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Le blog de Lucien PONS

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Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

Samedi 16 Juillet 2016, à Ankara, six F-16s partent de la base d’Akinci, survolent la capitale, brisent le mur du son et bombardent le Parlement, le Palais présidentiel et l’immeuble du MIT. Ils sont ravitaillés grâce à quatre avions citernes provenant de la base Incirlik. C’est de cette base, sous commandement turc, que partent les vols de la coalition contre l’organisation de l’Etat islamique et où sont postées les unités américaines ainsi que quelque 60 têtes nucléaires type H. Ce qui va nourrir la théorie d’une complicité des Etats-Unis, largement sous-entendue par le Président turc lui-même.

Trois hélicoptères sont chargés de mitrailler Turksat (Satellite TV) et Golbasi, le quartier général des forces spéciales de police.
Selon certaines sources, huit avions cargo, chargés d’armes pour les putschistes, partent de Kayseri pour Malatya. Ces derniers auraient prévu de faire envoyer 5000 soldats de Sirnak à Ankara afin d’assurer la sécurité des bâtiments officiels.

En réponse à l’armada massive se dirigeant sur la Turquie pour l'attaquer, Erdogan a immédiatement riposté en prenant en otage les 1500 Américains, civils et militaires, vivant dans la base américaine d’Incirlik, au sud de la Turquie. Il garde aussi les 90 bombes nucléaires déposées dans les bunkers de la base, menaçant de céder la base avec ses bombes à la Russie en cas d’attaque venant de l’OTAN. Dès l'annonce du siège de la base américaine d'Incirlik, Obama a ordonné à l'OTAN de stopper son offensive maritime. Pendant ce temps, la flotte russe de la Mer Noire a été mise en alerte rouge, ainsi que les armées du Sud de la Russie.

Les médias traditionnels occidentaux ne font aucun rapport sur ces évènements, gardés top secret par l’OTAN, par les pays occidentaux et par la Russie. Les Américains sont furieux et Obama est dans la mélasse, parce qu’il ne sait pas comment réagir, à part stopper l’offensive maritime qui était lancée. A l’acte d’agression américain contre la Turquie, consistant à essayer de trucider Erdogan, celui-ci répond donc par un autre acte de guerre extrêmement dangereux : une prise d’otages. La Turquie a commis un acte de guerre contre les États-Unis et le président Barack Obama et le Pentagone ne savent absolument pas comment réagir. La base militaire US d'Incirlik en Turquie est en état de siège par la police turque et militaire depuis le coup d'État contre Recep Erdogan samedi dernier. L’électricité de la base a été coupée et personne n'est autorisé à entrer ou sortir. Cette histoire est rapportée par Rick Wiles de Trunews.com et aussi par Debka File.
De Debka File :

Quelque 1.500 aviateurs américains et leurs familles sont enfermés dans Incirlik, la base aérienne au sud de la Turquie, qui abrite aussi un stock de bombes nucléaires tactiques depuis que le président Recep Erdogan a écrasé une tentative de coup d'État, le samedi 16 Juillet. Depuis cette date, aucune frappe aérienne contre ISIS en Syrie et en Irak n’a été organisée à partir de cette base.
Cette situation exceptionnelle, rapportée ici par des sources militaires de DEBKAfile, dans lequel un grand nombre de militaires américains sont détenus en captivité virtuelle par un gouvernement allié, a été presque certainement soulevée dans l'appel téléphonique qui a eu lieu mardi entre les présidents Barack Obama et Erdogan. Mais l'aspect le plus bizarre de cette affaire est qu’aucun responsable américain n’a soulevé en public - ni même par les administrations la plupart des critiques vocales à la convention républicaine qui a nommé Donald Trump comme candidat à la présidence.

La base est en état de siège par de grands contingents de police, coupé de l'énergie électrique pendant plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington en extradant Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.
Les victimes de la stratégie d'Erdogan d'extorsion sont plusieurs unités américaines déployées en Incirlik sous le commandement de l'escadron. Ils comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.

De Trunews.com
Une femme d'un sous-officier piégé dans la base aérienne d'Incirlik a dit au correspondant de TRUNEWS, Edward Szall, que son mari a mangé un seul repas, samedi, dans le restaurant de la base, par manque de nourriture à cause de l’encerclement, et qu’il se nourrit de junk food.
« Il m'a dit que tout le monde est irritable car de nombreux équipements ont été enlevés par les Turcs » a déclaré l’épouse mardi soir.

Une mère d'un des aviateurs séquestrés à l'intérieur d’Incirlik a dit à TRUNEWS que son fils l’a informée son début mercredi que la police turque bloque l'entrée de la base, et que les générateurs électriques – alimentant les opérations aériennes et les bunkers souterrains où sont stockées les bombes nucléaires B-61 – étaient les seuls à fonctionner mais leur alimentation en carburant va s’épuiser. Son fils a également affirmé que le secrétaire d’État à e la Défense, Ash Carter, a mis son veto à un plan visant à transférer l'ensemble du personnel et de l'équipement de la base après le coup militaire a commencé vendredi soir, arguant du fait que ce transfert était «trop cher».

Le 19 Juillet TRUNEWS Rick Wiles a interviewé Hans Kristensen, le directeur du Nuclear Information Project à la Fédération des scientifiques américains, en ce qui concerne les armements nucléaires logés à la base aérienne d'Incirlik. Au cours de l'entrevue, M. Kristensen a déclaré que, pour déplacer les ogives B-61, il faudrait au minimum trois semaines en cas d’urgence, même en y affectant des services militaires d’urgence.
Également de Debka File.. ..
La base est en état de siège virtuel par de grands contingents de police, l'énergie électrique est coupée depuis plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington à extrader Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.

Les victimes d'Erdogan sont plusieurs unités américaines déployées à Incirlik. Elles comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.
Depuis cet encerclement de la base, les "faux bombardements" contre Daech par les avions américains se sont arrêtés. Ces bombardements consistaient essentiellement à larguer des armes et des munitions, de la nourriture et divers équipements, aux "gentils terroristes", ceux qui mangent le foie de leur victime, coupent la tête à un garçon de 10 ans accusé d'espionnage, ou bien vendent des esclaves sexuelles sur les marchés. Depuis l'encerclement de la base, ces gentils terroristes n'ont plus personne pour les ravitailler. Encore une bourde des Américains, et une petite victoire pour la Syrie et la Russie.
Le commandant de la base turque, le brigadier général Bekir Ercan, est en état d'arrestation, soupçonné d'avoir un rôle principal dans la planification et l'exécution du coup d'État, en attribuant l'avion et des hélicoptères pour le soutenir les comploteurs, il est responsable de la disparition d'un grand nombre d'avions et aurait aidé à la défection des équipages d'avions vers la Grèce.

Qu'a -t-on fait de toutes les ogives nucléaires stockées à INCIRLIK en Turquie. Dans une situation aussi cacophonique qu'un coup d'État, certains éléments ont besoin d'un peu de temps avant de pouvoir faire surface. Maintenant que la poussière semble finalement retombée en Turquie, il est temps de parler de quelque chose de fort troublant qui est simplement passé inaperçu. Pour bien saisir l'importance des événements d'apparence sans signification particulière, nous avez besoin d'un peu de contexte, je le concède.

