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Le blog de Lucien PONS

le nazisme

Ce 8 mai 1945, quand l'Allemagne nazie capitule : à la mémoire de nos aïeux. Par Karine Béchet Golovko.

8 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #l'Allemagne, #le nazisme, #la seconde guerre mondiale

mercredi 8 mai 2019

Ce 8 mai 1945, quand l'Allemagne nazie capitule : à la mémoire de nos aïeux
 
 
 
Nous célébrons aujourd'hui la capitulation de l'Allemagne nazie. La Seconde Guerre mondiale a encore fait des morts, les Etats-Unis ont réussi à larguer deux bombes atomiques sur le Japon, mais c'est alors que la défaite de l'Allemagne est actée. Je vous propose un retour en documents d'archives sur cette époque. En mémoire de ces hommes et femmes qui se sont battus pour que nous soyons libres.
 

 
La place de la France à ces cérémonies de capitulation de l'Allemagne en 1945 était particulièrement controversée, suite à l'armistice que Pétain a signé les 21 et 22 juin 1940 à Rethondes, mettant l'Etat français dans une situation de collaboration officielle. Et devant donc logiquement, sans le génie politique de De Gaulle, nous placer dans le camp des perdants.
 
 
Après la mort d'Hitler le 30 avril, l'amiral Dönitz, chef suprême de la marine allemande, est désigné pour succéder à Hitler et prendre en main le destin de l'Allemagne nazie. Il va négocier la reddition. Une première capitulation de l'Allemagne sera signée à Reims dans la nuit du 6 au 7 mai 1945 dans les locaux du collège moderne et technique de la rue du Jolicoeur, la moitié du bâtiment de briques rouges ayant été affectée au Haut Commandement des Alliés.
 
 
La cérémonie de signature aura lieu dans la Salle des cartes à 2h41 du matin par la général Alfred Jodl, au nom du Haut commandement allemand et, pour les Alliés, par le général Walter B. Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, et le général Ivan Sousloparov, commandant la mission de liaison militaire soviétique. Le général français François Sevez, représentant le général De Gaulle, a finalement été invité à signer, mais uniquement en qualité de témoin.
 
 
 
Le général Sousloparov n'était pas certain d'avoir qualité pour signer un tel acte et, en effet, Staline va exiger que l'acte final de capitulation de l'Allemagne soit signé le 8 mai à Berlin, et non dans les locaux du Commandement Alliés, et par un représentant du haut commandement des forces soviétiques, ce sera le maréchal Joukov. L'Allemagne sera représentée par le maréchal Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht. Les forces des Alliées seront représentées par le maréchal Tedder, envoyé par Eisenhower. Avec l'aide de l'URSS, le général De Gaulle arrive à faire représenter la France par le général de Lattre de Tassigny, qui ne signera qu'en qualité de témoin. Comme l'acte sera signé peu avant minuit le 8 mai en Allemagne, ce sera déjà le 9 mai en URSS, date à laquelle est célébrée la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l'espace post-soviétique.
 
Voici un documentaire soviétique relatant la signature de la capitulation du 8 mai 1945 à Berlin :
 
 
 
 
Le général De Gaulle fait alors ce discours légendaire du 8 mai 1945, qui marquera la date officielle de la fin de la Seconde Guerre mondiale en France (et en Occident) et Paris est en fête (voir le document de l'ina ici) :
 
 
 
En URSS, l'annonce non moins légendaire est celle faite par Levitan à la radio, le 9 mai 1945 :
 
 
Pour comprendre l'ampleur des dégâts dans notre pays, voici un documentaire récapitulant l'actualité de l'année 1945 et toute l'énergie qu'a mise le pays à se reconstruire, à revivre:
 
 
 
 
 
A la mémoire de nos aïeux, qui se sont sacrifiés pour que nous soyons libres. En souvenir de ceux qui ne se sont pas cachés, qui ne se sont pas trouvés d'excuse, qui se sont battus pour que nous vivions. En l'honneur de ceux qui n'ont pas fait reporter le poids de leur liberté sur les épaules des autres. Car tout combat que vous ne menez pas oblige quelqu'un d'autre à le mener pour vous. 

 
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8 mai 1945 - 8 mai 2019 : 74ème Anniversaire de la CAPITULATION SANS CONDITIONS de L'ALLEMAGNE NAZIE - Souvenons-nous !

8 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #le nazisme, #la capitulation de l'Allemagne

8 Mai 2019

Publié par El Diablo

8 mai 1945 - 8 mai 2019 : 74ème Anniversaire de la CAPITULATION SANS CONDITIONS de L'ALLEMAGNE NAZIE - Souvenons-nous !

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Déclaration de l’ARAC

(Association Républicaine des Anciens Combattants)

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8 MAI 1945

Il y a 74 ans, la barbarie fasciste, la barbarie nazie tombait. Les peuples d’Europe opprimés retrouvent leur liberté, leur souveraineté. Une victoire de la paix, le début d’un nouvel espoir.

Rendons hommage à ces femmes et ces hommes qui ont souvent payé de leur vie, la lutte contre la barbarie, l’occupant, pour la liberté et la souveraineté de la France.

Rendons hommage à ces combattants de l’ombre, à ceux qui ont résisté, combattu. Rendons hommage à ceux qui ont permis la libération de la France.

A l’épreuve des tragédies des deux guerres mondiales, les puissances s’étaient accordées pour instituer une légalité internationale qui mette la guerre hors la loi. C’est la Charte des Nations Unies adoptée en 1945 au motif magnifiquement énoncé dans son préambule : «  Nous peuples des  Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’Humanité d’indicibles souffrances … »

Aujourd’hui, dans le monde grandit le risque de guerre, de tensions entre pays. Dans plusieurs pays d’Europe, se renforcent l’extrême-droite, le fascisme.

Mesurons le travail du Conseil National de la Résistance qui, tout en menant le combat clandestin, a conduit des femmes et des hommes, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté de la Nation, à élaborer un programme de reconstruction économique et sociale du pays, unique au monde : le programme du C.N.R.

Les choix économiques et sociaux de cette période, nous en profitons encore. Il s’agit de la Sécurité Sociale, de la retraite par partition, des 40 heures, des nationalisations des banques, du statut de la Fonction Publique, de la loi sur les prestations sociales, la création de la SNCF…

L’ARAC invite toutes les citoyennes et citoyens à s’inspirer de l’esprit de résistance, qui a permis la libération de la France et l’écrasement du fascisme, pour aujourd’hui préserver le programme du CNR mais surtout le réactualiser pour répondre aux attentes et besoins de notre époque.

L’ARAC appelle le gouvernement à défendre la souveraineté de chaque peuple et le droit international comme nous y invite le Charte des Nations Unies. Notre pays s’en honorerait dans l’action pour la paix et le respect des peuples, et ferait rayonner l’image de la France, pays des droits de l’Homme et du citoyen.

Ne laissons pas brader notre héritage, celui construit au fil des générations, avec des femmes et des hommes courageux et déterminés.

Villejuif, mai 2019

SOURCE:

ACCUEIL

https://lereveildescombattantsblog.wordpress.com/

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Le 9 mai : jour de la Victoire en Russie

Alors qu’en Europe Occidentale, l’armistice de la Seconde Guerre Mondiale est fêté le 8 mai, la Russie célèbre sa victoire sur l’Allemagne Nazie le 9 mai. Ce jour est l’occasion de rendre hommage aux héros de la patrie.

Pourquoi cette date est-elle différente du reste de l’Europe ? La capitulation est signée le 8 mai 1945 à Berlin, peu avant minuit. Staline invoque donc le décalage horaire existant entre Berlin et Moscou pour imposer le 9 mai comme date de commémoration.

Rappelons que l’URSS a beaucoup souffert lors de cette guerre avec pas moins de 20 millions de victimes. Son entrée aux côtés des alliés a largement contribué à la défaite de l’Allemagne Nazie. Le siège de Léningrad, qui a duré 900 jours, est considéré comme un des épisodes majeurs qui a permis la victoire de l’armée rouge. Alors que l’armée allemande et finlandaise encerclent la ville, la Route de la Vie a été créée. Cette route relie la ville du reste du territoire, en passant par le lac Ladoga gelé. Elle a permis d’évacuer la population et d’acheminer de la nourriture. Aujourd’hui, le musée de la Route de la Vie près du lac Ladoga retrace cet épisode.

Dans les rues, vous verrez beaucoup de personnes portées le ruban de Saint-Georges, même plusieurs jours avant les festivités. Orange orné de trois rayures noires, ces couleurs symbolisent le feu et la poudre et proviennent probablement du blason de l’Empire russe, composé d’un aigle noir sur un champ d’or. Il a été instauré sous Catherine II afin de récompenser ses officiers et soldats. Aujourd’hui, il est porté fièrement en hommage aux vétérans.

