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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la syrie - la libye - l'iran - tag

Reprendre le combat de la souveraineté nationale - Discours de Bachar du 6.1. Rerpris sur le Blog d'Eva.

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des

 

peuples à disposer d’eux-mêmes

vendredi 11 janvier 2013, par Comité Valmy

 

2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Le Comité Valmy présente à chacun de ses amis ses vœux les plus fraternels pour la nouvelle année. Certes, nous aurions désiré d’être en capacité de souhaiter une année 2013 jalonnée de nouvelles réjouissantes.
Malheureusement, la situation intérieure et internationale ne nous le permet pas.

C’est donc à la résistance que nous vous appelons. Résistons en luttant contre les projets funestes du Medef qui veut « détricoter » non seulement les conquêtes sociales et économiques, issues du programme du CNR, de la Libération, mais l’ensemble du Code du Travail. Les patrons veulent que leur loi, celle du profit maximum, devienne la règle imposée aux salariés, avec – en plus - l’aval des centrales syndicales !

Les objectifs du « big business » sont clairs : la possibilité de réduire les salaires, d’augmenter le temps de travail, de procéder à des licenciements massifs au moindre coût.
En clair, les patrons veulent revenir aux pratiques en vigueur avant les grandes grèves de 1936. Ils visent à régner sans partage dans l’entreprise.

Et c’est sur ces bases que se poursuivent les « négociations » avec les syndicats !
Ceux-ci ne tentent rien pour mobiliser les ouvriers, les employés, les cadres et organiser une riposte de masse. La CFDT ne cache pas son désir de signer une véritable capitulation syndicale.
Or, cette mascarade de « concertation » est organisée par le gouvernement « socialiste » !

Peut-on, sans réagir, accepter un tel recul de civilisation ?

Le Comité Valmy appelle à construire au plus vite un rassemblement- populaire de lutte contre cette menace. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la politique de construction européenne, celle de l’UE, dont l’un des objectifs premiers est de réduire à néant l’indépendance et la souveraineté des Nations.
Car, celles-ci constituent le dernier rempart de la résistance des peuples. La bataille sociale qui s’annonce ne peut donc pas être séparée de la bataille nationale pour sortir de l’UE et de l’euro.

Cette nouvelle année, nous semble commander plus que jamais, de placer la reconquête du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au premier plan des objectifs politiques essentiels.

En effet, l’indépendance et la souveraineté populaire et nationale, conditionnent pour les peuples et les nations, leur possibilité d’avancer et de construire dans le présent et le respect des générations futures. Cela se vérifie dans tous les domaines, notamment dans ceux de la culture, de la politique, des libertés démocratiques et du progrès économique et social.

La souveraineté des peuples et des nations, leur droit à maîtriser, à travers les circonstances historiques, la détermination de leur avenir, est un principe universel qui est reconnu par la Charte des Nations Unies.
Pourtant, ce droit est, à notre époque, violé dans la plupart des pays du monde qui sont :

· soit vassalisés et dessaisis de leur souveraineté comme c’est le cas dans la dictature euro atlantique imposée à marche forcée,
· soit insérés dans un carcan colonial ou néo-colonial sur la plupart des continents.

Une oligarchie financière sous hégémonie anglo- américaine (Wall Street et la City anglaise) ou germano-américaine et quelques oligopoles dominent le monde occidental et multiplient les guerres coloniales pour le pillage des rentes (matières premières, énergie, terres, eau…) et la généralisation de l’hégémonie occidentaliste militaire, politique et culturelle.

Face à l’échec de l’Union Européenne, ressurgit en ce début d’année 2013, l’objectif de réaliser l’Union Transatlantique c’est à dire la fusion dans un empire unique, de l’Amérique du Nord et de l’UE, avec la volonté de réaliser un marché transatlantique unifié, d’ici à 2015. Dans la perspective de présenter cette nouvelle fuite en avant dans la voie des abandons nationaux, comme une solution à la crise monétaire et systémique, l’objectif de l’institution d’une monnaie unique transatlantique ou mondiale, pourrait ressurgir bientôt.

La raison d’être du Comité Valmy qui s’est constitué à partir de la lutte contre la ratification du traité de Maastricht est précisément de contribuer au combat républicain pour que la France ne sorte pas de l’Histoire. C’est la nécessité de reprendre en main le drapeau de l’indépendance nationale et de la lutte pour la souveraineté populaire sans lesquelles, les Français en font quotidiennement l’expérience, les libertés démocratiques et les conquêtes sociales régressent rapidement et de façon continue.
Les questions sociale et nationale étant liées, notre démarche républicaine qui associe patriotisme et internationalisme est naturellement à la fois progressiste et anti-impérialiste.

En réponse à la trahison nationale généralisée de l’appareil politique professionnel et vassalisé qui monopolise illégitimement le pouvoir politique, notre combat est objectivement devenu indépendantiste.

Dans cette logique, nous menons un combat national pour le retrait de la France de la zone euro et de l’Union européenne, qui exerce une dictature sur les peuples qui en font partie, pour les intérêts exclusifs de la finance. L’exemple de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal sont là pour en mesurer les dégâts.
Nous dégager au plus vite de toute construction européenne doit aller de pair avec la volonté de quitter l’Otan et ses structures intégrées, instruments militaires de l’impérialisme, US en premier lieu.

Nous apportons notre solidarité et notre soutien envers tous les peuples en lutte pour leur indépendance, en particulier en Amérique latine, au Proche et Moyen Orient, notamment en Palestine et dramatiquement en Syrie

Les Syriens, en effet, subissent actuellement une guerre cruelle qui, pour l’essentiel, relève d’une agression extérieure dont l’instrumentalisation implique, de façon cruciale, les dirigeants de la connivence - la vraie droite, l’UMP, et la "fausse gauche", le PS - de la France officielle, alliée du bloc impérialiste euro-atlantique et occidentaliste, mais aussi du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Les despotes de ces pays avec leurs milliards de dollars financent les bandes de mercenaire djihadistes takfiristes et wahhabites en Syrie.

Dans notre pays, grâce à la complicité de classe des oligarques « français » lesdits despotes développent méthodiquement une politique de prédation du patrimoine national de la France.
Dans une démarche associée, ils contribuent financièrement et par d’autres moyens, à la diffusion communautarisme et de l’islam radical dans nos banlieues.
Ils s’ingèrent ainsi ouvertement dans les affaires intérieures de notre pays, en s’opposant objectivement et de façon visible à la nécessaire intégration laïque et républicaine, d’une partie significative des Français issus de l’immigration, notamment des plus jeunes.

Dans des conditions bien différentes, les peuples Syrien et Français mènent donc un combat parallèle pour l’indépendance nationale, la souveraineté et la liberté.

Le constat de cette convergence objective des peuples syrien et français, devrait de traduire par une expression majeure de la solidarité de la France républicaine envers le peuple syrien ouvertement agressé.

L’appel dont le Comité Valmy a pris l’initiative à « faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci » a connu un succès et un retentissement réels. Cela confirme qu’il existe dans notre pays, une attente significative aspirant au nécessaire développement du soutien en faveur du peuple syrien. C’est à partir de ce constat que le Comité Valmy incite actuellement avec d’autres, à la recherche d’une dynamique de liaison, de coordination et d’initiatives, pour l’essor de la solidarité avec le combat de la Syrie souveraine.

Le combat mené par le comité Valmy est donc multiple.

Les aspirations à l’indépendance et à la souveraineté de tous les peuples, du nôtre en premier lieu, guident notre action.

Notre vœu le plus cher est d’être en capacité de participer aux luttes nécessaires pour atteindre nos objectifs.

C’est en renforçant le Comité Valmy que nous y parviendront.

Et alors, 2013, sera une bonne année !

Le 6 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3111

 

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Voir aussi :

 

Le combat anti-impérialiste de l’Etat-nation et du peuple syriens est celui de l’ensemble des peuples du monde
Claude Beaulieu, Geneviève Blache*

 

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10 janvier 2013, par Comité Valmy

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La patriotisme ne vaut-il que pour le racket fiscal ?

Nous vivons une époque où la patrie ne représente plus rien pour nos élites et les journaleux à leur service. Les uns votent des traités qui ont force de loi sur notre propre législation, abandonnent de plus en plus de souveraineté après avoir perdu la plus importante : la souveraineté monétaire ; les journalistes nous perdent dans des débats sans grand intérêt et qui ne vont jamais à l’essentiel.

Toutefois, grâce à l’affaire des exilés fiscaux, les uns et les autres se sont accordés à l’unisson pour évoquer le « patriotisme fiscal ». Qu’en penser ?


1600426-2147768Les dirigeants ont une politique qui consiste à flagorner tout ce qui vient de l’étranger, à donner des leçons de civisme aux citoyens français, mais ils ne se gênent nullement pour écraser les frontières nationales par une politique où le mondialisme a toute sa place.


Et que dire de la politique de ces prétendus patriotes qui ne cessent de courber l’échine devant le Marché, persiflant qu’il n’y a rien à faire, qu’il faut accepter l’état des choses imposé par le cours de l’Histoire. Sans doute méritons-nous d’avoir à la barque de la France une équipe de piètres acteurs du Mondialisme, bien trop dépendants de l’argent anonyme et vagabond pour réfléchir à la grandeur de la France en devenant eux-mêmes de véritables résistants dont le nom pourrait figurer dans l’Histoire de France.

http://sos-crise.over-blog.com/article-reprendre-le-combat-de-la-souverainete-nationale-discours-de-bachar-du-6-1-114263624.html

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Naissance de la : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence étrangère(...). Par le Comité Valmy.

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

Naissance de la : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence étrangère(...)

