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Le blog de Lucien PONS

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Crime contre l'humanité: Les Etats-Unis, Le Royaume Uni et la France viennent de contaminer la Syrie pour plusieurs milliards d'années

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

dimanche 15 avril 2018

Crime contre l'humanité: Les Etats-Unis, Le Royaume Uni et la France viennent de contaminer la Syrie pour plusieurs milliards d'années

 
Nous avons vu que cette attaque n'a même pas été confirmée, et de toute façon, une attaque de ce genre ne pollue pas une zone sur une longue période. Or, les missiles de croisière qui ont été largués sur la Syrie cette semaine disposent tous d'uranium appauvri, une matière radioactive particulièrement persistante dans l'environnement.
 

Tomahawks
 
 
"Considérons l’impact d’un missile de croisière Tomahawk qui porte 3 kg (meilleur cas) ou 400 kg (pire cas) d’uranium appauvri. 
 
L’impact produit un nuage de détritus de dimension variable, après combustion violente à environ 5 000° C. Les grains de poussière sont, comme on l’a dit, composés de particules de dimensions de l’ordre du micron [0.5 - 5]. De 500 à 1 000 mètres de l’impact on peut respirer des nuages de densité suffisante pour causer des doses significatives, composées de particules qui ont une masse d’environ 0.6 à environ 5 nanogrammes (6-50 x 10-10gr.). Une estimation a été effectuée selon le code de calcul de doses GEN II [9], en négligeant les effets dus à l’incendie et en considérant seulement l’exposition pour une inhalation d’une heure due à la dispersion simple du matériau, sans considérer certains facteurs qui pourraient faire ultérieurement augmenter l’exposition. En une heure on peut inhaler des grains de poussière radioactifs provenant du nuage en quantité déjà notables". 
 
 
Le journal militaire de référence Jane a confirmé par deux fois le fait que les Tomahawk contiennent de l'uranium appauvri.
 
 
Scalp-EG / Storm Shadow
 
L'armée française quand à elle a utilisé 9 missiles Scalp via des Rafales et 3 missiles de croisière navals MdCN et les Tornadoes des Storm Shadow (en fait des Scalp pour le marché britannique). Un témoignage officieux au sein de l’armée française (soldat travaillant dans la gestion des munitions) a confirmé l’utilisation d’uranium dans le SCALP (Storm Shadow). Dans le passé, le ministère de la Défense Britannique a confirmé sur son propre site pour janvier 99 des "Recherches anglo-françaises sur une ogive tandem avec charge arrière doublée d'uranium appauvri". C'est exactement la description du missile Scalp-EG déployé à partir de 2002. Depuis, le site a censuré sa propre information mais Internet a bonne mémoire. L'armée française n'a évidemment pas du tout communiqué sur le sujet. On ne peut sur ce point lui reprocher son manque de discrétion. On ne connaît donc pas la quantité d'uranium appauvri dans missiles mais il est peu probable qu'on en trouve moins que dans les Tomahawks américains.
 
Donc au minimum, 300 kilos d'uranium appauvri ont été pulvérisées dans le ciel et les terres syriennes cette semaine (potentiellement plus de 3,5 tonnes). Voyons un peu ce qu'est cet élément radioactif persistant.
 
 
 
L’uranium appauvri (isotope U238, abréviation « UA ») est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium et du traitement du combustible usé. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé dans un réacteur mais cela ne le rend pas moins dangereux, bien au contraire. Cette substance est très toxique. Par ailleurs, de tous les éléments radioactifs, l’uranium appauvri est celui qui reste radioactif le plus longtemps, avec une demi-vie de 4,47 milliards d’années.
 
L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Étant un métal lourd, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des chars blindés et des tanks. Il est tellement dur qu’il ne se déforme pas lorsqu’il entre en contact avec sa cible. On peut comparer cette pénétration à celle d’un caillou dans l’eau.
 
Au contact de sa cible, l’uranium s’enflamme, relâchant en grande quantité de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant tout l’environnement."
 
