Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la syrie - la libye - l'iran - tag

Témoignage : Mère Marie Agnès partage ses espoirs pour la Syrie.

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Témoignage : Mère Marie Agnès partage ses espoirs pour la Syrie

VIDÉO : Interview de Mère Marie Agnès de Syrie. Le 29 décembre 2012

Lire la suite

Grande conférence/débat sur la Syrie le jeudi 30 janvier à Nice: "Regards sur la Syrie avec Ayssar Midani et Claude Beaulieu".

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 
!cid ii 12de31bcab77ceea BONJOUR
 
Les associations suivantes: "Les Amis du Monde Diplomatique", "Le Comité Valmy" et le "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organisent une grande conférence sur la situation en Syrie le mercredi 30 janvier 2013 de 18h à 21h à la Maison des Associations au 12 place Garibaldi à Nice.
 
Le titre de cette conférence est celui paru dans le Monde Diplomatique du mois de janvier 2013 sous le titre suivant:
  
 
"Regards sur la Syrie avec Ayssar Midani et Claude Beaulieu". 
  
  
 
Quelques éléments pour présenter les conférenciers.
Ayssar Midani  est une franco-syrienne, elle va très souvent dans ce pays et elle connait très bien la situation. Elle est de formation scientifique, présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia, présidente d'une association culturelle euro-syrienne, Afamia, et membre de plusieurs associations de défense de la Palestine. Elle  vit et travaille en France comme directeur de projets de systèmes d'information, de réorganisation et conduite du changement.
Elle va régulièrement en Syrie, 3 a 4 fois par an, et y organise formations, congrès et workshop scientifiques et techniques. Elle vient d'y passer 4 mois en 2012.
 
  • Claude Beaulieu  militant de sensibilité communiste  est le président du "Comité Valmy". Ce dernier, organisation pluraliste s'inspirant de la Résistance,  a été crée dans une dynamique qui prend ses racines dans le combat contre la ratification du traité de Maastricht . Claude Beaulieu est un connaisseur des problèmes du Moyen-Orient. Il a été un des premiers à se rendre en Syrie  en novembre 2011. Avec Ayssar Midani, il est l'un des fondateurs de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence étrangère constituée début janvier 2013.



    siteon0
  •  
Les axes principaux de cette soirée: 
  1. Revue historique et Importance Géostratégique de la Syrie
  2. Situation économique et politique en Syrie  jusqu'à la veille des évènements
  3. Historique des évènements et rôles des différentes parties 
  4. Témoignage du séjour en Syrie de Claude Beaulieu 
  5. Terrorismes,, Sanctions, Réformes,vie du peuple sous le poids des privations et du terrorisme 
  6. Appel pour aider le peuple syrien.
  
Des précisions importantes.
  
L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Toute intervention militaire sous quelque forme que ce soit est une violation de ce droit fondamental  élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états.
  
Faut-il rappeler que de nombreux juristes français, René Cassin par exemple, ont participé à la rédaction de ce texte essentiel?
 
Les représentants français étaient tous issus de la Résistance. Stéphane Hessel a aussi participé à la rédaction de la charte des droits de l'homme.
 
Faut-il rappeler que ce texte s'inspirait largement de la fameuse déclaration universelle des droits de l'homme que les révolutionnaires français ont apporté à l'humanité en 1789?
 
Faut-il rappeler que la politique étrangère de la France sous l'impulsion du général de Gaulle a appliqué ces principes là?
 
Faut-il rappeler que la fameuse politique arabe de la France consistait à respecter le droit international inscrit dans la Charte de l'ONU?
 
Sommes-nous toujours dans ce strict respect du droit international accepté par tous les états après la seconde guerre mondiale?
 
L'ONU est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses membres.
 
Les membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultants de leur qualité de membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées au terme de la Charte.
 
Les membres de l'Organisation règlent leurs différents internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
 
Les membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout état.
 
 321644_2570144339164_1420893045_3015597_1677116346_n.jpg
 
A bientôt j'espère
 
Lucien PONS
 
 
 
 
 
Nota:
 
Faites circuler ce message le plus possible SVP!!!
 
 
la Syrie réalité, civilisation et mémoires avec musique.
 
Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez mesurer l'ignominie de l'intervention occidentale. Elle s'apprête à rayer de la carte cette civilisation millénaire. La France doit-elle participer à cette nouvelle croisade?

  http://www.youtube.com/watch?v=dh5G1KKMPls

Lire la suite

Quelques nouvelles de Syrie, en guise de voeux. Par Marie-Ange Patrizio.

3 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Bonjour.
  
Je vous transmets les voeux de Marie-Ange Patrizio. C'est un témoignage sur l'attaque du monastère Saint-Jacques Le Mutilé. Le texte est suivi de l'interview de la Mère supérieure de ce monastère lors de son passage en France. Les photographies donnent une idée de l'environnement de ce monastère. D'autres informations en complément.
  
  
Le 1 janvier 2013. Par Marie-Ange Patrizio. 
  
SYRIE--nov.-2011--201.jpg
 
 
Quelques nouvelles de Syrie, en guise de voeux
Chers amis,
  
 

la communauté du monastère de Mar Yakub (Saint Jacques l'Intercis, Syrie), a été l'objet d'une tentative d'attaque vendredi dernier (28 décembre). Une bande qui semble s'être armée pour la circonstance, a répondu à un appel au jihad prêché depuis la mosquée voisine (1km environ), à Qara ; et entendu jusqu'au monastère. Cet appel était lancé par un prédicateur salafiste (non reconnu par les Oulémas) venu de Homs, mais n'a pas eu le résultat escompté. L'attaque a été déjouée par une partie de la population du bourg, qui s'est mobilisée et a déclenché à la fois l'intervention de représentants locaux du Mouvement de la Réconciliation, et celle de l'armée syrienne présente sur les contreforts dominant le plateau de Qara. Pour protéger les habitants du monastère, quels qu'ils soient.

  

  Peut-être faut-il rappeler ici l'engagement de la communauté de Mar Yakub à l'égard des personnes déplacées, dès le début de l'agression contre le peuple syrien et ses institutions. Grâce aux dons reçus depuis l'appel lancé il y a un an par Mère Agnès, la communauté a hébergé plusieurs familles et contribué à aider (aliments, vêtements et fuel) des centaines de personnes arrivées dans la région, sans discrimination (y compris à ceux qui avaient d'abord accueilli ou soutenu des miliciens de l' « ASL »). Actuellement plusieurs familles (une vingtaine de personnes) sont encore hébergées au monastère. (Site : http://www.maryakub.org/ ).

 

Précisions de vocabulaire pour indiquer au passage ce que nos media brouillent à dessein (ou par ignorance, sémantique et politique) :

Les « déplacés » sont les gens qui, dans les villes ou villages attaqués, ont évacué leur maison dès que possible pour échapper aux prises d'otage, rançons et exécutions par les assaillants (« ASL » et/ou autres gangs armés). Ils ont été hébergés ensuite soit par des proches (amis ou famille) soit dans des structures provisoires installées par l'administration gouvernementale. Ils regagnent leurs maisons au fur et à mesure que les quartiers sont délivrés par l'armée et réhabilités par les services des gouvernorats.

