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Le blog de Lucien PONS

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Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre. Par Hélène Richard-Favre

30 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Daesch, #le nazisme

Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre

Capture d’écran 2016-12-30 à 01.04.02.png

capture d’écran de: https://fr.sputniknews.com/international/2016122910294092...

La présidence américaine expulse trente-cinq diplomates russes en poste à Washington et à San Francisco et leur donne 72 heures pour quitter le territoire des Etats-Unis.

Au 30 décembre à midi, l’accès aux représentations diplomatiques leur sera interdit.

Mais avant d’apprendre cette mesure, on trouvait, comme chaque jour dans la presse, la même attention bienveillante portée à la Russie.

Le Temps, grand quotidien suisse d’audience internationale, lui consacrait une nouvelle page, cette fois pour démontrer comment les homosexuels sont poursuivis sinon traqués. 

Il est vrai que partout ailleurs dans ce vaste monde, les gays sont respectés. On est même si sensible à leur sort qu’en France, on a décoré de la Légion d’Honneur le Prince d’un pays qui les tient en si haute estime qu’il les exécute. 

Charlie Hebdo, hebdomadaire dont tout le monde ou presque a porté le deuil de ses membres assassinés il y aura bientôt deux ans, rit du crash du Tupolev tu-154 en Mer Noire. Oui, on sait, il paraît que Charlie se rit de tout.

Mais la Russie, elle, ne va pas s’amuser encore longtemps à ce jeu de dupes. Et sa réponse sera à la hauteur d’attitudes qui, non seulement la salissent, mais discriminent autant de citoyens occidentaux qui s’en passeraient bien.

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SYRIE : Quand la NVO, organe de la CGT, reprend le récit néo-conservateur !

30 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme

Publié par El Diablo

SYRIE : Quand la NVO, organe de la CGT, reprend le récit néo-conservateur !

Le 14 décembre dernier la NVO, organe de la CGT sur L'information sociale, juridique et syndicale, a publié un article intitulé : « Alep, l’agonie en direct » sous la plume d'Isabelle Avran.

On y trouve à propos de la situation en Syrie tous les poncifs du récit occidental, ceux de la droite et du gouvernement HOLLANDE - VALLS, comme ceux de tous les défenseurs du droit d'ingérence humanitaire (Gluksman, l'inévitable BHL, Nicolas Hénin, E. Guigou, Cohn-Bendit …), sans oublier les néo-conservateurs états-uniens et autres faucons masqués du parti dit "Démocrate" :

La « communauté internationale » est inerte face au martyr d'Alep, Le véto de Moscou et Pékin au Conseil de sécurité empêche tout projet de trêve, les forces « rebelles » qui contrôlent Alep-est sont en gros des forces démocratiques que la répression du régime d'Assad dès 2011 a contraint à se militariser, le régime s'est livré à des bombardements chimiques en 2013 et a libéré des criminels des prisons afin de pourchasser les militants …

Quant à l'intervention russe elle n'obéit qu'à des mobiles économiques et s'apparente aux méthodes de la guerre de Tchétchénie.
Et si l'axe Damas, Téhéran, Moscou est vilipendé, l'intervention américaine de 2003 en Irak est considérée comme ayant seulement contribué à la naissance de Daesh


Certes la situation en Syrie n'est pas simple.
Et bien sûr la guerre et ses effets sur les populations civiles sont, comme à chaque fois,abominables et inacceptables !
Qui pourrait le contester ?
MAIS le rôle d'une organisation comme la CGT en charge de la solidarité internationale et de la lutte pour la paix est-il d''enfourcher tous les clichés de la propagande médiatique qui permettent de justifier les interventions étrangères dont celle de notre pays, hors de tout mandat, ni du pouvoir légitime syrien, ni de l'ONU, en violation quotidienne des règles les plus basiques des traités internationaux, en délégitimant tout travail diplomatique nécessaire à un règlement politique permettant d'éviter la violence de la guerre.
Et sans faire allusion et sans s'interroger sur les causes profondes du chaos qui s'est instauré dans ce pays ? De surcroît sans aucune analyse de fond de ce en quoi cette guerre aux enjeux multiples est le prolongement de l'approfondissement de l'exploitation capitaliste, y compris dans les pays occidentaux, et notamment en France.
Car d'autres sources d'information et d'autres voix fussent-elles minoritaires existent
(1).
Elles se sont fortement élevées pour contester les différentes affirmations du discours officiel dominant et pointer la responsabilité majeure des interventions guerrières occidentales depuis 2003 en Irak, mais également en Lybie en 2011.
Avec l'objectif de déstabiliser les gouvernements des pays ne répondant pas avec la docilité attendue aux exigences impérialistes des grandes puissances occidentales et de procéder à un remodelage du Moyen-Orient au gré de leurs intérêts économiques et géo-politiques !


Des faits assénés et martelés sans aucune preuve :

 

Colin Powell, secrétaire d’état américain, qui devant les Nations Unies, montrant en 2003, une fiole contenant soi-disant des armes chimiques.

Colin Powell, secrétaire d’état américain, qui devant les Nations Unies, montrant en 2003, une fiole contenant soi-disant des armes chimiques.

Les précédents des mensonges médiatiques diffusés à grande échelle pour justifier les ingérences impérialistes ne manquent pas. A commencer par le mensonge éhonté du secrétaire d'état US Colin Powell en 2003 devant les Nations unies brandissant un flacon censé prouver la possession d'armes de destructions massives par Saddam Hussein et destiné à faire admettre par l'opinion l'agression de l'Irak.
Avec les conséquences que l'on peut constater aujourd'hui : le chaos dans toute la région et la naissance de Daesh !
Idem pour l'intervention en Lybie où c'est le risque, jamais prouvé, et démenti a postériori, de possibles massacres de la population de Benghazi qui a été brandi tandis que le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant l'établissement d'une « no-fly zone » était délibérément violé par Sarkozy au profit de bombardements intensifs et d'une intervention directe sur le terrain.
Un constat s'impose donc : chaque fois que les puissances capitalistes veulent intervenir militairement quelque part ALORS c'est Hitler soi-même qui se profile ou bien variante, le plus grand génocide jamais perpétré jusque là ! Chaque conflit armé est accompagné de son flot de propagande et mensonges d'Etat. Ce même pouvoir qui, ici en France, organise la dissolution de la République dans l'Europe des Régions et détruit les acquis - sociaux - du programme du Conseil National de la Résistance ; et qui là-bas poursuit d'inavouables buts de guerre.
Avec au bout, les mêmes conséquences désastreuses source de chaos et de migrations déstabilisatrices et massives des populations, lesquelles ne manquent pas de produire des effets d'aubaines pour le grand patronat Français et Européen, et au plan politique en faveur de l'extrême droite!
Précédents donc récents pour ne s'en tenir qu'à eux, qui pourraient bien être le signe de l'isolement croissant de la CGT sur le plan international, du moins son insuffisance de liens internationaux avec les organisations syndicales des pays des cette région du Proche Orient, et sans doute son assujetissement aux directions des organisations syndicales internationales confédérées comme la CES et la CSI, elles-mêmes dépendantes de l'oligarchie dont une partie a des intérêts liés avec les lobbies militaro-industriels.
Tout cela auraient du conduire la NVO à beaucoup plus de retenue et d'esprit critique face à la propagande à propos de la Syrie, et plus précisément ces derniers temps de la bataille d'ALEP dont le traitement médiatique est surabondant (tandis que silence est fait sur les bombardements du Yémen par les pétromonarchies du Golfe), et très différent de celui effectué pour la bataille de Mossoul où les bombes qui pleuvent ont manifestement la délicatesse de leurs euro-atlantistes expéditeurs ! C'est le moins qu'on puisse demander à une organisation qui se veut héritière des grandes traditions de lutte anti-impérialiste !
L'article de la NVO rend impossible aux travailleurs salariés Français auxquels il s'adresse la compréhension des enjeux, ne fait que contribuer à alimenter la source de légitimation de la guerre dont les travailleurs syriens sont les victimes. Il est par conséquent totalement condamnable au regard des devoirs de solidarité internationale et de la nécessaire contribution syndicale à la lutte pour la paix et pour une solution politique équitable des conflits.

Les ingérences guerrières occidentales, l'impérialisme demeurent les facteurs essentiels de l'instabilité et du chaos que connaît le monde actuellement.

Dénoncer ces ingérences, éclairer l'opinion publique à propos des médias-mensonges constituent un impérieux devoir pour le mouvement syndical et pour la CGT en particulier.
Et nous posons publiquement la question : cet article d'un organe officiel de la CGT exprime-t-il l'opinion de la direction confédérale de la CGT et de son secrétaire général ?

Le Front Syndical de Classe
Le 27 décembre 2016

(1) Comme voix différentes de la doxa dominante citons entre autres :
Michel RAIMBAUD, ancien ambassadeur français dans le monde arabe, Pierre Le Corf, jeune humanitaire présent à Alep-Ouest, Jean-Luc Mélenchon avec une vidéo sur Youtube, Eric DÉNÉCÉ, directeur du centre français du renseignement sur LCI ...

(2) Voir à ce propos l'ouvrage de Christian Chesnot et Georges Malbrunot : "Nos très chers Emirs".

SYRIE : Quand la NVO, organe de la CGT, reprend le récit néo-conservateur !