Toute la Russie est en fête lors de cette journée. A Moscou, la parade militaire sur la Place Rouge est une véritable tradition. Véhicules militaires, officiers et soldats traversent chaque année cette place mythique, alors que des avions militaires survolent la capitale. A Saint-Pétersbourg, en plus de la parade qui a lieu sur la place du Palais devant l’Ermitage, vous pouvez admirer un défilé des navires militaires sur la Néva. Vient ensuite la marche du Régiment immortel où chaque famille défile dans les rues, brandissant le portrait de leur parent disparu. Cette marche s’effectue aussi dans certaines villes de France. Enfin, des feux d’artifices mettent fin aux festivités.

Si vous voyagez en Russie lors de cette période, vous ressentirez toute la fierté et le patriotisme du peuple russe en vivant cette journée à leurs côtés. Hourra !

SOURCE :

9 mai en Russie : la fête de la Victoire

https://russieautrement.com/nouvelles/nouvelles-officielles/le-9-mai-jour-de-la-victoire-en-russie/

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#Histoire, #histoire, #Actualité FRANCE, #Actualité politique

http://www.communcommune.com/2019/05/8-mai-1945-8-mai-2019-74eme-anniversaire-de-la-capitulation-sans-conditions-de-l-allemagne-nazie-souvenons-nous.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Walter Hallstein,1er Président de la Commission Européenne Le Discours de Rostock de Walter Hallstein (1939)

7 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Europe supranationale, #le nazisme, #l'Allemagne

Walter Hallstein,1er Président de la Commission Européenne
Walter Hallstein,1er Président de la Commission Européenne
Le Discours de Rostock de Walter Hallstein (1939)

Le discours prononcé par Walter Hallstein [1], futur président de la Commission Européenne (1958-1967), le 23 janvier 1939 à Rostock, prouve sans aucun doute que le travail pratique et théorique d’unification du droit pour une « Europe Nouvelle » était déjà bien avancé.

Ce discours ne traite quasiment que du droit des États et avance en autre les principes suivants :

  • Primauté de l’état Européen totalitaire (exécutif).
  • Pouvoir de proposition d’amendement des lois du pouvoir judiciaire (pas de jurisprudence).
  • Formation d’une « entité économique sous contrôle allemand ».
  • La loi comme le moyen éducatif et disciplinaire pour former un « Peuple [ …] essentiellement formé par des convictions et des valeurs communes ».
  • Une réflexion sur l’impossibilité d’imposer immédiatement les lois du Reich aux pays dominés.
  • Le processus juridique de la directive pour introduire dans les autres pays d’Europe les lois [nationales-socialistes].
  • Structuration administrative dans les pays conquis en entités de villes et de comtés. Les comtés constituent un mélange de circonscriptions administratives de l’État des corps auto-administrés dirigés par un directeur administratif.
  • Les entités régionales, qui seront également un mélange de circonscriptions    administratives de l’État des corps auto-administrés. Ils seront dirigés par des   gouverneurs.

Walter Hallstein dit très clairement au début du dernier chapitre de son discours que :

« la structure de l’organisation administrative de l’Autriche et du territoire des Sudètes, qui est actuellement en train d’être formée, servira de modèle pour la future administration du Reich européen tout entier ».

 

Le plan pour la Nouvelle Europe Nazi est déjà dans la tête de ce juriste et de ses collèges en 1939.

Le fait que la conférence d’Hallstein n’était pas simplement un rassemblement de l’université, mais un événement officiel de l’Etat nazi, est souligné par la présence du ministre d’Etat nazi, le Dr. Scharf – représentant d’Hitler au gouvernement d’Etat de Mecklenburg, dont Rostock était la capitale – ainsi que de l’élite entière de l’Etat nazi de cette région.

Le 24 janvier 1939, le journal « Niederdetsher Beobachter » relate la conférence de Walter Hallstein en ces termes :

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La Grande Allemagne en tant qu’entité légale
Soirée de conférences de l’Université de Rostock

Le conférencier de la soirée était Dr. Hallstein, professeur de droit, qui a acquis une expérience considérable dans les politiques juridiques européennes avec ses recherches comparatives. Il a discuté de la structure de l’organisation administrative de l’Autriche et du territoire des Sudètes.

 

Dans son courrier officiel au doyen de l’université (ci dessous), Hallstein se décrit comme un expert du Droit Européen et particulièrement familier avec les objectifs du 3ème Reich.

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Das Personenlexikon zum Dritten Reich

Dans son livre Das Personenlexikon zum Dritten Reich, Ernst Klee, historien de la période nazie, a répertorié près de 4300 noms de l’élite sociale au sein du régime nazi. La fiche biographique de Walter Hallstein se présente ainsi:

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Europe: «J’accuse», par Philippe de Villiers

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Dans son livre « Europe: J’accuse » [10], Philippe de Villiers démontre que Walter Hallstein, à droite sur la photo, a fait partie de la petite délégation des quinze juristes de haut niveau conduite par le ministre du Reich, et qu’il avait une admiration religieuse pour Hitler….

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Extraits du Livre de Philippe De Villiers :

« En écoutant religieusement exalter «le génie législatif inaccessible de Mussolini et de Hitler», Hallstein ne se doute pas que l’Histoire le ramènera ici même, au Capitole, dans presque 20 ans, pour signer, au nom de l’Allemagne, le traité européen devant amorcer sa rédemption. »

« Afin de l’aider dans sa mission pour la nazification du droit allemand, Hans Frank créa l’Académie de droit allemand. Walter Hallstein y a œuvré comme expert auprès de quelques-uns des quarante-cinq groupes de travail »

« Si ce «pionnier» de l’intégration supranationale européenne, inconnu du grand public, est l’un des rares dont on n’a pas donné le nom à l’un des bâtiments du quartier européen, c’est peut-être tout simplement parce qu’il est le père encombrant.» »

Walter Hallstein : « La création du grand Reich allemand n’est pas seulement un fait politique, un acte du Führer de portée universelle,c’est aussi un événement historique et juridique d’une importance extraordinaire »Walter Hallstein : « La création du grand Reich allemand n’est pas seulement un fait politique, un acte du Führer de portée universelle,c’est aussi un événement historique et juridique d’une importance extraordinaire »

Plus d’extraits sur le site de l’UPR :

https://www.upr.fr/actualite/france/le-livre-de-philippe-de-villiers-paru-ce-6-mars-2019-apporte-de-nouvelles-revelations-accablantes-sur-walter-hallstein-concepteur-de-la-nouvelle-europe-et-enseignant-le-nazisme-aux-troupes-de-la/

Dissimulation

Avec son lourd passé, on peut alors se poser la question de comment Walter Hallstein a pu échaper au procés de Nurembers comme d’autres juristes Nazi.

La réponse est qu’il a nié avoir des affiliations aux organisations nazis.  En celà, il a commis un parjure resté impuni.

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Deuxièmement, il a dû s’assurer que ses nombreuses publications et présentations en tant que croisé de la conquête européenne, étaient détruites.

L’illustration ci dessous reprend une impression provenant de la Bibliothèque nationale allemande après avoir utilisé, pour une recherche, les mots-clés ‘Walter Hallstein’. Cette bibliothèque – qui est la bibliothèque en ligne la plus complète de toute l’Allemagne – énumère les publications suivantes rédigées par celui-ci:

• Avant 1933 (l’année où la coalition des Nazis et du Cartel s’est emparée du pouvoir en Allemagne), on ne trouve qu’une seule publication.

• Après 1945 et la défaite de la coalition des Nazis et du Cartel, on peut trouver plus de 100 livres et publications rédigés par Hallstein.

• De façon étonnante, entre 1933 et 1945, durant le régime de terreur de la coalition des Nazis et du Cartel, on ne peut trouver qu’une seule publication rédigée par Hallstein. Cette liste ridiculement courte d’une publication en 12 (!) ans mérite une explication en particulier si l’on tient compte du fait que, durant cette période, Hallstein était le doyen de la faculté de droit de deux grandes universités allemandes.

Il n’y a qu’une explication à ce fait: Hallstein s’est assuré qu’aucun de ses discours et publications n’avaient survécu.

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L’expert en brevets, Carl Friedrich Ophüls

Hallstein ne fut pas seul dans sa fonction d’architecte en chef de « l’UE de Bruxelles ». Il s’entoura de technocrates juridiques comme Carl Friedrich Ophüls qui avaient déjà été des acteurs utiles avant 1945.

Le 17 décembre 1941, le siège du parti nazi à Francfort, dans une lettre officielle adressée au recteur de l’université de Francfort, atteste que C.F. Ophüls est un nazi “politiquement fiable” [“politisch versläßlicher”].

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Le questionnaire de dénazification des Alliés datant de 1946 révèle qu’Ophüls était membre du parti nazi, le NSDAP, et portait le numéro de membre 2 399061.

