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Le blog de Lucien PONS

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La Russie de Vladimir Poutine dresse l’acte d’accusation des crimes commis par les Occidentaux en Syrie et ailleurs. Par Françoise Petitdemange

18 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La Russie de Vladimir Poutine dresse l’acte d’accusation des crimes commis par les Occidentaux en Syrie et ailleurs

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La Russie de Vladimir Poutine dresse l’acte d’accusation des crimes commis par les Occidentaux en Syrie et ailleurs

Voici le réquisitoire formulé, samedi 14 avril 2018, par l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité de l’ONU, Vassily Nebenzia, quelques heures après l’acte de guerre perpétré par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre la République Arabe Syrienne et le peuple syrien. Il se passe de tout commentaire tant il dévoile, à lui tout seul, les agissements criminels de ce trio hors-la-loi – États-Unis, Royaume-Uni, France – dans lequel, en tant que citoyenne du monde, j’ai beaucoup de difficultés à reconnaître des États…

Fédération de Russie (Vassily Nebenzia) :

« La Russie a convoqué une séance d’urgence du Conseil de sécurité afin de débattre des actions agressives des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie. Il s’agit, déjà, de la quatrième séance qui porte sur ce sujet cette semaine.

Le Président de la Fédération de Russie, M. Poutine, a fait une déclaration aujourd’hui. Je le cite :

Le 14 avril, les États-Unis, avec l’aide de leurs alliés, ont lancé des missiles vers les infrastructures des forces armées, des infrastructures civiles de la République Arabe Syrienne, sans approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies, en contrevenant à la Charte des Nations Unies, aux normes et aux principes du droit international. Ils ont mené un acte d’agression à l’encontre d’un État souverain, État qui se trouve à l’avant-front de la lutte contre le terrorisme.

Une fois de plus, tout comme il y a précisément un an, alors que les États-Unis avaient attaqué la base syrienne aérienne de Chayraate, ils ont utilisé comme prétexte l’emploi mis en scène de substances chimiques à l’encontre de la population civile : cette fois, c’était à Douma, dans les environs de Damas. Les experts militaires de la Russie qui se sont rendus sur place n’ont découvert aucune trace d’emploi de chlore ou d’autres types de substances toxiques. Aucun résident n’a confirmé qu’une attaque chimique avait eu lieu.

L’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques, l’OIAC, a dépêché ses spécialistes en Syrie afin de faire toute la lumière sur cet incident. Mais un groupe d’États occidentaux ont préféré ignorer cela, de façon cynique, en choisissant de lancer des actions militaires sans même attendre les résultats de l’enquête.

La Russie condamne extrêmement fermement l’attaque à l’encontre de la Syrie dans laquelle se trouvent des militaires russes qui aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme. Par ces actions, les États-Unis aggravent la catastrophe humanitaire en Syrie ; ils aggravent les souffrances de la population civile ; ils aident en quelque sorte les terroristes qui martyrisent, depuis sept ans, la population syrienne.

Les États-Unis, ainsi, provoquent une nouvelle vague de réfugiés qui part de ces pays et de la région dans son ensemble. L’escalade actuelle de la situation en Syrie risque de détruire tout le système des relations internationales.

L’histoire met chacun à sa place et elle a déjà fait reposer sur les épaules de Washington la responsabilité des exactions sanglantes qui ont eu lieu en Yougoslavie, en Irak et en Libye. La Russie a fait tout ce qui était en son pouvoir pour convaincre les États-Unis et leurs alliés de s’abstenir de toute aventure militaire risquant d’entraîner une nouvelle vague de violences en Syrie, une nouvelle déstabilisation au Moyen-Orient.

Le secrétaire général des Nations Unies, lors de la séance que nous avons convoquée hier au Conseil de sécurité, et aujourd’hui une fois de plus, a indiqué qu’il était très préoccupé par la tournure que prenaient les choses. Néanmoins, à Washington, à Londres et à Paris, on a préféré ignorer les appels au bon sens qui étaient faits.

Les États-Unis et ses alliés continuent de fouler au pied, de façon évidente, le droit international, alors qu’en tant que membres permanents du Conseil de sécurité, ils devraient défendre, plus que quiconque, les dispositions de la Charte des Nations Unies.

Il est honteux d’entendre que, pour justifier une agression, on invoque des articles de la Constitution des États-Unis. Nous respectons le droit de chaque État à avoir sa propre législation. Mais, à Washington, il est temps de comprendre que le code international, qui réglemente l’emploi de la force, est régi par la Charte des Nations Unies.

Il sera intéressant de voir la façon dont les peuples du Royaume-Uni et de la France vont réagir à ces aventures militaires dangereuses en s’appuyant sur la Constitution américaine.

Vous n’êtes pas sortis du néo-colonialisme. Vous foulez au pied la Charte des Nations Unies et le Conseil de sécurité que vous essayez, sans vergogne, d’utiliser afin de faire avancer vos propres objectifs.

Vous ne menez aucun travail sérieux au Conseil de sécurité. Vous ne nous consultez pas, et vous essayez de convaincre tous les autres du contraire. Vous sapez l’autorité du Conseil. Pour prétexter, pour justifier une agression, vous avez parlé d’une prétendue attaque à l’arme chimique à Douma. Les représentants russes, après une inspection menée par nos experts, ont indiqué que cet incident n’avait pas eu lieu. De plus, on a trouvé des personnes qui ont participé à cette mise en scène et qui ont été inspirées et aidées par les services de renseignement étrangers.

Après cela, les autorités syriennes ont invité immédiatement les experts de l’OIAC à venir pour mener une mission à Douma et pour comprendre ce qui s’était passé. Ils ont mis en place toutes les formalités et les garanties de sécurité ont été données. Au moment des frappes, les spécialistes se trouvaient déjà en Syrie et ils étaient prêts à entamer leurs travaux.

Je vous le rappelle, je rappelle aux membres du Conseil de sécurité et à tous les autres que, le 12 avril, alors que notre projet de résolution sur le travail d’une mission de l’OIAC a été bloqué, on nous a affirmé que ces documents n’existaient pas, ces documents de sécurité. On nous a dit que la mission, sans que d’autres efforts ne soient faits par les membres du Conseil, ne pourrait pas faire la lumière sur l’incident à Douma. Et, aujourd’hui, nous voyons bien que nous avions raison.

Hier, certains de nos collègues – les uns par naïveté, les autres par cynisme – nous ont dit que la raison de cette situation, la raison de l’absence d’un mécanisme était l’absence du mécanisme indépendant d’enquête. Mais l‘agression a bien montré que ce n’était absolument pas le cas, comme nous l’avions dit.

Au cours de l’attaque de l’année dernière, à Chayraate, le mécanisme conjoint OIAC-ONU existait mais cela n’a pas empêché les États-Unis de lancer des frappes et, ensuite, le JIM [Mécanisme d’Enquête Conjoint] qui a duré six mois… six mois plus tard, le JIM a été tué par les Américains.

Nous l’avons dit à plusieurs reprises : vous n’avez besoin d’aucune enquête apparemment, ni maintenant, ni par le passé. Les organisateurs de l’agression n’ont même pas attendu l’établissement de faits élémentaires par des organisations internationales, organisations internationales qui auraient pu faire la lumière sur ces incidents. Ils ont préféré établir les faits d’eux-mêmes et  désigner les coupables. Après, avec l’aide des combattants et d’ONG qui travaillaient pour eux, ils ont fait diffuser ces rumeurs sur les réseaux sociaux. Ils ont renforcé ces données, ces secrets. Ils se sont complu dans les mythes.

Mesdames et Messieurs, les masques – en particulier ceux des Casques Blancs – sont tombés une fois de plus. Nous avons déjà l’habitude de voir que, pour faire avancer leurs intérêts géopolitiques, les pays agresseurs attaquent et accusent de tout le régime d’Assad. Récemment, la tendance est d’accuser la Russie, la Russie qui ne saurait soutenir une dictature.

Tout suit la même tendance. C’est toujours la même tendance : provocations, accusations fallacieuses, condamnations fausses puis punitions. C’est ainsi, maintenant, que vous souhaitez mener les affaires internationales ? Il s’agit, là, d’une véritable outrecuidance dans les relations internationales. Et ce n’est pas rien puisque nous parlons, ici, de puissances nucléaires très importantes.

Certaines frappes ont touché le centre scientifique de Barzah al-Jamera. Récemment, deux inspections y avaient été menées par l’OIAC : celle-ci avait eu un accès illimité à toutes les infrastructures. Les spécialistes qui s’y étaient rendus n’avaient trouvé aucune trace d’activités qui contreviendraient à la convention de l’OIAC. Ces infrastructures étaient utilisées en Syrie afin de mener des activités pacifiques visant à améliorer l’efficacité de l’économie locale.

