Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

la turquie

La Turquie mène une campagne d'élimination de ses opposants en Europe : Bahar Kimyongür est en danger !

22 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #l'Allemagne, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

La Turquie mène une campagne

d'élimination de ses opposants en Europe:

 Bahar Kimyongür est en danger !

La Turquie mène une campagne d'élimination de ses opposants en Europe : Bahar Kimyongür est en danger !

 

Bonjour à tou.te.s,

 

La diffusion de cette pétition se voulant dès le départ la plus large possible, certain.e.s d'entre vous l'auront peut-être déjà signée et relayée.

Je ne peux que vivement encourager les autres à faire de même tant que nos "responsables" politiques n'auront pas bougé pour protéger Bahar Kimyongür.

Car il va sans dire qu'une forte mobilisation citoyenne constituera, dans l'attente d'une réaction appropriée de notre gouvernement, une relative protection pour cet homme qui en dépit de l'acharnement des autorités turques à le faire taire n'a jamais rien commis de pire que d'exprimer librement ses opinions.

Sans perdre de vue que tentant de protéger Bahar, c'est également le droit fondamental à la liberté d'expression de chacun.e que nous défendons.... Comme lui-même, au bénéfice de tou.te.s, n'a de cesse de le faire si vaillamment !

 

https://www.petitions24.net/le_gouvernement_belge_doit_proteger_bahar_kimyongur

 

 

A l'heure où je vous écris, la pétition a déjà  récolté 576 signatures. Imaginons que dans un premier temps chaque signataire en trouve 10 autres, et ainsi de suite. Cela ferait rapidement grimper le compteur... Chiche ?!

 

Pour les personnes qui utilisent Facebook, il est possible d'accéder à une actualisation régulière de la situation via la page "Soutien à Bahar Kimyongür".

 

Bien solidairement à vous,

Marie-Françoise Cordemans

 

 

 


De : Liste diffusion Clea. <clea@leclea.be>
Date : 19 mars 2018 à 07:47
La Turquie mène une campagne d'élimination de ses opposants en Europe : Bahar Kimyongür est en danger !


 

 

La Turquie mène une campagne d'élimination de ses opposants en Europe : Bahar Kimyongür est en danger !

url de ce message : http://leclea.be/affaire_dhkp-c/la_turquie_veut_la_tete_de_bahar/clea_message_19-03-18.html

Chère amie, cher ami,

La Turquie mène une campagne d'élimination de ses opposants en Europe : Bahar Kimyongür est en danger !

 

Campagne sanglante en Europe

La presse européenne se fait actuellement l'écho d'informations extrêmement préoccupantes, prouvant que le citoyen belge Bahar Kimyongür court un réel danger.

On apprenait ainsi, jeudi passé, qu'un commando missionné par Ankara avait tenté de kidnapper un opposant à Erdogan... en Suisse
https://www.lematin.ch/suisse/turquie-voulait-
enlever-opposant-suisse/story/26740206

Le même jour, le journal Le Monde révélait que l’État turc était, en fait, en train de mener une campagne visant à éliminer ses opposants sur tout le territoire européen (notamment en Belgique) :
http://www.lemonde.fr/international/article/2018/03/15/
l-europe-veut-contrer-les-espions-turcs-sur-son-sol_5271240_3210.html

(cet article électronique étant réservé aux abonnés du Monde, nous vous invitons à le lire dans son intégralité à la fin de cemessage).

Bahar Kimyongür fait partie des cibles des services secrets turcs. Parce qu'il critique Erdogan, la tête du militant est mise à prix par Ankara et les insultes, les intimidations, les menaces de mort rythment déjà son quotidien et celui des membres de sa famille:
https://www.facebook.com/SoutienABaharKimyongur
/photos/pcb.1766942903357836/1766942496691210/?type=3&theater


Pourtant, en dépit de toutes ces nouvelles alarmantes, il devient de plus en plus évident que la Belgique ne fera pas le moindre geste pour protéger notre compatriote. Trop d'intérêts économiques (les échanges commerciaux entre la Belgique et la Turquie dépassent les 7 milliards d'euros par an), militaires (les deux pays sont alliés dans le cadre de l'OTAN), politiques (des suites de l'accord UE - Turquie, Ankara s'occupe de la sale tâche dans le  freinage des flux de migrants vers l’Europe) ou diplomatiques (Erdogan a été, par exemple, fait chevalier de l'Ordre de Léopold par le roi Philippe) sont en jeu pour que « la défense des défenseurs des droits de l'homme »* puisse primer dans cette affaire.

Un constat donc : sans pression de notre part, MM. Reynders et Jambon ne bougeront pas pour aider Bahar. Une solution aussi : pour forcer les autorités belges à réagir, chaque signature va compter ! Nous voulons être 1000, mille à demander au gouvernement de tout mettre en œuvre pour protéger Kimyongür. Chaque signature compte. Alors, prenez quelques secondes de votre temps pour signer cette pétition électronique et pour motiver vos amis à faire de même. La vie d'un homme est en jeu.
https://www.petitions24.net/le_gouvernement_belge_
doit_proteger_bahar_kimyongur


Merci pour votre soutien
LE CLEA

* Cette idée semble pourtant chère au chef de la diplomatie belge qui rappelait, il y a quelques jours à peine, à quel point la Belgique était à l'avant-garde dans ce domaine:
(https://diplomatie.belgium.be/fr/newsroom/nouvelles/2018/37eme_
session_du_conseil_des_droits_homme_discours_reynders
)


La campagne sanglante des commandos turcs en Europe
Par Jacques Follorou, Le Monde, le 15 mars 2018

Les justices européennes coopèrent pour empêcher les agents des services secrets turcs d’éliminer les responsables kurdes liés au PKK.

Les justices européennes veulent s’attaquer aux commandos itinérants des puissants services secrets turcs (MIT) contre les dirigeants kurdes liés au PKK. Depuis 2017, la Belgique, l’Allemagne et la France ont accru leur coopération judiciaire afin d’empêcher les agents du MIT d’agir à leur guise en surveillant et en liquidant les principaux chefs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Cette offensive a été relancée par le dépôt d’une plainte pour « menaces de mort », le 1er décembre 2016, à Bruxelles par Remzi Kartal, l’un des principaux représentants de la communauté kurde en Belgique. Sa démarche faisait suite à la réception, sur son téléphone portable, de trois messages émis d’un numéro ukrainien. Leur contenu permettait de faire un lien direct avec des événements visant des membres de la communauté kurde en Allemagne et en France, et montrait l’étendue du périmètre d’action du MIT.

« Tu té (sic) réjouis des déclarations de la personne de Brême. (…) Nous t’aurons toujours à l’œil jusqu’à ta mort », indiquait le premier message. L’allusion faisait référence à l’arrestation, fin 2016, à Brême, de Mehmet Fatih Sayan, suspecté de s’être fait passer pour un journaliste de la télévision kurde afin d’espionner les principales figures kurdes, dont Yuksel Koc, président de l’association des Kurdes d’Allemagne. Dénoncé par son ex-compagne, Sayan, présenté par le procureur, lors de son procès à Hambourg en octobre 2017, comme « un agent du MIT depuis 2013 », a été jugé pour espionnage.. Il a été remis en liberté et n’a écopé que d’une faible peine, faute « de preuves », a dit le tribunal.

