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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~ 2 janvier 2017

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Bassam TAHHAN Eveil Critique n 6 ~

 

Ajoutée le 2 janv. 2017

Chronique "Eveil Critique" n°6.
Intitulé de l'émission :
"Arméniens de Syrie, les laissés-pour-compte"

Le géopolitologue et islamologue franco-syrien, Bassam Tahhan, en collaboration avec Eveil Français TV, propose une analyse d'un sujet de fond pour éclairer la réflexion du téléspectateur.

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L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le grand banditisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie, #Israël et la Palestine, #Le Liban

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA.
 
L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement. Par René NABA. Partie I

«Saladin ! Réveille-Toi Nous sommes revenus ! Le petit fils de Godefroy de Bouillon est devant toi, où sont les tiens ?»

Proclamation du Général Gouraud entrant à cheval à Damas et piétinant le catafalque du tombeau de Saladin à l’intérieur de la Mosquée des Ommeyyades.

Cet exergue est dédié à la cohorte des supplétifs binationaux franco-syriens engagés corps et âmes dans une entreprise de destruction de leur patrie d’origine afin de les inciter à cambrer l’échine dans un sursaut de dignité.

«La psychiatrie arabe devra un jour s’attacher prioritairement à interpréter cette singulière prédisposition des binationaux franco-syriens à se dévouer pour une fonction supplétive de deux pays (France-Turquie) à l’origine du démembrement de leur partie d’origine, Alexandrette (Syrie).

Les Arabes n’ont pas vocation à être des éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Libres aux occidentalistes d’amplifier les mots d’ordre de leurs employeurs, mais il est impératif pour les Arabes de développer une pensée fondée sur les intérêts à long terme du Monde arabe. Wa Ou’zira Man Anzar». RN.

In Memoriam

François Hollande a abordé, en Janvier 2017, la phase crépusculaire de son mandat quinquennal en renonçant à briguer un second mandat, dans une démarche qui a été perçue comme une capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie, alors que la «bête noire de la France en Syrie», le président Bachar Al Assad, demeure en poste, aux commandes de son pays, sans la moindre perspective d’un dégagement immédiat, sans la moindre garantie d’une promesse de dégagement

En six ans de guerre, l’homme qui devait tomber tous les quinze jours, «l’homme qui ne méritait pas de vivre sur terre», a vu bon nombre de ses ennemis résolus, déraper vers les oubliettes de l’histoire, alors que le nouveau déploiement russe sur le littoral syrien a brisé le monopole des airs et de la navigation en Méditerranée, détenu jusque là par le camp atlantiste.

En dix sept ans de pouvoir, dont six de guerre, Bachar Al Assad, en un vieux remake de la guerre d’Irak, a assisté au trépas politique de ses principaux ennemis : Mohammad Morsi (Égypte), Rached Ghannouchi (Tunisie), l’Emir du Qatar, Khalifa Ben Hamad Al Thani, George Bush Jr, Condoleeza Rice, -les artisans de la Syrian Accountability Act (2002)- déclenchant le compte à rebours de la guerre contre la Syrie-, Barack Obama et Hillary Clinton (États-Unis), Tony Blair et David Cameroun (Royaume Uni), François Hollande et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls et Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens exfiltré vers le Conseil Constitutionnel en guise de congélation définitive de toute vie politique, ainsi que le Général Manaf Tlass, Chef de la garde présidentielle syrienne, le camarade d’enfance du président syrien, le trophée exfiltré des Français transformé en «four médiatique de la France», dans la guerre psychologique contre la Syrie ; enfin son collègue le commandant Abdel Kader Tlass, chef de la brigade Farouk du Front Islamique de Syrie, de sinistre réputation, artisan de la destruction de Homs dans la désastreuse bataille de Bab Amro, février 2012, qui sonna le glas des ambitions françaises en Syrie.

Sans parler des gardes chiourmes de l’opposition off shore syrienne, Robert Ford (Etats Unis) et Eric Chevallier (France).

Et sur le plan militaire, le général David Petraeus, emporté par une opération embedded, son poulain, le chef des djihadistes, le prince saoudien Bandar Ben Sultan, de même que sa roue dentée libanaise Wissam Al Hassan, et son poulain Omar Al Shishani, le chef militaire de Daech, longtemps opérationnel dans le nord de Syrie, enfin, dernier et non le moindre, l’«Armée Syrienne Libre», en voie de réanimation par des anesthésistes turcs.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le remake de la guerre d’Irak.

Sur la réalité de la guerre de Syrie

L’implosion d’Hillary Clinton

Sur le bûcher de ses vanités, Hillary Clinton s’est consumée. Par sa cupidité, son avidité et son ambition dévorante, celle qui se rêvait la «Première Dame» élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l’histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu’elle défigurait l’image de l’Amérique.

Que son directeur de campagne, John Podesta, ait été en même temps un conseiller en communication de l’Arabie saoudite, qu’elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d’état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, -à l’instar du Maroc, ou du Qatar-, donne la mesure de la confusion d’intérêts qui s’est établie dans l’exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d’impunité.

Hormis l’Arabie saoudite, qui avait tout misé sur Billary (le tandem Bill et Hillary Clinton) pour se sortir du guêpier yéménite et syrien, et du Maroc, dont il espérait de ses contributions un infléchissement de la position des États Unis en sa faveur sur la question du Sahara occidental, le Monde arabe ne regretta pas la défaite de Hillary Clinton, elle, l’alliée souterraine de la Confrérie des Frères Musulmans dans la séquence dite du «printemps arabe», de la yéménite Tawakol Karman Prix Nobel de la Paix 2011) de la pakistanaise Huma Abeedin, sa conseillère occulte, toutes deux membres de la confrérie, elle, qui a outrepassé le mandat des Nations Unies sur la Libye, en tandem avec les philo sionistes Nicolas Sarkozy et le botuliste Bernard Henry Lévy.

En pleine campagne de Libye, débarquant à l’improviste à Tripoli pour y sonner l’Hallali en vue de la mise à mort du Colonel Mouammar Al Kadhafi, sans égard pour les destructions qu’elle vient d’imposer à la Libye, elle aura ce terme d’une indécence méprisante à l’égard de sa future victime : «We came, We saw and He died», dit elle en s’esclaffant de son rire caquetant et sociopathe si reconnaissable.

Six ans après, la malédiction de Kadhafi a frappé Hillary, qui lui renvoie d’outre tombe, tel un effet boomerang, sa sentence morbide. «We came, We Saw, SHE DIED». Triste fin pour Hillary Clinton, en retraite forcée anticipée aux cachetons de ménagère dévalués.