Solidarité avec la Syrie laïque, anti-impérialiste et agressée

 

samedi 12 janvier 2013, par Comité Valmy

Le Comité Valmy est tout naturellement, impliqué dans la création de cette "Coordination" pour la solidarité avec la Syrie et son peuple agressés.
Le combat pour la souveraineté de la Syrie et celui pour celle de la France nous paraissent aujourd’hui d’autant plus indissociables que ceux des dirigeants de la France vassalisée euro atlantique, qui projettent de détruire la nation syrienne ont déjà démoli la France républicaine, rejetée son indépendance nationale et la souveraineté de son peuple.
Les dirigeants de la France officielle se distinguent comme étant contre le peuple syrien, avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, parmi les principaux fauteurs de guerre.
Soutenir la Syrie souveraine c’est agir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes mais aussi, pour rétablir la France Républicaine dans ses principes, ses droits et dans l’Histoire.

 


Coordination pour la souveraineté de la Syrie
et contre l’ingérence étrangère

Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.
Cette guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz ainsi que pour des objectifs géopolitiques, est initiée par l’impérialisme, les gouvernements des Etats-Unis et Israël avec leurs auxiliaires occidentaux, alliés aux forces les plus rétrogrades de l’Islam, takfiriste et wahhabiste, s’appuyant sur les factions dominantes des Etats esclavagistes du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ceux-ci financent et soutiennent les mercenaires terroristes qu’ils introduisent notamment depuis la Turquie et par dizaines de milliers en Syrie, pour semer mort et désolation.

 

Dans cette coalition qui entend susciter une guerre civile de nature interconfessionnelle, la France officielle joue un rôle particulièrement belliciste, symbolisé par les déclarations provocatrices de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de notre pays.

 

Dans le contexte contradictoire du « Printemps arabe » dont les aspirations légitimes ont été dévoyées par la manipulation occidentale, un mouvement populaire est apparu en Syrie développant des revendications pour plus de libertés démocratiques et dénonçant même l’essor de l’influence néolibérale du FMI qui entravait toujours plus, le progrès économique et social. Les revendications démocratiques ont été depuis largement acceptées sous l’impulsion du Président Assad, y compris l’abolition de l’état d’urgence.

 

Très vite ce mouvement pacifique a été supplanté par la violence armée au service de l’étranger. La crise est essentiellement devenue militaire. Elle a été prise en main par les pays de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont financé des mercenaires qui ont massivement entrepris d’envahir la Syrie. L’intervention étrangère présente dès le début de la crise en est devenu l’élément dominant.

 

L’ingérence étrangère systématique crée un risque d’extension et de généralisation régionale du conflit pouvant conduire à une guerre contre l’Iran, et une généralisation du conflit avec la Russie et la Chine visées à travers l’aventure syrienne.

 

Cette politique est en contradiction fondamentale avec la stratégie équilibrée que représentait la politique arabe de la France conçue par le Général de Gaulle. Les dirigeants occidentaux, dont ceux de France, fournissent des aides multiples aux mercenaires étrangers, notamment des armes qui tombent nécessairement aux mains des forces d’Al Qaïda .

 

Elle est en outre contraire à tous les usages diplomatiques qui veulent qu’on ne prononce pas de jugement irrévocable sur une situation et qu’on respecte les positions des autres puissances même si on ne les partage pas. Les déclarations bassement injurieuses sur les dirigeants syriens et russes sont indignes et entachent le renom de la France dans le monde.

 

Une solution négociée de la crise paraît aujourd’hui possible grâce à la médiation russe et aux pressions de certaines forces réalistes étasuniennes. Dans ce cas, notre diplomatie se sera mise d’elle-même même dans une impasse qui l’empêchera de peser sur le règlement.

 

Au lieu de prendre part, avec ou sans réticences, à des aventures qui peuvent conduire au pire, une France digne de ses valeurs républicaines devrait donner l’exemple d’une politique de détente, d’entente et de coopération et fournir à toute l’Asie du Sud-Ouest les moyens d’une paix par le développement mutuel, qui constitue l’alternative à la guerre de tous contre tous.

 

Les Français sont l’objet d’une politique de désinformation systématique, massive et généralisée afin de neutraliser leurs réactions et faciliter les manœuvres bellicistes du gouvernement. La conséquence de cette véritable guerre idéologique relayée de façon contre nature, par des forces politiques et syndicales inattendues, se traduit par un développement insuffisant de la solidarité militante envers l’État –nation et le peuple de la Syrie souveraine.

 

La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.
Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.

 

C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.

 

L’objectif de cette coordination est de promouvoir des initiatives diverses dans cette perspective.

Paris lundi 5 janvier 2013

Mis en ligne : 12 janvier 2013


Premières signatures

Comité Valmy
Collectif pas en notre nom
Solidarité et Progrès
Collectif Résistance et Renouveau Gaullien
Réseau Voltaire France
Cercles des volontaires
Planète Non –violence
L’Appel Franco-Arabe
association Afamia
Union des Patriotes Syriens

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Ils ont livré la France au Qatar !

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Ils ont livré la France au Qatar !
L’équipe du site

La dépêche, stupéfiante, est tombée le 6 novembre dernier :
l'ambassadeur du Qatar, Mohamed Jaham al-Kuwari, annonçait à l'Agence France-Presse que son pays avait l'intention d'investir 10 milliards d'euros dans des sociétés du CAC 40. Répondant au journaliste qui évoquait quelques rares déclarations de personnalités qui, comme Bernard-Henri Lévy, Jean-Luc Mélenchon ou Julien Dray, ont manifesté leur inquiétude sur l'influence du Qatar en France, l'ambassadeur a conclu l'interview par une formule aussi ironique qu'arrogante : «C'est quoi, le problème ?»

En effet, il n'y a, apparemment, aucun problème. Apprendre que le fonds souverain qatari va presque doubler le montant de ses participations dans le CAC 40 ne pose aucun problème au gouvernement ni à l'opposition. Organiser la Coupe du monde de football dans un pays où ce sport n'intéresse personne et va nécessiter la construction de stades munis de sols réfrigérants pour pouvoir supporter des températures à 45° C (bonjour Kyoto !), ça n'interpelle personne dans le monde du sport - pas même Michel Platini -, ni dans celui de l'écologie, surtout pas Yann Arthus-Bertrand. Coïncidence : son dernier film a été financé par des Qataris...

Savoir que des Qataris pourraient sélectionner des entrepreneurs de banlieue sur une base communautariste n'inquiète pas grand monde. Installer une annexe de Normale Sup à Doha, ville où l'on est payé 400 dollars ou 12 000 selon la couleur de sa peau, ne dérange personne, et surtout pas Monique Canto-Sperber, présidente du pôle interuniversitaire Paris Sciences et Lettres et Philosophe spécialiste de «l'éthique».

Qu'enfin la France impose à tous ses partenaires l'admission directe du Qatar au sein de la francophonie, sans passer par la case «observateur», comme l'exigeaient les usages jusqu'alors, cela n'ennuie pas grand monde non plus.

A Doha, on appelle ça le «français sonnant et trébuchant». Mais, à Paris, le silence est de rigueur. Depuis des années. On peut même dater l'origine de l'amitié franco-qatarie : le premier voyage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, à Doha, en décembre 2005. Sarkozy s'est lié d'amitié avec le Premier ministre qatari, Hamad ben Jassem al-Thani, «HBJ» pour les intimes, au risque de mélanger les genres.

Lorsqu'il arrive à l'Elysée, Sarkozy prend l'habitude de recevoir tous les mois «HBJ». Au menu des discussions, les emplettes en France du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un patron du CAC 40, «Guéant avait une liste de courses pour les Qataris. On avait l'impression que l'Elysée leur donnait à racheter la France».

C'est durant le quinquennat Sarkozy que le Qatar est entré dans le capital de plusieurs groupes du CAC 40. Le président a même donné de sa personne, en faisant pression sur le président du PSG, Sébastien Bazin, gérant du fonds Colony Capital, pour lui demander de vendre le PSG selon les conditions du Qatar. Bazin proposait aux Qataris 30 % du club de foot parisien pour 30 millions d'euros. Après l'intervention présidentielle, ils en ont récupéré 70 % pour 40 millions (ils en sont désormais propriétaires à 100 %).

Convention fiscale

Mais le sport n'est qu'une conséquence d'une orientation stratégique prise à l'Elysée. C'est sous l'ère Sarkozy que le Qatar s'est imposé - sans provoquer un quelconque débat, même au sein du gouvernement Fillon - comme un médiateur de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient : intervention financière pour libérer les infirmières Bulgares en Libye (juillet 2007), aide au rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad, puisque, avant d'aider les combattants, le Qatar était un allié solide du régime baasiste.

Et, bien sûr, plus récemment, le Qatar, seul pays arabe à le faire, a participé - financement de l'armement, formation des combattants libyens et même présence de 5 000 hommes des forces spéciales - à l'intervention militaire occidentale contre Kadhafi.

La puissance grandissante du Qatar en France semble stimulée par la faiblesse de nos responsables politiques, déboussolés par la crise mondiale et appâtés, parfois, par les largesses supposées de ce petit pays. Ami personnel de la famille de l'émir, Dominique de Villepin, aujourd'hui avocat d'affaires, a pour principal client le Qatar Luxury Group, fonds d'investissement personnel de la cheikha Mozah bint Nasser al-Missned. A droite, parmi les habitués de Doha, on trouve aussi Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati ou Hervé Morin.

Dans les milieux diplomatiques français, cette politique du «tout-Qatar» agaçait certains, qui espéraient que François Hollande, réputé partisan d'un resserrement des liens avec l'Algérie, allait en quelque sorte «rééquilibrer» la politique française dans la région.

Certes, François Hollande s'est rendu en Algérie le 19 décembre. Mais il avait vu le Premier ministre de l'émirat, Hamad ben Jassem al-Thani, dans un palace parisien dès le début de 2012. Les deux hommes s'étaient d'ailleurs déjà rencontrés une première fois en 2006, François Hollande le recevant en tant que premier secrétaire du PS. Depuis son élection, il l'a revu à deux reprises, et a accueilli l'émir Hamad ben Khalifa al-Thani à l'Elysée, le 22 août 2012. Un traitement privilégié.

Autre signe de continuité, l'entrée d'investisseurs qataris au capital de France Télécom en juin 2012... «Les gouvernements passent, mais les intérêts demeurent. Les accords financiers entre la France et le Qatar n'ont pas été interrompus, remarque le chercheur Nabil Ennasri, Hollande a seulement mis un terme à l'affichage publicitaire façon Sarkozy.»

