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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Quelques premières réflexions sur l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara. Le SAKER

21 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La Turquie

Quelques premières réflexions sur l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara


Saker US

Par le Saker – Le 21 décembre 2016 – Source The Saker

Bon, donc ce soir nous avons le nom de l’assassin, il s’agit de Mevlut Mert Aydintas, un policier de 22 ans qui avait été récemment licencié à la suite de la répression anti-Güleniste d’Erdogan contre les forces qui avaient récemment tenté de le renverser. Nous avons aussi une vidéo très utile de l’assassin.

Cette vidéo de l’attaque montre aussi quelque chose de très important : les seuls coups tirés sont ceux de l’assassin.

Cela signifie une de ces deux choses : soit personne n’était chargé de la sécurité dans cette exposition, soit la salle dans laquelle ce meurtre s’est déroulé était considérée comme « sûre/stérile » parce qu’elle était à l’intérieur d’un périmètre de la sécurité intérieure que nous ne voyons pas dans cette vidéo.

Je trouve la seconde hypothèse beaucoup plus probable. Cela expliquerait aussi pourquoi et comment Mevlut Mert Aydintas y est arrivé si facilement : il a simplement flashé son identifiant de policier et on l’a laissé passer.

Lorsque de tels événements se produisent, il est aussi important de se poser la question : cui bono – au bénéfice de qui ?

Erdogan ? Non

Je ne vois absolument aucune raison imaginable pour laquelle Erdogan voudrait que l’ambassadeur de Russie soit assassiné à Ankara, mais je peux aisément imaginer une longue liste de raisons pour lesquelles il ne voudrait pas du tout que cela arrive. Certains diront à juste titre que la chute d’Alep humilie la Turquie et Erdogan, et je suis d’accord. Mais je rappellerai à tous que Erdogan avait à l’évidence un accord avec les Russes et les Iraniens lorsqu’il a déplacé ses forces au-delà de la frontière et qu’il a occupé le nord de la Syrie. Il est hors de question qu’il ait risqué un tel geste contre la volonté de Moscou et de Téhéran. Donc quel était cet accord ? Nous ne le saurons probablement jamais, mais il incluait clairement une disposition qui limitait les actions de la Turquie à une étroite bande de terre au nord. Si cette hypothèse est correcte, alors Alep devrait être considérée comme hors de la « sphère des intérêts turcs » en Syrie, du moins dans la conception tripartite turco-irano-russe.  Erdogan savait-il qu’Alep tomberait et tomberait si rapidement ? Probablement pas. Il semble que Erdogan a été déjoué par les Russes et les Iraniens. Mais il avait certainement de meilleures options pour riposter contre la libération d’Alep que de voir l’ambassadeur russe assassiné à Ankara. Le fait est que les Turcs n’ont pratiquement rien fait lorsque Alep a été libérée, au plus ont-ils aidé les Russes à évacuer la part des « bons terroristes ».

Même si Erdogan est fou, il est suffisamment intelligent pour comprendre que si l’ambassadeur russe est assassiné à Ankara, l’OTAN ne fera rien pour le protéger et que les Russes peuvent tirer un missile de croisière exactement dans la fenêtre de sa chambre à coucher. Ergodan est peut-être cinglé, mais il n’est clairement pas ce genre de cinglé là.

Enfin, souvenons-nous des conséquences désastreuses pour la Turquie après le tir qui a abattu le SU-24 russe et le fait, corroboré par de nombreux récits, que les services de renseignement russes ont sauvé Erdogan, probablement au sens littéral, en l’avertissant du coup d’État contre lui.

Donc pour toutes ces raisons, Erdogan n’est pas sur ma liste actuelle de suspects. Ne jamais dire jamais, de nouveaux faits pourraient surgir, en particulier avec un maniaque comme Erdogan, mais en ce moment, je présumerai qu’il n’a rien à voir avec ce qui est arrivé.

Daech & Co?  Peut-être

Bon, il est assez évident que Daech & Co avaient une très longue liste de raisons de vouloir tuer un responsable russe de haut niveau. Donc oui, ils avaient assurément le mobile. Si on considère les succès des extrémistes islamistes radicaux dans leur investissement de l’État profond (et pas si profond) turc, Daech & Co en avaient aussi les moyens. Quant à la possibilité, la vidéo ci-dessus [censurée depuis par Youtube, NdT] montre clairement que non seulement Mevlut Mert Aydintas a eu le temps de tirer plusieurs fois sur l’ambassadeur russe (j’ai compté 9 coups), mais qu’il a eu encore le temps ensuite de rester là et de hurler toutes sortes de slogans sur la Syrie, Alep et Dieu. Nous ne connaissons pas encore tous les détails, mais c’est déjà une preuve très forte que la sécurité lors de cet événement était lamentable.

Gulen, la CIA, Obama & Co?  Peut-être

Oui, ils sont aussi sur ma liste de suspects. Les Gulénistes n’ont rien à perdre, la CIA est devenue folle de rage et de peur avec l’élection de Trump et l’administration Obama très en colère, offensée, profondément vindicative et par ailleurs totalement habitée de mauvaises personnes qui aimeraient déclencher une nouvelle crise entre la Russie et la Turquie ou faire payer d’une manière ou d’une autre les Russes pour l’humiliation infligée à l’Empire anglo-sioniste à Alep. Souvenez-vous que c’est exactement comme ça que la CIA tue toujours les dignitaires étrangers : en sous-traitant le meurtre à un fanatique local de manière à préserver la possibilité de ce qu’ils appellent « un déni plausible ».

Pendant la Guerre froide, les Soviétiques et les Américains partageaient la conception tacite que « nous ne nous tuons pas les uns les autres ». Cela n’a jamais été formellement dit ou reconnu, mais je vous assure que c’était vrai : aucun camp ne voulait déclencher une escalade sans fin d’assassinats et de contre-assassinats. Mais la CIA d’aujourd’hui est une plaisanterie pathétique comparée à la CIA de la Guerre froide, et avec le mélange actuel de cancres médiocres à sa tête, je ne serais pas surpris que quelque idiot à Langley ait approuvé le meurtre d’un ambassadeur russe. Par ailleurs, si les Américains ont été assez fous et imprudents pour tenter de renverser Erdogan, pourquoi n’essaieraient-ils pas d’assassiner un ambassadeur russe ?

Qu’en est-il de l’hypothèse du tireur isolé ?

Eh bien il est impossible de prouver le contraire. Mevlut Mert Aydintas a perdu son travail lors de la récente purge, il avait des pouvoirs de police et son attitude sur la vidéo semble être un exemple classique du genre de comportement fanatique que pourrait manifester un dingue. Donc oui, il est possible que Mevlut Mert Aydintas ait agi seul. Après tout, il avait seulement besoin d’un pistolet et d’un badge de policier. Voyons ce que les Turcs, et les Russes, découvriront à son propos. Pourtant, j’en doute. Cette sorte de personnalité est habituellement choisie par un État qui soutient le terrorisme et ensuite activée lorsque c’est nécessaire. Mon intuition me dit qu’il n’a pas agi seul. Quelqu’un a probablement utilisé Mevlut Mert Aydintas.

Questions difficiles

Ici, j’espère vraiment me tromper, mais si je veux être honnête, je dois admettre que je suis totalement incapable de trouver une excuse à la sécurité négligente autour de l’ambassadeur Andrei Karlov.  Et je ne pense pas aux Turcs ici, je pense aux services de sécurité russes. Voici pourquoi.

Même si nous supposons que les Turcs avaient dit aux Russes qu’ils avaient établi un périmètre « sûr/stérile » autour de l’exposition et que le public normal n’y entrerait pas, les images montrent ce qui semble n’être que quelques hôtes, il n’y a pas d’excuse pour les Russes de ne pas avoir placé au moins un garde du corps à proximité immédiate de l’ambassadeur. La Turquie n’est pas seulement un pays en guerre, mais la Russie prend part à cette guerre, les Takfiris ont fait une longue liste de menaces contre la Russie et, enfin, la Turquie est un pays qui a souffert du terrorisme depuis des années et qui vient de subir une tentative de coup d’État sanglant. Dans un tel pays, des officiels de haut rang comme un ambassadeur devraient avoir été protégés par tout un groupe de gardes du corps, mais dans ce cas, il n’y en avait à l’évidence aucun. Oh sûrement les Russes peuvent accuser les Turcs d’avoir établi un périmètre merdique, mais en tant que professionnels ils devraient savoir que les Turcs ont déjà des difficultés extrêmes à s’occuper de leurs propres terroristes et qu’à la suite des purges massives, les services de sécurité sont dans un état chaotique. Maintenant, est-ce qu’un seul garde du corps aurait fait la différence ?