Le deuxième message – « nous avons donné la mort à ceux qui devaient être éliminés (…) un hasard que tu aies pu t’échapper » – évoquait l’assassinat, à Paris le 9 janvier 2013, de trois hautes responsables du mouvement kurde en France, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez au siège du Centre d’information du Kurdistan (CIK).. Le 16 janvier, Omer Güney, le chauffeur Mme Cansiz, l’une des fondatrices du PKK, se rendait à la police pour aider les enquêteurs. De témoin, il devenait vite le seul auteur présumé.. La justice française a estimé qu’il travaillait pour le MIT et l’a renvoyé devant la Cour d’assises, mais l’action publique s’est éteinte avant qu’il soit jugé, après son décès de maladie, en décembre 2016.

Un policier et « un tireur d’élite »
Enfin, le troisième message – « nous allons faire en sorte que les gens qui t’entourent t’abattent » – faisait écho à d’autres éléments fournis par Remzi Kartal qui ont permis aux enquêteurs belges d’étendre, en juin 2017, le champ de leurs investigations. Il est, en effet, apparu qu’un salarié d’origine kurde, Haci A., avait été approché par son employeur, habitant à Lovendegem, en Belgique, pour qu’il travaille pour le « gouvernement turc », selon un document judiciaire belge. Cet homme a alors tenté de recueillir des informations sur Remzi Kartal et Zubeyir Aydar, un autre dirigeant kurde en Belgique, avant qu’il lui soit demandé de passer à l’étape suivante : « Liquider les personnes concernées », d’après le même document.

Placés sous surveillance, Haci A. et ses deux agents traitants ont été contrôlés, le 14 juin 2017, par des policiers à Bruxelles dans un véhicule immatriculé en France. Ces derniers, qui communiquaient avec des numéros de téléphone français, montrèrent leur carte de police turque en guise de papier d’identité. Le chauffeur et propriétaire de la voiture résidait, lui, à Argenteuil (Val-d’Oise). Deux jours plus tard, selon la justice belge, ces deux hommes rencontraient quatre autres Turcs, à Paris. Parmi eux, selon la même source, se trouvaient un policier turc de haut rang et « un tireur d’élite ».

La présence en France de ces individus a conduit la justice belge à émettre, le 14 octobre 2017, « une décision d’enquête européenne » par laquelle elle sollicitait l’aide du ministère public pour obtenir des éléments sur leurs agissements en France, susceptibles d’être rattachés au MIT. Des soupçons renforcés par le rôle de « coordination » des activités du MIT en Europe prêté, par la Belgique, dans sa demande d’entraide, à un haut responsable de la diplomatie turque à Paris.

La France avait déjà eu connaissance de menaces visant Remzi Kartal. Le réquisitoire définitif du 9 juillet 2015, dans l’affaire du triple homicide contre les dirigeantes kurdes à Paris, avait déjà conclu qu’Omer Güney, un Turc ultranationaliste infiltré, avait participé à une campagne d’assassinats lancée par le MIT, visant les cadres du PKK en Europe, « dont Remzi Kartal ». Que son nom apparaisse de nouveau, en tant que cible du MIT, montre que les services secrets turcs n’auraient pas cessé, depuis 2012, jusqu’à aujourd’hui, de traquer les responsables kurdes en Europe.

La sonorisation des parloirs d’Omer Güney, lors de son incarcération à Fresnes (Val-de-Marne), avait, par ailleurs, montré les liens étroits existant entre le suspect et des agents du MIT en Allemagne et en Belgique. Des perquisitions menées par la police allemande avaient même confirmé le projet d’évasion de Güney monté avec l’appui logistique du MIT, prévue lors d’un séjour à l’hôpital parisien de la Salpêtrière. Dans son enquête actuelle, la justice belge a, d’ailleurs, saisi son homologue allemande au regard de nombreux éléments de l’affaire Kartal rattachés à son territoire..

« Impunité »
Le gouvernement turc a toujours nié être impliqué dans les opérations visant les dirigeants kurdes en Europe. Le MIT a démenti, publiquement, le 14 janvier 2014, les accusations le concernant, notamment celles sur le triple assassinat à Paris. Fortes des éléments fournis par la Belgique et faute d’avoir obtenu justice, les familles des trois victimes ont déposé, lundi 12 mars, à Paris, une nouvelle plainte contre les coauteurs de ces assassinats en soulignant « la connexité qui paraissait exister entre ces entreprises criminelles en Europe ». Selon l’un de leurs avocats, Me Antoine Comte, « l’impunité de ce genre de crime, parce que la Turquie serait un pays ami, constitue un grave danger pour les opposants politiques réfugiés à Paris ».

Interrogé par Le Monde, Adem Uzun, principale figure du conseil exécutif du Congrès national du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles, qui fédère la communauté kurde en Europe, s’est dit peu optimiste sur l’avancée de la justice européenne face aux intérêts des gouvernements. « Les pays européens ne veulent pas d’assassinats en pleine rue, d’où les tactiques d’infiltration douce du MIT, mais je ne suis pas sûr que l’Europe se soucie pour autant du sort des responsables kurdes sur son sol. A ce jour, quand la justice fonctionne, c’est davantage pour dire à Ankara : “Attention, on sait ce que vous faites”, que pour condamner. Au grand jour, la Turquie dit respecter les traités internationaux mais, en réalité, elle agit comme un État bandit. »

 

Lire la suite

L’alternative kurde abandonnée par l’Europe

19 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

L’alternative kurde abandonnée par l’Europe
19 mars 2018 / Des membres du collectif pour Initiative pour un confédéralisme démocratique
 

 

La ville d’Afrin, au sein du Rojava kurde, était un lieu où se développait une alternative démocratique. La Turquie vient de l’envahir, dans l’indifférence des Occidentaux. Une raison de leur silence : se protéger des migrants.

Dimanche 18 mars, la Turquie a pris le contrôle de la ville d’Afrin, au nord de la Syrie. Depuis le 20 janvier, la Turquie, aidée par des supplétifs islamistes (membres de gangs liés à Al-Nosra, anciens membres de Daech, etc), avait envahi l’enclave kurde d’Afrin, au Rojava, au nord-ouest de la Syrie, dans le silence et la complicité internationale les plus ignobles. Ces derniers jours l’infamie a encore dépassé un cran. Sous le siège, les accès à l’eau étaient coupés, la ville prise sous une pluie de bombardements. Des centaines de milliers de civil-e-s y étaient réfugiés. Les hôpitaux et les convois d’habitant-e-s essayant de fuir étaient bombardés. Le 16 mars, en une seule journée, près de 47 civils seraient morts sous les bombes.