Vous voulez qu’en Syrie il ne reste aucune économie ? Vous souhaitez aggraver, faire retomber ce pays à une époque, il y a quelques années, où les choses étaient très difficiles ? Est-ce que vous voulez aggraver les souffrances des Syriens ? De simples Syriens qui sont, maintenant, fatigués de cette guerre et qui sont ravis de voir revenir les autorités locales sur les territoires libérés. Cela ne vous intéresse pas. Vos agressions aggravent la situation humanitaire : situation humanitaire dont vous vous émouvez tant.

Vous auriez pu, en 24 heures, mettre fin au conflit en Syrie mais, pour ce faire, il faudrait que Washington, Londres et Paris donnent à ces terroristes l’ordre d’arrêter les combats contre le gouvernement légitime et contre son peuple.

“Les frappes, qui ont touché l’aérodrome militaire syrien, ont été utilisées lors d’une opération spéciale contre les organisations terroristes ; il s’agit, là, d’une véritable contribution à la lutte contre le terrorisme international” : c’est ce que ne cesse de répéter Washington. Ils avancent qu’il s’agit, là, de leur principal objectif, en Syrie, et la raison de leur présence. Mais nous, nous avons de grands doutes quant à cela.

Il semble clair que ceux qui mènent une rhétorique humanitaire souhaitent justifier leur présence sur le terrain en indiquant qu’ils veulent lutter contre les jihadistes alors qu’ils les utilisent. Ce calcul est celui des États-Unis et de leurs alliés. Ils assistent ainsi les combattants sur le terrain.

Enfin, votre agression représente une menace aux perspectives de processus politique menées sous l’égide des Nations Unies qui étudient toutes les difficultés, de façon objective, et qui allaient de l’avant.

Alors, pourquoi avez-vous tant parlé du processus de Genève si vous agissez ainsi et si vous décidez de faire plonger le pays dans une nouvelle crise ? Les États-Unis et leurs alliés doivent cesser immédiatement leurs actions d’agression à l’encontre de la Syrie et ne pas permettre que cela se répète. Nous avons attiré votre attention vers un court projet de résolution sur lequel nous allons voter à la fin de cette séance.

Nous en appelons aux membres du Conseil de sécurité. Il n’est plus le temps de se défiler. Vous ne pouvez plus vous défiler face à vos responsabilités. Le monde vous regarde. Faites preuve de responsabilités. »

[ONU (Organisation des Nations Unies), Intervention de l’ambassadeur Vassily Nebenzia pour la Fédération de Russie, Samedi 14 avril 2018. Note FP : La retranscription et la précision entre crochets sont de mon fait. Remerciements à la personne qui a effectué la traduction simultanée de l’intervention. Vidéo RT (Russia Today, La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, 14 avril 2018.] https://francais.rt.com/international/49830-russie-convoque-reunion-urgence-conseil

Les attentats, perpétrés en France, en Allemagne, en Belgique, etc., par des hommes isolés ou organisés en groupes,  l’ont été au nom de la même idéologie qui a détruit la Libye et qui détruit la Syrie. Les familles des victimes ne peuvent pas fermer les yeux sur les États qui soutiennent les membres de Daesh tout en disant les combattre. Par leurs guerres et leurs agressions, les États responsables des tueries, ici et là, signent eux-mêmes leurs crimes.

En ce qui concerne le rôle plus particulier de la France, je recommande cet article de Michel J.Cuny : https://unefrancearefaire.com/2015/12/17/une-france-qui-parait-n-avoir-plus-d-autre-ressource-quela-guerre/

Françoise Petitdemange

En savoir plus sur https://reseauinternational.net/la-russie-de-vladimir-poutine-dresse-lacte-daccusation-des-crimes-commis-par-les-occidentaux-en-syrie-et-ailleurs/#GoF4apYQlijAOjEh.9

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S-300: Israël ne pourra plus pénétrer dans le ciel syrien

18 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

le 17 Avril 2018 
Un système de missiles S-300. ©Sputnik
Un système de missiles S-300. ©Sputnik

Pour le journal panarabe Raï al-Youm, désormais, il sera quasi impossible aux chasseurs et missiles israéliens de franchir l’espace aérien syrien, car Moscou vient d’annoncer qu’il allait équiper la défense syrienne de systèmes S-300.

Le journal Raï al-Youm a écrit : « Les relations entre la Russie et Israël ne sont pas bonnes ces derniers temps, surtout depuis qu’Israël a attaqué l’aéroport militaire syrien T4, le 9 avril. On peut même dire que leurs relations sont à leur niveau le plus bas, d’autant plus que le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur israélien en Russie et que Vladimir Poutine a mis en garde Benyamin Netanyahu contre le fait de prendre de nouvelles mesures pouvant l’accroître l’instabilité dans la région du Moyen-Orient. »

Le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman, a déclaré hier, lundi 16 avril 2018, que le régime israélien n’accepterait jamais les limitations posées par Damas ou par un autre gouvernement de la région et qu’il continuerait comme bon lui semble ses actions en Syrie et ailleurs. Liebermann a même ajouté : « Le corps militaire israélien conservera sa pleine liberté, c’est-à-dire qu’il continuera ses attaques en Syrie. Parce qu’il ne laissera pas l’Iran établir sa présence militaire en Syrie et faire de ce pays une tête de pont pour lancer des attaques contre Israël. »

Pour le journaliste de Raï al-Youm, « il est plus que honteux que les autorités israéliennes protestent contre toute restriction à la violation de l’espace aérien et terrestre de la Syrie, même lorsque celle-ci vient d’une superpuissance comme la Russie, et qu’elles insistent pour continuer leurs attaques contre ce pays. Ce que les responsables israéliens n’ont pas compris, c’est que l’espace aérien syrien n’est plus un vaste champ libre pour leurs chasseurs et leurs missiles ».

Raï al-Youm ajoute qu’Israël a bien participé à l’invasion tripartite contre la Syrie qui a eu lieu samedi, que cette participation a consisté à fournir des renseignements et qu’Israël a même ouvert la voie aux agresseurs avec son attaque contre la base T4 du 9 avril qui a coûté la vie à 14 militaires syriens et iraniens et que cette agression israélienne entraînera de manière certaine des représailles de la part de Damas et de ses alliés. À cet égard, Raï al-Youm rapporte que Moscou vient d’annoncer qu’il ne lésinerait sur aucun moyen pour assurer la défense de la Syrie et que des S-300 pourraient être livrés prochainement à Damas.

« Lieberman et ses généraux ne savent peut-être pas que l’époque où les avions de chasse israéliens violaient librement l’espace aérien syrien et qu’ils bombardaient ce qu’ils voulaient est révolue. Depuis le début de cette année, l’armée de l’air syrienne a réalisé d’immenses progrès en résistant à toute attaque aérienne israélienne. On peut citer à cet égard trois événements, dont les plus importants sont la destruction du chasseur F-16 et l’interception de 71 missiles Tomahawk sur les 103 tirés samedi par la coalition tripartite », rappelle ce journal panarabe.

Enfin, Raï al-Youm conclut ainsi : « Israël est l’un de ceux qui ont le plus perdu dans l’attaque de samedi sur la Syrie. Parce qu’il ne pourra plus voler librement dans le ciel syrien sans être intercepté et que des missiles S-300 seront très bientôt à l’affût des bombardiers et missiles syriens. Et cela dans l’hypothèse où l’on met de côté une riposte [de l’autre camp]. »

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La France... Par Hélène Richard-Favre

18 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La France...

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Après l’interview d’Emmanuel Macron qui a été menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, les critiques n’ont pas manqué et nombreuses sont celles qui ont visé les deux journalistes.

Or c’est négliger le fait qu’ils s'étaient entendus au préalable avec l’Elysée sur les modalités de la rencontre. De même, le Président de la République française, tout comme ses intervieweurs, se sont réjouis de mener le même exercice l’an prochain.

Alors, de qui se moque-t-on?

Certainement pas d’Emmanuel Macron qui n’a pas semblé bouder son plaisir à faire face aux deux journalistes. Aussi bien, ce à quoi on a eu droit, ce 15 avril au soir, est un moment médiatique particulièrement révélateur.

Partie de poker menteur ou simulacre de jeu de la vérité, le débat auquel le contribuable qui l’a financé a été convié a mis en scène des personnalités prêtes à en découdre.

Au point que toutes les trois se sont donné rendez-vous pour renouveler l’exercice sinon le spectacle. Il n’est toutefois pas certain que, l’an prochain, les conditions soient les mêmes.

D’abord parce que la France est en plein ébullition sociale, ensuite, parce que nous faire croire que l’attaque contre la Syrie était nécessaire pour, entre autre, ramener la Russie à la table des négociations est une vaste supercherie.

Déjà que les propos tenus par Emmanuel Macron sur l’influence qu’il aurait eue sur son homologue états-uniens ont été démentis par la Maison Blanche, ceux qu’il a ensuite confiés à l’épouse de Jean-Jacques Bourdin, la journaliste Anne Nivatl’ont tout autant été par le Kremlin.

A se demander si la France a vraiment besoin d'un Président qui se positionne en égal sinon en supérieur pour exister...

