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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Les USA préparent le chaos en Macédoine, en Serbie et en Grèce

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Grèce, #La Turquie, #La Russie

vendredi 19 août 2016

Les USA préparent le chaos en Macédoine, en Serbie et en Grèce

 
 
Le Quotidien serbe Informer, citant des médias russes, a déclaré que la Macédoine, la Serbie et la Grèce sont «dans le collimateur» de Washington après le dernier pacte entre Poutine et Erdogan qui a décidé de relancer le projet de Turkish Stream.
 
La seule façon pour les États-Unis de permettre aux trois nations des Balkans de vivre en paix est qu’elles renoncent à leur partenariat d'affaires avec la Russie, quel qu’en soit le bénéfice pour tous les trois.
 
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- Les États-Unis ont leur propre projet de gaz appelé pipeline Trans-Adriatique (TAP) qui est en concurrence avec le projet russo-turc. Le gaz proviendrait de Bakou, en Azerbaïdjan. Les États-Unis souhaitent voir la Russie isolée dans tous les domaines, en particulier dans les affaires et veut voir les trois pays des Balkans sous le contrôle de Washington.
 
« Les États-Unis ont presque créé une guerre en Macédoine qui a été utilisée comme un message à Belgrade que le même destin les attend à moins qu'ils ne remplissent les demandes de Washington »  Rapporte Informer, citant des médias russes.
 
Moscou et Ankara ont signé un contrat dans lequel ils financent le gazoduc 50-50. Le pipeline passera sous la mer Noire et trouverait son chemin à travers la Grèce, la Macédoine, la Serbie, vers l'Autriche et l'UE. Pendant ce temps, la Turquie et la Russie ont organisé pour faire leur commerce de plusieurs  dans leurs monnaies locales et en or, ce qui est encore un autre poignard au cœur de l'empire de Washington et de la domination du dollar. La Russie négocie en monnaies locales avec quelques dizaines de pays, dont la Chine, l'Iran et l'Inde.
 
Les États-Unis disent très clairement qu'ils feront tout en leur pouvoir pour empêcher le projet Turkish stream. 
 
Malgré la paix complète en Macédoine, il y a plus d'un an, le secrétaire d'État américain Kerry  a soudainement annoncé la Macédoine était dans la «ligne de feu». La seule raison pour le commentaire de Kerry était que la Macédoine a commencé la construction de sa partie de l'infrastructure de Turkish Stream. Peu après l'annonce de Kerry, il y a eu le «scandale des écoutes téléphoniques», suivi d’une attaque terroriste avortée à Kumanovo, puis suivi d'un coup d'État dirigé de l’étranger.
 
Le Premier ministre de la Serbie, qui a remporté ses élections avec une écrasante majorité, n'a pas été en mesure de former un gouvernement durant six mois. Tout cela après avoir annoncé que la Serbie ne laissera pas les pays occidentaux (lire les USA) dictent l'avenir de son pays. Vucic semble avoir mal évalué dans quelle mesure Washington est prêt à s’assurer que la région n'aura pas de liens d'affaires avec la Russie, et, maintenant la Turquie. Vucic est déjà confronté à un scénario macédonien avec des manifestations par le secteur «ONG» financé par les Américains.
 
La Turquie a connu sa propre «révolution made in USA», sous la forme d’un coup d’état, moins d’une semaine après qu’Erdogan a présenté ses excuses à Moscou pour avoir fait abattre son jet militaire au-dessus de la Syrie, et a offert à Moscou de relancer tous leurs projets communs qui étaient  au point mort, le Turkish Stream étant l'objectif principal.
 
___
 
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L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée, par le site dedefensa

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée

L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée

Une deuxième interview en huit jours du ministre des affaires étrangères turc Cavusoglu montre un durcissement de la position turque vis-à-vis du bloc-BAO (OTAN, USA) et, par conséquent, une dialectique de plus en plus chaleureuse pour un rapprochement de type “stratégique” (coopération des armements) avec la Russie. (D’une façon générale, le ministre turc parle de la Russie parce qu’il s’adresse à un canal de communication russe [Sputnik.News, RT en relais, repris par divers médias dont ZeroHedge.com], mais son discours embrasse également, indirectement, les relations avec l’Iran, – où Erdogan doit se rendre la semaine prochaine, – et à la lumière de la nouvelle situation russo-iranienne.)

Les déclarations de Cavusoglu montre une très forte insatisfaction à propos des relations de la Turquie avec le bloc-BAO, notamment vis-à-vis de l’OTAN qui semble poursuivre une politique de rupture des liens de coopération avec la Turquie. Il s’agit de faits concrets, concernant la coopération en matière de défense, notamment “les transferts de technologies et les investissements” : « It seems to us that NATO members behave in an evasive fashion on issues such as the exchange of technology and joint investments. Turkey intends to develop its own defense industry and strengthen its defense system... » cela induit nécessairement une réaffirmation beaucoup plus concrète et immédiate de l’idée d’une coopération en profondeur avec la Russie dans le domaine des armements (« In this sense, if Russia were to treat this with interest, we are ready to consider the possibility of cooperation in this sector »)

(Notre perception à ce point et avant de poursuivre sur le sujet principal abordé ici [l’axe Moscou-Ankara-Téhéran] est que l’attitude de l’OTAN vis-à-vis de la Russie se manifeste essentiellement depuis le putsch-avorté du 15 juillet et manifeste rien de moins que l’insatisfaction courroucée de l’Organisation que le coup n’ait pas réussi, et cette insatisfaction à l’encontre du pouvoir qui a résisté à cette attaque “entre pays-frères” de l’Alliance. D’une certaine façon, c’est comme si l’OTAN sermonnait la Turquie : “Mais comment est-il possible que vous n’ayez pas laissé ce putsch réussir, puisqu’il correspond à un réalignement qui doit être fait ? ”... Nous caricaturons à peine ; nous pensons qu’effectivement la pensée-Système est à ce point d’aveuglement et d’absurdité. Il suffit de reprendre ce que nous écrivions hier à propos du bloc-BAO, de l’attribuer avec encore plus de force à l’OTAN qui représente la machinerie archétypique de ce vide absolu, et de bien préciser, avec toute l’insistance possible, qu’il s’agit de la pensée-Système et du Système : « Le [Système/l’OTAN] est devenu stratégiquement autiste, intellectuellement plongé dans une totale impuissance conceptuelle. Il semble ne plus savoir qu’une chose, c’est le décompte presque indifférent de ses erreurs, de ses aveuglements, des énormes changements qui se produisent à ses dépens, du chaos qui s’installe sur ses propres territoires... » Dans de telles conditions, il est normal [le “new normal”, comme dirait Soros] que l’OTAN “punisse” la victime du putsch qu’elle a largement contribué à organiser, pour avoir résisté et finalement fait échouer l’opération.)

Pour ce qui concerne les trois pays dont nous parlons, il s’agit d’un pas de trois qui se déroule en ce moment, avec trois partenaires, ou trois danseurs effectivement qui évoluent ensemble sur une musique dont ils ne sont pas les compositeurs et à laquelle ils doivent s’adapter avec le plus de justesse et de grâce. (La musique est très postmoderne, une sorte de musique sérielle des erreurs et des inversions que ne cesse de produire le Système, par le relais des acteurs principaux du bloc-BAO, certes.) Les trois acteurs organisent donc plusieurs pas de deux pour se rôder, avant d’arriver à la composition coordonnée entre trois : ce fut d’abord Ankara-Moscou (Erdogan à Saint-Petersbourg) puis Moscou-Téhéran (le déploiement des forces ariennes russes à la base du lieu-dit Noji, proche d’Hamadan) ; maintenant, on doit avoir un pas de deux Ankara-Téhéran, avec la visite programmée d’Erdogan en Iran la semaine prochaine. Sputnik.News a un article du 18 août, qui étudie les perspectives de ce pas de trois que d’aucuns pourraient commencer à se risquer à désigner comme une alliance (« Alliance Between Russia, Turkey, Iran on Syria Taking Shape »).

« Turkey is considering a coalition with Russia and Iran against terrorists in Syria. President Recep Tayyip Erdogan will soon visit Tehran to discuss the issue. The visit is also expected to normalize ties between Turkey and Iran, the two powers seeking dominance in the region. Next week, Erdogan will visit Tehran to discuss a Russia-Turkey-Iran coalition to fight terrorism in Syria, Fars news agency reported.

A coalition between Russia, Turkey and Iran on Syria is theoretically possible but hard to work out in practice, Alexander Sotnichenko, an expert in Russian-Turkish relations, said. “Such an alliance between the key players is crucial for the peaceful settlement in the Middle East. At the same time, Turkey on the one hand and Russia and Iran on the other hand still support different sides of the Syrian conflict. The recent developments in Aleppo show that Ankara is still supporting terrorists,” Sotnichenko told the Russian online newspaper Vzglyad. [...] At the same time, it is premature to say that Erdogan could break up with NATO. “NATO is a deeply integrated military and technological alliance. In turn, Moscow cannot provide the similar level of partnership to Turkey,” he said.

» Stanislav Tarasov, head of the Middle East-Caucasus think tank, underscored that the West is now leaving Turkey alone with serious challenges, including the attempted coup and refugee crisis. “It’s no surprise that Erdogan is looking for partners in Russia and Iran,” he said. Tarasov also pointed out that despite numerous tensions between Ankara and Tehran they have a common stance on the Kurdish problem. The idea is to preserve the territorial integrity of both Turkey and Iran. Currently, the Kurdish problem is one of the most important issues for Ankara. In order to resolve it, Erdogan may turn to Tehran.