Afrin est le troisième canton isolé à l’extrême-ouest du Rojava, le Kurdistan de Syrie, où fleurit depuis cinq années, au cœur du chaos syrien, en tenaille entre Assad, Daech et la Turquie, une expérience sociale unique au monde fondée sur des milliers de communes auto-organisées, le féminisme et l’écologie. Le Rojava dépasse largement la question kurde. Des centaines de volontaires internationaux s’y sont engagé-e-s, dans les projets de la société civile ou au sein des forces armées. Des centaines de milliers de déplacés, fuyant la guerre civile en Syrie, pouvaient y bénéficier d’une paix relative au cours des dernières années. Des dizaines d’ethnies et de confessions tentaient d’y vivre en bonne entente dans des institutions qui les représentent au mieux.

Au nom de la guerre contre les forces armées du YPG/YPJ et les Kurdes, qu’Erdogan, le président turc, considère plus ou moins tous comme des « terroristes », c’est cette cohabitation pacifique entre les peuples que le dictateur turc cherche à massacrer. Déjà plus de 300 morts, plusieurs dizaines de milliers de déplacé-e-s. L’opération militaire porte le nom de « Rameau d’olivier ». La novlangue orwellienne a de beaux jours devant elle dans la valse sanglante des bouchers et des hypocrites. Macron, qui a invité Erdogan en grande pompe début janvier, reste évidemment muet face aux agissement de son « partenaire essentiel » sur la « crise migratoire » et la « lutte contre le terrorisme ». Les États-Unis également.

M. Macron a reçu le président turc, M. Erdogan, en janvier 2018.

L’ONU s’en tient à compter les morts, s’horrifier du sort des civil-e-s, et voter une résolution de cessez-le-feu humanitaire qu’elle peut à peine appliquer. « La guerre, c’est la paix ». Ou plutôt, la guerre, c’est le pognon. La Turquie est la deuxième armée de l’OTAN. Ses engins de morts proviennent, entre autres, de l’Allemagne.

« Ne laissez pas Afrin devenir un autre Kobané », ont demandé, en vain, des universitaires et des activistes parmi lesquels Noam Chomsky et Michael Hardt le 20 janvier dernier. Les Kurdes, utiles contre Daech, ne pèsent pas bien lourd face à la Turquie et dans les plans de recomposition de la Syrie. On dira « oui, mais la Turquie ce n’est pas Daech ». Pire : c’est son parrain. L’État, membre de l’OTAN, en pourparlers pour l’adhésion à l’Union Européenne, a fourni sans se cacher à l’organisation terroriste pendant des années « une coopération militaire, des armes, un soutien logistique, une aide financière et des services médicaux », selon une étude de l’université Columbia. Les Occidentaux sont silencieux face à ce « partenaire » dont il faut ménager la « stabilité », et qui arrose le terreau du djihadisme international.

L’Union Européenne se tait, et la raison principale est des plus honteuses : empêcher de nouveaux migrant-e-s de fouler son sol. Depuis mars 2016 elle s’est faite l’obligée d’Erdogan, via un accord de près de 3 milliards d’euros pour parquer tous les migrant-e-s qui ont transité par la Turquie, dans des dizaines de camps où personne ne sait ce qu’il se passe. Voilà la vraie raison de l’impunité de la Turquie à Afrin : un chantage aux migrant-e-s, que personne, et surtout pas la France, ne veut accueillir sur son sol. Ces mêmes migrant-e-s qui sont traité-e-s de manière inhumaine depuis des années à Calais, Vintimille, Lampedusa et ailleurs.

Or dans un monde de plus en plus instable, marqué par le changement climatique et d’innombrables conflits pour les ressources et le pouvoir, les réfugié-e-s seront toujours plus nombreux-euses. L’Union Européenne avait devant elle une alternative simple. Ou bien soutenir Afrin et le projet politique de cohabitation et de stabilité qui s’y développe, décréter une zone d’exclusion aérienne, interrompre le massacre. Ou bien, au nom de petits arrangements sordides, continuer de faire le jeu du fascisme, des haines et du chaos. Sa préférence semble claire. Combien d’Afrin, combien de Ghouta et d’Alep, combien de massacres dans l’indifférence faudra-t-il encore ?

Plus que jamais, il n’y a rien à attendre des États et des institutions. Leur action ne sera que le résultat de la solidarité internationale, d’une pression très forte, et pas des « eaux glacées du calcul égoïste » que l’on sirote dans les salons feutrés de la raison d’État. Depuis deux mois les mobilisations s’enchaînent dans un silence médiatique. Parfois, durement réprimées. Le 15 et 16 mars, pour la première fois en quarante ans, le Tribunal Permanent des Peuples s’est saisi de la question des crimes de la Turquie sur le peuple kurdes et ses organisations. En février, la marche internationale des kurdes en Europe a rassemblé des centaines de personnes. Quelques comités de soutien se créent, à Paris notamment. C’est bien, mais les kurdes marchent encore trop seul-e-s.

Lire la suite

Pourquoi la Turquie veut Envahir les Iles Grecques. Par Uzay Bulut , journaliste turque née et élevée en Turquie.

10 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Grèce, #La Turquie, #l'Allemagne

 
Lire la suite

Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ? Par le Saker.

24 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La guerre, #La Turquie, #Israël et la Palestine

Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?

2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 16 février 2018 – Source The Saker

Les événements se sont récemment clairement aggravés et il est de plus en plus évident que la force d’intervention russe est visée par une campagne systématique d’« attaques de harcèlement ».

Tout d’abord, il y a eu l’attaque de drone et de mortiers (assez réussie) sur la base aérospatiale russe de Khmeimin. Ensuite, il y a eu le tir qui a abattu un SU-25 russe au-dessus de la ville de Maasran dans la province d’Idlib. Maintenant nous entendons parler de victimes russes dans le raid américain sur une colonne russe (avec des affirmation exagérées de « centaines » de Russes tués). Dans le premier cas, les responsables russes ont ouvertement fait part de leurs forts soupçons que l’attaque, si elle n’avait pas été planifiée et exécutée par les États-Unis, avait été au moins coordonnée avec leurs forces dans les environs. Dans le cas du SU-25 abattu, il n’y a eu aucune accusation ouverte, mais de nombreux experts ont déclaré que l’altitude à laquelle le SU-25 a été frappé suggère un MANPAD assez moderne d’un genre généralement pas vu en Syrie (l’allusion n’est pas du tout subtile étant donné que c’étaient des Stingers américains envoyés aux Kurdes par les États-Unis). Quant à la dernière attaque sur la colonne syrienne, ce qui se discute n’est pas qui l’a fait mais plutôt quelle sorte de personnel russe était impliqué, l’armée russe ou des combattants privés (cette dernière explication étant beaucoup plus probable puisque la colonne syrienne n’avait pas de couverture aérienne).

