Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Arrêtons d’armer des terroristes. Le projet de loi de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard arrive devant le Sénat des USA

18 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

Arrêtons d’armer des terroristes


Le projet de loi de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard arrive devant le Sénat des USA


Par Tulsi Gabbard– Le 10 Mars 2017 – Gabbard.house.gov via entelekheia.fr

Washington, DC— Le projet de loi « Arrêtons d’armer des terroristes » de la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard a été présenté au Sénat par le Sénateur Rand Paul. La législation bipartisane (H.R.608 et S.532) interdirait à toutes les agences fédérales des USA d’utiliser l’argent des contribuables pour fournir des armes, des fonds, des renseignements ou tout autre soutien à al-Qaïda, Daech et autres groupes terroristes, et il interdira au gouvernement d’acheminer des fonds et des armes à travers des pays tiers qui soutiennent directement ou indirectement des terroristes.

 

Le projet de loi est actuellement coparrainé par les Représentants John Conyers (Dém-MI), Scott Perry (Rép-PA), Peter Welch (Dém-VT), Tom Garrett (Rép-VA), Thomas Massie (Rép-KY), Barbara Lee (Dém-CA), Walter Jones (Rép-NC), Ted Yoho (Rép-FL) et Paul Gosar (Rép-AZ), et soutenu par les Démocrates Progressistes d’Amérique (PDA), les Vétérans pour la Paix, et l’US Peace Council.

« Pendant des années, le gouvernement a soutenu des groupes militants armés qui travaillaient directement pour, et étaient souvent sous le commandement de groupes terroristes comme Daech et Al-Qaïda, dans leur combat pour abattre le gouvernement syrien. Plutôt que dépenser des milliards de dollars dans des guerres de changement de régime au Moyen-Orient, nous devrions nous concentrer sur l’éradication de terroristes comme Daech et al-Qaïda, et utiliser nos ressources pour investir dans la reconstruction de nos communautés ici, chez nous », a dit la Représentante au Congrès Tulsi Gabbard. « Le fait que des dollars du contribuable soient utilisés pour renforcer les groupes terroristes mêmes que nous devrions être occupés à combattre devrait alarmer chaque membre du Congrès et chaque Américain. Nous en appelons à nos collègues et à l’Administration présidentielle pour qu’ils se joignent à nos efforts pour faire adopter ce projet de loi. »

« Une des conséquences indésirables des interventions illimitées est que des fonds et des armes américains bénéficient à ceux qui nous haïssent », a dit le Sénateur Rand Paul. « Ce projet de loi renforcera notre politique étrangère, améliorera notre sécurité, et sauvegardera nos ressources. »

Contexte : Le projet de loi « Arrêtons d’armer des terroristes » vise à interdire que des fonds gouvernementaux soient utilisés pour soutenir Al-Qaïda, Daech ou d’autres groupes terroristes. De la même façon que l’amendement Boland a été voté pour interdire le financement et l’assistance aux Contras du Nicaragua soutenus par la CIA au cours des années 80, ce projet de loi interdira la CIA ou d’autres activités gouvernementales fédérales dans des lieux comme la Syrie, en s’assurant que des fonds américains ne pourront pas être utilisés pour soutenir al-Qaïda, le Front al-Nosra, Daech ou d’autres groupes terroristes travaillant avec les précités. Il interdira également au gouvernement fédéral de financer une assistance à des pays qui soutiennent directement ou indirectement ces groupes terroristes. Dans ce but, ce projet de loi se propose de :

  • Rendre illégale toute utilisation de fonds fédéraux gouvernementaux à des fins d’assistance à des groupes terroristes couverts par ce projet de loi. Cette assistance comprend les armes, les munitions, les plate-formes d’armes, les renseignements, la logistique, l’entraînement et les financements.
     
  • Rendre illégal pour le gouvernement des USA d’apporter toute assistance couverte par le projet de loi à tout pays qui a accordé ou qui continue d’accorder cette assistance à des terroristes.
     
  • Demander au Directeur des renseignements nationaux (DNI) 1. de déterminer les groupes et individus qui doivent être considérés comme terroristes, pour servir le dessein de ce projet de loi, en déterminant (a) les individus et groupes associés avec, affiliés à, adhérents de, ou coopérant avec al-Qaïda, le Front al-Nosra, ou Daech ; (b) les pays qui apportent toute assistance couverte par ce projet de loi à ces individus et groupes.
     
  • Demander au DNI d’examiner et de mettre à jour la liste des pays et des groupes interdits d’assistance tous les six mois, en consultation avec le Comité des Affaires étrangères et les Comités des forces armées, ainsi que de la Commission de la Chambre des représentants sur le renseignement.
     