Incroyable : la convention fiscale entre les deux pays - une sacrée niche fiscale qui dispense un investisseur qatari de tout impôt sur les plus-values réalisées sur la revente de biens immobiliers en France -, qui avait été tant décriée par le PS (du temps de l'opposition), n'a pas été abrogée...

Il faut dire que, même sous Sarkozy, les Qataris ont eu la prudence de créer ou de maintenir des liens solides avec la gauche française. L'ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham al-Kuwari, a préparé la transition politique de longue date en multipliant les contacts avec plusieurs dirigeants socialistes : Ségolène Royal, Laurent Fabius, Elisabeth Guigou, Jack Lang, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, mais aussi Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, qui a séjourné à Doha en pleine campagne de la primaire socialiste, ou encore Manuel Valls, seul émissaire du candidat à avoir rencontré l'émir en décembre 2011.

Sous nos latitudes tempérées, le Qatar est un sujet de consensus. Jusque dans les médias, où il est devenu le pays des Bisounours. Comme dans l'émission «Un œil sur la planète», diffusée sur France 2 l'automne dernier, le présentant comme un nouvel eldorado, terre d'accueil de tous les ambitieux et les entrepreneurs.

Ou encore dans une interview de l'ambassadeur de France au Qatar publiée dans la revue Géoéconomie (1). Le diplomate s'enthousiasme d'abord sur les perspectives de coopération entre les deux pays, faisant miroiter aux groupes français la perspective des 120 milliards mobilisés en vue de la Coupe du monde de football en 2022. Autant de beaux contrats pour Bouygues, Vinci, Carrefour et quelques autres.

Mais l'ambassadeur y ajoute le supplément d'âme indispensable aux esprits délicats que nous sommes supposés demeurer : le printemps arabe aurait ainsi révélé - comme l'a reconnu lui-même François Hollande - d'importantes convergences entre les deux pays. L'honneur est sauf.

Feuilletons le dossier de presse «Qatar en France». Il s'y dessine peu à peu un véritable storytelling qatari, que l'on pourrait résumer comme suit : le Qatar est un «nanopays» richissime - 78 260 dollars de revenu par Qatari en 2009, ça fait rêver - mais coincé entre deux géants, l'Iran, avec lequel il doit partager le gisement de gaz North Dome, l'un des plus grands du monde, et l'Arabie saoudite, 14 fois plus peuplée et disposant d'avoirs neuf fois supérieurs.

Cette fragilité obligerait les Qataris à se montrer à la fois plus intelligents et plus diplomates que leurs voisins. Ils chercheraient ainsi une «assurance vie» - l'expression revient chez tous nos interlocuteurs - et seraient prêts à signer des chèques XXL à ceux qui sont susceptibles de lui garantir une protection. La France, avec son siège au Conseil de sécurité de l'ONU, constitue son meilleur allié.

Autre argument en faveur des Qataris, leurs investissements sont jugés «très professionnels». Leur charte, «Vision nationale pour le Qatar 2030», adoptée en 2008, prévoit que les revenus des placements des fonds souverains qataris se substitueront à ceux du gaz.

Il faudrait donc se réjouir, s'enthousiasme Patrick Arnoux, du Nouvel Economiste (2), de leur intérêt pour nos grands groupes : «L'entreprise Qatar, dirigée d'une main ferme par le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, investit certes par milliards sur des actifs qui ont trois points communs : ils sont unitairement importants, prometteurs pour l'avenir et à forte rentabilité.» Et de vanter les financiers qataris, «issus des meilleures banques américaines comme Lehman Brothers» (curieux, cet éloge d'une banque qui a fait faillite en 2008, déclenchant la crise dans laquelle nous pataugeons encore !).

Et puis, nous assurent tous ces amis français des Qataris, ces derniers ne sont ni gourmands ni exhibitionnistes ; excepté chez Lagardère, ils n'exigent pas de siéger dans les conseils d'administration des sociétés dont ils deviennent actionnaires.

 

Une alternative aux Saoudiens

 

Riches en capitaux disponibles, respectueux de l'indépendance de leurs partenaires, les Qataris sont aussi, nous dit-on, modernes. Leur nouvelle constitution donne aux 200 000 Qataris le droit d'élire des représentants locaux qui pourront même être des femmes (au sein d'une chambre cependant strictement consultative).

La chaîne Al-Jazira, qu'ils ont créée en 1996, présentée comme une sorte de CNN arabe, aurait révolutionné l'information au Proche-Orient. La femme de l'émir, la cheikha Mozah bint Nasser al-Missned, a contribué à une véritable cité du savoir à la périphérie de Doha, ouverte aux musées et aux universités occidentales.

Enfin, le sentiment de fragilité des Qataris les pousserait à devenir une tête de pont entre le monde arabo-musulman et l'Occident. Songez que la plus grosse base militaire américaine, autrefois à Bahreïn, a déménagé à Doha et que les Qataris maintiennent des liens avec Israël. Ils constituent ainsi une alternative plus présentable que les Saoudiens, qui soutiennent les salafistes dans la région. Et si le Qatar représentait cet islam modéré dont tant d'Occidentaux espèrent l'avènement depuis des années ?

Bien sûr, comme tout storytelling, celui portant sur le Qatar reflète une partie de la réalité. L'émir, qui a chassé son père du pouvoir en 1995, s'est révélé un fin stratège. «Le Qatar est le premier à avoir acheté des méthaniers, analyse l'économiste Hakim el-Karoui, et à garder ainsi la maîtrise du transport du gaz.» Résultat : le pays frôle les 20 % de croissance en 2012, après 16 % en 2010 et 12 % en 2009.

Ensuite, il semble bien que la stratégie qatarie soit la plus subtile des pays du Golfe. «Les Qataris ne sont pas que des payeurs, observe l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, ils sont astucieux et mènent une stratégie d'équilibre, entre Al-Jazira d'un côté, le phare du printemps arabe, la base américaine sur leur territoire et leurs relations assez bonnes avec Israël.»

Enfin, il est patent que les Qataris ne mélangent pas forcément leur politique diplomatique, pas facile à décrypter, et leurs investissements pour lesquels ils recherchent, c'est un banquier qatari qui parle, un «absolute return», autrement dit une garantie de retour sur investissement.

Mais ces indéniables atouts - prospérité économique, stratégie au long cours, subtilité diplomatique - ne doivent pas occulter la face moins reluisante du petit Etat. La condamnation à perpétuité, le 28 novembre, du poète Mohammed al-Ajami, coupable... d'un court texte critique sur l'émir, jette une lumière blafarde sur la modernité qatarie.

Et il y a surtout la relation très particulière que le Qatar entretient avec l'islamisme politique. L'émirat a été, depuis quinze ans, le refuge de bien des activistes radicaux, tel Abassi Madani, l'ex-patron du FIS algérien. Le Hamas a déménagé ses bureaux de Damas à Doha, et la récente visite de l'émir à Gaza n'est pas passée inaperçue.

La chaîne de télé Al-Jazira s'est fait connaître en devenant le diffuseur exclusif des communiqués d'Al-Qaida, et certains ne manquent pas de souligner que Doha a été exempt de tout attentat terroriste. Exilé au Qatar depuis quarante ans, le plus célèbre prédicateur islamiste, Youssef al-Qardaoui, officie chaque semaine sur Al-Jazira.

L'homme a déclaré que «les opérations martyres sont l'arme que Dieu a donnée aux pauvres pour combattre les forts», et que, «tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux juifs des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. [...] C'était un châtiment divin. Si Allah le veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans».

Cet activisme n'étonne pas Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité de la DGSE (services secrets français) : «Comme la famille régnante veut ravir à la famille Al-Saoud d'Arabie saoudite son rôle moteur dans le contrôle de l'islam sunnite à l'échelle mondiale, elle héberge volontiers les imams et prêcheurs de tout poil, à condition qu'ils soient plus extrémistes que les oulémas saoudiens, de façon à leur rendre des points. Et le Qatar finance partout et généreusement tous les acteurs politico-militaires salafistes, dont la branche la plus enragée des Frères musulmans, hostiles à la famille Al-Saoud et bien sûr au chiisme, mais aussi aux régimes "laïcs" et nationalistes arabes susceptibles de porter ombrage aux pétromonarchies.»

Enfin, le Canard enchaîné affirme que les services français ont repéré une présence qatarie dans le nord du Mali, où sévissent des groupes jihadistes. «On pense, explique Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri), qu'un certain nombre d'éléments des forces spéciales qataries sont aujourd'hui dans le nord du Mali pour assurer l'entraînement des recrues qui occupent le terrain, surtout d'Ansar Dine.» Ansar Dine, un groupe jihadiste non lié à Al-Qaida.

Bref, la famille régnante au Qatar n'a sans doute pas de doctrine bien établie, mais son jeu diplomatique, fondé sur une double exigence - concurrencer les Saoudiens dans le monde musulman et diaboliser l'Iran - peut l'amener à des positions fort lointaines de «l'islam des Lumières».

Y compris en France. «Si quelqu'un, affirme un bon connaisseur du dossier, avait la curiosité de se poster en face de l'ambassade du Qatar, il pourrait y prendre en photo d'éminents animateurs de la mouvance islamiste radicale.»

Premier instrument de l'influence du Qatar dans le monde arabe, la chaîne Al-Jazira s'est révélée être «le DRH du printemps arabe», selon l'expression de Naoufel Brahimi el-Mili, professeur de science politique et auteur du livre le Printemps arabe, une manipulation ?

Ce dernier a passé des mois à décrypter les émissions de la chaîne qui fut la première à mettre en scène le martyre du vendeur de légumes tunisien Mohamed Bouazizi, dont le suicide, le 4 janvier 2011, a embrasé la Tunisie, avant que la révolte ne se propage en Libye ou en Egypte. A chaque fois, Al-Jazira accompagne et «feuilletone» les mouvements et les combats.

