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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Le deuxième pilote du Su-24 M exfiltré sain et sauf par un commando syrien

25 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

Le 25 novembre 2015

Le deuxième pilote du Su-24 M exfiltré sain et sauf par un commando syrien

Publié le 25 novembre 2015 par Strategika51

Standard

Une unité de commando-parachutistes de l’armée de l’air syrienne s’est infiltrée derrière les lignes ennemies à l’extrême nord de la province de Lattaquié, a pénétré en territoire turc avant de se replier et longer le relief fort accidenté des confins frontaliers à la recherche du second pilote russe du Sukhoi Su-24 M (Fencer) abattu.
Ce dernier a été localisé par les forces aériennes russe grâce à sa balise Glonass (équivalent au système de radionavigation GPS)
Le pilote a été exfiltré de la zone par le commando et transporté sain et sauf à bord d’un hélicoptère vers la base aérienne Bassel Al-Assad (Hmeimim)
Les raids russes se poursuivent sans discontinuer depuis ce matin sur les zones au dessus desquelles le bombardier russe à été abattu hier par un missile AA tiré par un F-16 Falcon des forces aériennes turques.
Un autre pilote russe qui a reussi a s’ejecter lorsque l’appareil etait en feu, a été exécuté par balles au sol par une milice d’Ahrar Al-Sham relevant de l’organisation terroriste « Armée de la Conquête ». Le commandement des armées russes a promis d’annihiler « un par un » les coupables.
Moscou a suspendu tous les canaux de communications militaires avec la Turquie tout en annonçant une série de mesures spéciales destinées à mettre fin au rêveries turques relatives à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie septentrionale.
Parmi ces mesures figurent l’envoi de systèmes de missiles Sol-Air S-400 en Syrie, l’accompagnement systématique des bombardiers par des chasseurs de supériorité aérienne, la multiplication des opérations spéciales derrière les lignes ennemies, la destruction de toutes les voies de communication entre la Turquie méridionale et les zones sous contrôle terroriste.
Le croiseur Moskva doté du système Fort (96 missiles), un équivalent naval du S-300, assure depuis quelques jours la défense aérienne du littoral syrien.

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résolution 2249 et guerre contre la Syrie.

25 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'ONU, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

lundi 23 novembre 2015

résolution 2249 et guerre contre la Syrie

La résolution 2249 du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, qui prépare la guerre contre la Syrie, vient d'être publiée. Votée vendredi 20, elle était sous embargo jusqu'à ce lundi 23, à 18h30 heure de New-York, mais s'avère foncièrement identique au projet rédigé et diffusé en anglais par la France.

Pour mémoire, sur ce sujet de la lutte contre le terrorisme en général et l'Etat Islamique en Iraq en au Levant en particulier, la Russie avait présenté un projet de résolution le 30 septembre, qui a été bien accepté par la plupart des membres du Conseil mais bloqué par le Royaume-Uni, soutenu par les Etats-Unis d'Amérique et la France, au motif que ce projet prévoyait une coordination des efforts de lutte contre l'Etat Islamique : coordination entre intervenants mais également avec les pays où cette lutte est menée, ce qui ne convenait pas aux pays membres de l'Alliance Atlantique.

Le projet de résolution russe, légèrement modifié en des termes tendant à ménager les pays ennemis de la Syrie, a été encore présenté dans le nouveau contexte après les attentats de Paris et du Sinaï, mais c'est alors que la France a présenté son propre projet, et la Russie voulant éviter une compétition des propositions ou une division du Conseil n'a finalement pas re-présenté son projet, et a voté celui de la France. Elle le regrettera, comme elle a regretté d'avoir laissé passer le 17 mars 2011 la résolution 1973 immédiatement brandie et outrepassée par la France et l'alliance islamo-atlantique pour attaquer la Libye.

La résolution 2249 ne se réfère certes pas explicitement au chapitre VII de la Charte de l'ONU, ce qui laisse certains commentateurs dire qu'elle n'autorise donc pas l'usage de la force. Elle mentionne cependant une menace mondiale à la paix et à la sécurité internationale, ce qui revient au même puisque c'est le sujet du chapitre VII, et appelle les pays qui en ont les moyens à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour, entre autres, "éradiquer les sanctuaires" que l'EIIL s'est taillés en Iraq et en Syrie, ce qui ne laisse guère de doutes sur le type de moyens à mettre en œuvre. D'ailleurs elle ne condamne ni ne distingue les opérations militaires menées avec les résultats respectifs que l'on connaît de la part d'une soixantaine de pays conduits par les Etats-Unis depuis quinze mois en violation de la souveraineté de la Syrie (donc en violation de la charte de l'ONU), et de la Russie depuis deux mois à la demande de la Syrie (donc en accord avec la charte). Dans sa présentation du projet la France avait insisté pour qualifier les attentats mahométans de Paris d'acte de guerre, ce qui équivalait à une reconnaissance de l'Etat Islamique en Iraq et au Levant comme sujet de droit international. Elle n'a pas totalement obtenu gain de cause puisque cela a été requalifié en menace à la paix et à la sécurité internationale. Les Etats-Unis aussi ont perdu un point puisqu'ils s'étaient opposés récemment à un projet de résolution présenté par la Russie pour, notamment, qualifier le front Al-Nosra d'organisation terroriste, ce que les Etats-Unis refusaient formellement, et qui figure dans la résolution 2249, laquelle cite nommément le front Al-Nosra au même titre que l'EIIL.

Mais, surtout, la résolution 2249 suspend la souveraineté de la Syrie et de l'Iraq, puisqu'elle ne mentionne pas leurs gouvernements ni la nécessité de les associer à ce que l'on entreprendra sur leurs territoires nationaux. Les pays qui en ont les moyens sont encouragés à engager des campagnes militaires "dans les zones contrôlées par l'EIIL en Iraq et en Syrie" en ignorant totalement ces deux pays, leurs gouvernements et leurs frontières. Afin que les choses soient bien claires, dans son discours d'explication des raisons pour lesquelles les Etats-Unis votaient en faveur de cette résolution, l'ambassadrice états-unienne Michele Sison mentionne avec insistance l'urgence de procéder à un changement de régime en Syrie.