Le naufrage de David Cameroun : Du «chaos constructeur au KO destructeur» et «de la Grande Bretagne à la petite Angleterre ?

Dommage collatéral de la destruction de la Libye et de la Syrie, dont il aura été l’un des grands coordonnateurs, David Cameron passera dans l’histoire comme le pire premier ministre britannique depuis la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), le responsable du BREXIT, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, premier cas de suicide en Mondovision d’un cynique qui aura sacrifié le destin de son pays et vraisemblablement de l’Europe pour sa survie politique.

Pour David Cameron, la Libye et la Syrie auront été ce que l’Irak a été pour Tony Blair, le «caniche britannique de George Bush jr»: Une tache indélébile. Son point de fragmentation.

Pathétique épilogue d’une parfaite illustration du «splendide isolement des élites», coupées des réalités du monde commun qui les entoure dans une solidarité des surclasses globales, développant une sorte d’irresponsabilité et d’immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», selon l’expression du philosophe anglais Christopher Lasch.

Plate-forme de reconquête de l’Europe et de sa libération du joug nazi lors de la 2eme Guerre mondiale (1939-1945), le Royaume Uni, en un retournement tragique, se retrouve au terme de quarante ans de cohabitation houleuse au sein de l’Union européenne, au ban de l’Europe.

Pitoyable épilogue d’un parcours erratique généré par la médiocrité du leadership européen, de la cécité de la technostructure bruxelloise, sur fond de récession économique, de xénophobie, de gabegie, de démagogie et de populisme.

Le «chaos constructeur» qu’il a voulu imposer à ses anciens colonisés lui revient en pleine figure, tel un boomerang, sous forme d’un «K O destructeur». Juste châtiment pour l’un des grands responsables, au même titre que la France et la Turquie, du chaos généré par l’interventionnisme frénétique néo-colonialiste européen contre le Monde arabe, du phénomène djihadiste qu’il a parrainé, et du flux migratoire du sud de la Méditerranée qu’il a généré vers l’Europe en crise systémique ; l’élément déclencheur du réflexe d’autodéfense identitaire-sécuritaire et du vote xénophobe en Europe.

À l’origine des grands maux du Monde arabe, -la création du «Foyer National Juif en Palestine», l’intronisation de la dynastie wahhabite sur les Lieux Saints de l’Islam (La Mecque et Médine) et de la dynastie hachémite en Jordanie, par ailleurs un des grands artisans de la balkanisation du Monde arabe avec les accords Sykes Picot (1916)-, le Royaume Uni, juste retour des choses, subit à son tour le spectre de sa décomposition avec les tendances séparatistes en Écosse et en Irlande du Nord.

Cent ans après sa proclamation, la «Malédiction de la Promesse Balfour» frappe le Royaume Uni du fait de son machiavélisme éhonté et de ses déboires répétitifs en terre arabe dans la séquence du «printemps arabe». Cent ans après, la Grande Bretagne pourrait céder la place à la petite Angleterre. Sic transit Gloria Mundi.

Le paradoxe français : Principale usine occidentale à produire des terroristes et principale victime du terrorisme islamiste

Un massacre à la tronçonneuse digne d’une séquence du film de Quentin Tarantino : Les principaux dirigeants français du désastre de Syrie ont été projetés vers les oubliettes de l’histoire, à l’automne 2016. Tous d’un coup, dans un magistral coup de pied populaire à leur auguste postérieur : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, auparavant Laurent Fabius. Pour solde de tout compte.

Engagée dans une sarabande mortifère -Toulouse-Montauban (2012), Charlie Hebdo, Isère et Paris-Bataclan en 2015, puis Nice et Saint Etienne du Rouvray, banlieue de Rouen, en 2016, la France s’est propulsée, paradoxalement, au rang peu envieux de «principale usine occidentale à produire des terroristes», selon l’expression du politologue américain William McCants et de principale victime du terrorisme islamiste.

Unique pays au Monde à avoir donné quitus à l’organisation terroriste «Jabhat an Nosra», qui «fait du bon travail en Syrie», unique pays au Monde à avoir décerné la Légion d’Honneur au prince héritier d’un Royaume incubateur du djihadisme takfiriste éradicateur, la France, circonstance aggravante, est aussi l’un des rares pays au Monde à gratifier d’un poste envié le responsable d’un des désastres majeurs de son histoire contemporaine : Le ronfleur des forums internationaux.

Promouvoir à l’un des postes les plus prestigieux de la République, le Conseil Constitutionnel, un homme passible de poursuites pénales pour apologie du terrorisme, donne la mesure de la déflagration mentale de la nomenklatura française, particulièrement la caste des apparatchiks socialistes.

Sur fond de somnolence sur son nouveau perchoir, Laurent Fabius, le plus capé des hiérarques socialistes, mais le plus présomptueux aussi de tous les protagonistes occidentaux, est désormais à l’abri des séquelles de la décomposition du Parti Socialiste dont il aura été l’un des grands fossoyeurs. Piètre consolation pour un parcours de désolation. Un champ de ruines politique et moral.

À défaut d’éternité, faute d’immortalité, Laurent Fabius aura droit à une postérité au rabais, une postérité par défaut, sans panache, par sa promotion abjecte du djihadisme, donnant quitus à «Jabhat an Nosra» de ses turpitudes. «Fanfan, le fanfaron» traînera comme un boulet ses fanfaronnades, comme la marque des stigmates hideux des turpitudes de la technostructure française et de la caste politico-médiatique.

Dans ses deux composantes néo gaulliste atlantiste et socialo philo sioniste, la France passera à la postérité comme l’un des grands perdants de la campagne de Syrie. Un désastre comparable par ses effets à long terme à l’expédition de Suez, en 1956, contre le chef de file mythique du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser.

De Charlie Hebdo, en janvier 2015, à Saint Etienne du Rouvray, juillet 2016, le terrorisme islamiste a fait 236 morts en France en 18 mois.

Alain Juppé, le rescapé français du naufrage syrien, l’homme à qui Sergueï Lavrof, ministre russe des Affaires étrangères, a raccroché au nez le téléphone, terme ultime d’une conversation houleuse, pensait développer une approche moins arrogante du conflit syrien, conséquence de sa mésaventure avec son homologue russe et des déboires de la France en Syrie dont elle était son mandataire colonial. Mais là aussi le couperet tomba et la tête de Juppé roula.