À travers la mêlée des récentes turbulences, la base aérienne de Incirlik, au sud de la Turquie, fut mise sous son plus haut état d'alerte alors que le courant fut coupé pendant plusieurs heures. Jusque là, rien de vraiment surprenant. Quelque chose a dû arriver, après tout, le Parlement se prenait des bombes en pleine session donc pourquoi pas l'aéroport quant à y être? Oui, mais pas n'importe quelle base aérienne.

La base d'Incirlik est la base militaire que les Américains utilisent pour lancer des missions de bombardement contre l'État islamique au quotidien. Pendant la crise, les avions américains se sont vus interdits d'atterrir ou de décoller sur place «par ordre des autorités locales». Est-ce que la base est toujours en sûreté? Dimanche, le commandant de la base était arrêté avec neuf de ses officiers pour être suspecté d'avoir supporté le coup. Jusque là, je vous comprend encore de vous demander pourquoi je vous écœure avec cette histoire. Le big deal, ce n'est pas que la base que les Américains utilisent dans leurs opérations a été compromise pendant quelques heures par des tensions politiques internes, le BIG DEAL, c'est que cette base contient 25% de l'arsenal nucléaire de l'OTAN. Parmi cet arsenal sont entreposées, entre plusieurs autres, 50 bombes à hydrogène B-61 et 90 bombes nucléaires en tout.

Les bombes ont une puissance de 170 kilotonnes, assez pour faire rougir Little Boy, qui n'a eu besoin que de 16 petites kilotonnes pour complètement annihiler Hiroshima et mettre le Japon à genoux. On parle d'engins dix fois plus puissants. À quel point ces bombes sont-elles réellement sécuritaires aujourd'hui? Après que l'installation eut été mise en danger par le coup raté d'une portion limitée de l'armée, la question se pose très sérieusement et c'est toute la notion d'exportation de la puissance de feu nucléaire qui doit être remise en cause.

Impertinence

Lorsque la Turquie a rejoint l'OTAN en 1952, dans la foulée de la guerre froide, les États-Unis ont cru bon d'exploiter une base à Incirlik en raison de sa proximité avec l'Union Soviétique. À moins d'une heure de vol, elle était géographiquement parfaite pour déployer des bombardiers, des chasseurs ainsi que des avions espion U-2, mais aussi, pour étendre la zone d'influence américaine au Moyen-Orient. En octroyant à la Turquie le droit de rejoindre l'OTAN, les États-Unis avaient en tête que les Turcs seraient éventuellement une forteresse de démocratie séculaire dans un monde arabe toujours pris sous le joug de l'autoritarisme. À l'époque, les programmes de missiles balistiques n'étaient que très peu avancés à travers le monde.

Rappelez-vous que ce sont les Soviétiques qui ont pris le monde par surprise en 1957 en plaçant Sputnik en orbite autour de la terre. Jusqu'alors, il était impossible d'administrer une attaque nucléaire autrement que par un classique largage en règle au dessus de la cible. Évidemment, cette réalité stratégique poussait les deux côtés à développer des avions toujours plus avancés pour la transporter mais aussi pour se défendre contre une attaque ennemie: c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Canada a développé un chasseur-intercepteur supersonique 20 ans en avance sur son temps, l'Avro Arrow.

Ainsi, afin de faire peser la menace nucléaire sur un adversaire, il fallait déployer les bombes le plus près possible de cet adversaire afin de limiter le temps de vol et la vulnérabilité de l'appareil qui transporte l'arme. De plus, il était la croyance populaire dans les forces armées américaines que les armes nucléaires installées dans des pays de l'OTAN servaient aussi à envoyer un message au reste du monde. En déployant des bombes H en Turquie, le message est simple et clair: les Américains sont prêts à s'engager dans une guerre nucléaire dans le cas d'une invasion d'un pays de l'OTAN. Nous défendrons nos alliés comme nous défendrons notre propre pays. Donc, en plus de réaffirmer l'unité de l'alliance, elles étaient sensées décourager une invasion directe d'un pays de l'OTAN en rendant inévitable une réponse atomique.

Aujourd'hui, cette notion de destruction mutuellement assurée afin de préserver la paix peut sembler absurde et contre-intuitive, mais à l'époque, c'était la seule façon de sécuriser les pays limitrophes de l'URSS sans pour autant y déployer un nombre ahurissant de forces conventionnelles. La perception du temps était que les Soviétiques possédaient une armée supérieure à celle des Américains et qu'une confrontation face-à-face devait être évitée à tout prix. Après tout, l'armée rouge venait de libérer l'Europe au coût de 14 millions de morts et de s'établir comme une des plus grandes forces de combat du monde.

«Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos.»
Progressivement, les bombes à hydrogène d'Incirlik sont devenues de plus en plus obsolètes. Difficiles à larguer, elles sont désormais plus des reliques que des menaces réelles pour la Russie. Quoiqu'elles servent encore un rôle de symbolisme au sein de l'alliance, le Pentagone considère aujourd'hui que leur plus gros avantage est qu'elles découragent les pays hôtes à développer leur propre arme nucléaire. La logique va comme suit: il serait préférable d'armer nos alliés de bombes dépassées plutôt que de les voir s'engager dans leurs propres essais nucléaires et remettre en question l'équilibre de la force et l'hégémonie américaine.

De nos jours, il n'est pas question de larguer une ogive nucléaire depuis un bombardier qui vole 40 000 pieds dans les airs, cet avion se ferait descendre en quelques minutes par un système de défense aérienne. Plutôt, une guerre nucléaire serait menée par le biais de missiles balistiques armés d'une tête nucléaire. Ces projectiles pourraient être dissimulés dans des silos sous-terrains ou encore mieux, être montés à bord d'un destroyer ou d'un sous-marin. Les temps ont changé et lorsque les stratégies défensives changent, les stratégies offensives s'adaptent et vice-versa. La défense ne se fait maintenant plus par système anti-aérien, mais bien par système anti-missile, témoignant de l'évolution de la menace.

Risque incalculé

Cette semaine, nous avons été témoins de la saisie de l'aéroport d'Incirlik. Survolez la base sur Google Maps et vous verrez vous-mêmes les Stratotankers, les A-10 et les F-15 stationnés à ciel ouvert et prêts à décoller. Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos. Et si la prochaine fois c'était un groupe terroriste? Et si les bombes H tombaient entre les mains d'une organisation qui ne promet pas «maintenir tous les engagements internationaux» de la Turquie? Le jour où ça va arriver, à Incirlik ou ailleurs, il sera trop tard pour y réfléchir.

Depuis le premier jour de leur déploiement, les bombes ont toujours sensées être sous surveillance américaine exclusivement. C'était l'entente. C'est pourquoi lorsque des sénateurs américains ont visité les installations militaires à l'étranger dans les années 60, ils ont été choqués de constater l'étendue de l'amateurisme et du laisser-aller qui s'était installé dans la façon de les protéger. Ils ont écrit un rapport fort critique pour le Président où ils énuméraient leurs inquiétudes: vol d'une arme par un pays allié, utilisation non-autorisée, équipes de surveillance insuffisantes, entretien déficient sur les sites où les Américains n'avaient en fait souvent même pas accès.

