni Pitella et Isabelle Durant[xxi]. C’est à cette occasion, le 29 septembre, qu’il est invité par l’association Souria Houria, à tenir une conférence dans la salle des Fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris.

Comme les médias ont l’habitude d’accorder une couverture massive sur plusieurs jours à certains événements, et qu’une fois le matraquage opéré, ils passent à autre chose pour ensuite n’en plus jamais parler, la plupart des gens qui suivent l’actualité dans les grands médias ont sans doute oublié cette fenêtre exceptionnelle dont a bénéficié le père Paolo. Quand on fait toutefois le bilan de cette couverture, force est de constater qu’aux alentours de ces deux dates, il était difficile d’échapper au personnage si on ouvrait un journal, allumait une station de radio, ou de télévision.

Il faut ajouter qu’il a été extrêmement bien traité par les médias cités. Pas une fausse note (comme dans le débat à l’Institut du Monde arabe du 24 février dernier) dans le concert de louanges et la diabolisation de Bachar el-Assad. Et si certains montrent tout de même un peu de retenue, la plupart prennent tout ce qu’il dit pour argent comptant et lui sont totalement acquis.

***

Alors que je suis en train de finaliser cette chronique, (mai 2013) je découvre que le père Paolo nous honore d’un troisième séjour, tout aussi engagé que les précédents, et tout aussi massivement couvert par les grands médias. Ses aventures seraient incomplètes si j’omettais ce nouvel épisode qui conforte ma démonstration.

Les affaires n’ont jamais si bien marché pour le père Paolo dall’Oglio. Depuis septembre 2012, il a eu le temps de roder et d’affuter son discours, mais surtout d’écrire un livre de témoignage sur sa perception des événements de Syrie. Ce livre, intitulé La Rage et la Lumière, coécrit avec Eglantine Gabaix-Halié[xxii] et édité aux éditions de l’Atelier[xxiii], est évidemment salué en ce moment par l’ensemble des médias qui de nouveau se bousculent pour l’entendre cracher son venin et faire la promotion du chef d’œuvre.

Le 1er mai il est interviouvé sur France info[xxiv] ; le 2 mai, en compagnie de Hala Kodmani sur France Culture[xxv] ; le 3 mai, par Armelle Charrier sur France 24 ; le 5 mai, sur France Inter, en compagnie de Jean-Pierre Filiu et Fabrice Weissman (deux des intervenants du débat truqué à l’IMA du 24 février) ; le 7 mai, dans La Vie par Henrik Lindell[xxvi]. Le 8 mai, le site Souria Houria publie le programme du père Paolo dall’Oglio lors de ce nouveau séjour en France[xxvii]. On y apprend que l’homme amorce une tournée à travers la France : le 16 mai conférence-débat au centre Sèvres à Paris ; le 21 mai, conférence-débat à Lyon organisée avec l’Hospitalité Saint-Antoine ; le 22 mai conférence-débat à Nîmes avec la librairie Siloë ; le 27 mai, conférence-débat organisée par Souria Houria à Paris ; le 28 mai à Strasbourg, rencontre à la librairie Kleber. Le 9 mai, Pèlerin fait paraître les bonnes feuilles de son livre témoignage, accompagné d’un portrait idéalisé.

Vraiment, l’histoire du père Paolo a tout d’une success story ; alors que, comme nous le verrons plus loin, toutes les autorités chrétiennes de Syrie qui contestent la version officielle sont totalement passées sous silence ou gravement diffamées, lui à chacun de ses passages est accueilli par les grands médias français (renommés comme chacun sait pour leur intégrité et leur indépendance), comme le messie, et traité comme tel. Ce troisième passage en France confirme de façon éclatante l’impression laissée par ses deux premiers séjours en septembre 2012.

Le discours du père Paolo

Au-delà de la couverture médiatique exceptionnelle dont il a bénéficié à chacun de ses passages, est du plus haut intérêt la teneur des discours du père Paolo Dall’Oglio. Si l’homme est souvent vague et dur à suivre, si l’on y prête attention on s’aperçoit que son discours s’articule autour d’un nombre de positions constant, qu’il défend à chaque fois de la même façon. Pour être plus précis, son discours colle toujours remarquablement à la version officielle des médias occidentaux de la zone OTAN.

Comparaison avec les « négationnistes »

Presqu’à chacune de ses interventions, le père Paolo utilise ce que Viktor Dedaj appelle des « tazzers idéologiques »[xxviii]. Un tazzer idéologique est un argument dont la fonction est de rendre tout débat impossible en plaçant son contradicteur devant des accusations d’une telle gravité qu’elles peuvent le foudroyer psychiquement et le rendre impotent dans le débat subséquent.

En l’occurrence le père Paolo n’hésite jamais à brandir le tazzer idéologique suprême à savoir l’accusation de négationnisme et la comparaison avec la version officielle du génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale : ceux qui remettent en cause la version officielle des sanglants événements de Syrie (c’est « Bachar » et ses miliciens qui assassinent en masse leur propre peuple en n’hésitant pas à recourir aux moyens les plus sales et les plus répréhensibles), sont les mêmes que ceux remettant en cause la version officielle de cet événement. L’Expressrapporte ainsi : « Il évoque pêle-mêle le Réseau Voltaire et les responsables ecclésiastiques chrétiens ou musulmans qui, selon lui, donnent la parole religieuse au mensonge d’Etat, nient la révolution et la réduisent à un fait de sécurité liée au terrorisme. C’est un négationnisme incroyable, ajoute-t-il, qui est le fait d’identitaires à l’extrême-droite et d’anti-impérialistes à gauche. Ceux qui ont nié la Shoah nient la révolution syrienne ! [xxix]» On retrouve la même position dans l’entretien publié par le Courrier International : « Dans le fond, il n’est pas étonnant que les derniers alliés objectifs du régime syrien soient ceux qui ont toujours nié le génocide du peuple juif et, aujourd’hui, nient la révolution du peuple syrien. » et dans La Libre Belgique[xxx] : « Je voudrais savoir aussi pourquoi les tenants en Europe du négationnisme de la Shoah, parmi les traditionalistes catholiques extrêmes, anti-impérialistes et antiaméricains, alliés aux anticapitalistes et staliniens, sont aujourd’hui du côté du négationnisme syrien et sont sensibles à la sirène Agnès  » (Mère Agnès-Mariam de la Croix). Je me souviens très bien par ailleurs que le père Paolo avait fait cette comparaison lors de la conférence du 24 février à la mairie du XXème, et qu’un membre clé de cette association, quand j’avais prétendu débattre avec eux à la Fête de l’Humanité, avait usé de ce même tazzer.