Le 14 juillet 2015, l’accord international sur le nucléaire iranien a achevé de déconsidérer la France, particulièrement son ministre des Affaires étrangères, le petit télégraphiste des Israéliens dans cette affaire. Le 14 juillet 2016, le carnage de Nice dans le prolongement du Bataclan et de Charlie Hebdo, a plongé la France dans la stupéfaction et discrédité durablement la politique wahhabite de la France, substitut à sa traditionnelle politique arabe. Au vu de ces événements, «Bastille Day», sous l’ère des néo conservateurs socialistes français, paraît devoir exercer une fonction traumatique dans l’imaginaire français.

Fin de la partie I .

(A suivre)
 

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Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie, #Terrorisme

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani (vidéos)

 

 

Bonjour

Regard sur la Syrie du 30 décembre 2016 en direct de Damas par Ayssar Midani

Neuvime SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani depuis Damas !!!

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ayssar-midani-syrie-sitrep-no9-du-71795

Informez-vous et forgez votre opinion en croisant les informations. Les grands médias ont tous la même narrative, est-ce bien raisonnable.

Cordialement

Lucien Pons

 

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La Syrie, Astana et le basculement du monde par Bruno Guigue

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Daesch

La Syrie, Astana et le basculement du monde
par Bruno Guigue

vendredi 30 décembre 2016, par Comité Valmy

La Syrie, Astana et le basculement du monde

Depuis la libération d’Alep, les événements se précipitent. Des négociations inter-syriennes ont été menées sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie. Elles ont abouti le 29 décembre à un triple accord entre le gouvernement syrien et sept groupes de l’opposition armée. « Trois documents ont été signés », a déclaré le président russe. Le premier instaure « un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien ». Le deuxième définit « les mesures visant à contrôler le respect de la trêve ». Le troisième est une « déclaration sur la volonté des parties en conflit de lancer des négociations de paix ».

 

Certes, on objectera à juste titre que cet accord n’instaure dans l’immédiat qu’un fragile cessez-le-feu. Il peut être remis en cause à tout moment, les terroristes d’Al-Qaida et de Daech en sont exclus, et il ne règle pas, au fond, la crise syrienne ouverte au printemps 2011. Il n’empêche que cette signature, fruit de tractations entre des parties qui ne se parlaient plus, marque une nouvelle avancée en vue d’un règlement politique du conflit, une semaine à peine après la victoire de l’armée arabe syrienne dans la deuxième ville du pays.

 

L’avenir dira si cette étape était décisive, mais on peut déjà en tirer trois enseignements.

Le premier, c’est que rien ne vaut une victoire militaire pour remettre les pendules à l’heure. La débandade des « rebelles » d’Alep-Est après un mois de combats valide la stratégie syrienne de reconquête territoriale. Les cinq premières villes du pays sont désormais sous le contrôle du gouvernement : Damas, Alep, Homs, Lattaquié et Hama. Toutes les combinaisons échafaudées en Occident et dans les pays du Golfe pour imposer le départ de Bachar Al-Assad, que ce soit comme « préalable » ou comme « résultat » d’une transition politique, se brisent sur cette réalité comme une coque vermoulue sur des récifs côtiers.

 

La victoire militaire de l’armée syrienne et de ses alliés, en réalité, conforte l’initiative russe en faveur d’une solution politique. En position de faiblesse, les groupes armés non affiliés à Daech ou Al-Qaida vont devoir choisir entre une fuite en avant qui liera leur sort à ces jusqu’au-boutistes ou une négociation avec un Etat syrien qui les chasse, peu à peu, des principales agglomérations du pays. L’attitude de ces groupes est l’une des inconnues qui pèseront sur la suite des événements, mais il est significatif qu’ils aient choisi, sans doute à contre-cœur, la solution négociée.

 

Le deuxième enseignement, c’est l’éviction spectaculaire des Etats-Unis, éjectés comme des malpropres d’une scène syrienne où ils ont additionné les mensonges, les coups bas et les échecs à répétition. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, la négociation sur un conflit majeur est engagée sans Washington, qui doit se résoudre à faire tapisserie pendant que Moscou mène la danse. Discrédités par une politique erratique, les USA sont condamnés à approuver un processus qu’ils n’ont jamais cherché à promouvoir tout en prétendant le contraire. En attendant, ils se voient contraints de mettre une sourdine à leurs jérémiades sur les « crimes de guerre » et la « barbarie russe ».

 

Cette mise en orbite de la Maison-Blanche est d’autant plus cruelle que son principal allié dans la région, la Turquie, y a participé activement. Pour Ankara, mieux vaut un adversaire avec qui on peut négocier (Moscou) qu’un allié félon qui vous fait des enfants dans le dos (Washington). Les USA paient leur ambiguïté lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie, mais aussi le soutien opportuniste accordé aux Kurdes de Syrie. M. Poutine, dont la retenue lors de l’affaire du Soukhoï abattu a porté ses fruits, n’eut qu’à tendre la main à son homologue turc pour que la géographie et l’économie, facteurs objectifs de convergence turco-russe, prennent le dessus.

 

L’admission de la Turquie dans le club des parrains de la paix en Syrie est un coup de maître. Mais Moscou a aussi contracté une police d’assurance du côté de Doha. En lui concédant une participation au capital de la compagnie pétrolière nationale Rosneft, Moscou achète la neutralité du Qatar. Ce pacte de circonstance devrait contribuer à la tiédeur de l’Arabie saoudite, à son tour, pour une rébellion en déroute. Revirement turc, défection qatarie, isolement saoudien, le dispositif clintonien du « regime change » en Syrie s’effondre comme un château de cartes. Donald Trump a proclamé son intention d’en finir avec ces lubies néo-conservatrices. A croire qu’il avait anticipé la suite des événements !

 

Le dernier enseignement, enfin, est lié au lieu même des futures négociations de paix. Capitale futuriste du Kazakhstan construite en 1997, Astana est au cœur de cet arc de puissance géopolitique dont Moscou est l’artisan inlassable face aux prétentions occidentales à régenter la planète. C’est à travers le territoire kazakh que passent les oléoducs qui acheminent, vers la Chine, le gaz en provenance des gisements de la Caspienne. Premier producteur mondial d’uranium, le Kazakhstan est un allié stratégique de la Russie et son partenaire essentiel dans les domaines-clé de la modernité économique (nucléaire, spatial, hydrocarbures).

 

Ce pays asiatique majoritairement musulman est membre de l’Union eurasienne et de l’Organisation de coopération de Shanghaï. En plein développement, proche de la Russie, il est le symbole des nouveaux équilibres du monde. C’est à Astana que les négociations de paix commenceront en janvier, précédant celles de Genève en février. Les deux processus ne sont pas contradictoires, affirme la diplomatie russe. Staffan de Mistura, délégué spécial de l’ONU pour la Syrie, sourit pour la forme. Mais quel symbole ! Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n’est plus le centre de l’activité diplomatique. Les Russes l’ont déplacé à l’Est, au cœur d’une Eurasie qui est le siège des puissances de demain.