Ils sont devenus si nerveux avec la question qu'ils ont même été jusqu'à saboter leurs propres armes déployées à l'étranger. Par-exemple, lors de la crise de Chypre, qui a opposé la Turquie et la Grèce, les Américains étaient si inquiets par la perspective d'une guerre nucléaire entre ses deux alliés de l'OTAN qu'ils ont envoyé des agents secrets pour placer des dispositifs sur les bombes qui empêcheraient une détonation non-autorisée. Le message était clair: ce n'est pas votre jouet, c'est celui de l'OTAN.

Pour en ajouter une couche, en 2010, des activistes pour la paix ont réussi à entrer sur une base militaire en Belgique. Ils ont sauté par-dessus la première clôture et coupé la deuxième avec des cutters avant de pénétrer dans un silo contenant des bombes nucléaires actives où ils ont posé des autocollants pour la paix. Ils se sont promenés pendant une heure sur le site avant d'être interceptés par un soldat belge armé d'un fusil même pas chargé, histoire d'ajouter du ridicule à l'absurde.

Incirlik étant à 150 kilomètres de la frontière syrienne, près des zones contrôlées par l'État islamique, le pentagone était particulièrement nerveux avec la sécurité des lieux. L'armée a même ordonné le retour au pays des familles du personnel de la base afin de limiter le nombre de citoyens américains sur place. Récemment, les clôtures ont été améliorées autour des installations nucléaires d'Incirlik afin de limiter le risque d'entrée par effraction. Toutefois, le débat est loin d'être terminé.

Pourquoi conserver des bombes atomiques à hydrogène dans un pays étranger en pleine période de turbulence alors que ces bombes n'ont même plus la capacité d'être utilisées? Pourquoi volontairement placer une cible de choix à portée des factions terroristes? Malgré le dispositif qui empêche l'utilisation du détonateur sans autorisation, quelques heures de manipulation technique suffiraient pour contourner le mécanisme et quelques secondes suffiraient pour simplement placer une charge explosive sur la bombe et relâcher un nuage radioactif dans l'air.

Fort éloquent de l'inutilité des bombes H en Turquie, aucun appareil présentement stationné à la base n'a les capacités techniques pour larguer les bombes. Ni les Américains, ni les Turcs ne pourraient employer la bombe dans le cas d'un échange thermonucléaire. Elles attendent simplement patiemment dans le silo d'être utilisées, mais pas par les Américains ou les Turcs. Je vous laisse vous questionner sur la pertinence de leur présence à la lumière de ce fait.

Pourquoi prendre une chance avec le sort du Moyen-Orient au nom d'une confrontation d'une autre époque avec un État qui n'existe même plus (l'URSS)? La question se pose. Considérant que toutes les puissances du monde signent et re-signent des accords de non-prolifération nucléaire entre-elles, force est d'admettre que le maintien injustifié de têtes nucléaires en Turquie et ailleurs en Europe de l'Est est une politique fondamentalement contradictoire avec l'esprit des conventions. Si militairement inutilisables, le symbolisme de leur présence a perdu énormément de sa pertinence aussi.

Aux États-Unis, des problèmes de surveillance et de maintenance des silos nucléaires ont aussi fait surface dans les médias. L'an dernier, un livreur de pizza disait avoir découvert deux officiers en train de dormir dans le centre de contrôle et les avoir réveillés lui-même. Ailleurs, les mécanismes pour verrouiller la porte ne fonctionnaient même plus. Puis, il fut question de la remise à jour des systèmes de lancement: ceux-ci sont encore opérés par des disques souples comme dans les années 50, juste pour mettre la cerise sur le Sunday de grossière incompétence que présente l'Amérique dans sa gestion de son arsenal nucléaire.

Il n'est pas question que le monde connaisse une tragédie de dimensions historiques à cause de la négligence du gouvernement américain pour la sécurité nucléaire. La notion de destruction mutuelle assurée est peut-être oubliée, mais ses reliques polluent encore les perspectives de paix au Moyen-Orient et mettent toujours en danger des millions de personnes dans la région en les exposant à un risque absolument inutile et injustifiable.

Les États-Unis doivent ramener leur arsenal nucléaire en lieu sûr, au nom de la santé et de la paix.
José Pedro et Benjamin Tremblay huffingtonpost

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Un point de vue tunisien sur la Turquie et la tentative de renversement de Erdogan..

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #La Tunisie., #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch

Dans la nuit de vendredi à samedi, la panique s'est emparée d'Istanbul et d'Ankara, après la tentative de renversement du régime islamiste, menée par des soldats nationalistes qui avaient annoncé vendredi la prise du pouvoir par l’armée en raison de l’alliance implicite entre Erdogan et les terroristes de Daech dont il recyclait le pétrole volé en Irak et en Syrie, ainsi que de la dérive dictatoriale de ce Frère musulman en costume cravate.

De nombreux Turcs sont sortis dans les rues pour manifester leur satisfaction de se débarrasser de leur tyran, alors que les affrontements faisaient rage entre les militaires nationalistes-kémalistes et les loyalistes aux Frères musulmans.

Après 18 heures d’affrontement et d’incertitude, le basculement s’est produit avec l’intervention de l’aviation de l’OTAN qui a bombardé les positions des rebelles nationalistes. Au moins 100 personnes, dont 17 policiers à Ankara, ont été tuées durant ces affrontements. Des tirs depuis des hélicoptères ont été rapportés, et des bombes ont touché le Parlement.

Des tirs et des explosions ont été également entendus dans la capitale Ankara durant toute la nuit du vendredi à samedi, alors que les grandes artères d'Istanbul et les ponts enjambant le Bosphore ont été bloqués par les militaires nationalistes.

Un total de 1563 militaires ont été arrêtés en lien avec cette tentative de renversement du régime islamiste. En outre, cinq généraux et 29 colonels ont été démis de leurs fonctions. Le chef de l'armée, qui était pris en otage, a été libéré des rebelles nationalistes et conduit dans un lieu sûr, selon un haut responsable Turc.

Rassuré par ses amis Américains, Recep Tayyip Erdogan, qui était en vacance, a atterri à Istanbul juste avant l'aube et a déclaré que le gouvernement restait maître de la situation. De sources bien informées, Rached Ghannouchi et ses acolytes n’ont pas dormi de la nuit, la chute du régime islamiste turc signifiant leur propre fin en Tunisie dont ils ont pris le contrôle depuis 2011 grâce à la Turquie, au Qatar et aux Etats-Unis.

Le boucher d'Istanbul se savait menacé d'où sa récente tentative de rapprochement de Poutine, son opération de charme à l'égard d'Israël et sa tentative de réconciliation avec l'Egypte à laquelle le président Abdelfattah Al-Sissi a répondu par une fin de non recevoir. Le renversement du régime islamiste que les Américains ont installé en Turquie il y a près de quinze ans a certes échoué. Mais le Frère musulman Erdogan est incontestablement fragilisé et ses jours à la tête de la Turquie sont désormais comptés...comme les jours du terroriste "modéré", Rached Ghannouchi !