ARTICLE DE LA NVO 14 DÉCEMBRE 2016

Alep, l’agonie en direct


Voici trois semaines que la population d'Alep-Est meurt sous le feu du régime et des bombardements russes. Face à l'inaction de la « communauté internationale », et parce qu'il est encore temps de tout faire pour sauver ceux qui survivent dans ce vaste cimetière, mobilisation ce soir à Paris.

« C’est l’enfer ». C’est ainsi que l’organisation des secouristes des Casques blancs, qui opère dans les quartiers d’Alep-Est, qualifie ce qu’est devenue la situation dans cette partie de la ville soumise depuis mi-novembre au déluge de bombes du régime syrien et de son allié russe. Des rues jonchées de cadavres, un pilonnage permanent et « d’une intensité inouïe », des mourants sous les décombres...
Plus de 300 morts, parmi lesquels des enfants. D’autres, dont plusieurs centaines d’enfants, malades ou blessés agonisent sous les regards impuissants de leurs familles ou des médecins encore en vie qui n’ont plus rien pour les soigner dans les ruines des hôpitaux. Plusieurs dizaines de milliers de civils ont réussi à fuir, mais quelque 100.000 restent pris au piège de ce feu incessant, des pénuries de vivres, d’eau, de médicaments, de tout. A l’issue de trois semaines de ce déferlement de mort, et après que Moscou et Pékin ont opposé au conseil de sécurité des Nations unies leur véto à tout projet de trêve, les forces russes devaient enfin laisser passer mercredi 14 décembre ceux des civils qui souhaitaient quitter ce véritable cimetière urbain. Sans garantie sur leur destination. Car une partie de ceux qui sont parvenus à partir est morte, assassinée et souvent torturée par les forces loyalistes ou leurs milices.

« Ce sont des terroristes » : une propagande meurtrière
Bachar Al Assad ne cesse d’affirmer qu’Alep-Est est aux mains des terroristes, des jihadistes de l’Organisation de l’État islamiste (OEI, c’est-à-dire Daech). Pur mensonge : les forces dites rebelles qui y résistent encore sont précisément celles qui y ont vaincu l’OEI en 2014, contraignant alors ses forces à évacuer Alep. Et c’est précisément cela, que redoute le régime : une victoire ou des avancées des forces, armées, qui luttent à la fois contre lui et contre Daech.
Depuis le début du soulèvement populaire syrien, en 2011, dans la foulée des soulèvements des peuples arabes contre des dictateurs prédateurs et criminels, Bachar Al Assad a tout fait pour l’écraser, mais aussi pour le contraindre à se militariser et ainsi tenter de le délégitimer. On se souvient qu’en ce début 2011, tous les vendredis, les foules manifestaient contre le régime, là comme en Tunisie ou en Égypte ou au Yémen.... Manifestations unies dans la diversité des confessions (ou des non-confessions...), populaires, pacifistes. D’entrée de jeu, la répression a été massive. Bombardements, enlèvements, tortures... Jusqu’aux bombardements chimiques de 2013...
En bientôt six ans, plusieurs centaines de milliers de Syriens – et de réfugiés palestiniens – sont morts. Des millions ont dû fuir. Nombre de militaires, et même de haut rang, ont déserté pour créer l’Armée syrienne libre (ASL). Une militarisation marginalisant nécessairement les forces civiles des organisations démocratiques. Lesquelles témoignent aussi de la façon dont le pouvoir a ouvert les portes des prisons aux pires criminels pour pourchasser les militants.
L’OEI (Daech), elle, entrant sur le territoire syrien depuis l’Irak (un pays ravagé, détruit, divisé, par la guerre de 1 991, l’embargo, et l’invasion des États-Unis et de ses alliés en 2003) a tenté de prendre en tenailles ces forces dites « rebelles ». La victoire des « rebelles » contre l’OEI à Alep en 2014 aura marqué un tournant. Au point même que, dans un tel contexte, des groupes d’Al Nosra, en sécession avec celles de l’OEI, ont rejoint les forces rebelles…
Mais la propagande est une machine de guerre redoutable. Accusez vos ennemis d’être des terroristes, en l’occurrence accusez-les d’être des terroristes islamistes, accusez-les de prendre des civils en otages, et vous pourrez les bombarder, eux et les civils, en toute impunité...

Les gros contrats de Gazprom
Selon Vladimir Poutine, venu en aide à son fidèle Bachar Al Assad, il s’agit d’éradiquer les « rebelles ». De la même façon que dans Grozny martyrisée, dans la Tchétchénie bombardée notamment durant la Deuxième Guerre (1999-2000), il entendait les chasser jusque dans les moindres coins et recoins...
La désintégration de l’État irakien par l’invasion américaine de 2003, la division du pouvoir selon des critères confessionnels, la marginalisation des populations sunnites, tout cela a contribué non seulement à la formation et à la croissance de l’OEI, mais aussi à la division selon des critères eux aussi confessionnels des États de la région dont les dictateurs sont en quête d’hégémonie. Avec des alliances qui à une autre époque auraient pu paraître contre nature. La thèse selon laquelle « les ennemis de mes ennemis peuvent être mes amis » combine des rapprochements aussi intéressés que léthaux. Damas, Téhéran, Moscou...
Champion de la lutte contre le terrorisme, Vladimir Poutine ? De toute évidence, il craint les déstabilisations aux marges de la Russie. Mais il défend aussi quelques appétits régionaux. Le groupe pétrolier russe Gazprom a ainsi signé mardi 13 décembre à Téhéran deux protocoles d’accord pour le développement des champs pétroliers iraniens de Cheshmekosh et Changouleh, à la frontière irakienne. « Avec la signature de ces deux protocoles d’accord, l’étude de prospection de sept champs a été confiée à des sociétés russes, soit le plus grand nombre de champs iraniens attribués à un pays étranger », a déclaré le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre russe de l’Énergie Alexander Novak à Téhéran.
L’engagement de Moscou a donc lui aussi un goût de pétrole. Qui fait oublier à ses thuriféraires le coût du sang, payé par tout un peuple.

Pendant ce temps, à Palmyre ou sur le web...
Daech en tout cas, tandis qu’après Homs, après Darraya, les forces du régime et de Moscou pilonnaient Alep, Daech donc a pu avancer tranquillement vers Palmyre. Mais pas seulement. Car le massacre des populations par le régime nourrit aussi la propagande de l’organisation terroriste. Et sa capacité de recrutement. Terrible effet boomerang aux conséquences elles aussi incalculables.

Mobilisations citoyennes
Alep aura agonisé. En direct. Devant l’inaction de ce que l’on nomme « communauté internationale ».
Dans le monde entier, des appels d’ONG, d’organisations de médecins et soignants de la solidarité, d’associations de défense des droits humains, se sont multipliés pour réclamer la fin des bombardements, pour que les parties au conflit autorisent les civils, s’ils le souhaitent, à quitter la ville en toute sécurité, pour un accès humanitaire garanti et l’envoi urgent de vivres, d’eau, de médicaments...

Plusieurs organisations, dont Amnesty International France, le CCFD – Terre solidaire, le Collectif pour une Syrie libre et démocratique, la FIDH, Souria Houria, le MRAP... appellent ce soir (à 18 heures) à Paris (place Stavinsky, près du centre Beaubourg) à un rassemblement en ce sens. Un rassemblement de la conscience face à l’horreur. Pour dire au peuple syrien « solidarité ». Et pour tenter encore d’être efficaces.

SOURCE:

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Une actrice bolivienne de retour de Syrie met à mal la version des médias occidentaux sur Alep.

29 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Une actrice bolivienne de retour de Syrie met à mal la version des médias occidentaux sur Alep

Une actrice bolivienne de retour de Syrie met à mal la version des médias occidentaux sur Alep© Capture d'écran du compte Facebook @CarlaOrtizOfficial
Le documentaire de Carla Ortiz devrait être diffusé à partir de juin 2017

Carla Ortiz, célèbre actrice bolivienne vivant aux Etats-Unis, vient de passer huit mois en Syrie pour tourner un documentaire. Présente à Alep lors des derniers jours de la bataille, elle livre un récit très différent de celui des grands médias.

Exécutions de masse, tortures, viols et autres exactions. L’armée arabe syrienne a été accusée de tous les maux au crépuscule de la bataille d’Alep. La grande majorité des médias occidentaux s’est fait le relai de ce réquisitoire contre Bachar el-Assad et ses soldats. Pourtant, depuis la reprise totale de la ville par les forces gouvernementales et même avant, de nombreux observateurs ont remis en cause ce récit.

Lire aussi : Désinformation : «On se fait rouler dans la farine à Alep ?», s'interroge Yves Calvi sur LCI (VIDEO)

La dernière en date est une célèbre actrice bolivienne, Carla Ortiz, qui s'est rendue durant huit mois en Syrie pour réaliser un documentaire.

Durant son séjour, son équipe a tourné 300 heures d’images, parcouru les trois quarts du pays et visité des zones contrôlées par le gouvernement et l’opposition. Lors des derniers jours de la bataille d’Alep qui ont vu les civils de la partie est de la ville être évacués, Carla Ortiz était présente. Et ce qu’elle raconte tranche beaucoup avec le discours dominant en Occident.