  • Demander au DNI de rapporter ses conclusions au Congrès.
Note du Traducteur

Après être allée en Syrie pour évaluer elle-même la situation sur place et avoir écrit son rapport « Le peuple de Syrie veut désespérément la paix » avec la plus grande honnêteté, la politicienne démocrate, membre du Congrès et vétéran de l’armée des USA anti-guerre Tulsi Gabbard voit l’arrivée de son projet de loi antiterroriste devant le Sénat – un projet de loi dont le texte implique clairement l’existence de financements de groupes terroristes islamistes par les USA. Que dire de plus sinon bravo, Madame !
Note du Saker Francophone

Cela veut dire que la France serait sur la liste des pays avec l'Arabie Saoudite ou encore Israël ...

Traduction entelekheia.fr

Liens

 
  1. NdT, Le DNI, Director of national intelligence, est le bureau directeur qui supervise les 17 agences de renseignements américaines. Il a été créé après les attentats du 11 septembre 2001
Lire la suite

Interdit en Allemagne et aux Pays-Bas, le meeting pro-Erdogan aura bien lieu en France

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Turquie

Interdit en Allemagne et aux Pays-Bas, le meeting pro-Erdogan aura bien lieu en France

 Interdit en Allemagne et aux Pays-Bas, le meeting pro-Erdogan aura bien lieu en France Source: AFP
Si l'Allemagne ou les Pays-Bas ont interdits la tournée de meetings européens des ministres d'Erdogan, la France ne s'y oppose pas.
 

Le chef de la diplomatie turque tiendra meeting à Metz en faveur de la réforme constitutionnelle promue par le président Erdogan. Des meetings similaires ont été interdits en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Mevlüt Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères turc, tiendra un meeting de campagne à destination de la diaspora turque en France ce dimanche 12 mars à 13h au Centre des congrès de Metz Métropole.

 
Interdit en Allemagne et aux Pays-Bas, le meeting pro-Erdogan aura bien lieu en France

Alors qu'une série de meetings pro-Erdogan ont déjà été interdits en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne, la France semble ne pas emboîter le pas à ses partenaires européens. «Nous avons pour mission de nous assurer qu'il n'y a pas de menaces à l'ordre public. Il n'y en a pas», a déclaré à Reuters le secrétaire général de la préfecture de Moselle, Alain Carton. Des effectifs de police et de gendarmerie seront mobilisés «afin d'assurer la sécurité des lieux», a-t-il ajouté.

En pleine campagne électorale en faveur de la réforme constitutionnelle soumise à référendum du 16 avril prochain, le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan accorde une importance particulière au vote des millions de Turcs établis en Europe et multiplie les interventions dans les pays européens. Néanmoins, plusieurs meetings similaires ont déjà été interdits, notamment en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Des meetings interdits en Allemagne et aux Pays-Bas notamment

Le ton s'est durci entre Ankara et plusieurs pays européens après différentes annulations de réunions publiques. Le 11 mars, l'avion de Mevlüt Cavusoglu a été interdit d’atterrissage sur le sol des Pays-Bas après que le ministre avait menacé d’imposer des sanctions sur le gouvernement néerlandais s’il ne lui permettait pas d'organiser un rassemblement pro-Erdogan à Rotterdam. Le même jour, en pleine crise diplomatique, Amsterdam a expulsé vers l'Allemagne la ministre turque de la Famille pour les mêmes raisons – celle-ci avait pourtant été prévenue à l'avance qu'elle n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas.

Des meetings du même genre ont également été interdits en Allemagne. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait alors assimilé à des «pratiques nazies» l'annulation des ces rassemblements durant lesquels devaient s'exprimer certains de ses ministres, faisant encore monter d'un cran les tensions entre les deux pays. Ankara ne cesse de répéter que l’annulation de ces événements viole les droits des ministres qui doivent y participer. «Vous nous faites des leçons de démocratie, puis vous empêchez les ministres de notre pays de s'exprimer chez vous», avait déclaré le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, le 5 mars.

Le projet de réforme constitutionnelle turque a pour objectif, selon ses promoteurs, de renforcer la stabilité et la modernité des institutions. Elle prévoit notamment la synchronisation des élections législatives et présidentielles, l'allongement des mandats présidentiel et parlementaires de quatre à cinq ans et la dissolution des tribunaux militaires. Ses opposants redoutent qu'elle n'accentue en réalité la présidentialisation du régime.

Lire aussi : Les Pays-Bas dénoncent une visite «irresponsable» de la ministre turque

Lire la suite

PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17] . Par Bertrand Rivière.