Voilà ce qui se cache réellement derrière la résolution 2249 du Conseil de sécurité de l'ONU : sous le prétexte de quelques attentats terroristes, c'est la reconnaissance de l'Etat Islamique en Iraq et au Levant comme acteur international, l'intensification de la guerre contre la Syrie, l'enregistrement de sa perte de contrôle d'une partie de son territoire, et la suspension de sa souveraineté sur l'ensemble de celui-ci.

Publié par Stratediplo à 16:25

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Avion russe abattu par la Turquie : un pilote tué.

24 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La République, #La nation ., #L'OTAN., #l'ONU, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

Avion russe abattu par la Turquie : un pilote tué

VIDÉO. L'aviation turque a détruit un avion militaire russe qui aurait violé son espace aérien. Un pilote est mort, l'autre est porté disparu.

Source AFP

Publié le 24/11/2015 à 10:01 - Modifié le 24/11/2015 à 13:11 | Le Point.fr

 

Va-t-on assister à une grave crise diplomatique entre la Russie et la Turquie ? La question est sur toutes les lèvres, après le crash d'un avion de combat russe abattu par l'aviation turque à la frontière entre la Syrie et la Turquie. « C'est un incident très sérieux », a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Quand il y aura davantage d'informations, ce sera plus clair », a-t-il ajouté. Moscou nie avoir violé l'espace aérien turc, contrairement aux affirmations d'Ankara. Selon les Turcs, l'avion, un Sukhoi 24, aurait violé l'espace aérien turc près de sa frontière avec la Syrie. Selon l'opposition syrienne, un des deux pilotes russes est mort, l'autre est porté disparu. Il aurait pu être capturé. Les chaînes turques ont diffusé des images de la chute d'un avion militaire en feu dans le ciel, s'écrasant dans les montagnes proches de la frontière turque, en face de la province de Hatay (sud de la Turquie).

Moscou dément

Immédiatement après, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu s'est entretenu avec son chef d'état-major, le général Hulusi Akar, et son ministre des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu et a décidé de saisir l'Otan, dont la Turquie est membre, et l'ONU, ont annoncé ses services. « Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements », ont indiqué des sources à la présidence turque.

« Aujourd'hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployées en Syrie s'est écrasé », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu'il « se trouvait exclusivement dans l'espace aérien syrien » et que le sort des deux pilotes restait « à définir ».

Des tensions accrues entre Moscou et Ankara

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar el-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les « mauvaises conditions météo ».

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.

 

 

 

Avion russe abattu par la Turquie : un pilote tué.
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Les pilotes américains et de l’Otan ont interdiction de bombarder les terroristes de Al-Aaïda et Al-Nosra, financés et armés par l’occident.

18 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Terrorisme, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Turquie, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le 8 octobre 2015
 
 
 

 
La machination euro-atlantiste apparaît au grand jour Les pilotes américains et de l’Otan ont interdiction de bombarder les terroristes de Al-Aaïda et Al-Nosra, financés et armés par l’occident.
 
L’hebdomadaire français « Le Canard Enchaîné » du 6 octobre 2015, repris par l’Agence russe Sputnik le 8 octobre, révèle que « Les pilotes américains et alliés de la coalition opérant en Syrie et en Irak ont reçu l’ordre de ne jamais frapper les terroristes du groupe Front al-Nosra, la filiale syrienne d’Al-Qaïda.».
 
L’hebdomadaire français confirme au passage ce que l’UPR n’a jamais cessé de dire depuis des mois.
À savoir que « la Turquie (membre de l’Otan), l’Arabie saoudite et le Qatar (alliés et clients des États-Unis et de la France) arment et financent cette Armée de la Conquête », une force « dirigée par le Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda). »
 
(Le lecteur se rappelle peut-être que, pour avoir indiqué cela, je fus accusé de faire de « l’anti-américanisme primaire » par la pseudo-journaliste Léa Salamé lors de mon passage à l’émission « On n’est pas couché » de France 2 le 22 septembre 2014.)

Moscou révèle au monde l’infâme double-jeu occidental

Ainsi donc, tout l’édifice de propagande et de mensonges des dirigeants de Washington et de ses vassaux européistes est en train de s’effondrer sous nos yeux, à une allure vertigineuse.
 
L’entrée en scène de la Russie est décisive dans cet effondrement : car les pilotes russes et la marine russe ont commencé à balayer le terrain avec une telle efficacité qu’ils n’en font que mieux ressortir l’infâme double-jeu occidental.
 
Le prétendu « État islamique » et les terroristes d’Al Nosra-Al Qaïda sont combattus officiellement, mais en réalité soutenus discrètement, par Washington et ses domestiques.
 
C’est la raison pour laquelle les prétendues « frappes aériennes » occidentales contre tous ces mouvements ont obtenu si peu de résultats depuis plusieurs semestres, alors qu’elles étaient venus à bout de l’armada irakienne de Saddam Hussein en 3 semaines (la guerre contre l’Irak a été déclarée par George W. Bush le 20 mars 2003 et Bagdad est tombée le 12 avril).