  

Les « réfugiés » sont des Syriens (ou étrangers eux-mêmes réfugiés en Syrie) qui ont quitté le pays, plus ou moins volontairement, et sont hébergés dans des camps derrière les frontières, jordanienne et turque. Là où le ministre Fabius est allé faire un tour cet été ; camps plutôt déserts tels qu'on nous les montrait, les responsables « humanitaires » ayant apparemment mal estimé le nombre de Syriens qui allaient fuir leur pays. Camps dont on n'entend plus parler maintenant, leur rôle de justificatif pour intervenir "humanitaro-militairement" en Syrie n'ayant pas fonctionné. Ou bien dont le véritable rôle -bases arrières pour les assaillants étrangers- est apparu ensuite.

  

Certains ont émigré plus loin ; dans certains pays occidentaux, "Amis de la Syrie", il semblerait que les visas ne soient délivrés aux Syriens que très parcimonieusement par les structures concernées, et seulement aux demandeurs déclarant un engagement contre le « régime » syrien actuel. Visas humanitaires  -voire statuts de réfugié politique- accordés contre quelques déclarations médiatiques politiquement utiles et utilisées.

 

Je vous ferai suivre dès réception le texte de Mère Agnès Mariam de la Croix donnant des nouvelles de Mar Yakub et davantage d'éléments sur l'agression de vendredi dernier, qui n'a fait que quelques dégâts matériels (dus aux éclats des obus dissuasifs tirés par l'armée syrienne autour du monastère, pour tenir à distance les assaillants).

  

Dans ce message je voudrais surtout souligner la mobilisation qui a eu lieu à Qara. L"appel du prédicateur salafiste venu prêcher la haine inter-confessionnelle a aussi fonctionné a contrario : il a mis en évidence la lucidité d"une partie de la population face aux manipulations confessionnelles et politiques crapuleuses ; et la capacité des habitants à se mobiliser et à intervenir de façon efficiente pour protéger des voisins menacés, et préserver la paix civile.

 Ces actions de résistance, locales, de plus ou moins grande dimension, ne sont pas rares mais elles ne seront jamais rapportées par nos media, car (la véritable diplomatie internationale jouant son rôle par ailleurs) elles sont aussi ce qui fait que la Syrie n"est pas tombée. Malgré tout."

 

SYRIE--nov.-2011--214.jpgPour nous aussi qui sommes loin de Qara et de la Syrie agressée, c"est de bon augure. "

  

Bonne année,

Marie-Ange

  

Quelques photos du monastère et du bourg en contre-bas, pour donner un idée des distances.

 

  

Interview de Mère Agnès-Mariam de la Croix du monastère Saint-Jacques Le Mutilé.  Publiée le 26 déc. 2012.

Interview exclusive de Mère Agnès-Mariam de la Croix, du monastère Saint-Jacques le Mutilé à Qâra en Syrie, lors de son passage à Paris.

Témoin privilégiée des événements en Syrie elle nous livre sa version de la vie quotidienne dans un pays en guerre.

Elle pointe sans ménagement les responsables, tout en décryptant la situation d'un conflit complexe dans lequel tout un pays se déchire.

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bXTbMitFJZ8.

 

 

  SYRIE--nov.-2011--356.jpg

 

 

  • Quelques nouvelles concernant la Syrie, les bandes armées et leurs sponsors :

 

La possible nomination de Chuck Hagel met en lumière les clivages à Washington

Extrait : « La bataille pour la nomination du prochain secrétaire US à la Défense fait rage à Washington. Le président Obama souhaiterait choisir Chuck Hagel (ainsi que nous l'annoncions avec deux semaines d'avance dans notre édition du 5 décembre). Mais dès le 21 décembre, lorsque son nom a été publiquement évoqué, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le lobby US pro-Israélien, a lancé une campagne brutale pour l'accuser d'antisémitisme.

On verra dans les prochains jours si l'AIPAC a encore les moyens de casser les carrières aux États-Unis, ou si le déclin de son influence lui fait perdre ce rôle.

Après la neutralisation des principaux responsables de l'OTAN et du Bouclier anti-missile, tous placés sous enquête administrative pour corruption, l'opposition au projet Obama ne porte plus que secondairement sur le partage du pouvoir avec la Russie, pour se focaliser principalement sur la possible évolution des relations avec Israël. »

Article intégral : http://www.voltairenet.org/article177018.html

 

En attendant, l'entité sioniste et ses nouveaux alliés ne restent pas inactifs :

Des agents du Mossad dans l'unité d'Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk

Extraits :

"Des éléments du Hamas, favorables à Khaled Mechaal, ont laissé entrer des combattants du Front Al-Nousra (branche levantine d'Al-Qaida) dans le camp où ils se sont principalement affrontés aux hommes du FPLP (nationalistes et marxistes).

Il apparaît aujourd'hui que les combattants d'Al-Qaida n'étaient pas seulement des extrémistes musulmans, mais comprenaient aussi des agents du Mossad israéliens. Ceux-ci disposaient de plans précis pour « loger » les responsables des autres factions palestiniennes et les éliminer. Ne les ayant pas trouvés, ils ont laissé les autres membres d'Al-Qaida piller systématiquement les appartements vides de ces leaders.

À l'issue d'une semaine de durs combats, les éléments d'Al-Qaida, Mossad inclus, se sont repliés en bon ordre et le camp a été déclaré « zone neutre ». Sur 180 000 habitants, environ 120 000 avaient fuit le camp à la demande des autorités syriennes et avaient été relogées par elles à Damas. La plupart sont désormais de retour chez eux."

http://www.voltairenet.org/article177020.html

 

Sans oublier en ce premier janvier quelques nouvelles de nos malades :

Spéculations autour de la santé d'Hillary Clinton

Extrait :

"Hillary Clinton, qui incarnait le principal obstacle au changement de politique étrangère voulu par Barack Obama, n'est pas apparue en public depuis le 7 décembre. [...]. L'ambassadeur John Bolton accuse ainsi Mme Clinton de feindre une « maladie diplomatique » pour ne pas avoir à répondre devant le Sénat de son incompétence dans l'affaire de l'attaque du consulat US de Benghazi. Cependant, en privé, de nombreux experts évoquent au contraire un durcissement paroxystique des relations entre la secrétaire d'État et le président, ayant conduit les services secrets à la mettre provisoirement hors d'état de nuire."

http://www.voltairenet.org/article177019.html

On remercie vivement les services secrets.

  

  siria_assad_aleppo_terroristi_mercenari_turchia-e1-copie-1.jpg

  • Deux liens intéressants.

 

           Une désinformation parmi d'autres en Syrie.

Frappe aérienne sur une soi-disant boulangerie en Syrie : une énième désinformation médiatique

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-syrie-une-desinformation-parmi-d-autres-114009007.html

 

 

         Le lycée français "Voltaire" à DOHA repris en main par le Qatar pour enseigner l'islam salafiste.

  

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bXTbMitFJZ8.

  

  

 siria-copie-2.jpg

 

  • En PJ vous trouverez un reportage du "Guardian" sur la guerre en Syrie vue du côté des insurgés.

  

Lucien le 2 janvier 2013 sur la Syrie,

 

Il suffit qu'un mouvement arbore "gauche révolutionnaire syrienne" et tout esprit critique disparaît. Il faudrait parler aussi des exactions commises par ces prétendus révolutionnaires qui sont souvent des djihadistes de toutes les nationalités. L'appât du gain, le pillage, servent à alimenter cette prétendue foi en un avenir meilleur. L'installation d'un régime salafiste en lieu et place de l'actuel gouvernement ne me semble pas relever de l'idéal d'émancipation des peuples. Les massacres odieux (décapitations et autres joyeusetés)  ne sont jamais évoqués... Pour terminer je vous invite à lire un article du "Guardian" qui expose la situation du point de vue des rebelles et vous constaterez que la réalité, même décrite par des journalistes complaisants, ne semble pas idyllique. Pourquoi les libertaires et les anarchistes se transforment-ils ainsi en vecteur de la propagande de guerre de l'empire atlantiste? Défendre la guerre et les massacres de civils ne me semble pas compatible avec l'idée que je me fais de la gauche en général. Il me semble au contraire que défendre la paix et la seule priorité des humanistes que nous devrions tous être.