Pris séparément, aucun de ces incidents n’est significatif, mais pris ensemble, ils pourraient indiquer une nouvelle stratégie américaine en Syrie : punir les Russes autant que possible avant une attaque américaine ouverte contre les forces russes. Cette hypothèse me semble plausible pour les raisons suivantes :

Premièrement, les États-Unis et Israël sont toujours dans l’humiliation et la rage impuissante à cause de leur défaite en Syrie : Assad est toujours au pouvoir, Daech est plus ou moins défait, les Russes ont non seulement réussi dans leurs opérations militaires contre Daech mais aussi leur campagne pour amener autant de « bons terroristes » que possible à la table des négociations. Avec l’achèvement d’une conférence réussie sur la Syrie en Russie et l’accord général de toutes les parties de commencer à travailler à une nouvelle Constitution, il y a eu un réel danger que la paix éclate, une chose contre laquelle les Anglosionistes sont absolument déterminés à s’opposer (jetez un œil sur ce document apparemment piraté qui, s’il est authentique, énonce clairement que la politique américaine ne permettra pas aux Russes de faire quoi que ce soit).

Deuxièmement, tant Trump que Netanyahou ont promis d’amener beaucoup de « victoires » pour prouver comment ils sont virils et forts (comparés aux lopettes qui les ont précédés). Commencer une guerre ouverte contre les Russes serait certainement une « preuve de virilité » mais serait très dangereux. Tuer des Russes « à la marge » pour ainsi dire, soit avec une possibilité de déni plausible soit tuer des mandataires russes privés est une option beaucoup plus sûre et par conséquent beaucoup plus tentante.

Troisièmement, les élections présidentielles en Russie s’annoncent et les Américains continuent à tenir désespérément à leur seconde idée que s’ils créent des ennuis à Poutine (des sanctions ou des sacs mortuaires de Syrie) ils pourront d’une manière ou d’une autre influencer négativement sa popularité en Russie. (en réalité, ils obtiennent l’effet inverse, mais ils sont trop obtus et ignorants pour le comprendre).

Enfin, et surtout, les Anglosionistes ont perdu depuis longtemps leur capacité de parvenir à quoi que ce soit, leur position logique de repli est de ne permettre à personne d’autre de réussir. C’est le but principal de tout le déploiement américain au nord de la Syrie : créer des difficultés à la Turquie, à l’Iran, à la Syrie et, bien sûr, à la Russie.

Résultat : depuis que les Américains ont déclaré qu’ils veulent rester (illégalement) en Syrie jusqu’à ce que la situation se « stabilise », ils doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour déstabiliser le pays. Oui, il y a une sorte de logique perverse dans tout cela…

Pour la Russie, toutes ces mauvaises nouvelles pourraient se résumer de la manière suivante : alors que la Russie a vaincu Daech en Syrie, elle est toujours loin d’avoir vaincu les Anglosionistes au Moyen-Orient. La bonne nouvelle, cependant, est que la Russie a des moyens pour faire face à cette situation.

Première étape : encourager les Turcs

Il y a une façon contre-intuitive mais à bien des égards idéale pour la Russie de contrer l’invasion américaine de la Syrie : impliquer les Turcs. Comment ? Pas en attaquant les forces étasuniennes directement, mais en attaquant les milices kurdes derrière lesquelles les forces américaines se « cachent » (au moins politiquement) actuellement. Pensez-y : alors que les États-Unis (ou Israël) n’auront aucun scrupule avant d’attaquer les forces syriennes ou iraniennes, attaquer de fait les forces turques entraînerait un immense risque politique : après la tentative de coup d’État soutenu par les États-Unis contre Erdogan et, pour ajouter l’insulte à l’injure, le soutien étasunien à la création d’un « mini-Kurdistan » en Irak et en Syrie, les relations américano-turques sont historiquement au plus bas et il ne faudrait pas grand chose pour pousser les Turcs à bout avec des conséquences potentiellement cataclysmiques pour les États-Unis, l’Union européenne, l’OTAN, le CENTCOM, Israël et tous les intérêts anglosionistes dans la région. Vraiment, il n’est pas exagéré de souligner l’importance stratégique de la Turquie pour l’Europe, la Méditerranée et le Moyen-Orient, et les États-Unis le savent. De là découle une conséquence très réelle même si elle peut comprise : les forces armées turques en Syrie jouissent fondamentalement de ce que j’appellerais une « immunité politique » contre toute attaque américaine, c’est-à-dire que peu importe (ou presque) ce que font les Turcs, les États-Unis n’envisageraient (presque) jamais de recourir ouvertement à la force contre eux, tout simplement parce que la conséquence, disons, d’une attaque de l’Armée de l’air américaine contre une colonne de l’armée turque serait trop grave.

En fait, je crois que les relation entre les États-Unis et la Turquie sont si mauvaises et si unilatérales que je vois une attaque sur une colonne ou une position kurde (ou de « bons terroristes ») − où des forces spéciales américaines seraient intégrées − comme beaucoup plus probable qu’une attaque américaine contre une colonne de l’armée turque. Cela peut paraître contre-intuitif, mais disons que les Turcs ont attaqué une colonne ou une position kurde (ou de « bons terroristes » avec du personnel américain) et que des soldats américains sont morts. Que feraient/pourraient faire les États-Unis ? Des représailles ? Pas question ! Non seulement l’idée que les États-Unis attaquent un pays membre de l’OTAN est tout à fait impensable, mais cela serait très probablement suivi par une demande des Turcs que les États-Unis/OTAN se retirent complètement du territoire et de l’espace aérien turcs. En théorie, les États-Unis pourraient demander aux Israéliens de faire leur sale boulot à leur place, mais les Israéliens ne sont pas stupides (même s’ils sont fous) et ils n’auraient pas intérêt à entamer une guerre de tirs avec la Turquie à propos de ce qui est un problème créé par les États-Unis dans un « mini-Kurdistan » de peur que du « sang juif » sacré soit versé pour quelques goyim fondamentalement sans valeur.

Non, si les Turcs tuaient effectivement des soldats américains, il y aurait des protestations et une vague de « consultations » et autres actions symboliques, mais au-delà de ça, les États-Unis encaisseraient les pertes et ne feraient rien. Quant à Erdogan, sa popularité au pays n’en serait que plus forte. Ce que tout cela signifie concrètement, c’est que s’il y a un acteur qui peut sérieusement perturber les opérations des États-Unis au nord de la Syrie, ou même les contraindre à se retirer, c’est la Turquie. Cette sorte de capacité donne aussi à la Turquie beaucoup de pouvoir de négociation avec la Russie et l’Iran, dont je suis sûr que Erdogan usera à son profit. Jusqu’à présent, Erdogan n’a fait que menacer de donner une « claque ottomane » aux États-Unis et le secrétaire d’État Tillerson se rend à Ankara pour essayer d’éviter un désastre, mais l’exemple turc voulant que les États-Unis choisissent soit le côté turc soit le côté kurde dans le conflit limite sérieusement les chances de toute véritable percée (le lobby israélien étant à 100% derrière les Kurdes). Il ne faut jamais dire jamais, mais je soutiens qu’il faudrait quelque chose comme un miracle à ce stade pour sauver les relations américano-turques. La Russie peut essayer de capitaliser sur cette dynamique.

