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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Mission aérienne russe en Syrie terminée : raisons et implications

2 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Europe supranationale, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #La Turquie, #Daesch

Source : Oriental Review, le 16/03/2016

Mercredi 16 mars 2016

Par Oriental Review

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Le 14 mars la Russie a annoncé que ses troupes allaient prochainement se retirer de Syrie – l’opération militaire lancée le 30 septembre de l’année dernière à la demande du président Bachar el-Assad va bientôt se terminer. La Russie a fait tout son possible pour ramener la situation à la normale dans un pays qui fut submergé par le chaos durant les cinq dernières années.

Tout s’est mis en place pour rendre cette étape faisable : le nouveau traité de paix entre les troupes du gouvernement d’Assad et les forces d’opposition, qui a été négocié par la Russie et les États-Unis le 27 février ; les avancées victorieuses des troupes syriennes (y compris celles de l’opposition et des Kurdes) ; la récupération par le gouvernement de certaines régions détenues par les terroristes de Daesh et Jabhat al-Nosra. La Russie a donc réalisé les objectifs militaires qu’elle s’était fixés.

Depuis le 30 septembre 2015, lorsque le président russe a ordonné aux forces aéronautiques russes de mener des frappes contre Daesh et d’autres groupes terroristes, des provinces entières ont été libérées des miliciens ; les personnes qui jusque récemment prévoyaient de partir pour l’Europe ont maintenant décidé de rester chez elles ; et il y a maintenant un espoir de paix. Cet espoir n’a pas seulement été inspiré par le succès des pilotes russes qui ont effectué des douzaines de sorties chaque jour mais aussi par le succès des diplomates qui finalement – et seulement après l’intervention de la Russie – ont attiré l’attention sur le problème de la menace du terrorisme mondial, problème sur lequel le président russe avait alerté l’Occident depuis 2007 lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Comme nous le savons, à cette époque, ses paroles furent tout simplement ignorées.

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Cependant, il n’était plus possible d’ignorer les opérations militaires des troupes russes : malgré les efforts de façade de la coalition occidentale menée par les États-Unis pour combattre Daesh (ils ont mené cette opération depuis août 2014) et l’intervention active de l’Arabie Saoudite, ces deux forces combinées n’ont pu stopper l’avancée des terroristes – au contraire, les miliciens ont réussi à s’emparer de plus en plus du territoire syrien. La vraie bataille contre le terrorisme sur le sol syrien a seulement débuté le 30 septembre dernier, après que le président Bachar el-Assad a demandé à la Russie son aide pour soutenir les opérations au sol des forces gouvernementales. Depuis lors, l’Occident a reconnu, bien qu’avec réticence, la contribution décisive de la Russie pour ramener la situation à la normale dans le pays.

“Etant donné ces circonstances, nous n’avons naturellement pas l’intention de nous enliser complètement dans ce conflit. Nous agirons strictement en accord avec la mission fixée. Premièrement, nous soutiendrons l’armée syrienne uniquement dans son combat légitime contre les groupes terroristes. Deuxièmement, notre soutien sera limité à des frappes aériennes et n’impliquera pas d’opérations au sol. Troisièmement, notre soutien aura une durée limitée et ne continuera tout autant que l’armée syrienne mènera des offensives antiterroristes.” – Vladimir Poutine, le 30 septembre 2015.

Lorsqu’on revient sur les déclarations faites par les autorités russes et les chefs militaires concernant le calendrier de leurs opérations militaires en Syrie, leurs principaux objectifs étaient de porter un coup sans équivoque dans le cœur du terrorisme international et de préparer le terrain à un dialogue entre les différentes parties syriennes qui s’opposent – l’armée gouvernementale et l’opposition “modérée”. Maintenant que les terroristes perdent le contrôle des villes syriennes presque chaque jour et que les rebelles se rendent massivement au gouvernement légitime, les objectifs militaires sont assurément remplis. Créant ainsi les conditions politiques nécessaires pour qu’un dialogue se mette en place. De plus, chaque jour de plus en plus de villes – actuellement plus de 100 – rendent les armes et respectent le cessez-le-feu. Plus récemment, les civils ont pu retourner en sécurité chez eux sans risquer leur vie à Bir Abou Ali, Wadi za Zaydi, Nahtah, Atbah, Darayya et Tell Maraq.