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« Macron a-t-il bombardé une usine de Paic Citron ? » L’édito de Charles SANNAT

17 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

« Macron a-t-il bombardé une usine de Paic Citron ? » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Mes amis, nous sommes soumis, vous êtes soumis à une propagande intense et il est très compliqué d’y voir clair dans cette affaire syrienne.

Il y a néanmoins quelques certitudes qui permettent d’être sûrs que l’on nous mène en bateau dans les grandes largeurs, et que rien de ce que l’on nous raconte ne tient sérieusement la route.

J’ai la preuve.

« Nous avons la preuve que la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad ».

C’est ce qu’avait dit Jupiter, devenu martien, à savoir dieu de la guerre le temps d’un week-end, c’est-à-dire notre illustre président (béni soit son saint nom) sachant descendre les escaliers de manière majestueuse avec la reine mère à ses côtés….

Bref, notre « chef des armées », qui fait ce qu’il veut conformément à la Constitution, vu que vous l’avez élu, même avec 24 % des voix, cela lui donne le droit y compris moral de bombarder en notre nom à tous qui il a envie, à tout moment de la journée.

Je précise, à ce stade du raisonnement, que ledit garçon dispose également d’un bouton rouge ultra puissant capable d’éradiquer la vie sur cette planète.

Donc notre Jupiter a les preuves.

Et Jupiter est un grand démocrate.

Il a donc fait publier, sur le site du ministère de la Défense, une « synthèse » permettant d’informer les abrutis de sans-dents que nous sommes des preuves en sa possession et qui ont justifié une attaque sans résolution de l’ONU, donc sans aucun cadre légal, d’un autre pays souverain quand bien même on ne l’aime pas…

Voici les preuves… Accablantes !

Je vous rappelle que vous devez faire très attention en utilisant Internet et vous méfier des réseaux sociaux et autres site complotistes sur lesquels on peut trouver tout et n’importe quoi, ce qui n’est pas faux.

Méfiez-vous des « fake news », ce qui est l’un des grands chevaux de bataille de notre sainteté du Palais de Chaillot ou de l’Élysée sans oublier celui de Versailles.

Voilà donc ce que nous explique le ministère de la Défense !

« Les services français ont procédé à l’analyse des témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux dans les heures et jours qui ont suivi l’attaque. Des témoignages obtenus par les services ont également pu être analysés. L’examen des vidéos et images montrant des victimes et mises en ligne ont permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. La nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées. Enfin, une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable. »

Hahahahahahaha !

Sinon, cela m’inspire aussi une autre réaction plus sérieuse cette fois : hihihihihihihhihi !

Ou encore un ineffable houhouhouhouhouhouhou.

Quel humour…

Donc, la source principale d’information c’est l’analyse de vidéos apparues spontanément sur Facebook….

Alors là, effectivement, cela vaut le coup que nous payons des satellites, des agents secrets, des espions, des bateaux qui écoutent avec de grandes oreilles sans parler de nos avions aussi espions à grands frais pour sortir de telles crétineries en une du site du ministère de la Défense.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je sais quand on me prend pour un con !

Alors je ne prétends en aucun cas savoir ce qu’il s’est passé. Nous le saurons, plus tard. En revanche, je suis toujours agacé d’être pris ostensiblement pour un imbécile, ce qui est évidemment le cas ici.

Savoir que notre Président, aussi jupitérien soit-il, peut décider de la paix ou de la guerre sur l’analyse d’une vidéo postée sur le profil Facebook d’une association syrienne « habituellement fiable » me hérisse le poil.

Même Libération titre « Ils ont bombardé une usine de liquide vaisselle »…

Vu l’absence de réaction russe, le peu de trou dans le sable visible, l’absence de victimes humaines (ce dont on ne peut que se réjouir), cette série de frappes et cette aventure syrienne semblent tourner à la bouffonnade internationale.

Notre Macron national vient donc vraisemblablement de bombarder une usine de Paic Citron…

À propos de Jupiter !

Au fait à propos de Jupiter, vous savez comment s’appelle le tombeau sous l’Élysée ? Je dis tombeau parce qu’un abri antiatomique n’est rien de plus qu’un tombeau en cas de coup direct.

C’est le PC Jupiter… Que Monsieur Propre évite donc de se prendre pour Mars.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com

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Combien ont coûté les frappes françaises en Syrie ?

17 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Combien ont coûté les frappes françaises en Syrie ?
Combien ont coûté les frappes françaises en Syrie ?© AFP PHOTO / ECPAD
Un Rafale s'apprêtant à décoller de la base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson (Haute-Marne), le 13 avril 2018
 

Décriées par une partie conséquente de l'opposition, les frappes réalisées par la France en Syrie ont en outre un coût non anecdotique. Celui-ci peut être calculé en tenant compte des chiffres fournis par le projet de loi de finances 2015.

La France, au côté des Etats-Unis et du Royaume-Uni, a frappé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril, dans le but affiché de punir Damas pour l'emploi supposé d'armes chimiques à la Ghouta orientale le 7 avril – en dépit du manque de preuves validant à ce jour ces allégations occidentales. Une action vigoureusement condamnée sur la scène internationale, outre par la Syrie, par la Russie, l'Iran ou encore la Bolivie

En France, l'opération n'a pas manqué de susciter une vague d'indignation au sein de l'opposition politique – de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Laurent Wauquiez –, contestant son bien-fondé et sa légalité internationale. Un autre argument pourrait être invoqué par l'opposition : le coût, sonnant et trébuchant, de l'opération.

 

Car même si celle-ci s'est avérée relativement limitée, se concentrant sur quelques cibles au sol appartenant aux autorités syriennes sans faire de morts, son coût s'élève, selon un calcul notamment réalisé par le site de LCI, à quelque 16 millions d'euros. Le site de la chaîne détaille : «Dans la nuit de vendredi à samedi, l'armée française a utilisé 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Le tir de ces missiles, dont 3 tirés depuis un navire – une première pour la France – auront coûté un peu plus de 16 millions d'euros.»

 

Le coût des frappes françaises en Syrie : 2,86 millions x 3 missiles MdCN + 850 000 x 9 missiles SCALP = 16,3 millions. Ce juste pour l'armement utilisé.

Sur les 12 missiles tirés par la France, 9 – des missiles Scalp – l'ont été depuis des avions Rafale tandis que 3 autres, des missiles de croisière navals MdCn, l'ont été depuis la frégate Aquitaine, en Méditerranée orientale. Le tir de chaque missile Scalp a coûté 850 000 euros et celui d'un missile de croisière 2,86 millions d'euros, d'après le projet de loi de finances 2015 cité par plusieurs médias. 

Lire aussi : Depuis Barzeh, site frappé par les Etats-Unis dans l'attaque nocturne

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La DCA syrienne intercepte une dizaine de missiles au-dessus de Homs dans la nuit du 17 avril 2018

17 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La DCA syrienne intercepte une dizaine de missiles au-dessus de Homs dans la nuit du 17 avril 2018
La DCA syrienne intercepte une dizaine de missiles au-dessus de Homs
© REUTERS / SYRIA TV
 

L’armée syrienne a intercepté lundi soir neuf missiles lancés sur l'aéroport de Shayrat. Se référant à des sources au sein de l'armée, des médias arabes attribuent l'attaque à Israël. Le site Al-Masdar a en outre annoncé que la DCA syrienne a tiré plusieurs missiles contre des avions militaires qui avaient violé l’espace aérien du pays.

La défense antiaérienne syrienne a intercepté lundi soir une dizaine de missiles qui visaient l'aéroport militaire de Shayrat, dans le gouvernorat de Homs, a annoncé la télévision nationale du pays.

«Les missiles de l'ennemi, qui étaient au nombre de 9, ont été interceptés par la DCA syrienne», précise la source.

Par la suite, une source militaire a confirmé à Sputnik ces informations. 

«La DCA syrienne dévie une frappe de missiles visant un aérodrome militaire dans le gouvernorat de Homs», a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.

Plus tôt dans la journée de lundi, l'agence nationale SANA avait aussi rapporté que la défense antiaérienne du pays avait intercepté des missiles près de Homs.

 

Tout de suite après l'apparition de ces informations, le Pentagone, contacté par Sputnik, a déclaré que les États-Unis ne menaient aucune opération dans la zone désignée.

«Les États-Unis ne mènent actuellement aucune activité dans la région en question. Aucun détail supplémentaire ne peut être fourni dans l'immédiat», a indiqué une représentante du Pentagone. 

D’après le site Al-Masdar, l’attaque est intervenue à 01h10 (00h10 heure de Paris). Selon cette même source, les frappes n'auraient pas visé Shayrat, mais une autre base aérienne de la province de Homs. Selon la chaîne libanaise Al Mayadeen, l'attaque n'a causé aucun dégât, tous les missiles ayant été interceptés.

Al-Masdar a en outre annoncé que l’armée syrienne aurait tiré des missiles dans l’est de Damas contre plusieurs avions israéliens qui avaient pénétré dans l'espace aérien du pays depuis le Liban. 