La principale faiblesse de tout ce concept est, bien sûr, que les États-Unis sont encore assez puissants, y compris en Turquie, et qu’il serait très dangereux pour Erdogan d’essayer de se confronter ouvertement avec Oncle Sam et de le défier. Jusqu’à présent, Erdogan a agi avec audace et au mépris des États-Unis mais il comprend aussi les risques d’aller trop loin et, pour lui, envisager même ces risques doit comporter des perspectives d’avantages majeurs de sa part. Ici les Russes ont deux options de base : soit promettre aux Turcs quelque chose de très encourageant soit détériorer encore les relations actuelles entre les États-Unis et la Turquie. La bonne nouvelle est que les efforts russes pour semer la zizanie entre eux sont grandement aidés par le soutien américain à Israël, aux Kurdes et aux gulénistes.

L’autre risque évident est que toute opération anti-kurde peut se transformer en une nouvelle partition de la Syrie, cette fois par les Turcs. La réalité, cependant, est que les Turcs ne peuvent pas rester longtemps en Syrie, en particulier si la Russie et l’Iran s’y opposent. Il y a également le problème du droit international que les États-Unis peuvent beaucoup plus facilement ignorer que les Turcs.

Pour toutes ces raisons, utiliser les Turcs pour faire pression sur les États-Unis a ses limites. Pourtant, si les Turcs continuent d’insister pour que les États-Unis cessent de soutenir les Kurdes, ou s’ils continuent à faire pression militairement sur les milices kurdes, tout le concept étasunien d’un « mini-Kurdistan » soutenu par les États-Unis s’effondre et, avec lui, tout leur plan de partition de la Syrie.

Jusqu’ici, les Irakiens ont rapidement traité le « mini-Kurdistan » soutenu par les États-Unis en Irak et les Turcs prennent maintenant les mesures nécessaires pour s’en occuper en Syrie jusqu’à ce que leur problème soit résolu. Les Turcs ne sont pas intéressés à aider Assad ni, d’ailleurs, Poutine et ils ne se soucient pas de ce qui arrive à la Syrie tant que leur problème kurde est sous contrôle. Cela signifie que les Syriens, les Russes et les Iraniens ne devraient pas placer trop d’espoir dans le fait que les Turcs se retourneront contre les États-Unis, à moins bien sûr que les circonstances adéquates ne soient créées. Seul l’avenir dira si les Russes et les Iraniens seront en mesure d’aider à les créer.

Deuxième étape : saturer la Syrie avec des défense aériennes modernes mobiles à court et moyenne portée

En ce moment, personne ne sait quel genre de systèmes de défense aérienne les Russes ont fourni aux Syrien ces dernières années, mais c’est la voie à suivre pour les Russes : fournir beaucoup de systèmes de défense aérienne modernes et mobiles aux Syriens. Comme ce serait cher, la meilleure solution serait de livrer autant de systèmes mobiles Pantsir-S1 Gun/SAM et de MANPAD 9K333 Verba que possible aux Syriens et aux Iraniens. La combinaison de ces deux systèmes compliquerait énormément tout type d’opération aérienne pour les Américains et les Israéliens, en particulier parce qu’il n’y aurait aucun moyen pratique de prédire avec certitude l’emplacement à partir duquel ils pourraient opérer. Et comme les États-Unis et Israël interviennent dans l’espace aérien syrien en totale violation du droit international tandis que les forces armées syriennes protégeraient leur propre espace souverain, une telle fourniture de systèmes de défense par la Russie à la Syrie serait impeccablement légale. Encore mieux, il serait absolument impossible aux Anglosionistes de savoir qui a effectivement tiré sur eux puisque ces systèmes sont mobiles et faciles à dissimuler. Comme en Corée, au Vietnam ou au Liban, les équipages russes pourraient même être envoyés pour manier les systèmes de défense aérienne syriens et il n’y aurait aucun moyen pour personne de prouver que « les Russes l’ont fait » lorsque les avions américains et israéliens commenceraient à tomber du ciel. Les Russes profiteraient de ce que la CIA appelle un « déni plausible ». Les Américains et les Israéliens se retourneraient bien sûr contre la partie plus faible, les Syriens, mais cela ne ferait pas vraiment de différence sur le terrain puisque le ciel syrien resterait insécure pour les forces armées américaines ou israéliennes.

L’autre possibilité pour les Russes serait d’offrir des mises à niveau (logiciels et missiles) aux systèmes de défense aérienne syriens existants, en particulier pour leurs systèmes mobiles sur route 2K12 Kub et 9K37 Buk. Ces mises à niveau, en particulier si elles sont combinées avec le déploiement de suffisamment de Pantsirs et de Verbas seraient un cauchemar pour les Américains et les Israéliens. Les Turcs ne s’en préoccuperaient pas beaucoup puisqu’ils volent déjà généralement avec la totale approbation des Russes, de toute façon, et les Iraniens non plus qui, pour autant que je sache, ne mènent pas d’opération aérienne en Syrie.

Une objection à ce plan serait que deux côtés peuvent jouer ce jeu et qu’il n’y a rien qui empêche les États-Unis d’envoyer des MANPAD encore plus avancés à leurs alliés « bons terroristes » mais cet argument évacue totalement un point : si les deux côtés font la même chose, le côté le plus dépendant des opérations aériennes (les États-Unis) risque de perdre beaucoup plus que le côté qui a l’avantage sur le terrain (les Russes). En outre, en envoyant des MANPAD en Syrie, les États-Unis s’aliènent un allié putatif, la Turquie, alors que si la Russie envoie des MANPAD et autres SAM à la Syrie, les seuls qui se plaindront seront les Israéliens. Si cela se produit, les Russes auront une réponse simple et véridique : nous n’avons pas commencé ce jeu, ce sont vos alliés américains qui l’ont fait, vous pouvez aller les remercier pour ce gâchis.

Le principal problème en Syrie est le fait que les Américains et les Israéliens agissent dans le ciel syrien en toute impunité. Si cela change, ce sera un processus lent et graduel. D’abord, il y aurait quelques pertes isolées (comme récemment le F-16 israélien) puis nous verrions que l’emplacement des frappes aériennes américaines et/ou israéliennes passerait progressivement des centres urbains et des postes de commande centraux à des cibles plus petites et plus isolées (comme des colonnes de véhicules). Cela indiquerait une prise de conscience que les cibles les plus lucratives sont déjà trop bien défendues. Finalement, le nombre de sorties aériennes serait progressivement remplacé par des frappes de missiles de croisière et balistiques. À la base, il y aurait le passage d’opérations aériennes offensives à celles de protection des troupes qui, à leur tour, procureraient aux Syriens, aux Iraniens et au Hezbollah un environnement beaucoup plus facile pour intervenir. Mais la première étape nécessaire à tout cela serait d’augmenter considérablement la capacité des défenses aériennes syriennes.