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Carte de la situation en Syrie le 14 mars 2016 – Source: http://syria.liveuamap.com/

Au total, durant les 5 mois et demi qu’ont duré les frappes aériennes, les forces aéronautiques russes ont réalisé plus de 9 000 vols, 26 000 infrastructures terroristes ont été frappées. Parmi elles : 2584 unités de commandement et de communication, 401 camps d’entraînement, 181 lieux de fabrication de munitions, 2043 dépôts de carburant et de munitions, 9318 fortifications de toutes sortes, 287 infrastructures pétrolières, 2912 camions citernes. 400 villes et plus de 10 000 kilomètres carrés de territoire libérés par l’Armée Arabe Syrienne. La province de Lattaquié complètement libérée, les communications avec Alep restaurées. Palmyre est assiégée, le contrôle des champs de pétrole et de gaz a été rétabli. La majorité du territoire des provinces de Hama et Homs a été libérée, l’encerclement  de la base aérienne de Kuweires supprimé. Nombre total des victimes au sein du personnel russe durant les opérations : 5.

Après tant d’années, le processus de réconciliation nationale en Syrie a finalement commencé, comme mis en évidence par le travail de toutes les parties prenantes pour se diriger vers un projet collaboratif de nouvelle constitution pour le pays. De plus, les parties belligérantes se réunissent de plus en plus dans les provinces syriennes pour discuter des problèmes immédiats et pour déterminer une stratégie de développement pour la république. Il aurait été possible d’accomplir cela il y a longtemps déjà et avec moins de victimes civiles, si le combat contre le terrorisme, sous le prétexte duquel l’Occident a envahi l’État souverain, avait bien été le but recherché.

La Russie se retire après avoir accompli son devoir pas seulement envers le peuple syrien mais aussi envers la communauté internationale. Il est maintenant temps pour l’Occident et ses alliés de trouver une solution à l’amiable afin de continuer le travail et résoudre la situation. Les Américains et les Saoudiens – qui ont un grand intérêt à garder la mainmise sur le Moyen-Orient – ont déjà réalisé ce que jouer avec les terroristes causera à leur réputation. Par le retrait de ses troupes, la Russie permet aux Américains et à leurs partenaires de sauver la face – tout comme ils l’ont fait en 2013 lorsque Obama s’apprêtait à bombarder Damas. Et les indices semblent montrer que cette fois l’administration présidentielle ne prendra pas ce risque.

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Quelles seront les conséquences de la décision du président russe ?

1) Il n’y a pas de raison de penser que la situation militaire de l’armée de la République arabe syrienne va s’affaiblir. Les équipements fournis par la Russie, les deux bases militaires (une navale et une aérienne) et le reste des forces aéronautiques laissées sur place pour surveiller le cessez-le-feu, plus les conseillers militaires russes, resteront en Syrie. Les infrastructures de Daesh ont largement été détruites et le cessez-le-feu sécurisé.

2) Les négociations entre la Russie et les États-Unis sont imminentes, et à en juger par la réaction de la Maison-Blanche, le retrait de la majeure partie des forces russes s’est avéré un choc total.

3) La machine de propagande qui a activement alerté l’Europe sur comment “la Russie conduit les réfugiés dans l’Union européenne” est subitement tombée en panne – tout comme l’entière stratégie de “couverture” du conflit syrien par les médias mondiaux, dont les reporters ont fait preuve d’une partialité politique sans vergogne ces derniers mois.

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Principaux résultats de l’opération aérienne russe en Syrie, septembre 2015 – mars 2016. Source: RIA

Source : Oriental Review, le 16/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Bachar al-Assad évoque sa vision du processus de paix en Syrie (interview exclusive)

1 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #La Turquie, #La finance dérégulée

Dans une interview exclusive accordée à Sputnik, le président syrien Bachar al-Assad évoque sa vision du processus de paix en Syrie, la coopération russo-syrienne et son appréciation du rôle de la Russie dans la lutte contre le terrorisme.

LIRE L'INTERVIEW COMPLÈTE: http://sptnkne.ws/aW3r

Abonnez-vous à notre chaîne sur YouTube: https://www.youtube.com/channel/UCqwac9xog45LRWMvufXs3hA

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La Russie "menace", les Etats-Unis réagissent...

1 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #La Turquie, #Daesch

01/04/2016

La Russie "menace", les Etats-Unis réagissent...
La Russie "menace", les Etats-Unis réagissent...

Aïe, voici que la Russie menacerait...

Il est vrai qu'à la suite des attentats qui ont frappé en France, en Belgique mais aussi dans tant d'autres pays du monde, un déploiement de brigade américaine s'impose.

A en croire L'Express, et BFMTV, les Etats-Unis auraient donc pris les mesures ad hoc:

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/face-a-la-menace-r...

http://www.bfmtv.com/international/europe-une-brigade-ame...

Ouf!

Nous voici enfin protégés des agressions russes.

Pour Palmyre, on oublie, les Russes n'y sont pour rien. 

Ni l'un des leurs qui y a sacrifié sa vie et permis la libération de ce joyau de la culture.

Honneur à lui qui a rejoint pour l'éternité Khaled al Assaad, mort décapité.

C'était en août 2015:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/19/khaled-al-assa...