 

Pour rappel, c'est justement la base aérienne de Shayrat qui avait été attaquée le 7 avril 2017 aux missiles américains Tomahawk. Washington avait alors affirmé que cette base serait «associée au programme» d'armes chimiques et «directement liée» à l'attaque à l'arme chimique survenue le 4 avril à Khan Cheikhoun.

 

C'est sous ce même prétexte — la présumée attaque chimique perpétrée le 7 avril dans le ville syrienne de Douma — que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené une attaque aux missiles contre la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. D'après la Défense russe, la DCA syrienne a alors intercepté 71 missiles sur les 103 tirés par cette coalition tripartite.

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Frappes sur la Syrie : quels résultats ? Quelles conséquences ? Par le général (2S) Dominique Delawarde

17 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Frappes sur la Syrie : quels résultats ? Quelles conséquences ? Par le général (2S) Dominique Delawarde
Frappes sur la Syrie : quels résultats ? Quelles conséquences ?
 
Le général (2S) Dominique Delawarde a bien voulu livrer pour les lecteurs de Breizh-info son analyse  «à chaud» des résultats et des conséquences des frappes opérées en Syrie par les USA, la France et le Royaume uni. « Cette analyse, prévient-il, s’extrait volontairement des communiqués officiels des trois pays coalisés USA-UK-FR, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement objectifs. Elle devra être affinée dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. »

Examinons les faits.

Deux versions de la frappe et de ses résultats ont été diffusées:

La version russe :

Le ministère de la Défense russe dit avoir détecté 103 missiles air-sol ou de croisière dont 71 auraient été interceptés par la défense anti aérienne-syrienne.

La défense anti aérienne russe n’est pas intervenue (ce que confirment les trois pays agresseurs).

L’état-major russe donne la liste des cibles suivantes avec le nombre de missiles tirés et interceptés.

– 4 missiles auraient visé la zone de l’aéroport international de Damas : tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Al-Dumayr: tous interceptés

– 18 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Baly: tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Shayarat : tous interceptés

– 9 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Mezzeh : 5 interceptés

-16 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Homs : 13 interceptés

– 30 missiles auraient visé diverses cibles dans les zones de Barzah et de Jaramani : 7 interceptés

Cette version russe appelle six observations :

1 – 2 missiles détectés au départ se seraient perdus en route…

2 – Le nombre de missiles interceptés dans toutes les zones aéroportuaires fortement équipées en défense sol air syrienne serait impressionnant. Ce serait même une première dans l’histoire de la défense anti-aérienne. Un tel résultat de 70 % de missiles interceptés impliquerait évidemment que cette défense ait bénéficié d’un soutien russe en matière de renseignement (data tracking), voire de guerre électronique, sans que les Russes n’aient eu à tirer un seul missile (ce qui est confirmé par le trio USA, UK, France). Il faut savoir que les missiles de croisière guidés par GPS sur la majeure partie du vol, passe sur un système interne en phase finale et deviennent vulnérables au système de guerre électronique russe. Ce système permet de ralentir la vitesse du missile considérablement et en fait une proie facile pour la défense antiaérienne.

3 – Si le résultat donné dans la version russe est le bon (70 % de missiles interceptés), les résultats de cette frappe sont tout simplement catastrophiques pour les trois agresseurs car cela signifie qu’avec intervention des S400 russes, aucun missile US-UK-FR, si intelligent et moderne soit-il, n’aurait atteint sa cible et que la plupart n’aurait même jamais atteint le territoire syrien.

4 – Le fait que la Russie n’ait pas activé sa défense antiaérienne pour détruire au plus loin, et peu après leur départ, les missiles tirés vers la Syrie signifie, sans le moindre doute, que la Russie avait été prévenue de la frappe et/ou qu’elle avait reçu des assurances qu’aucune de ses installations ne seraient visées. Sans doute avait-elle même reçu la liste des cibles pour évacuer d’éventuels soldats russes qui se seraient trouvés à proximité, les occidentaux souhaitant, à tout prix éviter un engrenage.

5 – Le fait, confirmé par les occidentaux, qu’il n’y ait eu aucune victime, montre à l’évidence que Bachar, lui aussi, a pu faire évacuer toutes les personnes menacées très en dehors du cercle d’efficacité des missiles. Il était donc, lui aussi, prévenu. Si les zones visées étaient vraiment sensibles (entrepôts chimiques selon la version occidentale), elles étaient forcément gardées jour et nuit dans un pays en guerre. Si aucune perte humaine n’est à déplorer, il n’y a que deux solutions : soit ces zones n’étaient pas sensibles et il n’y avait personne pour les garder (simple hangar de ferme ou installation désaffectée depuis longtemps (version russe) rebaptisé dépôt chimique par les occidentaux pour les besoins de la frappe) soit le personnel de garde avait été évacué sur préavis.

6 – Un autre fait troublant qui amène à s’interroger, est le constat que dès le lendemain, quelques heures après la frappe sur les «présumés dépôts chimiques» détruits, des civils curieux, venus aux nouvelles, se déplaçaient sans le moindre effet de protection et ne semblaient pas, le moins du monde, inquiets ou indisposés… Cela donne une idée de la dangerosité des produits chimiques présumés, forcément disséminés par les frappes…

2ème version: celle du Pentagone donnée en conférence de presse

Les forces US et alliées auraient tiré 105 missiles sur les installations présumées contenir des armes chimiques de l’armée syrienne. (Ce chiffre est quasiment le même que les 103 détectés par les russes). Les moyens suivants auraient été utilisés :

  • Le USS Monterey CG61 a tiré 30 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Laboon DDG58 a lancé 7 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Higgins DDG76 a lancé 23 missiles Tomahawk à partir du Golfe Persique.
  • Le USS John Warner SSN785 a lancé 6 missiles Tomahawk à partir de la Méditerranée.
  • La frégate française LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée.
  • Les bombardiers stratégiques B-1B ont lancé 19 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM.
  • Les chasseurs britanniques Typhoon and Tornado ont lancé 8 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG .
  • Les 5 Rafales and 4 Mirages français ont lancé 9 missiles de croisière air-sol StormShadow/SCALP EG.

Selon le Pentagone, l’attaque n’aurait visé que trois cibles:

  • 76 missiles – sur le Centre de recherche et de développement de Barzah
  • 22 missiles – sur le site de stockage de Him Shinshar
  • 7 missiles – “sur le bunker de stockage d’armes chimiques de Him Shinshar

Bien sûr, selon le Pentagone et les états-majors français et britanniques, tous les missiles auraient atteints leur cible… et aucun n’aurait été intercepté (normal pour des missiles intelligents…). A l’appui de leurs affirmations, les Américains ont montré des photos «satellite» dans le cadre d’un «Battle Damage Assessment» (Estimation des dommages après frappe). En décembre 98, lors de l’opération Desert Fox, les Américains avaient frappé l’Irak et fourni ce type de photos «satellite». Notre satellite français très précis avait donné des résultats très différents des leurs… Ils avaient été surpris de notre savoir faire qui les prenait en flagrant délit de mensonge. Si la partie moyens engagés – nombre de missiles tirés est très probablement juste, et confirmée par les Russes, la partie cibles visées – résultats des tirs paraît peu crédible pour les raisons suivantes :

Le centre de Barzah sensé avoir été frappé par 76 missiles n’est que très partiellement détruit ainsi qu’en atteste les photos prises au sol sur le site. Avec 76 missiles sur une aussi petite emprise, il aurait dû être pulvérisé, il n’en est rien. Rappelons que les Russes disent de ce centre qu’il était désaffecté depuis plusieurs années, ce qui expliquerait l’absence de victimes civiles : affirmation que j’ai personnellement tendance à croire.

Il est possible que la coalition cherche à dissimuler d’éventuels échecs de frappes sur les aéroports militaires en limitant les objectifs aux trois installations qui ont été touchées par quelques missiles. On peut ainsi affirmer que «tous les objectifs ont été touchés».

Cette coalition à trois a trop menti au cours des années précédentes pour pouvoir être crédible aujourd’hui (Timisoara, couveuse du Koweït, armes de destruction massives de Saddam, Goutha 2013, affaire Skripal, Goutha avril 2018). Je me souviens personnellement des mensonges quotidiens de Mr Jamie Shea, porte parole de l’OTAN, sur les fausses pertes Serbes au Kosovo de mars à mai 1999. L’Otan déclarait plus de 800 matériels majeurs détruits au 78 ème jour de bombardement. En réalité, le comptage effectué après le cessez le feu faisait état d’une petite trentaine… Tous les MIG déclarés détruits à Pritina au premier jour de la guerre (une vingtaine) sont sortis des souterrains et ont décollé tranquillement en direction de Belgrade au moment du cessez le feu…*

A chacun, bien sûr, de se faire son idée sur ces frappes. On peut toutefois noter un certain nombre de faits qui ne seront pas sans conséquences pour l’avenir :

1 – Cette frappe n’a pas affecté les forces armées syriennes qui s’en sortent intactes et vont pouvoir poursuivre la reconquête du territoire national dans les prochaines semaines. Mieux Bachar el Assad sort probablement grandi de cette affaire aux yeux d’une forte majorité de son peuple. Il restera l’homme qui a résisté sans faiblir à une coalition USA-UK-FR, ce qui n’est pas rien. Si élection il devait y avoir demain, il les remporterait sans coup férir avec des taux d’adhésion bien supérieur à ceux obtenus par Trump, May et Macron dans leurs pays respectifs.