Lilia Ben Rejeb

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Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Turquie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

Les dessous du coup d'état manqué en Turquie. Par Claire Langoulant.

lundi 18 juillet 2016

Un rapport étonnant du Conseil de sécurité russe (SC) circulant dans le Kremlin aujourd’hui, dit que, juste après avoir terminé sa conversation téléphonique avec le président Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, revigoré, a salué la Fédération de Russie pour lui avoir sauvé la vie et qu’il allait rencontrer le Président Poutine dans les 2 prochaines semaines. Il a aussi promis «vengeance» contre le président Obama pour avoir organisé le coup d’état manqué contre son régime.

Selon ce rapport, le complot du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan a été découvert par le ministère russe de la Défense (MoD) il y a et sept mois que nous avons rapporté dans nos rapports du 2 décembre 2015 en écrivant :

« Le ministère de la Défense (MoD) rapporte aujourd’hui que le président Poutine a ordonné aux avions géants Ilyushin-80 de commandement et de contrôle de la Fédération conçus pour une utilisation pendant la guerre nucléaire (autrement connu comme les avions du jour du jugement dernier » Doomsday « ) pour se préparer à des opérations de guerre à travers le monde dans un quinzaine jours, après que les analystes du renseignement militaire ont découvert une « figure de proue désigné » « au-delà de stupéfiant » complot ourdi par les États-Unis et des factions du gouvernement turc de faire tomber le président Recep Erdogan et le remplacer par Fethullah Gulen, homme de CIA -tout en utilisant terroristes l’État Islamique comme «levier». « [Note: ce rapport doit être lu dans son intégralité pour comprendre les plans complets du régime Obama et ses motivations pour la mise en scène de ce coup contre la Turquie]

Avion russe « Doomsday »

Immédiatement avant la découverte par le MoD de l’intrigue du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan, ce rapport continue, les relations entre la Fédération et la Turquie avaient été brisées lorsque le 24 Novembre 2015, un bombardier russe sans défense a été abattu sur la Syrie par l’aviation turque tuant son pilote– mais pour lequel, il y a quinze jours, le président Erdoğan a présenté ses excuses dans une lettre personnelle au président Poutine.

Dès la réception par le président Poutine des excuses du président Erdoğan, le 27 Juin, ce rapport note, le MoD a réactivé sa précédente opération «défense personnelle» pour le chef de la Turquie en activant une force d’élite du 25e Régiment Spetsnaz du Service de Renseignement de l’Administration (GRU).
Soldats du 25è Spetsnaz du GRU RUSSE (cosaques kabardes Caucase)

Craignant que le président Erdoğan ne soit bientôt protégé par ces forces d’élite Spetsnaz, ce rapport continue, le régime Obama accéléra ses plans de coup d’État, mais n’a pas réussi à comprendre qu’ils avaient déjà formé une «barrière proactive » autour d’Erdogan , de ses principales liaisons de communication à son gouvernement, des forces de police et des médias fidèles.

Obama ignorant que des forces d’élite Spetsnaz étaient déjà en « opération de combat » pour protéger le président Erdoğan, ce rapport explique, les comploteurs dirigés par la CIA ont commencé leur attaque le 15 Juillet dans la ville portuaire de la Riviera Turque de Marmaris, sur la côte méditerranéenne en attaquant Grand Yazici Club Turban où le chef de la Turquie était en vacances.

L’attaque elle-même, ce rapport continue, se composait de «au moins» 8-10 militaires turques dirigés par la CIA, débarquent d’un hélicoptère sur le terrain du Grand Yazici Club Turban. Ils se sont précipité vers ce qu’ils croyaient le château privé du président Erdoğan, en lançant des grenades et tirs d’armes automatiques contre ce château.

Cependant, l’élite de « protecteurs » Spetsnaz du président Erdogan l’avait déjà retiré de la Casa De Maris car ils savaient ce qui était sur le point de se produire et que la «bataille furieuse » a coûté la vie de nombreuses forces de police turques. Devant cet échec, les comploteurs se sont enfuis dans leur hélicoptère vers la Grèce. Ils ont comparu, il y a heures, devant un procureur grec. Et le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a promis de les extrader vers la Turquie .

Dans la foulée de cet échec d’Obama dans sa tentative de coup contre Erdoğan, ce rapport détaille plus de 6000 arrestations comme suspects de complot en connivence avec la CIA, dont les chefs de file sont le conseiller spécial du président turc, le colonel Ali Yazici, le commandant de la base aérienne Balikesir en Turquie occidentale, le Brigadier général Ishak Dayioglu, et le général Akin Ozturk, qui sont tous maintenant en garde à vue aussi.

La préoccupation la plus grave pour le ministère de la Défense russe, concerne le contrôle des quelque 90 bombes nucléaires B61 stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, dont cinquante sont affectées aux pilotes américains, et quarante sont affectées à la Force aérienne turque.

Avec le commandant de la base aérienne d’Incirlik, le général Bekir Ercan Van, actuellement en détention aussi, les forces militaires américaines ont activé leur niveau d’alerte le plus élevé tandis que les autorités locales ont bloqué tous les accès à cette base. –Pour le moment, il n’y a aucune indication claire sur la manière dont le régime Obama va répondre à son «aventure échouée», ni comment il compte protéger ces armes nucléaires.

Le principal suspect du Coup a servi comme attaché militaire à Israël

Le cerveau présumé derrière la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc avait autrefois servi comme attaché militaire à Israël, selon les rapports.

Général Akin Öztürk, qui était aussi l’ancien commandant de la force aérienne de la Turquie, a été arrêté samedi avec au moins cinq autres généraux dans le cadre du coup d’Etat manqué le vendredi soir.

De 1998 à 2000, Öztürk a servi à Tel-Aviv au sein de l’ambassade de Turquie. Plus tard, il est devenu commandant de la force aérienne, jusqu’à ce qu’il démissionne l’année dernière. Il a conservé son siège au Conseil militaire suprême de Turquie.

Avant le coup d’État, Öztürk était une figure militaire célèbre, honorée par de nombreuses médailles de son propre pays et de l’OTAN.

La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.

Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayyip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des évènements l’a prouvé.

Le journal émirati, Al Khaleej, est convaincu que Moscou a agi à bon escient dans cette situation, tout en évitant des étapes dangereuses et des revendications irréfléchies, choisissant la voie de l’application des pressions économiques sur Ankara (tourisme, gaz).

De nombreux analystes analysent les relations bilatérales entre Moscou et Ankara en fonction la situation en Syrie, qui est devenue le point d’intersection des différents intérêts géopolitiques des forces extérieures.

La responsabilité de la baisse dans le rôle de la Turquie dans la région, selon certains analystes politiques, repose sur les épaules des élites politiques turques. Ankara n’a pas attendu que les flammes qui dévorent ses voisins syriens et irakien se répandent et embrasent toute la région. La Turquie a du reconnaître qu’il était idiot de regarder ces flammes sans rien faire.

Le rédacteur en chef de l’influent journal Al-Hayat, George Samaan, estime qu’Erdogan a mis du temps pour enfin reconnaître la nécessité de pragmatisme dans la politique étrangère de son pays, tout en étant incapable de tourner le dos aux vieux rêves ottomans. Le nouveau pragmatisme en Turquie le renvoie désormais vers sa maison pour le bien-être économique turc, qui a été la base du poids et de l’influence de ce pays au Moyen-Orient.