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Turquie : Moscou et Washington veulent se débarrasser du président islamiste Erdogan

31 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #La Turquie, #Europe supranationale, #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Grèce, #Terrorisme, #Daesch

Turquie : Moscou et Washington veulent se débarrasser du président islamiste Erdogan

Turquie : Moscou et Washington veulent se débarrasser du président islamiste Erdogan

BREIZATAO – ETREBROADEL (30/03/2016) La tension monte de plus en plus fortement entre les USA et la Russie d’une part et la Turquie sous direction islamiste de l’autre. De nombreux signaux indiquent que Washington et Moscou, après s’être entendus sur la Syrie, veulent se débarrasser du président turc, Recep Tayyip Erdogan, dont les projets expansionnistes sont désormais considérés comme un obstacle.

L’émancipation kurde se précise

Parmi ces signaux, le soutien russo-américain aux Kurdes de Syrie. Un appui violemment dénoncé par le président turc qui considère qu’il s’agit d’un appui indirect aux kurdes du PKK de Turquie, celui-ci étant lié aux “Unités de Protection du Peuple”, une organisation sœur agissant au Kurdistan syrien.

Les Kurdes de Syrie, situés au nord tout le long de la frontière turque, sont armés et conseillés par les Russes et les Américains (source). Ces derniers les considèrent, depuis la défaite de l’État Islamique à Kobané, comme des alliés incontournables face aux djihadistes.

A contrario, le gouvernement islamiste turc soutient, au moins logistiquement, l’État Islamique dans sa lutte contre les Kurdes et contre Bashar al Assad.

En Irak, le Kurdistan autonome est considéré comme une force indispensable pour vaincre l’État Islamique. Lui aussi reçoit l’aide des Américains, des Européens et des Russes (source).

Sur le plan diplomatique, les Russes ont reconnu officiellement les Kurdes de Syrie comme un entité indépendante de Damas (voir ici).

Plus encore, depuis quelques temps, le Kurdistan syrien a entrepris d’établir son autonomie formelle, sur le modèle du Kurdistan irakien (source).

En parallèle, le président Masoud Barzani du Kurdistan irakien a annoncé un référendum d’autodétermination avant octobre (source).

Dans les deux cas, il est difficile de croire à un hasard de calendrier. Impossible pour les Kurdes de Syrie et d’Irak de prendre de telles initiatives sans avoir reçu des encouragements de la part de la Russie et d’Israël et, d’une façon ou d’une autre, un consentement au moins passif des États-Unis.

L’échec de la stratégie turque

Recep Tayyip Erdogan et son parti, l’AKP, forment la seule organisation des Frères Musulmans actuellement à la tête d’un état musulman. En 2011 lors des “Printemps arabes”, la Secrétaire d’État Hillary Clinton – liée à cette confrérie islamiste – avait soutenu les efforts d’Erdogan en Syrie, en Égypte, en Tunisie et en Libye afin d’y installer des partis liés à cette organisation.

Cinq ans plus tard, le président américain, Barack Obama, est parvenu à un accord avec l’Iran et la Russie sur une aire de répartition des influences respectives. Les USA ont abandonné l’idée de prendre le contrôle de la Syrie tandis que la Libye a implosé. L’armée égyptienne a repris le pouvoir et entamé la destruction des Frères Musulmans comme force politique.

Pire encore pour Ankara, l’intervention de la Russie en Syrie a stabilisé le pays, infligeant une défaite majeure à la Turquie pour qui le renversement de Bachar al Assad était un but stratégique. La destruction du SU-24 russe par des miliciens turcs, en novembre dernier, a déclenché une réorientation des priorités de Moscou qui entend désormais utiliser Arméniens et Kurdes contre la Turquie.

En somme, les projets de restauration de l’Empire Ottoman nourris par Erdogan se sont transformés en guerre défensive sur le sol turc. Avec la question kurde, la Turquie joue ni plus ni moins que sa survie en tant que puissance régionale.

Les intérêts américains et turcs divergent désormais totalement : d’un côté la Turquie islamiste lutte pour préserver son intégrité territoriale, de l’autre les USA perçoivent cette dernière comme un obstacle majeure à la conclusion d’un accord de paix avec la Russie et l’Iran.

Rumeurs de coup d’état

Le gouvernement américain semble envisager une solution radicale au problème posé par Erdogan, ce dernier ne semblant visiblement pas disposé à “rentrer dans le rang”.

La presse états-unienne diffuse depuis quelques jours des articles “opportuns” sur la possibilité d’un coup d’état contre le président islamiste.

Ainsi, dans le magazine Newsweek paraît un texte de Michael Rubin (voir ici) pour l’American Enterprise Institute, un puissant groupe de réflexion proche du Parti Républicain (voir ici).