» Tarasov also assumed that Erdogan could easily abandon ties with Daesh and end support for terrorist groups in Syria. “The current domestic situation in Turkey is threatening Erdogan’s power. The Turkish president would go to all lengths to stay in power,” the analyst concluded. »

Les divers facteurs affectant les trois pays concernés, ainsi que le champs d’action apparent de leur alliance (la Syrie, ou comment résoudre le conflit qui en est à sa cinquième années) sont des données conjoncturelles. La partie qui se joue, ou le ballet qui s’exécute sous nos yeux, répond à une dynamique générale bien plus puissante, qui ne laisse guère de choix aux uns et aux autres. On a déjà envisagé cet aspect des choses, particulièrement pour Erdogan vis-à-vis des Russes (voir les 6 août et 12 août)... Malgré les arrière-pensées des uns et des autres, les intérêts nationaux, les tendances manœuvrières et manipulatrices (surtout de la part d’Erdogan), “le rouge est mis” depuis le putsch-avorté du 15 juillet.

L’événement a affirmé, d’une façon opérationnelle et symbolique à la fois, que la politique-Système que le bloc-BAO exécute au nom du Système est dans un mode définitivement incontrôlable et passe désormais par la recherche de toutes les façons possibles de l’élimination des acteurs qui constituent des obstacles à sa mission de dissolution et de néantisation du théâtre de la Syrie et de ses alentours. Le plus fragile et le plus vulnérable de ces acteurs est Erdogan, dont la politique et la tendance à la manipulation ne cessent d’alimenter le désordre au sein de la machinerie de la politique-Système dont il a pourtant prétendu souvent faire partie. L’attitude de l’OTAN à l’égard de la Turquie ne laisse aucun doute : le coup du 15 juillet ayant échoué, une autre tentative aura lieu aussitôt que possible, jusqu’à l’élimination d’Erdogan, et en attendant une pression extrême est exercée sur lui, de la part de la même OTAN ainsi conduite à la politique absurde pour elle de pousser la Turquie vers une attitude anti-otanienne qui présage d’une rupture gravissime. Pour cette raison générale et dans ces circonstances, le président turc n’a plus beaucoup d’espace pour manœuvrer, et encore moins pour manipuler. Sa seule porte de sortie réside dans l’alliance avec ses deux puissants voisins, la Russie au Nord et l’Iran au Sud. De leurs côtés, la Russie et l’Iran, en meilleures positions, n’en sont pas moins convaincus que l’alliance avec la Turquie doit être recherchée par tous les moyens, pour former cet axe de verrouillage de la Syrie et, d’une façon générale, de toute la région.

Nous ne parlons certainement pas, ici, d’un projet d’alliance classique, éventuellement pour régler un conflit (la Syrie) selon une issue satisfaisante, pour ensuite établir une certaine hégémonie permettant la stabilisation de la région. C’est bien entendu le but affiché d’une telle entreprise, et d’ailleurs d’une façon absolument logique. Pourtant, s’il n’y avait que cela, nous serions beaucoup moins catégoriques sur la possibilité effective de réaliser cette alliance, parce que l’analyse impliquerait effectivement qu’il reste de l’espace pour les manipulateurs pour se manifester, – cela, pour Erdogan en premier. Mais ce n’est pas du tout la situation qui règne actuellement, dans tous les cas depuis le 15 juillet d’une manière effective ; aussi s’agit-il d’un rassemblement nécessaire, évidemment de facture antiSystème, auquel sont forcés ces trois pays pour résister à la poussée totalement déstructurante et dissolvante de la politique-Système qui se produit d’elle-même puisqu’elle est produite par le Système, dans un moment que l’on connaît bien, que nous avons déjà décrit, qui est celui d’un vide du pouvoir dans le bloc-BAO avec de nombreuses perspectives de chaos internes, et particulièrement les perspectives extrêmement dangereuses et risquées, et totalement imprévisibles, des élections présidentielles USA-2016.

Par conséquent, il y a de très fortes chances que l’axe Moscou-Ankara-Téhéran se fasse, et se fasse vite, et il ne s’agira pourtant de rien qui ressemble à une victoire ou à une promesse de victoire, puisqu’il s’agira d’un acte antiSystème. S’il se fait, si aucun putsch-bis activé par l’OTAN et quelques “États parallèles” de Washington n’a lieu à Ankara, – quoique ce pourrait être un échec de plus qui accélèrerait encore plus, paradoxalement, le processus de résistance décrit, – il s’agira effectivement d’un acte de résistance (antiSystème) contre le Système dans la dynamique de surpuissance maximale où il se trouve aujourd’hui. Ce jugement n’est évidemment pas pour discréditer l’opération en train de se faire, ni la diminuer, bien au contraire ; cette opération est essentielle, comme tout acte de résistance, dans la mesure où elle contribue à pousser cette dynamique surpuissance jusqu’à son régime maximal, là où la surpuissance se transforme en autodestruction... Il s’agit simplement de comprendre de quoi il s’agit, d’en mesurer les limites mais surtout les enjeux, et d’en peser les capacités.

Ainsi et de même, de ce point de vue, nous ne retirons aucun des termes laudatifs que nous avons développés pour caractériser l’opération russe de déploiement en Iran et de partenariat stratégique avec Téhéran, ni son caractère historique par rapport aux grandes tendances russes. Comme l’alliance en devenir que nous évoquons, il s’agit d’actes stratégiques qui sont remarquables et doivent être appréciés comme tels... Ce sont leurs effets qu’il faut pondérer décisivement par rapport à la forme du combat en cours, et surtout par rapport à la puissance de l’adversaire qui ne peut être défini ni géographiquement, ni stratégiquement, ni politiquement, parce qu’il s’agit d’un Système, d’une civilisation en cours d’effondrement, – c’est-à-dire une dynamique qui nous frappe tous autant que nous en sommes les acteurs, qui n’est pas seulement un adversaire mais également le cadre général de nos activités qu’il faut pourtant pousser vers son autodestruction. Il s’agit donc simplement de bien comprendre de quoi il est question et d’écarter la facilité des jugements fractionnels et rationnels habituels, de forme politique ou stratégique, qui privent nécessairement le jugement général qu’il faut hausser de l’influence de l’intuition d’un outil essentiel de compréhension du cours tumultueux, torrentiel et tempétueux des choses.

Mis en ligne le 19 août 2016 à 10H12.

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Alep: le siège va-t-il se briser ?

5 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

  • L\\\'armée syrienne encercle totalement l\\\'est d\\\'Alep.

Al-Qaïda en Syrie et ses associés mènent actuellement une attaque de grande envergure au sud-ouest de la ville d’Alep.

Leur objectif est d’ouvrir un corridor entre les zones rurales d’Idlib/Alep qu’ils occupent et les zones encore contrôlées par Al-Qaïda qui sont assiégées à l’est d’Alep. Entre 5 000 et 10 000 combattants d’Al-Qaïda, qui utilisent des équipements fournis par les Américains, prennent part à la bataille. Sur le papier, certains de ces combattants sont des « modérés », mais en réalité, tous ces groupes se sont maintenant engagés à appliquer la charia et donc à bannir toutes les minorités. Ils ont fait quelques progrès contre les forces gouvernementales, mais les forces aériennes syriennes et russes les bombardent férocement.

L’état-major général russe sait et dit depuis le mois d’avril qu'al-Qaïda en Syrie (alias Front al-Nosra ou Fateh al-Sham) et les différents groupes terroristes planifient une attaque de grande envergure contre Alep. Un commandant d’al-Qaïda a, en effet, confirmé que l’attaque était planifiée depuis longtemps dans une harangue à ses combattants avant l’assaut actuel.

Cela jette une nouvelle lumière sur les négociations interminables que le secrétaire d’Etat Kerry a imposées, pendant des mois, à son collègue russe. Les Etats-Unis tentaient de protéger al-Qaïda contre les attaques russes et syriennes alors même que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies demandaient l’éradication d’al-Qaïda et de Daech. Ensuite, les Etats-Unis ont « offert » à la Russie de se battre collectivement contre al-Qaïda, sous commandement étasunien. Nous avons qualifié cette offre d’insensée et de fourbe. Tous ces verbiages, on le voit maintenant, ne servaient qu’à gagner du temps pour permettre à al-Qaïda de préparer l’attaque qu’ils viennent de lancer.

Une autre tentative pour gagner du temps, qui a échoué celle-là, a été de changer le nom du Front al-Nosra en Fateh al-Sham. Certains médias « occidentaux » ont dit que le groupe s’était séparé d’al-Qaïda, mais il s’agissait, au contraire, de la fusion d’al-Qaïda central et de Nosra/al-Qaïda en Syrie sous un nouveau nom. Les sponsors qataris d’al-Qaïda avaient exigé ce changement de nom pour pouvoir convaincre, au grand jour, les gouvernements « occidentaux » et leur opinion publique qu'al-Qaïda en Syrie était composée de « rebelles modérés ». Mais l’imposture a échoué. Le stratagème était trop visible pour être pris au sérieux. Le soutien « occidental » d’al-Qaïda va devoir se poursuivre secrètement et modérément.

Si cette attaque était repoussée, les énormes pertes que al-Qaïda subirait pourraient la faire renoncer à l’option de la guerre ouverte de style militaire. Si al-Qaïda réussit à vaincre l’armée arabe syrienne, cette dernière aura besoin d’importants renforts de forces terrestres pour reprendre l’initiative.

Mais les Etats-Unis ont compris que leur projet de changement de régime allait échouer quelle que soit l’issue de la bataille. Ils proposent maintenant de diviser la Syrie. La Syrie et tous ses voisins sont contre. Cela n’arrivera pas, mais Washington peut causer d’énormes dégâts avant de se rendre à l’évidence. La Russie peut et doit empêcher d’aussi importantes manœuvres américaines d’ingénierie sociale.