En supprimant les blocages dans les relations entre Moscou et Ankara, selon le journaliste turc Hakan Aksay, Moscou veut accélérer les étapes, ce qui va accélérer du même coup le désengagement turc de Syrie, car Ankara devra cesser de soutenir les djihadistes et les groupes extrémistes si elle veut une réconciliation honnête et totale avec la Russie.

Mais ce qui, peut être, va finalement être obtenu, c’est la normalisation des relations entre les deux pays au point où ces relations bilatérales étaient avant la crise syrienne.

Un expert libanais en vue sur les affaires turques, Dr. Mohammed Noureddine, note aussi qu’il ne peut y avoir aucune discussion sérieuse sur les relations de la Russie avec la Turquie, sauf si cette dernière retire soutien aux groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Les experts continuent de faire valoir que la normalisation n’est maintenant qu’une question de temps.

Une experte libano-américaine de premier plan, Raghida Dergham, estime que le président turc Erdogan s’est lui-même trouvé piégé en Syrie, et il est convaincu qu’il a besoin de la Russie pour en sortir. Vladimir Poutine a bénéficié de l’évolution de la position de la direction turque non seulement parce qu’il a reçu des excuses du chef d’Ankara, mais aussi parce qu’elle a attiré Erdogan sur la voie de la réconciliation en Syrie.

Le journal irakien Al-Zaman voit les actions communes que la Russie et la Turquie vont prendre pour lutter contre le terrorisme bénéficieront à ces deux états. Ce serait de loin une étape plus productive que la coopération de la Turquie avec Washington, dont les politiques ont été en proie à l’imprécision, à l’incertitude et à des délais déraisonnables, et quelquefois à des heurts sanglants [1].

http://tass.ru/en/politics/888845
http://www.rferl.org/content/putin-erdogan-meeting/27863368.html
https://draft.blogger.com/fortnight
http://www.whatdoesitmean.com/index1952.htm
http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34912581
https://informnapalm.org/en/the-25th-spetsnaz-regiment-of-gru/
http://www.globalsecurity.org/intell/world/russia/gru.htm
http://www.grandyazicihotels.com/en/club-turban-marmaris
http://www.hurriyet.com.tr/marmariste-erdoganin-kaldigi-oteldeki-catisma-40148943
http://www.casademaris.com/about.php
http://www.reuters.com/article/us-turkey-security-greece-military-idUSKCN0ZX0BR?il=0
http://tass.ru/en/world/888816
http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/07/17/486358297/turkey-says-6-000-people-have-been-detained-after-failed-coup
http://sputniknews.com/politics/20160717/1043161321/erdogan-adviser-coup.html
http://thebulletin.org/status-us-nuclear-weapons-turkey
https://www.rt.com/news/351694-incirlik-base-commender-detained/
http://abcnews.go.com/International/us-troops-turkish-air-base-highest-force-protection/story?id=40634670
https://www.rt.com/news/351606-usa-incirlik-base-turkey-blocked/
http://www.whatdoesitmean.com/index2073.htm

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lundi 18 juillet 2016 Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Par Karine Bechet Golovko

19 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Turquie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie

lundi 18 juillet 2016

Retour sur la tentative de coup d'état en Turquie

 
 
Dans la nuit de vendredi à samedi, un coup d'état militaire a été tenté en Turquie. Maintenant qu'il a échoué, certains tentent de minimiser les moyens mis en place, montrer qu'ils étaient insuffisants pour faire vasciller le pouvoir. Bombarder un bâtiment vide ne sert à rien. Certes, les moyens étaient insuffisants, tant que la tentative d'assassinat d'Erdogan n'était pas accomplie. La Turquie accuse Fethullah Gülen, et indirectement les Etats Unis, puisque l'imam travaillait avec la CIA, d'être derrière cette opération. 
 

 
Déroulement des évènements
 
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet, un groupe de militaires s'attaque en même temps à trois villes majeures en Turquie: Ankara pour les institutions étatiques, Istanbul pour les médias et Maramis la station balnéaire où se trouve le Président Erdogan.
 
A Ankara, les putschistes ont bombardé le quartier général, car après les nettoyages opérés dans l'armée, la majorité de l'état major est loyal à Erdogan, et le Palais présidentiel. Ils ont également attaqué le bâtiment de la télévision nationale:

Les tanks ont, pendant ce temps, commencé à tirer sur le Parlement. Vide, heureusement. Le but était de bloquer toute possibilité de communication entre Erdogan et les centres politiques du pays.

A Istanbul, où se trouvent les plus grandes chaînes de télévision et les centres de communications, les putschistes ont attaqué la chaîne turque TRT et la chaîne CNN turk. Tous les ponts furent bloqués et l'aéroport Ataturk fermé.

A Marmaris, la station balnéaire, pendant ce temps, se jouait l'élément clé de cette tentative de renversement du pouvoir en Turquie. Les forces en jeu étaient trop faibles pour pouvoir prendre de cette manière le pouvoir et surtout le garder. Il fallait tuer Erdogan. 3 hélicoptères ont tiré sur l'hôtel où résaidait le Président, environ 25 hommes furent débarqués pour tuer Erdogan. Mais ils rencontrèrent des difficultés à l'intérieur du bâtiment, car les forces spéciales qui protègent le Président les accueillirent.

Voici la vidéo de l'attaque aérienne de l'hôtel et l'état de la chambre occupée par Erdogan après l'attaque:

Si Erdogan avait été dans sa chambre, il n'aurait eu aucune chance. Seulement, il n'y était plus. Et le coup d'état a échoué à ce moment-là.

Les éléments de rupture du scénario

Quelques minutes avant l'attaque de son hôtel, Erdogan le quitte:

Pour autant, la communication va maintenant prendre le relai et tenter de faire tomber le régime sur un coup de poker menteur. Les putschistes font passer une annonce à la télévision turque affirmant qu'ils ont pris le pouvoir, que Erdogan est démis de ses fonctions présidentielles, en raison des nombreuses violations aux droits de l'homme:

Pour sa part, comme l'écrit The Washington Post, un militaire américain déclare à la chaîne NBC que Erdogan quitte le pays et demande l'asile politique en Allemagne:
Or rather, a U.S. military source told NBC News that Erdogan was trying to get into Germany.
Senior US military source tells NBC News that Erdogan, refused landing rights in Istanbul, is reported to be seeking asylum in Germany.
C'est alors que Erdogan apparait de manière très étrange à la télévision turque, sur le téléphone de la journaliste qui le brandit à la caméra:
 
 
Il est vivant, il appelle les turcs à défendre leur pays et à descendre massivement dans la rue.
 
Par cette déclaration, le Président turc a cassé la deuxième phase du coup d'état, la phase médiatique. Il n'est pas mort, il ne fuit pas et il n'a pas peur de son peuple, il arrive à Istanbul. Et les gens descendent dans la rue, ce qui complique techniquement la tâche des putschistes. Et renverse l'équilibre politique des forces en présence.
 