Inversion de la réalité, dénonciation des mensonges des pro el-Assad et théorie du complot

Le père Paolo semble également profiter du fait que dans nos sociétés du spectacle d’Europe et d’Amérique du Nord, existe un second tazzer idéologique qui peut s’avérer très efficace, quoiqu’à force de mensonges il tende à s’émousser. Sa propagation dans les médias et, par ricochet, dans les conversations quotidiennes remonte à peu près aux attentats du 11 septembre 2001, il s’agit du concept de théorie du complot. Comme la comparaison avec les révisionnistes de Nuremberg, c’est une accusation que l’on profère généralement dans le but de couper court à toute conversation, de l’empêcher souvent ne serait-ce que de commencer. Pour étayer sa comparaison avec les révisionnistes de Nuremberg, le père Paolo énonce fréquemment que ceux qui doutent de la version médiatique des événements de Syrie errent perdus dans un labyrinthe de mensonges et de complots : « Nous faisons face à un mensonge, selon lequel il n’y a pas de révolution, mais la Syrie qui se défend contre un complot saoudien, sioniste ou occidental, et lutte contre le terrorisme islamique.[xxxi] » « (Dans les médias du pouvoir syrien) les théories du complot les plus diverses circulent. On parle d’une grande entente entre les États-Unis, Israël, al-Qaïda, les salafistes, les Frères Musulmans et la Ligue arabe, dans le but d’abattre le dernier État arabe qui n’a pas encore capitulé face au projet sioniste et n’a pas renoncé à combattre l’impérialisme… Il est évident qu’à ce niveau-là, il est difficile de discuter.[xxxii] »

Les prises de position de ce genre abondent, pour ce point je me borne à ces deux citations.

Evolution de son discours entre septembre 2012 et mai 2013

Son troisième séjour en France me contraint d’actualiser mon analyse. Les quelques mois qu’il a passé hors de France n’ont visiblement pas fait de bien au père Paolo dall’Oglio, qui atteint désormais des sommets dans les délires haineux et négationnistes.
Avec le temps le discours du père Paolo s’est radicalisé, comme si, constatant les boulevards qui lui sont ouverts par tous les médias officiels de la zone OTAN, l’impunité totale dont il bénéficie dans l’étalage de ses mensonges, de ses calomnies, et de ses incitations à la haine, il pouvait à présent tout se permettre. Peut-être aussi l’homme est-il furieux de constater que la situation sur place ne se décante guère, que ce régime qu’il déteste continue de tenir, ce qui retarde d’autant son retour à Mar Moussa.

Poursuivant sa folle fuite en avant, le père Paolo va à présent très, très loin dans ses prises de positions. Les mercenaires islamistes liés à al Qaida ? « Dans mes échanges avec eux, j’ai reconnu des hommes et des femmes qui ont une passion religieuse, un sentiment religieux que je partage. Ce sont des gens enragés mais épris de justice. Ils se sentent collectivement persécutés, attaqués et niés. Du coup, ils sont dans une psychologie d’hyper réactivité victimaire qui les amène à commettre des crimes. » La timidité des prises de position de l’Eglise catholique de Syrie ? « J’ajouterai qu’il y a de la corruption politique, sexuelle, qui se cache derrière la soumission au pouvoir. Cela fait partie d’un système de cooptation par soumission à un système autoritaire. » Les chrétiens qui ne partagent pas son point de vue ? Ce sont des «  islamophobes chrétiens ». Peut-on dialoguer avec Bachar el-Assad ? « Auriez-vous accepté de dialoguer avec Hitler en 1944 ? » Le terrorisme en Syrie ? « Je propose de se passer du mot  » terrorisme « . Il faut utiliser  » révolutionnaire. » Le possible usage des armes chimiques par el-Assad ? « Comment ne pas y croire ? Si quelqu’un peut envoyer des missiles balistiques qui enlèvent un hectare de ville, si quelqu’un peut envoyer des bombes sur la population syrienne sans état d’âme, pourquoi aurait-il un problème pour utiliser des armes chimiques ? » Il ose dire ça, alors qu’il est à l’époque avéré que des combattants du Front al-Nosra ont utilisé des armes chimiques contre des civils syriens dans un village de la banlieue d’Alep[xxxiii].

Bilan sur les éléments de langage

Comme je le suggérais en introduisant ces leitmotivs de ses discours et réparties, il est manifeste que le père Paolo n’y exprime pas une opinion personnelle, mais qu’à l’évidence, il relaie de manière systématique des éléments de langage copiés collés des argumentaires des médias de la zone OTAN. Il ne s’en écarte jamais, et je pourrais entrer beaucoup plus dans le détail. L’indice le plus significatif de cette coïncidence me semble cette finesse avec laquelle notre prélat, qui ne s’occupe que d’affaires syriennes depuis 30 ans, relaie l’argumentaire pointant l’association entre extrême droite et extrême gauche dans la dénonciation dans la version officielle martelée en zone OTAN, qui est une construction des médias commerciaux français pour discréditer tout point de vue un peu différent (ce fameux mythe des rouges-bruns, popularisé par des propagandistes, comme Ornella Guyet, et ou des agents d’influence, comme Bernard-Henry Levi). C’est typiquement le genre d’argument qui ne peut que lui avoir été soufflé, et qu’il relaie sans vérifier, inconsciemment ou sur commande.

A suivre

François Belliot

22 février 2015

Un débat truqué à l’Institut du Monde arabe http://arretsurinfo.ch/syrie-comment-les-medias-francais-intoxiquent-lopinion-publique/

[i]Frédérique Calendra a signé en juillet 2001 l’ « Appel pour une Syrie libre », lancée par l’association Urgence Solidarité Syrie. Cet appel a été signé par des partis politiques et des associations (LDH, PC, PS, PG, EELV, ATTAC, CAP21, MRAP, UJFP), et des personnalités politiques comme François Hollande, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Marie George Buffet. Urgence Solidarité Syrie est alliée avec l’association Souria Houria, et a participé plus récemment à la Vague Blanche.

[ii]Le parallèle entre la crise syrienne et les cas tunisiens et égyptiens est grossier et infondé. Pour comprendre comment la révolution dans ces deux derniers pays a été manipulée et détournée en faveur d’intérêts étrangers, je renvoie au livre de Mezri Haddad, la face cachée de la révolution tunisienne (éditions Apopsix, janvier 2012)

[iii]http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/24/les-yeux-ouverts-sur-la-syrie_1648060_3232.html

[iv]http://www.lepoint.fr/monde/c-est-mon-cadavre-qui-quitte-la-syrie-affirme-le-pere-paolo-14-06-2012-1473402_24.php

[v]http://arretsurinfo.ch/syrie-comment-les-medias-francais-intoxiquent-lopinion-publique/

[vi]http://www.pelerin.info/index.php/L-actu-autrement/L-actu/P.-Paolo-Dall-Oglio-La-parole-se-libere-en-Syrie

[vii]http://www.rue89.com/2012/01/08/entre-damas-et-homs-un-monastere-syrien-pris-dans-la-revolution-228175

[viii] http://www.rmc.fr/editorial/258372/syrie-des-religieux-chretiens-font-de-la-resistance/

[ix]http://www.lepoint.fr/monde/c-est-mon-cadavre-qui-quitte-la-syrie-affirme-le-pere-paolo-14-06-2012-1473402_24.php

[x]http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/evenements-4439/article/entretien-de-laurent-fabius-avec-101537