Par ailleurs, la Russie doit maintenant décider si elle veut assez intensifier son engagement pour sortir de l’impasse actuelle. Avec le temps qui passe, une impasse devient coûteuse et peut, à tout moment, tourner brusquement en défaite. Il est clair que jusqu’à présent les Américains ne négociaient pas sérieusement. Ils ne faisaient que gagner du temps pour permettre de grandes attaques contre le gouvernement syrien. La Russie doit choisir entre quitter complètement la Syrie ou intensifier suffisamment ses efforts pour vaincre les terroristes de façon décisive. Ce n'est pas une décision facile.

Aujourd’hui, des terroristes ont abattu un hélicoptère russe en Syrie. Le corps sanglant du pilote mort a été traîné dans la boue par des dingues locaux qui ont filmé la scène et ont posté la vidéo, tout fiers. Si le gouvernement russe avait besoin d’un prétexte officiel pour revenir en Syrie, il en a un maintenant. Aujourd’hui, également, Daech a menacé d’attaquer la Russie à l’intérieur de ses frontières. Voilà une autre bonne raison de revenir en force en Syrie. Il faut noter que la Russie est déjà extrêmement contrariée par le climat irrationnel d’hostilité qui règne contre elle à Washington DC. Il aura des conséquences.

Le Guide suprême iranien a affirmé récemment que l’accord nucléaire avec les Etats-Unis était un échec. Les Etats-Unis ne l’ont pas respecté au final. L’argent iranien est toujours bloqué dans les comptes contrôlés par les Etats-Unis et aucune banque internationale ne veut faire des affaires avec l’Iran, car les Etats-Unis menacent de les pénaliser. Selon le Guide iranien, il faut en conclure qu’un accord n’est possible avec les Etats-Unis sur aucune question locale au Moyen-Orient et que toutes les négociations avec eux sont une perte de temps. Cette nouvelle position officielle pourrait enfin faire sauter les limites sur le déploiement iranien en Syrie. Pourquoi prendre la peine de se limiter puisque les Etats-Unis n’en tiennent pas compte ?

La manière dont la situation en Syrie va évoluer à partir de maintenant dépend en grande partie de la Turquie. La Turquie est en train de changer de politique étrangère et de se tourner vers la Russie, l’Iran et la Chine. Mais jusqu’où cet éloignement de « l’Occident » ira et s’il s’assortira également d’un revirement complet sur la Syrie n’est pas encore clair. Si la Turquie bloque vraiment ses frontières et, avec elles, l’approvisionnement des terroristes, la guerre contre la Syrie pourrait se terminer en un an ou deux. Si l’approvisionnement (secret) continue, la guerre pourra se poursuivre pendant de nombreuses années. Dans les deux cas, un plus grand soutien (renforts en troupes, etc.) du gouvernement syrien par ses alliés réduirait considérablement le temps que la guerre prendrait encore (et les dégâts). Rien que cela justifierait les efforts supplémentaires des alliés de la Syrie.

L’avenir dira si Téhéran et Moscou sont d’accord avec cette conclusion.

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7433

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De source turque (renseignements) : Erdogan vient d’affronter l’OTAN et il a gagné après avoir pris le contrôle des bombes atomiques.

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La Turquie, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #L'OTAN., #AMERIQUE

Poutine est-il en train de réussir un échec et mat : sortir la Turquie de l’OTAN ?

 

De source turque (renseignements) :

Erdogan vient d’affronter l’OTAN et il

a gagné après avoir pris le contrôle des

bombes atomiques.

 

Leonid Timoshin – Fort Russ -  20 juillet 2016

Exclusivité Komsomolskaya Pravda 

 

9. ATOM BOMB.jpg

 

Tandis que les uns prétendent que l’ambitieuse et sanglante tentative de renverser Recep Tayyib Erdogan n’était qu’une mise en scène, les autres (surtout en Turquie) croient que le chef d’État a bien failli y perdre la vie, à cause de son rapprochement avec la Russie. Un expert sur le Moyen Orient - et directeur du Centre Lev Gumilev -, Pavel Zarifulline, a fait part à la Komsomolskaya Pravda des renseignements secrets qu’il a reçus de Turquie, d’un haut fonctionnaire turc et d’amis bien informés. Ce qu’ils lui ont dit, c’est que le coup d’État a été préparé avec l’aide de nos « partenaires » d’outremer.

 

LE BUT EST DE CONTRÔLER

 

- Pavel, qui sont ces gens qui vous ont donné ces informations depuis la Turquie ? Étant donné la répression en cours, comment restez-vous en contact avec eux ?

- Ils font partie de la classe dirigeante turque et je suis en contact avec eux pour mon travail depuis des années. Certains de ces collègues ont été emprisonnés par Erdogan en 2007, mais ça, c’est une autre histoire. En ce moment, je communique avec un des fameux professeurs turcs, consultant de leurs services de renseignements. Je ne peux évidemment pas vous révéler son nom. Comme des milliers d’autres, il marche sur le fil du rasoir – nous avons eu le même genre de répression en 1937 sous Staline. Nous correspondons dans une « tchat room » privée, par messages codés. Il fait partie de ceux qui soutiennent l’accession de la Turquie à l’Union Eurasienne et non à l’Union Européenne. Et il y a en Turquie beaucoup de personnes influentes qui sont dans le même cas. Pour le gouvernement, l’université et les services secrets, cela ne fait aucun doute : le coup d’État a été préparé par les Américains. Comme tous les autres coups dans le pays depuis 1960. L’armée a toujours interféré dans le processus politique et l’a toujours fait en coordination avec les Américains.

- Qu’est-ce qu’il vous a dit ?

- Je le cite : « L’Occident, espérant prendre le contrôle du pays par un coup d’État militaire, comme en Égypte, a d’abord soutenu le putsch. Les putschistes n’étaient pas en mesure de réussir sans aide extérieure. Mais l’Occident a sous-évalué le fait que le peuple turc n’accepterait pas un processus anti-démocratique » Par l’Occident, il entend surtout les États-Unis, mais il est possible que les Allemands aient trempé dans l’affaire – eux aussi ont fait pression sur Erdogan. N’oubliez pas que le Bundestag (le Parlement allemand) n’a même pas reconnu le génocide des Arméniens par les Turcs.

 

TROP DE DIVERGENCES

 

- Je ne comprends pas pourquoi les USA et l’Allemagne avaient besoin de ce coup d’État.

- Ce n’est pas un secret. La raison principale, c’est le rapprochement avec la Russie. Voici un autre extrait de mes échanges avec ma source : « L’Union Européenne et l’OTAN n’appréciaient pas le rapprochement de la Turquie avec Israël et la Russie. Les États-Unis étaient furieux que la Turquie ait qualifié les séparatistes Kurdes en Syrie d’organisation terroriste, alors que les USA les soutenaient. Ankara et Washington n’étaient pas d’accord sur l’Irak et sur la Syrie. À propos de la crise des réfugiés, l’U.E. a critiqué la Turquie, estimant qu’elle avait le devoir de bloquer l’afflux de réfugiés à tout prix. »

- Le coup était donc inévitable. Et d’origine externe. Sait-on comment il a été préparé ?

- Le noyau organisateur du putsch a été la base aérienne américaine d’Incirlik [située sur la cote méditerranéenne de la Turquie, à quelques centaines de kilomètres de la frontière syrienne ; elle permet de contrôler le Moyen Orient. NdA.] Le commandant en chef de la base, le général turc Bekir Ercan Van, est aujourd’hui arrêté [la base sert aussi à l’armée de l’air turque ; après tout le pays fait partie de l’OTAN. NdA]. Tous les principaux protagonistes sont de là. Selon  mes informateurs, l’ambassadeur US en Turquie, John Bass (qui a d’abord été en poste en Géorgie, où il a aussi dirigé la politique anti-russe) a rencontré plusieurs fois l’ancien commandant de la base aérienne qui a dirigé le coup d’État, Akin Ozturk, et le chef actuel de la base, sous le prétexte de discuter les relations avec les Kurdes en Syrie et en Irak. Les militaires turcs d’un certain rang sortent en général des institutions militaires de l’OTAN ; ils sont pro-Américains. Comme le révèle le contenu des interrogatoires, les conspirateurs – constitués des premier et deuxième échelons – avaient reçu de sérieuses garanties de la part des autorités militaires et diplomatiques US. L’asile politique leur avait été promis en cas d’échec de l’entreprise.

 

IL Y AVAIT DES BOMBES À HYDROGÈNE

 

- Et on les a trompés ?

- Non. Mais les Turcs étaient prêts à prendre la base d’assaut en se contentant d’abord de couper l’alimentation électrique. Seulement… des armes nucléaires y sont entreposées.

Ce genre de chose n’était jamais arrivé avant ! C’est pourquoi les Américains ont accepté de ne pas se mêler des arrestations dans la partie turque de la base. Nous devons cette information inédite à notre source. L’hypothèse ridicule de la mise en scène est réservée aux Occidentaux. Alors que le nombre des morts et des blessés (au bout d’une seule nuit : 290 morts et près de 1.500 blessés) suffit à démontrer à quel point l’événement était sérieux.

- Est-ce que le prêcheur de l’opposition Gulen - qui réside aux USA et dont l’extradition a été réclamée par Erdogan – ment quand il dit qu’il n’a rien à voir avec le coup d’État ?