 
 
Les propriétés chimiques et radiologiques de l’uranium appauvri ont des impacts désastreux sur l’environnement et les êtres humains. La contamination à l’uranium appauvri se fait quasi exclusivement de manière interne, car le rayonnement émis par l’UA est de type alpha, et donc très court. Ainsi, il y a trois voies majeures de contamination, par inhalation, ingestion ou lésion cutanée. C’est l’inhalation de particules qui est la plus dangereuse pour les êtres vivants.
 
Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, l’uranium appauvri atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers (dont leucémies) et les malformations congénitales. Les effets ne sont pas les mêmes selon l’intensité et la durée d’exposition, mais aussi selon la nature physique et chimique de l’uranium appauvri, qui peut varier d’un obus à l’autre. En outre, les enfants sont beaucoup plus vulnérables aux effets de l’uranium appauvri. Même une faible dose peut avoir des effets. La Commission Internationale de Protection Radiologique a été obligée d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existait pas de seuil d’innocuité.
 
On observe ces pathologies chez les populations victimes de bombardements à l’uranium appauvri, mais aussi chez les vétérans des conflits irakiens, des Balkans ou encore d’Afghanistan."
 
 
Conclusion

 Ces trois pays ont donc riposté à une attaque chimique (au mieux fictive, au pire très limitée dans sa zone d'action) par des frappes qui vont contaminer de façon étendue et particulièrement persistante la Syrie et ses habitants déjà très éprouvés par 7 années de guerre. Comme toujours, ce seront les plus vulnérables, les bébés, qui risqueront de souffrir de graves malformations et de cancers.
 
 
 
Voilà donc la seule "riposte humanitaire" qu'ont trouvé à faire nos gouvernements face à la tragédie syrienne.
 
Quand l'hypocrisie occidentale atteint des sommets...
 
 
 
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Emmanuel Todd : « Il ne s’est rien passé en Syrie ; l’Occident est perdu »

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Emmanuel Todd : « Il ne s’est rien passé en Syrie ; l’Occident est perdu »

Une analyse top niveau d’Emmanuel Todd sur la situation en Syrie et dans l’empire après les bombardements de la coalition occidentale sur Damas.

 


Je suis un peu rassuré parce qu’il ne s’est rien passé. Quand on suivait la presse anglo-américaine, ce que je fais tous les matins, on était dans une séquence anti-russe. En fait ce qui montait depuis les affaires d’Angleterre, ce qui montait dans le discours, c’était une sorte de montée en puissance d’une sorte de russophobie absolument mystérieuse et qui mériterait analyse. Et les derniers développements diplomatiques, c’était les Américains et Trump faisant des tweets menaçant d’une frappe massive, etc. Et les Russes disant : eh bien écoutez, si c’est ça, nous allons utiliser notre défense anti-aérienne et ce système qui fait peur à tout le monde, le système S400 qui est paraît-il le meilleur système de défense sol-air du monde.

Et là, on avait simplement la possibilité d’une guerre majeure et d’une sorte de showdown, c’est-à-dire la révélation de la fin d’une partie de poker, puisqu’en fait on ne sait pas ce dont les Russes sont capables. Les S400 sont peut-être capables de détruire en l’air tout ce qui vole et ça aurait été en dix minutes la fin de l’imperium américain. Ou ça aurait été l’échec du S400 et c’était de nouveau les États-Unis déchaînés.

Or là, on a tiré des pétards, on a négocié avec les Russes. Il y avait une dynamique anti-russe qui montait et puis finalement, les Américains, les Britanniques et les Français ont tapé là où les Russes les autorisaient. Donc on est revenu dans le rien. Au stade actuel de l’information, je suis plutôt rassuré.

