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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la syrie - la libye - l'iran - tag

Doha/entente Ankara-PKK : l'objectif la partition de la Syrie! Par par Mireille Delmarre.

28 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Doha/entente Ankara-PKK :

 

 
Deux jours après le choix d'un Kurde détenteur d'un passeport américain, Ghassan Hitto, à la tête du "gouvernement intérimaire de Syrie"  le chef du PKK, Abdullah Öcalan, annonçait la fin de la lutte armée contre la Turquie et le retrait des combattants kurdes...en Syrie.     Cette semaine à Doha la "Ligue Arabe" du Qatar discute de la partition de la Syrie.
 

 
Territoire revendiqué par les Kurdes pour leur "Kurdistan"
Le lien entre la nomination du candidat de la CIA/Qatar à la tête du "gouvernement intérimaire de Syrie", Ghassan Hitto, un Kurde - qui ne parle pas kurde auto exilé aux USA pour échapper à la conscription en Syrie devenu homme d'affaires américain au Texas- et la décision du chef du PKK emprisonné en Turquie, Abdullah Okalan, d'ordonner aux combattants de cette organisation de cesser toute opération armée en Turquie et de quitter la Turquie n'a pas été commenté. 
Pourtant certains se sont interrogés sur la contre partie offerte par la Turquie d'ErDOGan au PKK alors même que son chef Ocalan donnait l'ordre à ses combattants de quitter la Turquie...direction la Syrie pour rejoindre et soutenir les milices kurdes au Nord de ce pays. 
 Le gouvernement syrien de Bashar Al Assad au début de la guerre menée contre lui par des groupes terroristes soutenus financés armés entrainés par les US/OTAN/Israël Qatar et Arabie Saoudite a confié aux Kurdes regroupés majoritairement sur la frontière Nord de la Syrie avec la Turquie le soin d'y assurer la sécurité contre les bandes d'extrémistes ASL/Al Nusra/Al Qaeda &C°. 
 ErDOGan, au grand dam des nationalistes turcs qui n'ont pas compris pourquoi , s'est empressé de se réconcilier avec l'ennemi public N° 1 de la Turquie, Ocalan, afin de réaliser ses desseins régionaux politiques et énergétiques.
Rien n'a filtré de l'accord conclu entre ErDOGan et Ocalan mais depuis les médias turcs analysent à longueurs d'articles les scénarios possibles impliquant cet accord. 
 
Selon certains ErDOGan avec le feu vert de Washington planifie une partition de la Syrie dans un Accord du type Sykes-Picot (1916) et envisagerait la création d'une fédération de régions autonomes kurdes comprenant le Nord de la Syrie de l'Irak le Nord Ouest de l' Iran de même qu'en Turquie. Cette fédération autonome kurde serait sous la protection de la Turquie Nouvel Empire Islamique Ottoman dont rêve ErDOGan. Ocalan lors de déclarations faites commémorant Nowruz a lui même évoqué la Confrérie Islamique Ottomane. 
 Ce plan de partition de la Syrie correspond également à ce qui est discuté cette semaine lors du sommet de la "Ligue Arabe" à Doha - auquel participe la Turquie bien que n'étant pas une nation arabe - où le Qatar a offert le siège de la Syrie au Conseil National Syrien. 
 
La démission de Moaz al Khatib, l'opposition de l'ASL et les récriminations d'autres personnalités de l'opposition syrienne" à la nomination de Ghassan Hitto tout ceci fait partie d'une mise en scène concoctée à Ankara et Washington. 
 Le nouveau plan pour chasser Bashar Al Assad du pouvoir est déjà entrain de se mettre en place. 
 
Les infiltrations de mercenaires armés entraînés par CIA armée turque et C° à partir de la Turquie vont s'intensifier. La coordination de ces groupes armées supervisée par les barbouzes occidentaux turcs et israéliens va se renforcer à partir de la Turquie des armements lourds leurs seront transférés. 

L'objectif de se redéploiement : s'emparer et occuper la totalité de la ville d'Alep y installer le "gouvernement intérimaire" reconnu par certains pays occidentaux US France Grande Bretagne en tête qui demandera à ces derniers d'intervenir militairement pour assurer sa sécurité et celle du "peuple syrien". Al Katib a d'ailleurs réclamé à Doha que les US/OTAN utilisent les systèmes Patriot déployés en Turquie pour créer une zone d'exclusion aérienne dans le Nord de la Syrie. 

Les pays arabes tels l'Algérie,l'Irak, le Liban, qui se sont montrés réticents vis à vis des décisions de la Ligue Arabe concernant la Syrie tels l'Algérie, l'Irak, le Liban, seront menacés en coulisse de voir se développer chez eux des "printemps arabes" salafistes al Qadea et consorts. Déjà l'Irak est de nouveau le théâtre d'attentats et d'assassinats. Au Liban le premier ministre a démissionné: pourquoi maintenant pourquoi pas avant ? sous la pression des USA l'objectif étant une nouvelle fois de paralyser le pays l'affaiblir voire y déclencher une nouvelle guerre civile visant à paralyser - voire détruire Al Nusra est déjà installé au Nord Liban à Tripoli - la Résistance libanaise du Hezbollah et de ses alliés. 
 Les derniers évènements : réconciliation Turquie Israël, accord de fin de conflit armé ErDOGan Les Kurdes du PKK/Ocalan, la visite d'Obama en Israël où il a réaffirmé son soutien "éternel " à l'entité sioniste, s'en est pris au Hezbollah en demandant à l'UE de l'inscrire sur sa liste d'organisations terroristes, sa générosité - 500 millions de $ d'aide - pour les supplétifs palestiniens Abbas en tête du régime sioniste, pour neutraliser toute agitation palestinienne contre Israël, sont les signes précurseurs d'une intensification de la pression Turquie/US/ Israel/Qatar/Arabie Saoudite contre le gouvernement syrien de Bahsar Al Assad. Cela peut trés vite déboucher sur une guerre ouverte US/OTAN/Israël contre la Syrie.
Cela expliquerait que la France de Hollande ait ces derniers jours mis un bémol à sa demande pressante d'armer les mercenaires combattant le gouvernement syrien. 
 
Pourquoi livrer des armes - la CIA en fournit s'est devenu une information confirmée par les médias US au service de l'administration Obama II - si une attaque d'envergure US/OTAN/Israël est imminente décidée la semaine dernière lors de la visite d'Obama à Netanyahou ?
 
L’opposition syrienne ouvre sa première "ambassade" au Qatar
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Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère

 

 

Une coordination d’associations françaises anti-impérialistes vient de se constituer à Paris pour s’opposer à l’intervention française en Syrie. Dans son manifeste, elle affirme son attachement au « droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise » et souligne l’identité du combat pour la souveraineté de la Syrie et pour celle de la France.

| Paris (France) | 14 janvier 2013
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Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.

Cette guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz ainsi que pour des objectifs géopolitiques, est initiée par l’impérialisme, les gouvernements des États-Unis et Israël avec leurs auxiliaires occidentaux, alliés aux forces les plus rétrogrades de l’islam, takfiriste et wahhabiste, s’appuyant sur les factions dominantes des États esclavagistes du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ceux-ci financent et soutiennent les mercenaires terroristes qu’ils introduisent notamment depuis la Turquie et par dizaines de milliers en Syrie, pour semer mort et désolation.

Dans cette coalition qui entend susciter une guerre civile de nature interconfessionnelle, la France officielle joue un rôle particulièrement belliciste, symbolisé par les déclarations provocatrices de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de notre pays.

Dans le contexte contradictoire du « Printemps arabe » dont les aspirations légitimes ont été dévoyées par la manipulation occidentale, un mouvement populaire est apparu en Syrie développant des revendications pour plus de libertés démocratiques et dénonçant même l’essor de l’influence néolibérale du FMI qui entravait toujours plus, le progrès économique et social. Les revendications démocratiques ont été depuis largement acceptées sous l’impulsion du Président el-Assad, y compris l’abolition de l’état d’urgence.

Très vite ce mouvement pacifique a été supplanté par la violence armée au service de l’étranger. La crise est essentiellement devenue militaire. Elle a été prise en main par les pays de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont financé des mercenaires qui ont massivement entrepris d’envahir la Syrie. L’intervention étrangère présente dès le début de la crise en est devenu l’élément dominant.

L’ingérence étrangère systématique crée un risque d’extension et de généralisation régionale du conflit pouvant conduire à une guerre contre l’Iran, et une généralisation du conflit avec la Russie et la Chine visées à travers l’aventure syrienne.

Cette politique est en contradiction fondamentale avec la stratégie équilibrée que représentait la politique arabe de la France conçue par le Général De Gaulle. Les dirigeants occidentaux, dont ceux de France, fournissent des aides multiples aux mercenaires étrangers, notamment des armes qui tombent nécessairement aux mains des forces d’Al-Qaïda .

Elle est en outre contraire à tous les usages diplomatiques qui veulent qu’on ne prononce pas de jugement irrévocable sur une situation et qu’on respecte les positions des autres puissances même si on ne les partage pas. Les déclarations bassement injurieuses sur les dirigeants syriens et russes sont indignes et entachent le renom de la France dans le monde.

Une solution négociée de la crise paraît aujourd’hui possible grâce à la médiation russe et aux pressions de certaines forces réalistes étasuniennes. Dans ce cas, notre diplomatie se sera mise d’elle-même même dans une impasse qui l’empêchera de peser sur le règlement.

Au lieu de prendre part, avec ou sans réticences, à des aventures qui peuvent conduire au pire, une France digne de ses valeurs républicaines devrait donner l’exemple d’une politique de détente, d’entente et de coopération et fournir à toute l’Asie du Sud-Ouest les moyens d’une paix par le développement mutuel, qui constitue l’alternative à la guerre de tous contre tous.

Les Français sont l’objet d’une politique de désinformation systématique, massive et généralisée afin de neutraliser leurs réactions et faciliter les manœuvres bellicistes du gouvernement. La conséquence de cette véritable guerre idéologique relayée de façon contre nature, par des forces politiques et syndicales inattendues, se traduit par un développement insuffisant de la solidarité militante envers l’État–nation et le peuple de la Syrie souveraine.