[xi]http://www.franceinter.fr/emission-le-56-paolo-dall-oglio-syrien-de-coeur-le-monde-nous-a-abandonnes

[xii]http://www.rtl.fr/video/emission/le-choix-de-yves-calvi/le-pere-dall-oglio-sur-la-syrie-il-faut-un-engagement-radical-du-pape-7752382948

[xiii]http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-P.-Paolo-Dall-Oglio-recu-au-Quai-d-Orsay-_NP_-2012-09-12-852586

[xiv]http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-monde-nous-a-abandonnes-12-09-2012-2160824.php

[xv]http://blogs.mediapart.fr/blog/nadia-aissaoui/240912/rencontre-debat-avec-le-pere-jesuite-paolo-dalloglio-sur-la-revoluti

[xvi]http://www.conspiracywatch.info/Syrie-le-pere-Paolo-Dall-Oglio-contre-la-theorie-du-complot_a937.html

[xvii]http://www.france24.com/fr/20120925-Syrie-conflit-guerre-sunites-alaouites-monastere-religion-chretiens-catholiques-musulmans

[xviii]http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-le-pere-paolo-dall-oglio-conscience-de-la-revolution_1166815.html

[xix]http://www.pelerin.info/L-actu-autrement/L-actu/Pere-Paolo-Dall-Oglio-Il-faut-armer-l-insurrection-syrienne

[xx] http://www.rfi.fr/emission/20120930-1-syrie-grand-entretien-le-pere-paolo-dall-oglio

[xxi] http://www.europarl.it/view/it/press-release/pr-2012/pr-2012-September/pr-2012-Sep-22.html

[xxii]Eglantine Gabaix Halié a séjourné de 2004 à 2006 au monastère der Mar Moussa, et c’est elle, déjà, qui avait prêté son assistance au père Paolo pour la rédaction de son premier ouvrage : « Amoureux de l’Islam, croyant en Jésus »

[xxiii] http://www.editionsatelier.com/index.php?ID=1018756&contID=1015271

[xxiv] http://www.franceinfo.fr/monde/les-choix-de-france-info/paolo-dall-oglio-les-syriens-ont-besoin-de-nous-972151-2013-05-01

[xxv] http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-hala-kodmani-et-paolo-dall-oglio-2013-05-02

[xxvi] http://www.lavie.fr/actualite/monde/paolo-dall-oglio-un-pretre-engage-pour-la-revolution-en-syrie-07-05-2013-39963_5.php

[xxvii] http://souriahouria.com/un-temoignage-inedit-sur-la-syrie-paolo-dalloglio/

[xxviii] http://www.legrandsoir.info/tasers-r-ideologiques-contre-une-gauche-automnale-l-hiver-s-annonce-rude.html

[xxix] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-le-pere-paolo-dall-oglio-conscience-de-la-revolution_1166815.html

[xxx] http://www.lalibre.be/actu/international/article/761005/syrie-le-pere-paolo-appelle-a-ne-pas-se-resigner.html

[xxxi] http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/16/01003-20120816ARTFIG00396-le-pere-paolo-croit-au-dialogue-entre-religions.php

[xxxii]www.aco-fr.org/Dossiers/syrie/2012_fev14_Dalloglio.pdf

[xxxiii]http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=11889

Source: http://arretsurinfo.ch/chretiens-de-syrie-le-mensonge-organise-des-medias-francais/

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Libye, ISIS et le luxe inabordable de recul. Par Ahmad Barqawi sur Le site web « CounterPunch ».

11 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #ISIL, #Terrorisme

Libya, ISIS and the Unaffordable Luxury of Hindsight.

Libye, ISIS et le luxe inabordable de recul

by AHMAD BARQAWI

Par Ahmad Barqawi sur

Le site web « CounterPunch ».

Le Courrier International décrit ainsi ce journal en ligne

Les journalistes, qui se décrivent comme des "fouinards radicalement de gauche", ont créé cette newsletter bimensuelle en 1994. Ils publient des articles sans concession notamment sur des aspects oubliés ou ignorés de la vie politique américaine.
Le site sert également de vitrine aux différentes publications des auteurs maison.

Libye, ISIS et le luxe inabordable de recul. Par Ahmad Barqawi sur Le site web « CounterPunch ».

 

March 09, 2015

Libya, ISIS and the Unaffordable Luxury of Hindsight

by AHMAD BARQAWI

Who are you?” the late Muammar Gaddafi once rhetorically asked in a famous speech of his towards the end of his reign; (rightly) questioning the legitimacy of those seeking to over-throw his government at the time, calling them extremists, foreign agents, rats and drug-addicts. He was laughed at, unfairly caricatured, ridiculed and incessantly demonized; a distasteful parody video poking fun at the late Libyan leader even went viral on social media; evidently the maker of the video, an Israeli, thought the Libyan colloquial Arabic word “Zenga” (which means an Alleyway) sounded funny enough that he extracted it from one of Gaddafi’s speeches, looped it on top of a hip-hop backing track and voila… he got himself a hit video which was widely (and shamefully) circulated with a “revolutionary” zeal in the Arab world. We shared, we laughed, he died.

But the bloody joke is on all of us; Gaddafi knew what he was talking about; right from the get-go, he accused the so-called Libyan rebels of being influenced by Al-Qaeda ideology and Ben Laden’s school of thought; no one had taken his word for it of course, not even a little bit. I mean why should we have? After all, wasn’t he a vile, sex-centric dictator hell-bent on massacring half of the Libyan population while subjecting the other half to manic raping sprees with the aid of his trusted army of Viagra-gobbling, sub-Saharan mercenaries? At least that’s what we got from the visual cancer that is Al Jazeera channel and its even more acrid Saudi counterpart Al-Arabiya in their heavily skewed coverage of NATO’s vicious conquest of Libya. Plus Gaddafi did dress funny; why would anyone trust a haggard, weird-looking despot dressed in colorful rags when you have well-groomed Zionists like Bernard Henry Levy, John McCain and Hillary Clinton at your side, smiling and flashing the victory sign in group photo-ops, right?

Gaddafi called them drug-addicted, Islamic fundamentalists; we know them as ISIS… it doesn’t seem much of a joke now, does it? And ISIS is what had been in store for us all along; the “revolutionary” lynching and sodomization of Muammar Gaddafi amid manic chants of “Allahu Akbar”, lauded by many at the time as some sort of a warped triumph of the good of popular will (read: NATO-sponsored mob rule) over the evil of dictatorship (sovereign state), was nothing but a gory precursor for the future of the country and the region; mass lynching of entire populations in Libya, Syria and Iraq and the breakup of key Arab states into feuding mini-statelets. The gruesome video of Colonel Gaddafi’s murder, which puts to shame the majority of ISIS videos in terms of unhinged brutality and gore, did not invoke the merest of condemnations back then, on the contrary; everyone seemed perfectly fine with the grotesque end of the Libyan “tyrant”… except that it was only the beginning of a new and unprecedented reign of terror courtesy of NATO’s foot-soldiers and GCC-backed Islamic insurgents.