La Russie est une puissance d’équilibre face aux États-Unis sur le plan militaire

Je parle d’un point de vue a priori très favorable au monde anglo-américain. Je suis français, mais comme la France est prisonnière d’un euro qu’elle ne contrôle pas et que son action ne compte plus beaucoup, ça n’a pas tellement d’importance. Alors, ce qui me préoccupe actuellement, quand on lit la presse occidentale, pour moi, c’est que c’est une presse folle. C’est-à-dire que la vision du monde dans laquelle on entretient les citoyens du monde occidental, la vision d’une Russie hyper-puissante, menaçante, tentaculaire, totalitaire, etc., est en fait une vision hallucinatoire.

La Russie a un régime que j’appelle démocratie autoritaire. Poutine est élu. Il y a un certain type de contrôle des organes de presse, mais les Russes sont informés. Tout le monde est d’accord sur le fait que les Russes sont favorables à la politique de Poutine. La Russie est un pays qui doit avoir un peu plus de 140 millions d’habitants, c’est-à-dire dix fois moins que le monde dit occidental. C’est un pays qui vient de retrouver un certain type de stabilité et de sécurité sociale. Le taux de suicide s’y effondre. Le taux d’homicide s’y effondre. Un certain type de confiance sociale vient d’être rétablie en Russie. La vraie raison de la popularité de Poutine, c’est simplement qu’après la crise de sortie du communisme, les Russes se sentent mieux. Ils ont un avenir. La fécondité est un peu remontée, quoiqu’elle rebaisse un petit peu. Et, ça c’est vrai, ce pays est revenu à parité sur le plan des technologies militaires. Il ne fait aucun doute qu’ils ont fait une remontée technologique. Et de fait, la Russie se trouve être la seule force au monde qui puisse faire face, être une puissance d’équilibre face aux États-Unis sur le plan militaire.

Si on pense en terme d’équilibre des pouvoirs, si on respecte la Constitution américaine, on doit se dire que c’est mieux, quand même ! Parce que l’idée qu’un seul pays au monde serait capable de faire ce qu’il veut n’est pas un bon concept du point de vue libéral. Même si on n’aime pas la Russie, l’existence d’un pôle de stabilité qui n’a pas de vrai capacité d’expansion – c’est trop petit en terme de population – on devrait prendre ça pour une bonne nouvelle.

Et là [en Occident, ndlr], la Russie, pas seulement Poutine, est un monstre, situé en plus par rapport à des critères anthropologiques et familiaux qui ne doivent rien avoir à faire avec la géopolitique, comme le statut des homosexuels ou quelque chose comme ça. Il y a une vision extrêmement négative de la Russie. Toutes les interventions russes, tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan, du mensonge, etc.

La fébrilité absolument incroyable des grandes démocraties occidentales

Et puis nous, on fait comme si on était normaux. Mais la vérité, c’est que le monde le plus occidental, les trois démocraties occidentales originelles – la France, l’Angleterre et les États-Unis, c’est-à-dire les nations qui ont construit la démocratie – peuvent être considérées comme dans un état de fébrilité absolument incroyable. C’est un monde en crise. […] La vérité, c’est que dans ces trois démocraties, on est dans une situation d’instabilité et de schizophrénie.

[…] Je lis les textes de Poutine, ou de Lavrov1, ou qu’il s’agisse des contacts que j’ai pu avoir encore récemment à l’ambassade de Russie, le niveau intellectuel des diplomates russes et des dirigeants russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Vous ne pouvez pas comprendre la situation si vous ne voyez pas cette asymétrie. C’est-à-dire, une interview de Lavrov ou une discussion avec Orlov, ambassadeur russe à Paris, c’est des gens qui sont très supérieurs aux gens du quai d’Orsay. Ils ont une vision de l’histoire, une vision du monde, une vision de la Russie, une vision de l’équilibre des puissances, une vision du contrôle de soi, ce qu’ils appellent professionnalisme.

[…] Si vous arrêtez de lire Le Monde et de croire ce qu’il y a dedans, vous vous dîtes : ben écoutez, où est la rationalité, ou est l’intelligence, où est le contrôle de soi ? C’est ça qui est important.

=> La suite (toute aussi passionnante) dans la vidéo ci-dessous :

 
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Remise en place de Macron par la Maison-Blanche: pas de guerre en Syrie, mais retour aux sanctions contre la Russie.