8 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie

PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17]   

Depuis Alep, je partage juste quelques mots et je vous lis cette lettre que j’ai écrite à Mr le Président François Hollande qu'il a reçue et lue, pour ceux qui n’aiment pas lire. Egalement un message que j'avais reçu du Quai D'Orsay m'invitant à quitter le pays et à cesser de transmettre des contenus sur internet, sur les médias. Je n’aime pas jouer les activistes qui enfoncent des portes ouvertes mais le mensonge est trop gros et j’avoue avoir du mal à le digérer, pas après tout ce que j’ai et chacun ici a vu et vécu. On continue de s’accrocher ici et de faire au mieux, jour après jour pour améliorer la vie et l’espoir. J’ai en ce moment même 150 gamins et familles avec moi, quand je les regarde vivre, rigoler, ça efface tout le reste, mais ce combat est pour eux et je ne veux pas que nous détruisions tout ce en quoi ils croient, et même si ce n’est pas moi qui vais changer le monde ni ne suis là pour vous convaincre, j’espère au moins vous pousser à réfléchir avec vos coeurs, à vous poser les bonnes questions et être ceux qui de par le nombre pourront changer les choses
La lettre et des dizaines de témoignages https://www.facebook.com/notes/pierre...
Nous dirons que c’est une vidéo, qui, au pire, comme la lettre, comme tous les témoignages de Syriens, médias, servira d’archive pour le temps qui passe. Le temps qui vous démontrera à quel point on vous a trompés pour légitimer cette guerre qui a commencé à s'inviter chez nous. Voilà qu'Alep a été presque totalement effacé des médias, mais la vie et la guerre continuent ici même si elle ne fait plus la une des journaux que vous ouvrez le matin dans le métro. Les gens continuent de souffrir de la situation que nous avons construite.
Personne ne nous a consultés quant aux sanctions contre le peuple Syrien et le financement de groupes armés. Si vous tiquez pour 500 000€ d’emploi fictif pour celui-ci ou celle-là (qui n'est que du grain à moudre pour vous garder occupés) je n’arrive pas à comprendre comment, sinon la boulimie d’informations, vous ne pouvez pas tiquer pour des milliards détournés pour faire la guerre, déstabiliser le pays de ceux que vous retrouvez maintenant devant vos porches, dans vos rues. Ils font désormais partie de vos quotidiens, il ne s’agit pas seulement de leur donner à manger, leur donner un toit, de la chaleur, ils avaient tout ça déjà, rendez-leur la paix et la possibilité de se reconstruire.
We are superheroes : https://www.facebook.com/heroesworldt...

 

PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE, LES CASQUES BLANCS ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17] https://gaideclin.blogspot.com/2017/0...

https://www.youtube.com/watch?v=1QtfI3H2oZ0&feature=youtu.be

Lire la suite

Tension. Le 27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Tension

27 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Les retrouvailles syro-turco-kurdes dans le nord syrien, autour d'Al Bab, ne pouvaient pas ne pas donner lieu à une brusque flambée de tension dont nous avions esquissé la possibilité la dernière fois. On n'a pas été déçu...

Comme prévu, mais à un rythme plus rapide qu'attendu, l'armée syrienne a fait sa jonction avec le territoire kurde, empêchant dorénavant toute avance turco-ASL vers le sud à moins de déclencher une guerre en bonne et due forme, soit contre Damas, soit contre les Kurdes. Finis les rêves sultanesques de percée vers Raqqa, prétexte évidemment à un éventuel redécoupage de la Syrie. Des mois de guerre laborieuse et des dizaines de morts pour se contenter d'une petite bande de quelques kilomètres : l'efficacité ottomane n'est plus ce qu'elle était, ma bonne dame...

Ménage à trois

Zoomons sur la zone. La bucolique poche rurale de Daech (en noir) sera réduite en quelques heures ou quelques jours, guère plus.

Les trois gros bras du nord syrien jouent à touche-touche : l'armée syrienne (rouge), les YPG kurdes (jaune) et l'armée turque aidée de ses supplétifs "modérés" de l'ASL (vert). Or des clashs plus ou moins importants ont déjà éclaté entre les trois !

Jaune vs vert

Aucune surprise, ça fait des mois que le conflit latent dure entre les meilleurs ennemis du monde et que des combats sporadiques éclatent à intervalle régulier. Le franchissement de l'Euphrate par les Kurdes, ligne rouge d'Ankara, n'a toujours pas été digéré par Erdogan qui n'a de cesse de répéter que le prochain objectif est Manbij (voir première carte).

Le problème est que là, il serait tout seul. Les Américains ont d'ors et déjà fait savoir qu'ils continueront à soutenir le Conseil Militaire de Manbij c'est-à-dire, pour parler clairement, les Kurdes. Quant à Damas, le gouvernement a toujours été plus enclin à négocier avec "ses" Kurdes qu'avec les Turcs, vus comme des envahisseurs violant la souveraineté nationale. Le sultan, seul contre tous, franchira-t-il le Rubicon ? Ce serait suicidaire...