The rapid proliferation of trigger-happy terrorist groups and Jihadi factions drenched in petrodollars in Libya was not some sort of an intelligence failure on the part of western governments or a mere by-product of the power vacuum left by a slain Gaddafi; it was a deliberate, calculated policy sought after and implemented by NATO and its allies in the Gulf under the cringe-inducing moniker “Friends of Libya” (currently known as the International Coalition against ISIS) to turn the north-African country into the world’s largest ungovernable dumpster of weapons, al-Qaida militants and illegal oil trading.

So it is safe to say that UNSC resolution 1973, which practically gave free rein for NATO to bomb Libya into smithereens, has finally borne fruit… and it’s rotten to its nucleus, you can call the latest gruesome murder of 21 Egyptian fishermen and workers by the Libyan branch of the Islamic State exhibit “A”, not to mention of course the myriad of daily killings, bombings and mini-civil wars that are now dotting the entire country which, ever since the West engineered its coup-d’etat against the Gaddafi government, have become synonymous with the bleak landscape of lawlessness and death that is “Libya” today. And the gift of NATO liberation is sure to keep on giving for years of instability and chaos to come.

In an interview with the western media misinformation collective that is the BBC, ABC and the Sunday Times in February 2011; the late Muammar Gaddafi told his condescending interviewers; “have you seen the Al Qaeda operatives? Have you heard all these Jihadi broadcasts? It is Al Qaeda that is controlling the cities of Al Baida and Darnah, former Guantanamo inmates and extremists unleashed by America to terrorize the Libyan people…”. Darnah is now the main stronghold for ISIS in Libya.

In a bizarre coincidence (or some sort of cosmic irony); the date on which ISIS chose to release its video of the beheading of Egyptian captives, thereby officially declaring its presence in the war-torn country with three oil fields under its control, (appropriately) marked the 4th anniversary of the start of the so-called Libyan revolution on February 15th, 2011; a more apt “tribute” to commemorate the Western instigated regime-change debacle in Libya could not have been made.

But even long before ISIS became the buzzword, the acrid nature of a “revolutionary” Libya showed in full, sickening splendor almost instantly right after the old regime fell, everything the late Gaddafi was falsely accused of doing was literally perfected to a chilling degree by the so-called rebels; massacres, indiscriminate shelling of residential areas, car-bombings, mass arrests, torture, theft of oil and national resources… the whole lot. In 2013; two British pro-Palestine activists, on their way to Gaza with an aid convoy, got to experience first-hand the rotten fruits of the Libyan chapter of the so-called Arab Spring when they were abducted by a motely crew of Libyan revolutionaries-turned-warlords in the city of Benghazi and gang raped in front of their father.

Proponents of Humanitarian Interventions must be patting themselves on the back these days; now that Libya has completed its democratic makeover from a country with the highest standard of living in Africa under Gaddafi’s rule into a textbook definition of a failed state; a godless wasteland of religious fanaticism, internal bloodletting and wholesale head-chopping, in fact Libya became so “democratic” that there are now two parliaments and two (warring) governments; each with its own (criminal) army and supported with money and caches of weapons from competing foreign powers, not to mention the myriad of secessionist movements and militias which the illegal coup against Gaddafi has spawned all over the country while free health care, education and electricity, which the Libyans took for granted under Gaddafi’s regime, are all now but relics of the past; that’s the “Odyssey Dawn” the Libyans were promised; a sanitized version of Iraq sans the public outrage, neatly re-packaged in a “responsibility to protect” caveat and delivered via aerial bombing campaigns where even the West’s overzealous Gulf Co-conspirators Club (GCC), driven by nothing beyond petty personal vendettas against Gaddafi, got to test the lethality of its rusted, American-made military aircrafts alongside NATO on the people of Tripoli and Sirte.

This is what Gaddafi had predicted right from the get-go and then some; the ephemeral euphoria of the Tunisian and Egyptian revolutions was just too potent and too exhilarating for us to read the fine print; was it a conspiracy or a true revolutionary spirit gone awry? It doesn’t really matter now that ISIS has become the true legacy of Tahrir Square; “they will turn Libya into another Afghanistan, another Somalia, another Iraq… your women won’t be allowed out, they will transform Libya into an Islamic Emirate and America will bomb the country under the pretext of fighting terrorism”, the late Libyan leader had said in a televised speech on February 22nd, 2011, and more prophetic words were never spoken.

America’s “clean war” Libyan prototype proved to be such a success that it was replicated with a wanton abandon in Syria; Paul Bremer’s “Blackwater” death squads of old, which reigned terror all over Iraq, are back… with an Islamic twist; bearded, clad in black and explosives from head to toe and mounting convoys of Toyota Land Cruiser trucks with an ever-expanding, seemingly borderless Islamic Caliphate (that somehow leaves the Zionist regime unencumbered in its occupation of Palestine) set in their sights.

Everyday the Arab World is awakened to a new-videotaped atrocity; steeped in gore and maniacal terror courtesy of ISIS (or IS or ISIL), and countless of other “youtubeless”, albeit more heinous crimes courtesy of America’s very own ever-grinding, one-sided drone warfare; the entire region seesaws between machete beheadings and hellfire missile incinerations. Death from above… as well as below; the War on Terror rears its ugly head once again; to bring in line those nasty terrorists that the West itself funded and sponsored in the name of democracy to destabilize “unsavory” regimes; an unrelenting Groundhog Day that starts with the Responsibility to Protect and ends with the War on Terror, with thousands of innocent lives, typically chalked up to collateral damage, crushed in the process.

This is exactly what Gaddafi foresaw; a Libya mired in utter chaos, civil conflict and western diktats; a breeding ground for Jihadi fundamentalism and extremists… too bad we just laughed his warnings off to an Israeli-made parody tune.

Ahmad Barqawi, freelance columnist and writer.

 

Libye, ISIS et le luxe inabordable de recul

by AHMAD BARQAWI Par Ahmad Barqawi sur Le site web « CounterPunch ».

 

 Qui êtes-vous ? » a demandé un jour, vers la fin de son règne, feu Mouammar Kadhafi dans un discours célèbre où il remettait en cause (à juste titre) la légitimité de ceux qui, à l’époque, cherchaient à renverser son gouvernement, en les qualifiant d’extrémistes, d’agents étrangers, de rats et de toxicomanes.

On s’est moqué de lui, on l’a caricaturé, ridiculisé et diabolisé ; une ignoble vidéo parodique tournant en dérision le leader libyen s’est propagée sur les réseaux sociaux ; l’auteur de la vidéo, un Israélien, trouvait sans doute le mot libyen d’arabe courant « Zenga » (qui signifie une ruelle) si drôle qu’il l’a extrait de l’un des discours de Kadhafi, l’a mis en boucle sur un air de hip-hop et voilà … il a fait un hit qui a été diffusé largement (et honteusement) avec un zèle « révolutionnaire » dans le monde arabe. Nous l’avons partagée, nous avons ri, il est mort.