La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.

Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.

C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.

L’objectif de cette coordination est de promouvoir des initiatives diverses dans cette perspective.

Premières signatures

Comité Valmy
Collectif pas en notre nom
Solidarité et Progrès
Collectif Résistance et Renouveau Gaullien
Réseau Voltaire France
Cercles des volontaires
Planète Non–violence
L’Appel Franco-Arabe
Association Afamia
Union des Patriotes Syriens

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"L’ingérence de Médecins Sans Frontières en Syrie aux côtés de bandes terroristes est criminelle"

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

"L’ingérence de Médecins Sans Frontières en Syrie aux côtés de bandes terroristes est criminelle"
Lettre adressée à Médecins Sans Frontières, en réaction de ses appels aux dons, par une personne de nationalité syrienne.
15 mars 2013

MEDECINS SANS FRONTIERES
8 rue St Sabin 75011 PARIS

Réponse au courrier publicitaire d’appel aux dons, de février 2013, par Médecins Sans Frontières
Par Majd Haddad, le 15 mars 2013


Syrie : L’ingérence de Médecins Sans Frontières (MSF) aux côtés de bandes terroristes est criminelle

Effectivement, pourquoi vos amis, les combattants d’une prétendue Armée syrienne libre, financés et armés par les monarchies pétrolières du golfe (comme vous-mêmes manifestement en Syrie) et des puissances occidentales - en étroite collusion avec les Frères Musulmans dans le monde - ciblent-ils des populations qui dites-vous « n’ont rien demandé » ?

Je vais vous le dire, tout en n’étant pas sûr que mon message soit entendu car votre parti pris - avec ces bandes armées qui font souffrir le peuple syrien et honnis d’eux - est flagrant, et ne vous innocente pas : la déstabilisation de la Syrie souveraine, est dirigée par ceux qui veulent agenouiller ce maillon clé de l’axe de la résistance à Israël.

Si vous voulez savoir ce que « les populations ont demandé », sachez qu’elles ont constamment appelé leur gouvernement et leurs forces armées à ce qu’ils les protègent des attaques des bandes armées que vous appelez « opposants » (notamment quand les observateurs internationaux circulaient en Syrie, et l’armée n’était pas censée intervenir) « Les populations », c’est-à-dire la grande majorité du peuple syrien, ont demandé la levée des sanctions économiques, ont manifesté massivement,- [1] et quotidiennement contre l’ingérence, les « populations » se sont organisées en comités de défense des quartiers, les volontaires sont de plus en plus nombreux.

Le peuple syrien dans sa majorité soutient son gouvernement car il est garant de la stabilité du pays et de sa diversité

Vous n’êtes pas censés prendre parti…et pourtant !

Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante [2].

Les faux-témoins dont vous avez dit avoir recueilli le témoignage au Liban, et que vous avez présentés à la presse comme étant fiables, ont abondamment servi la propagande de votre organisation en faveur de ces bandes extrémistes qui ont mis la Syrie à feu et à sang. Nous avons constaté qu’aucun de ces « témoins, qui prétendaient avoir été persécutés par le gouvernement syrien jusque dans les hôpitaux en tant que blessés », ne s’exprimait avec un accent syrien ! Vos affirmations que nul journaliste, mise à part Silvia Cattori, n’a pris soin de vérifier, se retournent contre vous. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes abondamment financés et équipés par le Qatar, étaient sur place. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes étaient sur place, financés et équipés par le Qatar. [3].

Il n’y a rien d’humanitaire dans votre engagement en Syrie !  [4]

Tout cela nous conduit à penser que vous n’êtes que les responsables dévoyés d’une ONG qui dans certains contextes de guerre vient à l’appui d’interventions directes ou indirectes de puissances qui, comme la France, s’appuient sur des bandes terroristes, et parmi eux une grande majorité de mercenaires, pour parvenir à leurs fins.

La respectabilité et la sympathie que les médecins inspirent dans leur dévouement à sauver des vies, est complètement détournée par des médecins « barbouzards » qui comme Jacques Bérès ont été financés et instrumentalisés par des associations musulmanes comme démontré par un échange avec vos sponsors que nous portons à votre connaissance ci-dessous (*).

Par conséquent, la description de vos actions supposées « héroïques », est méprisable. Vous n’avez pas aidé le peuple syrien, contrairement à ce que vous prétendez ; le fait est que vous prenez le parti de ceux qui vous financent. Par extension je me permets de croire que c’est le cas dans toutes vos interventions ; il n’y a pas de raison que vous soyez loyaux ailleurs, et si malhonnêtes dans le cas de la Syrie.

Est-il besoin d’être devin pour savoir que votre aide va aux soi-disant rebelles, les terroristes destructeurs de la Syrie, de son peuple, de son passé et probablement de son futur ? Aux pilleurs saccageurs de sites historiques ? Aux dépeceurs de l’économie et de l’industrie ?  [5] Aux faiseurs d’orphelins et de veuves ? Aux égorgeurs semeurs de terreur ? Aux poseurs de bombes, aux kamikazes qui n’hésitent pas à faire exploser l’université d’Alep et à massacrer des centaines d’étudiants ?

Si vous parlez réellement de population qui fuit, sachez qu’elle fuit à l’arrivée de ces libérateurs fous d’Allah, drogués, fanatisés à souhait, à qui vous apportez votre aide. (Tiens les mêmes que la France va combattre au Mali) ?!

« Les hôpitaux ont été ciblés », dites-vous ; certes mais aussi les lignes électriques, les écoles, les édifices publics, la liste est longue, et toujours par vos chers libérateurs. [6]
Les bandes armées ont massacré, pris en embuscade, assassiné, attaqué des édifices publics et saboté des voies ferrées. Sur le financement : En cherchant à détruire le régime syrien, l’organisation des Frères Musulmans a un objectif commun avec les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite dont la paranoïa à propos de l’Islam chiite a atteint son paroxysme avec la contestation à Bahreïn. Wikileaks avait révélé à quel point l’Arabie Saoudite était impatiente de voir les USA attaquer l’Iran. Un objectif de rechange est la destruction de la relation stratégique ente l’Iran, le Hezbollah et la Syrie. Les Etats Unis et l’Arabie Saoudite peuvent avoir des raisons légèrement différentes de vouloir la destruction du régime baathiste dominé par les Alaouites à Damas… mais ce qui importe est qu’ils veulent le détruire…Les Etats Unis font tout ce qu’ils peuvent pour acculer la Syrie. Ils apportent un soutien financier aux dirigeants de l’opposition en exil.  [7]

« Les obus de mortiers tombent » encore et toujours par le fait des mêmes prétendus « libérateurs » !

« Les guerres sont toujours sales » dites-vous, comme une fatalité, eh bien ne vous faites pas les anges gardiens des initiateurs de guerre !

Vous rentrez en Syrie de manière clandestine. En effet ; il paraît que cela donne des frissons et fait monter l’adrénaline ?! Mais pourquoi pas y aller de manière légale comme le fait la Croix-Rouge, si vous vouliez vraiment être efficaces et fidèles à vos principes affichés ? Votre charte ne vous permet pas que je sache, de rentrer illégalement en Syrie, mais vous vous en vantez dans votre courrier.

« Vu l’état du système de santé syrien après presque deux ans de conflit… », dites-vous ? Mais cela n’est-il pas normal dès lors que la Syrie a été punie, mise sous embargo ? Embargo qui pénalise et étouffe le peuple, pas le gouvernement, dont vous voulez avoir la peau à tout prix. Gouvernement d’un État qui est le dernier bastion laïc de la région, que veulent détruire ces prétendus libérateurs que vous allez soigner dans les zones qu’ils occupent par la violence (ils ne s’en cachent pas, ils le déclarent ouvertement). Un État syrien qui est garant des libertés confessionnelles, face à l’intolérance des instaurateurs de la charia, qui dès qu’ils le peuvent, proclament les zones conquises « émirats islamiques », comme ils l’ont fait à Baba Amr à Homs, et dans certains quartiers d’Alep.

C’est pour se rallier à ce camp de faux « libérateurs », que vous êtes entrés illégalement en Syrie, comme du reste tous ces autres journalistes français, embarqués comme vous avec la rébellion, qui ont inondé le public de propagande en présentant les bandes terroristes formées de mercenaires comme une authentique résistance.

« …Pour continuer à mener à bien cette mission en toute indépendance…. » dites-vous. Mais de quelle indépendance pouvez-vous vous encore vous prévaloir quand, comme cela a été établi par diverses sources, le médecin Jacques Bérès et l’anesthésiste Didier Peillon par exemple, sont entrés illégalement en Syrie plusieurs fois en 2012 et avec l’appui de Médecins Sans Frontières, financés et accompagnés là où le voulaient ces terroristes de l’ASL que vous osez honteusement appeler « opposants » ?

Vous n’êtes pas neutres. Votre engagement n’est pas humanitaire mais politique. Vous innocentez des « rebelles » qui violent les fillettes devant les yeux horrifiés de leur mère, qui ont égorgés des hommes parce qu’ils étaient chrétiens ou alaouites. [8] Il y a des journalistes honnêtes qui sont allés eux du côté du peuple qui en sa majorité rejette ces rebelles que vous innocentez. [9]

Ne vous attendez pas à ce que les patriotes syriens, qui sont eux horrifiés par les « opposants » terroristes de l’ASL, auxquels vous vous êtes associés, vous disent merci. Les patriotes syriens qui se sont ralliés à la résistance de leur gouvernement et leur armée syrienne face à la barbarie des bandes terroristes que vous appuyez, vous disent : honte à vous !

Ceux qui désavouent votre soutien aux criminels en Syrie, et croyez moi ils sont de plus en plus nombreux, vont désormais devoir se méfier de vos actions « humanitaires » politisées.