Les motivations sordides du double-jeu occidental

Que cherche Washington en soufflant ainsi dans 2 directions opposées ? Plusieurs choses, et principalement :
a)- détruire l’État syrien et lui substituer une situation de chaos chronique, permettant à la fois de piller impunément les richesses de la Syrie (matières premières, trésors archéologiques…) et d’anéantir un État potentiellement adversaire.
 
b)- mettre en scène le « Choc des Civilisations » en présentant aux opinions publiques occidentales l’ensemble des musulmans comme des criminels fanatiques. Les atrocités commises par l’EI ou Al Nosra ne doivent surtout pas s’arrêter : elles doivent durer, encore et encore, pour encombrer les postes de télévision en Europe et en Amérique du nord afin d’entretenir la peur, l’effroi et la haine dans les opinions publiques.
 
c)- inciter les pays de l’Union européenne à partir en « guerre contre le terrorisme », en désignant des « ennemis intérieurs » et en supprimant les unes après les autres toutes nos libertés publiques. Pour installer cette dictature subreptice, il est également essentiel de maintenir en survie et de promouvoir médiatiquement l’EI et Al-Qaïda-Al-Nosra.
 
d)- préparer les opinions publiques occidentales au déclenchement d’autres guerres d’agression (contre l’Iran ? contre le Belarus ? contre la Russie ? ), au nom de cette « guerre contre le terrorisme ».

L’effondrement de l’Empire est en vue

Face à ces Docteurs Folamour de la Maison Blanche et du Département d’État, et face à l’asservissement honteux de la France, la Russie a décidé de frapper et de donner un coup d’arrêt au terrorisme occidental et à la volonté de totalitarisme planétaire états-unien.
 
Comme l’a écrit il y a quelques jours Paul Craig Roberts -ancien sous-secrétaire au Trésor de Ronald Reagan -, il faut se féliciter que Vladimir Poutine ait dit publiquement à la tribune de l’ONU : « Nous ne pouvons plus tolérer l’état actuel des affaires du monde » et qu’il intervienne.
 
Pour Paul Craig Roberts, c’est une excellente nouvelle car cela signifie que la fin de l’Empire apparaît à l’horizon. Espérons que cela ne tardera plus trop longtemps.
 
François Asselineau
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Poutine démasque Obama et le force à bombarder les trafiquants de pétrole de l’EI

17 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La République, #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

Poutine démasque Obama et le force à bombarder les trafiquants de pétrole de l’EI

Les États-Unis affirment qu’ils veulent frapper l’Etat islamique, mais, en un an de bombardements, ils n’ont jamais vraiment touché à l’une de ses plus grandes sources de revenus. Des centaines de camions citernes attendent tous les jours aux points de distribution de l’Etat Islamique pour amener du pétrole en Turquie et ailleurs. Un seul de ces points de distribution a été bombardé jusqu’ici et il l’a été par les forces de l’air irakiennes.

Lors de la réunion du G-20 en Turquie, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé cet état de fait, et, miracle, voilà que le problème est résolu.

L’administration Obama a récemment déclaré qu’elle allait augmenter ses frappes sur les infrastructures pétrolières les plus coûteuses du gouvernement syrien qui sont contrôlées par l’EI. Mais il a dit qu’il ne lancerait pas encore de frappes sur les grands regroupements de camions.

La campagne aérienne dirigée par les Américains a lancé des frappes aériennes périodiques contre les raffineries de pétrole et d’autres installations de production dans la partie est de la Syrie que le groupe contrôle, mais les ingénieurs de l’organisation ont pu réparer rapidement les dégâts et continuer à écouler le pétrole, selon des officiels étasuniens. L’administration Obama a également hésité à attaquer la flotte de camions citernes de l’État islamique – son principal réseau de distribution – par crainte de faire des victimes civiles.

Mais maintenant, l’administration a décidé d’augmenter les attaques et de provoquer des dégâts qui prennent plus de temps à réparer ou qui nécessitent de commander des pièces, selon des officiels étasuniens.

Si l’on veut arrêter le commerce de l’huile, il est évident que ce sont les camions qu’il faut détruire. Sans camions, les autres infrastructures n’ont plus d’utilité pour IS puisque le pétrole ne peut plus être vendu. Si les camions sont détruits, ceux qui sont derrière la contrebande ne feront plus de profit et ils laisseront tomber. L’excuse des « victimes civiles » ne tient pas. Si l’on veut vraiment éviter les pertes humaines, il suffit d’annoncer l’attaque, mais on peut aussi considérer que ces trafiquants de pétrole font des affaires avec des terroristes et que, de ce fait, ils sont leurs complices. La vraie raison pour laquelle les États-Unis répugnent à s’attaquer à la contrebande du pétrole, est plutôt qu’ils veulent ménager le gouvernement turc qui profite de ces transferts de pétrole.

Puis la Russie est arrivée et Poutine, son président, a démontré, pendant le G-20 qui se tient en ce moment, que les Etats-Unis ne combattent pas sérieusement l’EI. Aujourd’hui, le journaliste turc Abdullah Bozkurt rapporte ce qu’a dit le président Poutine en marge du G-20 :

Abdullah Bozkurt@abdbozkurt

Poutine en #Turquie: J’ai fourni des exemples, basés sur nos données, sur le financement des différentes unités de #ISIL par des personnes privées.

«Cet argent, comme nous l’avons établi, provient de 40 pays et, il y a quelques membres du G20 parmi eux », a dit Poutine.

« J’ai montré à nos collègues des photos prises d’avion et dans l’espace qui montrent clairement l’ampleur du commerce illégal de pétrole ».

Poutine a communiqué ces informations et ces photos hier. Obama doit avoir été profondément embarrassé et contrarié. Car voilà que le jour qui a suivi la dénonciation par Poutine de la réticence des États-Unis à frapper là où c’est nécessaire, un grand regroupement de camions a été bombardé :

Intensifiant la pression sur l’Etat islamique, les avions de guerre des États-Unis ont, pour la première fois, attaqué, lundi, des centaines de camions utilisés par le groupe extrémiste pour passer en contrebande le pétrole brut qu’il extrait en Syrie, ont déclaré des officiels étasuniens. Selon une première évaluation, 116 camions ont été détruits dans l’attaque qui a eu lieu près de Deir al-Zour, une zone de l’est de la Syrie contrôlée par l’État islamique.