Oui, c’est possible.  C’est même probable, en fait.

D’après la vidéo, il apparaît que Mevlut Mert Aydintas se tenait à environ 5 mètres derrière l’ambassadeur Karlov lorsqu’il a ouvert le feu. Apparemment, pas un seul des coups de feu n’a frappé l’ambassadeur à la tête. Si ce dernier avait porté un gilet pare-balles ou tout autre type de protection, il aurait probablement survécu à cette première volée de balles (à moins que l’une d’elles ne frappe les cervicales).  Un seul garde du corps aurait ensuite facilement pu tuer Mevlut Mert Aydintas et mettre l’ambassadeur en sécurité. À l’évidence, Karlov ne portait aucune sorte de protection ce jour-là. Pourquoi ? Il n’avait pas un seul garde du corps près de lui. Pourquoi ? On n’entend aucune voix russe sur la vidéo, donc il semble qu’il n’y avait aucune sécurité russe nulle part près de l’ambassadeur. Pourquoi ?

Normalement, les ambassadeurs sont une cible très facile. Tout le monde les connaît, leur programme est public et, contrairement à ce que beaucoup semblent penser, la plupart d’entre eux n’ont aucun agent de sécurité. Je suis totalement surpris que plus d’ambassadeurs ne soient pas régulièrement abattus. Dans les pays à haut risque, cependant, les ambassadeurs sont généralement protégés, en particulier ceux représentant des pays impliqués dans une guerre ou qui sont des cibles probables d’attentats terroristes. Certes, en règle générale, les Russes, y compris les diplomates, tendent à être plus braves ou téméraires (choisissez le terme qui convient) que leurs homologues occidentaux : ils ne paniquent pas facilement et ils aiment à montrer qu’ils n’ont pas peur. Mais ce genre d’attitude doit être surveillée par des professionnels.

Franchement, cela me met en colère de voir combien de Russes ont été tués par cette attitude laxiste à l’égard du risque personnel et de la sécurité.  Oui, il est très noble d’être courageux, mais mourir tué par un fou est aussi totalement stupide. Je me sentirais beaucoup mieux si les responsables et les politiciens russes étaient un petit peu moins courageux et un petit peu plus rigoureux. Parce que ce qui est arrivé aujourd’hui pose la question : la prochaine fois, à qui le tour ?

Conclusions

Ce qui est arrivé aujourd’hui est une tragédie doublement douloureuse du fait qu’elle aurait probablement pu être évitée. Les services de sécurité turcs arrêteront probablement dans la nuit quasiment tous ceux que Mevlut Mert Aydintas a rencontrés, et ils obtiendront des quantités d’aveux. Je suis quasiment sûr qu’ils partageront nombre de ces données avec les Russes, ne serait-ce que pour montrer combien ils sont désolés. Hélas, tant les Turcs que les Russes ont une longue tradition du secret, et nous ne trouverons peut-être jamais qui, s’il existe, était réellement derrière Mevlut Mert Aydintas.

La seuls chose dont je suis sûr est que Poutine ne fera rien de conséquent, peu importe qui est derrière cet assassinat. Si ce sont les Takfiris, les gens impliqués mourront dans les deux prochaines années. Si la CIA est impliquée, alors les Russes seront beaucoup plus prudents et pourraient choisir d’agir d’une manière très différente, éventuellement au travers de la prochaine administration. L’assassinat de l’ambassadeur Karlov ne parviendra par à faire dévier les efforts russes et iraniens pour arriver à une sorte de solution régionale à la guerre en Syrie, ni ne changeront la détermination des Russes d’empêcher l’Empire anglo-sioniste de transformer la Syrie en un autre Takfiristan.

Quant à la Russie et à la Turquie, tant que Erdogan reste au pouvoir, elles continueront à essayer de collaborer contre toute attente et en dépit de différences profondes et fondamentales. Ni la Russie ni la Turquie, qui se sont combattues dans douze guerres au cours de l’Histoire, n’ont d’autre choix.

The Saker

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Diane pour le Saker francophone

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Syrie - Daesh - Révélations incroyables sur France Inter !

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Il y a quelques semaines, nous aurions du aller chercher de telles informations sur les chaînes russes, pour se faire alors dénigrer. Et pourtant, après une catastrophe parfois tout change! Du moins c'est l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui

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«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

 

SputnikNews, 16.12.2016

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

Tandis que la libération d’Alep bat son plein, la journaliste Vanessa Beeley raconte dans une interview à Sputnik ce qu’elle a vu de ses propres yeux à Alep-Est et le compare à l’image créée par les médias mainstream,

Aujourd’hui, les médias vedettes se voient plongés dans une extrême hystérie quant à la situation dans la partie est d’Alep. Mais est-ce que leur couverture est fidèle à la réalité ? Pour découvrir ce qui se passait vraiment dans la ville, Vanessa Beeley, journaliste d’investigation et militante pour la paix, a visité des quartiers libérés des terroristes et a parlé avec la population civile.

« Je peux vous dire définitivement que la plupart des textes de ces médias citent des sources non vérifiées et ainsi leurs informations ne correspondent pas à la réalité », estime Mme Beeley. « Je viens de revenir dans la capitale syrienne et avant j’ai passé trois jours à Alep-Est. Nous nous sommes rendus dans le quartier de Khanano d’où les djihadistes ont été chassés il y a un ou deux jours, nous avons parlé avec les civils. Nous avons vu clairement des scènes de liesse suite à la libération de la ville des groupes armés dirigés par le Front al-Nosra, connu également comme Al-Qaïda en Syrie (le groupe Front al-Nosra a cet été annoncé la fin de ses liens avec Al-Qaïda et s’est rebaptisé Fatah al-Cham, ndlr), financé par l’Otan et les pays du Golfe ».

L’aide humanitaire désuète des terroristes

Plusieurs habitants civils ont été ravis de pouvoir finalement partager ce qui s’était passé lors de leur « incarcération » par les groupes armés. « La plupart d’entre eux ont exprimé leur reconnaissance aux troupes gouvernementales pour leur libération. Ils ont d’ailleurs mentionné que les groupes terroristes recevaient de l’aide humanitaire, y compris des provisions et des médicaments. Ils les stockaient pour les vendre ensuite à la population locale à des prix exorbitants », révèle la journaliste. La majorité des habitants recevaient des provisions en quantités très limitées. Par exemple, une femme a raconté que sa famille de 12 personnes recevait tous les trois jours 12 morceaux de pain. De même, Mme Beeley a vu beaucoup d’enfants épuisés à cause de la faim. « N’importe où, où nous arrivions, nous voyions l’armée gouvernementale syrienne et des militaires russes donner des provisions aux locaux », poursuit-elle.

Les gens en larmes de bonheur après la libération

L’équipe de Mme Beeley a visité Khanano et Sheikh Said, tout récemment libérés, et la vieille ville d’Alep, théâtre de combats acharnés il y a encore un jour. Ainsi, la journaliste a pu voir de ses propres yeux les conséquences des batailles sur le terrain entre les terroristes et l’armée syrienne. Ensuite, dans la nuit où la vieille ville d’Alep a été reprise par Damas, elle a été témoin d’une immense jubilation dans la partie nord de la ville.

« Notre chauffeur de taxi pleurait de bonheur et disait que c’était un moment merveilleux, qu’il était probable qu’enfin les deux parties de la ville soient réunies et qu’il puisse revoir sa famille qu’il n’avait pas vue depuis cinq ans », se rappelle Mme Beeley. « Toutes ces balivernes selon lesquelles les troupes gouvernementales tueraient brutalement puis exécuteraient des civils, sont tout simplement répréhensibles. Nous n’avons rien vu de cela ».