- C’est là encore une « rubrique » à l’américaine, destinée aux Occidentaux bien sûr. Voici ce que ma source a écrit dans son dernier message (nous avons communiqué dans la nuit du 20 juillet) :

« Ils [Poutine et Erdogan. NdA] doivent se rencontrer aussi rapidement que possible. Ici, les gens n’arrêtent pas de parler de cette rencontre. Les USA ont tout fait et feront tout pour l’empêcher. Y compris un putsch s’il faut un putsch pour que les deux chefs d’État ne puissent pas se parler. Nous [les Eurasianistes de Turquie, NdA] voyons le salut du pays dans cette rencontre avec Poutine. » J’espère que les répressions ne toucheront pas mon expert et qu’il pourra assister avec les autres Turcs à notre conférence eurasienne d’Ankara, juste après la rencontre des présidents de Russie et de Turquie. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de quitter l’OTAN. Erdogan ferait mieux de choisir cette voie et de devenir l’Hugo Chavez islamique. Sinon, il lui faudra se préparer au prochain coup d’État.

 

COMMENTAIRE D’UN EXPERT MILITAIRE

 

Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine Défense Nationale

 

- Je n’ai rien de sûr qui me permette d’affirmer que le coup a été préparé par les Américains. Mais le fait qu’ils étaient au courant (grâce aux compétences de la CIA et de la NSA) et qu’ils y avaient intérêt est certain. Ils se sont contentés de ne pas en informer Erdogan, dans l’espoir que la réussite du putsch leur serait favorable. La base d’Incirlik héberge des Américains, donc des employés de la CIA. Je n’y ai jamais mis les pieds et ne sais donc rien de l’organisation de sa sécurité et de sa défense, ni comment elle est approvisionnée en énergie de sauvegarde. Mais dans nos bases russes, il est impossible d’arrêter l’alimentation en énergie, même quand on coupe l’électricité.

 

Victor BARANETS, observateur militaire « KP » :

 

- Selon les diverses évaluations, la base aérienne d’Incirlik abrite jusqu’à 100 bombes nucléaires américaines. On a réellement besoin d’électricité pour contrôler l’état des munitions, pour assurer leur protection. En cas d’accident, des moteurs diesel se déclenchent automatiquement, mais ils ne peuvent pas fonctionner indéfiniment. Si les Américains tombaient à court de combustible, il pourrait y avoir du vilain. Bien qu’il fût turc, le commandant de la base n’a donné l’ordre de couper que la partie turque d’Incirlik. Vous devez comprendre que cette base héberge des avions américains et des avions turcs, et quand il y a des opérations, il s’y trouve aussi des avions de Grande Bretagne, d’Allemagne, d’Arabie Saoudite et du Qatar. Toutefois, au moment du coup d’État, il n’y en avait pas.

Permettez-moi de vous rappeler que le commandant de la base, le général turc Van, a demandé l’asile politique aux États-Unis et que cet asile lui a été refusé. Si on le lui avait accordé, il serait aussitôt devenu évident que les USA voyaient ce putsch d’un bon oeil et qu’ils y avaient peu-être trempé. Quoi qu’il en soit, quand les arrestations ont été terminées dans la partie turque de la base, les vols ont repris, l’électricité est revenue dans la partie turque, et la base a recommencé à fonctionner comme à l’accoutumée.

 

Source :  http://www.kp.ru/daily/26557/3573608/    

Via :  http://www.fort-russ.com/2016/07/secret-turkish-intellige...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

Samedi 16 Juillet 2016, à Ankara, six F-16s partent de la base d’Akinci, survolent la capitale, brisent le mur du son et bombardent le Parlement, le Palais présidentiel et l’immeuble du MIT. Ils sont ravitaillés grâce à quatre avions citernes provenant de la base Incirlik. C’est de cette base, sous commandement turc, que partent les vols de la coalition contre l’organisation de l’Etat islamique et où sont postées les unités américaines ainsi que quelque 60 têtes nucléaires type H. Ce qui va nourrir la théorie d’une complicité des Etats-Unis, largement sous-entendue par le Président turc lui-même.

Trois hélicoptères sont chargés de mitrailler Turksat (Satellite TV) et Golbasi, le quartier général des forces spéciales de police.
Selon certaines sources, huit avions cargo, chargés d’armes pour les putschistes, partent de Kayseri pour Malatya. Ces derniers auraient prévu de faire envoyer 5000 soldats de Sirnak à Ankara afin d’assurer la sécurité des bâtiments officiels.

En réponse à l’armada massive se dirigeant sur la Turquie pour l'attaquer, Erdogan a immédiatement riposté en prenant en otage les 1500 Américains, civils et militaires, vivant dans la base américaine d’Incirlik, au sud de la Turquie. Il garde aussi les 90 bombes nucléaires déposées dans les bunkers de la base, menaçant de céder la base avec ses bombes à la Russie en cas d’attaque venant de l’OTAN. Dès l'annonce du siège de la base américaine d'Incirlik, Obama a ordonné à l'OTAN de stopper son offensive maritime. Pendant ce temps, la flotte russe de la Mer Noire a été mise en alerte rouge, ainsi que les armées du Sud de la Russie.

Les médias traditionnels occidentaux ne font aucun rapport sur ces évènements, gardés top secret par l’OTAN, par les pays occidentaux et par la Russie. Les Américains sont furieux et Obama est dans la mélasse, parce qu’il ne sait pas comment réagir, à part stopper l’offensive maritime qui était lancée. A l’acte d’agression américain contre la Turquie, consistant à essayer de trucider Erdogan, celui-ci répond donc par un autre acte de guerre extrêmement dangereux : une prise d’otages. La Turquie a commis un acte de guerre contre les États-Unis et le président Barack Obama et le Pentagone ne savent absolument pas comment réagir. La base militaire US d'Incirlik en Turquie est en état de siège par la police turque et militaire depuis le coup d'État contre Recep Erdogan samedi dernier. L’électricité de la base a été coupée et personne n'est autorisé à entrer ou sortir. Cette histoire est rapportée par Rick Wiles de Trunews.com et aussi par Debka File.
De Debka File :

Quelque 1.500 aviateurs américains et leurs familles sont enfermés dans Incirlik, la base aérienne au sud de la Turquie, qui abrite aussi un stock de bombes nucléaires tactiques depuis que le président Recep Erdogan a écrasé une tentative de coup d'État, le samedi 16 Juillet. Depuis cette date, aucune frappe aérienne contre ISIS en Syrie et en Irak n’a été organisée à partir de cette base.
Cette situation exceptionnelle, rapportée ici par des sources militaires de DEBKAfile, dans lequel un grand nombre de militaires américains sont détenus en captivité virtuelle par un gouvernement allié, a été presque certainement soulevée dans l'appel téléphonique qui a eu lieu mardi entre les présidents Barack Obama et Erdogan. Mais l'aspect le plus bizarre de cette affaire est qu’aucun responsable américain n’a soulevé en public - ni même par les administrations la plupart des critiques vocales à la convention républicaine qui a nommé Donald Trump comme candidat à la présidence.

La base est en état de siège par de grands contingents de police, coupé de l'énergie électrique pendant plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington en extradant Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.
Les victimes de la stratégie d'Erdogan d'extorsion sont plusieurs unités américaines déployées en Incirlik sous le commandement de l'escadron. Ils comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.

De Trunews.com
Une femme d'un sous-officier piégé dans la base aérienne d'Incirlik a dit au correspondant de TRUNEWS, Edward Szall, que son mari a mangé un seul repas, samedi, dans le restaurant de la base, par manque de nourriture à cause de l’encerclement, et qu’il se nourrit de junk food.
« Il m'a dit que tout le monde est irritable car de nombreux équipements ont été enlevés par les Turcs » a déclaré l’épouse mardi soir.

Une mère d'un des aviateurs séquestrés à l'intérieur d’Incirlik a dit à TRUNEWS que son fils l’a informée son début mercredi que la police turque bloque l'entrée de la base, et que les générateurs électriques – alimentant les opérations aériennes et les bunkers souterrains où sont stockées les bombes nucléaires B-61 – étaient les seuls à fonctionner mais leur alimentation en carburant va s’épuiser. Son fils a également affirmé que le secrétaire d’État à e la Défense, Ash Carter, a mis son veto à un plan visant à transférer l'ensemble du personnel et de l'équipement de la base après le coup militaire a commencé vendredi soir, arguant du fait que ce transfert était «trop cher».

Le 19 Juillet TRUNEWS Rick Wiles a interviewé Hans Kristensen, le directeur du Nuclear Information Project à la Fédération des scientifiques américains, en ce qui concerne les armements nucléaires logés à la base aérienne d'Incirlik. Au cours de l'entrevue, M. Kristensen a déclaré que, pour déplacer les ogives B-61, il faudrait au minimum trois semaines en cas d’urgence, même en y affectant des services militaires d’urgence.
Également de Debka File.. ..
La base est en état de siège virtuel par de grands contingents de police, l'énergie électrique est coupée depuis plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington à extrader Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.

Les victimes d'Erdogan sont plusieurs unités américaines déployées à Incirlik. Elles comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.
Depuis cet encerclement de la base, les "faux bombardements" contre Daech par les avions américains se sont arrêtés. Ces bombardements consistaient essentiellement à larguer des armes et des munitions, de la nourriture et divers équipements, aux "gentils terroristes", ceux qui mangent le foie de leur victime, coupent la tête à un garçon de 10 ans accusé d'espionnage, ou bien vendent des esclaves sexuelles sur les marchés. Depuis l'encerclement de la base, ces gentils terroristes n'ont plus personne pour les ravitailler. Encore une bourde des Américains, et une petite victoire pour la Syrie et la Russie.
Le commandant de la base turque, le brigadier général Bekir Ercan, est en état d'arrestation, soupçonné d'avoir un rôle principal dans la planification et l'exécution du coup d'État, en attribuant l'avion et des hélicoptères pour le soutenir les comploteurs, il est responsable de la disparition d'un grand nombre d'avions et aurait aidé à la défection des équipages d'avions vers la Grèce.