 

« Le Guardian, la Syrie et le chaos-Système

Posted By La rédaction On 28 décembre 2012 @ 16 h 23 min

Sources : dedefensa.org

Nous nous arrêterons à cet article, long et détaillé, manifestement fruit d’une enquête disons “sérieuse”, du quotidien Guardian de Londres, ce 27 décembre 2012. Le Guardian ne le dissimule pas et le considère au contraire comme un document, le plaçant (à l’heure où nous écrivons) en manchette sur son site. L’enquête, puisque enquête il y a, se fait uniquement chez les rebelles par rapport à la situation qu’ils ont établie dans les zones qu’ils contrôlent, particulièrement dans la région d’Alep. Il s’agit d’une enquête critique, qui ne s’attache en rien à la situation opérationnelle d’affrontement avec le régime Assad, situation tactique si l’on veut, mais bien à la situation politique et sociale qui règne dans le cadre de la situation opérationnelle des rebelles par rapport à eux-mêmes.

Le titre et le sous-titre nous disent l’essentiel de son contenu, avec la remarque non moins essentielle, pour le Guardian et sa position vis-à-vis de la Syrie, que “la guerre entre dans une nouvelle phase” : «Les rebelles détournés de leur objectif par la lutte pour le butin de guerre — la pillage, les querelles et les conflits de loyauté menacent de détruire l’unité des combattants au moment où la guerre entre dans une nouvelle phase.» On comprend que cette “nouvelle phase”, – qui n’est pas si “nouvelle” que cela puisqu’on la voit progresser depuis des mois, mais au moins elle est actée, – est celle du complet chaos, de territoires transformés en zone de banditisme, de rapines, de choses sans foi ni loi…

• Appréciation générale sur la situation, à partir du cas de la mort d’un chef rebelle, Abou Jamel : « … Ce n’est pas le gouvernement qui a tué le commandant rebelle syrien Abu Jameel. C’est la guerre pour le butin. La cause du meurtre est un entrepôt d’Alep que son unité avait saisi la semaine précédente. Le bâtiment était plein de rouleaux d’acier et les combattants s’en sont emparé comme butin de guerre. Mais des querelles sont nées au moment du partage entre les commandants qui voulaient tous la plus grande partie du butin. Des menaces ont été échangées tout au long des jours qui ont suivi. Abu Jameel a survécu à un premier attentat au cours duquel on a tiré sur sa voiture. Quelques jours plus tard, ses ennemis l’ont à nouveau attaqué et cette fois ils ont réussi. Son corps criblé de balles a été retrouvé dans une allée de la ville de al-Bab.

» Le Capitaine Hussam, du conseil militaire d’Alep a dit: « S’il était mort au combat, j’aurais dit que c’était bien, c’était un rebelle et un moudjahidine et c’était son destin. Mais être tué à cause d’une querelle pour le butin est un désastre pour la révolution.” “ C’est extrêmement triste. Il ne reste plus d’institution gouvernementale ni d’entrepôt à Alep. Tout a été pillé. Tous a disparu.”

»La prise de véhicules gouvernementaux et d’armes a été cruciale pour les rebelles depuis le début du conflit,mais selon Hussam et d’autres commandants et combattants interviewés par le Guardian pendant ses deux semaines d’enquête dans le nord de la Syrie, la guerre est entrée dans une nouvelle phase. Le pillage est devenu un style de vie …»

• Un exemple, celui d’un “jeune lieutenant” (rebelle), Abou Ismael, d’une riche famille d’Alep dont il nous est dit qu’il dirigeait une entreprise florissante avant d’entrer dans les rangs des rebelles. Abou Ismael parle de la situation dans les parties occupées par les rebelles à Alep.

«Une grande partie des bataillons qui sont entrés dans la ville pendant l’été dernier venaient de la campagne, a-t-il dit. C’était des paysans pauvres qui arrivaient avec au coeur un ressentiment séculaire contre les habitants d’Alep plus riches de tous temps. Il y avait aussi le sentiment diffus que la ville – dont les hommes d’affaire exploitent depuis des décennies la main d’œuvre bon marché que constituent les paysans- ne s’était pas soulevée assez vite contre les Assad. “Les rebelles voulaient se venger des habitants d’Alep parce qu’ils avaient l’impression que nous les avions trahis mais ils ont oublié que la plupart des habitants d’Alep sont des marchands et des commerçants et qu’un marchand a l’habitude de payer pour être débarrassé de ses problèmes,” a dit Abu Ismael. “Même si le reste de la Syrie était au proie à la révolution, pourquoi devions-nous détruire nos commerces et perdre notre argent?”

»Quand les rebelles sont entrés dans la ville et ont commencé à piller les usines, une source de revenus s’est tarie. « Dans les premières six semaines, la moitié des rebelles constituait vraiment un groupe révolutionnaire uni, » a dit Abu Ismael. »Maintenant c’est différent. Il y en qui ne pensent qu’à piller et s’enrichir et d’autres qui se battent encore. » Est-ce que l’unité d’Abu Ismael se livre au pillage? « Bien sûr. Comment voulez-vous que nous nourrissions les hommes? Où pensez-vous que nous trouvons tout le sucre que nous avons, par exemple? »

»Dans l’économie chaotique de guerre tout est devenu marchandise. l’unité d’Abu Ismael par exemple s’est emparée du stock de pétrole d’une école et chaque jour, son unité échange quelques jerrycans du précieux liquide contre du pain. Du fait qu’Abu Ismael possède des réserves de fuel et de nourriture, son bataillon est recherché et les hommes ne manquent pas. Les Commandants qui ne peuvent pas nourrir leurs hommes ont tendance à les perdre; ils désertent et rejoignent d’autres groupes…»

• …Ceci, encore, extrait d’une scène montrant des débats entre différents commandants d’unités rebelles, avec des détachements de ces unités, tout ce monde venu pour tenter un mouvement d’unification des “services de sécurité” que chaque unité forme pour son compte. Ces scènes viennent après le constat préliminaire des interférences multiples et destructrices, dissolvantes et chaotiques, des influences étrangères, principalement les pays du Golfe et la Turquie, avec les divers détachements de “combattants étrangers”.

«Beaucoup des hommes qui étaient dans la pièce avaient été détenus et torturés par les services de sécurité d’Assad et ils se sont enfoncé dans leur siège en écoutant l’ancien colonel parler.

» »Nous nous sommes battus contre le régime à cause de ces forces secrètes de sécurité,  » a dit un homme qui avait un fort accent de la campagne. Un autre commandant de bataillon à la voix douce et coiffé d’un beau turban bleu, a pris la parole : « Je voudrais qu’on forme une petite unité de nos frères, les étudiants religieux, » a-t-il dit. « Leur travail serait de former ceux qui seraient amenés à utiliser la force. » Il a ajouté: « Ils seront armés de leur sagesse et de leurs connaissances religieuses et on les appellerait le comité pour une direction vertueuse et la prévention du mal. Ce serait le premier pas pour préparer le peuple à une société islamique.”