 

Bruno Guigue
30 décembre 5016

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

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Lettre à des camarades qui s'obstinent à avaler une propagande imbuvable. Par Pierrick Tillet

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Turquie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Lettre à des camarades qui s'obstinent à avaler une propagande imbuvable

ILLUSTRATION
Je suis Charlie à Alep (source Huffington Post)

Autour de moi, pendant le siège d’Alep-est, combien d’amis proches, ou même moins proches mais néanmoins amis, submergés par une émotion fabriquée, ont cru et reproduit inconsidérément une grossière propagande médiatique ?

Alep-est a été libérée de ses faux “rebelles modérés”, mais réellement islamistes, et la propagande occidentale mainstream est en train de voler en éclat.

Les civils innocents du quartier assiégé se sont précipités vers la zone tenue par les forces loyalistes et préparent les fêtes de Noël avec leurs voisins d’Alep-ouest.

Les jiihadistes n’ont pas été massacrés sur place, mais expulsés en autobus sous contrôle de la Croix rouge.

Et les témoins-martyrs appelés à la rescousse par nos “journalistes” enfiévrés — la petite Bana, Ismaël le casque blanc protégé de Yann Barthès, l’américain Bilal Abdul Kareem, et deux ou trois autres sources d’information garanties présentes sur site — se sont tous comme par enchantement volatilisés… quand on ne les retrouve pas en Turquie dans les bras de Recep Tayyip Erdogan (Bana) ou paradant aux côtés d’islamistes armés jusqu’aux dents (Bilal Abdul Kareem).

Bana_Erdogan.png
Bilal_Abdul_Kareem.png

Vous étiez Charlie, vous voilà Alep embarqués dans le même fiasco de la compassion télécommandée

Comment avez-vous pu vous laisser enfumer de la sorte, camarades ? Sans doute peut-être parce que ce déluge de propagande était si outrancier et cousu de fil blanc que paradoxalement on ne parvenait plus à imaginer qu’il puisse être faux.

Mais tout de même, n’y en avait-il pas parmi vous qui soient restés assez lucides pour percevoir ces grossières manipulations et alerter les autres ? Je pense à des personnalités suffisamment au fait du monde de l’information et de ses coups tordus : Julien Salingue, le fondateur d’Acrimed (Action-Critiques-Médias), Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, tous les deux mes amis Facebook ou Twitter.

Eh bien, non. Julien Salingue a cru devoir se fendre — sur un site bien mal nommé “Résister à l’air du temps” —  d’une lettre dégoulinante de commisération déplacée adressée « à un “camarade” qui s’obstine à justifier l’injustifiable » :

Lettre à des camarades qui s'obstinent à avaler une propagande imbuvable. Par Pierrick Tillet

Et Edwy Plenel en a profité, avec son compère François Bonnet, pour dézinguer stupidement Mélenchon… tout en se défendant — ben, tiens ! — d’être atlantiste !

Lettre à des camarades qui s'obstinent à avaler une propagande imbuvable. Par Pierrick Tillet

La propagande de l’empire est en train de retomber comme mauvais soufflé. Il y eut dans Alep une situation de guerre douloureuse, mais qui ne correspondait pas au spectacle larmoyant qu’on voulait nous vendre. Des voix montent enfin, qui dénoncent la supercherie. L’indigeste brouet était pourtant patent depuis longtemps, depuis qu’il était évident que le vieil empire dominant poussait très fort ses cris d’orfraies sans avoir la moindre intention d’intervenir sur le terrain (ou alors en catimini et du mauvais côté), signe d’impuissance et du désarroi des vaincus.

Et vous, mes chers amis, dont la bonne foi ne peut pourtant être mise en doute, vous voilà à nouveau en pleine confusion, cocus des bons sentiments frelatés. Vous étiez Charlie défilant derrière le gratin faux-cul du clan impérial, vous voilà Alep embarqués dans le même fiasco de la compassion télécommandée par une propagande imbuvable. En tirerez-vous jamais leçon ?

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Si vous êtes pour la paix, c’est que vous êtes un agent russe. Par Paul Craig Roberts.

22 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La Turquie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Si vous êtes pour la paix, c’est que vous êtes un agent russe. Par Paul Craig Roberts.

Si vous êtes pour la paix, c’est que vous êtes un agent russe


Par Paul Craig Roberts – Le 10 Décembre 2016 – Source paulcraigroberts.org

Puisque l’époque est aux « fausses nouvelles », le dernier numéro du National Enquirer, vendu aux caisses du supermarché, donne aux médias pressetitués une bonne longueur d’avance : « Confession de Castro sur son lit de mort: j’ai tué JFK. Comment j’ai manipulé Oswald. »

C’est presque aussi bon que la fausse nouvelle qui circule dans les médias pressetitués, comme les stations de télévision, le Washington Post, le New York Times et le Guardian – oui, même l’ancien journal britannique de gauche a rejoint les rangs des prostituées de la presse – disant que la CIA a conclu que « les agents russes ont secrètement interféré dans la campagne électorale, dans le but d’assurer la victoire du candidat républicain ».

 

Si la CIA est assez stupide pour le croire, c’est que les États-Unis n’ont pas d’agence de renseignement compétente. Bien sûr, la CIA n’a jamais dit et ne croit pas une telle chose. Les fausses nouvelles dans les médias pressetitués sont toujours fournies par des fonctionnaires anonymes. L’ancien ambassadeur britannique Craig Murray a décrit les articles avec précision : « Un tas de conneries ».

Alors, qui invente ces histoires, un autre groupe anonyme lié à Hillary comme PropOrNot, l’organisation secrète et cachée qui a publié une liste de 200 sites Web qui sont des agents russes ?

Les fausses nouvelles sont le produit des pressetitués. Tout au long des primaires et de la campagne présidentielle, il fut tout à fait évident que les principaux médias imprimés ou télévisés publiaient sans arrêt de fausses nouvelles, visant à nuire à Trump et à stimuler Hillary. Nous l’avons tous vu. Nous avons tous vécu cela. Qu’est ce que c’est que cette histoire de Russie source de fausses nouvelles ?

Nous n’avons eu que des fausses nouvelles, de la part des pressetitués depuis le régime klingon [Référence à Star Trek, NdT]. Des fausses nouvelles ont été utilisées contre la Yougoslavie et la Serbie, afin de dissimuler les crimes de guerre de Bill Clinton.