Qu'a -t-on fait de toutes les ogives nucléaires stockées à INCIRLIK en Turquie. Dans une situation aussi cacophonique qu'un coup d'État, certains éléments ont besoin d'un peu de temps avant de pouvoir faire surface. Maintenant que la poussière semble finalement retombée en Turquie, il est temps de parler de quelque chose de fort troublant qui est simplement passé inaperçu. Pour bien saisir l'importance des événements d'apparence sans signification particulière, nous avez besoin d'un peu de contexte, je le concède.

À travers la mêlée des récentes turbulences, la base aérienne de Incirlik, au sud de la Turquie, fut mise sous son plus haut état d'alerte alors que le courant fut coupé pendant plusieurs heures. Jusque là, rien de vraiment surprenant. Quelque chose a dû arriver, après tout, le Parlement se prenait des bombes en pleine session donc pourquoi pas l'aéroport quant à y être? Oui, mais pas n'importe quelle base aérienne.

La base d'Incirlik est la base militaire que les Américains utilisent pour lancer des missions de bombardement contre l'État islamique au quotidien. Pendant la crise, les avions américains se sont vus interdits d'atterrir ou de décoller sur place «par ordre des autorités locales». Est-ce que la base est toujours en sûreté? Dimanche, le commandant de la base était arrêté avec neuf de ses officiers pour être suspecté d'avoir supporté le coup. Jusque là, je vous comprend encore de vous demander pourquoi je vous écœure avec cette histoire. Le big deal, ce n'est pas que la base que les Américains utilisent dans leurs opérations a été compromise pendant quelques heures par des tensions politiques internes, le BIG DEAL, c'est que cette base contient 25% de l'arsenal nucléaire de l'OTAN. Parmi cet arsenal sont entreposées, entre plusieurs autres, 50 bombes à hydrogène B-61 et 90 bombes nucléaires en tout.

Les bombes ont une puissance de 170 kilotonnes, assez pour faire rougir Little Boy, qui n'a eu besoin que de 16 petites kilotonnes pour complètement annihiler Hiroshima et mettre le Japon à genoux. On parle d'engins dix fois plus puissants. À quel point ces bombes sont-elles réellement sécuritaires aujourd'hui? Après que l'installation eut été mise en danger par le coup raté d'une portion limitée de l'armée, la question se pose très sérieusement et c'est toute la notion d'exportation de la puissance de feu nucléaire qui doit être remise en cause.

Impertinence

Lorsque la Turquie a rejoint l'OTAN en 1952, dans la foulée de la guerre froide, les États-Unis ont cru bon d'exploiter une base à Incirlik en raison de sa proximité avec l'Union Soviétique. À moins d'une heure de vol, elle était géographiquement parfaite pour déployer des bombardiers, des chasseurs ainsi que des avions espion U-2, mais aussi, pour étendre la zone d'influence américaine au Moyen-Orient. En octroyant à la Turquie le droit de rejoindre l'OTAN, les États-Unis avaient en tête que les Turcs seraient éventuellement une forteresse de démocratie séculaire dans un monde arabe toujours pris sous le joug de l'autoritarisme. À l'époque, les programmes de missiles balistiques n'étaient que très peu avancés à travers le monde.

Rappelez-vous que ce sont les Soviétiques qui ont pris le monde par surprise en 1957 en plaçant Sputnik en orbite autour de la terre. Jusqu'alors, il était impossible d'administrer une attaque nucléaire autrement que par un classique largage en règle au dessus de la cible. Évidemment, cette réalité stratégique poussait les deux côtés à développer des avions toujours plus avancés pour la transporter mais aussi pour se défendre contre une attaque ennemie: c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Canada a développé un chasseur-intercepteur supersonique 20 ans en avance sur son temps, l'Avro Arrow.

Ainsi, afin de faire peser la menace nucléaire sur un adversaire, il fallait déployer les bombes le plus près possible de cet adversaire afin de limiter le temps de vol et la vulnérabilité de l'appareil qui transporte l'arme. De plus, il était la croyance populaire dans les forces armées américaines que les armes nucléaires installées dans des pays de l'OTAN servaient aussi à envoyer un message au reste du monde. En déployant des bombes H en Turquie, le message est simple et clair: les Américains sont prêts à s'engager dans une guerre nucléaire dans le cas d'une invasion d'un pays de l'OTAN. Nous défendrons nos alliés comme nous défendrons notre propre pays. Donc, en plus de réaffirmer l'unité de l'alliance, elles étaient sensées décourager une invasion directe d'un pays de l'OTAN en rendant inévitable une réponse atomique.

Aujourd'hui, cette notion de destruction mutuellement assurée afin de préserver la paix peut sembler absurde et contre-intuitive, mais à l'époque, c'était la seule façon de sécuriser les pays limitrophes de l'URSS sans pour autant y déployer un nombre ahurissant de forces conventionnelles. La perception du temps était que les Soviétiques possédaient une armée supérieure à celle des Américains et qu'une confrontation face-à-face devait être évitée à tout prix. Après tout, l'armée rouge venait de libérer l'Europe au coût de 14 millions de morts et de s'établir comme une des plus grandes forces de combat du monde.

«Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos.»
Progressivement, les bombes à hydrogène d'Incirlik sont devenues de plus en plus obsolètes. Difficiles à larguer, elles sont désormais plus des reliques que des menaces réelles pour la Russie. Quoiqu'elles servent encore un rôle de symbolisme au sein de l'alliance, le Pentagone considère aujourd'hui que leur plus gros avantage est qu'elles découragent les pays hôtes à développer leur propre arme nucléaire. La logique va comme suit: il serait préférable d'armer nos alliés de bombes dépassées plutôt que de les voir s'engager dans leurs propres essais nucléaires et remettre en question l'équilibre de la force et l'hégémonie américaine.

De nos jours, il n'est pas question de larguer une ogive nucléaire depuis un bombardier qui vole 40 000 pieds dans les airs, cet avion se ferait descendre en quelques minutes par un système de défense aérienne. Plutôt, une guerre nucléaire serait menée par le biais de missiles balistiques armés d'une tête nucléaire. Ces projectiles pourraient être dissimulés dans des silos sous-terrains ou encore mieux, être montés à bord d'un destroyer ou d'un sous-marin. Les temps ont changé et lorsque les stratégies défensives changent, les stratégies offensives s'adaptent et vice-versa. La défense ne se fait maintenant plus par système anti-aérien, mais bien par système anti-missile, témoignant de l'évolution de la menace.

Risque incalculé

Cette semaine, nous avons été témoins de la saisie de l'aéroport d'Incirlik. Survolez la base sur Google Maps et vous verrez vous-mêmes les Stratotankers, les A-10 et les F-15 stationnés à ciel ouvert et prêts à décoller. Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos. Et si la prochaine fois c'était un groupe terroriste? Et si les bombes H tombaient entre les mains d'une organisation qui ne promet pas «maintenir tous les engagements internationaux» de la Turquie? Le jour où ça va arriver, à Incirlik ou ailleurs, il sera trop tard pour y réfléchir.

Depuis le premier jour de leur déploiement, les bombes ont toujours sensées être sous surveillance américaine exclusivement. C'était l'entente. C'est pourquoi lorsque des sénateurs américains ont visité les installations militaires à l'étranger dans les années 60, ils ont été choqués de constater l'étendue de l'amateurisme et du laisser-aller qui s'était installé dans la façon de les protéger. Ils ont écrit un rapport fort critique pour le Président où ils énuméraient leurs inquiétudes: vol d'une arme par un pays allié, utilisation non-autorisée, équipes de surveillance insuffisantes, entretien déficient sur les sites où les Américains n'avaient en fait souvent même pas accès.

Ils sont devenus si nerveux avec la question qu'ils ont même été jusqu'à saboter leurs propres armes déployées à l'étranger. Par-exemple, lors de la crise de Chypre, qui a opposé la Turquie et la Grèce, les Américains étaient si inquiets par la perspective d'une guerre nucléaire entre ses deux alliés de l'OTAN qu'ils ont envoyé des agents secrets pour placer des dispositifs sur les bombes qui empêcheraient une détonation non-autorisée. Le message était clair: ce n'est pas votre jouet, c'est celui de l'OTAN.

Pour en ajouter une couche, en 2010, des activistes pour la paix ont réussi à entrer sur une base militaire en Belgique. Ils ont sauté par-dessus la première clôture et coupé la deuxième avec des cutters avant de pénétrer dans un silo contenant des bombes nucléaires actives où ils ont posé des autocollants pour la paix. Ils se sont promenés pendant une heure sur le site avant d'être interceptés par un soldat belge armé d'un fusil même pas chargé, histoire d'ajouter du ridicule à l'absurde.

Incirlik étant à 150 kilomètres de la frontière syrienne, près des zones contrôlées par l'État islamique, le pentagone était particulièrement nerveux avec la sécurité des lieux. L'armée a même ordonné le retour au pays des familles du personnel de la base afin de limiter le nombre de citoyens américains sur place. Récemment, les clôtures ont été améliorées autour des installations nucléaires d'Incirlik afin de limiter le risque d'entrée par effraction. Toutefois, le débat est loin d'être terminé.