Il apparaît que, partout, les Qataris soutiennent les Frères musulmans, qui constituent la principale force politique du printemps arabe. Et qu'Al-Jazira est leur bras armé. Brahimi note ainsi que le nouveau ministre des Affaires étrangères libyen, Mohamed Abdelaziz, était un journaliste de la chaîne, de même que Safwat Hijazi, devenu une sorte de «conseiller spécial» du gouvernement égyptien. Pour Brahimi, le projet du Qatar est limpide : «Imposer la révolution "démocratique" par le bas, puisque les révolutions par le haut, façon néoconservateur bushiste, ont échoué.»

Autre sujet d'inquiétude, l'activisme sportif des Qataris - Grand Prix de l'Arc de triomphe, achat du PSG, Mondial de handball (2015) et Coupe du monde de football (2022) - ne relève pas forcément d'un amour désintéressé du sport mais bien d'une stratégie délibérée de soft power.

C'est d'ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même, cumulant le rôle de superconsultant des Qataris avec celui de président de la République, qui aurait conseillé à l'émir de «passer par le sport» pour implanter Al-Jazira en France. D'où la création de la chaîne BeIN Sport, au risque de déstabiliser le système audiovisuel français, et notamment le financement du cinéma.

Enfin, et ce n'est pas le moins inquiétant, les Qataris manifestent un intérêt particulier pour les secteurs industriels sensibles et stratégiques. Cette inclination est d'abord apparue dans le dossier EADS. A la fin des années 90, l'émir sympathise avec Jean-Luc Lagardère, avec lequel il partage une passion des chevaux.

Les deux couples sympathisent, Bethy Lagardère initiant la cheikha Mozah aux joies de la vie parisienne, tandis que les équipes Lagardère apportent à l'émir leurs conseils avisés dans l'audiovisuel lors de la création d'Al-Jazira. Avant même la mort de Jean-Luc Lagardère, en 2003, l'émir avait émis le vœu d'entrer au capital d'EADS.

Mais Jean-Paul Gut, alors haut dirigeant d'Airbus, avait habilement orienté les Qataris vers une prise de participation dans le groupe Lagardère lui-même, ce qui était moins intéressant pour le Qatar mais répondait à l'inquiétude de l'héritier, Arnaud Lagardère, qui souhaitait s'assurer des alliés solides dans sa société holding. Mais, quand le groupe allemand Daimler a voulu vendre ses parts dans EADS, le Qatar s'est porté acquéreur, ce qui entraîna une vive réaction d'Angela Merkel aboutissant à un engagement de l'Etat allemand à la place de Daimler.

Si les Qataris se sont senti l'audace d'avancer sur des dossiers aussi sensibles, c'est que les liens entre la France et le Qatar sont anciens : 80 % de l'équipement militaire qatari est français et, pour l'anecdote, les 15 ha que la Direction générale de l'armement loue à Bagneux (Hauts-de-Seine) appartiennent à une banque qatarie...


Poker menteur

Autre indice de l'intérêt des Qataris pour les secteurs stratégiques, l'affaire Altis, une société de semi-conducteurs en difficulté que les Qataris voulaient acheter en 2009 pour créer une industrie similaire au Qatar. Mais Augustin de Romanet, alors patron de la Caisse des dépôts, a jugé le projet suspect, et le Fonds stratégique industriel s'est finalement substitué à l'émirat.

Encore plus inquiétant, le jeu de poker menteur autour d'Areva : il s'en est fallu de peu que l'émirat mette la main sur les mines d'uranium du groupe nucléaire ! A la manœuvre, l'ancien secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, l'intermédiaire de choc Alexandre Djouhri, Henri Proglio, le PDG d'EDF, et François Roussely, du Crédit suisse - une des banques conseil en France des Qataris avec la banque Rothschild.

L'alternance est, apparemment, un concept qui ne s'applique pas à cet aréopage. C'est d'ailleurs peut-être ce qui a conduit l'ambassadeur du Qatar à annoncer de nouveaux investissements dans les groupes français.

A ce rythme-là, la France va finir par avoir plus besoin du Qatar que l'inverse.


IMMOBILIER : 4 MILLIARDS NET D'IMPÔTS

Les avoirs immobiliers en France des Qataris se partagent entre différents membres de la famille régnante. Ils comprennent des immeubles de luxe et de nombreux hôtels. Au total, l'immobilier détenu par l'émirat dans notre pays atteindrait ainsi 4 milliards d'euros.

Début 2008, les Qataris ont obtenu le vote au Parlement français d'un statut fiscal qui les exonère d'impôt sur leurs plus-values immobilières en France. Et ils en profitent : ces dernières années, ils ont racheté des hôtels de luxe comme le Martinez et le Carlton, à Cannes, le Royal Monceau, le Concorde Lafayette, l'hôtel du Louvre, à Paris, le Palais de la Méditerranée, à Nice.

Mais ils ont également fait main basse sur le somptueux hôtel Lambert sur l'île Saint-Louis, à Paris, le splendide hôtel d'Evreux de la place Vendôme, à Paris, l'immeuble Virgin des Champs-Elysées, le siège de Vivendi, avenue de Friedland, à deux pas des Champs-Elysées, le siège d'Areva près de l'Opéra, et la tour Pacific à la Défense, ainsi que sur le centre de conférences Kléber, lieu chargé d'histoire - le haut commandement militaire allemand s'y était installé sous l'Occupation et c'est là qu'ont été signés les accords de Paris mettant fin à la guerre du Vietnam. Le destin du centre Kléber est de devenir un palace pour milliardaires...

 

Par Philippe Cohen et Marc Endeweld

Marianne

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Des ruses stratégiques dont certains Arabes sont les victimes...

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

 Des ruses stratégiques dont certains Arabes sont les victimes...

 

Que les Etats-Unis aient renoncé à leur projet visant à renverser le régime syrien en s’accordant avec la Russie sur le principe d’une solution pacifique du conflit, cela est possible à la lumière d’innombrables données.

En premier lieu, figure l’avancée réalisée par l’armée syrienne sur le terrain à laquelle s’ajoutent d’autres données comme l’état de faiblesse et d’épuisement subi par le projet des ennemis de la Syrie en raison de sa résistance malgré la férocité de l’offensive et des prémonitions qu’on ressasse quotidiennement depuis plus de 20 mois au sujet de la fameuse chute imminente du régime.

Il y a aussi la hantise des frais exorbitants qu’auront à payer les partis qui participent à la guerre contre la Syrie lorsque les combats s’achèvent par une victoire éclatante de la Syrie, de son peuple, de son armée et de son régime, mais également au front de la résistance et aux peuples arabes et non arabes qui aspirent à être les maîtres de leurs destins et à secouer le joug de l’hégémonie.

Non moins importante est la hantise des Etats-Unis de s’embourber dans une guerre directe ouverte à une défaite supplémentaire qui pourrait être fatale après toutes les défaites qu’ils ont encaissées dans la région durant ces dernières années, surtout que l’économie américaine est arrivée au bord de l’abîme en dépit du soutien volontier et obligatoire fourni en trillion de dollars par les monarchies pétrolières du Golfe.      

Cependant, le recul américain -s’il y en a effectivement recul- ne signifie pas que le problème est résolu : Dans toute guerre s’alternent des attaques et des retraites. De plus, la ruse et la tromperie peuvent y jouer pleinement. Si les ruses tactiques sont bien connues au long et au large de l’histoire, les puissances arrogantes et hégémoniques sont aussi bien versées dans le domaine des ruses stratégiques.   

Il suffit en effet de rappeler que l’histoire arabe contemporaine toute jalonnée de drames et de catastrophes dont la «Nakba» de la Palestine est entièrement fondée, depuis la «Grande Révolution Arabe» qui a mis fin au califat ottoman, sur une ruse stratégique. Celle-ci a nourri chez les Arabes l’illusion de s’affranchir, d’acquérir leur indépendance, d’avoir leur Etat unifié et de progresser en prenant parti pour les Alliés dans la première guerre mondiale.

Il est certain qu’une autre ruse stratégique fut à l’origine de la ruée des «moudjahidin» mobilisés et financés par l’Arabie Saoudite vers l’Afghanistan où ils ont joué un rôle déterminant non seulement dans la défaite soviétique dans ce pays, mais aussi dans l’effondrement de l’Union Soviétique et de l’ensemble du monde communiste pour le compte des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux.    

Dans les deux cas, les résultats furent catastrophiques. Pour leur rôle dans l’écrasement de l’empire ottoman, les Arabes dirigés par un sous-officier britannique du nom de Thomas Edward Lawrence (Lawrence d’Arabie), ont été généreusement récompensés.

D’abord par la Déclaration de Balfour qui a donné suite à l’usurpation de la Palestine par les sionistes. Puis par les accords de Saykes-Picot qui, à la place du royaume arabe promis, ont divisé le mashrek arabe (la péninsule arabique, l’Iraq, la Syrie naturelle comprenant, outre la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie et la Palestine) en plusieurs Etats antagonistes sous mandats britanniques et français.

Quant au Golfe, Il a été divisé en plusieurs dizaines de protectorats dirigés par des compagnies  pétrolières sous le couvert d’une «légalité» octroyée à des rois, émirs et cheikh ayant droit à une partie des rentes mais qui, à l’exemple du célèbre «nuage» de Haroun ar-Rachid, finissent par prendre leur chemin vers leur place finale dans les banques occidentales.

Quant aux «moudjahidin» en Afghanistan, leur chance n’était pas plus heureuse que celle des auteurs de la Grande Révolution Arabe contre le califat ottoman. Les Américains et leurs alliés les ont récompensés en envahissant le pays dans lequel ils ont fondé leur émirat islamique et en le transformant, avec son voisin le Pakistan, en un foyer du chaos. C'est ainsi qu’il ne resta aux moudjahidin que la seule option de devenir des terroristes et des «Arabes afghans», stigmatisés et maudits là où ils se trouvent, même par les «modérés» qui les libèrent aujourd’hui des prisons et les envoient en Syrie afin de la détruire, massacrer son peuple et en faire un nouvel Afghanistan.