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Le grand banditisme, #Daesch

lundi 16 avril 2018

 
Remise en place de Macron par la Maison-Blanche: pas de guerre en Syrie, mais retour aux sanctions contre la Russie
 
 
 
Lors du sommet au Pérou, le vice-président américain Mike Pence a souligné le but réel de ces frappes en Syrie: rappeler la Russie dans le "bon" camp et non pas commencer une guerre à long terme. Manifestement, Macron n'avait pas très bien compris ... La Maison-Blanche l'a remis à sa place. Décidément, après nos exploits militaires d'avions et de missiles plus que furtifs, c'est notre politique qui est ridiculisée. Le combat USA / Russie revient sur le terrain connu des sanctions et la Russie relève le gant.
 
 
En grande pompe, E. Macron, tout fraîchement revêtu de la gloire médiatique du stratège militaire, de l'allié incontournable des Etats-Unis, s'est quel que peu emballé dans son interview post-frappes, en déclarant qu'il avait réussi à convaincre Trump de rester à long terme en Syrie. Ce qui, en passant, confirme bien que Trump n'était pas très chaud pour une intervention.
 
Et que signifie le long terme? Daesh est presque à terre, Assad termine avec l'aide de la Russie et de l'Iran de libérer son territoire des extrémistes, qui rendent massivement les armes ou sont "déplacés" dans les zones de désescalade - tenues par les Etats-Unis. Donc, rester à long terme veut dire combattre Assad, faire un nouvel Irak. Et notre tout jeune héros de faire de grandes déclarations, devant des journalistes-laquais totalement dépourvus d'esprit critique, ce qui est plus facile.
 
 
Et patatras, rappel à l'ordre sec et direct de la porte-parole de la Maison-Blanche: la mission des Etats-Unis n'a pas changé, le Président a été clair, les USA retireront leurs troupes aussi tôt que possible, dès que Daesh sera vaincu et comptent sur l'investissement et militaire et financier des alliés.
“The U.S. mission has not changed — the president has been clear that he wants U.S. forces to come home as quickly as possible,” Sarah Huckabee Sanders, the White House press secretary, said in a statement Sunday night. “We are determined to completely crush ISIS and create the conditions that will prevent its return. In addition, we expect our regional allies and partners to take greater responsibility both militarily and financially for securing the region.”
En fait, Macron aurait dû mieux écouter. Et surtout écouter Mike Pence, le vice-président américain qui lors du Sommet au Pérou a bien expliqué le but de ces frappes, qui ne sont pas le début d'une opération militaire d'envergure, mais un signal envoyé au véritable destinataire. Pas la Syrie. Mais la Russie. Cette Russie qui dérange car elle est de retour sur la scène internationale et imagine en avoir le droit. Avoir le droit de revendiquer des intérêts stratégiques, comme un Etat souverain et indépendant. 
 
Mike Pence déclare: 
"Our message to Russia is, you're on the wrong side of history," Pence, who is in Peru in President Trump's place this weekend, told reporters. "It's time for Russia to get the message that President Trump delivered last night. That you're known by the company you keep."
Et les déclarations de Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU va dans ce sens: les frappes ne sont qu'un élément d'une stratégie non militaire devant faire plier la Russie, la faire rentrer dans le "droit chemin", celui de l'allégeance atlantiste. Ainsi, les USA reviennent donc aux sanctions économiques. Qui ne sont plus liées à rien de particulier, l'attaque chimique en Syrie n'étant à jour pas prouvée, mais plutôt sérieusement mise en doute:
« Vous allez voir que les sanctions russes vont arriver », a-t-elle ajouté. Le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin « va les annoncer lundi, s’il ne l’a pas déjà fait, et elles vont viser directement toutes sortes d’entreprises qui s’occupent d’équipements liés à Assad et à l’utilisation d’armes chimiques », a-t-elle poursuivi, laissant entendre qu’il pourrait s’agir de sanctions ciblées contre des sociétés russes. 
Et le message a été parfaitement interprété par la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova:
«Si avant on nous disait que nous étions punis pour l'Ukraine, maintenant les déclarations ont sensiblement changé. Ils nous punissent, en principe, parce que nous sommes présents sur la scène internationale. C'est formulée comme ça: à cause du rôle que la Russie joue dans les affaires internationales. C'est tout» 
De son côté, le Parlement russe discute d'un texte de loi qui prévoit de très fortes restrictions dans les échanges à l'égard des pays qui adoptent des sanctions contre la Russie, notamment les Etats-Unis. Il s'agit de mesures comme la restriction ou l'interdiction d'importation d'alcool (adieu le vin français?) et de tabac (oups, Malboro), de la restriction de délivrance de visas de travail, de la suspension de la coopération nucléaire, de la coopération en matière de construction de moteurs de fusée (les USA sont totalement dépendants ici), et de la restriction de l'importation de toute une série de produits, notamment pharmaceutiques, lorsque des équivalents existent en Russie.
 