 

Pas de folie meurtrière de la part de l’armée syrienne

«Il n'y a pas eu d’exécutions de masse à Alep [de la part des soldats de l’armée arabe syrienne]. Oui, bien sûr, il y a eu ces bombardements massifs. Il y avait 47 groupes terroristes, plus les rebelles, plus l'Armée syrienne libre. Tout le monde bombardait tout le monde», a-t-elle déclaré le 21 décembre sur CNN.

Sur la chaîne américaine, elle a fait un terrible récit de la situation des civils bloqués à Alep-Est durant de longs mois de combats : «Ils vous racontaient comme ils mourraient de faim, comme ils étaient privés d'éducation, comment, s'ils avaient voulu passer à n'importe quel autre quartier, les terroristes les auraient tués, comment les jeunes filles, les petites filles, étaient exploitées pour ce djihad sacré, et victimes d'abus sexuels. C'est vraiment allé trop loin.»

L’actrice et réalisatrice est également revenue sur les tweets de Bana, la petite fille syrienne qui racontait son quotidien d’enfant à Alep-Est et dont les publications ont été largement reprises par une partie de la presse occidentale.

Je veux voir une vraie vidéo. Montrez-moi une vraie vidéo du moment où elle est exfiltrée d'Alep-Est, et je le croirai

«Je peux aussi vous assurer, quand je lisais les notes de préparation de tournage, à propos de ces jeunes filles qui tweetent, c'est impossible. J'ai été sur place... franchement... il n'y a pas d'internet, spécialement dans cette partie d'Alep, il n'y a pas d'électricité depuis plus de 85 jours, et très peu de gens ont la 3G !», a expliqué Carla Ortiz à CNN.

Auteur: RT France

 

Lorsque la journaliste lui a demandé comment Bana a pu envoyer ses tweets, la star bolivienne s’est faite catégorique : «Je suis vraiment désolé d'avoir à vous dire cela mais j'étais moi-même à Alep, et je ne pense pas qu'elle était à Alep, et je comprends toutes ces choses. Je veux voir une vraie vidéo. Montrez-moi une vraie vidéo du moment où elle est exfiltrée d'Alep-Est, et je le croirai.»


Pointée depuis des années par des observateurs du conflit tel que le spécialiste de la Syrie et chercheur à l’université de Tours Frédéric Pichon, la porosité entre les groupes de «rebelles modérés» et les djihadistes semble se confirmer avec les témoignages recueillis par Carla Ortiz. «J’étais là pendant une dizaine de jours du temps des évacuations. J’ai observé. Les gens vous racontaient leur histoire. Ils vous disaient : "Ce gars là est un terroriste." Pour eux c’est juste Daesh. Ils se moquent de savoir si c’est un rebelle, un soldat de l’armée syrienne libre, ils se fichent de savoir ce que c’est.»

Moi, j’étais là durant les fusillades et je peux vous en parler. Et eux, d’où tiennent-ils leurs histoires ?

Carla Ortiz se montre également critique vis-à-vis de la couverture médiatique occidentale des événements qui se déroulent en Syrie. Se confiant à Sputnik le 28 décembre, elle s’est notamment étonnée de l’absence de reporters occidentaux au coeur de l’action : «Même les médias les plus autoritaires qui opèrent dans le pays, je ne les ai jamais vus dans des situations comme celles où je me suis retrouvée [l'actrice a été kidnappée deux fois par des groupes rebelles]. Durant les derniers jours de mon séjour en Syrie, il y avait des membres des grandes chaînes qui ne sortaient pas de l’hôtel où je vivais.» «Moi, j’étais là durant les fusillades et je peux vous en parler. Et eux, d’où tiennent-ils leurs histoires ?», a-t-elle ajouté.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612281029391249-syrie-vision-actrice-bolivienne/
 

 

Lors de son passage du 21 décembre sur CNN, la réalisatrice avait conclu son intervention en larmes appelant à la fin du conflit : «En tant qu'humains, en tant que femmes, nous comprenons, en tant que mères, en tant que sœurs, et plus encore en tant que filles, que nos enfants ont le droit d'avoir le choix, et toutes les décisions que nous prenons dorénavant, que ce soit dans le business du divertissement, dans le milieu des médias d'informations, doivent participer à mettre fin à cette guerre.»

© Capture d'écran du compte Facebook @CarlaOrtizOfficial
Carla Ortiz a été particulièrement touchée par le sort des enfants lors de son long séjour en Syrie

 

La voix de la Syrie, le documentaire réalisé par Carla Ortiz, devrait sortir en Syrie et en Bolivie en juin 2017.

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TU-154: Une attaque électronique?

29 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #ISIL

TU-154: Une attaque électronique?

Selon des sources internes, les enquêteurs qui travaillent sur le crash du vol TU-154 qui transportait les « Choeurs de l’Armée Rouge » envisagent très sérieusement qu’une attaque par des moyens électroniques et électromagnétiques ait été à l’origine de la chute de l’avion.

Il est notoire que la Russie a développé des moyens d’attaques dans ce domaine, comme elle l’a montré en avril 2014 lorsque un simple survol par des jets Russes du bâtiment « USS Donald Cook » en Mer Noire avait bloqué tous ses équipements électriques. Le Donald Cook avait dû se faire remorquer pour rentrer à son port d’attache.
Il est donc tout a fait probable que l’OTAN et les Etats-Unis aient développé le même type d’armes.

On notera que des navires français sont positionnés dans la Mer Noire, dont le bâtiment « Dupuy de Lome »spécialisé dans les mesures radio électroniques. Dans l’Etat Major Russe on fait remarquer que le message de « condoléances » de la France n’a été transmis que par l’ambassadeur à Moscou, alors que la plupart des autres pays l’ont fait par leurs Présidents. Une manière de signer le crime?

Il sera quoiqu’il en soit très difficile de prouver une telle attaque, tout au moins sera-t’il possible de réfuter les autres hypothèses. Dans un tel cas de figure, cette attaque qui, selon un très haut responsable Russe, « nous atteint dans ce que nous avons de plus cher » devrait alors provoquer des « faits inexpliqués » touchant certains pays occidentaux dans les semaines à venir.

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Il y a plus d’une vérité à raconter dans la terrible histoire d’Alep (The Independent). Par Robert Fisk

29 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Source : Robert Fisk, 15-12-2016

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Robert FISK

Les politiciens, les « experts » et les journalistes occidentaux vont devoir reprendre à zéro leur copie au cours des prochains jours, maintenant que l’armée de Bashar al-Assad a repris le contrôle de l’est d’Alep.

Nous allons savoir si les 250 000 civils « prisonniers » dans la ville étaient effectivement aussi nombreux. Nous allons en apprendre beaucoup sur le fait ils n’avaient pas la possibilité de partir quand le gouvernement syrien et l’armée de l’air russe ont lancé leur bombardement féroce de la partie orientale de la ville.

Et nous allons en apprendre encore davantage sur les « rebelles » que nous – les Occidentaux, les États-Unis, la Grande-Bretagne et nos coéquipiers du Golfe – avons soutenu.

Il y avait après tout parmi eux, al-Qaïda (alias Jabhat al-Sham), le « peuple » – comme les appelait George W. Bush – qui ont commis les crimes contre l’humanité à New York, à Washington et en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. Rappelez-vous la guerre contre le terrorisme ? Rappelez-vous le « mal à l’état pur » qu’était al-Qaïda. Rappelez-vous tous les avertissements de nos services de sécurité bien-aimés au Royaume-Uni sur la façon dont al-Qaïda pouvait semer la terreur à Londres ?

Mais quand les rebelles, y compris al-Qaïda, se battaient dans l’est d’Alep, il n’en était plus question – car un conte d’héroïsme, de démocratie et de souffrance avait été mis au point pour nous, un récit avec des bons contre des méchants, du même acabit que celui explosif et malhonnête sur les « armes de destruction massive » en Irak.

À l’époque de Saddam Hussein, lorsque quelques-uns d’entre nous soutenions que l’invasion illégale de l’Irak mènerait à des catastrophes et à des souffrances incalculables, et que Tony Blair et George Bush nous poussaient dans la voie de la perdition, il nous incombait de constamment rappeler notre répugnance à l’égard de Saddam et de son régime. On nous rappelait inévitablement que Saddam était l’un des trois piliers de l’Axe du Mal.

Alors voici le mantra habituel que nous devons répéter ad nauseam pour éviter les habituels courrier haineux et les habituelles injures qui seront aujourd’hui versés sur quiconque se détournera de la version dominante et profondément biaisée de la tragédie syrienne.

Oui, Bashar al-Assad a brutalement détruit de vastes étendues de ses villes dans sa lutte contre ceux qui veulent renverser son régime. Oui, ce régime a une multitude de péchés accrochés à son nom : la torture, les exécutions, les prisons secrètes, le meurtre de civils et – si nous incluons les miliciens syriens sous le contrôle effectif du régime – une version effrayante de nettoyage ethnique.

Oui, nous devrions craindre pour la vie des médecins courageux de l’est d’Alep et des gens qu’ils ont soignés. Quiconque a vu les images du jeune homme sorti de la ligne des réfugiés fuyant Alep la semaine dernière, par les hommes du renseignement du régime devrait craindre pour tous ceux qui n’ont pas été autorisés à traverser les lignes du gouvernement. Et rappelez-vous comment l’ONU a dit avoir appris que 82 civils ont été « massacrés » dans leurs maisons dans les dernières 24 heures.