Un objectif difficile à atteindre car la Syrie est plus forte et plus digne que de se plier devant ces attroupements d’égarés qui font cause commune avec tout genre de rancuniers, de mercenaires et de malfrats que manipulent des agents des services secrets occidentaux et israéliens, et qui les utilisent comme carburants dans leurs guerres soft, secrètes ou indirectes. Mais au moment où commencent à briller à l’horizon tout proche les rayons de la victoire de la Syrie, voilà que Washington les classe sur la liste des mouvements terroristes.

La guerre soft, secrète ou indirecte adoptée ouvertement par les Etats-Unis lors du premier mandat de Barack Obama est, en premier lieu, une «guerre à distance » avec le minimum de dépenses et le maximum de gains… tant que les Etats-Unis et leurs alliés, y compris l’entité sioniste, trouvent parmi les Arabes et les Musulmans des égarés et des rancuniers qui ne tirent pas les leçons de l’histoire même récente, trahissent leurs grandes causes et se laissent utiliser comme carburant des guerres qui ne profitent qu’aux ennemis de la Nation. 

            

Akil Haj Hassan

 

Source : moqawama.org

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Témoignage : Mère Marie Agnès partage ses espoirs pour la Syrie.

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Témoignage : Mère Marie Agnès partage ses espoirs pour la Syrie

VIDÉO : Interview de Mère Marie Agnès de Syrie. Le 29 décembre 2012

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Grande conférence/débat sur la Syrie le jeudi 30 janvier à Nice: "Regards sur la Syrie avec Ayssar Midani et Claude Beaulieu".

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 
!cid ii 12de31bcab77ceea BONJOUR
 
Les associations suivantes: "Les Amis du Monde Diplomatique", "Le Comité Valmy" et le "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organisent une grande conférence sur la situation en Syrie le mercredi 30 janvier 2013 de 18h à 21h à la Maison des Associations au 12 place Garibaldi à Nice.
 
Le titre de cette conférence est celui paru dans le Monde Diplomatique du mois de janvier 2013 sous le titre suivant:
  
 
"Regards sur la Syrie avec Ayssar Midani et Claude Beaulieu". 
  
  
 
Quelques éléments pour présenter les conférenciers.
Ayssar Midani  est une franco-syrienne, elle va très souvent dans ce pays et elle connait très bien la situation. Elle est de formation scientifique, présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia, présidente d'une association culturelle euro-syrienne, Afamia, et membre de plusieurs associations de défense de la Palestine. Elle  vit et travaille en France comme directeur de projets de systèmes d'information, de réorganisation et conduite du changement.
Elle va régulièrement en Syrie, 3 a 4 fois par an, et y organise formations, congrès et workshop scientifiques et techniques. Elle vient d'y passer 4 mois en 2012.
 
  • Claude Beaulieu  militant de sensibilité communiste  est le président du "Comité Valmy". Ce dernier, organisation pluraliste s'inspirant de la Résistance,  a été crée dans une dynamique qui prend ses racines dans le combat contre la ratification du traité de Maastricht . Claude Beaulieu est un connaisseur des problèmes du Moyen-Orient. Il a été un des premiers à se rendre en Syrie  en novembre 2011. Avec Ayssar Midani, il est l'un des fondateurs de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence étrangère constituée début janvier 2013.



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  •  
Les axes principaux de cette soirée: 
  1. Revue historique et Importance Géostratégique de la Syrie
  2. Situation économique et politique en Syrie  jusqu'à la veille des évènements
  3. Historique des évènements et rôles des différentes parties 
  4. Témoignage du séjour en Syrie de Claude Beaulieu 
  5. Terrorismes,, Sanctions, Réformes,vie du peuple sous le poids des privations et du terrorisme 
  6. Appel pour aider le peuple syrien.
  
Des précisions importantes.
  
L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Toute intervention militaire sous quelque forme que ce soit est une violation de ce droit fondamental  élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états.
  
Faut-il rappeler que de nombreux juristes français, René Cassin par exemple, ont participé à la rédaction de ce texte essentiel?
 
Les représentants français étaient tous issus de la Résistance. Stéphane Hessel a aussi participé à la rédaction de la charte des droits de l'homme.
 
Faut-il rappeler que ce texte s'inspirait largement de la fameuse déclaration universelle des droits de l'homme que les révolutionnaires français ont apporté à l'humanité en 1789?
 
Faut-il rappeler que la politique étrangère de la France sous l'impulsion du général de Gaulle a appliqué ces principes là?
 
Faut-il rappeler que la fameuse politique arabe de la France consistait à respecter le droit international inscrit dans la Charte de l'ONU?
 
Sommes-nous toujours dans ce strict respect du droit international accepté par tous les états après la seconde guerre mondiale?
 
L'ONU est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses membres.
 
Les membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultants de leur qualité de membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées au terme de la Charte.
 
Les membres de l'Organisation règlent leurs différents internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
 
Les membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout état.
 
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A bientôt j'espère
 
Lucien PONS
 
 
 
 
 
Nota:
 
Faites circuler ce message le plus possible SVP!!!
 
 
la Syrie réalité, civilisation et mémoires avec musique.
 
Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez mesurer l'ignominie de l'intervention occidentale. Elle s'apprête à rayer de la carte cette civilisation millénaire. La France doit-elle participer à cette nouvelle croisade?

  http://www.youtube.com/watch?v=dh5G1KKMPls

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Quelques nouvelles de Syrie, en guise de voeux. Par Marie-Ange Patrizio.

3 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Bonjour.
  
Je vous transmets les voeux de Marie-Ange Patrizio. C'est un témoignage sur l'attaque du monastère Saint-Jacques Le Mutilé. Le texte est suivi de l'interview de la Mère supérieure de ce monastère lors de son passage en France. Les photographies donnent une idée de l'environnement de ce monastère. D'autres informations en complément.
  
  
Le 1 janvier 2013. Par Marie-Ange Patrizio. 
  
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Quelques nouvelles de Syrie, en guise de voeux
Chers amis,
  
 

la communauté du monastère de Mar Yakub (Saint Jacques l'Intercis, Syrie), a été l'objet d'une tentative d'attaque vendredi dernier (28 décembre). Une bande qui semble s'être armée pour la circonstance, a répondu à un appel au jihad prêché depuis la mosquée voisine (1km environ), à Qara ; et entendu jusqu'au monastère. Cet appel était lancé par un prédicateur salafiste (non reconnu par les Oulémas) venu de Homs, mais n'a pas eu le résultat escompté. L'attaque a été déjouée par une partie de la population du bourg, qui s'est mobilisée et a déclenché à la fois l'intervention de représentants locaux du Mouvement de la Réconciliation, et celle de l'armée syrienne présente sur les contreforts dominant le plateau de Qara. Pour protéger les habitants du monastère, quels qu'ils soient.

  

  Peut-être faut-il rappeler ici l'engagement de la communauté de Mar Yakub à l'égard des personnes déplacées, dès le début de l'agression contre le peuple syrien et ses institutions. Grâce aux dons reçus depuis l'appel lancé il y a un an par Mère Agnès, la communauté a hébergé plusieurs familles et contribué à aider (aliments, vêtements et fuel) des centaines de personnes arrivées dans la région, sans discrimination (y compris à ceux qui avaient d'abord accueilli ou soutenu des miliciens de l' « ASL »). Actuellement plusieurs familles (une vingtaine de personnes) sont encore hébergées au monastère. (Site : http://www.maryakub.org/ ).

 

Précisions de vocabulaire pour indiquer au passage ce que nos media brouillent à dessein (ou par ignorance, sémantique et politique) :

Les « déplacés » sont les gens qui, dans les villes ou villages attaqués, ont évacué leur maison dès que possible pour échapper aux prises d'otage, rançons et exécutions par les assaillants (« ASL » et/ou autres gangs armés). Ils ont été hébergés ensuite soit par des proches (amis ou famille) soit dans des structures provisoires installées par l'administration gouvernementale. Ils regagnent leurs maisons au fur et à mesure que les quartiers sont délivrés par l'armée et réhabilités par les services des gouvernorats.

  

Les « réfugiés » sont des Syriens (ou étrangers eux-mêmes réfugiés en Syrie) qui ont quitté le pays, plus ou moins volontairement, et sont hébergés dans des camps derrière les frontières, jordanienne et turque. Là où le ministre Fabius est allé faire un tour cet été ; camps plutôt déserts tels qu'on nous les montrait, les responsables « humanitaires » ayant apparemment mal estimé le nombre de Syriens qui allaient fuir leur pays. Camps dont on n'entend plus parler maintenant, leur rôle de justificatif pour intervenir "humanitaro-militairement" en Syrie n'ayant pas fonctionné. Ou bien dont le véritable rôle -bases arrières pour les assaillants étrangers- est apparu ensuite.

  

Certains ont émigré plus loin ; dans certains pays occidentaux, "Amis de la Syrie", il semblerait que les visas ne soient délivrés aux Syriens que très parcimonieusement par les structures concernées, et seulement aux demandeurs déclarant un engagement contre le « régime » syrien actuel. Visas humanitaires  -voire statuts de réfugié politique- accordés contre quelques déclarations médiatiques politiquement utiles et utilisées.

 

Je vous ferai suivre dès réception le texte de Mère Agnès Mariam de la Croix donnant des nouvelles de Mar Yakub et davantage d'éléments sur l'agression de vendredi dernier, qui n'a fait que quelques dégâts matériels (dus aux éclats des obus dissuasifs tirés par l'armée syrienne autour du monastère, pour tenir à distance les assaillants).

  

Dans ce message je voudrais surtout souligner la mobilisation qui a eu lieu à Qara. L"appel du prédicateur salafiste venu prêcher la haine inter-confessionnelle a aussi fonctionné a contrario : il a mis en évidence la lucidité d"une partie de la population face aux manipulations confessionnelles et politiques crapuleuses ; et la capacité des habitants à se mobiliser et à intervenir de façon efficiente pour protéger des voisins menacés, et préserver la paix civile.