De fausses nouvelles ont été utilisées contre Oussama ben Laden, l’Afghanistan, l’Irak, le Pakistan, le Yémen et la Somalie, afin de dissimuler les crimes de guerre du régime Bush.

De fausses nouvelles ont été utilisées contre la Libye et la Syrie, afin de camoufler les crimes de guerre du régime Obama.

Sans ces fausses nouvelles, ces trois présidences couvertes de sang auraient fini devant la Commission pour crimes de guerre, jugées et condamnées.

Quelqu’un peut-il produire une déclaration véridique de la part des médias pressetitués, sur quelque chose d’important ? Le vol MH-17 ? La Crimée ? L’Ukraine ?

Ironique, n’est-ce pas, que ce soient ceux qui prétendent être libéraux et progressistes, qui sont responsables de la renaissance du maccarthysme en Amérique. Et en plus, ce sont ces progressistes libéraux qui vont institutionnaliser le maccarthysme dans le gouvernement américain. Il y a manifestement un effort concerté pour définir la vérité comme des fausses nouvelles et pour définir le mensonge comme la vérité.

Ironie, n’est-ce pas, que ce soit la criminelle de guerre Hillary, responsable de la destruction de la Libye et de la quasi destruction de la Syrie jusqu’à ce que les Russes interviennent, que les forces progressistes libérales veulent désespérément avoir en tant que président. Non seulement les forces libérales progressistes ont tenté d’élire un président criminel de guerre, mais elles font de leur mieux pour délégitimer le président élu, qui s’oppose au conflit orchestré contre la Russie.

Ironique, n’est-ce pas, que le bloc progressiste libéral refuse de donner une chance à la paix.

Le faux rapport de presse des imbéciles de PropOrNot, qui a été mis en avant par le journal des fausses nouvelles, le Washington Post, prétend que je suis un agent russe, tout cela pour tenter d’altérer ma crédibilité. Au lieu de cela, la liste des 200 a dit à tout le monde où l’on pouvait obtenir de bonnes informations, et le nombre de mes lecteurs a grimpé. De plus, j’ai presque obtenu un passeport russe grâce à cela. Mais avant de l’envoyer, Poutine a vérifié auprès du renseignement russe et a été informé que je n’étais pas sur leur liste.

La rumeur est que si le projet de loi sur le renseignement de la Chambre passe avec le chapitre V intact, ceux d’entre nous nommés sur la liste PropOrNot pourraient être appelés devant le Congrès, comme à l’époque du maccarthysme. S’ils me soumettent à la simulation de noyade, je risque de craquer et d’impliquer Ronald Reagan, George H.W. Bush, Jim Baker, David Stockman, et tous les autres. Les preuves contre nous sont assez fortes. Trump est suspect, parce qu’il veut la paix avec la Russie, comme le voulait aussi Reagan. Du point de vue des forces pro Hillary et des pressetitués, quiconque veut la paix avec la Russie est un agent russe.

Vu la façon dont les pressetitués manipulent le sujet, il n’y aurait pas de raison légitime d’être pour la paix.

Si Poutine et ceux d’entre nous sur la liste des 200 sont ceux qui ont réellement fait élire Trump, c’est Poutine ou la liste qui devrait être la personne de l’année du magazine Time, et pas Trump. Après tout, si Poutine et moi faisons le travail, ne devrions-nous pas en obtenir la reconnaissance ? Pourquoi donner le mérite à la marionnette que nous avons mise en place ?

Pourquoi le Time nous rejette-il, nous les responsables, à l’arrière-plan ?

Ha, mais je sais ! Le Time est également un agent russe et nous protège en attribuant à Trump le crédit de notre travail. Ouf ! Après tout, je ne serai peut-être pas soumis à la simulation de noyade.

Paul Craig Roberts

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

Si vous êtes pour la paix, c’est que vous êtes un agent russe. Par Paul Craig Roberts.
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Quelques premières réflexions sur l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara. Le SAKER

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La Turquie

Quelques premières réflexions sur l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara


Saker US

Par le Saker – Le 21 décembre 2016 – Source The Saker

Bon, donc ce soir nous avons le nom de l’assassin, il s’agit de Mevlut Mert Aydintas, un policier de 22 ans qui avait été récemment licencié à la suite de la répression anti-Güleniste d’Erdogan contre les forces qui avaient récemment tenté de le renverser. Nous avons aussi une vidéo très utile de l’assassin.

Cette vidéo de l’attaque montre aussi quelque chose de très important : les seuls coups tirés sont ceux de l’assassin.

Cela signifie une de ces deux choses : soit personne n’était chargé de la sécurité dans cette exposition, soit la salle dans laquelle ce meurtre s’est déroulé était considérée comme « sûre/stérile » parce qu’elle était à l’intérieur d’un périmètre de la sécurité intérieure que nous ne voyons pas dans cette vidéo.

Je trouve la seconde hypothèse beaucoup plus probable. Cela expliquerait aussi pourquoi et comment Mevlut Mert Aydintas y est arrivé si facilement : il a simplement flashé son identifiant de policier et on l’a laissé passer.

Lorsque de tels événements se produisent, il est aussi important de se poser la question : cui bono – au bénéfice de qui ?

Erdogan ? Non

Je ne vois absolument aucune raison imaginable pour laquelle Erdogan voudrait que l’ambassadeur de Russie soit assassiné à Ankara, mais je peux aisément imaginer une longue liste de raisons pour lesquelles il ne voudrait pas du tout que cela arrive. Certains diront à juste titre que la chute d’Alep humilie la Turquie et Erdogan, et je suis d’accord. Mais je rappellerai à tous que Erdogan avait à l’évidence un accord avec les Russes et les Iraniens lorsqu’il a déplacé ses forces au-delà de la frontière et qu’il a occupé le nord de la Syrie. Il est hors de question qu’il ait risqué un tel geste contre la volonté de Moscou et de Téhéran. Donc quel était cet accord ? Nous ne le saurons probablement jamais, mais il incluait clairement une disposition qui limitait les actions de la Turquie à une étroite bande de terre au nord. Si cette hypothèse est correcte, alors Alep devrait être considérée comme hors de la « sphère des intérêts turcs » en Syrie, du moins dans la conception tripartite turco-irano-russe.  Erdogan savait-il qu’Alep tomberait et tomberait si rapidement ? Probablement pas. Il semble que Erdogan a été déjoué par les Russes et les Iraniens. Mais il avait certainement de meilleures options pour riposter contre la libération d’Alep que de voir l’ambassadeur russe assassiné à Ankara. Le fait est que les Turcs n’ont pratiquement rien fait lorsque Alep a été libérée, au plus ont-ils aidé les Russes à évacuer la part des « bons terroristes ».