Rubin écrit :

Erdogan cherchait depuis longtemps à casser les reins de l’armée turque. Pendant la première décennie de son règne, les USA et l’Union Européenne le soutenait. Mais c’était avant que jusqu’aux soutiens étrangers les plus déterminés d’Erdogan ne reconnaissent la profondeur de sa descente dans la folie et l’autocratie. Donc si l’armée turque bouge pour sortir Erdogan et mettre son entourage derrière les barreaux, pourrait-elle s’en sortir sans dommage ?

Dans le domaine de l’analyse bien plus que dans celui de l’opinion, la réponse est oui. A ce stade de la campagne électorale [américaine, NDLR], il est douteux que l’administration Obama ferait plus que dénigrer n’importe quels meneurs de coup d’état, surtout s’ils entreprennent une restauration sans ambiguité de la démocratie.

Et propose un processus à l’armée turque pour détruire l’AKP islamiste susceptible de recevoir l’appui des opinions publiques européenne et américaine :

Les chefs du coup d’état pourraient faire taire les critiques des avocats européens et américains des droits de l’homme en libérant immédiatement tous les journalistes et universitaires, puis en redonnant les journaux et télévisions saisies à leurs légitimes propriétaires. L’appartenance de la Turquie à l’Otan n’est pas de nature à empêcher une telle action : pas plus la Turquie que la Grèce n’ont perdu leur adhésion lors des coups précédents. Si une nouvelle direction s’engageait sincèrement en faveur des Kurdes de Turquie, les Kurdes pourraient rejoindre ce processus.

L’opinion publique européenne ni l’opinion publique américaine n’auraient de sympathie pour l’exécution d’Erdogan, son fils et son neveu, ou ses conseillers clefs comme Egemen Bağış et Cüneyd Zapsu, mais accepteraient un procès pour corruption et une longue détention… Une fois sorti de son palais, il pourrait se retrouver très seul… comme Saddam Hussein à son propre procès.

Cet article – qui constitue une menace en bonne et due forme – a été suivi de l’annonce du retrait intégral des familles de militaires américains du territoire Turc. De la même façon, Israël a demandé à ses ressortissants de quitter immédiatement le pays (source).

Les explications officielles sont liées aux “menaces” d’attaques terroristes menées par l’Etat Islamique. D’autres y voient, au minimum, un accroissement des tensions avec le gouvernement turc. Quoiqu’il en soit, la presse officielle russe était très enthousiaste à la lecture de l’article qu’elle a immédiatement relayé (voir ici).

Confrontation entre Obama et le gouvernement turc

Furieux de l’évolution de la diplomatie américaine, le gouvernement turc lance désormais des campagnes incendiaires contre le président américain.

Dernier rebondissement, l’arrestation par le gouvernement US d’un homme d’affaires turco-iranien lié au financement occulte de l’AKP, le parti islamiste turc au pouvoir.

Zamman France (source) :

Le site du ministère de la Justice américain a indiqué que le Turco-iranien Reza Zarrab et les Iraniens Camelia Jamshidy et Hossein Najafzadeh avaient été mis en examen pour violation de l’embargo américain sur l’Iran sur la période allant de 2010 à 2015. Le premier, arrêté samedi 19 mars à son arrivée à Miami, a été présenté au tribunal fédéral de la ville et écroué. Les deux autres sont pour l’heure en liberté.

Reza Zarrab est particulièrement connu des Turcs. L’homme d’affaires de 33 ans avait en effet été arrêté et détenu durant deux mois après le lancement, en décembre 2013, des opérations de corruption touchant quatre ministres du gouvernement de Tayyip Erdogan, aujourd’hui président de la République. Celui-ci s’était tiré d’embarras en clamant qu’une «structure parallèle », dirigée par l’imam Fethullah Gülen, voulait le renverser.

La presse gouvernementale accuse la Maison Blanche de comploter contre le président turc avec l’aide de Fethullah Gülen, un islamiste turc dissident réfugié aux USA.

Turquie : Moscou et Washington veulent se débarrasser du président islamiste Erdogan

Tout aussi opportunes, les révélations de la presse britannique ces derniers jours (voir ici). Elle rapporte les propos du roi Abdallah de Jordanie à des parlementaires américains selon lesquels Erdogan soutient l’islamisme radical au Proche-Orient et expédie des terroristes en Europe. Ces révélations ont été publiées immédiatement après les attentats de Bruxelles.

Le président turc, en visite à partir de mercredi 30 mars aux USA, a d’ores et déjà été prévenu de la fraîcheur de l’accueil qui lui sera réservé. Le président américain a refusé de le rencontrer alors que l’inauguration conjointe de la plus grande mosquée des USA était prévue (source).

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Syrie : un officier russe mort lors de la libération de Palmyre

31 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #La Turquie

Syrie : un officier russe mort lors de la libération de Palmyre

« Il est mort en héros »


Un officier russe a été tué lors des combats pour la reprise de Palmyre, a annoncé à la presse le représentant des forces armées de la Fédération pour la base, en Syrie, le 24 mars.