La Russie a perdu patience et relève le gant.
 
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Ayssar Midani , les frappes militaires. Le 14 04 2018 partie 1/1

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Ayssar Midani ALERTE INFO 1 - frappes militaires 14 04 2018 partie 1/1

ALERTE INFO spéciale n°1 sur les frappes militaires occidentales contre la Syrie par Madame Ayssar Midani !!! 

Pour toutes questions relatives à cette émission speciale ou aux prochains SitRep sur la Syrie et adressées a Ayssar Midani, écrire un message sur le compte facebook d'Ayssar Midani a https://www.facebook.com/ayssar.midani
ou sur le compte Vkontakte de Thom Aldrin : https://vk.com/thomaldrin
ou dans les commentaires de cette vidéo.

Liens et infos complémentaires a cette émission spéciale Ghouta Orientale et sur la menace de frappe militaire occidentale : 

- Vidéo clandestine sur la mise en scène des terroristes pour entraîner des enfants a simuler une fausse attaque chimique !! :
https://www.youtube.com/watch?v=_7zZmXDctmE&feature=youtu.be

- Vidéo de témoignage qui démonte la soi-disant attaque chimique :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=JH0uFtHLryQ

- Le site de l'Agence de presse officielle Syrienne "Sana" en langue française : http://sana.sy/fr/

- Chaine Syria Alikhbaria - diffusion en direct (en langue arabe) :
https://ok.ru/live/1561652305533

Deux médias francophones d'origine russe un peu plus crédible que les médias atlantistes occidentaux qui martèlent une propagande éhontée :

- Sputnik news : https://fr.sputniknews.com/

- RT France le site : https://francais.rt.com/

- RT France la chaîne d'info en direct : https://www.youtube.com/watch?v=eGplEdh_OFc

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L'échec des frappes en Syrie et la fin d'un ordre mondial. Par Karine Bechet Golovko

16 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

dimanche 15 avril 2018

 
L'échec des frappes en Syrie et la fin d'un ordre mondial
 


A l'appel des Etats-Unis, malgré les hésitations de Trump, Macron et May ont mis nos pays à la solde des intérêts atlantistes. Sans accord du Conseil de sécurité de l'ONU, en conséquence d'une rumeur à la réalisation de laquelle la Grande-Bretagne a elle-même contribué. Finalement, une centaine de missiles a été envoyée en Syrie, les deux tiers détruits par le système de défense aérien syrien et des bâtiments vides ont terminé en poussière. La Russie cherche encore la participation française, qui n'est pas apparue sur leurs radars ... L'on craignait une Troisième Guerre mondiale, l'on a eu une petite revanche d'egos surdimensionnés. Le sursaut d'un système condamné. Et qui le sait.
 