»En réponse un jeune combattant a crié du fond de la pièce: « Le problème n’est pas le peuple. Le problème c’est nous! Nous avons des bataillons dans des endroits libérés qui contrôlent des checkpoints et détiennent des prisonniers. Ils décrètent que cette personne est un shabiha [un mercenaire du gouvernement] et prennent sa voiture, ou que cet homme est Ba’athiste et ils prennent sa maison, ». « Ils sont devenus pires que le régime. Dites-moi pourquoi ces hommes sont dans les villes et les endroits libérés et pourquoi ils ne sont pas sur le front?”

»La fumée de cigarette saturait la pièce quand le commandant a accepté de former une force de sécurité unifiée. Mais quelques semaines plus tard, son existence ne paraissait toujours pas évidente…»

Il faut observer que cet article est bien une enquête qui se fait uniquement chez les rebelles, que l’enquêteur est bien accueilli parce qu’il fait partie d’un journal notoirement favorable à la rébellion, que la teneur générale de l’article est implicitement et sans aucune restriction favorable à la cause des rebelles et adversaire farouche du régime Assad sans revenir le moins du monde sur cet engagement. En ce sens, il s’agit d’un article complètement favorable aux rebelles, et dans un autre sens qui est celui de la simple lecture des résultats de l’enquête, il constitue une condamnation sans appel de l’événement général que fut et est plus que jamais la “rébellion” (avec toutes les justifications qu’on peut et doit accepter, avec toutes les manigances et manœuvres dès l’origine qu’on peut et doit constater). La conclusion de l’article se fait sur les observations d’un chef d’unité, sur le sens même du combat qu’il mène, qui n’existe plus, avec la seule réserve de l’espoir chimérique que quelqu’un ou quelque chose (mais qui ? Quoi ? Comment ?) mènera la bataille contre le chaos lorsque Assad sera tombé, – puisqu’il reste entendu qu’Assad ne peut que tomber, et cela est bien la preuve de la position doctrinale à la fois des rebelles et du Guardian

« »Quand l’armée nous a attaqués la semaine dernière, l’unité qui était ici a abandonné ses positions et s’est retirée, » a-t-il dit. Il a ajouté que, pour regagner le terrain perdu, il lui faudrait maintenant reprendre les maisons une à une. « Pourquoi devrais-je me donner tant de mal pendant que les autres pillent? » Et il a conclu avec lassitude: « Quand la guerre contre Bashar sera finie, il faudra faire la guerre aux pillards et aux voleurs. »»

…Cet article est important, parce que le Guardian est certainement le quotidien libéral-progressiste le plus prestigieux dans le bloc BAO, qu’il est hyper-interventionniste depuis la Libye, qu’il fut hyper-interventionniste pour la Syrie. (Le terme “hyper-interventionniste” signifiant une prise de position contre le pouvoir établi au nom de “la démocratie”, cette prise de position pouvant aller jusqu’au soutien d’une éventuelle intervention des forces des “pays démocratiques” [nous disons “bloc BAO”].) Cet article est important parce qu’il montre que le Guardian n’a pas changé sa position (Assad monstre à abattre absolument), mais qu’il est conduit à reconnaître les conséquences de sa position. (C’est nous qui interprétons de la sorte, “ les conséquences de sa position ”, le Guardian constatant simplement, lui, les conséquences de l’“évolution de la rébellion”. [Phrase favorite à cet égard et résumant cette analyse de la situation, selon notre hypothèse : «Dans les premières six semaines, la moitié des rebelles constituait vraiment un groupe révolutionnaire uni. Mais maintenant c'est différent…»]) Cet article est donc important parce que le Guardian n’a pas changé sa position générale, y compris celle de l’origine, mais qu’il se juge obligé de mettre en évidence cette enquête si fouillée dont le résultat montre que l’effet de la position défendue par le Guardian dès l’origine débouche sur le chaos indescriptible qui est décrit. Partout, à cet égard, résonnent des phrases cruelles pour l’idéologie en cause, dites par des rebelles eux-mêmes, telles que «Ils sont devenus pires que le régime». Et l’on observera, cerise affreusement amère sur le gâteau, qu’il n’est même pas nécessaire de faire appel à l’épouvantail de la présence des djihadistes et autres legs d’al Qaïda, qu’ils sont tous mis dans le même sac, entre les témoignages croisés des uns et des autres… C’est potentiellement l’entièreté de la rébellion qui est dans la situation décrite.

Le Guardian ne changera pas d’avis parce que l’idéologie, surtout quand elle est manipulée par le Système, est une addiction implacable. Le Guardian continuera à écrire, même s’il condamne absolument tout ce qui se passe, qu’au départ il n’avait pas tort, comme ses compagnons de “lutte”, de soutenir le combat “pour la liberté et pour la démocratie”. Libre à lui, certes, sauf que ce qu’il décrit aujourd’hui, mis à l’épreuve de l’histoire, même très récente (voyez la Libye), montre qu’il avait absolument et irrémédiablement tort, du point de vue politique y compris dans les perspectives qui sont plus catastrophiques qu’elles n’ont jamais été, y compris du point de vue humanitaire, y compris du point de vue démocratique et ainsi de suite. Bien entendu, la démarche du Guardian présente un intérêt certain pour ceci qu’elle contribue puissamment à discréditer l’idéologie que ce journal défend, et tous les mouvements, identifiés ou secrets, qui l’accompagnent.

Encore, observant cela, n’atteint-on pas le cœur du problème, qui est la complète incompréhension du mouvement dit du “printemps arabe”, où il faut mettre la crise syrienne comme les autres crises, mouvement à considérer, pour l’apprécier justement, dans le cadre parfaitement identifié de la crise terminale du Système. A cette lumière, le “printemps arabe”, comme le reste, ne peut s’interpréter du point de vue idéologique courant, ni humanitaire bien sûr (démocratie, etc.). L’important est qu’il s’agit d’un mouvement de déstructuration et de dissolution d’une structure fondamentale mise en place au long du dernier demi-siècle pour soutenir et alimenter les intérêts du Système, en même temps que participer au maintien en l’état dudit Système. Dans ce cadre de jugement, on sait qu’on ne peut éviter l’ambiguïté (comme dans le cas de la [non-]nomination de Hagel, les logiques sont similaires). En un sens, la catastrophique déstabilisation (déstructuration, dissolution) de la Syrie participe pourtant au sens général du “printemps arabe”, même si elle s’est faite au nom de valeurs faussaires, et dans des conditions catastrophiques également, qui ont exposé la cruauté et la stupidité des politiques du bloc BAO et des autres “amis de la Syrie”. Mais ce stade est dépassé et, désormais, l’on assiste à la déstabilisation (déstructuration, dissolution) de la rébellion elle-même, ce qui implique un pas supplémentaire de l’effet du “printemps arabe”, qui se manifeste “opérationnellement” par le désordre et le chaos. A cet égard, l’article du Guardian, à cause de tout ce qu’on a observé autour de ce quotidien-étendard idéologique, est effectivement un événement symbolique de communication important pour apprécier l’évolution de la situation.

Quant à la suite, si tous continuent à parler de la chute d’Assad, il n’est pas assuré que des événements “extérieurs proches” ne prennent pas de vitesse l’évolution de la situation en Syrie, la bouleversant complètement une fois de plus, sans aucune certitude que le régime Assad tombe. Certains témoignages d’un sentiment qu’on trouve dans plusieurs pays de l’OTAN, lors de récentes réunions de ministres de pays de l’alliance, rapportent que nombre de ces ministres (certainement pas les Français, certes), montrant d’ailleurs une conscience juste quoiqu’en général dissimulée de l’ampleur de la crise, estiment que la prochaine étape de la “crise syrienne”, loin d’être une intervention extérieure ou la chute d’Assad, pourrait être effectivement une extension directe à l’“extérieur proche” ; les craintes concernent une crise de fragmentation majeure en Irak plongeant ce pays dans un degré supplémentaire de désordre et de chaos, avec comme un des principaux effets la partition “offensive” de la partie kurde, les liens établis entre cette partie kurde irakienne et la partie kurde syrienne, et, bien entendu, tout cela orienté vers la partie kurde turque selon la politique d’un Kurdistan à constituer, avec ainsi une menace de mort pesant sur la Turquie elle-même. (Les commentateurs turcs sont en général absolument apocalyptiques par rapport à cette perspective.) C’est cela, le “printemps arabe”, et c’est cela la crise terminale du Système…

Pour consulter l’original : c’est ici.