Rouge vs vert

L'arrivée des troupes syriennes au sud d'Al Bab a été accompagnée de gros échanges de tirs avec l'ASL turquisée. Apparemment, une première médiation russe a eu lieu hier mais les combats semblent continuer. Si les pertes ne sont pas connues (les chiffres donnés par les "rebelles" sont traditionnellement imaginaires), il est clair que ça chauffe.

Il ne faudrait pas que le führerinho d'Ankara s'obstine, au risque de voir se lever une véritable armée de boucliers devant lui. Après un passager été indien en décembre pour préparer les pourparlers d'Astana, la tension entre l'Iran et la Turquie est maintenant à couper au couteau. En cause, on ne sera pas surpris, Erdogan lui-même et de ses déclarations incendiaires lors de sa visite dans les pétromonarchies mi-février.

La toupie a-t-elle fait un tour de trop ? Un député syrien qui a l'oreille du gouvernement déclare sans ambages qu'en cas de conflit entre l'Iran et la Turquie, Damas prendra évidemment fait et cause pour Téhéran. Le point intéressant ici est qu'il évoque ouvertement la possibilité d'une guerre.

Quant aux Russes, que l'on n'entend plus beaucoup depuis quelques semaines, ils semblent lassés par les atermoiements du sultan. Aucun fait tangible, mais une impression, une sensation qui ressort des déclarations ou des articles. Ankara n'a finalement pas réussi à convaincre Ahrar al-Cham de participer aux pourparlers d'Astana, qui deviennent ainsi une coquille vide. Les armes continuent à passer la frontière turque vers l'Idlibistan, quoiqu'à un rythme moindre. La rencontre Poutine-Erdogan des 9 et 10 mars pourrait bien voir un durcissement certain de Moscou et ce ne sont pas les salamalecs d'Ankara - "notre victoire à Al Bab eut été impossible sans l'aide russe" - qui y changeraient quelque chose.

Rouge vs jaune

Enfin, certains rapports non confirmés ont évoqué quelques escarmouches rapidement maîtrisées entre loyalistes syriens et Kurdes lorsque les premiers ont fait leur jonction avec les seconds (voir plus haut). Rappelons que si les relations ont toujours été excellentes avec les Kurdes d'Efrin (les "Kurdes ouest"), Damas et les "Kurdes est" ont plusieurs fois eu maille à partir.

Toutefois, vu le contexte et la proximité des Turcs, le pragmatisme devrait l'emporter et une alliance de fait surgir de terre. Au grand dam du sultan...

Lire la suite

Maestria dans le nord syrien. Le 3 Mars 2017 , rédigé par Observatus geopoliticus 

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #La Turquie

Maestria dans le nord syrien

3 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Si le conflit syrien n'est pas avare de surprises, les rebondissements de ces deux derniers jours laissent franchement rêveur...

Dans le nord, nous en étions restés aux prémices du conflit entre Kurdes et Turcs, ces derniers étant bloqués dans leur marche vers le sud par l'armée syrienne et les YPG kurdes de Manbij. Affronter ouvertement Damas (donc Moscou) n'étant pas du tout dans les plans du sultan, la solution Manbij s'imposait (flèche verte), faisant d'une pierre deux coups : expulser les Kurdes de l'ouest de l'Euphrate et s'ouvrir une porte vers Raqqa.

Sauf que... Les Kurdes ne l'entendent évidemment pas du tout de cette oreille et, nous avions commencé à en parler, les Américains non plus, qui avaient fait savoir qu'ils continueraient à soutenir le Conseil militaire de Manbij. Nous en étions là quand a débuté une cascade d'événements aux implications extrêmement importantes.

Hier, des vidéos ont commencé à circuler, montrant l'établissement d'une petite base des forces spéciales US à Manbij. Message subliminal : si vous attaquez les Kurdes, vous nous attaquez. Avouez que voir les Américains assaillis par leur allié de l'OTAN et les rebelles "modérés" de l'ASL, pourtant armés et financés par Washington pendant des années, ne manquerait pas de sel...

Quelques heures plus tard, une nouvelle encore plus incroyable tombait : via les bons offices de Moscou, les Kurdes de Manbij ont passé un accord avec Damas, rétrocédant à l'armée syrienne une partie de leur gains territoriaux à l'ouest de l'Euphrate afin de constituer une zone tampon les séparant des Turcs et de leurs proxies.

On le voit, la partie hachurée sur la carte mettrait définitivement les Kurdes à l'abri des menées turques. Erdogan a dû frôler l'attaque cardiaque quand il a appris la nouvelle... Car à moins d'attaquer l'armée syrienne, donc d'entrer ouvertement en guerre contre Damas (et, derrière, Moscou et Téhéran), l'aventure néo-ottomane du sultan est terminée.

Pour Assad, c'est le deal parfait : les loyalistes récupèrent gratuitement et sans combattre une zone sur laquelle il n'auraient pu mettre la main militairement, zone qui les amène haut dans le nord, vers la frontière turque et le Rojava desquels ils avaient été expulsés depuis des années. C'est aussi une reconnaissance tacite par les Kurdes qu'une fois les combats terminés, ils ne demanderont pas l'indépendance mais se contenteront d'une autonomie.