Des hôpitaux contrôlés par les djihadistes

Les journalistes ont également visité un centre d’enregistrement dans le quartier de Jibreen où viennent les civils ayant fui les quartiers des terroristes. S’étant enregistrés, ils partaient accompagné de soldats de l’armée, ces derniers les aidaient à porter leurs biens, leur donnaient des repas et des boissons chaudes car il fait actuellement relativement froid à Alep.


Puis, ils se sont dirigés dans des hôpitaux de campagne russes où l’on leur a permis de faire un reportage.

« Nous avons vu des médecins russes soigner toute sorte de blessures — il y avait des cas de fractures de membres qui n’avaient pas guéri quand ils étaient dans les quartiers sous contrôle des djihadistes ». Il n’y avait pas de manque d’hôpitaux dans la ville, ont raconté les civils. Pourtant, plusieurs d’entre eux ont été transformés en hôpitaux de campagne pour soigner les terroristes. « Plusieurs personnes sont venues pour me montrer leurs blessures par balle non soignées car ils avaient eu peur de demander de l’aide médicale aux terroristes. Plusieurs ont dit que les terroristes ne leur donnaient pas de médicaments », partage l’interlocutrice de Sputnik. À qui la faute ?

« Ça a été un flux incessant d’horreurs, mais les forces gouvernementales n’ont rien à voir avec elles. Il faut blâmer les terroristes, soutenus par les pays du Golfe persique et par l’Otan, qui ont privé ces gens de la liberté, les ont utilisés comme boucliers humains, ont violé et emprisonné leurs filles. On m’a raconté une histoire d’une femme qui habitait à Khanano et avait faim à un point de supplier les djihadistes de lui donner quelque chose à manger — et ils lui ont tiré dans la bouche ».

La journaliste a également demandé s’il y avait des cas de « traitement brutal » de la part de l’armée syrienne, mais les gens « l’ont regardée comme si elle était folle ». « Ils ont dit : dans les faits, ils nous ont libérés, nous ont emmenés dans des camions à Jibreen, en toute sécurité, nous ont donné des repas, des vêtements et nous ont accordé tout type d’aide pour nous aider à revenir dans nos maisons ou bien pour nous abriter avant que le gouvernement ne nous accorde un nouveau logement ».

Les sources de la rhétorique des médias mainstream

Entre-temps, les médias mainstream continuent de couvrir toutes ces prétendues atrocités commises par l’armée syrienne, la Tour Eiffel a été éteinte en signe de solidarité avec les Aleppins, des gens manifestent pour montrer leur soutien aux rebelles… Selon Mme Beeley, la libération d’Alep a finalement dévoilé au grand jour les mensonges de ces médias. « La libération d’Alep a provoqué un changement dans le paradigme, a exposé les mensonges que les médias mainstream avaient diffusés ces quatre dernières années et qui en fait n’ont fait qu’empirer la douleur des civils, empêchant toujours de résoudre la question de l’évacuation ». Encore un détail qu’on tend à oublier : les forces gouvernementales sont composées de gens qui étaient des civils avant la guerre. « La plupart des soldats de l’armée gouvernementales, surtout ceux que j’ai vus dans le quartier de Khanano, avec qui j’ai parlé et fait des interviews, la plupart d’entre eux ont pu revenir chez eux après la libération d’Alep. C’est ce qu’on commence à oublier : l’armée gouvernementale syrienne est composée de civils. Je crois que dans toutes les familles il y a quelqu’un qui s’est inscrit dans l’armée ».

C’est la première fois que les soldats syriens sont parvenus à rentrer chez eux. À quoi bon alors libérer la ville des djihadistes, pour ensuite violer, exécuter et tuer ses proches ? Aujourd’hui, on voit l’Onu changer d’avis sur certains sujets, les médias mainstream dire « Bon, voilà, ça a été une source non vérifiée… ». Mais pourquoi en parlent-ils toujours ?

« Une telle conduite mine les bases de l’éthique journalistique — publier une histoire sans vérifier la source. Et je vous dirais qu’aucun média mainstream ne vérifie ses sources. Comment ces soi-disant activistes réussissent à joindre CNN via Skype ? J’ai passé trois jours à Alep-Est et je n’ai eu ni 3G, ni Wi-Fi, ni électricité, je ne pouvais même pas utiliser mon portable, car il n’y avait pas de signal. Et alors expliquez-moi, les médias mainstream, comment ces « activistes » parviennent à vous envoyer des vidéos parfaitement filmées via Skype ? », s’interroge-t-elle.

16.12.2016

Source:

https://fr.sputniknews.com/international/201612161029208290-alep-couverture-medias-mainstream/

 

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Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La Turquie, #Ukraine

Stratégie masquée de la guerre, Pr Daniele GANSER

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Dans cette conférence, le professeur Daniele Ganser, historien à l’Université de Bâle et président de l’ASPO-suisse nous parle de ses recherches sur les stratégies masquées de la guerre. Autrement dit, les méthodes officieuses et nécessairement cachées qui permettent à des États ou des organismes privés de créer et de mener des guerres.

Auteur du livre « Les armes secrètes de l’OTAN » traduit en neuf langues, il nous dépeint ici une contre histoire dans les coulisses de la géopolitique. Loin des versions officielles, des informations mainstream, les données que nous livre Daniele Ganser nous permettent de mieux comprendre les enjeux réels des guerres, ce qui peut être dit au public et ce qui ne le sera sans doute jamais.

Au-delà des pirouettes intellectuelles pour détourner l’attention du grand public envers ces sujets, notamment par l’utilisation de termes « prêt à penser » tels : conspirationniste, complotiste, etc. L’analyse des faits, des données disponibles est la seule manière objective de pouvoir émettre un jugement fondé. L’officielisme étant enseigné insidieusement et vendu quotidiennement comme la seule manière de voir le monde (notamment sur le sujet de la géopolitique), il parait essentiel de poser la recherche sur les faits et non sur des éléments de rhétorique.

Les informations que nous livre Daniele Ganser peuvent être complétées et corrélées par celle de John Perkins dont vous pouvez visionner une interview ci-dessous.

Pour plus d’information concernant le réseau Gladio, c’est par ici :

Je vous conseille aussi la lecture du très bon livre de Peter Dale Scott « L’état profond Américain ».

Mise en page 1

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«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Les média, #La Turquie

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

 

SputnikNews, 16.12.2016

«Atrocités» de l’armée syrienne: les sources des médias mainstream exposées

Tandis que la libération d’Alep bat son plein, la journaliste Vanessa Beeley raconte dans une interview à Sputnik ce qu’elle a vu de ses propres yeux à Alep-Est et le compare à l’image créée par les médias mainstream,

Aujourd’hui, les médias vedettes se voient plongés dans une extrême hystérie quant à la situation dans la partie est d’Alep. Mais est-ce que leur couverture est fidèle à la réalité ? Pour découvrir ce qui se passait vraiment dans la ville, Vanessa Beeley, journaliste d’investigation et militante pour la paix, a visité des quartiers libérés des terroristes et a parlé avec la population civile.

« Je peux vous dire définitivement que la plupart des textes de ces médias citent des sources non vérifiées et ainsi leurs informations ne correspondent pas à la réalité », estime Mme Beeley. « Je viens de revenir dans la capitale syrienne et avant j’ai passé trois jours à Alep-Est. Nous nous sommes rendus dans le quartier de Khanano d’où les djihadistes ont été chassés il y a un ou deux jours, nous avons parlé avec les civils. Nous avons vu clairement des scènes de liesse suite à la libération de la ville des groupes armés dirigés par le Front al-Nosra, connu également comme Al-Qaïda en Syrie (le groupe Front al-Nosra a cet été annoncé la fin de ses liens avec Al-Qaïda et s’est rebaptisé Fatah al-Cham, ndlr), financé par l’Otan et les pays du Golfe ».

L’aide humanitaire désuète des terroristes

Plusieurs habitants civils ont été ravis de pouvoir finalement partager ce qui s’était passé lors de leur « incarcération » par les groupes armés. « La plupart d’entre eux ont exprimé leur reconnaissance aux troupes gouvernementales pour leur libération. Ils ont d’ailleurs mentionné que les groupes terroristes recevaient de l’aide humanitaire, y compris des provisions et des médicaments. Ils les stockaient pour les vendre ensuite à la population locale à des prix exorbitants », révèle la journaliste. La majorité des habitants recevaient des provisions en quantités très limitées. Par exemple, une femme a raconté que sa famille de 12 personnes recevait tous les trois jours 12 morceaux de pain. De même, Mme Beeley a vu beaucoup d’enfants épuisés à cause de la faim. « N’importe où, où nous arrivions, nous voyions l’armée gouvernementale syrienne et des militaires russes donner des provisions aux locaux », poursuit-elle.