Armée de l’air russe. Crédits : ministère de la défense russe

Armée de l’air russe. Crédits : ministère de la défense russe

« Cet officier des forces spéciales était en mission de renseignement pour une semaine. Il repérait les sites importants de l’État islamique et en précisait les coordonnées en vue de frappes aériennes futures », a expliqué le représentant de l’armée russe pour la base aérienne de Khmeimim, cité par l’agence de presse RIA Novosti. Selon ce dernier, dont l’agence ne précise pas le nom, l’officier a été repéré et encerclé par des djihadistes de Daesh et, se sentant condamné, a aiguillé un bombardement sur sa propre position. « Il est mort en héros », souligne le représentant militaire.

L’interlocuteur n’a toutefois précisé ni le nom de l’officier, ni le moment exact de sa mort.

Selon le site d’informations Orenday.ru, il s’agirait d’Alexandre Prokhorenko, 25 ans, officier des forces spéciales russes originaire de la région d’Orenbourg, au sud de l’Oural.

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Alexandre Prokhorenko. Crédits : réseaux sociaux

Il s’agit du sixième soldat russe officiellement tombé en Syrie depuis le début de la campagne, lancée le 30 septembre 2015. Le premier était Vadim Kostenko, un technicien de 19 ans, retrouvé mort sur la base aérienne de Khmeimim, le 27 octobre. Fedor Jouravlev, capitaine des forces spéciales, a été tué dans un tir de roquette le 19 novembre. Le pilote Oleg Pechkov et le fantassin de marine Aleksander Pozynitch ont perdu la vie suite à l’attaque de leur bombardier Su-24 par un F-16 turc au-dessus de la frontière turco-syrienne, le 24 novembre. Enfin, le conseiller militaire Ivan Tcherimissine a perdu la vie le 3 février, dans une attaque du groupe terroriste État islamique.

Le ministère russe de la défense précise qu’entre les 20 et 23 mars, les avions russes ont effectué 41 sorties aériennes dans la région de Palmyre, lançant 146 frappes contre des sites militaires de l’EI, tuant plus de 320 terroristes et anéantissant six points de commandement, cinq tanks et deux entrepôts d’armements.

L’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a finalement repris le contrôle total de Palmyre le 27 mars. La ville, riche en ruines architecturales et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, était aux mains de l’État islamique depuis mai 2015.

Rappelons que le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné lundi 14 mars le début du retrait de « la majeure partie » des forces russes présentes en Syrie, estimant que « les objectifs fixés au ministère de la défense ont été atteints ».

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Stratégie secrète de la terreur par Manlio Dinucci

30 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Turquie, #La Russie, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

L’art de la guerre

Stratégie secrète de la terreur
par Manlio Dinucci

Manlio Dinucci

mardi 29 mars 2016, par Comité Valmy

Stratégie secrète de la terreur

« L’ennemi obscur qui se cache dans les angles sombres de la terre » (comme l’avait défini en 2001 le président Bush) continue à broyer des victimes, les dernières à Bruxelles. C’est le terrorisme, un « ennemi différent de celui affronté jusqu’à présent », qu’on révéla en mondovision le 11 septembre avec l’image apocalyptique des Tours qui s’écroulaient. Pour l’éliminer, ce que Bush identifia comme « la colossale lutte du Bien contre le Mal » est encore en cours. Mais chaque fois qu’on coupe une tête de l’Hydre de la terreur, d’autres se forment.

 

Que devons-nous faire ? Avant tout ne pas croire ce qu’on nous a raconté pendant presque quinze années. A commencer par la version officielle du 11 septembre, écroulée sous le poids des preuves technico-scientifiques, que Washington, n’arrivant pas à réfuter, liquide comme du « complotisme ».

 

Les plus grandes attaques terroristes en Occident ont trois signes particuliers. Premièrement, la ponctualité. L’attaque du 11 septembre arrive au moment où les USA ont déjà décidé (comme le rapportait le New York Times le 31 août 2001) de déplacer en Asie le centre focal de leur stratégie pour contrecarrer le rapprochement entre Russie et Chine : moins d’un mois après, le 7 octobre 2001, sous prétexte de faire la chasse à Oussama Ben Laden commanditaire du 11 septembre, les USA commencent la guerre en Afghanis-tan, première d’une nouvelle escalade guerrière. L’attaque terroriste à Bruxelles survient quand les USA et l’Otan se préparent à occuper la Libye, sous le prétexte d’éliminer l’Isis (Daesh) qui menace l’Europe.

 

Deuxièmement, l’effet terreur : le massacre, dont les images défilent de façon récurrente devant nos yeux, crée une vaste opinion publique favorable à l’intervention armée pour éliminer la menace. Des massacres terroristes bien pires, comme à Damas il y a deux mois, passent par contre quasiment inaperçus.