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Du fait de son passé nazi, le bureau de la sécurité des Alliés, en 1947, classifia Ophüls comme suit:

“Cet individu n’est pas employable pour n’importe quelle position au dessus du travail ordinaire »

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Cependant, le jugement qu’avait Hallstein concernant Ophüls était en contradiction directe avec le bureau des Alliés. Avec Gerhard Schiedermair – un membre du tristement célèbre clan d’avocats Nazis des Schiedermair – Hallstein promut Ophüls en un an (1949) au rang de ‘docteur’ et de ‘professeur’ de droit à l’Université de Francfort. Un an plus tard, en 1950, Hallstein nomma Ophüls au poste « d’ambassadeur à Bruxelles », et en fit son bras droit personnel.

En 1958, Carl Friedrich Ophüls  signe les ‘Statuts de la Cour européenne de Justice’, en tant que son architecte principal.

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Références

 

[1] Discours en français de Walter Hallstein, 1939.

http://lucien-pons.over-blog.com/2016/05/discours-de-conquete-de-walter-hallstein-23-janvier-1939-rostock-mecklembourg-pomeranie-anterieure.html

 

Archives numériques du texte original.

http://www.profit-over-life.org/books/books.php?book=54&pageID=1&expand=no&addPage=0

 

[6] Walter HALLSTEIN, un NAZI, 1er Président de la Commission Européenne, conférence de François Asselineau

https://www.youtube.com/watch?v=nwS0E1N1OCg

 

[7] Qui sont les pères fondateurs européens ?

https://www.youtube.com/watch?v=kR8DRBZ-wrw&feature=youtu.be

 

[9] Recherche dans les archives Allemandes des ouvrages de Walter Hallstein

https://apps.bundesarchiv.de/F/SR3HXERSV7R289MX279E1FTEEKUBTN68F1LAAKRKHYK1MDR64C-09733?func=find-b&request=walter+hallstein&find_code=WAU&adjacent=N&local_base=BAB_PAC&filter_code_1=WLN&filter_request_1=&filter_code_2=WYR&filter_request_2=&filter_code_3=WYR&filter_request_3=&filter_code_4=WFM&filter_request_4=&x=21&y=7

[10] Europe: «J’accuse», par Philippe de Villiers

https://www.amazon.fr/Jai-tir%C3%A9-mensonge-tout-venu/dp/221371228X/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1551900052&sr=8-2&keywords=de+villiers

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2019/03/01/31005-20190301ARTFIG00002-europe-j-accuse-par-philippe-de-villiers.php?redirect_premium

 

https://www.upr.fr/actualite/france/le-livre-de-philippe-de-villiers-paru-ce-6-mars-2019-apporte-de-nouvelles-revelations-accablantes-sur-walter-hallstein-concepteur-de-la-nouvelle-europe-et-enseignant-le-nazisme-aux-troupes-de-la/

 

[11] Das Personenlexikon zum Dritten Reich

https://de.wikipedia.org/wiki/Das_Personenlexikon_zum_Dritten_Reich

[12]  The Nazi Roots of the ‘Brussels EU’

http://www.relay-of-life.org/en/2016/10/the-nazi-roots-of-the-brussels-eu/

Cyril B.

Alexis Comte

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Aude, la youtubeuse coquine qui débunke avec humour François Asselineau

28 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #le nazisme

Aude, la youtubeuse coquine qui débunke avec humour François Asselineau
Aude, la youtubeuse coquine qui débunke avec humour François Asselineau

Aude, une youtubeuse, a interviewé au téléphone François Asselineau, président de l'UPR. Elle a lui demandé lors de cet entretien téléphonique de donner ses sources justifiant ses propos sur Walter Hallstein, l'un des pères fondateurs de l'Union européenne.

 

La demande d'Aude est justifiée, puisque François Asselineau a notamment accusé Walter Hallstein d'être un juriste nazi, qui oeuvrait à l'époque hitlérienne à la fondation d'une nouvelle Europe.

Rappelons que François Asselineau estime, d'une manière générale, que l'appartenance de la France à l'Union européenne est une catastrophe pour bons nombres de français, comme le montre le mouvement des Gilets jaunes, qui jette dans la rue des désespérés qui sombrent dans la pauvreté. François Asselineau prône donc comme remède que la France sorte de l'Union européenne. Et il peut être à ce titre considéré comme un adversaire de l'Union européenne. Par conséquent, il est tout à fait légitime qu'Aude puisse vérifier que François Asselineau n'aurait pas, consciemment ou inconsciemment, donné une image trop négative de Walter Hallstein. Ce dernier est tout de même un personnage important de l'histoire de cette Union européenne.

Et, avant de passer son coup de fil à François Asselineau, Aude a pris la peine d'aller voir et interviewer l'historien allemand Matthias Schönwald en personne, qui est justement un spécialiste de Walter Hallstein.

Voir la vidéo d'Aude ici :  (https://www.youtube.com/watch ?v=9susYbhX490)

 

Reconnaissons à Aude un talent de youtubeuse évident, et que même si son reportage ne s'appuie que sur l'avis d'un seul historien, sa vidéo reste néanmoins intéressante voire pertinente sur certains points.

Mais son travail de débunkage est-il entièrement fiable ?

 

Je vais donner deux exemples pour démontrer que cette question mérite largement d'être posée.

1/ Aude, à 20 minutes 35s de sa vidéo (https://www.youtube.com/watch ?v=9susYbhX490#t=20m35s), fait une analyse de la « carte de membre du parti nazi » de Walter Hallstein présentée dans le livre de l'historien allemand Matthias Schönwald.

Vous pouvez voir cette « carte de membre » ici, dans le livre de l'historien Matthias Schönwald : CARTE D'ADHESION.

Et j'ai mis le texte allemand écrit par Matthias Schönwald au sujet de cette « carte de membre » en annexe de cet article. En le mettant dans un traducteur, cela vous donnera une idée du contenu de ce texte. 

 

En fait, l'historien explique que cette « carte de membre » est un document tiré d'un ensemble de fichiers stockés dans un centre de documentation berlinois, fichiers qui ont permis de reconstituer l'appartenance au parti nazi de 80 à 90% de ses membres.

L'historien indique que le lieu de naissance indiqué sur cette carte d'adhésion de Walter Hallstein, ainsi que son adresse, excluent toute possibilité de confusion, et il affirme alors : selon ce document, Walter Hallstein a rejoint le parti nazi en juillet 1934.

Il développe en expliquant que sur cette carte signalant l'adhésion d'Hallstein au parti nazi, il n'y a aucune mention de retrait. C'est à dire qu'aucune date de sortie n'est indiquée. Donc, a priori, Walter Hallstein, après son adhésion au parti nazi, ne l'a jamais quitté.

 

Puis l'historien part dans une grande réflexion, se demandant si Walter Hallstein est devenu membre du parti de sa propre initiative, pourquoi ne s'est-il pas souvenu d'avoir appartenu à ce parti, pourquoi son appartenance à ce parti n'est pas citée par d'autres sources, etc. Et il finit avec cette phrase ambiguë : « la question de l'appartenance d'Hallstein au parti nazi ne peut donc pas être résolue de manière concluante ». Et, effectivement, l'historien Matthias Schönwald a raison : les modalités de l'appartenance au parti nazi de Walter Hallstein posent question, et il reste donc bien des mystères à résoudre.

Mais par contre, il est clair que Walter Hallstein était bien membre du parti nazi, puisqu'il était inscrit dans les fichiers du parti !

Ce qui est important, c'est que quelque soit les conclusions qu'on tire du travail de l'historien Matthias Schönwald, il est évident que la lecture de son livre permet de comprendre que le débat ne se situe absolument pas au niveau où le situe la sympathique youtubeuse Aude à 20 minutes 35s de sa vidéo.

Par exemple, Aude dit que la carte d'adhésion de Walter Hallstein pourrait être une « carte de la piscine » vu que cette carte ne comporte pas le sigle du parti nazi. C'est une remarque amusante certes, mais non pertinente : visiblement, le parti nazi conservait une trace écrite de l'adhésion de chaque membre dans ses fichiers, et il n'avait aucune raison de mettre son sigle partout sur les milliers de cartes d'enregistrement des membres, qui sont des documents à usage interne.

Bref, cet exemple montre que la fiabilité de la youtubeuse Aude doit être questionnée, même si sa vidéo est accrocheuse, charmante, distrayante, et peut servir de toutes façons comme base d'inspiration pour des travaux plus sérieux.

 

 

2/ Je vais maintenant aborder rapidement un deuxième sujet.

Il s'agit du voyage qu'a effectué Walter Hallstein en 1938 en Italie, faisant partie d'un groupe de juristes allemands cornaqués par le ministre nazi Hans Franck.

Hans Franck sera pendu en 1946 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Une mauvaise fréquentation pour Walter Hallstein donc.

Quand à l'objet de cette visite en Italie : il s'agissait d'étudier une convergence entre le droit allemand et le droit italien. La youtubeuse Aude ne voit pas de rapport entre ce

projet et un projet de nouvelle Europe (voir ici). A mon avis, elle devrait lire les traités européens, qui, dans une certaine mesure, représentent justement une convergence des lois, économiques, entre divers pays européens. Et Walter Hallstein était justement un spécialiste du droit des entreprises.