Traduction: Dominique Muselet

 

 Bien Cordialement.

 

Lucien PONS

 

Lire la suite

Menaces de guerre généralisée en Syrie ! Lettre ouverte au Président de la République française. Repris sur le blog d'Eldiablo.

31 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

polex

Menaces de guerre généralisée en Syrie !
Lettre ouverte au Président de la République française
(décidée par l’assemblée générale du Collectif communiste POLEX, le 18 décembre 2012)

 

 

 

Monsieur le Président,

Le Collectif communiste POLEX (de France) est une association libre de toute attache partisane dont le but est de rassembler des femmes et des hommes divers par leurs affiliations et leurs analyses mais unis par un idéal : défendre la paix contre tous les bellicismes et le droit démocratique pour chaque peuple de choisir son destin, son gouvernement, ses lois sans aucune ingérence extérieure, quels qu’en soient les prétextes.
Ce fut l’idéal de Jaurès et de la Charte de l’ONU de 1948, celui des anticolonialistes et des pacifistes contre l’arme nucléaire. Il est toujours le nôtre.

Dans cette optique, nous dénonçons depuis plus d’un an par des articles et des communiqués successifs (y compris dans une précédente lettre qui vous a déjà été adressée) les ingérences extérieures nourrissant une guerre d’une férocité inouïe ravageant la Syrie.

Contre les forces gouvernementales nationales les insurgés sont alimentés en armes, en logistique et en « djihadistes » islamistes venus de l’étranger, financés par des puissances pro-occidentales comme le Qatar, l’Arabie saoudite ou des pays de l’OTAN comme la Turquie ou d’autres.
Dans ce conflit, dont le peuple syrien martyrisé est l’enjeu et la victime d’intérêts régionaux et
planétaires qui lui échappent, nous ne sommes les partisans inconditionnels d’aucun des protagonistes. Nous voudrions simplement éviter la destruction de la nation syrienne, menacée aujourd’hui de partition, de fascisme intégriste et de chaos dictatorial, et l’extension du désastre guerrier au-delà de cette région du monde. Après l’éventuelle réinsertion par la guerre de la Syrie dans la mouvance occidentale, sera-ce le tour de l’Iran, du Sahel, de l’Algérie ?

Il n’y a pas de solution militaire acceptable en Syrie. La seule issue est politique : c’est le retour à la paix civile par la négociation entre Syriens exclusivement, sur une base démocratique.
Le seul rôle acceptable pour la France est d’aider à cette solution au lieu de s’ingérer dans le
conflit en prenant le parti des insurgés et en appelant à la disparition du gouvernement Assad. Aucun prétexte « humanitaire » ne peut le justifier, le choix des dirigeants syriens ne relève que des citoyens de ce pays.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président, de répondre aux interrogations suivantes :
 

 

1. Quand la république française va-t-elle, enfin, rompre avec l’attitude impérialiste et belliqueuse de votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy ?
 

 

2. Quand la république française va-t-elle clairement condamner les soutiens extérieurs aux protagonistes et favoriser, de ce fait, le compromis politique entre Syriens au lieu de justifier les jusqu’auboutistes ?
 

 

3. Quand la république française va-t-elle enfin dénoncer l’apport en armes aux mercenaires intégristes par les monarques du Golfe, du Qatar et de l’Arabie saoudite, et l’instrumentalisation de terroristes avérés par des alliés des Etats –Unis ?
 

 

4. Ces groupes « djihadistes » sont une peste raciste et fasciste qui s’étend au Maghreb, au Sahel et menacent la société française elle-même (affaire Merah). Jusqu’à quand les grands médias français, notamment ceux de service public, vont-ils continuer à propager leur seule version des événements en Syrie ?
 

 

5. Pouvons-nous avoir l’assurance que les forces militaires françaises déployées dans la région n’interviendront pas, y compris sous un prétexte « humanitaire », comme ce fut le cas en Libye avec les résultats désastreux que l’on sait ?

Croyez, Monsieur le Président, à nos sentiments respectueux pour votre fonction et à notre attachement à la paix, à la laïcité et à la démocratie.
Avec l’espoir de recevoir une réponse argumentée à nos angoisses de citoyen(ne)s français(e)s devant les menaces de guerre.

Le Secrétariat

du Collectif communiste POLEX.
7 rue des Jonquilles – 78260 ACHERES
contact.polex@orange.fr

 

Le blog d'Eldiablo: http://eldiablo.over-blog.org/article-menaces-de-guerre-generalisee-en-syrie-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-fran-aise-113936435.html

Lire la suite

Un chrétien décapité parceque chrétien. Le blog de Chantal Dupille.

30 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie. Incroyable barbarie des amis de François Hollande:

Un chrétien décapité…

(Tous les jours, des Chrétiens d'Orient, bien intégrés dans le pays du "dictateur" Bachar-el-Assad et même partageant le pouvoir, sont aujourd'hui traités ainsi dans la Syrie "libérée", "démocratisée", par les amis fanatiques des sayanims Hollande-Fabius. C'est ça le changement ? Même politique du temps des sayanims Sarkozy-Kouchner. En France, les néoconservateurs au service des intérêts américains et israéliens sont au pouvoir ! Note de Chantal Dupille. NB: Je rappelle que la France, aujourd'hui, soutient, arme, forme, finance les djihadistes en Syrie pour chasser le patriote Bachar-el-Assad refusant de partir afin de maintenir l'unité du pays seule garante du pluralisme et de la laïcité. Je rappelle aussi que le "dictateur" Bachar-el-Assad demande des Elections en Syrie et qu'il est prêt à partir seulement s'il est désavoué par son peuple).


Publié le 30 décembre 2012

 

CHRETIENS D'ORIENT

CHRETIENS D’ORIENT


…Parce que chrétien !


Diantre !

L’incroyable barbarie des amis de François Hollande se poursuit sans relâche et personne en Occident, hormis ce médias australien, n’est prêt à révéler les atrocités de ces barbares d’Allah qui profanent la mémoire du prophète, violent les règles élémentaires de l’Islam. Cette affaire se passe de commentaire. En Syrie désormais, les villages chrétiens sont envahis par des terroristes qui les chassent de leurs maisons, les hommes toujours enlevés pour l’exigence d’une rançon… etc. Est-ce ça la révolution, la démocratie qu’ils réclameraient ? Que nenni.

  

Andrei Arbashe est un jeune homme, chrétien, qui venait de se marier et dont l femme attend un heureux évènement: la naissance de leur premier enfant. Hélas, il est tombé aux mains des soi disant rebelles syriens, des terroristes de multiples nationalités qui n’ont rien à voir avec la Syrie. Comme le rapporte le journal australien The Australian News (article payant), les terroristes n’ont pas seulement décapité le jeune homme parce qu’il était chrétien mais, ils ont donné sa dépouille aux chiens, le privant de sépulture.