 

Troisièmement, la signature : paradoxalement « l’ennemi obscur » signe toujours les at-taques terroristes. En 2001, quand New York est encore enveloppée par la fumée des Tours écroulées, sont diffusées photos et biographies des 19 auteurs des détournements membres d’al Qaeda, plusieurs se trouvant déjà connus du FBI et de la Cia. Pareil à Bruxelles en 2016 : avant d’identifier toutes les victimes, on identifie les auteurs de l’attentat déjà connus par les services secrets.

 

Est-il possible que les services secrets, à commencer par la tentaculaire « communauté de renseignement » étasunienne formée de 17 organisations fédérales avec des agents dans le monde entier, soient tellement inefficients ? Ou est-ce au contraire les rouages de la stratégie de la terreur qui sont très efficients ? La main d’oeuvre ne manque pas : c’est celle des mouvements terroristes de marque islamiste, armés et entraînés par la Cia et financés par l’Arabie Saoudite, pour démolir l’Etat libyen et fragmenter celui de la Syrie avec le soutien de la Turquie et de 5 mille foreign fighters européens qui ont afflué en Syrie avec la complicité de leurs gouvernements.

 

Dans ce grand bassin on peut recruter aussi bien le commando suicide, persuadé de s’immoler pour une cause sainte, que le professionnel de la guerre ou le petit délinquant qui va être « suicidé » au cours de l’action, en faisant retrouver sa carte d’identité (comme dans l’attaque de Charlie Hebdo) ou en faisant exploser la charge avant qu’il ne se soit éloigné. On peut aussi faciliter la formation de cellules terroristes, qui alimentent de façon autonome la stratégie de la terreur en créant un climat d’état de siège, comme aujourd’hui dans les pays européens de l’Otan, qui justifie de nouvelles guerres sous commandement USA.

Ou bien on peut recourir au faux, comme les « preuves » sur les armes de destruction massive irakiennes montrées par Colin Powell au Conseil de sécurité de l’Onu le 5 février 2003. Preuves qui se sont avérées fausses ensuite, fabriquées par la Cia pour justifier la « guerre préventive » contre l’Irak.

 

Manlio Dinucci

Edition de mardi 29 mars 2016 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/strategia-segreta-del-terrore/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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raduction de la demande de l’officier russe des forces spéciales en Syrie d’une frappe aérienne sur sa propre position pour détruire les attaquants de Daesh

30 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #La Turquie

 
 

Traduction de la demande de l’officier russe des forces spéciales en Syrie d’une frappe aérienne sur sa propre position pour détruire les attaquants de Daesh

mardi 29 mars 2016, par Comité Valmy

Militaires russes en Syrie

Un ami a posté la conversation de l’officier russe des forces spéciales en Syrie qui a demandé une frappe aérienne sur sa propre position pour détruire les attaquants de Daesh

 

Transcription des derniers mots du commando des Forces Spéciales russes :
S’IL VOUS PLAIT, PARTAGEZ

Traduit du russe

Officier : Commandant je suis piégé, je répète je suis piégé.
Commandant : S’il vous plaît, répétez et confirmez.
Officier : Ils m’ont vu, il y a des tirs partout, je suis coincé. Je demande l’évacuation immédiate.
Commandant : Demande d’évacuation reconnue.
Officier : S’il vous plaît dépêchez-vous, il me reste peu de munitions, ils semblent partout, je ne peux pas tenir très longtemps, s’il vous plaît dépêchez-vous.
Commandant : Confirmé, retenez-les, continuez à riposter, allez dans une position sûre, l’appui aérien suit, donnez vos coordonnées.
Officier : Il donne les coordonnées qui sont floues dans la traduction.
Commandant : Le Commandant répète les coordonnées qui sont floues. Confirmez.
Officier : Confirmé, s’il vous plaît dépêchez-vous, j’ai peu de munitions, ils m’encerclent, les salauds.
Commandant : Douze minutes jusqu’à l’évacuation, retournez à une position sûre. Je répète : retournez à une position sûre.
Officier : ils sont proches, je suis encerclé, c’est peut-être la fin, dites à ma famille que je les aime tendrement.
Commandant : Retournez à la ligne verte, continuez le feu, l’aide est en route, suivie d’un appui aérien.
Officier : Négatif, je suis encerclé, il y a tant de ces salauds.
Commandant : Dix minutes, retournez à la ligne verte.
Officier : Je ne peux pas. Ils m’ont encerclé et se rapprochent. S’il vous plaît dépêchez-vous.
Commandant : Allez à la ligne verte, je répète allez à la ligne verte.
Officier : ils sont là dehors, menez l’attaque aérienne maintenant s’il vous plaît. Dépêchez-vous, c’est la fin, dites à ma famille que je les aime et meurs en me battant pour ma patrie.
Commandant : Négatif, retournez à la ligne verte.
Officier : Je ne peux pas. Commandant, je suis encerclé. Ils sont là dehors. Je ne veux pas qu’ils me prennent et me paradent. Menez l’attaque aérienne. Ils vont faire une mascarade de moi et de cet uniforme. Je veux mourir avec dignité et que tous ces salauds meurent avec moi. S’il vous plait ma dernière volonté, menez l’attaque aérienne. De toute façon, ils vont me tuer.
Commandant : S’il vous plaît confirmez votre demande.
Officier : Ils sont là dehors, c’est la fin commandant, je vous remercie. Dites à ma famille et à mon pays que je les aime. Dites-leur que j’ai été courageux et que je me suis battu jusqu’à ce que je n’en puisse plus. S’il vous plaît prenez soin de ma famille, vengez ma mort, au revoir commandant, dites à ma famille que je les aime.
Commandant : pas de réponse, ordonne la frappe aérienne.
Quelle triste retranscription des enregistrements.
Vive la Russie !