Jusqu’à lundi, les Etats-Unis s’étaient abstenu de frapper la flotte utilisée pour le transport du pétrole, qui se monte, croit-on, à plus de 1000 camions citernes, par crainte de faire des victimes civiles. Ce qui fait que le système de distribution de l’État islamique pour exporter le pétrole est toujours intact.

Il semble que Poutine ait réussi à pousser Obama à agir contre la contrebande du pétrole en lui faisant honte devant tout le monde. Espérons que cela aura le même effet sur les sources de financement dont il a parlé.

Moon of Alabama | 16 Novembre 2015

Article original : http://www.moonofalabama.org/2015/11/putin-names-and-shames-obama-into-bombing-is-oil-smugglers.html

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo

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Communiqué de IRIB. Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamqiue.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Turquie, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Communiqué de IRIB. Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamqiue.

IRIB- Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamique.

Le 16 novembre 2015 à 18:10

«Si ces frappes contre les millitants "modérés" syriens ne s’arrêtent pas, de la part du gouvernement francais, les conséquences, sur les relations politiques, économiques, culturelles et dans tous les domaines avec la France, seront graves», a averti M. Erdogan, dans un entretien exclusif avec le journal "Ar-Rayah". "Quant à l’Etat Islamique, il y a des Turcs, des Arabes et des Kurdes dedans. Les mécontentements du passé ont provoqué une large réaction. (…) Si les Arabes sunnites n’avaient pas été exclus, en Irak, il n’y aurait pas une telle accumulation de colère, il faut les entendre, au lieu de les réprimer, au profit du régime syrien". Recep Tayyip Erdogan, dont le pays aurait facilité l’approvisionnement en armes des Jihadistes de l’État islamique, en Syrie, garde une position ambiguë, face à l’État islamique. Erdogan évoque l’impact «irréparable», sur les relations franco-turques qu’auraient ces frappes contre les militants syriens. M. Erdogan a, en outre, appelé la France à faire preuve de «bon sens» et à empêcher de se mettre en danger, en matant un mouvement populaire, faisant allusion aux militants syriens.

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Flirter avec la Turquie porte malheur … mais l’UE ne l’a pas encore compris

26 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme, #L'OTAN., #La Russie, #La Turquie

Flirter avec la Turquie porte malheur … mais l’UE ne l’a pas encore compris

Flirter avec la Turquie porte malheur … mais l’UE ne l’a pas encore compris

L’UE ne l’a pas encore compris et encore moins Mme Merkel convaincue qu’Ankara prendrait mieux soin des réfugiés en échange d’une aide de 3 milliards d’euros et d’une entrée, envisagée depuis longue date mais constamment repoussée, dans l’espace unioniste. C’est dire que la Turquie a vraiment toute sa place au sein de l’Europe occidentale ! Comment ne pas y inviter un Etat en voie d’islamisation rampante, soutien parfait des djihadistes de tous bords, qui n’a pas tellement changé depuis le massacre des Arméniens vu avec quelle facilité il s’applique aujourd’hui à massacrer les Kurdes parce qu’ils combattent, de un, Daesh, de deux, parce que le méchant Assad promettrait l’indépendance aux Kurdes syriens en cas de victoire du baasisme et que, dans un élan naturel, ce désir d’autonomie gagnerait l’ensemble du monde kurde ? Désolée de broder des phrases à la Proust, mais des virgules en grand nombre, il en faut bien pour illustrer le degré de compatibilité de l’univers civilisationnel turc avec l’univers civilisationnel européen !

En termes plus directs, n’en pouvant plus des débordements migratoires dont elle est l’objet depuis des mois déjà, l’Europe bruxelloise entend acheter la connivence d’un Etat en très grande partie responsable, en tout cas sur le terrain, de ces mêmes débordements, pourvu que celui-ci accepte d’y mettre un terme ou du moins d’alléger le triste sort des pays concernés. Dans le même ordre d’idée, M. Hollande semble reconnaître que les bonnes grâces d’Ankara pourraient coûter bien cher dans la mesure où elles pourraient servir de prétexte à la libéralisation du régime des visas avec la France, en conséquence de quoi nous verrions passer la frontière des éléments assez peu fréquentables (enfin, encore plus d’islamistes pour clarifier les euphémismes du Président français). Je me demande si les apprentis sorciers de Bruxelles n’ont pas perdu la raison : s’il est vrai qu’une libéralisation du régime des visas est à craindre, qu’en serait-il en cas d’adhésion de la Turquie à l’UE ? Au lieu de régler le problème en remontant à sa source, les Hollande et Merkel préfèrent pactiser avec Erdogan, lui-même subissant la pression des States, d’un côté – suspension du Turkish Stream et manipulations américaines autour du dossier kurde – de l’autre, conscient de la dépendance gazière de son pays de la Russie qui tout en rasant les positions de Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région, s’évertue néanmoins à garder un certain équilibre dans ses relations diplomatiques avec la Turquie (voir prestation du 19.10 de Maria Zakharova, porte-parole du MID, dans laquelle elle dit que le Kremlin n’a « aucun problème avec la Turquie » malgré « quelques divergences cruciales liées à la divergence des intérêts régionaux des deux Etats »). Cette relation hyper fragile quoi qu’on en dise mais nécessaire sur un plan tant gazier que stratégique, la solution pour la Syrie passant par une entente accessoire avec Ankara, n’est pas faite pour plaire à Washington qui a joué le coup du drone russe ( ?) envoyé depuis la Syrie et abattu dans l’espace aérien turc.