2 – Parce que les 3 pays USA-UK-FR sont sensés avoir détruits les stocks d’armements chimiques présumés et le centre de fabrication lui aussi présumé, il va être difficile de monter une nouvelle accusation d’attaque au gaz dans les mois qui viennent.

3 – Les 3 coalisés n’ont pas pris le risque de s’attaquer à la Russie ni à l’Iran alors que ceux-ci étaient clairement désignés comme coresponsables de la «présumée attaque chimique». C’est un aveu de faiblesse. Ils ont montré par là qu’ils craignaient ces deux gros morceaux et préféraient s’en prendre au plus faible : la Syrie, ce qui ne les grandit pas.

4 – Comme il a été dit précédemment Trump a probablement fait un deal avec Poutine pour qu’il n’intervienne pas dans une frappe qui lui permettrait de sauver la face et de redorer son blason à quelques mois des élections de mi mandat. En échange, il a dû promettre de ne pas faire trop de dégâts et lui garantir qu’aucun soldat russe ne perdrait la vie. Mission accomplie. Les médias US vont pouvoir s’occuper pendant un certain temps de ces frappes dont le résultat militaire est pourtant dérisoire.

5 – Pour la première fois depuis 1945, la France est sortie de la légalité internationale en s’affranchissant du feu vert de l’ONU. Son image, comme celle de l’ONU d’ailleurs, n’en sortira pas nécessairement grandie…Lire à cet égard l’article paru sur le site Les crises» : «L’évaluation nationale» présentée par le gouvernement pour justifier les frappes est un document manifestement rédigé par un communicant et non par un organisme de renseignement. Il n’a strictement aucune valeur, comme celui de 2013 d’ailleurs. Notre ministre des Affaire étrangère fait dans le mauvais Colin Powell (et sa poudre de Perlin Pinpin) en présentant ce genre de document.

6 – Suite à ces frappes aériennes, les Russes disent envisager d’équiper l’armée syrienne en S300 pour lui permettre de se défendre encore mieux en cas de prochaine attaque. Ceci posera un vrai problème à ses adversaires potentiels, surtout lorsqu’elle aura terminé sa reconquête de l’Ouest syrien et qu’elle passera à l’Est de l’Euphrate.

7- Enfin et surtout, si la version russe de ces frappes était exacte, et elle pourrait fort bien l’être, l’OTAN aurait désormais un sérieux problème à résoudre car cela signifierait que la Russie est désormais capable de réduire à néant toute tentative de frappes occidentales du type de celle qui vient d’être conduite par les trois plus grandes puissances de l’OTAN agissant en coalition.

Il n’aura enfin échappé à personne que ces douze petits missiles que nous avons lancé sur des installations probablement désaffectées (pour ne fâcher personne) permettent de redorer à moindre frais (20 millions d’euros si l’on compte les missiles et les vols) l’image d’un président écornée par des difficultés d’ordre social (Notre-Dame-des-Landes, grèves à la SNCF, révoltes étudiantes).

Général (2S) Dominique DELAWARDE

Crédit photo : Wikimedia (cc)
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Frappes USA/France/GB en Syrie – Qui a gagné ? Par Moon of Alabama.

17 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Frappes USA/France/GB en Syrie – Qui a gagné ?

Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 14 avril 2018

Hier soir, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont lancé une attaque illégale contre la Syrie et ont bombardé plusieurs sites militaires et civils à l’intérieur du pays. Ils présentent leur attaque comme une vengeance ou une punition pour une prétendue « attaque chimique » qui a eu lieu une semaine plus tôt.

L’« incident chimique » du 7 avril à Douma a été fabriqué pour renverser la décision de Trump d’ordonner à l’armée américaine de quitter la Syrie. Les « rebelles » salafistes de Douma financés par les Saoudiens ont rassemblé des cadavres d’enfants, morts dans divers incidents et les ont empilés dans un appartement pour faire de fausses vidéos d’une « attaque chimique » qu’ils ont mensongèrement attribuée au gouvernement syrien.

Trump a fait semblant de prendre les vidéos pour argent comptant et a tweeté des menaces contre la Syrie et la Russie. La Russie a menacé de répondre fermement si une attaque des États-Unis touchait ses soldats ou ses intérêts en Syrie.

Le Royaume-Uni et la France, qui, comme les États-Unis, ont reçu récemment la visite du prince héritier saoudien et ont été inondés de milliards d’euros saoudiens, ont sauté sur l’occasion. La France admet aujourd’hui que ses « renseignements » sur l’incident de Douma sont uniquement basés sur les vidéos YouTube, de toute évidence mises en scène et les affirmations d’organes de propagande financés par l’occident qui coopèrent avec les djihadistes.

Hier, le ministère russe de la Défense a accusé la Grande-Bretagne d’avoir fabriqué l’« incident chimique » :

« Aujourd’hui, il y a d’autres preuves à la disposition du département militaire russe qui témoignent de la participation directe de la Grande-Bretagne à la mise en œuvre de cette provocation dans la Ghouta orientale.

La Russie sait que du 3 au 6 avril, Londres a demandé aux Casques blancs de mettre rapidement en œuvre cette provocation qui avait été préparée à l’avance.

Les Casques blancs ont été informés que les militants de Jaysh al-Islam devaient mener une série de puissants bombardements d’artillerie sur Damas du 3 au 6 avril.

Ce qui entraînerait une réponse des troupes gouvernementales que les représentants des Casques blancs devaient utiliser pour se livrer à des provocations avec des armes chimiques présumées. »

Les Casques blancs sont financés par le gouvernement britannique et sont dirigés par un « ancien » officier de renseignement militaire britannique. Les accusations directes de la Russie contre la Grande-Bretagne ont peut-être joué un rôle dans le déclenchement précipité de la frappe d’hier soir. L’arrivée de techniciens de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à Damas aussi. Ces derniers enquêteront aujourd’hui sur l’incident présumé à Douma et constateront probablement qu’il ne s’est rien passé. Le fait que les trois pays n’ont même pas attendu les résultats préliminaires de l’enquête doit être considéré comme un aveu de culpabilité. Ils savent que l’attaque chimique n’a pas eu lieu.

L’armée américaine craignait un conflit potentiel avec la Russie. Des négociations intenses ont eu lieu la semaine dernière entre le Pentagone et le ministère russe de la défense. On pense que le secrétaire à la Défense Mattis a dissuadé Trump d’opérer une frappe plus importante. La troisième guerre mondiale a été évitée.

La nuit dernière, quelque 107 missiles et missiles de croisière ont été tirés contre deux sites de recherche et huit aéroports militaires en Syrie par les forces américaines, françaises et britanniques. Les forces russes et syriennes ont été averties. Le personnel et les équipements avaient été évacués. Les forces russes n’ont pas réagi car leurs zones en Syrie n’étaient pas visées. La défense aérienne syrienne a réussi à abattre ou à détourner 71 missiles avant qu’ils n’atteignent leur cible. Le Pentagone prétend qu’aucun de ses missiles n’a été détruit ou détourné de son objectif. Un média d’opposition syrien bien connu n’est pas d’accord avec la revendication du Pentagone :

« L’Observatoire syrien des droits de l’homme a réussi à documenter l’interception par les forces du régime de dizaines de missiles qui ont ciblé leurs positions et leurs bases militaires sur le territoire syrien ; plusieurs sources croisées ont confirmé à l’Observatoire syrien que le nombre de missiles abattus dépassait 65… »

Un taux de réussite de 60 à 70% pour la défense aérienne contre les missiles entrants est stupéfiant. La plupart d’entre eux auront été détruits par les systèmes Pantsir-S1 fournis par la Russie à la Syrie. Tous les aéroports militaires syriens sont désormais protégés par ces systèmes à courte portée et, alors que huit d’entre eux ont été ciblés, un seul a été touché.

L’une des cibles qui ont été touchées était le Centre de recherche scientifique de Barzah, non défendu, près de Damas. Le Pentagone prétend que des armes chimiques y sont fabriquées ou stockées. Cette affirmation est évidemment un mensonge :

  • En 2013, la Syrie a adhéré à la Convention sur la guerre chimique et a renoncé à toutes ses armes chimiques.
  • L’OIAC a vérifié tous les anciens sites d’armes chimiques accessibles en Syrie et a assisté à la destruction de l’équipement de production.
  • Il a visité et inspecté l’installation de Barzeh. Deux fois.
  • Le site de Barzah a été abandonné après que les équipements ont été enlevés.
  • On n’attaque pas un site avec des bombes normales si l’on sait que des armes chimiques y sont stockées. Les bombes diffuseraient les produits chimiques dangereux et tous ceux qui se trouveraient sous le vent seraient sérieusement affectés.
  • Après les frappes américaines, on pouvait voir des gens marcher dans les ruines. Aucun ne portait d’équipement de protection. Il n’y avait sûrement rien de « chimique ».