Même si Erdogan est fou, il est suffisamment intelligent pour comprendre que si l’ambassadeur russe est assassiné à Ankara, l’OTAN ne fera rien pour le protéger et que les Russes peuvent tirer un missile de croisière exactement dans la fenêtre de sa chambre à coucher. Ergodan est peut-être cinglé, mais il n’est clairement pas ce genre de cinglé là.

Enfin, souvenons-nous des conséquences désastreuses pour la Turquie après le tir qui a abattu le SU-24 russe et le fait, corroboré par de nombreux récits, que les services de renseignement russes ont sauvé Erdogan, probablement au sens littéral, en l’avertissant du coup d’État contre lui.

Donc pour toutes ces raisons, Erdogan n’est pas sur ma liste actuelle de suspects. Ne jamais dire jamais, de nouveaux faits pourraient surgir, en particulier avec un maniaque comme Erdogan, mais en ce moment, je présumerai qu’il n’a rien à voir avec ce qui est arrivé.

Daech & Co?  Peut-être

Bon, il est assez évident que Daech & Co avaient une très longue liste de raisons de vouloir tuer un responsable russe de haut niveau. Donc oui, ils avaient assurément le mobile. Si on considère les succès des extrémistes islamistes radicaux dans leur investissement de l’État profond (et pas si profond) turc, Daech & Co en avaient aussi les moyens. Quant à la possibilité, la vidéo ci-dessus [censurée depuis par Youtube, NdT] montre clairement que non seulement Mevlut Mert Aydintas a eu le temps de tirer plusieurs fois sur l’ambassadeur russe (j’ai compté 9 coups), mais qu’il a eu encore le temps ensuite de rester là et de hurler toutes sortes de slogans sur la Syrie, Alep et Dieu. Nous ne connaissons pas encore tous les détails, mais c’est déjà une preuve très forte que la sécurité lors de cet événement était lamentable.

Gulen, la CIA, Obama & Co?  Peut-être

Oui, ils sont aussi sur ma liste de suspects. Les Gulénistes n’ont rien à perdre, la CIA est devenue folle de rage et de peur avec l’élection de Trump et l’administration Obama très en colère, offensée, profondément vindicative et par ailleurs totalement habitée de mauvaises personnes qui aimeraient déclencher une nouvelle crise entre la Russie et la Turquie ou faire payer d’une manière ou d’une autre les Russes pour l’humiliation infligée à l’Empire anglo-sioniste à Alep. Souvenez-vous que c’est exactement comme ça que la CIA tue toujours les dignitaires étrangers : en sous-traitant le meurtre à un fanatique local de manière à préserver la possibilité de ce qu’ils appellent « un déni plausible ».

Pendant la Guerre froide, les Soviétiques et les Américains partageaient la conception tacite que « nous ne nous tuons pas les uns les autres ». Cela n’a jamais été formellement dit ou reconnu, mais je vous assure que c’était vrai : aucun camp ne voulait déclencher une escalade sans fin d’assassinats et de contre-assassinats. Mais la CIA d’aujourd’hui est une plaisanterie pathétique comparée à la CIA de la Guerre froide, et avec le mélange actuel de cancres médiocres à sa tête, je ne serais pas surpris que quelque idiot à Langley ait approuvé le meurtre d’un ambassadeur russe. Par ailleurs, si les Américains ont été assez fous et imprudents pour tenter de renverser Erdogan, pourquoi n’essaieraient-ils pas d’assassiner un ambassadeur russe ?

Qu’en est-il de l’hypothèse du tireur isolé ?

Eh bien il est impossible de prouver le contraire. Mevlut Mert Aydintas a perdu son travail lors de la récente purge, il avait des pouvoirs de police et son attitude sur la vidéo semble être un exemple classique du genre de comportement fanatique que pourrait manifester un dingue. Donc oui, il est possible que Mevlut Mert Aydintas ait agi seul. Après tout, il avait seulement besoin d’un pistolet et d’un badge de policier. Voyons ce que les Turcs, et les Russes, découvriront à son propos. Pourtant, j’en doute. Cette sorte de personnalité est habituellement choisie par un État qui soutient le terrorisme et ensuite activée lorsque c’est nécessaire. Mon intuition me dit qu’il n’a pas agi seul. Quelqu’un a probablement utilisé Mevlut Mert Aydintas.

Questions difficiles

Ici, j’espère vraiment me tromper, mais si je veux être honnête, je dois admettre que je suis totalement incapable de trouver une excuse à la sécurité négligente autour de l’ambassadeur Andrei Karlov.  Et je ne pense pas aux Turcs ici, je pense aux services de sécurité russes. Voici pourquoi.

Même si nous supposons que les Turcs avaient dit aux Russes qu’ils avaient établi un périmètre « sûr/stérile » autour de l’exposition et que le public normal n’y entrerait pas, les images montrent ce qui semble n’être que quelques hôtes, il n’y a pas d’excuse pour les Russes de ne pas avoir placé au moins un garde du corps à proximité immédiate de l’ambassadeur. La Turquie n’est pas seulement un pays en guerre, mais la Russie prend part à cette guerre, les Takfiris ont fait une longue liste de menaces contre la Russie et, enfin, la Turquie est un pays qui a souffert du terrorisme depuis des années et qui vient de subir une tentative de coup d’État sanglant. Dans un tel pays, des officiels de haut rang comme un ambassadeur devraient avoir été protégés par tout un groupe de gardes du corps, mais dans ce cas, il n’y en avait à l’évidence aucun. Oh sûrement les Russes peuvent accuser les Turcs d’avoir établi un périmètre merdique, mais en tant que professionnels ils devraient savoir que les Turcs ont déjà des difficultés extrêmes à s’occuper de leurs propres terroristes et qu’à la suite des purges massives, les services de sécurité sont dans un état chaotique. Maintenant, est-ce qu’un seul garde du corps aurait fait la différence ?

Oui, c’est possible.  C’est même probable, en fait.

D’après la vidéo, il apparaît que Mevlut Mert Aydintas se tenait à environ 5 mètres derrière l’ambassadeur Karlov lorsqu’il a ouvert le feu. Apparemment, pas un seul des coups de feu n’a frappé l’ambassadeur à la tête. Si ce dernier avait porté un gilet pare-balles ou tout autre type de protection, il aurait probablement survécu à cette première volée de balles (à moins que l’une d’elles ne frappe les cervicales).  Un seul garde du corps aurait ensuite facilement pu tuer Mevlut Mert Aydintas et mettre l’ambassadeur en sécurité. À l’évidence, Karlov ne portait aucune sorte de protection ce jour-là. Pourquoi ? Il n’avait pas un seul garde du corps près de lui. Pourquoi ? On n’entend aucune voix russe sur la vidéo, donc il semble qu’il n’y avait aucune sécurité russe nulle part près de l’ambassadeur. Pourquoi ?