 

A l’allure où vont les choses, ceux qui organisent le génocide des chrétiens en Syrie, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, méritent un Nuremberg bis. Trop c’est trop. On leur tend la main, ils disent non. Leur envie réside à la destruction pure et simple de la Syrie. Mais, pour quel but ??? Où sont donc les journalistes ? Comment peuvent-t-ils rester silencieux face à ceux qui refusent la paix et qu’ils continuent de soutenir ?


«Ils l’ont décapité, coupé en morceaux et nourri les chiens avec sa dépouille», a déclaré Agnès-Mariam de la Croix, mère supérieure du couvent de Saint-Jacques-le-Mutilé entre Damas et Homs.

 

http://allainjules.com/2012/12/30/scoop-syrie-incroyable-barbarie-des-amis-de-francois-hollande-un-chretien-decapitee/

 

 http://chantaldupille.over-blog.com/article-scandale-massacre-des-chretiens-d-orient-par-les-amis-de-hollande-fabius-113911780.html

Lire la suite

Deux jours de mobilisation à Paris en solidarité avec la Syrie (vidéo).

30 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Dimanche 30 décembre 2012

vu le blog Réveil Communiste

Depuis le début du conflit en Syrie les organisations syriennes en France dénoncent et manifestent leur soutien au peuple syrien et son gouvernement légitime. Mais les médias ne relaient pas toutes les informations.

C'est pour informer les français et le monde que l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France organisent régulièrement, depuis le début du conflit, des rassemblements et des conférences d'information et d'échanges sur la Syrie.

Un reportage couvrant deux jours de mobilisation à Paris en solidarité avec la Syrie, les 8 et 9 Décembre 2012 organisées par l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France.

Reportage réalisé par : Smaïn Bédrouni

 

 


 

 

 

Lire la suite

Des unités israéliennes font partie des forces d’intervention en Syrie.

29 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=89821&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
Des unités israéliennes font partie des forces d’intervention en Syrie
L’équipe du site.

Une unité de Des unités militaires israéliennes se trouvent depuis bien longtemps en Syrie dans le but affiché de maitriser l’arsenal chimique syrien. Cette information révélée pour la première fois par des sites syriens locaux, dont Syria Truth a été confirmée par le magazine allemand Focus, selon lequel cette force appartient à l’unité d'élite "Sayeret Matkal" . (Focus)
 

Le général Adnane SelloSyria Truth avait le mois de juillet dernier révélé que cette dernière était entrée en Syrie via Alep, à travers la Turquie,  grâce à l’aide du colonel syrien en défection et chef du Conseil militaire d’Alep, Abdel Jabbar Akidi. Auparavant, des rencontres avaient eu lieu en Turquie entre des experts israéliens de l’Institut biologique affilié au Premier ministre israélien avec le général syrien à la retraite Adnan Sello, en fuite en Turquie, et qui avait occupé le poste de vice-directeur d’administration de la guerre chimique au sein de l’armée syrienne régulière.

Parachutistes françaisDans le périodique allemand, il est écrit que la présence de la force d'intervention israélienne s’inscrit dans le contexte de la présence de forces d’élites occidentales, américaines et françaises en particulier, stationnées aux frontières jordaniennes de la Syrie. Elles seraient disposées à entrer en Syrie dès la chute du régime syrien, pour s’emparer de l’arsenal chimique et empêcher qu’il ne soit capturé par de soi-disant "révolutionnaires et terroristes".

Delta force américaineLa force française formée de parachutistes a déjà effectué plusieurs missions d’exploration et s’est infiltrée en Syrie sous couvert d’un hopital de fortune pour les réfugiés syriens, installé dans la ville jordanienne al-Mafrak.

Un officier de l’unité des parachutistes stationnée dans la ville française de Calvi a confié au magazine allemand que des soldats de 135 pays forment cette unité. L’une de ces compagnies étant totalement arabe, pour ne pas du tout attirer l’attention.

Quant à la force d’intervention américaine, elle est formée des deux unités Delta Force et Ringers, entraînées aux combats dans le désert, et qui œuvrent de concert avec l’armée jordanienne.   

Source: Divers

26-12-2012
Lire la suite

Expert russe: "La Syrie, premier front de défense de la Russie".

29 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=90076&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Expert russe: "La Syrie, premier front de défense de la Russie"

Le rédacteur en chef de la revue russe VVB  Saïd Govorov considère que la Syrie est le premier front de défense de la Russie, de ses intérêts au Moyen Orient et de sa sécurité nationale.

Dans une interview exclusive accordée au site d’alManar, Govorov explique que « toute avancée militaire en faveur des miliciens arabes et étrangers sur le terrain en Syrie constitue un danger pour la Russie, qui se voit dans l’obligation de prendre des mesures garantissant la stabilité de son allié syrien, et écartant toute guerre civile ou toute partition du pays ».

Tout en insistant que la crise syrienne est une affaire interne, cet expert dans les affaires du Moyen Orient a assuré que la flotte russe présente à proximité de la côte grecque a pour mission de protéger les intérêts de son pays dans la région. 

L’ambassadeur qatari finance les campagnes de désinformation contre les responsables russes

Qualifiant la position russe de « responsable », le directeur de la VVB a dit à notre collègue au site arabophone Israa elFas, que « la Russie réalise bien que la stabilité et l’unité de la Syrie est la garantie de la stabilité de la région entière, fortement affectée par les incidents en cours. Les relations syro-russes sont toujours exposées aux campagnes médiatiques adverses et le Qatar est le premier pays impliqué dans la falsification des déclarations officielles des dirigeants russes ».

Selon lui, l’ambassadeur qatari en Russie dépense de grosses sommes d’argent pour inciter les agences de presse russes à participer à l’attaque médiatique organisée contre les dirigeants du pays, citant l’exemple de son implication dans les dernières falsifications des propos de l’envoyé russe au Proche-Orient Mikhael Bogdanov.

La majorité des Syriens soutiennent toujours Assad

Malgré les campagnes médiatiques arabes et internationales contre le régime syrien, l’opinion publique russe est convaincue que la majorité du peuple syrien soutient toujours son président. 

« Même ceux qui ont réclamé des réformes au début de la crise syrienne, soutiennent toujours le régime, parce qu’ils ont compris que l’objectif des grandes puissances est d’entrainer la Syrie dans un bain de sang et dans un conflit intestin pour ensuite diviser le pays en mini-Etats », a dit Saïd Govorov. Selon lui, « le peuple craint la chute du régime parce qu’il craint la division et le contrôle du pouvoir par les groupes armés qui commettent les crimes horribles au su et au vu du monde entier ».

« Nous sommes convaincus que le président Assad remportera 60% des voix d’électeurs si des élections démocratiques et honnêtes ont lieu en Syrie, et même sous supervision internationale », a-t-il encore estimé.

Et de conclure : « La Russie réclame la cessation de tout soutien aux groupes armés, l'arrêt du conflit interne, et le lancement du dialogue national ». Il a assuré que le régime est sérieux dans son appel au dialogue et que le président Assad est prêt à participer à des élections. "Mais l’opposition ne cesse de mettre des bâtons dans les roues", a-t-il déploré. 

Interview réalisée par Israa elFas (correspondante au site arabophone d'alManar)

Lire la suite

Lutte antiterroriste en France: cherchez l’erreur!