Depuis des décennies, le Hezbollah est intervenu avec succès sous une suprématie aérienne israélienne totale et son expérience de ce genre d’opérations serait inestimable pour les Syriens jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment développé leurs capacités de défense aérienne.

Conclusion : la contre-escalade est-elle vraiment la seule option ?

Franchement, je commence à croire que l’Empire a décidé de tenter une « reconquista » de la Syrie, même Macron émet quelques bruits sur le fait de frapper les Syriens pour les « punir » d’avoir utilisé des armes chimiques (inexistantes). À tout le moins, les États-Unis veulent faire payer aux Russes un prix aussi élevé que possible pour leur rôle en Syrie. Les autres buts américains en Syrie comprennent :

  • L’imposition d’une partition de facto de la Syrie en prenant le contrôle de son territoire à l’est de l’Euphrate (nous pourrions appeler cela le « plan C version 3.0 ») ;
  • Le vol des champs gaziers situés au nord-est de la Syrie ;
  • La création d’une zone de transit contrôlée par les Américains à partir de laquelle les opérations des Kurdes, des bons et des mauvais terroristes pourraient être planifiées et exécutées ;
  • Le sabotage de toute négociation de paix soutenue par les Russes ;
  • Le soutien aux opérations israéliennes contre les forces iraniennes et du Hezbollah au Liban et en Syrie ;
  • S’engager dans des attaques régulières contre les forces syriennes tentant de libérer leur pays des envahisseurs étrangers :
  • Présenter l’invasion et l’occupation de la Syrie comme l’une des « victoires » promises par Trump au Complexe militaro-industriel et au lobby israélien.

Jusqu’à présent, la réponse russe à cette stratégie en développement a été plutôt passive et l’escalade actuelle suggère fortement qu’une nouvelle approche pourrait être nécessaire. Abattre le F-16 israélien est un premier pas dans la bonne direction, mais il faut faire beaucoup plus pour augmenter significativement les coûts que l’Empire devra payer pour sa politique à l’égard de la Syrie. L’augmentation du nombre de commentateurs et d’analystes russes réclamant une réaction plus forte aux provocations actuelles est peut-être un signe que quelque chose est en gestation.

The Saker

Cette analyse a été écrite pour Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

Lire la suite

:"La marine Turque cherche des carabistouilles en Méditerranée

24 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Turquie, #Grèce

:&quot;La marine Turque cherche des carabistouilles en Méditerranée
Lire la suite

Paix en Syrie : pourquoi Washington n'en veut pas. Par John Laughland

24 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Paix en Syrie : pourquoi Washington n'en veut pas
Paix en Syrie : pourquoi Washington n'en veut pas© Rodi Said Source: Reuters
 
«Washington s'apprête à poursuivre les combats pour renverser Bachar et défendre les intérêts d'Israël tels que Netanyahou les voit». L'historien John Laughland analyse la politique américaine après la tenue du Congrès du dialogue national syrien.

L'ouverture des pourparlers de paix en Syrie à Sotchi, en Russie le 29 janvier, en présence du médiateur de l'ONU, Staffan de Mistura, souligne à quel point la Russie, avec ses alliés iranien et turc, entend façonner la paix après avoir gagné la guerre. Mais deux discours prononcés par les plus hauts responsables américains, les 17 et 22 janvier, montrent aussi comment Washington entend justement empêcher la Russie de réussir son pari.

Le 17 janvier, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a prononcé un long discours à l'Institut Hoover de l'Université de Stanford. Ce discours n'est rien d'autre que le dernier clou dans le cercueil du trumpisme en politique étrangère. Laissons de côté les nombreux mensonges recyclés par le nouveau secrétaire d'Etat que l'on a maintes fois entendus dans la bouche de son prédecesseur – que les manifestations anti-régime en Syrie de 2011 auraient été pacifiques ou que l'Iran veut la destruction de l'Etat d'Israël. Rex Tillerson ose même laisser entendre que le régime de Bachar el-Assad hébergerait sur son territoire «les éléments terroristes les plus radicaux de la région avec le but de les utiliser pour déstabiliser la région», alors que, justement, la Syrie combat et les terroristes et l'instabilité depuis bientôt sept ans. 

Ce qui dérange encore plus dans ce discours, c'est l'abandon de toute prétention à réorienter la politique étrangère américaine vers un réalisme qui défend les seuls intérêts américains

 

Ce qui dérange encore plus dans ce discours, c'est l'abandon de toute prétention à réorienter la politique étrangère américaine vers un réalisme qui défend les seuls intérêts américains. Au lieu de présenter sa vision de l'«Amérique d'abord», et au lieu de prendre ses distances avec des interventions militaires à l'étranger qui poursuivent des objectifs infinis, comme l'avait fait le candidat Trump, le discours de son secrétaire d'Etat illustre un cas d'école de ce que les Américains appellent mission creep, c'est-à-dire la dérive des missions, lorsque le but stratégique d'une intervention à l'étranger est abandonné au profit d'un autre but sans rapport avec le premier et souvent impossible à atteindre.

Nous avons déjà observé un premier abandon solennel du trumpisme en août 2017 quand le nouveau président avait annoncé qu'il ne croyait plus au retrait des troupes américaines de l'Afghanistan auquel il s'était engagé plusieurs fois en tant que candidat. L'arrivé de 4 000 soldat américains supplémentaires, annoncée en août 2017 et qui s'est matérialisée en septembre, a encore enfoncé le pays dans davantage de sauvagerie, avec de récents attentats terroristes épouvantables dans la capitale Kaboul. Voici que Rex Tillerson annonce un deuxième abandon du trumpisme, cette fois dans l'autre grand théâtre de conflit qui est la Syrie.

Selon le secrétaire d'Etat américain, les Etats-Unis, dont les troupes se trouvent illégalement en Syrie, poursuivent désormais cinq buts dans ce pays : la défaite de l'Etat islamique ; le changement de régime en Syrie ; la réduction de l'influence iranienne dans ce pays ; le retour des réfugiés ; et l'absence d'armes de destruction massive. En réalité, ce sont les quatre derniers objectifs qui priment, le premier but, la destruction de l'EI, ayant été, à ses yeux, atteint.

Pour Rex Tillerson «la menace principale» en Syrie aujourd'hui, c'est l'Iran. Cette menace serait plus grave que celle que représentent l'Etat islamique et Al-Qaida 

Et parmi ces quatre objectifs, celui qui en réalité l'emporte sur tous les autres, c'est le combat contre l'Iran. Pour Rex Tillerson «la menace principale» en Syrie aujourd'hui, c'est l'Iran. Cette menace serait plus grave que celle que représentent l'Etat islamique et Al-Qaida. Et c'est cette priorité donnée au combat contre l'Iran qui lui permet d'expliciter la véritable raison de la dérive de la mission des Etats-Unis en Syrie : Israël. Il le dit noir sur blanc : «Comme nous l'avons vu par ses guerres par procuration et par ses prises de position publiques, l'Iran vise la domination du Moyen Orient et la destruction de notre allié, Israël. Etant un Etat déstabilisé qui est voisin d'Israël, la Syrie représente une opportunité que l'Iran n'est que trop désireux d'exploiter.» 