Majd Haddad - 15 mars 2013


Annexe

Silvia Cattori a interrogé des responsables de MSF, de MDM, d’associations musulmanes et syriennes dans le cadre d’une enquête entamée en 2012 -restée en suspens pour cause de maladie- au sujet de l’engagement d’ONG humanitaires, dans le conflit syrien et de l’appui qu’elles apportent à de prétendus « humanitaires » financés par des associations musulmanes. Deux d’entre elles se sont avérées étroitement liées au pro-israélien BHL et asservies à son idéologie de l’ingérence. Ce que répond ci-dessous, le 27 mai 2012 M’hammed Henniche, président de l’UAM93, (Union des Associations musulmanes de Seine-Saint-Denis), à la journaliste Silvia Cattori fait apparaitre que la mission de Jacques Bérès, en février 2012 à Homs, avait été organisée et financée par l’UAM-93 et l’association France Syrie Démocratie en Syrie. Et que Jacques Bérès devait en retour toucher les médias sur fond humanitaire de manière à propager la propagande de l’ASL. Et que le convoi conduit par Bérès et Didier Peillon en mars 2012, dans une zone sous « contrôle » ASL, avait bel et bien été financé par MSF, ce que l’un de ses responsables avait nié ; et que le but de ces médecins était plus politique qu’humanitaire.


(*) Extraits de l’échange entre Silvia Cattori et M’hammed Henniche

(…..) SC : La vérité n’est pas que d’un côté M.H : Nous on a l’avantage qu’il y a des Syriens ici ; on a eu un long débat avec eux. Ils veulent qu’on les aide, comme on l’a fait avec la résistance libanaise, et palestinienne.

Ils nous ont amené des vidéos qui montrent un régime très dur. On leur a dit : on vous aide.

Les Syriens nous disent qu’ils préfèrent entrer dans une période de chaos, car après ils vont arriver à une démocratie. Le régime c’est une famille, une caste qui représente 7 à 8 % de la population syrienne. 93 % sont en dehors.

On a fait plus qu’ils n’espéraient. On a permis de médiatiser la situation, par le nombre d’articles et de passage à la TV qu’on a eu moi et Jacques Bérès. Lui a même eu le journal TF1, I-Télé, France 2, etc

On lui a permis [à Bérès] d’entrer à l’intérieur ; on a pris en charge sa mission, on a acheté du matériel et surtout trouvé des réseaux à travers les Syriens pour qu’on lui permette d’entrer en Syrie. Il est entré à Homs avant qu’elle ne soit investie par l’armée, cela lui a permis de faire des interviews et des vidéos ; à son retour il pouvait parler en tant que témoin de l’intérieur… Puis il a essayé en mars ; mais là il est resté peu de temps, la résistance lui a déconseillé de rester…

Après sa première mission Bérès a eu une dizaine de passages télévisés, Al-jazzera toute la journée ; bfmt, i-tele, canal plus, France 5, et la TSR l’a aussi invité… mettez le nom Bérès sur notre site et vous verrez…Même le New York Times…

S.C. Êtes-vous la seule association qui l’a soutenu ?

M.H : Il y en a plein en France d’associations syriennes qui font des soirées-dîners, récoltent de l’argent…Nous on a misé sur l’image de Bérès et la médiatisation.

SC : L’anesthésiste Didier Peillon faisait-il partie du convoi de MSF avec Bérès... ?

M.H : Lors de sa deuxième mission, prise en charge en grande partie par MSF, Peillon était avec lui. Cela n’a pas vraiment abouti car ils ne pouvaient pas aller à Homs…On a beaucoup gagné…avec Bérès. Il a beaucoup attaqué les grandes organisations. Disant : comment cela se fait-il que des petites organisations comme la nôtre prennent en charge des missions lourdes comme celle-là alors que des grosses organisations qui ont de grands budgets ne font rien. Cela a fait bouger les choses ; MSF a financé la deuxième mission de Bérès et Peillon.

S.C : La direction de MSF est prête à fournir du matériel ?

M.H. : Ils ont expliqué que leur cahier des charge, ou leur charte, leur interdisait de rentrer en Syrie ; ils peuvent le faire juste dans un village de frontière, y construire un hôpital, mais que MSF doit s’en tenir à ne travailler que d’entente avec les États…régimes en place. Ils ne doivent pas envoyer des hommes sans l’accord du régime….

Nous on voulait faire une médiatisation, on ne l’a fait qu’une fois…c’est aux autres de faire le travail…Les médias ont joué le jeu …

 


 

[1] - Voir : Résister aux milices armées soutenues par l’étranger est une question de survie pour le peuple syrien.http://www.silviacattori.net/article2705.html
Pour le peuple syrien, ce n’est donc plus une question d’opposition politique, mais une question d’existence ! C’est ce qui explique l’ampleur des manifestations spontanées à Damas au soirde la décision de la Ligue Arabe de suspendre la Syrie en tant qu’État membre. C’est ce qui explique également les manifestations spontanées dans toute la Syrie suite à la grande explosion de Kafarsouseh
- (France 24, 23 janvier 2013) : Dans une interview, l’OSDH reconnait la création des Forces de défense nationale par l’armée syrienne, une formation paramilitaire de 50.000 femmes et hommes chargée de défendre leur quartier contre les incursions rebelles. Cette nouvelle « armée de défense civile » (l’expression est de Rami Abdel Rahmane lui-même) « a des hommes dans toutes les régions de Syrie » qui s’entraînent « depuis le début de l’année. »
- L’AFP a signalé la constitution d’une troupe de volontaires féminines dans la ville de Homs, et donné la parole à certaines d’entre elles.

[2] Peillon et Bérès sont entrés plusieurs fois illégalement en Syrie en convoi financé par MSF. Ils étaient accompagnés par des gens de l’ASL, une « opposition » militarisée et soutenue par l’extérieur. Ils ont soigné les combattants de cette pseudo-armée libre (ASL) ; lui ont apporté du matériel médical

[3] Voir le site de MSF : « En Syrie, la médecine est utilisée comme une arme de persécution »
http://www.msf.ch/news/communiques-de-presse/detail/en-syrie-la-medecine-est-utilisee-comme-une-arme-de-persecution/
Voir le témoignage peu équilibré du président de MSF à Genève :
http://www.tsr.ch/video/info/journal-12h45/3773707-syrie-entretien-avec-jean-clement-cabrol-directeur-d-operations-chez-medecins-sans-frontieres-suisse.html

[4] « Pourquoi le président de Médecins sans frontières (MSF) a-t-il ajouté à l’intoxication en livrant comme avérés les témoignages de gens anonymes, visages masqués et dont certains n’avaient pas un accent syrien mais probablement du Golfe- présentés comme étant Syriens, qui attribuaient comme de bien entendu aux forces d’el-Assad et aux médecins des hôpitaux des actes de tortures inqualifiables sur des blessés, des enfants, etc », écrivait alors Silvia Cattori ? Voir : http://www.silviacattori.net/article2861.html
- Votre ONG, tout comme les « grands reporters » de France télévision et Radio France, l’Union européenne, la Commission des droits de l’homme de l’ONU, Amnesty International, etc, avez délibérément ignoré les crimes perpétrés dès mai 2011 en Syrie par les groupes terroristes ; vous avez légitimé leurs crimes en les qualifiant d’« opposants », de « révolutionnaires », de « résistants » ; tout comme vous avez ingoré les grandes manifestations populaires en soutien au gouvernement Assad

[5] Voir : http://www.mondialisation.ca/syrie-le-pilleur-dalep-2/5323740
Des représentants de la « Chambre d’industrie d’Alep » ont révélé que le nombre d’usines pillées et/ou démolies dépasse le millier, et que les dossiers d’un grand nombre de celles-ci étaient largement documentés en préparation des poursuites judiciaires contre « l’Etat turc » responsable d’avoir permis, organisé et participé au démontage des usines et au transport de leurs équipements vers la Turquie ; le montant des pertes dépassant les 300 milliards de Livres syriennes !
En réalité, ce sont des milliers d’usines, de toute taille, qui ont été vandalisées et pillées ; leurs stocks de matières premières et de produits finis dérobés, leurs machines démontées et embarquées ouvertement vers la frontière turque. Certains équipements ont dû être découpés en « ferrailles » vendues aux fonderies turques. Les exemples ne manquent pas !

[6] Voir : Vérité et mensonge en Syrie.
http://www.silviacattori.net/article2372.htm

[7] Voir : Nadia Khost dénonce le cynisme de l’Occident.
http://www.silviacattori.net/article2797.html
A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine une « armée libre » faire exploser des trains, détruire des gazoducs, des oléoducs, des réseaux d’électricité, brûler les immeubles, les biens publics, piller des camions transportant du sucre, du riz ou du mazout, au détriment de son peuple ? A-t-on jamais vu une « armée libre » assassiner les techniciens, médecins, scientifiques, et professeurs d’Universités ; enlever leurs frères et sœurs pour ensuite demander à leurs pauvres parents une rançon en contrepartie de leur libération ?

[8] Voir : Syrie : Témoignage sur les exactions des "rebelles" contre les minorités.
http://www.silviacattori.net/article4004.html

[9] Voir : Le regard de Syriens sur une guerre orchestrée par l’étranger
http://www.silviacattori.net/article4123.html

 

http://www.silviacattori.net/article4300.html

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Syrie : la France joue avec le feu. Repris sur Agora Vox.

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

AgoraVox le média citoyen

Syrie : la France joue avec le feu

Une coordination d’associations françaises anti-impérialistes vient de se constituer à Paris pour s’opposer à l’intervention française en Syrie.

Dans son manifeste, elle affirme son attachement au « droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise  » et souligne l’identité du combat pour la souveraineté de la Syrie et pour celle de la France.

La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.

Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.

C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.

Au moment où un vil attentat-suicide vient de tuer 49 personnes à la Mosquée Al-Imane et blesser 84 autres, rien n’est plus approprié que cette vidéo, faite par la Coordination pour la souveraineté syrienne en France sur le thème de la Vague Bleue de Damas.