Traduction et transcription : Comité Valmy

Source : The Saker- commentaire de Uncle Bob 1
27 mars 2016, 1:04 PM UTC

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Erdowie, Erdowo, Erdogan. Le sultan turc impose son autorité aux européens!!!

30 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Turquie, #AMERIQUE, #l'Allemagne, #La France, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Daesch, #Terrorisme

Erdowie, Erdowo, Erdogan

Erdowie, Erdowo, Erdogan. Le sultan turc impose son autorité aux européens!!!

Erdowie, Erdowo, Erdogan

Le 28 mars 2016

Le ministère des Affaires étrangères de la Turquie a convoqué l’ambassadeur allemand Martin Erdmann à cause d’un clip satirique diffusé lors d’une émission humoristique «Extra-3» par la chaîne ARD. Le clip était accompagné d’une chanson intitulée « Erdowie, Erdowo, Erdogan».+

Selon Der Spiegel le clip en question est consacré au président turc Recep Erdogan.

La chanson évoque notamment des journalistes qui, en cas d’une présentation négative de l’activité du président turc, risquent de se retrouver en prison.+

L’année dernière, le directeur de publication du quotidien Cumhuriyet Can Dündar et le chef du bureau d’Ankara Erdem Gül qui investiguaient au sujet des livraisons clandestines des armes aux djihadistes syriens par les services spéciaux turcs, se sont fait arrêter accusés d’espionnage.+

C’est loin d’être l’unique exemple de la Turquie ne respectant pas « la liberté d’expression et la démocratie ». Les journalistes essayant de dire la vérité, qui ne convient pas au gouvernement turc, périssent avec une fréquence particulièrement élevée. И это далеко не единичный пример того, как Турция «уважает свободу слова и демократию». Le 27 décembre 2015 un journaliste-reporter syrien Naji al Jerf a été abattu. L’assassinat a eu lieu dans la ville de Gaziantep près de la frontière avec la Syrie. Au moment du meurtre il tournait un documentaire sur des crimes de l’EI en Syrie.+

Hrant Dink , un autre journaliste turc d’origine arménienne, directeur de publication et le chroniqueur en chef de l’hebdomadaire Agos et leader d’opinion de la communauté arménienne de Turquie a été tué par un nationaliste turc le 19 janvier 2007 à Istanbul. Comme tout le monde sait, le génocide des arménien n’est pas reconnu par la Turquie.+

Tirez vos conclusions.

Erdogan a eu de très bons prof en matière d’écrasement de la liberté de pensé, il a mal placé pour se vexer quand on lui dit la vérité.+

Gueorgui Morozov, rédacteur en chef de Novorossia Today

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Syrie – La victoire de Palmyre change le discours occidental par Moon of Alabama

29 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #l'immigration

 
Syrie – La victoire de Palmyre change le discours occidental par Moon of (...)

Syrie – La victoire de Palmyre
change le discours occidental
par Moon of Alabama

mardi 29 mars 2016, par Comité Valmy

Syrie – La victoire de Palmyre
change le discours occidental

La libération de Palmyre est un tournant décisif dans la guerre contre la Syrie. Bien que l’armée arabe syrienne et ses alliés aient auparavant remporté des succès militaires, la publicité autour de la sécurisation des célèbres ruines romaines de Palmyre est d’une valeur bien supérieure à toutes les victoires antérieures. Elle va mettre fin en partie aux récits mensongers du conflit.

 

Le gouvernement syrien n’est plus « le régime d’Assad » et l’armée arabe syrienne n’est plus appelée les « forces d’Assad ». Ban Ki Moon, le chef de l’Organisation des Nations Unies, a félicité le gouvernement syrien de son succès :

 

Dans une conférence de presse en Jordanie, Ban a dit qu’il se sentait « encouragé » par le fait que le site du patrimoine mondial de l’UNESCO n’était plus aux mains des extrémistes et que le gouvernement syrien « soit maintenant en mesure de préserver et de protéger ce patrimoine culturel commun de l’humanité ».