Mais il est temps de dire l’autre vérité : que nombre des « rebelles » que nous, les Occidentaux, avons soutenus – et que notre absurde premier ministre Theresa May a indirectement bénis lorsqu’elle a fait acte d’allégeance devant les acheteurs d’hélicoptères [saoudiens] la semaine dernière – sont les plus cruels et les plus impitoyables des combattants au Moyen-Orient. Et tandis que nous avons été abreuvés des horreurs d’Isis pendant le siège de Mossoul (un événement trop semblable à Alep, bien que vous ne le penseriez pas en lisant notre version de l’histoire), nous avons volontairement ignoré le comportement des rebelles d’Alep.

Il y a seulement quelques semaines, j’ai interviewé l’une des premières familles musulmanes à fuir l’est d’Alep à l’occasion d’un cessez-le-feu. Le père venait d’être informé que son frère devait en représailles être exécuté par les rebelles parce qu’il avait traversé la ligne de front avec sa femme et son fils. Il a condamné les rebelles pour avoir fermé les écoles et avoir placé des armes à proximité des hôpitaux. Et il n’était pas un maréchal pro-régime… Il avait même eu de l’admiration pour Isis pour leur bonne conduite dans les premiers jours du siège.

Environ à la même époque, les soldats syriens exprimaient en privé leur conviction que les Américains permettraient à Isis de quitter Mossoul pour attaquer à nouveau le régime en Syrie. Un général américain avait réellement exprimé sa crainte que les miliciens chiites irakiens puissent empêcher Isis de fuir à travers la frontière irakienne vers la Syrie.

Eh bien, c’est arrivé. En trois colonnes de camions-suicides et de milliers de partisans armés, Isis vient de se frayer un chemin à travers le désert depuis Mossoul en Irak et Raqqa et Deir ez-Zour dans l’est de la Syrie, pour reprendre la belle ville de Palmyre.

Il est très instructif d’examiner nos rapports sur ces deux événements parallèles. Presque tous les manchettes parlent aujourd’hui de la « chute » d’Alep face à l’armée syrienne – alors qu’en toute autre circonstance, nous aurions certainement dit que l’armée avait « repris » la ville aux « rebelles » – tandis qu’Isis aurait « recapturé » Palmyre quand (étant donné leur propre comportement meurtrier) nous aurions certainement annoncé que la ville romaine était « tombée » une fois de plus sous leur domination grotesque.

Les mots importent. Ce sont les mêmes hommes que ceux qui, après leur première occupation de la ville l’année dernière, ont décapité le savant de 82 ans qui a essayé de protéger les trésors romains, puis ont ensuite placé ses lunettes sur sa tête décapitée.

De leur propre aveu, les Russes ont effectué 64 bombardements contre les attaquants d’Isis à l’extérieur de Palmyre. Mais étant donné les énormes colonnes de poussière soulevées par les convois d’Isis, pourquoi l’armée de l’air américaine n’a-t-elle pas participé au bombardement de leur plus grand ennemi ? Mais non : pour une raison ou une autre, les satellites américains et les drones et les services de renseignements ne les ont pas repérés – pas plus que lorsque Isis a conduit des convois identiques de camions-suicides pour capturer Palmyre en mai 2015.

Il ne fait aucun doute que Palmyre représente un revers pour à la fois pour l’armée syrienne et les Russes – revers plus symbolique que militaire. Des officiers syriens m’ont dit à Palmyre plus tôt cette année qu’Isis ne serait jamais autorisé à revenir. Il y avait une base militaire russe dans la ville. Un avion russe nous survolait. Un orchestre russe venait de jouer dans les ruines romaines pour célébrer la libération de la ville.

Alors, que s’est-il passé ? Le plus probable est que l’armée syrienne n’a tout simplement pas le nombre de soldats nécessaire pour défendre Palmyre tout en reprenant l’est d’Alep.

Ils devront reprendre Palmyre rapidement. Mais pour Bashar al-Assad, la fin du siège d’Alep signifie qu’Isis, al-Nusra, al-Qaïda et tous les autres groupes salafistes et leurs alliés ne peuvent plus revendiquer une base ou créer une capitale dans la longue lignée des grandes villes qui forment la colonne vertébrale de la Syrie : Damas, Homs, Hama et Alep.

Revenons à Alep. Le récit familier et lassant de la politique et du journalisme a besoin d’être rafraîchi. La preuve est claire depuis quelques jours. Après des mois de condamnation des iniquités du régime syrien tout en occultant l’identité et la brutalité de ses adversaires à Alep, les organisations de défense des droits de l’homme – reniflant la défaite des rebelles – ont commencé il y a quelques jours à diffuser leurs critiques à l’égard de ces mêmes défenseurs.

Prenez le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. La semaine dernière, après les craintes tout à fait compréhensibles pour la population civile de l’est d’Alep et ses médecins et infirmiers, comme pour les civils soumis aux représailles du gouvernement et les « centaines d’hommes » qui ont disparu après avoir traversé la ligne de front, l’ONU a soudainement exprimé d’autres préoccupations.

« Au cours des deux dernières semaines, le Front Fatah al-Sham [en d’autres termes, al-Qaïda] et le Bataillon Abu Amara auraient enlevé et tué un nombre inconnu de civils qui avaient demandé aux groupes armés de quitter leurs quartiers afin d’épargner la vie des civils … « , a-t-il déclaré.

« Nous avons également reçu des informations selon lesquelles entre le 30 novembre et le 1er décembre, des groupes armés d’opposition ont tiré sur des civils qui tentaient de partir ». De plus, des « attaques aveugles » ont été menées sur des zones gouvernementales et densément peuplées à l’ouest d’Alep.

Je soupçonne que nous entendrons plus de choses dans les prochains jours. Le mois prochain, nous lirons également un nouveau livre effrayant, Merchants of Men, par la journaliste italienne Loretta Napoleoni, sur le financement de la guerre en Syrie. Elle a documenté les enlèvements-pour-argent par le gouvernement et les forces rebelles en Syrie, mais a également des mots durs pour notre propre profession de journalisme.

Les journalistes qui ont été enlevés par des gardes armés dans l’est de la Syrie, écrit-elle, « sont tombés victimes d’une sorte de syndrome d’Hemingway : les correspondants de guerre qui soutiennent l’insurrection font confiance aux rebelles et mettent leur vie entre leurs mains parce qu’ils sont de mèche avec eux. » Mais l »insurrection n’est qu’une variante du djihadisme criminel, un phénomène moderne qui n’a qu’un Dieu : l’argent. »

Est-ce trop dur pour ma profession ? Sommes-nous vraiment « de mèche » avec les rebelles ?

Certes, nos maîtres politiques sont – et pour la même raison que les rebelles enlèvent leurs victimes – inféodés à l’argent. D’où la disgrâce de Brexit May et sa bouffonnerie de ministres qui se sont prosternés la semaine dernière devant les autocrates sunnites qui financent les jihadistes en Syrie, dans l’espoir de gagner des milliards de livres dans les ventes d’armes post-Brexit au Golfe.

Dans quelques heures, le Parlement britannique doit débattre du sort des médecins, des infirmières, des enfants blessés et des civils d’Alep et d’autres régions en Syrie. Le comportement grotesque du gouvernement britannique a fait en sorte que ni les Syriens ni les Russes ne prêteront la moindre attention à nos lamentations pitoyables. Cela aussi doit être dit.

Robert Fisk

Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.

Original : http://www.independent.co.uk/voices/aleppo-falls-to-syrian-regime-bash…

Source : Robert Fisk, 15-12-2016

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Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils ! Par Robert Charvin

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Terrorisme

Source : Robert Charvin, 12-10-2016

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Lors de la Première Guerre mondiale, 5% des victimes étaient civiles ; aujourd’hui 90% des victimes des conflits armés sont des civils. Ces populations sont assassinées, affamées, déplacées, pillées. Les civils sont devenus, de plus en plus, des moyens de faire la guerre.

Cette situation est paradoxale. Le droit humanitaire s’est développé et jamais la question des droits de l’homme n’a été aussi systématiquement posée dans l’ordre international. Des tribunaux pénaux chargés de sanctionner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ont même été créés. Plus globalement, l’ « Humanitaire » jouit d’une image sacrée fortement médiatisée au point qu’exprimer un doute sur une culpabilité entraîne une suspicion de complicité criminelle sur celui qui l’émet !

Au-delà des invocations sans portée et ne témoignant qu’une compassion officielle, les Puissances violent à tour de rôle le droit humanitaire et les populations civiles sont massacrées lors de chaque conflit armé. Ces dernières décennies, il y a même une fuite en avant : refus du principe de négociation pour tenter de prévenir les conflits armés, transformation d’affrontements civils en guerres internationales infiniment plus destructrices, impunité de certains et sanctions contre d’autres, indifférence aux dispositions de la Charte des Nations Unies, etc.

Le comble est atteint lorsque ceux qui tuaient hier s’autoproclament juges de ceux qui tuent aujourd’hui, ou lorsque ceux qui eux-mêmes bombardent sans scrupule s’indignent des bombardements des autres !

L’actualité est révélatrice de ce délire à prétention moralisatrice !