Très clairement, l’interaction Turquie/ US / nébuleuse islamiste/ Russie est d’une telle complexité que l’UE risquerait fort à mettre les doigts dans l’engrenage sachant que la Turquie, primo, soutient le Califat qui a des vues sur l’Europe, deuzio, que les USA ne renonceront jamais à leur stratégie d’affaiblissement de l’UE. Qui finance les passeurs ? Comment se fait-il que l’ex-ambassadaur américain à Paris, M. Rivkin, ait été très engagé dans le soutien des minorités ethniques et confessionnelles en France au point de dresser un rapport détaillé intitulé « Embassy Paris – Minority engagment strategy » dans lequel il regrette l’intolérance à son sens anti-républicaine du peuple français ? Nous revenons donc à la case départ : une entente de l’UE avec la Turquie telle qu’elle est envisagée par les technocrates de Bruxelles ne portera jamais les fruits attendus. C’est un piège. Une impasse. Ignorerait-on le rôle véritable de la Turquie en 2007 lors du Congrès constitutif anti-impérialiste organisé par la CIA à Ternopol, un Congrès fort sympathique qui a rassemblé toutes les engeances néo-nazies et salafistes connues en Europe ? Tout un beau monde démocratique s’y était joyeusement entassé, de l’Emir autoproclamé du Caucase, M. Oumarov, au chef de fil des bandéristes pro-Maïdan alors futur secrétaire adjoint du Conseil de Sécurité nationale d’Ukraine, M. Iarosh. C’est sans oublier un autre personnage remarquable quoiqu’assez ignoré des médias occidentaux, descendant spirituel des Tatars de Crimée collabos pro-nazis, grand ami de Sakharov dans les années 60, un certain Moustafa Djemilev qui lors du Congrès mondial des Tatars d’Ankara qu’il a présidé en 2015 a appelé à la création d’une brigade internationale islamiste en Crimée soutenue manu militari par les milices bandéristes et biberonnée par la CIA. C’est le même qui avait appelé M. Davutoglu à boycotter les résultats du référendum criméen de mars 2014 et le même qui via le renseignement turc contribua à l’acheminement place Maïdan de jeunes combattants salafistes tatars de retour de Syrie.

Si l’UE trouve possible de collaborer avec le triangle infernal CIA/ bandéristes/ salafistes, autant reconnaître que le chapitre est clos. A moins que Paris et Berlin ne soient davantage impressionnés par la surabondance de camps d’entraînement de Daesh et d’al-Qaïda (les modérés d’al-Nosra en Syrie) à la frontière turco-syrienne, fait de nouveau confirmé par le mécontentement de la Chine qui prétend, sans doute suite à la consommation de champignons hallucinogènes, que la Turquie entraînerait ses minorités ouïghours intégrées à Daesh. En outre, il est actuellement établi que des milices takfiries ont reçu des soins médicaux à l’hôpital de Sauliurfa, fait initialement rapporté en été 2015 par une jeune infirmière alaouite engagée par mégarde puis confirmé aussi bien par la chaîne iranienne internationale PressTV que plus indirectement par le quotidien national turc Zaman. L’hôpital en question est supervisé par la fille d’Erdogan.

Tous ces éléments sont certes bien connus mais la manière dont je les ai compilés permet de dresser un tableau d’ensemble en harmonie totale avec les aspirations humanistes de Bruxelles. Après tout, pourquoi pas sachant que les Frères musulmans ont pignon sur rue en Europe occidentale alors que l’organisation est interdite en tant que terroriste dans un pays musulman comme l’Egypte ?

Il semblerait que Bruxelles, manipulé de l’Outre-Atlantique, ait définitivement fait son choix d’orientation. Il consiste au mieux à appliquer un cautère sur une jambe de bois, au pire, à livrer les pays membres de l’UE à l’islamo-nazisme. Kiev n’a été en ce sens qu’un galop d’essai. Un terrain d’entraînement comme le furent antérieurement l’Afghanistan et la Yougoslavie aujourd’hui disparue à travers l’instrumentalisation de l’islamisme aux frontières des ex-républiques soviétiques et au coeur du monde slave. Si le choix de Bruxelles avait été différent ou s’il n’avait pas été conditionné par ceux qui ont enfermé l’Europe des nations souveraines dans le carcan unioniste, sans doute verrions-nous apparaître une Coalition russo-européenne (sans les USA !!!) encore plus efficace que la Coalition russo-irano-irako-syrienne qui au juste mot de l’islamologue Bassam Tahhan contribue non seulement au rapprochement historiquement difficile du chiisme avec le sunnisme mais contribue aussi à ressouder les débris du monde sunnite la stratégie néo-conservatrice du chaos détruisant le sunnisme et de façon plus générale l’islam de l’intérieur. Mme Merkel a certes reconnu qu’il n’y avait pas de solution diplomatique en Syrie sans la Russie. Mais au-delà des mots ?

Françoise Compoint

source: http://novorossia.today/flirter-avec-la-turquie-porte-malheur-mais-l-ue-ne-l-a-pas-encore-compris/

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A quoi jouent les Américains ?

17 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

A quoi jouent les Américains ?

A quoi jouent les Américains ?

Washington joue un jeu bien dangereux, soufflant le chaud et le froid. On pensait que les Etats-Unis avaient mangé leur chapeau et cherchaient la sortie depuis l’intervention russe. En quelques jours, Obama avait mis fin au grotesque programme d’entraînement de rebelles modérés visant à combattre l’EI (disaient-ils) après que le Pentagone eut avoué qu’il avait formé… attention… roulements de tambour… 5 combattants (qui ont d’ailleurs immédiatement été attrapés par Al Nosra). La maison Blanche avait également promis de ne pas mener une guerre par proxy interposé contre la Russie en Syrie. Bref, on pensait que les Américains, lassés du fiasco de leur politique syrienne, étaient revenus de leurs vieilles lunes. Apparemment pas…

Un inquiétant article du New York Times nous apprend que les missiles anti-char de fabrication américaine TOW affluent en Syrie, fournis par les Saoudiens avec le consentement US, à destination des terroristes modérés si chers à l’Occident. L’article cite des commandants rebelles : « Nous recevons ce que nous demandons en un laps de temps très court. Nous pouvons en avoir autant que nous voulons ». Un officiel fondamentaliste saoudien l’avait annoncé la semaine dernière et, pour une fois, les amis du gouvernement français ont tenu parole. Notons d’ailleurs la parfaite mauvaise foi du wahhabite : « Les bénéficiaires seront l’Armée de la conquête, l’Armée syrienne libre et le Front Sud, mais pas Al Nosra (= Al Qaeda) ni l’Etat Islamique ». Etant donné que le principal groupe de l’Armée de la conquête est Al Nosra, nous sommes en plein foutage de g….., mais les Saoudiens ont l’habitude.