Pourquoi conserver des bombes atomiques à hydrogène dans un pays étranger en pleine période de turbulence alors que ces bombes n'ont même plus la capacité d'être utilisées? Pourquoi volontairement placer une cible de choix à portée des factions terroristes? Malgré le dispositif qui empêche l'utilisation du détonateur sans autorisation, quelques heures de manipulation technique suffiraient pour contourner le mécanisme et quelques secondes suffiraient pour simplement placer une charge explosive sur la bombe et relâcher un nuage radioactif dans l'air.

Fort éloquent de l'inutilité des bombes H en Turquie, aucun appareil présentement stationné à la base n'a les capacités techniques pour larguer les bombes. Ni les Américains, ni les Turcs ne pourraient employer la bombe dans le cas d'un échange thermonucléaire. Elles attendent simplement patiemment dans le silo d'être utilisées, mais pas par les Américains ou les Turcs. Je vous laisse vous questionner sur la pertinence de leur présence à la lumière de ce fait.

Pourquoi prendre une chance avec le sort du Moyen-Orient au nom d'une confrontation d'une autre époque avec un État qui n'existe même plus (l'URSS)? La question se pose. Considérant que toutes les puissances du monde signent et re-signent des accords de non-prolifération nucléaire entre-elles, force est d'admettre que le maintien injustifié de têtes nucléaires en Turquie et ailleurs en Europe de l'Est est une politique fondamentalement contradictoire avec l'esprit des conventions. Si militairement inutilisables, le symbolisme de leur présence a perdu énormément de sa pertinence aussi.

Aux États-Unis, des problèmes de surveillance et de maintenance des silos nucléaires ont aussi fait surface dans les médias. L'an dernier, un livreur de pizza disait avoir découvert deux officiers en train de dormir dans le centre de contrôle et les avoir réveillés lui-même. Ailleurs, les mécanismes pour verrouiller la porte ne fonctionnaient même plus. Puis, il fut question de la remise à jour des systèmes de lancement: ceux-ci sont encore opérés par des disques souples comme dans les années 50, juste pour mettre la cerise sur le Sunday de grossière incompétence que présente l'Amérique dans sa gestion de son arsenal nucléaire.

Il n'est pas question que le monde connaisse une tragédie de dimensions historiques à cause de la négligence du gouvernement américain pour la sécurité nucléaire. La notion de destruction mutuelle assurée est peut-être oubliée, mais ses reliques polluent encore les perspectives de paix au Moyen-Orient et mettent toujours en danger des millions de personnes dans la région en les exposant à un risque absolument inutile et injustifiable.

Les États-Unis doivent ramener leur arsenal nucléaire en lieu sûr, au nom de la santé et de la paix.
José Pedro et Benjamin Tremblay huffingtonpost

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Un point de vue tunisien sur la Turquie et la tentative de renversement de Erdogan..

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #La Tunisie., #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch

Dans la nuit de vendredi à samedi, la panique s'est emparée d'Istanbul et d'Ankara, après la tentative de renversement du régime islamiste, menée par des soldats nationalistes qui avaient annoncé vendredi la prise du pouvoir par l’armée en raison de l’alliance implicite entre Erdogan et les terroristes de Daech dont il recyclait le pétrole volé en Irak et en Syrie, ainsi que de la dérive dictatoriale de ce Frère musulman en costume cravate.

De nombreux Turcs sont sortis dans les rues pour manifester leur satisfaction de se débarrasser de leur tyran, alors que les affrontements faisaient rage entre les militaires nationalistes-kémalistes et les loyalistes aux Frères musulmans.

Après 18 heures d’affrontement et d’incertitude, le basculement s’est produit avec l’intervention de l’aviation de l’OTAN qui a bombardé les positions des rebelles nationalistes. Au moins 100 personnes, dont 17 policiers à Ankara, ont été tuées durant ces affrontements. Des tirs depuis des hélicoptères ont été rapportés, et des bombes ont touché le Parlement.

Des tirs et des explosions ont été également entendus dans la capitale Ankara durant toute la nuit du vendredi à samedi, alors que les grandes artères d'Istanbul et les ponts enjambant le Bosphore ont été bloqués par les militaires nationalistes.

Un total de 1563 militaires ont été arrêtés en lien avec cette tentative de renversement du régime islamiste. En outre, cinq généraux et 29 colonels ont été démis de leurs fonctions. Le chef de l'armée, qui était pris en otage, a été libéré des rebelles nationalistes et conduit dans un lieu sûr, selon un haut responsable Turc.

Rassuré par ses amis Américains, Recep Tayyip Erdogan, qui était en vacance, a atterri à Istanbul juste avant l'aube et a déclaré que le gouvernement restait maître de la situation. De sources bien informées, Rached Ghannouchi et ses acolytes n’ont pas dormi de la nuit, la chute du régime islamiste turc signifiant leur propre fin en Tunisie dont ils ont pris le contrôle depuis 2011 grâce à la Turquie, au Qatar et aux Etats-Unis.

Le boucher d'Istanbul se savait menacé d'où sa récente tentative de rapprochement de Poutine, son opération de charme à l'égard d'Israël et sa tentative de réconciliation avec l'Egypte à laquelle le président Abdelfattah Al-Sissi a répondu par une fin de non recevoir. Le renversement du régime islamiste que les Américains ont installé en Turquie il y a près de quinze ans a certes échoué. Mais le Frère musulman Erdogan est incontestablement fragilisé et ses jours à la tête de la Turquie sont désormais comptés...comme les jours du terroriste "modéré", Rached Ghannouchi !

Lilia Ben Rejeb

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Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Turquie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

lundi 18 juillet 2016

Un rapport étonnant du Conseil de sécurité russe (SC) circulant dans le Kremlin aujourd’hui, dit que, juste après avoir terminé sa conversation téléphonique avec le président Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, revigoré, a salué la Fédération de Russie pour lui avoir sauvé la vie et qu’il allait rencontrer le Président Poutine dans les 2 prochaines semaines. Il a aussi promis «vengeance» contre le président Obama pour avoir organisé le coup d’état manqué contre son régime.

Selon ce rapport, le complot du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan a été découvert par le ministère russe de la Défense (MoD) il y a et sept mois que nous avons rapporté dans nos rapports du 2 décembre 2015 en écrivant :

« Le ministère de la Défense (MoD) rapporte aujourd’hui que le président Poutine a ordonné aux avions géants Ilyushin-80 de commandement et de contrôle de la Fédération conçus pour une utilisation pendant la guerre nucléaire (autrement connu comme les avions du jour du jugement dernier » Doomsday « ) pour se préparer à des opérations de guerre à travers le monde dans un quinzaine jours, après que les analystes du renseignement militaire ont découvert une « figure de proue désigné » « au-delà de stupéfiant » complot ourdi par les États-Unis et des factions du gouvernement turc de faire tomber le président Recep Erdogan et le remplacer par Fethullah Gulen, homme de CIA -tout en utilisant terroristes l’État Islamique comme «levier». « [Note: ce rapport doit être lu dans son intégralité pour comprendre les plans complets du régime Obama et ses motivations pour la mise en scène de ce coup contre la Turquie]

Avion russe « Doomsday »

Immédiatement avant la découverte par le MoD de l’intrigue du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan, ce rapport continue, les relations entre la Fédération et la Turquie avaient été brisées lorsque le 24 Novembre 2015, un bombardier russe sans défense a été abattu sur la Syrie par l’aviation turque tuant son pilote– mais pour lequel, il y a quinze jours, le président Erdoğan a présenté ses excuses dans une lettre personnelle au président Poutine.

Dès la réception par le président Poutine des excuses du président Erdoğan, le 27 Juin, ce rapport note, le MoD a réactivé sa précédente opération «défense personnelle» pour le chef de la Turquie en activant une force d’élite du 25e Régiment Spetsnaz du Service de Renseignement de l’Administration (GRU).
Soldats du 25è Spetsnaz du GRU RUSSE (cosaques kabardes Caucase)

Craignant que le président Erdoğan ne soit bientôt protégé par ces forces d’élite Spetsnaz, ce rapport continue, le régime Obama accéléra ses plans de coup d’État, mais n’a pas réussi à comprendre qu’ils avaient déjà formé une «barrière proactive » autour d’Erdogan , de ses principales liaisons de communication à son gouvernement, des forces de police et des médias fidèles.

Obama ignorant que des forces d’élite Spetsnaz étaient déjà en « opération de combat » pour protéger le président Erdoğan, ce rapport explique, les comploteurs dirigés par la CIA ont commencé leur attaque le 15 Juillet dans la ville portuaire de la Riviera Turque de Marmaris, sur la côte méditerranéenne en attaquant Grand Yazici Club Turban où le chef de la Turquie était en vacances.

L’attaque elle-même, ce rapport continue, se composait de «au moins» 8-10 militaires turques dirigés par la CIA, débarquent d’un hélicoptère sur le terrain du Grand Yazici Club Turban. Ils se sont précipité vers ce qu’ils croyaient le château privé du président Erdoğan, en lançant des grenades et tirs d’armes automatiques contre ce château.

Cependant, l’élite de « protecteurs » Spetsnaz du président Erdogan l’avait déjà retiré de la Casa De Maris car ils savaient ce qui était sur le point de se produire et que la «bataille furieuse » a coûté la vie de nombreuses forces de police turques. Devant cet échec, les comploteurs se sont enfuis dans leur hélicoptère vers la Grèce. Ils ont comparu, il y a heures, devant un procureur grec. Et le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a promis de les extrader vers la Turquie .

Dans la foulée de cet échec d’Obama dans sa tentative de coup contre Erdoğan, ce rapport détaille plus de 6000 arrestations comme suspects de complot en connivence avec la CIA, dont les chefs de file sont le conseiller spécial du président turc, le colonel Ali Yazici, le commandant de la base aérienne Balikesir en Turquie occidentale, le Brigadier général Ishak Dayioglu, et le général Akin Ozturk, qui sont tous maintenant en garde à vue aussi.