 
Les dernières déclarations de D. Trump et de ses porte-paroles, qui annonçaient que différentes options étaient à l'étude, laissaient planer un doute sur la réalisation des frappes aériennes, surtout que les experts de l'OIAC se sont finalement décidés à aller en Syrie voir ce qu'il en était de la fameuse attaque chimique de Douma. Et c'est à ce moment que les USA, accompagnés de la France et de la Grande-Bretagne, décident de tirer. Justement lorsque ces experts sont à la frontière syrienne, comme s'il fallait à tout prix les empêcher d'entrer et de voir. Alors, dans la nuit, une centaine de missiles sont envoyés sur le pays. Mais la perspective de la guerre fait peur, la Russie est largement présente sur le sol syrien. La France prévient donc la Russie des frappes, des lieux, des heures. Et tous en coeur de répéter, les uns à la suite des autres, dans une litanie macabre et lassante: la Russie est coupable, Assad est un monstre, nous ne voulons pas la guerre contre la Russie, les frappes n'étaient pas dirigées contre Assad. 
 
Ces pays lancent des avions, des navires de guerre dans un conflit sans vouloir la guerre. Ils bombardent sans vouloir tuer. Mais qui sont ces dirigeants d'opérette? Ces dirigeants twitterisés, facebookés. Des dirigeants incapables d'appréhender le réel dans sa complexité. 
 
Pourquoi? Des besoins intérieurs, des exigences d'images
 
Chacun des trois protagonistes avait besoin de ces actions. Elles ont donc eu lieu. Et cela n'a rien à voir avec l'utilisation présumée et non prouvée d'armes chimiques, les droits de l'homme ou autres fétiches du jour.
 
Macron a voulu revêtir les oripeaux des chefs de guerre. Pour le plus grand bonheur de la presse française, qui s'est pâmée dans un orgasme collectif. Et faire ainsi oublier la contestation populaire montante.
 
 
May s'est embourbée dans son Skripal, il faut faire montrer la pression pour faire oublier les échecs passés. Quant à Trump, pas très chaud dans les actes, brûlants en parole, il ne pouvait plus perdre la face et lâche du mou à l'international en espérant pouvoir un minimum gouverner à l'intérieur.
 
Des frappes illégales
 
Mais le Conseil de sécurité n'a pas suivi, la Russie et la Chine n'ont pas autorisé les frappes. Ce qui irrite totalement le ministre des affaires étrangères français, si l'on en croit la bande-annonce de pure propagandre justifiant l'intervention militaire française. Un relan de Maréchal nous voilà!
 
 
Donc sans autorisation du Conseil de sécurité, qui rappelons-le, prend ses décisions non pas à la majorité mais à l'unanimité, seule garantie de la souveraineté des Etats, trois des membres permanents sont partis en guerre. 
 
Des frappes illégitimes
 
Faute de légalité, nos joyeux lurons ont voulu jouer la carte de la légitimité, c'est-à-dire de la conformité des actions non pas au droit, mais aux valeurs. Assad attaque son peuple aux armes chimiques et est protégé par la Russie, il faut agir.
 
 
 
Le seul problème est que ces frappes interviennent juste après que le ministère de la défense russe ait démontré lors de son briefing devant la presse le montage de l'affaire des soi-disant victimes à Douma par les Casques blancs et l'organisation médicale américano-syrienne. Avant déjà, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, avait signalé que la Russie s'était adressée aux ONG en question pour savoir dans quels hôpitaux étaient soignées les victimes, où étaient les corps de ces victimes et quelle en était la liste. Aucune information. A part la bande vidéo virale qui s'est emparée du net et des médias.
 
Or, il apparaît que la Russie a retrouvé un des soignants qui s'était trouvé sur les lieux et qui déclare que tout à coup, des inconnus sont entrés dans l'hôpital en criant à l'attaque chimique, tenant des caméras. Les gens se sont précipités pour s'arroser d'eau. Les médecins de l'hôpital de leur côté, ont déclaré qu'il n'y avait aucune trace d'arme chimique. Le ministère de la défense russe a ajouté qu'il détenait des preuves de l'implication de la Grande-Bretagne dans la mise en oeuvre de cette provocation sordide.
 
Donc, pas de décision internationale qui donnerait un cadre légal, ni de fondement moral puisque l'attaque est un Fake. 
 