Parmi les morts, Mohammad Saïd Al-Bouti, un haut dignitaire sunnite syrien, connu pour son hostilité totale à l’agression occidentale que subit son pays. Mohammad Saïd Al-Bouti était connu à l’échelle internationale comme l’une des voix du Sunnisme modéré les plus importantes dans le monde musulman. Une fatwa avait été lancée contre lui, qu’on peut consulter encore sur Youtube, par le Sheikh Yousef Al-Qaradhawi, un Frère musulman égyptien en charge de problèmes religieux à la chaîne qatarie Al-Jazeera.

Ce dernier est devenu connu depuis quelques mois comme le "mufti du Printemps arabe", lançant des fatwas contre tous ceux qui ne sont pas favorables aux projets anglo-américains et français de faire éclater l’axe chiite — Liban, Syrie, Iran — dans une myriade d’états ethniques et religieux, manipulables à souhait les uns contre les autres.

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L’Occident couvre le bombardement chimique des rebelles syriens, par Silvia Cattori.

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’Occident couvre le bombardement chimique des rebelles syriens
Après avoir mis en garde pendant des mois contre le danger de voir les armes chimiques syriennes tomber aux mains de groupes incontrôlés, et menacé le gouvernement syrien des pires gémonies s’il en venait à utiliser ce type d’armement contre son peuple, les pays occidentaux ont réagi avec mollesse au tir par les rebelles d’un missile contenant un gaz toxique contre la localité de Khan al-Assal (*), près d’Alep, faisant 25 morts, dont 10 militaires, et une centaine de blessés.
22 mars 2013

Washington, Paris et Londres ont mis en doute la version de Damas, au lieu de condamner les rebelles pour cette attaque.

Les États-Unis ont dit ne « disposer d’aucune preuve pour soutenir les accusations » sur le recours des rebelles aux armes chimiques.

Pourtant, les images des victimes ne trompent personne : elles ne montrent aucune de trace de sang !

A l’instar de Washington, les Nations unies ont affirmé ne pas être en mesure de confirmer l’utilisation d’armes chimiques par les rebelles syriens.

Ils ont menacé la Syrie et remis sur le tapis l’option de l’intervention militaire.
Le commandant en chef de l’OTAN en Europe, l’amiral James Stavridis, a déclaré que les troupes de l’Alliance atlantique sont prêtes à mener si nécessaire une intervention militaire en Syrie semblable à celle effectuée en Libye en 2011. « Nous sommes pour le moment concentrés sur la protection de la frontière turco-syrienne. À cette fin, des batteries de missiles sol-air Patriot y ont été déployées. Nous examinons un large éventail d’opérations possibles et sommes prêts à intervenir si une décision appropriée est prise, comme cela a été le cas en Libye », a-t-il précisé.

Le ministère des Affaires étrangères syrien a, de son côté, envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations Unies à ce sujet, l’appelant à « prendre ses responsabilités et à définir une limite à ces crimes de terrorisme et à ceux qui le soutiennent ». « C’est le point de départ d’un danger qui s’étendra à l’ensemble de la région, si ce n’est au monde entier », a-t-il expliqué.

La télévision officielle a montré des ambulances transportant des blessés.

« C’est comme une poudre, quand on la respire, on tombe par terre. Des enfants et des femmes ont péri », a raconté un homme au front bandé.

« C’est ça la liberté qu’ils (les rebelles) veulent, lancer des gaz toxiques et des armes chimiques. »

Un médecin dans un hôpital à Alep a affirmé que ces « produits toxiques provoquent des vomissements et une perte de conscience ».

Moscou a pour sa part déclaré disposer d’informations selon lesquelles les rebelles ont utilisé ce type d’armes.

Médiarama - Al-Manar , 21 mars 2013.


(*) Tombée le mois dernier aux mains du Front Al Nosra, filiale syrienne d’Al Qaïda, la localité de Khan al-Assal connue pour sa loyauté envers le régime venait d’être reprise par l’armée arabe syrienne et la population avait manifesté sa joie lorsqu’elle a été libérée par l’armée gouvernementale, raison de plus pour les rebelles de se venger de Khan al-Assal.

Les victimes elles-mêmes accusent les rebelles d’avoir commis cette attaque.

 

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Un article d’Ibrahim al-Amin. La véritable position du Hezbollah dans le conflit syrien.

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un article d’Ibrahim al-Amin
 
La véritable position du Hezbollah dans le conflit syrien
On parle et on spécule beaucoup depuis un certain temps au Liban, en Syrie et dans le monde arabe et en Occident sur le véritable rôle du Hezbollah dans la crise syrienne. La machine de propagande anti-Hezbollah est, comme d’habitude, particulièrement active, offrant au quotidien un flot d’informations et d’articles sur l’implication supposée de ce parti dans le conflit.
24 mars 2013

Cette machine de propagande – avec ses opérateurs Libanais, Syriens et autres – a annoncé la mort de centaines de miliciens du Hezbollah en Syrie et la capture de dizaines d’entre eux par les rebelles Syriens. Un service de sécurité officiel de Beyrouth joue un rôle central sur ce front en assurant la fuite d’informations factuelles sur lesquelles on brode ensuite. Ces gens croient qu’un tel déluge est un moyen efficace de susciter autant de rancœur que possible contre le Hezbollah dans l’opinion publique.

 

Le Hezbollah n’a, pour sa part, pas donné plus de précisions que ce qu’a déclaré son secrétaire général Nasrallah sur l’assistance apportée par le parti à ses sympathisants Libanais qui résident dans des villages à l’intérieur de la Syrie, mais a cependant répété que le Hezbollah n’avait pas pour l’instant participé aux combats en Syrie.

 

Une stratégie délibérée de provocation et d’exagération est employée contre le Hezbollah par des services de renseignements de la région et de l’étranger, y compris ceux d’Israël. Mais la question centrale était, et demeure, de comprendre la place du Hezbollah dans une crise syrienne qui entre dans sa troisième année. Ces services savent beaucoup de choses sur ce qui se passe sur le terrain en ce qui concerne les combats entre les forces du régime et celles de l’opposition. Ils connaissent les capacités des deux camps et exercent une surveillance continue de toutes les actions de soutien au régime, y compris par le Hezbollah.

 

Mais pour les autres, il est sans doute nécessaire de clarifier la perspective à partir de laquelle le Hezbollah fonde son attitude par rapport à la crise syrienne. Ce qui pourrait en aider beaucoup à comprendre les soubassements idéologiques, politiques et opérationnels de sa position.

 

Le Hezbollah continue à voir les choses à partir de la perspective de son rôle central dans la confrontation avec Israël. Il ne donne sans doute pas souvent de détails sur l‘objectif ultime de cette lutte, mais le parti se comporte comme s’il était partie prenante d’une campagne au long cours pour se débarrasser d’Israël, une bataille qui nécessite beaucoup de préparation. Si l’idée d’être débarrassé d’Israël ne dérangerait pas une majorité des peuples arabes et islamiques, seule une minorité est prête à mener ce combat jusqu’au bout.

 

Une minorité parmi les réticents pense qu’un tel discours est fou ou illusoire et ne peut en aucun cas influer sur le cours de l’histoire. Cette minorité influente ne voit aucune nécessité pour une lutte de ce genre. Elle perçoit en conséquence le Hezbollah comme une bande de cinglés qui non seulement mettent en danger leur peuple et eux-mêmes mais aussi les intérêts des peuples de la région. Cette minorité se retrouve donc dans une alliance, formalisée ou non, avec les véritables ennemis du Hezbollah, à savoir Israël, les Etats Unis et certaines capitales arabes et occidentales.

 

L’engagement du Hezbollah dans la résistance contre l’occupation l’oblige à faire beaucoup de choses comme éviter de se faire d’autres ennemis. Sa position sur la Syrie est cohérente avec son attitude à l’égard des mouvements de contestation dans l’ensemble du monde arabe.

 

Dès le début, personne n’aurait pu imaginer voir le Hezbollah prendre position contre le régime syrien. Si le parti n’ignore pas les causes internes de la crise, il n’admet pas les affrontements en cours. Son regard sur la situation d’ensemble l’empêche d’adopter une position de neutralité, tout comme le fait qu’il a un suivi plus clair et fiable de ce qui se passe en Syrie comparativement à beaucoup des organisations impliquées dans les combats.

 

Le Hezbollah a averti très tôt sur les liens avec l’étranger et les agendas des organisations à la tête de la contestation. Il avait des preuves claires sur les tendances idéologiques de certaines des plus influentes de ces organisations. Il avait observé comment, dès le début de la contestation, des manifestants à Deraa et à Homs avaient brûlé des portraits de Nasrallah et des drapeaux du Hezbollah, et comment la campagne d’incitation à la haine religieuse contre le parti avait été lancée à fond.

 

C’était avant que le parti ait dit quoi que ce soit sur les développements en Syrie – en fait, alors même qu’il était en train d’œuvrer avec divers mouvements islamistes arabes, dont le Hamas, à essayer de nouer des contacts dans le but d’éviter d’arriver à la catastrophe actuelle.

 

Le point de vue du Hezbollah, pour dire les choses simplement, est que la guerre en Syrie a pour but de faire évoluer politiquement et stratégiquement ce pays vers une position d’opposition à l’existence du Hezbollah. Ce qui lui fait voir le régime actuel dirigé par Bachar al-Assad comme une ligne avancée de défense du mouvement de résistance au Liban et en Palestine. Ce qui, à soi seul, place le parti au cœur de la crise.

 

On s’est posé beaucoup de questions et on a dit beaucoup de choses sur le rôle que joue le Hezbollah en Syrie. Ses détracteurs disent qu’il est fortement engagé dans les opérations militaires en cours. Les données du problème n’ont pas besoin de longues explications :

 

- le Hezbollah entraîne, arme et apporte un soutien logistique conséquent aux Libanais qui vivent dans les villages frontaliers.

- Le Hezbollah est chargé de la protection du mausolée de Sayida Zeinab dans le secteur sud de Damas depuis le départ de ses gardiens Irakiens. Sur place, les membres du parti sont déployés selon un plan qui limite leur responsabilité aux abords immédiats du sanctuaire.