Cette évolution de l’armement des terroristes modérés explique peut-être que, malgré les intenses bombardements russes, parfois au prix d’acrobaties assez invraisemblables, la grande offensive de l’armée syro-hezbollo-iranienne patine un peu. Certes, des progrès ont été réalisés, du terrain reconquis, mais aucune victoire stratégique n’a encore eu lieu. Ne restent plus aux Russes qu’à intensifier encore leurs bombardements, ce qu’ils ne vont pas se priver de faire étant donné que ça leur permet également d’éliminer des djihadistes tchétchènes qui ne rentreront donc pas au bercail [le chef d’Ahrar al Sham, groupe syrien modéré d’entre tous, était donc un Tchétchène, ce qu’ont l’air de trouver tout à fait normal les chancelleries occidentales…]

Les Américano-saoudiens semblent avoir choisi le chemin de l’escalade du conflit, ce qui est encore confirmé par les propos très agressifs de Carter, le chef du Pentagone, ou le refus de Washington de rencontrer une délégation russe menée par le premier ministre Medvedev afin de coordonner les stratégies des deux Grands en Syrie. Tant que vous bombardez nos petits amis d’Al Qaeda et affidés, on vous cause pas.

Quelle mouche pique donc les Américains ? Quelles que soient les raisons de cette névrose, elle ne manque pas d’inquiéter. D’ailleurs, l’article du New York Times, étonnant d’honnêteté pour cette publication néo-conservatrice, se fait l’écho de ce malaise. Il y est écrit noir sur blanc ce que tout le monde sait – les « rebelles modérés » ne sont pas nombreux et alliés à des groupes djihadistes au premier rang desquels on retrouve Al Qaeda – et, à lire entre les lignes, on y découvre une incompréhension de la voie suivie par l’administration américaine. Un éditorial du même journal va même encore plus loin et propose de s’allier à Moscou pour se partager le travail : les Russes tapent sur Al Qaeda (nouvel aveu que les rebelles modérés n’existent pas) et les Etats-Unis sur l’EI. Décidément, il se passe quelque chose de pas net dans les sphères du pouvoir US si même un journal aussi russophobe que le New York Times en vient à faire ce genre de proposition. La lecture des centaines de commentaires est également intéressante : c’est un déluge de critiques envers la folle politique américaine de soutien aux djihadistes en Syrie, ce qui n’est pas sans rappeler la fronde d’une partie de l’armée US en 2013 quand il était question de bombarder Assad (la fameuse campagne « I will not fight for Al Qaeda in Syria » sur les réseaux sociaux). Question subsidiaire : la mafia médiatique européenne, qui doit tomber des nues et suer à grosses gouttes après avoir lu les aveux du temple du néo-conservatisme US, va-t-elle suivre le mouvement et enfin présenter honnêtement la situation en Syrie ?

Reste à savoir ce que va faire la Russie, et dans une moindre mesure l’Iran, si Ankara, Riyad et Washington persistent à chercher la confrontation en armant les terroristes modérés. Une conflagration mondiale entre Russes et Américains est bien sûr exclue, mais Poutine a plusieurs cartes en main pour refroidir Turcs et Saoudiens.

A Ankara, le sultan craint plus que tout un soutien russe aux Kurdes. Voilà qui est justement susceptible d’amener Erdogan à la raison : si tu continues à fournir Al Qaeda et consorts, je ferai de même avec tes meilleurs ennemis du PKK et des YPG. Avec le doublement du Nord Stream, Moscou n’a presque plus besoin du Turk Stream (c’est même peut-être en prévision de l’intervention en Syrie que Poutine a changé son fusil d’épaule et privilégié la route nord).

Quant aux Saoudiens, il existe une possibilité formidable à tous les sens du terme, bien que très hypothétique pour l’instant. C’est une idée qui avait traversé l’esprit de votre serviteur il y a quelques semaines mais qu’il avait chassée tellement elle lui paraissait énorme… jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans la conclusion d’un article passionnant du site spécialisé Oil Price. L’article lui-même s’attache aux causes énergétiques du conflit syrien, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises ici. Les pays du Golfe (dont le Qatar et son projet de méga-gazoduc) voulaient faire transiter leurs fabuleuses ressources en hydrocarbures vers l’Europe, le tout sous contrôle américain, ce qui aurait eu pour effet de marginaliser considérablement la Russie. Passer par l’Irak saddamique puis chiite étant impossible, la seule voie pour les pipelines du Golfe était la Syrie, pays à majorité sunnite qui ne ferait aucune difficulté une fois Bachar renversé.

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Assad ne l’entendait pas de cette oreille, qui mettait une contre-proposition sur la table : un tube « chiite » Iran-Iraq-Syrie. De quoi donner une crise d’urticaire aux cheikhs du Golfe et à leur allié américain. Quatre ans après, Riyad, Doha et Washington n’ont pas abandonné l’idée bien que le projet paraisse maintenant bien compromis (même si Assad perdait finalement, l’EI est devenu totalement incontrôlable).