Dans ce scénario, un élément est troublant. Les américains viennent de favoriser une fuite d'information dans l'agence Reuters: deux chasseurs F16, soi-disant pilotés par les putschistes, encadraient l'avion présidentiel et encore deux les suivaient:
"At least two F-16s harassed Erdogan's plane while it was in the air and en route to Istanbul. They locked their radars on his plane and on two other F-16s protecting him," a former military officer with knowledge of the events told Reuters.
 
"Why they didn't fire is a mystery," he said.
Il semblerait que le message soit passé: on aurait pu, on ne l'a pas fait. A moins que le but était de l'arrêter et non de le tuer. Ou d'attendre pour voir où il allait: Ankara? Istanbul? A l'étranger? Et laisser le temps pour voir la réaction de la population. Ca reste un mystère.
 
D'où vient cette tentative?
 
La Turquie accuse l'imam Fettulah Gülen d'être derrière cette tentative de coup d'état. Celui-ci se défend. La Turquie demande son extradition aux américains, eux déclarent n'avoir reçu aucune demande mais pouvoir examiner les éléments de preuves que fournira Ankara. Et pour cause.
 
Au-delà de ses accointances religieuses, F. Gülen est considéré comme travaillant pour la CIA et ses différentes "écoles" que l'on retrouve dans différents pays comme, par exemple, au Kazakhstan, ne sont que des couvertures pour le recrutement et la formation de collaborateurs de la CIA.
 
Qui concrètement a fait le travail? On ne sait pas. Que les Etats Unis soient derrière? C'est fort possible, c'est leur méthode de faire disparaître les dirigeants gênants comme en Irak ou en Libye pour ne prendre que ces exemples. On se souviendra aussi de la tentative échouée contre le Président ukrainien Yanukovitch sauvé in extremis par la Russie. Mais ils ont besoin que le travail soit fait, du moins en apparence, de l'intérieur. D'où le recours à ces militaires. S'ils gagnent, ils les reconnaissent et s'ils perdent, ils soutiennent Erdogan.
 
Autrement dit, ils ne pouvaient ne pas être au courant. Et peut-être n'y a-t-il pas uniquement les Etats Unis qui furent au courant. On se souvient avec surprise de l'annonce brusque de fermeture de l'Ambassade de France à Ankara et du Consulat d'Istanbul le 13 juillet pour des raisons de sécurité "jusqu'à nouvel ordre". La France semble mieux informée à l'étranger que sur son propre territoire, mais il est vrai que ce ne sont pas les mêmes services qui travaillent.
 
La bulle explose
 
Les forces étaient gonflées et peu fiables. C'est ce qui donne, a posteriori, cette impression d'amateurisme. Qui ne reste qu'une impression, car tout a été préparé et coordonné. Les généraux ont envoyé les subalternes en première ligne, qui ont envoyé de simples soldats pour le renfort en disant que c'était un exercice. Lorsque Erdogan est apparu bien vivant et bien soutenu par la population, les généraux se sont trouvé "pris en otage" ou redevenus solidaires, les soldats se sont rendus et la bulle a explosé.
 
Or, il est clair, à entendre les réactions des dirigeants occidentaux, qu'un autre final était attendu. Le premier à s'être prononcé, et qui a mis J. Kerry en difficulté, est le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov a clairement déclaré condamner tout coup d'état dans n'importe quel pays et a appelé à régler les différents dans le cadre constitutionnel. 
 
Il est évident que J. Kerry n'avait particulièrement ni prévu, ni envie de se prononcer si tôt, il voulait d'abord comprendre si ça avait marché ou échoué, d'où sa formulation plus qu'énigmatique sur la possible reconnaissance d'une "continuation" du pouvoir. Manifestement par d'autres qu'Erdogan.
 
 
U.S. Secretary of State John Kerry said on Friday that he hoped for peace, stability and continuity in Turkey, where a coup attempt is underway.
Kerry, speaking at a news conference in Moscow after a day of talks on Syria with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, said he could not comment further on Turkey because he did not have the latest details of what was happening there.
Dans l'ensemble, les dirigeants ne se sont pas pressés pour intervenir. Ils ont attendu de voir qui allait gagner la manche et comment allait réagir le peuple. D'autant plus que les médias sont remplis d'analyses expliquant la faiblesse d'Erdogan et du mécontentement populaire. Analyses biaisées, comme nous le voyons. Bref, quand il est devenu clair qu'il allait falloir continuer à coopérer avec Erdogan, alors ils ont, dans un premier temps, approuver l'échec d'un coup d'état. Mais ensuite, la machine se met en route. Prenons un article du Parisien:
"l'autoritaire président de la République islamo-conservateur", "les chancelleries étrangères, déjà très critiques sur le non-respect des droits fondamentaux dans le conflit avec les Kurdes, et qui considèrent à ce titre la Turquie comme un Etat démocratiquement peu fréquentable."
Cet Etat, il y a encore peu, allait bénéficier d'un régime sans visas avec l'UE. La situation des droits de l'homme s'est dégradée après ou avant l'impossibilité de convenir d'un prix?
 
En attendant, les purges du régime sont importantes. 6000 personnes arrêtées, dont près de 3000 militaires, plus de 2000 juges vont être démis de leur fonction. Et tout à coup, se pose la question de la fiabilité de la Turquie dans la lutte contre le terrorisme. A ce stade ce n'est plus de l'hypocrise, c'est de l'art. Il est vrai que Ankara interdit aux américain l'utilisation de la base aérienne de Incirlik. 
 
Plus de 70 généraux et amiraux seraient liés au complot. Voici la liste publiée de ceux qui ont été arrêté:
 
 
 
 
 
La situation est calme, mais encore tendue. Aujourd'hui, à Istanbul, la police a ordre de descendre sans prévenir tout hélicoptère survolant la ville sans autorisation. Au dernières nouvelles, l'attaché militaire turc au Koweit a été arrêté sur demande de la Turquie par l'Arabie Saoudite, lorsqu'il essayait de quitter le pays. Manifestement la Turquie rassemble des preuves. Contre les Etats Unis.
 
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Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan

18 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 Après le putsch, un soldat turc décapité par des islamistes hystériques pro-Erdogan
 

 

Suite à l’article de Jean Patrick Grumberg « Turquie : vidéo surréaliste de l’arrestation de soldats dans les bureaux de CNN Istanbul », voici … une autre vidéo sur le sort réservé à un soldat par les adorateurs d’Erdogan.

La vidéo sur les sévices infligés au soldat turc et sa décapitation est apparue sur le web et sur YouTube avant d’être enlevée. La nouvelle a été diffusée par divers quotidiens internationaux dont The Independent, le Mirror, la BBC, mais en France, aucun journaliste n’a fait son travail d’information : protéger l’islam est la priorité absolue des médias, et si le prix à payer est de désinformer les Français, c’est un prix à payer très très acceptable.

Les images montrent un soldat décapité, gisant dans une marre de sang, entouré des fidèles du sultan au comble de l’hystérie. D’autres images circulent exhibant des soldats qui s’étaient pourtant rendus, battus à sang par des islamistes armés de matraques, super excités, hurlant « allahou akbar ».

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Ces mêmes islamistes qu’Erdogan avait appelé à descendre dans la rue pour « sauver » son gouvernement “démocratiquement élu”, qui, aujourd’hui, n’a plus rien de démocratique. Comme dit un confrère, « Erdogan a évité un coup d’Etat, et il fait un coup d’Etat ».