Quant aux Kurdes eux-mêmes, s'ils laissent quelques villages sans importance à l'armée syrienne, leur présence à Manbij est actée et sanctuarisée. Un accord gagnant-gagnant sur le dos d'Erdogan qui doit l'avoir très mauvaise.

L'épisode porte la marque Poutine et ce n'est peut-être pas un hasard si le communiqué du PYD kurde est le suivant : "Pour protéger Manbij, nous avons transféré, après avoir mis sur pied une nouvelle alliance avec la Russie, aux forces armées syriennes toute la zone entre nous et les gangs affiliés à la Turquie [les fameux modérés si chers au système impérial]".

Vlad le judoka a encore frappé. Nous expliquions il y a deux ans :

Plusieurs biographes de Poutine ont montré à quel point le judo est, pour lui, bien plus qu'un sport : une philosophie de vie, qu'il applique dans de nombreux domaines, particulièrement en géopolitique. Utiliser la force et la précipitation de l'adversaire pour mieux le retourner et le mettre à terre. Le maître du Kremlin n'est jamais aussi redoutable que lorsqu'il fait d'abord un pas en arrière ; attendez-vous à vous retrouver assez vite le nez sur le tatami. Ippon.

Le nord syrien est un cas d'école. Utiliser le sultan pour expulser Daech, puis utiliser à nouveau son inévitable agressivité envers les Kurdes pour apparaître comme le sauveur, faisant remettre d'un trait de plume à son protégé de Damas des zones qu'il ne pouvait même pas rêver de reprendre un jour... Comment dit-on maestria en russe ?

Cerise sur le gâteau, ce rebondissement est également le signe évident d'une entente américano-russe, au moins ponctuelle. Le jour où l'on apprend que des forces spéciales US s'établissent à Manbij (voir plus haut) pour soutenir les Kurdes, ceux-ci appellent l'armée syrienne à l'aide. Comme l'écrit le Figaro, seul journal de la MSN à avoir succinctement rapporté l'info :

Cette annonce est une surprise totale car ce serait la première fois que des combattants soutenus par Washington sont d'accord pour rétrocéder des territoires aux forces du président Bachar al-Assad.

Allons plus loin : les troupes syriennes protégeront maintenant de facto les troupes américaines ! Si l'on nous avait dit ça il y a six mois... Evidemment, rien de tout cela n'eut été possible sans le tremblement de terre provoqué par l'élection de Trump et la redirection de la politique extérieure états-unienne subséquente.

Ces incroyables développements nous feraient presque oublier que l'armée syrienne a repris Palmyre...

 
Lire la suite

Quand la vérité sur Daesh éclate en direct sur LCP

22 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Le fascisme, #La Turquie, #ISIL, #Terrorisme

Quand Claude Goasguen dit la vérité sur LCP, les journalistes français ne savent pas comment réagir à la vérité… malaise !
Il n’y a aucun doute que les business du groupe terroriste islamique ISIS profite à de nombreuses personnes, souvent des dirigeants, et que les medias sont complices, tout au moins de ne pas enquêter honnêtement comme le feraient de réels journalistes.
OUI, l’Europe, la France, Obama, soutiennent Al-Qaïda en Syrie, et enfin quelqu’un ose le dire en public.
Regardez bien la réaction des journalistes, aucun argument, seulement des insultes. Cela nous rappelle Clinton contre Trump, mais la vérité finira toujours par éclater !
Partagez cette vidéo !

Lire la suite

"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens par Moon of Alabama

6 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #ISIL

"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
par Moon of Alabama

mercredi 4 janvier 2017, par Comité Valmy

"Les Casques blancs" financés par GB/USA participent
au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération de d’Alep-Est.

 

Comme nous l’avons écrit hier :

 

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

 

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

 

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

 

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

 

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables) :

 

Hassan Ridha @sayed_ridha - 2:10 AM - 3 jan 2017

Déclaration de Wadi Barada : nous laisserons des équipes réparer la source d’eau si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent d’attaquer, si le siège est levé et si le cessez-le-feu est surveillé par des observateurs internationaux
[pièce jointe]

 

EHSANI2 @ EHSANI22 - 6:43 AM - 3 jan 2017

L’opposition offre de marchander l’accès à la source d’eau pour #Damas contre l’arrêt des opérations militaires de l’armée [pièce jointe]

 

Voici la pièce jointe aux deux tweets. Notez qui l’a signée :

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

 

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

 

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

 

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie qui mènent l’insurrection.

 

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier :

 

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

 

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs.