Mais revenons à notre idée, géniale, diabolique, colossale en réalité. Nous avons vu il y a quelques jours comment la coalition irano-irako-syro-russe pourrait, avec l’aide des Kurdes au nord, mettre fin à l’EI. Notons d’ailleurs au passage qu’à l’est, les Irakiens commencent à avancer et ont quasiment réussi à tuer le calife grâce au centre de renseignement commun mis sur pied avec Téhéran, Moscou et Damas (ce n’est certes pas sur les Américains que Bagdad pouvait compter pour trouver les cibles de l’EI…)

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Cher lecteur, que voyez-vous sur cette carte ? Entre la poussée Syrie-Iran-Hezbollah à l’ouest, kurde au nord et Irak-Iran à l’est, le tout soutenu par l’aviation russe, l’Etat Islamique serait cerné et n’aurait plus qu’une échappatoire : vers le sud, vers… l’Arabie Saoudite !

Ô divin retour à l’envoyeur, renvoi du monstre à son créateur… Riyad prend les choses suffisamment au sérieux pour ériger une frontière électronique. Mais si cet amusant gadget peut stopper quelques djihadistes égarés dans le désert, que fera-t-il face à des (dizaines de) milliers de fanatiques surarmés et désespérés ? Gageons que les bombes US retrouveront soudain toute leur efficacité mais sera-ce suffisant ?

Si l’EI entre en Arabie Saoudite, c’est tout le fragile édifice de la monarchie moyenâgeuse wahhabite qui explose. Et avec elle les prix du pétrole. Pour Poutine, ce serait un incroyable triple coup : s’allier aux Kurdes et ravaler la Turquie au rang de faire-valoir, détruire la maison des Seoud et faire enfin grimper les prix du pétrole à des niveaux jamais atteints. Nous n’en sommes pas (encore ?) là…

http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/a-quoi-jouent-les-americains.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Que se passe-t-il en TURQUIE ? Une analyse éclairante des communistes du TKP. Le blog d'Eldiablo.

20 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Turquie

Que se passe-t-il en TURQUIE ? Une analyse éclairante des communistes du TKP

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Nul n'a pu échapper aux événements de ces dernières semaines :

 

le scandale de corruption éclaboussant au-delà du gouvernement le système AKP avec le rôle de l'obscure confrérie de Fethullah Gülen, la renaissance des manifestations par dizaines de milliers dans les rues d'Istanbul et d'ailleurs, l'exigence qui monte de démission du gouvernement, le discours qui perce de la gauche et des forces communistes.

 

Pour comprendre ce qui se passe en Turquie, au-delà du chaos délibérément répercuté dans nos médias, voici l'analyse que propose le Parti communiste turc (TKP) de la crise politique actuelle en Turquie.

PC-Turquie

Fin de route pour le gouvernement AKP

 

Que se passe-t-il en Turquie ? Comment doit-on aborder la crise politique actuelle et quelles sont les raisons derrière celle-ci ? Est-ce que le principal parti d'opposition, CHP (kémaliste), représente une alternative au gouvernement ? Comment ouvrir la voie à une république populaire ?

 

Il y a onze ans, en dépit de certaines hésitations, les États-Unis ont considéré l'AKP comme une option « qui valait la peine d'être testée » pour diriger la Turquie.

 

Le parti islamique néo-libéral fut ravi de servir les intérêts américains au Moyen-orient. L'AKP a soumis un plan aux décideurs américains qui envisageaient à l'époque la défense d'une variante de l'Islam sunnite dans la région.

 

Cette variante de l'Islam politique serait compatible avec les intérêts du capital mondial et de ses centres impérialistes. L'AKP était assez ambitieuse ; elle n'était pas satisfaite par la diplomatie passive de la politique étrangère turque classique.

 

Ayant finalement convaincu l'administration américaine de son allégeance aux intérêts impérialistes, l'AKP a acquis une position d'allié de premier rang des États-Unis, « partenaire stratégique » au Moyen-orient.

 

En Europe aussi, les gouvernements de droite comme de « gauche » au sein de l'UE furent enthousiasmés par ce nouveau parti proposant un islamisme pro-occidental et pro-capitaliste.

 

En dépit de certaines préoccupations historiques et communautaires, l'Iran a perçu le gouvernement islamiste comme une opportunité importante.

 

La Russie est partie du principe qu'il serait possible d'aligner ses intérêts avec ceux du gouvernement Erdogan, pour ce qui était des relations économiques et énergétiques, ce gouvernement qui se vantait de son fond « commerçant ».

 

Israel était déjà bien au courant du pragmatisme de la tradition Milli Görüş (Voie nationale), le mouvement dont est issu l'AKP. Ils ne considéraient pas l' « identité islamique » comme un problème, tant que les relations économiques et militaires roulaient.

 

La bourgeoisie turque a découvert l'esprit patronal de l'AKP et a réalisé que cette nouvelle équipe était un candidat de qualité pour créer un rosier sans épines pour le capital, et pour utiliser son fond religieux pour amortir les réactions sociales potentielles aux offensives néo-libérales qui s'annonçaient contre la classe ouvrière.

 

Ce n'est pas seulement la secte de Fethullah Gülen mais aussi d'autres sectes religieuses qui ont soutenu l'AKP, dans leurs propres intérêts (économiques).

 

Le mouvement kurde attendait du gouvernement AKP, qui n'est pas dans la lignée des politiques de l' « État nationaliste traditionnel », pouvait être l'occasion de résoudre le problème kurde.

 

Qu'est-ce qui a mal tourné ?

 

L'AKP a récemment perdu du crédit vis-à-vis de l'impérialisme américain, en termes de crédibilité et de fiabilité en tant que gouvernement durable.

 

Un compte-rendu des raisons derrière le déclin de l'AKP devrait insister sur le rôle de deux échecs : le premier, l'effondrement total de la politique étrangère turque en Syrie et la friction sur le soutien ou non aux éléments de l'opposition syrienne directement liée à Al Qaeda.

 

Second échec, l'impuissance du gouvernement à contrôler les incidents qui ont mené au soulèvement populaire en juin contre sa politique toujours plus oppressive, en Turquie.