Normalement, les ambassadeurs sont une cible très facile. Tout le monde les connaît, leur programme est public et, contrairement à ce que beaucoup semblent penser, la plupart d’entre eux n’ont aucun agent de sécurité. Je suis totalement surpris que plus d’ambassadeurs ne soient pas régulièrement abattus. Dans les pays à haut risque, cependant, les ambassadeurs sont généralement protégés, en particulier ceux représentant des pays impliqués dans une guerre ou qui sont des cibles probables d’attentats terroristes. Certes, en règle générale, les Russes, y compris les diplomates, tendent à être plus braves ou téméraires (choisissez le terme qui convient) que leurs homologues occidentaux : ils ne paniquent pas facilement et ils aiment à montrer qu’ils n’ont pas peur. Mais ce genre d’attitude doit être surveillée par des professionnels.

Franchement, cela me met en colère de voir combien de Russes ont été tués par cette attitude laxiste à l’égard du risque personnel et de la sécurité.  Oui, il est très noble d’être courageux, mais mourir tué par un fou est aussi totalement stupide. Je me sentirais beaucoup mieux si les responsables et les politiciens russes étaient un petit peu moins courageux et un petit peu plus rigoureux. Parce que ce qui est arrivé aujourd’hui pose la question : la prochaine fois, à qui le tour ?

Conclusions

Ce qui est arrivé aujourd’hui est une tragédie doublement douloureuse du fait qu’elle aurait probablement pu être évitée. Les services de sécurité turcs arrêteront probablement dans la nuit quasiment tous ceux que Mevlut Mert Aydintas a rencontrés, et ils obtiendront des quantités d’aveux. Je suis quasiment sûr qu’ils partageront nombre de ces données avec les Russes, ne serait-ce que pour montrer combien ils sont désolés. Hélas, tant les Turcs que les Russes ont une longue tradition du secret, et nous ne trouverons peut-être jamais qui, s’il existe, était réellement derrière Mevlut Mert Aydintas.

La seuls chose dont je suis sûr est que Poutine ne fera rien de conséquent, peu importe qui est derrière cet assassinat. Si ce sont les Takfiris, les gens impliqués mourront dans les deux prochaines années. Si la CIA est impliquée, alors les Russes seront beaucoup plus prudents et pourraient choisir d’agir d’une manière très différente, éventuellement au travers de la prochaine administration. L’assassinat de l’ambassadeur Karlov ne parviendra par à faire dévier les efforts russes et iraniens pour arriver à une sorte de solution régionale à la guerre en Syrie, ni ne changeront la détermination des Russes d’empêcher l’Empire anglo-sioniste de transformer la Syrie en un autre Takfiristan.

Quant à la Russie et à la Turquie, tant que Erdogan reste au pouvoir, elles continueront à essayer de collaborer contre toute attente et en dépit de différences profondes et fondamentales. Ni la Russie ni la Turquie, qui se sont combattues dans douze guerres au cours de l’Histoire, n’ont d’autre choix.

The Saker

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Diane pour le Saker francophone

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Syrie - Daesh - Révélations incroyables sur France Inter !

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Il y a quelques semaines, nous aurions du aller chercher de telles informations sur les chaînes russes, pour se faire alors dénigrer. Et pourtant, après une catastrophe parfois tout change! Du moins c'est l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui

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«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

 

SputnikNews, 16.12.2016

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

Tandis que la libération d’Alep bat son plein, la journaliste Vanessa Beeley raconte dans une interview à Sputnik ce qu’elle a vu de ses propres yeux à Alep-Est et le compare à l’image créée par les médias mainstream,

Aujourd’hui, les médias vedettes se voient plongés dans une extrême hystérie quant à la situation dans la partie est d’Alep. Mais est-ce que leur couverture est fidèle à la réalité ? Pour découvrir ce qui se passait vraiment dans la ville, Vanessa Beeley, journaliste d’investigation et militante pour la paix, a visité des quartiers libérés des terroristes et a parlé avec la population civile.

« Je peux vous dire définitivement que la plupart des textes de ces médias citent des sources non vérifiées et ainsi leurs informations ne correspondent pas à la réalité », estime Mme Beeley. « Je viens de revenir dans la capitale syrienne et avant j’ai passé trois jours à Alep-Est. Nous nous sommes rendus dans le quartier de Khanano d’où les djihadistes ont été chassés il y a un ou deux jours, nous avons parlé avec les civils. Nous avons vu clairement des scènes de liesse suite à la libération de la ville des groupes armés dirigés par le Front al-Nosra, connu également comme Al-Qaïda en Syrie (le groupe Front al-Nosra a cet été annoncé la fin de ses liens avec Al-Qaïda et s’est rebaptisé Fatah al-Cham, ndlr), financé par l’Otan et les pays du Golfe ».

L’aide humanitaire désuète des terroristes

Plusieurs habitants civils ont été ravis de pouvoir finalement partager ce qui s’était passé lors de leur « incarcération » par les groupes armés. « La plupart d’entre eux ont exprimé leur reconnaissance aux troupes gouvernementales pour leur libération. Ils ont d’ailleurs mentionné que les groupes terroristes recevaient de l’aide humanitaire, y compris des provisions et des médicaments. Ils les stockaient pour les vendre ensuite à la population locale à des prix exorbitants », révèle la journaliste. La majorité des habitants recevaient des provisions en quantités très limitées. Par exemple, une femme a raconté que sa famille de 12 personnes recevait tous les trois jours 12 morceaux de pain. De même, Mme Beeley a vu beaucoup d’enfants épuisés à cause de la faim. « N’importe où, où nous arrivions, nous voyions l’armée gouvernementale syrienne et des militaires russes donner des provisions aux locaux », poursuit-elle.

Les gens en larmes de bonheur après la libération

L’équipe de Mme Beeley a visité Khanano et Sheikh Said, tout récemment libérés, et la vieille ville d’Alep, théâtre de combats acharnés il y a encore un jour. Ainsi, la journaliste a pu voir de ses propres yeux les conséquences des batailles sur le terrain entre les terroristes et l’armée syrienne. Ensuite, dans la nuit où la vieille ville d’Alep a été reprise par Damas, elle a été témoin d’une immense jubilation dans la partie nord de la ville.