 

Je vous conseille d'écouter l'excellent Penseur sauvage, un youtubeur qui a décortiqué un article de presse italien de 1938 qui permet de mieux comprendre l'objectif de la rencontre entre les juristes allemands et les juristes italiens :  https://www.youtube.com/watch ?v=kMp1FMuaWcQ#t=83m26s

 

Pour répondre à la youtubeuse Aude, qui semble s'étonner qu'il puisse y avoir un rapport entre du droit privé et la politique, je vous cite la déclaration faite par un ministre italien concernant cette rencontre : « Le droit est véritablement l'expression la plus haute, la plus vivante, la plus efficace de cette civilisation : il aide à réaliser les idéaux, à garantir la prospérité, à réguler la distribution des biens. Par la mise en forme et le perfectionnement du droit, nous oeuvrons pour la mise en forme et le perfectionnement des formes civiles. »

 

Vous pouvez consulter l'original de cet article italien ici : http://www.archiviolastampa.it/component/option,com_lastampa/task,search/mod,libera/action,viewer/Itemid,3/page,5/articleid,1130_01_1938_0151_0005_24929136/

 

Vous pouvez consulter la traduction de cet article par Penseur sauvage ici : https://www.fichier-pdf.fr/2017/08/23/traduction-stampa/

 

Bien cordialement !

 

 

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Annexe : texte allemand de l'historien Matthias Schönwald

 

Als Voraussetzung für die wichtige Rolle, die Hallstein in der Nachkriegszeit spielen sollte, wird in der Literatur immer wieder angeführt, dass er politisch unbelastet war. Auch Hallstein selbst hat dies, im Blick zurück, oft genug betont, und so scheint die Lage, korrespondierend auch mit den Quellen, eindeutig : Weder findet sich in den Dokumenten über Hallsteins Entnazifizierung 1946 Belastendes, noch gelang es den DDR-Behörden trotz intensiver Bemühungen, etwas gegen den verhassten "Doctrinär" auf den Tish zu legen. In der amtlichen Dokumentation des DDR-Außenministeriums "Von Ribbentrop zu Adenauer" aus dem Jahr 1961 wird Hallstein zwar als "aktiver Nazianhänger an den Universitäten Rostock und Frankfurt/Main" bezichnet, Belege für diese Typisierung werden allerdings nicht vorgelegt.

 

Mitglied der NSDAP ?

 

Mehr als irritierend ist in diesem Zusammenhang deshalb ein dokument aus den bestanden des ehemaligen Berlin document center. Aus disen akten lassen sich 80 bis 90 prozent der NDSAP-Mitgliedschaften rekonstruieren. Es handelt sich um die NSDAP-Mitgliedskarte mit der Nummer 310212, die auf den namen Walter Hallstein ausgestellt ist. Beburtsort, - datum sowie anschrift lassen eine Verwechslung ausschliessen. Nach diesem Dokument is Hallstein im Juli 1934 in die Partei engetreten. Ein Austritt ist auf der Karte nicht vermerkt. Ein eigenhandig unterschriebener aufnahmeantrag liegt zwar nicht vor, aber Austritt ist auf der Karte nicht vermerkt. Ein eigenhandig unterschriebener Auffnahmeanstrag liegt zwar nicht vor, aber derartige Papiere sind auch nur gelegentlich und wenn, dann nicht systematisch im Bestand uberliefert und erfasst. War es möglich, ohne eigenes Zutun Miglied der Partei zu werden ? Walter Hallstein ist nicht die erste exponierte Persönlichkeit, für diese Frage gestellt wird. Sie Betrifft auch nicht nur Politiker ; Kulturschaffende wie die Schriftsteller Siegfried Lenz und Martin Waser sowi der Kabarettiste Dieter Hildebrandt sahen sich bereits mit dem Problem ihrer spät enthüllten NSDAP-Mitgliedschaft konfrontiert. Ihnen allerdings war es möglich, sich zu Lebzeiten dazu äussern zu können. Wirkich klären liess sich die Lage noch nite eindeutig. Manches spircht dafür, dass es bei der Genration der Flakhelfer, also der Geburtsjahrgänge 1926/27, möglicherweise zur kollektiven Rekrutierung von Parteisoldaten kam, von denen der Einzelne nicht immer gewusst haben mag.

Was aber bedeutet dies für Walter Hallstein ? Die Mitgliedskarte aus dem Berlin Document Center stellt ein momentan nicht auflösbares Problem d'a. Anders als bei en oben gennanten Personen ist ein Kohorteneintritt des Geburtsjahrgangs 1901, also Hallsteins Jahrgang, auszuschliessen. Auch das relativ frühe Eintrittsjahr 1934 lässt diese Deutung nicht zu. Zudem galt zu deisem Zeitpunkt f¨r die NSDAP eine Aufnahmesperre. Das Eintrittsdatum ist auch nicht, wie später oft üblich, en Nazifeiertag wie Hitlers Geburtstag am 20. April oder der Tag der Machtübernahme am 30. Januar. Was mag Hallstein also zum Eintritt bewogen haben ? Warum erinnerte er sich später nicht mehr daran - oder warum wollte er sich nicht erinnern ? Weshalb taucht in den übrigen Quellen die Parteimitgliedschaft nicht auf, ja wie konnte sie selbst dem Ministerium für Staatssicherheit der DDR verbogen bleiben, die jedes erdenkiche Interesse hatte, Nachteiliges über Hallstein ans Licht zu zerren ? So unbefriedigend es ist, die Frage nach der NSDAP-Parteimitgliedshaft Hallsteins lässt sich nicht abschlissend klären.

Aber es bigt in den Quellen auch deutliche Spuren, die in eine völlig andere Richtung weisen, zum Beispiel zur geplanten Berufung Hallsteins 1938 an die Universität München. In der Beurteilung an den Dozentenbundführer heisst es :

« Politisch wird er mit einer gewissen Vorsicht beurteilt. Er wird in geeigneter Umgebung sich den nationalsozialistischen Ideen einordnen, jedoch kein selbstständiger Kämpfer und keine führende Persönlichkeit im nationalsozialistischen Sinne sien. [...] Er hat sich nun einmal auf den Boden des neueun Deutschlands gestellt, wenn auch immer wieder seine äusserst kritische Einstellung zum Nationalsozialismus und seinen Ideen zu Tage tritt. Auch vom Studentenbund wird es als, kein Nationalsozialist' geschilder, der sich in weltanschaudlichen und politischen Dingen niemals festlegen wird. »

Diese Einordung lässt nicht darauf schliessen, dass Hallsteins Wirken nach aussen sichtbare nationalsozialistische Züge trug, und tätsälich scheiterte sein Wechsel whol an dem Einspruch der Parteibehörden.

 
 
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Ukraine : Tusk conduit-il l'UE sur la voie du révisionnisme ?

27 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #le nazisme, #Europe supranationale

 

Ukraine : Tusk conduit-il l'UE sur la voie du révisionnisme ?
 
 
 
La politique extérieure de cette étrange institution qu'est l'Union européenne, si l'on peut qualifier ainsi les voyages de certains de ses membres et représentants, soulève de plus en plus de questions. Après l'arrivée, aussi furtive que médiatisée, de cinq députés européens à la frontière vénézuélienne apportant leur soutien au mouvement atlantiste visant à destituer le "méchant" Maduro (qui garde trop la main sur le pétrole), c'est Donald Tusk qui débarque en Ukraine, soutenir le "gentil" Poroshenko dans sa difficile campagne présidentielle. Vision manichéenne et retravaillée du monde en fonction d'intérêts à court terme. Nous y sommes habitués. Mais lorsque Donald Tusk termine son discours devant le Parlement par le salut des nazis de l'UPA, "Slava Ukraine!", à quoi il lui a été répondu dans la bonne vieille tradition des années 40 "Gueroiam Slava", l'on s'inquiète. "Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros", c'est le salut officiel des groupes pro-nazis ukrainiens UNA-UPA, lors de la Seconde Guerre mondiale. 
 
Nous aimerions donc beaucoup savoir si cette reconnaissance du nazisme est la position officielle de l'Union européenne ou s'il s'agit uniquement de la position de Donald Tusk. Les élections européennes approchent, la question de la participation, et donc de la légitimation, de cette structure doit être posée.
 

 
Ce 19 février 2019, Donald Tusk, président du Conseil européen, en visite officielle en Ukraine, fait un discours (en ukrainien) devant la Rada, le Parlement ukrainien. Evidemment, il déclare que l'UE soutient toujours l'Ukraine, qu'elle ne reconnaîtra jamais "l'annexion de la Crimée", qu'il comprend personnellement à tel point il est difficile de vivre avec un tel ennemi (la Russie) à ses portes. Bref, un grand moment de diplomatie européenne. Qui se termine en apothéose :
 
 
Il prononce "Gloire à l'Ukraine!" et les députés, en plein orgasme, lui répondent "Gloire aux héros!".
 