Mais c’est nous qui faisons maintenant les frais de cette plaisanterie sanglante ; Kadhafi savait de quoi il parlait ; dès le début, il a accusé les soi-disant rebelles libyens d’être sous l’influence de l’idéologie d’Al-Qaïda et de Ben Laden ; personne ne l’a cru, évidemment, même pas un tout petit peu. Et pourquoi aurions-nous dû le croire ? Après tout, n’était-il pas un vil dictateur obsédé par le sexe et déterminé à massacrer la moitié de la population libyenne tout en soumettant l’autre moitié à des viols collectifs à l’aide de ses mercenaires subsahariens shootés au Viagra ? Au moins c’est ce que le cancer visuel qu’est la chaîne Al Jazeera nous serinait, tout comme sa collègue saoudienne, encore plus haineuse si possible, d’Al-Arabiya dans leur couverture d’une rare malhonnêteté de la brutale conquête de la Libye par l’OTAN.

C’est vrai que Kadhafi s’habillait bizarrement ; pourquoi ferait-on faire confiance à un despote excentrique, fantasque, vêtu de bouts d’étoffe bigarrées, lorsqu’on a avec soi des sionistes bien propres sur eux comme Bernard Henry Levy, John McCain et Hillary Clinton qui sourient en faisant le signe de la victoire sur les photos, pourquoi vraiment ?

Kadhafi les appelait des drogués, des fondamentalistes islamiques ; nous, nous les appellons ISIS … on ne trouve plus cela aussi drôle aujourd’hui, hein ? Et ISIS est ce qui nous pendait au nez depuis le début ; le lynchage « révolutionnaire » et la sodomisation de Mouammar Kadhafi aux cris frénétiques de « Allahu Akbar », salués par beaucoup, à l’époque, comme une sorte de triomphe perverti du bien incarné par la volonté populaire (lire : loi de la populace parrainée par l’OTAN) sur le mal incarné par la dictature (lire : État souverain), n’étaient rien d’autre que les premiers signes de ce qui attendaient le pays et la région ; à savoir, le lynchage de masse de populations entières en Libye, Syrie et Irak et l’éclatement d’états arabes clés en mini-états ennemis. La vidéo horrible de l’assassinat du colonel Kadhafi qui surpasse les vidéos d’ISIS en termes de brutalité désaxée et de grossièreté sanglante, n’a pas soulevé la moindre critique à l’époque, bien au contraire ; tout le monde semblait parfaitement satisfait que le « tyran » libyen ait connu une fin aussi grotesque… sauf que ce n’était que le début d’un nouveau règne de terreur sans précédent que nous devons aux mercenaires de l’OTAN et aux rebelles islamiques soutenus par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

La prolifération rapide de groupes terroristes à la gâchette facile et de factions djihadistes arrosés de pétrodollars en Libye n’a pas été due à une sorte d’échec des services secrets des gouvernements occidentaux ni à la simple conséquence du vide de pouvoir laissé par le meurtre de Kadhafi ; non, c’était un calcul politique délibéré, une stratégie volontairement mise en œuvre par l’OTAN et ses alliés dans le Golfe réunis sous le sinistre sobriquet des « Amis de la Libye » (Coalition Internationale contre ISIS) pour faire de ce pays d’Afrique du nord le plus grand et du plus incontrôlable dépotoir d’armes, de militants d’Al-Qaïda et du commerce illégal d’hydrocarbures du monde.

On peut donc dire, sans risquer de se tromper, que la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a permis à l’OTAN de bombarder la Libye jusqu’à la réduire en miettes, a finalement porté ses fruits… et c’est un fruit complètement pourri, dont, en quelque sorte, le dernier assassinat horrible de 21 pêcheurs et travailleurs égyptiens par la branche libyenne de l’État Islamique est la pièce à conviction n° 1, sans parler bien sûr, de la myriade de meurtres quotidiens, des bombardements et de mini-guerres civiles qui sont maintenant le lot quotidien de l’ensemble du pays depuis que l’Occident a fomenté son coup d’État contre le gouvernement de Kadhafi. La « Libye » est devenue aujourd’hui synonyme d’anarchie et de mort. En la libérant, l’OTAN lui a fait l’inestimable cadeau d’un long avenir d’instabilité et de chaos.

Dans une interview avec les médias occidentaux de désinformation collective que sont la BBC, ABC et le Sunday Times, en février 2011, feu Mouammar Kadhafi a dit à ses arrogants interviewers ; « Avez-vous vu les agents d’Al-Qaïda ? Avez-vous entendu toutes ces émissions djihadistes ? C’est Al-Qaïda qui contrôle les villes de Al Baida et de Derna, des anciens détenus de Guantanamo et des extrémistes lâchés par l’Amérique pour terroriser le peuple libyen… » . Derna est maintenant le principal bastion d’ISIS en Libye.

Par une étrange coïncidence (ou une sorte d’ironie cosmique), la date à laquelle ISIS a choisi de diffuser sa vidéo de la décapitation des captifs égyptiens, déclarant ainsi officiellement sa présence dans le pays déchiré par la guerre avec trois champs de pétrole sous son contrôle, a marqué (de manière tout à fait appropriée) le 4e anniversaire du commencement de la soi-disant révolution libyenne le 15 février 2011 ; aucun « hommage » n’aurait mieux convenu à la commémoration de la débâcle causée par le changement de régime opéré par l’Occident en Libye.

Mais bien avant qu’ISIS ne fasse le buzz, tout de suite après la chute de l’ancien régime, la nature atroce de la Libye « révolutionnaire » s’est révélée dans toute son effroyable splendeur, quand les soi-disant rebelles ont commis, avec une perfection qui donne la chair de poule, tous les crimes dont Kadhafi avait faussement été accusé : massacres, bombardements aveugles de zones résidentielles, voitures piégées, arrestations massives, torture, vol du pétrole et des ressources nationales … toute la panoplie.

En 2013, deux militantes britanniques pro-palestiniennes, en chemin vers la bande de Gaza avec un convoi d’aide humanitaire, ont fait l’expérience personnelle des fruits pourris du chapitre libyen du soi-disant printemps arabe, quand elles ont été enlevées par une bande de révolutionnaires libyens-devenus-seigneurs-de-guerre dans la ville de Benghazi et violées devant leur père.

Les partisans des interventions humanitaires doivent se donner des claques dans le dos de satisfaction maintenant que la Libye a achevé sa métamorphose démocratique d’un pays qui avait plus haut niveau de vie d’Afrique sous le régime de Kadhafi, au modèle typique d’état failli : une zone sans foi ni loi de fanatisme religieux, d’affrontements sanglants et de marché de gros de têtes coupées ; en fait la Libye est devenue si « démocratique » qu’elle dispose maintenant de deux parlements et de deux gouvernements (en guerre), chacun avec sa propre armée (de criminels) et soutenus par l’argent et les caches d’armes de puissances étrangères concurrentes, sans parler de la myriade de mouvements et de milices sécessionnistes auxquels le coup illégal contre Kadhafi a donné naissance dans tout le pays tandis que la gratuité des soins de santé, de l’éducation et de l’électricité, que les Libyens tenaient pour acquise sous le régime de Kadhafi, n’est plus maintenant qu’une relique du passé ; voilà l’opération « Odyssey Dawn » qu’on avait promise aux Libyens ; une version aseptisée de l’Irak sans l’indignation publique, soigneusement reconditionnée en « responsabilité de protéger » et livrée au moyen de campagnes de bombardements aériens grâce auxquelles le très zélé Club des Co-conspirateurs du Golfe (CCG) de l’Occident conduits uniquement par leur mesquines vendettas personnelles contre Kadhafi, a pu tester l’efficacité meurtrière des avions de guerre rouillés made in USA et de ceux de l’OTAN, sur le peuple de Tripoli et de Syrte.