- le Hezbollah a reçu des délégations de nombreuses organisations druzes, chrétiennes, chiites et ismaéliennes qui avaient le sentiment que leurs communautés minoritaires étaient gravement menacées. Il n’a pas satisfait à leurs demandes d’armement et de formation militaire, mais leur a donné les moyens d’éviter d’être déplacés.

- Le Hezbollah, qui a des liens sécuritaires et militaires avec le régime, aide les forces syriennes en protégeant les institutions scientifiques et les usines de missiles qui ont été construites ces dix dernières années en grande partie avec l’aide de l’Iran.

- Le Hezbollah a un important programme, peut-être le plus important, d’aide aux réfugiés Syriens au Liban et même à l’intérieur de la Syrie. Ce programme n’a pas pour but de remercier les Syriens pour avoir accueilli des réfugiés du Liban en 2006. Ce programme est exécuté dans la discrétion sur la base de la conviction que les réfugiés et les personnes déplacées ont droit à toute l’aide humanitaire possible quelles que soient leurs opinions politiques.

Les attitudes à l’égard du Hezbollah sont liées à toutes sortes de calculs. Certains font cependant tout ce qu’ils peuvent non seulement pour entraîner le parti dans la crise syrienne mais aussi dans un affrontement semblable au Liban. Le parti en est conscient. Il semble être en train de discuter des modalités d’une action visant à apaiser les tensions sectaires, même si ses dirigeants craignent de nouvelles effusions de sang avant l’aboutissement de ces discussions.

 

Ibrahim al-Amin
Al Akhbar, Liban (tendance politique : gauche), 22 mars 2013

Traduit de l’anglais par Djazaïri

 

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Un habitant de la ville d’Alep dit sa douleur et sa lassitude face aux mensonges colportés par les médias.

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un habitant de la ville d’Alep dit sa douleur et sa lassitude face aux mensonges colportés par les médias

 
25 mars 2013

Résignation et lassitude résument assez bien l’état d’esprit actuel des habitants d’Alep.

En effet, les Alépins se sont résignés :

 

- A voir leur ville coupée en deux parties avec l’afflux de centaines de milliers de déplacés qui ont envahi les zones « sûres », sans se lamenter. (Et le flux continue : des petites camionnettes pleines de gens et quelques meubles et matelas circulent dans les rues à la recherche d’un abri)


- A entendre le bruit assourdissant des rafales de mitrailleuses et des tirs de canons, sans broncher et des avions, sans lever la tête.


- A vivre constamment sous la menace d’obus de mortier qui tombent n’ importe où, de tirs de snippers qui tuent n’importe qui et de voitures piégées qui explosent n’importe quand, sans avoir peur.

- A être des cibles de kidnappings qui ont lieu quotidiennement, sans se cacher.


- A être privés du courant électrique et de l’eau courante (2 à 4 heures par jour seulement), du téléphone portable et de l’internet (réseau très fantaisiste), et du téléphone fixe (coupures fréquentes), sans se plaindre.

- A subir des embouteillages monstres sur le peu de routes encore ouvertes dans les quartiers « sûrs » (la plupart des autres routes et rues étant fermées à la circulation pour cause de sécurité), et à devoir souvent rentrer chez eux à pied parce que les routes conduisant à leurs quartiers ont été fermé par des milices, sans rouspéter. (Nous avons vu des jeunes porter leur vieux père ou grand père sur le dos et monter a Cheikh Maksoud !)

- A rentrer chez eux dès le coucher du soleil (18 h maintenant) et n’en sortir que le matin, transformant Alep en ville-fantôme, sans pouvoir se divertir.


- A voir tous les trottoirs envahis par des étals et des marchands ambulants qui vendent n’importe quoi pour pouvoir survivre, sans se plaindre que leur ville soit devenue un grand village.


- A croiser, tous les jours, la pauvreté et de plus en plus de mendiants dans les rues sans se révolter.


- A constater que l’économie est complètement ruinée, les usines démantelées et volées et les commerces brûlés sans désespérer. Et, de plus, ils sont las :


- Las de ne pas apercevoir un brin de solution à des événements qui durent en Syrie depuis 2 ans (15 mars 2011) et à Alep depuis 8 mois (23 juillet 2012).


- Las de voir la Syrie, nommée « berceau de la civilisation » par la communauté internationale et Alep, la plus ancienne ville toujours habitée du monde, détruites, leurs trésors archéologiques volés, leur tissu social effiloché, la sécurité, qui y régnait et que les autres nous enviaient, disparue, et la coexistence entre les différentes communautés du pays et la tolérance remplacées par un fanatisme religieux importé.

 

- Las de devoir démentir tous les mensonges colportés par les medias étrangers.

 

- Las de voir les grandes puissances proposer une solution négociée entre les deux parties tout en récusant l’une d’elle et de décider d’armer une partie en « armes défensives et non-létales » comme si ces dernières pouvaient exister.

Malgré ce contexte assez sombre, nous, « les Maristes Bleus » continuons trois écoles de Cheikh Maksoud. Nous y allons quotidiennement passer la journée avec eux pour accompagner les mères, divertir, éduquer et instruire les enfants (projet : I learn), distribuer les denrées pour le petit déjeuner et le souper, apporter chaque jour un repas chaud à midi, soigner les malades, nous occuper de l’hygiène et de l’état sanitaire, sans oublier le lait pour les enfants et les nourrissons ainsi que les couches. Des vêtements et des chaussures sont donnés à l’occasion. Depuis 2 semaines, le repas de midi que nous distribuons tous les jours aux déplacés dont nous avons la charge nous est fourni gratuitement par une association caritative musulmane « Al Ihssan » qui prépare dans ses locaux des dizaines de milliers de repas par jour pour les déplacés des écoles. A l’occasion de la fête des Mères, que nous célébrons en Syrie le 21 Mars, nous avons organisé, avec leurs enfants, une fête pour les Mamans déplacées.

Nous poursuivons toujours notre projet « le Panier de la Montagne » qui consiste à fournir un panier alimentaire mensuel aux chrétiens du quartier de Cheikh Maksoud qui sont sans ressources à cause des événements. Ils sont 300 familles. Mercredi 27, aura lieu la distribution du 8ème panier mensuel et, à cette occasion, chaque famille recevra aussi un kilo de viande pour que Pâques soit aussi une fête.

Nous n’oublions pas non plus les familles démunies qui habitent ailleurs que le quartier de Cheikh Maksoud et que nous soutenons depuis 25 ans dans le cadre de notre association « l’Oreille de Dieu ».

Récemment, nous, Les Maristes, avons pris l’initiative de proposer une réunion à toutes les associations caritatives qui portent secours aux chrétiens démunis d’Alep. Les responsables des 13 associations se sont rencontrés deux fois pour se connaître et pour coordonner leur action, recouper leurs listes, et harmoniser les secours.

Dans notre quotidien de plus en plus difficile, nous sommes consolés par plusieurs lueurs d’espoir et d’Espérance :

 

- Nos bénévoles continuent leur engagement avec nous malgré qu’il soit devenu de plus en plus périlleux d’aller à Cheikh Maksoud, les accès sont parfois bloqués, des obus y tombent souvent et des snippers font parfois des victimes.


- Les Syriens dans leur majorité refusent la violence et aspirent à l’arrêt des hostilités et à retrouver le climat fraternel d’autrefois.


- Nous sommes émerveillés par ce réseau de solidarité qui s’est tissé autour de nous tant au niveau local que national ou international. Nous ne pouvons assez remercier tous ceux qui, par des pensées, des messages ou des dons nous ont manifesté leur amitié, leur solidarité et leur amour.

Pour terminer, et à l’occasion de l’élection du pape François, nous voulons partager avec vous cette prière de St François d’Assise :

Seigneur, faites de moi un instrument de votre Paix !
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé……..qu’à consoler ;
A être compris……..qu’à comprendre ;
A être aimé…………..qu’à aimer ;

Car :
C’est en donnant…..qu’on reçoit ;
C’est en s’oubliant…..qu’on trouve ;
C’est en pardonnant…..qu’on est pardonné ;
C’est en mourant….qu’on ressuscite à la vie éternelle

A l’occasion de Pâques, nous voulons vous dire que nous croyons en l’Espérance chrétienne, sans quoi, la foi n’est que paroles et la charité n’est qu’aumône. Nous croyons que la lumière jaillira des ténèbres et qu’après la mort il y a la résurrection et la vie.

 

Bonnes Pâques


Christos Anesti

 

Pour « les Maristes Bleus » (*)
24 Mars 2013

Source : http://www.silviacattori.net/article4312.html

(*) Nous ne divulgons pas de nom pour des raisons de sécurité

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COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF pour condamner la consternante décision d'une levée de l'embargo sur les armes.

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Syrie :

 

le PCF condamne la consternante décision d'une levée de l'embargo sur les armes

 

 

 En annonçant la fin de l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d'alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C'est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dès le début, la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l'escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront pas tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d'ailleurs pas consensus au sein même de l'opposition syrienne et rappelle l'exigence d'agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l'arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vive en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Parti communiste français

Paris, le 15 mars 2013.

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Iran, la destruction nécessaire par François Belliot .

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

Iran, la destruction nécessaire

Au moment où se déroule la visite historique de Barack Obama en Israël, il convient de jeter un regard lucide sur les forces qui poussent, non seulement l’Etat hébreu mais l’ensemble du système occidental, à vouloir déclencher une guerre contre l’Iran. François Belliot nous propose son compte rendu de lecture de l’essai Iran, la destruction nécessaire où l’analyste international Jean-Michel Vernochet passe en revue les griefs-prétextes et surtout les ambitions de l’Occident, à la lumière des événements qui ont marqué l’histoire récente.

| Paris (France) | 21 mars 2013
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Depuis 1979 et la Révolution islamique, l’Iran se trouve dans une situation géopolitique inconfortable. Mis au ban des nations par les Occidentaux, saigné par une guerre de 8 ans avec l’Irak soutenu de l’extérieur, mis dans l’Axe du mal par les néoconservateurs sous George W. Bush, asphyxié par des sanctions économiques et des embargos, infiltré et déstabilisé par des services de renseignements étrangers, allié à la Syrie et au Hezbollah, accusé de vouloir « rayer Israël de la carte », depuis plus d’un demi siècle l’Iran lutte pour préserver son indépendance dans des conditions périlleuses. Alors que l’Iran, aux yeux de certains, semble avoir passé les années les plus délicates, Jean-Michel Vernochet, dans cet essai de prospective d’une centaine de pages, expose la thèse que la destruction de l’Iran, à court ou moyen terme, est inéluctable. C’est le sens du titre de l’ouvrage : Iran, la destruction nécessaire.