On se souvient peut-être encore des destructions massives subies par les populations de Dresde, Hambourg, Hiroshima, Nagasaki puis, après la Seconde Guerre mondiale, de l’écrasement total sous les bombes de Pyong Yang (durant la guerre de 1950-1953), de Hanoï et de la totalité du Vietnam, etc., « quadrillée » par les B52 américains.

Plus proches de nous, on peut rappeler les bombardements de Belgrade, de l’Irak et les attaques contre Bagdad, les huit mois de guerre contre la Libye, les bombardements de Gaza matraquée par Israël, etc.

Pour excuser le fait que les bombardements tuaient des civils, les médias occidentaux dénonçaient le fait que l’ennemi et les populations civiles, « prises en otages », étaient mêlés…., l’essentiel étant cependant que les forces militaires alliées ne subissent pas de pertes importantes.

Surviennent le cas syrien et l’intervention de la Russie dans un « jeu » étrange de complicité objective des Occidentaux avec les Islamistes. Après quatre années d’une fausse guerre contre Daech, installé sur le territoire syrien, l’intervention russe a modifié les données.

La France et les États-Unis ne peuvent plus atteindre l’objectif principal : liquider le régime de Damas en se servant des forces islamistes installées solidement dans différentes villes, en particulier à Alep. En quelques mois, sur le terrain, les rapports de force se sont inversés. Les États-Unis ont même été conduits à intensifier parallèlement leurs efforts militaires contre Daech en Irak et les « préoccupations » humanitaires des autorités françaises sont devenues prioritaires !

Le « scandale » est que la Russie n’accepte plus que les « frontières » de l’OTAN s’avancent jusqu’à elle et que seules les bases militaires occidentales soient fondées à encercler les États censés être hostiles !

A propos d’Alep, l’ONU a proposé que les Islamistes quittent sous protection les quartiers de la ville où ils sont installés pour que les populations civiles soient épargnées. Mais les Puissances occidentales, subitement devenues « humanitaires » à l’approche de la défaite de leur stratégie, dénoncent seulement « Damas et son allié russe » qui bombardent Alep et ceux qu’elles qualifient opportunément non plus d’islamistes mais de « rebelles » ! (*)

C’est que des intérêts stratégiques de grande importance sont en jeu : au-delà du pétrole, la Syrie est une zone de transit de l’énergie depuis la découverte en Méditerranée de ressources pétrolières et gazières. Selon les Occidentaux et le gouvernement français en particulier, la Syrie comme l’Irak et comme la Libye devraient demeurer sous un « néo-protectorat ».

Par contre, il n’y a pas de réaction hostile à la guerre menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, si ce n’est un bref communiqué appelant à la « retenue » pour un bombardement saoudien du début du mois d’octobre faisant à lui seul 600 victimes (morts et blessés) civiles !

La reprise de Mossoul par les États-Unis et les forces de Bagdad se fera certainement sans perte civile car les bombes occidentales ont pour qualité exceptionnelle de distinguer les ennemis armés des civils désarmés !

Sera-t-il possible un jour de s’inspirer tout simplement de la Charte des Nations Unies qui interdit aux États le recours à la force armée et qui recommande la recherche de solutions politiques négociées, seules méthodes pour que les civils soient réellement en sécurité ?

* Ces « rebelles » opposés au régime de Damas sont armés par les États-Unis depuis 2013 et financés par l’Arabie Saoudite, en plus des revenus provenant du trafic pétrolier.

Source : Robert Charvin, 12-10-2016

 

59 réponses à Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils ! Par Robert Charvin

Commentaires recommandés

blue rider Le 28 décembre 2016 à 00h58
 
 

la question, du gaz naturel du Golfe Persique est largement débattue hors des circuits aboyeurs des médias traditionnels. Pour beaucoup comme moi elle est centrale et non périphérique. Même si le projet de gazoduc islamique signé entre Assad et Rouhani se heurte à de nombreuses difficultés techniques et financières (on peut compter sur les USA pour rendre le projet quasi impossible à monter), il n’en demeure pas moins que faire un gazoduc via la Syrie avec le Qatar procurerait à la France 4 fois plus de revenus qu’avec l’Iran. 1/ Par des prix du gaz plus facilement négociables 2/ Par la construction des infrastructures 3/ Par les circuits financiers privilégiant dollar, euro et banques françaises ou franco-qatarie, et surtout 4/ par le retour sur investissement : la Qatar est un tas de sable saturé. Pas l’Iran. Donc leur pognon, il le réinvestissent dans le CAC40 autant que chez eux. Pas l’Iran. Reste que le business est plus réaliste que la diplomatie française : depuis le deal Syrie-Iran, le Qatar vient de prendre 18% de Rosneft, et TOTAL d’investir pour 8 milliards d’euros en Iran. Mais la machine de guerre est lancée… combien de temps faudra-t-il pour la stopper ? Oui. Notre diplomatie a été monstrueuse sur ce coup là comme avant en Libye. Les USA abandonnent les neo-conservateurs… la France (et France Television…) suivront-ils en 2017 ?

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Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas". Par Mickael Zhekoo.

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #Politique intérieure, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La justice, #L'armée française

 

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas".

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du 13 novembre les gendarmes affectés à la sécurité de Valls (résidant dans le 11e à coté des terrasses ciblées) se sont précipités les premiers sur les lieux et voulaient intervenir au Bataclan.
Ils en ont informés la préfecture mais les ordres du ministère de l'intérieur ont été :
"vous ne vous en mêlez pas".
D'ailleurs dans le rapport parlementaire à ce sujet le GIGN et la BRI se sont plaints : les 1ers de n'avoir pu intervenir aussitôt, les 2nds que l'on empiète sur leur domaine d'action...
À l'issue, les valeureux gendarmes ont été tous mutés en Nouvelle calédonie loin des médias pour ne pas dévoiler le pot aux roses, leur intervention rapide aurait pu éviter des dizaines de morts et de blessés. 
Ils ont été discrètement médaillés début octobre, sans aucun officiel de la Métropole.

 

 
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Conférence de presse de Bachar Ja’fari, représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, le 19 décembre 2016 (Vidéo)

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #ISIL, #La Russie

Bachar El Jaafari

Bachar El Jaafari

Arrêt sur Info, 25.12.2016)

 

Conférence de presse de Bachar Ja’fari, représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, le 19 décembre 2016 (Vidéo)

Transcription :

Bachar Ja’fari : Bonjour à tous. Je tiens à faire la déclaration suivante après l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 2328 : l’insistance de la France et du Royaume-Uni pour présenter et adopter [à huis-clos] une telle résolution ne constitue qu’un nouvel épisode de la propagande continue contre la Syrie et son combat contre le terrorisme. Nous respectons les résolutions du Conseil de Sécurité, mais nous sommes conscients du but véritable de leurs efforts qui consiste à protéger les terroristes – je vais vous expliquer pourquoi dans un instant – et non le peuple syrien. Surtout après que la situation est devenue claire et qu’Alep a été libérée des groupes terroristes.

Je voudrais partager avec vous (cette information) : en ce moment même, les derniers terroristes dans certains districts d’Alep-Est évacuent leurs bastions, et ce soir même, Alep sera nettoyée. Le gouvernement syrien ne s’oppose pas à l’adoption de toute résolution qui respecte le droit humanitaire international, et (garantit) la protection des civils, ou vise à fournir aux civils une assistance médicale ou alimentaire, ou de protéger les installations médicales et éducatives.

Nous précisons cela car le gouvernement syrien, jusqu’à présent, fournit 80% de l’assistance humanitaire apportée à l’ensemble de notre peuple dans toute la Syrie, et en particulier aux civils qui sont toujours – espérons que ce soir, il n’y aura plus de civils – dans certains districts d’Alep-Est. L’ONU ne fait pas son travail correctement. Pour être concret, ces tâches constituent le devoir essentiel du gouvernement syrien envers ses citoyens, et il les a menées à bien durant les cinq dernières années.

Nous nous opposons aux tentatives de certains États membres de préparer et soumettre, sous une couverture humanitaire, des résolutions insidieuses formulées en termes vagues et en phrases alambiquées qui ont plus d’une interprétation, avec l’intention d’exploiter ces résolutions dans des objectifs inavouables, à savoir légitimer l’interférence étrangère et le renversement par la force d’un gouvernement légitime, ou même l’emploi de la force militaire. Ce genre de résolutions peut avoir beaucoup d’objectifs autres que les visées humanitaires annoncées. Nous nous souvenons tous de ce qu’ils ont fait à l’Irak, à la Libye et à d’autres pays, et (toujours) sous la couverture d’objectifs humanitaires. En Libye, ils voulaient (censément) protéger les civils : ils ont entièrement détruit le pays et transformé la Libye en plaque tournante internationale du terrorisme. L’Irak… il est inutile d’en parler.

Le gouvernement syrien, dans le cadre de son action humanitaire, a accueilli plus de 100 000 civils venus des districts d’Alep-Est entre le 26 novembre et le 14 décembre. De plus, le gouvernement a répondu à tous les besoins de ces civils, y compris l’assistance médicale. Il est nécessaire de souligner que le gouvernement syrien a fourni 80%, comme je l’ai dit, de la nourriture et de l’assistance d’urgence à ces familles, tandis que les organisations des Nations Unies n’en ont fourni que 20%, à peine 20%. Le gouvernement syrien exige à cet égard que les agences des Nations Unies jouent leur rôle et aident les habitants syriens d’Alep. Qu’ils les aident par des actes, et non par des paroles.