 

Il est important aussi de noter que les alliés d'Erdogan ont aussi perdu du terrain au Moyen-orient, pendant la même période. Un mouvement populaire, suivi par un coup militaire, a renversé les Frères musulmans en Égypte. Le gouvernement Ennahda en Tunisie a aussi perdu du terrain.

 

En termes de dynamiques politiques internes, l'AKP était soutenu par une coalition de forces qui comprenaient le capital turc traditionnel et des organisations religieuses.

 

Les principaux éléments du gouvernement AKP actuel qui gère la Turquie depuis onze ans sont l'entourage d'Erdogan et la communauté Gülen (aussi connue sous le nom de Mouvement Hizmet), dont le leader a vécu aux États-Unis pendant plus d'une décennie.

 

En alliance avec la communauté Gülen, l'AKP a irrévocablement réussi à placer l'armée et la justice sous son contrôle remplaçant par conséquent la République kémaliste par un nouveau régime islamiste.

 

Tout au long de cette transformation, et en collaboration avec la communauté Gülen, l'AKP a établi son propre pouvoir après avoir fait main basse sur les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Les membres de la communauté Gülen, toutefois, tiraient les ficelles de ce dernier, ainsi que des forces de police.

 

La crise actuelle peut être analysée comme une fracture au sein du bloc dirigeant en Turquie. La coalition de forces, comprenant le capital international et l'impérialisme américain, qui ont soutenu le gouvernement AKP jusqu'à récemment, se demandent désormais si ils doivent continuer à laisser Erdogan au pouvoir.

 

 

Cette dernière « opération de corruption » qui a été déclenchée doit être analysée dans ce contexte. Par ses cadres dans la justice et la police, c'est la communauté Gülen, sous directives américaines, qui a poussé le bouton de l'opération.

 

L'objectif de cette opération est d'affaiblir directement l'AKP et de brider l'ego d'Erdogan, qui a fréquemment proposé des politiques allant en contradiction avec les intérêts impérialistes dans la région.

 

Bien que le déclin du gouvernement soit entamé, il faut s'attendre à ce que l'opération dure un moment avant que ne soit porté le coup final.

 

Les centres impérialistes, le capital national et international ont besoin de temps pour trouver de nouvelles alternatives, de nouvelles configurations de pouvoir pour remplacer le gouvernement AKP.

 

Cette nouvelle configuration pourrait comprendre le parti social-démocrate d'opposition CHP, la communauté Gülen et certains cadres de l'AKP.

 

Des signes forts existent, indiquant que le parti laïque dit de « gauche » CHP, sous la direction de Kemal Kılıçdaroğlu est prêt à coopérer avec les Etats-unis et la communauté Gülen.

 

Kılıçdaroğlu a évité de faire tout commentaire négatif sur le rôle des Etats-unis et de la communauté Gülen ont joué dans le scandale de la corruption. On sait bien que Kılıçdaroğlu a conduit des négociations avec les associations liées à la communauté Gülen.

 

On peut le voir au choix des candidats aux municipales du CHP. Le candidat à Istanbul est connu pour avoir des liens étroits avec la communauté Gülen et le candidat à Antakya est l'ancien maire AKP, que l'AKP a choisi de ne pas introniser.

 

La fin de l'AKP est proche

 

Les gens avaient cette conviction pessimiste que « ce gouvernement ne s'en irait jamais ».

 

En juin, un mouvement populaire est né et il a réussi à mobiliser même les plus pessimistes et nous avons tous pu voir comment l'équilibre politique du pays a radicalement changé, en quelques jours.

 

Le principal mot d'ordre dont s'est emparé le peuple en Juin était « Gouvernement, démission ! Dictateur, démission ! ». Le principal mot d'ordre dans les rues aujourd'hui est encore le même « Dictateur, démission ! ».

 

 

La défaite du dictateur, cependant, ne doit pas être laissée aux Gülenistes ou aux Etats-unis. Le peuple doit faire son travail. Il est de la responsabilité du TKP (Parti communiste turc) d'organiser la résistance populaire de Juin dans un mouvement politique qui finira le travail commencé par la résistance.

 

source:Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

http://www.communcommune.com/article-que-se-passe-t-il-en-turquie-une-analyse-eclairante-des-communistes-du-tkp-121917183.html

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Interview de Bahar depuis son exil en Italie : « Ce n’est pas en mettant les journalistes en prison qu’on combat le terrorisme ! ». Le site Investig'Action.

4 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Turquie

Interview de Bahar depuis son exil en Italie : « Ce n'est pas en mettant les journalistes en prison qu'on combat le terrorisme ! » 


INVESTIG'ACTION

Après 13 jours de prison suite à un mandat d'arrêt international lancé contre lui, Bahar Kimyongür, citoyen belge, est actuellement assigné à résidence à Massa, en Italie. Militant pour la paix, arrêté à nouveau le 21 novembre, il semble être la tête de Turc du régime Erdogan. Celui-ci veut le condamner à 22 ans de prison pour avoir manifesté dans le Parlement européen contre la torture pratiquée dans les prisons turques. Pourtant, les Justices belge et hollandaise ont jugé infondées les accusations de terrorisme portées contre lui. L'affaire Kimyongür soulève de grandes interrogations sur le fonctionnement d'Interpol et des abus qu’en font certains Etats. Bahar risque l’extradition vers la Turquie et Amnesty dénonce cette violation grave de ses droits fondamentaux. Cette chasse à l'homme est un non sens qu'il est urgent de dénoncer ! Nous avons pu joindre Bahar sur Skype pour une interview. IGA

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INTERVIEW SKYPE : INVESTIG'ACTION - La qualité sonore de l'enregistrement est parfois réduite à cause d'une mauvaise connexion. Veuillez nous en excuser. 

 

Source : Investig'Action

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