Autrement dit, Donald Tusk, qui déclare parler non pas à titre privé, mais en tant que président du Conseil européen, vient de prononcer le salut nazi en vigueur lors de la collaboration de la division ukrainienne UPA avec l'armée nazie.
 
Comme l'on peut le voir sur le site ukrainien 24tv.ua, ces paroles sont liées au groupe UNO-UPA:
 
 
Les membres de UPA, ont été dirigés par Bandera, qui a été officiellement érigé en héros national par ce Parlement devant lequel Tusk se gargarise de leur confirmer le soutien inconditionnel de l'UE contre la Russie. Voici, à l'époque, dès 1941, quel était le salut complet de cette organisation: "Gloire à Hitler! Gloire à Hitler! Gloire à Bandera! Vive l'Etat ukrainien unitaire indépendant!"
 
 
Rappelons, que cette organisation, aujourd'hui célébrée par l'Ukraine post-Maîdan, s'est rendue coupable de crimes de guerre, commis avec l'armée nazie (voir notre texte ici).
 
Selon les documents déclassifiés par le ministère russe des Affaires étrangères, cette organisation a fonctionné de manière cachée depuis les années 20, avec l'aide de l'Allemagne. Cette aide ne s'est pas dédite malgré les régimes. L'UPA a officiellement été fondée en 1942 par les Allemands et contrôlée par eux, afin de renforcer la prise en main de la population ukrainienne. Entre autres, ce qui devrait être particulièrement intéressant pour Donald Tusk, ces bataillons ont été utilisés par les nazis pour anéantir la population polonaise vivant dans l'Ouest de l'Ukraine, surtout en Galicie. Selon les sources, l'on compte jusqu'à 200 000 morts. Ce n'est que l'arrivée de l'Armée rouge qui a mis fin à ces massacres.
 
Il est par ailleurs étonnant de faire des héros d'individus qui devaient systématiquement recourir à la force contre les populations civiles. Qui donc ne les appréciaient pas particulièrement ... Ainsi, toujours dans les archives, l'on découvre les déclarations selon lesquelles un groupe spécial a été créé, les "SB", qui devaient maintenir cet ordre et pour cela recourrait régulièrement aux baguettes. Par exemple, un habitant du village de Tchoudnitsa, Maxime Chelodko, déclare avoir été condamné à 115 coups de baguettes. Mais ces coups ont été répartis sur toute la famille, épouse et enfants compris. Pour le moindre soupçon de lien avec la résistance ou de sympathie pour l'Union soviétique, pour simplement ne pas s'être montré à une réunion, les membres du groupe "SB" pouvaient battre, étrangler ou pendre. 
 
Ce sont ces individus qui sont devenus les héros de l'Ukraine post-Maîdan. Consacrés par les députés. Par Poroshenko.
 
Lorsque Donald Tusk réitère son soutien, et celui de l'UE, à ce régime, il légitime tous ces crimes commis par les "héros bandéristes". Il légitime le néonazisme. Et donc l'antisémitisme indispensable qui va avec.
 
Ce révisionnisme est-il la position officielle de l'UE ou bien est-ce la position officielle de Donald Tusk ?
 
PS: Et pendant ce temps-là, une foule boboïsée et lobotomisée se regroupe autour de Castaner pour manifester son mécontentement contre l'antisémitisme. Parce que ça ne se fait pas. Mais pas du tout.  Ce n'est pas bien. Répètent-ils en choeur, la tête plongée bien profondément dans le sable de leur conscience éteinte. 
 
 
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« Surnuméraire. Comment vous êtes de trop et pourquoi il faut vous tuer » L’édito de Charles SANNAT

22 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Intelligence Artificielle, #le nazisme

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Tout ceci n’est qu’une fiction évidemment.

Un très vieil homme fit son entrée dans l’amphithéâtre. Toute l’université y avait pris place. Le doyen, les professeurs, tous les étudiants, tout le monde était là, même la presse. Ce vieil homme était le dernier témoin de la Grande guerre contre l’IA. L’IA, l’intelligence artificielle. Elle avait failli emporter le monde et son humanité. Il s’en était fallu d’un cheveu pour que l’homme, tel que nous le connaissions, ne disparaisse totalement de l’univers.

Il avait fallu le courage de trois hommes. Le Prêtre. Le Commandant. L’Hermite.

Ce très vieil homme les avait bien connus tous les trois, surtout le commandant puisque c’était l’un de ses soldats. Il était le dernier centurion.

Les caméras de l’université ne ratèrent rien de cette intervention.

Le silence se fit. Un silence pesant, profondément respectueux.

Du corps de cet ancien soldat, dont le nom bientôt serait donné à des rues et des avenues, sortit une voix d’une clarté surprenante.

« Votre doyen m’a demandé de venir vous raconter notre histoire. Votre histoire et l’héritage que nous vous laissons. Alors me voici.

Vous êtes jeunes, et vous n’avez connu que la paix. Aucun de vous n’a connu de guerre. Rendez-vous compte, 70 ans de paix. J’ai 90 ans aujourd’hui, mais lorsque j’avais votre âge, les choses étaient, comme vous le savez, bien différentes. Son récit commença et dura plusieurs heures.

Il raconta comment le monde avait sombré dans le génocide et le chaos, comment le rêve d’immortalité nous avait fait sombrer dans l’abîme. Il raconta tout sans omettre grand-chose, jusqu’à cette dernière journée, le jour de la défaite, qui est aussi le jour de la sagesse.

70 ans plus tôt.

« Le feu brûle. Autour, quelques enfants. Des mères s’affairent autour du foyer. Le foyer… il n’en reste plus que le feu alors qu’il y a encore quelques années, le foyer c’était pour les plus anciens encore en vie une maison, un appartement, un logement.
Étrange cette évolution du mot foyer. À l’origine, il a désigné le feu, puis l’habitat, puis à nouveau uniquement le feu.

Plus loin, les hommes plus âgés montent la garde. Dans les arbres, les sentinelles tentent de détecter les essaims de drones qui sont mortels et emportent chaque jour leur tribut de vie humaine.

Les forêts sont devenues l’ultime refuge de ce qu’il reste d’hommes libres et non transformés et les armes les plus rudimentaires, à savoir les bons vieux calibres 12 avec les petits plombs à pigeon, sont les plus efficaces pour se protéger des essaims tueurs.

Le « Commandant », comme il l’appelait, avait réussi à organiser un système de défense et de protection efficace. Dans le plus grand secret, une équipe scientifique libre avait réussi à percer plusieurs des systèmes de la GIA. Le temps de l’offensive approche. Peut-être verra-t-on un jour la libération. Hélas, cela fait 16 fois que les FHL, les forces humaines libres, ont tenté des offensives. À chaque fois, les pertes ont été très lourdes. Les FHL ne sont plus qu’une poignée. Malgré les mises en garde de l’Hermite, ils étaient trop pressés d’affronter le mal, mais le mal était trop fort. Ce n’est qu’avec l’arrivée du nouveau commandant qu’enfin, on tenta de préserver les forces de plus en plus précieuses et de moins en moins nombreuses. Il y a quelques jours, beaucoup de soldats sont partis vers une destination inconnue. Personne ne croit plus qu’un jour les choses changeront. Le Prêtre les avaient bénis, il leur avait expliqué à quel point la vie est précieuse, à quel point elle doit être préservée, et que la dignité de l’homme ne se négocie pas. À quel point les heures les plus sombres et les plus froides sont celles qui précèdent l’aurore. C’était un temps de centurions, d’hommes solides et forts, à la croyance inébranlable dans la pérennité de l’humanité dont ils avaient la lourde charge.

Dans leur complexité, les choses étaient redevenues terriblement simples.

Dans le clan, le pouvoir était partagé entre ces trois hommes. Le Commandant s’occupait de la chose militaire, le Prêtre des cœurs et de la chose spirituelle, et l’Hermite, de la chose politique. L’efficacité de ces trois hommes, leur sagesse et leur grandeur firent que le clan attira rapidement tous les survivants, tous les surnuméraires.

Ces trois hommes surent faire la chose la plus importante. Ils nous redonnèrent l’espoir. Ils étaient comme une nouvelle trinité.

Cette guerre qui dure déjà depuis 7 ans est une guerre à mort qui se joue entre les hommes améliorés et connectés cérébralement qu’ils surnomment, dans les forêts, les surhommes.

C’est une évidente référence au mythe du nazisme et de la pureté de l’aryen. Les bons à rien, eux, ont déjoué tous les pronostics les plus défavorables issus de GIA. GIA. La grande intelligence artificielle. GIA, qui est devenue, après les premiers tests de Google il y a bien longtemps, l’alpha et l’oméga, le dieu-octets vénéré des hommes améliorés et connectés.

GIA a rapidement défini que la principale menace pour l’écosystème planétaire était le nombre d’hommes et la gestion défaillante de leurs émotions liée à la perception de sentiments. En 2030, les GAFA, qui investissaient des milliards dans les technologies de l’IA et de l’immortalité, ont commencé à déployer les premières techniques dites de la vie éternelle.