Peut-être est-ce pour cela que finalement, l'acte de guerre n'a pas été très ... guerrière. Que la Russie a été prévenue, selon les dires de la France. 
 
Une opération militairement ratée
 
Selon les acteurs de cet acte de bravoure sans précédent (il faut quand même beaucoup de courage pour bombarder de nuit), l'opération est un grand succès.
 
 
Position répétée à loisir par les "alliés". Pourtant, un rapport du ministère de la défense russe entre désagréablement - pour nos amis bellicistes - dans le détail. Et comme disait J.-P. Sartre, une guerre racontée en détail, on ne sait plus ce qui la différencie d'une défaite.
 
L'on apprend ainsi que les systèmes de défense syriens, qui datent encore de l'époque soviétique, ont descendu les deux tiers des missiles lancés contre le pays, qu'aucun aérodrome n'a été touché. Que des cibles civiles ont été touchées, notamment trois bâtiments qui servaient, avant qu'Israël ne commence à les prendre pour cible, à la recherche et à l'enseignement. Mais justement en raison des différents raids d'Israël, ces bâtiments étaient totalement vides. Les USA, la Grande-Bretagne et la France peuvent se féliciter de les avoir détruits.
 
En ce qui concerne plus particulièrement la participation de la France, des questions se posent. Dans les médias, les déclarations, nous sommes au sommet. Pour 16 millions d'euros, quand même:
Sur les 105 missiles tirés sur des installations syriennes par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, 12 l'ont été par les forces tricolores. Dans le détail, 9 missiles Scalp, d'une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et "d'une précision de l'ordre du métrique", ont été tirés par la frégate multimissions Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale. 
Et maintenant, si l'on compare avec le rapport présenté par les forces russes. Eux n'ont malheureusement pas remarqué la participation annoncée des forces françaises ... Ils nous font le décompte des missiles britanniques et américains qui sont arrivés vers la Syrie, aucun des missiles tirés par les avions n'a pu être aperçu ... car les avions eux-mêmes n'ont pas été remarqués. Quant aux 3 missiles tirés depuis la frégate... les autres bâtiments de "nos alliés" sont bien cités, mais lui ... également absent.
 
Et pour ceux qui ont des doutes quant à la véracité de la destruction des "missiles démocratiques et salvateurs", dont les médias occidentaux ne disent un mot, les réseaux sociaux commencent à sortir des photos, mais qui elles étrangement ne sont pas reprises par nos journalistes, tant avides de justice:
 
 
Réaction mesurée de la Russie
 
Face à cela, la Russie a décidé de réagir mesurément: on ne déclenche pas une guerre mondiale pour 5 blessés (puisque les 103 missiles ont fait ... 5 blessés) et des bâtiments vides détruits.
 
Le président russe a qualifié les frappes menées par les USA, la Grande-Bretagne et la France d'acte d'agression contre un pays souverain, à l'avant-poste de la lutte contre le terrorisme, acte commis en violation du droit international. Le ministre des affaires étrangères S. Lavrov souligne le danger de destruction du système international sous l'effet de la violation constante de ses règles élémentaires.
 
La réunion du Conseil de sécurité n'a évidemment débouché sur aucune résolution: les trois pays agresseurs criant à la légitimité de viser "le régime syrien". Comme s'il ne s'agissait pas d'un pays avec des gens, mais d'une chose abstraite, "un régime", et forcément mauvais. Pour reprendre les paroles du représentant russe Nebenzia, en quoi bombarder les aérodromes d'un pays luttant contre le terrorisme va aider à la lutte contre le terrorisme, ce n'est pas très clair ...
 
Pour sa part, le ministère de la défense russe envisage à nouveau la possibilité de livrer à la Syrie et à d'autres Etats se trouvant en difficulté le système de protection aérien S300.
 