Erdogan n’a rien à envier à feu Pinochet. Je n’ose imaginer ce que ce malade va faire subir à ces soldats. Et dire que la Turquie fait partie de l’OTAN, qu’elle aspire à devenir membre de l’UE, et qu’il se trouve des dirigeants européens pour lui ouvrir les bras !

Des rumeurs étranges circulent sur ce coup d’Etat avorté, dont Erdogan en ressort plus fort que jamais. Désormais, le sultan a devant lui la voie aplanie vers l’instauration de la République présidentielle via la modification probable de la Constitution, qu’il souhaite ardemment depuis son élection « démocratique » à la présidence de la Turquie.

Personne au Parlement n’osera refuser sa voix à celui qui se présente comme le paladin de la liberté et de la « démocratie » contre la dictature des baïonnettes. Il va pouvoir imposer sa république présidentielle – en enlevant le pouvoir aux militaires, qui depuis Atatürk sont les garants de la Constitution – et en s’arrogeant tous les droits.

N’oublions pas que le président turc, favorable à l’extension de ses prérogatives, a cité l’Allemagne nazie comme un exemple de régime présidentiel efficace. Question de démocratie et d’Etat de Droit, cela promet un bel avenir sous une dictature islamo-nazie à la turque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Après l'attentat Istanbul, La Cour! Par Hélène Richard Favre.

3 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch

La Cour!

 

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Comment parler d’un événement sans rien en dire qui éclaire ses véritables enjeux, l’article indiqué en lien ci-dessous en donne un bon exemple:

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Istanbul-vit-dans...

Alors qu’on sait comment la Cour Européenne des Droits de l'Homme et Amnesty International ont permis de soutenir un homme qui a répandu la terreur à Istanbul, on fait se répandre en considération des Stambouliotes sur le régime en place dans leur pays.

Le problème, ici, n’est pas le président Erdogan.

Le problème, ici, est l’Occident.

A avoir si bien voulu éviter au terroriste le sort supposé qui l’attendait en Russie, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont choisi.

Sans doute que s’adresser à des citoyens turcs plutôt qu’aux soutiens institutionnels qui ont permis à Ahmed Tchataev de semer la mort dans l’aéroport d’Istanbul-Atatürk, le 28 juin dernier, engageait moins la rédaction de 20 minutes.

Condoléances et pensée aux proches des victimes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/02/terreur-desinf...

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Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

International

Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque - ALEXANDER KOTS - KOMSOMOLSKAYA PRAVDA/AFP/Archives
Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est excusé pour l'avion militaire russe abattu par la Turquie en 2015, un incident qui a provoqué une crise majeure entre les deux pays, et appelé à restaurer les relations bilatérales, a annoncé le Kremlin lundi.

"Le dirigeant turc a exprimé sa sympathie et ses sincères condoléances à la famille du pilote russe tué et il s'est excusé", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant qu'Erdogan a dit vouloir "faire tout son possible pour restaurer les relations traditionnellement amicales entre la Turquie et la Russie".

 
Dans un communiqué, le Kremlin a ensuite précisé avoir reçu un message de Recep Tayyip Erdogan dans lequel le président turc assure qu'Ankara "n'a jamais souhaité ou eu l'intention d'abattre un avion militaire russe". Ces excuses viennent confirmer la volonté d'apaisement de la part d'Ankara à l'égard de Moscou, alors que les relations entre les deux pays étaient pratiquement rompues. Mi-juin, une première lettre de M. Erdogan à Vladimir Poutine avait constitué le premier contact connu entre les deux hommes depuis l'incident. La nouvelle lettre envoyée lundi par Recep Tayyip Erdogan précise que "la Russie est, pour la Turquie, un ami et un partenaire stratégique", explique le Kremlin dans son communiqué. "Je veux une fois encore exprimer ma sympathie et mes condoléances à la famille du pilote russe, et je dis +excusez-nous+", poursuit M. Erdogan, cité dans le communiqué du Kremlin. Un communiqué du porte-parole du président turc, Ibrahim Kali, cité par l'agence officielle Anadolu, a cité M. Erdogan dans les mêmes termes et ajouté que "la Turquie et la Russie sont d'accord pour prendre les mesures nécessaires afin d'améliorer au plus vite les relations bilatérales". Le 24 novembre 2015, un bombardier russe Su-24 avait été abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, provoquant la mort du pilote, tué alors qu'il retombait en parachute après s'être éjecté. Son navigateur avait lui été secouru à l'issue d'une opération des forces spéciales après une première tentative avortée qui avait coûté la vie à un soldat d'infanterie de marine russe. La Turquie affirme que l'avion était entré dans son espace aérien et avait été averti "dix fois en cinq minutes", tandis que Moscou assure que le Su-24 survolait le territoire syrien et n'avait pas été mis en garde avant d'être touché.

Cet incident, qualifié de "coup de poignard dans le dos" par le président Poutine, a provoqué une crise aiguë dans les relations entre les deux pays.

Moscou a adopté une série de mesures de rétorsion -- allant de l'abrogation des facilités de visa à un embargo alimentaire -- à l'encontre de ce pays jusqu'alors considéré comme un partenaire privilégié, la Turquie accusant en échange Moscou de se comporter "comme une organisation terroriste" en Syrie, où les deux pays défendent des intérêts opposés.

Moscou soutient le président syrien Bachar al-Assad dont Ankara encourage activement la chute en soutenant des groupes rebelles.

Selon le communiqué publié par le Kremlin, M. Erdogan a ajouté que le "citoyen turc dont le nom est associé à la mort du pilote russe est visé par une enquête judiciaire". Le quotidien turc Hurriyet assure toutefois qu'Alparslan Celik, accusé d'avoir mitraillé le pilote russe et placé en détention préventive début avril, a été libéré lundi de prison.

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Suicide en direct. Blog "La chronique du grand jeu".

28 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Turquie, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Suicide en direct

28 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Suicide en direct

L'info a été soigneusement cachée par les médias grand public, et pour cause : il est difficile de dire s'il faut en rire ou en pleurer...

A peine les Britanniques font-ils leurs valises que les lumineux eurocrates reprennent les négociations sur l'adhésion... de la Turquie ! Sont-ils donc complètement bourrés, masochistes ? Ne comprennent-ils vraiment rien à rien ? Rarement dans l'histoire et dans le monde aura-t-on vu des dirigeants aussi - désolé, il n'y a pas d'autre mot - nullissimes.

Il est vrai que l'Union Ectoplasmique se retrouve prisonnière du piège dans lequel elle s'est elle-même enfermée :

  • que Bruxelles continue de préparer l'adhésion de la Turquie et c'est la révolte généralisée contre l'UE. La cote de popularité de la Turquie dans la population européenne est encore plus basse que celle de Hollande en France, c'est dire. Si Bruxelles passe outre, il n'est pas difficile de prévoir des mouvements de masse, peut-être violents, tandis que le soutien à l'UE s'effondrera.
  • que Bruxelles renonce et Erdogan aura la possibilité de lâcher des centaines de milliers de réfugiés sur le Vieux continent, dont les terroristes daéchiques qu'il contrôle et avec lesquels il fait chanter les europloucs. Et le sultan ne s'en privera sans doute pas, qui a un mépris incommensurable pour l'Europe - voir la une du journal pro-gouvernemental Akit au lendemain du Brexit : "L'union des croisés s'écroule". Là aussi, c'est à terme la disparition de l'UE.