 

Les équipements de guerre électroniques russes capables de brouiller les signaux électromagnétiques autour de Palmyre ont joué un grand rôle dans sa libération. L’État islamique a miné les ruines avec des engins explosifs improvisés, mais n’a pas réussi à les faire exploser à distance.

 

Le mythe selon lequel les gouvernements syrien et russe sont de mèche avec l’Etat islamique, répandu par divers propagandistes ainsi que par les gouvernements britannique et étasunien, ne tient plus. Mais on continue à lire d’autres mensonges :

 

Une discussion sur la façon dont Palmyre était tombé en premier lieu a été recouverte par les célébrations. Lorsque l’État islamique a capturé la ville en mai, les djihadistes ont rencontré peu de résistance de la part des troupes syriennes. A l’époque, les habitants ont dit que les officiers et les miliciens s’étaient enfuis dans les vergers en dehors de la ville, laissant les conscrits et les habitants seuls avec l’ennemi.

 

Cette description de la bataille n’a aucun sens. L’offensive de l’Etat islamique qui lui a permis de prendre Palmyre a pris treize jours, du 13 au 26 mai 2015. Il y a eu des combats intenses et plusieurs contre-offensives de l’armée syrienne au cours de ces journées. Après que l’Etat islamique ait finalement capturé la ville, l’armée syrienne s’est immédiatement préparée pour une opération plus importante pour reprendre la ville. Elle a été lancée avec succès en juillet 2015, mais, par manque de soutien aérien, les gains réalisés ont à nouveau été perdus, une semaine plus tard.

 

Pendant tous les combats autour de Palmyre de l’année 2015, l’armée de l’air des Etats-Unis, qui prétendait combattre l’Etat islamique en Irak et en Syrie, n’est pas du tout intervenue. ISIS était libre de se ravitailler à travers le désert ouvert de l’est de la Syrie.

 

Si l’État islamique a réussi à prendre Palmyre, c’est uniquement parce que les forces du gouvernement syrien devaient faire face, au même moment, à une très grande attaque d’Al-Qaïda et des forces djihadistes mercenaires de la CIA, dans le gouvernorat d’Idlib. L’armée syrienne a été obligée de retirer des troupes de Palmyre pour défendre Idlib et Latakia et les forces laissées derrière n’étaient plus assez nombreuses pour repousser l’attaque de l’État islamique.

 

L’attaque sur Idlib, pour laquelle la CIA a permis à ses forces de procuration de coopérer directement avec Al-Qaïda, a été soutenue par la guerre électronique de la Turquie qui a perturbé les communications militaires syriennes. Cette attaque où s’est illustrée la collaboration entre les djihadistes et les services secrets turcs et américains a décidé la Russie et l’Iran à d’intervenir dans le conflit avec leurs propres forces. Pour ces deux pays, la ligne rouge avait été franchie.

 

Ils se sont donc mis à laminer tous les « rebelles » qui représentaient un danger immédiat pour le gouvernement syrien. Après que la Turquie ait pris en embuscade un jet russe, toutes les forces « rebelles » soutenues par la Turquie sont devenus des cibles prioritaires. Lorsque le succès de des offensives à grande échelle à Latakia et autour d’Alep a été confirmé, la Russie a imposé un cessez-le feu aux forces soutenues par les Etats-Unis et au gouvernement syrien. Ce cessez-le feu a libéré les forces syriennes, iraniennes et russes nécessaires pour reprendre Palmyre. De là, l’attaque va progresser vers Deir Ezzor, à l’est, et ensuite vers Raqqa.

 

La victoire de Palmyre est la plus grande défaite de l’État islamique à ce jour. Cela pose un problème à l’administration Obama :

 

Washington a essayé de prétendre que la bataille contre l’État islamique était le projet des États-Unis et de ses alliés, tout en accusant Moscou d’attaquer les rebelles « modérés » au lieu des extrémistes. Palmyre semble personnifier une toute autre réalité.

 

Des félicitations, bien que toujours chargées de l’obligatoire rhétorique anti-Assad, arrivent maintenant d’horizons inattendus, comme le maire conservateur de Londres :

 

Je ne peux pas cacher ma joie à la nouvelle que Palmyre est reprise et que l’armée syrienne a vraiment repris le contrôle de tout le site de l’Unesco.

 

Les ruines ont peut-être été minées, mais les terroristes sont en fuite. Alors je dis Hourra ! Bravo ! Continuez comme ça !

 

Je me joins à lui.

Moon of Alabama
28 mars 2016

Traduction : Dominique Muselet

 

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