L’auteur avance et développe des faits et des arguments à l’appui de cette prédiction, qu’il conclut à chaque fois d’une courte phrase en forme de leitmotiv : « C’est pourquoi l’Iran sera détruit ».

Les fausses raisons de l’animosité du système envers l’Iran

Les raisons de la destruction de l’Iran, selon l’auteur, ne sont pas celles avancées dans les grands médias commerciaux. Ce n’est pas le fait que ce serait un Etat théocratique, anachronique à l’ère de la démocratie triomphante : « Après tout l’Amérique n’est-elle pas elle-même une sorte de théocratie parlementaire dont la fière devise “In God we trust” figure au frontispice de son fétiche, le dieu dollar ? L’Etat d’Israël également n’est-il pas pareillement une théocratie déguisée puisque la Torah, la bible hébraïque, lui tient lieu de Constitution et représente l’une des sources du code civil israélien ? » (p 14). Ce n’est pas parce que la femme y est maltraitée : « Dans cette République islamique si souvent décriée, les jeunes femmes apparaissent comme tout aussi émancipées et modernes que leurs consœurs turques des grandes métropoles peuvent l’être ». Ce n’est pas pour sa pratique de la peine de mort : cet « acte qualifié de barbare » est en effet « toujours en vigueur dans une majorité d’Etats [qui font partie des Etats-Unis] ». Ce n’est pas parce que l’Iran aurait décidé de « rayer Israël de la carte » : jamais un tel projet n’a été formulé, c’est une déformation d’un propos du président Ahmadinejad, qui a été martelée par la suite par les grands médias occidentaux. Ce n’est pas parce qu’il envisagerait de se doter de l’arme atomique : Israël en est illégalement équipé sans que quiconque s’en émeuve, et l’Iran serait instantanément détruit si lui venait l’idée funeste d’y recourir.

Les vrais arguments, pour Jean-Michel Vernochet, sont les suivants :

  1. L’Iran est un État-nation indépendant : ce qui est visé, « c’est l’Etat-nation, modèle et concept auquel la démocratie universelle, participative et décentralisée, a déclaré une lutte sans merci depuis 1945. La Nation est en effet, depuis la Seconde Guerre mondiale, accusée de tous les maux, à commencer par le premier d’entre eux : la guerre. » (p 31).
  2. Doué d’un État plus indépendant que d’autres, l’Iran n’a pas encore été pénétré par les courants du néolibéralisme ni par l’ingérence des multinationales : « l’idée même de “Nation” est contradictoire avec celle de “libre-échange” pour laquelle portes et fenêtres doivent disparaître. » (p 36) Or le libre-échange et la prééminence du capitalisme financier sur les cadres étatiques est l’idée dominante depuis au moins 40 ans : « Les années 1970 marquent un tournant dans l’histoire du capitalisme, avec sa transmutation en capitalisme financier qui se débarrasse progressivement – mais rapidement, et c’est pourquoi il faut parler de mutation –, au cours des 4 décennies suivantes, de toute contrainte légale. Ceci en application des thèses de l’anarchocapitalisme développées par l’école de Chicago, elle-même fondée par le Nobel Milton Friedmann. » (p 43).
  3. L’Iran possède de très importantes ressources de gaz, et le contrôle de cette ressource constituera un enjeu majeur au XXIème siècle : après l’épuisement du pétrole, « ce sont les ressources gazières qui prendront le relais et qui deviendront l’enjeu majeur des luttes et des guerres pour le contrôle de son extraction, de son exploitation, de son transport, de sa transformation, et de sa commercialisation. L’Iran, troisième détenteur des réserves prouvées, et la Méditerranée orientale, vont donc devenir, à ce titre, des pôles de convoitise et d’affrontement entre des puissances et des blocs géopolitiques aux intérêts divergents et rivaux » (p 54).
  4. Même si cela peut apparaître impossible car trop inhumain, les États-Unis (qui sont la puissance dominante d’aujourd’hui et pour qui la destruction et le morcellement des États-nations sont l’une des garanties de la continuation de leur hégémonie au XXIème siècle), l’histoire montre qu’ils sont en permanence mus par cette vision. L’auteur rappelle que si au cours de ses 236 années d’existence, les Etats-Unis prétendent avoir partout défendu la démocratie, « ce fut au prix de quelques 160 guerres extérieures avant 1940, pour la plupart d’ingérence, d’annexion, ou d’expansion. » Pour atteindre leurs objectifs, les États-Unis sont capables de recourir aux moyens les plus discutables, et à sacrifier des millions d’innocents, comme en Irak : « Notons que l’option militaire et les “human casualties” qui en résultent (1,3 million de victimes irakiennes (…) ne sont que rarement l’objet d’états d’âme. Pour les promoteurs de ce type de guerre, la pédagogie de la “Liberté” n’a pas de prix. Madeleine Albright, alors secrétaire d’Etat, est créditée de ce mot historique relatif aux enfants d’Irak victimes de l’embargo de 1990/2003 : “C’est le prix à payer” » (p. 58).

Pour toutes ces raisons, selon l’auteur, l’Iran sera nécessairement détruit.

Le principe de l’inertie systémique

L’originalité de l’essai de Jean-Michel Vernochet est de mettre en avant et de discuter le concept d’« inertie systémique », et celui de « logique inertielle » qui en découle. « Il s’agit là d’un concept majeur et sur lequel nous devons insister » (p 41). Ce concept est déclinable dans une multitude de domaines. Très généralement, on peut le définir ainsi : les différents systèmes dans lesquelles sont emmaillés les individus (croyance religieuse ou partisane, appartenance nationale, système de rémunération, code de loi, etc.) sont surdéterminants par rapport aux décisions individuelles. « Nous qualifierons cette logique systémique de logique “inertielle” en ce qu’aucune décision humaine ne peut en abolir les contraintes dynamique et les conséquences à terme. » (p 74).

Au vu de l’importance du concept, et de la place centrale qu’il tient dans sa grille d’analyse, Jean-Michel Vernochet en plusieurs endroits s’efforce d’en préciser la définition. Ainsi à la page 42 :

« Un fait, un choix engageant un processus qui se déploie de lui-même en vertu de sa dynamique initiale et progresse ensuite vers l’inertie : principe des voyages interplanétaires. ( …) Il s’agit de déterminisme, mais limité dans le temps et dans l’espace. Les gigantesques investissements de longue durée dans la recherche et l’exploitation des énergies fossiles dans les milieux les plus difficiles (sables et schistes bitumeux, forages en eaux profondes), le formatage écrasant du fonctionnement des sociétés industrialisés sur ce type d’énergie et par conséquent leur dépendance absolue à l’égard de ces ressources énergétiques engendre une prodigieuse inertie, celle d’un système prisonnier de choix énergétiques avec lesquels il est impossible de rompre à court terme. Les politiques extérieures des Etats sont alors conditionnées en amont et en aval par cette nécessité qui tourne aujourd’hui à la malédiction. Ce n’est pas enfoncer une porte ouverte que de souligner cela, même si le paramètre énergétique n’est pas le seul à entrer en ligne de comptes pour appréhender l’évolution du système-monde. »

Le facteur cité spontanément dans la définition, qu’il nomme « la roue géoénergétique », est celui que l’auteur développe avec le plus de détails : le système réclame de l’énergie, où qu’elle se trouve, au fin fond des mers où dans un État-nation jaloux de son indépendance. L’Iran doit être détruit parce qu’il détient d’énormes réserves de gaz. Ses ressources stratégiques sont un enjeu pour les grandes puissances et pour les « majors » depuis un siècle. Elles le sont encore plus aujourd’hui du fait de leur raréfaction partout dans le monde.

Une citation précédente en donnait une idée : la deuxième roue soutenant la logique inertielle du système actuel est « la roue géoéconomique ». Cette roue est la « montée en puissance du marché, proportionnelle au dépérissement des pouvoirs étatiques, autrement dit à l’effacement de l’État qui, en Europe, se saborde littéralement sous nos yeux au profit de superstructures régionales telle que la Commission de Bruxelles, véritable gouvernement informel non élu mais aux prérogatives de nature de plus en plus autoritaires. » (p 65).

La généralisation du libre échange sans contraintes, ou son imposition, la vente des actifs publics au secteur privé (le plus souvent à des prix bradés), la réduction des droits des citoyens, telles sont les mesures que le marché s’efforce d’imposer, presque toujours avec succès aux acteurs étatiques, contribuant à l’affaiblissement progressif de leur pouvoir. Appliquées souvent dans le cadre de « thérapies de choc », ces réformes réduisant le champ de la Res Publica ont besoin pour être appliquées de la mise en place de lois sécuritaires toujours plus contraignantes et souvent de l’action de la police et de l’armée car la population n’est jamais consultée sur le bien-fondé de la mise en œuvre de ces soins palliatifs qui achèvent le malade plutôt qu’ils ne le guérissent. Au terme du processus, on en arrive à des situations où la seule chose qui demeure encore de l’État, ce sont « les politiques ultrasécuritaires nécessaires à garantir les libertés globales des acteurs oligopolistiques de l’hypercapitalisme financier. » Rappelons-nous que la lame de fond néolibérale est précisément et symboliquement née le 11 septembre 1973 avec le renversement du président chilien Salvador Allende et l’installation à la tête du Chili d’un dictateur sans états d’âme, le général Augusto Pinochet, entouré d’une équipe d’économistes friedmanniens tous issus de l’école de Chicago.