 Ces actions de résistance, locales, de plus ou moins grande dimension, ne sont pas rares mais elles ne seront jamais rapportées par nos media, car (la véritable diplomatie internationale jouant son rôle par ailleurs) elles sont aussi ce qui fait que la Syrie n"est pas tombée. Malgré tout."

 

SYRIE--nov.-2011--214.jpgPour nous aussi qui sommes loin de Qara et de la Syrie agressée, c"est de bon augure. "

  

Bonne année,

Marie-Ange

  

Quelques photos du monastère et du bourg en contre-bas, pour donner un idée des distances.

 

  

Interview de Mère Agnès-Mariam de la Croix du monastère Saint-Jacques Le Mutilé.  Publiée le 26 déc. 2012.

Interview exclusive de Mère Agnès-Mariam de la Croix, du monastère Saint-Jacques le Mutilé à Qâra en Syrie, lors de son passage à Paris.

Témoin privilégiée des événements en Syrie elle nous livre sa version de la vie quotidienne dans un pays en guerre.

Elle pointe sans ménagement les responsables, tout en décryptant la situation d'un conflit complexe dans lequel tout un pays se déchire.

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bXTbMitFJZ8.

 

 

  SYRIE--nov.-2011--356.jpg

 

 

  • Quelques nouvelles concernant la Syrie, les bandes armées et leurs sponsors :

 

La possible nomination de Chuck Hagel met en lumière les clivages à Washington

Extrait : « La bataille pour la nomination du prochain secrétaire US à la Défense fait rage à Washington. Le président Obama souhaiterait choisir Chuck Hagel (ainsi que nous l'annoncions avec deux semaines d'avance dans notre édition du 5 décembre). Mais dès le 21 décembre, lorsque son nom a été publiquement évoqué, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le lobby US pro-Israélien, a lancé une campagne brutale pour l'accuser d'antisémitisme.

On verra dans les prochains jours si l'AIPAC a encore les moyens de casser les carrières aux États-Unis, ou si le déclin de son influence lui fait perdre ce rôle.

Après la neutralisation des principaux responsables de l'OTAN et du Bouclier anti-missile, tous placés sous enquête administrative pour corruption, l'opposition au projet Obama ne porte plus que secondairement sur le partage du pouvoir avec la Russie, pour se focaliser principalement sur la possible évolution des relations avec Israël. »

Article intégral : http://www.voltairenet.org/article177018.html

 

En attendant, l'entité sioniste et ses nouveaux alliés ne restent pas inactifs :

Des agents du Mossad dans l'unité d'Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk

Extraits :

"Des éléments du Hamas, favorables à Khaled Mechaal, ont laissé entrer des combattants du Front Al-Nousra (branche levantine d'Al-Qaida) dans le camp où ils se sont principalement affrontés aux hommes du FPLP (nationalistes et marxistes).

Il apparaît aujourd'hui que les combattants d'Al-Qaida n'étaient pas seulement des extrémistes musulmans, mais comprenaient aussi des agents du Mossad israéliens. Ceux-ci disposaient de plans précis pour « loger » les responsables des autres factions palestiniennes et les éliminer. Ne les ayant pas trouvés, ils ont laissé les autres membres d'Al-Qaida piller systématiquement les appartements vides de ces leaders.

À l'issue d'une semaine de durs combats, les éléments d'Al-Qaida, Mossad inclus, se sont repliés en bon ordre et le camp a été déclaré « zone neutre ». Sur 180 000 habitants, environ 120 000 avaient fuit le camp à la demande des autorités syriennes et avaient été relogées par elles à Damas. La plupart sont désormais de retour chez eux."

http://www.voltairenet.org/article177020.html

 

Sans oublier en ce premier janvier quelques nouvelles de nos malades :

Spéculations autour de la santé d'Hillary Clinton

Extrait :

"Hillary Clinton, qui incarnait le principal obstacle au changement de politique étrangère voulu par Barack Obama, n'est pas apparue en public depuis le 7 décembre. [...]. L'ambassadeur John Bolton accuse ainsi Mme Clinton de feindre une « maladie diplomatique » pour ne pas avoir à répondre devant le Sénat de son incompétence dans l'affaire de l'attaque du consulat US de Benghazi. Cependant, en privé, de nombreux experts évoquent au contraire un durcissement paroxystique des relations entre la secrétaire d'État et le président, ayant conduit les services secrets à la mettre provisoirement hors d'état de nuire."

http://www.voltairenet.org/article177019.html

On remercie vivement les services secrets.

  

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  • Deux liens intéressants.

 

           Une désinformation parmi d'autres en Syrie.

Frappe aérienne sur une soi-disant boulangerie en Syrie : une énième désinformation médiatique

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-syrie-une-desinformation-parmi-d-autres-114009007.html

 

 

         Le lycée français "Voltaire" à DOHA repris en main par le Qatar pour enseigner l'islam salafiste.

  

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bXTbMitFJZ8.

  

  

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  • En PJ vous trouverez un reportage du "Guardian" sur la guerre en Syrie vue du côté des insurgés.

  

Lucien le 2 janvier 2013 sur la Syrie,

 

Il suffit qu'un mouvement arbore "gauche révolutionnaire syrienne" et tout esprit critique disparaît. Il faudrait parler aussi des exactions commises par ces prétendus révolutionnaires qui sont souvent des djihadistes de toutes les nationalités. L'appât du gain, le pillage, servent à alimenter cette prétendue foi en un avenir meilleur. L'installation d'un régime salafiste en lieu et place de l'actuel gouvernement ne me semble pas relever de l'idéal d'émancipation des peuples. Les massacres odieux (décapitations et autres joyeusetés)  ne sont jamais évoqués... Pour terminer je vous invite à lire un article du "Guardian" qui expose la situation du point de vue des rebelles et vous constaterez que la réalité, même décrite par des journalistes complaisants, ne semble pas idyllique. Pourquoi les libertaires et les anarchistes se transforment-ils ainsi en vecteur de la propagande de guerre de l'empire atlantiste? Défendre la guerre et les massacres de civils ne me semble pas compatible avec l'idée que je me fais de la gauche en général. Il me semble au contraire que défendre la paix et la seule priorité des humanistes que nous devrions tous être.

 

« Le Guardian, la Syrie et le chaos-Système

Posted By La rédaction On 28 décembre 2012 @ 16 h 23 min

Sources : dedefensa.org

Nous nous arrêterons à cet article, long et détaillé, manifestement fruit d’une enquête disons “sérieuse”, du quotidien Guardian de Londres, ce 27 décembre 2012. Le Guardian ne le dissimule pas et le considère au contraire comme un document, le plaçant (à l’heure où nous écrivons) en manchette sur son site. L’enquête, puisque enquête il y a, se fait uniquement chez les rebelles par rapport à la situation qu’ils ont établie dans les zones qu’ils contrôlent, particulièrement dans la région d’Alep. Il s’agit d’une enquête critique, qui ne s’attache en rien à la situation opérationnelle d’affrontement avec le régime Assad, situation tactique si l’on veut, mais bien à la situation politique et sociale qui règne dans le cadre de la situation opérationnelle des rebelles par rapport à eux-mêmes.

Le titre et le sous-titre nous disent l’essentiel de son contenu, avec la remarque non moins essentielle, pour le Guardian et sa position vis-à-vis de la Syrie, que “la guerre entre dans une nouvelle phase” : «Les rebelles détournés de leur objectif par la lutte pour le butin de guerre — la pillage, les querelles et les conflits de loyauté menacent de détruire l’unité des combattants au moment où la guerre entre dans une nouvelle phase.» On comprend que cette “nouvelle phase”, – qui n’est pas si “nouvelle” que cela puisqu’on la voit progresser depuis des mois, mais au moins elle est actée, – est celle du complet chaos, de territoires transformés en zone de banditisme, de rapines, de choses sans foi ni loi…

• Appréciation générale sur la situation, à partir du cas de la mort d’un chef rebelle, Abou Jamel : « … Ce n’est pas le gouvernement qui a tué le commandant rebelle syrien Abu Jameel. C’est la guerre pour le butin. La cause du meurtre est un entrepôt d’Alep que son unité avait saisi la semaine précédente. Le bâtiment était plein de rouleaux d’acier et les combattants s’en sont emparé comme butin de guerre. Mais des querelles sont nées au moment du partage entre les commandants qui voulaient tous la plus grande partie du butin. Des menaces ont été échangées tout au long des jours qui ont suivi. Abu Jameel a survécu à un premier attentat au cours duquel on a tiré sur sa voiture. Quelques jours plus tard, ses ennemis l’ont à nouveau attaqué et cette fois ils ont réussi. Son corps criblé de balles a été retrouvé dans une allée de la ville de al-Bab.

» Le Capitaine Hussam, du conseil militaire d’Alep a dit: « S’il était mort au combat, j’aurais dit que c’était bien, c’était un rebelle et un moudjahidine et c’était son destin. Mais être tué à cause d’une querelle pour le butin est un désastre pour la révolution.” “ C’est extrêmement triste. Il ne reste plus d’institution gouvernementale ni d’entrepôt à Alep. Tout a été pillé. Tous a disparu.”

»La prise de véhicules gouvernementaux et d’armes a été cruciale pour les rebelles depuis le début du conflit,mais selon Hussam et d’autres commandants et combattants interviewés par le Guardian pendant ses deux semaines d’enquête dans le nord de la Syrie, la guerre est entrée dans une nouvelle phase. Le pillage est devenu un style de vie …»

• Un exemple, celui d’un “jeune lieutenant” (rebelle), Abou Ismael, d’une riche famille d’Alep dont il nous est dit qu’il dirigeait une entreprise florissante avant d’entrer dans les rangs des rebelles. Abou Ismael parle de la situation dans les parties occupées par les rebelles à Alep.