Il en va de même pour les installations de Jaramana touchées par les frappes. L’affirmation du Pentagone selon laquelle les frappes ont frappé les « installations de production et de stockage de produits chimiques » de la Syrie est un mensonge.

Personne n’aurait été tué par les frappes. Selon le ministère russe de la Défense, trois personnes ont été blessées.

Quelles seront les conséquences de ces frappes ?

La pression des médias, des interventionnistes et des néoconservateurs en faveur d’une guerre plus large contre la Syrie (et la Russie) de ces dernières semaines, s’est calmée. Même John McCain, qui veut toujours plus de guerres, semble satisfait.

Le président de la Russie Vladimir Poutine n’a pas mâché ses mots :

« Un acte d’agression contre un État souverain qui est sur la ligne de front du combat contre le terrorisme a été commis sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation de la Charte des Nations unies et des normes et des principes du droit international. »

Le gouvernement chinois déplore également la violation du droit international et de la charte de l’ONU.

En ordonnant la frappe, le président Trump a également enfreint la loi étasunienne, en particulier la War Powers Resolution.

Une réunion du Conseil de sécurité aura lieu aujourd’hui, mais, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France disposent du droit de véto, cela n’aura aucune conséquence.

L’une des choses qui ne doit pas satisfaire les États-Unis, c’est le succès que les défenses aériennes russes [Syrienne avec probablement l’aide de l’Armée Russe, NdSF] ont remporté hier soir contre les frappes américaines. Cette annonce de la déclaration du ministère russe de la Défense va leur créer des maux de tête supplémentaires :

« Il faut souligner qu’il y a plusieurs années, la Russie a cédé à la demande de nos partenaires occidentaux et a accepté de ne pas fournir de systèmes S-300 AD à la Syrie. Compte tenu de l’incident récent, la Russie estime pouvoir réexaminer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais aussi d’autres pays. »

Davantage de pays vont désormais pouvoir acheter du matériel de défense aérienne russe de pointe. Les ingérences des États-Unis et les frappes israéliennes contre la Syrie seront beaucoup plus risquées. Lorsque la Syrie aura les systèmes S-300, elle pourra détecter et attaquer tout avion israélien survolant le Liban. Israël a souvent utilisé l’espace aérien libanais pour attaquer des cibles en Syrie.  Il n’aura bientôt plus ce luxe.

La Syrie, l’Iran et le Hezbollah ont tous publié des déclarations annonçant des représailles pour l’attaque. Elles auront lieu probablement sur le terrain contre des cibles et des actifs étasuniens en Irak, au Liban, en Syrie et en Israël. Le peuple syrien à Damas a constaté le succès des défenses aériennes et en a été très satisfait. Il répondra par un soutien accru à son gouvernement et à ses plans de libération de toute la Syrie.

Trump a échappé à la pression publique créée par la fausse « attaque chimique » grâce à une frappe aérienne plus ou moins symbolique. Il a tweeté « Mission accomplie ! ». Je pense qu’il va continuer d’insister pour qu’il soit mis fin aux opérations américaines en Syrie. Celui qui a mis en scène la fausse attaque chimique n’y a rien gagné.

La réaction de Trump est aussi une invitation aux djihadistes et à ceux qui les influencent de monter des opérations sous faux drapeau chaque fois que ça leur chante.

Le Pentagone a laissé la porte ouverte à de nouvelles « attaques chimiques » et à d’autres frappes étasuniennes. Il a affirmé aujourd’hui que la Syrie dispose toujours d’installations d’armes chimiques. Si c’est vraiment le cas, pourquoi les États-Unis n’exigent-ils pas une inspection et un démantèlement de ces installations par l’OIAC ? La Syrie a signé la Convention sur les armes chimiques et serait obligée de l’accepter.

Le mépris évident des États-Unis pour le droit international et pour les organisations internationales comme l’ONU, l’OIAC et l’AIEA aura de graves conséquences. Les États-Unis peuvent maintenant sûrement faire leur deuil d’un accord de désarmement avec la Corée du Nord. La Russie, la Chine et d’autres pays utiliseront l’exemple des frappes de la nuit dernière pour ignorer le droit international quand cela leur conviendra. Il n’y aura plus de faveurs comme de ne pas vendre de systèmes S-300 à certains pays ou de s’associer aux sanctions américaines contre d’autres pays.

En fin de compte, les instigateurs de la fausse attaque chimique, les États-Unis et leurs partenaires dans le crime se seront fait plus de mal à eux-mêmes, avec ces frappes, qu’ils n’en ont fait à la Syrie.

Traduction : Dominique Muselet

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Douma Oui, cher L’Obs, le Général Gerasimov a bien alerté d’une fausse attaque chimique en mars

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Douma Oui, cher L’Obs, le Général Gerasimov a bien alerté d’une fausse attaque chimique en mars
Douma
Oui, cher L’Obs, le Général Gerasimov a bien alerté d’une fausse attaque chimique en mars

Le 13 avril, L’Obs publiait un article dans lequel il accusait Sputnik d’«alimenter la théorie du complot» en agissant en «relais de propagande». L’hebdomadaire remettait en cause l’authenticité d’une vidéo dans laquelle le Général Gerasimov expliquait en mars dernier que l’Occident préparait une simulation d’attaque chimique pour blâmer Damas.

Dans un article intitulé «La folle Théorie des Russes sur le complot de l'attaque chimique», daté du 13 avril dernier, L'Obs s'en est pris avec véhémence à Sputnik, qu'il accusait de «cynique récupération» pour «alimenter la théorie du complot».

 

Le sujet de discorde? Le traitement de la supposée attaque chimique sur Douma, en Syrie. Et sur ce dossier, comme sur d'autres, les positions russes et occidentales sont en effet radicalement opposées: Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France accusent le gouvernement de Bachar el-Assad d'avoir mené une attaque à l'arme chimique le 7 avril dernier à Douma, dans la Ghouta orientale. Damas et Moscou nient quant à eux qu'une attaque ait eu lieu, soupçonnant une manipulation destinée à nuire au gouvernement syrien et à son allié russe.

 

C'est dans ce contexte que, selon L'Obs, Sputnik aurait «exhumé jeudi [12 avril 2018] une vidéo présentée comme datant de mars». Si M. Stoll, l'auteur de l'article, avait des doutes sur les sources de Sputnik, qui reprenait le 13 avril une vidéo de Ruptly datée du 13 mars dernier, se contentant d'y ajouter des sous-titres en français, il aurait aisément pu vérifier l'information, sur Reuters par exemple, plutôt que de sous-entendre que Sputnik ne se plierait pas aux exigences de l'éthique journalistique.

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​Dans cette vidéo qui date bel et bien du 13 mars dernier, Valery Gerasimov, chef d'État-major des armées russes, affirmait que Moscou possédait des informations «fiables» indiquant la préparation d'une «mise en scène d'une utilisation par les forces gouvernementales d'armes chimiques contre la population civile».

S'agit-il de «paroles prophétiques»? On pourrait en effet plaider coupable d'une mauvaise formulation en effet. Les affirmations de Valery Gerasimov n'ont rien de prophétique, adjectif qui implique une dimension mystique, même si d'autres éléments sont venus depuis appuyer sa thèse. Ces déclarations invitent à s'interroger justement parce qu'elles viennent du chef d'État-major de l'armée russe; un homme dont on peut supposer qu'il possède des informations à l'appui de ses affirmations et qui dispose de ce fait d'une meilleure compréhension du dossier syrien.

Ce n'est pas en tant que «relais de propagande» que Sputnik France a diffusé les propos du Général Gerasimov. C'est que le fait que cet homme ait prévenu un mois avant de ce qui risquait de se produire soulève des questions légitimes. Se les poser ne fait-il pas partie du travail de journaliste? Le gouvernement de Bachar el-Assad, en position de force dans la Ghouta orientale, dont il avait déjà repris plus de 90% au moment des faits, n'avait que peu d'intérêt à franchir la fameuse «ligne rouge» tracée par Donald Trump et Emmanuel Macron.

 

Les deux Présidents occidentaux bénéficiaient, eux sur plusieurs tableaux, d'une accusation d'attaque chimique du gouvernement syrien sur sa population. Consolider leur position dans leur opinion publique respective, se démarquer du manque de crédibilité de leurs prédécesseurs sur le sujet, affaiblir le pouvoir syrien, justifier une intervention occidentale sur place, diaboliser un peu plus Moscou et Téhéran, voire tenter de pousser la Russie à faire usage de ses S-400 en espérant décrédibiliser ce système, les motifs ne manquaient pas.