« Notre chauffeur de taxi pleurait de bonheur et disait que c’était un moment merveilleux, qu’il était probable qu’enfin les deux parties de la ville soient réunies et qu’il puisse revoir sa famille qu’il n’avait pas vue depuis cinq ans », se rappelle Mme Beeley. « Toutes ces balivernes selon lesquelles les troupes gouvernementales tueraient brutalement puis exécuteraient des civils, sont tout simplement répréhensibles. Nous n’avons rien vu de cela ».

Des hôpitaux contrôlés par les djihadistes

Les journalistes ont également visité un centre d’enregistrement dans le quartier de Jibreen où viennent les civils ayant fui les quartiers des terroristes. S’étant enregistrés, ils partaient accompagné de soldats de l’armée, ces derniers les aidaient à porter leurs biens, leur donnaient des repas et des boissons chaudes car il fait actuellement relativement froid à Alep.


Puis, ils se sont dirigés dans des hôpitaux de campagne russes où l’on leur a permis de faire un reportage.

« Nous avons vu des médecins russes soigner toute sorte de blessures — il y avait des cas de fractures de membres qui n’avaient pas guéri quand ils étaient dans les quartiers sous contrôle des djihadistes ». Il n’y avait pas de manque d’hôpitaux dans la ville, ont raconté les civils. Pourtant, plusieurs d’entre eux ont été transformés en hôpitaux de campagne pour soigner les terroristes. « Plusieurs personnes sont venues pour me montrer leurs blessures par balle non soignées car ils avaient eu peur de demander de l’aide médicale aux terroristes. Plusieurs ont dit que les terroristes ne leur donnaient pas de médicaments », partage l’interlocutrice de Sputnik. À qui la faute ?

« Ça a été un flux incessant d’horreurs, mais les forces gouvernementales n’ont rien à voir avec elles. Il faut blâmer les terroristes, soutenus par les pays du Golfe persique et par l’Otan, qui ont privé ces gens de la liberté, les ont utilisés comme boucliers humains, ont violé et emprisonné leurs filles. On m’a raconté une histoire d’une femme qui habitait à Khanano et avait faim à un point de supplier les djihadistes de lui donner quelque chose à manger — et ils lui ont tiré dans la bouche ».

La journaliste a également demandé s’il y avait des cas de « traitement brutal » de la part de l’armée syrienne, mais les gens « l’ont regardée comme si elle était folle ». « Ils ont dit : dans les faits, ils nous ont libérés, nous ont emmenés dans des camions à Jibreen, en toute sécurité, nous ont donné des repas, des vêtements et nous ont accordé tout type d’aide pour nous aider à revenir dans nos maisons ou bien pour nous abriter avant que le gouvernement ne nous accorde un nouveau logement ».

Les sources de la rhétorique des médias mainstream

Entre-temps, les médias mainstream continuent de couvrir toutes ces prétendues atrocités commises par l’armée syrienne, la Tour Eiffel a été éteinte en signe de solidarité avec les Aleppins, des gens manifestent pour montrer leur soutien aux rebelles… Selon Mme Beeley, la libération d’Alep a finalement dévoilé au grand jour les mensonges de ces médias. « La libération d’Alep a provoqué un changement dans le paradigme, a exposé les mensonges que les médias mainstream avaient diffusés ces quatre dernières années et qui en fait n’ont fait qu’empirer la douleur des civils, empêchant toujours de résoudre la question de l’évacuation ». Encore un détail qu’on tend à oublier : les forces gouvernementales sont composées de gens qui étaient des civils avant la guerre. « La plupart des soldats de l’armée gouvernementales, surtout ceux que j’ai vus dans le quartier de Khanano, avec qui j’ai parlé et fait des interviews, la plupart d’entre eux ont pu revenir chez eux après la libération d’Alep. C’est ce qu’on commence à oublier : l’armée gouvernementale syrienne est composée de civils. Je crois que dans toutes les familles il y a quelqu’un qui s’est inscrit dans l’armée ».

C’est la première fois que les soldats syriens sont parvenus à rentrer chez eux. À quoi bon alors libérer la ville des djihadistes, pour ensuite violer, exécuter et tuer ses proches ? Aujourd’hui, on voit l’Onu changer d’avis sur certains sujets, les médias mainstream dire « Bon, voilà, ça a été une source non vérifiée… ». Mais pourquoi en parlent-ils toujours ?

« Une telle conduite mine les bases de l’éthique journalistique — publier une histoire sans vérifier la source. Et je vous dirais qu’aucun média mainstream ne vérifie ses sources. Comment ces soi-disant activistes réussissent à joindre CNN via Skype ? J’ai passé trois jours à Alep-Est et je n’ai eu ni 3G, ni Wi-Fi, ni électricité, je ne pouvais même pas utiliser mon portable, car il n’y avait pas de signal. Et alors expliquez-moi, les médias mainstream, comment ces « activistes » parviennent à vous envoyer des vidéos parfaitement filmées via Skype ? », s’interroge-t-elle.

16.12.2016

Source:

https://fr.sputniknews.com/international/201612161029208290-alep-couverture-medias-mainstream/

 

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Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La Turquie, #Ukraine

Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

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Dans cette conférence, le professeur Daniele Ganser, historien à l’Université de Bâle et président de l’ASPO-suisse nous parle de ses recherches sur les stratégies masquées de la guerre. Autrement dit, les méthodes officieuses et nécessairement cachées qui permettent à des États ou des organismes privés de créer et de mener des guerres.

Auteur du livre « Les armes secrètes de l’OTAN » traduit en neuf langues, il nous dépeint ici une contre histoire dans les coulisses de la géopolitique. Loin des versions officielles, des informations mainstream, les données que nous livre Daniele Ganser nous permettent de mieux comprendre les enjeux réels des guerres, ce qui peut être dit au public et ce qui ne le sera sans doute jamais.

Au-delà des pirouettes intellectuelles pour détourner l’attention du grand public envers ces sujets, notamment par l’utilisation de termes « prêt à penser » tels : conspirationniste, complotiste, etc. L’analyse des faits, des données disponibles est la seule manière objective de pouvoir émettre un jugement fondé. L’officielisme étant enseigné insidieusement et vendu quotidiennement comme la seule manière de voir le monde (notamment sur le sujet de la géopolitique), il parait essentiel de poser la recherche sur les faits et non sur des éléments de rhétorique.

Les informations que nous livre Daniele Ganser peuvent être complétées et corrélées par celle de John Perkins dont vous pouvez visionner une interview ci-dessous.

Pour plus d’information concernant le réseau Gladio, c’est par ici :

Je vous conseille aussi la lecture du très bon livre de Peter Dale Scott « L’état profond Américain ».

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