La préoccupation la plus grave pour le ministère de la Défense russe, concerne le contrôle des quelque 90 bombes nucléaires B61 stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, dont cinquante sont affectées aux pilotes américains, et quarante sont affectées à la Force aérienne turque.

Avec le commandant de la base aérienne d’Incirlik, le général Bekir Ercan Van, actuellement en détention aussi, les forces militaires américaines ont activé leur niveau d’alerte le plus élevé tandis que les autorités locales ont bloqué tous les accès à cette base. –Pour le moment, il n’y a aucune indication claire sur la manière dont le régime Obama va répondre à son «aventure échouée», ni comment il compte protéger ces armes nucléaires.

Le principal suspect du Coup a servi comme attaché militaire à Israël

Le cerveau présumé derrière la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc avait autrefois servi comme attaché militaire à Israël, selon les rapports.

Général Akin Öztürk, qui était aussi l’ancien commandant de la force aérienne de la Turquie, a été arrêté samedi avec au moins cinq autres généraux dans le cadre du coup d’Etat manqué le vendredi soir.

De 1998 à 2000, Öztürk a servi à Tel-Aviv au sein de l’ambassade de Turquie. Plus tard, il est devenu commandant de la force aérienne, jusqu’à ce qu’il démissionne l’année dernière. Il a conservé son siège au Conseil militaire suprême de Turquie.

Avant le coup d’État, Öztürk était une figure militaire célèbre, honorée par de nombreuses médailles de son propre pays et de l’OTAN.

La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.

Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayyip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des évènements l’a prouvé.

Le journal émirati, Al Khaleej, est convaincu que Moscou a agi à bon escient dans cette situation, tout en évitant des étapes dangereuses et des revendications irréfléchies, choisissant la voie de l’application des pressions économiques sur Ankara (tourisme, gaz).

De nombreux analystes analysent les relations bilatérales entre Moscou et Ankara en fonction la situation en Syrie, qui est devenue le point d’intersection des différents intérêts géopolitiques des forces extérieures.

La responsabilité de la baisse dans le rôle de la Turquie dans la région, selon certains analystes politiques, repose sur les épaules des élites politiques turques. Ankara n’a pas attendu que les flammes qui dévorent ses voisins syriens et irakien se répandent et embrasent toute la région. La Turquie a du reconnaître qu’il était idiot de regarder ces flammes sans rien faire.

Le rédacteur en chef de l’influent journal Al-Hayat, George Samaan, estime qu’Erdogan a mis du temps pour enfin reconnaître la nécessité de pragmatisme dans la politique étrangère de son pays, tout en étant incapable de tourner le dos aux vieux rêves ottomans. Le nouveau pragmatisme en Turquie le renvoie désormais vers sa maison pour le bien-être économique turc, qui a été la base du poids et de l’influence de ce pays au Moyen-Orient.

En supprimant les blocages dans les relations entre Moscou et Ankara, selon le journaliste turc Hakan Aksay, Moscou veut accélérer les étapes, ce qui va accélérer du même coup le désengagement turc de Syrie, car Ankara devra cesser de soutenir les djihadistes et les groupes extrémistes si elle veut une réconciliation honnête et totale avec la Russie.

Mais ce qui, peut être, va finalement être obtenu, c’est la normalisation des relations entre les deux pays au point où ces relations bilatérales étaient avant la crise syrienne.

Un expert libanais en vue sur les affaires turques, Dr. Mohammed Noureddine, note aussi qu’il ne peut y avoir aucune discussion sérieuse sur les relations de la Russie avec la Turquie, sauf si cette dernière retire soutien aux groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Les experts continuent de faire valoir que la normalisation n’est maintenant qu’une question de temps.

Une experte libano-américaine de premier plan, Raghida Dergham, estime que le président turc Erdogan s’est lui-même trouvé piégé en Syrie, et il est convaincu qu’il a besoin de la Russie pour en sortir. Vladimir Poutine a bénéficié de l’évolution de la position de la direction turque non seulement parce qu’il a reçu des excuses du chef d’Ankara, mais aussi parce qu’elle a attiré Erdogan sur la voie de la réconciliation en Syrie.

Le journal irakien Al-Zaman voit les actions communes que la Russie et la Turquie vont prendre pour lutter contre le terrorisme bénéficieront à ces deux états. Ce serait de loin une étape plus productive que la coopération de la Turquie avec Washington, dont les politiques ont été en proie à l’imprécision, à l’incertitude et à des délais déraisonnables, et quelquefois à des heurts sanglants [1].

http://tass.ru/en/politics/888845
http://www.rferl.org/content/putin-erdogan-meeting/27863368.html
https://draft.blogger.com/fortnight
http://www.whatdoesitmean.com/index1952.htm
http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34912581
https://informnapalm.org/en/the-25th-spetsnaz-regiment-of-gru/
http://www.globalsecurity.org/intell/world/russia/gru.htm
http://www.grandyazicihotels.com/en/club-turban-marmaris
http://www.hurriyet.com.tr/marmariste-erdoganin-kaldigi-oteldeki-catisma-40148943
http://www.casademaris.com/about.php
http://www.reuters.com/article/us-turkey-security-greece-military-idUSKCN0ZX0BR?il=0
http://tass.ru/en/world/888816
http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/07/17/486358297/turkey-says-6-000-people-have-been-detained-after-failed-coup
http://sputniknews.com/politics/20160717/1043161321/erdogan-adviser-coup.html
http://thebulletin.org/status-us-nuclear-weapons-turkey
https://www.rt.com/news/351694-incirlik-base-commender-detained/
http://abcnews.go.com/International/us-troops-turkish-air-base-highest-force-protection/story?id=40634670
https://www.rt.com/news/351606-usa-incirlik-base-turkey-blocked/
http://www.whatdoesitmean.com/index2073.htm

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lundi 18 juillet 2016 Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Par Karine Bechet Golovko

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Turquie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie

lundi 18 juillet 2016

Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie

 
 
Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Maintenant qu'il a échoué, certains tentent de minimiser les moyens mis en place, montrer qu'ils étaient insuffisants pour faire vasciller le pouvoir. Bombarder un bâtiment vide ne sert à rien. Certes, les moyens étaient insuffisants, tant que la tentative d'assassinat d'Erdogan n'était pas accomplie. La Turquie accuse Fethullah Gülen, et indirectement les Etats Unis, puisque l'imam travaillait avec la CIA, d'être derrière cette opération. 
 

 
Déroulement des évènements
 
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet, un groupe de militaires s'attaque en même temps à trois villes majeures en Turquie: Ankara pour les institutions étatiques, Istanbul pour les médias et Maramis la station balnéaire où se trouve le Président Erdogan.
 
A Ankara, les putschistes ont bombardé le quartier général, car après les nettoyages opérés dans l'armée, la majorité de l'état major est loyal à Erdogan, et le Palais présidentiel. Ils ont également attaqué le bâtiment de la télévision nationale:

Les tanks ont, pendant ce temps, commencé à tirer sur le Parlement. Vide, heureusement. Le but était de bloquer toute possibilité de communication entre Erdogan et les centres politiques du pays.

A Istanbul, où se trouvent les plus grandes chaînes de télévision et les centres de communications, les putschistes ont attaqué la chaîne turque TRT et la chaîne CNN turk. Tous les ponts furent bloqués et l'aéroport Ataturk fermé.

A Marmaris, la station balnéaire, pendant ce temps, se jouait l'élément clé de cette tentative de renversement du pouvoir en Turquie. Les forces en jeu étaient trop faibles pour pouvoir prendre de cette manière le pouvoir et surtout le garder. Il fallait tuer Erdogan. 3 hélicoptères ont tiré sur l'hôtel où résaidait le Président, environ 25 hommes furent débarqués pour tuer Erdogan. Mais ils rencontrèrent des difficultés à l'intérieur du bâtiment, car les forces spéciales qui protègent le Président les accueillirent.

Voici la vidéo de l'attaque aérienne de l'hôtel et l'état de la chambre occupée par Erdogan après l'attaque:

Si Erdogan avait été dans sa chambre, il n'aurait eu aucune chance. Seulement, il n'y était plus. Et le coup d'état a échoué à ce moment-là.

Les éléments de rupture du scénario

Quelques minutes avant l'attaque de son hôtel, Erdogan le quitte:

Pour autant, la communication va maintenant prendre le relai et tenter de faire tomber le régime sur un coup de poker menteur. Les putschistes font passer une annonce à la télévision turque affirmant qu'ils ont pris le pouvoir, que Erdogan est démis de ses fonctions présidentielles, en raison des nombreuses violations aux droits de l'homme:

Pour sa part, comme l'écrit The Washington Post, un militaire américain déclare à la chaîne NBC que Erdogan quitte le pays et demande l'asile politique en Allemagne:
Or rather, a U.S. military source told NBC News that Erdogan was trying to get into Germany.
Senior US military source tells NBC News that Erdogan, refused landing rights in Istanbul, is reported to be seeking asylum in Germany.
C'est alors que Erdogan apparait de manière très étrange à la télévision turque, sur le téléphone de la journaliste qui le brandit à la caméra:
 
 
Il est vivant, il appelle les turcs à défendre leur pays et à descendre massivement dans la rue.
 
Par cette déclaration, le Président turc a cassé la deuxième phase du coup d'état, la phase médiatique. Il n'est pas mort, il ne fuit pas et il n'a pas peur de son peuple, il arrive à Istanbul. Et les gens descendent dans la rue, ce qui complique techniquement la tâche des putschistes. Et renverse l'équilibre politique des forces en présence.
 