«Une grande partie des bataillons qui sont entrés dans la ville pendant l’été dernier venaient de la campagne, a-t-il dit. C’était des paysans pauvres qui arrivaient avec au coeur un ressentiment séculaire contre les habitants d’Alep plus riches de tous temps. Il y avait aussi le sentiment diffus que la ville – dont les hommes d’affaire exploitent depuis des décennies la main d’œuvre bon marché que constituent les paysans- ne s’était pas soulevée assez vite contre les Assad. “Les rebelles voulaient se venger des habitants d’Alep parce qu’ils avaient l’impression que nous les avions trahis mais ils ont oublié que la plupart des habitants d’Alep sont des marchands et des commerçants et qu’un marchand a l’habitude de payer pour être débarrassé de ses problèmes,” a dit Abu Ismael. “Même si le reste de la Syrie était au proie à la révolution, pourquoi devions-nous détruire nos commerces et perdre notre argent?”

»Quand les rebelles sont entrés dans la ville et ont commencé à piller les usines, une source de revenus s’est tarie. « Dans les premières six semaines, la moitié des rebelles constituait vraiment un groupe révolutionnaire uni, » a dit Abu Ismael. »Maintenant c’est différent. Il y en qui ne pensent qu’à piller et s’enrichir et d’autres qui se battent encore. » Est-ce que l’unité d’Abu Ismael se livre au pillage? « Bien sûr. Comment voulez-vous que nous nourrissions les hommes? Où pensez-vous que nous trouvons tout le sucre que nous avons, par exemple? »

»Dans l’économie chaotique de guerre tout est devenu marchandise. l’unité d’Abu Ismael par exemple s’est emparée du stock de pétrole d’une école et chaque jour, son unité échange quelques jerrycans du précieux liquide contre du pain. Du fait qu’Abu Ismael possède des réserves de fuel et de nourriture, son bataillon est recherché et les hommes ne manquent pas. Les Commandants qui ne peuvent pas nourrir leurs hommes ont tendance à les perdre; ils désertent et rejoignent d’autres groupes…»

• …Ceci, encore, extrait d’une scène montrant des débats entre différents commandants d’unités rebelles, avec des détachements de ces unités, tout ce monde venu pour tenter un mouvement d’unification des “services de sécurité” que chaque unité forme pour son compte. Ces scènes viennent après le constat préliminaire des interférences multiples et destructrices, dissolvantes et chaotiques, des influences étrangères, principalement les pays du Golfe et la Turquie, avec les divers détachements de “combattants étrangers”.

«Beaucoup des hommes qui étaient dans la pièce avaient été détenus et torturés par les services de sécurité d’Assad et ils se sont enfoncé dans leur siège en écoutant l’ancien colonel parler.

» »Nous nous sommes battus contre le régime à cause de ces forces secrètes de sécurité,  » a dit un homme qui avait un fort accent de la campagne. Un autre commandant de bataillon à la voix douce et coiffé d’un beau turban bleu, a pris la parole : « Je voudrais qu’on forme une petite unité de nos frères, les étudiants religieux, » a-t-il dit. « Leur travail serait de former ceux qui seraient amenés à utiliser la force. » Il a ajouté: « Ils seront armés de leur sagesse et de leurs connaissances religieuses et on les appellerait le comité pour une direction vertueuse et la prévention du mal. Ce serait le premier pas pour préparer le peuple à une société islamique.”

»En réponse un jeune combattant a crié du fond de la pièce: « Le problème n’est pas le peuple. Le problème c’est nous! Nous avons des bataillons dans des endroits libérés qui contrôlent des checkpoints et détiennent des prisonniers. Ils décrètent que cette personne est un shabiha [un mercenaire du gouvernement] et prennent sa voiture, ou que cet homme est Ba’athiste et ils prennent sa maison, ». « Ils sont devenus pires que le régime. Dites-moi pourquoi ces hommes sont dans les villes et les endroits libérés et pourquoi ils ne sont pas sur le front?”

»La fumée de cigarette saturait la pièce quand le commandant a accepté de former une force de sécurité unifiée. Mais quelques semaines plus tard, son existence ne paraissait toujours pas évidente…»

Il faut observer que cet article est bien une enquête qui se fait uniquement chez les rebelles, que l’enquêteur est bien accueilli parce qu’il fait partie d’un journal notoirement favorable à la rébellion, que la teneur générale de l’article est implicitement et sans aucune restriction favorable à la cause des rebelles et adversaire farouche du régime Assad sans revenir le moins du monde sur cet engagement. En ce sens, il s’agit d’un article complètement favorable aux rebelles, et dans un autre sens qui est celui de la simple lecture des résultats de l’enquête, il constitue une condamnation sans appel de l’événement général que fut et est plus que jamais la “rébellion” (avec toutes les justifications qu’on peut et doit accepter, avec toutes les manigances et manœuvres dès l’origine qu’on peut et doit constater). La conclusion de l’article se fait sur les observations d’un chef d’unité, sur le sens même du combat qu’il mène, qui n’existe plus, avec la seule réserve de l’espoir chimérique que quelqu’un ou quelque chose (mais qui ? Quoi ? Comment ?) mènera la bataille contre le chaos lorsque Assad sera tombé, – puisqu’il reste entendu qu’Assad ne peut que tomber, et cela est bien la preuve de la position doctrinale à la fois des rebelles et du Guardian

« »Quand l’armée nous a attaqués la semaine dernière, l’unité qui était ici a abandonné ses positions et s’est retirée, » a-t-il dit. Il a ajouté que, pour regagner le terrain perdu, il lui faudrait maintenant reprendre les maisons une à une. « Pourquoi devrais-je me donner tant de mal pendant que les autres pillent? » Et il a conclu avec lassitude: « Quand la guerre contre Bashar sera finie, il faudra faire la guerre aux pillards et aux voleurs. »»

…Cet article est important, parce que le Guardian est certainement le quotidien libéral-progressiste le plus prestigieux dans le bloc BAO, qu’il est hyper-interventionniste depuis la Libye, qu’il fut hyper-interventionniste pour la Syrie. (Le terme “hyper-interventionniste” signifiant une prise de position contre le pouvoir établi au nom de “la démocratie”, cette prise de position pouvant aller jusqu’au soutien d’une éventuelle intervention des forces des “pays démocratiques” [nous disons “bloc BAO”].) Cet article est important parce qu’il montre que le Guardian n’a pas changé sa position (Assad monstre à abattre absolument), mais qu’il est conduit à reconnaître les conséquences de sa position. (C’est nous qui interprétons de la sorte, “ les conséquences de sa position ”, le Guardian constatant simplement, lui, les conséquences de l’“évolution de la rébellion”. [Phrase favorite à cet égard et résumant cette analyse de la situation, selon notre hypothèse : «Dans les premières six semaines, la moitié des rebelles constituait vraiment un groupe révolutionnaire uni. Mais maintenant c'est différent…»]) Cet article est donc important parce que le Guardian n’a pas changé sa position générale, y compris celle de l’origine, mais qu’il se juge obligé de mettre en évidence cette enquête si fouillée dont le résultat montre que l’effet de la position défendue par le Guardian dès l’origine débouche sur le chaos indescriptible qui est décrit. Partout, à cet égard, résonnent des phrases cruelles pour l’idéologie en cause, dites par des rebelles eux-mêmes, telles que «Ils sont devenus pires que le régime». Et l’on observera, cerise affreusement amère sur le gâteau, qu’il n’est même pas nécessaire de faire appel à l’épouvantail de la présence des djihadistes et autres legs d’al Qaïda, qu’ils sont tous mis dans le même sac, entre les témoignages croisés des uns et des autres… C’est potentiellement l’entièreté de la rébellion qui est dans la situation décrite.

Le Guardian ne changera pas d’avis parce que l’idéologie, surtout quand elle est manipulée par le Système, est une addiction implacable. Le Guardian continuera à écrire, même s’il condamne absolument tout ce qui se passe, qu’au départ il n’avait pas tort, comme ses compagnons de “lutte”, de soutenir le combat “pour la liberté et pour la démocratie”. Libre à lui, certes, sauf que ce qu’il décrit aujourd’hui, mis à l’épreuve de l’histoire, même très récente (voyez la Libye), montre qu’il avait absolument et irrémédiablement tort, du point de vue politique y compris dans les perspectives qui sont plus catastrophiques qu’elles n’ont jamais été, y compris du point de vue humanitaire, y compris du point de vue démocratique et ainsi de suite. Bien entendu, la démarche du Guardian présente un intérêt certain pour ceci qu’elle contribue puissamment à discréditer l’idéologie que ce journal défend, et tous les mouvements, identifiés ou secrets, qui l’accompagnent.

Encore, observant cela, n’atteint-on pas le cœur du problème, qui est la complète incompréhension du mouvement dit du “printemps arabe”, où il faut mettre la crise syrienne comme les autres crises, mouvement à considérer, pour l’apprécier justement, dans le cadre parfaitement identifié de la crise terminale du Système. A cette lumière, le “printemps arabe”, comme le reste, ne peut s’interpréter du point de vue idéologique courant, ni humanitaire bien sûr (démocratie, etc.). L’important est qu’il s’agit d’un mouvement de déstructuration et de dissolution d’une structure fondamentale mise en place au long du dernier demi-siècle pour soutenir et alimenter les intérêts du Système, en même temps que participer au maintien en l’état dudit Système. Dans ce cadre de jugement, on sait qu’on ne peut éviter l’ambiguïté (comme dans le cas de la [non-]nomination de Hagel, les logiques sont similaires). En un sens, la catastrophique déstabilisation (déstructuration, dissolution) de la Syrie participe pourtant au sens général du “printemps arabe”, même si elle s’est faite au nom de valeurs faussaires, et dans des conditions catastrophiques également, qui ont exposé la cruauté et la stupidité des politiques du bloc BAO et des autres “amis de la Syrie”. Mais ce stade est dépassé et, désormais, l’on assiste à la déstabilisation (déstructuration, dissolution) de la rébellion elle-même, ce qui implique un pas supplémentaire de l’effet du “printemps arabe”, qui se manifeste “opérationnellement” par le désordre et le chaos. A cet égard, l’article du Guardian, à cause de tout ce qu’on a observé autour de ce quotidien-étendard idéologique, est effectivement un événement symbolique de communication important pour apprécier l’évolution de la situation.