Le recul du poids de l’État dans les décisions collectives est une constante depuis 40 ans. Rien pour l’instant ne semble en mesure d’enrayer cette tendance lourde, laquelle devrait donc conserver, au moins sur plusieurs décennies, son infreinable inertie. L’Iran est l’un des derniers Etats à résister résolument à cette pénétration destructrice par les lois dissolvantes du marché.

Le troisième facteur pointé par l’auteur est le « facteur hégémonique ». Repartons de l’exemple de Pinochet : l’exploitation et la captation des matières premières des Etats-nations, de même que la pénétration libre et sans contraintes des acteurs privés dans l’économie de ces mêmes Etats, ne peut se réaliser sans le recours à la force armée : « la troisième roue est donc celle des moyens diplomatiques et militaires – les deux faces d’une même réalité – de la prise de contrôle des sources énergétiques et des marchés, ce qui suppose pour la puissance hégémonique une expansion constante de sa sphère d’influence afin d’y consolider la “défense de ses intérêts” ».

Ainsi de multiples moyens ont été mis en œuvre pour faire plier l’État iranien ces dernières années :

  • blocus mis en place à partir de 1979 avec gel des avoirs financiers iraniens,
  • embargo économique décrété par les Etats-Unis en 1996,
  • catalogage dans l’Axe du Mal,
  • embargo total décrété par l’Union européenne,
  • assassinats ciblés de spécialistes de l’atome en Iran,
  • attaques électroniques virales visant à miner la sûreté de l’Etat.

La dernière mesure de déstabilisation est évidemment la guerre, et l’exemple irakien voisin montre ce qui s’ajouterait à ces mesures en cas d’invasion :

  • instrumentalisation des divisions confessionnelles pour semer les germes de la guerre civile, campagnes d’attentats sous fausse bannière,
  • libéralisation totale du marché
  • et irruption massive et incontrôlée des grands groupes privés,
  • bref, la destruction complète de l’État et la partition probable du pays en entités plus petites et de ce fait plus aisément manipulables.
  • 

Le statut particulier des Etats-Unis d’Amérique

Le facteur hégémonique est d’autant plus facilement lisible à notre époque qu’une entité domine de façon outrageuse le monde sur le plan militaire, diplomatique, et économique. En l’occurrence, il s’agit des États-Unis d’Amérique, et pour être plus précis d’un ensemble de pays dominé par les États-Unis entourés de vassaux qui suivent ses décisions à la baguette, ainsi l’Union européenne.

Ce statut particulier, et la mission hégémonique qu’elle rend possible, est ouvertement affirmé et défendu par des hommes politiques états-uniens de premier plan. Vernochet cite ainsi un article de Robert Kagan de 1996 paru dans Foreign Affairs :

« on y lisait en toute simplicité que l’objectif de Washington devait être la préservation de « l’hégémonie américaine afin de remplir nos responsabilités vis-à-vis de la planète. »

Nous rappelons à ce propos que ce projet est exprimé dans le détail noir sur blanc dans le rapport du PNAC intitulé Reconstruire les défenses de l’Amérique dès 1999 et par les propos de Mitt Romney pendant la dernière campagne pour l’élection présidentielle : « Dieu a choisi les Etats-Unis pour qu’ils dirigent le monde. »

Les deux précédentes « roues » évoquées s’emboîtent parfaitement avec et dans l’ambition hégémonique des États-Unis. Une position dominante dans le contrôle des dernières ressources d’énergie fossile constitue un enjeu géostratégique majeur pour la domination du monde au XXIème siècle. Dans le cas ou dans l’hypothèse d’une Troisième Guerre mondiale, il sera nécessairement décisif.

Ce facteur est surdéterminant dans le cas des États-Unis car la stabilité de sa monnaie est liée au fait que tous les échanges d’énergie fossile sont obligatoirement libellés en dollars :

« L’Amérique demeure (…), en dépit de la crise économique, une superpuissance, entre autres parce que sa monnaie, le dollar occupe une position monopolistique dans le commerce des énergies fossiles conférant à l’édifice financier une certaine assise » (p 60)… « Partant de là, la main mise sur toujours davantage de sources énergétiques assure à l’Amérique monde de pérenniser le monopole du dollar comme monnaie exclusive dans les échanges énergétiques » (p 73).

Preuve de l’importance que les États-Unis accordent à ce privilège :

« ceux qui ont eu la velléité ou l’audace de passer à un autre instrument [monétaire] ont vite compris leur malheur : l’Irak et la Libye ont été détruits – comme ce sera le cas de l’Iran si une providence favorable n’interfère pas dans le processus en cours – pour avoir voulu effectuer leurs transactions en euros ou en or. Un acte de guerre presque aussi grave que le blocage du détroit d’Ormuz dont l’éventualité a été maintes fois annoncé par Téhéran en cas d’attaque occidentale » (idem).

Pour revenir brièvement sur le facteur de l’affaiblissement des États-nations au profit des acteurs privés du marché, soulignons que tout affaiblissement et/ou morcellement des entités étatiques au profit des acteurs privés du marché est nécessairement dans l’intérêt hégémonique des États-Unis. Rappelons que cette « roue géoéconomique » a vu le jour aux États-Unis dans les années 1970, avec l’école de Chicago et les théories néolibérales de Milton Friedmann, et que les « thérapies de choc » et autres « plans d’ajustement structurel » profitent largement aux transnationales états-uniennes (et à d’autres, anglo-saxonnes, françaises et européennes notamment) qui obtiennent ainsi de juteux marchés dans des conditions extrêmement favorables.

La conclusion (provisoire) de l’auteur n’est guère optimiste :

« Dans un environnement aussi prédictible, force est de constater que l’Iran, situé sur la ligne de séparation des blocs, ne représente guère plus qu’un château de sable face à une marée montante. D’une façon ou d’une autre, que l’Iran vienne à résipiscence à la suite de l’effondrement ou du renversement du régime théocratique parlementaire national chiite ou par une estocade brutale portée par des forces israélo-américaines, le résultat sera toujours le même : la réintégration de l’Iran, de gré ou de force, dans l’Économie–Monde, dans l’économie du monde (…), elle-même dominée, jusqu’à preuve du contraire, par l’Amérique-Monde. » (p 79).

Ce n’est pas le lieu ici de discuter du caractère radical et très inquiétant de la thèse de Jean-Michel Vernochet. Qu’on souhaite ou qu’on ne souhaite pas la « destruction » de l’Iran n’entre pas ici en ligne de compte. On peut désirer la destruction de l’Iran pour des raisons logiques (si l’on est un acteur influent du système) ou illogiques (si l’on est un acteur mineur assujetti à et par sa propagande). On peut à l’inverse juger cette destruction injuste et de funeste augure.

J’attirerai pour finir l’attention sur deux points : l’intérêt de la lecture du livre de Vernochet ne vaut pas seulement pour les analyses généralistes qui y sont développées, mais pour les nombreux ouvrages de fond sur lesquels l’auteur s’appuie pour asseoir ses arguments et les nombreuses anecdotes historiques très précises dont l’essai est agrémenté. C’est un livre qui développe une pensée, et dans lequel on apprend des choses.

Autre point intéressant : en attirant l’attention sur le principe d’« inertie systémique », l’auteur met en garde contre la tentation trop facile chez certains à voir des complots et des conspirations partout. Ces choses-là existent (ainsi des attentats du 11 septembre 2001 et de la construction européenne) mais nous avons tendance à trop nous focaliser sur les responsabilités individuelles, en oubliant qu’en dernier ressort le système et la logique inertielle qui le sous tend déterminent de façon bien plus profonde la survenue des événements historiques manipulés, même lorsque ceux-ci sont marqués par la participation de criminels pouvant être amenés à rendre le cas échéant compte de leurs actes devant la justice.

Pour conclure sur ces deux derniers exemples : on peut considérer que les attentats du 11 septembre 2001 (par-delà le complot qui les a rendus possibles), correspondent à une nécessité liée à la dynamique hégémonique des États-Unis, laquelle s’inscrit elle-même dans une logique inertielle vieille de quelque deux siècles. Ces événements sont survenus à un moment où les États-Unis étaient plus puissants que jamais, mais, menacés par un possible déclin, n’avaient justement plus aucun prétexte valable pour poursuivre leur projet hégémonique.

De même, le mensonge de la fondation de l’Union européenne correspond à une nécessité géopolitique pour les Etats-Unis de s’assurer le contrôle des États situés à l’ouest du futur rideau de fer, de développer et de maintenir l’influence culturelle et politique états-unienne dans ces États, au besoin par l’action violente des services de renseignement (pensons aux Années de plomb en Italie) et la manipulation des élections, et d’ouvrir un marché immense à la pénétration des transnationales états-uniennes. On peut juger ces deux manipulations scandaleuses et souhaiter à juste titre que leurs responsables soient exemplairement punis par une justice qui pour l’instant n’existe pas. Mais, dans le même temps, il ne faut pas oublier qu’in fine c’est le système en soi, plus encore qu’une poignée d’individus, qui les a rendus possibles et qu’en dehors de la logique systémique (avec ses trois « roues » principales), ces événements n’avaient absolument aucune chance de se produire.

On est moins obsédé par la recherche de boucs émissaires quand on prend conscience du facteur d’inertie systémique, un concept particulièrement fécond et novateur en matière d’analyse géopolitique. Le système appelle les hommes qui lui sont nécessaires plus que ces derniers créent le système à la pérennité duquel ils viennent participer. C’est d’autant plus vrai quand l’inertie du système suit sa trajectoire depuis des générations pour des États mus par une dynamique impériale, avec un mode de vie essentiellement fondé sur les énergies fossiles (et les investissements colossaux qui leur sont associés) ainsi que la progression du pouvoir des acteurs privés du marché sur celui des États-nations.

 

 

 

François Belliot  Source : « Iran, la destruction nécessaire », par François Belliot, Réseau Voltaire, 21 mars 2013, www.voltairenet.org/article177936.html.
François Belliot

François Belliot Écrivain, administrateur du site Observatoire des mensonges d’État, et coauteur en 2010 avec Charles Aissani d’un pamphlet inversé sur les attentats du 11-Septembre, J’accuse la pandémie conspirationniste.