Le gouvernement syrien a accepté d’évacuer les groupes armés illégaux et leurs familles d’Alep. De nombreuses personnes appartenant aux prétendues familles des terroristes ont quitté les bus qui les transportaient vers l’extérieur d’Alep pour rejoindre l’Armée arabe de la République de Syrie et les zones contrôlées par le gouvernement. De nombreux membres de leurs propres familles ont décidé d’eux-mêmes de quitter les bus et les ont quittés, et nous avons les images, les vidéos, Youtube, Whatsapp, tout ce que vous voulez, ce qui prouve et corrobore ce dont nous parlons. Cela est très révélateur, Mesdames, Messieurs.
Cependant, les groupes terroristes armés ont à maintes reprises violé les termes de cet accord, en essayant d’emmener un certain nombre de prisonniers et de dépouilles de martyrs (de l’Armée syrienne) avec eux, ou de partir avec leurs armes à moyenne portée. Selon l’accord conclu avec eux, les terroristes devaient quitter leurs bastions en emportant seulement leurs armes légères, et sans emmener aucun otage avec eux, aucun corps de martyr. Ils n’ont pas respecté ces clauses de l’accord et ont emporté leurs armes à moyenne portée et de nombreux soldats et civils syriens kidnappés avec eux, ainsi qu’un grand nombre de dépouilles de martyrs. Telle est la raison pour laquelle toute l’opération a été arrêtée hier.

Malgré tout cela, le gouvernement syrien reste prêt à évacuer les groupes armés illégaux restants, dans les dernières poches terroristes d’Alep-Est, et il a préparé hier un convoi pour évacuer 3750 terroristes et leurs familles.

Malheureusement, certains États membres du Conseil de Sécurité et les médias dominants continuent à défendre et à soutenir l’opposition syrienne armée génétiquement modifiée, qui est par définition modérée, tout en fermant les yeux sur leurs crimes, comme l’incendie des bus d’évacuation hier. J’imagine que vous êtes au courant. Les médias vous ont dit que les terroristes n’ont brûlé que 5 bus. Non, ce n’est pas vrai. Ils ont brûlé 25 bus, et ont pris leurs chauffeurs en otages. Et ils en ont tué 3. Et ils ont utilisé une fillette de sept ans pour commettre un attentat suicide. Sept ans. Une fillette kamikaze. Contre un poste de police à Damas il y a deux jours. J’imagine que vous êtes aussi au courant de cela. Mais la France et d’autres pays membres, et le Conseil lui-même, n’ont pas prononcé le moindre mot de condamnation contre ces attaques terroristes contre les bus d’évacuation qui devaient évacuer les malades et les blessés de Kafraya et Alfou’a. Ils n’ont pas dit un seul mot sur cette fillette de sept ans envoyée commettre un attentat-suicide, activé par télécommande depuis l’extérieur du poste de police. Ces Messieurs à l’intérieur n’ont pas pu trouver le temps pour émettre une condamnation.

Bien que nous soyons convaincus que certains États membres du Conseil de Sécurité cherchent à sauver leurs terroristes modérés de leur sort, nous considérons l’adoption de cette résolution comme un test légal et moral pour ces pays, comme une chance qui leur est donnée, si vous voulez, de prouver leurs bonnes intentions, pour autant qu’ils en aient la moindre, et leur véritable intérêt à répondre aux besoins humanitaires du peuple syrien, sans aucun agenda caché hostile et agressif à l’encontre du gouvernement et du peuple syriens.

Je voudrais enfin partager avec vous cette information : les autorités syriennes compétentes ont obtenu des informations selon lesquelles de nombreux officiers étrangers des services de renseignements et de l’armée qui se trouvent à Alep-Est avec les groupes terroristes essayent de quitter leurs bastions et Alep-Est.

Je vais vous révéler leurs noms et nationalités :

Mutaz Oglakan Oglu, turc.
David Scott Winer, américain.
David Schlomo Aram, israélien.

Muhammad Cheikh al-Islam al-Tamimi, qatari.
Muhammad Ahmad al-Sibyan, saoudien.
Abd al-Mun’im Fahd Lahrej, saoudien.
Ahmad b. Nawfal Ladrij, saoudien.
Muhammad Hassan al-Subayi, saoudien.
Qasim Sa’d al-Chumri, saoudien.
Ayman Qasim al-Tha’labi, saoudien.
Amjad Qasim al-Tirawi, jordanien.

Muhammad al-Chafi’i al-Idrisi, marocain.

Ces individus appartenant à « l’opposition syrienne modérée« , qui sont de nationalités étrangères, essaient de s’échapper d’Alep-Est avec les terroristes, et c’est la raison pour laquelle vous avez vu ce mouvement hystérique vers le Conseil de Sécurité depuis trois jours. Car l’objectif principal est de sauver ces terroristes étrangers, officiers des services de renseignements, de la part de ces pays mêmes qui ont poussé à l’adoption de la résolution, pour les faire sortir d’Alep.

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, l’ONU déclare, au plus haut niveau, que votre gouvernement ne permet pas l’acheminement d’aide humanitaire en Syrie, mais vous affirmez que l’ONU ne joue pas son rôle pour acheminer cette aide humanitaire. Je n’ai que deux petites questions, Monsieur l’ambassadeur. Premièrement, allez-vous pleinement appliquer cette résolution en Syrie, et deuxièmement, allez-vous permettre l’acheminement de l’aide humanitaire de l’ONU à Alep et aux autres parties de la Syrie. Merci.

Bachar Ja’fari : La résolution que nous venons d’adopter au Conseil a été appliquée par le gouvernement syrien depuis 5 ans. Ce n’est donc pas quelque chose de nouveau pour nous. Au contraire, nous accueillons volontiers les bonnes intentions (pour autant qu’elles existent) derrière l’adoption de cette résolution. C’est-à-dire que nous aimerions voir des partenaires sincères à nos côtés pour appliquer cette résolution, car jusque-là, nous avons toujours eu un « aller simple » dans le déploiement de l’assistance humanitaire en Syrie. Ça a toujours été le gouvernement syrien qui fournissait 80% de l’assistance totale. Il est donc temps pour ceux qui prétendent avoir de bonnes intentions à l’égard du peuple syrien de partager ces fardeaux humanitaires avec le gouvernement syrien. Nous ne sommes pas attristés par cette résolution, car cela va dans le sens de nos efforts quotidiens.

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, deux petites questions. Dans les prochaines 24 heures, votre gouvernement permettra-t-il aux observateurs de l’ONU d’accéder à Alep-Est ? Et votre gouvernement garantit-il la sécurité des observateurs de l’ONU à Alep ?

Bachar Ja’fari : Attendez, attendez, vous lisez mal la carte, mon ami. Vous lisez mal la carte, et vous n’avez pas lu la résolution, ou vous ne suivez pas correctement les événements.

Est-ce que nous allons implémenter la résolution, est-ce votre question ?

Journaliste : Oui. Allez-vous laisser les observateurs accéder à Alep?

Bachar Ja’fari : Très bien. Excellent. Nous parlons d’observateurs qui sont déjà sur place, nous ne parlons pas d’observateurs qui vont venir de Mars ou Jupiter. La résolution parle des observateurs qui sont déjà sur place. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge syrienne, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les Nations Unies, toutes ces organisations sont déjà sur place. Personne d’autre ne viendra en plus de ceux qui sont déjà présents. Il n’est nullement question de former ou d’établir une nouvelle force venant de l’extérieur pour remplacer ceux qui sont sur place. La résolution mentionne l’ONU, l’ICRC, la Croix-Rouge syrienne comme les organisations devant superviser et appliquer cette résolution. Elles sont (déjà) là-bas ! Elles appliquent cette résolution depuis des années.

Journaliste : Est-ce que votre gouvernement garantit leur sécurité ?

Bachar Ja’fari : Cela fait 6 ans que nous garantissons la sécurité des personnels de l’ONU. Six ans ! Et aucun des personnels de l’ONU n’a été tué, blessé ou enlevé. Pour votre information, cher Monsieur. Et cela nous a coûté très cher car beaucoup de nos officiers et de nos travailleurs humanitaires ont été tués pour cela.

Journaliste : Selon votre gouvernement, qui est responsable de l’incendie des bus à Al-Foua et Kafraya ? Quels groupes ?

Bachar Ja’fari : Le groupe qui a brûlé les bus s’appelle Saraya al-Tawhid. Saraya al-Tawhid, qui fait partie d’al-Qaïda, et Jaysh al-Fatah, affilié aux services de renseignement turcs.

Journaliste : Des gens ont-ils pu quitter ces deux localités ? Quel est le statut des civils à Al-Foua et Kafraya ?

Bachar Ja’fari : Ils ont tué 3 chauffeurs, kidnappé les 22 chauffeurs restants, brûlé 25 bus. Ils ont bien sûr empêché l’évacuation des blessés de Kafraya et Al-Foua. Mais aujourd’hui, nous sommes parvenus à évacuer des centaines de ces blessés de Kafraya et Al-Foua.