 

Moon of Alabama
3 janvier 2017

Traduction : Dominique Muselet

Lire la suite

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens. Par Moon of Alabama

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

 
 
 
 

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable.

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

 

« Les Casques blancs » financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération d’Alep-Est.

Comme nous l’avons écrit hier:

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles  ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables):

 

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Plus grand

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens.  Par Moon of Alabama

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent l’insurrection depuis les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie.

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier:

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs. [En effet nos médias n’en ont pas parlé, ndlr]

Moon of Alabama | Janvier 03, 2017

Original: http://www.moonofalabama.org/2017/01/usuk-paid-white-helmets-help-blocking-water-to-5-million-thirsty-syrians.html#more

Traduction de l’anglais par Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/les-casques-blancs-participent-au-blocus-de-leau-qui-assoiffe-5-millions-de-syriens/

Lire la suite

Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~ 2 janvier 2017

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~

 

Ajoutée le 2 janv. 2017

Chronique "Eveil Critique" n°6.
Intitulé de l'émission :
"Arméniens de Syrie, les laissés-pour-compte"

Le géopolitologue et islamologue franco-syrien, Bassam Tahhan, en collaboration avec Eveil Français TV, propose une analyse d'un sujet de fond pour éclairer la réflexion du téléspectateur.

Lire la suite

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le grand banditisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie, #Israël et la Palestine, #Le Liban

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA.
 
L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

«Saladin ! Réveille-Toi Nous sommes revenus ! Le petit fils de Godefroy de Bouillon est devant toi, où sont les tiens ?»

Proclamation du Général Gouraud entrant à cheval à Damas et piétinant le catafalque du tombeau de Saladin à l’intérieur de la Mosquée des Ommeyyades.

Cet exergue est dédié à la cohorte des supplétifs binationaux franco-syriens engagés corps et âmes dans une entreprise de destruction de leur patrie d’origine afin de les inciter à cambrer l’échine dans un sursaut de dignité.

«La psychiatrie arabe devra un jour s’attacher prioritairement à interpréter cette singulière prédisposition des binationaux franco-syriens à se dévouer pour une fonction supplétive de deux pays (France-Turquie) à l’origine du démembrement de leur partie d’origine, Alexandrette (Syrie).

Les Arabes n’ont pas vocation à être des éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Libres aux occidentalistes d’amplifier les mots d’ordre de leurs employeurs, mais il est impératif pour les Arabes de développer une pensée fondée sur les intérêts à long terme du Monde arabe. Wa Ou’zira Man Anzar». RN.

In Memoriam

François Hollande a abordé, en Janvier 2017, la phase crépusculaire de son mandat quinquennal en renonçant à briguer un second mandat, dans une démarche qui a été perçue comme une capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie, alors que la «bête noire de la France en Syrie», le président Bachar Al Assad, demeure en poste, aux commandes de son pays, sans la moindre perspective d’un dégagement immédiat, sans la moindre garantie d’une promesse de dégagement

En six ans de guerre, l’homme qui devait tomber tous les quinze jours, «l’homme qui ne méritait pas de vivre sur terre», a vu bon nombre de ses ennemis résolus, déraper vers les oubliettes de l’histoire, alors que le nouveau déploiement russe sur le littoral syrien a brisé le monopole des airs et de la navigation en Méditerranée, détenu jusque là par le camp atlantiste.

En dix sept ans de pouvoir, dont six de guerre, Bachar Al Assad, en un vieux remake de la guerre d’Irak, a assisté au trépas politique de ses principaux ennemis : Mohammad Morsi (Égypte), Rached Ghannouchi (Tunisie), l’Emir du Qatar, Khalifa Ben Hamad Al Thani, George Bush Jr, Condoleeza Rice, -les artisans de la Syrian Accountability Act (2002)- déclenchant le compte à rebours de la guerre contre la Syrie-, Barack Obama et Hillary Clinton (États-Unis), Tony Blair et David Cameroun (Royaume Uni), François Hollande et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls et Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens exfiltré vers le Conseil Constitutionnel en guise de congélation définitive de toute vie politique, ainsi que le Général Manaf Tlass, Chef de la garde présidentielle syrienne, le camarade d’enfance du président syrien, le trophée exfiltré des Français transformé en «four médiatique de la France», dans la guerre psychologique contre la Syrie ; enfin son collègue le commandant Abdel Kader Tlass, chef de la brigade Farouk du Front Islamique de Syrie, de sinistre réputation, artisan de la destruction de Homs dans la désastreuse bataille de Bab Amro, février 2012, qui sonna le glas des ambitions françaises en Syrie.

Sans parler des gardes chiourmes de l’opposition off shore syrienne, Robert Ford (Etats Unis) et Eric Chevallier (France).