C’est ce que Kadhafi avait prédit dès le début et plus encore ; l’euphorie éphémère des révolutions tunisienne et égyptienne était tout simplement trop puissante et trop exaltante pour que nous nous embarrassions à lire les lettres en petits caractères ; était-ce un complot, ou un véritable esprit révolutionnaire qui avait mal tourné ? Ça n’a plus d’importance, maintenant qu’ISIS est devenu le véritable legs de la place Tahrir ; « Ils tourneront la Libye en un autre Afghanistan, une autre Somalie, un autre Irak… vos femmes ne seront pas autorisées à sortir, ils vont transformer la Libye en un émirat islamique et l’Amérique bombardera le pays sous prétexte de lutter contre le terrorisme », avait dit le dirigeant libyen assassiné à la fin d’un discours télévisé le 22 février 2011, et on n’a jamais entendu paroles plus prophétiques.

Le prototype libyen de la « guerre propre » américaine s’est avéré être un tel succès qu’on l’a reproduit avec la plus totale inconscience en Syrie ; Les escadrons de la mort « Blackwater » de Paul Bremer du temps passé, qui répandaient la terreur partout en Irak, sont de retour… avec une touche islamique : barbus, vêtus de noir, couverts d’explosifs de la tête aux pieds, circulant dans des convois de Toyota Land Cruiser et l’idée fixe d’établir un califat islamique sans frontières et en constante expansion (qui se garde bizarrement de déranger le régime sioniste dans son occupation de la Palestine).

Chaque jour, le monde arabe découvre au réveil une nouvelle atrocité enregistrée sur vidéo ; un festival de scènes sanglantes et terrifiantes offert par ISIS (ou IS ou ISIL), et d’innombrables autres « youtube », avec par exemple les crimes encore plus odieux que nous offrent les États-Unis avec leur guerre unilatérale de drones exterminateurs ; toute la région tangue au rythme des décapitations à la machette et des incinérations par les missiles Hellfire. La mort est partout, elle tombe du ciel… et monte du sol ; la guerre contre le terrorisme dresse sa tête hideuse une fois de plus ; pour faire rentrer dans le rang les méchants terroristes que l’Occident lui-même a financés et commandités au nom de la démocratie pour déstabiliser des régimes « peu recommandables » ; un implacable rituel cyclique qui commence par la responsabilité de protéger et se termine par la guerre contre le terrorisme, avec des milliers de vies innocentes, généralement qualifiées de dommages collatéraux, écrasées dans le processus.

C’est exactement ce que Kadhafi avait prévu ; une Libye engloutie dans le chaos total, la guerre civile et les diktats occidentaux ; un terrain fertile pour le fondamentalisme djihadiste et les extrémistes… dommage que, au lieu d’écouter ses mises en garde, nous ayons préféré nous payer sa tête au son d’une parodie israélienne.

Article original : http://www.counterpunch.org/2015/03...

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L’armée syrienne décime le commandement du Front «al-Nosra»

10 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #ISIL, #Daesch, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Publié par Michel El Diablo

 

 L’armée syrienne décime le commandement du Front «al-Nosra»

Alors que le Qatar soustraite, pour le compte des Américains, un plan qui consiste à réhabiliter le Front qaïdiste al-Nosra en lui redonnant une virginité, l'Armée arabe syrienne a asséné un grand coup à ce groupe terroriste en décimant, jeudi, son commandement.

 

L'Armée arabe syrienne a frappé un grand coup, jeudi, contre le «Front al-Nosra», la branche syrienne d'«al-Qaïda». Des avions militaires syriens ont mené des raids contre un repère de cette organisation, dans la région d'al-Hobeit, à Idlib (Nord), tuant au moins 18 de ses principaux commandants. Selon des sources proches des extrémistes syriens, le chef militaire suprême d'al-Nosra, Abou Houmam al-Chami, a été tué dans les raids. Parmi les victimes figurent aussi le chef militaire suprême d'al-Nosra, Abou Houmam al-Chami, a été tué dans les raids dénommé  Abou Omar al-Kurdi, l'un des fondateurs d'al-Nosra ainsi qu'Abou Bara' al-Ansari et Abou Misaab al-Filistini. L'émir de l'organisation, Abou Mohammad al-Joulani, aurait échappé de justesse aux raids, selon la chaine de télévision panarabe al-Mayadeen. 

 

Les milieux extrémistes syriens ont d'abord affirmé que les chefs d'«al-Nosra» ont été tués dans un raid aérien de la coalition internationale dirigée par les Américains. Mais l'état-major de la coalition, basé à Washington, a assuré qu'aucun raid aérien n'avait été mené ces dernières vingt-quatre heures dans cette région.


L'Agence officielle Sana avait annoncé, auparavant, que c'est l'aviation syrienne qui avait mené cette attaque, avançant le bilan de 18 hauts responsables d'«al-Nosra» tués.


Un extrémiste cité par les agences de presse internationales a déclaré que «c'est un grand coup porté à al-Nosra. Un coup très fort, très douloureux». 


Il y a quelques jours, le chef militaire de cette organisation dans le sud syrien, Abou Omar al-Souri, avait été tué dans des combats contre l'armée syrienne, qui a lancé, avec le Hezbollah, une vaste offensive à Deraa et Quneitra.

 

L'Occident veut récupérer «al-Nosra»

Ce coup sévère porté à «al-Nosra» intervient alors que le Qatar tente de redorer le blason de ce groupe ultra-extrémiste, afin de le réhabiliter sur la scène internationale pour qu'il devienne le principal outil de l'Occident dans sa guerre contre l'Etat syrien. 


Les agences de presse internationales ont rapporté, cette semaine, que les dirigeants d'al-Nosra «envisagent de rompre leurs liens avec al-Qaïda et de former une nouvelle entité afin d'obtenir le soutien financier de pays du Golfe comme le Qatar». Il est clair que cette information distillée par les médias pro-occidentaux vise à préparer l'opinion publique à une réhabilitation de cette organisation, qui n'a cessé à aucun moment de recevoir une aide financière de pays du Golfe, plus particulièrement le Qatar. 


Les mêmes sources ajoutent que des «agents de renseignements du Golfe ont rencontré le chef d'al-Nosra, Abou Mohammad al-Joulani, plusieurs fois au cours des derniers mois afin de l'encourager à lâcher al-Qaïda et à discuter du soutien qu'ils pourraient fournir».