Certes, les Etats-Unis sont un allié très proche d'Israël depuis toujours. Mais pour bien comprendre le discours de Rex Tillerson, il faut le lire en conjonction avec celui prononcé par son collègue, le vice-président américain Mike Pence, devant le Knesset le 22 janvier. Rarement dans l'histoire des relations internationales, il y a eu une déclaration de soutien aussi inconditionnel d'un Etat à un autre. Mike Pence a non seulement réaffirmé le soutien traditionnel des Etats-Unis à l'Etat hébreu, qui remonte effectivement à 1948 quand les sionistes ont arraché leur indépendance, après de longues années de lutte terroriste, aux Britanniques. Il a aussi et surtout présenté une vision mystique du monde selon laquelle les intérêts des Israéliens et des Américains sont identiques car ces deux peuples seraient, au fond, un seul peuple qui partagent une seule vocation millénariste.

 

«Nous sommes avec Israël parce que votre cause est notre cause, vos valeurs sont nos valeurs, votre combat est notre combat. Nous sommes avec Israël parce que nous croyons au bien et non au mal, à la liberté et non à la tyrannie... Dans l'histoire des juifs, nous avons toujours vu l'histoire de l'Amérique. C'est une histoire d'exode, un voyage de la persécution vers la liberté, une histoire qui montre la puissance de la foi et la promesse de l'espoir», a expliqué le vice-président américain. 

Pour lui, en effet, les pères pèlerins étaient comme les juifs, «envoyés par la Providence pour construire la Terre Promise. Les chansons et les contes du peuple d'Israël étaient aussi les leurs, ils les ont fidèlement enseigné à leurs enfants, comme ils continuent à le faire aujourd'hui. Nos fondateurs ont puisé dans la Bible des Hébreux pour leur orientation et leur inspiration.»

C'est sans doute ce messianisme qui a poussé Donald Trump à reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne

Nous sommes ici loin, très loin, du vocabulaire des relations inter-étatiques. Mike Pence véhicule au contraire une vision apocalyptique des relations américano-israéliennes qui exclut toute nuance et tout réalisme. Les rapports entre ces deux Etats ne relèvent pas, pour lui, de la diplomatie mais de l'eschatologie. C'est sans doute ce messianisme qui a poussé Donald Trump à reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne. La ville est évoquée 16 fois dans son discours, et notamment pour sa signification biblique en tant que ville d'Abraham et du roi David. Les liens trimillénaires entre le peuple juif et cette ville sont la raison, selon lui, pour laquelle Israël a aujourd'hui le droit d'en faire sa capitale.

Plus banalement, l'engouement du président américain et de son équipe pour le parti du Likoud et son président, l'actuel premier ministre, Benjamin Netanyahou, dont les obsessions anti-iraniennes sont connues depuis bien des années, fait qu'au moment où la paix en Syrie est à portée de main, au grand dam des Américains qui sont exclus du processus, Washington s'apprête à poursuivre les combats pour renverser Bachar et défendre les intérêts israéliens tels que Netanyahou les voit. L'Iran doit être combattu non pas parce qu'il menace l'Amérique mais parce qu'il menacerait Israël. La politique étrangère de Donald Trump, ce n'est pas l'Amérique d'abord. C'est Israël d'abord.

Lire aussi : Sotchi : pour Bassam Tahhan, «il est venu le temps de dépasser la crise syrienne»

Paix en Syrie : pourquoi Washington n'en veut pas. Par John Laughland
 
John Laughland est directeur des Etudes à l'Institut de la Démocratie et de la Coopération (Paris), philosophe et historien. De nationalité britannique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques et géopolitiques traduits en sept langues.
Lire la suite

Contacts secrets entre Ankara et Damas, unanimité pour éviter une confrontation régionale

21 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Contacts secrets entre Ankara et Damas, unanimité pour éviter une confrontation régionale
Contacts secrets entre Ankara et Damas, unanimité pour éviter une confrontation régionale

Des contacts secrets ont été établis entre Ankara et Damas via un médiateur et les deux capitales ont convenu d’éviter toute confrontation militaire à Afrin, de maintenir des canaux de communication ouverts et de focaliser sur la nécessité de déloger les YPG kurdes et les forces spéciales US de Minbej.

Les émissaires turcs ont souligné au médiateur qu’ils étaient conscients des enjeux de ce conflit dans lequel la survie de la Turquie est en jeu et qu’ils savent que Washington pousse à une confrontation armée entre Ankara et Damas. Une guerre qui n’aura jamais lieu même si la Turquie devrait pour cela claquer la porte de l’OTAN.

Pour leur part, les Syriens ont exigé que la Turquie cesse tout soutien à l’organisation terroriste dénommée « Armée Syrienne Libre » pour entamer un dialogue sur le statut des régions semi-autonomes kurdes.

Une fois le soutien turc à l’ASL, Damas pourrait négocier avec Ankara et parvenir à un Accord prévoyant dans tous les cas de figure possible un retrait américain inconditionnel de la région.

La Turquie semble particulièrement remontée contre le soutien militaire US aux Kurdes d’Irak et de Syrie au point où le gouvernement turc étudie sérieusement un retrait de la Turquie de l’OTAN, lequel sonnera le glas de cette Alliance militaire.

La Ghouta orientale contre le Nord-Est de la Syrie?

Moscou aurait proposé à Washington un deal préconisant un retrait militaire US du Nord-Est de la Syrie contre le transfert de dizaines de milliers de rebelles de la Ghouta orientale, le dernier fief rebelle près de Damas, à la province d’Idlib dans le Nord, dernière préfecture syrienne à échapper au pouvoir central.

Washington a catégoriquement refusé cette offre.

Moins de deux heures après la réponse US, Damas et Moscou ont pris la décision d’en finir avec la Ghouta orientale.

Un assaut terrestre contre l’immense fief rebelle est imminent et des avions de combat syriens et russes bombardent sans interruption les positions rebelles.

Washington pourrait ordonner à Israël d’intervenir pour sauver les rebelles de la Ghouta orientale mais les Israéliens ne veulent prendre aucun risque possible car « personne ne sait exactement ce que les Russes ont déployé en Syrie » sauf en cas d’une menace directe.

source:https://strategika51.wordpress.com/2018/02/20/contacts-secrets-entre-ankara-et-damas-unanimite-pour-eviter-une-confrontation-regionale/

Lire la suite

Le pilote russe mort en combattant les djihadistes en Syrie sera décoré (VIDEOS)

5 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Le pilote russe mort en combattant les djihadistes en Syrie sera décoré (VIDEOS)
Le pilote russe mort en combattant les djihadistes en Syrie sera décoré (VIDEOS)
Capture d'écran de la chaîne YouTube Idlib+
 

Une vidéo montrant les derniers instants d'un pilote russe tué par des djihadistes en Syrie a été publiée sur YouTube. Juste avant qu'une grenade n'explose, le soldat crie en russe : «Ça, c'est pour les gars !» Moscou a annoncé qu'il serait décoré.