Il n’y avait pas besoin d’être une intelligence artificielle pour savoir que déployer des technologies d’immortalité dans un écosystème fermé n’était pas possible. 500 millions maximum de surhommes immortels, tel était le verdict sans appel de GIA, car la Terre-mère, elle, ne pouvait pas supporter plus 500 millions d’améliorés-connectés. GIA n’a pas de sentiments. GIA n’a pas d’humanité. GIA n’a pas d’émotion. GIA est une intelligence pure qui règle les problèmes de manière pure et parfaite d’après les améliorés sans interférence. Mais GIA avait commis deux erreurs. La première, il fallait comme préalable, pour assurer la soutenabilité des ressources nécessaires à la vie de la caste des surhommes améliorés et connectés, protéger à tout prix l’environnement. Les surnuméraires purent ainsi trouver des sanctuaires dans les forêts.

Soudainement, tout cessa. Les sentinelles annoncent un mouvement proche. Tension. Peur. Frayeur. Puis, soulagement. C’est les éclaireurs. Mais ils ne sont pas seuls. La rumeur se propage à une vitesse folle. C’est lui, il est là. C’est l’Hermite. Un vieil homme. Cabossé. Le temps et l’histoire l’ont soumis à tous les orages. À ses côtés, le Commandant. Ils étaient tous crasseux. Fatigués, épuisés, ils portaient les stigmates de la bataille, mais il y avait au fond des yeux de ces hommes une lumière qui n’était pas celle que l’on avait vu les 16 fois précédentes et qui était celle de la défaite et de l’abattement.

Ils étaient étrangement peu nombreux et tout le monde se demandait sans oser poser la question où étaient passés les 2 000 centurions qui avaient quitté le camp. La funeste réponse n’allait pas tarder à nous être apportée.

Nous nous sommes éloignés de GAIA la Terre-mère et nous avons eu GIA l’enfer et le mal absolu de l’intelligence artificielle. Nous avons voulu nous ériger en surhommes, en créateurs de toutes choses, dans le ciel et la terre, nous avons voulu croire que nous pouvions définir le bien et le mal, nous avons voulu nous prendre pour des dieux. Nous avons voulu devenir immortels, alors que notre finitude fait de nous ce que nous sommes et qu’il ne peut pas y avoir d’homme immortel. Nous avons cru que nous pouvions briser les cycles sacrés de la vie et de la transmission.
Nous avons perdu 7 milliards des nôtres en quelques mois seulement dans le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Le génocide des surnuméraires.

Mais GIA avait aussi calculé qu’il fallait une réserve génétique de remplacement de 100 millions d’individus non améliorés pour servir de banque génétique en cas de besoin et de matière d’expérimentation. Ce fut la seconde erreur de GIA. 100 millions de surnuméraires c’était effectivement le nombre idéal, mathématiquement et génétiquement parfait pour pouvoir permettre la réserve chromosomique nécessaire à la survie et à la réparation des surhommes améliorés et connectés. Mais c’était aussi une masse suffisante pour que l’humanité ne s’éteigne pas.

Malgré toute son intelligence mathématique et scientifique, GIA était en réalité condamnée à créer les conditions potentielles de sa propre perte.

Avant de partir moi aussi vers la vie éternelle, je voulais vous raconter dit le vieil homme le discours que nous prononça l’Hermite la veille du jour de la victoire et que nous célébrons, aujourd’hui, ensemble et que nous appelons le jour de la défaite.

À cette époque, ce qu’il restait de notre clan était réfugié dans la forêt. Ce discours n’a pas été enregistré, mais je m’en souviens assez précisément et presque comme si c’était hier.

« Nous avons été massacrés, nous avons été prélevés, nous avons été utilisés pour les expérimentations scientifiques des GIA. Nous avons été la matière première des secteurs transhumanistes. Mais nous avons survécu. Vous avez survécu. Nous avons lutté pour que l’humanité ne s’éteigne pas, pour que l’humanité ne meure pas. Nous avons refusé de disparaître sans combattre, sans nous battre.

Aujourd’hui, je suis venu vous dire, à vous, les quelques milliers de survivants, que nous venons de tuer 500 millions d’améliorés et de connectés. Ils ont été éradiqués en une fraction de seconde. Notre section scientifique, après des années de recherche, a réussi à trouver une porte d’entrée. Nous n’avons pas affronté frontalement les drones de GIA. Nous avons, par une opération commando brillante, détruit GIA par un virus informatique mis dans plusieurs des unités centrales. Nos 2 000 meilleurs centurions ont été engagés dans cette bataille. Ils ne sont plus que 12.

Aujourd’hui, nous avons tué 500 millions d’individus. Même s’ils étaient des améliorés, des connectés. Même si nous avons tué des criminels responsables du génocide de 7 milliards d’être humains, aujourd’hui n’est pas une victoire, car il n’y a aucun acte fondateur de grandes choses qui puisse être un massacre.

Aujourd’hui, c’est, espérons-le, la dernière défaite. Notre dernière défaite. Celle qui a commencé, souvenez-vous pour les plus anciens, lorsque nous avons laissé dire, « qu’ils coûtent un pognon de dingue et que cela ne sert à rien », quand nous avons laissé dire que nous étions des « gens qui ne sont rien », des « illettrés », un ministre voulait même calculer combien chacun de nous coûtait, et combien il rapportait, en ces temps, par lâcheté, par naïveté, par facilité, nous avons accepté d’être déshumanisés, déshumanisés par les discours, déshumanisés par le chômage, déshumanisés par la précarité, par les machines, par la mondialisation, déshumanisés par la mise en concurrence de tous avec chacun, déshumanisés par les haines et les communautarismes, nous avons, enfin, accepté d’être déshumanisés par les techniques de sélection et d’amélioration. Évidemment, seuls les « élus » y eurent droit. Parce que nous avons accepté toutes ces déshumanisations, nous avons accepté de devenir des surnuméraires.

Aujourd’hui n’est pas une victoire, mais la dernière défaite d’une guerre contre l’humanité qui nous a mené de la richesse de 7 milliards d’individus, de talents, de potentiels, à une poignée d’une centaine de millions de survivants. Aujourd’hui, nous pleurerons tous nos morts.

Demain sera le premier jour d’une nouvelle humanité qui ne devra jamais oublier à quel point chaque vie est précieuse, demain devra être le premier jour d’une humanité sans vanité et qui choisira en toutes choses l’amour de la vie. Notre funeste histoire est la preuve qu’il n’y a aucune amélioration de l’homme dans la machine ou dans sa connexion avec l’intelligence artificielle. Tout ceci n’était que chimère. Il n’y a d’amélioration de l’homme que dans le cheminement vers la sagesse et dans l’amour pour encore plus d’humanité.

Le lendemain, le peuple des surnuméraires prit le chemin des secteurs, que l’on appelait autrefois les villes. Ils s’y installèrent. L’Hermite et le Commandant moururent, laissant derrière eux une humanité sage et pacifiée. Puis, avec le temps, ils ne furent plus que des paragraphes dans des manuels d’histoire, furent-ils sur tablettes numériques, et tout recommença. Encore, et encore jusqu’à la fin des temps.

« L’histoire ne se répète pas, elle bégaie ».

Notre plus grande erreur est toujours la même. Nous menons la guerre avec une guerre de retard, et les dangers d’aujourd’hui ne sont pas du tout ceux d’hier. Nous devons bien évidemment nous inspirer de l’histoire et sa connaissance est aussi indispensable que précieuse, mais il y a un écueil. L’histoire de demain de sera pas la répétition de celle d’hier, elle sera fort différente, elle surprendra les endormis, les assoupis, mais si les causes de nos futurs drames seront très différentes, les conséquences, elles, seront identiques. Elles sont toujours identiques. Les conséquences de l’histoire se mesurent généralement en milliers de vies lors des guerres antiques, en millions lors des deux derniers conflits mondiaux, il ne nous manque plus que d’accéder à la nouvelle échelle de pertes humaines se chiffrant en milliards.

Notre manque de sagesse et nos technologies devraient nous permettre sans trop de difficulté de nous massacrer avec une toute nouvelle efficacité.

Bien évidemment, toute ressemblance avec des personnages existants, des propos récemment tenus, toute similitude avec des idéologies ou des avancées scientifiques actuelles, toute entreprise ou firme présente seraient purement fortuites. Ceci n’est qu’une modeste fable qui ne peut pas être interprétée comme une information, une opinion et encore moins une vérité. Pour votre bien, le ministère public de l’information et de la propagande vous propose le JT de 20 heures chaque soir.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

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Lavrov – L’OSCE publie des rapports « stériles » sur le Donbass. Par Chrystelle Néant

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Lavrov – L’OSCE publie des rapports « stériles » sur le Donbass

Dans une interview accordée à la chaîne Euronews et reproduite sur le site du ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a commenté le « professionnalisme » de la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE dans le Donbass, qualifiant la plupart de ses rapports de « stériles ».