Journaliste : Monsieur l’ambassadeur, vous avez donné ces noms et ces nationalités (d’officiers étrangers), que comptez-vous faire d’eux ? Allez-vous les laisser partir allez-vous les arrêter ? Car vous avez manifestement toutes les informations, et vous contrôlez la zone et le terrain Qu’allez-vous donc faire ?

Bachar Ja’fari : Nous allons les capturer, mon ami, et vous les montrer.

Journaliste : Seulement eux, ou également d’autres combattants ?

Bachar Ja’fari : Je parle des officiers de renseignement étrangers dont j’ai mentionné les noms il y a quelques minutes. Vous voulez les voir ? On va vous les montrer [*].

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, les bus qui ont supposément été brûlés à Alep-Est…

Bachar Ja’fari : Ils n’ont pas été « supposément » brûlés. N’avez-vous pas vu les photos ?

Journaliste : Je dis « supposément » car ils n’ont pas été brûlés par ceux que vous prétendez (coupables) de l’incendie. Certaines personnes disent qu’ils ont été brûlés par des combattants étrangers comme le Hezbollah…

Bachar Ja’fari : Oubliez ces prétendues personnes, j’ai le film de l’incendie des bus, avec le leader du mouvement qui a brûlé ces bus criant « Allahu akbar » et s’identifiant, nous avons leur déclaration à ce propos… Voyons, mon ami, voyons. Laissez-moi respirer. Laissez-moi respirer, s’il vous plaît.

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, vous avez donné toute une liste de noms d’individus qui sont selon vous…

Bachar Ja’fari : Des gens très bien, oui.

Journaliste : … des agents de renseignement originaires de…

Bachar Ja’fari : Non, non, ils font partie de l’opposition syrienne modérée.

Journaliste : Oui.

Bachar Ja’fari : Génétiquement modifiés.

Journaliste : Sont-ils toujours à Alep-Est ?

Bachar Ja’fari : Oui.

Journaliste : Ils sont toujours là-bas ?

Bachar Ja’fari : Oui. Et c’est pourquoi vous avez vu ce mouvement hystérique (à l’ONU) durant le week-end par la France, le Royaume-Uni et les Américains, car ils veulent garantir leur sortie d’Alep-Est en sécurité.

Journaliste : Monsieur l’ambassadeur, comment avez-vous pu obtenir leurs noms ?

Bachar Ja’fari : Nous n’avons pas de services de renseignements efficaces. Merci infiniment.

Traduction Sayed Hasan

[*] Cette nouvelle a été propagée au départ par trois sites internet qui ne sont pas forcément fiables. Chacun doit savoir que dans tout conflit des agents secrets occidentaux sous anonymat – spécialement israéliens, français, israéliens, britanniques, américains – sont très nombreux à être mêlés aux forces belligérantes en présence. Dès l’instant où Bachar Ja’fari voit son intérêt à donner du poids à ce qui est une donnée de routine, et qu’il affirme vouloir montrer « ces officiers », il doit être cohérent avec ce qu’il a dit en montrant les photos. Dans toute guerre la propagande est massive de tout côté. Tout journaliste se doit de ne pas y prêter le flanc et à ne publier que « des informations dont l’origine est connue ou les accompagner des réserves qui s’imposent« .

Source : http://sayed7asan.blogspot.fr/

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La guerre radio-électronique et le crash du Tu-154. Par Alexandre Artamonov

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La guerre

La guerre radio-électronique et le crash du Tu-154

Un avion de la Défense russe se dirigeant à Khmeimim, base aérienne russe en Syrie, est tombé après le décollage dans les eaux territoriales russes. Les musiciens et les journalistes se trouvant à bord ont tous péri dans cet accident. Aucun rescapé, comme toujours lorsqu'il s'agit d'une catastrophe aérienne... Ces lignes qui ont fait le tour du monde ne reflètent pas vraiment tout le dramatisme de ce qui est en train de se jouer dans le bassin de la mer Noire.

http://pravda-team.ru/france/image/preview/article/9/1/4/1303914_five.jpeg

 

Il se trouve que l'avion en question a été en « grande visite », comme disent les avionneurs, en septembre dernier ce qui veut dire que tous les systèmes - avionique, propulseurs, hydraulique - ont été mis en révision. Qui plus est, cet avion desservait une commande spéciale : les musiciens de l'ensemble de musiciens Alexandrov (Choeur de l'Armée Rouge), les ballerines qui s'y sont associées et les journalistes de la grande chaîne de télévision devant participer aux festivités du Nouvel An organisées par la Défense russe pour le corps expéditionnaire russe en Syrie. Vous pouvez bien imaginer que l'appareil aurait dû être bichonné jusqu'au dernier boulon. Mais voilà qu'il tombe sans raison apparente, un peu comme si c'était dans le Triangle de Bermudes.

Il est à dire que le désastre est arrivé juste après le décollage les 3 moteurs s'étant arrêtés simultanément parce que le Tupolev est tombé dans un total silence - tel que les observateurs de passage se trouvant sur la berge, à une distance d'1,5 km, ont entendu le bruit de l'eau qui se refermait sur la coque engloutie. L'épave gît à une profondeur de 50-70 mètres avec les débris qui se sont dispersés à une très grande distance à cause du courant qui est particulièrement fort dans cet endroit et une mer hivernale démontée. Tout ça pour dire qu'il serait difficile de retrouver les boîtes noires qui, dans ce type d'avion, ne sont pas encore pourvus de balises électroniques. Difficile, mais possible puisqu'une équipe de plongée faisant plus d'un millier de personnes est déjà sur place pour travailler dans les conditions particulièrement éprouvantes.

Les avions tombent, hélas, et assez régulièrement, mais la bizarrerie de ce dernier crash a été remarquée par plus d'un observateur. Non seulement l'avion était dans un état excellent et le vol étroitement surveillé, mais, qui plus est, l'équipage n'a donné aucune alerte par radio. La tour de contrôle a pu juste constater la disparition du Tupolev. Point, à la ligne.

Ayant passé plus de 15 ans dans l'aviation civile et militaire, je suis en droit de dire qu'il s'agit d'un cas rarissime - beaucoup plus rare que la disparition de l'avion de ligne Malaysian Airlines dont l'épave n'a jamais été découverte ni aucune hypothèse viable sur le crash avancé. Quoi qu'il en soit, un grand nombre de professionnels militaires russes estiment qu'aucune raison logique n'aurait pu mener à un tel dénouement tragique. D'aucuns avancent l'hypothèse d'un missile de croisière ou d'un missile antiaérien portable de type « Stinger ». Il est cependant sûr que si ça avait eu lieu, on aurait dû enregistrer l'impact et l'éclair au moment de la déflagration sans parler du suivi du tracé du missile qui eût pu être réalisé par les moyens de surveillance de la mer Noire. Donc une telle éventualité de tir terroriste est fort peu probable.

Reste la dernière version des faits qui, à bien y réfléchir, n'est pas si futuriste que ça. Depuis très longtemps, les Russes parlent de leurs armes ultra-sophistiquées dans le domaine de la défense anti-aérienne et du brouillage électronique. Les moyens de la guerre électronique seraient tellement sophistiqués que le passage d'un seul avion russe au-dessus d'un croiseur américain qui était d'ailleurs en mer Noire à ce moment-là, a provoqué le blocage de tous les systèmes électroniques y compris la liaison avec le satellite et les systèmes d'armements embarqués. Le croiseur a dû même rebrousser chemin pour revenir à Istanbul. Cette information prouve, de façon éloquente, que l'on peut très bien bloquer l'avionique de bord avec les moyens de guerre radio-électronique qui peuvent servir d'arme offensive. Si les Russes l'ont fait, il serait logique de supposer que l'OTAN a à sa disposition les armements de même type. Un groupe aéronaval américain est actuellement localisé en mer Noire et a été même renforcé de plusieurs bâtiments. Deux bâtiments de guerre français « Dupuy- De-Lôme », le meilleur d'ailleurs dans le domaine de la lutte radio-électronique et « Le Chevalier Paul » croiseraient également dans le même périmètre. Il est extrêmement difficile de repérer un faisceau radio-électronique dirigé. Et quand bien même les Russes réussissent à démêler l'écheveau, auraient-ils le courage de faire porter le chapeau à l'OTAN ?

Il est également vrai que s'il s'agit d'une acte ennemi (l'usage d'un bâtiment de guerre n'a rien d'un acte terroriste mais équivaut à des hostilités ouvertes entre les Etats), le moment a été très bien choisi. Non seulement la date est symbolique : c'était Noël hier (c'est vrai que les Russes orthodoxes le fêtent selon le calendrier julien plutôt le 7 janvier, mais une partie d'Eglises orthodoxes le fait bien le 25). En plus, l'avion appartenait à la Défense russe et le Choeur de l'Armée Rouge est le symbole même de l'armée russe. Enfin, dernière chose à dire, la catastrophe s'est passée au moment du départ d'Obama qui crache le feu à propos de l'avènement de Donald Trump et de l'éventuelle amélioration des relations avec la Russie.