 

Partant de ce postulat, il s'agit moins de refléter l'opinion du Kremlin que de poser une question légitime, encore une fois, en l'absence de toute preuve tangible de l'attaque au gaz sur Douma, apportée par une source indépendante. En l'état, nous ne disposons que de témoignages de terrain contradictoires, les uns en faveur du gazage, les autres expliquant qu'il s'agit d'un montage.

Quant aux «vieilles méthodes KGBistes» que l'auteur mentionnait, un éclairage serait utile pour comprendre ce à quoi il faisait allusion, à moins d'accepter comme un travail journalistique sérieux des accusations gratuites comme de parler de L'Obs comme d'un «instrument au service des manipulations de l'OSS».

 
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La revue de presse de FC du 16/04/18 - Trois fous de guerre ! Chassons au plus vite et par tous les moyens civilisés, le malfaisant employé de la banque Rothschild qui se trouve à la tête de l'État.

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La revue de presse de FC du 16/04/18 - Trois fous de guerre ! Chassons au plus vite et par tous les moyens civilisés, le malfaisant employé de la banque Rothschild qui se trouve à la tête de l'État.

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Nouvelle lune le 16 avril à 04h00

 

UN CRACHAT JETÉ À LA FACE DU MONDE PAR DES NATIONS PRÉDATRICES, QUI FOULENT DU PIED LES LOIS INTERNATIONALES AFIN DE FAIRE RÉGNER À LEUR AVANTAGE, LA LOI DE LA JUNGLE…

 

Qu’on ne s’y trompe pas, le lâche coup qui vient d’être porté n’est pas seulement un coup porté contre une nation souveraine par des nations prédatrices, et qui relève déjà comme tel de la plus totale indignité, le prédateur étant celui qui vit de sa “proie” (praeda), ce à quoi aucune nation qui a le respect d’elle-même n’accepterait d’être identifiée, mais il s’agit surtout d’une injure faite à la conscience humaine, d’un défi méprisant et injurieux jeté à la face des nations de ce monde qui depuis des décennies, tentent avec constance et minutie d’établir selon un ensemble de loi internationales, un ordre de relations civilisées entre elles.

 

Ceci, pour en finir avec ce qui n’avait été jusqu’alors que la loi du plus fort s’imposant au plus faible, laquelle avait été la cause d’une suite continuelle de conflits, d’injustice, et de cruautés, depuis l’aube des temps, et qui en ramenant sans cesse l’humain au stade de l’animal, celui de la “bête prédatrice”, constituait le principal obstacle à la marche de notre humanité vers la pleine réalisation d’elle-même. C’est tout cet important travail, toute cette longue et patiente marche sur la route du progrès, de la raison, de la paix, et de la fraternité entre les peuples, qui vient d’être maculé par la fange des fous de guerre que les nations défaillantes de l’occident se sont données comme dirigeants, lesquels se torchent sans honte avec ces lois internationales qui font interdiction à quiconque de déclencher un guerre sauf cas de légitime défense, laquelle ne saurait être invoquée dans l’agression criminelle qui vient de se produire.

 

Dans leur sagesse, les humains se sont dotés d’un organisme pour procéder le cas échéant, au règlement pacifique des conflits, et pour faire barrage au bellicisme qui se nourrit depuis toujours des différents qui fatalement, interviennent entre les peuples, en procédant à un arbitrage. Ceci, pour que nul ne se prenne à la fois pour juge, partie, et bourreau. Or, c’est précisément ce que viennent de faire les trois fous de guerre parvenus au sommet de nations de citoyens irresponsables et indignes, et qui se prétendant les maitres du monde, s’en sont allé frapper une nation qui ne leur avait strictement rien fait, selon leur seul jugement quant à ce qui s’y passerait, alors qu’ils sont précisément à l’origine de la guerre criminelle qui crucifie cette nation depuis plus de sept ans.

 

La brutalité impérialiste avec son flot de mépris ethnocentrique et de déni du droit et de la justice, s’est donc manifestée une fois de plus et d’une façon totalement anachronique, par ce retour à la politique de la canonnière, sous l’éternel prétexte de faire régner l’ordre en semant le chaos, et en donnant ainsi comme message désespérant au reste du monde : “…Nous sommes les plus forts, donc nous faisons tout ce que nous voulons…”

 

Les peuples offensés et malmenés de cette planète conserveront tout cela en mémoire, ce qui s’ajoutera à un contentieux historique déjà bien chargé, et nul ne peut douter qu’il se produira tôt ou tard une heure de vérité quand ligués contre les prédateurs occidentaux, et s’étant donnés les moyens de s’en libérer, ces peuples déterminés décideront de tordre leurs bras malfaisants.

 

Pour l’heure, les citoyens de ce pays de France se partagent entre les tenants de la suprématie occidentale qui se réjouissent d’en imposer une fois de plus à un petit peuple, les inconscients qui se moquent de savoir les crimes qui se trouvent commis en leur nom aux quatre coins de la Terre, et tous ceux qui ne peuvent manquer se sentir eux-mêmes salis dans leur fierté de citoyen et dans celle de leur pays, par toutes ces menées criminelles commises en leur nom, sans leur accord, et qui nous placent avec d’autres pareillement détestées, au ban des nations.

 

Pour ceux-là, il doit être bien clair désormais que la voie de la récupération de leur intégrité de citoyen devant décider en leur pays de la chose publique, et de celle de leur nation, passe fatalement par l’obligation tant morale que pratique qui leur est faite, de chasser au plus vite et par tous les moyens civilisés, les malfaisants qui se trouvent actuellement au sommet de notre nation.

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Fraternité Citoyenne appuie la démarche de l'UPR de M. Asselineau ★ Suite à la décision solitaire et illégale d’E. Macron de frapper militairement en Syrie, F. Asselineau demande aux parlementaires d’engager la destitution du président de la République, selon l’article 68 de la Constitution. - upr.fr/actualite/france/suite-a-la-decision-solitaire-et-illegale-demmanuel-macron-dintervenir-militairement-en-syrie-francois-asselineau-demande-aux-parlementaires-dengager-la-destitution-du-president-d

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Voilà de quoi Theresa May est capable : tuer 100 000 humains avec une bombe atomique ? Elle dit yes ! Theresa May says she would kill '100,000 men, women and children' with a nuclear bomb. Theresa May has declared without hesitation that she would order a nuclear strike to kill hundreds of thousands of people if she thought it was necessary. - independent.co.uk/news/uk/politics/theresa-may-trident-debate-nuclear-bomb-yes-live-latest-news-a7143386.html

 

Moscou: l'agent toxique BZ possédé par les USA et le UK aurait été utilisé contre Skripal. Un laboratoire indépendant situé en Suisse a analysé les échantillons recueillis par l'OIAC à Salisbury et y a détecté les traces de l'agent toxique baptisé BZ, a annoncé ce samedi Sergueï Lavrov. La substance fait notamment partie de l'arsenal des États-Unis ainsi que du Royaume-Uni et n'a jamais été produit ni en Russie ni en URSS, a-t-il ajouté. - sptnkne.ws/hpJR Macron refuse de fournir à Poutine les détails de l’attaque chimique présumée à Douma - sptnkne.ws/hpJt Damas révèle l'objectif des frappes contre la Syrie. Les raids occidentaux visent à "entraver" l'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), a déclaré dans un communiqué le ministère syrien des Affaires étrangères. - sptnkne.ws/hp6q La Défense russe dit avoir des preuves de l’implication UK dans la provocation à Douma – sptnkne.ws/hppq La DCA syrienne intercepte 71 missiles sur les 103 lancés - sptnkne.ws/hp85

 

Moscou : Londres impliqué dans la mise en scène de l'attaque chimique présumée en Syrie (VIDEO) - francais.rt.com/international/49749-attaque-chimique-syrie-royaume-uni-implique Proposition de résolution occidentale sur la Syrie : Moscou a ses propres «lignes rouges» - francais.rt.com/international/49856-proposition-resolution-occidentale-sur-syrie-moscou-propres-lignes-rouges

 

L'échec des frappes en Syrie et la fin d'un ordre mondial - russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/lechec-des-frappes-en-syrie-et-la-fin.html

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GUERRE AU LEVANT: L’AGRESSION TRIPARTITE A RENFORCÉ LE POUVOIR SYRIEN ET DISCRÉDITE SES ADVERSAIRES INTERNES ET EXTERNES - strategika51.wordpress.com/2018/04/14/guerre-au-levant-lagression-tripartite-a-renforce-le-pouvoir-syrien-et-discredite-ses-adversaires-internes-et-externes/

LE PLAN SECRET DES USA VISANT DAMAS A ÉTÉ DÉJOUÉ : LE RÔLE DE LA RUSSIE AVANT ET APRÈS L’ATTAQUE DES USA, DU R.U. ET DE LA FRANCE RÉVÉLÉ - ejmagnier.com/2018/04/15/le-plan-secret-des-usa-visant-damas-a-ete-dejoue-le-role-de-la-russie-avant-et-apres-lattaque-des-usa-du-r-u-et-de-la-france-revele/