Dans ce scénario, un élément est troublant. Les américains viennent de favoriser une fuite d'information dans l'agence Reuters: deux chasseurs F16, soi-disant pilotés par les putschistes, encadraient l'avion présidentiel et encore deux les suivaient:
"At least two F-16s harassed Erdogan's plane while it was in the air and en route to Istanbul. They locked their radars on his plane and on two other F-16s protecting him," a former military officer with knowledge of the events told Reuters.
 
"Why they didn't fire is a mystery," he said.
Il semblerait que le message soit passé: on aurait pu, on ne l'a pas fait. A moins que le but était de l'arrêter et non de le tuer. Ou d'attendre pour voir où il allait: Ankara? Istanbul? A l'étranger? Et laisser le temps pour voir la réaction de la population. Ca reste un mystère.
 
D'où vient cette tentative?
 
La Turquie accuse l'imam Fettulah Gülen d'être derrière cette tentative de coup d'état. Celui-ci se défend. La Turquie demande son extradition aux américains, eux déclarent n'avoir reçu aucune demande mais pouvoir examiner les éléments de preuves que fournira Ankara. Et pour cause.
 
Au-delà de ses accointances religieuses, F. Gülen est considéré comme travaillant pour la CIA et ses différentes "écoles" que l'on retrouve dans différents pays comme, par exemple, au Kazakhstan, ne sont que des couvertures pour le recrutement et la formation de collaborateurs de la CIA.
 
Qui concrètement a fait le travail? On ne sait pas. Que les Etats Unis soient derrière? C'est fort possible, c'est leur méthode de faire disparaître les dirigeants gênants comme en Irak ou en Libye pour ne prendre que ces exemples. On se souviendra aussi de la tentative échouée contre le Président ukrainien Yanukovitch sauvé in extremis par la Russie. Mais ils ont besoin que le travail soit fait, du moins en apparence, de l'intérieur. D'où le recours à ces militaires. S'ils gagnent, ils les reconnaissent et s'ils perdent, ils soutiennent Erdogan.
 
Autrement dit, ils ne pouvaient ne pas être au courant. Et peut-être n'y a-t-il pas uniquement les Etats Unis qui furent au courant. On se souvient avec surprise de l'annonce brusque de fermeture de l'Ambassade de France à Ankara et du Consulat d'Istanbul le 13 juillet pour des raisons de sécurité "jusqu'à nouvel ordre". La France semble mieux informée à l'étranger que sur son propre territoire, mais il est vrai que ce ne sont pas les mêmes services qui travaillent.
 
La bulle explose
 
Les forces étaient gonflées et peu fiables. C'est ce qui donne, a posteriori, cette impression d'amateurisme. Qui ne reste qu'une impression, car tout a été préparé et coordonné. Les généraux ont envoyé les subalternes en première ligne, qui ont envoyé de simples soldats pour le renfort en disant que c'était un exercice. Lorsque Erdogan est apparu bien vivant et bien soutenu par la population, les généraux se sont trouvé "pris en otage" ou redevenus solidaires, les soldats se sont rendus et la bulle a explosé.
 
Or, il est clair, à entendre les réactions des dirigeants occidentaux, qu'un autre final était attendu. Le premier à s'être prononcé, et qui a mis J. Kerry en difficulté, est le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov a clairement déclaré condamner tout coup d'état dans n'importe quel pays et a appelé à régler les différents dans le cadre constitutionnel. 
 
Il est évident que J. Kerry n'avait particulièrement ni prévu, ni envie de se prononcer si tôt, il voulait d'abord comprendre si ça avait marché ou échoué, d'où sa formulation plus qu'énigmatique sur la possible reconnaissance d'une "continuation" du pouvoir. Manifestement par d'autres qu'Erdogan.
 
 
U.S. Secretary of State John Kerry said on Friday that he hoped for peace, stability and continuity in Turkey, where a coup attempt is underway.
Kerry, speaking at a news conference in Moscow after a day of talks on Syria with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, said he could not comment further on Turkey because he did not have the latest details of what was happening there.
Dans l'ensemble, les dirigeants ne se sont pas pressés pour intervenir. Ils ont attendu de voir qui allait gagner la manche et comment allait réagir le peuple. D'autant plus que les médias sont remplis d'analyses expliquant la faiblesse d'Erdogan et du mécontentement populaire. Analyses biaisées, comme nous le voyons. Bref, quand il est devenu clair qu'il allait falloir continuer à coopérer avec Erdogan, alors ils ont, dans un premier temps, approuver l'échec d'un coup d'état. Mais ensuite, la machine se met en route. Prenons un article du Parisien:
"l'autoritaire président de la République islamo-conservateur", "les chancelleries étrangères, déjà très critiques sur le non-respect des droits fondamentaux dans le conflit avec les Kurdes, et qui considèrent à ce titre la Turquie comme un Etat démocratiquement peu fréquentable."
Cet Etat, il y a encore peu, allait bénéficier d'un régime sans visas avec l'UE. La situation des droits de l'homme s'est dégradée après ou avant l'impossibilité de convenir d'un prix?
 
En attendant, les purges du régime sont importantes. 6000 personnes arrêtées, dont près de 3000 militaires, plus de 2000 juges vont être démis de leur fonction. Et tout à coup, se pose la question de la fiabilité de la Turquie dans la lutte contre le terrorisme. A ce stade ce n'est plus de l'hypocrise, c'est de l'art. Il est vrai que Ankara interdit aux américain l'utilisation de la base aérienne de Incirlik. 
 
Plus de 70 généraux et amiraux seraient liés au complot. Voici la liste publiée de ceux qui ont été arrêté:
 
 
 
 
 
La situation est calme, mais encore tendue. Aujourd'hui, à Istanbul, la police a ordre de descendre sans prévenir tout hélicoptère survolant la ville sans autorisation. Au dernières nouvelles, l'attaché militaire turc au Koweit a été arrêté sur demande de la Turquie par l'Arabie Saoudite, lorsqu'il essayait de quitter le pays. Manifestement la Turquie rassemble des preuves. Contre les Etats Unis.
 
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Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan
 

 

Suite à l’article de Jean Patrick Grumberg « Turquie : vidéo surréaliste de l’arrestation de soldats dans les bureaux de CNN Istanbul », voici … une autre vidéo sur le sort réservé à un soldat par les adorateurs d’Erdogan.

La vidéo sur les sévices infligés au soldat turc et sa décapitation est apparue sur le web et sur YouTube avant d’être enlevée. La nouvelle a été diffusée par divers quotidiens internationaux dont The Independent, le Mirror, la BBC, mais en France, aucun journaliste n’a fait son travail d’information : protéger l’islam est la priorité absolue des médias, et si le prix à payer est de désinformer les Français, c’est un prix à payer très très acceptable.

Les images montrent un soldat décapité, gisant dans une marre de sang, entouré des fidèles du sultan au comble de l’hystérie. D’autres images circulent exhibant des soldats qui s’étaient pourtant rendus, battus à sang par des islamistes armés de matraques, super excités, hurlant « allahou akbar ».

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Ces mêmes islamistes qu’Erdogan avait appelé à descendre dans la rue pour « sauver » son gouvernement “démocratiquement élu”, qui, aujourd’hui, n’a plus rien de démocratique. Comme dit un confrère, « Erdogan a évité un coup d’Etat, et il fait un coup d’Etat ».

Erdogan n’a rien à envier à feu Pinochet. Je n’ose imaginer ce que ce malade va faire subir à ces soldats. Et dire que la Turquie fait partie de l’OTAN, qu’elle aspire à devenir membre de l’UE, et qu’il se trouve des dirigeants européens pour lui ouvrir les bras !

Des rumeurs étranges circulent sur ce coup d’Etat avorté, dont Erdogan en ressort plus fort que jamais. Désormais, le sultan a devant lui la voie aplanie vers l’instauration de la République présidentielle via la modification probable de la Constitution, qu’il souhaite ardemment depuis son élection « démocratique » à la présidence de la Turquie.

Personne au Parlement n’osera refuser sa voix à celui qui se présente comme le paladin de la liberté et de la « démocratie » contre la dictature des baïonnettes. Il va pouvoir imposer sa république présidentielle – en enlevant le pouvoir aux militaires, qui depuis Atatürk sont les garants de la Constitution – et en s’arrogeant tous les droits.

N’oublions pas que le président turc, favorable à l’extension de ses prérogatives, a cité l’Allemagne nazie comme un exemple de régime présidentiel efficace. Question de démocratie et d’Etat de Droit, cela promet un bel avenir sous une dictature islamo-nazie à la turque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Après l'attentat Istanbul, La Cour! Par Hélène Richard Favre.

3 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch

La Cour!

 

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Comment parler d’un événement sans rien en dire qui éclaire ses véritables enjeux, l’article indiqué en lien ci-dessous en donne un bon exemple:

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Istanbul-vit-dans...

Alors qu’on sait comment la Cour Européenne des Droits de l'Homme et Amnesty International ont permis de soutenir un homme qui a répandu la terreur à Istanbul, on fait se répandre en considération des Stambouliotes sur le régime en place dans leur pays.

Le problème, ici, n’est pas le président Erdogan.

Le problème, ici, est l’Occident.

A avoir si bien voulu éviter au terroriste le sort supposé qui l’attendait en Russie, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont choisi.

Sans doute que s’adresser à des citoyens turcs plutôt qu’aux soutiens institutionnels qui ont permis à Ahmed Tchataev de semer la mort dans l’aéroport d’Istanbul-Atatürk, le 28 juin dernier, engageait moins la rédaction de 20 minutes.

Condoléances et pensée aux proches des victimes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/02/terreur-desinf...

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