Le symbolisme a forcément un rôle a joué. On n'a pas oublié la tempête diplomatique qu'avait déchaînée le concert donné par l'orchestre russe dirigé par le très célèbre Guerguiyev dans le théâtre antique d'Alep, juste après la libération de la cité antique. De tout temps les symboles ont leur force et leur mysticisme : faire tomber un avion militaire avec le Choeur de l'Armée Rouge qui s'est envolée pour célébrer le Nouvel An après la libération d'une grande partie de la Syrie est plus que symbolique. Quant aux moyens mis à exécution, je considère que la piste mentionnée serait à prendre en considération. Et si la France en sait quelque chose, on ne serait pas étonné par le laquais de l'Elysée qui, à la différence de la majorité des chefs de l'État (y compris les Américains), s'est bien gardé d'exprimer ses condoléances au Kremlin se limitant juste à un bref message de la part de l'ambassadeur à Moscou. S'agit-il juste d'un acte cynique ou y a-t-il là matière à réflexion ?


http://www.pravdafrance.com/authored/26-12-2016/1303914-RUSSIA-0/

 

Par Alexandre Artamonov

Le 26 décembre 2016

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Tu 154: L'incompréhensible crash de l'avion militaire russe à Sotchi. Par Karine Béchet Golovko

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch, #le nazisme

Mardi 27 décembre 2016

 

Tu 154: L'incompréhensible crash de l'avion militaire russe à Sotchi

 
 
 
 
Noel, cette année, a été endeuillée par un tragique évènement: le crash d'un avion militaire russe à Sotchi, avec à son bord 9 journalistes, le Choeur Alexandrov et l'humanitaire Docteur Liza, se rendant en Syrie pour soutenir les militaires russes et apporter des médicaments pour les civils. A un peu plus de 5h du matin, après 7 minutes de vol, il s'écrase dans les eaux côtières. 92 personnes, 92 morts. 
 
Il est difficile de traduire l'émotion qui s'est emparée de la société russe. Le Choeur Alexandrov est un symbole, une force, depuis sa première prestation en 1928. Il a accompagné les hommes au front lors de la Seconde guerre mondiale, a été présent sur tous les lieux de conflits, se produit dans le monde entier. Churchill, en 1945, disait de lui qu'il était l'arme chantante de l'Union soviétique.
 
Elizabeth Glinka est née à Moscou d'une famille de militaire et de médecin. Elle fait sa médecine, épouse un avocat belge d'origine russe, Glinka, et part aux Etats Unis avec lui en 1986, où elle va se spécialiser dans les soins paliatifs. Elle participe à la création de la première unité de soins paliatifs à Moscou, ensuite part avec son époux deux ans à Kiev à la fin des années 90, travaillant dans des projets américains liés au domaine médical. En 2007, à Moscou, elle va fonder sa Fondation financée par le parti Russie Juste, entrera dans l'activisme politique un instant avec la Ligue des électeurs qui doit surveiller les élections dans la foulée de Bolotnaya. Toutefois, si elle est profondément ancrée, de part son parcours, dans le clan de d'opposition libérale, elle ne prend pas de position politique particulière et s'en éloigne petit à petit. A partir de 2014, même si son discours ne change pas, elle va s'investir pour aider les enfants du Donbass victimes des bombardements ukrainiens, puis prolonge son action en Syrie. Des centaines d'enfants lui doivent la vie.
 
En coulant au fond de la mer, cet avion a emporté avec lui des symboles vivants, forts, qu'il sera impossible de remplacer prochainement. 
 
Mais que s'est-il passé? Ici, la communication cahotique laisse à désirer. Les services répètent comme une incantation qu'il ne s'agit pas d'un acte terroriste. Une véritable incantation. Et aucune version n'est totalement plausible. 
 

 
Selon le FSB et le Ministère des transports en charge de l'enquête sur les causes de cette tragédie, il y a quatre explications prioritaires:
 
  1. intrusion de corps étrangers dans les moteurs - peut être une attaque groupée de canards sauvages pour toucher simultanément les 3 moteurs?
  2. essence de mauvaise qualité - finalement, après vérification, il a été prouvé que tout était correct
  3. erreur de pilotage
  4. problème technique
Mais, rien à ce jour ne permet de dire qu'il s'agit d'un attentat.
 
La première boîte noire vient d'être retrouvée et espèrons qu'elle donnera plus d'informations et permettra une communication plus cohérente que ce à quoi nous avons assisté depuis dimanche.
 
Rappelons certains faits: 
 
  • En dehors des 13 corps retrouvés, l'on a également trouvé 160 morceaux de corps.
  • Le fusillage de l'avion est en morceaux, notamment de petits morceaux, en plus des morceaux de moteurs et différents éléments de l'appareil.
  • Tout s'est passé tellement vite que les pilotes n'ont pas pu signaler quoi que ce soit à la tour de contrôle, ni même appuyer sur le bouton de SOS. 
Dimanche, l'on apprend que l'arrêt à Sotchi n'a rien d'extraordinaire, cela se fait courament lorsque l'avion doit continuer en Syrie, un des journalistes à bord envoie un message depuis le départ à Moscou disant que le vol doit prendre environ 5h, mais s'ils s'arrêtent comme prévu à Sotchi, ça pourra prendre plus longtemps.
 
Depuis Lundi, la communication dérape. Le mot est simple: ce n'est pas un attentat. A aucun prix. Semblerait-il même à celui de la réputation. Dans le désordre.
 
Les médias lancent que parmi les corps remontés, certains avaient des gilets de sauvetage. Donc ... donc ... c'est un accident. Le ministère de la défense réagit immédiatement, vertement, et qualifie cela "d'insinuations ignobles".
 
Sur les plateaux de télévision, chacun fait son focus. Sur Rossiya 24, dans l'émission Fakty (Les faits), l'on est noyé sous les détails techniques des courants marins, du relief des fonds, des fiches techniques de l'avion, des appareils de recherches etc. Sans aucune analyse. Dans l'émission 60 minutes sur Rossiya 1, les experts vantent la qualité de la formation des pilotes, la robustesse de l'avion, la minutie dans le contrôle. Dès que la conversation glisse, donc, vers l'attentat, dernière explication possible, là aussi, c'est impossible: les contrôles sont sérieux. Bref, c'est impossible, car c'est impossible.
 
Dans la presse, l'on voit apparaître des articles expliquant que l'attentat est impossible car ... il ne devait pas aller à Sotchi, mais à Mozdoka. Toutefois, en raison du mauvais temps, au denier moment, sans que personne ne soit au courant, en cours de route, il s'est détourné vers Sotchi.... Soit, le journaliste qui parlait de Sotchi avant même que l'avion n'ait décollé de Moscou était alors visionnaire.
 
Et plus le temps passe et plus l'hystérie gagne les "sources" journalistiques. L'on frôle la science-fiction aujourd'hui. L'idée qui semble vouloir être "vendue" est que les pilotes auraient tenté de poser l'avion sur la mer, mais sans succès.
 
Ainsi, alors que dimanche soir l'on sortait comme témoin un "pêcheur" qui n'aurait pas du tout entendu d'explosion - donc ce n'est pas un attentat, le plus important - aujourd'hui, il faut aller plus loin, le pêcheur ne fait plus le poids. Apparaît tel un deus ex machina un garde-frontière qui, lui, sur son petit bateau, aurait absolument tout vu ... mais rien dit jusqu'à présent... Ce témoin surprise explique que l'avion tanguait, que les pilotes ont tenté de le poser, mais le choc avec la surface a fait se détacher la queue et l'avion a coulé. 
 
Donc, les pilotes n'ont pas eu le temps d'appuyer sur le bouton SOS, car nous disait-on c'est allé trop vite et ils n'ont pu réagir. Mais, ils ont eu le temps de tenter un amerrissage. Sans contacter la tour de contrôle. Et le garde frontière, n'a pas signalé le lieu du crash, puisqu'il a fallu plus d'une journée pour trouver le lieu exacte. Même si la zone des recherches ne cesse d'être élargie. Et encore, malgré un amerrissage, les corps sont en morceaux, les moteurs aussi et le fussillage, n'en parlons pas. Soit ...
 
Espèrons que la boîte noire donnera des explications plus plausibles. Car, pour l'instant, ce qui s'est passé est incompréhensible. Contre la thèse de l'attentat: les morceaux remontés, selon le FSB, ne portent pas de traces d'explosifs.
 
Dans tous les cas, le FSB a entièrement raison: ce n'est pas un attentat. Dans tous les cas, cela n'a rien à voir avec du terrorisme: soit une erreur de pilotage ou un défaut technique, soit c'est beaucoup plus qu'un attentat. Car ce n'est pas un groupe extrémiste qui pourrait faire tomber ainsi un avion militaire partant d'un aérodrome russe. Dans ce cas, les implications seraient beaucoup plus graves et dépasseraient de loin la question terroriste.
 
Laissons donc l'enquête se dérouler et espèrons que la communication se calmera, que l'on n'assistera pas à une guerre interne des structures pour se dédouaner de ce qui est arrivé, ce que laisse à penser ces couacs médiatiques. Parfois il vaut mieux ne rien dire que sortir ce genre d'affabulations, au minimum par respect pour les familles de ceux qui ont péri. Dans ce qui est une véritable tragédie, humaine et symbolique. C'est pourquoi, qu'il s'agisse d'un acte volontaire ou d'un accident, dans tous les cas, la société attend une réaction forte de l'Etat.
 
Vidéo sur les morceaux sortis de l'eau:
 
 
Dernière conversation entre les pilotes et la tour de contrôle, tout est normal:
 
 
Emission 60 minutes du 26 décembre sur les causes possibles du crash:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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