Attaque contre la Syrie : « Washington vise à rehausser le moral des terroristes » - presstv.com/DetailFr/2018/04/15/558616/Syrie-Etats-Unis-Iran-Russie-Poutine-Rohani-Trump-attaque-missile-terroriste-Yemen

Moscou : Londres impliqué dans la mise en scène de l’attaque chimique présumée en Syrie. On subodorait un false flag occidental ou “rebelle”, eh bien il est avéré ! Les Russes viennent de prouver que non seulement il n’y a jamais eu d’attaque au chlore, non seulement Bachar el-Assad n’avait rien à se reprocher… mais que ce sont les services britanniques eux-mêmes qui ont monté cette affaire bidon. - olivierdemeulenaere.wordpress.com/2018/04/13/la-honte-soit-sur-macron-cetait-londres/

 

Cet ancien Général de l'armée britanique s'interroge sur les raisons qui auraient poussé Bashar al-Assad à lancer une attaque chimique à ce moment précis. En effet, Bashar al-Assad est en train de gagner cette guerre contre ISIS. Mais la journaliste décide de l'interrompre et de stopper brutalement l'interview ! Sky News cut off the former commander of British Armed Forces Jonathan Shaw over Syria - youtu.be/CpdT79rm1ts

 

Syrie : la France entre en guerre ! - parstoday.com/fr/news/middle_east-i61872-syrie_la_france_entre_en_guerre_!

Le Premier ministre hongrois «a clairement déclaré la guerre à George Soros» - lucien-pons.over-blog.com/2018/04/le-premier-ministre-hongrois-a-clairement-declare-la-guerre-a-george-soros.html

Association de malfaiteurs… - lesmoutonsenrages.fr/2018/04/13/association-de-malfaiteurs/

Lettre ouverte à Emmanuel Macron sur l’offensive française en Syrie - agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-203300

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Longtemps, je ne me suis pas intéressé à Notre-Dame-des-Landes. Ce combat me semblait trop lointain, trop marginal, imprégné d’une logique trop anti-institutionnelle. Mais, depuis lundi matin et l’arrivée de bulldozers, je me demande: pensons-nous, sentons-nous ce que nous faisons, en laissant détruire trop précipitamment et indistinctement ce qui faisait le cœur battant de la ZAD ? Quelle est cette loi d’airain des plus forts, contre laquelle Homère se dressait déjà dans l’Iliade, et qui partout et sans cesse applique son impérieux «soyez commensurables, ou disparaissez», pour reprendre la formule de Jean-François Lyotard ?

Notre-Dame-des-Landes – telle que je la découvre en m’informant ces jours-ci – c’était un tissu expérimental en train de s’essayer. Même s’il était parasité par quelques individus violents attirés par la casse, c’était pour l’essentiel un laboratoire de partages inédits du temps et de l’espace, des usages et des choses, soustraits à la standardisation par la loi du marché, du productivisme et du consumérisme.

Notre-Dame-des-Landes : ce que les ZAD disent de notre rapport à la terre

C’était un laboratoire d’invention de formes de vie, de styles de vie différents. N’est ce pas cela qui est d’abord menacé et écrasé aujourd’hui? N’est-ce pas ce processus d’écrasement que vitupérait Pasolini, dans sa colère contre tout ce qui saccage les styles, les formes de vie qui faisaient parler les villes et les nuits de son pays ?

C’était un laboratoire de modes d’habiter, c’est à dire de cohabiter, de partager le monde, avec d’autres humains, différents, avec d’autres vivants qui ne peuvent se réduire à n’être que nos objets. Qu’est ce qu’habiter, si on oublie les formes de l’habitat achetées ? André Gide, dans son journal «Retour du Tchad», décrit longuement ces cohabitats élémentaires et délicats, dont nous aurions aujourd’hui tant à apprendre. On touche ici à ce qui fait la tige où puise au fond toute économie, dont le véritable cœur est l’oikos, le monde cohabité, dans sa vulnérabilité, ses échelles et ses rythmes divers.

C’était un laboratoire d’alliances, de pactes fragiles, entre des acteurs hétérogènes dont aucun ne prétendait avoir le dernier mot, justement parce qu’ils lançaient entre eux un archipel de promesses à tenir fermes dans un océan d’incertitudes. C’est ce que John Milton, que nous avons tenté de redécouvrir avec Sandra Laugier, opposait au pacte de Hobbes, si monolithique. C’est ce que décrit magnifiquement Richard White dans «le Middle Ground», parlant des grands lacs et plaines nord-américaines au temps du délicat mélange entre les indiens et les trappeurs. N’est-ce pas cela, la tige de l’invention démocratique ? N’est ce pas la source d’un droit vif, un droit différentiel qui pourrait apporter des innovations fécondes au droit sédimenté des contrats ?

Réchauffement climatique : le “J'accuse” de Bruno Latour

C’était un laboratoire de la fragilité, du vulnérable, un tissu fragile, et qui ne se voulait pas en état de défense. Si la vie toujours prend des formes, des manières d’apparaître et de partager le sensible qui s’offrent aux autres et sont par eux appropriables, comme dit Marielle Macé, ces formes sont aussi expropriables. À Notre-Dame-des-Landes, les formes de vie qui s’y partageaient se montraient particulièrement «déprotégées», pour reprendre le mot de Roland Barthes. Balayer des cohabitats si précaires, démolir de simples cabanes, quel bonheur, quelle facilité à côté des rapports de force bruts avec les bataillons de la FNSEA. C’est bien triste ! Il ne restera bientôt dans ce monde que ce qui aura su se protéger, se défendre, s’enrober jusqu’à se rendre inaccessible.

A l’heure où nous tentons de comprendre Mai-68, de démêler ses effets multiples, les meilleurs et les pires, il nous faut faire place, dans notre monde, à tous ceux qui se refusent à la réalité «réaliste» telle qu’elle va, qui veulent en sortir. Ces marges de la société, à l’époque, personne n’aurait songé à les désigner comme des zones de non-droit. D’ailleurs pour pouvoir entrer dans le monde, et rester dans le monde, ne faut-il pas pouvoir s’en retirer ? Pour refaire le pacte, ne faut-il pas pouvoir le rompre ?

Nous ne sommes plus à l’époque du retour à la terre et des communautés hippies. Mais de tous temps, et depuis les premiers monastères dont nul ne niera le caractère civilisateur, c’est dans de telles parenthèses marginales que se sont élaborées les promesses du futur — et même si ces essais n'ont pas toujours prospéré, ne faut-il pas des impasses laborieuses et décevantes pour trouver un passage inédit ?

Commémoration de Mai-68 : la motivation cachée de Macron

Mai-68 a autorisé une société délivrée du regard des classes, de la perpétuelle comparaison des vêtements, des marques, des voitures, des maisons, des signes de réussite. On avait cessé de comparer, de se comparer les uns aux autres, et la hiérarchie établie par la société marchande en a été pour quelques années brisée dans son ressort. C’était cela «l’imagination au pouvoir», l’imagination au centre: l’absence de standards, de formes établies, d’images toutes faites, et du même mouvement l’émerveillement de la pluralité des formes de vie possibles, à chaque fois incommensurables. Et n’est ce pas cette diversité des formes et des styles de vie qui fait la vivacité d’une société?

Alors, ma question de départ où je m’interrogeais sur mon indifférence initiale, finit par déboucher sur une autre interrogation : de quoi se protège le gouvernement d’Edouard Philippe ? que craint-il ? que veut-il faire disparaître par cette normalisation hâtive ?

Olivier Abel, professeur de philosophie.

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Qui se cache derrière la censure sur Facebook ? Désormais les « organismes vérificateurs » peuvent aussi discriminer un article dont les faits sont totalement avérés et vérifiés sous le seul prétexte que la ligne éditoriale ne leur plait pas. - cadoitsesavoir.fr/qui-se-cache-derriere-la-censure-sur-facebook/

 

RAPPEL

Les Etats-Unis ont été en guerre 222 des 239 années de leur existence – zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/14964

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Fraternité Citoyenne s'engage à vous fournir une revue de presse d'articles, de vidéos et de sites dissidents à la pensée unique de marché, à la dictature de l'Empire euro-Atlantique. Les articles sont soigneusement sélectionnés pour leur véracités et leur subversivités ; mais cela ne vous dispensera pas de faire fonctionner votre esprit critique ! En clair, avez-vous besoin d'une police de la pensée ? Si oui, passez votre chemin, continuez à regarder BFM TV et restez bête. Si non, alors citoyen-ne, résistons avec fraternité ! Je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qui est dit dans les articles sélectionnés ici, mais ce n'est ni à Macron ni à moi de vous dire ce qu'il faut penser ! À vous de vous forger votre propre opinion.

Bien à vous.

Marc Jutier ○ Président de FC mjutier@orange.fr ○ Mobile : 07 68 54 92 33

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