Les gens en larmes de bonheur après la libération

L’équipe de Mme Beeley a visité Khanano et Sheikh Said, tout récemment libérés, et la vieille ville d’Alep, théâtre de combats acharnés il y a encore un jour. Ainsi, la journaliste a pu voir de ses propres yeux les conséquences des batailles sur le terrain entre les terroristes et l’armée syrienne. Ensuite, dans la nuit où la vieille ville d’Alep a été reprise par Damas, elle a été témoin d’une immense jubilation dans la partie nord de la ville.

« Notre chauffeur de taxi pleurait de bonheur et disait que c’était un moment merveilleux, qu’il était probable qu’enfin les deux parties de la ville soient réunies et qu’il puisse revoir sa famille qu’il n’avait pas vue depuis cinq ans », se rappelle Mme Beeley. « Toutes ces balivernes selon lesquelles les troupes gouvernementales tueraient brutalement puis exécuteraient des civils, sont tout simplement répréhensibles. Nous n’avons rien vu de cela ».

Des hôpitaux contrôlés par les djihadistes

Les journalistes ont également visité un centre d’enregistrement dans le quartier de Jibreen où viennent les civils ayant fui les quartiers des terroristes. S’étant enregistrés, ils partaient accompagné de soldats de l’armée, ces derniers les aidaient à porter leurs biens, leur donnaient des repas et des boissons chaudes car il fait actuellement relativement froid à Alep.


Puis, ils se sont dirigés dans des hôpitaux de campagne russes où l’on leur a permis de faire un reportage.

« Nous avons vu des médecins russes soigner toute sorte de blessures — il y avait des cas de fractures de membres qui n’avaient pas guéri quand ils étaient dans les quartiers sous contrôle des djihadistes ». Il n’y avait pas de manque d’hôpitaux dans la ville, ont raconté les civils. Pourtant, plusieurs d’entre eux ont été transformés en hôpitaux de campagne pour soigner les terroristes. « Plusieurs personnes sont venues pour me montrer leurs blessures par balle non soignées car ils avaient eu peur de demander de l’aide médicale aux terroristes. Plusieurs ont dit que les terroristes ne leur donnaient pas de médicaments », partage l’interlocutrice de Sputnik. À qui la faute ?

« Ça a été un flux incessant d’horreurs, mais les forces gouvernementales n’ont rien à voir avec elles. Il faut blâmer les terroristes, soutenus par les pays du Golfe persique et par l’Otan, qui ont privé ces gens de la liberté, les ont utilisés comme boucliers humains, ont violé et emprisonné leurs filles. On m’a raconté une histoire d’une femme qui habitait à Khanano et avait faim à un point de supplier les djihadistes de lui donner quelque chose à manger — et ils lui ont tiré dans la bouche ».

La journaliste a également demandé s’il y avait des cas de « traitement brutal » de la part de l’armée syrienne, mais les gens « l’ont regardée comme si elle était folle ». « Ils ont dit : dans les faits, ils nous ont libérés, nous ont emmenés dans des camions à Jibreen, en toute sécurité, nous ont donné des repas, des vêtements et nous ont accordé tout type d’aide pour nous aider à revenir dans nos maisons ou bien pour nous abriter avant que le gouvernement ne nous accorde un nouveau logement ».

Les sources de la rhétorique des médias mainstream

Entre-temps, les médias mainstream continuent de couvrir toutes ces prétendues atrocités commises par l’armée syrienne, la Tour Eiffel a été éteinte en signe de solidarité avec les Aleppins, des gens manifestent pour montrer leur soutien aux rebelles… Selon Mme Beeley, la libération d’Alep a finalement dévoilé au grand jour les mensonges de ces médias. « La libération d’Alep a provoqué un changement dans le paradigme, a exposé les mensonges que les médias mainstream avaient diffusés ces quatre dernières années et qui en fait n’ont fait qu’empirer la douleur des civils, empêchant toujours de résoudre la question de l’évacuation ». Encore un détail qu’on tend à oublier : les forces gouvernementales sont composées de gens qui étaient des civils avant la guerre. « La plupart des soldats de l’armée gouvernementales, surtout ceux que j’ai vus dans le quartier de Khanano, avec qui j’ai parlé et fait des interviews, la plupart d’entre eux ont pu revenir chez eux après la libération d’Alep. C’est ce qu’on commence à oublier : l’armée gouvernementale syrienne est composée de civils. Je crois que dans toutes les familles il y a quelqu’un qui s’est inscrit dans l’armée ».

C’est la première fois que les soldats syriens sont parvenus à rentrer chez eux. À quoi bon alors libérer la ville des djihadistes, pour ensuite violer, exécuter et tuer ses proches ? Aujourd’hui, on voit l’Onu changer d’avis sur certains sujets, les médias mainstream dire « Bon, voilà, ça a été une source non vérifiée… ». Mais pourquoi en parlent-ils toujours ?

« Une telle conduite mine les bases de l’éthique journalistique — publier une histoire sans vérifier la source. Et je vous dirais qu’aucun média mainstream ne vérifie ses sources. Comment ces soi-disant activistes réussissent à joindre CNN via Skype ? J’ai passé trois jours à Alep-Est et je n’ai eu ni 3G, ni Wi-Fi, ni électricité, je ne pouvais même pas utiliser mon portable, car il n’y avait pas de signal. Et alors expliquez-moi, les médias mainstream, comment ces « activistes » parviennent à vous envoyer des vidéos parfaitement filmées via Skype ? », s’interroge-t-elle.

16.12.2016

Source:

https://fr.sputniknews.com/international/201612161029208290-alep-couverture-medias-mainstream/

 

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Et si les Russes étaient plus intelligents ? – Par Bruno Guigue . Le 18 décembre 2016

20 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #La Turquie

Et si les Russes étaient plus intelligents ? – Par Bruno Guigue

Barack Obama et Vladimir Poutine le 20 novembre 2016 en marge du sommet de l’Apec à Lima. (Brendan Smialowski / AFP)

Barack Obama et Vladimir Poutine le 20 novembre 2016 en marge du sommet de l’Apec à Lima. (Brendan Smialowski / AFP)

Barack Obama vient de déclarer que la Russie est « un petit pays qui ne produit rien, qui exporte du pétrole, du gaz et des armes … un pays qui n’innove pas ». La Russie ne prétend pas à l’hégémonie sur le plan économique, en effet. Elle connaît parfaitement ses limites. Mais elle ne vole pas le pétrole et le gaz des autres pays en y fomentant la guerre civile, comme les Occidentaux l’ont fait en Libye. Elle ne sème pas le chaos à l’étranger sous le prétexte hypocrite des droits de l’homme. Elle n’envahit ou ne déstabilise aucun Etat souverain, elle ne finance aucune organisation chargée d’y semer le trouble. Elle intervient en Syrie à la demande du gouvernement légal, et elle affronte les terroristes au lieu de leur livrer des armes tout en prétendant les combattre.

Les Russes ne sont pas les plus forts sur le plan militaire. Ils ne détiennent pas le dixième de la capacité de projection extérieure des forces dont disposent les USA. En pleine modernisation depuis une décennie, leur appareil militaire sert à protéger l’immense territoire de la Fédération. Leur stratégie est défensive, non offensive. Ils ont deux bases militaires à l’étranger, tandis que les USA en ont 725. Les Russes ne se laissent pas marcher sur les pieds, mais ils ont le sens de la mesure. C’est l’OTAN qui a relancé la course aux armements en déployant un bouclier antimissile, et non la Russie. On l’accuse de menacer la paix, mais son budget militaire (48 milliards) est inférieur à celui du Royaume-Uni (53 milliards) et il représente 8% de celui des USA (622 milliards).