Et sur le plan militaire, le général David Petraeus, emporté par une opération embedded, son poulain, le chef des djihadistes, le prince saoudien Bandar Ben Sultan, de même que sa roue dentée libanaise Wissam Al Hassan, et son poulain Omar Al Shishani, le chef militaire de Daech, longtemps opérationnel dans le nord de Syrie, enfin, dernier et non le moindre, l’«Armée Syrienne Libre», en voie de réanimation par des anesthésistes turcs.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le remake de la guerre d’Irak.

Sur la réalité de la guerre de Syrie

L’implosion d’Hillary Clinton

Sur le bûcher de ses vanités, Hillary Clinton s’est consumée. Par sa cupidité, son avidité et son ambition dévorante, celle qui se rêvait la «Première Dame» élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l’histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu’elle défigurait l’image de l’Amérique.

Que son directeur de campagne, John Podesta, ait été en même temps un conseiller en communication de l’Arabie saoudite, qu’elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d’état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, -à l’instar du Maroc, ou du Qatar-, donne la mesure de la confusion d’intérêts qui s’est établie dans l’exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d’impunité.

Hormis l’Arabie saoudite, qui avait tout misé sur Billary (le tandem Bill et Hillary Clinton) pour se sortir du guêpier yéménite et syrien, et du Maroc, dont il espérait de ses contributions un infléchissement de la position des États Unis en sa faveur sur la question du Sahara occidental, le Monde arabe ne regretta pas la défaite de Hillary Clinton, elle, l’alliée souterraine de la Confrérie des Frères Musulmans dans la séquence dite du «printemps arabe», de la yéménite Tawakol Karman Prix Nobel de la Paix 2011) de la pakistanaise Huma Abeedin, sa conseillère occulte, toutes deux membres de la confrérie, elle, qui a outrepassé le mandat des Nations Unies sur la Libye, en tandem avec les philo sionistes Nicolas Sarkozy et le botuliste Bernard Henry Lévy.

En pleine campagne de Libye, débarquant à l’improviste à Tripoli pour y sonner l’Hallali en vue de la mise à mort du Colonel Mouammar Al Kadhafi, sans égard pour les destructions qu’elle vient d’imposer à la Libye, elle aura ce terme d’une indécence méprisante à l’égard de sa future victime : «We came, We saw and He died», dit elle en s’esclaffant de son rire caquetant et sociopathe si reconnaissable.

Six ans après, la malédiction de Kadhafi a frappé Hillary, qui lui renvoie d’outre tombe, tel un effet boomerang, sa sentence morbide. «We came, We Saw, SHE DIED». Triste fin pour Hillary Clinton, en retraite forcée anticipée aux cachetons de ménagère dévalués.

Le naufrage de David Cameroun : Du «chaos constructeur au KO destructeur» et «de la Grande Bretagne à la petite Angleterre ?

Dommage collatéral de la destruction de la Libye et de la Syrie, dont il aura été l’un des grands coordonnateurs, David Cameron passera dans l’histoire comme le pire premier ministre britannique depuis la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), le responsable du BREXIT, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, premier cas de suicide en Mondovision d’un cynique qui aura sacrifié le destin de son pays et vraisemblablement de l’Europe pour sa survie politique.

Pour David Cameron, la Libye et la Syrie auront été ce que l’Irak a été pour Tony Blair, le «caniche britannique de George Bush jr»: Une tache indélébile. Son point de fragmentation.

Pathétique épilogue d’une parfaite illustration du «splendide isolement des élites», coupées des réalités du monde commun qui les entoure dans une solidarité des surclasses globales, développant une sorte d’irresponsabilité et d’immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», selon l’expression du philosophe anglais Christopher Lasch.

Plate-forme de reconquête de l’Europe et de sa libération du joug nazi lors de la 2eme Guerre mondiale (1939-1945), le Royaume Uni, en un retournement tragique, se retrouve au terme de quarante ans de cohabitation houleuse au sein de l’Union européenne, au ban de l’Europe.

Pitoyable épilogue d’un parcours erratique généré par la médiocrité du leadership européen, de la cécité de la technostructure bruxelloise, sur fond de récession économique, de xénophobie, de gabegie, de démagogie et de populisme.

Le «chaos constructeur» qu’il a voulu imposer à ses anciens colonisés lui revient en pleine figure, tel un boomerang, sous forme d’un «K O destructeur». Juste châtiment pour l’un des grands responsables, au même titre que la France et la Turquie, du chaos généré par l’interventionnisme frénétique néo-colonialiste européen contre le Monde arabe, du phénomène djihadiste qu’il a parrainé, et du flux migratoire du sud de la Méditerranée qu’il a généré vers l’Europe en crise systémique ; l’élément déclencheur du réflexe d’autodéfense identitaire-sécuritaire et du vote xénophobe en Europe.