Le choix pour les dirigeants européens se résume à : comment voulez-vous mourir ?

Mais tiendront-ils jusque là ? Selon un sondage continental, huit pays veulent maintenant leur propre référendum (ce qui ne veut toutefois pas forcément dire que les huit souhaitent en sortir) :

Suicide en direct

Même Soros, sans doute dépité d'avoir perdu des milliards, s'y met et prédit la mort dans l'âme la fin de l'Union Européenne. Ses paroles valent de l'or : "Le scénario catastrophe [Brexit, ndlr] s'est matérialisé, rendant la désintégration de l'EU pratiquement irréversible. Elle se dirige vers une désintégration désordonnée qui laissera l'Europe dans un état pire que si l'UE n'avait jamais existé".

Pour la seule fois de ma vie, je suis d'accord avec Soros (ça se fête !) : le réel rattrape cette construction artificielle et passéiste. Le compte à rebours est commencé. Il peut durer longtemps encore, le système peut s'arc-bouter, mais la fin semble inéluctable, Turquie ou pas.

En parlant du sultan, il n'aura échappé à personne qu'il a enfin ravalé sa fierté et présenté, la queue entre les jambes, ses excuses à la Russie pour l'incident du 24 novembre. On pressentait déjà un petit quelque chose hier lorsqu'on a appris que la justice turque rouvrait le dossier d'inculpation d'Alpharslan Celik, accusé d'avoir tué le pilote russe.

Il est vrai que l'aventurisme d'Erdogan a placé son pays dans une situation assez lamentable : isolé d'à peu près tout le monde, en quasi guerre civile, économiquement en chute libre. Désespéré, le sultan veut maintenant réparer les pots cassés, même si c'est sans espoir de retour à la case départ : ce qui est perdu est perdu et Moscou ne renoncera pas à soutenir les Kurdes syriens ni à ses S400 en Syrie.

Les médias russes ont beau jeu de moquer la reddition en rase campagne d'un Erdogan soudain mielleux à souhait après des mois de coups de menton. Ce qui nous intéresse ici, c'est évidemment la réaction du Kremlin. Poutine et son entourage doivent en ce moment peser le pour et le contre.

On se rappelle que les Russes avaient exigé des excuses publiques ET des compensations. Les Turcs ont-ils accédé à certaines demandes secrètes, comme par exemple l'arrêt partiel du soutien aux djihadistes d'Alep ? Rien n'est sûr dans ce théâtre d'ombres, mais cela pourrait peut-être expliquer pourquoi l'actuelle offensive syro-russe sur Alep se fait curieusement dans le silence généralisé alors que la précédente opération soulevait l'indignation des médias officiels turcs (et occidentaux).

Erdogan n'est plus vraiment en état d'exiger quoi que ce soit. Il tombe de Charybde en Scylla depuis quatre ans et tente de se raccrocher à n'importe quelle branche. Son seul atout reste son levier de pression sur l'UE. Ce que nous annoncions il y a six mois se vérifie pleinement. Le sultan est le dindon de la farce syrienne ; les Européens sont les dindons du dindon.

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En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

21 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Daesch, #Terrorisme

En Syrie, l'EI parvient à chasser les forces de Damas de la province de Raqqa

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Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai.

Des hommes des forces démocratiques syriennes près de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai. Crédits photo : DELIL SOULEIMAN/AFP

Sur la défensive depuis plusieurs semaines, les djihadistes ont réussi à desserrer l'étau des forces prorégime sur leur capitale syrienne à l'occasion d'une contre-offensive féroce qui a fait une soixantaine de morts des deux camps.

En difficulté sur le terrain depuis plusieurs semaines, harcelé jusque dans ses propres fiefs de Raqqa, en Syrie, et de Faloudja, en Irak, l'État islamique (EI) n'a pourtant pas abdiqué face aux forces gouvernementales et à la coalition occidentale emmenée par les États-Unis. Ce lundi soir, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a indiqué que les djihadistes ont infligé un revers aux forces du régime syrien en les chassant de la province de Raqqa, dans le nord du pays. Depuis le 3 juin, les forces de Damas, appuyées par les frappes aériennes russes, avaient lancé une offensive pour s'emparer de la ville clé de Tabqa. Cette cité se situe à cinquante kilomètres de la capitale syrienne du «califat» autoproclamé. C'était alors la première fois que le régime entrait dans la province de Raqqa depuis 2014.

Lors d'une contre-offensive féroce lancée dimanche soir, qui a fait une soixantaine de morts des deux camps en 24 heures, l'EI a réussi à repousser les forces syriennes «hors des frontières administratives de la province de Raqqa», selon l'OSDH. «Les prorégimes ont été contraints à revenir dans la province de Hama», plus au sud, a ajouté l'ONG. Cette ville représente un point de transit essentiel pour les djihadistes sur les bords de l'Euphrate, et sa reprise permettrait de couper par l'ouest la route d'approvisionnement de l'EI.

Lors de l'offensive des forces de Damas, les djihadistes avaient opposé une forte résistance aux forces du régime et envoyé quelque 300 combattants de Raqqa à Tabqa pour défendre la ville qu'ils contrôlent depuis 2014, selon l'OSDH.

Dimanche, les prorégimes s'étaient rapprochés à sept kilomètres de l'aéroport de Tabqa tenu par les djihadistes, mais ils avaient été ensuite forcés de reculer après de nombreuses attaques de l'EI, avant d'être finalement chassés de la province. Comme à son habitude, l'EI a eu notamment recours aux attentats suicide et à la voiture piégée pour repousser les forces du régime.

» LIRE AUSSI: Les djihadistes de Daech confrontés à un double assaut sur Raqqa et Faloudja

Une contre-offensive djihadiste près d'Alep

Dans le même temps, l'EI a également mené ce lundi une contre-offensive dans la province voisine d'Alep, plus à l'ouest, pour desserrer l'étau autour de son fief assiégé de Minbej par l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ces dernières assiègent Minbej depuis dix jours, mais elles sont freinées par les attaques suicide de l'EI. Les djihadistes contrôlent depuis 2014 cette ville, carrefour routier pour l'approvisionnement des djihadistes entre la frontière turque et la ville de Raqqa.

Selon l'OSDH, l'EI a réussi à reconquérir deux villages et trois hameaux au sud de Minbej qui avaient été pris par les FDS lors d'une large offensive lancée le 31 mai pour prendre le bastion djihadiste, avec l'aide de l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. «L'EI essaie de défendre Minbej en envoyant des combattants de l'extérieur de la ville attaquer les FDS dans ces villages», selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. «Daech a exécuté des habitants», a-t-il ajouté, sans pouvoir fournir de bilan.

En Irak, en revanche, l'EI ne parvient pas à contrôler l'avancée des forces gouvernementales irakiennes à Faloudja. Ces dernières ont repris plusieurs zones du centre de la ville aux djihadistes, provoquant l'exode d'au moins 30.000 personnes, selon l'OSDH.

 
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