« Depuis deux ans nous demandons à la MSS de l’OSCE de ne pas faire des rapports stériles, comme ils le font (c’est-à-dire, en une semaine il y a eu tant d’attaques sur des localités, tant de civils blessés, tant de morts), mais qu’ils disent précisément ce qui se passe, sur quelle partie de la ligne de front, où les bâtiments civils sont les plus touchés, où sont les victimes civiles. Un tel rapport indiquant les cibles des attaques et les dégâts n’a été publié pour la première fois par l’OSCE qu’en septembre 2017. Non sans difficultés, car le gouvernement ukrainien a essayé jusque récemment d’interdire à l’OSCE de publier ce rapport, » a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

Et si quelqu’un se demande pourquoi l’Ukraine ne voulait pas que ce rapport soit publié, il suffit d’en lire le contenu pour comprendre.

« Il s’avère qu’il y a cinq fois plus de destructions dans les zones civiles du côté des milices d’auto-défense [c’est-à-dire en Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk NDLR], c’est-à-dire, que les Forces Armées Ukrainiennes en sont responsables. Et il y a aussi environ six à sept fois plus de morts et de blessés dans ces zones. À partir de ces données, n’importe quel expert militaire en conclurait que ce ratio de dégâts et de victimes civiles indique de manière évidente que les Forces Armées Ukrainiennes bombardent directement les infrastructures civiles dans les localités, y compris des jardins pour enfants, des hôpitaux, des écoles, et que les milices d’auto-défense sont responsables des tirs de réponse sur les positions depuis lesquelles elles sont bombardées» a-t-il ajouté.

Et puisque Lavrov en était à parler de professionnalisme, il a comparé celui des journalistes qui travaillent du côté de la RPD et de la RPL, à celui de leurs collègues occidentaux.

« J’ai mentionné le journalisme et le professionnalisme. Du côté contrôlé par les milices d’auto-défense, les médias russes travaillent sans arrêt, 7j/7, 24h/24. Ils montrent les destructions, le résultat réel des actions des Forces Armées Ukrainiennes. Si nos partenaires occidentaux disent que la Russie et les séparatistes sont responsables de tout, et que dès que la Russie le voudra, les accords de Minsk seront immédiatement mis en œuvre, et que l’Ukraine les a presque appliqués (c’est ce que certains collègues européens et Kurt Volker, qui représente les États-Unis dans les péripéties ukrainiennes, disent), alors il n’est probablement pas difficile d’envoyer la BBC, CNN, et Euronews de l’autre côté, celui contrôlé par les Forces Armées Ukrainiennes et de montrer comment les gens vivent là-bas et quel type de destructions il y a dans les zones civiles, s’il y en a. J’en ai discuté plusieurs fois avec les journalistes-collègues que je connais. Il n’y a aucune réaction. Ils me regardent simplement en hochant la tête, mais ils ne font rien. Si Donetsk et Lougansk sont accusés de tout, y compris de comportement agressif, il serait approprié d’envoyer des journalistes là-bas, afin qu’ils puissent travailler honnêtement dans les zones qui seraient violemment attaquées par les combattants des milices d’auto-défense. Pendant toutes ces années, la BBC et d’autres n’ont envoyé leurs groupes là-bas qu’une ou deux fois, et c’était tout, » a-t-il conclu.

Voilà de quoi remettre les points sur les i, et on n’aurait su dire mieux que monsieur Lavrov ne l’a fait.

J’ai moi-même souvent dénoncé le caractère abscons et lénifiant des rapports de l’OSCE qui refusent d’appeler un chat un chat, et qui renvoient les deux parties dos à dos sans vouloir voir (ou en faisant semblant de ne pas voir), qu’il y a une grande différence entre les violations du cessez-le-feu commises par les deux parties, leur nombre, les cibles visées, et les destructions et victimes civiles de chaque côté.

Il y a pourtant une différence fondamentale entre tirer à répétition sur des écoles, des hôpitaux, des transformateurs électriques, des jardins pour enfants, des stations d’épuration ou de pompage de l’eau, et tirer sur les positions depuis lesquelles ces tirs sont menés pour faire cesser les destructions et les victimes civiles.

En refusant de voir cette différence fondamentale, l’OSCE et les médias occidentaux font le jeu de Kiev et donnent une légitimité aux tirs de l’armée ukrainienne, en arguant que l’autre côté tire aussi.

Il faut que les rapports de l’OSCE sortent de ce standard lénifiant qui est en vigueur depuis le début de la mission, et qu’ils indiquent enfin clairement de quoi chaque partie est responsable de manière précise. Ce n’est qu’ainsi que l’image des faits transmise au public sera plus claire et permettra de voir que le portrait dessiné jusqu’ici par l’OSCE et par les médias occidentaux, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité vécue sur le terrain.

Christelle Néant

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cm Russie / Ukraine: l'abdication du Conseil de l'Europe. Par Karine Béchet Golovko.

10 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

mercredi 10 octobre 2018

 
Russie / Ukraine: l'abdication du Conseil de l'Europe
 
 
Cette image peut parfaitement résumer la situation au Conseil de l'Europe, qui vient d'abdiquer face à un conflit qui le dépasse, s'échouant sur les gants en plastique de ce député ukrainien, qui prend en otage une assemblée dépassée, hystérique et fatiguée. Pour s'être engouffré dans la longue file des organes internationaux atlantistes antirusses, le Conseil de l'Europe renie le principe de sa création après-guerre et met son existence en jeu, ce que ces politiciens de pacotilles ne comprennent même pas. Ici aussi le show ayant remplacé la politique. Et Thoborn Jaglang est renvoyé aux calandes grecques avec ses arguments rationnels: l'éviction de la Russie met en danger la légitimité du Conseil de l'Europe. Trop subtile de nos jours. Trop évident.
 
Hier, 9 octobre, le Conseil de l'Europe jouait une partie importante pour son avenir. Et la résolution devant durcir la procédure de retrait du droit de vote à un pays avait été préparée en commission pendant un an, avait obtenu l'accord des membres, elle devait passer. Incidemment, faire revenir la Russie, mais surtout éviter de pouvoir à l'avenir d'écarter un pays sur une poussée politique. C'était sans compter le spectacle, proche de la terreur psychologique, qui a été joué par la délégation ukrainienne.
 
Alexei Goncharenko a fait le spectacle, présentant le Mal absolu que représente à ses yeux la Russie, les cybers attaques, les manipulations des élections, les attaques chimiques ... et théâtralement il se revêt de gants verts protégeant des armes chimiques, car le Conseil de l'Europe "veut" faire revenir la Russie. Ce que l'Ukraine ne peut se permettre.
 
 
Les discussions sont particulièrement enflammées, il lui est rappelé d'être un peu décent, l'APCE n'est pas une scène de théâtre. Quoi que, la question se pose.
 
Car finalement l'impact psychologique a fonctionné, la résolution n'a pu être adoptée, mais elle n'a pu être rejetée non plus, sa discussion est reportée à 2019, à la grande surprise de l'auteur du projet, Petra De Sutter:
Le projet de réforme, a souligné Petra De Sutter en plénière, « a été mené pendant un an en commission ad hoc (NDLR : la commission du Règlement de l’APCE, que la sénatrice belge préside) et a débouché sur un consensus » de ses membres, issus de toutes les familles politiques. « Et pourtant, ici, l’Assemblée est maintenant divisée » (...) Contactée à Strasbourg en début de soirée, Petra De Sutter confie au Soir sa« surprise »  : elle n’avait pas du tout misé sur ce scénario, vu « la quasi-unanimité » constatée sur le projet en commission du Règlement. « Mais au vu du débat, il était évident que les deux tiers des voix requis pour changer le règlement n’allaient pas être acquis ». De Sutter a alors pris la décision « difficile » de « retravailler » le projet en commission, pour « ne pas perdre tout le travail » avec un rejet de la proposition au cours de la plénière de ce mardi « pour de mauvaises raisons », soit « simplement un sentiment anti-russe ».
Or, si le Conseil de l'Europe ne peut réintégrer la Russie en raison de l'hystérie antirusse qu'il a lui-même laisser monter afin de s'aligner, il ne peut non plus se permettre de voter contre la levée des sanctions, car la Russie a prévenu qu'en cas de vote négatif, et donc de prolongation de sa mise à l'écart des procédures de votes et de décisions, elle envisagerait sérieusement de quitter le Conseil de l'Europe. Selon le ministère russe des affaires étrangères, de toute manière, ce texte est trop léger, le principe même de pouvoir retirer ses droits à un pays membre ne devrait pas être possible dans le cadre d'une organisation internationale, afin de respecter les droits des Etats:
Moscou désapprouve également ce texte. «Ces amendements sont superficiels», a noté ce 27 septembre Andreï Keline, chef du département de la coopération paneuropéenne du ministère russe des Affaires étrangères. «Il ne faut pas compliquer la procédure, mais l'exclure entièrement de la charte de l'APCE. S'il n'était pas possible de trouver un terrain d'entente, la Russie étudierait la possibilité de se retirer du Conseil de l'Europe», a-t-il précisé.
A être entré dans le jeu postmoderne de la politique du show, le Conseil de l'Europe n'est plus apte à prendre une décision, à faire un choix. Car tout choix est politique, il suppose pour cela une force et des convictions. Ce qui est remplacé aujourd'hui par les effets de manche et les reculades. Ne pouvant trancher, ici comme ailleurs car finalement il ne s'agit que d'un seul conflit dans ses différentes facettes (Skripal, Idlib, les cybers attaques, les sanctions, ect.), la décision est reportée. Elle est reportée car en fin de compte, la dilution dans le temps et dans l'espace de ce conflit fait oublier que très peu d'acteurs ont réellement le pouvoir d'y mettre un terme - et qu'ils ne se trouvent pas en Europe. 
 