À l’origine des grands maux du Monde arabe, -la création du «Foyer National Juif en Palestine», l’intronisation de la dynastie wahhabite sur les Lieux Saints de l’Islam (La Mecque et Médine) et de la dynastie hachémite en Jordanie, par ailleurs un des grands artisans de la balkanisation du Monde arabe avec les accords Sykes Picot (1916)-, le Royaume Uni, juste retour des choses, subit à son tour le spectre de sa décomposition avec les tendances séparatistes en Écosse et en Irlande du Nord.

Cent ans après sa proclamation, la «Malédiction de la Promesse Balfour» frappe le Royaume Uni du fait de son machiavélisme éhonté et de ses déboires répétitifs en terre arabe dans la séquence du «printemps arabe». Cent ans après, la Grande Bretagne pourrait céder la place à la petite Angleterre. Sic transit Gloria Mundi.

Le paradoxe français : Principale usine occidentale à produire des terroristes et principale victime du terrorisme islamiste

Un massacre à la tronçonneuse digne d’une séquence du film de Quentin Tarantino : Les principaux dirigeants français du désastre de Syrie ont été projetés vers les oubliettes de l’histoire, à l’automne 2016. Tous d’un coup, dans un magistral coup de pied populaire à leur auguste postérieur : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, auparavant Laurent Fabius. Pour solde de tout compte.

Engagée dans une sarabande mortifère -Toulouse-Montauban (2012), Charlie Hebdo, Isère et Paris-Bataclan en 2015, puis Nice et Saint Etienne du Rouvray, banlieue de Rouen, en 2016, la France s’est propulsée, paradoxalement, au rang peu envieux de «principale usine occidentale à produire des terroristes», selon l’expression du politologue américain William McCants et de principale victime du terrorisme islamiste.

Unique pays au Monde à avoir donné quitus à l’organisation terroriste «Jabhat an Nosra», qui «fait du bon travail en Syrie», unique pays au Monde à avoir décerné la Légion d’Honneur au prince héritier d’un Royaume incubateur du djihadisme takfiriste éradicateur, la France, circonstance aggravante, est aussi l’un des rares pays au Monde à gratifier d’un poste envié le responsable d’un des désastres majeurs de son histoire contemporaine : Le ronfleur des forums internationaux.

Promouvoir à l’un des postes les plus prestigieux de la République, le Conseil Constitutionnel, un homme passible de poursuites pénales pour apologie du terrorisme, donne la mesure de la déflagration mentale de la nomenklatura française, particulièrement la caste des apparatchiks socialistes.

Sur fond de somnolence sur son nouveau perchoir, Laurent Fabius, le plus capé des hiérarques socialistes, mais le plus présomptueux aussi de tous les protagonistes occidentaux, est désormais à l’abri des séquelles de la décomposition du Parti Socialiste dont il aura été l’un des grands fossoyeurs. Piètre consolation pour un parcours de désolation. Un champ de ruines politique et moral.

À défaut d’éternité, faute d’immortalité, Laurent Fabius aura droit à une postérité au rabais, une postérité par défaut, sans panache, par sa promotion abjecte du djihadisme, donnant quitus à «Jabhat an Nosra» de ses turpitudes. «Fanfan, le fanfaron» traînera comme un boulet ses fanfaronnades, comme la marque des stigmates hideux des turpitudes de la technostructure française et de la caste politico-médiatique.

Dans ses deux composantes néo gaulliste atlantiste et socialo philo sioniste, la France passera à la postérité comme l’un des grands perdants de la campagne de Syrie. Un désastre comparable par ses effets à long terme à l’expédition de Suez, en 1956, contre le chef de file mythique du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser.

De Charlie Hebdo, en janvier 2015, à Saint Etienne du Rouvray, juillet 2016, le terrorisme islamiste a fait 236 morts en France en 18 mois.

Alain Juppé, le rescapé français du naufrage syrien, l’homme à qui Sergueï Lavrof, ministre russe des Affaires étrangères, a raccroché au nez le téléphone, terme ultime d’une conversation houleuse, pensait développer une approche moins arrogante du conflit syrien, conséquence de sa mésaventure avec son homologue russe et des déboires de la France en Syrie dont elle était son mandataire colonial. Mais là aussi le couperet tomba et la tête de Juppé roula.

Le 14 juillet 2015, l’accord international sur le nucléaire iranien a achevé de déconsidérer la France, particulièrement son ministre des Affaires étrangères, le petit télégraphiste des Israéliens dans cette affaire. Le 14 juillet 2016, le carnage de Nice dans le prolongement du Bataclan et de Charlie Hebdo, a plongé la France dans la stupéfaction et discrédité durablement la politique wahhabite de la France, substitut à sa traditionnelle politique arabe. Au vu de ces événements, «Bastille Day», sous l’ère des néo conservateurs socialistes français, paraît devoir exercer une fonction traumatique dans l’imaginaire français.

Fin de la partie I .

(A suivre)
 

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>