Cet aveu pose en lui-même une grave problématique, car «al-Nosra» est inscrite sur les listes américaine, européenne et onusienne des organisations terroristes, et le seul fait de rencontrer ses dirigeants ou de la financer est une violation flagrante des résolutions de l'Onu.


Présenté comme un proche d'«al-Nosra», un certain Mouzamjer al-Cham, cité par l'agence britannique Reuters, explique qu'«une nouvelle entité va bientôt voir le jour, qui comprendra al-Nosra, Jaïch al-Mouhajirine wal Ansar, et d'autres petites brigades». «Le nom d'al-Nosra sera abandonné. Il se désengagera d'al-Qaïda. Mais les émirs d'al-Nosra ne sont pas tous d'accord, c'est pour cette raison que l'annonce est retardée», ajoute-t-il.


Des sources proches du ministère qatari des Affaires étrangères, également citées par Reuters, confirment que le Qatar souhaite qu'«al-Nosra» devienne une force spécifiquement syrienne sans lien avec al-Qaïda. «Ils promettent à al-Nosra plus de soutien, c'est-à-dire de l'argent et de l'équipement, une fois qu'ils auront rompu les liens avec al-Qaëda», indiquent les mêmes sources.

 

Une vaste comédie

 

Reuters poursuit qu'«en cas de dissolution et de rupture des liens avec al-Qaïda, l'organisation ne changerait pas pour autant d'idéologie. Joulani a combattu avec al-Qaïda en Irak et d'autres commandants sont des vétérans de la guerre d'Afghanistan et sont proches du chef d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. 


L'intention présumée de changer de nom et de rompre avec al-Qaïda ne serait donc qu'une vaste comédie, permettant aux Etats-Unis et à leurs alliés européens et du Golfe d'officialiser leurs relations avec cette organisation, qui coordonne déjà une grande partie de ses opérations contre l'Etat syrien avec les Occidentaux et les Israéliens. L'établissement d'une zone tampon le long du Golan occupé avec l'aide directe d'«Israël», en est la preuve vivante. Un expert des mouvements terroristes explique que cette relation, dévoilée récemment par des rapports des Nations unies, est une grande source d'embarras pour Washington et l'Europe devant leur opinion publique. 


Le soi-disant changement de nom et le repositionnement ne seraient que des effets cosmétiques qui ne modifieraient en rien la nature extrémiste de cette organisation, dont les méthodes et l'idéologie sont les mêmes que celles du groupe «Etat islamique». 

 

Samer R. Zoughaib

 

SOURCE:

 

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Syrie : la démarche de paix des quatre députés français à Damas

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #Politique étrangère

Publié par Jean Lévy

 

 

Syrie : la démarche de paix des quatre députés français à Damas
Syrie : la démarche de paix des quatre députés français à Damas
Syrie : la démarche de paix des quatre députés français à Damas
 

 

Myard fera un rapport

au gouvernement

sur son séjour en Syrie

 

 

Le député UMP Jacques Myard, un des quatre parlementaires qui se sont rendus en Syrie, a affirmé jeudi, à son retour en France, qu'il ferait un rapport au gouvernement sur ce déplacement et l'entretien avec le président syrien Bachar el-Assad. Interrogé par BFM TV, Jacques Myard a par ailleurs indiqué que "l'initiative" de ce déplacement controversé avait été "prise par les présidents des groupes France-Syrie de l'Assemblée et du Sénat". "Je n'ai pas exprimé une position de la France", mais "beaucoup de députés pensent comme nous" et "je vais faire un rapport au gouvernement français sur les informations que nous avons recueillies", a aussi souligné le député des Yvelines.

"Si vous pensez que les députés sont à la botte de l'exécutif, alors il n'y a plus de liberté en France",

s'est-il offusqué, alors que la rencontre de trois des parlementaires avec Bachar el-Assad a suscité la colère de François Hollande et Manuel Valls.

"S'enfermer dans cette espèce d'aveuglement idéologique que le chef de l'État et le Premier ministre expriment, c'est une faute géostratégique", a-t-il poursuivi.

"Je ne suis pas là pour défendre Bachar el-Assad. Oui, il a du sang sur les mains, oui c'est un régime fort", mais "il est là, il tient une grande partie du pays.

Si on veut un règlement politique, il est un élément incontournable et il va falloir discuter avec lui, c'est une évidence",

a-t-il fait valoir. Jacques Myard a par ailleurs indiqué qu'il avait payé avec "ses deniers personnels" son voyage, "en classe économique", et son hôtel à Bagdad.

Jacques Myard a par ailleurs indiqué qu'il avait payé avec "ses deniers personnels" son voyage, "en classe économique", et son hôtel à Bagdad.

Le Point

 

 
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La « fausse guerre » d’Obama contre le groupe État islamique, protégé par les États-Unis et leurs alliés

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le capitalisme;, #Terrorisme, #ISIL, #Daesch, #Je suis Charlie?, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France

La « fausse guerre » d’Obama contre le groupe État islamique, protégé par les États-Unis et leurs alliés

 
ISIS made in USA

 

Depuis août 2014, l’US Air Force, avec le soutien d’une coalition de 19 pays, mène sans relâche une intense campagne de bombardements aériens contre la Syrie et l’Irak ciblant supposément les brigades du groupe État islamique (EI).

Selon Defense News, plus de 16 000 frappes aériennes ont été effectuées entre août 2014 et la mi-janvier 2015. Soixante pour cent des frappes aériennes ont été menées par l’US Air Force à l’aide de chasseurs à réaction perfectionnés (Aaron Mehta, “A-10 Performing 11 Percent of Anti-ISIS Sorties”, Defense News, 19 janvier 2015.)

Les frappes aériennes ont été simplement décrites par les médias comme faisant partie d’une « légère » opération antiterroriste, plutôt que comme un acte de guerre totale contre la Syrie et l’Irak.

Vue aérienne d'un jet

Vue aérienne d’un jet – F-16 Fighting Falcon

Cette campagne aérienne à grande échelle, ayant fait d’innombrables victimes civiles, a fait l’objet d’une mauvaise couverture dans les médias traditionnels. Selon Max Boot, attaché supérieur de recherche sur la sécurité nationale au Council on Foreign Relations (CFR) : « La stratégie d’Obama en Syrie et en Irak ne fonctionne pas [parce que] la campagne de bombardements étasuniens contre l’EI a été remarquablement modérée. » ( Newsweek, 17 février 2015 c’est l’auteur qui souligne.)

Les Étasuniens sont portés à croire que le groupe État islamique constitue une formidable force face à l’armée des États-Unis et une menace pour la civilisation occidentale. L’idée qui ressort des reportages est que l’US Air Force a échoué et qu’« Obama devrait se ressaisir » pour affronter efficacement cet « ennemi extérieur » de l’Amérique.

Selon Max Boot du CFR, l’escalade militaire est la solution : le président doit « envoyer plus d’avions, de conseillers militaires, et de forces d’opérations spéciales, tout en assouplissant les restrictions auxquelles ils sont soumis ». (Ibid.)