Mais si les Russes ont des moyens modestes, ils savent les utiliser. Inutile d’employer des forces colossales pour parvenir à ses fins, il suffit de le faire à bon escient. En un mois, sans un coup de feu, la Crimée est revenue au giron de la Mère-Patrie. Les Occidentaux vont devoir s’y faire. C’est définitif. Les Russes ont aussi gagné la partie sur le théâtre syrien. En un an, l’intervention russe a enrayé l’offensive des mercenaires sponsorisés par les puissances occidentales et les pétromonarchies corrompues. Au terme d’une féroce bataille de 30 jours, la libération d’Alep, deuxième ville de Syrie, ouvre la voie à la restauration intégrale de la souveraineté syrienne.

Avec 5 000 hommes et 70 avions, Moscou a fait basculer le rapport de forces. Il a déjoué les plans du « changement de régime » conçu par Washington et déclenché en 2011 à la faveur des « printemps arabes ». Avec la déroute des bandes armées d’obédience wahhabite, les apprenti-sorciers occidentaux viennent de recevoir une dérouillée. Elle explique sans doute l’amertume d’un président américain en train de faire ses valises pour laisser la place à un successeur qui veut reprendre le dialogue avec Moscou. Quelle claque ! A croire qu’il ne suffit pas d’aligner les porte-avions sur les océans pour peser sur le cours des choses. Les Occidentaux n’ont rien compris, ou rien voulu comprendre à ce qui se passait en Syrie. Ces prédateurs arrogants ont perdu la partie.

Ce « petit pays qui ne produit rien » aura administré une leçon d’humilité à des yankees qui se prennent pour des génies de la géopolitique. Adossé à une Chine qui est la puissance montante, il aura donné ses chances à l’instauration d’un monde multipolaire. Les Américains croyaient mener le bal, et ils sont condamnés à faire tapisserie. Il va falloir l’admettre. Si les Russes dament le pion aux Occidentaux, ce n’est pas parce qu’ils sont plus forts. C’est surtout parce qu’ils sont plus intelligents. Ils comprennent le monde qui les entoure avec davantage de finesse. Ils captent mieux les inflexions du réel. Ils ont cette acuité du regard qui repère le point de bascule, l’endroit et le moment où il faut agir pour influer sur les événements. La supériorité russe n’est pas quantitative, elle est qualitative. Il en coûte de sous-estimer le pays de Tolstoï et Dostoïevski. Une culture millénaire lui a appris la patience. Une histoire tragique lui a donné le sens des réalités.

C’est ce qui manque le plus aux Américains. Barack Obama peut-il seulement comprendre ce qui se passe ? Les USA, ce sont les moyens de la civilisation pris pour la civilisation. Leur expérience historique montre qu’un PIB colossal ne se monnaye pas toujours en perspicacité. Aucune loi physique ne fait transfuser la puissance matérielle, comme par enchantement, en intelligence stratégique. Les yankees se croient supérieurs, et ce sentiment de supériorité les aveugle. Ils s’imaginent que l’attrait de leur modèle culturel vaut approbation universelle. Ils pensent que leur croyance en eux-mêmes est partagée par les autres. Quelle illusion ! Le « moment unipolaire » inauguré par la chute de l’URSS n’est pas la « fin de l’histoire », mais une parenthèse aujourd’hui refermée. Un petit pays qui ne produit rien s’est chargé de cette fermeture à double tour.

Bruno Guigue | 18 Décembre 2016

 Et si les Russes étaient plus intelligents ? – Par Bruno Guigue . Le 18 décembre 2016

 

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

English translation : http://stalkerzone.org/and-what-if-the-russians-were-more-intelligent/

Source: http://arretsurinfo.ch/et-si-les-russes-etaient-plus-intelligents-par-bruno-guigue/

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Alep ou la conscience humanitaire exploitée à des fins militaires. Par Mouna Alno-Nakhal

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL

Alep ou la conscience humanitaire exploitée à des fins militaires

 
Soldat Syrie

8 DÉCEMBRE 2016 :

Ce 8 décembre, alors que des tentatives de toutes parts cherchent à arrêter les combats à Alep, le Président Bachar al-Assad a accordé un long entretien au quotidien syrien Al-Watan pour répondre à nombre de questions qui intéressent les Syriens. Interrogé sur Alep, il a répondu en ces termes :

« La décision de libérer toute la Syrie des terroristes, y compris Alep, est prise depuis le début. Nous n’avons jamais envisagé d’autre décision pour aucune région du pays. C’est l’évolution des combats au cours de cette dernière année qui a mené aux résultats militaires auxquels nous assistons. En d’autres termes, la récente opération de libération de la région est d’Alep n’entre pas dans le cadre d’un processus politique, mais dans celui des actions militaires.

Plusieurs raisons expliquent la panique et l’inquiétude pour les individus armés retranchés dans les quartiers est d’Alep, alors que la plupart font partie du Front al-Nosra inscrit sur les listes des organisations terroristes. En résumé : après l’échec des batailles de Damas tout au long des premières années de la crise, puis l’échec des batailles de Homs censée devenir l’un des bastions de la révolution imaginaire ou virtuelle, leur dernier espoir les a dirigés vers Alep.

L’avantage d’Alep, pour les terroristes et leurs souteneurs, est sa proximité géographique avec la Turquie autorisant un appui logistique beaucoup plus facile. D’où la focalisation sur Alep au cours des deux dernières années.

Par conséquent, la libération d’Alep revient à saper leur projet à sa base. Car la libération de Damas, Homs et Alep, signifie que les États concernés et évidemment, les terroristes, ne détiennent plus de véritable atout.

Quant à savoir s’il est juste de dire que « celui qui gagne la bataille d’Alep, gagne la guerre en Syrie », disons que c’est le cas du point de vue militaire, parce que celui qui gagne à Damas ou à Alep, deux villes d’une grande importance politique et économique, remporte un grand succès politique et militaire.

Alep revêt une importance particulière du fait qu’elle est à la base du projet turc. Aujourd’hui, nous savons tous que l’ensemble des États occidentaux et régionaux compte sur la Turquie pour mettre à exécution leur projet destructeur et soutenir le terrorisme. Or, étant donné qu’Erdogan a parié sur Alep en pesant de tout son poids, leur échec à Alep signifie un tournant dans la guerre sur toute la Syrie et, en l’occurrence, l’échec du projet étranger, qu’il soit occidental ou régional.

Ceci étant dit et pour rester réaliste, cela ne signifie pas que la guerre contre la Syrie soit terminée. C’est une étape très importante dans cette direction, mais la guerre ne prendra fin qu’après l’élimination totale du terrorisme. Des terroristes sont encore présents dans d’autres régions et même si nous en avons fini à Alep, nous poursuivrons notre guerre contre eux… » [1].

9 DÉCEMBRE 2016 :

Le lendemain, 9 décembre, un projet de résolution d’« inspiration canadienne » (A/71/L.39) soumis au vote de l’Assemblée Générale des Nations unies, est venu satisfaire Mme Samantha Power qui avait dit le 30 novembre :

« La Russie peut encore utiliser son veto pour empêcher le Conseil de sécurité de donner son aide aux citoyens d’Alep, comme elle l’a fait au mois d’Octobre… À ce moment là, nous devrons réfléchir aux autres moyens auxquels nous pouvons avoir recours, y compris par le truchement de l’Assemblée Générale, pour être plus efficaces et encore plus capables de faire pression… » (1h : 27’ video [2]).

Autrement dit, « nous devrons réfléchir » aux moyens d’empêcher l’Armée arabe syrienne d’éliminer totalement des groupes terroristes sévissant à Alep. Et comme moyen, quoi de mieux que les préoccupations humanitaires du Canada qui n’a pas une aussi mauvaise réputation que les USA en matière de tragédies et de catastrophes humanitaires, engendrées à chacune de leurs interventions hard ou soft ?

En voici un bref résumé [3] tel que rédigé par le site de l’ONU en langue française à l’intention des organes d’information :

« Outre l’appel à l’arrêt des hostilités et à l’accès humanitaire aux zones assiégées, le texte demande l’application intégrale de la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité, laquelle réaffirme que le seul moyen de régler durablement la crise syrienne est un processus politique ouvert, conduit par les Syriens, répondant aux aspirations du peuple syrien et mené dans la perspective de l’application des dispositions du Communiqué de Genève du 30 juin 2012.

Telle qu’oralement amendée, la résolution souligne aussi que les auteurs de crimes au regard du droit international, dont certains sont susceptibles de constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, commis en République arabe syrienne depuis mars 2011, en soient tenus responsables, par le biais d’enquêtes et de poursuites indépendantes et impartiales à l’échelle nationale ou internationale.