Le ministère russe de la Défense a confirmé le 3 février qu'un de ses avions militaires s'était écrasé en Syrie et que son pilote, qui était parvenu à s'éjecter de l'appareil, avait été tué au sol par des combattants appartenant à Hayat Tahrir al-Cham (un groupe djihadiste lié au Front al-Nosra).

Le 4 février, une vidéo publiée sur YouTube par le média Idlib+ montrait ce même pilote crier en russe : «Ça, c'est pour les gars !» Puis, une grenade explosait et on voyait à l'image monter une colonne de fumée.

Le 5 février, le ministère russe de la Défense a confirmé qu'il s'agissait bien du major Roman Filipov qui s'était éjecté de son Soukhoï Su-25, après avoir été abattu par un système de missile antiaérien portatif.

Ça, c'est pour les gars ! 

Grièvement blessé, pris en étau par les djihadistes en territoire hostile et pratiquement désarmé, le pilote a délibérément choisi de mettre fin à ses jours en laissant l'ennemi venir au contact avant de lui infliger le plus de pertes possible. C'est le moment où il a fait exploser sa grenade à main en criant en russe : «Ça, c'est pour les gars !»

Une vidéo a émergé sur internet où l'on voit les djihadistes autour du corps du soldat russe après la détonation.

ATTENTION : LES IMAGES SUIVANTE PEUVENT HEURTER

Pour son acte de bravoure, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Dimitri Peskov, a déclaré dans un communiqué que le major Roman Filipov serait décoré à titre posthume.

© medveziyugol.ru
Le major Roman Filipov

Le «Rambo russe» dans toutes les mémoires

Le 17 mars 2017, l'officier Alexandre Prokhorenko, rebaptisé depuis le «Rambo russe», avait également reçu la plus haute distinction de l'armée russe après être mort en héros en commandant une frappe aérienne sur sa propre position alors qu’il était entouré de djihadistes au cours d’une bataille près de Palmyre.

Le pilote russe mort en combattant les djihadistes en Syrie sera décoré (VIDEOS)

Moscou promet des sanctions contre les pays qui arment les djihadistes

Cité par l'agence de presse russe Interfax, Frants Klintsevitch, vice-président du conseil de sécurité fédéral russe, a déclaré : «Nous allons mener une enquête pour déterminer quel type d'arme sol air a été utilisé pour descendre ce Soukhoï Su-25.» Frants Klintsevich a estimé que «la perte d'un aéronef n'[était] rien» d'un point de vue militaire, mais que «politiquement, les implications [étaient] très importantes et que cela [porterait] à conséquence.»

Les armes utilisées pour abattre notre aéronef ont été amenées en Syrie depuis un pays voisin

Les autorités russes sont particulièrement préoccupées par la façon dont les djihadistes se sont procurés des armes antiaériennes leur ayant permis d'abattre un avion de combat. Dimitri Sabline, député coordinateur de la mission parlementaire pour l'amitié russo-syrienne a déclaré à l'agence Interfax : «Selon nos informations, les armes antiaériennes utilisées pour abattre notre aéronef ont été amenées en Syrie depuis un pays voisin il y a plusieurs jours. Les pays par lesquels transitent ces armes utilisées contre nos effectifs militaires doivent à présent comprendre que ces actes seront punis.»

Un député estime que ces armes viennent de «pays occidentaux»

Youri Chvytkine, vice-président du comité de défense russe à la Douma a déclaré à l'agence RIA que, selon lui, l'origine de ces armes était liée à des «pays occidentaux».

Un porte-parole du Pentagone interrogé par l'agence TASS a nié que les Etats-Unis aient introduit des armes antiaériennes en Syrie. Cependant, un projet de loi sur le budget américain de la Défense signé en 2017 sous la présidence de Barack Obama rend possibles de telles transactions entre les Etats-Unis et les rebelles syriens.

Lire aussi : Un avion militaire russe Su-25 s'est écrasé en Syrie, son pilote a été tué

Lire la suite

Offensive sur Afrine: les Kurdes auraient détruit cinq chars turcs (vidéo)

25 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie

Offensive sur Afrine: les Kurdes auraient détruit cinq chars turcs (vidéo)
Offensive sur Afrine: les Kurdes auraient détruit cinq chars turcs (vidéo)
© AFP 2018 ARIS MESSINIS

Une vidéo diffusée sur YouTube montre les Peshmergas kurdes lancer un missile antichar guidé contre un char turc Léopard lors d'une attaque de l'armée turque visant les forces kurdes à Afrine.

Selon l'agence ANF, le char a été détruit dans les environs du village de Kurdo, situé près de la ville syrienne d'Afrine.



La vidéo a été mise sur YouTube par la milice kurde des Peshmergas.

 

L'agence rapporte qu'en une seule journée, les Peshmergas ont réussi à détruire cinq chars turcs.

Le commandement kurde a annoncé que quatre militaires turcs et 10 combattants pro-turcs avaient été tués lors des combats sans pitié qui se déroulent dans la partie du nord-est de la Syrie.

La zone à proximité de la frontière syro-turque a été la cible de plusieurs pilonnages depuis Afrine ces derniers jours après que l'État-major interarmées turc a annoncé samedi le lancement de l'opération Rameau d'olivier.

Le Président syrien Bachar el-Assad a déclaré que l'agression turque contre la ville d'Afrine était liée à la politique que mène Ankara depuis le début de la crise en Syrie, à savoir celle d'un appui aux extrémistes. Moscou a exprimé ses préoccupations face à la situation dans la zone d'Afrine et a appelé les parties en conflit à faire preuve de retenue réciproque.

Lire la suite

Les Kurdes démentent l'entrée des forces turques à Afrine

21 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Les Kurdes démentent l'entrée des forces turques à Afrine
Les Kurdes démentent l'entrée des forces turques à Afrine
© AFP 2018 George Ourfalian
 

Les troupes turques et leurs alliés ont échoué à entrer dans la zone d'Afrine dans le nord de la Syrie, selon le représentant du Kurdistan syrien à Moscou contacté par Sputnik.

 

Le représentant du Kurdistan syrien à Moscou Rodi Osman a démenti l'entrée des forces armées turques dans la province d'Afrine.

 

«En dépit d'intenses combats, la Turquie et ses alliés n'ont pas réussi à entrer dans la zone d'Afrine», a déclaré M.Osman dans un entretien accordé à Sputnik.

 

Selon l'interlocuteur de l'agence, les forces turques se sont heurtées à une farouche résistance des défenseurs d'Afrine et ont dû reculer.

 

Auparavant, le Premier ministre Binali Yildirim avait affirmé que les troupes turques étaient entrées dimanche à 11h05 (08h05 GMT) dans la zone d'Afrine contrôlée par les Unités de protection du peuple (YPG), organisation considérée comme terroriste par Ankara.

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>