28 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Lutte antiterroriste en France: cherchez l’erreur

 

Bahar Kimyongür, 27 décembre 2012

 

En France, on peut appeler à armer les rebelles terroristes en Syrie, diffuser leur propagande, maquiller ou justifier leurs crimes, organiser des collectes pour leur acheter des armes et même leur recruter des combattants. Par contre, l’expression d’une sympathie même la plus symbolique envers des rebelles réfractaires aux ordres du FMI et de l’OTAN peut vous conduire en prison. Quinze sympathisants d’un mouvement rebelle turc de gauche viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à des peines d’une sévérité inouïe. Leurs crimes : distribution de tracts et de journaux, organisation de pique-niques, de concerts et de manifestations.

 DHKP-C. Quatre consonnes se suivant dans l’ordre alphabétique, un tiret, puis un « c » qui, en turc, se lit « djé ».  L'initiale « c » est celui de Cephe (lire Djép-hé), la forme turquisée du mot arabe « Jabha » qui signifie « Front ».  

Le DHKP-C anatolien, c'est un peu le Front populaire des Palestiniens ou le Front sandiniste du Nicaragua: marxiste, laïc, patriotique, internationaliste, résistant.

Né au début des années 1970 dans les métropoles turques au lendemain d’insurrections étudiantes et ouvrières sans précédent, le DHKP-C a survécu à deux coups d’Etat militaires et à une répression féroce orchestrée par un régime allié de Washington depuis le début de la Guerre froide.

Discret et quasi méconnu à l’échelle internationale, le DHKP-C est parfois confondu avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement nationaliste kurde vaguement marxiste qui dispose d’une assise populaire et d’une puissance de feu autrement plus conséquentes.

Alliés brièvement au milieu des années 90, DHKP-C et PKK ne partagent pas pour autant la même conception du monde, de la Turquie et de la cause kurde, ni la même stratégie politique et militaire.

Que l’on apprécie ou pas ses idées et ses méthodes, de l’aveu même de la police turque, le DHKP-C ne s’attaque jamais à la population. Les rares fois où ce mouvement commet des bavures, il ne manque pas d’exprimer publiquement ses excuses aux éventuelles victimes collatérales.

Ses actions violentes ne prennent pour cible que les piliers du pouvoir ou les tortionnaires notoires.

En revanche, les soldats de l’armée régulière formée de conscrits ne sont jamais visés sauf en situation d’autodéfense.

La raison en est que les soldats sont considérés par le DHKP-C comme des « enfants du peuple » susceptibles de retourner leurs armes contre leurs chefs et d’adhérer à la révolution.

Si pour ce mouvement, la victoire est au bout du fusil, la lutte pour la démocratisation de la Turquie passe aussi par la voie pacifique. Les sympathisants du DHKP-C sont ainsi actifs sur divers fronts de lutte : syndical, culturel, juridique, associatif, médical, informatique, étudiant etc.  

La méticulosité de ce mouvement rebelle dans le choix de ses cibles et l’importance qu’il accorde aux moyens démocratiques expliquent en partie le faible nombre de victimes dans le combat qui l’oppose aux forces gouvernementales.

En 43 ans de lutte armée, on dénombre en effet à peine quelques dizaines d’agents du régime tués pour 650 militants du DHKP-C morts au combat.

On ne peut en dire autant pour les rebelles syriens qui, mutatis mutandis, combattent eux aussi un régime sécuritaire.

En l’espace de quelques mois à peine, par leur discours sectaire et « alterophobe », les groupes rebelles armés, toutes tendances confondues, ont clivé la société syrienne sur une base ethnique et confessionnelle.

Cette polarisation sectaire est un fléau que le régime baassiste a âprement combattu, quoique pas toujours avec les moyens les plus adéquats.    

Par ailleurs, aujourd’hui, on ne compte plus le nombre d’actes de sauvagerie commis par les rebelles : égorgements et décapitation rituels, dépeçages, tirs sur des quartiers résidentiels, attentats contre des civils, destructions de lieux saints, notamment des mosquées sunnites, chiites et des églises, actes de sabotage contre des lignes d’approvisionnement d’eau et d’électricité, pillages de récoltes, de bâtiments publics et d’habitations privées, démontages d’usines, enlèvement de civils moyennant rançons...

Dans la vidéo ci-dessous, on voit des rebelles incendier un Hussayniyah, c’est-à-dire un sanctuaire chiite consacré à l’imam Hussein (martyrisé à Karbala). Cette vidéo a été tournée dans le village de Zarzour en province d’Idleb à une jetée de pierre de la Turquie. L’un des terroristes insulte les chiites et les alaouites :

 http://www.dailymotion.com/video/xvwf2p_yyyyyy-yyyyy-yyyy-yyyy-yyyyyy-yyyyyy-yy-yyyy-yyyyy-yyyyyyy-yyyy_news#from=embediframe

En principe, aucun crime commis par l'Etat syrien ne devrait excuser de telles offenses qui indignent toutes les communautés, en premier lieu les sunnites syriens pris en otage par des terroristes incultes agissant en leur nom.

Pourtant, chez nous, on trouve ça et là, de vaillants pourfendeurs de dictatures, intarissables en leçons de morale, qui n’ont cesse de caresser le terrorisme anti-syrien dans le sens du poil de la barbe wahabo-fasciste.

Au lieu de favoriser le dialogue et la réconciliation pour limiter la casse, ils appellent à armer des barbares donc à augmenter la souffrance du peuple syrien et à détruire toujours plus ce pays, cela, au nom d’une « révolution » dont ils font mine d’ignorer la nature sectaire et sur laquelle ils n’ont pas la moindre influence politique.

En réalité, nos plumitifs attitrés ne font rien de moins que de l’apologie du terrorisme et de l’incitation au terrorisme.

Et lorsqu’ils s’embarquent dans le camp rebelle pour nous rapporter leurs faits d’armes, ils participent concrètement et sciemment à une « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » comme dirait Thierry Fragnoli, le juge en charge du dossier DHKP-C.

Pourtant, au lieu d’être condamnés, ce que je ne leur souhaite pas, les amis français des terroristes syriens sont applaudis et parfois même récompensés, par leurs maîtres, entendons bien.

Pendant ce temps, la justice française s’acharne sur des communistes turcs dans l’indifférence générale.

Dame Thémis vient en effet de condamner quinze sympathisants du DHKP-C à des peines qui vont de 18 mois à 7 ans de prison ferme.

La morale de l’histoire est que dans la patrie des droits de l’homme, de la Commune et de la Résistance antifasciste, mieux vaut sympathiser avec les terroristes syriens qu’avec les communistes turcs.

 Cherchez l’erreur !

 

L’un des condamnés, Nezif Eski, un militant souffrant d’une maladie grave appelée « algie vasculaire de la face » (AVF), m'a écrit après le verdict.

Absent à l’audience finale pour des raisons de santé, il attend ses geôliers, digne, résolu et serein, un peu à la manière de Boris Vian dans le Déserteur lorsqu’il écrit:

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je n'aurai pas d'armes

Et qu'ils pourront tirer

Nezif Eski est un prisonnier politique franco-turc et paradoxalement d’origine syrienne. Il est comme moi, originaire de la région d’Antioche, cette province syrienne chargée d’histoire et offerte par la France coloniale à la Turquie kémaliste en 1938 pour éviter qu’Ankara ne s’allie à l’Allemagne hitlérienne.

Nezif ne demande rien si ce n’est un acte de solidarité avec sa co-inculpée Zehra Kurtay, une ex-prisonnière politique exilée en France et désormais captive en France.

Zehra souffre du syndrome de Wernicke-Korsakoff, depuis qu’elle a été alimentée de force par les tortionnaires turcs pendant la longue grève de la faim de 2000-2007 contre l’ouverture des prisons de type F.