Quant à la suite, si tous continuent à parler de la chute d’Assad, il n’est pas assuré que des événements “extérieurs proches” ne prennent pas de vitesse l’évolution de la situation en Syrie, la bouleversant complètement une fois de plus, sans aucune certitude que le régime Assad tombe. Certains témoignages d’un sentiment qu’on trouve dans plusieurs pays de l’OTAN, lors de récentes réunions de ministres de pays de l’alliance, rapportent que nombre de ces ministres (certainement pas les Français, certes), montrant d’ailleurs une conscience juste quoiqu’en général dissimulée de l’ampleur de la crise, estiment que la prochaine étape de la “crise syrienne”, loin d’être une intervention extérieure ou la chute d’Assad, pourrait être effectivement une extension directe à l’“extérieur proche” ; les craintes concernent une crise de fragmentation majeure en Irak plongeant ce pays dans un degré supplémentaire de désordre et de chaos, avec comme un des principaux effets la partition “offensive” de la partie kurde, les liens établis entre cette partie kurde irakienne et la partie kurde syrienne, et, bien entendu, tout cela orienté vers la partie kurde turque selon la politique d’un Kurdistan à constituer, avec ainsi une menace de mort pesant sur la Turquie elle-même. (Les commentateurs turcs sont en général absolument apocalyptiques par rapport à cette perspective.) C’est cela, le “printemps arabe”, et c’est cela la crise terminale du Système…

Pour consulter l’original : c’est ici.

Traduction: Dominique Muselet

 

 Bien Cordialement.

 

Lucien PONS

 

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Menaces de guerre généralisée en Syrie ! Lettre ouverte au Président de la République française. Repris sur le blog d'Eldiablo.

31 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

polex

Menaces de guerre généralisée en Syrie !
Lettre ouverte au Président de la République française
(décidée par l’assemblée générale du Collectif communiste POLEX, le 18 décembre 2012)

 

 

 

Monsieur le Président,

Le Collectif communiste POLEX (de France) est une association libre de toute attache partisane dont le but est de rassembler des femmes et des hommes divers par leurs affiliations et leurs analyses mais unis par un idéal : défendre la paix contre tous les bellicismes et le droit démocratique pour chaque peuple de choisir son destin, son gouvernement, ses lois sans aucune ingérence extérieure, quels qu’en soient les prétextes.
Ce fut l’idéal de Jaurès et de la Charte de l’ONU de 1948, celui des anticolonialistes et des pacifistes contre l’arme nucléaire. Il est toujours le nôtre.

Dans cette optique, nous dénonçons depuis plus d’un an par des articles et des communiqués successifs (y compris dans une précédente lettre qui vous a déjà été adressée) les ingérences extérieures nourrissant une guerre d’une férocité inouïe ravageant la Syrie.

Contre les forces gouvernementales nationales les insurgés sont alimentés en armes, en logistique et en « djihadistes » islamistes venus de l’étranger, financés par des puissances pro-occidentales comme le Qatar, l’Arabie saoudite ou des pays de l’OTAN comme la Turquie ou d’autres.
Dans ce conflit, dont le peuple syrien martyrisé est l’enjeu et la victime d’intérêts régionaux et
planétaires qui lui échappent, nous ne sommes les partisans inconditionnels d’aucun des protagonistes. Nous voudrions simplement éviter la destruction de la nation syrienne, menacée aujourd’hui de partition, de fascisme intégriste et de chaos dictatorial, et l’extension du désastre guerrier au-delà de cette région du monde. Après l’éventuelle réinsertion par la guerre de la Syrie dans la mouvance occidentale, sera-ce le tour de l’Iran, du Sahel, de l’Algérie ?

Il n’y a pas de solution militaire acceptable en Syrie. La seule issue est politique : c’est le retour à la paix civile par la négociation entre Syriens exclusivement, sur une base démocratique.
Le seul rôle acceptable pour la France est d’aider à cette solution au lieu de s’ingérer dans le
conflit en prenant le parti des insurgés et en appelant à la disparition du gouvernement Assad. Aucun prétexte « humanitaire » ne peut le justifier, le choix des dirigeants syriens ne relève que des citoyens de ce pays.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président, de répondre aux interrogations suivantes :
 

 

1. Quand la république française va-t-elle, enfin, rompre avec l’attitude impérialiste et belliqueuse de votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy ?
 

 

2. Quand la république française va-t-elle clairement condamner les soutiens extérieurs aux protagonistes et favoriser, de ce fait, le compromis politique entre Syriens au lieu de justifier les jusqu’auboutistes ?
 

 

3. Quand la république française va-t-elle enfin dénoncer l’apport en armes aux mercenaires intégristes par les monarques du Golfe, du Qatar et de l’Arabie saoudite, et l’instrumentalisation de terroristes avérés par des alliés des Etats –Unis ?
 

 

4. Ces groupes « djihadistes » sont une peste raciste et fasciste qui s’étend au Maghreb, au Sahel et menacent la société française elle-même (affaire Merah). Jusqu’à quand les grands médias français, notamment ceux de service public, vont-ils continuer à propager leur seule version des événements en Syrie ?
 

 

5. Pouvons-nous avoir l’assurance que les forces militaires françaises déployées dans la région n’interviendront pas, y compris sous un prétexte « humanitaire », comme ce fut le cas en Libye avec les résultats désastreux que l’on sait ?

Croyez, Monsieur le Président, à nos sentiments respectueux pour votre fonction et à notre attachement à la paix, à la laïcité et à la démocratie.
Avec l’espoir de recevoir une réponse argumentée à nos angoisses de citoyen(ne)s français(e)s devant les menaces de guerre.

Le Secrétariat

du Collectif communiste POLEX.
7 rue des Jonquilles – 78260 ACHERES
contact.polex@orange.fr

 

Le blog d'Eldiablo: http://eldiablo.over-blog.org/article-menaces-de-guerre-generalisee-en-syrie-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-fran-aise-113936435.html

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Un chrétien décapité parceque chrétien. Le blog de Chantal Dupille.

30 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie. Incroyable barbarie des amis de François Hollande:

Un chrétien décapité…

(Tous les jours, des Chrétiens d'Orient, bien intégrés dans le pays du "dictateur" Bachar-el-Assad et même partageant le pouvoir, sont aujourd'hui traités ainsi dans la Syrie "libérée", "démocratisée", par les amis fanatiques des sayanims Hollande-Fabius. C'est ça le changement ? Même politique du temps des sayanims Sarkozy-Kouchner. En France, les néoconservateurs au service des intérêts américains et israéliens sont au pouvoir ! Note de Chantal Dupille. NB: Je rappelle que la France, aujourd'hui, soutient, arme, forme, finance les djihadistes en Syrie pour chasser le patriote Bachar-el-Assad refusant de partir afin de maintenir l'unité du pays seule garante du pluralisme et de la laïcité. Je rappelle aussi que le "dictateur" Bachar-el-Assad demande des Elections en Syrie et qu'il est prêt à partir seulement s'il est désavoué par son peuple).


Publié le 30 décembre 2012

 

CHRETIENS D'ORIENT

CHRETIENS D’ORIENT


…Parce que chrétien !


Diantre !

L’incroyable barbarie des amis de François Hollande se poursuit sans relâche et personne en Occident, hormis ce médias australien, n’est prêt à révéler les atrocités de ces barbares d’Allah qui profanent la mémoire du prophète, violent les règles élémentaires de l’Islam. Cette affaire se passe de commentaire. En Syrie désormais, les villages chrétiens sont envahis par des terroristes qui les chassent de leurs maisons, les hommes toujours enlevés pour l’exigence d’une rançon… etc. Est-ce ça la révolution, la démocratie qu’ils réclameraient ? Que nenni.

  

Andrei Arbashe est un jeune homme, chrétien, qui venait de se marier et dont l femme attend un heureux évènement: la naissance de leur premier enfant. Hélas, il est tombé aux mains des soi disant rebelles syriens, des terroristes de multiples nationalités qui n’ont rien à voir avec la Syrie. Comme le rapporte le journal australien The Australian News (article payant), les terroristes n’ont pas seulement décapité le jeune homme parce qu’il était chrétien mais, ils ont donné sa dépouille aux chiens, le privant de sépulture.

 

A l’allure où vont les choses, ceux qui organisent le génocide des chrétiens en Syrie, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, méritent un Nuremberg bis. Trop c’est trop. On leur tend la main, ils disent non. Leur envie réside à la destruction pure et simple de la Syrie. Mais, pour quel but ??? Où sont donc les journalistes ? Comment peuvent-t-ils rester silencieux face à ceux qui refusent la paix et qu’ils continuent de soutenir ?


«Ils l’ont décapité, coupé en morceaux et nourri les chiens avec sa dépouille», a déclaré Agnès-Mariam de la Croix, mère supérieure du couvent de Saint-Jacques-le-Mutilé entre Damas et Homs.

 

http://allainjules.com/2012/12/30/scoop-syrie-incroyable-barbarie-des-amis-de-francois-hollande-un-chretien-decapitee/

 

 http://chantaldupille.over-blog.com/article-scandale-massacre-des-chretiens-d-orient-par-les-amis-de-hollande-fabius-113911780.html

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Deux jours de mobilisation à Paris en solidarité avec la Syrie (vidéo).

30 Décembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Dimanche 30 décembre 2012

vu le blog Réveil Communiste

Depuis le début du conflit en Syrie les organisations syriennes en France dénoncent et manifestent leur soutien au peuple syrien et son gouvernement légitime. Mais les médias ne relaient pas toutes les informations.

C'est pour informer les français et le monde que l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France organisent régulièrement, depuis le début du conflit, des rassemblements et des conférences d'information et d'échanges sur la Syrie.

Un reportage couvrant deux jours de mobilisation à Paris en solidarité avec la Syrie, les 8 et 9 Décembre 2012 organisées par l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France.

Reportage réalisé par : Smaïn Bédrouni

 

 


 

 

 

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