Le résultat de cette opération est plus que mitigé. A ce niveau, il n'est pas mitigé, il est simplement déplorable. En ce qui concerne la Syrie, ne supportant de voir leur défaite et leur mise à l'écart du processus de règlement politique, les Etats-Unis aidés par les pays dont les dirigeants en avaient le plus besoin sur le plan intérieur, ont voulu reprendre la main. Même si l'OTAN et l'UE les soutiennent, car ils soutiennent la position atlantiste, dans les pays européens (et ailleurs), les forces politiques se divisent.
 
La France a remplacé l'Allemagne dans le coeur des atlantistes et s'est allongée comme une prostituée toute enjouée. La Grande-Bretagne a désespérément besoin d'un ennemi, rien de tel que la Russie, pour faire oublier les scandales intérieurs et la dégradation. D'une manière générale, l'on assiste à la dégradation du politique, car nos populistes ont oublié que la politique est une affaire de professionnels, pas de business man, pas de la société civile, mais de professionnels. 
 
Sur le plan intérieur, Trump a voulu sauver la face sans faire réellement la guerre. Il ne s'agit pas d'une action d'envergure de plusieurs jours comme le demandaient les militaristes, ni d'une intervention au sol. Le conflit direct avec la Russie fait peur, il ne veut pas d'une guerre, Mattis non plus, mais veut garder la face faute de pouvoir réellement diriger ce pays, tenu par des élites qui le rejettent. Il tente le compromis à l'extérieur pour garder la main sur la politique intérieure. Que ce pari soit un pari gagnant, il y a peu de chances. Qu'il tente de limiter les dégâts à l'international en faisant plus de gesticulations que de réelles et dangereuses actions, oui. Mais il n'a objectivement ni la force ni les moyens de mettre en place une véritable politique extérieure, il n'y a aucune stratégie, seul de l'empêchement.
 
Le problème est que le véritable ennemi reste la Russie, pas la Syrie, ou les terroristes. Il faut continuer à la discréditer pour reprendre la main. Mais en radicalisant le discours et le comportement, l'Occident se discrédite de plus en plus. Se renie. 
 
Finalement, c'est la fin d'un monde. Sans qu'un nouveau ne soit arrivé. En effet, l'ONU ou l'OTAN sont en échec. Mais l'on ne change pas un système international lorsque le conflit existe. Car même sans tanks et avec de fausses attaques, le conflit existe réellement. A la fin de celui-ci, l'on pourra mettre en place un nouvel ordre international. Pour l'instant, les acteurs principaux se battent pour gagner leur place dans un hypothétique schéma à venir. Tout cela semble d'autant plus chaotique qu'ils ne savent pas ce qu'il sera. Mais sans combat aujourd'hui, ils seront absents demain.
 
 
 
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Intervention de Florence Parly et Jean-Yves Le Drian après les frappes en Syrie

15 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Intervention de Florence Parly et Jean-Yves Le Drian après les frappes en Syrie

En réponse à l'attaque chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont mené, dans la nuit du 14 avril 2018, des frappes coordonnées contre la Syrie.

 

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Jean-Paul Lecoq contre l'intervention française en Syrie

15 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

En commission des Affaires étrangères, Jean-Paul Lecoq s'est soulevé contre les condamnations incertaines de la France et des Etats-Unis contre la frappe chimique attribuée au régime syrien.
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Frappes en Syrie : Richard Labévière et Alain Corvez sur RT France

15 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Frappes en Syrie : Richard Labévière et Alain Corvez sur RT France

 

Sur le plateau de RT France, Richard Labévière et Alain Corvez ont apporté leur expertise sur les frappes occidentales en Syrie du 14 avril. Ils détaillent les enjeux de cette attaque pour l'avenir des relations internationales.

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"Emmanuel Macron vient de s'offrir sa première humiliation internationale". Par Xavier Moreau.

15 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

"Emmanuel Macron vient de s'offrir sa première humiliation internationale"

 

 

 

Pour RT France, Xavier Moreau revient sur les frappes occidentales en Syrie. Selon lui, ces attaques sont symboliques et ne sont que "le début et la fin de l'intervention des alliés contre l'armée de Bachar el-Assad".

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