Enfin, elle exhorte le Conseil de sécurité à s’acquitter de sa responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales en prenant des mesures supplémentaires pour régler la crise en République arabe syrienne.

À l’origine de ce texte, le Canada a fait valoir que cette crise est devenue « la honte de notre temps » mais qu’il ne tient qu’à la communauté internationale de la résoudre. Donnant raison à l’Envoyé spécial de l’ONU, M. Staffan de Mistura, qui a dit que « la logique militaire a pris le dessus sur les préoccupations humanitaires », le représentant canadien a admis que la résolution n’était qu’« une étape ». Par ce « cri du cœur », il s’agit, a-t-il affirmé, de « mobiliser le monde pour qu’il parle clairement et d’une seule voix et dise que la vie humaine compte, que la vie des Syriens compte ».

Favorable à cette initiative, la France a appelé la communauté internationale à s’unir pour exiger l’évacuation des civils de l’est d’Alep et éviter ainsi un massacre dont la République arabe syrienne « porterait l’entière responsabilité ».  Une position partagée par les États-Unis, qui ont estimé que la résolution est une façon de dire qu’il faut mettre fin à ce « carnage » et que le « régime syrien » et son allié russe doivent désormais se conformer à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.

En réponse à cette mise en garde, le représentant de la Fédération de Russie a dénoncé la volonté de certains acteurs régionaux et internationaux de « changer le pouvoir à Damas » et de « redessiner la carte » de la région… ».

Les mots clés de ce résumé sont : application des dispositions du Communiqué de Genève du 30 juin 2012, c’est-à-dire, le retour à la case départ après plus de cinq années de résilience et de sacrifices pour le peuple syrien, les aspirations du peuple syrien étant pures fioritures ; changer le pouvoir à Damas ; redessiner la carte de la région. Le tout emballé par les prétendues préoccupations humanitaires du Canada et, surtout, des « trois mousquetaires », selon l’expression du Dr Bachar al-jaafari, accourus au secours des terroristes de leur choix : les États-Unis, la Grande Bretagne et la France.

Le lecteur pourra suivre sur webtv.un.org [4] le débat que le Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, a qualifié de « jeu de rôles » pratiqué par certaines délégations et, en l’occurrence, par la délégation canadienne. Nous trouverons, peut-être, le temps de traduire son intervention dans son intégralité, dans une deuxième partie.

La résolution a été adoptée par 122 voix pour, 13 voix contre (Bélarus, Bolivie, Burundi, Chine, Cuba, Fédération de Russie, Nicaragua, République arabe syrienne, République islamique d’Iran, République populaire démocratique de Corée, Soudan du Sud, Venezuela et Zimbabwe) et 36 abstentions. Étrangement, après son adoption, des États ayant voté « pour » ont demandé la parole et émis des réserves sur de nombreux paragraphes du préambule de la résolution, par souci humanitaire. Comment un préambule incorrect, peut-il justifier l’adoption de ce qui s’en suit ? Mystère !

Mais, ce 9 décembre, l’Armée arabe syrienne poursuivant sa mission de libération des quartiers est d’Alep a fait quelques découvertes qui devraient les refroidir. Dans deux reportages exclusifs pour Al-Mayadeen TV, la journaliste syrienne Dima Nassif est entrée, avec les premières unités de l’Armée arabe syrienne, dans les quartiers est d’Alep confisqués par les terroristes depuis quatre années.

 

Dans la première vidéo Mme Nassif a montré des caisses de missiles Grad de fabrication bulgare. Dans une deuxième vidéo, elle montre tout un arsenal, certaines caisses portant encore les étiquettes d’inspection permettant leur traçage [5] ; vidéo que nous traduisons partiellement :

Vidéo [6] ici https://www.youtube.com/watch?v=fpw3oTDeIyk

«  Les centaines de missiles entassés dans leurs caisses en bois ne détruiront plus Alep. Des munitions pour armes lourdes et des missiles anti-char que les terroristes n’auront pas eu le temps d’embarquer dans leur fuite devant l’avancée fulgurante de l’Armée syrienne. Des dizaines de caisses dont les numéros de série montrent qu’elles ont été achetées par le Pentagone en Bulgarie, en Roumanie et en Serbie, en trois transactions entre décembre et juin de l’année dernière. Les missiles Grad sont arrivées à Alep via les ports de Turquie et de Jordanie à travers la brèche d’Al-Ramoussa ; ce qui prouve que l’administration américaine a continué à envoyer des armes malgré l’accord conclu avec la Russie…

Les numéros de série des missiles TOW américains montrent qu’ils sont arrivés des entrepôts de l’Armée US en juin dernier et le « contingent 16 » de l’ASL [la soi-disant Armée Syrienne Libre], entraîné par les USA, n’a pas mieux défendu les missiles d’une valeur de plus de 100 millions de Dollars US, lesquels sont désormais entre les mains de l’Armée syrienne…

La découverte de plusieurs caches d’armes et de missiles dans les sous-sols du vieux Alep témoigne du nombre considérable de transactions conclues durant l’agression contre Alep et des milliards de dollars dépensés pour ravir la ville à la Syrie ».

Une troisième vidéo d’Al-Mayadeen, traduite ici en anglais [7], montre que les prétendus « rebelles » des quartiers est d’Alep, qui criaient famine, avaient largement de quoi se nourrir et se soigner grâce à la générosité des USA, de l’Arabie saoudite, et d’associations dites caritatives des pays du Golfe, contrairement à ce que raconte à qui veut l’entendre le prétendu maire d’Alep, reçu avec tous les honneurs de la République au Quai d’Orsay et les médias officiels de France et de Navarre.

Et contrairement au récit pathétique de Mme Samantha Power devant le Conseil de sécurité, réuni en urgence à la demande de M. Ayrault le 30 novembre :

« L’Égypte, l’Espagne et la Nouvelle-Zélande ont présenté une résolution qui exige une cessation immédiate des actions militaires à Alep pour dix jours au moins. Cette résolution, si elle était mise en œuvre, donnerait aux civils de l’Est d’Alep une brève pause à ceux qui sont là. Cela aiderait ceux qui sont entrain de chercher dans les poubelles ce qu’ils pourraient manger ou de manger de l’herbe. Cela permettrait de donner certains médicaments aux médecins qui sont obligés d’opérer sans anesthésiants, parfois au beau milieu de la rue, en dehors de leurs cliniques et de leurs hôpitaux qui ont été bombardés… » [2].

10 DÉCEMBRE 2016 :

Un nouveau reportage exclusif de Mme Nassif porte cette fois-ci sur les entrepôts de nourriture abandonnés par les groupes armés ayant fui le vieux Alep. Un amoncellement incroyable de vivres, le plus souvent de fabrication turque, des féculents, de la farine, du lait pour enfant, des médicaments, et même deux hôpitaux ultramodernes réservés à l’usage des terroristes [8].

Ceci, alors que deux réunions se tiennent à Paris et à Genève pour prétendument régler la tragédie humaine vécue par les gens d’Alep. Les Américains participent aux deux réunions, puisque leurs experts techniques rencontrent leurs homologues russes à Genève et que John kerry a répondu à l’invitation de M. Ayrault, ainsi que huit autre pays des prétendus « Amis de la Syrie » réduits à leur peau de chagrin : Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Jordanie, Turquie, sans oublier l’Union européenne. Et c’est Riad Hijab qui a été choisi pour représenter l’opposition syrienne, comme s’il pouvait songer une seule seconde se présenter au suffrage des Syriens…

Une réunion à l’issue de laquelle, nous apprenons par RFI [9] que l’opposition syrienne serait prête à reprendre les négociations avec le régime sans conditions préalables, John Kerry allant jusqu’à demander à Damas et Moscou « de faire preuve de compassion » !

Et le monde est toujours à l’envers. Quelle compassion ces gens là témoignent-ils à l’égard des milliers, sinon des millions, de femmes, d’hommes et surtout d’enfants, affamés ou assassinés par leur allié saoudien au Yémen, pour ne citer qu’eux ?