 Voici le message de Nezif :

Bonjour, 

Ce jeudi 20 décembre, le Tribunal correctionnel de Paris a prononcé son verdict dans l’affaire du DHKP-C.

Trois personnes ont été condamnées à 7 ans de prison ferme. Deux personnes dont moi-même, avons eu 5 ans de prison dont 4 ans ferme.

Les inculpés présents à l’audience se sont retrouvés directement entre les mains des gendarmes.

Le verdict a été prononcé à huit clos.

Zehra Kurtay atteinte de la maladie Wernicke Korsakoff, se trouve actuellement derrière les barreaux. Elle va purger une peine de 5 ans.

En ce qui me concerne, je n'ai pas pu, pour des raisons de santé, me rendre au tribunal. Je suis donc pour le moment toujours en « liberté ».

Un mandat d’arrêt a été lancé à mon encontre et contre ceux qui ne se sont pas présentés à l’audience.

Nous avons été condamnés pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le souci est qu'aucune preuve matérielle n'a été présentée justifiant ces accusations.

Les seules « preuves » sont notre idéologie. Nous sommes anti-impérialistes, anti-capitalistes et antifascistes. Nous défendons les droits et les libertés de chacun.

J'ai usé de ma liberté d'expression et d’opinion pour dire que j'ai de la sympathie pour le DHKP-C (Parti-Front Révolutionnaire de Libération du Peuple) une organisation militante de Turquie qui n'exporte sa lutte en aucun cas.

Ce procès est bien purement politique. Il avait pour but de faire plaisir au régime d’Ankara.

Je vous demande, cher(e)s ami(e)s d'envoyer des mails, des fax, des courriers, de téléphoner à la ministre de la justice Christiane TAUBIRA afin non seulement de protester contre ces condamnations mais surtout de demander la libération immédiate de ZEHRA KURTAY atteinte de la maladie Wernicke Korsakoff.

Ci-dessous les coordonnés de la Garde des Sceaux.

En vous remerciant d’avance.

Nezif ESKI

 

Ministre de la justice, Garde des Sceaux

Christiane TAUBIRA

13, place Vendôme

75042 Paris Cedex 

Téléphone :

+33 1 44 77 0160 60

Lire la suite

Le documentaire sur Jean Bricmont dans les mutins de Pangée sur la Syrie.

24 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Nice le 24 décembre 2012.

  

Bonjour.

 

Il est très important avant de s'adonner aux agapes traditionnelles de fin d’année, de visionner le film réalisé par Olivier Azam à propos des guerres humanitaires et celle qui devrait particulièrement nous interpeller aujourd'hui : la Syrie.

 

Dans ce documentaire Jean Bricmont que l'intelligentsia de gauche en France a choisi d'ostraciser, en appelle à la sagesse. Il faut savoir qu’il n'a pas pu tenir une conférence sur la Syrie à la fête de l'humanité en 2012 car des bien pensants autoproclamés "Antifafs" avaient décidé d'interdire son intervention sous le prétexte qu'il était "ROUGE-BRUN" donc "Antisémite". Et cela au seul prétexte qu’il défend les négociations et la paix face à la démocratie imposée par des bombardements massifs comme ce fut le cas en Libye par exemple.

 

Je crois essentiel de retrouver l'usage de la raison, surtout face aux matraquages médiatiques constants pour imposer l’ingérence humanitaire en jouant seulement sur le levier émotionnel. Il est consternant hélas que  les forces de gauche en général, (l'appel de la CGT, La FSU et de Solidaires en faveur des rebelles syriens en est un exemple récent), s’alignent sans analyses politiques sérieuses sur ces thèses guerrières. "Le devoir d'ingérence humanitaire" devrait remplacer le droit international mis en place après la seconde guerre mondiale pour garantir la paix ? Il devrait remplacer le "Droit des peuples à disposer d'eux mêmes" 

 

A ce propos il est à remarquer que cette volonté d'en découdre avec le régime syrien actuel va s'infiltrer dans des détails à priori anodins voire insignifiants. La déclaration des syndicats à laquelle je fais allusion plus haut, ainsi que de nombreuses pétitions qui circulent actuellement ou ont circulé il y a peu, prônent souvent la défense de la paix et la protection des civils en demandant l'arrêt des combats et la démilitarisation des zones de conflit. Personne ne peut aller contre cet étalage de bonnes intentions sauf que souvent de manière directe ou subliminale, le départ de Bachar El Assad est une des conditions non négociables. Je trouve cela pervers et sournois dans la mesure où on fait preuve d'ingérence dans la politique intérieure syrienne. De plus on pose comme postulat sans avoir recours à l'analyse et à la réflexion que les thèses défendues et présentées par l'OTAN sont les seules acceptables. On oublie ce faisant la cause principale de l’échec du plan de paix présenté par l’émissaire de l’ONU Kofi ANNAN. Son plan prévoyait l’arrêt des combats et la démilitarisation des lieux de conflit. L’armée syrienne a retiré ses chars et ses armes comme convenu mais les rebelles en ont profité pour s’armer davantage, pour ces derniers l’arrêt des combats n’était pas envisageable et ils demandaient déjà que le gouvernement en place démissionne et que Bachar El Assad parte.  

 

En conclusion je vous invite à visionner ce film, il est nécessaire je crois dans ce climat dangereux et malsain afin de redonner à la politique sa raison d'être. La politique étrangère de la France jusqu'à la présidence de Nicolas Sarkozy était l'héritière du Gaullisme et faisait entendre une indépendance qui était fort prisée de par le monde. En 2007 nous avons troqué cet habit de lumière pour celui moins glorieux de "Caniche de l'Empire", occupé jusqu'alors par Tony Blair. Depuis l'élection de François Hollande rien n'a changé dans cet asservissement volontaire. Vivre debout est difficile, vivre couché est plus facile pour quémander les caresses du maître.

 

Ce qui me semble le plus difficile à admettre est ce consensus national et même européen sur ces questions. La gauche il n'y a pas si longtemps défendait la paix. Je me souviens avec émotion des grandes manifestations contre la guerre en Irak en 2003. Aujourd'hui rien, pourtant Naomi Klein a très bien décrit la politique du chaos de ce capitalisme sauvage dans son livre "La Stratégie du Choc" ou dans le film éponyme. A gauche nous sommes tous plus ou moins informés de cette guerre psychologique pour installer l'ultralibéralisme partout dans le monde. Si de nombreuses formations politiques ont vu en l'Union Européenne une machine de guerre de ce capitalisme du désastre, il n'en est pas de même pour la politique étrangère de l'empire menée par l'OTAN au service de l'impérialisme américain et c’est dommage.

 

Ce film dure une heure environ et il définit bien les enjeux actuels.

 

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

 

Bien cordialement.

 

 

Lucien PONS.

 

 

Sur mon blog à la rubrique:"Syrie, Libye, Iran" vous trouverez d'autres informations.

  

http://lucien-pons.over-blog.com/10-categorie-12252725.html 

 

 

Impérialisme humanitaire. Droit de l’Homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

Durée : 1h

Note : Cet entretien fait suite à un débat qui n’avait pas pu se tenir à la fête de l’Huma suite à des menaces extérieures non identifiées. Jean Bricmont développe ici ses arguments contre l’utilisation de "l’idéologie des droits de l’Homme" pour justifier des guerres.

Thèmes évoqués : Les accords de Munich, la guerre d’Espagne, Guerres d’Afghanistan, d’Irak, du Kossovo, de Libye... Le cas de la Syrie, la politique américaine, l’OTAN, l’ONU, Kouchner, BHL, etc...

  
 
Lire la suite