 
Déconstruction d’un discours journalistique
Le monde imaginaire du « Monde »
 
Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

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Syrie : Appuyés par les États Unis et l’OTAN, les terroristes d’Al-Qaïda utilisent l’arme chimique contre le peuple syrien

25 Mars 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie : Appuyés par les États Unis et l’OTAN, les terroristes d’Al-Qaïda utilisent l’arme chimique contre le peuple syrien

Global Research, mars 23, 2013

Après 10 ans de guerre et d’occupation de l’Irak, la mort de plus d’un million de personnes incluant des milliers de soldats étasuniens, le tout fondé sur des affirmations mensongères voulant que la nation possédait des « armes de destruction massive » (ADM), il est scandaleux de voir que l’Occident donne hypocritement des armes, ainsi qu’un appui financier et politique aux terroristes en Syrie, lesquels possèdent et utilisent de telles armes de destruction massive contre le peuple syrien.

Une attaque avec des armes chimiques visant des soldats syriens et perpétrée par des terroristes soutenus par l’OTAN au nord d’Alep aurait fait 25 morts.

Alep est située près de la frontière turco-syrienne. Si les armes chimiques pillées en Libye avaient été envoyées en Syrie, elles seraient passées par la Turquie avec des armes envoyées depuis la Libye par les États-Unis et des milliers de terroristes libyens opérant ouvertement en Syrie, et seraient probabalement utilisées pour cibler des villes comme Alep.

Pire encore, toute arme chimique importée dans le pays impliquerait l’OTAN directement ou sa simple négligence, puisque les armes seraient passées par un pays membre de l’OTAN, la Turquie, devant les  agents de la CIA opérant ouvertement le long de la frontière, auprès des terroristes soutenus par l’Occident en Syrie.

Les ADM libyennes sont entre des mains terroristes

L’arsenal libyen est tombé dans les mains d’extrémistes sectaires avec l’aide de l’OTAN en 2011 au point culminant des efforts pour renverser le régime en place dans le pays nord-africain. Depuis lors, les militants libyens, menés par leurs commandants du Groupe islamiste combattant en Libyen (GICL), affilié à Al-Qaïda, ont armé des extrémistes sectaires à travers le monde arabe, jusqu’ au Mali à l’ouest et jusqu’en Syrie à l’est.

En plus des armes de petit calibre, des armes plus lourdes se sont aussi frayé un chemin à travers ce réseau étendu. Le Washington Post rapportait dans un article « Libyan missiles on the loose » (Des missiles libyens dispersés):

« Deux anciens officiers du contre-terrorisme de la CIA m’ont dit la semaine dernière que des techniciens ont récemment réusiné 800 de ces systèmes de défense aériens portables (connus sous le sigle MANPADS), certains pour un groupe djihadiste africain appelé Boko Haram, souvent vu comme un allié d’Al-Qaïda, afin d’attaque des avions commerciaux se dirigeant vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria. »

Alors que ces armes se dirigent sans aucun doute également vers le Niger, le Tchad et peut-être le Nigéria, elles sont véritablement en route pour la Syrie. Il est avéré que les terroristes libyens du GICL envahissent la Syrie depuis la Libye. En novembre 2011, un article du journal britannique Telegraph rapportait dans « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group » (Des chefs islamistes libyens ont rencontré le groupe d’opposition nommé Armée syrienne libre) :

« Abdelhakim Belhadj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien chef du GICL, a rencontré les leaders de l’Armée syrienne libre (ASL) à Istanbul et à la frontière avec la Turquie, a dit un officiel militaire travaillant avec Belhadj, Mustafa Abdul Jalil (le président libyen intérimaire) l’a envoyé là-bas. »

Un autre article du Telegraph « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, »  (Les nouveaux dirigeants libyens offrent des armes aux rebelles syriens) admettait :

« Les rebelles syriens avaient tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le président Bachar Al-Assad et son régime.

A cette réunion, qui s’est tenue à Istanbul et qui comprenait des officiels turcs, les Syriens ont demandé « l’aide » des représentants libyens, lesquels ont offert des armes et des volontaires potentiels.

« Il y a un plan pour envoyer des armes et même des combattants libyens en Syrie », a déclaré une source libyenne, ayant requis l’anonymat. » Une intervention militaire se prépare, vous verrez dans quelques semaines. »

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens sont entrés en Syrie pour commencer les opérations de combat et affluent dans le pays depuis ce temps.

Image: Le Libyen Mahdi al-Harati du GICL, sur la liste des terroristes du département d’État étasunien, les Nations Unies et le Home Office britannique, s’adressant à des confrères terroristes en sol syrien. Al-Harati commande maintenant une brigade libyenne opérant en Syrie et tentant de détruire le gouvernement syrien et de subjuguer la population syrienne. C’est ce que l’on appelle traditionnellement une « invasion étrangère ».

….

Les « missiles perdus » en Libye mentionnés par le Washington Post ont été retrouvés maintenant sur le champ de bataille syrien. Bien que des publications comme le Guardian dans leur article « Arms and the Manpads: Syrian rebels get anti-aircraft missiles, » (Des armes et des MANPADS : Les rebelles syriens reçoivent des missiles antiaériens) rapportent que les missiles ont été déployés à travers la Syrie, ils tentent de minimiser toute connexion entre le pillage de l’arsenal libyen et les terroristes d’Al-Qaïda qui les ont importés en Syrie. En revanche, le Times a publié les aveux mêmes des terroristes disant qu’ils reçoivent des armes lourdes de Libye, incluant des missiles sol-air.

On rapporte dans l’article du Times: « Libya’s Fighters Export Their Revolution to Syria, » (Les combattants libyens exportent leur révolution en Syrie) :

« Certains Syriens sont plus honnêtes quant à l’aide que les Libyens leur donnent. Ils ont des armes plus lourdes que nous, note Firas Tamim, qui a voyagé dans les zones contrôlées par les rebelles afin de voir les combattants étrangers. Ils ont amené ces armes en Syrie et elles sont utilisées au front. Parmi les armes vues par Tamim, il y avait des missiles sol-air de fabrication russe connus sous le nom de SAM-7.

Les combattants libyens balayent souvent du revers de la main les questions concernant le transfert d’armes, mais en décembre ils ont affirmé les importer. « Nous procédons actuellement à une collecte d’armes en Libye », a déclaré un combattant libyen au quotidien français Le Figaro.» Lorsque ce sera fait, nous trouverons un moyen de les amener ici. »

Clairement, l’intervention de l’OTAN en Libye a laissé un vaste arsenal entre les mains d’extrémistes sectaires dirigés par le GICL, un groupe figurant sur les listes d’organisations terroristes du département d’État étasunien, des Nations Unies et du Home Office britannique. Le GICL exporte maintenant des armes et fournit des militants pour l’autre front de  l’OTAN, la Syrie. Il est avéré qu’à la fois des armes et des terroristes libyens traversent la frontière turco-syrienne, avec l’aide de l’OTAN, et il est maintenant évident que des armes lourdes, incluant des armes antiaériennes ont également traversé la frontière.

En novembre 2011, le Guardian rapportait dans son article « Libyan chemical weapons stockpiles intact, say inspectors, » (Les armes chimiques libyennes sont intactes selon les inspecteurs) : « Les stocks de gaz moutarde et de produits chimiques libyens sont intacts et n’ont pas été volés pas dérobés durant l’insurrection qui a renversé Kadhafi, ont affirmé des inspecteurs de l’armement. »

L’article rapportait par ailleurs :

« L’abandon ou la disparition de certaines armes de l’époque de Kadhafi ont suscité des inquiétudes quant à l’érosion de la sécurité régionale si une telle puissance de feu tombait entre les mains de militants islamistes ou des rebelles actifs en Afrique du Nord. Certains craignent que les armes soient utilisés par des loyalistes de Kadhafi pour propager l’instabilité en Libye.

Le mois dernier Human Rights Watch a incité au conseil de transition national libyen à agir relativement aux nombreuses armes lourdes, incluant des missiles sol-air, affirmant qu’elles étaient demeurées sans surveillance durant plus de deux mois après le renversement de Kadhafi.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré que l’ONU enverrait des experts en Libye pour s’assurer que le matériel nucléaire et les armes chimiques n’étaient pas tombés en de mauvaises mains. »

Et bien que les inspecteurs affirment que les armes chimiques sont entre les « mains du gouvernement » et non « aux mains des extrémistes », il est évident de l’aveu même du gouvernement libyen, qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans l’envoi d’armes et de combattants en Syrie.

Reste à voir d’où proviennent ces armes chimiques. S’il s’avère qu’elles proviennent de l’arsenal libyen, l’OTAN et spécifiquement les États-Unis et la Turquie, seraient impliqués dans l’acheminement d’armes de destruction massive aux terroristes d’Al-Qaïda, exactement le scénario pour lequel l’Occident a été paralysé de terreur depuis plus de 10 ans, a abandonné ses libertés et versé le sang de milliers de ses soldats pour le prévenir.

L’utilisation d’armes chimiques par des terroristes appuyés par l’Occident utilisant des armes chimiques, quelle que soit leur origine, ont sapé la légitimité déjà vacillante de l’Occident, mis ses institutions en danger et ébranlé encore plus la confiance de ses partenaires qui l’ont appuyé sur les plans politique, financier, industriel et stratégique. De tels associés seraient bien avisés de commencer à chercher des portes de sortie en cultivant des alternatives hors de l’ordre international géré par Wall Street et la City de Londres.

Tony Cartalucci

Land Destroyer

Article original: SYRIA: US-NATO Backed Al Qaeda Terrorists Armed with WMDs. Chemical Weapons against the Syrian People, le 19 mars  2013

 

http://www.mondialisation.ca/syrie-appuyes-par-les-etats-unis-et-lotan-les-terroristes-dal-qaida-utilisent-larme-chimique-contre-le-peuple-syrien/5328040?print=1

 

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