Quelle compassion ont-ils témoigné à l’égard des milliers de morts, de blessés, de sinistrés parmi les habitants des quartiers ouest d’Alep, massacrés depuis quatre ans sous les « canons de l’enfer », les obus de mortier, les missiles Grad, etc, par leurs prétendus opposants armés modérés ? Massacres qui continuent [10].

S’agit-il d’une réunion pour harmoniser leur compassion ou pour mettre au point leurs tactiques de l’« après Alep » en direction de Raqqa, convoitée par les Kurdes, ou d’Al-Bab, convoitée par Erdogan ? Question à poser si l’on tient compte de l’envoi de 200 militaires supplémentaires en Syrie, qui n’en compterait que 300 jusqu’ici, envoi annoncé par le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, depuis le Bahreïn dont le peuple mériterait aussi la compassion de M. Kerry. Et de quels partenaires locaux parle M. Carter ; des Kurdes ? De leur ennemi juré, Erdogan ? Lorsqu’il dit :

 « En combinant nos capacités avec celles de nos partenaires locaux, nous avons resserré l’étau autour de l’Etat islamique en appliquant une pression simultanée de tous les côtés et dans tous les domaines, par une série d’actions délibérées » ? [11].

Ou bien s’agit-il de l’obstination du Gouvernement Hollande à poursuivre sa stratégie d’alignement sur les Pays du Golfe, en exploitant le droit humanitaire international, la conscience et la compassion des Français à des fins militaires et possiblement lucratives à court terme ?

Mouna Alno-Nakhal

11 décembre 2016

Notes :

[1] Al-Watan (Syrie). Le Président Al-Assad : «  Alep va complètement modifier le cours de la bataille dans toute la Syrie et signifie l’échec du projet étranger régional et occidental ».

http://alwatan.sy/archives/82031

[2] Vidéo RT – Le Conseil de sécurité de l’ONU se met autour de la table pour discuter de la situation à Alep 30 nov. 2016, 17:34

https://francais.rt.com/international/29918-conseil-securite-onu-reunion-situation-alep

[3] AG/11871, 9 décembre 2016

http://www.un.org/press/fr/2016/ag11871.doc.htm

[4] AG/11871, 9 décembre 2016

http://webtv.un.org/watch/assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-59e-s%C3%A9ance-pl%C3%A9ni%C3%A8re/5241997512001

[5] 9 décembre : Dima Nassif sur Al-mayadeen TV

https://www.facebook.com/Tous.avec.BACHAR.AL.ASSAD3/videos/1109164559200044/

[6] 9 décembre : Dima Nassif sur Al-Mayadeen TV

https://www.youtube.com/watch?v=fpw3oTDeIyk

[7] Entrepôt de nourriture dans les souterrains des quartiers est d’Alep

https://www.facebook.com/559663570775739/videos/1257787504296672/

[8] 10 décembre : Dima Nassif dans les souterrains du vieux Alep [7’30’’à 8’]

https://www.youtube.com/watch?v=LcSXBObl0sE

[9] Syrie: la réunion de Paris s’achève sur un constat d’impuissance

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20161210-syrie-alep-reunion-paris-constat-impuissance

[10] De Pierre le Corf … un français présent dans Alep témoigne …

http://reseauinternational.net/de-pierre-le-corf-un-francais-present-dans-alep-temoigne/#comments

[11] Les Etats-Unis envoient 200 soldats supplémentaires en Syrie, annonce le Pentagone

https://francais.rt.com/international/30424-etats-unis-envoient-200-soldats-supplementaires-syrie-pentagone

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Alep : la guerre de l’information contre la Russie va faire tomber l’ONU et l’OTAN. Par Philippe Troadec

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La Turquie, #La Russie

Les actes de terreur dits islamistes sont, donc, aussi des actions organisées par l’armée secrète de l’OTAN ? Le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo et l’emploi immédiat du slogan «Je suis Charlie» au niveau mondial relayé par la Lügenpresse semble l’attester. La France servant de prostituée aux U.S.A pour son mythe démocratique, a permis de fédérer les alliés dans la guerre construite. En outre, la gouvernance mondiale appelle partout à censurer et à punir ceux qui publient des informations allant contre l’information officielle. Des média officiels sont associés dans cette réécriture des faits journalistiques. Associated Press (AP), ABC-News, sont, par exemple associés à la justice mondiale et à la politique de répression. Les rédactions des média officiels sont des bureaux opérationnels du bureau des armées de l’OTAN. L’information, la justice, le politique ont fusionné en une entité ! La justice, la politique, la presse, sont aux ordres de l’armée.

«Le centre de média d’Alep». A Alep « Le centre de média d’Alep » se révèle comme avoir été un centre de la propagande pro-OTAN avec l’Arabie saoudite et le Qatar depuis le début de la guerre en Syrie et révèle dans ce microcosme syrien la vaste manipulation planétaire. Le centre de média d’Alep a été fondé par des dits Syriens vivant aux U.S.A, «the Syrian Expatriates Organisation (SEO)» disposant de fonds très importants. L’organisation des casques blancs célébrée comme étant des sauveurs par la Lügenpresse s’avère comme avoir été une organisation de propagande liée aux actes de terreur des dits djihadistes de l’EI, cette organisation de l’EI soutenue par la fondation Clinton, elle même financée par l’Arabie saoudite, et l’administration Obama. Les contenus par les textes, les vidéos, les images, sont manipulés par Washington et les services secrets par divers relais (média officiels, attachés de presse des divers gouvernements pour donner du contenus à des armées de journalistes sous les ordres) qui se trouvent dans les capitales de l’Union européenne. Les agences politiques « les SARL, Assemblée nationale, Bundestag, ou Parlement européen… », ou les SARL sous la forme des agences de média et des ONG parlent de la même façon pour désinformer le grand public. Le centre de média d’Alep a été un centre de coordination pour alimenter tous les média officiels du monde. Et le centre de média d’Alep n’est qu’un exemple pour les autres et nombreux centres mis en place pour manipuler le grand public. Du coup les média occidentaux comme le Zeit titre «Sanktionen gegen Russland, jetzt!» (Des sanctions maintenant contre la Russie) réclame encore des sanctions contre la Russie après la libération d’Alep. Le Zeit, comme les autres Lügenmedien européens, explique que c’est la Russie qui est responsable des crimes de guerre en Syrie !

Enfant produit marketing. Dans cette guerre de l’information pour gagner les soutiens des peuples du monde, on se souvient de cet enfant couvert de poussière blanche à Alep, placé dans une ambulance, après un dit bombardement «sauvé» par les casques blancs. C’était une mise en scène ! L’enfant a été employé pour apitoyer le grand public, une technique déjà employée de manière marketing par l’ONU dont l’UNICEF pour récupérer des fonds importants et pour orienter la politique internationale. Cette mise en scène rappelle celle de la la petite Syrienne qu’on sauve tout le temps  . Par ces images, il fallait donner une occasion pour bombarder les troupes d’Assad et dénoncer l’action militaire russe en gagnant le grand public contre la Russie. La Lügenpresse et la Lügenpolitik des pays européens, alliées des djihadistes, inféodées à l’OTAN, ont dénoncé, d’une même voix, le rôle de la Russie en disant que c’est la Russie qui tue et bombarde des hôpitaux. La perversité, le cynisme atteignent des niveaux inimaginables dans notre monde. Les rebelles dits modérés par les divers politiques de France, d’Allemagne, de Bruxelles, ont bombardé des hôpitaux pour accuser la Russie.

Photographe dit humanitaire un tueur ! Le photographe qui a mis en scène ce petit garçon pour le compte de l’ONU est Mahmoud Raslan un djihadiste et certainement pas un humanitaire. Le même photographe a été découvert sur la scène de crime d’un enfant de 12 ans, Abdullah Issa, qui a été décapité. Les casques blancs et le centre de média d’Alep, qui a fourni les images de la guerre en Syrie, n’étaient qu’un relais de l’EI en Syrie en étant soutenus par l’ONU et l’OTAN ! De nombreux témoignages de civils d’Alep ont expliqué que ces casques blancs ne sauvaient pas les civils sous les décombres. Les casques blancs n’étaient là que pour les images de propagande et pour relayer l’information à l’OTAN et ses divers groupes terroristes tournant sous l’EI et les divers djihadistes. Les casques blancs d’Alep ou les casques bleus de l’ONU le lien est fait. Il suffit de se souvenir du rôle des casques bleus et des ONG en Serbie pour accuser la Serbie de crimes de guerre pour gagner le soutien du grand public et donner le feu vert à l’OTAN pour bombarder un Etat indépendant. Du temps de la guerre en Ex-Yougoslavie le Net n’existait pas. La seule voix officielle venant des ministères via la Lügenpresse maintenait le grand public dans une désinformation globale.