Quel type d’avions sont utilisés dans la campagne de bombardements aériens? Le F-16 Fighting Falcon, (ci-dessus à droite), Le F-15E Strike Eagle (image ci-dessous), l’A-10 Warthog, sans compter le F-22 Raptor, un chasseur d’appui tactique indétectable de Lockheed Martin.

Question pour nos lecteurs

Le Strike Eagle F-15E de l’USAF

Pourquoi l’US Air Force n’a-t-elle pas pu anéantir le groupe État islamique, qui dès le début a été largement équipé avec de petites armes conventionnelles, sans compter les camionnettes Toyota à la fine pointe de la technologie?

Depuis le début, cette campagne aérienne n’est PAS dirigée contre l’EI. Les preuves confirment que le groupe État islamique n’est pas la cible. Bien au contraire.

Les raids aériens visent à détruire l’infrastructure économique de l’Irak et de la Syrie.

Nous appelons nos lecteurs à réfléchir attentivement à l’image suivante, qui montre le convoi de camionnettes du groupe État islamique entrant en Irak et traversant un espace ouvert de 200 km de désert séparant les deux pays.

Ce convoi est entré en Irak en juin 2014.

D’un point de vue militaire qu’aurait-il fallu faire pour éliminer un convoi de l’EI sans capacités antiaériennes efficaces?

Il n’est pas nécessaire de comprendre les questions militaires, il suffit d’un peu de bon sens.

S’ils avaient voulu éliminer les brigades du groupe État islamique, ils auraient pu bombarder massivement leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin.

La réponse est assez évidente, mais pas un seule média de masse ne l’a reconnu.

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir carte à droite). D’un point de vue militaire, avec des avions de combat perfectionnés (F15, F22 Raptor, F16), cela aurait été « un jeu d’enfant », une opération de haute précision rapide et utile qui aurait décimé les convois de l’État islamique en quelques heures. Nous avons plutôt vu six mois de raids et de bombardements aériens interminables, et l’ennemi terroriste est apparemment toujours intact.

(En comparaison, les bombardements de l’OTAN en Yougoslavie en 1999 ont duré environ trois mois, du 24 mars au 10 juin 1999).

Et nous sommes portés à croire que le groupe État islamique ne peut être vaincu par une puissante coalition militaire de 19 pays dirigée par les États-Unis.

La campagne de bombardements aériens n’était pas destinée à décimer le groupe État islamique.

Le mandat de lutte contre le terrorisme constitue de la fiction. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

Le groupe armé État islamique n’est pas seulement protégé par les États-Unis et leurs alliés, il est entraîné et financé par les États-Unis et l’OTAN avec le soutien d’Israël et des alliés de Washington dans le golfe Persique. 

Michel Chossudovsky

 Article publié en anglais le 19 février 2015: Obama’s “Fake War” against the Islamic State (ISIS). The Islamic State is Protected by the US and its Allies

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de “Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre”, “La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial” (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.com


Guerre et mondialisation

Mondialisation de la pauvreté

Son dernier livre en anglais :

The Globalization of War, America’s “Long War” against Humanity, Global Research, 2015.

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[Vidéo] Le Dr Nabil Antaki parle des souffrances quotidiennes à Alep

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #ISIL, #Daesch

[Vidéo] Le Dr Nabil Antaki parle des souffrances quotidiennes à Alep

Par Silvia Cattori le 26 février 2015

Le Dr Nabil Antaki est un témoin important sur ce que les Syriens endurent depuis 2011.
Son témoignage profondément humain exprime avec dignité ce que les Syriens ressentent.

Vidéo

M. Antaki aurait pu quitter sa ville d’ Alep pour se mettre à l’abri. Il a au contraire décidé de rester pour se mettre au service des plus démunis dans le cadre notamment de l’organisation caritative des "Maristes Bleus". Et pour témoigner de la gravité de la situation causée par le soutien apporté par l’Occident aux groupes armés venus de l’extérieur qui, depuis 4 ans, détruisent son pays et terrifient la population.

Lire également les précédents témoignage du Dr Nabil Antaki :
http://www.silviacattori.net/spip.php...
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Lire également :

Situation catastrophique à Alep. Que fait notre monde ?www.silviacattori.net

La situation est grave à Alep. http://www.silviacattori.net/spip.php?article5695

J’ACCUSE : Crimes de Guerre et Crimes contre l’Humanité à Alep. http://www.silviacattori.net/spip.php?article5654

Après 11 jours d’interruption l’eau est revenue à Alep. http://www.silviacattori.net/spip.php?article5649

La ville d’Alep privée d’eau depuis neuf jours. Où est le monde ? http://www.silviacattori.net/spip.php?article5635

Appel urgent du Dr Nabil Antaki face à la gravité de la situation à Alep. http://www.silviacattori.net/

Souffrances et tragédies quotidiennes à Alep. http://www.silviacattori.net/spip.php?article5571

Source: http://arretsurinfo.ch/video-le-dr-nabil-antaki-parle-des-souffrances-quotidiennes-a-alep/

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Élément de surprise ? Le Pentagone révèle des détails sur l’offensive militaire en Irak impliquant jusqu'à 25.000 hommes de troupes

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #ISIL, #Daesch

Source : Fars news - Traduction Le Grand Soir

Élément de surprise ? Le Pentagone révèle des détails sur l’offensive militaire en Irak impliquant jusqu'à 25.000 hommes de troupes

"Les États­-Unis envisageraient une offensive militaire irakienne impliquant 20 à 25.000 hommes de troupes pour reprendre Mossoul à l'État islamique en Irak et en Syrie en Avril­-mai, a déclaré jeudi un responsable militaire de l'ONU. On ne sait pas exactement combien de ces dizaines de milliers de soldats seront annoncés avec l'avant­-garde des « agents sur le terrain de la CIA », combien pour les prétendument- islamistes modérés « formateurs de l'armée » et combien seront le bon vieux numéro général. Nous prévoyons que le nombre soit sensiblement plus élevé que ce qui est révélé au public. « Aucune décision n'a été prise quant au petit nombre de conseillers militaires Américains qui pourraient avoir besoin d'être sur le terrain près de Mossoul pour diriger l'appui aérien rapproché, a dit l'officiel. » En d'autres termes, la seconde invasion américaine de l'Irak est maintenant non seulement en jeu, mais a été largement télégraphiée à l'avance à ISIS. Le responsable américain a également ajouté que Mossoul était actuellement détenue par 1.000 à 2.000 combattants de l’État islamique... Un certain nombre qui est maintenant appelé à augmenter sensiblement. Donc, avec l'Irak sur le point de subir sa troisième invasion des troupes américaines, la seule question est exactement ce que sera l'événement de type « Faux Drapeau» vraiment spectaculaire qui réussisse à associer pleinement Assad comme le véritable adversaire des États­-Unis. Parce que, pour ceux qui sont encore confus, envahir la Syrie a été le sujet principal dès le premier jour. Question subsidiaire : comment répondra Poutine au juste maintenant qu'un assaut terrestre au Moyen­-Orient devient si proche des intérêts stratégiques Russes de pipeline, est imminent ?"

Source : Reuters & Zero Hedge

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