Et finalement, comme il y a de fortes chances pour que la Russie ne bouge pas, un statu quo délétère a été fixé: la Russie ne sort pas, mais ne participe plus "temporairement" (notion très relative) et le Conseil de l'Europe va tenter de geler la situation en attendant que le combat puisse accoucher d'un vainqueur, qui décidera alors de son existence. En attendant, le show doit continuer pour amuser la galerie et occuper les spectateurs le temps d'un entracte qui traîne en longueur ... 
 
 
 
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Un djihadiste de Daech extradé d’Ukraine vers la Russie

2 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Un djihadiste de Daech extradé d’Ukraine vers la Russie
Heurts à Kiev

Une curieuse affaire a défrayé la chronique ukrainienne. Mi-septembre, un combattant de Daech a été extradé d’Ukraine vers la Russie, sur requête de Moscou. L’homme, Timour Toumgoiev, est en effet originaire d’Ingouchie, une République du Caucase appartenant à la Fédération de Russie.

La décision du parquet général ukrainien est cependant inhabituelle, compte tenu de l’hostilité de Kiev vis-à-vis de Moscou, accusé de soutenir les séparatistes de l’Est du pays.

Du coup, des militants d’extrême droite, qui tiennent le haut du pavé en Ukraine, ont manifesté contre l’expulsion devant les locaux du Parquet, blessant notamment sept policiers. Leur colère est liée au fait que le djihadiste aurait combattu, depuis novembre 2017, aux côtés des militaires ukrainiens contre les rebelles du Donbass. Ses amis d’extrême droite l’affirment, et lui en sont évidemment reconnaissants. Ils ont précisé qu’il était un « ennemi personnel » de Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie décrit par la presse occidentale comme un proche de Vladimir Poutine. Des états de service qui auraient dû lui valoir la sympathie, ou au moins l’indulgence, des autorités ukrainiennes.

Combattre ceux que Kiev nomme les « terroristes » du Donbass vaut toutes les absolutions

Mais le parquet a fait savoir que, malgré les deux ans d’enquête pour étudier la demande d’extradition, il n’avait aucune information sur la participation de M. Toumgoiev aux combats dans l’est du pays.

Sous-entendu : si cette coopération avec les forces du régime ukrainien avait été confirmée, l’homme de Daech aurait pu rester tranquillement dans le pays. Combattre ceux que Kiev nomme les « terroristes » du Donbass vaut toutes les absolutions…

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Erwan Castel, volontaire international dans le Donbass

30 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

jeudi 27 septembre 2018

Volontaire international
 
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Sans atteindre (malheureusement) la dimension des brigades internationales de la Guerre d'Espagne, le conflit du Donbass à travers :
 
  • par sa géographie située au cœur de l'Europe, aux confins de l'Occident et l'Eurasie
  • sa métapolitique d'un monde multipolaire s'opposant à un mondialisme unipolaire 
  • son héritage historique de l'empire russe et d'une lutte internationale anti-fascistre 
a eu dès les premiers mois de la rébellion anti-Maïdan une résonance qui, malgré le blocus mensonger de la propagande de guerre occidentale, a dépassé largement le territoire du Donbass et la destinée des russes ethniques qui l'habitent toujours. 
 
Car cette guerre du Donbass est déjà une guerre mondiale, tant par les enjeux et les menaces que représentent le contrôle de ce territoire sur les bords de la Mer Noire et la Russie, que par les acteurs russes et américains qui s'y affrontent par procuration, via l'armée ukrainienne ou la milice républicaine.
 
Dès 2014, des volontaires sont accourus depuis la Russie, la Serbie, l'Abkhazie, l'Ossétie mais aussi du Brésil, de l'Espagne ainsi que de la France qui fut l'un des premiers pays occidentaux à voir de ses ressortissants rejoindre la rébellion du Donbass contre les putschistes de Kiev, pourtant soutenus par le gouvernement français, ce fidèle caniche de l'Oncle Sam. 
 
Il est difficile d'estimer le nombre total des volontaires étrangers venus soutenir par les armes le combat du Donbass et défendre sa population contre cette agression kiévienne hallucinante à caractère génocidaire, car certains ne sont venus que quelques semaines, d'autres plusieurs fois depuis 4 ans, d'autres encore sont restés anonymes...
 
Plusieurs dizaines de milliers d'étrangers ont certainement franchi (parfois illégalement) les frontières pour rejoindre cette ligne de front du Donbass et nombreux sont ceux qui n'en sont jamais revenus. Aujourd'hui des associations existent et qui procèdent à l'inventaire de ces hommes et de ces femmes qui un jour ont tout abandonné et souvent sacrifié pour la Liberté du Donbass, mais il faudra certainement que s'apaisent les vents de l'Histoire balayant toujours cette steppe pour mieux connaitre l'Histoire de ces nouvelles brigades internationales et le poids qu'elles ont pesé dans le déroulement des événements... 
 
En rejoignant le Donbass pour défendre sa Liberté, les volontaires internationaux par delà des motivations personnelles très différentes (voire incompatibles en temps de paix) ne sont pas venus défendre une nation particulière mais la Vérité et l'Honneur contre la mensonge et la laideur d'un monde moderne esclavagiste. Ils portent dans l'amour de leurs cœur et la force de leurs bras la Tradition vers sa destinée et quel qu'en soit les conséquences car la Liberté qu'elle défend n'a pas de prix .
 
Aujourd'hui en revenant du front de Promka, j'ai eu l'honneur de recevoir la médaille des "soldats internationaux" récompensant les presque 4 années de mon engagement auprès de la population du Donbass dont 3 ans sous l'uniforme de la République Populaire de Donetsk (sans compter la réinformation quotidienne sur cette guerre commencée fin 2013 dès le Maïdan). 
 
En recevant cette médaille je pense à tous les camarades, du monde russe, de Serbie, d'Allemagne, de France, du Brésil ou d'Espagne, de Belgique, d'Italie, d'Irlande et même des Etats Unis etc... venus rejoindre les rangs des milices du Donbass et quelles qu'aient été leur temps passé, leurs combats vécus ou même nos relations, je souhaite qu'ils soient également reconnus pour cet engagement qui est beaucoup plus qu'une expérience militaire, humaine, ou métapolitique mais réellement un don de soi pour une cause et qui métamorphose l'être intérieur. 
 
 
Demain d'autres combats nous attendent, ici et ailleurs et les soldats internationaux du Donbass qu'il y participent aussi ou non, témoigneront et apporteront la force de cette victoire du Donbass sur la dictature de la marchandise et l'aliénation de la pensée unique qui ici a plié le genou devant la volonté d'un peuple uni.
 
Je suis intimement convaincu que le Donbass n'est qu'une bataille de la guerre pour la liberté des peuples qui a commencé depuis que le monstre malade du mondialisme a décidé de jeter ses dernières force dans le chaos de sa démesure pour anéantir les dernières libertés humaines. Si chaque peuple est unique et différent des autres en revanche leur Liberté est commune et leurs destinées liées. 
 
Voilà pourquoi les volontaires internationaux à l'exemple de leurs aînés de la guerre d'Espagne vont devenir légion, car chacune de leurs victoires contre l'esclavage du monde moderne va éveiller de nouvelles consciences et armer de nouveaux bras.

 
“Le combat est toujours quelque chose de saint, un jugement divin entre deux idées. 
Défendre notre cause le plus vigoureusement possible est conforme à la nature. 
Notre suprême raison d'être est donc de lutter. 
On ne possède vraiment que ce que l'on acquiert en combattant.”
 
Ernst Jünger
 
Cette médaille est à mes yeux beaucoup plus que la reconnaissance d'un engagement effectué mais elle est le symbole d'une espérance et un appel pour les combats a venir...
Ce n'est pas seulement une fierté de pouvoir la porter mais surtout, c'est une responsabilité à assumer. 
 
Erwan Castel 

 
 
 
 
Portrait réalisé par Yan Morvan à Oktyabrsky en octobre 2017
 
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front
 
 
 
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