Sous les noms d’organisations humanitaires, ONU, UNICEF, casques blancs, le centre de média d’Alep, se cachent les réseaux de la propagande pour l’OTAN et l’ONU. DAESH, EI, les casques blancs, sont des agences appartenant à l’ONU et l’OTAN qui utilisent des âmes perdues, des mercenaires et des agents de l’OTAN. L’ONU, Washington et ses alliés usent de la religion musulmane pour provoquer un conflit entre le monde européen et le monde musulman pour contrôler le monde. L’islam est employé comme une arme pour faire régner la peur parmi les Européens et pour déstabiliser les nations, pour attaquer la Russie et pour augmenter le système policier sur les citoyens. Derrière le drapeau de Daesh et de l’EI se trouvent des officiers de l’OTAN. La guerre en Syrie a commencé avec le slogan des nombreux printemps arabes en 2011. Les révolutions de couleurs sont des concepts de marketing de guerre employés en Ukraine, en Afrique, en Europe, avec des tentatives en Russie, pour détruire les civilisations libres et rééduquer les peuples par la réécriture de l’Histoire. Les organismes d’Etat et la presse officielle sont les relais pour encadrer par la justice et l’information les peuples. La libération d’Alep sonne la chute de l’OTAN et de l’ONU. La guerre de l’information contre la Russie va faire tomber l’ONU et l’OTAN car c’est la vérité qui gagne toujours !

Philippe Troadec

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Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

19 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Les média, #La Turquie, #ISIL, #Terrorisme, #Daesch

Libération, outré par le succès d'une journaliste qui démonte le discours officiel sur Alep

Attention, la vidéo dans cet article peut heurter la sensibilité des journalistes de Libération© Kenzo Tribouillard Source: AFP
Attention, la vidéo dans cet article peut heurter la sensibilité des journalistes de Libération
 

Dans le prolongement des cris d’orfraie poussés par des médias français, Libération s'est dit inquiet de l’impertinence de la journaliste indépendante qui remet en cause les sources privilégiées par les médias traditionnels pour traiter de la Syrie.

On a cru qu’il nous avait oubliés, mais nous voilà rassurés : Libération s’est offusqué du fait que RT France ait diffusé la vidéo de la journaliste canadienne indépendante Eva Bartlett qui donnait une version alternative des événements qui avaient cours dans la ville d’Alep, alors qu'elle était en passe d’être reprise par l’armée syrienne.

Qualifiant RT France de «site prorusse financé par Moscou», le journal, qui a touché en 2015 près de 6 500 000 euros d’aide individuelle de la part du gouvernement français, a sorti ses meilleurs arguments pour tenter de contrer ceux que développe la journaliste indépendante.

Ainsi, par son simple discours critique, cette dernière serait devenue une «activiste pro-régime syrien». Par ailleurs, le seul fait qu’elle soit intervenue à une poignée de reprises sur la chaîne télévisée RT la transformerait irrémédiablement en adepte de la «propagande prorusse» et lui enlèverait toute qualité de journaliste indépendante.

Quoiqu’il en soit, le discours d'Eva Bartlett, qui a atteint les 600 000 vues en trois jours sur la chaîne YouTube de RT France, a rencontré son petit succès parmi les médias de la «doxasphère».

Le Monde, qui touche lui aussi des subventions de l'Etat français, s’est inquiété du fait que ce discours alternatif sur la couverture médiatique du conflit syrien puisse rencontrer un tel écho sur la toile. Le témoignage de la journaliste est ainsi évoqué en tête d'un article intitulé Fausses images et propagande de la bataille d’Alep, dans lequel il précède la fausse photo d'une orpheline syrienne qui a circulé sur les réseaux sociaux.

Assurant qu’il dispose de contacts sur le terrain en Syrie, le quotidien français a cependant oublié de répondre à Eva Bartlett sur la question du manque de fiabilité de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une source que Le Monde (et de nombreux autres médias traditionnels) utilisent pourtant régulièrement.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

Privilégiant les arguments de fonds [sic], le site du journal 20Minutes nous attribue pour sa part le doux sobriquet de «site conspirationniste russe», alors que le site Rue89, se joignant à la danse, est outré qu’une «journaliste indépendante […] dissémine la propagande pro-Assad». Avant eux, Les Inrocks avaient eux aussi voulu dénoncer un grand complot prorusse, un avis que ses lecteurs ne semblaient pas partager.

 

Au cours d’une conférence «contre la propagande et le changement de régime en Syrie», organisée par la Mission permanente de la République syrienne auprès de l’ONU, la journaliste indépendante Eva Bartlett avait critiqué le manque de fiabilité des sources (OSDH, Casques blancs etc.) utilisées par les médias traditionnels pour rendre compte de la situation en Syrie et en particulier dans la ville d’Alep.

Auteur: RT France

 

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15 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #La Turquie, #ISIL

Sur la Syrie, la France est en état d’extinction cérébrale

 

La Tour Eiffel éteinte le 14 décembre.@ LUDOVIC MARIN / AFP


Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cerné dans les décombres, est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel par solidarité avec Alep. Avec les habitants d’Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million d’Alépins réfugié dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n’existent pas. Et même s’ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu’ils subissaient les tirs de mortier des courageux rebelles en lutte pour la démocratie, leurs morts demeuraient invisibles, effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. Ils n’ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays. Ils n’ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n’ont pas réclamé l’instauration de la charia wahhabite. Alors on n’en parle pas, c’est plus simple.

On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d’obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la « capitale » d’une révolution-bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l’OTAN.

La cuisante défaite de ces desperados de la terreur leur arrache des larmes, à nos faiseurs d’opinion, elle les met en transe compassionnelle comme si ces coupeurs de tête étaient nos frères d’armes, ou de pauvres victimes sur le sort desquelles il faudrait s’apitoyer. Avec un art consommé du mensonge et de la manipulation, ces affabulateurs professionnels font comme si le sort des terroristes était lié aux populations civiles qui leur servent de boucliers humains, comme si les souffrances des innocents causées par la guerre justifiaient notre soutien aux terroristes qui en sont responsables.

Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs. Les médias parlent de 100 000 personnes qui seraient recluses dans le dernier réduit « rebelle », mais sans nous expliquer comment elles peuvent contenir dans trois kilomètres carrés ! Plus les heures passent, en réalité, et plus ce dernier bastion de fanatiques se vide de ses civils, et plus les gouvernements occidentaux, relayés par leurs perroquets médiatiques, s’en affligent.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rats, pour servir d’alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Complices des allumés du takfir maquillés en rebelles démocrates, nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution-bidon, en nous faisant croire que lorsque l’armée syrienne frappe Al-Qaïda, elle s’acharne en fait contre des innocents.

Mensonge pour mensonge, on nous dit aussi que des dizaines de civils ont été froidement abattus par des milices chiites. Mais ceux qui rapportent cette accusation oublient de dire que selon l’ONU il n’y a pas de preuve de ces massacres et que ces allégations sont « invérifiables ». Peu importe, c’est un détail ! Les mêmes accusateurs diront alors que des massacres auront lieu, que c’est inévitable, qu’il y aura un « génocide » ! Impuissante à produire la moindre preuve sur des faits passés, l’accusation se conjugue au futur, elle se fait prophétique, elle vaticine en prenant ses désirs pour des réalités.

La désinformation bat son plein, l’esprit collabo se déchaîne et l’hexagone, comme d’habitude, bat tous les records. Quel pays de masochistes ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. Alors, oui, éteignons la Tour Eiffel et tout le reste. De toute façon, la France est un pays en état d’extinction cérébrale, une colonie de l’Empire dirigée par des imposteurs qui, en faisant le malheur des autres, feront aussi le nôtre.

Bruno Guigue | 15 décembre 2016

 

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles. 

Source: http://arretsurinfo.ch/sur-la-syrie-la-france-est-en-etat-dextinction-cerebrale/

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